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Full text of "Documents relatifs aux troubles du pays de Liége, sous les princes-évêques Louis de Bourbon et Jean de Horne, 1455-1505 [microform]"

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MASTER 
NEGA  TIVE 

NO.  91-80065-15 


MICROFILMED  1991 
COLUMBIA  UNIVERSITY  LIBRARIES/NEW  YORK 


44 


as  part  of  the 
Foundations  of  Western  Civilization  Préservation  Project" 


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AUTHOR: 


TITLE: 


DOCUMENTS  RELATIFS 

AUX  TROUBLES  DU  ... 

PLACE: 

BRUXELLES 

DA  TE  : 

1844 


Master  Négative  # 


COLUMBIA  UNIVERSITY  LIBRARIES 
PRESERVATION  DEPARTMENT 

BIBLIOGRAPHIC  MICROFORM  TARGET 


Original  Material  as  Filmed  -  Existing  Bibliographie  Record 


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Documents  relatifs  aux  troubles  du  pays  de  Liège,  sou^ 
les  pnncesévêques  Louis  de  Bourbon  et  Jean  de  Horne  ■ 
'  455  -1 505  :  publiés  sous  la  direction  de  la  Commission 
royale  d  histoire,  par  P,  F.  X.  de  Ram  . . .     Bruxelles. 
M.  Hayez,  impr ,  1844. 

Added  t.-p.:  Johannis  de  Lob,  abbatns S.  Laurentii  oroDe Leodinm  Thr^ 

T^i        •    iV'  '^"'P  «olleclione  documentorum  ad  res  Liidovici  Rnrhnnii  2t 
JohanniB  Hornaei  temporibue  ges.as.    Edidit  P.  F.  X.  de  K^m 

d.  r479.    .V.  Pauli.  Tl.e<i-       /    ^v      do™  bl  im  ^^'  "*"""""  ^' 

\^  4-87M 

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INITIALS 


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BIBLIOGRAPHIC IRREGULARITIES 


MAIN 


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Bibliographie  Irregularitîcs  in  the  Original  Document 
Ust  volumes  and  pages  aff ected;  indude  name  of  institution  if  filming  borrowed  text. 

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DOCLMENTS 


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TROIBLES  DU  PAYS  DE  LIÈGE, 


sous   LES    PRINCES-ÉVÊQUES 


LOUIS  DE  BOURBON  ET  JEAN  DE  BORNE, 

1455—1505, 


PUBLIÉS  SOIS  LA  niRECTION  DE  LA  COMMISSION  ROYALE  D  HISTOIRE, 


PAR 


P.  F.  \.  DE  RAM, 


RECTEDR  «ACSIFIQIE  DE  l'CSIVEBSITÉ  CATH.  DE  LODVAI?!  ,  MEMBRE  DE  l'aCADÉMIE  ROTALE  DE  BRUXELLES. 


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BRUXELLES, 

M.  HAYEZ.  IMPRIM.  DE  LA  COMMISSION  ROYALE  D'HISTOIRE. 


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I^TRODl]CTIOi>. 


Chargé  par  la  Commission  royale  d'histoire  de  publier  la  chronique 
générale  du  Brabant  par  Edmond  de  Dynter,  nous  nous  sommes  mis 
à  rechercher  les  documents  propres  à  compléter  cette  publication 
qui  formera  le  corps  des  chroniqueurs  latins  du  Brabant.  Nos  recher- 
ches n'ont  pas  été  sans  résultat.  Parmi  les  pièces  que  nous  avons  recueil- 
lies, il  s'en  trouve  qui  se  rapportent  d'une  manière  moins  directe  à 
Thistoire  du  Brabant;  tels  sont  les  écrits  de  Jean  de  Los,  de  Henri  de 
Merica  et  de  Théodoricus  Pauli,  qui  retracent  les  événements  d'une  des 
époques  les  plus  dramatiques  de  l'histoire  du  pays  de  Liège,  événements 
dans  lesquels  les  ducs  de  Brabant  de  la  maison  de  Bourgogne  jouent 
cependant  un  grand  rôle.  Nous  avons  cru  devoir  réunir  ces  documents 
dans  une  publication  spéciale,  avec  un  appendice  de  pièces  sur  les 
troubles  du  pays  de  Liège  sous  Louis  de  Bourbon  et  Jean  de  Horne. 

Un  romancier  illustre  a  rendu  populaire  une  partie  de  cette  époque , 
en  la  dépouillant  de  son  véritable  caractère.  Walter-Scott  négligea 
l'élude  aride  des  sources;  il  combla  ce  vide  par  la  fiction  poétique 
et  par  les  charmes  de  son  style.  Deux  écrivains  nationaux,  M.  de 


107489 


n 


INTRODUCTION. 


Gerlache  dans  les  Révolutions  de  Liéye  sous  Louis  do  Bourbon,  et 
M.  Polain  dans  ses  Récits  historiques  sur  r ancien  pays  de  Liège, 
sont  venus  rétablir  dans  ses  droits,  à  un  point  de  vue  différent,  la  vé- 
rité de  l'histoire. 

Faciliter  les  travaux  de  ceux  qui  s'occupent  consciencieusement 
d'éclaircir  nos  annales,  c'est  là  le  but  que  nous  nous  sommes  proposé 
dans  ce  recueil. 


j).  I. 

IVoiis  avons  mis  au  premier  rang  la  chronique  de  Jean  de  Los 
(pp.  1-132).  Les  autres  pièces  que  le  volume  renferme  viennent  en 
quelque  sorte  se  grouper  autour  de  ce  document;  elles  en  comblent  les 
lacunes  ou  en  confirment  l'autorité. 

L'histoire  du  monastère  de  S'-Laurent  ' ,  les  auteurs  de  la  Gallia 
Christiana  ',  et  d'autres  écrivains,  nous  fournissent  bien  peu  de  dé- 
tails sur  la  vie  de  l'auteur.  C'est  dans  la  chronique  même ,  la  source 
la  plus  authentique ,  que  nous  avons  puisé  ceux  qui  suivent. 

Jean  Peecks,  surnommé  de  Los,  naquit  à  Borchloen,  le  31  janvier 
1459  *.  Bien  jeune  encore,  en  1466,  il  suivit  à  Liège  ses  parents, 
obligés  d'abandonner  le  toit  de  leurs  ancêtres ,  pour  éviter  les  ravages 
d'une  maladie  pestilentielle  et  les  exactions  cruelles  des  couleuvriniers 
ou  compagnons  de  la  Verte-Tente,  deux  élémejits  de  destruction  qui 
accablèrent ,  à  cette  époque,  le  pays  de  Liège  et  le  comté  de  Looz.  Il 
séjourna  à  Liège  pendant  huit  mois  \  L'année  suivante,  en  1467,  il 
y  revint  encore  avec  sa  mère.  Il  faut  l'entendre  lui-même  nous  faire 
connaître  les  malheurs  de  sa  famille.  ///*  autem    diebus ,  dit-iP  , 

*  Martène,  .4mp/i'««i//ia  co//«c{.,  tom.  I,  p.  1152. 
«  Toin.  IU,p.993. 

'  Voyez  ci-dessous,  p.  7. 

*  Ibid.,  p.  34. 
s  76id.,  p.  i9. 


INTRODUCTION. 


m 


(juamplures  matronae ,  vementes  coram  concilio  Leodiensi,  repe- 
tentes  maritos  suos  obsides ,  non  sunt  exauditae ,  sed  niagis  sus- 
tinuerunt  cum  indignalione  repulsam.  Item,  et  nonnuUae  aliae 
mulieres  et  matronae  honestae ,  prosternentes  se  coram  domino 
Rasone ,  pro  viris  suis  facili  de  causa  extra  patriam.  propulsis  humili 
prece  pro  eorum  innocentia  demonstranda ,  non  gratiam  sed  indi- 
gnum,  meruerunt  sibi  comportare  responsum.  Haec  autem, ,  quae  in 
hac  parte  calamo  pingo ,  non  fa?itum  ex  auditu  quantum  ex  visu 
coniestando  scribere  libet ;  nam  testis  sum  et  ego,  qui  cum  hac  tem- 
pestate  puer  essem  ,  aetatis  annorum  ocfo,  advectus  curru  ad  Léo- 
diu?n,  una  cum  matre  dolore  repleta  ,  circum  se  praeter  ancillulam 
habente  sex  pueros parvulos  et  de  septimo  gravida,  primum  coram 
domina  de  Hers ,  tamquam  coram  altéra  Jesabel,  et  secundo  post 
longam  moram  coram  Rasone,  tamquam  altero  Achab,  flebiliter 
se  prosterne re  curavit ,  suum  m,aritum  (qui  jam  timoré  g eneralis 
edicti ,  quo  mortis  deberent  esse  obnoxii  quotquot  ad  sigillandam 
pacem  deputati  fueraiit ,  ad  oppidum  Diestense  salutis  gratia  con- 
fugerat)  ipsuni  instantissitne  repetendo,  ipsiusque  innocentiam  ra~ 
iionabiliter  demonstrare  exorta  est.  Cui,  vix  petitione  compléta, 
una  sententia  uterque  respondit  satis  indigne.  Melius  enim,  ut  eorum. 
utar  sermone ,  esse  ,  4nquiunt ,  quam  td  et  tvi  mendicïtati  siptt  obnoxh 

ET  PEREANT,  QCAM  NOS  NOSTRIQUE,  VOBIS  PROCURANTIBUS  EXTRA  PATRIAM 
PROFUGATI  HEriDICEMUS  PRAE  EGESTATE  ET   PEREAMÎJS  INBONESTEi  QuO  trtstl 

accepto  responso  y  in  crastino  nostro  curru,  quo  adveneramus, 
juncto ,  quo  natale  erat  solum^  ad  oppidum  Lossense  reversis,  clausa 
est  janua  nobis  pulsantibus.  3îagistri  autem  et  consules  oppidi , 
prout  tune  communiter  de  aliis  factum  est,  suas  violentas  manus  ad 
innocentium  bona  tam  mobilia  quam  immobilia  injustissime  appo- 
nentes,  quantoties  confiscata ,  cuncta  publiée  vendere ,  reddere  et 
alienare  studiosissime  procurabanl.  Quare  contigit  mairem  nos- 
tram  una  nobiscum  omnibus  destitutam  bonis ,  sub  amicorum  alas 


it  INTRODUCTION. 

confugiendo  aliéna  tecta  seu  domorum  tegumonta  peregrinorum 
instar  subintrare,  Porro  brevi  intervallo  interjeclo ,  undecumque 
ab  amicis  mutuo  accepta  pretio  aligna  sibi  necessariora ,  quibus 
carere  non  poterat,  mater  nostra  praelibata  anxie  satis  redimere 
procuravit. 

Au  milieu  des  troubles  politiques,  il  termina  de  bonne  heure  ses  pre- 
mières études  ;  dégoûté  du  monde ,  où  tout  était  en  désarroi,  il  se  retira 
dans  le  monastère  de  S^-Laurent  à  Liège,  n'ayant  pas  encore  com- 
plètement atteint  sa  dix -neuvième  année  '.  Homme  à  l'esprit  actif  et 
au  cœur  généreux ,  il  trouva  le  moyen  de  ne  pas  se  sentir  pressé  entre 
d'étroites  limites  ou  de  se  trouver  mal  à  Taise  dans  la  carrière  qu'il 
s'était  choisie.  Il  aima  religieusement  les  devoirs  de  son  état,  et  s'occupa, 
dans  la  retraite  du  cloître,  d'études  littéraires  et  historiques,  d'astro- 
nomie et  de  peinture.  En  1500,  une  maladie  mortelle  vint  interrompre 
ses  travaux;  il  se  rappelle  avec  bonheur  cette  année  d'un  jubilé  général, 
pendant  laquelle  il  avait  recouvré  le  bienfait  de  la  santé  après  avoir 
été  dans  l'état  le  plus  désespéré  '. 

Le  prince-évéque  de  Liège,  Érard  de  la  Marck ,  ce  prélat  qui  avait 
des  mœurs,  de  la  science  et  du  zèle  pour  le  salut  des  âmes  et  la 
prospérité  du  pays,  s'appliqua  constamment  à  cicatriser  les  plaies  dont 
l'église  et  l'Etat  avaient  été  frappés  pendant  r4idministration  de  ses 
trois  prédécesseurs  immédiats,  Jean  de  Heinsberg,  Louis  de  Bourbon 
et  Jean  deHorne,  prélats  qui  n'eurent  d'épiscopal  que  le  seul  titre.  Ses 
soins  ne  se  bornèrent  point  à  fortifier  et  à  décorer  la  ville  de  Liège  • 
pour  mettre  en  sûreté  le  pays,  il  en  fit  réparer  les  places  les  plus  im- 
portantes, et  donna  particulièrement  son  attention  à  la  citadelle  de 

*  Hoc  anno  (iAll)  vetiiens  ex  scholis  citius  volUo,  cum  octodecim  anmrum  et  fere  septetn  mensium 
aetatis  meœ  ayerem  tempus,  apud  coenobium  S.  Laurentii  prope  Leodium  féliciter  elegi  loaim  meae 
habitationis .  permasus  ab  amicis,  Dei  providentia  mediante,  nwx  religiosus,  Dei  servulus  fu- 
titrm.  P.  76.  ' 

*  Qp.  cit.,  p.  115. 


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INTRODUCTION.  ▼ 

Huy  '.  Érard  voulut  orner  de  peintures  la  chapelle  de  celte  forteresse  ; 
il  obtint  de  l'abbé  de  S*-Laurent,  Henri  d'Orey,  la  permission  de  les 
faire  exécuter  par  l'artiste  du  monastère  ;  c'était  le  frère  Jean  de  Los. 
Circa  Pascha,  1507,  dit-il  lui-même  très -modestement  dans  sa 
chronique,  dominus  episcopus  monasterium  S.  Laurentii  frequen- 
tans,  obtinuit  a  praetacto  abbate ,  quod  sibi  ad  modicum  spatium 
frater  Jokannes  de  Los,  inonachus  suus ,  picturis  qualitercumque 
assuetus ,  concedi  deberet,  quatenus  in  Huyensi  castro  capella 
sanctorum  Cosmae  et  Damiani  per  ipsum  depingi  posset ,  picturis- 
que  decorari.  Quod  et  factum  est,  licet  ad  hoc  plurimum  fratre 
praedicto  Johanne  renitente  '.  Ces  décorations  étaient  loin  d'être 
achevées  au  mois  de  septembre  de  l'année  1507,  lorsque  Charles 
d'Egmond,  duc  de  Gueldre,  ravageait  le  Brabantet  incendiait  les  vil- 
les de  Halen  et  de  Tirlemont.  C'est  Jean  de  Los  encore  qui  nous 
l'apprend,  en  soupirant  pour  rentrer  dans  la  paisible  retraite  de  son 
monastère  :  Contigit ,  dit-il  %  conglobata  multitudine  armatorum , 
circa  finem  septembris,  ipsum  ducem  (Gelriae)  per  rapinas  et  incen 
dia  partes  Brabanliae  invadere ,  et  combusto  oppido  de  Halen,  cum 
nonnullis  aliis  villagiis,  ipso  die  S.  Michaelis ,  resistentibus  The- 
nensibus ,  patenter  ipsum  oppidum  Thenense  invasum  ,  compluribus 
ibidem  occisis ,  victoriose  obtinuit ,  et  fere  decem,  aut  duodecim  die- 
bus  ibidem  perseverando  perfnansit.  In  cujus  memoriam.,  ego  qui 
tune  temporis  in  Huyensi  castro  exulabam ,  pro  data  in  posterum 
invenienda,  hune  subjectum  versiculum  inter  pingendum  dictare 
curabam  : 

aCCIpIt  ILLa  Thenis  geLrensI*  gens  MlChaeLTt. 


L'auteur  de  l'histoire  du  monastère  de  S^-Laurent ,  dont  nous  aurons 

*  Lart  de  vérifier  les  dates,  édit.  de  Saint- Allais,  t.  XIV,  p.  235. 

*  Johannis  de  Los  chronicon ,  p.  \  24. 
'  Loc.  cit. 


fl 


INTRODUCTION. 


INTRODUCTION. 


vil 


à  nous  occuper  plus  bas,  parle  aussi  des  talents  de  Jean  de  Los  pour 
la  peinture  ;  il  nous  donne  une  espèce  de  catalogue  de  ses  œuvres  : 
«  Ciim  dominus  Erardus  ppiscopus,  dit -il  ',  resideret  in  castra 
Huyonsi,  petiita  domino  Henrico  abbate  S.  Laurenlii ,  ut  sibi  mit" 
teret  fratrem  Johannem  Los  ad  depimjendam  capellam  sitam  in 
Castro  Iluyensi.  Qtn  Johannes  missiis  por  abhatem  suum  illuc  ivit, 
fit  capollam  praedictam  depinxit  :  qui  dum  ibidem  per  plures  mane- 
rct  dies ,  fréquenter  apud  Cruciferos  conversabatur ,  in  quorum  bi- 
bliotheca  reperit  bullam  Urbani  If  ad  Berinqerum ,  quam  anno 
1507  die  dominica  in  vrastino  Prothei  et  Hyacinthi  eopcopiavit  et  ad 
Priorem  suum  misit.  Plus  loin  il  ajoute  encore  '  :  Erat pictor,  quam 
pingendi  artem  a  se  ipso  fere  didicerat,  fuitque  in  ea  arte  expertis- 
simus^  ut  ostendunt  tabulae  in  ecclesia  nostra pulcherrimae  de  casu 
Luciferi  et  extremum  Judicium.  Hic  primo  ad  monasterium  venit 
anno  \^11,  ipso  die  dirisionis  apostolorum  ;  sed  quia  non  erat  satis 
annosus ,  attinqens  scilicet  viqestmum  annum  \  stetithic  tamquam 
servitor  et  familiaris  ultra  annum,  in  quo  depinxit  primo  muUa  in 
superiori  aula,  quae  annectit  coquinam,  deinde  altefnm  ab  alia 
parte  versus  portam  depinxit  quasi  totam,  et  inceperat  cameram 
abbatis ,  quam  fecerat  abbas  illo  annofieri,  annexam  scilicet  aulae 
praedictae  versus  portam  vici.  Item  depinxit  portam  exteriorem 
super  vivarium  y  versus  S.  yEgidium,  quam  reparavit  dominus 
Bartholomaeus  abbas ,  et  quasi  de  novo  fecit.  Et  anno  proba/ionis 
revoluto ,  admissus  est  a  conventu,  nemine  contradicenie  ^  erat 
enimjuvenis purae  innocentiae  y  absque  felle  amaritudinis ,  omnibus 
dilectus  ;  professus  est  in  ipso  die  3Iichaëlis  feria  IV.  Pinxit  pas- 
sionem  Dornini.  De  fundatione  monasterii  tabulas  pinxit,  item  stir- 
pem  S,  Annae  et  alia  multa,  usque  dum  electus  est  in  abbatem. 

»  Apiid  Martène,  Ampliss.  collée.,  t.  IV,  p.  \  152. 

*/6»rf..p.  1154. 

5  II  conste  par  ce  qui  est  dît  plus  haut,  qu'il  n  avait  pas  cnoore  atteint  sa  dix-neuvième  année. 


L'abbé  de  Saint-Laurent,  Henri  d'Orey ,  mourut  le  29  juillet  1508. 
Érard  de  la  Marck  contribua  à  faire  élire,  le  lendemain  même  du  décès, 
un  nouvel  abbé  ;  tous  les  suffrages  se  réunirent  en  faveur  du  frère 
Jean  de  Los  \  La  confirmation  apostolique  de  son  élection  ne  lui  fut 
notifiée  qu'au  mois  de  janvier  de  l'année  suivante;  le  31  du  même 
mois,  jour  anniversaire  de  sa  naissance,  il  reçut  la  bénédiction  abba- 
tiale '. 

«  Coutigit  dominum  Henricum  de  Orey,  abbatem  S.  LaureiUu,  in  profesto  S.  Jacobi  apostoli, 
vigewno  quinto  videlicet  memisjulii,  ex  insperato  diem  claudcre  extremum,  cujm  obttu  audtto, 
domwmepiscopus  amare  flevisse  dieebatur...  In  crastino  vero  id^^m  praefatus  dominus  episcopm, 
futuri  abbatis  electioni  interesse  voleiis,  cunctis  ad  eleetiomm  adventmUibus  exclusis,  solus  etim 
paucis  praelatis  intromissus  una  cum  nonnulUs  aliis  senioribus  religiosis  fratribus  compromism- 
rius  dcputatns,  Johannem  de  Los  in  abbatem,  Deo  providente,  féliciter  eligere  curavit.  Chron.  <it., 

me.  i'io. 

*  VUima  videlicet  januarii  (l.WJ).  quae  dits  natalis  ipsius  electi  (aetatis  tune  quippe  qumqua- 
ginta  annorum)  celebris  haberetur,  dominus  episcopus  per  semelipsum  dignatus  est  propere  Imu 
electo  praetacto  munus  benedictionis  impendere,  et  ipsum  praelibatum  Johannem  de  Los  m  tricest- 
mum  abbatem  uwnasterii  S.  Laurentii  consecrare.  Chron.  cit. .  p.  120.  -  L'auteur  de  l'h.stoire  du 
monastère  de  Saint-Laurent,  publiée  par  Martène  {Ampliss.  collect.,  tom.  IV,  p.  dlo2-Ho4),se 
trompe  évidemment  lors^p.e ,  dans  la  série  des  abbés,  il  place  entre  Henri  d'Orey  et  Jean  de  Novi- 
lia,  deux  abbés,  dont  l'un  est  nommé  Jean  de  Los  et  l'autre  Jean  Peecks.  L'erreur  provient  de  ce 
que,  dans  une  seule  et  même  pci-sonne.  on  trouve  deux  individus;  car  ce  que  l'on  y  dit  de  l'un  et  de 
l'autre  doit  se  rapporter  uniquement  à  Jean  de  Los. 

Sur  le  feuillet  de  garde  d'un  manuscrit  de  la  bibliothèque  royale,  n»  9148,  on  trouve  la  pièce 
suivante  relative  à  la  bénédiction  des  abbés  de  S'-Laurent. 

Adest  révérende  pater,  provisus  per  sedem  apostolicam  ad  regimen  hujrn  monasterii  quem  ad 
vestri  pontificatus  celsitudinem  dueimus  praesentandum ,  humililer  postulantes  a  vobis  ut  ipsum  in 
abbatem  hujus  monasterii  dignemini  ordinare. 

Interrogat  ejnscopus  :  Scitis  ipsum ,  etc. 

Respondi'tur  :  Scimus  et  testificamur  ipsum  esse  idoneum  atque  dignnm. 

Interrogat  :  Fuit  ejus  electio  .etc. 

Respondetur  :  Fuit ,  pater  révérende. 

\lem,habeaiUur  duo cerei in  quibus  figantur  denarii  diversanim  monetarum. 

Item',  paretur  niensa  in  clwro  juxta  aUare  et  ponaïUnr  supra  eamdem  duo  panes  ma^ni  et  albi, 
et  si  placet  deaurentur. 

Item ,  dwt  média  sextaria  vini. 

Item   duae  pelves  cum  lavatoriis  suis  et  quatuor  manutergiis. 

Ji'RXMEMtM  ABBATIS  SANCTi  Lalbintu  EXTRA  MLROs  Leodienses.  -  Ego  A.,  ubbtts  monmterii  sancti 


iT:'.""*'r"'  ---*■•**" 


VUl 


INTRODUCTION. 


Jean  de  Los  gouverna  sagement  son  monastère  jusqu'en  1516,  épo- 
que de  sa  mort.  Il  sut  maintenir  parmi  les  religieux  la  vigueur  d'une 
bonne  discipline  ;  il  enrichit  la  bibliothèque  d'un  grand  nombre  d'ou- 
vrages précieux  et  orna  l'abbaye  de  plusieurs  nouvelles  construc- 
tions '. 

Le  manuscrit,  d'après  lequel  nous  publions  la  chronique  de  l'abbé 
de  Si-Laurent,  appartient  à  la  bibliothèque  royale,  n°  3800,  petit 
in-folio  de  91  feuillets.  Au  bas  de  la  première  page,  une  main  du  dix- 
septième  siècle  a  écrit  :  Collegii Soc'''  Jesu  LuxemburgL^n  marge  de 
la  même  page  le  père  Wiltheim  a  ajouté  ce  titre  :  Chronicon  Johannis 
de  Los,  Abbatis  S,  Laurentii  prope  Leodium.  Ce  volume  semble  por- 
ter tous  les  caractères  d'un  manuscrit  autographe. 

Dans  le  prologue  que  Jean  de  Los  adresse  au  prieur  de  son  mona- 
stère, sont  exposés  les  motifs  qui  ont  engagé  l'auteur  à  rédiger  sa 
chronique  '.  Elle  comprend  les  événements  dont  le  pays  de  Liège,  en 
particulier ,  et  le  Brabant  furent  le  théâtre  depuis  1455  jusqu'en  1514. 
Des  événements,  étrangers  à  ces  pays,  y  sont  assez  souvent  détail- 
lés ,  selon  l'usage  qu'avaient  la  plupart  des  anciens  chroniqueurs , 
d'intercaler  dans  leur  récit  tout  ce  qui  s'était  passé  ailleurs;  ce- 
pendant Jean  de  Los  ne  mérite  pas  de  reproches  sévères  à  cet 
égard. 

La  première  moitié  de  sa  chronique  a  quelques  rapports  avec  celle 
d'Adrien  de  Velerï  Busco,  religieux  de  S'-Laurent,  que  Ton  croit 

Laurentii  prope  Leodium  ordinis  saiicti  Benedicti ,  juro  adhaec  sancta  Dei  ewaitgelia.  me  obser- 
vaturum  fraternitates  générales  inter  secundarias  ecclesias  civitatis  Leodiensis  et  praedicttim  nos- 
trum  monasterium  existentes;  et  fratemitatem  spiritualetn  quae  est  inter  pracsentem  ecclesiam 
sancti  Martini  ac  monasterium  nostrum  antedictum  ;  et  quod  celebrabo  missam  in  festo  dedica- 
tionis  et  patrani  hujus  ecclesiae  ac  in  exequiis  canonicorum  defunctorum  ejusdem,  nisi  légitime 
fucrim  impeditus  vil  rationabiliter  excusatus. 

*  Fecit  omnia  nova  aedificia  in  quitus  ubbas  habitat,  et  novam  portam  interiorem  prope  compu- 
tariam,  et  cameram  juxta  eam.  Apud.  Martène,  loc.  ciu 

*  Voyez  p.  5. 


INTRODUCTION. 


IX 


originaire  du  village  d'Ouden- Bosch,  dans  le  Brabant  septentrional. 
Cette  chronique,  publiée  par  Martène,  sous  le  titre  de  Rerum  Leodien- 
sium  8ub  Johanne  Heinsbercjio  et  Ludovico  Borbonio  episcopis  \ 
commence  à  l'année  1449,  où  finit  celle  de  Jean  de  Stavelot,  et  se 
termine  à  l'année  1483. 

Martène  a  encore  publié  une  autre  chronique,  de  959  à  1586:  His- 
toria  insigiiis  monasterii  Sancti  Laurentii  Leodiensis ,  ex  3ISS.  co- 
dicibus  ejusdem  monasterii  ".  C'est  un  abrégé  d'un  travail  en  cinq 
livres  sur  la  vie  des  évéques  de  Liège  et  des  abbés  de  S^-Laurent, 
composé  par  le  célèbre  Robert  ou  Rupert,  mort  abbé  de  Deutz  près 
de  Cologne,  en  1 135.  Reinerus,  Lambertus,  Adrien  de  Veteri  Busco, 
Henri  de  Palude  et  d'autres  religieux  de  S*-Laurent,  continuèrent  cette 
histoire  de  leur  maison  jusqu'en    1586.   Jean    de   Los  aurait-il  eu 
quelque  part  à  cette  continuation ,  ou  bien  aurait-il  composé  d'après 
les  archives  du  monastère  un  travail  analogue  ?  Ce  qui  est  certain ,  c'est 
qu'avant  de  rédiger  sa  chronique,  il  avait,  sur  les  instances  de  son 
prieur,  écrit  une  histoire  abrégée  de  l'abbaye;  lui-même  nous  l'ap- 
prend dans  le  prologue  adressé  à  ce  personnage  :  Venerabilis  domine 
Prior,  cufn  nuper  ad  tut  instantiam  quaedam  statuin  ac  gesta  nos- 
tram  domum  concernentia  scripsissem ,  commiscendo  nihilominus 
nonnulla,  quae  diversis  temporibus  exterius  passim  per  patriam 
nostrae  Leodiensis  dioecesis  contigisse  videbantur.... 

C'est  peut-être  à  cause  de  ce  premier  travail  que  quelques  écrivains 
lui  ont  attribué  une  continuation  de  la  chronique  de  Jean  de  Stavelot, 
qui  commence  à  saint  Materne  et  finit  à  l'année  1449  ^. 

Notre  chroniqueur  paraît  lui-même  peu  content  de  son  premier 
essai  :  Quorum, . .  commixtionem  cum  non  salis  aptam  probarem , 
atque  nonnunquam  etiam  quaedam  alia  nos  nostrosque  tangentia 

*  Ampliss.coHect.,  tom.  IV,  p.  1201-1378. 
«/6irf.,p.  1034-HC4. 

s  Biblioth.  Belg.,  tom.  Il,  p.  710  et  734. 

b. 


X  INTRODUCTION. 

forsitan  insuha  insipidaque  nimis  legentium  auribus  me  objecisse 
conspicerem ,  ecce  more  meo  solito  statut  totum  meum  praeteritum 
laborem ,  veluti  quasdam  ineptias ,  circa  praetacta  habitum  longius 
projiciendum.  Tout  fut  remanié  :  pro  qualtcumque  eorum,  quae 

prnut  praefaius  sum,  emendatione  seu  suppletione ad  communem 

istius  patriae  statum  eorumque  quae  in  ea  gesta  sunt ,  brevius  quo 
idpotero  pro  communi  legentium  utilitate ,  plebeo  vulgarique  stylo , 
latino  tamen,  plurima. ,,,  de  infinitis  gestis  com^plexando. . . .  com- 
municare  curavi ,  fragmentorum  procul  dubio ,  quae  perire  possent, 
diligens  collector  effectua» 

Ce  qui  précède  prouve  combien  Jean  de  Los  soigna  la  rédaction 
de  sa  chronique;  contemporain  des  événements  qu'il  raconte,  il  sem- 
ble n'avoir  rien  négligé  pour  rendre  son  travail  aussi  parfait  que 
possible. 

A  la  suite  de  la  chronique  de  Jean  de  Los  nous  avons  placé  la  Com- 
pendiosa  Historiade  Cladibus  Leodiensium  (pp.  135-183)  par  Henri 
de  Merica  ou  Vander  Heyden,  prieur  du  monastère  de  Bethléem  près  de 
Louvain ,  mort  en  1 479  à  l'âge  de  59  ans  ' .  Nous  pouvons  nous  dispen- 
ser de  répéter  les  détails  que  plusieurs  écrivains  ont  donnés  sur  la  vie 
de  cet  homme  qui  jouissait  d'une  haute  considération  par  ses  vertus  et 
par  sa  science  *. 

Pendant  les  troubles  du  pays  de  Liège ^  sous  Louis  de  Bourbon^  la 
ville  de  Louvain  devint  en  quelque  sorte  le  refuge  de  tous  ceux  qui 
restèrent  fidèles  à  la  cause  de  l'évéque.  De  Merica  leur  fut  utile  dans 


*  M.  Goethals  dit  qu'il  mourut  le  2  septembre  1 473,  à  l'âge  de  69  ans. 

*  Voyez  Foppens,  Bihl.  Belg.,  tom.  1,  p.  457;  Van  Gestel,  Hist.  Archiep.  Mechl..  tora.  I,  p.  217; 
Goethals,  Lectures  relatives  à  l^hist.  des  Sciences,  e(c.,tom.  III,  p.  19,  et  Coppens,  Nieutve  beschry- 
ving  van  het  bisdom  van  's  Hertogenbosch ,  III  deel,  2^*  afd.  p.  162. 


INTRODUCTION. 


XI 


différentes  circonstances  par  ses  conseils;  et,  après  le  sac  de  Liège,  il 
s'empressa  d'accorder  une  généreuse  hospitalité  à  plusieurs  membres 
du  clergé.  Ces  rapports  lui  permirent  de  recueillir  des  renseignements 
sur  l'origine  et  les  causes  des  troubles. 

Ce  fut  à  la  demande  d'un  ami  que  l'auteur  rédigea  sa  relation  :  Petit 
aparvitate  mea,  dit-il  dans  le  prologue , /ro/erni7a«  tua ,  charissime 
Supprior,  de  iis  malis,  quae  super  Leodienses  noviter  emerserunt, 
ad  Dei  laudem  quidpiam  litteris  commendare.  Le  prieuré  de  Be- 
thléem appartenait  à  l'ordre  des  chanoines  réguliers  de  saint  Augustin 
du  chapitre  de  Windesheim  ;  il  est  à  présumer  que  de  Merica  composa 
son  ouvrage  non  pas  sur  l'invitation  du  sous-prieur  de  son  monastère, 
mais  sur  celle  du  sous-prieur  général  de  la  congrégation  de  Windes- 
heim. En  imprimant  le  texte  du  prologue,  il  nous  est  arrivé  de  douter 
s'il  ne  convenait  pas  de  lire  Superior  au  lieu  de  Supprior  :  cette  leçon 
aurait  pu  décider  que  la  relation  a  été  écrite  à  la  demande  du  supérieur 
général  de  Windesheim. 

L'ouvrage  a  été  composé  immédiatement  après  les  événements ,  en 
1468.  Neque  enim  res  ialis  est ,  dit  l'auteur,  nostris  sub  oculis  nu- 
perrime  factitata  y  quum  non  liceat ,  non  expédiât,  non  deceat  per 
lilierarum  monumenta  posteritatis  memoriae  relinqui.  Sed  ut  ve- 
mm  fateor,  de  Leodiensium  recenti  clade ,  miserabili  strage ,  pe- 
remptoria  desolatione ,  si  quis  forte  scribere  vellet,  ingenti  volu- 
mine  summo  ingenio,  ferventissimo  studio,  plurimo  otio  opus  esset, 
quodque  digne  perficere  mei  ingenioli  sine  dubio  facultatem  exce- 
deret,  nec  mei  status  humili  conditioni  conveniret,  ...Et  hoc  adji- 
ciendum,  quod  pauca  admodum  de  plurimis  mihi  comperta  sint, 
quae  tamen  reor  eo  viciniora  esse  vero ,  quo  magis  magisque  divul- 
gata  inpublico.  Ajoutons  encore  qu'on  trouve  dans  le  manuscrit  dont 
nous  nous  sommes  servi,  le  nom  de  l'auteur  avec  l'indication  de  Tan- 
née dans  laquelle  son  ouvrage  a  été  composé  :  Explicit  historia  corn,- 
pendiosa  de  cladibus  Leodiensium,  édita  a  venerabili  superiori 


i 


INTRODUCTION. 


humilis  hujus  rnonasterii ,  fratre  Henrico  de  Jlerica,  anno  Domini 
1468  '.  L'année  1469  est  indiquée  dans  un  autre  manuscrit. 

Les  savants  bénédictins  Martène  et  Durand  parlent,  dans  leur  Voyage 
littéraire  ',  de  ce  manuscrit ,  qu'ils  trouvèrent  au  monastère  de  Rouge- 
Cloître.  Il  porte  pour  titre  :  De  Victoria  ducis  Brabantensium  et 
cladibus  Leodiensium  ;  et  il  est  terminé  par  l'inscription  suivante  : 
Ej^plicit  historia  compendiosa  de  triumpho  ducis  Hrabantensis  et 
cladibus  terrae  Leodiensts ,  édita  a  viro  litterato  et  venerabili  pâtre 
Henrico  de  Merica ,  priore  canonicorum  regularium  prope  Lova- 
nium,  anno iV ce CCLX IX  féliciter.  Une  autre  copie  est  mentionnée 
par  Foppens  ',  d'après  le  catalogue  des  manuscrits  de  la  bibliothèque 
Cottonienne,  publié  à  Oxford  en  1696  par  Thomas  Smith. 

L'exemplaire  que  nous  avons  employé  pour  la  publication  du  texte, 
est  celui  de  la  bibliothèque  royale  de  Bruxelles.  Il  provient  delà  vente 
des  livres  du  docteur  Van  de  Velde;  l'inscription  fmale,  édita  a  venera- 
bili Superiore  humilis  htijus  monasterii,  prouve  qu'il  a  appartenu  au 
monastère  de  Bethléem.  C'est  un  manuscrit  partie  sur  vélin  et  partie 
sur  papier ,  écriture  en  deux  colonnes ,  petit  in-fol.  Des  ratures  et  des 
additions  marginales  pourraient  faire  croire  que  c'est  le  manuscrit 
autographe. 

La  dernière  colonne  a  pour  titre  Judicium  terribile,  prédiction  as- 
trologique dans  le  genre  de  celles  de  Jean  de  Laet  de  Borchloen, 
dont  parle  l'abbé  de  S^ -Laurent  dans  sa  chronique  *,  et  dont  les  pré- 
tendues prophéties  sont  conservées  dans  un  manuscrit  de  la  bibliothè- 
que royale,  n°  1 109,  intitulé  :  Pronosticatiories  eventuum  futurorum 
Johannis  Laet  de  Los-Castri ,  missae  episcopo  nostro  Leodiensi  do- 
mino Ludovico  de  Bourbon  y  anno  76  (1476). 

»  Voyez  p.  183. 
«  Tom.  Il,p.  114. 

*  BM.  Belg..  loin.  I,  p.  458. 

*  Voyei  p.  81. 


INTRODUCTION. 


Xlll 


Cette  singulière  prédiction,  comment *se  trouve-t-elle  à  la  suite  d'un 
ouvrage  très-sérieux?  Le  Judicium  terribile  n'est  pas  fort  long;  rien 
n'empêche,  ce  me  semble,  que  nous  le  transcrivions  ici. 

Universis  ad  quos  praesentes  pervenerint  litterae  magister  Ihe- 
ronymus ,  physicus  Erfordiae,  et  omnes  alii  physici  concordantes , 
pacem  sempiternam. 

Noveritis  quod  anno  a  ?iatimtate  Domini  MCCCCLXXII ,  die 
mensis  septembris y  sole  exeunte  in  Libra,  convenient  omnes  planetae 
cum  sole  in  cauda  Draconis,  et  fiet  signum  innumerabilium  rerum 
et  horrendarum.  Fiet  quoque  diluvium  per  Saturnum,  et  montes 
flabunt  simul,  etobscurabunt,  et  denigrabunt  totum  aërem  ^  sonitus 
dabunt  horribiles,  et  corda  hominum  dissipa buntur.  Subvertentur 
aedificia  nec  non  arbores.  Praelia  erunt  in  mari  et  magna  con- 
sumptio  hominum ,  et  plures  civitates praecipitabuntur ,  in  locis  are- 
nosis  et  sabulosis.  Et  erit  eclipsis  solis  a  tertia  usque  ad  meridiem , 
ignei  coloris  seu  rubedinis  :  et  significat  magnam  effusionem  san- 
guinis  et  effusionem  gentium,  et  ruinam  multorum  praelatorum. 
Praeterea  erunt  praelia  multa  et  occisiones  in  oriente  et  occidente. 
Et  erunt  divisiones  imperii,  regnorum ,  tyrannorum  et  communi- 
tatis.    In  principibus    nullatenus    veritas    invenietur.    Imperator 
morietur;   haeresis  regnabit,  orietur  dubietas   christianofum ,  et 
saracenorum  cultus  immutabitur.  Et  erit  copiosa  frigiditas  maxi- 
marum  nivium  et  glacierum ,  et  per  totum  mundum  mortalitas 

gentium, 

Itaque  mirantibus  sodalibus  noslris  et  aliis  astrologiis  {?)  appli- 
cantibus ,  vobis  duximus  revelandum  pro  redemptione  animarum 
nostrarum ,  ut  ea  reveletis  ignorantibus,  et  significeiis  quae  in  eadem 
sententia  concordati  sunt  physici  Arabiae ,  Franciae,  Angliae,  His- 
paniae.  Super  omnibus  datis  Erfôrdiae  per  numerum  dierum  XV 
mensis  decembris,  tempore  Sixti  tertii  papae  et  imperator is  Fre- 
derici  tertii  y  data  sunt  ista  pronosticata  a  physicis. 


h^^ 


UT 


INTRODUCTION. 


INTRODUCTION. 


XV 


On  voit  que  le  docteur  d'Erfurt  était,  comme  il  est  dit  quelque  part 
par  Fauteur  du  Roman  comique  : 


Un  pronostiqueur  d'avenlures. 
Fort  savant  aux  choses  futures , 
Et  qui  pourtant  parfois  mentoit! 


§.  m. 

Dans  les  Bulletins  de  la  Commission  royale  dhistoire  ' ,  nous  avons 
fait  connaître  la  Chronique  universelle  de  Theodoricus  Pauli ,  com- 
pilateur infatigable  qui  semble  avoir  eu  pour  but  de  léguer  à  la  posté- 
rité une  grande  encyclopédie  historique. 

Theodoricus  Pauli  naquit  à  Gorcom  en  141 6.  Il  nous  apprend 
lui-même  qu'il  était  vice-doyen  du  chapitre  de  l'église  de  S* -Martin  de 
cette  ville,  et  qu'en  1489  il  venait  d'entrer  dans  sa  soixante-treizième 
année,  qui  était  la  quarante-septième  de  ses  fonctions  canonicales  '. 
Outre  la  chronique  universelle,  il  composa  un  ouvrage  sur  les  désas- 
tres que  le  pays  de  Liège  avait  essuyés  de  son  temps.  Le  savant  évéque 
d'Anvers ,  de  Nélis ,  trouva  cet  écrit  dans  la  bibliothèque  du  chapitre 
de  Tourriay  ;  il  en  fit  tirer  une  copie,  et  se  proposa  de  le  publier  en  en- 
tier ,  parce  que ,  dit-il  avec  raison  ^ ,  il  renferme  des  détails  qu'aucun 
autre  historien  n'a  donnés. 

N'ayant  pu  retrouver  l'ancien  manuscrit  de  Tournay ,  nous  avons 
dû  suivre  la  copie  faite  par  les  soin  de  INélis.  Elle  est  conservée  à  ht 
bibliothèque  royale  et  porte  le  n^  787  dans  le  catalogue  des  manus- 
crits de  la  bibliothèque  de  Van  Hulthem.  Cette  copie  est  très-fautive; 


*  Tom.  Il,  pp.  98  et  216. 

«  Und..  pp.  105  et  106. 

^  Belgicarum  rerum  prodromus  ,  p.  66. 


des  conjectures  ont  souvent  du  être  employées  pour  rétablir  le  texte 
(pp.  185  —  232). 

Le  récit  que  le  chanoine  de  Gorcom  nous  donne  des  exploits 
de  Charles-le-Téméraire,pe(idant  les  années  1465  à  1468,  est  basé 
en  grande  partie  sur  le  témoignage  d'un  homme  d'armes  qui  accom- 
pagna ce  prince  dans  sa  dernière  expédition  contre  les  Liégeois  : 
Hucusque  certificatum  est  tune ,  dit-il  * ,  a  principio  usque  nunc ,  ah 
honesto  viro  Jacoho  Deyn ,  qui  estjuratus  balistarius  et  custos  cor- 
poris  principis  Karoli  ducis ,  tempore  belli  vel  guerrae ,  ac  etiam 
ballivus  de  Arden,  in  comitatu  de  Ghisen  %  de  quo  natus  est ,  qui 
omnia  praedicta  fere  vidit  et  semper  in  omnibus praesens  fuit. 


§.  IV. 

Les  Analectes  qui  font  suite  aux  chroniques ,  forment  en  quelque 
sorte  deux  parties  distinctes.  La  première  renferme  des  extraits  et  des 
documents  relatifs  à  la  prise  et  au  sac  de  la  ville  de  Liège  par  Charles- 
le-Téméraire  (pp.  235-382);  la  deuxième  présente,  par  ordre  chronolo- 
gique, depuis  1433  jusqu'en  1505,  une  série  de  pièces  authentiques 
qui  complètent  le  récit  des  événements  arrivés  sous  le  règne  de  Louis- 
de-Bourbon  et  de  Jean  de  Horne  (pp.  382-881). 

Le  poëme  d' Angélus  de  Curribus  Sabinis ,  De  Excidio  civitatis  Léo- 
diensis,  a  été  publié  en  1 729,  par  Martène  et  Durand,  d'après  un  manus- 
crit du  baron  de  Crassier  \  Si  ce  poëme  laisse  beaucoup  à  désirer  sous 
le  rapport  du  mérite  littéraire,  on  ne  peut  pas  cependant  lui  contester 
une  valeur  historique  ;  car ,  comme  le  remarque  aussi  M.  de  Gerlache, 

*  Voy.  p.  231. 

*  \rdres  au  comté  de  Guisne.  Voy.  VàLesii  Notitia  Galliarum,  pp.  36  et  234;  et  Wastelain, 
Description  de  la  Gaule  Belgique ,  p.  363. 

5  Amplissima  collect,  tom.  IV,  p.  1379-1500. 


i 


XVI 


INTRODUCTION. 


INTRODUCTION. 


WII 


il  y  a  dans  cette  production  des  détails  intéressants,  circonstanciés,  qui 
semblent  mériter  foi,  parce  que  l'auteur  parle  d'après  le  récit  des 
témoins  oculaires.  L'étendue  du  poëme  ne  nous  permettait  pas  de  le 
reproduire  en  entier;  nous  nous  sommes  borné  à  en  publier  l'analyse 
faite  par  le  baron  de  Villenfagne  (p.  235  ). 

La  bibliothèque  de  Cambray  possède  de  ce  poëme  un  autre  manus- 
crit,  du  commencement  du  XYI^  siècle  '.  Mon  savant  confrère  et  ami , 
M.  Le  Glay,  a  comparé  le  texte  avec  celui  qu'ont  imprimé  Martène 
et  Durand  ;  il  n'y  a  pas  remarqué  de  variantes  assez  notables  pour  être 
signalées.  Les  indications  marginales  sont  les  mêmes  de  part  et  d'autre, 
à  peu  de  choses  près.  Ce  qui  distingue  le  manuscrit  de  Cambray  ,  c'est 
une  longue  épitre  dédicatoire  à  Henri  de  Berghes,  évéque  de  Cambray , 
par  Mathieu  Herbenus  (p.  35B).  L'auteur  de  cette  épître  paraît  avoir 
été  attaché  à  la  personne  d'Onufre,  évéque  de  Tricaria,  qui  arriva  à 
Liège  en  1468,  comme  légat  du  S^-Siége;  il  nous  apprend  que  le  poëme 
a  été  composé  pour  justifier  la  conduite  de  son  maître  pendant  les 
troubles  du  pays  de  Liège,  et  il  ajoute  les  motifs  pour  lesquels  il  tient 
à  faire  connaître  celte  justification  :  Legatus  aposto/icus ,  dit-il,  de  quo 
hic  latissima  mentio  est  (  nam  ad  ejus  defensionem  adversus  aemulos 
liber  conscriptus  est)  Dominus  meus  Romae  post  suam  legationem 
fuerat  :  cujus  honori  etiam  post  fata  déesse  non  debui...  Quamvis 
nullius  delicti  se  conscium  agnoverat ,  tamen  quia  hinnana  judicia 
plerumque  ab  eventis  ac  casibus  rerum  fortuitarum  pendent  ^  id- 
circo  sity  ut  cum  unus  quidem  multorum  criminibus  virtute  par  esse 
nequif,  in  eumdem  omnium  delinquentium  peccala  impingantur. 
Cupiens  igitur  prudentissimus  Legatus  pontifici primum ,  deinde  toti 
romanae  curiae  rationem  suae  legationis  ostendere,  accivit  ex  omni 
Italia  doctissimum poëtam  Angelum  Viterbiensem  ^  qui  heroïco  car- 
mine  rem  omnem  ab  egressu  urbis  luculenter  perscriberet .  Usus  est 

*  Le  Glay,  Catalogue  descriptif  et  raisonné  des  manuscriU  de  la  bibl.  de  Cambray.  p.  U4. 


I 


autem  vicissim  mea  opéra  in  hoc  labore  legatus^  verum  poëma  An- 

gelirn  hoc  usque  iempus  suppressum  exstitit Ego  autem  multiplici 

ratione  persuasus  non  destifi  originale  tanfae  historiae  post  obi- 
tum  Honofrii  summo  studio  per  multos  annos  perquirere,  primum 
quo  honori  domini  mei  etiam  post  fata  assisterem,  tum  quia  depatriis 
calamitatibus  est.  Paul  II  était  mécontent  de  son  légat  :  Erat  autem 
summus  pontifex  vehementissime  Legato,  infensus,  ita  ut  ne  publico 
honore,  quo  legati  assolent,  in  urbem  reciperefur.  Son  successeur 
Sixte  IV  manifesta  des  dispositions  favorables  h  l'égard  d'Onufre,  et  lui 
promit  le  chapeau  de  cardinal;  mais  les  chagrins  et  les  travaux  avaient 
miné  la  santé  du  légat  :  partini  langore  animi,  partim  laboribus 
atque  anxietatibus  legatione  perpessis consumptus  est.  Il  mou- 
rut à  Rome  le  20  octobre  1471  *. 

«  Voyez  UghcUi  Italia  sacra,  tom.  VII,  p.  154,  édition  de  Venise,  1720.  Cet  écrivain  parle  avec 
éloge  d'Onufre.  Egregiam  Honufrii  doclrinam  et  eruditionem  mcnwrat  Fantinus  Valeressus  Ja- 
dercnsis  archiepiscopus ,  in  epistola  ad  eumdem  scripta  M  kal.  decemb.  an.  1462.  Metninit  ejusdem 
Carolus  Chartarius  in  advocatorum  consistorialium  lib.  in  Petro  Sanctacnicio ,  p.  15,  téi  uberiori 
calamo  Itiijns  gentis  mMissimae  viros  egregios  recensuit  ad  satietatem.  Oniifre  fut  enterré  dans 
l'église  de  Sainte-Marie  de  Publieolis,  où  on  lisait  sur  sa  tombe  l'inscription  suivante  : 

Amissum  tellus  si  flevit  Romula  Brutum . 

Si  Curium  et  Scauro» .  si  Cicerona  patrem  ; 
Puhlicolae  vita  defunctum  corpus  Honophrii 

Ecdesia  ob  mores  et  bene  facta  flcat  : 
Pro  qua  bis  Gallos,  bis  Rheni  flumina  vidit, 

Pro  qua ,  nilfugiens,  plurima  damna  tulit. 
Tricarius  praesul  referendi  et  munus  habebat, 

Romanus  patriae  famxtque  magna  suae. 
Denique  legatus  lateris  transmissus  ad  urbes 

Belgas ,  Burgundi  premet  ut  arma  ducis. 
Cum  bello  ruèrent  Leodinae  moenia  gentis, 

Aut  populi,  aut  domini  sorte  dolenda  sui , 
Tantum  concepit  generosa  mente  dolorem, 

Stamina  quod  vitae  rupta  fuere  suae. 
Non  animo  quisquam  major,  non  aptior  aller 

Consiliis  patriae  cultor  et  ecclesiae. 
Eloquio  et  lingua  pollebat,  clarus  in  omni 

ffistoria  et  notum  juris  utrumque  genus. 


I 


^^ 


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u»>^; 


XVIII 


INTRODUCTION. 


Henri  de  Berghes  fut  élevé  sur  le  siège  de  Cambray  en  1480  '.  Ce 
fut  donc  bien  longtemps  après  la  mort  d'Onufre  que  Mathieu  Herbenus 
se  décida  à  faire  connaître  l'apologie  du  légat.  Pour  faciliter  la  lecture 
du  poëme ,  il  composa  en  vers  l'argument  de  chaque  livre.  Martène  et 
Durand  attribuent  ces  arguments  à  Pasquier  de  Bierses ,  religieux  de 
l'abbaye  de  S'-Laurent.  Ils  ne  donnent  point  l'argument  du  quatrième 
livre,  parce  qu'ils  ne  l'ont  point  trouvé  dans  le  manuscrit  qui  leur  avait 
été  communiqué  par  le  baron  de  Crassier.  Cet  argument  se  trouve  dans 
le  manuscrit  de  Cambray.  Nous  le  donnons  ici  comme  il  a  été  publié 
par  M.  Le  Glay  '. 

Interea  Leodi  fuerant  duce  quique  fuqati, 
Natalem  repelunt  urhem  ,  sedesque  relictas. 
Hinc  nova  materies  orilur  belli  faciendi. 
Quant  revocare  dolens  frustra  pater  optimus  orsus  ; 
NU  tamen  effecit  :  usi  quin  sorte  benigna 
Burgundos  peltunt  abs  Tungri  sede  resumpta. 

La  Bibliotheca  Belgica  '  consacre  quelques  lignes  à  Mathieu  Her- 
benus. Il  était  originaire  de  Maestricht,  et  il  y  dirigea  pendant  quelque 
temps  l'école  de  St-Servais.  En  1495,  il  se  trouva  à  Spanheim  et  y  fit 
la  connaissance  du  célèbre  abbé  de  ce  monastère,  Jean  Trithème. 
Herbenus  avait  la  réputation  d'être  très-versé  dans  la  théologie  et 
dans  la  littérature.  Il  laissa  une  histoire  en  vers  latins  des  miracles  de 
saint  Servais;  un  traité  De  Origine  rebusque  gestis  Trajectemium  ad 

Quem  gens  alta  Crueit  genuit ,  née  lustra  peregit 

Quinque  bis ,  Andrtas  mortxM  metnbra  loeat , 
^ui  frater  natu  major  dot  corpora  saxo , 

lucida ,  credibile  est ,  spiritus  astra  petit. 
MCCCCLXXI  vigesimo  octobrû. 

*  Gallia  christ,  nov.,  tom.  IIÎ ,  p.  49. 

«  Catalogue  descriptif  et  raisonné  des  MSS.  de  la  bibl.  de  Cambray,  p.  445. 

5  Tom.  II,  p.  867. 


INTRODUCTION. 


XIX 


Mosam,ei  plusieurs  autres  écrits  mentionnés  par  l'auteur  de  la  Biblio- 
theca Tigurina.  Aucun  de  ces  ouvrages  n'a  été  imprimé;  pour  nous 
former  une  idée  des  connaissances  de  l'auteur,  nous  n'avons  jusqu'ici 
que  ses  analyses  du  poëme  sur  le  sac  de  la  ville  de  Liège,  et  son  épître 
dédicatoire  à  Henri  de  Berghes. 

Nous  devons  le  poëme  de  Bartholomaeus  Leodiensis  (p.  261  ),  à 
M.  le  docteur  Bethmann,  un  des  plus  laborieux  collaborateurs  de  la 
collection  historique  de  Pertz.  Il  eut  l'obligeance  d'en  faire  faire  une 
copie  d'après  le  manuscrit  de  la  bibliothèque  royale  de  Paris.  Ce  ma- 
nuscrit, provenant  de  la  bibliothèque  de  Bouhier,  n*>  144,  in-4o  min., 
sur  yé\my  est  d'une  écriture  grande  et  fort  soignée  de  la  fin  du  XV»»^ 
siècle,  la  préface  en  bleu,  les  titres  des  chapitres  en  rouge,  les  lettres 
initiales  coloriées,  mais  sans  miniatures.  Le  soin  apporté  à  la  con- 
fection du  manuscrit,  pourrait  faire  croire  que  c'est  un  exemplaire 
préparé  pour  le  duc  de  Bourgogne,  ou  au  moins  pour  un  des  grands 
seigneurs  de  sa  cour. 

Le  style  de  l'ouvrage  est  en  général  très-embrouillé.  L'absence  d'une 
ponctuation  régulière  dans  le  manuscrit  rend  souvent  le  sens  inintelli- 
gible ;  le  mot  que  employé  ordinairement  pour  et  augmente  la  difficulté. 
Pour  remédier,  autant  que  possible,  à  ces  inconvénients,  nous  avons 
taché  de  rétablir  la  véritable  ponctuation. 

La  note  suivante,  écrite  par  une  main  du  XVIir»^  siècle,  se  trouve 
dans  le  manuscrit  de  Paris  :  Vide  an  auctor  sit  Bartholomaeus  Ho- 
norius,  Leodiensis,  cujus  carmina  quaedaniy  sed  ab  hoc  poëmate 
diversa,  recenset  Franc,  Swertius.  La  notice  qu'on  lit  dans  la  Bi- 
bliotheca  Belgica  ',  prouve  qu'Honorius  vivait  vers  la  fin  du  XVI*»*^ 
siècle,  et  qu'on  ne  peut  pas  le  confondre  avec  l'auteur  du  poëme  en 
question  *. 

Bartholomaeus  Leodiensis  dédie  son  travail  à  Philippe- le- Bon  et  à 

«  Tom.  I.  p.  126. 

*  Le  nom  de  Bartholonié  est  à  Liège  un  nom  de  famille  fort  ancien. 


\x 


INTRODUCTION. 


INTRODUCTION. 


Xlf 


son  fils  le  comte  de  Charolais  ;  il  parle  des  discordes  et  des  malheurs 
de  son  pays  comme  un  homme  entièrement  dévoué  au  parti  bour- 
guignon. 

La  destruction  de  Dinant  et  de  Liège  donna  naissance  à  un  grand 
nombre  de  pièces  en  vers  latins  et  français.  Si,  sous  le  rapport  littéraire, 
elles  doivent  élre  mises  à  peu  près  sur  la  même  ligne  que  le  poëme  de 
Bartholomaeus  Leodiensis,  elles  ne  laissent  pas  cependant  d'avoir  cer- 
taine valeur  historique. 

La  conexion  des  Liégeois  (p.  291)  n'a  jamais  été  publiée,  que  je 
sache;  les  Manuscrits  vulgaires,  comme  on  les  appelle  dans  les  an- 
nales de  Liège,  n'en  font  aucune  mention.  Nous  devons  cette  pièce  à 
M.  le  professeur  Serrure.  Elle  est  tirée  d'un  petit  in-folio ,  sur  papier, 
de  la  fin  du  XV^^^  siècle ,  qui  a  appartenu  à  la  famille  de  De  Lannoy  ; 
en  effet ,  à  la  page  57,  on  lit  la  signature  de  Philippe  De  Lannoy,  la 
date  de  1552  et  la  devise  :  Souffriray-je  tousiours.  Parmi  les  pièces  que 
ce  manuscrit  renferme,  se  trouvent  aussi  les  Voyages  et  ambassades 
de  messire  Guillehert  De  Lannoy,  chevalier  de  la  Toison-dor ,  sei- 
gneur de  Santés,  Willerval^  Tronchiennes ,  Beaumont  et  Wahégnies; 
1399-1450,  que  M.  le  professeur  Serrure  a  publiés  pour  la  société  des 
bibliophiles  de  Mons,  en  1840. 

La  bataille  de  Liège  (p.  304)  et  les  sentences  de  Liège  (p.  320)  ont 
été  réimprimées  par  M.  Buchon,  à  la  suite  de  la  chronique  de  Bour- 
gogne ,  par  Georges  Chastellain  '.  Nous  avons  fait  remarquer,  p.  320, 
note  1 ,  que  la  première  pièce  se  rapporte,  non  pas  aux  événements 
de  l'année  1468,  mais  à  la  bataille  d'Othée  où,  en  1408,  les  Liégeois 
furent  défaits  après  une  résistance  opiniâtre.  M.  de  Reiffenberg ,  dans 
son  édition  de  V Histoire  des  ducs  de  Bourgogne,  par  de  Barante, 
tom.  VII,  p.  142,  parle  de  ce  poëme  comme  d'une  pièce  intéressante 
surtout  pour  les  noms  propres,  tant  belges  que  français,  écossais  et 


:î 


a. 
— 


même  allemands.  Je  ne  sais  si  la  leçon  que  mon  savant  confrère  pro- 
pose pour  le  vers  74  *  doit  être  admise;  il  croit  qu'il  faut  lire  Navarre , 
et  non  pas  Danmarc ,  comme  le  prétend  M.  Buchon. 

La  complainte  de  la  cité  de  Liège  (p.  325),  la  complainte  de  Oi- 
gnant (p.  335)  et  la  réponse  de  Tournay  à  Dignant  (p.  345) ,  sont 
extraites  de  deux  manuscrits  de  la  bibhothèque  royale,  dans  lesquels 
se  trouvent  plusieurs  pièces  de  George  Chastellain.  Ces  trois  mor- 
ceaux sont-ils  aussi  du  même  auteur?  nous  n'avons  pas  de  motifs  suffi- 
sants pour  l'affirmer. 

Le  fragment  qui  suit  concerne  les  mêmes  événements. 

Candreliers,  mettez  chà  voz  caudrons. 

Trois  jours  ainchois  qu'aoïist  fusl  hors, 
Charolois  misten  feu  Dignant, 
Piteux  en  furent  les  recors 
5  Que  depuis  oys  en  disnant. 

Liégois,  l'erreur  qu'avez  veult  prendre 
A  fait  Dignant  par  feu  ardant 
Tout  exillier  et  mettre  en  cendre, 
Tant  c'on  dist  :  Icy  fust  Dignant! 

10  Dignant,  qui  estoit  riche  et  gente, 
Voir  tu  dois  bien  Liégeois  maudir. 
Car  lur  erreur  très-évidente 
T'a  fait  exillier  et  ruir. 

0  gens  qui  estiés  dédignant 
15  Confortés-vous  tousjours  en  Dieu, 
Car  jamais  ne  serés  Dignant, 
Logier  vous  fault  en  aultre  lieu. 

Pour  ung  cascun  des  vers  susdis 
Et  aussy  par  ce  desrenyer 


Collection  des  Chroniques  nationales  françaises,  tom.  XLÎII,  p.  245-274. 


Pag.  307. 


XXII 


INTRODUCTION. 


INTRODUCTION. 


XXIll 


2()  Trouvés  juslemenl  soyer  lis 
L  an  qu  OD  dist  Dignaot  exillier. 

Lieg  non  lige,  ancrée  et  asservie, 
Relesche-lov,  raerchv  aras  et  vie. 

Lors  que  Dignant  soubz  beutenia 
25  Soubz  Phelippe,  duc  de  Rourgoingne, 
Grant  exemple  as  Liégois  donna , 
C'est  que  peu  batu  tousjours  hongne. 

Le  dialogue  sur  la  Rébellion  des  Liégeois  (p.  347)  appartient  à  un 
auteur  qui  nous  est  également  inconnu.  M.  Van  Hasselt  l'a  reproduit 
dans  son  Essai  sur  V histoire  de  la  poésie  française  en  Belgique  \ 

Pour  ce  qui  regarde  les  vers  latins ,  nous  nous  sommes  borné  à  un 
petit  nombre  de  pièces  (pp.  352-356).  M.  le  professeur  Bormans  a  re- 
cueilli plusieurs  morceaux  de  ce  genre  sur  les  guerres  des  Liégeois  et 
sur  leurs  désastres;  il  nous  a  communiqué  une  vieille  chanson  que 
nous  allons  transcrire  : 

Ego  *  mater  Ecdesia , 
Quam  lot  infortunia , 
Cogunt  desolari, 
Exule  laetitia, 
5  Cum  cordis  angustia 
Licet  lamenlari , 
Donec  patrono 
SU  '  reparata  pari. 
Franchia  conquerere , 
10  Plonge ,  debes  plangere. 
Jure  potes  queri, 
Jam  congemiscere 


*  Voyez  les  Mémoires  couronnés  de  l'académie,  tom.  XIII,  p.  546. 

*  Ergo. 
^  Sis. 


Defensoris  funere 
Débet  turba  cleri , 
15  Ph.*  qui  regere 
Te  solet ,  diligere 
Nec  non  et  tueri 
Exis  *  a  medio 
Quod  vix  praesumo  fateri. 

20  Ecce  périt  nobilitas 

Gallicanae  militiae , 

Périt  honor  et  probilas , 

Nutat  status  ecclesiae, 

Nisi  succurrat  bonitas 
25  Summa  Dei  dementia. 

Et  libérât  strenuitas 

Illustris  régis  Franchiae. 

A  propos  de  chansons,  on  sait  que  les  Dinantais  ne  craignirent 
point  d'insulter  Philippe  de  Bourgogne  et  Charles  son  fils  ;  Henri  de 
Merica  en  parle  assez  longuement  \  et  Theodoricus  Pauli  ajoute  *  : 
Imuper  multa  ignominiosa  et  inhonesta  dixerunt  et  per  carmina 
scurrilia  cantaverunt.  Les  Liégeois  aussi  eurent  probablement  leurs 
chansons  satiriques  contre  les  Bourguignons;  nous  aurions  voulu 
connaître  quelques-unes  de  ces  pièces ,  dans  lesquelles  les  passions 
populaires  sont  ordinairement  dépeintes  avec  force. 

Les  extraits  de  la  chronique  d'Adrien  de  But  (p.  362)  et  des  com- 
mentaires de  Jacques  Piccolomini  (p.  371)  complètent  la  première 
partie  des  analectes.  Le  reste  du  volume  comprend  la  partie  diplo- 
matique. 

Nous  avons  eu  soin  d'indiquer  les  sources  dans  lesquelles  ces  nora- 

I  Philippm? 

*  Exit. 

5  Pag.  148. 

*  Pag.  205. 


'I- 


XXIV 


INTRODUCTION. 


breux  documents  ont  été  puisés.  Les  manuscrits  de  la  bibliothèque 
de  Bourgogne ,  le  archives  de  l'état  et  surtout  celles  de  la  province 
de  Liège ,  ont  été  mis  à  contribution. 

Un  manuscrit  de  la  bibliothèque  de  l'université  de  Liège,  portant  le 
n«  188,  nous  a  été  très-utile.  Il  est  de  la  main  de  H.  Vanden  Berch, 
qui  a  écrit  ces  mots  au  premier  feuillet  :  H.  Vanden  Berch ,  canonicus 
omnium  SS.  collegit  et  conscripsit  hoc  volumen  diversis  vicibus. 
Dans  un  autre  endroit  il  ajoute  :  Canonicus  SS.  Trinitatis  et  om- 
nium SS.  Spirensium ,  sacri  palatii  et  aulae  Lateranensis  comes, 
miles  eteques  auratus  creatus  anno  Domini  1636,  men«f«  fehruaru 

die  20. 

C'est  une  compilation  fort  intéressante  pour  l'histoire  de  Liège,  car 
Vanden  Berch  a  fait  presque  toutes  les  copies  sur  des  originaux  aujour- 
d'hui perdus.  Voici  entre  autres  notes,  celle  qu'il  a  placée  en  tête  des 
documents  :  ((  Omnia  quae  sequuntur ,  desumpta  sunt  ex  MS.  Hu- 
))  beriide  Tolius,  S.  Johannis  evangelistae  Leodiensis  decano,  quod 
))  dicebat  se  récupérasse  ex  manibus  magistri  Johannis  Stelant.  Li 
))  quel  at  esté  autrefois  apartenant  à  maistre  Jean  de  Platea ,  doyen  et 
»  chanoine  dudit  S^-Jean,  qu'il  ledict  Platea  doict  avoir  rassemblé 
))  après  plusieurs  guerres  et  perditions  de  ses  autres  escriptures  et 
))  livres,  pour  en  servir  le  bien  public.  Estoit  subsigné,  de  Platea.  Le 
))  titre  est  latin  de  diverses  mains,  et  ce  qui  est  en  françoy  est  uti 
»  supra ,  et  signé  comme  dessus.  » 

Le  nom  du  doyen  Jean  de  Platea  se  trouve  mêlé  aux  principaux 
événements  du  règne  de  Louis  de  Bourbon  et  de  Jean  de  Home;  il  eut 
soin  de  prendre  des  notes  et  de  recueillir  des  documents  que  Jean  de 
Wachtendonck  cite  à  chaque  instant  dans  le  précieux  manuscrit  con- 
servé à  la  bibliothèque  royale.  Ce  dernier  recueil,  qui  provient  de  la 
bibliothèque  du  baron  de  Crassier,  nous  a  fourni  plusieurs  documents. 

M.  Gachard  a  fait  connaître  au  public  un  grand  nombre  de  do- 
cuments relatifs  aux  négociations  qui  précédèrent  la  destruction  de 


INTRODUCTION. 


XXV 


Dinant,  aux  guerres  de  Liège  et  aux  traités  qui  les  suivirent  '  :  chacun 
a  su  apprécier  les  résultats  de  ses  laborieuses  investigations.  La  col- 
lection que  nous  présentons  à  notre  tour,  sera,  nous  l'espérons,  ac- 
cueillie favorablement. 

Si  nous  avons  eu  l'avantage  de  pouvoir  réunir  tant  de  documents 
utiles  pour  l'étude  d'une  époque  de  l'histoire  et  de  l'ancien  droit  pu- 
blic du  pays  de  Liège,  nous  nous  garderons  bien  de  nous  attribuer 
exclusivement  le  mérite  de  ce  résultat.  M.  le  professeur  Polain,  conser- 
vateur des  archives  de  la  province  de  Liège,  a  mis  à  notre  disposition, 
avec  une  obligeance  extrême,  les  documents  de  sa  propre  bibliothèque 
et  du  dépôt  public  confié  à  ses  soins.  Pour  la  partie  la  plus  ingrate  du 
travail,  nous  avons  été  constamment  secondé  par  le  zèle  et  parles  la- 
lents  qui  distinguent  M.  Emile  Gâchet. 

Il  nous  reste  à  dire  un  mot  des  planches  du  volume.  Les  portraits  de 
Jean  de  Heynsbergh,  de  Louis  de  Bourbon  et  de  Jean  de  Horne  ont 
été  faits  d'après  trois  anciens  tableaux  de  la  collection  de  S.  G.  mon- 
seigneur van  BoMMEL,  évéque  de  Liège.  La  bienveillante  affection  que 
ce  prélat  me  témoigne  depuis  tant  d'années,  et  l'intérêt  qu'il  porte  aux 
études  historiques,  l'engagèrent  à  me  confier  ces  portraits  pour  les 
faire  copier  avec  la  plus  rigoureuse  exactitude.  Au  bas  de  chaque  por- 
trait nous  avons  ajouté  le  fac-similé  de  la  signature. 

Nous  devons  aussi  à  monseigneur  l'èvêque  de  Liège  le  dessin  de 
l'offrande  faite  par  Charles-le-Tèmèraire  à  la  cathédrale  de  S^-Lambert. 
Le  socle  est  en  vermeil,  haut  de  13  centimètres,  long  de  30  et  large 
de  18;  il  pèse  8  marcs  et  3  {  onces,  ou  67  onces.  Les  deux  statues 
et  les  accessoires  sont  en  or  pur,  hautes  de  40  centimètres,  pesant 
12  marcs  ou  96  onces.  Elles  représentent  S^-Georges ,  aux  pieds  du- 


*  Documents  inédits  concernant  Hiist.  de  la  Belgique,  tom.  Il,  pp.  194  et  suiv.  Voy.  aussi  dans 
les  Bulletins  de  la  Commission  royale  dhistoire,  tom.  111,  pp.  29-34,  deux  lettres  sur  le  sac  de 
Liège,  publiées  par  M.  Gachard ,  et  trouvées  par  lui  à  la  bibliothèque  du  roi ,  à  Paris. 

d. 


XXVI 


INTRODUCTION. 


quel  est  le  duc  tenant  un  reliquaire  dans  les  mains.  Ce  monument  se 
trouvait  avec  le  reste  du  trésor  de  la  cathédrale,  qui  fut  transporté  à 
Hambourg  en  1794,  où  il  demeura  caché  jusqu'en  1803.  Napoléon 
rayant  découvert,  s'en  empara,  et  ne  restitua  que  le  buste  de  S^-Lambert 
et  Toffrande.  Elle  fut  replacée  dans  le  trésor  de  la  cathédrale  le  1<^» 
janvier  1804. 


JOHÂNNIS  DE  LOS, 


ABBATIS   SANCTI  LAURENTII  PROPE  LEODIUM, 


CHROIVICON 


RERUM  GESTARUM  AB  ANNO  MCCCCLV  AD  ANNUM  MDXIV; 


EX  COO.   MS.  COAEVO  BIBLIOTBECAE  REGIAE  BRUXSLLEIISIS. 


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PROLOGUS  JOUANNIS  DE  LOS , 


HUJUS    LOGI    MONACHI 


POSTEA  ABBATES  XXX',  IN  SUUM  CHRONICON  V 


Venerabilis  domine  prior,  cum  nuper  ad  lui  instantiam  quaedam  statum 
ac  gesta  nostram  domum  concernentia  scripsissem  »,  commiscendo  nihilomi- 
nus  nonnulla ,  quae  diversis  teraporibus  exterius  passim  per  patriam  nostrae 
Leodiensis  dioecesis  contigisse  videbantur  :  quorum  non  mirum  commixtio- 
nem  cum  non  satis  aptam  probarem ,  atque  nonnunquam  etiam  quaedam  alia 
nos  nostrosque  tangentia  forsitan  insulsa  insipidaque  nimis  iegentium  auribus 
me  objecisse  conspicerem ,  ecce  more  meo  solito  statui  tolum  praeteritum 
meum  laborem,  veluti  quasdam  ineptias,  circa  praetacla  habitum  longius  pro- 
jiciendum,  procul  dubio  timens  ne,  sicut  post  recapitulationem  horum  mihi 
hujusmodi  lectio  ad  nauseam  commovit,  quippe  talibus  fastidiosis  ferculis 
repletus,  ita  et  aliis  nostris  contemporaneis  etpotius  successoribus  notitia  ges- 
tarum  rerum  avidis,  necnon  pro  scientia  praeteritorum  procul  dubio  famelicis , 
posset  et  haec  fieri  importuna  fastidiosaque  locutio  \  Hoc  siquidem  cogitante 

'  Haec  inscriptio  adjecta  videtur  a  recentiorî      tur  in  praefatione ,  §  1. 
monaslerii  S.-Laurentii  mooacho.  3  Legendum  ferlasse  lectio  vel  narratio. 

^  Cfr.  quae  de  vila  et  scriptis  auctoris  dicun- 


4  PROLOGUS. 

me  atque  proponente,  facile  data  raihi  est  occasio,  ne  id  fierel .  maiime  TÎde- 
licet  pro  eo  quod  praesens  Dosirum  seculum  obliviosos  plurimos  et  fere 
nullos  yel  saltem  perraros  annalium  pepererit  scriptores.  Hinc  itaque  pro 
qualicumque  eorum ,  quae  proiit  praefatus  suin,  emendatione  seu  etiam 
suppletione,  ainicorum  exhortaUoDibus  crebro  animatus,  ad  ultenora  me 
ipsum  pro  modulo  me  accingens,  proximorum  ulilitati  consulendo,  domus 
nostrae  seu  ecclesiae  pri^atis  rébus  tanquam  quibusdam  ineptus  praetermissis, 
ad  communem  istius  palriae  statum  eorumque  quae  in  ea  gesta  sunt,  brevius 
quo  id  polero  pro  communi  legentium  utilitate ,  plebeo  Tulgarique  stylo , 
latino  tamen ,  plurima ,  prout  potero  ,  de  infinilis  gestis  complexando,  neces- 
sariora  saltem  scire  cupientibus  charitative  coramunicare  curavi,  fragmento- 
rum  procul  dubio,  quae  perire  possent,  diligens  coUector  effectus. 


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JOHANNIS  DE  LOS, 

ABBATIS  SANCTI  LAURENTII  PROPE  LEODIUM, 

CHRONICON 

KEHUM  GESTARUM  AB  ANNO  MCCCCLV  AD  ANNUM  MDXIV  ». 


Anno  igitur  Domini  MCCCCLV,  poslquam  ad  instantiam  Philippi ,  ducis  1455. 

Burgundiae,  episcopus  Leodiensis,  dominus  Johannes  de  Los,  alias  de  ffens-  Ludovicus  BorLoni.., 
berch,  suam  episcopalem  dignitatem  ad  usum  nobilis  et  egregii  adolescentis    Lr"""  '''"" 
Ludovici,  filii  ducis  Caroli  de  Borbon ,  resignasset ,  cunctis  populis  ad  talem 
novitatem  stupentibus  et  attonitis,  quippe  tanto  principe,  qui  tanquam  alter 
Salomon  reputabalur,  mox  orbandis  et  destituendis  :  faciès  coeli  quae  vero 
sole,  id  est  Christo,  decoratur,  et  luna,  quae  est  constantissima  in  fide,  egre- 
gia  Leodiensis  ecclesia ,  facta  est  repente  obscura ,  ne  dicam  sanguinea,  et 
cura  ipso  sole  nigra,  veluti  saccus  cilicinus,  stellis,  id  est  praelatis  atque  doc- 
toribus ,  prae  desperatione  in  terram  fere  cadentibus,  Deo  tamen  providente  , 
cui  nihil  est  impossibile,  qui  de  tenebris  lumen  facit  splendescere ,  malis  ho- 
minura  plerumque  utens  in  bonum,  ne  quodcumque  scisma  aut  alias  scis- 
sura  in  tunica  Christi  inconsutili  contingeret,  per  gratiam  Spiritus  paracleti 
qui  ipsos  Christi  apostolos  in  unitatem   fidei  congregavit,  etiam  cordibus 

'  Hune  tiluliim  éditer  acijecît. 


6 


JOHANNIS  DE  LOS 


use 


eligentium  illapsus,  adhocinspiravit,  quateniispraediclusdominus  Ludovicus, 
ad  cujus  usiim  cessio  episcopatus  facla  fueral,  ab  omnibus  concorditer  in 
Leodiensem  episcopum  unaniraiter  postularetur.  Cujus  postulatione  admissa , 
statim  anno  sequenti.  mensis  Junii  septimo,  quo  praesentalae  sunt  bullae 
oppidaptiriteLeodicn- provisionis  ipsius  poslulati    in  Leodiensi  capituio,  instanler  nimis  tuinul- 

sis  mamliurnum  op-    *  *  ••  •  i        •         •  i_  1 

t.ni  tuabant  una  cum  civitate  alia  oppida  ipsius  patriae  pro  mamburno  depu- 

lando  suo  sensu.  Quorum  petitioni  ex  ad  verso  legali  ex  parte  novi  episcopi , 

ne  annuerelur,   sollicite  insistebant,   maxime  pro  eo  quod  jam  in  proximo 

ipse  dominus  praefalus  disponeret  se  more  consuelo  advenlurum  ,  se  ipsum  in 

propria  persona  praesentalurus.  Hoc  demque  tempore.  décima  forsilan  Junii, 

paparuit  cometa  versus  Aquilonem,  quasi  supra  portam  S.  Walburgis.  non 

dubium  multarum  novilaluni  rerum  praenuntius.  Sed  et  lerrae  motus  factus 

est  non  diu  post,  eodem  anno  in  crastino,  videlicet  sancti  Bartliolomaei  apos- 

toli.  Hoc  anno  obiit  Nicolaus  papa,  loco  cujus  Calixtus  eodem  anno  praeficitur. 

Ludoticus    ep.scopu»      Hoc  practcrea  anno  LVI ,  mensis  Julii  xiij"  ,  ipso  videlicet  sanctae  Margnre- 

tae  festo,  cum  inenarrabili  nobilium  et  plebeorum  gloria  et  pompa  intronisatus 

est  nobilis  et  illustris  adolescens  decem  et  octo  circiter  annorum ,  Ludovicus 

deBorfmi,  filius,  prout  supra dictum  est,  Caroli  ducisdeBorbon  et  Averniae, 

ex  Agnele,  filia  ducis  Burj;undiae  et  comitis  Flandriae,  procreatus.  Electus 

igitur  et  confirmatus  apostolicis  monumentis,  secum  etiam  regalia  compor- 

tans ,  intravit  civitatem .  anno  et  die  quo  supra ,  stipatus  mille  quingentis 

equilibus,  rubea  veste  indutus ,  hinc  inde  ad  dexteram  et  sinistram  duobus 

episcopis  ,  Cameracensi  videlicet  et  Atrebatensi ,  decenter  comitatus ,  conco- 

raitantibus  deniqiie  coraitibus  de  Horn  et  de  Mours  cum  aliis  multis  baroni- 

bus  et  nobilibus ,  quorum  inaestimabilis  erat  numerus ,  civibus  undequaque 

a  porta  S.  Leonardi  usque  ad  gradus  ecclesiae  S.  Lamberli  pulchcrrimo  ar- 

morum  apparatu  decenter  ordinatis,  introïtum  sui  novi  principis  animose 

satis  et  hianter  contuentibus.  More  igitur  consueto  a  dominis  majoris  ecclesiae 

reverenter  susceptus,  post  très  aut  quatuor  dies  cum  praefata  sua  comitiva 

pergens  ad  Huyuih  et  deinde  ad  alia  suae  patriae  oppida,  pa^sim  et  successive, 

per  singula  loca  decenter  se   recipiendum   exhibuit.  Praelerea  hoc  eodem 

Ludorki  G.1I..C  D«i-anno,  mense  Octobri.  delphinus  Franciae,  nomine  Ludovicus,  a  facie  régis 

ph.0.  fuga         ^^.  p^^j,-^  fugiens,  ad  Mechliniam  venit,  sub  umbra  ducis  Philippi  protegen- 

D.»entri«e  obsewio.     dus.  Qui  dux  PhiHppus  pracfatus  etiam  hoc  anno  praetacto  Daventriam  obse- 

dit,  a  quo  satis  inglorius  recessit,  concordia  facta  inter  eum  et  oppidanos  in 


CHRONICON. 


Swollis  et  Karapis.  Interea  venit  dominus  novus  episcopus  Leodium  in  vigilia  Epuoopus  peu.  .uJ.»i- 
sancti  Severini ,  et  constituta  diaeta  in  die  Crispini  et  Crispiniani ,  in  concilio  **"""' 

petebat  sibi  dominus  episcopus  loco  subsidii  dari  de  quolibet  modio  speltae 
unum  blaffardum  in  duobus  terminis  solvendum. 

Anno  sequenti,  videlicet  MCCCCLVIl,  nuntiatus  est  Leodii  obitus  domini 


1457. 


de  Borbon  ,  patris  episcopi  Leodiensis ,  cujus  exequiae  maximis  cum  expensis  Mor«  pa.ris  nidorid 
sunt  celebratae  in  ecclesia  S.  Lamberti  infra  octavas  Epiphaniae.  Quibus 
peractis,  statim  ad  Mechliniam  dominus  episcopus  perrexil.  His  diebus  domi- 
nus de  Hemberch  jam  pridem  episcopus,  mediante  salvo  conductu,  Leodium 
venit,  ibique  solemniter  susceptus,  quo  etiam  fere  per  annum  integrum 
hospitatus  est.  Venerunt  etiam  statim  post  haec  cornes  de  Blanckenhorch  et 
episcopus  Suessionensis  ex  Francia,  ut  esse  possent  de  concilio  novi  episcopi. 
Deinde  hoc  tempore,  post  Pascha  videlicet,  erectum  fuit  in  foro  Leodiensi 
pilorinarium ,  gallice  le  Peron,  statim  postea  pi-etiosissime  cum  suis  perti-riio.in.riun.crisi.ur 
nentiis  et  circumstantiis  deauratum.  Hoc  anno,  in  octavis  apostolorum  Pétri 
et  Pauli,  émit  dominus  abbas  S.  Laurentii  una  cum  suo  conventu  fortalitium 
de  KikenpoÎH  cum  suis  appenditiis  pro  plurimo  pretio ,  quare  necesse  erat  Kikenpoi»  emitur. 
multas  vendere  pensiones.  Hoc  anno  discordia  fuit  vehemens  inter  Leodienses 
et  Aqueuses  atque  Trajectenses ,  et  vexilla  explosa  sunt  in  foro  Leodiensi  ad 
invadendum  fines  Brabantinorum ,  occasione  militis  de  Fontanis  qui  se  rebel- 
lera dominis  S.  Lamberti  exhibuit,  et  plurimae  convocationes  et  diaetae  sunt 
habitae  inter  dominum  electum  et  civitatem  Leodiensem,  lam  in  S.  Trudone 
quam  in  Trajecto.  Tandem  tamen  tracta tum  est  de  pace. 

Anno  deinde  MCCCCLVUI,  magistri  civium  ex  Leodio  euntes  Trajectum  i458eii459 
invilabant  dominum  electum  ad  fulurum  Epiphaniae  feslum.  Qui  sic  vocatus  ^*'' Teod 
Leodium  venit  statim  circa  meridiem ,  pulcherrima  comitiva  stipatus.  Hoc 
nihilominus  anno  atque  etiam  sequenti  anno,  LIX  videlicet,  pullularunt  mul- 
tae  diflFerenliae  ac  occasiones  discordiarum  inter  dominum  electum  et  suam 
civitatem ,  propter  libertates ,  quas  francisias  dicunt ,  quibus  dominus  con- 
traire videbalur.  Ob  quam  rem  dominus  episcopus  saepius  se  a  Leodio  ab- 
sentkvit,.  jam  ad  Huyum ,  jam  Trajectum  vel  alia  ad  loca  suos  cives  ad  se 
vocans,  plurimas  diaetas  hac  de  causa  constituendo.  De  quibus  pluradicere 
deberem,  si  iis  personaliler  interesse  meruissem.  Quippe  miuorennis  existens, 
nulla  memoria  vigens,  nimirum  recenter  natus  in  hujus  anni  principio,  ul- 
tima  Yidelicet  Januarii ,  anno  LIX ,  circa  meridiem  ,  quod  ulinam  omine  sit 


Episcopus  es  Traj»T(o 
'ium  venit. 


8 


JOHANMS  DE  LOS 


f»-»  O"""^ 

rum  lanrli  Latnberti 

Sp«<:Ucuia. 


Leodii  cessatur  a  diti 
nii. 


bono!  AnnoLVlII,  papaCalixlus  obiit,  loco  cujus  papa  Paulus  eligilur.  Nota 
Mor,joh.o„..deHen.-quod  hoc  aDDO ,  ïd  cFastino  sancti  Lucae  evangelistae .  dominus  Johannes  de 
\:::l:X:Zr^Z.  ffemberch ,  dudum  episcopus  Leodiensis,  in  oppido  Dieslensi  diem  clausit 
extremum.  His  diebus  diversae  sunt  raissae  Leodium ,  ex  parte  ducis  Burgun- 
diae  et  aliorum  principum,  legaliones,  nobilibus  multis  ad  hoc  negotium  com- 
mune bonum  concernens  salis  exquisite,  provideque  et  diligenler  deputalis. 
Civitas  autem,  salvis  suis  privilegiis,  curavit  sibi  in  bac  parte  difiFerentiali  arbi- 
tramento  régis  Franciae  se  commiltere.  Quapropter  quatuor  magistri  civium, 
quatuor  numéro  ex  parle  civilalis  deputati ,  cura  decenti  societate  ad  regem 
Franciae  sunt  missi. 
1460.  Anno  MCCCCLX,  inceptus  est  murus  super  gradus ,  rétro  chorum  ecclesiae 

";t;r:;î:fiV^^ct::  s.  Lambeni,  pulchenimo  sculptili  opère.  Eodem  anno  raense  Augusti,  circa 
festura  sancti  Laurentii  et  deinceps,  arabitiosa  plurimum  facU  sunt  spectacula 

in  Leodio,  per  vicos  vicissim,  etc.  Unde  magistri  civium  necessario  curave- 
runt  prohibere  hujusce  modi  societatum  partiales  petulantias.  Hoc  itidem 
anno ,  pluries  cessatum  est  in  ecclesiis  Leodii ,  propter  laïcalem  raanum  m 
clerum  injectam  ,  occasione  cujusdam  canonici  a  suo  concanonico  in  oppido 
Diestensi  interfecto.  Propter  quod  executores  domini  episcopi  capientes  rec- 
torem  scholarium  ecclesiae  S.  Sulpitii,  duxeruut  in  Curinghem  captivum  , 
exlorquentes  per  torturas  certam  summam  pecuniae ,  qua  redimere  se  habe- 
bat  captivus  praetactus.  Quem  cura  insUnter  secundariae  ecclesiae  a  domino 
episcopo  répétèrent ,  et  ipse  captivum  reddere  nollet ,  organa  sua  diversis 
yicibus  suspendentes ,  a  divinis  oftîciis  cessare  cura\erunt.  Quae  res  nimirum 
coepit  esse  seminarium  aliorum  sequentium  malorum.  Ad  cujus  rei  augmen- 
Procuratorum  insoien.  tum  acccssit  ct  alia  cxorbitatio  procuratorum ,  praecipue  eorum  qui  fiscales 
constituti  erant  ex  parte  domini  episcopi,  in  diversis  locis  Leodiensis  dioecesis 
radentes  indifferenter  pauperem  plebem  etiam  pro  parvis  excessibus,  usque 
ad  unguem  cunctam  carnem  in  superficie  ad  ossa  usque  depascendo.  In  tan- 
tum  quod,  prout  fertur,  per  exactissimam  inquisitionem  commissariorum 
ad  hoc  constitulorum  veraciter  compertum  sit ,  procuratores  solum  in  patria 
Lossensi,  infra  spatium  quatuor  autquinque  annorum,  a  pauperibus  se  defen- 
dere  non  valentibus  summam  centum  millium  florenorum  aureorum,  exceptis 
attamen  compositionibus  (quae  septem  florenos  non  excedebant),  emulsisse 
seu  extorsisse.  Quare  pertaesus  cunctus  peromnes  fines  patriae  populus,  ad 
çoelum  vociférantes  murmurare  coeperunt ,  omnem  ecclesiasticam  jurisdic- 


tia. 


CHRONICON. 


9 


tionem  détestantes ,  maxime  etiam  pro  eo  quod  domini  majoris  ecclesiae , 
quibus  de  praefatis  exactionibus  sufficienter  insinuatum  fuerat,  nullum  cu- 
rabant  apponere  remedium.  Et  propterea  accidit  summum  slatim  inconve- 
niens  propter  negligenliam  eorum,  qui  praecedentibus  inconvenientiis  resistere 
non  curabant.  Igitur  principiis  obsta,  tarde  medicina  paratur. 

Igitur  anno  LXI,  cum  eatenus  pauper  devorarelur  in  abscondito,  et  pro-  uei. 

curatores  in  suis  executionibus  faciendis  modum  non  haberent,  certos  po- 
nendos  limites  procul  dubio  in  dies  excedere  curantes,  ex  multo  murmure 
communis  populi  jamdudum   fatigati ,    occasione  accepta ,   praecipue  cum 
tempus  malum  malevolis  arridere  videretur,  ecce  passim  viles  et  inopes  per- 
sonae,  homines  rurales  atque  tabernarii,  quadam  divina  permissione,  eccle- 
siasticam jurisdictionem  temerantes  vililer  coeperunt  conculcare  et  in  despec- 
lum  Dei  et  ecclesiasticae  liberlatis  evertere.  Emerserunt  deiiique  ex  villulis  et 
agris  hujuscemodi  homunciones  temerarii,  se  vocitantes  teutonice  di/  cluppel- 
sdMyers  \  ferenles  super  brachium  seu  pileum  suum  picturam  ,  scilicet  vagum  Procura.ores  et  cccie- 
m  papiro  depictum  hominem ,  fustem  viridem  manibus  ferentem ,  qui  in     jLVa  plrcmlunfÛ?" 
diversis  locis  confoederati  gregalira,  socialiter  incedentes,  ecclesiam  malignan- 
tium  ausi  sunt  constituere.  Nam  primum  circa  oppidum  Lossense  in  quodam 
villagio  quemdam  presbyterum,  Hellinum  nomine,  laïcaliter  satis  viventem , 
coeperunt  invadere  ,  domum  ejus  destruendo  ac  subslantiam  diripiendo  ' 
ipsumque  presbyterum  capile  deorsum  verso  in  foveam  quamdam  demer- 
gendo.  Statimque  alium,  nomine  Beyart  ^  procuratorem  aggressi,  in  raedio 
vivarii  gratia  majoris  securitatis  locum  habitationis  sibi  constituentem  ,  domo 
mox  ejus  circumdata  et  violenter  destrucla,  captivum  abduxerunt,  multam 
pecuniariam  mulctam  ei  imponentes ,  tandem  bene  mulclatum  vix  abire  per- 
miserunt.  Quidam  etiam  eorum,  postquam  in  conventu  Carthusiensium  prope 
Diest  in  Seelem  bene  pransi  satis  comedissent  et  bibissenl,  prae  nimia  eorum 
petulantia,  dimissa  aqua  ex  vivario  suorum  aluranorum ,  omnes  pisces  des- 
truxerunt  gratiarum  loco  actionum.  Haec  vero  etsimilia  fréquenter  in  patria 
Lossensi  agebantur,  ubi  ortum  habere  praedicti  lalrunculi  coeperunt,  prae- 
cipue circa  sanctum  Trudonem ,  in  Tongri  et  circum  circa.  In  oppido  Los- 
sensi ,  ante  peronem  in  medio  fori  ex   scriniis  procuratoris  undecumque 
progesla  ac  direpta  registra ,  libellos,  processus,  instrumenta,  litteras  et  quid- 

»  Cfr.  Foullon  ,  Hùt.  Leod.,  tom.  II ,  part.  L  p.  49.     ^  Alia.  Reyart, 


10 


JOHAjNNIS  de  LOS 


quid  scriplurae  reperire  potuissent  sine  respeclu,  saepe  *  etiam  alicujus  con- 
tradictione,  publiée  igné  concreraanles  combiisserunt.  Simili  modo  in  aliis 
locis  effecerunt,  maxime  tamen  inTungrensi  oppido,  ubi  malignantium  caput 
D.ru.ocun.e,piri-  erexerunt,  in  ecclesia  videlicet  S.  INicolaï,  qua  abutenles  derisorie ,  curiam 
'"**"'  officialis  fingendo ,  ad  placitandum  aptum  sibi  locum  delegerunt.  Quo  etiam 

unum  ex  suis ,  ad  flagitia  perpetranda  potiorem ,  officialem  constiluerunt , 
cujus  nomine  et  auctoritate  usurpata  ridiculose  homines  citabantur  ,  con- 
demnabantur  et  excommunicabantur ,  et  hoc  per  procuratores ,  apparitores, 
syndicos  fictitios ,  qui  nominibus  et  cognomine  procuratorum  se  vocari  per- 
miserunt.  iVam  alius  vocabatur  Back,  alius  Sonck,  alius  Juncis,  alius  Gorreti, 
atque  alii  aliter  et  aliter  juxta  cognoraina  eorum,  quorum  officia  usurpative 
exercere  videbantur  ,  quos  etiam  piaetaclos  procuratores  apposuerunt  capti- 
Tare  et  captis  immensam  muictam  imponere.  Ita  quod  unusquisque  eorum 
qui  in  manus  eorum  incidisset,  juxta  facultatem  subslantiae  suae  datis  pecu- 
niis,  necessario  habebat  se  redimere,  alius  pro  tribus  millibus ,   alius  pro 
duobus,  alius  mille  florenis,  atque  aliqui  evaserunt  pro  quingentis,  aliqui 
pro  florenis  ducentis,  alius  vero  solvit  sic  et  sic,  prout  componendo  apud 
praedictos  exactores  gratiam  potuit  invenire.  Sed  et  homines  praelereuntes 
ad  se  vocabant,  et  per  aggrava tionem  eos  excommunicatos  reputabant,  et  quos 
volebant ,  mediante  pecunia  absolvebant.  Haec  autem  et  similia  quotidie  in 
derisionem  ecclesiasticae  jurisdictionis  per  taies  fictitios  officiales  gerebantur. 
El  quod  magis  est,  non  erat,  vel  saltem  raro  erat  aliquis ,  qui  bis  monstruosis 
attenlatis  condoleret ,  ne  dicam  contradiceret.  Sed  potius  pro  ludo  ista  habe- 
bantur,  et*  (sicut  communiter  fieri  consuevit)  laïcos  et  homines  seculares 
novitatum  avidi  sibi  fautores  favorabililer  constituerunt.  Et  inde  erat ,  quod 
nullus  ausus  fuit  praefatos  derisores  corripere,  et  post  consequens   minus 
aliquis  praesumpsit  eis  prohibendo  legem  imponere.  Quare  dominus  epis- 
copus,   bis  sic  se  habentibus,   per  suum  capitulum  celeriter  vocatus  venit 
Leodium,  et  indicto  capitulo,  multae  querelae  a  diversis  partibus  et  deputatis 
QuereUe  .pud  epi.co-  oppidorum  coram  domino  episcopo  exstiterunt  propositae,  causatumque  est 
r."p,!rofficuîer  ibidem  de  dissimulatione  dominorum  episcopi  et  aliorum ,  ex  parte  ipsius  offi- 
cialium  et  commissariorum.  Et  quia  anle  aliquot  annos  contra  fiscalium  et 
procuratorum  exorbitationes  nullum  appositum  fuit  remedium ,  ideo  necesse 


*  Forlasse  iegendum  sine. 


CHRONÎCON. 


11 


erat,  quod  consequenter  haec  redundare  inciperent  in  ipsum  dominum,  imo 
finaliter  malo  auspicio  in  totum  communem  populum.  Quod  heu!  tandem 
damnabiliter  vidimus  impletum.  Praeterea  ordinatum  ibidem  tune  erat  quod 
magistri  cum  certis  deputatis ,  per  comitatum  Lossensem  ac  in  aliis  locis  op- 
portunis ,  debitam  de  praetaclis  inquisitionem  facere  deberent  et  inquisita  di- 
ligenter  referre.  Sed  cum  causa  inquirendi  deputati  ad  Tungrim  venissent, 
non  suntpermissi  inquisitionem  facere,  sed  per  Tungrenses  sunt  prohibiti, 
et  sic  vacui  ad  propria  sunt  reversi.  Porro  alii  deputati,  missi  per  alia  loca 
comitatus  Lossensis ,  reversi  sunt  feria  qiiarta  anlePascha.  Unde  post  octavam 
Paschae  venerunt  Leodium  magistri  civium  singulorum  oppidorum  ,  sollici> 
Untes  quatenus  coepla  inquisitio  sortiretur  effectum.  Quibus  adhaesit  domi- 
nus Raso  de  Lintris ,  alias  de  Heers,  principalis  tanquam  contra  procuratores  Raso  de  Hem. 
executor.  Praeterea  dominus  Leodiensis ,  iiolens  se  partem  facere  cum  pro- 
curaloribus ,  proteslatus  est  se  ignorasse  procuratorum  excessus  ,  et  omnia 
facta  fuisse  sine  ipsius  consensu.  Quare  factum  est,  quod  ipsemet  dominus 
episcopus  una  cum  magistris  civium  et  aliis  consulibus  et  juratis  in  unam    Episcop.  officî.i« 
sententiam  conveniret,  quatenus  oranes  de  curia  sua  officiales,  videlicet  sigil-       "««l'^t^niur. 
lifer,  cancellarius,  officialis,  notarii  et  quicumque  alii,  coram  scabinis  cilandi 
vocarentur.  Item  et  collectores  archidiaconatuum  cum  notariis  et  procura- 
toribus  sunt  vocali.  Qui  comparentes  una  cum  aliis  praetactis  omnes  juxta 
sua  démérita  exstiterunt  condemnati ,  et  ad  certas  pecuniae  summas  exsol- 
vendas  sunt  adstricti ,  quarum  tertia  pars  debebatur  domino  episcopo ,  se- 
cunda  pars  oppido,  ubi  condemnatus  moram  trahere  putabatur,  et  alia  tertia 
pars  solvebatur  civitati  Leodiensi ,  vel  aliter  juxta  exigentiam  personarum  et 
locorum.  Unde  penullima  Aprilis  proclamatus  est  Nicolaus  Sonck  condem- 
natus in  tribus  millibus  florenorum  Rhenensium,  deinde  Hugo  Bock  con- 
demnatus in  duobus  millibus ,  item  Kei/art  «  in  trecenlis  aureis ,  item  Jacobus 
Gorren  in  ducentis ,  Johannes  Juncù  in  centum  quinquaginta  Rhenenses.  Et 
sic  consequenter  factum  est  cum  aliis,  qui  omnes  proclamati  sunt  et  mulctati 
juxta  eorum  facultatem  et  exigentiam  ,  privatique  omnibus  suis  officiis  et 
coramissionibus ,  inhabiles  elFecti  quibuscumque  officiis  habitis  et  habendis. 
Praeterea  et  in  aliis  oppidis  facta  inquisitione  omnes  simili  modo  fuerunt 
eadem  poena   condemnati  hujuscemodi   vitii  rei  avari  exactores.  Post  haec 


1    Alias  Reyart. 


12 


JOHANINIS  DE  LOS 


tur. 


conabalur  dominiis  episcopus  corrigere  per  favorem  et  diffinilionem  scabi- 
norum  et  magistroruin  forefacta  et  excessus  cleri  et  ecclesiastici  status ,  sed 
ad  intentionem  siiam  in  hac  parte  non  pervenit,  contradictores  enim  habuit. 
Ad   Anouium  p.iatii  Deindc  dominiis  episcopus  multos  ex  patria  Lossensi  ad  Annulum  palatii  stu- 
epi.copu.voc.tLo..  ^^^^^  ^ocaFC,  quae  res  facile  malum  potuisset  sortiri  finem,  si  ii  qui  vocaban- 
tur  potuissent  sibi  constituere  capitaneuin.   Interea  cum  haec  et  quamplura 
similia  attenlarenturhinc  inde,  quaenimis  prolixa  sunt  mandare  scriplis,  con- 
Ep.scopHnMechiia..«  tigit  dominum  episcopuni  Mechliniam  pergere  ob  mortem  régis  Franciae  , 
*■"'"'"  quia  fama  erat ,  quod  dux  Burgundiae  Delphinum,  in  Brabantia  exulantem    , 

armata  manu  deberet  in  suum  regnuni  deducere.  Verumtamen  statim  post- 
quain  rex  novus  in  suo  regno  receptus  fuisset  pacifiée  ,  nuntialum  est  Leodii, 
quod  ipse  rex  proponeret  se  de  Leodiensibus  vindicUm  suniere ,  pro  eo  sci- 
Re,Fr.nciae.Leod.en.  licct  quod  Lcodieuscs  dcfuncto  régi  ipsius  patri  favorabiles  exstitissent,  pac- 
,e,  min-D..  plaça-  ^^^  ^^^  foedus  cum  ipso  habentes  ,  de  tradendo  videlicet  filiuni  exulem  ad 
manus  patris  ipsum  persequentis.  Cujus  indignationem  régis  ipse  dux  Bur- 
gundiae, coram  rege  in  terra  proslratus,  pro  Leodiensibus  orans ,  opportune 
curavitexstinguere.  Dominus  autem  Leodiensis  nactusopporlunitatem,  nie- 
mor  injuriarum  in  causa  jurisdiclionis  suae  violatae,  studuit  oleum  adhibere 
caraino,  de  injuriis  sibi  et  suis  illatis  coram  rege,  prout  ferebatur,  conques- 
tus.  Nihilominus  tamen  per  litteras  ad  Leodium  direclas  \isus  est  suadere 
Leod.ec,iu«ieg.t.o  in  civibus  suis .  quateuus  honcstam  legationem  Leodienses  ad  regem  indignatum 
^*^'"^  destinarent,  si  forte  iram  régis  ralionabiliter  placare  possenl.  Quod  et  fac- 

tum  est.  jNam  missi  sunt  magistri  civium  una  cum  nonnullis  aliis  sapienti- 
bus  et  eloquentissimis  viris  accurate  ad  taie  negotium  explendum  deputatis. 
Exeuntes  ergo  a  Leodio  cum  quodam  capitaneo  a  rege  raisso,  infra  octavam 
sancti  Aegidii  tandem  favorabiliter  coram  rege  sunt  deducti ,  atque  ab  eo  gra- 
tiose  praeler  spem  fuerunt  suscepti,  non  obstante  insimulatione  qua  satis  cri- 
minabiliter  apud  ipsum  regem  exstiterant  accusati.  Adeo  enim  apud  regem 
successu  temporis  gratiam  meruerunt ,  quod  nonnuUi  eorum,  qui  missi 
fuerant,  insignibus  militaribus  insignirentur ,  quorum  videlicet  advocatus  de 
Leers  unus  exstitit ,  et  alter  dominus  Johannes  de  Saranio.  Magister  vero 
Aegidius  de  Meess  recusavit  sibi  tantura  honorem  adhiberi ,  pro  eo  scilicet 

»  Cfr.  De  Reiffenberg ,  i/emciire  sur /<;  séjour  14i>6  à  1461.  (  Noot.  Mémoires  de  l'acade.ie 
que  Louis,  Dauphin  de  Viennois,  depuis  roi  sous  royale  des  sciesce»  et  belles-lettres  de  Brux.  , 
le  nom  de  Louis  XI ,  fit  aux  Pays-Bas  ,  de  l'an      lom.  V.) 


CHRONICON. 


13 


quod  terram  seu  dominium  temporale  minime  haberet.  Praeterea  ad  petitio- 
nera  eorum  ,  qui  in  hac  parte  legationem  Leodiensium  strenue  sunt  executi, 
sub  protectione  seu  salvagardia  Leodienses  ab  ipso  rege  jam  bene  pacato 
bénigne  sunt  suscepti.  Igitur  dominus  episcopus  a  Francia  ad   Bruxellam 
reversus ,  coepit  valde  rigorose  procul  dubio  contra  suos  cives  procedere ,  imerd.ctu» 
cuncta  oppida  comitatus  Lossensis  una  cum  civitate  Leodiensi  interdicto  sup- 
ponendo  \  et  hoc  ad  instantiam  procuratorum ,  quorum  causam  ob  excessus 
contra   ipsos  perpetratos  jam  conabatur  ipse  dominus  episcopus  ordinaria 
auctoritate  studiose  defendere.  Appellatum  tamen  nihilominus  est  ad  me- 
Iropolitanum  archiepiscopum  Coloniensem.  Qua  appellatione  non  obstante, 
partibus  hinc   inde  variantibus  ,   observari  coepit  interdictum  circa  finem 
Novembris  ,  non  sine  magna  commotione  plebis  vix  mitigari  volentis.  Qua- 
propter  oborta  est  quodammodo  quaedam  controversia  inter  clerum  et  com- 
munem  populum  diversa  proponentem.  Porro  deputati  sunt  quidam  domini 
ex  parte  ecclesiarum,  qui  una  cum  magistris  civium  pergerent  ad  dominum 
episcopum  Mechliniae  residentem  ,  quaestionem  super  praetacto  interdicto 
relaxando  quantocius  habituri.  Qui  cum  apud  dominum  episcopum  suam 
legationem  legaliter  executi  fuissent,  revertentes  in  crastino  apostoli  Thomae , 
retulerunt  ex  parte  domini  episcopi  quamdam  cedulam,  cujus  tenori  si  Leo- 
dienses inlendere  vellent  ,   tune  diaeta  una  vicesima  Januarii  in   Trajecto 
habenda  foret.  Igitur  contentis  praetactae  cedulae  spretis ,  et  per  consequens 
praelibata  diaeta  in  Trajecto  habenda  non  admissa ,  multiplicari  coeperunt 
mala  m  patria  ,  quippe  civibus  tumultuantibus  contra  consiliarios  et  fautores 
episcopi,  quos  perpetuo  a  patria  proscribi  procurarunt.  et  e  contra  domino 
episcopo  nimis  suo  consilio  suoque  sensu  inhaerente,  quibus  raagis  rigore  uti 
hbuit  quam  modo,  contra  id  poëticum  :  Omm'hcs  adde  modum,  etc.  Ouam 
abusus  modi  toti  patriae  postea  fuerit  contrarius  et  nocivus,  heu  !  in  sequen- 
tibus  postmodum  lamentabiliter  patebit. 

Igitur  omissis  multis  quae  per  singula  recitari  nimis  prolixum  esset.  ad 

7^^^^'^S  ""T"^'  '"  oppido  Trajectensi  circa  principium  Januarii  ......  ..,,..„ 

anni  L\II  celebrandam,  accesserunt  Trajectum  una  cum  magistris  civium 
praelat.  ecclesiarum  atque  alii  deputati  ex  singulis  rainisteriis.  Ubi  cum  plu- 
nma  pluries  per  doctos  viros,  ex  parte  archiepiscopi  Coloniensis  missos  pro 

'  Cfr    Foullon ,  op.  cit.     tom.  Il ,  part.  I ,      tene  Amplis.,  collect.,  tom.  IV,  p.  1250. 
p.  5« ,  et  Adnanu»  de  Veteri  Busco ,  apud  Mar- 


14 


JOHANINIS  DE  LOS 


tum  inillia   llor 


ceii' 
au 


reoruin 


bono  pacis,  pro  relaxalione  interdicii  proponerenlur  el  pro  concordia  inler 
partes  habenda,  etiam  ex  parle  ducis  Burgundiae  vicem  suam  interponenUs 
salis  opportune  sollicitaretur ,  tandem  posl  plures  conventiones  penitus  nihil 
factum  est  seu  conclusum ,  quod  relatione  posset  esse  dignum.  Porro  legati 
ex  parle  ducis  Burgundiae  ,  audientes  suum  dominum  febribus  laborare  , 
nerolio  infecto  ad  sua  loca  quantocius  abierunl.  Deniciue  pro  bono  pacis  non 
cessabant  laborare  boni  viri ,  prout  episcopus  Tornacensis  ^  cum  alns  nobili- 
bus  hominibus  ducis  Burgundiae  denuo  ad  Leodiuni  deslinatis,  habent.bus 
commissionem  quomodo  modus  in^eniri  possel,  per  quem  dommus  episco- 
pus in  suam  civitatem  pacifiée  reduceretur,  cunctorum  offensis  hinc  mde 
dimissis.  Quod  cum  facile  fieri  non  essel  possibile  (quippe  hmc  mde  parti- 
bus  in  suo  rigore  perseverantibus) ,  nam  episcopus  centum  millia  floreno- 
■  rum  aureorum  pro  suis  expensis  in  diversis  locis  faclis  pro  subsidio  exigebat, 
atque    ut  reverterenlur  ad  civitatem  proclamali  ac  sui  occasione  bannili ,  in- 
slanter  volebat.  Ex  adverso  vero  cum  praetaclis  episcopi  Leodiensis  petilioni- 
bus  Leodienses  cives  semper  populariler  lumuUuanles  nequaquam  salisfacere 
vellenl ,  sed  magis  tanquam  malos  episcopi  coosiliarios  peipetuo  merito  rele- 
pandos  decrevissent .  el  denuo  novo  a  sede  apostolica  interdiclo  mipelralo, 
omnis  iraclatus  cunclusque  labor  vices  suas  interponenlmm  cassalus  est    et 
in  vanum  exslitil  habitus.  Et  sic  factum  est,  quod  in  dies  malis  prioribus 
peiora  mala  damnabiliter  succédèrent ,  el  omnis  spes  pacis  el  concordiae  mter 
dominum  episcopum  et  suos  cives  fere  penitus  adempta  essel,  praecipue  ideo 
quia  cum  continuo  dominus  Leodiensis  a  sua  palria  absens  esse  mallet,  et 
omnis  lex  et  justilia  ,  domino  episcopo  sic  volente,  ubique  dorm.laret,  per 
totam  patriam  injustitia  suum  caput  erigere  coepit,  et  hoc  eo  violentms  et 
insolentius  quo  temeritati  et  improbo  malignantium  ausu  nullus  probus  con- 
tradicere  praesumebal.  Interea  vero  quid  de  novo  apostolico  mlerdiclo  m 
mense  Septembri  posito  fieri  deberet ,  cum  plurima  conlingerel  haesitatio , 
aliis  cessarevolentibus,  aliis  appellationi  inhaerendum  esse  putanlibus,  tan- 
dem appellatum  est  a  papa  minus  consulto  ad  ipsum  melius  consultum.  iNihi- 

1  Guilielmus  de  F.llalre ,  Burgundio ,  ordinis  leo.e. ,  denique  anno  MCCCCLX  ad  Tornacen.e, 

S   Benedicti  monachu»  el  abha»  S.  Bertini  Au-  nomioalu^fuit.  Librum  gallico  .d.omale  .^r.p..t 

domaropoli,   iavore   Philippi  Boni  Burgundiae  de  ongine  el  praerogalivi.  ord.n,.  Aure.  Velle- 

duci.  ,  cuju.  ob.equii.  prideo.  addiclu»  erat ,  ri.,  cujus  cancellariu.  a  Ph.hppu  ^"-(uer^i 

primum  ad  infula»  Virdunen.e.  ,  inde  ad  Tul-  constitulu..  Clr.  B.bhoth.  Belg.,  lom.  I,  p.  402. 


CHRONICON. 


15 


tclum       tnmsrcrri 


lominus  tamen   magna  exslitit  facta  consultatio  inter  doctores  Colonienses 
diversimode  in  hac  parte  sentientes.  Quibus  non  obstantibus,  pro  majori  eau- 
tela  observatum  est  interdictum  ,  excepto  quod  aliqui  ex  mendicantium  ordi- 
nibus  propter  terrorem  civium  divina  officia  ad  tempus  publiée  celebrabant. 
Dominus  autem  episcopus  auctor  interdicii  et  cessari  procuraus  misit  ad  vil- 
licum  Leodiensem,  jubcns  quatenus  ipse  virgam  deponeret  et  scabini  sedes  Tr.ie 
suas  m  Trajecto  tenere  deberent,  omnemque  ecclesiasticam  jurisdictionem     i.uulr'"""  '^' " 
una  cum  ofhcialis  curia  el  sigillo  ad  oppidum  ïrajeclense  transferendo.  Sed 
el  sacros  ordines  post  festum  exaltaUonis  sanclae  Crucis  per  suum  suffraga- 
neum  *  in  Trajecto  celebrari  instiluit.  Praeterea  circa  médium  mensis  Octo- 
bris  misil  civitas  Leodiensis  nobilem  legationem  tam  ex  ecclesiaslicis  quam 
ex  seculanbus  sapientibus  viris  versus  ducem  Burgundiae ,  gralia  sanum  con- 
sihura  habendi.  Sed  quid  factum  fueril  non  facile  percipiebalur ,  nisi  quod 
cum  mox  Leodium  essent  reversi ,  slatim  denuo  ad  Bruxellam  properare  cu- 
rabant ,  ubi  diaeta  commune  bonum  concernens  teneri  debebat.  Quae  tamen 
difficilem  sorlita  est  effectura.  Interea  enim  dominus  episcopus  missis  litteris 
ad  Leodium,  ipso  videlicet  die  omnium  Sanclorum,  voluit  quod  Leodiense 
capitulum  una  cum  secundariis  ecclesiis  se  transferret  ad  Trajectum    Super 
quo  magistri  civium  ,  in  die  Animarum  ,  in  capitulo  Leodiensi  coram  domino 
decano  et  suis  canonicis  projecerunt  in  medio  excommunicationis  processus. 
Sed  ubi  decanus  legendo  aliquantulum  mateiiara  intelligeret ,   omnia  a  se 
rejecit,   obtestanlibus  magislris  quod  coeptam  appellationem  prosequi  vel- 
lent,  non  curando  quidquid  inde  evenire  posset.  Porro  in  craslino  S.  Huberti 
dorn,n,  de  majori  «  ad  capitulum  sancti  Pétri  convenerunt  una  cum  aliis  eccle- 
sus    et  deinde  ad  S.  Lambertum  descenderunt,  ubi  conclusum  fuit,  quod 
cert.  depulati  ad  dominum  Leodiensem  mitterentur,  de  translationis  neLio 
se  excusaluri.  Quos  itaque  missos  dominus  episcopus  audire  in  suis  commis- 
sionibus  cum  recusaret,  dicerelque  se  amplius  nihil  requirere  ab  ecclesiis 
quam  quod  SUIS  antecessoribus  exhibilum  novisset,  etc.;  propter  quod  in 
crasl.no  ecclesiae  ab  hac  sui  episcopi  sententia  appellaverun.  Circa  ha'ec  tem- 
pera e  eeti  sunl  per  vicos  civilalis  Leodiensis  capitanei ,  pro  eo  quod  fama 
venerat  quahter  cmtas  Maguntina  per  suos  cives  îradila  ;x^slitisset!' 

Demde  décima  Decembris  receptus  est  Leodii  cum  summo  honore  et  clan-  ....  .,.  .... 

»  Johannes,  episcopus  Liberiensis.  Cfr.  Ernsl,      pap.  157 
Tableau  hist.  el  ckron.  de,  suffragan,  de  Liège,  2  Eccieûa. 


Leodium  venît. 


16 


JOHAlNiNlS  DE  LOS 


CHRONICON. 


17 


pore  buccinariim  quidam  vir  nobilis,  unus  praesidenlium  parlainenli  reg.s 
Franciae ,  prout  ferebatur ,  ex  parte  régis  raissus  primum  ad  ducem  Burgun- 
diae .  deinde  ad  episcopiim  Leodiensein  et  quidem  ad  totam  communitatem 
civitatis  Leodiensis.  etc.  Hune  praefatum  régis  coramissarii.m  magistri  civium 
circuraduxerunt  per  singula  monasteria  civitatis  ,  exhibentes  se  plurimum  fa- 
Torabiles  et  gratiosos,  propinantes  eidem,  antequam  recederet  a  Leodio,  vasa 
arpentea  pretiosa  multa.  ponderis  .idelicet  xliij  raarcharum ,  cunct.s  etiam 
ipsius  suoruinque  expensis  solutis,  ac  insuper  tota  ejus  familia  nov.s  vest.- 
mentis  decorata ,  cui  pro  bibalibus  summa  quinqi.aginta  Rhenensium  dice- 
batur  propinata.  Hic  praelibatus  dominus  toto  tempore,  quo  m  istis  partibus 
fuit ,  spatio  videlicet  quasi  quatuor  mensium .  valde  pro  pace  et  concord.a 
fideliter  se  exbibere  studuit,  personaliter  in  diaetis  diversis  comparendo.  quae 
vel  Trajecti  vel  etiam  Bruxellis  seu  quocumque  alibi  tenebantur,  régis  ne- 
potium  strenue  exequendo,  et  praecipue  in  causis,  quae  ad  pacem  Leod.en- 
sium  erant,  prout  in  commissis  habuit,  integrum  se  virum  et  fidum  exh.buit. 
Sequenti  vero  anno ,  qui  erat  LXIII,  penultima  Martii,   missus  legatus 
.PO.O..C.  ie«,u  .nur.  apostolicus  ^  vcuit  ad  urbem  Aquensem  ,  ubi  auctorilate  apostolica  fec.t  vocar. 
IZl^T""  '^'  dominum  episcopum  Leodiensem  et  burgimagistros  Leodienses,  uua  cum  ains 
magistris  oppidorum  comitatus  Lossensis  :  ubi  cum  plurima  fieret  altercatio 
inter  partes ,  scilicet  inter  episcopum  et  suos  cives ,  quos  ligatos  a  se  censuris 
teneri  gloriabatur  episcopus.  Magistri  ex  parte  civium  nuUura  voleban!  mire 
tractatum,  nisi  prius  tollereturinterdictum.  Ad  quod  consilium  episcopus  con- 
sentire  noluit ,  nisi  de  offensis  domino  episcopo  prius  esset  satisfactum.  Do- 
minus vero  legatus  interponens  vices  suas,  suadebat  Leodiensibus  de  cautione 
ponenda,  ad  tenendum  irrevocabiliter,  videlicet  ea  quae  domini  de  Rota  jiidi- 
caturi  essent.   Cautio  vero  erat  centum  millia  Rbenensium.  Magistri  autem 
reversi  ad  propria .  post  Pascha  per  dominum  legatum  denuo  sunt  citali  ad 
certum  diem.  Quibus  comparentibus ,  dictus  legatus  multas  proposuit  vias 
ad  inveniendum  pacis  modura,  sed  neque  etiam  bac  vice  voluerunt  Leodienses 
intrare  aliquem  tractatum,  nisi  prius  tolleretur  interdictum.  Quod  legatus 
renuit  facere,  nisi  reintegrata  jurisdiclione  ecclesiaslica .  et  caetera  similia. 
Cives  autem  cum  magistris  importune  instabant  apud  ecclesias  de  organis 
suis  resumeodis ,  mediante  nova  denuo  appellatione  interponenda.  Quod  cum 

t  Nunlius  apostolicus ,  a  Pio  II  missu.  ad  in-      dum ,  erat  Pelru.  Ferrici ,  decretorum  doctor . 
terdicti  causam  eiaminandam,  illudque  relaxan-      electu»  episcopus  Tj  rasonensi». 


ecclesia  facere  non  auderet,  petens  sibi  usque  in  crastinum  dilalionem  deli- 
berandi  et  terminum  mitlendi  ad  urbem,  quidam  rainisteriales,  mechanici 
prout  fabri ,  sua  officia  statim  voluerunt  claudere  contra  clerum  :  quod  ta- 
men  non  est  praesumplum.  Deinde  statim  dorainica  die,  octava  Maii ,  cives 
in  palatio  congregati  nolentes  esse  sine  lege ,  petebant  instanter  legem  debere 
habere  cursum .  volentes  insuper  sibi  facere  mamburnum ,  volentes  desuper 
probare  amicos  et  inimicos.  Cum  autem  haec  et  similia  saepe  tentarentur 
tandem  coopérante  domino  legato,  qui  improbitates  nostrorum  nonnunquam 
patientissime  suslinuit,  litterae  de  cautione  sufficienti  praeslanda  primum  per 
Leodienses,  licet  difficillime  ad  hoc  induclos,  sunt  sigillatae;  sed  et  non  minus 
difficile  aliorum  oppidorum  consensus  est  ad  sigillandum  acquisitus.  Itaque 
litteris  praetacl.s  sigillatis,  deputati  civitatis  et  oppidorum  perrexerunt  ad  do- 
minura  legatum  in  Aquisgrani  commanenlem,  pelentes  interdictum  relaxari 
debere.  Qu,  bénigne  hoc  se  facturum  respondebat,  reintegrata  tamen  prius 
domin,  episcopi  jurisdictione.  Quapropter  non  diu  postea  post  proclamalam 
in  Leodio  juiisdiclionem  episcopi  ac  restitulam,  ipsamque  debere  deinceps 
habere  cursum ,  et  sub  poenis  et  censuris  ecclesiasticis  a  nemine  lemere  infi  in, 
gendara.  slalim  post  missa  est  ad  Leodium  relaxatio  interdicti.  hora  quinla 
post  vesperas ,  pulsalis  campanis  et  cantantibus  Te  Deum  laudamus.  Praeterea  e  t    . 

Ai^m\nt,i,   \  ^^A'  •  '11  1.       ,  **  "^*'*^' *=«  Episcopus  Leodium  rc- 

dominus  Lcod.ens.s,  qu.  adhuc  d.cebalur  eleclus,  pro  eo  quod  nondum  erat    ;rc'.ZUr"- 
.     in  sacris  consl.tutus,  dominica  posl  feslum  Tcnerabilis  sacramenti,  exceplis 
proclamalis  et  a  civilale  bannitis  episcopi  fautoribus ,  in  suam  ci.italem  est 
reversus ,  sua  elecla  familia  stipatus.  Igitur  in  crasiino  sancti  Johannis  Bap- 
t-stae,  capilulo  ad  hoc  indiclo,  cum  dominus  episcopus  peteret  sibi  concedi 
sua  proposiU,  et  civitas  e  converso  repeteret  sibi  restitui  prout  prius  omnia 
et  neulra  pars  alleri  .oluisset  cedere,  timc  ecce  suspensa  manserunt  ulriusl 
que  partis  pro,K.sila  universa.  Dominus  autem  episcopus  transferens  se  de 
loco  ad  locum,  nunc  videlicet  ad  Huyum ,  nunc  vero  ad  Trajectum  et  ad 
CuriDghen ,  se  suis  Leodiensibus  non  satis  confidens ,  meruit  commendari  per 
hueras  a  duce  Buigundiae  ad  Leodium  destinâtes  comminante.   quod  nisi 
via  juris  et  non  de  facto  in  faciendo  inquisitionem  Leodienses  procédèrent 
praeser  m.  cum  ad  hoc  apos.olicus  legatus  requisitus  in  urbe  Iquensi  resil 
deret    tune  no»  posset  ipse  neque  ejus  filius  Carolus  sui  nepotis ,  episcopi  vi- 
dehcet ,  illatas  injurias  amplius  dissimulando  pertransire ,  sed  assLtentiam  suo 
nepo.i  opportune  intenderet  adhibere.  In  crastino  vero  Aegidii,  cum  AoZ 


la 


JOHANMS  DE  LOS 


nus  episcopus  Trajecti  esset ,  missi  sunt  quatuor  canonici  majoris  ecclesiae 
ex  parle  capiluli ,  ad  remandandum  ipsum  dominum  episcopum  et  ad  inqui- 
rendum  an  ipse  haberet  a  summo  ponlifice  ulteriorem  dispensalionem  super 
videlicet  sacris  ordinibus  non  suscipiendis ,  quia  consules  et  magistri  civium 
requisierunt  in  capitulo,  quod  bona  episcopatus  sequestrari  deberent ,  quia 
Liidovicum  de  Borbon  non  tenerent  pro  suo  domino,  nisi  aliud  ipse  osten- 
deret,  etc.  Dominus  autém  episcopus  ad  se  raissis  respondit  deputalis,  quod 
adhuc  ipse  ad  minus  haberet  annum .  infra  quem  se  posset  facere  promoveri 
ad  sacros  ordines ,  quamvis  etiam  aliam  dispensationem  non  haberet.  Insuper 
ad  tollendum  scrupulum  dixit  se  impetrasse  bullara  novae  dispertsationis ,  qua 
papa  secum  dispensasset ,  donec  Iricesimum  suae  aetatis  implesset  annum. 
Sed  et  ideo  dicebal  se  non  facile  venire  ad  Leodium  ,  quia  nesciret  quos  secum 
deberet adducere,  pro  eo quod  yix  aliquis de  consilio  vel  ejus  familia  suis  aemulis 
esset  gralus  Leodii  existentibus,  quorum  insidias  oplime  foret  expertus.  Cum- 
quedeputatiinstarent,  petentes  copiam  buUae  dispensationis  ipsius  episcopi , 
respondit  se  non  nisi  judicialiter  id  facturum.  Praeterea  cum  haec  et  plura 
alia  fièrent,  qiiae  nimis  prolixa  essent  scriptis  mandare,  et  cum  jam  dommus 
episcopus  nonnunquam  ad  Leodium  revocatus  redire  non  curaret,  negotia 
patriae  intérim  ad  détériora  disponebantur.  Quae  res  etiam  in  ea  parte  aug- 
mentum  sumpsit ,  quo  inter  quosdam  magnâtes  patriae  ob  privatum  odium 
Ducordi.  inter  B.,o-  iutestiua  bclla  succrcsccre  videbantur.  Nam  inter  dominum  Rasonem  de  Heers- 
î::nt  aXlir  castri  alias  Lintris  et  domicellum  Johannem  de  Hamalia  capitale  diu  viguil  bel- 
lum,  in  quo,  persecutione  durante,  plurimorum  se  partes  facientes  dexteram 
manum  seu  pedem  abscissos  amiserunt,  praeter  quamplures  alios  occisos  ac 
alias  maie  tractatos.  Magna  denique  ubique  crescebat  partialitas  ac  multorum 
implacabilis  animositas ,  propter  quod  spes  pacis  seu  Iranqiiillilatis  nulla  erat. 
Dominus  interea  legatus  videns  rem  patriae  Leodiensis  quoad  concordandura 
partes  arduam  et  satis  difficilem ,  expleto  debilo  legationis  suae,  in  mense  Oc- 
tobri  recedens  ab  Aquis,  accessit  versus  Treverim.  Hoc  etiam  terapore  facta  fuit 
D-tinense..       Lcodii  iuquisitio  dc  iis,  qui  rcccpisscnt  bona  dudum  confiscala  eorum  qui  dicun- 
tur  Datinenses  ;  et  fuerunt  inventi  plures,  qui  levarunt  praetacla  bona,  nu  lia  m 
reddentescomputationem  :  propter  quod  quidam  lanquam  furli  obnoxiise  ab- 
sentaverunt,  unde  et  proclamati  sunt  et  banniti ,  reputali  veluti  fures et  perjuri. 
Quidam  tamen  se  redemerunt,  taxati  unus  pro  sexcentis  Rhenensibus,  alius  pro 
dùcentis  et  alii  aliter  atque  aliter,  juxla  singulorum  qualitatem  et  facultatem. 


CHRONICON. 


19 


IC- 

ser- 


In  mense  Decembri    fratres  Praedicatores  et  Minores  revertentes  ex  urbe  pr.edicaioribu$  et  mi- 

.  ,  II'-  noribus     poenilenlia 

exhibuerunt  in  capitulo  Leodiensi  buUam  continentem  modum  absolutionis ,     imposua  ob  imerdi 

/~<     ¥  1  •  •       !•  1  lum  ab  ipsis  non  SI 

quo  videlicet  absolvi  deberent  a  decano  S.  Lamberti ,  quem  judicem  elegerant ,  vaium. 
fatentes  humiliter ,  genibus  flexis ,  se  gravissime  deliquisse  ob  videlicet  inter- 
dictum  per  ipsos  non  satis  bene  observatura.  Quos  quarta  dominica  adventus 
Domini  dominus  decanus  Leodiensis ,  sedens  in  medio  ecclesiae  sub  corona 
post  processionem  factam ,  eos  coram  se  humiliter  prostratos  et  culpam  con- 
fitentes,  emendam  spondentes  absolvil,  injunxitque  poenitenliam  salutarem 
satisfactionis  loco,  quatenus  scilicetipsi  sic  absoluti  dominos  de  majori  ecclesia 
unacum  aliis  secundariis  rogarent  de  una  speciali  missa  habenda ,  ad  quam 
processionaliler  convenire  deberent ,  prout  moris  est ,  omnes  ecclesiae ,  quo 
etiam  die  ipsi  tanquam  rei  jejunare  deberent  in  pane  et  aqua ,  sicut  et  post 
Pascha,  quo  etiam  bis  in  hebdomada  in  pane  et  aqua  jejunare  de  injuncta  poe- 
nitentia  deberent  usque  ad  Pentecostes  festum. 

Notandum  quod  hoc  anno  ignis  casualis  combussit  fere  dimidiam  partem 
oppidi  Busciducensis.  Item  similiter  in  Sciedam  oppido  Hollandiae,  item  in 
Steinberch  totum  combustum  est  infra  oppidum ,  ecclesia  et  hospitali  et  una 
dorao  exceptis. 

Hoc  eodem  anno,  dominus  dux  Burgundiae  raanens  in  oppido  S.  Audomari 
cum  rege  Franciae,  qui  circa  illas  partes  venerat ,  concordiam  videbatur  iniisse 
de  Picardia ,  videlicet  restitutis  ducisuis  pecuniis  exbursatis.  Item  duxCarolus 
in  Hollandia  aedificari  fecit  castrum  in  Gorken. 

Eodem  vero  anno ,  infra  octavas  sancti  Martini ,  in  oppido  Brugensi  cele- 
bratae  fuerunt  solemniter  nuptiae  ducis  Gelriae,  dùcentis  in  uxorem  sororem 
episcopi  Leodiensis  domini  Ludovici  Borboniae. 

Anno  praeterea  LXIV,  cum  crebris  precibus  pulsaretur  dominus  electus, 
quod  in  civitatem  suam  reverti  deberet ,  omni  rigore  seposilo ,  ipse  dominus 
praetaclus  in  sua  semper  sententia  perseverans  respondit  se  velle  prosequi 
causam  suam  usque  ad  finem  litis ,  quatenus  patere  posset ,  cujus  causa  vel 
bona  vel  mala  esset. 

Praeterea  hoc  anno  circa  finem  Martii,>tiuntiatum  est  Leodii,  quod  dux  dux  Burgundiae  med,- 
Kurgundiae,   proponens   expeditionem   facere   contra  Turcos,    impetrasset    contra  Turco» 
apostolicas  bullas  de  recipiendo  videlicet  décimas  omnium  beneficiorum ,  in- 
fra limites  suae  patriae  situatorum.  Item  et  quod  papa  réserva verit  sibi  per 
triennium  decimam  etiam  omnium  bonorum  et  reddituum  ecclesiasticorum 


1464. 


20 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


n 


in  usus  expeditionis  contra  infidèles.  Quapropter  ccclesiae  m.ltenlcs  ad  dom.- 
num  episcopum  Trajecti  exislen.era,  ejus  implorantes  consilium  et  au..l.um, 
nuibus  dominus  episcopus,  accepta  dilalioae  respondend. ,  tandem  d.xit  se 
non  credere  .,uod  suus  avunculus ,  .idelicet  dux  Brabanfae ,  al.(,u.d  quaereret 
contra  clerun.  Leodiensis  patriae,  nequc  bullan.  impetralam  .ta  esse  .oteUi- 
,,er.dam.  \tque  etiam  si  et  in  quantum  dux  praetactus  ila  pularet  et  mtell- 
tre  vellet.  hoc  tamen  credendum  esset  de  mente  papae  non  esse,  cum  papa 
optime  nosset  clerun.  Leodiensis  ecclesiae  et  slatu.n  ipsius  patr.ae ,  etc.  Haec 
autem  res,K.nsio  don.ini  episcopi  recitata  in  capitulo  Leod.e..s.  cuncl.s  sat.s 
arata  exstitit.  Nihilominus  ta.nen  post  recitationem  apostol.carura  bijllarum. 
Le  quinque  dicebantur  nun.ero,  sed  solum  très  fueruntpubl.ee  lectae  .n 
capitulo  S.  Pétri  Leodiensis,  etiam  praesentibus  inibi  qu.busdam  canon.c.s 
S    Lamberli,  deputati  sunt  ex  ecclesiis,  etiam  de  consensu  forens.um  eccle- 
siarum,  quidam  domini  ecelesiastici,  qui  pergentes  ad  dominum  duce.n  roga- 
rent  ea  quac  pacis  sunt,  impet,aturi  insuper  quoad  proposita  d.lat.ouem  tnum 
aut  quatuor  mensium ,  quatenus  intérim  ad  papan.  raittere  possent,  etc.  ;  sm 
autem,  cum  terminus  brevis  sit  et  negotium  arduum,  med.ante  appellat.one 
interpouenda,  metropolitanus  etiam  in  bac  parle  consulendus  esset.  D.ctum- 
que  ^t  consilio  ducis  in  Insula  Flandriae  existentis,  quod  s.  dux  m  propr.a 
Irsona  contra  Turcum  pergere  deberet,  tune  eidem  grat.ose  s,.bven.re  vcl- 
Unt  condescendendo,  non  tamen  quoad  deciman.  al.qu.d  s.b.  consenUendo , 
prius  tan.ea  bulla  cassata.  Intenta  circa  festum  l'enteeostes ,  Anton.us  bas- 
Ldus,  filius  natu,alis  ducis  Philippi,  recessit  a  porlu  de  Slus.s  contra  Turcos 
cum  mulU  manu  armata.   Praeterea  dominus  dux  descriptionem  fier,  fec.t 
generalem  in  Brabantia  de  domibus  divitum  et  pauperum  et  ...d.fferenter  ma- 

irnis  et  parvis,  arrestataque  sunt  voeriscapia',  etc. 

.    V  Hi»  Tero  lemporibus  dominus  abbas  S.  Jacobi  Leod.ens.s  c.tatus  est  cor^m 

"'^l^^'-ïr"-  ,  ";„  ^„  „,.,^„7e  apostohco  in  Aqu.s  adbuc  résidente,  propter  videlicet  mo- 
rara  et  minorem  diligentiam  factam  in  exlrahendas  copias  litterarura  or.g,- 
nalium  ex  archivis,  juxta  commissionem  sibi  pridem  facUni ,  qua  per  vid.mus 
dominus  episcopus  sua  jura  exhibere  necesse  fuit.  Ne  ergo  abbas  praetactu. 
excommunicationem  se.,  alias  censuras  incurreret,  habuit  in  propr.a  persona 
coram  domino  legato  se  exhibere,  longiori  termino  ad  i..ju..ctum  negot.uœ 

I  Vecligalia  raliooe  juriKlictioDi.  .wriM  MU      in  C/ou.  »erb.  cil. 
poerint  a  lenenlibu»  pracstaDda.  Cfr.  Du  Cauge 


pu};natuni. 


perficiendum  acceplo.  Igilur,  testibus  productis  et  copiis  litterarum  per  ab-  sentemia  codu»  lco- 
batem  S.  Jacobi  diligenter  extractis  et  in  judicio  exhibitis ,  ad  decimam 
Septembris  cilati  sunt  ad  Treverim ,  per  oratorem  seu  legatuni  apostoliciim , 
dominus  episcopus  Leodiensis  et  otticiales  sive  rectores  communitatis  civitatis 
Leodiensis,  ad  videndura  et  audiendum  ferri  sententiam  super  attentatis.  Quo 
cum  parles  die  et  hora  indicta  hinc  inde  comparuissent ,  lata  est  sententia 
contra  Leodienses  propter  attentata  *.  A  qua  sententia  totus  clerus  una  cum 
communi  populo  simul  appel lavit.  Ob  quam  appellationem  prosequendam 
recesserunt  a  Leodio  versus  urbem  certi  députai i  in  mense  Octobri. 

Notandum  quod  jam  hoc  anno,  in  festo  videlicet  assumptionis  Mariae, 
obicrat  papa  Pius,  cui  statim  papa  Paulus  successit.  Item  dominus  Nico- 
laus  de  Cusa  cardinalis  S.  Pétri  etiam  bac  obiit  aestate. 

Hac  denique  aestate,  circa  finem  Junii,  propter  duos  aut  très  captivos  ex 
patria  Lossensi  abductos,  et  in  quodam  fortissimo  Castro  Reyde  Geirensis  casirum  de  Reyde  e«- 
terrae  detentos ,  pro  cerlo  tamen  pretio  muictatos,  tandem  in  pace  dimissos, 
Leodienses  animose  suas  vires  cupientes  experiri ,  vocatis  sibi  in  auxilium  ex 
sing^ulis  oppidis  Leodiensis  et  Lossensis  patriarum  in  certo  numéro  viris  bene 
armatis  et  ad  bellum  expeditis,  cum  multo  apparatu  armorum  bellicorum  , 
per  fluvium  Mosae  sub  Trajectensi  ponte  ad  iocum  obsidionis  devectorum, 
nonas  Julii,  obsessum  praefatum  castrum  mag^nanimiter  exstitit  expugnatum, 
et  tandem  tractatu  mediante  hilariter  obtentum.  Ëxpulsis  ergo  latrunculis 
cum  eorum  capitaneo  Jan  videlicet  Van  Arendael  suisque  adhaerentibus , 
destructum  est  castrum  per  Leodienses  cum  plurimis  spoliis  ad  propria  rever- 
tentes.  Archiepiscopus  autem  Coloniensis ,  antequam  exeicitus  Leodiensium 
ab  obsidione  praetacti  castri  abcederet,  cum  nobili  comitiva  suorum  Leodien- 
ses visilare  curavit,  quibus  datis  propinis,  ipsos  magnifiée  commendando 
honorare  studuit. 

In  iis  diebus  tractabatur  de  pace  regum  Franciae  et  Angliae,  quorum  ubi 
cum  dux  Burgundiae  mediator  esset,  venit  fama,  quod  Leodienses  post  victo- 
riara  praedicti  castri  patriam  ducis  intenderent  invadere.  Quare  rex  Franciae 
raisit  mox-ad  Leodium  quemdam  nobilem  virum  ^,  oclo  equitibus  comitatuili , 
hujus  causae  veritatem  cupiens  cognoscere.  Quem  honorifice  susceptum  re- 
miserunt  Leodienses,  de  contrario  sufficienter  edoctum  et  instructum. 


*  Cfr.  Foullon  ,  Ilitt.  Leod.,  tom.  II,  part.  I, 
p.  65,  in  nol. 


2  Tristanclus  Ëremila   (Louis   Tristan  l'f/er^ 
mil€fgrandprévôtde Louis  X/j. Cfr.  ¥ou\.,  loc.cîl. 


Seditio   Diooaoti.  Eve 
THrdus  He  Marcha. 


1IH. 


JOHA]N?iIS  DE  LOS 

Per  idem  vero  tempus  Dionanlenses  inter  se  divisi  propter  dominum  Jo- 
hannem  de  Valle  mililem  ,  cujus  tiirrira  couali  sunt  desiruere ,  eliam  re- 
siduura  domorura  ipsius,  omnibus  inde  ejectis,  enormiler  invaserunt.  lleni 
dominus  Everardus  de  Marcha,  colleclis  apud  Leodium  armigeris,  magnam 
vindictam  contra  suos  aemulos  exercuit. 

Anno  Domini  MCCCCLXV,  circa  initiura  Janiiarii,  Leodienses  impatienlis- 
sime  ferentes  quod  dominus  episcopus  abslulisset  legem  palriae,  eo  quod 
nulla  fiebatcoram  scabinis  justitia ,  tandem  post  multas  instantias  factas  de 
hac  re  apud  dominum  episcopum ,  \identes  se  nihil  proficere ,  sumpta  occa- 
sione  ex  petulantia  ministerii  fabrorum ,  qui  jam  totum  suum  ministerium 
clauserant  contra  totara  communilatem ,  statuerunt  sibi  ad  monitionem  ad- 
vocati  deinceps  sibi  legem  fieri.  Quae  res  ex  tune  concorditer  per  triginU 
ministeria  est  approbata ,  et  litteris  desuper  confeclis  sigillis  sufficienter  ap- 
Ad»oc.i.  «.«rpafo    pcnsis  ToboFata.  Advocatus  igitur  sic  praefectus,  quotidie  duodecim  satrapis 
stipatus,  tanquam  villicum  seu  scultetum  se  incunctanter  exhibuit  in  facieuda 
justitia,  villici  officium  strenue  exequendo.  In  festo  Malhiae  aposloli,  congre- 
gato  palatio  ad  instantiam  communis  populi ,  volentis  sibi  fieri  mamburnum , 
respondit  Raso  de  Heers  se  optime  posse  procurare  de  nobili  viro  cunctis  ac- 
ceptissimo ,  \ice  et  loco  episcopi  in  mamburnum  praeficiendo,  dixitque  Leo- 
dienses per  totam  Alamaniam  plurimum  commendalos  graliam  conquisisse, 
propter  videlicet  victoriam  circa  castrum  de  Reyde  acquisitam.  Quae  res  cum 
pétulantes  aures  multorum  satis  mulceret,  factum  est  quod  sup<?r  hac  re  tola 
patria  convocaretur ,  ad  sciendura  quid  facti  opus  esset.  Unde  in  die  nalalis 
sancti  patris  Benedicti  comparuerunt  in  capilulo  Leodiensi  magistri  civium 
una  cum  deputatis  oppidorum ,  de  mamburno  eligendo  tractaturi.  Capituium 
respondit  non  esse  expediens  in  parte  hac  inconsulte  seu  praecipitanter  agere, 
sed  potius  exspectandum ,  donec  nova  perciperentur  ex  urbe.  Similiter  et  no- 
biles  responderunt.  Ad  quorum  responsum  totus  populus  commotus  portas 
civitatis  claudi  fecerunt ,  siugulorum  volentes  scire  intentionem  votaque  per- 
quirentes.  Porro  die  sequenti  misit  Carolus  Burgundiae,  tune  dux  junior,  ad 
cives  Leodienses  amicabiles  htteras ,  requirens  quod  nihil  attentaretur,  neque 
inconsulte  procederetur ,  quia  pro  pace  facienda  spondebat  se  velle  laborare. 
Sanehoc  non  obstante,  in  crastino  quo  erat  domiuica  Laetare  Jérusalem,  con- 
ii.rcu.B.dcnsi,,m.m-  vocationc  facta  in  palatio,  nominatus  est  Marcus  de  Baden  ,  frater  archiepis- 
bumu.  civitau..      ^^.  Xpe^ircnsis ,  ac  frater  episcopi  Metensis,  electusque  est  concorditer  in 


CHRONICON. 


n 


mamburnum  Leodiensem ,  alque  fere  ab  omnibus  exstitit  approbatus.  Quem 
cum  Raso  de  Heers  tanquam  ultroneus  temeriansve  laudis  avidus  primus  prae 
omnibus nominasset,  diceretque  non  posse  inveniri  potentiorem  gubernatorem, 
quippecum  germanus  elecli  sororem  imperatoris  duxisset  uxorem,  mox  promp- 
tulum  se  exhibuit,  cura  aliis  sex  mililibus  ad  hoc  deputatis ,  conceptum  nego- 
tium  celerrime  exequi  velle,  non  obstante  quod  quamplures  de  ministerialibus 
clamaverint  domicellum  Everardum  de  Marcha  mamburnum  patriae  esse  de- 
bere.  Sed  quia  praevaluit  majoris  partis  intentio,  clamatum  est  ad  Peronem  in 
crastino  annuntiationis  viiginis  Mariae,  quod  nemo  praesumeret  contraire  con- 
tra sequclam  palatii  sub  poena  bannitionis,  etc.  Dominus  autem  episcopus  in- 
terea  de  Trajecto  transtulit  se  ad  Bruxellara  ,  ad  quem  cum  venissent  dominus 
decanus  Leodiensis  et  alii  quidam  deputati,  rogabant  ipsum  inslantissime , 
quod  ad  suam  civitatem  redire  dignaretur.  Sed  et  Huyenses,  qui  recusaverant 
mamburnum  esse  contra  dominum  suum  recipiendum  ,  eadem  petebant;  vel 
quod  sallem  dominus  episcopus,  cui  praestilerant  juramentum,  ad  Huy u m  Episcopus veoUHuyuo: 
veniret,  ubi  ipsi  jurisdiclionem  episcopi  fideliter  defendere  vellent.  His  vero    fecmur!''"""* '"''' 
auditis,  dominus  episcopus  venit  ad  Huyum ,  feria  quarta  ante  Pascha,  circa 
vesperam.  In  crastino  autem ,  hoc  est  feria  quinta,  consecratum  est  in  Huyo 
sacrum  chrisma  et  in  sabbato  sancto  celebrati  sunt  ibidem  sacri  ordines,  ubi 
et  episcopus  dicitur  fuisse  subdiaconus  consecratus.  Quarta  vero  feria  post 
Pascha,  intraverunt  capituium  Leodiense  ii ,  qui  deputati  cum  canlore  sancti 
Lamberti  ad  urbem  missi  fuerant ,   referentes  secum   litteras  et  apostolicas 
huilas  triplicatas,  unam  scihcet  ad  dominum  electum,  aliam  ad  capituium, 
tertiam  ad  nobiles  et  cives,  omnes  tamen  unius  sententiae  et  sensus.  Quae 
cum  ibidem  recitarentur ,  supervenerunt  magistri  et  consules  civitatis,  re- 
quirentes  a  capilulo  qualenus,  ut  decet,  electum  mamburnum  reciperent  et 
jam  nunc  juxla  bonam  spem  sibi  redditam  facerent,  quia  in  proxima  domi- 
nica  jam  ventura  praetaclus  mamburnus  Leodium  venturus  esset.   Domini 
vero   accepta  dilatione  respondendi,  feria  sexta  sequenti  dixerunt,  juxta  id 
quod  prius  dixerant,  scilicet  quod  eum,  quem  cives  satis  insulte  eleperant, 
non  essent  recepturi ,  nec  ad  juramentum  neque  ad  aliquem  actum ,  nisi  vide- 
rent  provisionem  ei  factam  aperte  et  manifeste,  quam  etiam  publiée  haberent 
ostendere  et  exhibere.  Vénérant  enim  jam  ante  duos  hos  dies  ex  parte  repis 
Francae,  quibus  rex  videbatur  commendare  comitem  Nivernensem ,  quate- 
nus  ipse  cornes  reciperelur  in  mamburnum.  Nam  ante  aliquot  dies  fereba- 


! 


24 


JOHANNIS  DE  LOS 


tur.  quod  pnielibatus  cornes  Nivernensis,  cum  armata  manu  descensuriis  in 
Brabantiam^   intenderet  capere  possessionem  patriae  Brabantiae ,  tanquam 
proxiraior  haeres.  volens  Carolum  futuriini  ducem  de  invasa  quasi  posses- 
sione  privare.  Veneruni  etiani  supplices  lillerae  eodem  die  domini  episcopi 
humiliter  pelentis.   Sed  el  Huyenses  eliam  venienles  cum  plurima  inslan- 
tia,  etc.  Sed  nec  ipsi  sunt  auditi.  Parabatur  enim  palatium  cura  raultimoda 
pompa  ad  obsequiose  advenlanlem  mamburnum  honorifice  suscipiendura. 
M.mb«rpMn  mit.iem  lutravil  igituF  civitalem  exspeclalus  mainburnus  antiepiscopus  feria  secunda, 
ingre»u..        ^^.  ^.^  praeccdenli ,  in  octavis  Paschae  videlicet,  desideranler  sperabalur 
venturus.  Cui  advenienri  omnis  bonor,  prout  episcopum  decet,  a  cunclis  est 
exbibitus.  Porro  cum  in  foro  venisset  nosler  mambunius  duobus  comitibus 
nobiliter  comitatus,  una  etiam  cum  fralre  suo  qui  erat  marchio  de  Baden, 
septingentis,  prout  dicebatur.  liomicidis,  qui  cum  ipso  inlraveranl,  clemenler 
induisit,  ipsosquc,  ut  moris  est,  liberos  fecit.  Veniens  autem  anle  gradus  ec- 
clesiae,  de  equo  descendit.  Quem  reverenter  susceptum  Raso  de  Heers  intro- 
duxit  usque  ante  chorum  ,  et  cum  vesperae  essent  canlatae  et  ideo  chorus 
clausus,  per  quemdam  capellanum  apertus  est  chorus,  quem  ingressus  facla 
brevi  oratione  deductus  est  per  Rasonem  praetactum  ad  palatium  accuiatis- 
sime  festivandus.  Itaque  per  comraunem  populum  non  minus  quam  novus 
episcopus  est  reverenter  intronisatus ,  sed  per  clerum  minime  est  receptus. 
Vocatusque  Marcus  de  Baden  regens  et  gubernator  ac  administrator  civila- 
tis  patriaeque  Leodiensis ,  necnon  ducatus  de  Boulhon  et  comitatus  Lossensis, 
et  hoc  tertio  die  post  juramenta  praestita  ,  quibus  se  obligavit.  Sed  et  fraler 
ejus  marchio  de  Badeîi  obtulit  se  litteras  velle  sigillare,  el  cum  tota  sua 
potestate  assistentiam  praebere.   Postquam  igitur  noster  mamburnus  apud 
Dionantum,  apud  ïudinum  et  Covinum  cum  omni  gloria  et  honore  magni^ 
fice  fuisset  receptus ,  ad  Leodium  denuo  est  in  octavis  Philippi  el  Jacobi  re- 
versus.  Quo  cum  essel,  indictum  est  palatium  in  profesto  S.  Servatii,  ubi 
lune  fraler  episcopi  novi  fecit  juramentum  ,  ponens  digitos  suos  super  imagi- 
nera Crucifixi  in  missali   depicti ,  secundura  litteras  allegationis  sibi  datas. 
Similiter  juraverunt  post  eura  magistri  civium  omnes,  deinde  oranes  nobiles 
qui  praesentes  convenerant.  et  post  eos  scabini  el  lune  comraissarii  et  conse- 
quenler  alii  elalii.  Et  ad  hoc  spectaculum  Raso  de  Heers  lenebal  librum  ,  qua- 
tenus  inde  fieret  perjurii  auclor,  quo  ad  profanura  juramentum  praestandum 
contra  proprium  suum  dominum  leraerarius  erat  insligator.  Ordinatum  quo-r 


CHRONICON. 


25 


que  fuit,  quod  quicumque  infra  Ires  dies  fidelitalis  juramentum  novo  domino 

non  praestaret,  extra  synagogam  (ut  ita  dixerira)  fieret,  pro  inimico  reputan- 

dus.  Postea  vero  cum  Marcus  de  Baden  praefalus ,  in  Tungri ,  in  Los  el  in 

aliis  oppidis  intronisatus  honorifice,  fuisset  ad  Leodium  reversus,  quodam  die 

ad  hoc  constituto ,  capilulum  intravit  una  cum  magistris  et  consulibus  civita- 

tis ,  petens  responsum  planum  super  iis  quae  pridem  jara  proposuerat ,  de 

videlicet  adhaerendo  cum  communilale  contra  Ludovicum  de  Borbon ,  ad 

cujus  depositionem  procedendum  esset  communi  consensu  contra  eum  arti- 

culis  datis,  deque  etiam  appellalione  inlerponenda ,  si  forsitan  opus  esset. 

Haec  autem  el  similia  cum  non  solum  nunc  sed  el  aliis  vicibus  dominis  decapi,uiumn.amburnu„. 

capitulo  proponerentur,  quae  salis  dura  videbantur,  respondit  ex  parle  cleri      '•"^''''"^'^ '^"^'^  " 

dominus  decanus ,  ((  quod  scilicel  bene  conslaret  ecclesiam  eatenus  ultra  mo- 

>  dura  ob  plurimas  expensas  in  causa  parlium  hinc  inde  factas  esse  gravatam 
«  et  adhuc  posse  gravari ,  videlicet  in  raittendo  et  remittendo  deputatos  ad 
)   urbem  et  ad  alias  diversas  diaetas ,  etc.  ;  et  quia  summus  ponlifex  reputaret 

ipsos  ecclesiaslicos  non  fidèles  mediatores  sed  laïcorum  magis  fautores  : 

>  quibus  lamen  non  obstantibus ,  paralos  se  fatebanlur  facere  assistentiam 
'  quantum  possent,  honore  suo  el  juramentis  suis  salvis,  alque  salva  etiam 
)  suarum  animarum  salute  et  obedientia  sedis  apostolicae  ,  cui  utique  seraper 

obediendum  necesse  est ,  vellentque  manere  filii  obedienles  in  gremio  ma- 
ins ecclesiae.  Nihilominus  lamen  ,  si  adhuc  opus  est,  et  ila  foret  expediens, 

>  adhuc  redderent  se  paratos  ad  mitlendum  seu  scribendum  versus  curiam 

>  romanam  suis  expensis  in  causa ,  quae  pendel  indecisa  inter  dominum  el 
suos  cives.  Dictumque  est,  quod  aliud  ecclesia  non  possel  salva  conscienlia 
dare  responsum,  quod  probare  facile  est  per  sacram  scripturam  el  per 
omnia  jura.  »  Tradita  vero  sunt  haec  omnia  in  scriptis. 
Praeterea  vero  in  die  nativitalis  Johannis  Baplistae,  missae  sunt  cedulae  per  mterdi 

uni  versas  ecclesias  Leodienses,  de  resumendo  videlicet  inlerdictum  quod  hac- 
tenus  fuerat  relaxatum.  Unde  factura  est,  quod  clerus  multum  perplexus, 
cum  angustiae  essent  undique,  ab  una  propter  timorem  laïcorum ,  et  ab  alia 
parte  ne  tanquam  inobedienles  censuras  incurrerenl,  el  inde  profani  et  irre- 
gulares  haberentur,  nesciebanl  inter  haec  quid  magis  eligendum  essel,  prae- 
cipue  cum  limèrent,  quod  nulla  inlerposita  appellalio  locum  haberel,  maxime 
pro  eo  quod  papa  personaliler  viva  voce  depulalis  ecclesiarura  intentionem 
et  menlera  suara  expressissel.  Cura  itaque  denuo  hac  de  causa  clerus  in  die 

4 


iictum  resunien- 
dum. 


26 


JOHANMS  DE  LOS 


Johannis  et  Pauli  congregalus  esset ,  ad  videlicet  deliberandum  (juid  facien- 
duni  esset,  praesertim  cum  terminus  expiraret ,  et  quatuor  menses  juxta 
tenorem  bullae  appropinquarent .  accepta  adhuc  dilalione  octo  dierum ,  in- 
térim accesserunt  decani  ecclesiarum  cum  aliis  dominis  coram  rejrente  seu 
mamburno  necessilatem ,  qua  constringebantur,  exposituri ,  ofiFerentes  se 
promptos  ad  mittendum  pro  ulleriori  relaxatione  ad  papam.  Inlerea  post 
quinque  aut  sex  dies  advenit  nunlius  jamdiu  exspectatus  ex  urbe  cum  litteris 
comminaloriis,  insinuantibus  papam  nulio  modo  amplius  velle  prorogare  ter- 
a.u,  civH.te  en.  miuum  .  et  nonnulla  similia.  Quare  perplexi  et  conterriti  domm.  de  ecclesns, 
"**  malenles  obedire  mandalis  apostolicis,  furorem  populi  cupientes  declmare, 

coeperunt  occulte  a  civitale  recedere  et  unus  post  alium,  quo  melius  poluit , 
seae,  .B,enuu™  -nv.-  a  futuro  pcriculo  studiosc  sc  ipsum  subripere.  Quo  percepto ,  cives  et  minis- 
•*""'""  teriales  fugilivorum  domus  violenter  invadentes ,  cunctam  eorum  substan- 

tiam  conati  sunt  auferre,   confringendo  quidquid  occurrere  potuit.  Quod 
videntes  domini  qui  remanserant,  non  sunt  ausi  sua  organa  suspendere, 
maxime  cum  malevoli  studiosissime  nocte  ac  die ,  an  campanae  m  ecclesns 
pulsarentur  aut  cantus  intermitteretur ,  observare  curabanl.  Quare  necesse 
fuit   si  evadere  manus  persequenlium  debuissent  viri  ecclesiastici ,  tam  m  mo- 
nasteriis  quam  in  aliis  ecclesiis ,  cum  protestationibus  et  aliis  cautelis,  more 
consueto  divina  officia  cum  timoré  tanquam  coacti  peragerent.  Verumtamen 
sedato  populi  furore,  proclamatum  est  ad  Peronem  sub  poena  capilis,  quod 
ablata  deberent  reportari  ad  palalium,  et  de  contrarium  facientibus  débita 
fieret  inquisitio,  vel  tandem  potius  proprium  ad  locum  restiluerenlur.   Si- 
quidem  non  diu  post  ex  palatio  ad  forum  devecta  spolia  canonicorum  publiée 
proslituta  vendebantur,  nemine  audente  contradicere.  Verum  paulo  anle  ex 
parte  régis  Franciae  quidam  nobilis  dominus ,  a  Dionanto  per  Leodienses 
ductus  ad  civitatem,  \isus  est  Leodienses  implorare  in  auxilium,  casu  quo 
rex  Franciae  contra  ducem  Carolum  deberet  assumere  bellum.  Praeter  hanc 
vero  legationem  nonnullae  aliae  factae  sunt  ad  Leodium  legationes  diversis 
vicibus    de  quibus  per  singula  difficile  esset  et  superfluura  narrare. 
M..H.0  ae  B.a«  u.      Interea  vero  marcbio  de  5Wen,  frater  regenUs,  qui  jam  ad  propria  reces- 
serat,  cum  multis  nobilibus  comitibus  ac  aliis  dominis,  comiUtu  videlicet 
quadringentorum   equestrium  bene  armatorum  et  desuper  rubeis  vestibiis 
circum  araictorum,  cum  gloria  in  Leodium  sunt  reducti.  Unde  non  diu  post 
invigiliaassumptionis  Mariae,  solemni  indicta  processione,  ubi  abbasS.  Jacobi 


beiu  ingredilur. 


CHRONICON. 


27 


apud  sanctum  Lambertura  celebravit  suramam  missam  ,  praesentibus  domino 
régente  praefato,  una  cum  fratre  suo  marchione  de  Baden,  quibus  paratus 
erat  locus  spectandi  divinum  officium  juxta  feretrum  S.  Lamberti,  ubi  evan- 
gelium  cantalur,  ac  deinde  procedente  processione  in  eminenti  loco  ante 
palatium .  quatenus  visus  ab  omnibus  admirandus  habitus  laudera  et  favorem 
cunctorum  se  spectantium  conquirere  posset.  Cujus  talis  ostentatio  non  sine 
insidiis  fuit;  nam  statim  ,  pro  resarciendis  suis  expensis,  instanler  petiit  sibi 
dari  ab  ecclesiis  integrum  subsidium.  Quod  non  consenliente  ecclesia,  quippe 
admodum  pauper  et  exhausta,  pro  dimidio  subsidio  tribuendo  exstitit  re- 
quisita.  vel  quod  saltem  concederet  mutuo  certam  pecuniae  summam.  infra 
certum  terminura  restiluendam .  Ecclesia  vero,  meliori  modo  quo  potuit, 
importunos  petentis  laqueos  vix  declinavit. 

Interea  nuntiatum  est  Leodii  per  magistros  civium  oppidi   Trudonensis  Leodioru™  .„  .cio .- 
venisse  videlicet  fere  duo  vel  tria  millia  armatorum  ad  oppidum  Thenense .  ex  "'"'" 

parte  ducis  Caroli  patriam  invadere  volentium.   Quo  percepto,  Leodieîisis 
populus  prae  furore  ad  arma  concurrens  sine  ordine  ,  absque  consilio ,  prout 
minisleriales  de  more  habent,  sese  ad  invadendum  palrias  ducis  praevenire 
curabant.  In  die  autem  decollationis  Johannis  Baptist^e,  ministerium  vitico- 
larum  accepto  vexillo  ultra  Mosam  armati  coeperunt  procedere,  non  obstante 
capitaneorum  reclamatione  ,  praesertim  cum  nondum   litterae  diffidalionis 
missae  essent.  Deinde  sequebantur  drapparii ,  scilicet  pannifices,  etc.,  con- 
sequenter  alia  et  alia  ministeria .  atque  tandem  teraerarii  et  maie  consuiti  om- 
nes.  Quos  cum  regens  etejus  fraler  marchio  nequaquam  revocare  potuissent, 
videntes  hommes  in  sua  opinione  obstinatos,  experientesque  populum  fero- 
cem  et  absque  jugo,  non  dubium  quin  ex  tune  de  sua  salute  inceperint  co- 
gitare.  Quod  mox  postea  patuit.  Nam  postquam  homines  nostri  sic ,  prout 
diclum  est,  sine  disciplina  absque  ordinatione  ferociter  egressi.  primum  villam 
de  Herva  spoliatam  incendio  tradidissent ,  et  in  crastino  circum  circa  omnia   „„..e.ce.a, 
villag,a  absque  a  iquo  respectu  ferociter  combussissent ,  et  non  minus  illi  sic 
comhusli.et  spol.ati  in  ultionem  contra  nostros  provocati  similia  facerent, 
nam  transita  Mosa  totum  suburbium  S.  Pétri  extra  muros  oppidi  Trajectensil 
etquaequae  erant  circa  Mosam  Leodiensis  patriae  ,  postquam  in  cinerem  sunt 
redac  a.  stat.m  constituta  die,  Leodienses  denuo  conglobati,  una  cum  suo 
régente  seu  gubernatore  necnon  ipsius  fratre  marchione  saepe  dicto,  de  Léo- 
dio  bene  armât,  et  instructi  armis  bellicis  apposuerunt  denuo  ad  debellandum 


dium. 


JOHANMS  DE  LOS 


Faicomootis   oi.i.dio.  castruiii  dc  Falcomonle  non  bene  coiisiiltam  expeditionem  facere.  Qui  confisi 

Fugam  capit  niambur-   .  ,    ,  ,.  .  * 

nu».  in  mullitudine  suorum  armalorum  atqiie  in  multo  apparatu  instrumentorum 

bellicoruni^  conira  praetaclunn  castruna  opportunam  obsidionem  disponere 
curaverunt.  Praeterea  hinc  inde  partibiis  airociler  pu(jnantibus^  dominiis 
noster  [jubernalor  et  regens  una  cum  suo  fralre  marchione,  jam  forsitan  diu 
desideratani  nactus  opporlunilalem ,  paiilisper  cum  suis,  quos  secum  adduxe- 
rat,  comitibus  ac  ministris  ab  exercitu  Leodiensi  elongatus,  fugam  est  medi- 
tatus.  Uecessil  igitur  hospite,  prout  communiter  fertur,  insalutato,  Leodiensi 
populo  suis  in  erroribus  obstinato  sic  in  praetacta  obsidione  dimisso.  Cujus 
fuQam  cum  Leodienses  deprehendissent  plurimum  consternati ,  se  clamantes 
per  Baden  deceptos ,  cum  multa  confusione  imo  non  sine  magno  damno  suo- 
rum ad  propria  siml  reversi.  Quibus  sic  reversis  deputati  sunt  per  singula 
ministcria  viri,  qui  aestimare  et  Yenditioni  exponere  deberent  omnem  supel- 
lectilem  et  substantiam,  tam  in  vasis  argenteis  quam  yestibus  et  ornamentis 
pretiosis,  per  deceptorem  antiepiscopum  in  palatio  derelictis.  Non  diu  autem 
postea  missis  nuntiis  ad  Leodium  omnia  sua ,  quae  adduxerat  marcliio  una 
cura  suo  fratre  régente,  instanter  sibi  restitui  petiit,  et  minas  pro  salute  mul- 
tiplicando  irrogare  curavit. 
Mcfliae  cum  priorttu  lu  His  dicbus,  vidclicet  in  Tigilia  nativitatis  Mariae,  villa  de  Meifia  una 
cum  prioratu  exstitil  combusta  per  dominos  de  Fronoymont  et  de  Longo 
Campo,  et  quidquid  erat  patriae  Leodiensis  per  circuitum  ibidem  et  eliam  in 
Condrosio  circa  Huyum  vorax  flamma  consumpsit.  Corpus  sancli  Severi  cura 
ferelro,  continente  raultorum  sanctorum  venerabiles  reliquias,  primum  ad 
Huyum  deportatum  ac  exinde  apud  Leodium,  salvationis  gratia  monaslerio 
S.  Laurentii  est  solemniter  illatum.  His  diebus  finis  mundi  quasi  videbatur 
adesse,  nam  Brabantini  ab  illa  parte  invadentes  terram  Leodiensem  quidquid 
offendebant,  igné  concremabant,  et  simili  modo  Leodienses  atque  Lossenses 
yillas  plurimas  in  conBnibus  Brabantiae  ignibus  dabant.  Erat  enim  miserabile 
plurimum ,  quolidie  novos  rogos  accensos  videre  in  coelum  conscendere.  Si- 
quidem  Brabantini  suos  terminos,  ne  ab  istis  invaderentur,  studiose  obser- 
vabant ,  sed  et  ipsi  cum  multa  manu  armata  suara  custodiam  contra  illos 
in  villa  de  Montenaken  valenter  tenere  studebant.  Hoc  autem  tempore  soi 
uno  dierum  valde  tristem  portendebat  faciem ,  blavii  enim  coloris  tota  die 
perseverabat ,  et  de  sero  pallidum  sicut  luna  absque  oculorura  obtunsione 
»  yisibilem  se  satis  exhibuit.  Quod  an  si  naturaliter  hoc  contigerit ,  vel  ao 


CHRONICON. 


29 


prodigium  seu  praesagium  futurorum  fuerit,  multis  vertebatur  in  dubium. 

Eodem  vero  die,  Leodienses  qui  erant  deputati  in  certo  numéro  ad  subve-  Pugna  ca„»  Lin.i.ur. 
niendum  iis  qui  erant  in  Monlenako,  ad  sonitum  carapanae  processerunt  con-         '""'"' 
tra  Limburgenses  fugam  simulantes,  a  quibus  e  contra  reversis  repulsi  sunt . 
non  minus  centum  quinquaginta  de  nostris  interfectis.  Ibidem  eliam  dominus 
Quintinus  capitaneus  noster  est  captus  cum  multis  aliis.  Quapropter  facta  est 
Leodii  magna  commolio  in  populo,  quibusdam  volentibus  egredi  conira  Lim- 
burgenses, et  aliis.  quorum  praecipuus  Raso  de  Heers  erat,  cupienlibus  subve- 
nire  iis  qui  in  statione  de  Montenaken  erant,  sed  et  aliis  alia  proponenlibus. 
Verum  praevaluit  duarum  partium  opinio,  nam  universo  populo  congregato 
ad  puisum  campanae,  magnus  subito  factus  est  apparatus  eorum  qui  obsidere 
debebant  oppidum  Limburgense.  Sed  et  ex  singulis  minisleriis  deputati  sunt, 
qui  in  subsidium  praecedere  deberent  eorum ,  qui  stalionem  lenebanl  contra 
Brabanlinos  in  Montenaken.  Ubi  cum  Leodienses  ex  singulis  fere  oppidis  et  Leodii  ,uccumbu„,  .n 
villulis  deputati  et  in  bellica  disciplina  minus  experti  illuc  concurrerent.  et       ^*""*'^"'''*"» 
contra  inimicos  suos ,  quos  se  inferiores  aeslimabant ,  satis  insolenler  se  ha- 
berenl,  posl  modicam  vicloriam  prius  obtenlam ,  quadam  die  circa  médium 
Octobris  conira  adversarios  inconsulle  exeuntes  el  in  campum  longius  pro- 
vocali ,  hinc  inde  per  suos  inimicos  undique  circumsepti ,  miserabililer  abs- 
que ullo  respectu  sunt  necali,  ita  quod  numerus  interfectorum  de  Leodiensi 
exercitu  non  minus  mille  et  ducenlorum  aeslimaretur.  Proinde  Leodiensibus 
malam  forlunam   expertis  ad  propria  fugienlibus,  supervenerunt  homines 
ducis  superiores  existenles,  et  totam  villam  de  Montenaken  corabusserunl    et  „   .     . 
quotquot  erant  per  circuitum  villagia  incendenles  in  favillam  et  cinerem  redi- 
gebant.  Dominus  vero  de  Beerlo  el  dominus  Raso ,  non  minus  contra  Bra- 
banlinos furiose  agenles.  quidquid  in  confinibus  Brabantiae  erat,  incendio 
crudeliler  consumebant.  Quolidie  etenim  novos  rogos  in  coelum  usque  con- 
scendere horribile  spectaculum  erat.  Sed  neque  ad  haec  lapidea  quorumdam 
movebantur  corda,  quin  imo  in  sua  perlinacia  persislentes ,  mendaciis  pro- 
tecli ,  vana  spe  seducti ,  de  seipsis  viribusque  suis  nimium  confidentes,  pacis 
foedera  longe  projicientes  ,  maximis  raalis  periculosiora  raala  studuerunl  accu- 
mulare.  Porro  Leodienses,  qui  jam  fere  tribus  hebdomadis  conira  oppidum 
Limburgense  in  obsidione  peistabanl .  audila  confusione  el  prostratione  suo- 
rum civium  et  compalriolarum  in  Montenaken  maie  pugnanlium ,  obsidione 
relicta  et  propriis  castris  igné  accensis,  quantocius  Leodium  sunt  reversi. 


ditiir. 


30 


JOHANMS  DE  LOS 


Actiu  de  pacc  loter  épis- 
ropum  e(  cives  coa- 
stitueoda. 


Post  haec  pluraque  alia  magistri  civiura,  una  cura  ecclesiasticis  viris  pacern 
summopere  desiderantibus,  convenerunl  in  unam  sententiam  .  de  pace  videli- 
cet  habenda  vel  de  treugis  saltein  obtinendis,  et  ubi  paulo  anle  nullus  audebat 
Liidovicum  de  Borbon  vivere  impune  confiteri ,  ibi  jam  Iractabatur  qiiod , 
missis  depiitatis  ad  ipsum  de  inveniendo  modo  qiio  esse  bonum  pacis  possel, 
vel  jam  larde  post  destructam  palriam,  iterum  ad  terram  noslram  redire  de- 
béret.  Sane  ad  hoc  negotium  débite  exequendum  comes  de  Moiirs  et  co- 
rnes de  Ilorn  ad  Briixellam  legatione  fungentes ,  pro  treugis  saltem  habendis 
laboraturi  sunt  missi.  Qui  cum  redissent  in  vigilia  S.  Martini  Leodium ,  in 
crastino  convocato  consilio  ac  deinde  patatio  congregato ,  responderunt  prae- 
fati  domini  comités  atque  etiam  alii  qui  ex  parte  ecclesiarum  una  cum  ma- 
gistris  versus  ducem  missi  fuerant,  quod  videlicet  de  pace  et  treugis  habendis 
tractando  cum  duce  satis  egerant ,  sed  responsum  est  ipsis  quod.  priusquam 
darentur  treugae,  Leodienses  primum  deberent  suum  proprium  dominum  cum 
sua  propria  ecclesia  cognoscere  atque  ad  ejus  obedientiam  venire,  etc.  Comi- 
tatus  Lossensis  instanter  petebat ,  quod  Leodienses  paci  inlendere  dignaren- 
lur.  Idem  volebant  Dionantenses.  Trudonenses  se  velle  tractare  dicebant, 
atque  ad  idem  responderunt  Huyenses ,  qui  cupiebant  esse  neulrales.   Ton- 
grenses   rebelles  erant.   Leodienses  vero  jam  tanquam  stupidi  effecti,  non 
facile  se  ad  novos  rumores  more  consueto  movebant.  Attamen  infra  octavam 
Martini  dum  statio^  quae  in  Ymael  erat,  se  valenter  defenderet  contra  Tra- 
jectenses  infestissimos ,  ad  sonitum  campanae  Raso  de  Heers  accepto  vexillo 
mapistrorum  exivit  in  auxilium  eorum  ,  qui  contra  Trajectenses  fortiter  pu- 
gnabant  ;  ministerium  enim  fabrorum  ac  deinde  omnia  ofHcia  secundum  or- 
dinem  sequentia  ducem  Rasonem ,  paruerunt  ei  tanquam  capitaneo.  Interea 
factae  sunt  treugae ,  datis  insuper  induciis  et  salvo  conductu  decem  dierum 
ad  comparendum  in  Bruxellis ,  ubi  tractandum  erat  de  pace.  Quo  cum  ve- 
nissent  magistri  civium  ,  una  cum  comitibus  praenominatis  ac  aliis  députa! is, 
prolongatis  induciis,  demandatus  est  etiam  ibidem  dominus  Leodiensis.  Qui 
cum  vocatus  comparuisset,  vix  ullam  \el  saltem  difticillimam  suis  ecclesiasticis 
dignatus  est  praebere  audientiam.  Causabaturei  plurimum  de  eorum  inobe- 
dientia,  et  quod  propter  eorum  dissimulationem  protelationemque  negotio- 
rum  et  specialiter  in  causa  inlerdicti  minus  bene  servati  omnia  mala  sensim 
in  patriam  irrepsissent.  Tandem  vero ,  ut  breviter  dixerim ,  non  sine  magna 
difficultate,  per  interpositas  personas  ad  hoc  specialiter  electas,  nonnullis  etiam 


CHRONICON. 


31 


conditionibus  medianlibus,  vix  in  gratiam  domini  sui  episcopi  sunt  admissi. 
Et  ita  factum  est ,  quod  domini  in  suis  ecclesiis  residere  nec  etiam  in  ipso  die 
natalis  Domini  ausi  fuerint  divina  publiée  peragere ,  quod  tamen  alias  licere 
putalur,  juxta  tenorem  capiluli  in  sexto  ,  videlicet  :  Aima  Mater,  etc.,  timen'- 
tes  procul  dubio  offendere  ut  puta  suo  episcopo  nondum  bene  reconciliato. 
Caeterum  cum  lola  patria  nunc  jam  juxta  mullorum  votum  speraretur  venire 
ad  foedera   pacis.   praesertim  cum  illam  nonnulla  oppida  acceptatam  suis 
sigilhs  firmiler  roborassent,  opposita  sunt  quippe  per  viros  Belial  infinita 
obstacula  optatam  diu  pacem  impedientia.  ÎNam  electum  de  Baden  mentie- 
bantur  quidam  a  sumrao  pontifice  jam  confirmatum  ,  alii  aiebant  in  domino 
de  Borbon  nullam  ponendam  esse  fidem ,  atque  alii  et  alii  mille  artes  inve- 
niebant  pro  pace  impedienda.  Sed  et,  quod  pessimum  erat,  ipsum  hiraldum 
ex  parte  ducis  ad  Leodium  missum ,  ad  factara  pacem  sigillandam  opportune 
satis  populum  ad  exhortandum  promplissimum ,  omnis  homo  foedus  habens 
cum  morte  pactumque  cum  inferno ,  trahentes  et  pugnis  invadentes,  nisi  per 
magistralus  prohibiti  essent ,  absque  dubio  pacem  aflPerentem  facile  crudeli- 
ter  occidissent.  Nihilominus  tamen  vocato  palatio  concordes  fuerunt  cives 
una  cum  aliis  fere  cunctis  rainisteriis,  qualenus  pax  sigillari  deberet,  ad  quam 
rem  faciendam,  licet  plurimi  essent  difficiles  et  impatientes,  Tungrenses  tamen 
aliis  cunctis  erant  magis  impatientes  et  difficiliores. 

Anno  vero  sequenti  videlicet  MCCCCLXVI ,  postquam  apud  S.  Trudonem 
pax  fuisset  conclusa  ^  et  jam  per  plura  oppida  convenienter  sigillata,  dominus 
de  Ravesteyn  et  dominus  de  Paruwes,  cum  pulchra  comitiva  gentis  armo- 
riim  venientis  ex  S.  Trudone,  suam  stationem  fecerunt  in  Lossensi  oppido 
Dux  autem   Carolus  suum  exercitum  multorum  millium,  quem  secum  ex 
Franca  adduxerat,  misit  contra  Tungrenses  pacem  impugnantes  et  contra 
pacis  bonum  rebelles.  Ipse  vero  cum  majori  copia  bellatorum ,  circumseptus 
belhcorum  instrumentis ,  hospitalus  sletit  prope  Heis,  in  villa  quae  dicitur 
vechtmael.  Ad  quem  cum  venissent  ex  Leodio  cum  magistris  certi  ex  sinpu- 
is  mm^terns  electi  duo  viri ,  et  ad  submittendum  se  ex  parte  civitalis  depu- 
tau,  ab  ipso  duce  Carolo  exstiterunt  gratiose  et  pacifiée  suscepti.  Quibus 
ostendit  suam  armaturam  et  in  armis  bene  expeditam ,  cunctam  pompam 
et  belhcum  apparatum,  dicens  se  paratum  ad  obsequendum  Leodiensibus ,  si 

'  Cfr.  De  Gerlache ,  Né.oluUons  de  L,ége  .ou,  Lou^s  de  Bourbon  ,  p.  ;il. 


146« 


32 


JOHAiSiSIS  DE  LOS 


r.astri  de  Heeri  incea' 


Colubnssarii. 


aliquando  se  siiisque  indigere  contigeril ,  dumniodo  tanien  causa  Leodien- 
siunj  fuerit  bona  et  justa,  dedilqiie  insiiper  nostris  litteras  sigillandas,  formam 
pacis  continentes ,  spondens  quoque  facturum  se  apud  suum  patrem  ducem 
Philippum,  quod  daret  et  ipse  quilantiam ,  etc.  Jgitur  deputati  Leodienses, 
regratiantes  diici ,  cum  laetitia  reversi  sunt  ad  civitatera,  et  convocato  palatio 
exposuerunt  benevoleutiam  ducis  et  humanitatera  sibi  factam.  Unde  gaudium 
fuit  magnum  m  populo.  Haec  aulem  contigerunt  in  principio  Januarii  anni 
praetacti ,  quo  videlicet  tempore  dominus  de  Raveslej  n ,  in  oppido  Lossensi 
hospitatus .  crebro  fecit  insultus  cum  suis  armigeris  contra  rusticam  manum 
in  villagio  de  Wellen  conglobatam.  Verum  in  die  Marcelli  papae,  cum  villani 
incaute  contra  inimicos  fuissent  egressi  circa  capellam  de  Otersioe,  ubi  cum 
quidam  valde  nobilis  ex  Burgundia  miles  cum  aliis  decem  a  villanis  esset  in- 
terfectus,  occisi  sunt  etiani  ipsis  ex  rusticis  non  minus  numéro  centum  quin- 
quaginla.  Hoc  vero  in  loco  expensis  ducis  fabricabatur  ad  honorem  Mariae 
virginis  una  capella,  quam  egomet  vidi  noviter  inceptam  hoc  codem  anno, 
ad  quam  confluebat  undequaque  populus  peregrinationis  gratia.  Item  tune 
temporis  castrum  de  Heers,  propter  rebellionem  Rasonis  pacem  impedire  vo- 
lentis ,  expugnalum  est  et  obtenlum  tandemque  combustum.  IVaelerea  mox 
ut  exercitus  ducis  extra  patriam  se  retraxerat,  coeperunt  undique  malevolisua 
cornua  erigere ,  twiquam  superiores  jam  efiFecti ,  maxime  ex  villulis  rustici , 
qui  suas  custodias  et  stationes,  puta  in  Vliermal ,  in  Wellen  seu  alibi,  dili- 
geuter  se  gloriabantur  custodisse,  veneruntque  primum  ad  oppidum  Lossense 
pêne  inermes  et  pannosi ,  lineis  quidem  eorum  terinstris^  vestiti,  incutientes 
non  parvum  timorem  bonis  civibus  pacem  cupientibus,  et  ex  tune  audaciores 
efiFecti  ad  majora  facinora  perpetranda  facile  sunt  prolapsi.  INam  domus  eo- 
rum ,  qui  jam  dudum  protectionis  gratia  ad  Brabautiam  confugerant ,  cru- 
déliter  invadentes  ,   direptis  omnibus  quae  auferri   poterant  confringendo 
maie  tractabant.  Quorum  praesumptio  ubique  jam  per  patriam,  in  ultionem 
eorum  qui  pacem  cupiebant ,  acriter  serpere  coepil.  In  tantuni  vero  nume- 
rus  eorum  mox  cepit  augmentum,  quod  vix  nullum  in  tota  patria  esset  oppi- 
dum  seu  etiam  grossum  villagium ,  in  quo  non  esset  societas  nova  viginli , 
trigmta,  quadraginta  aut  plurium  sociorum  numéro,  juxta  exigentiam  loco- 
rum ,  qui  primum  se  de  viridi  tentoHo  nuncupari  faciebant .  et  postea  voca- 

'  Theristrum  vel  lerittrum  genu»  est  pallii  mu-       Hoc  aulem  loco  yoxterimlrtim  vel/frû/ruminlelli- 
liebris ,  de  quo  cfr.  Du  Cange  in  GIosm.  yerb.  cil.      gendae.lde»aguIo»eude  venlraliplebei  bominit. 


CHRONICON. 


33 


bantur  coluhrtssarïï^  pro  eo  quod  omnes  fundabularii  ^  erant,  metallinis 
vulgo  colubrissis  ulentes,  instar  sagittariorum ,  quibus  arcus  sunt  pro  bellico 
lostrumento;  feceruntque  sibi  liberaturas^,  noviter  se  vestientes  ex  bipartito 
colore,  quo  videlicet  alii  ab  alns  distinguebantur ,  semper  tamen  medietas 
tumcae  de  v,nd.  erat  colore  ac  alia  medietas  coloris  erat  albi  aut  blavii  aut 
allenus,  prout  s,bi  quaelibet  societas  elegerat,  quatenussic  distincti  copnos- 
cerenlur  facile  cujus  oppidi  aut  viUagii  essent  socii.  Horum  quippe  terrore 
cunctus  per  crcuitum  commovebatur  populus,  non  emm  anle  tantus  erat 
usus  colubrissarum ,  quae  ut  plurimum  apud  Leodium  tune  temporis  prae- 
parabantur.  Caeterum  ex  tune  maxima  per  totam  patriam  cura  erat  et  slu- 
dium  mechanics  circa  instrumentorum  bellicorum  et  armorum  fabricaluram 
tbique  emm  vigebat  opus,  et  novarum  rerum  inveniendarum ,  quae  ad  pu- 
gnandum  essent  aptae,  valde  fervebat  communis  populi  instantiaamajori  viro 
usque  ad  mmorem;  indifferenter  pêne  omnis  aelas,  sexus  etiam  ethominum 
conditio  (nescio  qua  sorte  conslellationis ,  non  necessitate ,  sed  potius  inclina- 
Uone ,  ,mo  quod  verius  est ,  humanis  demeritis  et  culpis  exigentibus  )  de  ar- 
niaturis,  de  defensionibus,  de  muniendis  et  fortificandis  opportuna  loca  prout 
plurimum  meditabantur.  Ut  enim  de  viris  et  aetale  adultis  leviter  pertran- 
seam,  testis  sum  ego  qui  haec  ad  memoriam  ad  cautelam  pro  poste,  is  levo- 

Zr    '  ''  ^"J"'"'  "'^^  '"^"^'  ""^  ^"^  contemporaneis  consimi- 

um  noT"';  T"  ''"'''*'"'  P"*^''"'"™  iodustriam  viresque  excedens,  fuero 
summopere  deditus  et  intentus.  Surrexit  enim  una  pars  puerorum  contra  p 

w  ;o:r'  f"  T''  ^'^^^^""^'  -^^'-^^-^  ---  me^chanT.  r  ^"^~ 

en  e     oTae  ""        T"""  -"%-^-^  ^^"a  quoque  altrinsecus'confi- 

tZ  um   r.r""  1    r""^"  '"^'^^"'^^  '"^  P'-^^*"^^  contingentium  fu- 

rcernen!ilr  '  ''^"''''  '"^^^^^'^'^  ^^^^^  P"^*'^^"-  ^^^  ^^^^mina 

et  m  hi  sic "  T""  '  ^"'"  "^'^  Praesignantia,  procul  dubio  praestabatur, 

flueoS     n^ure;'"  """''  ^"^  ^^^"^  '^^'  ^"P^"^"  forsitan' naturali  in: 
animus  et  animosus  appetitus  nunc  petras  et  lapides  ad  jactandum 

'  Seditiosi  et  facioorosi  isti  hom* 

nesliorum  appellalionem  a  r.r,V/.  /Z*'*^"'  ^"^  ^  ^^rtdahnlarii  ieu  fundihularit ,  qui  utunlur 

.erant,  colubrinarii  seu  coïuhrini  diJeTanTuT  '"^f^"\«PP"e«atona  qua  jactantur  lapides. 

coluhri„a  seu  colubrina,  quod  bellicum  t.  /                      "  '^"   ^'^'''"tura  panai,   cf.    Du 

lum  gallice  vocatur  coJeLe.                 "''"'"■  ^^"«^  '"  ^'«•-"«- 


34 


JOHANiNIS  DE  LOS 


CHRONÏCON. 


35 


1466 


Belli  praesagium 


congerere  et  comportare,  nunc  fundas  ad  projiciendum  lapides  carpenlare, 
nunc  arcus  raanuales,  nunc  balistas  puerorum  more  ,  et  nunc  tela  et  sagitlas 
sine  numéro  conficere  et  componere.  Sed  et  ex  arborum  corticibus ,  absque 
tamen  scitu  et  notitia  nostrorum  parentum,  qui  studiose  satis  haec  prohibe- 
bant,  toraces,  loricas,  caeteraque  lalia  armorum  speciem  praeferenlia,  mdus- 
triose  fabricare  ;  colubrissas  ex  animaliura  quoque  ossibus  confeclas  etiam 
exstitit  maxima  cura  componere,  quibus  igné  apposilo  jaculandum  foret, 
bombardorum  vicem  per  quamdam  simililudinem  imitando.  Haec  vero  et 
sirailia  si  pueri  permissi  sunt  facere  pueriliter  more  suo ,   quid  putas  tune 
faciebant  majores  et  adulli  viri  in  \irtute  sua ,  non  infantiliter  sed  seriose  stu- 
diosissima  omnia  armorum  et  instrumentorum  gênera  conficientes.  Hinc  op- 
ponebantur  in  vicis  et  in  plateis  contra  adversarios  repagula ,  hinc  levabantur 
in  altum  fossata  industriose  lignis  compacta,  hinc  multimodum  genus  ma- 
chinarum  opporlunis  locis  disponebalur,  atque  inde  etiam  quidquid  ad  loca 
fortificanda  necessarium  putabatur  operose  fuit  persecutum  et  adhibitum. 
Vix  etiam  ulla  hominum  aetas  seu  memoria  recordabatur  se  vidisse  tempora 
lam  implacabilia  et  ad  pacem  adeo  indisposita.  Sed  quia  rursum  nimium  est 
de  singulis  singula  retexere ,  omissis  iis  quae  vires  ad  narrandum  excedunt , 
dignum  duxi  non  silentio  praelereundum  ea  quae  hoc  anno ,  videlicet  sexa- 
<resimo  sexto,  propriis  meis  oculis  nonnunquam  conspexiincivitateLeodiensi, 
ubi  tune  temporis  octo  mensibus  moratus  sum  cum  parentibus  meis  ,  qui 
timoré  colubrissariorum  et  propter  metum  pestilenliae ,  quae  vehementissime 
in  oppido  Lossensi  grassabatur,  ad  Leodium  evadendi  gralia  confugerant. 
Septimum  etenim  tune  ego  agebam  annum ,  et  ecce  totum  fere  mundum  in 
nostro  climate  constitutum  ad  pessimos  errores  \idi  dispositum  et  in  potestate 
maligni  traditum.  Quod  facile  perpendere  potui.  In  Leodiensi  civitale  vide- 
licet ,  ubi  lex ,  ubi  justitia ,  ubi  ratio ,  ubi  ordo  locum  habere  debebant ,  ibi 
perverso  modo  ordine  praepostero ,  permittentibus  civibus ,  neque  contradicen- 
tibus  parentibus  et  majoribus ,  in  tantum  ipsi  pueri  et  impuberi  adolescentes 
contra  etadversus  pacificos  homioes  excreverant  et  insolenter  exuberarant, 
quod  turmatim  conglobati  incedentes,  puerorum  prout  supradixi  more,  gla- 
diis  ligneis,  arcubus  et  sagittis,  lanceis  et  hastis  occurrentes,  quoscumque 
voluissent,  invadere  praesumebant.  Eos  nimirum,  qui  ad  instantiam  eorum 
vivat  Baden  dicere  réunissent,  trahebant  et  vexabanl,  percutientesque  deho- 
nestare  curabant.  Vidi  certe  et  ego  exercitum  puerorum  domos  pacificorum 


invadere ,  januas  irrumpere.  fenestras  suis  lanceis  confringere ,  prout  in  mul- 
tis  locis  jamfecerant,  tam  extra  quam  infra  civitatem  audacter  prorumpentes, 
nemine  contradicente ,  imo  multis  ad  talia  spectacula  attonitis  ob  rei  novita- 
tem  et  stupefactis.  Usque  ad  Visetum  extendere  ausi  sunt  suas  cmdelissimas 
insolentias,  violenter  domus  eorum  invadenles,  quos  de  parte  de  Borbon 
esse  credebant.  Singulaesiquidem  plateae  singulas  sibi  ^cerunt  societates,  sub 
capitaneo  lanquam  militantes,  et  suo  sub  signo  expediti  procedentes.  Nam  pro- 
prium  vexillum  eral  unicuique  socielati ,  ita  quod  videbantur ,  prout  et  ego 
saepissime  vidi ,  super  majorem  pontem  et  alias  ultra  Mosam  tanquam  ad 
bellum  procedere,  sub  décernant duodecimvexillis,  maximam  puerorum  tur- 
bara,  turmatim  incedere,  quibus  et  nonnullis  majoris  aetatis  se  vsociabant ,  ar- 
ma de  Baden  déférentes.  In  ecclesia  S.  Lamberli  praesurapserunt  ad  pilaria 
seu  parietes  arma  domini  de  Borbon  decerpendo  vituperabiliter  auferre,  et 
eorum  loco  de  Baden  arma  honorifice  collocare.  Item  ante  januas  palatii  et 
ad  singulas  portas  civitatis  ponebantur  insignia  seu  arma  de  Baden,  et  quo- 
cumque  cives  illa  ad  suarum  domorum  superliminaria  seu  januarum  postes 
non  habebant ,  illi  suspicionis  notam  facile  incurrebant.  In  tantum  erat  mi- 
serabilis  Leodiensis  populus  post  Baden  infatuatus  et  contra  suum  proprium 
dominum  inflammatus,  quod  tanquam  sacrilegus  haberetur,  qui  nomen  de 
Borbon  detestabile  non  arderet  et  nomen  de  Baden  (qui  reverti  putabatur) 
excellenter  non  magnificaret.  Verum  tamen  quod  audacia  et  praesumptio, 
quae  valde  invaluit,  puerorum  refrenarelur ,  in  concilio  civitatis  aliquando 
fuit  propositum ,  sed  propter  incuriam  magistrantium ,  nihil  inde  fuit  secu- 
tum.  Praeterea  vero  et  colubrissarii  per  totam  patriam  invalescentes  infinitas 
perpetraverunt  violentias,  occasione  accepta  propter  pacem ,  quaejam  per  ali- 
quos  sigillata  vel  etiam  jam  sigillanda  esset.  Quorum  praesumptionem  quia 
civitas  Leodiensis  saepius  super  hoc  requisita  corrigere  non  curavit,  nobiles 
patriae,  sed  et  boni  cives,  aliique  pacifici  et  honesti  viri,  quibus  titulus  de 
habenda  pace  imponebatur ,  una  cum  maxima  parte  dominorum  ecclesiastici 
status,  proprias  suas  domus  et  possessiones  relinquentes,  ad  partes  Brabantiae 
aut  alias  quolibet  se  transtulerunt.  Igiturabsentium  domus,  possessiones,  mo- 
bilia  et  immobilia  bona  confiscata  in  locis,  vilHs  et  oppidis.  publiée  venditioni 
exponebantur.  Simililer  fiebat  de  omnibus  iis  qui  litteras  allegationum  obser- 
vandas  jurare  non  curabant.  Ob  quam  rem  plurimi  homines  timorati  perju- 
rium  praecaventes  perpetuis  temporibus  una  cum  aliis  jam  dudum  relegatis 


36 


JOHAINIMS  DE  LOS 


et  bannitis  inhumaniter  sunt  proscripli.  Qui  autem  delenli  fiierant  pessime 
exstilerunt  vexali  et  Iractati ,  in  tantum  qiiod  ad  decapitationem  mi.llorum 
procederelur,  prout  factum  est  Leodii  de  magistro  Aegidio  de  Mess,  qui  ob 
communem  profeclura  patriae  laboriose  pacem  requirens  saepe  m  publicura, 
super  forum  educlus  ex  yinculis  et  per  scabinos  ad  manus  advocati  tradendus 
oeccuuo  Ae,d..  de  ct  ad  mortem  judicandus,  tandem  miserabililer  et  immisericorditer  una  cum 
or?«;  ef  jTh'nat  quodam  alio  est  decollatus.  Ita  et  factum  est  de  advocato  de  Graus,  qui  mx 
c.rpe„uer.  -^  ^^^^  ^^^^  ^^^jj^^^  ^^sque  audieutia ,  ad  boc  impellentibus  Rasone ,  magis- 

tro  Bare ,  Wilbelmo  de  Violet ,  una  cum  multis  clamatoribus ,  filiis  nequitiae, 
etiam  et'ipse  crudelem  accepit  decapitationis  sententiam.  Sic  etiam  de  alus 
atque  aliis,  bonum  commune  et  patriae  honorera  quaerentibus ,  factum  est, 
prout  de  magistro  Johanne  Carpentier  Dionantensi  magistro,  sapientissimo 
viro.  Sic  et  in  Tungri  de  hospite  Clavi,  cujus,  ut  verum  fatear.  post  capitis 
detruncationem  in  quatuor  parles  divisa  membra  per  oppidum  Lossense  ad 
diversa  loca  in  altis  furcis  exaltanda ,  lictore  in  equo  déférente,  vidi,  et  non 
sine  horrore  conspexi  ea  inhumaniter  deferri ,  proh!  crudele  spectaculum. 
At  quia  nimium  est  singula  ,  quae  per  singula  loca  contigerunt,  describere 
calamo ,  pertranseundum  censui  necessario. 

Verumtamen  sciendum  est,  quod  mox  post  decapitationem  magistri  Aegidii 
de  Mess  praetacti,  qui  ubique  ab  omnibus  principibus  coram  quibus  sapien- 
ter  ac  eleganter  suam  consuevit  expedire  legationem ,  ac  perinde  in  honore 
habitus  et  admirabilis  reputatus ,  atque  nunc  ob  indignam  mortem ,  quam 
probrose  sustinuit,  laraentabililer  deploratus,  voce  praeconia  ad  sonilum  buc- 
cinae  pax  diu  dilata  repente  proclamata  est.  Dominus  autem  episcopus  hac 
tempestale  prout  plurimum  stabat  in  Huyensi  oppido.  Gui  cum  reconciliati 
essent  Dionantenses ,  ordinata  fuituna  diaeta,  ad  quam  undecumque  ex  patria 
deputati  convenire  deberent.  Quae  diaeta  praelibata  cum  in  Huyo  tenenda 
esset  indicta ,  ad  eam  Hassellenses  accedere  recusarunt ,  aliis  dicentibus  quod 
potius  in  campi  medio  ipsa  diaeta  celebraretur ,  atque  aliis  alia  et  alia  dicen- 
tibus.  Unde,  quia  tôt  hominum  exstiterunt  opiniones,  multiplicabantur  inté- 
rim mala  super  terram ,  pro  eoquod  prout  communiter  quilibet  tune  temporis 
non  rationesedsuautebatur  sensualitate.  Praeterea  domino  in  Huyo  existente, 
Leodiensis  ecclesia  saepe  accessit  ad  eum  pro  impetranda  venia  et  ad  gratiam 
obtinendam.  Tandem  deputati  ex  urbe  venientes  cum  magistro  Johanne  So- 
reth ,  ordinis  carraelitarura  provinciali ,  excellentissimo  doctore ,  responsum 


Pax  proclamât*. 


GHRONIGON. 


37 


accepit  ecclesia ,  quod  papa  compaliens  ecclesiae  hactenus  nihil  permisit  ex- 
pedire contra  eam,  sed  quod  pacem  facerent  cum  domino  suo  episcopo,  et 
missis  duobus  aut  tribus  praelalis  ad  Romanam  curiam  ,  ipse  daturus  esset  eis 
absolutionem  pro  omnibus  ad  cautelara.  Porro  pro  expensis,  quas  episcopus 
in  suis  procurationibus  fecerat,  cum  pauper  et  exul  esset,  octo  millia  flore- 
norum  saepissime  ab  ecclesiis  petierat.  Quod  cum  depauperata  ecclesia  facere 
nonnunquam  renuisset,  et  timoré  laïcorum  id  prohibentium  jamdiu  distu- 
lisset ,  contigit  saltem  jam  nunc  singulis  ecclesiis  pro  sublevamine  indigeutis 
episcopi  certam  imponi  taxam.  Quod  magistri  civium  audientes  nitebantur , 
quantum  in  se  fuit,  impedire,  ne  yidelicet  id  fieret,  quod  clerus  episcopo 
suo  promiserat. 

His  praeterea  diebus  in  patria  Lossensi  propter  improbitatem  colubrissa-  coiubrissariorun.  im- 
riorum  oranis  bonus  homo  omnisque  pacificus  pacem  habere  desiderans,  in  J^cu!"  ^*^"""'"* 
summa  angustia  erat  constitutus ,  tola  quoque  patria  in  maximam  servitutem 
est  redacta.  In  oppidis  de  Tungri,  de  Maeseyck ,  in  Belesia  ac  nonnullis  aliis 
locis  non  est  permissum  quod  pax  proclamaretur.  Verum  spoliabantur,  taxa- 
bantur ,  domus  comburebantur ,  eorum  videlicet  qui  de  pace  habenda  ali- 
quid  meditari  putabantur.  Unde  contigit  hac  tempestate  in  foro  Lossensi  sex 
vel  octo  domos  penitus  comburi ,  in  profeslo  videlicet  annuntiationis  Mariae, 
et  hoc  per  colubrissarios  qui  ex  villulis  illuc  convenerant ,  de  quibusdam  sibi 
exosis  vindictam  sumere  volentes.  Notandum  vero  quod  ex  tune  in  eodem 
oppido  per  totam  sequentem  aestatem  tantum  inhorruit  pestilentiae  tabès , 
quod ,  nisi  quis  fugae  consuluisset ,  vix  debacchantem  mortem  declinare  va-  Pesus. 
luisset.  Mors  etenim  ipsa  per  pestiferum  morbumfere  totum  oppidum  homi- 
uibus  exhausit  feraliter  magnos  parvosque  depascendo  consumens.  Praeterea 
in  mense  Aprilis  fuerunt  in  foro  Leodienses,  commoventes  quamdam  seditionem 
occasione  cujusdam  de  niinisterio  Scissorum  ,  qui  cum  confugisset  ad  quamdam 
domum  in  foro  sitam  et  a  colubrissariis  undiquc  obsessam,  accurrentibus  iis 
qui  de  Scissorum  ministerio  erant,  sedata  est  seditio  et  obsessus  liberatus. 

Hoc  denique  tempore  ecclesia  Leodiensis  certos  deputalos,  sex  vel  septem  LegatioLeod.  ad<um- 
numero ,  viros  utique  venerabiles  et  dignos  ,  procuratores  constilutos  misit  ad    iTp"pum°"iurRu'id!aê 
curiam  Romanam  pro  absolutione  impetranda.  Quibus  data  fuit  commissio  -  '^""'" 
propinandi ,  si  opus  esset ,  cardinali  Avenionensi  jocale  pretio  centum  duca- 
torum ,  et  si  necesse  esset  ad  obiigandum  ecclesias  ad  summam  mille  duca- 
torum  pro   absolutione  impetranda ,  quam  tamen  summam  excedere  non 


38 


JOHANMS  DE  LOS 


CHRONICON. 


39 


deberenl  nisi  de  ecclesiarum  coiicensu,  etc.   Deinde  in  crastino  Philippi  et 
Jacobi  missa  est  ex  Leodio  versus  Bruxellam  valde  honorabilis  le^atio  tara 
ecclesiaslicoriim  qiiam  laïcarum  personarum  ,  in  qua  legatione  fiierunt  abbas 
S.  Jacobi  cum  vicedecano  S.  Lamberli  et  raullis  aliis,  tara  ex  eadem  ecclesia 
canonicis,  quam  ex  aliis  secundariis  ecclesiis.  Sed  et  magistri  civium,  videlicet 
dominus  Johannes  Le  Ruyt  miles,  cum  socio  ejus  Henrico,  etc.,  et  de  sin- 
gulis  ministeriis  sex  deputati ,  qui  simul  ex  parte  civilatis  et  totius  palriae  co- 
rara  duce  Philippe  pro  débita  satisfactione  humiliteret  obedienterse  deberent 
proslernere ,  condignam  emendam  injungendam  et  pro  ofiFensis  duci  et  ejus 
filio  Carolo  illatis  càutionem  praestaturi.  Quorum  petilio ,  raediante  tamen 
satisfactione  condigna ,  cum  per  ducem  Philippum  clementer  acceptata  fuis- 
set,  dimissi  sunt  in  pace  abire,  semper  tamen  Dionantensibus  de  pace  exclusis 
propler  blasphemam  injuriam  per  quosdam  Dionantensiura  filio  ducis  Carolo 
videlicet  illatam.  Itaque  in  octavis  Philippi  et  Jacobi,  ex  Bruxellis  Leodium 
reversa ,  vix  data  est  praelibatis  deputatis  copia  referendi  ea ,  quae  in  curia 
ducis  eis  fuerant  proposita  atque  in  commissis  daU.  Nam  ex  maligni  spiritus, 
prout  creditur,  instigatione,  sicut  et  saepe  aliis  vicibus  actum  est,  contra  ini- 
tam  pacem  obstaculum  fuerat  objeclum  ,  quo  videlicet ,  eodem  die  reversioni» 
praedictorum,  allegationum  lilterae  jam  faclae  ab  cunctis  jurandae  exstite- 
runt  exhibitae  ,  ad  quod  negotium  perficiendum  valde  instabat  dominus  Raso, 
una  cum  diaboli  ministris,  qui  non  permittebant,  quod  aliquis  juramentum 
praestaret  sub  condilione  aut  alias  cum  protestatione ,  sed  quod  quilibet  sim- 
pliciter  absque  cavillalione  juxta  tenorem  diabolicarum  lillerarum ,  in  prae- 
judicium  domini  episcopi.  ipsius  quoque  adhaerenlium  seu  fautorum  insidiose 
confectarum,  juramentum  praestare  deberet,  non  obstante  juramento  per  hoc 
irritando,  quod  jam  pridem  singuli  domino  patriae,  episcopo  scilicelsuo,  prae- 
stiterant,  vix  aliqui  evadere  poterant  qui  vel  compulsi  non  jurarent  vel  inviti. 
His  itaque  diebus  episcopus  Leodiensis  in  Huyo  existens  vocari  fecit  ad  se 
in  Huyo  eos  quotquot  juramentum  fidelitatis  ei  praestiteranl ,  quia  jam  factus 
diaconus,  et  statim  post,  décima  tertia  Julii,  in  presbyterum  esset  conse- 
crandus ,  et  ut  consecralioni  ejus  interesse  possent  admonuit.  Cessavit  itaque 
hoc  tempore  naTis,  quod  mercatorum  dicilur,  inter  Leodium  et  Huyum, 
atque  etiam  inter  Leodium  et  Trajectum  per  aliquod  lemporis  spatium  suum 
bene  observando  sabbatum. 

Praeterea  certe  tune  temporis,  ut  caecus  populus,  qui  in  tenebris  ambu- 


labat.  sui  erroris  amplius  probarelur,  factum  est  Leodii  quiddam  ridiculo- 
sum,  sed  opus  stultum ,  potius  ob  seduclam  plebem  lamenlandum.  Ad  vocem 
namque  buccinae  de  mane  congregali  sunt,  de  quibus  saepe  dictura  est,  cum 
suis  vexillis  pueri.  Qui  ordinale  procedenles  et  civitate  exeuntes  occurrere 
honorifice  curaverunt  domino  de  Baden  jam  nunc,  prout  dicebatur,  confir- 
malo  episcopo  et  non  jam  mamburno  neque  regenli.  Qui  revertentes  post 
prandium  quosdam  sibi  occurrentes,  scilicet  quemdam  Johannem  vocatum  in 
nomine  Domini,  et  Johannem  Beasen,  Johannem  Brahie,  cum  nonnullis  aliis 
et  cum  multisex  Leodio  illis  concomitantibus,  introduxerunt  fallaciter  seducti, 
putantes  hune,  quem  venerabantur,  suum  confirmatum  fore  pontificem.  Hic 
fictitius  episcopus  tamen,  ut  putatur,  ex  parte  dominorum  de  Baden  lega- 
tione  fungens ,  stetit  Leodii  in  hospitio  diebus  quindecim.  Nunquam  per- 
missus  est  publiée  in  palatio  suam  legationem  exponere.  Pro  cujus  expensis 
in  hospitio  factis  solverunt  Leodienses  lx  florenos.  Nec  tamen  dictum  est  pu- 
bliée ad  quid  venisset,  aut  quid  fecerit. 

Adveniente  igitur  festo  sancti  Jacobi ,  quo  magistri  civium  eligi  consueve- 
runt ,  et  jam  die  praecedente  dominus  Johannes  Le  Ruyt,  una  cum  socio  suo 
Johanne  Riga  ,  more  consuelo  se  a  magistratu  cum  gratiarum  actione  absol- 
Tisset ,  coepit  tumultuare  dominus  Raso  de  novis  magislris  praeficiendis ,  sol- 
licitus  ne  forte  de  favore  domini  de  Borbon  esse  possent.  Atque  inter  caetera 
vociferatus  est  ipsum  dominum  Johannem  Le  Ruyt  esse  magnum  traditorem , 
carnificemve  aut  christianae  carnis  venditorem.  Et  hoc  ideo  quia  in  pace 
facta  nuper  apud  sanctum  Trudonem ,  propter  quam  magister  Aegidius ,  de 
quo  supra  memini  ,  sententiam  decapitationis  acceperat ,  conditionatum  ha-  diar$oivemîI 
bebatur,  praeter  pecuniam  solvendam  duci,  de  expensis  videlicet  factis,  etc., 
quod  duodecim  factiosi  viri  traderenlur  ad  voluntatem  ducis  Burgundiae , 
quatenus  per  supplicium  paucorum  salisfieret  debilum  multorum  noxiorum. 
Haec  tamen  conditio,  quia  difBcilis  videbatur,  sapienter  exstincla  erat,  alias 
per  absentiam  interficiendorum  commutata ,  quod  videlicet  patriam  exire  de- 
berent qui  ad  voluntatem  ducis  dandi  essent.  Quod  tamen  malevoli  et  pacis 
mimici  m  bonam  partera  capere  non  poterant.  Interea  tamen  coUigebatiu* 
pecunia  in  Leodio  et  j>er  totam  patriam  Leodiensem  et  Lossensem  in  pacis 
contractu  pro  emenda  nuper  duci  promissa.  Condemnati  siquidem  erant  Leo- 
dienses et  Lossenses,  caeterique  eis  adhaerenles,  in  summa  quingentorum 
millium  florenorum  et  amplius  in  certis  terminis  solvendorum ,  ob  scilicet 


Ducenta   milliii  tiur.    a 
Leodiis  duci  Burgiin- 


40 


JOHAINMS  DE  LOS 


CHRONICON. 


41 


n 


Dionintum  expugna 
tum. 


offensam  et  injuriam  et  damna  duci  Burgundiae  et  ejus  filio  Carolo  injuste 
illata  per  Leodienses  Quia  cum  Leodienses  in  honore  essent,  non  intellexe- 
runt,  prae  nimia  ipsorura  petulantia  insolentissime  se  habentes,  bonum  pacis 
ignorantes  et  iniquitatem  quam  dudura  contra  suum  episcopum  exercuerant 
ocius  prolonganles ,  admisso  jam  régente  et  gubernatore  domino  videlicet  de 
Baden  ,  quem  pro  suo  episcopo  venerabantur,  sicut  longe  supra  me  digessisse 
credo  ;  ipsum  ducem  Philippum  tune  temporis  inter  omnes  christianos  prin- 
cipes fortissimum  ac  nominatissimum ,   una  cum  duce  Carolo  qui  jam  m 
regno  Francorum  victoriose  multa  bella  confecerat ,  absque  aliqua  rationabili 
causa  duntaxat  diffidare  praesumpserant  cum  omnibus  illi  adhaerentibus. 
Quod  quam  stultum  incautumve ,  imo  quam  furiosum  fuerit  rei  finis  seu  exi- 
tus  probavil;  nam  suarum  patriarum  et  terrarum  combustiones  et  incendia, 
suorum  subjectorum  caedes ,  suorum  hominum  depopulaliones  indignas  ^ 
Dux  praetactus,  in  iram  provocatus ,  non  tam  intercedentium  prece  quam 
offendentium  pretio  placari  voluit.  Colligebant  igitur  Leodienses  licet  impa- 
tientissime  in  quibus  erant  condemnati,  vel  utita  dicam,  in  quibus  se  taxari 
permittebant,  ducenta  videlicet  millia  florenorum  aut  eo  amplius,  pro  quota 
ipsorura  infra  festum  Johannis  Baptistae  pro  majori  parte  exhibenda ,  praeter 
alia  trecenta  millia  quae  Lossensis  patria  et  aliae  terrae  solvere  debebant.  Sed 
cum  termiui  expirarent  et  Leodienses  a  suis  promissis  resilirent,  et  quod  pejus 
est  conditiones  pacis  initae  contemnentes,  mille  cavillationes  et  diverticula 
multa  perquirereut ,  atque  denuo  ad  rebellandum  se  armantes  disponerent, 
et  cum  etiam  jam  dux  Burgundiae  in  ultionem  injuriarum  filio  suo  illatarum 
Dionantense  oppidum  potenter  obsedisset,  circa  finem  menais  Augusti  nun- 
tiatum  est  Leodii,  quomodo  et  qualiter  oppidum  obsessum  jam  esset  captura. 
Ad  quem  rumorem  omnes  tanquam  exanimes  prae  furore  in  forum  arraati 
accurrentes  et  se  ipsos  de  sua  tardatione  accusantes  (debebant  enim  ante  bi- 
duura  aut  triduura  exivisse  ad  bellum  expediti  gratia  obsidionem  solvendi  ) , 
totum  malura  et  causara  tarditatis  suae  in  ipsos  suos  raagistros  studebant  re- 
fundere,  traditores  illos  vociférantes  et  claraitantes.  Porro  raagistri  furorem 
populi,  quilibet  prout  potuit,  declinare  per  occultam  fugara  satagebant.  Unde 
magistrum  dorainum  Le  Ruyt  per  aquam  evadendo  cousultius  erat  evasisse. 
Magister  vero  Bare  sicut  potuit  delituit.  Raso  vero ,  auctor  multorura  raaio* 

*  Supplendum  :  perptsti  tunt. 


rum ,  etiam  hac  vice,  forte  nondum  satis  maturus,  fuga  sibi  consukiit.  Verum 
Wilhelmus  de  Violet,  duduni  et  ipse  magister,  pacis  inimicus,  dura  per  mé- 
dium fori  ad  domura  magistri  Bare,  quatenus  se  salvaret ,  curreret  sicut  canis 
rabidus,  sicut  meruit,  ignobiliter  ab  ignominiosis  exstitit  interfectus  et  mor- 
tuus  inhoneste  exspoliatus.  Quod  licet  merito.  tamen  non  irapune  ,  nam  pos- 
teaquam  magistri  Dionantenses  fugiendo  Leodium  venissent,  et  totam  sériera 
captionis  oppidi  sui  veraciter  prout  erat  enarrassent,  dixissenlque  melius  fore 
quod  Leodienses  adversus  potentiores  se  bellare  parati  de  sua  civitate  non 
exierint,  hocque  providentia  divina  factura,  placati  sunt  cives  indignati,  et 
facta  inquisitione  de  iis  qui  magistrura  Wilhelraum  occiderant,  reperti  sunt 
tandem  très  principales  quorum  unus,  ad  preces  cujusdam  puellae,  ne  decol- 
laretur,  est  deraissus.  Alius  vocatus  It/  Saflir,  atque  terlius  /y  Gardir  qui  cla- 
maveratad  traditores,  dignara  poenani  sustinentesexstiterunt  decapitati.  Hic 
enim  dictus  ly  Gardir  ribaldus  erat,  puerorura  dux  et  capitaneus,  ad  quaeque 
facinora  perpetranda  adolescentulorura  pedagogus. 

Igitur  dux  Carolus  (postquara  ad  instanliam  ducis  patris  ejus  oppidum  iccaiis .  duce  croio 
Dionantense,  salvis  tamen  corporibus  eorura  qui  intus  inclusi  insistere  cona-  ""^  ^""'''""'"^  '"'""* 
bantur,  redditura  esset  atque  exinde  solotenus  combustum)  ad  Leodiura  cu- 
ravit  destinare  hyraldum,  in  comitatu  forte  triginta  habens  equos.  Qui  taraen 
non  sine  salvo  conductu  civitatera  est  ingressus,  et  in  crastino  decollationis 
Johannis  Baptistae ,  datis  litteris  ex  parte  ducis  destinatis ,  suara  legalionera 
fideliter  est  executus.  Indicto  ergo  palatio,  absente  taraen  hyraido  praetacto, 
et  ad  palatiura  non  adraisso  ,  ex  lenore  litterarura  ex  parte  ducis  allatarura  vi- 
sus  est  conqueri  dux  de  pacis  conditionibus  rainirae  servatis ,  cura  taraen  ipse 
potius  pacem  quam  bellum  expeleret,  et  nonnulla  forefacta  patienter  dissirau- 
laret,  defectumque  solutionis  pecuniarura  in  constituas  lerrainis  non  exhibi- 
tarum,  sibi  et  patri  suo  ex  pacis  contractu  jure  corapetentiura,  libenter  hcet  non 
sustineret  colubrissarioruraque  insolentiara  suae  palriae  darana  inferentiura 
quaravis  eatenus  toleraret  et  per  dissiraulationera  pertransisset.  Nihilominus 
tamen  duràmodo  paci  nuper  apud  sanctum  Trudonem  factae  dignanter  in- 
tendere  vellent,  et  suum  episcopum  pro  suo  domino  recognoscerent ,  sum- 
moque  pontifici  reconciliandi  deinceps  obedientes  essent,  tune  ipse  placatus 
suum  exercitum,  antequara  patriae  nocere  possit,  longe  extra  patriam  educen- 
dum  opportune  decrevisset.  His  ergo  auditis,  missi  sunt  deputati  comes  de 
Mours  et  magister  dorainus  Johannes  Le  Ruyt,  quatenus  ducem  Carolum  su- 

6 


42 


JOHAiNNlS  DE  LOS 


CHRONICON. 


43 


! 
uiunt. 


per  proposilis  ad  singula  convenienler  respondere  deberenl.  Sedetde  quolibet 
minislerio  viri  vigioti  missi  suât  ex  Leodio,  pro  custodia  oppidi  Trudonensis, 
quia  timebalur  ipsum  oppidum  eliara  obsideri  debere,  quia  dux  Carolus  de 
Dionanto  desceiideiis  per  duos  hiialdos  ad  Sanctura  Trudonem  niissos  petut 
sibi  portas  aperiri,  clavesque  oppidi  ocius  dari.  Quapropler  Leodienses ,  ad 
Ad.ers.  e..rc.tu,  de  pulsuiu  caïupanae  armati,  omnes  in  unum  convenientes  civitate  exierunt, 
...ce  iocu.un  con,e.  ^^^^^^^^^  ^^.^^^^  f^,.,.^  posseut ,  et  iu  Kutthis  atque  in  Othey  comitatuin  Lossen- 
sem  expectantes ad  Jecorara  usque  processerunt.  Volebant  denique  praevenire, 
impedimentum  afferendo  exercitui  ducis ,  ne  ita  facile  obsidionem  dux  contra 
Sauctum  Trudonem  coUocare  posset.  Porro  dux  cum  suo  exercitu  descen- 
dens  per  calcialam ,  veuit  in  villam  dictam  Olee  ac  ad  alias  villulas  super  Jeco- 
ram  silas.  Cui  cum  eminus  bene  instructi  et  ad  congredienduro  e  contra 
âtarent  Leodienses,  curribus  suis  propriis  circumsepti ,  et  opportunis  in  locis 
bombardis  collocatis ,  venerunt  missi  nuntii  ex  parte  ducis  treugas  datas  nuu- 
tiantes,  dixcruntque  ducem  Carolum  pacem  factam  velle  tenere,  dummodo 
conditionesinilae  pacis  observentur.  Itaque  designati  sunt  quinquaginta  vin 
obsides,  qui  tamdiu  deberent  apud  Bruxellara  manere  ad  hospitium,  donec 
pecunia  promissa  et  necdura  ad  integrura  exhibita  solveretur.  His  igitur  atque 
aliis  condilionibus  mediantibus,  quae  longum  esset  enarrare,  dux  cum  suo 
exercitu  in  suam  patriam  recessit,  et  Leodienses  ad  propria  sunt  reversi,  pace 
tamen  proclaraata  in  loco  exercitus ,  ipso  die  nativilatis  Mariae  Virginis,  ante- 
quam  ab  in>icem  utrique  exercitus  solverentur.  Inde  vero  in  craslino  super 
Palalium  prolonotarius  *  ex  parle  ducis  ad  Leodium  missus  proposuit ,  quod 
non  obstante  quod  Leodienses  nonnunquam  conditiones  pacis  fregissenl,  pace 
uihilominus  tamen  revalidata,  de  novo  provisum  esset,  quod  ipse  dux  Caro- 
lus patriae  Leodiensis  advocatus  et  defensor  esse  deberet ,  essetque  praesens 
ex  parte  ducis  vir  nobilis  et  insignis,  dominus  videlicet  de  Aymycour%  ad  sus- 
cipiendam  investilurani  ipsius  advccatiae  et  ad  faciendum  nomine  ducis  jura- 
menla  ad  taie  negolium  pertinenUa ,  etc.  Item  et  alia  puncta  per  praedictum 
exstiterunt  ibidem  proposita,  sed  sufficit  dixisse  de  pluribus  pauca.  Interea 
homines  ducis  aliquantulum  Leodii  exspectantes  visitaverunt  omnes  ecclesiag 
civitatis,  et  tandem  bono  et  votivo  responso  accepto,  versus  Huyum  perrexe- 

>  Guilielmns  de  Cligny,  protonolariu»  apos-      Martene  Amplit$.  eolUct.  Tom.  IV,  p.  1297. 
lolicus.   Cfr.  Adrianus  de  Veteri  Busco,  apud  »  Guy  de  Brimeu,  seigncurde  Uumbereourt. 


runt.  Jamque  adveniente  termino  quo  pecunia  coliigenda  destinanda  esset  ad 
Brabantiam  ,  in  dicto  Palatio  proponebalur  ibidem ,  quod  civitas  Leodiensis 
cum  Tungrensi  oppido  et  tota  Hasbania  lertiam  partem  deberet  solvere,  co- 
mitatus  vero  Lossensis  cura  Trudonensibus^  una  cum  offîcio  seu  districtu  de 
Montenaken ,  aliam  tertiam  partem ,  sed  et  castelria  de  Franchimont  cum  par- 
tibus  superioribus  atque  cum  tota  Leodiensi  ecclesia  aliam  tertiam.  Quod 
cum  nuntiaretur  in  crastino  ecclesiis  per  certos  deputatos ,  dicebal  clerus  se 
nimium  depauperatum ,  neque  esse  se  comprehensum  seu  inclusum  in  pacis 
tractatu ,  etc.  Cumque  in  crastino  dicti  deputati  comminando  pro  bono  res- 
ponso iustarent  dicentes,  quod  ipsi  ecclesiasticos  erga  ducem  reddereul  iu  con- 
tributione  defectuosos ,  ac  nonnulla  comminarentur,  responderunt  ecclesiae . 
«  propler  differentias  et  rebellionem  seu  inobedientiam  laïcorum  se  irrelilos 
et  illaqueatos,  ecclesiasticis  etiam  censuris  facile  addiclos  atque  in  suis  bonis 
temporalibus,  quibus  utrumque  sustentare  deberenl,  plurimum  damnificatos, 
et  ideo  eis  non  esse  consullum  sine  suis  confratribus ,  qui  absentes  sunt, 
dare  responsum.  »  Sciendum  quod  summa  solvendorum,  infra  quatuor  annos 
proxime  venturos  in  Lovaniensi  oppido  exhibenda,  erat  trecentorum  millium 
et  quadraginla  millium  florenorum  Rhenensium,  in  certis  terminis  solvendo- 
rum, absque  sex  millibus  ad  usum  unius  capellae  construendae,  et  ad  ista  ser- 
vanda  obligant  ipsi  cives  cum  palria  reliqua  omnia  bona  sua  et  submittunt 
se  coercioni  summi  pontificis,  imperatoris,  regum,  principum,  etc.,  et  ad 
mterdictum  post  quindecim  dies  elapsos  ponendum  et  observandum  ,  etc. 

Articuli  vero  pacis,  quos  brevitatis  causa  pertranseundos  censeo,  sunt  vi-  centum  et  nonacim. 
ginti  très,  item  in  pace  Caroli  ducis  condilionatum  habetur,  quod  tota  palria 
Leodiensis  et  Lossensis  ,  Dionantensibus  exceptis  ,  solvere  deberet  infra  certos 
termmos  centum  et  nonaginta  millia  florenorum  Rhenensium,  scilicet  pro 
primo  termino,  qui  est  in  Johannis  Baptistae  nati vitale  anni  LXVI ,  sexasinta 

'II*  ■  •      •  x^ 

millia,  m  nalivitate  Christi  LX  millia,  et  ilerum  anno  sequenti,  videlicel  sexa- 
gesimo  seplimo,  pro  termino  Johannis  Baptistae  XXXV  millia ,  et  in  nativitate 
Domini  subsequenti  XXXV  millia,  sub  poena  decem  nobilium  quolidie  sol- 
vendorum post  decimum  quinlum  diem  monilionis  factae,  praeter  expensas 
quindecim  obsidum  et  totidem  famulorum  cum  singulis  equis  in  hostagiis 
comedentium.  Igitur  quarla  Octobris  pecunia  jam  praecinctu  exhibenda,  quae 
per  certos  deputatos  apud  fralres  Minores  résidentes  collecta  fuerat,  ad  Lo- 
vanium  ducebatur.  Reversi  tamen  ii  quibus  dicta  pecunia  exhibenda  fuerat 


niillia  flor.  a  Léo- 
dieusibus  duci  Bur- 
gundix  solvenda. 


44 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


45 


Novorum   iiiotuum 
lOilia. 


coramissa,  dicebanl  in  Palatio  ad  responsum  audiendum  specialiter  indicto, 
defecisse  videlicet  de  lola  summa  illius  terraini  quinquaginla  seplem  millia 
florenoriim  Rhenensiura ,  etc.  Dominus  vero  episcopus ,  qui  iis  diebus  ad 
Bruxellani  ex  Huyo  accesserat,  denuo  ad  Huyura  reversus,  convocari  fecit 
capitulum  suum  ibidem ,  ad  quem  miseninl  secundariae  ecclesiae  suos  dé- 
putâtes pro  generali  iinione  facienda. 

Deinde  circa  festum  sancli  Martini  in  Palatio  traclatum  est  de  mittendo 
videlicet  ad  dominum  episcopura ,  ut  dignaretur  redire  in  ci\ilatera  suam , 
quatenus  ipso  reverso  cuncta  fièrent  placabiliora ,  ac  pcr  hoc  redderentur  ei 
ablata  loca  sua.  Sed  cum  pluribus  vicibus  apud  episcopura  per  depuUtos  de 
revertendo ,  de  pace  observanda ,  de  ignoscendis  offensis  atque  de  nonnullis 
aliis  diligenter  tractaretur ,  et  dominus  episcopus  facile  se  petentibus  placa- 
bilem  exhiberet ,  ecce  mox  Sathan  more  suo  pacis  iniraicus  ex  adverso  stabat, 
procul  dubio  animos  communis  populi  sua  pericula  minus  intelligentis  ex 
impulsu  ([uoruradam  majorum  filiorum  Reliai  vanam  securitatem  promitten- 
liura,  et  in  baculum  arundineum,  regem  videlicet  Franciae,  inuliliter  confi- 
dentium  ,  facile  a  bono  proposito  retraxit.  Unde  mendaciis  deceptus  pro  liber- 
tatibus  et  patriae  privilegiis  certare  est  visus,  aestimans  se  in  hoc  Deo  posse 
praestare  obsequium  ,  si  ea  quae  incaute  per  litteras  allegationum  contra  do- 
minum episcopura  et  sibi  adhaerenles  confectas  et  juraraenlo  firraatas  pertina- 
citer  per  fas  seu  per  nefas  perpetuo  servandas  lenerent.  Inde  quoque  factura 
est,  quod  iterum  de  novo  per  vicos  Leodii  coeperunl  cives  ad  parvum  facile  stre- 
pitum  vigilare,  novas  custodias  instruere,  ad  arma  facile  concurrere  novaque 
bella  praeraeditari ,  nocturno  etiara  tempore  unus  vicus  contra  alium  vicura 
in  armis  pompose  se  demonstrare.  Denique  missi  sunt  de  quolibet  minislerio 
quidam  ad  Sanctum  Trudonem  ad  roborandum  partera  eorum,  qui  credebantur 
esse  pacis  impugnatores.  Circa  médium  mensis  Decembris  ob  novum  rumo- 
rera  ,  occasione  oppidi  Trudonensis  in  superioribus  patriae  Leodiensis,  eu  jus 
f)ortae  et  mûri  erant  destructi  et  ob  hoc  quidam  in  Leodio  detenti ,  venerunt 
armati  illi  de  ultra  Mosara  volentes  fieri  justitiara.   Unde  factura  est,  quod 
DecoiutioPironSieen.  campaua  pulsata  decapitatus  est  Piron  Steen,  magister  de  Belconst,  qui  inno- 
center se  subire  mortem  protestabatur.  Occisus  est  etiam  quidam  alius  diu 
jam  in  vinculis  detentus.  Hinc  enim  coeperunt  quidara  fugere  et  caute  furo- 
rera  populi  declinare,  ferentes  secura  quidquid  commode  asportare  poterant. 
Ob  quara  rem  exploratores  et  viarura  insidiatores  nacti  sunt  capiendi  deprae- 


1467 


dandique  oplalam  opportunitatem ,  praedara  quampluriraam  coraraittentes. 
sed  et  nonnunquara  fugitivos  reducentes,  eos  ludibriis  et  injuriis  aflBciendo 
vel  etiara  vinculis  mancipando. 

Deinde  anno  MCCCCLXVII ,  circa  principium  ipsius  anni ,  coepit  dominus 
Raso  de  Heers  quaedam  conficta  sua  mysteria  revelare,  et  suis  necessariis  seu 
familiaribus  amicis,  nunc  clam  nunc  publiée,  de  rege  Franciae  optata  et  bona 
nova  praenuntiare.  Quibus  auditis  seductus  populus  coepit  denuo  ad  inobe- 
dientiara  per  prona  in  suos  proprios  nonnunquara  concives  tanquam  in  adver- 
sarios  recrudescere.  Tungrenses  vero  contra  dominum  proprium  et  contra 
pacis  bonura  obstinati  queradara  ex  suis  concivibus,  ob  unam  missivara  sibi 
ex  Lovanîo  a  quodam  Tongrensi  canonico  ibidera  exulante  inadvertenter  re- 
ceptara,  ignorainiose  raorti  affecerunt,  nara  prout  supra  meraini,  decapita- 
tura  et  in  partes  divisura  membratim  per  diversa  loca  ad  subliraes  stipites 
affîgendum  destinarunt.  Itéra  in  principio  Martii  post  decapitalionera  cujus- 
dam  anle  gradus  ecclesiae  S.  Laraberti ,  decollatus  est  etiam  quidara  magistro- 
rura  oppidi  Tudinensis.  ac  deinde  in  quatuor  partes  divisus,  propter  quaedara 
forsitan  vcrba,  quae  inadvertenter  fatebatur  dixisse.  Itéra  codera  fere  tera- 
pore,  comprehensus  est  raagister  Johannes  Carpentarii ,  civiura  raap-ister  Dio-  Dccoiiatio  johannis 

...  .  ,  ^  Carpentarii. 

nantensiura ,  et  ridiculose  inter  duos  magistros  civiura  Leodiensium  raedius 
positus,  in  civitatera  introductus,  clangentibus  tubis,  codera  fere  sceraate  quo 
dux  Carolus  honorifice  in  oppidum  Dionanlense  fueral  receplus.  Hic  sapiens 
et  vir  bonus  post  multa  torraenla  eidem  crudeliter  illata ,  tandera  ad  pelitio- 
nem  rainisteriorura  Leodiensis  civitatis,  instantibus  Dionantensibus ,  qui  eura 
sibi  tradi  volebant  ad  crudeliter  occidendura ,  saevissimara  patienter  deca- 
pitationis  sententiara  sustinuit,  et  prout  supra  dictum  in  frusta  concisus  in 
diversis  locis  per  quatuor  sui  corporis  particulas  ignobililer  est  suspensus. 
Cujus  taraon  membra,  vix  anno  revoluto,  prout  postea  dicetur,  honorificam 
acceperunt  sepulturara.  Hi  vero,  qui  captivura  hune  Leodiensibus  tradiderant 
vinculatura ,  de  consilio  coramuni  pro  sua  raercede  receperunt  singuli  centum 
coronaSf  cura  taraen  eorura  in  nuraero  essent  duodecira. 

Cum  autera  haec  et  similia  aj^erentur.  et  obsides  nostri  in  Brabantia  detenti,  Leodiensmm  obsides in 

'-'  '  '       UrabaDlia  detenti. 

ob  defectura  solutionis  pecuniarura  in  certis  terminis  exhibendarum ,  ab  in- 
vicem  ad  diversa  loca  missi  separabantur  :  propter  quara  rem  saepe  ex  parte 
illorura  factae  sunt  querelae  justissimae.  Quare  accidit  in  Leodio  diversas 
fieri  murrauraliones,  aliis  dicentibus,  licet  clam  et  non  manifeste,  quod  talis 


^l 


46 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


47 


condemnatio  conligerit  patriae  propler  illos,   qui  sine  consensu  Irium  sla- 
luum  diffidare  ducem  Burgundiae  pacem  Dobiscum  habere  volentem  prae- 
sumpsissent;  aliis  qiioque  dicenlibiis ,  el  hoc  publiée,  quia  malevolis  audientia 
concedebatur ,  in  lalem  damnalionem  lenisse  Leodienses  propler  eos  vide- 
licel ,  quos  traditores  et  carnifices  clamitabanl ,  quos  pacificos  scilicet  notaire- 
rant.  Et  in  prima  pace  post  caedem  de  Monlenako  in  Sancto  Trudone  facta , 
et  item  in  secunda  pace  anno  videlicet  revoluto  po8t  exustionem  oppidi  Dio- 
nantensis,  cum  duce  Carolo  super  Jecoram  in  Olee  tractata,  foedera  pacis 
ob  majora  pericula  vitanda  sapienter  iniisse  credebantur.  Contra  quos  in  con- 
silio  Leodiensi  visa  est  dari  sententia ,  quod  auctores  pacis  pro  redemptione 
obsidum  nostrorum  vel  pecunias  de  suis  darent,  Tel  si  hoc  non  vellent,  tune 
patriae  pubiici  hostes  pro  traditoribus  haberentur.  Quapropter  multi  se  a 
patria  coeperunt  absentare  mortis  periculum  metuentes ,  quorum  bona  con- 
fiscata  publieae  lenditioni  exstiterunt  exposita.  Dorainus  Tero  episcopus  vi- 
dens  in  dies  mala  in  terra  multiplicari ,  raissis  oecultis  per  nuntios  htteris, 
hortabatur  clerum,  quod  se  quantocius  cum  omnibus  iis,  quae  ad  ecclesias- 
ticum  statum  pertinent,  deberet  transferre;  ob  quam  rem  plures,  prout  po- 
lerant.  vel  fugiendo  vel  latilando  se  salvare  studebant. 

Non  vero  diu  ante  banc  tempestatem,  ex  parte  régis  Franeiae  missus  ad 
Adveotus  epucopi  .le  Lcodium  Tcuit  cpiscopus  dc  Trccis ,  exhibens  litteras  credenliae  ipsius  re- 
TrecodLeodmn.     ^.^  ^    ^.^  ^^^.^^^  invcstigarc  cocpit  causas  differentiarum  haelenus  habita- 
rum  inter  episcopum  Leodiensera  et  civitatem  patriamque  totam:  dicebatque 
se  habere  in  commissis  de  unione  facienda  inter  partes  dissidentes,  plurimum 
bonum  pacis  extollendo.  Commendavitque  statum  régis  ejusque  nobilitatem 
atque  optimas  ejus  condiliones ,  persuasitque  eivibus  de  aliquo  bono  medio 
quod  ad  pacem  esset  inveniendo.  Cujus  proposita  non  bene  sapiebant  us,  qui 
gustum  pacis  quam  bona  foret  percipere  non  poterant.  Malebant  enim  de 
gente  arraorum  et  bellicis  rébus  factam  fuisse  eollationem.  Gaudebant  nihilo- 
minus  se  honoratos  esse  a  rege ,  per  hoc  videlicet  quod  rex  per  tam  magnifi- 
cum  virum  ,  puta  praefatum  episcopum .  amicitiae  foedera  cum  Leodiensibus 
servare  vellet ,  ipsosque  suos  amicos  cognosceret.  Non  diu  vero  post  reees- 
sum  praenominati  episeopi  facta  est  fama  Leodii  pro  seduetione  communis 

»  Episcopus  ille   Trecassensis,  quem   Ludo-      nemincilarent,  miserai, eratLudovicusRaguier. 
▼ioiu  XI  euro  aliis.  ut  Leodienses  ad  rebellio- 


populi,  quod  videlicet  diclus  episcopus  una  cum  quodam  nuntio  civitatis 
Romanae  profectus  ad  impetrandum  contra  dominum  Leodiensera  manda- 
tum  propter  exeessus  ipsius,  quod  secum  detulisse  nientiebantur,  etc.  Vene- 
runt  etiam  deputati  civitatis  in  capitulo  Leodiensi ,  regratiantes  iis  dominis 
qui  secum  remanserant ,  volentes  insuper  quod  revocare  deberent  suos  con- 
fratres ,  qui  ad  episcopum  confugerant ,  dicebanlque  se  habere  certa  nova  ex 
urbe,  quod  dominus  papa  nullo  modo  voluisset  consentire  petilioni  domini  de 
Bourbon ,  requirentis  instanter  sedem  episcopalem  alibi  transferendam ,  etc. 
Dicebant  quoque  etiam  se  libenter  velle  dare  salvum  conduclum  reverlenti- 
bus.  Quod  et  statim  proclamalum  est  publiée  ad  Peronem,  ne  videlicet  quis 
praesumeret  nocere  revertentibus ,  dummodo  infra  deeem  dies  redirent ,  et  si 
quis  quemlibet  redeuntem  noceret,  indignationem  civitatis  incurreret.  Deinde 
ultima  Aprilis  deputati  sunt  per  ecclesias  quidam ,  qui  deberent  ire  ad  urbem 
una  cum  decano  S.  Martini  Leodiensis.  Sed  religiosi  S.  Jacobi  nolebant  abba- 
tem  suum  depulatum  illuc  pergere.  Sed  et  raagistri  civitatis  prohibuerunt, 
ne  ad  urbem  quis  destinarelur.  Tune  temporis  omnes  cives ,  qui  videbantur 
esse  pacifici ,  juxta  facullates  eorum  erantad  contribuendum  taxati,  pro  vide- 
licet redemptione  obsidum  in  Brabantia  miserabiliter  detentorum.  Johannes 
videlicet  de  Burses^  taxatus  est  ad  duo  millia  florenorum  ;  item  Wilhelmus  de  T.»tio  mium  pro  «i,- 
Lonehin  ad  toi  idem  ;  Johannes  Wilhelmus  Renardus  ^  ad  totidem  :  item  Pv-  "^^'''  ''J'er.ndis 
ron  Tonnar  '  tantum  ;  hospes  in  Stella  lantum  ;  item  Petrus  de  Kineph  *  ad 
mille  florenos;  Gerardus  ad  ducentos  Rhenenses;  Goffinus  raercalorad  mille 
quingentos,  et  sic  de  aliis  de  singulis  ministeriis. 

His  diebus  Raso  de  Heers  conquisivit  sibi  multos  complices  et  ad  rebellan-  sceierum  prenants  a 
dura  promptissimos ,  quibus  dédit  rubeas  tunicas ,  forsitan  praesagiura  de  coSlnTur  "  ^"°'" 
multorum  sanguinis  effusione,  cujus  ipse  exstitit  auctor.  Porro  in  manicis 
tunicarum  seriptum  habebatur  :  Vive  Ligois.  Hi  novo  et  exquisito  modo  plum- 
beis  clavis  armabantur.  His  quippe  sic  rubicantibus  animose  stipalus ,  pro- 
cessit  nune  ad  convivia  suorum  in  seelere  amicorum ,  laudem  et  favorem 
stultorum  hbrainum  sibi  vindicando. 

In  vigilia  sacramenti  intravit  Leodium  ambaciata  ducis  Caroli ,  qui  jam  caroii  duds  Burg  ..i 

Leodienses  legalio. 


«  Alias  de  Biertet  vel  de  Berse».  Hic  vero  et 
alii  qui  sequuntur,  undecim  florenorum  rhenen- 
sium  millibus  mulelati  dicuntur  apud  Âdrianum 
deVeleri  Busco.  Cf.  op.  cil.  Tom.  IV,  p.  1303. 


-  Âlias  Johannes  Filhare  et  Benardut. 
*  Alias  Petrus  Thonnar. 
^  Alias  de  Kemexhe. 


48 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


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I  ' 


i; 


il 


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inorluo  patre  siio  Philippe ,  hac  eadein  aeslale  successit  in  oinnia  dominia 
palris  siii  Philippi.  Hujus  utique  ambaciali  praelacli ,  qui  cura  Iriginla  equili- 
bus  adveneral ,  non  erat  Leodiensibus  grata  legalio ,  sed  uec  ad  proponendara 
suam  coramissionem  propter  raurmurantium  improbilalem  facile  fuit  ad- 

raissus. 

Notandum  quod  circa  isla  terapora  pulsabalur  nonnunquam  '  apud  S.  Pau- 
lum  in  Insula  propter  miracula,  quae  beala  Virgo  per  quamdani  imaginera 
super  januara  vestibuliecclesiaepraediclaeoslendere  dignala  est.  Sed  et  e  con- 
trario saepe  pulsabaturcarapana  banni  apud  S.  Laraberlura  propter  sanguinem 
innocentera  efiFusum  \indiclara  in  coelum  claraantera ,  quo  forum  Le«idiense 
imo  tota  civitas  replebatur  ad  instar  Jherusalem,  de  qua  psalraisla  :  u  Effude- 
»  derunt  sanguinem  ipsorum  in  circuitu  Jherusalem,  tanquam  aquam,  et  non 
»  erat  quisepeliret.  »  Itaque  pulsata  die  sabbalocampana  banni  propter  aliqua 
cvcs  «onnuu.  mort,  vcrba ,  quac  ad  favorem  domini  Leodiensis  quidam  vir  viticola  pauper  et  an- 
nosus  dixisse  videbatur,  et  ideo  in  Mosara  est  projectus.  Item  non  diu  post 
etiara  in  sabbato  absque  pulsalione  quidara  alius  senex  frater  domini  Johannis 
de  Rocourt  etiam  in  Mosara  projectus  subraersus  est.  Sed  et  nonnulli  alii  di- 
versis  vicibus  sententiara  subraersionis  innocenter  sunt  perpessi.  Praelerea 
etiara  duo  alii  ad  sonum  campanae  ex  captivitate  in  forum  sunt  producti,  viri 
ambo  satis  juvenes,  quibus  plurirai  satis  sunt  compassi ,  sed  taraen  propter 
incautura  sermonem  ab  aemulis  eorum  maie  interpretatum ,  decollali  sunt, 
non  taraen  obstante  quod  juvencula  quaedara ,  saepe  aute  pedes  Rasonis  hu- 
raililer  prostrata ,  unura  ex  iis  duobus  petierit  sibi  dari  raaritura,quae  taraen 
non  gratiara  sed  magis  meruit  a  tyranno  repulsam.  Hic  Raso  dux  erroris  et 
seducti  populi  palronus  ^ ,  auditis  litteris  quas  supradictus  ducis  Caroli  le- 
gatus  publiée  exhibuerat  legendas ,  ait  et  \ociferando  suo  more  dixit  :  «  0 
»  ventus  dulcoratus,  habearaus  nos  caute,  neque  faciamus  nos  servos  erga 
»   Carolura  Rurgundiae  araplius  qua  m  sumus,  nec  subjiciaraus  nos  plus  quara 
M  subjecti  suraus.  Sed  tenearaus  libertates  nostras,  sicut  hactenus  fecimus. 
»  Haec  duo  vos  moneo,  quatenus  fortiter  tenearaus.  »   Hic  Raso,  velut  alter 
Cayphas ,  licet  alio  modo ,  suis  praeconiis  populo  visus  est  velle  prodesse , 
qui  taraen  non  intelligens  quid  dixerit,  plurimum  prout  postea  patuil,  no- 


1  OaiÏMa  vox  campana. 

2  Id  margine  MS.  legitur  :   Raso  itte ,   quis- 


quii  f»erii,  si  sensu  poUeo ,  pestifer  homo  fuit. 


cuisse  probatur.  Intérim  veto  duo  alii  adhuc  super  chafardum  ante  gradus 
sancti  Lamberti  paratum  exstiterunt  producti  ;  ibidem  sunt  etiam  et  ipsi  de- 
capitati  propter  sermonem  quemlibel,  sicut  et  alii.  Horum  unus  vocabalur 
Wilhelraus  Rouchtel  alius  Johannes  Mychy.  Item  ,  sabbato  post  festum  nati- 
vitatis  Johannis  Baptistae  quatuor  sunt  ad  decollandum  super  chafardum 
adducti ,  sed  tribus  dimissis,  unus  eorum ,  scilicet  Hugo  de  Sech  exstitit  de- 
collatus.   His  autem  diebus  quamplures  malronae,  vcnientes  coram  concilio 
Leodiensi,  repetentes  maritos  suos  obsides,  non  sunt  exauditae,  sed  magis 
sustinuerunt  cura  indignationc  repulsam.  Item  et  nonnullae  aliae  mulieres  et 
matronae  honestae.  prosternentes  se  coram  domino  Rasone,  pro  viris  suis  facili 
de  causa  extra  patriam  propulsis  humili  prece  pro  eorum  innocentia  démon- 
stranda,  non  gratiara  sed  indignum  meruerunl  sibi  comportare  responsum. 
Haec  autem  quae  in  hac  parte  calamo  pingo  non  tantura  ex  auditu  quantura 
ex  visu  conteslando  scribere  libet;  nam  testis  sum  et  ego,  qui  cura  hac  tem- 
pestate  puer  essem.  aetatis  annorum  oclo,  adveclus  curru  ad  Leodium  ,  una  Auctor  hujus  i.,siori-c 
cura  maire  dolore  replela,  circum  se  praeter  ancillulam  habente  sex  pueros  ^•=°'^'"'"  "'''"«^i"» 
parvulos  et  de  septimo  gravida ,  primum  coram  domina  de  Hers,  tanquam 
coram  altéra  Jésabel ,  et  secundo  post  longam  morara  coram  Rasone ,  tan- 
quam altero  Achab,  flebiliter  se  prosternere  curavit,  suum  maritum  (qui ,  jam 
timoré  generalis  edicli ,  quo  raortis  deberent  esse  obnoxii ,  quotquot  ad  sigil- 
landam  pacem  deputali  fueiant ,  ad  oppidum  Diestense  salutis  gratia  confu- 
gerat),  ipsum  instantissime  repelendo  ipsiusque  innocentiam  rationabiliter  Quid  Raso  mair.  i,,Mus 
demonstrare  exorta  est.  Cui  vix  pelilione  compléta  una  sententia  uterque  res-    «nti "spondcru' '' 
pondit  satis  indigne  :  «  Melius  enint  ,ut  eorum  utar  sermone,  esse,  inquiunt , 
(piam  tu  et  tut  niendicitati  sint  obnoxii  et  pereant ,  quant  nos  nostrique,  vobis 
procurantihus ,  extra  patriam  pro fugati  mendicemus  prae  egestate  et  pereamus 
tnhonest.  »  Quo  trisli  acceplo  responso  in  craslino ,  nostro  curru  quo  adve- 
neramus  juncto,  quo  natale  erat  solum,  ad  oppidura  Lossense  reversis ,  clausa 
<'st  janua  nobis  pulsanlibus.  Wagistri  autera  et  consules  oppidi,  prout  tune 
coramunitei*  de  aliis  factura  est,  suas  violentas  manus  ad  innocentium  bona 
tara  raobilia  quam  immobilia  injustissime  apponentes,  quantocius  conBscata 
cuncta  publiée  vendere,  reddere  etalienarestudiossissimeprocurabant.  Quare 
contigit  matrem  nostrara  una  nobiscura  omnibus  destitutam  bonis ,  sub  ami- 
eorum  alas  confugiendo ,  aliéna  lecta  seu  domorura  teguraenta  peregrinoruni 
instar  subiutrnre.  Porro  brevi  intervallo  inlerjecto ,  undecumque  ab  amicis 

7 


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JOHANTN'IS  DE  LOS 


CHRONICON. 


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mutuo  accepte  prelio  aliqua  sibi  necessariora,  quibus  carere  non  polerat,  mater 
nosira  praelibata  anxie  satis  redimere  procuravit.  Insuper  et  inferiorem  suae 
donius  partem  per  amiconim  suas  inlerponenlium  vices  pro  certo  pretio  sibi 
et  suis  prolibus  conducere  studuit.  Superior  vero  ipsius  domus  pars,  cura 
opportune  faciendis,  quippe  in  raedio  fori  sita,  satis  aptaesset,  Lossensibus 
Colubrissariis  cedere  permissa  fuit,  quatenus  inibi  post comessationes  et  ebrie- 
lates,  ad  sonum  fistulantis  tubicinae  seu  tyrapanisantis  desuper  ad  fenestras 
sedentis ,  ante  janiiam  choreis  aliisve  jocis  et  spectaculis  vacare  possent.  Hoc 
praeterea  de  infinitis  exorbitationibus  in  patria  Leodiensi  seu  Lossensi  sub 
hac  terapestate  inhumaniter  coramissis,  unura  et  proximo  volui  ostendere 
exemplum ,  quo  per  istud  saltem  unum  facile  saltem  cognoscantur  omnes  *  ; 
omnes  inquara  in  génère  pacificorum  illatas  injurias ,  quorum  per  singula 
impossibile  foret  retexere  gesta. 
Dr  (:oiubri„.rii,  H.,-      His  dicbus  Colubrissarii  ubique  per  patriam  modum  excedenles  et  insolen-* 
^leh  ...ppiicium  su-  ^.^^^^  ^^^^.^^  efiFecti ,  in  oppido  Hasselensi  propter  eorum  excessus  et  seditio- 
nem  inceptam,  clausis  oppidi  portis,  sunt  comprehensi.  Quorum  duo  princi- 
paliores  exstiterunt  decapitati  et  alii  quidam  ex  eis,  quindecim  numéro,  extra 
patriam  sunt  proclamati.  Quo  audito  Leodii,  dominus  Raso,  cum  magistris 
illuc  pergentes,  infra  portas  non  suntadmissi,  dicentibus  oppidanis,  qui  suas 
portas  contra  advenUntes  clauserant,  quod  non  esset  necesse ,  quod  Leodien- 
sis  civilas  se  interponeret ,  cum  juxta  privilégia  et  libertates  oppidi  sui,  id 
quod  judicatum  erat  fecissent.  Sed  non  diu  postea  iterum,  circa  festum  Jacobi 
in  Julio,  denuo  ibidem factus  est  tumultus ,  causantibus  Colubrissariis,  quare 
videlicet  socii  eorum  essent  occisi,  etc.  Unde  ad  sonum  campanae  Hassellenses 
mox  armati  contra  Colubrissarios  facli  superiores  praevaluerunt.  Quare  ii  qui 
fuerant  ex  oppido  proscripti  ad  Leodium ,  tanquam  ad  suam  matrem  concur- 
rerunt ,  gravissimas  contra  cives  Hassellenses  fecerunt  querelas.  Propter  quod 
demandati  Hassellenses  magistri  ad  Leodium  venerunt ,  dicentes  se  sua  privi- 
légia velle  tenere ,  quidquid  etiam  inde  contingeret.  Sed  cum  dominus  Raso 
sententiaret  eos  esse  corrigendos ,  qui  colubrissarios  intra  portas  detentos 
corrigere  praesumpsissent ,   per  magistrum  Rare,  tandem   sopita  est  inter 
partes  altercatio ,  ipso  dicente  quod  non  esset  hujus  temporis  negotium  inter 
Leodium  refugium  m.  oppida  ficH  disscnsioncm.  Civitas  igitur  Leodiensis  quae  debuit  esse  locus 

lis  et  facinurosis  bo- 


justitiac  et  arx  honoris  ,  et ,  ut  de  Jherusalera  in  Threnis  dictum  habetur,  do- 
mina gentium  facta  est  sub  trt'buto  * ,  jam  nunc  fiebat  criminosorum  refu- 
gium  et  mater  omnis  erroris ,  prout  patet  et  adhuc  infra  melius  patebit.  Nempe 
ut  deceplum  populum  efficacius  tenerent  erroribus  irretitum ,  nonnultas 
novitates  diversis  vicibus,  de  assistentia  sibi  de  rege  Franciae  afiFutura,  blan- 
diendo  confingebant  et  mentiebantur.  Quorum  unum  de  multis  mihi  subjun- 
gere  libet.  Nam  hoc  eodem  lempore  fama  erat  Leodii  venisse  videlicet  legalos 
ex  Francia ,  cupientes  capere  possessionem  quorumdam  dominiorum  circa 
Leodium  situatorum,  ad  quorum  petiliouem  fuerunt  quidam  nobiles  ex  Leo- 
diodepulati,  A  melius  videlicet  de  Velleru^  et  Johannes  Beasen ,  quinqua- 
ginta  equis  comitati,  ducentes  secum  notarios  et  testes,  coram  quibus  ii , 
qui  ex  Francia  aut  alias  dicebantur  destinati,  capiebant  ex  parte  comitis  Ni- 
vernensis  possessionem  super  unam  terram  seu  montera  non  longe  a  Leodio, 
Lotharingiam  dictam  ,  et  similiter  in  Rollon  et  in  Herstalio. 

Praeterea  obsides  in  Rrabantia  detenti  nonnullas  querulosas  miserunt  ad  obsidum  in  Br.b.,ui. 
Leodium  litleras  ,  quibus  monebant  Leodienses  quatenus  memores  esse  debe-  '''^^"'°'"'"  '"""''" 
rent  foederis  et  tractatuum  factorum  inter  ducem  ex  ejus  palrem  in  diversis 
locis,  et  nihil  eorum  credendum  esse ,  quae  de  affutura  assistentia  régis  Fran- 
ciae mentiebantur;  dicebantque  se  dolere  de  minore  honore  ambacialis  ducis 
impenso ,  propter  quod  ipsi  hanc  injuriani  luentes  amplius  angustiis  affice- 
rentur.  Sed  nihil  valuerunt  querelae  neque  sermones  obsidum,  quia  communi 
populo  exhiberi  non  permittebantur. 

His  diebus  cum  fama  venisset ,  quod  scilicet  Cennacum  expugnaretur  a 
Brabantinis,  vel  quod  forte  jam  obtentum  esset,  Leodienses  commoli  appo- 
suerunt  captivum  tenere  quemdam  venerabilem  virura ,  legatione  funpentem 
ex  parte  ducis,  ad  Leodium  destinatum.  Qui  tamen,  mutato  consilio  et  veritate 
percepta,  tandem  liber  est  dimissus.  Postea  tamen  post  plurima  indecenter 
hinc  inde  perpelrata,  et  cum  nuUus  moduspro  tenenda  pace  opportune  in  mé- 
dium produci  posset,  partibus  in  suo  rigore  pertinaciter  perse veranti bus  et 
armigeri  qui  in  Huyo  apud  dominum  episcopum  erant  fréquentes  m  Has- 
baniam  excurrendo  praedas  facerent,  caplivosque  abducerent,  nonnullos 
etiam  mactantes  morti  dédissent,  Leodienses  ex  hoc  commoti,  vocata  sibi 
in  auxilium  patria  Lossensi  sibi  in  hoc  consentiente ,  satis  bene  expediti .  cum 


Huyum  u  Lcodieasibus 
expugualuni. 


ninibas. 


>  In  margine  adscriptum  esl  :   •  Juxla  illud  Virgilii  :  Ex  uno  dnce  omnes.  * 


1   Lamenlat.  Jeremiae.  cap.  1,1. 


2  Alias  Felleru: 


52 


JOHATNNIS  DE  LOS 


inulto  inslrumenlonim  bellicoium  appaialu,  obsidionem  apposuerunl  ponere 
et  slu Jiose  collocare aule  Huyensc  oppidum .  Ubi  cum  nonnuiiquam  altrinseciis 
acrilerbellatum  esset,  tandem  Leodienses  superiôres  effecti ,  Deo  permittente, 
quia  ante  ruinam  exallabitur  cor  per  novum  oppidum  jam  potenter  oblentum , 
irrumperc  studuerunt  eliam  et  majus  oppidum ,  cui  dominus  Everardus  de 
Marcha  praefuit ,  qui  lamen  lotis  suis  conatibus  in  efFrinjjendo  pontem ,  in 
convocando  populum,  nihil  efticere  potuit.  Sed  fugientibus  illis  qui  ex  parte 
ducis  ibidem  erant  pro  custodia  positi,  fugiente  eliam  domino  Leodiensi  una 
cura  suis  Irecentis  equis,  Leodienses  oppido  ad  votum  sunt  politi ,  in  quo  ni- 
hil  erat  quod  diripienlium  manus  evaderet.  Nam  vidi  et  ego  ex  comitatu  Los- 
sensi  ovanter  revertenles  spoliis  onustos,  tentoria ,  bombardos  sibi  et\exilla 
cum  innumerabili  praeda  in  sorlem  deputata ,  ad  propria  deducentes.  Sed 
proh  dolor  !  inaniter  gavisi  ;  non  diu  post ,  cum  haec  circa  feslum  sanctissimi 
Lamberli  agerentur ,  non  solum  haec  maie  conquisita,  quibus  vel  ad  horam 
poterant  abutendo  perfrui,  sed  et  sua  propria  cuncla  mox  poslea  necessario 
irapendere  coacli  fuerunt.  PSam  dux  Carolus,  bis  auditis,  festinavit  ponere obsi- 

Tr».ionoHi«  ob.es...  dioucm  autc  oppidum  Trudonense.  Quam  obsidionem  jam  posilam  cum  Leo- 
dienses, una  cum  Tungrensibus  elquibusdam  aUis  villuHs  et  oppidis  patriae 
Losseusis,  magnanimiter  ad  bellandum  instructis  removere  curavissent,  ipso 
Pogn,  .n.o Brusicn..  dic  apostoloium  Sy mouis  et  Judae ,  commisso  praelio  ante  villam de Bruslem , 
cum  Leodienses,  festini  et  inordinate,  proul  de  more  habent,  se  discrimini 
commillerent  facile  ,  sunt  per  adversarios,  conantes  nostros  concludere  ,  pas- 
sim  quampluribus  interfectis,  per  campos  dispersi  ac  deinde  vituperabililer 
depuisi ,  instrumentisque  suis  beUicis,  quorum  raultus  exslititapparatus,  amis- 
sis,  tandem  cuncti  omnes  profugienles  gratia  salutis  fugae  operam  dabant. 

s„c.„n,i,uo.  Lcodicn-  Et  iudc  foctum  cst ,  quod  \ictoria  haec  duci  Carolo  sit  adscripta.  Cui  Trudo- 
nenses  statim  postea  sub  certis  conditionibus  sese  dedentes ,  portis  patefactis , 
ipsum  in  suum  oppidum  una  cum  domino  Leodiensi  intromiserunt.  Verum 
Leodienses  qui  animose  speraverant  se  posse  contra  ducem  agere ,  confusi- 
biliter,  omnibus  suis  bellicis  inslrumenlis  amissis,  non  sine  magna  strage  suo- 
rum  ad  propria  unus  post  unum  vix  tandem  sunt  reversi. 

Videntes  igitur  suam  ignominiosam  confusionem ,  et  non  esse  sicul  heri 
aut  nudius  tertius  ,  \el  ut  correctius  loquar ,  sicut  erat  in  expugnalione  oppidi 

De  p.ce  ineunda  Léo-  Huycusis  ,  suam  animosilatcm  déponentes  coeperunl  de  foedere  pacis  iniendae 
d.eo..um  con5.i.«m.   ^^^^ieve  consîlium  ct  opporlunc  Iractare.  Verum  doraicellus  W  ilhelmus  de 


CHRONICON. 


53 


Marcha,  vel  alias  de  Arenberch,  cui  fuerat  coramissa  costodia  castri  Huyensis, 
jam  in  oppido  Hasseliensi  existens,  inter  ducem  Carolum  et  patriam  Lossensem 
treugas  impetravit,  et  tandem  pace  facta  conditionibus  raediantibus,  etiam 
et  Tungrenses  cunclis  aliis  magis  rebelles  in  pacis  contractu  consentienles , 
mariscalcum  Burgundiae  in  suum  oppidum  pacifiée  intromiserunt.  Quod  vi- 
dentes Leodienses ,  habilo  consilio  cum  domino  Leodiensi ,  ad  pacem  susci- 
piendam  sunt  et  ipsi  necessario  facile  inducti.  Exercitus  vero  ducis  per  Has- 
baniam  veniens  versus  Leodium  tendebat.  Quo  audito,  quidam  temerarii, 
accepto  vexillo,  in  occursum  advenlantium  curabant  procedere.  Qui  cum 
aliquid  contra  adversarios  moliti  essent ,  interfectis  adversariorum  nunnullis , 
compuisi  sunt  refugere  ad  civitatem  ,  incipientes  suam  fugam  a  villa  de  Lan- 
thinis  usque  ad  Leodium ,  inter  quorum  spatium  per  planitiera  campi  latis- 
simi  multiex  Leodio  egressi  crudeliler  exstiterunt  interfecli. 

Interea  deputali  sunt  ex  Leodio ,  qui  obviam  duci  procedentes  in  lineis  indu- 
mentis  pro  satisfaclione  veniam  deberent  accipere.  Vocato  igitur  palatio,  ipso  condonaiion.  m  a.in».- 

d.    m.  ■      .       .  -j-jT    ,,  .  ....  .voruDi  Loiiira  Caro- 

le  sancti  3Jarlini ,  m  campo  extra  portam  sanctae  Walburgis,  ubi  civitas  se    lumpetum  Loodien- 

praeparaverat  ad  obediendum  et  humiliter  pro  pace  impetranda  diu  adventum 

ducis  exspectavisset ,   contigit ,   hoc  die  inuliliter  exacto ,  in  crastinum  in 

caropis  de  Bollsay  ducem  advenisse,  quo  in  loco  humiliter,  in  signum  poeni- 

tentiac  prostratos  ad  lerram ,  dux  clementer  poenilentes  Leodienses  sibi  re- 

concilialos  ad  pacis  foedera  suscepit.  Siquidem  conditiones  pacis  multae  ex-  condiiion«  i.aci*  Le... 

...  ,  ,  .       .  ....  ,  .      .  ,         diensiLus  propoMlac. 

stiterunt ,  scilicet  de  abrenunliatione  privilegiorum  ,  de  non  mmistrando 
justiliam  per  plures  judices  sicut  eatenus,  de  projectione  arraorum,  de  des- 
truendo  portas  et  muros  solotenus ,  de  dando  duodecim  viros  ad  volunlatem 
ducis,  de  solvendis  magnis  pecuniarura  summis  in  certis  terminis ,  de  satisfa- 
ciendo  domino  episcopoplurimumofiFensoet  ejusdem  expensis  in  causa  patriae 
pro  sui  tuitioue  et  proseculione  sui  juris  contra  Leodienses ,  etc. ,  refunden- 
dis;  atque  de  compluribus  aliis  observandis,  quorum  plurimus  est  numerus  , 
quae  omnia  brevitatis  causa  hicpraetermillimus.  Quadragintaenim  et  septeni 
sunt  articuli,  quibus  arliculis  pax  ipsa  jam  amplius  necessaria  concludi  debe- 
bat  ^  Dura  autem  haec  agerentur  inexercitu  ducis,  cujusstatio  erat  in  Bollsey 
el  circum  circa  usque  in  Lanthinis,  visum  est  duci ,  pro  conclusione  dictorum 


*  Puncla  pacis  vide  apud  Adrianum  de  Veleri      not.  C).  Cf.  de  Gerlache,  Révolutions  de  Ltéye 
Busco  (Marlene,  Amplist.  cotlecl.,  l.  IV;  p.  1519,      sous  Louis  de  Bourbon,  pag.  101  et  seqq. 


^ 


JOHAMNIS  DE  LOS 


quae  ad  pacem  perlinere  videbanlur ,  Leodiiim  versus  accedere.  Venit  ergo 
..roi.  aavcniu»  ad  S.  prima  facie  usque  ad  sanctum  /Egidium,  et  deinde  ad  sanctum  Laurenlium. 
luurent.um        ^^^.  ^^^  opportiinc  dc  pacls  foedere  ac  nonnullis  aliis  negotiis patriae ac  com- 
modis  inler  partes  tractaretur ,  et  Leodienses  se  ad  omnem  \oluntatem  ducis 
libenter  dédissent  ;  dux  tanjen  ipsis  se  non  credidit ,  quin  potius  de  nocte  ad 
suum  exercitum  in  Bollsey  reversus ,  monasierio  praefato,  quo  in  die  utebatur, 
derelicto,  salutisuae  consulerestudiosecompulsusfuit.  Intereatamencura  dux 
ad  civitatem  usque  veniret,  et  iterum  ad  suum  exercitum  rediret,  et  legatus 
papae  episcopus  Mediolanensis  suum  hospilium  apud  sanctum  Jacobum  in 
insuia  suscepisset ,  et  jam  Leodienses  suos  muros  deponere  coepissent ,  dux 
armatus  a  monasterio  sancti  Laurentii  in  campum  progrediens,  collectum 
Leodiumintrutc.ro- suum  cxcrcitum  iu  civitatem  ab  hora  nona  ante  prandium  usque  ad  horam 
fere  quartam  post  meridium  cum  magna  pompa  et  gloria  introduxit ,  et  cum 
taedis  et  faculis  ardentibus  clero  obviam  procedente,  velut  alter  Holophernus, 
per  portam  sanclae  Margaretae  a  civibus  honorifice  est  susceplus ,  et  per  in- 
finita  lumiuaria  dextra  laevaque  stipatus  in  signumobedientiae  Leodiensium, 
futurus  advocatus  et  tutor  a  cunctis  ex  lune  necessario  est  commendatus. 
Exuie,  et  profugi  »d  PraeteFca  quotquot  ex  civibus  timoré  conlriti  profugerant ,  voce  praeconia 
uri.cm revoc.uiur.   ^.^^^^^^j  ^^^^^  tiiduum  sub  pocua  copporis  et  bonorum  amissione  reverti  sunt 

compulsi. 

Interea  etiam  orania  villagia  per  lotam  Hasbaniam  et  undecumque  etiara 
alibi ,  sub  salva  gardia  ducis  se  esse  postulantes ,  se  et  sua  opportune  datis 
pecuniis  redimere  necesse  fuit.  Ad  septuplum  vero  amplius  quam  praeterilo 
anno.  proutferebatur,  per impositas cives  taxabantur  muletas.  Praeterea  etiam 
ecclesiae  necessario  habebant  portare  sua  jocalia  seu  clenodia  ob  defectum 
pecuniarum  ad  sanctum  Petium,  ex  quibus  duo  millia  florenorum  conlracti 
solvebantur  domino  Leodiensi  loco  propinarum  ,  quas  dominus  episcopus  de- 
pecun..c  caroio  duci  clerat  iis ,  qui  pro  pace  obtinenda  suas  vices  interposuerant.  Non  diu  vero 
post  dominus  episcopus,  vocatis  ecclesiis ,  requisivit  ab  eis ,  quod  dignarentur 
se  obligare  pro  pecunia  duci  solvenda,  quatenus  manerent  fidejussores  pro 
,        civibus^  qui  ultra  modura  videbantur  esse  gravati.  Quae  res  ecclesiis  visa  est 
dura  atque  molesta.  Nibilominus  tamen  cum  multafieret  instantia  super  hac 
re  ,  tandem  de  consilio  domini  episcopi  et  majoris  ecclesiae ,  deque  communi 
consensu  cleri  etpopuli  non  obstante  aliquorum  contradictione .  cum  populus 
non  haberet  unde  solveret .  missa  legatione  ad  Bruxellam  ,  ubi  tune  temporis 


CHRONICON. 


09 


Lrm. 


dux  a  Leodio  reversus  moram  trahebat,  requisitus  est  dux,  quid  de  tali  obli- 
gatione  erga  se  facienda  ipse  sentiret.  Ipse  autem  dux  erga  se  noiuit  ecclesias 
quoad  talem  obligationem  fieri  obnoxias  seu  obligatas.  Et  vocato  ad  se  epis- 
copo ,  multum  invective  fertur  fuisse  locutus  contra  ejus  consilium  etfautores. 
His  tamen  non  obstantibus ,  factum  est  juxta  propositum  domini  Leodiensis  et 
ejus  consilii  malignam  practicam  ,  prout  statim  postea  patebit. 

Praeterea  dum  Carolus  dux  adhuc  Leodii  esset,  et  articuli  pacis,  prout  in  Novcm  c.viu...  .lecui- 
.  praecedenti  anno  admissi  essent ,  Perone  jam  deposito ,  sed  et  mûris  et  portis  '"'" 

civiutis  solotenus  dirutis  et  destructis ,  de  duodecim  viris  ad  voluntatem  du- 
cis traditis  decapitati  sunt  novem ,  tribus  dimissis  et  perpeluo  extra  patrias  et 
ducis  et  Leodiensem  bannitis.  Et  ex  tune  populus  ducis  caepit  a  patria  rece- 
dere.  Dux  vero,  numéro  acceptis  obsidibus  in  magno,  circa  feslum  Andreae  pro- 
fectus  est  a  Leodio  versus  Huy  um .  Quem  statim  secutus  est  dominus  Leodiensis  Redits  e,isco,.  .„  ur- 
pro  obsidibus  mlerpellaturus.  Reversus  autem  ad  Leodium  episcopus ,  ipso  die 
sancti  Andreae,  post  processionem  factam  cum  taedis  et  luminaribus ,  a  porta 
saucti  Leonardi  deduclus  usque  in  ecclesiara  sancti  Lamberti ,  humiliter  pros- 
tralis  ante  se  praelalis  et  dominis  ecclesiarum  una  cum  magistris  civium  pro 
venia  petentibus ,  offensam  sibi  illatam  licet  non  tam  cito  tamen,  tandem  li- 
benter indulgendo  remisit.  Cujus  remissionis  modum,  formam  et  cerimonias 
in  hoc  negotio  exhibitas  hic  brevitalis  gratia  omitto. 

Anno  vero  sequenti ,  qui  erat  sexagesimus  octavus,  circa  festum  Valentini , 
dominus  Leodiensis  in  praesentia  domini  de  Humbercourt,  qui  vice  domini 
ducis  apud  Leodium  remanserat,  coram  ecclesiis  convocatis  proposuit  quae- 
dam,  quae  quasi  impossibilia  videbantur,  allegans  se  suas  vices  interposuisse  Ecciesi.e  «dejussor^s 
apud  ducem  Carolum  pro  civilatis  salvatione  et  idcirco  necesse  fore  quatenus    vend^.""'"  '""  '"' 
ecclesiae  pro  residuo  solutionis  fidejussores  fièrent ,  sua  bona  ubicumque  si- 
tuaU  erga  pensionarios  obligarenl.  Quam  siquidem  rem  cum  nonnulli  eccle-   1 
siastici  de  favore  episcopi  existentes  sollicite  procurarent ,  et  communis  eccle-  ^ 
siasticus  status  id  saepius  acceplare  recusaret ,  tandem  petenlium  instantia 
tam  ecclesiasticorum  praelati  et  praepositi  ac  decani  quam  etiam  capitula  , 
quippe  cum  corpore  raembra ,  facile  rationibus  victi  consensum  praebere  quo^ 
dam  modo  sunt  coacti.  Ad  quem  actum  cum  dominus  Leodiensis  ad  suum 
palatium  in  quodam  sabbato  convocari  fecisset  cives  et  civitatis  populum  ,  et 
pauci  satis  propter  sabbatum  et  juslitiam ,  quae  fiebat  in  foro ,  ante  prandium 
convenisssent ,  tandem  facto  prandio  in  copiosa  multitudine  denuo  deman- 


U68. 


156 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


57 


A)iuttolicu«  legatus 
L^ndiiini  vptiit. 


(lati  nd  episcopalem  domum  iinanimilcr  confluxenml.  Quo  existenles  audila 
relalione  domini  episcopi  acetiam  doinini  audientiarii^  stipulalioneseciiritalis 
erga  dominos  ecclesiasticos  facta  ,  se  siiaqiie  corpora  cum  tota  ipsorum  siibs- 
tantia  supra  lenoremlilteraruiu  desuper  factarum  promptissime  obligaverunl. 
Peiisionarii  vero  in  Lovanio  exislentes.  per  sufHcientes  raliones  Lovaniensis 
univeisitalis  inslrucli  ,  absque  aposlolico  consensii  noiucrunt  ecclesiaslicas 
personas  fidejussores  esse,  neqiie  etiam  ecclesianim  bona  erjja  se  obli^rala  esse 
debere.  Attamen  tandem  inventus  est  modus ,  cum  res  ipsa  urgeret ,  quod  . 
videlicel  infra  spatium  quinque  aut  sex  annorum  expensis  ecclesiarum  sunmii 
pontificis  consensus  adhibendus  essel.  Ferlur  procul  dubio ,  quod  dominus 
papa  hujusmodi  dispensationes  postulantibus  raaiedictiones  quodam  modo 
imprecando  plurimum  viluperaverit  et  reprehensibiles  esse  censuit.  Nihilo- 
minus  lamen  ob  instantium  improbitatem ,  in  malum  tolius  ecclesiae  ,  quae 
se  fidejussorera  erga  ingratos  laïcos  constituit ,  fidem  fidejussoris  sui  post  ler- 
jrum  rejicientes ,  papa  tandem  postulanti  ecclesiae  consensum  adhibuit.  De 
qua  re  cum  plura  dicenda  forent ,  brevitalis  tamen  causa  libenter  pertranseo , 
opportune  de  adventu  apostolici  legati  diclurus. 

Leodiensis  igitur  ecclesia  miserabiliter  eatenus  spirituali  \inculo  ligata  quippe 
formidabili  interdicto  supposita  pro  sui  absolutione  impetravit  a  sumnio  pon- 
tifice  sibi  destinari  cum  apostolica  potestate  legatum.  Cui  cum  deputati  eccle- 
siae Leodiensis  apud  Coloniam  venienti  occurrissent ,  per  eosdem  deductus 
est  per  Trajectura ,  ac  deunde  navigio  ipso  die  translationis  sancti  Lamberli 
descendens  per  Joppiliam  venit ,  primum  cura  maxima  obvianAium  ex  Leodio 
pompa  ad  Carthusiensium  prope  Leodium  convenlum.  Ad  quem  cum  in  cras- 
tino  dominus  episcopus  personaliter  accessisset,  sed  et  quidam  deputati  eccle- 
siarum ad  \idendum  commissiones  ipsius  legati  etiam  ibidem  convenissent ,  et 
multis  de  difFicilibus  rébus  diversi  fièrent  quaestiones  et  tractât  us .  tandem  die 
et  liora  ad  boc  constitulis  venit  dominus  legatus  usque  ad  pontem  Aurati  Cor- 
dis  ,  quo  in  loco  constitutus,  ecclesiis  cunctis  processionaliter  obviam  rnenti- 
bus  ,  ad  bumiles  ipsarum  et  totius  populi  preces  ad  certum  diem  durandum 
relaxavit  interdictum.  Quo  facto  cura  magna  exullatione  cleri  et  communis 
populi ,  maximaque  campanarum  vociferantium  strepitu  atque  tumuitu  ^  duc- 
tus  est  per  dominum  Leodiensem  usque  ad  gradus  ecclesiae  sancti  Lamberti. 
Quo  cum  descendisset ,  accepta  aqua  benedicta,  ecclesiam  intrans  una  cum 
episcopo  Leodiensi  ipsam  in  signum  reconciliationis  totam  dévote  conspersit. 


tt  per  clerum  Te  Deum  solemniter  cantato ,  ductus  est  legatus  ad  summum 
altare ,  ubi ,  facta  oralione  et  benedictione  data  ,  ad  sanctum  Jacobum  ductus 
estadhospitium.  Igitur  in  crastino,  prima  videlicet  Mail,  dominus  Leodiensis 
suam  primam  solemniter  cantavit  missam  cum  summa  gloria  et  pompa  eccle- 
siasticorum  atque  nobilium ,  qui  ad  banc  solemnitatem  convocati  fuerant , 
atque ,  ut  caetera  quae  ad  tantum  ofKcium  spectabant  et  decentissime  adim- 
pleta  exsliterunt  pertranseam  ,  post  Ite  missa  est ,  dominus  episcopus  vertit 
se  versus  legatmu  slanlem  in  formis  ,  ubi  dominus  episcopus  slare  consuevit , 
et  deposila  milra  domini  episcopi,  prostravit  se  episcopus  una  cum  cunctis 
aliis  praelatis  ad  genua  ,  hurailiter  benedictionem  pelentibus.  Super  quos  hu- 
militer  proslratos  dominus  legatus ,  dicto  Adjulorium  nostrùm  in  nomïne  Do- 
mini, etc.,  exlensa  manu  dédit  ultimam  benedictionem.  Quo  facto,  dominus 
Leodiensis  porUns  venerabile  sacramenlum  processit  reverenter,  proutde  more 
est,  post  clerum  praecedenlem  ad  processionem.  Qua  autem  compléta  ,  itum 
est  ad  prandium  ,  (^uo  oranes  praelali  fuerant  convocati,  in  episcopali  palatio 
magnifiée  praeparalum.  Postea  vero  in  octavis  apostolorum  Philippi  et  Jacobi   laterdicu  rei.«iio. 
post  prandium  horasecunda,  ad  humilem  petitionem  praelatorum  ,  decano- 
rum,  plebanorum,  matriculariorum  ac  totius  cleri  et  conventuum  lam  men- 
dicantium  quain  caeterorum  ,  et  communis  populi  ibidem  in  ecclesia  sancli 
Laipberti  convocatorum,  dominus  legatus  una  cum  episcopo  Leodiensi  in 
mediotempliadveniens,  finaliter  interdictum  relaxavit,  mediante  tamen  sub- 
raissione  qua  praedicti  se  aposlolicae  sentenliae  dévote  submiltere  curabunl. 
Post  haec  autem  ad  diem  Penlhecostes  omnibus  praelatis  et  toto  clero  ad  eccle- 
siam sancti  Lamberti  vocatis,  dominus  legatus  solemniter  ibidem  de  Spiritu 
Sancto  cantavit  summam  missam.  Modum  vero  etformam  lantae  solemnitatis. 
sicul  et  plurima  alia  ,  causa  brevitatis  omitto.  Quarla  autem  feria  post  Penthe- 
costes  legatus  a  Leodio  recessit  ;  sed  feria  quinta  ,  ad  inslantiam  domini  épis-  Excqu..e  Pi.iii,.,i  du- 
copi ,  in  ecclesia  sancli  Lamberti  exequiae  ducis  Philippi  exstilerunt  cum  magna 
gloria  luminarium  decenter  celebratae.  Et  diebus  sequentibus  ,  feria  scilicet 
sexta  et  sabbalo,  eodem  ritu  faclae  sunl  solemnes  exequiae  pro  fratre  domini 
Leodiensis  atque  etiam  pro  ejusdem  sorore.  Nolandum  quod  in  die  venerabilis 
sacramenti  atque  etiam  postea  in  processionibus  generalibus ,  quae  in  mense 
Julio  fieri  consueverunt  ,  dimisso  ordine  ministerialium ,  processerunt  secu- 
lares  et  laici  juxta  ordinem  suarum  parochiarum  et  hoc  satis  decenter  et  dé- 
vote. In  principio  mensis  Julii  dominus  episcopus  reconciliavit  complures 

8 


is  Bu 


58 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


m  uxorem  accipit. 


<:olubriK3rii. 


ecclesias  et  cimiteria  in  Leodio.  Unde  lune  aeeidit,  quod  eorpus  Wilhelmi 
de  Violetta  extractum  de  cimiterio ,  ignorainiose  per  plateas  tractum ,  juxla 
ejus  raerilum  in  Mosam  est  projeclum. 

'"roll^VK^n;™!;::;  '^""^  lempoHs ,  in  crastino  videlicet  Visilationis,  dux  Carolus ,  qui  superiori 
anno  suam  uxorem  amiserat,  secundam'  duxit  uxorem,  filiam  videlicet  ducis 
Eboracensis,  sorôrem  autem  régis  Angliae  ,  Margaretam  nomine. 

Circa  haec  lempora  sunt  vexati  plurimum  homines  in  palria  Lossensi  per 
Colubrissarios,  qui  occulte  nocturno  tempore  studuerunt  improvisis  superve- 
nire  et  taxas  imponere,  combustiones  domorum  comminari.  Quorum  tameu 
nonoulli  deprehensi  exstiterunt  interfecti,  aut  alias  capti  tormentis  et  rôtis  seu 
patibulis  addicti  Vel  adjudicati.  Deinde  circa  initium  Septembris,  mulu  fama 
spargebatur  apud  Leodium  de  videlicet  adventu  Colubrissariorum  et  aliorum 
profugorum  ex  patria  relegatorum.  Contra  quos  Leodienses  segniter  se  oppo- 
nere  studuerunt.  Verumtamen  in  crastino  Nalivitatis  beatae  virginis  Mariae, 
cum  ad  famam  praedictorum  (nescio  quo  Dei  judicio)  populus  durus  esset  ad 
credendum  ,  praefati  profugi  ex  Francia  venientes  apud  Genappiam ,  Mosam 
transeuntes  et  versus  Leodium  satis  animose  tendeu tes  circa  meridiem,  nullo 
resislente,  quippe  per  dirutas  portas  incunctanter  civitatem  intraverunt ,  quos- 
libet  obviam  improvise  venientes  interficiendo ,  reliquis  fugientibus  vel  in  suis 
domibus  se  occultantibus.  ïi  autem  qui  sic  audacter  civitatem  satis  popplo- 
sam  intraverant,  cum  pauci  essent  numéro  et  inferiores  domino  Leodiensi  et 
civibus  licet  inarmibus  se  esse  perpenderent ,  ad  pacem  se  admilti  suppliciter 
flagitabant,  suam  causam  domino  legato  commiltentes.  Qui  dominus  legatus 
cum  suas  vices  strenue  inter  dominum  Leodiensem  ac  ejus  adversarios  pro- 
fugos  videlicet  praefatosexerceret,  et  dominus  Leodiensis  ad  hoc  se  plurimum 
difficilem  redderet ,  et  nonnullas  excursiones  contra  civitatem  faceret ,  des- 
perati  Leodienses  coeperunt  dirutas  suas  portas  et  muros  eversos  instantissime 
reparare  et  resarcire  et  ad  resistendum  cujuscumque  potestati  paralos  se  os- 

"^tce;  „^"*TurJn  ^^"^^''e-   1«  dies  enim  augebatur  numerus  eorum  ex  Teuthonica  patria  ad 

-   -  Leodium  confluentium  ,  quorum  capilaneus  erat  Johannes  Lobost.  Capitaneus 

vero  eorum  qui  ex  Francia  venientes  Leodium  irruperant ,  erat  Johannes  der 

Wilde  * ,  et  cum  eo  quidam  vocatus  Rocha ,  vir  strenuus ,  atque  nonnulli 

»  Immo  tertiam.  par  le  baron  de  Reiffenberg  ,  lom.  VII ,  pag.  60, 

2  Alias  Del  Ville  seu  De  Ville.  Cf.  Barante,       Bruxelles,  1836. 
Uitt.  de»  ducs  de  Bourgogne,  avec  des  remarquet, 

t 


59 


excitant. 


alii.  Sed  et  uxor  Rasonis  eliam  et  ipsa  ex  Francia  veniens  Leodium  intravit,  et 
suam  propriam  domum  in  hospitium  elegit.  Interea  cum  numerus  raalignan- 
tium  valde  in  Leodio  accresceret  et  spes  pacis  nulla  esset ,  praesertira  cum 
pro  parte  domini  Leodiensis  nobiles  patriae  viriliter  armali  se  fideliter  exhi- 
bèrent ,  et  ex  parte  ducis  Burgundiae  ad  dominum  episcopum  in  oppido  Tun- 
grensi  existentem  piurimi  armati  confluèrent;  dominus  vero  Gwido  de  Hum- 
l>ercoiirt  ex  Huyo  veniens,  etiara  et  ipse  cum  armigerorum  manu  potenter  ad 
favorem  domini  episcopi  in  Tungrim  advenisset;  conligit  in  festo  sancli 
Dionysu  circiter  quingentos  per  diversas  portas  civitatem  latenter  egressos 
mediam  post  noclem  oppidum  Tungrense  portis  et  mûris  destitutum  animose 
mtroisse,  et  opp.dum  raultum  populosum  magnanimiter  invasum  spoliasse, 
occsisnonnulhs  et  inde  evadenlibus  quamplurimis.  Quorum  equis  et  armis 
ditati  etspohis,  reversi  sunt  ad  Leodium  triumphatores,  habentes  secum  prae- 
ter  alios  nobiles  et  plebeos  captivos  ,  ipsum  dominum  legatum  ac  etiam  do- 
mmum  episcopum  una  cum  domino  de  Humbercourt,  utique  viros  insignes 
captivitatem  incomparabilom  et  pro  sui  redemplione  capturam  sufficientem' 
Qui  praelibal.  domini  cum  sic  in  laqueum  captivitatis  ex  insperato  ignominiose 
incidissent,  facile  persuasi  sunt  ad  hoc  videlicet  ut  inimicos  pacis ,  pacem  jam 
petentibus,  ad  bonum  pacis  reconciliarent.  Ad  petitionem  igitur  eorum    qui 
dudum  pacem  videbantur  sprevisse,  flexi  sunt  facile  praetacti  insignes  cap- 
ti vi  ,  qualenus  suas  vices  interponere  deberent  :  ita  quod  de  praetactis  offensis 
dux  Burgundiae  placatus  ,  nullam  vindiclam  sumeret ,  et  quod  pluris  est. 
civitatem  Leodiensem  cum  iis,  qui  ad  eam  confluxerant ,  absque  uUa  puni- 
tione  pacificam  dimilteret. 

Haec  et  similia  cum  videbantur  stulto  populo  et  leviter  decepto  omnino  fieri 
debere,  et  ad  haec  dominus  Leodiensis  una  cum  domino  cardinali ,  cui  res  ipsa 
satis  cordi  erat,  plurimum  laboraret,  ecce  dux  Carolus  maxime  ad  praedictas 
novitates  attonitus  et  commotus  contractum  suum  exercitum  et  bene  armatum 
et  expeditum  ante  Leodium  expugnandi  gratia  misit  quantocius.  Quem  ipse 
personaliler  secutus  una  cum  rege  Franciae ,  in  quo  jamdudum  Leodienses  croiu. 
frustra  speraverant,  obsidionis  aptum  locum  in  vico  ante  portam  sanctae  Wal- 
burgis  satis  studiose  elegit.  Sed  antequam  illuc  populus  ducis  advenisset ,  piu- 
rimi Leodiensium  temerarii  et  leviter  persuasi ,  venientibus  obviam  se  obji- 
cientesapudLanthinis,  et  ex  tuncusque  ad  suburbia  civitatis  a  Burgundionibus 
ferociter  sunt  trucidati  atque  percussi.  Cum  igitur  ducis  exercitus  pro  magna 


Leudium  oh- 
tidel. 


60 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


61 


parle  cîrca  porlam  sancti  Leonardi ,  éxpiijjnandi  (^ralia ,  sese  opportune  collo- 
casset ,  et  dux  cum  alia  parle  sui  exerciliis  se  apiid  sanctam  Walburgem  in  sue» 
tenlorio  conlinercl ,  ecce  egressi  ex  Leodio  per  porlam  sanclae  Margarilae  non 
minus  trecenti  viri ,  ul  leones  animosi  média  nocle  per  valles  el  lenarum  dé- 
via perveneruni  usquead  lentoriumducis  Burgundiae,  ubi,  occiso  cubiculario 
diicis  et  nonnullis  aliis,  facile  eral  etiam  el  ipsum  ducem  vel  oecidi  vel  sallem 
comprehendi.  Sed  quia  ejus  hora  nondum  veneral,  el  ipse  ullionura  Domi- 
nus  flagellum  contra  civilatem  peccalricem  paraverat ,  facile  lemerariorura  et 
praesumpluosorumex  Yociferantiumclamoreimpeditumeslproposilum.  Porro 
Teniorii  .luci.  iccen-  ex  tcnloriis  ducis  prope  localum  per  praediclos  Leodienses  igné  apposito , 
fundilus  exslilil  concremalum.  Yerum  dominus  Leodiensis,  paucis  diebus  hinc 
anle,  una  cum  domino  legalo  oblenta  licenlia  a  civilale^  cujus  negolium  vide- 
balur  agere ,  obviam  se  gessil  usque  ad  rivum  Jecoram ,  lanquam  placalurus 
armigeros,  qui  ex  parle  ducis  Hasbaniam  fuerant  ingressi.  Sed  quia  videbat 
rem  nimis  difficilem ,  desperalo  negolio ,  considerarelque  ducem  una  cum 
rege  Franciae  muita  cum  indignalione  adesse  commolum ,  adventareque  in 
proximo,  minime  ad  civilalem  esl  reversus. 

Praeterea  dominica,  quaepenullima  erat  Novembris,  cum  populusLeodien- 
sis  divinis  offîciis  in  suis  parochiis  dévote  inleresset ,  et  capitanei  noslri  viriliter 
Lpodiuin  capiinr.  invadcutibus  muros  civitalis  se  opponendo  résistèrent,  ecce  subito  noslri  facli 
inferiores  inimicis  coeperunt  cedere  et  facla  irruplione  ad  porlam  de  Viven- 
gis  et  ad  sanclum  Leonardum,  tumultuose  plurimum  fugienlibus  noslris,  ci- 
vilatem Burgundiones  sunl  ingressi ,  caedenles  occidentesque  quoslibel,  quos 
comprehendere  poteranl ,  inler  quos  etiam  Johannes  der  Wilde,  vir  utique 
plurimum  animosus,  nostrorum  capitaneus,  occubuit.  Reliqui  vero  Leodien- 
ses el  qui  ad  Leodium  salutis  gralia  convenerant ,  per  portas  alias  et  murorum 
aperturas  profugientes,  fugae  consulendo  nemora  sylvasque  pelebanl ,  ubi  in 
summa  egeslate  viclusque  penuria  inler  montium  valles ,  valliumque  concavi- 
tales  cum  feris  communem  delegenles  habilalionis  locum ,  valde  nivibus  et 
brumali  algore  afflicli,  pêne  sunl  consumpli.  Qui  cum  aliquantulo  temporis 
spatio  miserabiliter  affligerenlur  per  inlerpositas  personas,  quarum  abbas  Val- 
lis-sancti-Lamberti  praecipuus  erat,  dolose  ad  misericordiam  sunl  recepti. 
Venientes  igilur  ex  sylvis  el  terrarum  concavitatibus  exque  vallibus  nemorosis 
fere  exsangues  vana  spe  decepti  per  fidefragos  facile  comprehensi ,  in  magno 
numéro  cordis  et  restibus  ad  invicem  ligati,  de  ponte  Archarum  per  multas  vices 


projeclorum in  Mosam,  crudelissimum in dies  conspiciebatur  spectaculum.  Sed 
et  navigio  ducebanlur  ad  Trajectum  ,  qui  ibidem  similem  suslinere  liabebant 
ammadversioneni.  Inhumanissime  vero  pauperes  Leodienses,  modicum  ante 
liomines  ferocissimi,  nemini  cedere  volentes,  crudeliler  aquis  sufiFocabanlur 
aut  ad  arbores  publiée  ante  portas  per  vias  laqueosuspendebanlur.  Idem  fiebat 
m  Huyo ,  nec  non  el  in  aliis  nonnullis  locis ,  ila  quod  dici  verisimile  posset ,  de 
Leodiensibus  punitionem  Dei  judicio  fuisse  sumptam ,  qualem  Titus  et  Vespa- 
sianus  de  perfidis  Judaeis  sumpsisse  olim  describuntur.  Itaque  sic  Deus  non- 
nunquam  superbos  humiliai,  ut  interea  illis  punitis  pauperes  humiles  exallare 
possit.  Quod  ex  praedicta  tragoedia  facile  deprehenditur,  ubi  Leodiensium  in- 
solentia ,  injuslilia  ac  arroganlia  coelum  ipsum  puisasse  videtur.  Ad  quorum 
petulanliam  ipse  bonus  Deus  palienlissime  eorum  emendationem  exspectans, 
tandem  in  iram  provocatus  cum  nocentibus  etiam  innocentes  et  cum  malis  bonos 
in  reprobationem  dédisse  visus  estsensim,  et  projecissein  dirum  mortis  exilium. 

Praeterea  dux  Carolus  jam  votive  potilus  civitate,  et  lolam  Leodiensem  pa-  caroiu.  „uiii  ,.,rcit. 
trîam  sibi  habens  subjeclam ,  in  superbiam  é^aius  omnia  extremo  exlerminio 
addixit,  nulli  parcensaelati.  condilioni  aut  sexui.  Nam  sacerdotes  et  clerici  fere 
indifiPerenter  ut  laïci  caplivi  lenebantur,  sanclorum  templa  profanabantur,  al-  s.cr.  proi. 
taria  spoliabantur,  sacra  loca  ubi  sanclorum  reliquiae  condilae  erant,  violenter 
latrunculi  ingressi  quidquid  diripienlium  manibus  paluit ,  absque  respectu 
asporlare  curabant,  sed  nec  venerabilis  sacraraenli  cibariis  parcebanl,  immo 
plerumque  ipso  venerabili  sacramento  irreverenter  projecto  ipsas  capsas  in 
massam  conflatas  sibi  in  profanos  usus  converlebanl.  In  multis  eliam  ecclesiis 
civitalis  alque  eliam  in  aliis  oppidis  et  villulis,  campanae  ex  turribus  eripieban- 
lur  ad  usum  tormenlorum  seu  bombardorum  conficiendorum,  crudelem  sen- 
tenliam  sorlientes.  Multa  oratoria,  capellae  et  ecclesiae  in  Hasbania  et  diversis 
locis  patriae  fuerunl  combuslae.  Sed  et  villagium  quodiibet  per  Hasbaniam  vix 
erat,  quod  combusliouis  senlenliam  evaderet.  Totam  nihilominus  civilatem 
una  cum  ejus  amplis  suburbiis  igné  jussit  concremari.  Ecclesiasticorum  vero 
domus  vix'ab  incendio  exstilerunt  exemptae.  Redimebantur  pro  cerla  tamen 
summa  pecuniaria  erga  dominum  de  Wilthem,  quiauctor  combustionis  exsti- 
til.  Verum  antequam  domus  comburendae  igni  darentur,  venerunt  latrunculi  Tr.jecienses  miuu, 
ex  Trajecto  alque  ex  aliis  locis,  auferenles  quidquid  plumbi  erat  in  tectis 
videlicet  sumpluosos  qui  hoc  tempore  in  frequenti  usu  erant  canales ,  et  quid- 
quid ferramentorum  erat  circa  domus  ditissimas,  in  maxima  scilicet  copia 


liiinanlnr. 


Incendia. 


Leod.  spoliatores. 


62 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


cancellas  ferreas  et  caetera  similia ,  quibus  spoliis  facile  paiiperes  spolialores 
?hi;rSorru^^*^^^^^*'^^'^*^^^"'"*^^  MlseruDt  insuper  Trajeclenses ,  anliquoodio  conlra  Leo- 
dienses  excilati ,  quosdam  profanes  lathomos ,  qui  studiose  salis  praesump- 
serunt  cassare  majorera  ponlem,  qui  dicilur  Archarum ,  cujus  duos  poliores 
confreyerunt  arcus ,  nounullaque  alia  in  contumeliam  civilalis  praesumentes. 
Dominus  vero  de  Humbercourt ,  vicarius  ducis,  insulam  ipsam ,  poslea 
quam  combusla  fuerat ,  in  emphitheosim  accipere  curabat ,  et  super  ponlera 
Avoroli  confractam  portam  novam  esse  constituit  ;  similiter  eliam  super  aliuni 
pontem  versus  civitalem  ,  qui  pons  insulae  dicitur.  Etiam  contra  civilatem 
aliam  portam  fabricari  praecepit,  ibique  in  insula,  quae  Brabantia  dicebatur, 
Brabantinorum  more  legem  suam  vigere  \olebat,  et  secundum  suam  volun- 
tatem  judicandum  fore  praecepit. 

Praeterea  etiam  dux  praefatus  poslquam  a  Leodio  ad  Trajectum  venissel, 
nescio  diabolicum  quid  meditatus ,  perniciosissimo  usus  consilio ,  ad  Leodium 
misit  quosdam  lionoratos  una  cum  quodam  episcopo,  qui  ullimam  debebat  in 
ecclesia  sancti  Lamberti  solemniter  celebrare  missam ,  qua  celebrala,  translate 
corpore  sancti  Lamberti  et  cum  caeteris  reliquiis  ablatis ,  etiam  ipsius  cathedra- 
lis  sedis  alias  transferendae  fieret  translatio.  Quod  quia  homo  ita  faciendum 
proposuit,  Deus  licet  ad  modicum  temporis  iratus,  denuo  populo  suo  miser- 
lus,  mox  clementer  aliter  disposuit.  Nam  profanes  praefatae  praesumptionis 
"  LtmieruTo"*  *"*^'  ^^^^"^^^''^*  1  P^^^  missam  praelibatam  ab  dicte  episcopo  decantatam.  ita  ad 
runi  .«nifcrrc.  sacras  rcliquias  ascendentes  profanas  manus  ausos  apponere ,  ita  divinitus  ter- 
ritos ,  adeo  confuses  mente  prostravit ,  iU  quod  cerporis  gressu  vix  haerentes 
omni  velocitate,  qua  poterant,  divinam  ultionem  formidantes  recedere  a  sacra- 
tis  locis  quantecius  epertune  sunt  compulsi.  Que  audito  dux  miraculé  sen- 
lentiam  de  transferendis  ecclesiis  in  melius  commutavit.  Unde  accidit ,  quod 
""teToacii.!;:.':''"''  ^^^^  ?""*^^  ^^^*"™  apesteli  Thomae  per  suffraganeum  episcopum  Jcclesia 
major,  sancti  videlicet  Lamberti,  reconciliata  exstiterit.  Et  deinde  aliae  eccle- 
siae,  preut  sancti  Pétri,  sanclae  Crucis,  et  consequenter  reliquae  ecclesiae  prefa- 
uatae  munus  recenciliationis  percipere  meruerunt,  addivina  officia  celebranda 
rehabililatae. 

Dominus  vero  Fredericus  de  Witthem,  qui  ex  commissiene  ducis  jam  civi- 
tatem  tetam  combusserat ,  petiit  ab  ecclesiis  mille  ducentas  coronas  pre  re- 
demptione  domorum  claustralium,  ne  combustieni  exponerentur.  Sed  ebtule- 
runt  eidem  ecclesiaslici  quingentas  coronas.  Unde  et  dominus  Leediensi» 


63 


Fredericus  du  Willhem. 


_  jeiii 

exigit  pro  flonioriini 
rcstaiiratione. 


I4G9. 


Il  vu  m 


« 

mediator  esse  debebat,  suas  vices  interpositurus.  Praeterea  prof ugiLeedienses, 
negotie  parumper  pacificato,  passim  ad  propria  convertentes,  unacumdominis 
ecclesiasticis  cohabitantes,  coeperuntsuccessu  temporis  casas,  domunculas  su- 
per furcas  etstipiteserigere,  et  super  lapidum  materiasex  stramine  etiulo  tecta 
compenere,  atque  in  caveis  et  penerura  cavernis  habitationis  locum  erigere, 
donec  ex  mandate  ducis  darelur  licentia  habentibus  aedificandi  petestatem  dux  3«reu.  .eo„ 
nevas  aedificandi  domus .  mediante  selutiene  per  singules  annos  unius  aurei 
leonis.  Quae  tamendemus  neviter  aedificatae,  si  exselutionem  praetacti  canonis 
debuissent  evadere,  non  nisi  usque  ad  prima  laquearia  inferieris  selarii  pole- 
rant  exsurgere. 

Anne  millésime  quadringentesimo  neno ,  dux  Carelus  post  victeriam  acqui- 
siUm  ,n  patria  Leodiensi ,  in  superbiam  elatus,  Gandavenses  tanquam  sibi  crcuscand. 
rebelles  ceepit  ad  obedientiam  arctare.  Ad  ques  cura  in  alto  et  elevato  selie  ''^' ^"''"^" 
sedens  cencionaretur,  combuslis  vexillis  et  cassatis  laceratisque  eerum  privi- 
legiis,  sigillisque  demolitis ,  in  praesentia  demini  Ludevici  de  Bourbon  ac  alio- 
rum  nebilHim,  locutus  est  ad  Gandavensem  plebem  :  Populus  hic  labiis  me 
honorât,  sed  cor  eorum  longe  est  a  me,  etc.  Eedem  anno,  in  profeste  venera- 
bilis  Sacramenti ,  receptus  est  dux  Carelus  jam  placatus  apud  Gandavum  et 
henorifice  introductus,  et  (preut  ferebatur)  cum  taedis,  faculis  ac  aliis  lumina- 
ribus  non  minus  quinquaginta  millibus. 

Item  bec  anno  ebiit  ducissa ,  uxer  ducis  Geiriae,  serer  demini  nestri  épis-  uxordu.i.ceiii.e.o. 
copi.  Item  in  menasterie  Sancti  Trudenis  receptus  est  novus  abbas  benedi-    ,^°^.L"'^«vl,^Vo"r- 
cendus  m  demmica  Oculi.  Praeterea  hoc  etiam  tempère  apestelicus  legatus  Leg.t„.  aposte,*c„, ... 
saepedictus  velens  ad  urbem  recedere,  quodam  mode  minans  petiit  sibi  de       p'^»" «^«^M-it 
laberibus  factis  satisfieri  :  unde  tractatu  facto  cura  codera  singuli  canenici 
selverunt  ei  decem  renenses  et  capellani  pre  tribus  vel  duebus ,  abbates  vero 
pro  se  ipsis,  suis  cenventibus  praetermissis.  Inde  etiam  multa  consilia  et  con- 
vecatienes  factae  sunt  apud  ecclesias  prepter  débita  et  pensienes  et  caetera, 
prepter  quod  jecalia  vendebantur. 

Die  vero  i icesima  prima  Aprilis,  combusta  exstitit  ecclesia  menaslerii  Vallis-  Eccie,u  „.o„a.teni  v.i. 
Sancti-Laraberti  ex  fulmine  circa  horam  quartam  post  raeridiem.  Septima  lnt':7^^^T::^ 
Maii  posita  est  curia  Officialis  in  oppido  Trudonensi.  Trudonopoiimtr.n;. 

Itéra  septiraa  Julii  dorainus  de  Humbercourt  una  cum  uxore  sua  per  Na-  Don.rium  ai.  Humher. 
murcum  venit  Leodium,  et  inlravit  ecclesiam  Sancti  Laraberti,  et  oratiene  Seî^r^ti" 
facta  ante  feretrura  corporis  Sancti  Lamberti,  in  praesentia  demini  decani  ac 


64 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


65 


Paz  Lcodii  prorlamata. 


Bona  ecclcsiarutii  ar 
rrstanlur  in  liraban- 
lia. 


aliorum  dominorum  obtiilit  pro  emendalione  et  offensa ,  qiiibus  se  deliquisse 
confessus  est,  xxx  marchas  argenti ,  et  sic  salutata  Virgine  Maria  in  clauslro, 
impransus  recessit  navigio  versus  Trajeclum. 

In  Seplembri  très  malefactores  capti  in  Eggermont  fiierunt  decapitali  in 
Insula  ex  opposite  ecclesiae  Sancti  Pauli.  In  festo  Sancti  Lamberti  propler 
nimores  praecedente  nocte  factos,  ubi  videlicet  ad  arma  clamatum  fueial, 
domini  ecclesiarum  occasione  accepta  coeperunt  claustra  sua  firraare  vectibus 
cnsirum  Frc.ierici  de  et  scHS  aliisquc  opportunis  repagulis  et  porlis.  Hoc  denique  tempore  dominus 
de  Witthem ,  civitatis  Leodiensis  combustor,  in  suo  castro  per  ducem  Julia- 
censem  obsessus  fuit,  sed  per  ducem  Burgundiae  obsidio  ipsa  soluta  exstitit. 

In  profestoCosmae  et  Damiani  pax  proclamata  fuit  Leodii  et nundinae  consue- 
tae,  quaevulgo  forum  dicuntur,  celebratae  sunt  in  vico  Sancti  JohannisRaptis- 
tae,  incipiendo  abecclesiaSanct  i  Rartholomaei  usquead  forum  Sancti  Lamberti. 

His  diebus  ecclesiae  plurimum  gravabantur  in  bonis  suis  per  arrestationes 
pensionariorum  in  Brabantia ,  propter  quod  ex  gabellis  jam  nuper  impositis 
ordinatum  fuit,  quod  cuilibet  in  subsidium  refusionis  damni  illati  in  tribus 
lerminis  per  singulos  annos  solverentur  mille  floreni ,  quod  et  factum  est. 
Ordinatum  insuper  est,  quodpraelati,  propter  improbitatemquorumdam  no- 
\ilates  introducentium  et  violentiam  facientium,  tenere  possent  duos  \el  très 
apud  se  armigeros,  et  quod,  quotquot  essent  de  parte  principisveleliam  do- 
mini episcopi ,  arma  ferre  possent. 

Hoc  tempore  veniens  ex  urbe  nuntius,  ferens  sccum  litteras  commendatitias 
et  unum  brève  insinuans ,  quod  summus  pontifex  plurimum  condoleret  op- 
pressioni  Leodiensis  ecclesiae,  cupiens  quod  mitterentur  deputali  ex  parte 
ecclesiarum ,  etc. 

Anno  septuagesimo  in  octavis  Johannis  Ëvangelistae  ^  dominus  Leodiensis 
navigio  ex  Huyo  venit  Leodium ,  ubi  honorifice  cum  taedis  et  faculis  lam  a 
clero  quam  a  populo  susceptus.  Post  oralionem  factamin  ecclesia  Sancti  Lam- 
berti ad  coenam  ductus  est  apud  cancellarium.  In  crastino  vero,  post  propi- 
nationem  eidem  factam.  rogatus  est  ab  ecclesiis,  quod  ipse  dignaretur  locum 
habitationis  suae  in  Leodio  firmare  et  quod  Oflicialis  curiam  ad  Leodium 
vellet  revocare.  Quibus  dominus  episcopus  respondit,  haec  se  libentissime 
facturum  ,  dummodo  temporis  malitia  id  fieri  permitteret. 


1470. 

Luiluvicus  borbonitu 

Leodium  redit. 


Ivantur. 


missarii  a  Carolo 
Leodium  missi  ad 
os  inu/os 
civitalis. 


Eodem  die,  prandio  facto,  dominus  episcopus,  cum  frigus  esset,  pedes  ivit 
per  plateas  combustae  civitatis,  lamentabile  exustionis  conspiciens   speclacu- 
lum.  Deinde  in  profeslo  epiphaniae  navigio  Trajectum  petiit,  equitibus  ejus  Episcopn,  Trajeaun. 
juxta  ripam  Mosae  procedenlibus.  Postea  statim  per  quosdam  pessimos  exe-  '"'"' 

cutores,  quorum  unus  prolhonotharius  et  alius  Renedictus,  vulgo  Renotton 
dictiis ,  dux  Carolus  deslinavil  litteras  comminatorias  ecclesiis ,  continentes  caroius  civiu.i  mi„. 
quod  vellet  esse  solutus,  alioquin  scirent  se  positurum  ipsas  ecclesias  in  tali     loi'  "'^'  *'""""' 
statu,  quod  infra  annos  quadraginta  recuperare  se  non  valerent  :  sed  et  civi- 
bus  majora  minabantur.  Quare  plures  cives  dimissa  civitate .  non  habentes 
unde  solverent,  fugae  necessario  consulere  habuerunl. 

Deinde  in  festo  sancti  Servatii  intraverunt  Leodium  ex  parte  domini  de  com„.., 

Humbercourt  missi  dominus  de  Paiage  et  Wilhelmus  Martinez  ^ ,  tanquam     Stud 

commissani  ipsius  domini  de  Humbercourt,  ostendentes  per  patentes  litteras    '"""'" 

se  habere  commissionem  destruendi  muros  et  portas  circa  sancti  Lamberti 

claustrum  anno  priore  factas ,  atque  residuum  raurorum  quod  fuerat  derelic- 

tura  apud  sanctam  Walburgem  seu  in  aliis  locis  circa  Leodium;  eliam  spe- 

cialiter  muros  de  Viseto  oppido  potestalera  habebaut  destruendi.  Indictum 

igitur  est  per  praefatos  commissarios  quatenus  et  in  Tungri  et  ubicumque 

alibi  mûri  ex  integro  non  erant  eversi.  quantocius  demoliri  deberent.  Igitur  in  ju,u  saoct.  Ma.iou... 

bancto  Martmo  cum  ad  mstantiam  praedictorum  commissariorum  mûri  de-   '""'^""'"'^"' '"•"' 

poni  deberent,  restiterunt  domini  dictae  ecclesiae,  mittentes  suos  deputatos 

ad  ducem  Carolum ,  a  quo  impetrarunt  gratiam  qua  suos  muros,  cum  ad 

custodiam  sui  claus.tri  spectarent,  deponi  aut  demoliri  non  deberent.  Prae- 

terea  muiti  cives  redemerunt  se  erga  praefatos  commissarios ,  habentes  potes- 

talem  propellendi  omnes  cives  civitatis,  centum  et  quatuor  (prout  fertur) 

civibus  exceptis.  Recessit  tamen  Wilhelmus  de  Martinez  a  Leodio ,  cupiens 

inlrare  castrum  Huyum ,  ad  quod  non  erat  admissus ,  qua  injuria  commotus 

accessit  ad  Tudinum  et  Covinum  ,  quatenus  ibidem  muros  depouere  faceret. 

Praeterea  in  principio  Julii  venerunt  commissarii  ducis  ad  Leodium  impo-  Taii,.  .iviiu.  i„,,o 
siluri  lalhiam  super  patriam  xxxiiii™  florenorum  rhenensium.  Sed  ubi  com- 
prehenderepraesumebantad  dictas  talhias  in  parte  solvendas  per  ecclesiasticos 
et  monasteriales ,  convocatione  facla  ,  restitit  unanimiter  clerus ,  protestons  de 
injusta  imposilione. 


»iU. 


'   Die  tertia  mensis  Januarii. 


'    Alias  Martineai 


9 


Pa^e  Ût). 


66 


JOHANNIS  DE  LOS 


Latruncuii»  e.uiibus  Hoc  temporc  ppaeconla  voce  clamatum  cxstitit  in  foro,  quod  ad  puisuiii 
campanae  omnes  cives  se  praepararent  ad  resislendum  latrunculis  exulibus 
extra  patriam  proscriptis ,  qui  denuo  in  confinibus  palriae  conglobati  latroci- 
nia  et  praedas  curabant  exercere. 

Hisce  vero  temporibiis  dux  Carolus  de  Sanclo-Awdomaro  transtulit  se  in 

Hesdin.   Cornes  autem  de  Verwic  ciim  potentia  magna  inlravit  in  Angliani , 

obtinens  ibidem  superioritalem  ,  propter  quod  novus  rex  fiigiens  venil  in  Ha- 

gani  Hollandiae ,  quo  et  aliquot  dierum  spatio  se  continuit. 

1471.  Circa  initium  anni  septuagesimi  primi ,  Leodienses  qui  fuerant  profugi  ex 

patria  extra  civitatem  Mettensem  famabantur  esse  proclamât! ,  qui  in  unum 

collecti  non  minus  ducenti  ad  patriam  Leodiensem  coeperunt  revertentes  ac- 

,  cedere.  Quorum  timoré  Leodienses  perplexi  coeperunt  vigilias  indicere  et  cus- 

todias  observare ,  magnosque  rogos  in  plateis  slruere. 

''r;  w"l1"«Î:      P^^tea  mensis  Februarii  die  décima  quarta ,  dux  Carolus ,  foi-silan  aliqualiter 

*^""  super  violenliis  Sancto  Lambertoillatis  compunctus.  per  honestam  legationem 

misitecclesiae  Sancti  Lamberti  certa  pretiosa  clenodia,  videlicet  duas  argenteas 

imagines  nobiliter  deauratas,  sancti  videlicet  Georgii  martyris  et  ipsius  ducis 

ante  pedes  inclinât!.  Ac  insuper  obtulit  très  rubeas  cappas  deauratas  ac  subtili 

textura  pretiose  figuratas^quibusnihilominusinprocessioneincrastino  indicta 

post  specialem  missam  usi  sunt  ad  ipsam  missam  officiantes  seu  ministrantes. 

Ex  tune  indicta  fuit  ad  instantiam  domini  episcopi  specialis  missa  singulis 

feriis  sextis  celebranda  pro  pace  et  pro  domino  duce ,  qui  tune  temporis  sus- 

tinuit  suam  patriam  in vadi  per  gentem  régis  Francorum .  JNam  usque  ad  Hanno- 

niam  extenderunt  se  Franci ,  stanles  in  terris  Morialmez ,  descendentes  usque 

in  Fossis,  Branio,  Florinis,  Walcourt,  atque  usque  ad  Floreffiam ,  praedas 

et  rapinas  captivitatesque  hominum  exercentes.  Praeterea  etiam  dux  Carolus 

De  payege  m  Leodio  dcmandavit  dominum  de  Payeqe  ad  Hannoniam  mittenduuK  auem  naulo  ante 

m  Hanaoniam  voci-      jfj..  «^»/  ^Tr  ^^ 

»«•  ad  Leodium  miserat  cum  ducentis  armigeris ,  quatenus  dominium  insulae  in 

Leodio  obtineret  ex  parte  sui ,  et  post  dominum  Leodiensem  patriam  custo- 
diret.  Quo  revocato  gaudium  factum  est  in  Leodio,  libenter  volentes  carere 
cives  hujusmodi  superfluo  dominio.  Statim  vero  post  hune  censor  pestilens, 
de  quo  supra  dictum  est ,  una  cum  prothonotario  ultra  roodum  coepit  vexare 
Leodienses  ecclesias ,  exigens  ex  parte  ducis ,  virtute  comraissionis  suae ,  de 
Ducenn  rhenenseï  ab  qualibct  ccclcsia  dc  taxatiouc  sinfvulis  ecclesiis  imposita  ducentos  rhenenses 

ecclcsiis  exiguntur.      .^  .  "  •  »*    •  v^».»»v.o. 


Quos  cum  ecclesiae  non  voluissent  solvere,  generaliter  et  concorditer  protes- 


iU  . 


:  "M. 


/  -•  r.?,-' / -t.. 


CHRONICON. 


67 


tantes ,  iniqui  executores  ipsius  Benedicli  ,  vulgo  Benottoîi  vocati ,  via  facti 
Violentas  naaniis  inaposuerunt  primuna  in  computatorena  ecclesiae  sancli  Lam- 
*^»'l«  1  et  clavibus  ab  eo  violenter  acceptis ,  granaria  aperuerunt ,  nihil  tamen 
asportanles.  In  crastino  vero  cum  ecclesiae  insUnter  peterent  dilationem ,  do- 
nec  ad  ducem  mitteretur,  nulla  data  dilatione,  absque  mora ,  efiFrangi  fecit 
grananum  ecclesiae sancti  Dionysii ,  et  deinde  granarium  ecclesiae  sancti  Pauli , 
ex  quibus  ablalis  in  maxima  quantitate  frumento  aliisque  granis ,  et  navibus 
imposais,  ad  Trajectura  studebat  transmittere.  Item  deinde  ad  Sanctum  Pe- 
trum  et  ad  SancUm  Crucem  similia  tentata  sunt,  sed  dum  ad  Sanctum  Mar- 
tmum  venlum  est ,  convocatis  confratribus ,  vix  obtinere  potuerunt  reliqiiae 
ecclesiae  terminum  qualemcunaquc,  nisi  postea  caulione  et  mediante  fidejus- 
sione  ponenda  in  cambio  Lovanii  vel  Trajecti ,  quod  videlicet  infra  decem  dies 
juxta  praefatam  petilionem  satisfaciendum  esset.  Hic  vero  exactor  ultra  mo- 
dum  msUbat,  vix  ulla  dilatione  concessa,  in  tantum  quod  postea  veniens 
apudCruciferos,  Praedicatores  ac  alios  Minorum  ordinis  conventus .  violentas 
exercuit  executiones.  Hic  violentus  praedator  juxta  meritum  suum  apud  Tra- 
jectura fuit  decapitatus ,  cum  tamen  régnante  duce  Carolo  scabinatus  ad  tem- 
pus  ibidem  funclus  fuerit  officio. 

Postea  praeterca  eodem  lempore,  in  mense  Julio  contigit  papam  Paulum  ,  „„ruur..u.«s  „  u 
m  urbe  existentem ,  salis  improvise  mori.  Cujus  in  locum  successit  papa  Sixtus,  tpt^y;?l^'=' 
ipso  die  sancti  martyris  Sixli,  procurante  cardinali  graeco  facile  electus.  Item 
circa  idem  fere  tempus,  apud  ïrajectum  obiit  dominus  Rutgherus,  abbas 
sancti  Jacobi  Leodiensis;  cui  successit  dominus  Conrardus  de  Molendino, 
paulo  ante  factus  prior  sancti  Jacobi.  Item  non  diu  postea  dominus  suffraga- 
neus,  dominus  videlicet  Johannes,  episcopus  Liberiensis,  diem  clausit  ex- 
tremum  *. 

Dominus  vero  Liberlus ,  episcopus  Bericeosis  ^  suffraganus ,  in  die  sancti 
Lamberti ,  ex  parte  episcopi  coram  loto  clero  et  populo  proposuit  causam 
Frederici  imperatoris ,  qui  apud  Ralisponas  dicebatur  convocalionem  prin-  ,„p,  p„dericus  i>.  .„ 
cipum  fecisse,  contra  Thurcum  expedilionem  facturus.   Ob  cuius  orrasin-    TÙrcos  benum  J! 

I  *  v-i.ijua    «j^V/aniv       turus,  décimai  petit. 

nem  de  praecepto  papae  decimam  inlendebat  pelere  per  universam  terram. 
Sed  ut  banc  pelitionem  ecclesia  Leodiensis  et  dioecesis  plurimum  depaupe- 
rata  opportune  praeveniret ,  persuasum  est ,  quod  per  quosdam  deputandos 

»  Cfr.  $upra  pag.  18.  et  Adrianum  de  Veleri  2  Seu  polius  Berytentit.  Cfr.  Ernst,  Tableau 

Bascoapud  Martene,op.  cit.,  tom.  IV,  pag.  13S4.      hi,t.  rfe*  Suffragantt  de  Liège,  pag.  141. 


Moritur  Paulus  II.  Ii. 


68 


JOHANNIS  DE  LOS 


1472. 


Comelet. 


et  ad  urbem  mittendos ,  dominus  papa  Leodiensem  ecclesiam  dignaretiir 
facere  exemptam.  Quae  res  anlequam  expedirelur,  salis  difHcilem  videbaliir 
habere  progressum. 

Anno  igitur  millesimo  quadringentcsimo  septuagesimo  secundo ,  dominus 
Leodiensis  episcopus,  in  oclavis  Innocentium^  pransus  est  apud  monasteriuni 
sancti  Jacobi  in  refectorio,  una  cum  novo  abbate  *,  qui  eodem  die  raunus 
consecrationis  per  suffraganeum  fuerat  consecutus.  Porro  in  oclavis  Epipha- 
niae,  coepit  in  aëre  apparerc  comètes  longam  ducens  caudam ,  qui  lamen 
magis  videndum  universaliler  se  exhibuit  circa  feslum  sancli  Anlhonii,  et 
movebatur  ab  Oriente  ad  Occidentem  versus.  Quo  disparenle  circa  feslum 
sanclae  Agnetis ,  ostendit  se  alius  comètes  versus  Septenlrionem  ^  et  videbatur 
volvi  circulariter ,  habens  caudam  dubiam  ^  de  quibus  comelis  astronomi  plu- 
rima  indicabant. 

Deinde  tertia  Martii  venit  dominus  de  ffumbercourt  denuo  de  Trajecto 

una  cum  uxore  sua  navigio  ad  Leodium;  cum  eo  venit  etiam  praesidens  Bra- 

bantiae,  comitatus  multis  nobilibus  viris,  quibus  ducatum  praebebatunanavis 

i«ovum*buuini>crcur- onusta  viris  armatis  Trajectensibus  videlicet  sagittariis.  Quorum  etiam  nu- 

tio  ecclesiae  S.  Lani-  .  .  •    »  i  • 

bertidonariumobu.  merum  INamurcenses  auxerunt,  obviam  ruentes  ad  porta  m  sancli  Leonardi , 
quorum  capitanei  erant  villicus  et  ballivus  Namurcenses,  slipati  ocluaginta 
sagittariis  bene  armatis.  Quibus  hinc  inde  arraigeris  bene  munitus ,  dominus 
Guido  praenominatus,  curavit  visitare  ecclesiam  sancli  Lamberli.  Atubi  ora- 
tionem  dévote  complevissel,  duclus  est  ad  hospitium  clangentibus  buccinis 
apud  Praedicatores  in  Insula,  quo  etiam  nocte  praecedcnle  fuerat bospilatus. 
In  crastino  vero  ad  ipsius  instanliam  celebrata  fuit  missa  ad  summum  altare 
ecclesiae  sancti  Lamberli^  qua  dicta  permissus  est  ascendere  ad  feretrum  cor- 
poris  sancli  Lamberli ,  cujus  caput  cum  osculalus  esset  dévote  ^  obtulit,  prout 
pridem  jam  fecerat ,  sumroam  triginta  marcharum  argenti ,  instanter  requi- 
rens  quatenus  caput  ipsius  sancti  nobiliter  argento  includi  deberet.  Et  ipsum 
dominum  Leodiensem  praesentem  monuit ,  quod  totidem  argenti  ad  praefa- 
tum  usum  dare  deberet ,  atque  quod  etiam  quilibet  canonicorum  majoris 
ecclesiae  saltem  unam  dignaretur  exhibere  liberaliler  argenti  marcham ,  in- 
super promittens  quod  dominum  ducem  ad  deaurandum  dictum  argenteum 
caput  ,<  postquam  perfeclum  esset ,  facile  ioducere  posset.   Deinde  accessit 


lam. 


'  Conradus  de  Molendino,  «nno  1474  in  profestoexaltalionis  S.  Crucis  morle  praemalura  raptus. 


CHROMCON. 


69 


praelibatus  dominus  de  flumhercourt  ad  ecclesiam  sancti  Pétri ,  ubi  similiter 
in  summo  altari  celebrata  missa,  circumsleterunl  ei  domini  de  eadem  ecclesia, 
regraliantes  ei  de  assistentia  eisdem  facta  in  arduis  negotiis  contra  eorum 
oppressores  et  infeslissimos  exactores  :  quibus  concessit  illico  mandatum  ,  di- 
cens  de  mente  principis  non  esse ,  quod  executores  sui  sic  ecclesiis  imminere 
deberent.  Postea  faclum  est,  quod  deputali  ecclesiarum  patriae  Namurcensis 
describere  facerent  bona  omnium  ecclesiarum  Leodiensium  in  comitalu  Na- 
raurcensi  situata  ,  ad  contribuendum  cum  ipsis in  gratia  domino  duci  concessa. 
Quibus  cum  clerus  Leodiensis  conslanter  resisteret,  coeperunt  illi  via  facli 
contra  ecclesias  procedere  spoliantes  colonos  ecclesiarum  in  patria  sua  exis- 
tentes.  Quo  perceplo ,  ecclesia  Leodiensis  citari  fecit  clerum  patriae  Namur- 
censis ad  certosdiem  ethoram  apudsanclum  Petrum  in  Leodio  ,  ad  videndum 
se  resecari  a  societate  secuodariarum  ecclesiarum.  Qui  lamen  non  comparue- 
runt  et  prolongatus  est  terminus,  quatenus  interea  quaererelur  in  archivis, 
quomodo  videlicet  hujusmodi  resecatio  fieri  deberet. 

Prima  vero  Augusti,  dominus  Leodiensis  publiée  legi  fecit  litteras  sibi  a 
domino  duce  Burgundiae  directas ,  continentes  fratrem  régis  Franciae ,  per 
venenum  interfectum.  Deinde  secunda  Augusti,  dominus  Leodiensis  collectis 
armigeris  suis,  quos  habere poluit  in  sua  patria,  recessit  versus  Huyum.  Cui 
sociabant  se  Namurcenses  deputali  viri  armati ,  quorum  advenlum  audientes 
lalrunculi  superiores,  patriarum  terras  plurimum  dévastantes,  quanlocius  fu- 
gerunt.  Nostri  vero,  locis  eorum  opporlunis  combustis,  in  quibus  illi  se  reci- 
pere  consueverant ,  ad  Leodium  sunt  reversi  circa  octavas  sancti  Laurentii , 
superiores  de  inimicis  effecli.  Hisdenique  diebus  dominus  Fredericus  de  Wït- 
them  valde  molestabat  Leodienses  ecclesias,  ob  videlicet  denarios  sibi  promis- 
ses ,  prout  supra  tactum  est.  Propler  quam  necessitatem  ecclesiae  multum 
angustiatae  plurimosad  invicem  habuerunt  tractatus. 

Anno  septuagesimo  tertio,  posl  multas  difficultates  de  praetacta  materia 
inter  praelatos  et  aliarum  ecclesiarum  capitula ,  aliis  consentientibus  in  con- 
tribulione  dictorum  ducentorum  florenorum  ,  per  omnia  forte  capitula ,  aliis 
vero  non  consentientibus  ,  tandem  in  Aprilis  mense  in  hoc  convenerunl ,  licet 
salis  difficile,  quod  videlicet  praelali solverent  Ix  renenses,  et  aliae  ecclesiae  xl, 
facientes  simul  ceutum  renenses,  expensis  postmodum  in  commuai  reci- 
piendis  :  de  quibus  admodum  dubia  facta  fuit  conclusio ,  procul  dubio  in- 
fecto  manente  negotio. 


1473. 


70 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


71 


<:aroiu«^jimj^Gciri«m  Hoc  cleniquo  tempore  positis  Ireu^is  inler  regem  Franciae  et  ducem  Bur- 
^rundiae.  dux  ipse  transiens  per  Leodiensem  patriam  cura  infînito  armorum 
apparalu  maximaque  armatorum  manu  ,  palriam  Gelreosem  coepit  invadere  ; 
et  posila  obsidione  ante  oppidum  de  Venlo ,  ipsum  ad  deditionem  compulit. 
Similiter  ctiam  NoYÏmajrium  obsessum  tandem  in  sui  servitutera  redegit.  Ru- 
riraundenses  vero  cum  duce  Burgundiae,  in  Mosae  Trajecto  résidente,  me- 
diante  tractatu  ad  concordiam  venerunt.  Et  ita  factum  est,  quod  totus  Geirensis 
ducatus  duci  Carolo  praetacto  facile  ad  votum  cessit.  Praeterea  dux  voti  sui 
compos  et  in  superbiam  elatus  colloquium  imperatoris  expeliit.  Quem  cum 

<;ongre»su!i  caroii  du-  diu  cxspcctaret  dux  in  Aquisgrani ,  et  ibidem  non  venirel .  tandem  occurrit 

cif  et  imperatoris.       .  .  ....  —i 

ipse  imperatori  ad  civitatem  Treverensem  adveoienti.  Cum  magna  solemnitate 
«iusceptus  est  ibidem  uterque.  Qui  ad  invicem  quaedam  sécréta  tractabant, 
nesciebatur  tamen  qualia  essent,  nisi  quod  per  certas  conjecturas  praesume- 
batur  ipsum  ducem  ab  imperatore  petiisse  se  posse  fieri  regem  Burgundiae, 
atque  in  regem  debere  coronari  ^.  Igitur  dux  reversus  ab  imperatore  per  Co- 
loniam  venit  in  Aquisgrani ,  ac  deinde  ad  Coloniam  regressus  foedera  magna 
amiciliae  studuit  facere  cum  Coloniensi  arcbiepiscopo.  Notandum  quod  liic 
praescriptus  annus  totus  exstitit  pestilentialis ,  et  boc  quasi  universaliter  in 
dioecesiLeodiensi,  ubi  plurimi  obierunt  ex  fluxu  sanguinis,  qui  morbus  disen- 
teria  seu  lienteria  vocilari  poterit.  Maximus  siquidem  aestus  et  ardoris  erat 
fervor,  qui  infirmitatem  praetactam  auxerunt,  sed  maximam  copiam  optimi 
vini  niliilominus  hic  annus  calidus  (prout  communiter  vulgo  appeilatur) 
ubique  cunctis  terrae  cultoribus  votive  peperit. 

Mors  abbatis  8.  L«u-  Apud  monastcHum  sancti  Laurentii  Leodiensis,  hoc  eodem  anno  venera- 
biHs  pater  abbas  iVrnoldus  Loon  ,  alias  de  Kunph^,  ex  senio  confractus ,  diem 
clausit  extremum  mensis  JuHi  die  xxviii.  Qui  paulo  ante  per  resignationem 
providerat  domino  Bartholomaeo ,  suo  successori  de  abbatiati  dignitate  '. 

Anno  vero  sequenti ,  videiicet  septuagesimo  quarto  post  diaetam  tentam  in 
oppido  Boviniensi ,  dux  Carolus  mutato  consiiio  exercitum  siium ,  quo  inva- 

caroiui  Nuciam  irusir.  dcrc  proposucrat  regnum  Franciae ,  factis  treugis ,  duxit  denuo  ultra  Mosam 


Pestilentia. 


rentii. 


1474. 


obsidet. 


'  Cfr.  Barante,  op.  ci<.,  tom.  VII,  pag.  359  Martene,  op.  cit.,  iota.  IV,  pag.  1151. 

et  seqq.  t  ÂrDoidus  Loea  abbatialem  digoitatem  mala 

*  Alibi  legilur  Loen  de  Kemexhe ,  et  etiam  de  fraude  obtinuerat,  quam  rogantibus  monacbis 

TremecA,  prout  in  ipsius  epitaphio,  quod  refer-  abdicare  tandem  debuit.   Ipsiiis  successor  sus- 

tur  in  Uistoria  monasttrii  S.  Laurentii,  apud  ceplam  provinciam  pie  et  fideliter  administravit. 


ttuvium,  contra  oppidum  Nuciae  studiose  coUocans  obsidionem,  archiepisco- 
pum  Coloniensem  una  cum  nonnuUis  aliis  principibus  vocans  in  adjutorium. 
At  ubi  cum  multo  tempore  cum  plurima  suorum  jaclura  pugnatum  esset 
mutiliter.  post  undecim  mensium  spatium,  dimissa  obsidione ,  consuluit  fugae 
satis  confusibiliter. 

Ante  haectempora  dominusAVilhelmus  de  Arenberch,  alias  de  Marcha,  vir  wiiheimus  de  Ar«n- 

1  ,  *  ...  .  bercli. 

audax  et  bellicosus,  cunctis  terribilis,  prolixam  barbam  gestans,  statura  pro- 
cerus,  vendito  dorai nio  suo  de  Lumen  in  patria  Lossensi',  coepit  fortificare 
castrum  suum  de  Egremont  prope  Mosam  situatum.  Hic  datis  liberaturis 
muftis  per  Uasbaniam  ac  etiam  per  totam  patriam ,  cunctos  conabatur  attra- 
hère  in  favorem  sui,  blandimentis  alliciendo  seu  quolibet  aho  ingenio.  Quod 
factum  non  parvam  quibusdam  ingeneravit  suspicionem  non  satis  bonam. 
Praeterea  non  diu  post ,  tertia  videiicet  Augusti ,  codera  iraperante,  vulnera- 
tus-fuit  quidam  prope  Fexhe  decimator,  qui  ipso  die  sancti  Laurentii  obiit. 
Quo  etiam  codera  die  praefatus  dominus  Wilhelmus  in  sancto  Trudone  exis- 
tens  obviura  sibi  magistrumRycardum,  vicarium  domini  Leodiensis,  crudeliter  Ricardum    vitanum 

...  •  r  *  cpiscopi  occidil. 

occidit  ;  quo  mterrccto  statim  m  Franciam  aufugit ,  repente  fugitivorum  ca- 
pitaneus  eflFectus.  Igitur  penultima  Augusti,  facta  faraa  in  Leodio  quod  dorai- 
nus  Wilhelmus,  collecta  sibi  fugitivorum  armata  manu,  associando  etiam  sibi 
viros  quoslibet  audaces  de  Franchimoîit  atque  etiam  ex  Francia,  ad  invaden- 
dara  Leodiensem  patriam  descendendo  properaret ,  Leodienses  inermes  fu- 
gara  coeperunt  meditari.  Qui  coherciti  per  dominum  Leodiensem  atque  ejus 
ballivum  ,  compulsi  sunt  sistere  pedem ,  et  collecto  exercitu  virorum  per  Has- 
baniara  et  circum  circa  ,  coëgit  eos  qui  erant  in  Castro  de  Egyermont  ad 
deditionem ,  Castro  accepto  Aegidii  in  crastino.  Propter  quod  dominus  Wil- 
helmus comraotus  ,  litteras  dittidationis  misit  consiiio  domini  episcopi  Leo- 
diensis et  consiiio  ducis  Burgundiae ,  nominando  expresse  episcopura  Libertura 
suflFraganeura.  Quem  in  sancto  Trudone  captura  ac  duci  Burgundiae  praesen- 
tatum  dux  apud  oppidura  de  Gravia  diu  in  carcere  teneri  fecit  captivatum. 

Hoc  anno ,  abbas  sancti  Jacobi  Leodiensis  dominus  videiicet  Conrardus ,  a 
postquam  vix  tribus  annis  praefuisset ,  defunctus  est.  In  cujus  locum  successit 
dominus  Arnoldus  Diest. 

Sequenti  anno,  qui  erat  septuagesimus  quintus,  âioxmmcdiinvocavit,  exstitit 


rnoldus  Diust    abbas 
S.  Jacobi. 


1475. 


>  Terram  de  Lumay  seu  Lummen  vendidit  domino  Délie  Voere. 


75 


JOHANNIS  DE  LOS 


tidet. 


NicoUus  Dene  abbas  consccratus  lu  abbatciTi  sancti  Huberli  in  Ardenna.  dominus  Nvcholaus  Dene. 

M.  Hub«rti.  .....  .  .  '  . 

Deinde  xvi  Junii  turris  ecclesiae  sancti  Huberti  in  Ardenna  ex  fulmine  tota- 
liter  fuit  combusta. 

In  Leodio  magna  facta  est  compulsatio  campanarum  propter  gaudium  ac- 
laduciae  ioter  regem  ccptum  dc  iFCUffis  novcm  annopum  inler  reffem  Franciae  et  dueem  Carolum. 

FrsDciae    et    ducem  .  i  !•/«••  i- 

Carolum.  Et  mox  postca  cocpcrunt  paulatim  nonnulli  fugitivorum  ad  patriam  redire, 

salvo  conduetu  mediante.  Dominus  vero  Leodiensis,  qui  ex  parte  ducis  cum 
multa  suorum  armata  manu  apud  ipsum  ducem  Nuciam  obsidentem  fuerat 
demandatus .  quatenns  sibi  foret  praesidio  ,  post  dimissam  obsidionem  rediit 
Leodium  xii*  Septembris .  susceptus  magno  cum  gaudio.  Porro  dux  Caroius  , 
non  diu  postquam  in  patriam  fuit  reversus ,  habito  colloquio  cum  rege  An- 
gliae,  cui  obviam  processerat,  totam  suam  armaturam  secum  ducere  curavit . 

caroiu>  Nanceiumob.  transitum  facicus  per  Namurcensem  patriam.  Itaque  terram  ducis  Lotaringiae 

incipiens  invadere,  et  tandem  oppidum  de  Nansy  obsidere,  prosperum  salis 

habendo  principium ,  foedum  ac  infelicem  tandem  con.secutus  est  ibidem  fi- 

nem  (prout  in  consequentibus  patebit),  dignam  suae  temeritatis  mercedem. 

Notandum  quod  circa  finem  hiijusanni,  paululum  antefestum  apostoli  Tho- 

come^  s.  Pauii  capiie  mac ,  comcs  sancti  Pauli  de  traditione  convictus ,  Parisiis  decapitatus  est , 
sed  et  in  bello  filii  ejus  captivi  sunt  detenti ,  ac  terra  seu  dominium  ipsius  per 
confiscationem  regiae  dispositioni  cessit.  Verumtamen  Balduinus.  de  quo  su- 
pra, veniam.  quam  forte  non  meruit,  invenit. 

Igituranno  septuagesimo  sexto,  dux  Burgundiae  valdc  lassatus  a  Switten- 
sibus ,  magnam  partem  populi  sui  amisit ,  et  insuper  in  medio  mensis  Martii 
perdidit  apparatum  suum  ,  quem  tam  in  thesauro  quam  in  bellicis  instru- 
mentis  secum  adduxerat  copiosum.  Quare  pertaesus  etpenedesperatus,  missis 
executoribus  ultra  modum ,  patrias  et  terras  suas  per  talhias  et  impositiones 
irrationabiliter  Yexabat.  In  patria  yero  Leodiensi,  praeter  satellites  electos  et 
inauxilium  ipsius  missos,  multam  impositam  et  exactam  requirebat  pecuniam. 
Quam  cum  non  facile  impetrare  potuit,  arma,  enses,  hastas  et  quidquid  ad 
bellandum  idoneum  per  dominum  de  Humbercourt  ejus  \icarium  auferri  fe- 
cit.  Insuper  et  fossata  repleri  et  muros  derelictos  aut  reparatos  in  Leodio,  in 
Tungri,  in  Hasselt  atque  in  aliis  locis  demoliri  fecit.  Quae  cuncta  sic  crude- 
liter  imperata,  futura  apud  non  nullos  viros  eruditos  conjiciebantur  aut  pro- 
nosticari  videbantur  ipsius  infelicis  ducis  mortis  praeambula  seu  occisionis 
indicia.  Quod  et  mox  statim  patuit. 


plertitur. 


1476. 

Caroius  luccumbit. 


CHRONICON. 


73 


Ergo  septuagesimo  septimo  anno  cura  dux  artatus  in  crastino  Epiphaniae 
cum  suis  inimicis  bellum  habiturus  esset,  et  comes  quidam  capitaneus  Lon- 
gobardorum  (quorum  copiosa  societas  duci  pro  stipendiis  servire  curaverat) 
ob  non  solutionem  stipendiorum  ab  ducis  exercitu  defecisset ,  dux  indignatus 
indictum  bellandidiem  non  exspectans,  in  profesto  Epiphaniae,  praetermisso 
ordine  ,  se  et  suos  contra  suos  adversarios  inconsulte  cum  magna  ferocitate 
objecit ,  cupiens  in  conflictu  esse  primus.  Qui  mox  suae  temeritatis  luit  poe- 
nam  ,  nam  disperso  ejus  exercitu  ceciderunt  ex  parte  ipsius  plurimi ,  et  sunt 
captivât!  multi,  sed  et  paucis  evadenlibus  occisus  est  et  ipse.  Nam ,  ut  fertur, 
cum  ipse  in  sola  fuga  suam  extremam  poneret  salutem ,  undique  constrictus 
et  coangustatus  devenil  ad  quemdam  rivum ,  quem  cum  equus  suus ,  cui  insi- 
debat  (nescio  quid  praesagiendo) ,  pertransire  dubitaret,  a  molendinario  inva- 
sus  miserabiliter  occubuit.  Igitur  requisitusdux  et  intermortuos  non  inventus 
quarta  vel,  ut  alii  dicunt ,  sexta  feria  post  Epiphaniam  ,  quae  tune  in  domi- 
nica  erat,  ejus  corpus  ad  terram  congelatum  juxta  praefatum  molendinum 
dicitur  fuisse  reperlum.  Quod  pulatur  sine  divino  judicio  non  accidisse ,  ut 
scilicet  qui  multa  inhumanilate  erga  occisos  eatenus  fuerat  usus,  cadavera 
occisorum  sepeliri  non  permiltens ,  etiam  et  ipse  sic  digne  promeruil  asini  se- 
pulturam  sortire ,  procul  dubio  eamdem  mensuram  consecutus ,  qua  ipse  aliis 
mensurare  consuetus  exstilerat. 

Igitur  6um  haec  ad  terras  ducis  Caroli  nuntiata  essent,  et  ad  hujus  modi 
novitates  cuncii  essent  attoniti ,  visum  fuit  Gandavensibus  miltere  ad  regem 
Franciae  honestam  legationem,  meditantibus  satis  fore  utile,  si  filia  ducis  Bur- 
gundiae  matrimonialiter  filio  régis  jungeretur.  Cui  legationi  cum  intéressent 
magnus  cancellarius  Brabantiae  et  dominus  de  Humbercourt  ducis  vicarius, 
ob  longius  colloquium  cum  rege  communicato  seorsum,  per  delatores  accu- 
sati  sunt  apud  Gandavenses ,  et  crescente  suspicione  una  cum  multis  aliis  no- 
bilibus  gubernationem  patriae  habenlibus  comprehensi  in  captivitatem  sunt 
detenti  et  deinde  unus  post  alium  corara  furente  populo  decapitati.  Dominus 
vero  de  Humbercourt  et  magnus  cancellarius  et  quidam  alius  nobilior  totius 
Flandriae  grandaevus ,  feria  quinta  in  coena  Domiui  ante  Pascha  coram  toto 
populo  in  publico  producti  fuerunt  decapitati ,  quorum  primus  hora  nona  ante 
meridiem  ,  scilicet  praefatus  nobilis  vir  senex ,  et  post  prandium  hora  quarta 
cancellarius.  Et  mox  post  hune  sedens  in  cathedra  dominus  Guido  de  Hum- 
bercourt miserabile  spectaculum  praebens  exstitit  decollatus.  Praeterea  ferein 

10 


1477. 


Guido  fie  Humbercourt 
et  Wilbeimus  Rugo- 
notus  capilcplectun- 
lur. 


74 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


75 


Caroli    decrela    Leod 
rescinduntur. 


cunctis  oppidis  Biabantiac  conlra  luagistralus  et  rectores  eorumdem  similia 
judicia  per  furorem  populi  eliara  salis  insulte  exercebanlur  ^ 

PoiTo  in  terra  Leodiensi  ubique  nimiruni  plurimum  erat  tripudium  et 
{jaudium.  ConBscata  civium  bona  compellebantiir  suis  proprietariis  restitui, 
probibebantur  consuetae  exactiones ,  gabella  super  rébus  venalibus  imposita 
deposita  est ,  quatuor  aut  quinque  gabellis  exceptis ,  resumpta  sunt  arma ,  et 
loca  opportuna  instanter  statim  exstiterunt  fortiBcata.  Porro  lex ,  statula  et 
ordinationes ,  quas  dux  Carolus  in  Leodio  et  in  cunctis  patriae  oppidis  exercen- 
das  praeceperat ,  facile  sunt  revocatae  et  annibilalae  sive  cassatae.  Insuper  et 
domino  episcopo  Leodiensi  procurante  tam  per  se  quam  suos  le^atos  ad  boc 
idoneos.  civitatis  et  totius  patriae  oppidorum  privilégia  per  ducissam  Mariam, 
HumbcrcuriJi    bona  ducis  Burcfuudiae  filiam  ,  exstiterunt  restituta.  Dominus  vero  Leodiensis  per- 

connscata.  i-  i 

sonahter  ad  Gandavum  ,  pulchra  nobilique  comitiva  instructus  ,  confiscari  et 
arrestari  fecit  omnia  bona  ,  quae  dominus  de  Htimbercourt  in  Leodiensi  patria 
sub  titulo  ducis,  cujus  vicarius  erat,  videbatur  tenere  confiscata.  Sed  et  ea 
quae  per  eum  ferebantur  in  thesauria  sancti  Servatii  Trajectensis  ecclesiae  fuisse 
deposita,  non  sine  maximo  damno  dominorum  ejusdem  ecclesiae,  cuncta  re- 
poscendo  sibi  reddenda  aestimavit.  Item  et  bombardos  tormentave  atque  alia 
quaecumque  instrumenta  bellica  ,  ad  dominum  de  Humbercourt  pertinen- 
lia ,  dominus  Leodiensis  de  Trajecto  jussit  perduci  ad  civitatem  suam  Leo- 
diensem. 

Porro Leodienses,  jussu  domini  episcopi ,  diligenter  coeperunt  renovare  sua 
fossata ,  reparare  muros  et  dirutas  in  altum  erigere  portas  :  denique  in  sin- 
gulis  patriae  oppidis  hujuscemodi  instanter  viguit  opus. 

Igitur  in  mense  Maii  ubique  locorum  terrae  Leodiensis  constiluebantur  bur- 
gimagistri  seu  magistri  ciyium ,  officiales ,  clientes ,  sculteti ,  scabini ,  et  more 
consueto  ministeria  ordinabantur ,  peregrina  lege  abolita  et  patria  lege  ^enuo 
introinducta.  Revertebantur  nibilominus  exules,  de  patria  dudum  relegati  seu 
extra  terras  Leodienses  et  Brabantiae  dudum  proclamati  ac  proscripti.  Inter 
quos  dominus  Raso  de  Heers,  cumquibusdam  aliis  aliquid  violenter  circa  pa- 
triam  molire  cupientibus ,  per  reconciliationem  reverti  ad  propria  est  admis- 
sus.  Hic  posteaquam  reversus  vix  quatuor  aut  quinque  mensibus  supervixit. 

•  De  Humbercurlii  et  Hugoneti  supplicio  dis-  tier,  De  Smet ,  S»-Genoi$  et  Gachard.  Cfr.  Bul- 
quisitio  adraodum  séria  habita  fuit  inter  regiae  letins  de  l'Académie,  tom.  VI ,  part.  3 ,  pag.  89 , 
academiae  Bruxellensis  socios  ,  Vir.  G.  Dumor-      199,  219  et  299. 


Mûri  civitatit  rcparan 
tur. 


Officiatonim  reslitutio. 


Baso  ab  exilio  redit. 


Sciendum  tamen  quod  antequam  praefati  proscripti  exules  in  patriam  pacifiée 
sunt  recepti ,  dominus  Leodiensis ,  collectis  undique  de  sua  patria  armigeris , 
opportune  contra  suos  adversarios  se  viriliter  objecit ,  cum  multa  pompa  mi- 
nisterialium  explosis  quae  recenter  confecerant  novis  vexillis  .^  ordine  satis 
apto.  Dominus  vero  Wilhelmus,  domino  Leodiensi  reconciliatus  et  jam  major 
Leodiensis  seul  têtus  factus ,  cum  multa  comitiva  dominum  Leodiensem  usque 
ad  Huyum  praecesserat.  Sed  licet  bac  vice  nihil  dignum  relatu  factum  fuerit, 
non  diu  tamen  post  de  licenlia  domini  episcopi  ad  propria  sunt  redire  per- 
missi  eorumplurimi.  Quorum  nonnulli  ingrati  efiPecti  etgratiara  sibifactam  non 
reputantes ,  mox  ut  vénérant ,  domino  episcopo  insidias  lendentes ,  occultam 
quamdam  Iraditiouem  conflare  curaverunt,  Quo  dolo  deprehenso ,  dominus 
Leodiensis  quosdam  per  suam  justitiam  decapitari  fecit ,  corporibus  eorum 
membratim  divisis  et  capitibus  bine  inde  in  lanceis  super  portas  erectis ,  quo- 
rum caput  Aegidii  villici  de  Montigu  positum  fuit  super  portara  Sancti  Leo- 
nardi.  Caput  vero  cujusdam  alterius  ad  oppidum  Lossense  deportalum.  Sed 
et  alii  très  aut  quatuor ,  quorum  nomina  hic  inserere  non  est  necesse ,  prout 
merebantur,  capite  truncati  maie  perierunt ,  reliquis  conspiratoribus  et  de  tra- 
ditioue  consciis  clam  fugientibus.  Haec  autem  in  principio  mensis  Octobris 
contigerunt,  quo  in  Leodio  nundinae,  quod  forum  dicitur,  celebrabanturc 
Item  non  diu  post  quidam  clericus  qui  innocenter,  prout  fertur,  ob  litteras 
traditorias  incaute  receptas  et  exhibitas ,  ante  palatium  episcopi  publiée  degra- 
datus ,  justitiae  seculari  traditus ,  ante  gradus  ecclesiae  Sancti  Lamberti  exsti- 
tit  decollalus.  Notandum  vero  quod  Tilmannus  Wcâdorey  \  post  dominum 
Wilhelmum  de  Arenberch,  domino  Leodiensi,  prout  dictum  est ,  reconcilia- 
tum  et  jam  in  majorem  scultetum  praefectum  ,  subvillicus  fuerat  constitutus. 

Sed  et  quidam,  nescio  quo  merito,  Ghiis  Van  Kan  miles  effectus,  parum 
nobilis,  corporis  persona  exilis,  sed  animo  magnus,  patriae  Lossensi  senes- 
callus  est  constitutus. 

Magistri  civium  tune  in  Leodio  primi ,  domicellus  Wilhelmus  de  Waroux 
et  Wilhelmus  d'Emptines  ^,  more  pridem  consueto,  exstiterunt  deputati.  Qui- 
bus  praesidentibus  et  gubernantibus ,  domino  Ludovico  de  Bourbon ,  Leo- 
diensi episcopo ,  cujus  occasione  Leodium  forte  in  extremam  devenerat  cala- 
mitatem ,  magnanimiter  procurante ,  coepit  reflorere ,  crescere ,  in  aedificiis 


Willielmas  de  Marcha 
factus  icultelui  ma- 
jor. 


Poena  traditorum epis- 
copi. 


Clerici    degradatio  et 
decollalio. 


Tilmannus    Waldorey 
subvillicus. 


Ghiis  de  Kan  Lossensis 
patriae  sencscallus. 


Primi  magistri    civium 
post  urbis   excidium. 


Beflorescit  civil  as. 


1  Alias  ff'aldoreal. 


2  Alias  Damptins. 


76 


JOHANMS  DE  LOS 


CHRONICON. 


77 


augmentura  sumere  et  amissam  famam  per  totum  munduni  vilipensam  reçu- 
perare.  et  per  totum  circuilum  dominorum  et  principum  gratiam  et  favorem 
ad  se  recolligere. 

Porru  dominus  Leodiensis  invitatus  ad  nuplias  dominae  Mariae,  ducissae 

Brabaatiae ,  neptis  suae ,  apud  quam  inBnitam  meruit  {];ratiam  ,  misit  obviam 

MaiimiLanoimperatoii  domino  MaximiliaDO  sponso,  Frederici  imperatoris  filio,  per  Trajecturo ,  mul- 


fiii 


tis  comitato  priocipibus,  ad  Brabantiam  tendenti,  dominura  Wilhelmum  de 

Arenberch,  praefatum  Leodiensis  civitatis  scultetum ,  speciosa  comitiva  cir- 

•  cumfultum  ,  et  inde  praelibato  Maximiliano  satis  gratum  etacceptum.  Qua  de 

re  dominus  Leodiensis  sibi  et  suae  patriae  non  parvam  conquisivit  {][loriam  et 

honorem.  Igitur  ut  multa  brevibus  concludam  (cum  satis  multa  sit  niateria 

de  hoc  tempore  scribenda)  quae  audientium  posset  niulcere  audilum,  brevi- 

tatis  tamen  gratia,  plurima  transiliens^  dico  prophelico  quodam  modo  ser- 

mone  utendo ,  quod  ex  quo  dux  Carolus,  prout  dictum  est.  in  bello  occisus 

dormivit,  et  ex  tune  cessaverit  tributum  et  quieverit exactor ,  nova  lux,  prout 

in  Esther  habetur ,  nostro  seculo  exoriri  visa  est ,  non  solum  autcm  hoc  in 

nostra  Leodiensi  patria  sed  et  per  totam  Brabantiam  et  Flandriam ,  in  quorum 

oppidis  et  municipiis  novus  dux  Maximilianus  cum  sua  dilecta  sponsa  Maria, 

per  magniBcam ,  ut  decuit,  intronisalionem  solemnissime  exstitit  susceptus 

et  ad  coeUim  usque  elatus. 

Rex  FranciK  ATennas      Hcx  Franciac  iuterca  nihilominus  partes  quasdam  ducis  Brabantiae  in  con- 
sul lubjicu  potestau.    £».|W->I1'11I11 

hnibus  riandriae  bello  valde  vexabat,  m  tantum  quod  usque  ad  partes  Han- 

noniae  ejus  armatum  bi*achiuni  pervenire  facile  fuit ,  iibi  etiam  per  obsidio- 

AdoiphmGeiriaepriQ-  ncm  oppidum  dc  Aven  lacessitum  ad  dedilionem  compulit.  Denique  dux 

ceps  costodia  libéra-  ^     ,    .  ,  .     .  i         •  »•        • 

ta* exercitui  praefici-  bclriae  posl  longam  captivitatcm  suam^  per  ducissam  Mariam,  suam  neptem, 
libertati  datus,  et  inde  in  capitaneum  sublimatus,  dum  ante  civitatem  Tor- 
nacensem  contra  Francos  viriliter  se  opponeret,  et  strenue  cum  inimicis  bel- 
laret,  occisus  in  bello  facile  occubuit.  Item  oppidum  Sancti  Audomari  et  non- 
nulla  aha  fortia  loca  per  exercitum  régis  exstiterunt  aut  violenter  irrupta  aut 
miserabiliter  concremata.  In  illis  autem  locis  de  quibus  multa  ferebantur, 
quia  minime  ibidem  fui ,  neque  eorum  gesta  plene  cognovi ,  plura  scribere 
supersedeo,  qui  hcet  aliquantisper  memoria  fuerim  tenax,  ob  immaturam 
tamen  aetatem  incurius  inadvertenter,  quae  dicebantur  aut  potius  quae  gere- 
lucior  hujus  chronici  bautur,  aurc  tanquam  surda  perstransibam.  Verum  hoc  anno  praetacto  veniens 

LaurcDiii  ingrv-ditur.  cx  scholis  citius  volito  [cum  octodccini  anuorum  elfere  septem  mensium  aetatis 


galio. 


meae  agerem  tempus],  apud  coenobium  Sancti  Laurentii  prope  Leodium  féli- 
citer elegi  locum  meae  habitationis ,  persuasu?  ab  amicis ,  Dei  providentia  me- 
diante,  mox  religiosus  Dei  servulus  futurus. 

Anno  LXXVIII ,  in  fine  Decembris,  Leodienses  necessario  habebant  facere  147«. 

vigilias  et  super  suis  custodiis  esse ,  propter  quosdam  factiosos  et  seditionera 
aut  traditionem  méditantes.  Nam  propter  decapilationem  cujusdam  Walteri  waitem.  cbaboueai 

*         *        -  *  _  ^  ^  plectilur  capite. 

Chabotteal^y  quem  dux  Austriae  captivum  domino  Leodiensi  decapitandum 
exhibere  curaverat ,  tum  etiam  occasione  eorum  qui  nuper ,  prout  dictum  est, 
sentenliam  decollationis  meruerant,  Petr us /?ocA«^,  vir  strenuus,  latrociniis  it.PctruiRocbaeiLu- 
assuetus  ,  Ludovicus  de  Seal,  cum  nonnullis  aliis  denuo  a  Leodio  fugitivis,  per 
certa  documenta  deprehensi  sunt  dixisse  atque  statuisse  circa  festum  Epipha- 
niae  apud  Leodium  se  regem  suum  facturos.  Quare  habito  maturo  consilio, 
dominus  Leodiensis  magistrum  Hubertum  suffraganeum  cum  nonnullis  aliis  Hubeni  suHraçanei  le 
nobilibus  viris  digna  legatioue  fungentibus  misit  ad  regem  Franciae ,  perqui- 
rendi  gratia  quid  scilicet  de  invadentibus  suas  terras  facere  deberet ,  instanter 
petendoquomodo  aut  qualiter  ueutri  parti  adhaerens  interipsum  regem  et  du- 
catum  Brabantiae  neutralis  esse  posset.  Interea  dominus  Leodiensis  una  cum  Episcopus  in  ceiriam 
domino  Wilhelmo  de  Arenberch  (qua  nescio  de  causa)  nobiliter  instructus  ad 
partes  Geiriae  properavil.  Non  diu  vero  post  dominus  Leodiensis ,  in  patriam  re- 
versus.  in  Curinghem  infirmari  dicebatur.  Qui  tertiaferia  post octa vas  Paschae, 
clam  curriculo  vectus,  ad  Leodium  est  reductus.  Et  cum  in  indicla  diaeta  patriae 
satis  fuisset  ventilatum ,  cui  videlicet  parti  Leodienses  deberent  adhaerere ,  do- 
minus Leodiensis  aiebat  neutri  parli  se  adhaesurum  ,  se  quoque  velle  neulralem 
fore.  Dominus  vero  Wilhelmus  dicebat  velle  se  cum  domino  Leodiensi  vivere  et 
mori.  Sed  mentita  est  iniquitas  sibi,  nam  cum  ad  castrum  de  Bouillon  accessisset, 
dicebatur  secretum  colloquium  cura  Francis  habuisse.  Vulgo  etenim  dicitur  a 
reconciliatoinimico  foreabstinendum,  et  quia  occasionem  quaerit,  quirecedere 
vult  ab  amico,  Dominus  Wilhelmus ,  non  diu  post  reprehensus  a  domino  Léo-  v^riiheimi  de  MarcLa 
diensi  dicenti  sibi  quod  non  pertineret  ad  eum  incedere  per  plateas  seu  etiam 
per  ecclesiam  Sancti  Lamberti  tôt  spatariis  et  lanceariis  stipatum  ,  praesertim 
cum  praeberet  nonnullis  per  hanc  armaturam  susurrati;  nis  occasionem  ;  qua 
reprehensioue  dominus  Wilhelmus  facile  laesus  recessit  a  domino  Leodiensi 
indignatus  et  commotus,  castrum  de  Longuei  petens.  Interfuerat  attamen  non 

'  kWdii  Ckahottea. 


profîciscilur. 


defectio. 


78 


JOHAIMNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


79 


Peroois  revectio. 


Waximilianus   ticlriani 
ntrat. 


diu  ante  idem  Wilhelmus  spectacuio.  quod  in  foro  Leodiensi  in  medio  mensis 
Junii  celebratum  fuerat  ^  ob  videlicet  revectionem  Peronis,  ex  Brugensi  op- 
pido  ad  Leodium  reducti  et  cum  maximo  gaudio  super  fontes  in  fori  medio 
recoUocati.  Dominus  vero  Leodiensis  circa  festiim  nativilatis  saneti  Johannis 
Baptistae  jussit  per  vicos  et  plateas  civitatis  Leodiensis  construi  magnos  roQos 
et  ignés,  ducique  choreas.,  ob  videlicet  nativitalem  primogeniti  domini  Maxi- 
railiani  ducissaeque  Mariae.,  qui  Philippus  in  baptismale  est  \ocitatus. 

Porro  Maximilianus  perrexit  per  Buscum-ducis  ad  partes  Geiriae ,  de  ducalu 
Geirensi  dispositurus.  Nam  Fredericus  de  Witthem,  associatis  sibi  Luxenibur- 
gensibus  et  de  Falcomonte,  habens  etiam  in  comitatu  suo  Ghiis  Va?i  Kan  cum 
raultis  ex  patria  Leodiensi ,  quos  tamen  dominus  Leodiensis  ad  patriam  suam 
studuit  rcvocare  ^  obtinuit  novam  villam.  Dominus  autem  de  Eymondt  per  in- 
genium  et  cailiditatem  oppidum  de  Artiem  conquisivit.  Dux  vero  Clyvensis 
per  diversa  bella.  Gelrensibus  principe  destitutis ,  multa  molestia  aftecit.  In- 
terea  Maximilianus  in  quodcumque  oppidorum  Gelrcnsis  patriae  pervenit, 
honoriBce  suscipitur.,  ettanquam  tutoret  advocatus  Gelrensis  patriae  repu- 
tatus  honoratur.  Ad  ejus  nihilominus  ordinationem  dux  de  Brtmsirtck  ad 
NoYimagium  vocatur,  prope  enira  erat  inter  filium  ejusdem  ducis  praetacti 
et  fîliam  ducis  Geiriae  nuper  in  bello  occisi  sponsalia  fieri ,  nisi  aetas  obfuisset 
sponsi ,  qui,  ut  fertur,  Geirensem  patriam  custodire  deberet,  donec  haeredes 
ducis  Geiriae  ad  legitimam  pervenissent  aetatem. 

Igiturannosequente,  qui  septuagesimus erat nonus,  dominus  Maximilianus, 
ex  ducatu  Geirensi  Yocatus  propter  dissidentes  Gandavenses ,  gratia  paciBcandi 
eos  ad  patriam  Brabantiae  quantocius  accessit.  Dux  vero  de  Brtmtwick  facile 
Maiimiiiaoi  reditus  in  infirmatus  dd  proprium  solum  opportune  se  fecit  referri ,  et  nihil  dignum 
relatu  factum  dicebatur,  nisi  quod  dux  Brunswikensis  in  conflictu  contra 
Ghelrenses  non  diu  antea  habito  in  brachio  fuerit  vulneratus,  ubi  et  magnus 
scultetus  Busciducensis  non  sine  suorum  detrimento  in  bello  fuit  occisus. 
Hoc  denique  tempore  rex  Franciae  obtinuit  Burgundiam  ,  fugato  inde  domino 
,p„d  D Argue,  sed  e  contra  Maximilianus  maximam  contra  Francos  apud  civitatem 
Mprinensem  victoriam  est  consecutus ,  ac  deinde  in  regnum  Franciae  coe- 
pit  facere  praedas ,  Francorum  terras  invadendo.  Hoc  denique  tempore  facta 
fuit  executio  in  valvis  ecclesiae  majoris  apud  Leodium  contra  praelatos  ordi- 
nis  divi  Benedicti ,  pro  eo  videlicet  quia  vocati  ad  générale  capitulum  non  com- 
paruerunt. 


1480. 


147». 


Ip$iu.«     Victoria 

nioriaenMni    civita- 
(em. 


episcopi  Iiostis. 


Auno  siquidem  millesimo  quadringentesimo  octogesimo,  dominus  Wilhel- 
mus, qui  jam  de  inBrmitate  qua  superiori  anno  usque  ad  mortem  infirmatus 
plene  convaluerat,  coepit  se  occulte  et  manifeste  contra  dominum  Leodiensem 
erigere ,  eidem  quoque  insidias  tendere ,  adjunctis  sibi  his  qui  extra  patriam 
fuerant  proclamati.  Quorum  suffultus  societate,  ut  ferebatur,  secutus  est  do-  wiiheimus  de  Marcha 
minum  Leodiensem  ad  Tungrim  et  de  Tungri  ad  Sanctum  Trudonem  ten- 
dentem,  non  minus  quam  octogintis  equitibus  comitatus.  Quae  res  non  mi- 
nimum generabat  domino  Leodiensi  malae  suspicionis  materiam,  qui  deinceps 
ejusstudebat  devitare  societatem.  Porro  dominus  Leodiensis,  considerans  quod 
in  dies  proclamati  et  patriae  suae  inimici  sese  domino  Wilhelmo  adjungerent, 
praecavens  in  futurum,  declaravit  eum  suum  esse  inimicum.  Itaque  dominus 
Leodiensis  volens  eum  proclamare ,  civibus  in  hac  parte  domino  non  consen- 
tientibus ,  tandem  posita  est  una  diaeta  ipsius  AVilhelmi  occasione  ad  monaste- 
rium  Vallis-Sancti-Lamberti.  Quo  cum  venisset  dictus  dominus  Wilhelmus, 
accepitdilationcm  decemdierum  ad  respondendum.  In  dicta  vero  diaeta  patriae 
dominus  Leodiensis  petiit  sibi  concedi  viros  pro  custodia  sui  corporis  :  time- 
bat  enim  valde  suorum  inimicorum  insidias.  Denique  dominus  Wilhelmus 
dum  de  Castro  Huyensi  intercipiendo  esset  frustratus ,  excursiones  contra  Bo- 
vinienses  magnanimiter  exercuit ,  multos  dolo  per  insidias  circumseptos  inter- 
Hciendo.  Deinde  tendebat  versus  Durbutum  ,  ubi  per  combustionem  et  homi- 
num  captivitatem  et  caedem  plurima  facta  sunt  damna. 

Maximilianus  autem  una  cum  sua  conjuge  Maria  in  oppidum  Namurcense  Maximii 
solemniler  fuit  susceptus,  cujus  gensarmorum,  quia  multa  erat,  valde  per 
patriam  Namurcensem  devorabant  pauperes.  Postea  in  principio  Decembris 
dominus  Leodiensis  in  praesentia  sui  cum  tubis  et  buccinis  proclamari  atque  wiih.deMark 
proscribi  bannirique  fecit  dominum  Wilhelmum  ,  suas  terras  ei  interdicendo. 
In  cujus  locum  successit  Tilmannus  Waldorey  ,  major  scultetus  constitutus. 
Apud  Huyum  denudata  fuit  quaedam  traditoria  conspiratio  per  fautores  do- 
mini Wilhelmi,  ob  quam  rem  quidam  captus  decollatus  est  et  in  quatuor  partes 
divisus.  Quapropter  fugerunt  de  Huyo,  quos  nominare  praetermitto ,  hujus 
praetactae  conspirationis  auctores.  Dominus  vero  Leodiensis  petiit  ab  Huyen- 
sibus  tria  millia  sexcentos  florenorum ,  voluitque  quod  litteras  allegationum 
contra  proscriptos  sigillare  deberent,  et  fugitivi  proclamarentur.  Ad  quod  op- 
pidani  Huyenses  perplexi  dilationem  respondendi  petere  curaverunt. 

Sequeuti  vero  anno  qui  erat  octogesimus  primus  duo  legati ,  prout  fereba- 


iliaous   Namurci 
suscipitur. 


a  m  exi- 
liuRi  relegatur. 


14S1. 


fiO 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


81 


p.x  iDier  regem  Fnn-  tuF ,  missi  cx  iirbc  3(1  Franciaoi ,  Fecerunt  pacera  inler  regem  Franciae  et 

ciae  et  ilucem  Maxi-     ,  -,        ....  rv*  tir-iii  .•  1 

miiiaauni.  uucem    Maximilianum.   Dommus  vero   VVilheimus  magnam   gratiam    apud 

regem  Franciae  sibi  conquisivit ,  cujiis  causam  rex  ipse  contia  dominum  Léo- 
diensem  liieri  videbalur.  Igitur  circa  Februarii  médium  misil  dominus  Wil- 
helmus  lilteras  domioo  Leodiensi  ^  scire  Yolens  qua  de  causa  ipse  de  patria 
Leodiensi  bannitus  esset,  aul  quare  proclamari  meruisset.  Item  in  festo  JNla- 
ihiae  destinavit  alias  litleras ,  petens  sibi  concedi  transitum  per  patriam  Lco- 
diensem  cum  quingenlis  lanceiselc;  super quo,  tota  palriaconvocata,  conclu- 
sum  est,  quod  neutraiitatem  ipsa  patria  tenere  vellet  ,  de  nullo  negotio  se 
intromittendo. 

Hoc  tempore  hyems  erat  vehemens  et  intensa,  et  panis  apudpauperes  erat 

Huiiarionim  motus,  rai'us  ct  carus.  Qua  de  re  murmur  surrexit  in  Leodio  apud  mechanicos ,  quo- 
rum aliqui  de  ministerio  hullatorum  vociférantes  praesumpserunt  sua  vexilla 
explosa  absque  principis  jussu  extra  suas  c.imeras  protendere.  Quare  dominus 
Leodiensis  merito  indignatus,  yeniens  de  Curinghen  in  ipsa  coena  Domini 
duos  comprehensos  ex  illis  decoUari  permisit. 

Eodem  vero  anno,  circa  festum  Urbani,  dominus  Leodiensis  vocavit  ad  an- 
nulum  palatii  quosdam  oppidanos  Hassellenses ,  eorum  inobedientiam  atque 
petulantiam  corrigere  volens. 

Episcopus  ciugicnsis,      Circa  fcstum  Sancti  Severini,  quidam  nomineSilvester,  episcopus  Clugien- 

legatus      apostolicus      .,  ,.  iri*  i-  ■■■!■ 

coiiigit  décimas  in  SIS,  Icgatus apostolicus ad  Leodmmyenit,  petens decimam  m subsidium  contra 
Turcos.  Quare  convocatione  facta ,  ecclesiae  foreuses  maluerunt  appellare , 
intraneae  vero  ecclesiae  timentes  nitebanlur  graliose  convenire,  sed  minime 
concordabant.  Aperuit  vero  os  suum  in  capitulo,  dicens  se  missum  ad  instan- 
tiam  nostrorum ,  qui  aliquid  novi  fuerant  meditati ,  suffraganeos  episcopos 
Libertum  etHubertum  videlicet  denotando,  cupientes  sibi  abbatiassanctorum 
Laurentii  et  Jacobi  in  commendis  tradi ,  vel  potius  ad  concedendum  com- 
mitti.  Nam  publiée  dicebat  in  capitulo  iis  utens  verbis  :  «  Vos,  domini abbates, 
))  et  vos ,  venerabiles  domini ,  pontiBces  vestri ,  et  gens  vestra  tradiderunt  me 
»  vobis.  »  Nihilominus  tamen  iis  non  obstantibus  curavit  praefatus  apostolicus 
orator  facere  visitationes  primum  apud  Carmelitas  et  Cruciferos ,  deinde  apud 
Sanctum  Jacobum ,  et  demum  apud  sanctum  Laurentium  ,  ubi  cum  concor- 
datos  invenisset  cum  suo  abbate  religiosos ,  prius  ad  invicem  disceptantes , 
aediBcatus  recessit.  Clerus  autem  cum  domino  Leodiensi  plura  habens  con- 
silia ,  et  cum  nihil  relatione  dignum  concluderetur ,  tandem  forte  aliquid  pro 


snLfidium 
Turcos. 


contra 


1482. 


propina  exhibilum  videbatur ,  de  quo  non  satis  bene  conlentus  in  Brabantiam 
perrexit,  suam  legationem  executurus.  Qui  forte  videns  quod  in  futuro  anno 
multae  inciperent  exoriri  turbationes  in  iis  partibus,  facile  contentus  dis- 
paruit. 

Anno  octogesimo  secundo ,  erant  quidam  astrologiae  artis  periti ,  quorum 
unus  magisler  Jobannes  Laet  de  Borchloen,  vir  utique  melius  famatus  quam  JoUannes  Laet.astro- 
litteratus,  fere  laïcus  totus  ,  cyrurgicus  tamen  atque  quodammodo  medicmae  rimmii  praedicit. 
arte  peritus,  juxta  constellationes  illius  anni ,  quem  vocavit  annum  boetes,  id 
est  paupertatis ,  praeconisavit  hune  annum  debere  esse  miserrimum ,  quippe 
tribus  malis  ultra  modum  vexatum  ,  pestilentia  videlicet ,  caristia  et  bello  , 
quae,  prout  dixerat ,  ita  evenerunt.  Nam  in  Leodio  (ut  de  forensibus  taceam) 
mulli  domini  ecclesiae  Sancti  Lamberti  et  aliarum  ecclesiarum ,  civesque  fa- 
mati  et  diviles  ex  quodam  génère  pestilenliae  sunt  subito  exstincti ,  praeva- 
luitque  famés,  quae  non  erat  universalis  ;  nam  quibus  divites  abundabant , 
pauperes  ac  etiam  médiocres  panibus  indiguerunt.  Ex  Hannonia  et  Picardia 
propter  panis  inopiam  ad  Leodiensem  terram  hoc  tempore  pauperes  ocius 
confluxerunt ,  ubi  licet  non  erat  adeo  frumenti  abundàntia ,  cum  per  singula 
oppida  grana  in  horreis  aut  in  granariis  studiose  descripla  ad  utilitatem  indi- 
gentium  vendi  juberentur.  Tertia  vero ,  et  bellum  non  facile  finiendum  ,  hoc 
tempore  in  Leodiensi  patria  erupit ,  in  quo  praeter  spem  (quia  diu  duravit) 
multi  fuerunt  aut  maie  tractati  vel  miserabiliter  interempti,  et  prout  in  sequen- 
tibus  patebit ,  infinitis  damnis  calamitatibusque  addicti. 

Yerura  rex  Franciae  cum  suis  inimicis  hoc  tempore  facta  pace  aut  treugis  Pugna  loter  episcopum 
datis ,  magnam  partem  suorum  armatorum  domino  Wilhelmo  de  Arenberch ,  Markanum. 
quem  satis  animo  habuit ,  incunctanter  concessit.  Dominus  Leodiensis  autem 
suorum  inimicorum  audiens  multum  esse  apparatum  contra  se  venientium  , 
domino  Wilhelmo  procurante,  in  adjutorium  sui  convocari  fecit  nonsolum 
homines  suae  patriae  ,  sed  et  ex  Brabantia  plurimos,  obviandi  gratia  et  resis- 
tendi  compulsus  necessitale.  Praeterea  dominus  Wilhelmus  ad  patriam  Leo- 
diensem incipiens  appropinquare  et  quia  fama  erat,  quod  apud  Huyum  appli- 
care  forsitan  deberet,  dominus  Leodiensis  multa  armatorum  manu  ad  Huyum 
usque  processit.  Ubi  cum  esset  et  suorum  inimicorum  potentiam  experiri  vo- 
luisset,  subito  ex  abrupto  nuntiatum  est,  quod  tamen  faisum  erat,  Leodium 
jam  per  inimicos  fore  obtentum  et  Francigenis  esse  repletum.  Quod  dominus 
Leodiensis  audiens  amarissime  flevit,  et  suos  exhortans,  et  tota  nocte  insomnis, 

11 


JOHAjNNIS  de  LOS 


navigio  ad  Leodium  reductus  est,  suraplis  secum  ex  quolibet  minislerio  op- 
pidi  Huyensis  decem  viris,  una  cum  complurimis  aliis  stipendiariis.  Igitur  de 
mane  hora  quinta  cura  strepitu  campanariim  ad  arma  voriferantium  ,  domi- 
nus  Leodiensis  in  Leodium  honorifice  susceplus  palalium  suum  ingressus  est. 
Quo  cum  paululum  quieti  se  dedisset,  aliquid  somni  sibi  indulgcndo,  fatiga- 
lus  enim  erat  plurimum^  ecce  mox  circa  horam  oonam  anle  meridiem  nun- 
liatum  est  in  foro  Leodiensi  inimicos  quautocius  accelerare  et  vix  duobus 
milliaribus  a  Leodio,  quo  tendebanl .  distare.  Dominus  autem  Leodiensis, 
audito  per  magistros  civium  hujusmodi  nuntio  ,  plurimura  consternalus  ex- 
hortabatur  nihilominus  quoslibet  suorum  accelerare  ad  prandium  ;  quo  vii 
compieto,  se  et  suos  bene  instructos  equis  ascensis  provocabataudacter,  ut 
Egregi.  indoks  Job.-  sccum  proccdercnt  ad  bellum.  Domicellus  vero  Johannes  de  Horn  ,  Filius  co- 

nis  de  Uorn.  ..... 

mitis ,  ecclesiae  majoris  canonicus,  \ir  licet  aetate  adhuc  juvcnis,  fortis  tamen 
viribus.  corpore  vegetus  et  animo  strenuus  et  férus,  ex  commissione  sibi  in- 
juncta  sumplo  standerio ,  quod  vexilium  antiquitus  in  magna  veneratione  ha- 
bitum  non  nisi  in  extrema  necessilate  exhibebatur  ,  animose  et  audacter 
processit ,  praecedentibus  nihilominus  atque  sequentibus  juxta  ordinem  suum 
ministerialibus  ac  etiam  aliis,  quotquot  convocati  fuerant,  armatis  viris.  Do- 
minus autem  Leodiensis,  longiusculo extra  portas  civitatisegressus,  suae  teme- 
ritatis  se  poenituit ,  quippe  nescius  qua  parte  suis  inimicis  e  contra  venientibus 
opportunius  occurrere  deberet,  et  cum  ad  revertendum  in  civitatem  anxie  de- 
liberaret,  per  quosdam  filios  Belial  facile  exstitit  revocatus  et  in  sui  et  suorum 
■  perniciem  in  morlem  confusibililer  perductus.  Nam  veniens  per  angustas  vias 

sub  montibus  ubi  erant  prala  campestria  sive  ad  locum  qui  dicitur * 

citra  molendinum ,  a  suis  occurrentibus  ferociter  invasus  et  conclusus  est  ab 
inimicis.  Qui  cum  diffugii  quaereret  locum ,  et  propter  rivum  ab  una  et  ab 
Mon  Ludovici  Borbo-  alid  parte  facile  fugere  prohiberetur,  inter  angustiasmiserabiliter  constrictus, 
a  suis  inimicis  crudeliter  interemplusest,  plurimis  etiam  hinc  inde  ex  nostris 
cadentibus.  Ceciderunt  nihilominus  sparsim  hinc  et  inde  per  vias ,  hortos  et 
prata  non  minus  prout  ferebatur  quingenti,  aliis  ad  civitatem  refugientibus  , 
aut  per  rivos  Urtae  et  Mosae  enatantibus,  sive  alias  diffugii  locum  anxie  quae- 
ritantibus. 


*  Vox  aliqua  deest  in  cotl.  MS.  Âpud  Fullo-      dereliquisse    episcopum    apud    molendinum    in 
nium  {op.  cit.,  toni.   II,  p.  157  ,  in  not.)  legi-      Weyze  {auprès  du  moulin  à  ff'eyzt). 
lur,  quotdam   ex  asteclis  Borbonii   proditures 


CHRONICON. 


83 


Porro  dominus  Wilhelmus,  jubens  parci  debere  civibus  una  cum  ipsis  per  wiibcimi  Markaoi  in 

.  .  civitatem  iDgrejsus. 

portas  civitatis  introèuntibus ,  etiam  et  ipse  cum  omnibus  suis  sequacibus 
triumphanter ,  nemine  resistente  ,  ingressus  est.  Igitur  civitale  jam  juxta  vo- 
tum,  Deo  perraittente,  ipse  potitus,  post  multas  praedas  per  diripientes  in 
domibus  civium  commissas,  domibus  jam  spoliis  exhaustis,  jussit  in  crastino 
voce  pracconia  prohiberi,  ne  quis  ex  tune  amplius  alicui  civium  aut  in  persona 
sive  in  substantia  laedere,  damnificarc  vel  qualemvis  injuriam  irrogare  prae- 
sumeret.  Et  in  signum  clementiac,  ut  videretur  in  favorem  civium,  quos  re- 
conciliandos  utile  aestimavit,  tanquam  facturus  justitiam,  duo  patibula  in  foro 
Leodiensi  ad  terrorem  malorum  erigi  praecepil.  His  igitur  auditis  per  circui- 
tum,  universas  horror  invasit  patrias.  Invincibilis  denique,  qui  tantam  civita- 
tem irruperat  et  tam  ferocem  gentem  secum  adduxerat,  ubique  barbarus 
praedicabatur  Wilhelmus.  Nempe  praeter  Leodienses,  piofugos  et  bannitos 
alios  secum  adduxerat  bellicosos  in  magno  numéro,  audaces  atque  féroces  viros, 
pula  Switenses,  Alemannos,  Francos,  Guascones,  tam  eques  quam  pedes, 
ordinatissime  instructos. 

Interea  dux  Maximilianus,  andita  hujuscemodi  de  Leodiensi  domino  inter-  ex  quibus  conBatu» 
fecto  fama ,  ac  de  potentia  victoris  Wilhelmi  ultra  modum  consternatus ,  una      "'"^  '  "*  '"'"* 
cum  consilio  suorum  oppidorum  Brabantiae  ,  praeventum  se  perdoluit,  et 
missis  capitaneis  cum  manu  armata,  oppidum  Trudonense  pulchris promissio-  Maximilianus  Trudo- 

•1  •«■!_•  •  1       •     .  •  •     •  .  t      w  t.  .  nense  oppidum  ioter- 

niDus  curavit  sibi  conquirendo  mtercipere  et  contra  vicina  oppida  Leodiensis    cipit. 

patriae  rapinas  et  praedas  exercere.  Verum  viduus  ipse  tune  erat ,  nuper  uxore 

deslitutus.  Quae  cum  incaute  equo  insidens  venationi  seu  aucupio  intenderet,  Mari.e  ducissae  mo«. 

ex  equo  facile  ad  terram  lapsa  et  inde  graviter  laesa,  nondiu  superstes,  mox 

obiit  Maria  ,  Brabantiae  ducissa ,  dudum  invincibilis  ducis  Caroli  successor. 

Igitur  ex  parte  ducis  Maximiliani,  suarum  prolium  lutoris,  de  Brabantinorum 

utique  consilio,  post  paucos  dies  latrunculi  ex  oppido  Trudonensi  latenter  opp.dum  Lo,sen,e «- 

absque  diffidatione  praevia  oppidum  Lossense,  portis  et  mûris  destitutura,  fe-  ^"""^ 

rociter  invadenles,  fugientibus  oppidanis  civibusque,  cuncta  depraedantes  ac 

diripientes,  quasi  magni  aliquid  perpétrassent,  ovanter  abcesserunl.  Incrastino 

vero,  cassato  proposito,  quo  versus  oppidum  Tungrense  tendere  debebant, 

quippe  timentes  dominum  Wilhelmum  in  itinere  latitantem,  se  contra  Hassel-  Hasseiense    oppidum 

lenses  expugnandi  gratia  oppidanos  et  quotquot  ad  eos  confluxerant  vicinos       "p"«"*'"' 

violenter  oppidum  irrumpentes  maie  tractaverunt ,  nimirum  fere  quingentis 

hominibus  interfectis ,  aliis  aut  membris  mutilatis,  seu  in  captivitatem  abduc- 


84 


JOHANNIS  DE  LOS 


tis,  inBnitam  praedam  secum  abducentes.  Quo  scelere  peracto,  apposuerunt 
praefati  Brabantini  tanquain  superiores  jam  effecti  totam  invadere  patriam  , 
et  ultra  rivum  Jecorara  transeunles ,  etiam  tolam  HasbaDiam  perturbabant. 
Deinde  collectis  viribus ,  domino  Maximilianosic  disponeiite,  potentissimum 

Tentatur  Ltodium  ite-  undlquc  coUectuiD  exercituoi  coDtra  Leodiensem  civitatem  curaverunt  diri- 
gère.  Qui  licet  civitati  satis  incuterent  terrorem ,  racile  tamen  ab  eorum  raoe- 
nibus  propulsi  longius  ia  campos  exstiterunt  profugati.  Qui  videntes  se  coutra 

Tuogrcnseï  cum  hosu-  LeodicDscs  nihil  prospcrc  facluros,  contra  Tungrenses  mox  se  divertunt.  Quo 
us  componuD  pQgjja  obsidîoue  contra  oppidum  ,  et  fluviolo  Jecora  oppidanis  adempto  et 
alias  translato  seu  deducto,  ad  pacis  tractatum  ipsos  Tungrenses  facile  cora- 
pulerunt.  Interca  mala  intinita  multiplicata  sunt  in  terra  ,  nimirum  illis  Leo- 
diensem patriam ,  et  istis  Brabantinorum  terras  miserabiliter  destruentibus. 
Rex  vero  Franciae  revocavit  suos  de  ordinantia  armigeros.  In  quorum  loco 
E»er.rdu« de Marka  domiuus  Evcrardus  de  Marcha,  bene  Iritus  belligerator,  recenter  Leodium 
adveniens  alios  adduxit  malorum  operum  gnaros. 

Itaque  post  incredibilia  damna  altrinsecus  illata,  contigit  dominum  Wilhel- 

wuheimus  de  Marka  mum  collccto  cxercilu  feria  quinta  ante  adventum  Domini  \illam  de  Landen 
i'n»aTt.  *  "  "  latenter  invadere  et  noclurno  tempore  Brabantinis  ex  insperato  supervenire; 
custodia  enim  Brabantinorum  ibidem  tune  observabat  suos  limites  cum  in- 
genti  copia  colubrissariorum.  Quorum  cum  superiorem  se  Wilhelmus  depre- 
henderet,  cum  suis  armigeris  ferocissimis  ultra  quingentos  occidit,  et  praeter 
praedam  illis  irrogatam  plurimos  pauperes  inermes  ad  Leodium  secum  ad- 
duxit. His  praeterea  omissis  quae  cum  nimia  fuerint  ad  bellum  spectantia ,  et 
inde  si  singula  scriberentur  immane  Yolumen  replendum  sua  descriptione  re- 
quirerent,  recurrendum,  prout  arbitror,  est  superius  ad  ea,  quae  praetermitti 
non  debent,  ad  electionem  videlicet  novi  antistitis,  qui  post  occisionem  domini 
de  Bourbon  necessario  erat  viduatae  ecclesiae  praeBciendus. 

Igitur  penultima  Augusti ,  quae  tune  sexta  feria  fuerat ,  occiso  episcopo ,  et 
in  crastino  quae  ultima  erat  mensis  praetacti ,  eodem  ante  conspectum  domini 

sepuitura  episc  Lud.  autc  summum  altare  sancti  Lamberti ,  in  feretro  coram  cunctis  oculariter  exhi- 
bito ,  ac  deinde  in  eodem  loco  ecclesiasticae ,  prout  decet,  sepulturae  tradito, 
constitula  erat  dies  de  novo  episcopo  eligendo.  Quo  adveniente  die  (cura 
pauci  electores  essent  majoris  ecclesiae  canonici  tune  residentiam  facientes , 
major  autem  canonicorum  numerus  ad  Brabantiam  propter  metum  suorura 
corporum  confugerat  .,  statuerunt  praesentes  canonici  in  favorem  domini 


PfHfC     ^: 


CHRONICON. 


85 


Wilhelmi,  id  instaoler  requireotis,  subornati  vel  aiias  timoré  inducti ,  domi- 
cellum  Johannem  ,  filiura  ipsius  Wilhelmi ,  tune  majoris  ecclesiae  caDonicum, 
et  nundum  in  sacris  constitutum ,  in  episcopum  postulare.  Pro  cujus  nihilomi- 
nus  confirmatione  multum  laboratum  exstititin  urbe ,  et  multa  pecunia  propter 
ejus  inhabilitatem  expensa.  Sed  totum  id  factum  est  frustra.  Nam  praevaluit 
electio  illorum  canonicorum  ,  qui  metu ,  prout  dixi,  absentes  erant,  et  jam 
certo  die  confratrum  suorura  convocalione  fada  in  Lovanio,  aliam  electionem 
celebraverant.  In  qua  videlicet  electione  dissidentes,  duos,  cum  solum  unus 
esset  sufficiens ,  elegerant ,  dominum  videlicet  Johannem  de  Horn ,  filium  joLannes  de  uom , 
comitis  de  Horn,  et  dominum  Jacobum  de  Croy,  archidiaconum  Leodiensis  ''^'"°''"*  ^*^'"' 
ecclesiae.  Pro  quibus  cum  multa  esset  contentio  in  urbe,  quis  scilicet  illorum 
deberet  esse  major ,  tandem  necesse  erat  suo  jure  cedere  dominum  de  Croy, 
et  accepta  pensione super  emolumentis  episcopatus  Leodiensis  ,  do- 
mino Johanni  de  Horn ,  cessit  licet  invitus.  Interea  tamen  temporis  cum  mul- 
tum ob  praefatorum  electorum  causas  in  urbe  terreretur  et  pecunia  infinita 
expenderetur ,  bellum  occasione  partium  in  terra  Leodiensi  quotidie  accepit 
aug^mentum  ,  illis  faventibus ,  istis  pro  alio  decertantibus.  Dominus  vero  Wil- 
helmus  totum  comitatum  de  Horn ,  saepius  invadendo ,  miserabiliter  contrivit 
et  destruxit. 

Anno  vero  integro  et  semisseaut  amplius,  crudeliter  patriae  ducatus  Bra- 
bantiae  ,  Limburgensis ,  cum  Leodiensi  patria  propter  partes  dissidentes  belli 
injurias  habuerunt  sustinere ,  quae ,  cum  recitare  sint  nimium ,  brevitatis 
gratia  pertranseo.  Qui  tamen  praeter  propositum  narralionis  nonnunquam 
excedere  visus  sum  modum ,  verumtamen  antequam  praesentis  anni  gesta , 
quae  plurima  erant ,  brevitatis  gratia  succingam ,  non  tamen  praetermitten- 
dum  est ,  bellum  commissum  per  dominum  Everardum  de  Marcha  contra  Everard 
Trajeclenses  ante  Sychginis  castrum  ,  ubi  sumptis  secum  Leodiensibus  una  Im.BM 
cum  aliis  extraneis  armigeris,  audacter  solvit  obsidionem  per  Trajectenses  ante 
praetactum  castrum  collocatam ,  percussitque  fugientes  maxima  strage  usque 
ad  portaà  Trajectensis  oppidi ,  récurrentes  in  tantum  quod  facile  fuisset  per 
hujusmodi  insecutionem  ipsum  oppidum  obtineri  a  persequentibus ,  dum- 
modo  tamen  ab  invicem  non  fuissent  dispersi.  Praeterea  Victoria  obtenta  et 
humiliatis  Trajectensibus,  quorum  fere  quingenti  dicebantur  interfecti,  et  am- 
plius quam  centum  captivati ,  cum  gaudio  ad  Leodium  recurrentibus  occurrit 
dominus  Wilhelmus,  ipsius  domini  Everardi  germanus,  maxime  dolens  in  prae- 


us     de     Mark* 
Trajectenses  perscqui. 
i  calaaiitate5. 


86 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


87 


laclo  bello  se  non  interfiiisse  ,  dicens  per  hanc  vicloriam  civem  Trajeclensem 
hoc  die  facile  se  fieri  potuisse.  Sane  eodem  die  ipse  navigio  cum  suis  armigeris: 
yenerat  ex  Huyo ,  quo  de  tutela  ipsius  oppidi  studuerat  disponere. 

Igitur  dorainus  Wilhelmus  yidens  sibi  cuncta  contra  adversarios  prospère 
succedere,  in  superbiam  elatus,  inter  se  etBrabantinos,  qui  hinc  inde  tam  per 
combustiones  domorum ,  captivitatem  hominum  ,  quam  per  praedas  ^  latroci- 
1483.  nia  caedemque  virorum  muliimodam,  cuncta  devastaverant ,  de  pace  cum 

Brabantinis  intendit ,  noluit  advertere  neque  raentionem  Beri  ^  prout  statim 
postea  palehit.  Nam  statim  anno  sequenti ,  videlicet  oclogesimo  tertio,  volens 
ohsident   Rrahanuiii  domiuus  Wilhclmus  potcutcr  solvere  obsidionem  contra  castrum  de  Hollongh 

caslrum  de  Holioash.  ,  ....  . 

per  Brabantinos  coUocatam  ,  et  jam  fere  in  deditionem  acceptum  ,  curavit  un- 
decumque  ad  Leodium  ex  oppidis,  ex  caslellis  et  ex  circumvicinis  terris  con- 
Yocare  viros  ,  ex  quibus  maximum  sibi  collegit  exercitum.  ^am  exercitus 
adversariorura  ferebatur  esse  non  minus  duodecim  millium  pugnatorum;  in 
nostro  vero  exercitu  non  minus  duplo  dicebantur  esse  aut  plures.  Qui  cum 
infra  octavas  Epiphaniae  animose  ad  bellum  procédèrent ,  fecit  dominus  Wil- 
helmus proclamare  voce  praeconia  ,  subpoena  suspcndii ,  mandando  quod  vide- 
licet nullus  praesumeret  quemcumque  adversariorum  captivum  suscipere  aut 
interfectum  spoliare ,  si  tamen  bellum  Beri  contingeret,  donec  et  quousque 
ipsi  de  suis  inimicis  di(];nam  ultionem  accepissent.   I(^iUir  prima  nocte  post 
egressum   de  civitate  ,  dominus  Wilhelmus  pernoctabat  in  Sara  castri  cum 
nonnullis  suis  capitaneis,  et  totus  populus,  qui  erat  copiosus  dormierat,  hinc 
inde  in  villagiis.  Porro  in  crastino ,  advenientibus  Huyensi  atque  etiam  Los- 
sensi  patria ,  cum  multa  armatorum  manu  facile  jam  appropinquantibus ,  do- 
minus Wilhelmus  plus  debito  sperans  sibi  posse  \ictoriam  arridere ,  stulte  de 
multitudine  suorum  conBdens  per  abruptam  putabat  se  debere  inimicoruui 
suorum  invadere  globum  (ordinantissime  positis  hinc  pro  sui  defensione  cur-^ 
ribus  atque  inde  telorum  ac  bombardorum  plurimum  apparatum  in  uno  parko. 
ut  vulgo  dicitur,  ad  invicem  bene  dispositum  et  convenienter  conj^lobatum). 
Quoscum  dominus  Wilhelmus  a  longe  circumequitare  praesumeret,  etsuisca- 
Markaas  cUdes  iUau  pîtaucis  hoc  displiccrct ,  diccntibus  populum  fatigatum  primum  debere  pro 
refocillatione  sui  cibum  sumere ,  ac  deinde  in  ordine  disponendum  ac  demum 
ad  bellum  congrediendum ,  coepit  hujusmodi  consilium  spernere  et  eos  de 
metu  et  ignavia  redarguere.  Quod  cum  illis  displiceret  plurimum,  viri  animosi 
prout  erant,  salutem  suam  Deo  et  fortunae  commendantes  una  cum  do- 


mino Wilhelmo  perrexerunt  adversarios  conglobatos  potenter  invadere.  Ad- 
versarii  vero  conspicTenles  animositalem  suorum  inimicorum,  et  quia  res  per- 
amoena  ageretur,  imposito  igné  in  suis  serpentinis  seu  bombardis  contra  ad- 
ventantes  hostes  opportune  emittere  sluduerunt.  Vidisses  utique  ad  priraos 
telorum  ac  tormentorum  jactus  équités  ad  terram  prosterni ,  equos  nihilo- 
minus  perçusses  occumbere ,  capita  in  aëra  usque  volare ,  membratim  quoque 
occisorum  cadavera  miserabililer  in  solum  prosterni,  demum  occumbentium 
roortis  imago  complurima.  Nam  Swittensium  et  Gasconum  (qui  inter  éques- 
tres commixti  erant)  ceciderunt  quamplurimi  ;  atque,  quod  dolendum  est, 
dominus  Galhar,  capitaneus  quidam  ex  Francia,  cui  satis  displicuerat  tam 
praecipilata  congressio ,  ibidem  occisus  occubuit.  Villicus  quoque  de  Ewalia, 
vir  barbatus ,  similis  domino  Wilhelmo ,  ibidem  interfectus  est.  Cujus  caput 
amputatum  et  in  lancea  sublevatum  postea  per  castra  et  castella ,  tanquam 
ipsius  domini  Wilhelmi  caput  esset ,  ad  modum  spectaculi  circumferebant. 
Nempe  in  praefata  congressione  nonnulli  capti  ad  Brabantiam  sunt  abducti. 
Inter  quos  erant  commendator  de  Juncis  ,  dominus  Trajectensis ,  vir  valens  et 
strenuus,  Ghys  de  Kan,  homo  vanae  gloriae  cupidus  et  formidatus,  sed  et 
domicellus  de  Sterulh ,  qui  cum  nonnullis  aliis  suam  captivitatem  deflere  ha- 
buit.  Dominus  nihilominus  Wilhelmus,  licet  tarde  videns  se  per  suura  teme- 
rarium  congressum  nihil  profecisse ,  imo  polius  ruinam  suorum  exstitisse ,  in 
se  tanquam  leo  fremens  colleclissuis  equitibus,  contra inimicos  rursum  agmen 
in  ordine  posuit,  ut  persequentes  conipesceret  quatenus  reliqui  fugiendo  se 
salvantes  absque  discrimine  facile  evadere  possent.  Itaque  Leodienses  qui  ad- 
huc  longe  a  congressione  distabant,  videntes  confusibilem  pugnam  insulte 
coeptam  et  adversarios  extra  castra  animose  procedere ,  ferocissimeque  super 
nostros  armis  incumbere ,  projectis  cunctis  quibus  armati  videbantur,  fugae 
operam  dare  curabant.  Qui  de  sero  salis  hora  tarda  reversi  ^  quos  tamen  do- 
minus Wilhelmus  ante  revertendo  praevenerat)  luctum,  planctum  et  mulie- 
rum  ululatum  quasi  ubiqueper  vicos  etplaleas  ministrabant.  Igiturpostquam. 
prout  dictiim  est ,  maie  bellatum  fuisset ,  domini  majoris  ecclesiae  salubre 
consilium  ineuntes  de  pace  videlicet  traclanda  cum  Brabantinis  solliciti  erant. 
Ob  quam  rem  quidam  ex  canonicis  qui  super  bac  re  dominum  Wilhelmun 
convenire  deberent,  opportune  deputati  intrare  coeperunt  palatium  episcopi , 
quo  dominus  Wilhelmus,  tanquam  patriae  mamburnus  et  tutor ,  suum  dili- 
genter  usurpa verat  habitationis  locum.  Hi  quippe  audientes  crudelitatem  fac- 


88 


JOHANNIS  DE  LOS 


luntar. 


Ecclctiae      de 
rombustio. 
combuntur. 


bustio. 


tara  in  civium  magistros  eadem  hora  ,  de  pace  facienda  dominum  Wilhelmura 
bénigne  commonentes,  plurimum  perplexi  pedera  quantocius  reirahere  cura- 
M.Risiri  ci»ium  de  p.ce  banl.  Verum  dominus  Quinlinus  una  ciim  socio  suo,  tanquano  civiuno  noa- 
oquenteicpitep  ec-    -^^^  ^^  parte  civitalis  ad  dominuna  Wilhelmum  noissi ,  statim  ut  de  pacis 
modo  inveniendo  loqui  coepissent,  crudeliter  ante  januara  cubiculi  jussi  sunt 
occidi.  Sed  et  quidam  magister  civium  Huyensis,  qui  eadem  de  causa  ad  Leo- 
dium  venerat,  ex  bospitio,  quo  hospitalus  erat,  exiraclus  et  ad  forum  perduc- 
tus  eodem  die  exstitit  decollatus.  Insuper  et  duo  aut  très  alii  eadem  de  causa 
bine  inde  per  plateas  per  insidiantes  et  exploratores  inbumaniter  fuerunt  in- 
terempli. Ex  boc  vero  die  dominus  Wilbelmus  mandavit,  quod  nuUus  de  pace 
loqueretur,  sed  magis  de  bello  Iractaret,  dicebatque  potius  cum   inimicis 
bellandum  ,  donec  ipse  suum  bonorem  et  sua  instrumenta  bellica ,  bombardos 
scilicet  et  serpentinos  ante  Holloniam  amissos,  recuperare  posset.   Interea 
multa  mala  multiplicata  sunt  in  terra.  Nam  oppidum  de  Herck  combustum 
Aiken  est  per  suos  bospites  ;  ecclesia  vero  de  Alken  exstitit  combusta  propter  eos 
qui  ad  eam  confugerant.  Sed  et  plures  aliae  ecclesiae  per  patriam  Leodiensem 
EcdewMde  Aspccom-  exsliteruut  combustac  una  cum  suis  appenditiis.  Ecclesia  nibilominus  de  Aspe 
prope  Trajectum  per  Leodienses  fuit  combusta  cum  nonnullis  ad  eam  con- 
fluentibus.  Antbonius  de  Palant  missus  est  cum  opportunis  armigeris  ad  cus- 
todiendum  oppidum  Eykense. 

Praeterea  exercitus  Brabantinorum,  multa  usus  fiducia.  quotidie  cepit  aug- 
mentum  ^  venitque  per  Hasbaniam  usque  ad  Mosam  ,  cuncta  consumens  atque 
devastans,  civitatem  Leodiensem  tanquam  obsessurus.  Quod  perpendentes 
Leodienses ,  sese  forlificantes  et  de  \ictualibus  aliisque  necessariis  sibi  provi- 
dentés,  suburbia  pro  magna  parte  igné  studuerunt  consumere.  Verum  tamen 
tertia  Februarii ,  dum  Brabantinorum  exercitus  ad  Leodium  dicebatur  appli- 
caredebere,  ad  terrorem,  aliquam  partem  monasterii  Sancti  Laurentii,  grana- 
inccndium  monauerii  Hum  videUcct  ct  portam  cjusdcm  monasterii,  proecipueobproterviamabbatis 
dicti  monasterii ,  qui  nuUo  acquiescere  voluit  consilio,  igné  studuerunt  consu- 
mere; nam  saepe  monitus  quod  suum  Tacuare  deberet  monasterium  victuali- 
bus  ,  nuUo  modo  acquiescere  Toluit,  quare  capitaneorum  et  specialiter  ipsius 
Gbys  de  Kan,  inimici  capitalis  domini  abbatis,  actum  est  consilio,  quod  mo- 
nasterium Sancti  Laurentii  tradi  deberet  incendio.  Quod  videntes  domini  de 
Marcha  ,  quorum  consensu  nequaquam  baec  crudelitas  facta  fuit ,  adducere 
studuerunt  statim  dominum  praepositum  de  Marisscahe  ,  qui  voce  praeconia, 


s.  Laurentii. 


CHRONICON. 


89 


clangentibus  lubis,  praecepil  sub  indignatione  dominorum  de  Marcba  ignem  "°j;;*;,7,7,^^„;7X 
accensum  debere  exslingui ,  spolia  reslilui  et  ab  omni  molestalione  abstinen-  w.rk.  i.beratur. 
dum  esse  ,  deputavitque  quatuor  viros  salis  sollicilos  ,  qui  tota  nocle  circa 
cuslodiam  ignis,  ne  ulteriusprocederet,  diligenlissimeobservaredeberent.  Do- 
minus vero  AVilhelmus ,  in  crastino  ab  Huyo  Leodium  reversus ,  non  diu  poslea 
loca  et  suburbia  diligenter  visilans ,  proposuit  monasterium  Sancli  Laurentii 
una  cum  suo  suburbio  mûris  debere  cingi.  Idem  suaserunt  poslea  dominus 
Everardus  et  dominus  Robertus  nepos  ejus.  Sed  ob  defectum  impensarum , 
opus  utile  baclenus  mansitintermissum. 

Praeterea  dux  Maximilianus  personaliter  vcmil  in  exercitum  suum,  et  statim  M.ximii.aD.,s xuagrim 
absque  obsidione,  contra  Leodium  collocanda,  revocato  exercilu  relrocessit. 
Versus  oppidum  Tungrense  tendens,  sub  certis  condilionibus  posl  aliquanlu- 
lam  resislentiam  in  ipsum  est  oppidum  intromissus. 

Deinde  XV Februarii ,  dominica  prima  quadragesimae,  oppidum  Blisense  per  ^'^*j"  ^^f "g""° ;  ** 
BrabantinoselTrajectensesexpugnalum  est,  obtentum  et  combustum.  Denique 
circa  feslum  Paschae  Burgundiones  cum  Namurcensibus  oppidum  Huyense 
magno  apparatu  instrumenlorum  bellicorum  obsidenles ,  coeperunt  forliter  fa- 
ligare.  Sed  dominus  Wilbelmus,  una  cum  suo  fralreEverardo,viriliter  ut  leones 
sese  per  crebrasexcursionesobjecerunt ,  magnam  laudeminde  sibi  reportantes. 
Interea  Iractabalur  de  pace.  Unde  factum  est  quod  in  oclavis  Pascbae  treuga 
inler  ducem  Maximilianum  et  manburnum  patriae  Leodiensis  sub  spe  pacis  et 
concordiae  exstitit  proclamala.  Quare  Burgundiones  coeperunt  extra  patriam 
recedere.  Igilur  feria  quinla  posl  oclavas  Pascbae,  pax  in  oppido  Huyensi  erat 
proclamala.  Et  deinde  in  Leodio  dominica  sequenli  cum  magna  populi  lae- 
titia  voce  praeconia  et  libicinum  modulatione  in  Leodiensi  foro  pax  inler 
parles  baclenus  dissidentes  solemniter  exstitit  denuntiala.  Sedantequam  baec 
fièrent,  dominus  Wilbelmus,  veniensex  Huyo  Leodium,  dominum  Fredericum 
de  Willbem,  Leodiensis  civitalis  combustorem,  una  cum  quodam  alio  capila- 
neo  secum  abduxit  captivum. 

Interea  armigeri ,  quibus  praefuit  le  petit  Fahar,  ab  Huyensi  oppido  rece- 
dentes  indignali ,  maxima  damna  intulerunl  Namurcensibus  et  circum  circa 
locis  circum  jacentibus,  et  circa  inilium  Maii  venientes  in  Campiniam  ob  multas 
violentias  factas  a  Campiniensibus  percussi  sunt  in  multo  numéro.  Quare  in- 
dignali una  congressione  aggredienles  oppidum  de  Peer,  omnes  occurrentes  oppidum  peercapnur. 
in  ore  gladii  percusserunt,  intrantesque  oppidum  ad  ecclesiam ,  ipsius  quoque 

VI 


Pax  proclainatur. 


90 


JOHANNIS  DE  LOS 


Discurdia  inter  TrajeC' 
teoseï*;  urbis  eipu 
goatio. 


turrim,  profugos  dolose  siib  spe  pacis  reyocantes ,  absqiie  ullo  respectu  f racla 
fide  crudeliter  interemerunt.  Unde  contigit  nusquam  ,  per  totum  spatium 
quo  Leodiensium  bellum  viguerat ,  tôt  homines  crudeli  spectaculo  occubuisse. 
Ex  ornai  etenim  parte  circum  circa  ad  praefatum  oppidum  in  adjutorium  fra- 
trurn  suorum  confluxerantspe  victoriae  obtioendae.  Sedprout  dictum  est,  hic 
aliud  praeter  votum  contigit,  nam  cmdeles  hostes  mille  quiagentos  aut  cir- 
citer  viros,  in  ultionem  suorum ,  qui  percussi  fuerant ,  inhumanissimam  ultio- 
nem  susceperuut. 

Denique  hoc  anno  Trajeclenses  inter  se  divisione  facta ,  una  pars  civium 
episcopum  suum  traditorie  intromissum  captivitati  tradiderunt ,  aliumque 
Clivensem  natione  per  muros  introductum  episcopum  sibi  statuerunt.  Unde 
dux  Maximilianus  graviter  indignatus .  exercitu  undique  conflato,  contra  civi- 
tatem  Trajectensem  obsidione  posita  ,  tandem  ipsam  obtinuit.  Dominus  vero 
Wilhelmus,  in  hac  necessitateconductus ,  ducis  Maximiliani  exstitit  stipendia- 

pbiiippn*  cornes  Flan-  rius.  Statim  vero  postea  dux  Philippus,  filius  Maximiliani  vix  sex  annorum  , 
"*"'  in  comitem  Flandriae  receptus  fuit.  Eodem  tempore  Flamingi  capientes  filiam 

Margar«ta  Caroio  régi  ducis  Maximiliaui ,  Margarctam  nomine ,  vix  quatuor  annorum ,  duxerunt 
ad  Atrebatum ,  tradentes  eam  matrimonialiter  delphino ,  régis  Franciae  fiUo , 
régi  Carolo  videlicet.  Quare  indignatus  dux  Maximilianus  quinqueeorum,  qui 
hujus  negotii  fuerant  auctores,  vocatos  in  Castro  de  Vilvort  decapitari  fecit. 
Eodem  nihilominus  tempore ,  mensi  videlicet  Augusto ,  rex  Ludovicus  extre- 
mum  in  Francia  transegitdiem.  Eadem  erat  fama  eodem  anno  de  rege  Angliae, 
qui  videlicet  obiisset. 

Peitiieniia  ingens  ma-  Pcr  totam  patriam  Leodiensem  maxima  viguit  pestilentia ,  quae  fere  totum 
oppidum  Huyense  exhausit  habitatoribus.  In  monasterio  vero  Sancti  Jacobi 
Leodiensis  non  minus  quam  decem  aut  duodecim  obierunt  monachi ,  sed  et 
abbatem  Arnoldum  de  Diest  mortalitatem  fugientem  invenit  mors  insperata. 
Cui  statim  Gerardus  in  dignitate  successit.  In  monasterio  vero  Sancti  Lau- 
rentii  solum  duo  senes  religiosi  obierunt  atque  duo  alii  qui  dudum ,  relicto 
monasterio  timoré  belli ,  de  favore  Brabantinorum  existentes  ad  Brabantiam 
confugerant.  Verum  in  Brabantia  atque  per  totum  circuitum  ubique  terrarum 
fere  universaliter  pestis  praetacta  in  omnes  crudelissime  desaevit ,  in  tantum 
quod  Bruxellis  non  minus  triginta  hominum  raillia  ferebantur  per  epidemium 
morbum  facile  obiisse. 

Interea  hac  tempestate,  nondum  adhuc  confirmato  domino  Johanne  de 


desponsatur. 


xime  in    monasterio 
S.  Jacobi. 


CHRONICON. 


9t 


nilitur 
rans- 


1484. 


Horn  in  Leodiensem  episcopum,  dominus  Jacobus  de  Croy,  aeque,  P^^^ '''^^ZpL''"^^^!^ 
dictum  est ,  in  episcopum  electus ,  tota  virtule  per  se  et  suos  fautores  in  urbe  '^^^l^'''  ' 
résidentes ,  magnopere  de  translatione  episcopatus  et  ecclesiarum  Leodiensis 
civiUtis  laborabat  *.  At  ubi  in  crastino ,  termino  constituto ,  dominus  papa  de 
hac  re  ferre  debuisset  sententiam ,  repertus  fuit  subita  morte  exstinctus  hujus 
rei  procurator ,  dominus  videlicet  cafdinalis  Sancti  Clementis ,  Tornacensis 
episcopus,  horribiliter  longo  protraclu  nigerrimam  linguam  exerens^.  Quare 
papa  exterritus  Leodiensem  ecclesiam  tanquam  divinilus  commendatam  in 
suo  honore  permanere  fecit.  Igitur  dominus  Wilhelmus ,  audiens  dominum 
Johannem  de  Horn  in  Leodiensem  episcopum  confirmalum ,  novum  contra 
ipsum  indignatus  coepit  instaurare  bellum.  Quo  longo  tempore  vigente  in 
maximum  damnum  patriarum ,  hinc  inde  tandem  partibus  concordatis,  pax 
dudum  interrupta  anno  sequenle  exstitit  reparata. 

Anno  igitur  sequenti  qui  erat  octogesimus  quartus ,  maxima  amicitia  do- 
minus Wilhelmus  de  Arenberch  cum  suis  complicibus  domino  Johanni  de  Foedu»  imer  wiihei- 

.    .  />        I  i  \r  mum  et  Johannem  de 

Horn  in  episcopum  jam  confirmato  mcunctanter  exstitit  contoederatus.  Ve-  Hom. 
niente  ergo  die  ad  hoc  constituto ,  quo  dominus  electus  et  confirmalus  in 
civitatem  suam  Leodiensem  intronisari  deberet ,  dominus  Wilhelmus  cum 
pulcherrima  comitiva  suorum  amicorum  honorabiliter  in  ipso  die  Sancti  Wil- 
lebrordi,  quo  tune  dominicadies  erat,  septi  ma  videlicet  Novembris,  advenienti 
domino  electo  et  confirmato  obviam  processit ,  atque  cum  eodem  deinceps 
plurimos  dies  in  magno  gaudio ,  cum  non  ficta  ,  ut  apparebat ,  intentione 
laetabundus  duxit. 

Praeterea  successu  temporis ,  quum  annus  jam  octogesimus  quintus  volve- 
retur,  et  praedicla  inter  partes  pridem  dissidentes  amicitia  continuo  crescere 
videretur  ,  in  tantum  quod  in  lecto  uno  cum  domino  episcopo  Wilhelmus  de 
Arenberch  nonnunquam  post  obsonium  ,  quod  saepe  usque  post  mediam 
noctem  protenditur  ,  simul  dormirent ,  aliaque  quamplurima  solatii  gratia 
communiter  agerent ,  et  per  hoc  nulia  penilus  suspicii  causa  deprehendi  po- 
tuisset ,  contigit  per  praefatos  dominos ,  ubi  etiam  cum  domino  episcopo  duo 

»  Jacobus  Croyus ,  cujus  nomen  in  MS.  cod.  Tornacensem,  quo  suadente  hoc  tempore  aclum 
paMim  Croyr  scribitur ,  id  impelrare  conabalur  fuiwe  videtur  de  erigendis  episcopatibu»  Lova- 
ut  praesul  Leodiensis  agnosceretur  ,  sedemque  nii  et  Namurci. 

in  Brabantia  figere  posset.   Fautorem  habebat  2  Qbiit  Romae  die  7  Octobris  1483,   sepul- 

Ferricum  de  Cluniaco ,  cardinalem  et  episcopum  turam  nactus  in  ecclesia  de  Anima. 


1485. 


92 


JOHANNIS  DE  LOS 


ejiis  fralres  germani  convocali  ad  spectaciila ,  quae  in  Sanclo  Trudone  gere- 
bantiir  ,  diversa  {^renera  liidonim  tam  ad  pilain  quam  ad  salliiin  seii  quovis 
alio  modo  socialiter  exerceri.  At  ubi  postquam  dcsiissent  post  qualemcumque 
refectionem  a  ludis  cessare ,  et  dominiis  episcopus  cum  vsuis  diclis  [j^ermanis 
dominis,  videlicet  comité  de  Horn  et  de  Monlengney  domino  temporali,  gralia 
spatiandi  equis  ascensis  in  campum  facile  provocalum  pei  duxissent ,  mox  ut 
in  campum,  qui  inter oppidum  Trudonenseet  villamde  Bruslemest,  dominura 

wiiLeimi Markan. op-  Wilhclmum  uil  mali  suspîcantem  captivum  se  reddi  mandarunt,  ctequo  insi- 

,      '""*  dentem  ligatum  secum  ad  Trajectense  oppidum  eodem  die  perduxerunt,  ha- 

bentes  etiam  secum  quemdam  qui  ipsis  in  Jybel  obviam  venerat,  de  favore 

ipvsius   domini  Wilhelmi  ,  Gisberlum  diclum  ,  Lossensis  oppidi  scultetum. 

Dominus\ero  Wilhelmus  in  crastino  quo,  prout  dictum  est,  captus  fucrat , 

capii.  pieciitur.     sabbato  \idelicet  xix  Junii ,  publiée  factus  spectacuium  ,  cunctis  coram  horai- 

cisberius  in  i|uauior  nibus  dccupitatus  est.  x\lter  vero  punitus  non  diu  postea,  decollatus  et  in  qua- 

parles  dividitur.  .....  ,.  ....  ri*  •■    •■  •  il 

tuor  partes exstitit  divisus  et  diversis  m  locis  suspensus.  Hic  nihilommus dudum 
socius  meus  fuerat  in  scholis ,  sed  heu!  postea  a  sua  bona  indole  et  naturali, 
ionata  conditioneoptima,  per  malam  socictalem  depravatus  et  totaliter  et  a 
sua  ingenua  bonitate  degeneratus  et  alienus  et  perversus  est  factus. 

Praeterea  decapilato  domino  Wilhelmo  (quod  non  absque  consilio  et  auc- 
toritale  ducis  Maximiliani  ferebatur  fuisse  faclum)  ,  domini  de  Marcha,  fratres 
videlicet  et  nepotes  ipsius  domini  Wilhelmi  ,  viri  utique  animosi ,  nobiles  et 
bellicosi  ultra  quam  dici  posset,  slupefacli  in  ultionem  fralris  interempti,  po- 
pulum  Leodiensem  inflammantes  nova  instaurare  coepcrunt  bella.  Itaque 
Amici  wiUeimi  Mar-  contigit  quod  ad  modum  serpentis  hydrae  ,  loco  unius  capitis  ablati  tria  aut 

kani    vindictam    su-       ,  ...  ^  i  •  ¥-•  i  r 

munt  de  faotiibuj.  plura  capila  simul  consurgerent.  surrexeruntergo  dommus  bverardus,  frater 
domini  Wilhelmi ,  tanquam  generalis  factus  capitaneus,  in  diversis  locis  Léo- 
diensis  patriae  ,  Ghys  de  Kan,  mamburnusimportuniusconstitutusin  Leodio, 
domicellus  vero  tune  lemporis  junior,  Robertus  de  Esden  videlicet,  vir  stre- 
cxstrum  siockhem  c<-  Huus,  castcllum  dc  Stockhcm  iutercipiendo  factus  est  ibidem  contra  Trajec- 
tenses  impetuosus  exaclor  atque  vexator.  Sed  et  alii  atque  alii  opportuna  loca 
occupantes,  suacapita  levantes,  totam  rempublicam  quietijam  datam  recidivo 
bello  lurbare  tentaverunt.  Quod  videns  dux  Maximilianus,  missisex  Trajecto 
ad  Leodium  ambatiatoribus ,  de  pace  tractare  curabat.  Venerunt  ergo  in  festo 

!••«>  foedera  non  sancti  dDostoll  Barlholomaei  ea  de  causa  episcopus  Cameraccnsis  et  abbas 
Sancti  Bertini  ,  ambo  consiliarii  in  curia  Maximiliani  ;  sexaginta  equis  comi- 


pitar. 


coiuat. 


CHROIMCON. 


93 


i486. 

Husselt  capilur. 


tati,  suum  hospiliumadhospilale  de  Cathena  suscipientes  steterunt.  Qui  post- 
quam se  nihil  profecisse  vidèrent,  infeclo  negotio,  ad  eum ,  qui  ipsos  miserat, 
quantocius  reversi  sunt.  Interea  valde  multiplicata  sunt  mala  in  terra,  quae 
ubique  replebatur  novis  stipendiariis  et  armigeris ,  totam  palriam  ad  desola- 
tionem  perducenlibus. 

Anno  igilur  octogesimo  sexto,  dominùs  Everardus  ,  frater  domini  Wilhelmi , 
qui  jam  oppidum  Hassellense  praeoccupaverat ,  ipsum  armigeris  replendo 
atque  fossalis  aliisque  opportunis  obstaculis  ac  propugnaculis  forlificando  , 
accersito  ad  se  clanculo  ex  caslello  de  Stockhem  domicello  Roberto  suo  ne- 
pote  ,  venit  una  noctium  mensis  Januarii  ,  in  festo  videlicet  sanctorum 
Fabiani  et  Sebastiani ,  copiosa  stipendiariorum  manu  vallatus,  et  de  raane 
antequam  dies  esse  coepisset,  per  fossata  latenter  intravit  oppidum  Trudo-  opp.dua.ji.  Trudonis 
nense.  Quo  cum  praedicti  inlrassent,  occurrenles  occiderunl  caplivaruntque 
praedam  agentes,  et  depraedalo  monaslerio  Sancti  Trudonis,  etiam  ipsius 
monasterii  abbalem ,  domini  de  Bergis  filium ,  ante  paucos  violenter  ibidem 
impositum  ,  secum  ad  Leodium  captivum  perduxerunt  cum  triurapho. 

Non  diu  vero  post  Ghys  de  Kan ,  acceptis  secum  armigeris,  valde  fatiga-  Gy.sdcKant)rannu. 
vit  comitatum  de  Horn  combustionibus ,  exaclionibus ,  depraedationibus  , 
captivilalibus  cuncla  exponendo.  Venit  igitur  in  Curinghem ,  et  obsidione  curingben  cap.tur. 
posita  ,  facile  oblinuit  doinum  episcopalem  ibidem  nobilitersituatam  ,  eamque 
incendio  tradilam  cunctis  praetereunlibus  miserabile  fecit  spectacuium.  Igi- 
lur circa  médium  quadragesimae  ad  Leodium  reversus ,  in  superbiamelatus, 
dedignans  se  jam  in  eadem  sublimitate  habere  socium  ,  facili  occasione  ac- 
cepta, Petrum  Rocha ,  capilaneum  quemdam  Leodiensem  (qui  ealenus  per  DecoUatioietriRocb-. 
latrocinia  occulta  et  bella  publica  forlunatuset  inde  formidatus  valde  exsti- 
terat) ,  in  medio  fori  Leodiensis  gladio  invasit  et  per  suos  satellites  interfici 
mandavit ,  nimirum  imilalus  exemplum  quo  Joab  Abner  virum  robuslissimum 
dolo  percussit ,  quem  aequalem  sibi  aut  superiorem  se  fulurum  perlimebat. 

Ergo  hoc  facinore  sic  perpelralo,  Ghiis  praefatus  jam  incipiens  ambulare  in 
magnis  et  mirabilibus,  super  se  adjecit  post  magna  de  majoribus,  imo  de 
maximis  rébus  excof^itare.  Etmox  accersilisex  Francia  novis  armigeris ,  coepit  GbiisdcKane.crcitum 

U  .  .  ...  I J  **  Francia  contlat. 

civibus  non  minimam  incutere  timoris  materiam ,  sed  et  specialiler  quoddara 
factum  inauditum ,  quo  videlicet  de  porta  sanctae  Walburgis  jam  instanter 
raoliebatur  convertere  in  castrum ,  sic  propugnacula  dispositurus  ,  tanquam 
contra  civitatem  sibi  aliquando  pugnandum  essel. 


94 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


95 


Haec  autem  cum  circa  festum  Paschae  fièrent ,  et  ultra  raodum  bonis  homi- 

nibus  displicerent ,  et  non  esset,  qui  temerariis  artibus  hujus  hominis  diabolici 

CMUi  «pud  s  w.i-  contradicere  auderet.  ecce  subito  in  festis  Paschalibus,  bonus  spiritus  exci- 

burgem  demolitio.  ^  » 

tatos  pueros  audacter  animavit  ad  destructionem  arcis  seu  castelli  praesump- 
tuose  incepti.  Quod  Tidens  Ghys  praefatus,  dedignans  ultionem  sumere  de 
pueris ,  comminari  coepit  eorum  parentibus ,  praecipiens  suis  executoribus 
malig^nis  quatenus  in  crastino  de  praesunoptione  puerorum  in  ultionem  contra 
eorum  parentes  sese  atrociter  deberent  accingere.  Hac  nihilominus  tempes- 
tate  domicellus  Robertus  Junior ,  in  sancto  Trudone ,  capitaneus  cum  suis 
Âlemannis^  per  Ghys  de  Kan  ad  Leodium  venerat  advocatus.  Igitur  maximo 
murmure  crescenle  inter  cives,  mox  communis  populi  indignatio  inextin- 
guibilem  iracundiae  prosilit  in  flammam.  Quarein  crastino,  feria  videlicet 
quarta  post  festum  Paschae ,  commotus  populus  ex  suburbiis  et  undequaque 
circa  Mosam,  excitati  habitatores  catervatim  armati  ad  Leodium  studuerunt 
occurrere.  Igitur  circa  meridiem,  ad  puisum  campanae  bannalis,  cives  in 
ultionem  ut  leones  frementes,  cum  suis  vexillis ,  et  dispositis  opportunis  in 
locis  bumbardis ,  in  forum  properarunt  concurrere.  Ghys  vero  cum  suis  com- 
plicibus,  non  dubium  quin  divinitus  perterritus,  prae  ira  in  furorem  quasi 
versus,  curavit  obtinere  ante  templum  sancti  Lamberti  gradus ,  suae  stationis 
locum.  Ubi  cum  staret  constipatus  suis  cum  complicibus,  cives,  vel  formi- 
dantes  facto  impetu ,  irrumpendo  malignorum  catervam ,  humiliatum  jam 
Mors  Ghiis  de  Kan.  supcrbum  ct  acritcr  invasum  atque  percussum  de  gradibus  dejectum  in  ter- 
ram  prostraverunt  et  crudelissimae  occisioni ,  prout  meruit ,  exposuerunt. 
Quod  videntes  ejus  fautores  tremefacti  per  fugam  se  subtraxerunt.  Quorum 
aliqui  reperti  per  obviantes  exstiterunt  interfecti ,  prout  villicus  de  Monten- 
Robertns  de  Marcha  gucy.  Domiuus  vcro  Robcrtus,  coUatis  suis  Alemannis,  eadem  fere  hora,  per 
portam  quae  dicitur  Houchaport  velociter  egressus ,  ad  sanctum  Trudonem 
quantocius  est  reversus.  Reliquus  autem  armorum  peregrinus  populus,  qui  ex 
Francia  et  aliunde  vocatus  venerat ,  infra  triduum  jussus  est  exire  civitatem 
*^GhMs  de  jjj'*"""''*''*  c*-  relinquere  patriam .  Cadaver  sane  Ghys  van  Kan  ad  modum  canis  rabidi 
triRoch.  ad  fratres  Minores  pertractum  in  una  fovea,  una  cum  Petro  Rocha ,  paulo 

ante,  prout  dictum  est,  interfecto,  in  ecclesiaexstititsepultum.  Quorum  tameo 
corpora,  quae  vix  asini  merebantur  sepulturam,  non  diu  post,  in  profesto  vi- 
delicet Pétri  ad  vincula ,  non  sine  horrore  extracta  et  in  uno  dolio  redacta , 
stercore  fetidiora ,  ad  publicum  montem ,  ultra  ecclesiam  sancti  Aegidii  sub 


patibulo,  juxta  eorum  meritum  producta,  coram  toto  populo  usque  ad  pul- 
verera  judicialiter  exstiterunt  concremata  atque  incinéra  ta. 

Praeterea  eodem  die  quo  dictus  tyrannus  interfectus  fuerat ,  cives  commoti 
accedentes  ad  domum  sculteti ,  ubi  abbas  sancti  Trudonis  mujto  pondère  ferri  Abbass.Tmdonii  car- 
detinebatur  captivatus,  acceptis  fidejussoribus  pro  dicto  abbate  se  obligan- 
tibus ,  ex  vinculis  liberatum  libère  abire  permiserunt. 

Porro  feria  sexta  sequenti ,  pro  gratiarum  actione  de  praelibata  Victoria 
adepta  Deo  digne  referenda ,  indicta  fuit  specialis  missa  ad  sanctum  Lamber-  ordinauo  missae  $pe- 
tum  celebranda,  quam  subrogatus  redemptus  ex  captivitate  ,  dominus  abbas  férirs«u  pou'v»- 
sancti  Trudonis ,  dévote  celebrare  curabat.  Denique  circa  initium  Maii ,  do- 
minus Johannes  de  Horn ,  Leodiensis  episcopus ,  reversus  in  civitatem  coepit 
ordinare  quaedam  quae  opportune  observanda  concernebant  legem,  justitiam, 
ac  alia  quamplura  pro  communi  bono.  Domini  autem  de  Arenberch ,  amici 
et  fautores  eorumdem  valde  intérim  ultra  Mosam  in  Ardenna,  et  alias  hinc 
inde  perturbabant  terram ,  in  tantum  quod  ipso  in  profesto  sancti  Jacobi  Ma- 
joris  cum  impetu  descenderent  suis  cum  equis  in  fluvium  ad  pontem  Amari- 
cordis,  pectetinus  intrarent,  sperantes  per  suos  amicos  et  fautores  (quorum 
in  civitate  multus  erat  numerus) ,  se  fortasse  debere  aut  saltem  posse  intro- 
mitti  in  ipsam  civitatem.  Qui  tamen  hac  vice  frustrati  nihil  obtinentes  reces- 
serunt.  At  nihilominus  nonnunquam  aliis  vicibus  nocturno  tempore  similia 
tentare  curabant ,  quorumdam  domus  comburentes ,  captivos  quos  poterant 
secum  trahentes ,  necnon  et  praedam  d  spolia  saepissime  abducentes. 

Inde  contingit  quod  anno  sequenti  octogesimo  septimo ,  videlicet  in  octavis  us?. 

Ëpiphaniae,  dominus  Everardus  de  Arenberch,  cum  nepote  suo  domino  vi- 
delicet Roberto  de  Esden ,  multum  apparatum  instrumentorum  bellicorum  Leodii  obsessio  prope 

ij  j  /^       .t         •  '  •»  >  •  Carthusicnses. 

secura  adducens ,  domum  Carthusiensium  mtraret ,  copiosam  armatorum  ma- 
num  ibidem  coUocando,  et  loco  castri  dicta  domo  abutendo ,  sagittis  et  ser- 
pentinis  opportunis  in  locis  dispositis  civitatem  fatigare  conati  sunt ,  plures 
etiam  excursiones  contra  eam  in  campestribus  subterjacentibus  exercendo ,  et 
nonnunquam  hominum  caedem  comœittendo. 

Praeterea  eadem  hora  etiam  dum  circa  noctem  adversarii  in  praetactam 
Carthusiensem  domum  intrassent ,  accidit  lamentabile  spectaculum  circa  eam- 
dem,  nam  ex  infortunio  propter  incautam  constructionem  ignis  constructi  per  canhusiani    coenobii 
armigeros  in  cella  custodis ,  quae  ecclesiae  erat  satis  contigua,  accidit  per  ca-    J||!;"'**"""  '^*  'p**'"~ 
minum  constructum  ignem  ad  altiora  volando  ipsam  ecclesiam  quantocius 


Il 


96 


JOHANN  IS  DE  LOS 


CHRONICON. 


87 


mont. 


invasam  penitiis  in  favillani  et  cinerem  redigi ,  totumque  ipsius  ornalum  in 
brevissimi  Icmporis  spatio  raiserabiliter  absumi.  Interea  multi  ex  diversis  pa- 
Iriae  locis  stipcndiarii  deputati  atque  électif  sed  et  ex  Brabantia  quamplurimi 
niissi  armi{reri,  in  auxilium  domini  episcopi  fratrumque  ejus ,  scilicet  comitis 
de  Horn  et  domini  de  Montengneis,  quantocius  venerunt  tanquam  aliquid 
n)a(]^ni  perpelraluri.  Sed  heu!  nihil  relalione  di^^num  per  eos  perpelralum 
est .  cum  tamen  non  minus  octo  aut  deccm  diebus  hinc  inde  fuerit  pu(];natum. 
Tandem  nocturno  lerapore  Arenbergenses  clam  inde  recedentes  domum  Car- 
thusiae  ,  jam  Leodiensibus  factam  exosani ,  utrique  sexui  et  vili  plebcculae  ex 
Leodio  illuc  avide  concurrenti .  crudeliter  spoliandum  dimiserunt.  Insuper 
communi  de  consilio  civitatis  decretum  fuit ,  quod  mûri  ipsius  Cartbusiensis 
domus  demolirenlur,  lapidesque  dictorum  murorum  mûris  civitatis  applica- 
rentur.  Quod  et  factum  est,  sed  non  permisit  bonus  Deus  comraissum  scclus 
sacrilegii  esse  impunilum ,  proul  mox  postea  in  fuluro  patcbit  anno. 

Caeterum  adveniente  proxima  aestate  et  jam  tempus  messis  cura  instare 
inciperet,  dorainus  episcopus,  nescio  quo  consilio  usus,  volens  obsidionem 
obsidio  anie  FrancUi-  collocarc  autc  castrum  de  Franchimont ,  subito  colleclis  undique  ex  suis  patriis 
et  terris  armigeris  ac  etiam  stipendiariis ,  circa  principium  mensis  Julii  cas- 
trum  de  Franchimont  (positis  raachinis  et  opportunis  in  locis  instrumentis 
bellicis  collalis)  ,  potenler  obsidere  curavit.  Quo  cura  usque  ad  octavam  men- 
sis Augusti  perseverasset ,  ecce  domini  de  Marcha  conductum  armigerorum 
exercitum  potentissimis  capitaneis  instructum  ex  Francia,  ad  tollendara  obsi- 
dionem praetactam ,  quantocius  adduxerunt.  Quo  rumore  audito,  dorainus 
Leodiensis  tollens  suos  bumbardos  cum  reliquis  bellicis  instrumentis  demissa 
obsidione  ad  Leodiura  reverlendo  necessario  confugit.  Porro  dicti  capitanei 
ex  Francia  vocati ,  volentes  fluviura  Mosae  pertransire ,  totamque  Hasbaniara 
devastare  atque  conculcare ,  certa  quantitate  pecuniae  contentati ,  proposi- 
lura  rautantes,  unde  vénérant,  in  Francia  suut  reversi.  Quod  licet  dorainis 
de  Arenberch  displiceret ,  nihilorainus  tamen  quo  denuo  se  in  patriam  ira- 
mergerent,  studiossisirae  ex  tune  practicare  coeperunt. 

Adveniente  igitur  sequenti  anno ,  qui  erat  octogesiraus  octavus ,  et  cura 
mala  tempora  eis  arridere  coepissent,  et  favorera  quorumdam ,  qui  tanquam 
capitanei  ante  fuerant  in  civitate  Leodiensi,  fautores  sibi  conquisissent,  viden- 
tes  quod  tota  patria  Flandriae  et  terra  Brabantiae  in  maxirao  turbine  essent 
(nimirum  captivura  tenentibus  ducem  Maximilianum  in  Brugensi  Flandriae 


Solvitur  obiidio. 


1488. 


Liuni 


oppido  Flamingis' ,  siraile  aliquid  taie  nostri  tradilores  Leodienses  ad  favorera 

dominorura  de  Arenberch  molili  sunt.  Unde  accidit,  quod  feria  sexta  ante 

Laetare  Jheintsalem,  cura  dorainus  Leodiensis  a  sua  civitate  absens  esset.  et 

minor  cura  de  custodia  civitatis  per  magistratus  et  alios  deputatos  fieret ,  ecce 

repente  diluculo  dorainus  Everardus  portas  civitatis  apud  pontera  Amaricordis  Everardus  LcoOii 

iocepit  obtinere.   Ad  quara  repenlinam  invasionera  cives    raox  armati  ocius 

accurrentes,  intrantes  civilatera  coeperunt  repriraere,  sed  puisante  campana, 

nuae  raore  consueto  convocabat  ad  arma,  quidam  dictus  GUkine  et  parvus  oiikineet  p.rvus  Pe- 

n  *  trus  civitatis  tradito- 

Pelrus,  capitanei  effecti ,  cum  nonnullis  aliis  quibus  prospère  successerat  sub  re». 
dorainis  de  Arenberch,  ad  oplalum  signum  campanarura,  prout  altrinsecus 
ordinaverant  per  montera  publicura  venientes  ex  Geraapia,  lanquara  in  adju- 
toriura  civitati  convenissent ,  dolo  et  ingenio  per  portam  Sanctae  Margaretae  capiiur  dvitas  et  »po- 
sunt  ingressi,  copiosara  secura  adducentes  arraatorura  raanura.  Qui  cura 
venissent  ante  ecclesiara  Sancti  Huberti,  occideruntqueradara  nobilem  militera 
ex  Gelria ,  de  suo  hospitio  incaute  in  plaleara  egressîlra.  Et  inde  per  raediura 
foi i  vocifeiantes ,  tanquam  amici  essent,  ad  portam  Sancti  Nicolai ,  quae  est 
ultra  pontera  Archarum ,  properautes  se  Leodiensibus  civibus  opponere  coepe- 
runt, et  introraissos  inimicos  in  civitalem  per  easdera  portas  et  rauros,  quos 
paulo  ante  ex  lapidibus  sacrilège  de  Carthusia  ablalis  reparatos  restauraverant, 
occidendo  passira  resistentes,  usque  in  forura  Arenbergenses ,  quorum  dorainus 
Everardus  principalis  erat  capitaneus,  sese  receperunt.  Igitur  spoliantes  civi- 
talera ,  nimirura  raajores  ac  superiores  jara  effecti,  praeter  alios  quosdara  iusi- 
p-nes  accioiunl  captivos ,  dorainura  videlicet  coraitera  de  Horn  et  doraicellura  occidumur  comes  de 

O  r  r  '  1  •        1 1  TVT  Horn,  fiaso  de  Wa- 

Rasoneni  de  Waroux,  pro  tune  villicura  Leodiensem,  et  doraicellura  Nico-     roux,  NicoUus  Kor. 

I     r  ^  ^  tenbach,etTilmauut 

laura  Cortenbach,  raagistrura  hospitii  doraini  de  Horn  episcopi,  cura  non-  dewaidorey. 
nullis  aliis.  Tilraannura  vero  de  Waldorey,  pridera  Leodiensem  scultetura ,  cru- 
deliter occiderunt ,  et  quosdara  alios ,  quorum  unus  nobilis  vir ,  Sancti  Lamberti 
canonicus ,  in  Mosara  exstilit  projectus.  Hinc  novara  coeperunt  Arenbergenses 
in  civitate  et  per  totara  patriam  constituere  legera ,  disponentes  hinc  inde  in 
locis  firmis  et  castellis  armigeros,  qui  totara  Brabantiara  tara  per  captivitates 
quara  per  incendia  tentarunl  crudelissirae  raoleslare.  Tune  elenim  leraporis 
subito  reparalura  est ,  quod  fere  centura  annis  desertura  fuerat  et  inhabitabile, 
castrura  de  Coelraont  videlicet,  et  factum  est  in  magnura  scandalura  et  detri-  EeparatiocasirideCoeu 
mentum  in  continibus  Brabantiae  habitanlibus.  Reparala  equidem  exstiterunt 
et  alia  fortia  loca  dudura  déserta .  quae  multis  latronibus  seu  praedonibus  raox 

13 


98 


JOHANNIS  DE  LOS 


Frcderici   a<Iventu.t 
Flandriaiii. 


fuerunt  replela.  Sed  et  facile eral  eliara  Lossense  castriim  ,  olim  a  Leodiensibus 
destructuni ,  in  pristinum  statum  reparare.  Quod  tamen  mutato  consilio  de 
opère  mansit  iraperfecto. 

Verumhaclempestate,  infra  octavas  Paschae ,  imperator  Fredericus  jam  se- 
cundario ,  non  sicul  antea ,  sed  nunc  in  virga  ferrea  perlransiens  patriam  , 
mulla  arnoatorura  porapa ,  in  ultionem  Blii  sui  Maximiliani  per  Flamingos,  prout 
dictum  est ,  ad  certum  terapus  in  captivitate  detenti ,  potenter  in  Flandriam 
descendit,  ubi,  positaobsidioneanteGandavum,  plurimavillaçjaincendiotra- 
didit,  plurinaaqiie  aiia  minus  laudabilia,  anlequara  inde  recederet ,  vindicatu- 
rus  crudeliter  effecit. 

Tandem  imperator  ad  Alemanniam  reversus  ,  loco  sui  constituit  yicarium , 
Aibertus  dux  saxoDiae  duccm  vidclicet  Saxouiac,  coadiutorem  ducis  Maximiliani.  contra  quem  se 

Maximiliani  vicanus.  ...  '  T 

ph.iippuj  ciivensM.  opposuit  Philippus  dc  Clivis  vel  aVias  de  Ravesteyn ,  paulo  ante  loco  ducis  Maxi- 
miliani in  captivitate  obses  Qui  obsidem  sibi  non  servatum,  cum  quibusdam 
oppidis  Brabantiae  foedùs  iniens,  contra  Maximilianum  et  sibi  adhaerentes  re- 
bellare  coepit.  Et  inde  accidit  quod  Lovanienses  uecnon  et  alia  oppida  in  con- 
finibus  Brabantiae,  accilis  Leodiensibus,  quos  exosos  habuerant,  una  cum 
dominis  de  Arenberch  et  multa  alia  fortissima  armatura  vocata  ex  Francia , 
contra  Bruxellenses  et  Machlinienses  acerrime  pugnantes,  plurimas  strages  fe- 
cerint ,  et  inde  facta  est  hinc  inde  guerra  valida ,  sub  qua  multa  loca  fbrtia 
oppidaqué  et  castella  fuerunt  obtenta,  et  una  cum  villagiis  plurimis  per  com- 
bustionem  in  cinerem  et  favillam  redacta. 

Interea  cum  tempus  hoc  pessimum ,  malignis  videlicet  proficuum ,  et  be- 
jacoboi  croyus  tnii-  niguis  ac  bcucvolis  essel  plurimum  nocivum ,  dominus  Jacobus  de  Crov  tan- 
quam  alter  Alchimus  se  Basidi  conjunxit,  Leodium  veniens,  locum  habita- 
tionis  sibi  apud  Sanctum  Johannem ,  ubi  canonicus  crat,  satis  astute  elegit. 
Ubi  cumesset,  obnon  solutionem  sibifactam  perdominum  episcopum,  quoad 
pensionem  videlicet  debitam  et  exaliquot  annis  non  sibi  solutam ,  per  patentes 
apostolicas  litteras  tenuit  dominum  Johannem  de  Horn ,  episcopum  Leodien- 
sem ,  domino  Maximiliano  jam  adhaerenti  excommunicatum  ,  excommunica- 
tionis  litteras  valvis  ecclesiae  per  debitam  executionem  factam  applicando. 
Denuntiatique  publiée  episcopi  bona  et  redditus  atque  census  confiscando  et 
in  suos  usus  redigendo,  in  tantum  quippe  praesumptione  profecit,  quod  nisi 
ei  roitra  et  caetera  pontifîcalia  defuissent .  verus  Leodiensis  episcopus  reputare- 
tur ,  nam  et  in  choro  Leodiensis  ecclesiae  locum  pontifici  désigna  tu  m  sibi  usur- 


Fpiscopni. 


CHRONICON. 


99 


pare  praesumpsit.  Siquidem  tempus  hoc  prae  caeteris  transactis  temporibus  erat 
pessimum  ,  quod  in  tantum  malevolos  ad  praesumptionem  adjuvit,  quod  frac- 
tis  seris  archivorum  in  coenobio  Sancti  Jacobi ,  violenter  sigillis  civitatis  ablatis , 
sese  ultro  non  requisiti  regiFranciae  subjicerent,  civitatemque  ad  manus  régis  Leodien»e»  «ese  Frau- 
possidendam  contraderent.  Quod  quia  communi  vulgo  placuit  facile  seducto, 
pro  majori  conBrmatione  dictorum  ad  singulas  civitatis  Leodiensis  portas  arma 
régis  Franciae  inter  duos  angelos  delenta  et  super  ligneas  tabulas  nobiliter  de- 
picta  applicare  curaverunt,  suorum  civium  venditores  pessimi  effecti.  Qui  non 
diu  postea,  missa  legatione  ad  regem  Franciae  (qui  de  iis  ex  parte  amicorum 
domini  Leodiensis  Johannis  de  Horn  videlicet  sufficienter  informatus  erat),  pu- 
tantes  spe  vana  se  maximum  obsequium  régi  praeslitisse ,  ab  eo  spreti  sunt  et  . 
contempti ,  dictumque  est  nostris  ambatiatoribus  seu  legatis  :  a  Abite  atque 
»  hinc  recedite,  et  vestrum  dominum  abjectum  et  expulsum  a  vobis  cognos- 
»  catis  et  reconcilialum  denuo  recipiatis ,  etc.  »  Sed  antequam  hoc  fieret ,  de 
consilio  malignorum  capitanei  Leodiensis  civitatis ,  post  injurias  et  occisiones 
in  proprios  cives  perpetratas,  utsecure  civitatem  possidere  possentet  terro-  ociogintadvesreiegan 
rem  caeteris  incuterent ,  circiter  octoginta  de  praestantioribus  civibus ,  quos 
exosos  et  de  rebellione  suspectos  habebant,  ex  propriis  domibus  extractosapud 
domum  Carthusiensera  relegare  curabant. 

Hac  praeterea  tempestate ,  sorores  Sanctae  Clarae ,  quae  circiter  decem  annis  sorores  $anct«e  curae. 
apud  hospitale  Sanctae  Agathae  extra  portam  Sanctae  Margarelae  nimis  an- 
gustatae  habitaverant  infra  civitatem ,  ubi  hactenus  morantur ,  exstiterunt 
translatae.  Ecclesia  vero  Carthusiensis,  quae  nuper,  prout  dictum  est,  com-  canhusiae reparaiio. 
busta  fuerat ,  in  tanta  temporum  angustia  reaedificata  exstitit. 

Anno  nihilominus  mox  succedente,  qui  octogesimus  erat  nonus,  dominus  i489. 

Robertus  de  Arenberch ,  alias  de  Esden ,  ad  Leodium  reversus ,  altéra  Januarii ,  capuvi  loivumur. 
ad  Carthusienses  vadens ,  praelibatos  cives  ibidem  jam  circiter  quatuordecim 
diebus  relegatos,  solvit  et  ad  proprias  domos  remisit.  Igitur  paschali  tem- 
pore  adveniente  ,  videntes  domini  cathedralis  ecclesiae  ad  nullum  bonum  pacis 
rempublicam  plurimum  perturbatara  posse  pervenire,  et  inde  pacem  a  soloDeo 
pacis  auctore  fore  requirendam ,  nescioquo  consilio  inito,  statuer unt  in  festo  Novaprocessioïn 
translationis  Sancti  Lamberti ,  circa  feriem  ApriKs ,  specialem  missam  cum  so- 
lemni  processione,  cujus  similis  antea  non  exstitit  visa,  celebrari  debere.  In 
qua  processione  caput  Sancti  Lamberti  cum  magna  gloria ,  ex  loculo  extrac- 
tum  dévote ,  fuit  processionaliter  deportatum. 


trans- 
berli. 


100 


JOHANÎSIS  DE  LOS 


CHROINICON. 


101 


Apail  S.  Lambert  u  m 
reliquiac  poj'Ulo  os- 
tSBsae. 


BoLrrtiis     de 

Trajcrtum  lental 


Eodem  nihilorainus  anno,  cum  reliquiae  ostenderentur  in  Trajeclo,  in  Aquis- 
grani ,  etc. ,  proutest  de  more  de  septennio  in  septennium,  propter  turbines 
bellorum  ,  cum  nuUus  lulus  paleret  accessus  ,  adveniente  festo  Sanctae  Mar- 
garetae,  in  principio  Julii,  domini  Sancti  Laraberti  ,  in  consolalionem  cora- 
munis  populi.  pro  qualicumque  recumpensa  suas  curaverunl  tribus  vicibus, 
prout  est  de  more,  ostentare  reliquias.  Item  eodem  anno  fralres  de  Obser- 
vantia,  conquirentes  locum  Jherusalem,  relro  convenlum  Scolarium  situm,  a 
iratribus  regularibus  conquisilum ,  coeperunt  capere  possessionem  praetacli 
loci  ac  inibi  divina  célébra re  ofKcia.  Fratres  vero  regulares ,  vocati  boni  pueri , 
circa  haec  tempora  facto  cambio  cum  iis,  qui  vocanlur  Cellislae  de  tertio  or- 
dine  Sancti  Francisci,  coeperunt  inhabitare  cellam  quae  vocatur  Sancti  Jacobi 
in  suburbio  civitatis ,  cujus  Sanctus  Leonardus  est  patronus. 

Praeter  haec  notandum  quod  eodem  anno  in  quadragesima ,  ipso  videlicet 
Marcka  dic  aununtidtiouis  beatae  Mariae  virginis ,  dominus  Robertus  de  Marcha  cum 
suis  complicibus,  nocturno  tempore  collecto  exercitu ,  latenter  descendit  in 
fossatis  oppidi  Trajectensis  cum  scalis  et  aliis  opportunis  instrumentis  ad  in- 
\adendum  aptis,  sperans  se  posse  furtim  obtinere  oppidum  praefatum.  Qui 
cum  cernèrent  se  sua  opinione  frustratos,  apposuerunt  adhuc  postea  semel  et 
bis  ad  capiendum  oppidum  sibi  pracdilectum  spoliandi  occasione  occulte 
praeripere,  quatenus  per  jacturam  divitum  civium  suam  inopiam  ditescere 
possent.  Sed  mentita  est  iniquilas  sibi,  et  per  diligentem  vigilum  custodiam 
ad  concursum  Trajectensium  civium  confusibiliter  retrocedere  sunt  coacti 
praetacti  invasores. 

Denique  hoc  itidem  anno,  feria  tertia,  \idehcet  post  Pascha ,  Aprilis  xxii , 

phiiippus  ciivensis  pcr  Philippum  de  Clevis ,  dictum  \ulgo  Philip  Monsentour ,  potentissime  ob- 

dum  oppugnat.      scssum  cst  oppidum  1  rudonense ,  m  quo  mtus  erat  dommus  Leodiensis ,  ubi 

validissime  pugnatum  est  altrinsecus  et  usque  ad  feriam  sextam  continuus 

factus  insultus,  m  tantum  quod  \ix  simihs  unquam  audita  fuerit  ubilibet  facta 

tam  acerrima  expugnatio.  Dominis  de  Arenberch  extrinsecus  sese  ut  fero- 

cissimos  leones  exhibentibus ,  et  nihilominus  domino  Leodiensicum  suis  Yaii- 

dissimis  viris  intrinsecus  répugnante  et  ad  propellendumab  ingressu  murorum 

avidos  suos  hostes  absque  ulla  intermissione  magnanimiter  se  objiciente , 

tandem  timoré  ducis  Saxoniae  superrenientis  ab  expugnatione  ulteriori  re- 

cessum  est ,  et  oppidum  praefatum  mansit  salvatum ,  licet  incredibihter  per 

Arooidus  de  Beerio ;  bumbardorum  tractus  fuerit  laesum.  Postea i^ero  dominus  de  Berlo miles,  op- 

ip«ias  mon.  ^ 


pidi  Trudonensis  habens  custodiam ,  constilutus  capilaneus ,  volens  sibi  facere 
nomen .  copiosa  armalorum  collecta  raultitudine ,  proponens  totam  Hasbaniam 
comburere,  vel  saltem  villagia  ad  sui  redemptionem  compellere,  ultima  Julii , 
ad  perpetrandum  scelus  conceptum  a  Sancto  Trudone  egressus  et  incendiis 
vacare  incipiens ,  per  dominum  Gratianum  ,  ex  Francia  destinatum  capita- 
neum,  subito  supervenientem ,  sic  Deo  disponente,  mox  est  interceptus.  Hic 
ex  Brabantia  ubi  Lovaniensibus  in  auxilium  fuerat  accitus  de  mane,  ad  signum 
.  fumi  de  incendio  in  altum  provolantis  excitatus ,  incautis  ex  insperato  super- 
veniens,  omnes  latrunculos  fere  \el  morti  exposuit  vel  saltem  captivitati  ad- 
dixit.  Dominum  autem  Arnoldum  de  Berlo ,  qui  cum  se  captivum  reddere 
noluisset,  gladiopercusserunt  in  loco  qui  dicitur  Opheers,  quo  cadavera  occi- 
sorum  exstiterunt  sepulta.  Igitur  dominus  Gratianus  eodem  die  cum  magno 
gaudio  a  Leodiensibus,  tanquam  dignus  triumphator  secum  adducens  copio- 
sam  multitudinem  captivorum  ,  gloriose ,  prout  decebat ,  fuit  susceptus. 

Deinde  vero  in  crastino  solemnitatis  Sancli  Laurentii ,  dux  Saxonum ,  una 
cum  episcopo  Leodiensi  Johanne  de  Horn ,  oppidum  Thenense  obtinuit  et  Then.e  capiumur. 
spoliis  exposuit.  Dux  denique  Saxonum ,  ubi  cum  post  victoriam  praefati  op- 
pidi recedere  tentasset,  facile  per  suos  inimicos  fuisset  interceptus,  nisi  domi- 
nus Leodiensis  eidem  in  auxilium  supervenisset.  Qua  de  re  ex  tune  ad  invicem 
fortissimo  amicitiae  ligamine  exstiterunt  conjuncti. 

Inlerea  vero  pax  inter  reges  Romanorum  et  Franciae  inita  publiée  ubique 
per  patrias  exstitit  proclamata.  Quo  votive  facto,  dux  Saxoniae  volens  obse-  ^p'^-;;;'^;''"'- 
quium  praestare  domino  episcopo  ,  sollicite  procuravit  ipsum  episcopum  in 
suam  patriam  ,  unde  projectus  fuerat ,  opportune  introducere.  Susceptus  ita- 
que  a  Trudonensibus  et  Hassellensibus  et  tandem  vix  a  Tungrensibus  non 
parum  ad  invicem  tumultuantibus  ,  post  diaetam  celebratam  in  castello  de 
Sansom ,  etiam  ab  Huyensibus  honorifice  est  susceptus. 

Interea  obsidione  posita  ad  caslrum  de  Coelmont,  quod  facile  jam  in  diabo-  coejmont  airuuar. 
licum  malum  prospère  creverat ,  subito  per  machinas  et  tormenta  opportune 
expugnatum  in  dedilionem  sese  domino  Leodiensi  devictum  contradidit. 

Praeterca  cum  jam  undique  pax  vigere  inter  reges  et  principes  videretur,  et  ^" '"^- w^  ^ 
nulla  concordia  aut  beneficium  pacis  quodcumque  inter  dominum  Leodien- 
sem  et  dominos  de  Arenberg  inveniretur,  tandem  apud  urbem  Aquisgranen- 
sem  coronatione  principum  facta ,  plures  pacis  tractatus  sunt  habiti.  Deinde 
nihilominus  dux  Saxoniae  cum  domino  Everardo  et  aliis  suis  amicis  amicabi- 


;- 


fi 
I 


1 


102 


JOHAISMS  DE  LOS 


Episcopu*  civitatem  im 
pugnat. 


liter  ad  colloquiuni  venerunt  non  longe  ab  oppido  Tungrensi,  circa  villam  de 
Furis,  ubi  causa  dissidentium  partium^  pelenlibusdominis  de  Arenberch,  sub- 
missa  exstitit  impérial!  nnajestati.  Quod  tamen  factum  non  fuit  absque  multa 
pecuniarum  muleta  perpetuis  lemporibus  duci  Saxoniae  singulis  annis  exsol- 
\enda  ,  praeter  quadraginla  millia  florenorum  loco  expeusarum  per  ducem 
factarum  duntaxat  semel  in  promptis  exhibenda.  Quo  facto  ,  dux  versus  Bra- 
bantiam  relrocessit,  domino  episcopo  dimisso ,  et  proclamata  est  pax  Leodii  in 
profesto  Sancti  Michaëlis  inter  regem  Homanorura ,  ducera  Saxoniae  et  do- 
minos de  Marcha,  et  partibus  hinc  inde,  domino  episcopo  semper  exclus© , 
qui  juxta  votum  ad  bonura  pacis  pervenire  non  potuit. 

Quare  accidit  non  diu  postea  ,  in  vigilia  scilicet  omnium  Sanclorum ,  quod 
dominus  Leodiensis  ex  Tungris  nocturno  tempore  cianculo  adveniens  persca- 
las  industrie  ad  hoc  praeparatas  et  ad  muros  apud  Sanctam  Walburgem  erec- 
tas  ,  civitatem  comprehendere  tentaverit.  Cujus  tamen  praesumptio  nihil 
valuit ,  nimirum  civibus  facile  excitatis  et  ad  muros  animosc  accurrentibus  et 
invasores  murorum  procul  propellentibus.  Deinde  dominus  Leodiensis,  sua 
opinionefrustratus,  apposuit  secundario  muros  Leodienses  latenter  invadere. 
Veniens  igitur  cum  magna  potentia  nocturno  tempore,  dominica  die,  sexla 
videlicet  decembris ,  qua  festum  erat  Sancti  Nicolaï,  totam  civitatem  ad  arma 
concitavil ,  domus  nonnullas  in  suburbiis  Sanctarum  Walburgis  et  Marga- 
retae  comburendo  et  nonnulla  alia  inhumaniter  per  Hasbaniam  perpetrando. 
Sane  hoc  tempore  dominus  Leodiensis  obtinuit  per  obsidionem  positam 
'p"u^r!'**  ^*^  "  castrum  de  Milhen,  omnibus  in  eo  rebellantibus  occisis.  Sed  et  castrum  de 
Seyne  per  dominum  Leodiensem  expugnatum  est  et  tandem  captum.  Deinde 
dominus  Leodiensis  apposuit  cum  naagna  potentia  armigerorum  oppidum 
Eyckense  obsidione  circumdare,  quod  mediante  tractatu  in  manus  episcopi 
est  contradictum. 

Anno  nonagesimo,  circa  festum  Purificationis,  cum  magna  pompa  et  solem- 

nitate  receptus  est  dominus  Philippus,  dux  Burgundiae,  filius  Maximiliani,  in 

oppidum  comitatus  Namurcensis ,  comesque  INamurcensis  ibidem  declaratus. 

Philippus  dux  Burgtm-  Hoc  uihilominus  tempore ,  ex  parte  régis  Franciae  venientes  ad  Leodium  am- 

mù'rcensnMllJurâ-  baciatorcs  propcrabant  ad  Trajectum ,  ubi  de  pace  dissidentium  partium  satis 

tur. 

/   studiose  coeperunt  tractare. 
Areobcrgeases  fruitra      Intcrca  circa  pHncipium  Februarii,  domini  de  Arenberch  cum  suis  compli- 
cibus  insidiose  oppidum   Dionantense  curaverunt  obsidentes  invadere  atque 


Castrum  de  Milhem  et 


14M. 


Dionantum    impug- 
uaat. 


CHRONICON. 


103 


Zonhovrn. 


expugnare.  Quod  quia  frustra  tentalum  fuit,  diverterunt  se  ad  partes  superio- 
res,  ubi  infinitam  praedam  commiserunt  et  inhumanas  exactiones  perpetra- 
runt.  Interea  vero  armigeri  domini  Leodiensis,  ex  Tungrensi  oppido exeuntes 
ad  fluvium  Mosae  descenderunt ,  ubi  in  Flemalia  et  Chokir  et  circum  circa 
multas  domus  per  incendium  in  favillam  et  cinerem  redegerunt.  Dominus  Ja- 
cobus  deCroy  anti-episcopus  paci  noluit  intendere,  cum  tamen  ex  parte  regum 
hinc  inde  vices  suas  interponenlium  apud  Trajectum  per  plures  vices  fuerit 
opportune  tractatum.  Sed  et  tandem  apud  Aquisgrani ,  circa  festum  Palmarum , 
per  plures  principes  Alemanniae  suas  vices  interponentes  de  pace  inter  domi- 
nos episcopum  Leodiensem  et  Jacobum  de  Croy,  alque  eorura  de  Marcha 
seu  Arenberch  tractabatur.  Sed  nihil  lantum  valuit  ad  praedictam  pacem 
firmandam ,  quam  Victoria  Deo  volente  per  dominum  episcopum  inter  Hasselt  Py'^;;^*^^^^;^^^^^^^^ 
et  Sonovem  in  merica  obtenta. 

Dominus  vero  Leodiensis  videns  suam  patriam  ultra  raodum  per  Arenber- 
genses  et  eorum  faulores  Leodienses  conculcari ,  exactionari ,  depraedari ,  ac- 
citis  amicis  suis,  una  cum  suis  stipendiariis,  quos  sibi  in  auxilium  conduxerat, 
in  sabbato  Palmarum  ,  ex  oppido  Hassellensi  animose  contra  adventantes  ini- 
micos  egressus ,  per  debitam  ordînationem  contra  aciem  oppositam  suam  dis- 
posuil  aciem.  Unde  congressione  facU  totam  adversam  confundens  adversa- 
riorum  potentissimam  manum  victor  in  brevi  effectus ,  paucis  evadentibus , 
omnesprostravitautcaptivitaticonlradidit.  Inter  quos  JohannotBastardus,  gê- 
ner domini  Willelmi,  strenuus  miles,  capitaneus  castri  de  Longhe,  captusestet 
ferreis  vinculis  catenisque  collotenus  apud  Trajectum  raulto  tempore  exstitit 
detentus.  Tandem  vero  facto  cambio,  in  recompensam  captivorum  comitis  de 
Horn  sociorumque  ejus  eatenus  in  caplivitate  apud  castrum  de  Longhe  deten- 
torum  exstitit  dimissus  et  libertati  reslitutus. 

Interea  pace  jam  facta  et  in  Aquisgrani  conclusa  sed  nondum  sigillata ,  ipso 
die  Paschae ,  facta  fuit  in  Leodio  seditio,  malignis  ad  sigillandum  retractantibus, 
et  bonis  civibus  instanter  sigilla  civitatis  sibi  ocius  exhiberi  petentibus.  Haec 
autem  cum  ante  prandium  agerentur  et  tumultu  jam  sedato ,  post  prandium 
malevoli  pacem  nequaquam  acceplare  volentes  in  unum  conglobati  bonos  cives, 
quos  jam  suspectos  habebant  tanquam  sui  propositi  contradictores ,  violenti 
manu  captivilati  coeperunt  mancipare,  et  hoc  tam  diu  quousque  deputali 
nostri  ex  Aquisgrani  una  cum  domino  Engelberto  de  Nassou  Leodium  redis- 
sent. Qui  Engelbertus  mamburnus  civitatis  constitutus,  feria  quarta  post  Pas- 


Seditio  Leudii. 


104 


JOHAjNINIS  de  LOS 


Engf;lbertu5   Natiau- 
vius  mamburDUS. 


cha,  captivisliberatis,  pacem  solemniter  fecit  procIaraari.Quae  tamcii  pax  diu 
jam  optata  parvum,  prout  postea  patebit,  sortiri  meruit  effeclum.  Nam  loco 
domini  Engelberli  de  Nassou  reliclus  est  Leodii  domious  Vinccnlius  de  Sua- 
nenborch^  vir  prolixam  habens  barbam ,  \icem  mamburni  sive  tutoris  civilatis 
gerens,  donec  et  quousque  quaestiones,  quae  interdominum  episcopum  et  do- 
/Viinosde  Arenberchadhucindecisaependebant,  perarbitramentumprincipua] 
terminarentur.  Et  proplerea  ordinaluai  erat  quod  nec  Leodiensis  episcopiis 
ad  suam  civitatem  redire  deberet,  et  quod  domini  de  Arenberch  reliuqiiere 
deberent  Leodiensem  civitatem.  Quare  domious  de  Croy  auliepiscopus  rclin- 
queus  Leodium,  occulte  recessit  Dovas  insidias  episcopo  Leodiensi  illaturus. 
prout  statim  postea  patebit.  Domiui  vero  de  Arenbercli  ad  sua  castra  se  trans- 
tulerunt,  ad  quod  tamen  faciendum  dominus  Everardus  se  difficilem  reddidit. 
Attamen  taudem  recessit  et  ipse  secum  adducens  bombardos ,  serpentinas , 
tormenta  et  caetera  talia  in  civitate  reperta  defeusoria  instrumenta. 

Interea  dominus  episcopus  per  suuni  canceliarium  ,  coram  toto  populo  aote 
palatium  convocato,  exposuit  plurima  pacera  concernentia.  Unde  factae  sunt 
statim  utiles  et  opportunae  ordioationes,  quUe  tamen  minime  sunt  observatae. 
Porro  dominus  Engelbertus  de  Nassou ,  saepissime  exspectatus  pro  determina- 
tione  quaestionum  inter  partes  dissidentium,  minime  comparuit.  Unde  factae 
Tact  populo*  specta-  pludmac  prorogationcs  minus  utiles.  Communis  vero  populus  videns  se  adep- 
tum  tempus  satis  tranquillum ,  spectaculis  et  vanitatibus  tanquam  ameutes 
effecti  ubique  in  mense  Augusti  coeperunt  vacare ,  adventura  pericula  non 
perpendentes.  Interea  in  festo  sancti  Bartholomaei  commota  est  civitas,  ubi 
malevoli  coeperunt  habere  contra  cives  dominationem.  Item  in  foro  Leodiensi , 
ubi  cum  nundinae  anniversariae  consueverant  celebrari  ,  vexillum  domia 
Leodiensis  solotenusexstitit  per  adversarios  dejectum  et  ad  terram  prostratum. 

Non  diu  vero  postea  dominus  Jacobus  de  Croy,  scorpionis  more  venenatam 
caudam  exerens ,  obtento  bracbio  seculari  contra  dominum  Leodiensem  ,  non 
sine  favore  multorum ,  in  profesto  omnium  Sanctorum ,  ad  pontem  Avorotiad- 
veniens  in  civitatem  admissus  est,  nonnuUis  bonis  civibus  contra  nitentibus. 

Porro  dominus  Robertus  cum  immeuso  exercitu  ex  Francia  adducto  in  cras- 
tino,  feria  secunda  videlicet,  quo  festum  erat  omnium  Sanctorum,  per  viam 
vallis  monasterii  Sancti  Lamberli  Mosam  pertransiens ,  in  suburbiis  civitatis 
bospitio  pro  nounullis  suorum  accepto,  personaliler  apud  Sanclum  Lauren- 
tium  elegit  bospitium.  Quem  in  crastino  die,  videlicet  Animarum ,  dominus 


culU. 


Jarubus  de  Croy  in  ci- 
vitatem intruiiiiltitur. 


Robertut  cum  eicercitu 
civitatem  intrat. 


CHRONICON. 


105 


Jacobus  de  Croy  una  cum  decano  et  nonnullis  aliis  canonicis  majoris  ecclesiae , 
adjunctis  sibi  magistris  civium  ,  in  civitatem  introduxit ,  quem  et  capitaneum 
et  mamburnum  civitatis  mox  constituit  atque  praeficere  praesumpsit.  Quo  aobertu»  mamburnu.. 
facto,  Iota  patria  repleta  est  armigeris ,  mox  totam  terram  Leodiensis  et  Los- 
sensis  patriarum  inbumanissime  devaslantibus.  Dominus  vero  Robertus,  quasi 
volens  parcere  Hasbaniae  totum  exercitura,  qui  copiosus  erat,  ad  Campiniara 
destinavit,  quibus  Johannot  praefuil  diclus  le  Bastart ,  expugnator  ecclesia-  campiniae  v.siaiio 
rum  ,  quarum  nonnullas  comburendo  incendio  tradidit ,  ecclesias  videlicet  de 
Corthiesem ,  de  Wellen  ,  de  Diepenbeeck  et  nonnullas  alias.  Dominus  vero  Ro- 
bertus, ut  securius  Leodii  habitare  possit,  trigesimos  duos  cives  in  Leodio  elec- 
los  ad  caslrum  de  Franchimont  obsides  raisit.  Quorum  tamen  relegationem, 
amore  uxoris  suae,  quae  ad  Leodium  venit  vigesimo  quinto  Decembris,  facile 
resolvit.  Oppidum  Hassellense  per  dominum  Robertura  exstitit  expugnatum ,  Hasseit  .mpugnatur. 
sed  minime  obtentum.  Incredibile  quippe  erat  quanta  mala  tara  per  deprae- 
dationes,  captivitates  et  incendia  per  totam  Leodiensem  patriam  atque  Lossen- 
sem  terram  crudeliter  perpetrabantur.  Praeterea  dominus  Leodiensis,  suae 
patriae  quasi  exul  reputatus,  in  Mechlinia  coram  principibus  in  concilio  suam 
calamitatem  lamenlabiliter  exposuit.  Quare  ad  favorem  ipsius,  Decembris 
duodecima ,  diaeta  patriae  in  Lovanio  eïstitit  celebrala.  Interea  dominus  Ro- 
bertus timens  pelli  suae ,  furorem  Leodiensium  jamdudum  expertus  ,  secure 
volens  dormire,  magnam  partera  civitatis  ultra  pontem  Archarum ,  portis, 
mûris,  aliis  quoque  opportunis  repagulis  et  obstaculis  sludiose  munire  cura- 
vit.  Sed  et  super  majorem  pontem  contra  civitatem  duplices  portas  ad  repu- 
gnandum ,  dum  necesse  fuerit,  induslriose  fieri  statuit.  Et  inde  dicta  est  haec 
pars  a  civitate  seclusa  minor  Francia ,  instar  arcis  quondam  in  Jherosolymis 
contra  templum  Dei  aedificatae.  Et  exinde  mala  plurima  in  terra  erant  mulli- 

plicata. 

Anno  deinde  nonagesimo  primo ,  qui  omnium  praecedentium  erat  anno- 
rum  infelicissimus ,  lum  propter  terrae  sterilitatem ,  nam  arbores  et  vineae 
congelatae  nullam  penitus  adduxerunt  humano  usui  commoditatem ,  tum 
propter  indicibilem  panis  inopiam ,  quae  hoc  anno  per  totam  aestatem  univer- 
saliter  inhumaniter  afflixit  populum.  In  tantum  quod  apud  Leodium  sexla- 
rium  fruraenti  seu  wasseni  corona  aurea  seu  ducato  aureo  atque  nonnunquam 
aureo  leone  venderetur.  Quare  multi  plebei  et  communis  populi  copiosa  mul- 
titudo  ob  panis  defectura  ad  aliénas  partes  necessario  accedere  habebant.  Tum 

14 


I49I. 


Famés. 


i 


106 


JOHANNIS  DE  LOS 


denique  ob  guerrara  seu  bellum  ,  quod  non  tanliim  conira  exlraneos  seu  fo- 
BtJium  ia.eiiiaun..   rcnscs  agitabalur,  sed  inhumanissime  inter  cives  intestinuin  vigere  videbalur, 
quo  nonnulli  per  sicarios  e  propriis  domibus  exlracli  et  in   plaleis  publiée 
absqiie  ullo  respectii  interempti ,  vel  saltem  propria  subslanlia  privali  ac  pro- 
cul  propuisi,  mendicilati  facti  sunt  obnoxii,  seu  aliis  calamilatibus  exstilerunt 
noiserabililer  exposili  atque  addicti.  Quare  conligil  agros  njanere  incultos  ac 
inde  germinare  spinas  et  Iribulos,  paucaque  esse  in  Hasbaniaseu  Lossensi  pa- 
Iria  loca ,  villulae,  seu  villagia,  ubi  necessario  de  suis  ecclesiis  fortiter  munitis 
seu  circumvallalis  refiigii  gratia  non  fièrent  forlalilia  sive  opportuna  castra. 
Ob  quara  rem  nonnullae  lurres  cura  suis  ecclesiis  per  adversariorum  obsi- 
dionem  et  expugnalionem  igné  adjectoln  cinerem  et  favillam  sunt  redaclae. 
Item  adveniente  messe,  quae  propter  anni  intemperiem  solito  tardius  prove- 
niebat ,  raox  ut  vel  ad  modicum  post  florem  durescere  coepissent  in  suis  cui- 
rais spicae  et  folliculis  grana,  ob  niraiam  quae  universaliter ,  prout  dictura 
est,  populuni  affligebat  famem ,  catervalim  ex  civitale  ad  agros  concurrebat 
utriusque  sexus  populus ,  dimisso  straraine  suos  sacculos  furtira  replere  cu- 
rabant,  culraos  spoliantes  spicis  et  iraraaturis  aristis.  Ex  quibus  in  clibano 
facile  siccalis  panera  conficere  studebant ,  quera  fures  hujusceraodi  faraelico 
populo ,  caro  pro  pretio,  venditioni  avide  exponebant.   Porro  annus  hic  pêne 
totus  tenebrosus,  obscuris  nubibus  obductus,  pluviosus  erat,  propter  quod 
raessis  tarde  proveniens,  in  raensevidelicetSeptembri ,  condebanturin  horreo 
garbae  seu    manipuli  gerrainare  incipientes  ,  denuo  novara  praenosticand.o 
caristiara.  Item  vindemia  vana  seu  nulla  erat,  et  si  quid  vitis  ex  se  produxisse 
videbatur  belios,  ad  nullara  pervenerunt  maturitatem.  Hic  itaque  annus  rae- 
riio  boetes,  id  est  paupertatis ,  dici  debebat ,  quodnobis  antipraesul  Jacobus  de 
Croy  infauste  adveniens  procul  propellendus  infelicissime  consecravit.  De  quo 
merito  per  prophetam  dictura  est  :  Quia  ante  faciera  ejus  praecedit  egestas  , 
et  digne  quidera  ,  quia  genus  egestatis  cura  ipso  in  banc  noslrara  subintravit 
lerram.  Praeterea  ob  interaperiera  teraporis  mulU  facla  sunt  darana  propter 
fulmina  et  tempestates.  Nara  ecclesiae  lurris  Sancti  Johannis  in  Insula  dam- 
nificata  exstitit  ;  similiter  et  alia  vice  turris  Sanctorura   Servatii  et  Cathe- 
rinae  in  Leodio.  Nec  non  et  alia  terribilia  per  terapestatem  apparuerunt  in 
aère  monslra.  Verura  in  diveisis  locis,  prout  in  Diest,  in  Trajecto,  in  Aquis 
nonnunquam  de  pace  tractabatur,  sed  nihil  pervenit  ad  eflPectura. 

Praeterea  dux  Saxonum  domino  Leodiensi  amicabiliter  confoederatus ,  pu- 


Vini  inopia. 


Dux   Saxonum    pluries 
Leodiuni  leniat. 


CHRONICON. 


107 


tans  se  posse  contra  civitatem  per  occultas  insidias  aliquid  perpetraturura  ,  bis 
aut  1er  nocturno  tempore  lentavit  civitatera  invadendo  clanculo  obtinere. 
Unde  priraura  venit  cura  raulta  potentia  in  Ans,  in  Glano  et  circuracirca,  do- 
raus  nonnullascoraburendo;  diluculo  cura  nihil  obtinere  se  posse  conspiceret, 
tanquam  curiosus  explorator  sibi  scaranura  seu  sedile  in  medio  campi  afferri 
jussit,  ubi'sedens,  non  longe  a  raonasterio  Sancti  Aegidii ,  civitatis  situra  facile 
contemplareposset.  Quo  conspecto  tanquam  desperatusaiebat  :  «  Absque  fer- 
reis  cyrothecis  seu  manicis  talera  civitatera  ita  situatarairapossibile  obtineudam 
fore.  >i  Interea  dorainus  Everardus  ad  Leodiura  rediit,  et  doniinus  Robertus 
cura  tota  sua  farailia  una  cura  sua  uxore  a  Leodio  recessit. 

Item  deciraoseptiraoMartii,  inprincipio  quadragesimae ,  novusassaltusfac- 
tus  est  per  adversariorura  insidias  tcrapore  nocturno  ad  portam  quae  dicitur 
Hocchaport y  ubi  reliclis  ferreis  inslrumentis  et  raaileis,  una  cura  scalis  ad  in- 
vadendura  studiose  ad  hoc  aptatis ,  perplexi  et  exlerriti  civitatera  adversarii 
reliquerunt  intactara.  Dorainus  vero  Leodiensis ,  niraiura  avidus  pro  obtinenda 
civitate,  existens  facile  credulus ,  cuidam  traditori  dans  fidem,  in  nocte  dorai- 
nicae  Palmarura  ,  putans  se  nocte  navigio  per  porlicura  apud  Sanctura  Jaco- 
bura  posse  intrare,  ubi  cura  venisset  et  se  periculo  exposuisset  ,  per  latentes  pericuium  morus  jo- 

,,....,.  _  ....  .,  bannis  de  Horn  epi«- 

ibidera  msidias  per  turpera  tugani  vix  niimicorura  suorura  sangumolentas     copi. 
manusevasit ,  paucis  ibidera  interfectis  aut  subraersis ,  quorum  unus,  Jacobus  Jacobi  veiierou  mors, 
scilieet  Veiierou  ,  canonicus  Sancti  Dionysii ,  ante  ecclesiam  Sancti  Remigii 
crudeliter  raansit  occisus.  Dorainus  vero  Leodiensis  sua  opinione  frustratus, 
prout  potuit,  insidiantium  manusevasit. 

Porro  non  diu  postea  Rivagienses  hincindecirca  Mosam  habitantes ,  ob  di-  Rivagiensium  r^mes  et 
lationera  pacis  atque  propter  intolerabilera  faraera  ,  et ,  prout  dictura  est,  panis 
inopiara  ,  irapatientes  effecti ,  praesurapserunt  ad  favorera  doraini  Leodiensis 
conglobati  ad  portara  Avoroti  latenter  advenire,  quo  traditorie  portara  aper- 
tara  tenerent.  Sed  insidiis  hujusmodi  corapertis ,  eorura  propositum  exstitit 
impeditum  ,  et  insuper  duo  eodem  principales  Johannes  Reastii  et  Johan 
Massalar,  côraprehensi  vigesirao  prirao  Maii ,  in  profesto  Pentecosles  exsti- 
terunt  in  Leodio  decapilati.  Itéra  et  in  Tungri  très  aut  plures,  qui  dominum  Episcopi  traduorcs  de- 
episcopura  tradere  debuissent ,  ex  Francia  ejus  stipendiarii ,  doraino  Leodiensi 
farailiariter  conjuncti,  de  traditione  deprehensi ,  decollati  sunt ,  etraerabratim 
divisi  patibulo  sunt  appensi.  Circa  haec  tempora ,  cura  famés,  prout  dictura 
est ,  totum  populum  inhumaniter  affligeret ,  in  mense  Junio ,  dorainus  Leo- 


collati. 


108 


JOHANNIS  DE  LOS 


tibus. 


Indacine. 


Traditio. 


diensis  cum  multa  potentia  Leodienses  territurus  famelicos,  usque  ad  subur- 
bium  Sanctae  Margaretae  descendit  ,  iibi  noiinullas  domus  incendio  tradi 
permisit.  " 

luterea  ex  Francia  ducenli  équestres  vocati  ^  in  ipso  festo  Sancti  Laurentii 
occulte  in  civitalem  admissi,  ipso  code  m  die  apertis  portis,  quae  usque  ad 
prandium  clausae  tenebantur,  usque  ad  fossata  Tungrensia  excutientes  satis 
Beiium  cum  Tungren-  acemmc  cuoi  Tungrcusibus  suas  portas  exeuntibusconfligerecurabant.  Verum 
Johannot  Bastardus ,  Leodiensis  capitaneus ,  conflato  exercitu ,  Lossensem  ec- 
clesiam  fossatis  et  aliis  repagulis  fortiter  munitam  facile  expugnatara ,  acceptis 
obsidibus  ,  quos  ad  Leodium  adduxit ,  ex  muleta  et  imposita  pecunia  Lossen- 
sium  praedictis  Francis  stipendia  solvit,  et  in  Franciam  abire  permisit.  Interca 
treugae,  ipso  Aegidii  festo,  prima  videlicet  Septembris,  in  Leodio  exstiterunt 
proclamatae.  Quo  facto,  dominica  die,  quae  quarta  erat  Septembris,  a  Leodio 
recessit  Jacobus  de  Croy,  antiepiscopus ,  Francis  conjunctus,  a  communi  po- 
pulo  inBnitis  malcdictionibus  prosecutus.  Cum  igitur  inter  partes  treugae  jam 
dictae  non  bene  servarentur,  et  de  pace  concludenda  plures  fièrent  prorogatio- 
nes,  populus  Leodiensis  pertaesus,  facta  occulte  conspiratione ,  per  eumdem 
qui  traditionis  videbatur  esse  auctor,  carnifex  Leu  vocatus ,  forsitan  tune  tem- 
poris  raagister  civium  factus  ,  sécréta  civium  publica  sunt  facta  :  quare  ad 
portam  Sancti  Leonardi,  qua  in  suburbio  habitantes  apertis  portis  diluculo 
in  civitatem  intromitti  debebant,  de  traditione  convicti  nonnulli  eorum  corn- 
prehensi  post  perpessas  injurias  et  ludibria  non  absque  multa  pecunia  vix 
tandem  libertati  sunt  traditi.  Deinde  treugis  denuo  usque  festum  Barbarae 
prorogatis ,  veneruntad  Leodium  domicellus  Robertus ,  Blius  domini  Everardi , 
cum  quodam  milite  ex  parte  comitisde  Nassou  ,  de  pace  facienda  habenscom- 
missionera  ,  etc.  Propler  quod  plurima  sécréta  consilia  in  capitulo  Sancti  Lam- 
berti  exstiterunt  habita.  Quibus  peractis  recesserunt  versus  Brabantiam. 

Igitur  anno  nonagesimo  secundo ,  cum  plures  apud  sanctum  Trudonem  et 
apud  Trajectum  de  pace  fièrent  tractatus,  tandem  xviii  Februarii  ilerum 
sedes  ante  Diooantum  proclamatac  suut  treugac.  Quae  tamen  non  exstiterunt  observatae,  nam  inte- 
rea  dominus  Robertus  de  Esden  Dionantum  et  Cennacum  expugnare  curabat, 
sed  non  praevaluit.  His  vero  diebus ,  spiritus  domini  Wilhelmi  de  Arenberch , 
dicebatur  fréquenter  apparere  cuidam  reclusae  apud  sanctum  Remaclum. 

Hoc  tempore  autem  dux  Gelriae  xxi  Martii  yeniens  ex  Francia,  multa  equi- 
tum  comitiva  deductus ,  apud  hospitale  de  Cathena  in  Leodio  hospitatus ,  ad 


1493. 


et  Cennacum. 


Dax   Gelriae. 


CHRONICON. 


109 


patriam  suam  perrexit.  Cui  dominus  de  Croy  et  dominus  Robertus  facti 
sunt  socii  itineris. 

Deinde  xxv  Aprilis,  ipso  videlicet  die  Paschae,  diu  exspectata  conclusa  est  P"x»nterepiscopumet 

j  ,  '  '  *  Arenbergenses. 

pax  mter  dommum  Leodiensem  ex  una,  et  dominos  Marcha  seu  Arenberch 
ex  alia  partibus.  Qui  sequenti  dominica  in  octavis  Paschae ,  hinc  inde  com- 
paruerunt  amicabiliter  in  campis ,  ubi  invicem  convenientes  plurima  exstitit 
facta  solemnitas  gaudiumque  magnum.  Quare  completum  est  illud  prophe- 
ticum  eulogium  proverbiorum  xvi»  :  «  Cum  complacuerit  Domino  vir  ho- 
mmes inimicosejus  adpacem  convertit.  »  Interea  vero  diabolusinimicus  pacis, 
Sathan  stans  ex  adverso,  quod  per  se  ipsum  non  potuit,  per  suos  satellites  ho- 
mmes pestilentes ,  ne  pax  jam  conclusa  proclamaretur,  differre  et  impedire 
curavit.  Tandem  decimo  Julii ,  pax  in  Tungri  primum  exstitit  proclamata , 
deinde  eodem  die  in  Leodio  de  sero,  cunctis  gaudentibus  et  exultantibus.  Episcopu«diuexpuhu. 
Quo  facto,  ipso  die  sancti  Jacobi,  cum  magna  pompa  et  solemnitate  dominus  Icm?'"" 
Leodiensis ,  stipatus  multitudine  amicorum  suorum,  praecedentibus  ex  omni- 
bus oppidis  et  castellis  in  certo  numéro  viris  ad  hoc  deputatis ,  pulcherrimo 
ordine  praecedentium  et  subsequentium ,  denuo  per  portam  sancti  Leonardi 
in  civitatem  suam  Leodiensem  honorifice  est  receptus  atque  introductus.  Deo 
gratias. 

Interea  pace  jam  facta  non  obstante  per  filios  Belial ,  quibus  pax  semper  est 
exosa,  latrunculi,  in  castris  commorantes  viarum  insidiatores ,  nuUa  itinera  caiopiae,  Maimundarn 
permiserunt  esse  tuta.  De  suis  latibulis  exeuntes  multas  praedas  et  rapinas    ^  °^^ 


incendium. 


commiserunt.  Unde  Sebastianus,  capitaneus  de  Montfort ,  apposuit  villam  de 
Galopia  comburere  cum  nonnuUis  villulis  circumcirca  et  accepta  praeda  cap- 
livos  quamplures  secum  adducendo.  Item  eodem  tempore  xxiv  Julii ,  villa  de 
Malmundario  una  cum  ecclesia  ibidem  combusta  est.  Atque  etiam  oppidum 
de  Landen  pro  magna  parte  incendio  esttraditum.  Porro  in  fine  Novembris, 
per  gubernatorem  Lucenburgensem ,  castrum  de  Monjardin ,  Ewailgh  et 
plura  alia  villagia  in  Ardenna  exstiterunt  exterminata  et  igni  tradita.  Item 
obsessufti  fuit  castrum  de  Longhue ,  per  Limburgenses  et  Burgundiones. 

Notandum  quod  post  intronisationem  secundariam ,  prout  dictuûi  est ,  do- 
mini Leodiensis,  domicellus  Everardus ,  filius  domini  Everardi  de  Arenberch    Evcrard 
constitutus  est  major  villicus  Leodiensis,   et   Gerardus  Vvron,   factus  est        / 

•'  ^  '  J  1       «■w».»^»     %^ij%,  Gerardus  Vyron  minor 

subvillicus.  Magistri  vero  civium  facti  sunt  Johannes  de  Meffîa  et  Walterus 
Huvar. 


us  major  prae» 
fectus. 


praefectus. 


<r\ 


' 


110 


JOHANNIS  DE  LOS 


14M. 


Sequenti  siqiiidem  anno ,  qui  nooagesimus  lertius  eral ,  multa  prosperilate 

ferlilior  ,  pacem  et  concordiam  inieriint  reges  Romanorum  et  Franciae ,  lali 

etiam  conditione  quod  domina  Margareta  ,  filia  doraini  Maxiniiliani ,  duduni 

régi  Francorum  niiptiii  tradita,  cum  honore  patri  Maximiliano  reslitueretur. 

ii.cieaus  pottes»  et  Restituitquc  lex  Franciae  filio  Maximiliani ,  Philippo  videlicet  archiduci ,  1er- 

(ietenta  a  Carolo  rege  '  i  i  i 

Fr^nci.e .  Philippo  TES  et  patHas  pcr  sc  dudum  occupatas  et  usurpatas,  Hannoniam  sciiicet.  Pi- 

■rcliiuuci    rettituun-  _  ■  '  r  '  7        • 

""  cardiam  et  Burgundiam ,  cum  nonnullis  aliis  terris  ablatis  a  tempore  ducis 

Caroli,  non  satis  justo  tilulo  eatenus  possessas.  Arenbergenses  vero  confoede- 
siturt capiiur.  rati  comili  Hornensi  ,  oppidum  de  Siltiut  latenter  invasum  obtinuerunt. 
Dominus  vero  Leodiensis  propter  conculcationem  suae  patriae,  *quae  ob  non 
£pi»copu|  Mechiin..n.  solutionem  per  armigeros  ducis  Saxoniae  opprimebatur  ^  ad  Mechliniam 
pergens  conquerendi  gratia,  a  domino  Maximiliano  honoriBce  est  susceptus. 
Item  octava  Novembris ,  iterum  combustum  est  per  dominum  Robertum  et 
Sebastianum  de  Montfburt  villagium  de  Galopia ,  inter  Trajectum  et  Aquis- 
grani  situatum.  Hoc  itidem  tempore  ab  Hungaria  \enerunt  ad  Leodium  xx 
potentes  et  animosi  viri ,  dicentes  se  olim  famis  uecessitate  a  Leodio  in  Hun- 
gariam  peregre  profectos  fuisse,  suaeque  habitationis  locum  ibidem  dele- 
gisse. 

im.  Anno  denique  sequenti  nonagesimo  quarto ,  videlicet  circa  festum  Purifi- 

"KocMii'*?''"*""*  ^*^'^"^*^!  dominus  Leodiensis  recuperavit  oppidum  Huyense,  quod  erga  archi- 
jabow  MDcti  L.«- ducem  eatenus  fuerat  impignoratum.  Poslea  circa  finem  Aprilis,  in  festo 
translationis  sancti  Lamberti ,  speciali  missa  apud  sanctum  Lambertum  in- 
dicta ,  jam  denuo  venerandum  caput  sancti  martyris  Lamberti  cura  honore  in 
processione  fuit  circumportatum.  In  die  Ascensionis  dominicae,  horrenda  facta 
est  tempestas  per  tonitrua  et  grandines.  Item  in  Junio  comes  de  Horn  ,  obse- 
dit  castrum  de  Weert,  impignoratum  erga  comitem  de  Mours.  Hoc  igilur 
anno ,  cum  imperator  Fredericus  obiisset,  et  Maximilianus  fihus  ejus ,  rex  Ro- 
manorum creatus  esset,  et  sibi  in  uxorem  filiam  ducis  Mediolanensis ,  nomine 
TrajeciumyenitMaxi- Blancham  ,  duxîssct .  circa  principium  Junii ,  Traiectum  adveniens  una  cum 

lianus   rex  Romano-  ^  *  *  ^  if 

'"•"  uxore  sua  praenominata  simulque  cum  filia  sua  domina  Margareta ,  uuper  a 

rege  Franciae  repudiata ,  in  occursum  venerunt,  salutationis  gratia  ,  ex  Bra- 
bantia  archidux  Philippus,  ipsius  Maximiliani  filius,  et  relicta  ducis  Caroli  an. 
tiqua  ducissa  ,  habentes  hospitium  apud  sanctum  Anthonium  ,  ubi  inproximo 
rex  Romanorum  hospitatus  erat  in  dominorum  de  Juncis  satis  aptata  domo. 
Quo  nihilominus  de  pace  ducis  Geiriae  plurimum  est  tractatum,  qui  non  diu 


Weeit  recipitur. 

Maximilianus  Blancam 
uxorem  arcipit. 


CHRONICON. 


111 


post  per  Leodium  transiens,  ex  curia  régis  Romanorum  ad  regera  Franciae 
confugere  eu  ravit. 

Deinde  in  feslo  apostolorum  Simonis  et  Judae,  reliquiae  ecclesiae  sancti  ReiiquiseParisiisimpi- 

«...  .  .  -m  gaoralae  ad  sanctum 

Lamberti  cum  suis  aureis  etargenteis  imaginibus  et  cyboreis,  anle  jam  duo-  Lambertum  rcdu- 
decim  annos  apud  Parisios  impignoratae ,  Deo  providente ,  ad  Leodium  sunt 
reducti.  Hoc  tempore,  filius domini  Everardi ,  Everardus  nomine,  in  uxorem 
duxit  filiam  comitis  de  Horn.  Posteain  Decerabri,  in  profesto  videlicet sanctae 
Luciae,  populus  régis  Romanorum,  dictus  le  Gard,  nocturno  tempore  oppi- 
dum Tungrense  latenter  subintravit.  Quare  dominus  Leodiensis  commotus  Tungris  capuur. 
contra  praefatos  latrunculos  obsidioncm  statuere  curavit  ^ 

Qui  tamen  anno  mox  sequenti  nonagesimo  quinto.  videlicet  in  profesto  1495. 

conversionis  sancti  Pauli,  média  nte  tracta  tu  oppidum  praelactum  relinquen- 
tes  ad  Rrabantiam  recesserunt.  Quod  quidem  factum  non  absque  vituperio 
régis  Romanorum,  qui  paulo  ante  contra  Turchos,  in  Hantwerpia  cruce  so- 
lemniter  suscepta ,  crucem  susceptam  per  suos  satellites  in  innoxios  Tungren-  Episcopus  Maximiiiam 

1     I-.  _.  1  •  t  1-  •       •!   •       1  •  r>  •  in  ilinere  corne». 

ses  crudeliter  convertit ,  dommo  Leodiensi  sibi  obsequioso  factus  nocivus  et 

ingratus.  Praeterea  dominus  Leodiensis,  injuriarum  facile  non  reminiscens,  ad 

petitionem  régis  Romanorum  ad  Trajectum  vocatus  ,  comes  factus  est  itineris 

régi  Romanorum ,  circa  carnisprivium  prae  timoré  ducis  Geiriae  per  Aquen- 

sem  urbem  ad  Coloniam  proficiscenti.  Ubi  dum  dominus  Leodiensis  esset,  in 

spectaculis  et  hastiludiis  ibidem  suorum  magnum  sibi  honorera  acquisivit, 

prae  cunctis  laudatus  et  comraendatus.  Qui  mox  circa  Pascha  Leodium  re- 

versus  a  ministerialibus  obtinuit,  quod  raediante  uno  floreno  annue  solvendo 

omnis  extraneus  seu  forensis  absque  alicujus  contradictione  suum  posset  exer- 

cere  oflficium ,  quatenus  hoc  raediante  cives  in  Leodio  multiplicari  possent. 

Item  in  profesto  Pentecostes ,  primus  lapis  ecclesiae  fratrura  de  Observantia  in  iniiium  observamium 

Jherusalera  positus  est,  et  codera  nihilorainus  tempore  turris  seu  campanile    diûm""  '^"    ^*^"" 

ecclesiae  S.  Severini  erecta  fuit. 

Nempe  permissione  doraini  Leodiensis,  dux  Willelmus  Juliacensis  una  cum 
principibus  Alemanniae  multis  expensis  castrum  de  Montfourt  latronum  lati-    Monfort  diruitur. 

I   Ad  catcem  paginae  in  codice  MS.  haec  ap-  «  diensis  mensurae  quatuor  vendebatur  florenis 

»    poDuntur  :  «  Notandumest,  quod  hic  annus  »  monetae  leodiensis,  ibi  jam  tantum  quatuor 

•  adeo  exstitit  fertilis  et  copiosam  granorum  »  stuferis  Leodiensibus  vix  tandem  venditione 
»    produxit  messem  (1494)  in  tantum  ,  quod  ubi  •  expromebalur.  * 

•  ante  biennium  vel  triennium  unum  vas  leo-  '  , 


112 


JOHANNIS  DE  LOS 


I 


bulum  polenler  obsedit ,  et  tandem  obsessum  obtinuit  et  oblentum  fimditus 

Mjrwtrt  et  Bouillon  dcstrucrc  ciiFavit.  TiiRC  eliam  obtenlum  est  castrum  de  Myruart  in  Ardenna 

ctpiuniur.        ^^  ^^  ducem  Luciburgensem  una  cum  Brabantinis  sibi  adjunctis  expugna- 

lum  est  castrum  de  Boulhon  et  obtentum.  Item  et  castrum  de  Esden  obses- 

Haj disMDsio.      sum  est,  sed  minime  exstitit  comprehensum.  Hac  itaque  tempestate  facta  est 

disHensio  in  oppido  Huyensi  inter  ecclesiaslicos  et  cives  jurisdictionem  volen- 

les  ecclesiasticam  infringere.  Contra  quos  interdictum  ibidem  exstitit  execu- 

tum.  Hoc  denique  tempore  in  urbe,  mense  Decembri ,  Tibris  excrevit,  et  facta 

est  tanta  aquarum  inundatio  qualis  per  diluvium  a  tempore  Magni  Gregorii 

nequaquam  facta  fuisse  refertur. 

U96.  Anno  nonagesimo  sexto,  dominus  Leodiensis,  lanquam  tutor  et  principalis 

Epiwopi  inoimeocum  gubcmator  ducis  Philippi ,  filii  Maximiliani  régis  Romanorum  ,  perrexit  cum 

Mippoproec  10     ^^^^  ^^  Alcmanuiam ,  ad  locum  qui  dicitur  Olmen,  cui  in  subsidium  pere- 

grinationis  ejus  cives  requisiti  dederunt  xxv*^  florenos  aureos ,  etc.  Circa  finem 

Aprilis,  una  ex  quinque  turribus  ecclesiae  Sanctae-Mariae  in  Sancto-Trudone 

solotenus  eversa  cecidit.  Deinde  ceciderunt  aliae  turres  ,  successive  una  post 

aliam  sub  quarum  quae  major  erat,  quidam  senex  oppressus  mortuus  est 

repertus. 

Notandum  quod  in  mense  Maii  vigesimo  septimo ,  de  nocte  apparuerunt 

muiti  circuli  circa  lunam ,  et  de  mane  ad  ortum  solis  usque  ad  octavam  ho- 

ram  de  mane,  quasi  très  soles  in  aëre  apparuerunt,  quod  etiam  naluraliter 

Très  ioi«  Tempeiui.  ficri  possc  confirmatuF.  Item  ,  circa  idem  tempus,  decimooclavo  mensis  Junii, 

tanta  universaliter  subito  exort^  est  per  fulmina ,  tonitrua  et  grandines,  hor- 

ribilis  tempestas,  quod  vix  raemoria  hominum  similem  aliquando  fuisse  recor- 

dabatur.  Nam  in  patria  Namurcensi  incipiens  et  totam  Hasbaniam  devastando 

pertransiens ,  usque  ad  fluvium  Rhenum  fere  perveniens,  ad  latitudinem  plus- 

quam  unius  leucae  omnem  futuram  messem  absumpsit.  Ob  quam  rem  fru- 

mentum  et  caetera  grana  et  usui  bominum  necessaria  solito  cariora  esse  coe- 

MoriEverirdideAren-  pcrunl.  Dcindc  dccimo  uouo  mensis  Junii  ,  cum  plurimus  ventorum  esset  fla- 

tus ,  dominus Everardus  de  Arenberch,  longo  tempore  Leodiensis  civitatisexis- 

tens  mamburnus  seu  tutor,  in  leclo  decumbens  ultimum  suum  cihalavit 

spiritum. 

Item,  hoc  tempore,  in  mense  Julio,  more  consueto,  ostensae  sunt  reli- 

quiae  inColonia,  Aquisgrani  et  Trajecto,  etc.  Eodem  etiam  mense,  vigesimo 

Aedificttio domu.  Fr.-  scxto  JuHi ,  primus  lapis  domus  Fratrum  ex  Buscoducis  ad  Leodium  venien- 


tniai. 


CHRONICON. 


113 


rejçi 
tiae. 


•e 
P- 


1497. 


tium  positus  est  ^  Quo  etiam  tempore  Scholares  reformantur  et  Wilhelmitae  ; 
novis  fratribus  adduclis.  fratres  antiqui  propler  indisciplinationem  eorumdem 
foras  mittuntur.  Caelerum  in  Oclobri  veniens  ex  Hispania  filia  régis  Castiliae  phiiippi  ducu  et  m 

*  "  rcRis  Castiliae   du{ 

nuptui  data  est  archiduci  Philippo,  filio  régis  Maximiliani. 

Anno  dehinc  nonagesimo  septimo,  quidam  senex  quasi  sub  specie  religionis 
ex  Colonia  se  venisse  affîrmans,  apud  Sanctum  Laurentium  hospitatus ,  petens  Latrocinium  hornbiie. 
se  recipi  in  familiarem  ad  braxinam  conslituendum ,  post  secundam  aut  ter- 
tiam  noctem  in  furto  deprehensus  ad  gradus  ecclesiae  Sancti  Lamberti ,  com- 
prehensus  in  captivitatem  est  perductus.  Qui  modico  lormento  tortus  confes- 
sus  est  se  latronem  esse  quatuordecim  personarum  ,  ac  adhuc  se  secundo 
videlicet  una  cum  sua  uxore  dixit  se  occidisse  non  minus  octo  homines.  Quare 
morti  adjudicatus ,  sabbato  ante  Laetare  Jherusalem  tractus ,  prout  meruit , 
ad  patibulum  ,  cruribus  et  brachiis  confractis  et  tandem  decollatus  ,  super  ro- 
tam  exstitit  sublimatus.  Notandum  quod  sexta  Augusti  celebrala  fuit  una 
diaeta  in  Leodio ,  et  convocatione  facta  trium  statuum  patriae ,  dominus  Leo- 
diensis libenter  reduxisset  raonetam  patriae  semper  exinanitam  ad  monetam 
Brabantiae,  prout  dudum  consuevit,  sed  quia  ipse  in  hac  parte  conlradicto- 
res  habuit,  saltem  ex  tune  obtinuit,  quod  unus  florenus  rhenensisquadraginta 
stuferos  valere  deberet  et  unus  postulatus  viginti  stuferorum  esset. 

Anno  MCCCCXCVIII,  treugae  sunt  factae  inter  ducem  Saxoniae  et  patriam  nw. 

Gelrensem.  Ouare  veniens  dux  praetactus  coepit  molestare  patriam  Leodien-  oax  sasoniae  infestu» 

.  •     •II-       ^  civitali  exislil. 

sem  ob  non  solutionem  pecuniae  sibi  olim  promissae  atque  sigiliis  nrmatae. 

Igitur  diaeta  indicla  in  oppido  Diestensiper  concordiam  facta,  ordinatum  est , 

quod  loco  viginti  milliura  dudum  duci  praedicto  promissorum  semel  solven- 

dorum,  perpetuo  singulis  annis  recipere  deberet  hereditarie  mille  florenos  de 

promptioribus.  Praeterea  ut  post  unum  malum  aliud  malum  ex  communi 

ecclesiarum  et  magnatum  civitatis  negligentia  succederet ,  ob  non  solutionem 

pensionis  cuidam  iEgidio  Frank,  civi  Mechliniensi,  debitae,  post  longam  alter-  interdictum  ci»itatif. 

cationem  et  tandem  appellatione  interposita  illaque  defecta,  omnes  praelati 

et  magistralus  majoresque  civitatis  Leodiensis  ob  contumaciam  inciderunt  in 

poenas  condemnati  suspensi  a  divinis,  etc.,  a  feria  quarta  ante  Pascha  usque 

ad  mensem  Septembrem ,  donec  absolulione  apostolica  recepta  denuo  ecclesiae 

reconciliarentur.  Hoc  tempore  ,  in  dominica  vero  Palmarum ,  rex  Franciae  Ca- 


i 


•  FrMre»  vilae  commuais,  a  Gerardo  Magno  institutos  ,  auctor  intelligit. 


15 


m 


114 


JOHANNIS  DE  LOS 


I 


in  Dur«n  pollet. 


I 


Maximilianus    in   Gel 
renscs  movet. 


rolus,  qui  aller  pulabatur  futurus  Martellus  ob  magnifica  Yidelicet  opéra  quae 

croi.  r^n  «or.     ïu  llalia ,  iii  NcapoUtana  regione ,  slrenue  confecerat ,  subilo  mortuus  est  non 

sine  lolius  mundi  admiralione.  Cui  vigesimo  seplimo  Maii,  prima  \ideiic6t 

dominica  posl  ascensionem  Domini ,  dux  Aurelianensis  consecralus  successit 

in  regnura,  circa  feslum  Johannis  Baptistae,  in  regem  Franciae  coronatus. 

Hoc  tempore,  dominus  Leodiensis  qui  ad  peregrinalionem  in  praecedenti 

quadragesima  in  Alemanniam  processerat  ,  ad  patriam  reversus  est  et  ultra 

modum  soleraniler  in  civitalem  suam  Leodiensem  est  susceptus.  Item ,  eo- 

Mir.c«iis  ci.ret  «ne  dem  tcmporc  sanctus  Evermarus  in  villa  de  Rutthis  ob  nonnulla  rairacula 

iu.E.era..ru..      j^jj^^^j  ^^^  jp^^^jj  perpetraU ,  coepit  ad  suam  ecclesiara  habere  pluriraam 

hominum  peregrinationem  et  populorum  concursum.   Sancla  uihilominus 

8.ncu  A«.  m.r.cuiis  Auua ,  Virginis  Mariae  beatissiraa  mater,  in  patria  Juliacensi,  ubi  ad  oppidum 

de  Duren  ex  Maguntina  civitate  caput  ejus  per  quemdam  fuit  virum  secu- 

larem  et  raecbanicum  furtive  acceptum  et  inde  translatum ,  crebris  claruit 

rairaculis. 

Hoc  anno  rex  Romanorum  contra  patriam  seu  ducatum  Gelrensem  expedi- 
tionem  fecit.  Item,  dominus  Leodiensis  ob  inobedientiam  Trajectenses  per 
ecclesiasticas  censuras  valenter  vexavit ,  et  ad  obedientiam  quantocius  venire 
compulit.  Tandem  valde  honorifice  ab  ipsis  susceptus.  Eodem  anno,  in  cras- 
initium  crucferornn.  tiuo  Magdalcuac,  ïd  pracscutia  domini  episcopi  primus  lapis  ecclesiae  in  Dio- 
vioietuern"uuct.o.  uauto  Crucifcrorum  positus  est.  Et  in  Leodio  domus  conciiii,  videlicel  le  Violet, 
erecta  est  in  foro.  Apud  Leodium,  septima  Junii,  obiit  Dominus  Barlholo- 
maeus,  abbas  monasterii  BelU-Redditus,  loco  cujus  in  festo  divisionis  aposto- 
lorum  dominus  Goeswinus  in  abbatem  féliciter  est  consecratus. 

Anno  deinde  nonagesimo  nono,  rex  Romanorum  Maximilianus,  ex  Gelria 
veniens  per  Trajectum,  ivit  in  Brabantiara.  Quo  tempore  venienles  ex  parte 
régis  Franciae  in  Leodium ,  episcopus  Eboracensis  et  dominus  de  Gymmel , 
IriginU  equestribus  coraitati,  de  pace  inter  regem  Romanorum  et  ducem  Gel- 
rensem tractare  instanter  coeperunt.  In  Leodio  apud  coUegium  Sancti-Mar- 
tini  filius  cujusdam  viri ,  nondum  viginti  annorum ,  petens  sibi  ostendi  the- 
saurum  domini  sui ,  fratrem  suum  se  juniorem  occidit  et  occisum  sub  acervo 
tritici  abscondit.  Quod  tamen  non  diu  latuit.  Quare  comprehensus  fratricida 
in  sancto  ^gidio  tanquam  latroest  decapilatus,  cruribus  etbrachiis  confractis. 
Deinde  in  profesto  Pascbae  atque  ipso  die  Paschalis  festi ,  ultra  modum  incle- 
j^pr  .bb.i..  subu-  mentia  aëris  facta  est  cum  muita  grandinis  et  ni  vis  copia.  Quo  etiam  die  ab- 

lensi»  mors. 


1499. 


Miserabilis  juvenis  cu- 
jusdam decolUtio. 


CHRONICON. 


115 


bas  Jaspar  Stabulensis,  qui  quinquaginta  duobus  annis  suis  confratrîbus  non 
satis  vigilanter  praefuit ,  obiit.  Obiit  etiam  hoc  die  Leodii  quidam  dives,  dic- 
tus  Bartholomaeus,  astutus ,  de  vitio  feneratorio  suspectus.  Circa  haec  tempora  Robenus  Esden.ii. 
dominus  Robertus  de  Esden ,  capitaneus  ex  parte  régis  Franciae ,  cum  naulta 
armata  manu  Francorum  Mosa  transmissa  ad  partes  Geiriae  pergens ,  hospi- 
lium  suscepit  usque  ad  suburbia  civitatis  Leodiensis.  Qui  reverlens  ex  Gelria 
inmense  Junio,  exegil  sibi  dari  pecuniam  a  Leodiensibus.  Quare  indicta  diaeta 
patriae,  proposituro  est  de  decem  raillibus  florenorum  solvendis  domino  Ro- 
berto  praelaclo  pro  redemptione  castri  de  Stockhem  ;  item ,  de  subveniendo 
régi  Romanorum  contra  Swittenses,  et  item  3°,  de  moderatione  monetae 
quae  in  dies  apud  Leodium  more  consueto  vilescebat.  Unde  denuo  proclama- 
tum  est  in  festo  sancti  Lamberli ,  quod  videlicet  aureus  florenus  valere  deberel 
quadraginta  stuferos  et  postulatus  sluferos  viginti.  Hoc  nihilominus  tempore, 
venienles  ad  Leodium  ex  Colonia  honesli  viri  magistri  civium  ,  videlicet  cum 
aliisnobilibus  etdoctis  personis ,  honorem  praestanles  domino  Leodiensi  maxi- 
mum ,  cui  propinarunt  duas  amphoras  argenleas  deauralas  et  duas  craleras 
seu  cyphos  ejusdem  maleriae,  in  quorum  singulis  ducenli  erant  floreni  aurei 
rhenenses.  Hoc  denique  tempore  dux  Geiriae,  per  Ardennam  capiens  iler,  per- 
rexit  versus  regem  Franciae. 

Nolandum  quod  dominus  de  Eggremont ,  domicellus  Johannes  de  Marcha ,  Nupuae  johanni*  de 
pridem  electus  seu  postulatus  in  episcopum ,  celebravit  nuptias  suas.  Oclo- 
bris  vigesima  subito  exortus  est  venlus  validus  post  raeridiem ,  et  tempestate  * 

exorta  combuslae  sunt  ecclesiae  monasteriorum  prope  Diesl,  Everbode  et 
Sancti-Michaëlis  in  Antwerpia  et  in  Mechlinia  dominarum  religiosarum .  Et 
Parisiis  pons  eversus  cecidit  cum  omnibus  inhabitantibus. 

Hinc  jam  sequitur  de  nalivilate  Chrisli  annus  MD,  quo  jubileus  felici  ordi- 
natione  celebratur  annus.  Hune  praeterea  annum  sacratissimum ,  quia  misera- 
lione  divina  ego  in  me  faustum  et  favorabilem  expertus  sum ,  a  portis  morlis 
quippe  liberatus ,  merito  felicissimum  dixerim  et  inde  mihi  valde  honoran- 
dum,  amàndum  atque  colendum.  In  hoc  siquidem  anno  quomodo  peregrina- 
tio  Romae-pedilanim  se  habuerit  non  est  necesse  iis  gestis ,  quae  specialiter 
concemunt  hanc  nostram  lerram  ,  inserere ,  praesertim  cum  nostri  propositi 
sit ,  quod  praelibatis  breviter  paucis  ad  optatum  finem  quantocius  pervenire 
valeam  ,  quatenus  mihi  ipsi  infirmitatum  molestiis  vexato ,  et  fastidiosis  lecto- 
ribus,  quibus  pauca  sufficiunt,  videar  morem  gessisse. 


ISOO. 


Jubileum. 


r:: 


116 


JOHANNIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


117 


Iluytniis  combuii- 
tar. 


jKobi 


Mors  «lucis  Saxoniae. 


1501 


In  hujus  igitur  anni  principio,  in  sanclorum  scilicel  Innocentium  feslo  , 
thesaurarius  seu  sacrisla  ,  de  nocte  factus  ebrius  ,  per  ignem  maie  custodituin 
Ecci«i.  beaue  M.r.,e  lolum  clcnadioruin  ornaraentorum  reliquiarum  ecclesiae  Bealae Virginis  Huyen- 
sisdilissimumthesaurumdaranabiliterincendiolradidil.  Poslea  decimo  quinto 
Februarii ,  dominus  Leodiensis  in  patria  Hornensi  casirura  de  Gorne  obses- 

sum  facile  oblinuit. 

Item  deinde  vigesimo  oclavo  Aprilis,  idem  dominus  Leodiensis,  ducenlis 
equilibus  nobiliter  comilalus ,  Coloniara  perrexil ,  super  certis  druciis  inler 
episcopura  Ullrajeclensera  et  ducera  Juliacensem   IracUluru»  et  deposilu- 

ruft. 

ser,..ius  .hb..  s.nct.  In  monaslerio  Sancti-Jacobi  Leodiensis  obiit  in  festo  Agapiti  venerabilis  do- 
minus abbas  Gerardus ,  cujus  loco  mox  electus  est  Servatius ,  vir  slatura  ma- 
gnus,  ipso  die  sancti  Magni. 

Nota  quod  dux  Saxoniae  circa  ista  tempora  infirmatus  diem  clausit  ex- 

tremum. 

Anno  MDI ,  undecimo  Februarii ,  capitaneus  de  Faranio  decapitatus  est  ob 
traditionem  conceptam ,  et  in  foro  Leodiensi  decapitatus  est  Frexhe ,  capiU- 
neus  de  Halripen  ,  eadem  de  causa.  Notandum  quod  hoc  anno  ,  ad  insUntiam 
archiducis  Philippi,  indulgentiae  quae  anno  priore,  videlicet  jubileo,  in  Roma 
exstiterant ,  ad  partes  et  terras  praefati  ducis  translatae  sunt. 

In  terra  vero  Leodiensi  et  circumcirca  in  vestimenlis  lineis  et  peplis  mulier- 
cularum  cruces  sanguineae  apparuerunt  ^  Ad  quam  novitatem  quidam  juve- 
nes  viri  otio  vacantes,  exciUti  quasi  in  ultionem  sanguinisChristi,  convenerunt 
simul  numéro  fere  trecenti.  Albis  vestiti  indumentis,  rubea  cruce  signati ,  sub 
capitaneo  quem  sibi  praefecerant ,  accepta  licentia  recesserunt  a  Leodio,  quasi 
contra  infidèles  pugnaturi.  Sed  cum  minori  disciplina  per  partes  Lotharingiae 
pertransire  coepissent  retrusi  sunt  et  coacti  retrocedere ,  et  inde  ab  invicem 
exstiterunt  dispersi. 

Item ,  hoc  tempore  ex  Iulia  ad  Leodium  venerunt  quidam  viri  in  misera- 
bili  specie  religionis,  capite  tonsi  et  pedibus  nudi,  solum  lineo  vestimento 
vestiti ,  et  veste  lumbos  praecincti ,  ferentes  suis  in  manibus  ligneas  cruces 
fere  ad  unius  cubiti  quantitatem  porrecUs.  Hi  sobrie  vivebant  pane  et  aqua 

»  Lib€rlu«,epi>copu»B€rylen»i»etSuffr«ga-      bilur  :   ColUctio  de  erueibut  quae  hoc  tempore 
MU»  Leodiensis,  exaravil  opus  ,  quod  inscri-      o/>/»an»«rM«/,  edit.  Anlverpiae,  iii-fol.,aD.  1501. 


Apfaritio  crncium  s«n- 
guinolenlarum. 


Viri  poeniteoles  ex  Ita- 
lia  Leodium  veniunt. 


contenti,  in  stramine  dormiebant,  multum  orabant,  et  parum  aut  nihil  operis 
operari  videbantur  ^ 

In  mense  Octobri,  abbas  Subulensis,  nuper  poslulatus,  primam  suam  cele- 
bravit  missam  in  monasterio  suo  Slabulensi ,  quo  et  consecratus  est  in  abba- 
lem  in  praesentia  domini  Leodiensis ,  et  subito  facta  reformatione ,  quod 
praedecessoripsius  efficere  non  potuit,  laudemet  honorem  plurimumsibi  con- 
quisivit.  Inde  vero  dominus  episcopus  ad  Leodium  reversus  obtinuit  a  civibus 
Leodiensibus ,  quod  infra  spatium  quinque  annorum  daretur  ei  xxv^  floreno- 
rum  aureorum  summa ,  pro  laboribus  et  expensis  factis  in  negotiis  régis  Fran- 
ciae,  ducum  Brabantiae  et  Geiriae. 

Hoc  deniaueanno,  archidux  Philippus  a  rese  Francorum  Parisiis  honori-  ph.iippu$durapudPa. 

*  '  rr  Cl  ^  ^  risios  tuscipitor. 

fice  fuit  susceptus  et  amicitia  confoederatus.  Eodem  nihilominus  anno  lalrun- 
culi  ex  castello  de  Montfourt  patriae  Geirensis  exeuntes  improvise  irruerunt 
in  oppidum  de  Weert,  ipsum  devastando  et  spoliando. 

Anno  MDII,  circa  veris  initium,  dominus  Leodiensis,  accepta  licentia ,  ad 


Weert  capilur. 


1502, 


regem  Franciae  perrexit,  in  cujus  subsidium  concessa  fuit  ei  per  patriam  ex  Episcopus  in  GaUiam 
gratia  summa  decem  millium  florenorum  communium.  Notandum  quod  eo- 
dem anno ,  feria  quarta  post  feslum  Palmarum ,  vigesimo  tertio  Martii ,  venit 
Leodium  commissarius  reverendissimi  domini  Raymundi  cardinalis ,  sanctis- 
simi  domini  papae  et  sanctae  apostolicae  sedis  legati ,  qui  suam  legationem  de 
indulgentiarum  commissione  publicandarum  ,  prout  in  Brabantia  anno  supe- 
riori  declaravit.  In  die  sancti  Servatii  maxima  fuit  nivis  abundantia ,  et  in  die 
Penthecostes ,  decimo  septimo  Maii  gelavit ,  quod  gelu  interpolatis  vicibus  du- 
ravit  usque  ad  duodecimam  Junii. 

Hoc  eodem  anno    post  reditum  Philippi  archiducis  ex  Hispania ,  qui  non    Episcopi  Bysumini 

,   ...  .,,  ,   ..  .  mors. 

sine  maxima  jactura  suorum  nobilium  illuc  perrexerat ,  omit  et  maximus  con- 
siliarius  ipsius  praetacli  archiducis ,  episcopus  videlicet  Bysuntinus ,  Leodien- 
sis ecclesiae  pracpositus ,  in  cujus  locum  postulatus  (electus)  est  filius  comitis 

de  Horn. 

Obiit  nihilominus  etiam  episcopus  Cameracensis ,  filius  domini  de  Bergis.  Episcopus  cameracen- 
Item     in  monasterio  Vallis- Sancti -Lamberti  dominus  Johannes  de  Hersey    nés  de  Hersey. 

>  Haec  inlelligenda   sunt  de   Flagellantium  sur  un  manuscrit  de  Li  Muisis ,  p.  20  (  Nouv. 

•ecla ,  quae  pridem  in  aliis  Belgii  loci»  innolu-  mém.  de  l'académie  ,  tom.  X) ,  et  J.  J.  DeSmet, 

erat,  magnamque  tandem  induxit  consueludi-  Corpus  Chron.  Flandrine,  tom.  Il,  p.   346  et 

num  depravationem.  Cfr.  de  Gerlache ,  Pfotice  seqq. 


'*..  (1 


118 


JOHA^NIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


119 


1968. 


io  Galliam  episcopi 
profectiu. 


Seditio  X.codii. 


Simon  de  Juliaco. 


Alexandri  papae  mors , 
cui  succedit  Piui  III, 
qui  etiam  paulo  post 
moritur,  cui  subro- 
Ifétur  JuUus  II. 


Johannes   Dary    abbas 
S.  Aegidii  niorilur. 


Johanne*  Tirgint. 


abbas  ^  vir  bonus  et  simplex  ^  post  resignationem  dignilatis  suae  factam  ^  debi- 
litate  et  senio  confractiis ,  negligenter  soins  in  cubiculo  derelictus ,  dormi- 
tando  ad  ig^nem  sedens  cecidit,  unde  et  igné  combustus  yitam  finivit  ob  bonae 
custodiae  defectum  scilicet. 

Igilur  successu  temporis ,  anno  videlicet  millesimo  quingentesimo  tertio,  rex 
Romanornm,  comitatus quatuor  electoribus  imperii,  bonoriHcein  Mecbliniam 
estsusceptus.  Eodem  vero  tempore,  in  raense  Martio,  dominus  Leodiensis  jam 
tertio  a  rege  Franciae  vocatus  cum  nobili  apparatu  in  Franciam  perrexit .,  du- 
centis  equitibus  eum  in  Franciam  deducentibus,  cui  et  rex  adhuc  in  occursum 
misit  ducentos  equos  regnum  Franciae  ingredienti.  Deinde  post  multum  ho- 
norem domino episcopo  a  rege  Francoruraexhibilum,  ad  Leodium  estreversus 
vigesimo  primo Maii^proculdubio  ultra modura  a  ciyibushonorabiliter  suscep- 
tus.  Diaeta  vero  patriae,  quae  tune  indicta  fuerat,  dilata  fuit  usque  ad  secun- 
dam  Septembris.  Interea  in  foro  Leodiensi  per  quosdam  insolentes  facta  erat 
seditio,  quae  in  insula  coepit  habere  initium.  Quare  aliqui  capli  sententiam 
decollationis  incurrere  meruerunt.  Cum  autem  processio  prima  ,  feria  sexta 
mensis  Julii ,  fieri  deberet  consueto  more  ad  sanctum  Leonardum.  tanta  inun- 
datio  pluviae  subito  est  exorta,  quod  procedentibus  in  ecclesiam  Sancti  Bartho- 
lomaei  intrarenecesse  fuit,  ubi  et  magisterSymon  de  Juliaco,  doctortbeologiae, 
canonicus majoris  ecclesiae,  praepositus  Sancti  Dionysii,  ad  celebrandam  mis- 
sam  fuit  subrogatus. 

InAugusto,  circafestum  Sancti  Agapiti,  papa  Alexander  defunctus,  loco  eu- 
jus  electus  est  vir  bonus  et  paciBcus  cardinalis  Senensis  Pius  III  vocitatus ,  qui 
non  diu  supervixit,  nam  obiitdie  sexta  post  sui  coronationem.  Cui  successit 
dominus  Juiianus  ,  cardinalis  Sancti  Pétri  ad  vincula  ,  Julius  secundus  per 
synoopam  appellatus. 

Item  in  monte  publico  apud  Leodium,  in  monasterio  Sancti  Aegidii  ordinis 
Sancti  Augustini ,  decimo  nono  octobris,  obiit  Johannes  Dary,  qui  sua  tenaci- 
tate  et  avaritia  spatio  quadraginta  trium  annorum ,  quibus  non  satis  utiliter 
praefuit,  suum  conventum  tam  in  spiritualibus  quam  in  temporalibus  admo- 
dum  destitutum  dereliquit  atque  désola tum.  Huic  successit  ejus  coadjutor 
dominus  Johannes  Virgius,  desolato  monasterio  satis  necessarius,  qui  et  ipse  in 
festo  Sanctae  Catherinae  apud  monasterium  Sancti  Jacobi  Leodiensis  in  ab- 
batem  fuit  consecratus.  Deinde  dominus  Leodiensis,  postquain  in  Trajecto 
archiduci  Philippo  et  régi  Castiliae  honorabiliter  ex  Hispania  veoienti  occur- 


1504. 


lanim  impotitio. 


rerat ,  rediens  Leodium  proposuit  in  diaeta  patriae  tune  temporis  indicta  quam- 
dam  mulctam  debere  imponi  super  diversis  rébus  vendibilibus  pro  exonera- 
tione  debitorum  civitatis ,  quatenus  civitas  quae  nimium  debitis  gravabatur , 
citius  liberari  posset;  sed  nihil  exslitit  concessum. 

Anno  millesimo  quingentesimo  quarto,  iterum  indicta  diaeta  patriae  ,  quarta 
videlicet  Januarii ,  octo  fuerunt  ordinati  viri  qui  super  gabellis  de  orani  re  ven-  c.beii 
dibili  praeesse  deberent,  rationem  reddituri ,  quatenus  civitas  quibus  graviter 
praemebatur  debitis  citius  liberaretur ,  sed  non  magnus  fructus  inde  est  se- 
cutus.  Anno  vero  praeUcto,  lussis  quasi  universaliler  lam  senes  quam  juvenes 
intolerabiliter  vexabat.  Hoc  itidem  anno,  quaedara  traditio  per  sediliosos  quos- 
dam perpetranda  Deo  disponenle  in  lucem  venit ,  ob  quam  rem  quidam  eorum 
comprehensi  decoUati  sunt ,  quorum  capita  super  portam  Avoroti  in  msula 
Leodiensi  lanceis  affixa  inaltum  sublimata  sunt.  Décima  quarta  Maii,  in  roga- 
tionibus,  per  tempeslalem  pluviae  et  grandinis  vineae  pro  magna  parte  laesae 

et  destructae  sunt. 

Hoc  tempore,  dominus  Henricus  de  Graus ,  prior  Carthusiensis,  obiit.  Item  Henrjcus  de  G^us^et  , 
et  prior  de  Cathena  dominus  Petrus  de  Picardia  defunctus  est.  Caeterum  in    defuncti 
monasterio  Sancti  Laurentii  Leodiensis,  in  crastino  aposlolorum  Pelri  etPauli, 
quo  dominica  erat  dies  ,  venerandus  pater  dominus  Bartholomaeus  abbas  M°j;;^.f  •^J';^'°™J';;;;^|;: 
diem  clausit  extremum.  Cui  stalim  capellanus  ejus  dominus  Henricus  suc-    )^l^^^^**'  ««-- 
cessit  per  canonicam  electionem.  Verum  in  profesto apostoli  Bartholomaei,  de      Terr.e  motu». 
iiocte  circiter  horam  undecimam  ,  lerrae  motus  factus  spatio  satis  brevi ,  unde 
ex  hujusmodi  noviute  multi  plurimum  exstiterunt  perplexi  atque  conlerriti. 

Eodem  anno  ,  in  mense  Decembri ,  dominus  Leodiensis  redemit  a  domicello  Franchijont^  c.sirum 
Johanne  de  Marcha  dudum  obligatum  castellum  de  Franchimont. 

Exinde  anno  MDV,  dominus  Leodiensis ,  in  festo  Purificationis,  propter  infir-  iw»». 

mitatem  ex  insperatoei  advenientera ,  processioni  more  consueto  interesse  non 
potuit.  Circa  festum  Paschae,  cum  dominus  Leodiensis  plussolito  se  ad  devo- 
tionem  disposuisset  atque  per  se  ipsura  divina  officia  praeter  solitum  peragere 
ordinasset  et  ea  de  causa  ad  Leodium  proper^ret,  ecce  subito  contra  eum  ad 
valvas  ecclesiae  mandalum  execulum  est,  quapropter  omnibus  dimissis  pe- 
dem  retorsit ,  et  ad  Trajectum  reversus  est.  Aprilis  octava ,  dominus  Erardus ,  Résident..  Er.rdi  de 
protonotarius ,  filius  domini  Roberti  de  Marcha  senioris,  ad  Leodium  venit , 
qui  et  in  crastino  in  capitulo  Sancti-Lamberti  praesentatus  ad  residentiam  est 
admissus.  Igilur  defuncto  superiori  anno  domino  suffraganeo  Liberto,  suc- 


V; 


Vil 


120 


JOHANiMS  DE  LOS 


Arohem  capitur. 


johaones  .le  Montibus  cessit  io  offîciiim  dominiis  Johannes  de  Montibus,  doclor  et  professer  sacrae 

.«ufiraganeus.  ...  .  m  '  C     ' 

paginae ,  qui  in  profesto  Ascensionis  dominicae  primum  ad  vesperas  ponuhcis 
exerciiit  officium^. 

Notandum  quod  ultima  Junii ,  hora  quarta  de  mane,  bre^issimus  faclus  est 
deniio  terrae  motus,  unius  momenti  videlicet.  Et  ia  profesto  Mariae  Magda- 
lenae,  maxiraa  tempestate  exorta,  per  pluviam  et  aquarura  abundantiam  facto 
diluvio,  maxiiua  damna  per  Hasbaniam  sunt  secuta ,  ita  quod  in  Trajecto  por- 
tae  et  muri  a  parte  Jecorae  enormiler  sunt  eversae  atque  dejecti. 

Postea  rex  Romanorum  in  Gelria  oppidum  de  Arnera  obtinuit.  iNihilominus 
tamen  de  pace  diversi  tractatus  Bebant.  Unde  non  diu  post  régi  Romanorum 
per  Trajectum  ad  Brabantiam  tendenti  dominus  Leodiensis  in  oecursum  pro- 
cedens ,  spopondit  neutralitatem  se  servaturum  inter  reges  Franciae  et  Casti- 
liae,  etc.  Cum  igitur  in  Leodio dominus  episcopus,  spe  sanitatis recuperandae , 
hospitium  suum  apud  collegium  Sancti-Martini  Leodiensis  ob  aëris  temperiem 
sibi  delegisset ,  ecce  subito  de  nocte ,  ob  malam  ignis  custodiam ,  in  palatio 
episcopi  una  cum  pretiosissimis  equis  slabulum  equorura  sumptuosissimum 
combustum  est.  Unde  in  die  sanctae  Catherinae  specialis  missa  pro  pace  et 
incolumitate  domini  episcopi  celebrata  fuit.  Et  deinde  in  oclavis  conceptionis 
beatae  Virginis  Mariae  in  diaeta  patriae  tune  indicta ,  propter  quaedam  propo- 
Epiacoput  ad  Trajec-  sita ,  quac  tamcu  minime  exstiterunt  admissa,  dominus  Leodiensis  indignatus, 

tum  proliciscitur. 


Equi  cum  stabulo    pa 
lalii  comburiinlur. 


I  Ex  hoc  el  aliis  chronici  nostri  locis  facile 
emendari  et  suppleri  poterit  Simonis  Ernst  séries 
chroDologica  et  historica  suffraganeonim  Leo- 
diensium ,  aono  1806  typis  evulgata. 

Laudatus  scriptor  p.  1S5  loquilur  de  Joanne 
episcopo  Cyrenensi ,  quero  vocal  Joannem  Bour- 
geois,  et  p.  194  mentionem  (acit  de  Joanne  epis- 
copo Cyrenensi ,  quem  vocat  Joannem  Du  Mont  : 
sed  ex  una  eademque  persona  duos  exsculpsisse 
episcopos  suflraganeos  equidem  arbitrer. 

Defuncto  Liberto,  episcopo  Berytensi,  anoo 
IS04,  successit  Joannes  Bourgeois  de  Montibut , 
vulgo  Van  Bergen  seu  Dumont,  qui  in  profesto 
Ascensionis  dominicae,  quod  anno  1505  erat  dies 
30  Âprilis,  primum  pontificalia  exercuit,  qui- 
que  die  9  Novembris  ejusdem  anni  Âquisgrani 
consecraTÎt  ecclesiam  Canonicorum  regularinm 


congregationis  Windeshemiensis.  Fuerat  Lova- 
nii  promotus  in  Ârlibus  e  paedagogio  Falconis 
in  prima  linea  septimus ,  deinde  in  eodem  pae- 
dagogio philosopbiae  professor ,  et  anno  1474, 
die  28Maii,  ad  concilium  universilatis  admissus. 
Post  adeptam  lauream  docioralem  S.  Theologiae 
die  13  Februarii  1479,  nominatusS.  Theologiae 
professor  ordinarius,  el  in  ecclesia  D.  Pelri  pri- 
mae  fundationis  canonicus.  Fuit  academiae  rector 
electus  ultima  Augusti  1485,  ultima  Augusti 
1490,  et  ultima  Februarii  1503.  A  mense  Maio 
1485  cauonicatum  obtinuerat  in  ecclesia  calhe- 
drali  Leodiensi.  Postquam  episcopalem  dignita- 
tem  susceperat ,  canonicatum  Lovaniensem  dimi- 
sil ,  successorem  nactus  anno  1506  Joannem 
Briart  Athensem  ,  S.  Theologiae  doctorem. 


CHROMCON. 


121 


cum  tamen  infirmusesset,  quorumdam  usus  consilio,  a  Leodio  recessit  et  cum 

maxima  difficultate  se  ad  Trajectum  transferri  permisit.  Unde  décima  sexta 

Decembris,  cum  ipse  in  extremis  laborare  coepisset,  dominus  Jacobus  de 

Croy,  cum  pulchra  comitiva  ad  Leodium  veniens,  de  successione  in  episcopa- 

tum  praesumens  spe  sua  fruslratus  est.  Nam  defuncto,  decimo  octavo  Decem-  Mors  joh.nnjs de Horn 

bris,  domino  episcopo  Johanne  de  Horn*,  Esau,  vir  férus  et  versutus,  reproba- 

lus  est  benedictione  quam  non  meruit.  Amissam  eliam  suam  primogenituram, 

Jacob  supplantante,  amisit. 

Constituto  igitur  die  electionis  novi  pastoris  Leodiensis  eeclesiae,  factum  est 
quod  per  favorem  amicorum  domini  protonotarii ,  Tidelicet  Erardi  de  Marcha,  ^-J-./[;„,*;;.t' 
Deo  sic  ,  ut  pie  creditur ,  disponente ,  vir  bonus  et  homo  pacis ,  penultima  De- 
cembris «,  dictus  dominus  Erardus,  via  Sancli  Spiritus,  in  octogesimum  quar- 
lum  Tungrensem  et  quinquagesimum  Leodiensem  episcopum  postularetur. 
Ad  quam  novitalem  dominus  Jacobus ,  protonotarius ,  ad  cujus  favorem  co- 
mes  de  Sommay  ex  parle  régis  Castiliae  interpellaturus  apud  Leodium  véné- 
rât ,  spe  sua  frustralus  a  Leodio  confusus  recessit. 

Porro  rex  Castiliae  Philippus,  qui  ob  electionem  novi  Leodiensis  episcopi  noe. 

suam  expeditionem ,  quam  jam  denuo  in  Hispaniam  profecturus  disposuerat,  s^-f^P-/-''-^^^^^ 
spatio  octo  dierum  suspendere  curavit.  Qui  ut  vidit  suas  preces  tempore  elec-    ni.m. 
tionis  praeUctae  nil  profecisse,  non  sine  muUorum  admiratione,  maris  peri- 
culis  tempore  quo  hyemandum  erat,  uxore  sua  ipsum  ad  hoc  exhortante, 
temere  se  exposuit.  Qui  statim  suae  temeritatis  improvidentiam  infeliciter  ex-  '^^^-^^^ 
pertus  est,  nam  exorta  mox  in  mari  tempestate,  non  sine  maxima  jactura  suo-    p-  m  An,ii.m  e,ci. 
rum  nobilium  thesaurique  totius  Brabantiae  maximi,  vix  ipse  rex  maris  peri- 
cula  evasit ,  et  tandem  prout  potuit  jactatus  procellis  ad  regnum  anglicanum, 
ubi  nequaquam  esse  voluit,  invitus  pervenit.  A  rege  itaque  Angliae  detentus, 
facile  per  cambium  alterius ,  qui  in  odio  régis  Angliae  multo  tempore  erat , 
rex  Philippus  est  redemptus  et  libère  abire  est  permissus.  Itaque  pro  redemp- 
tione  régis  Philippi  aemulus  ille  qui  de  alha  rosa  dicebatur,  cui  regnum 


•  Monet  FouUonins  Hornaeum  obiisse  die  19 
Decembris,  quae  erat  feria  sexta  quatuor  tem- 
porum.  Erfant  sane  qui  Hornaeum  mortuum 
dicunt  die  17  ejusdem  mensis  Decembris,  vel 
mense  Januario,  ut  nonnuUis  placuit. 

2  Morluo  llornaeodie  19  Decembris  1505,  non 


diu,  ut  aliqui  putant,  vacavit  sedesepiscopalis; 
nam  non  multis  ab  ejus  obitu  diebus ,  die  scili- 
cet  30  ejusdem  mensis,  Erardus  Markanus  epis- 
copus poslulatus  est,  ac  deinde  ad  decimum 
sextum  kalendas  Februarias  anni  1506  electus, 
conspirantibus  canonicorum  omnium  votis. 

16 


lââ 


JOHANMS  DE  LOS 


Mort  Pliilippi  régis. 


£rardu5    episcopui    m 
Galliim  proliciicitur. 


Aagliae  credilurcompetere,  apud  Namurcense  oppidum  delenlus,  in  potesla- 
tem  Angliae  régis  est  facile  datus. 

Rex  autem  Philippus  per  suam  uxoreni ,  ut  putalur ,  dementatus  infeliciter 
tandem  ad  suum  regnum  perveniens ,  eodem  anno ,  terapore  \idelicel  autura- 
nali,  cunctis  stupentibus ,  cum  nisi  viginti  septem  esset  annorum  ,  vitam  ami- 

sit  et  regnum. 

Inlerea  dominus  Everardus,  postulatus,  slatim  postquam  suis  expensis  exe- 
quias  sui  praedecessoris  solemniter  apud  cathedralem  ecclesiam  fecisset  ce- 
lebrari,  in  Franciam  profectus,  per  recommandationeni  régis  Franciaeobtinuit 
facile  a  summo  pontifice  domino  Julio  suae  electionis  confirmationem.  Igitur 
post  Pasclia,  Leodium  festinans,  antequam  civitatem  intraret,  apud  monaste- 

Bospitium  *  epiicopi  Hum  saucti  Laurcnlii  bospitatus,  ipso  die  sancti  Servatii,  quod  tune  feria  quinta 

ùu"m.  ubi .t'crTror".  erat ,  ïu  ipsius  praelacli  monasierii  oratorio,  \idelicet  sanctorum  Andreae  et 

Jacobi,  ad  omnes  sacros  ordines  se  ipsum  sollicite  fecit  consecrari.  Quo  facto, 

ad  oppidum  Tungrense,  quo  olim  erat  episcopalis  sedes,  rationabiliter  pergens, 

coo»ecr.i.o  tpucopi.  iu  couvcntu  rcgularium  canonicoium ,  die ,  se  in  episcopum  benedicen- 

dura  studuit  promoveri^  Qui  sic  promotus  et  dignissime  consecratus,  in  pro- 
festo  sancti  Spiritus ,  Penthecostes  \idelicet ,  in  suam  cathedralem  ecelesiam  , 
maxima  pompa  praecedente ,  prout  moris  est,  honorifice  est  susceptus.  Porro 
in  crastino,  convocatis  cunctis  ecclesiis  totius  Leodiensis  civitatis,  ad  summum 
altare  sancti  Lamberti  dominus  Erardus ,  novus  Leodiensis  episcopus ,  pri- 
mam  suam  missam  devotissime  studuit  celebrare  atque  cantare'.  Processione 
îgitur  post  missam  et  omnibus  rite  completis ,  ad  magnificum  decenter  para- 
tum  itum  est  prandium.  Deinde  intronisatus ,  prout  moris  est,  per  singula 
sua  tam  Leodiensis  quam  Lossensis  patriarum  oppida  studiosissime  coepit 

seduiiu»  epiicopi  c,rc.  insistere  reparandis  locis  et  caslris  dudum  per  negligentiam  praedecessorum 

divinum  oHtcium. 


'  Pott  canonicam  eleclionem  ,  Erartius  ,  ut 
sacerdotio  se  praepararet ,  «ecessil  ad  monaste- 
rium  S.  Laurentii ,  inJe  ail  Carthusiam  Monlis- 
])ei  {Mont-Dieu)  baud  longea  Sedaoiodislantem. 
Inler  viae  comités,  viros  probos  et  sapieotes, 
quorum  consilio  uterelur  ad  excolendam  piis  co- 
gitationibus  mentem ,  disponendaque  in  futurum 
studia  ,  secum  habuit  suffraganeum  Joannem  de 
Montibus,  de  quo  supra  p.  liO,  not.  l,sermoest. 
Peracto  quadragesimali  tempore  in  Carthusia , 


ad  monasterium  S.  Laurentii  rediit ,  ibiqne  sa^ 
cerdotio  insignitus  est.  Nec  mullis  post  diebus 
Tungros  petiit,  et  die  2  Mali  1506  in  ecclesia 
Canonicorum  Âuguslinianorum  episcopalem  con- 
secrationem  suscepit. 

>  Die  30  Mali  1506,  quae  tune  incidebat 
in  vigiliam  Pentecostes  ,  e  Tungris  rediens  , 
ipso  sacro  Pentecostes  die  primitias  Leodii  ob- 
tulit. 


CHRONICON. 


123 


suorum  collapsis.  Nihilominus  circa  cullum  divinum  sedulus  minisler  exis- 

tens,  nam  per  ipsum,  quod  praedecessores  per  vicarium  faciebant,  hilariter 

saepissime  ,  solemniter  in  cathedrali ,  sive  eliam  alibi  convenienter  ,  celebravit 

missarum  officium  atque  sacros  dignabatur  conferre  ordines ,  consecrare  ec- 

clesias,  benedictionis  munus  exhibere  praelatis,  et  quod  silendum  non  est, 

nemini  onerosus  omnia.  prout  apostolicum  virum  decet,  se  et  sua  pelentibus 

etiam  saepe  ultroneus  et  non  requisitus  gratis  impendens ,  verum  sua  sociali-    vinutes  episcopi. 

tate  qua  valde  \igebat  cunctis  factus  familiaris,  communiter  omnes  cum  ipso 

causam  habentes  in  sui  amorem  favorabiliter  traxit.  Denique  facundus  Talde 

prose  oratore  non  indigens,  memoria  praecipuus,  tribus  idiomalibus  apprime 

instructus,  blandus  et  amicabilis,  communis,  nequaquam  singularitate  no- 

tatus,  statura  procerus,  \uhu  jucundus,  dignum  ac  meluendum  se  princi- 

pem  exhibens,  nullum  aculeum  exerens,  plus  verborum  auctoritale  quam 

quidam  alii  principes  minus  discreti  gladii  terrore  efficiens.  Et  quidem  quia 

nemo  per  omnia  perfeclus  plus  justo  indulgebal  malignis,  facile  nirais  jusli- 

tiae  parcens,  malevolis  digne  morte  plectendis  parcebat.   Omnem  pompam 

circa  curiam  suam  am-pufabat,  simplicem  slatum  tenendo,  parcus  in  victu,  suf- 

ficiens  tamen  sibi  et  suis.  Avarus  suo  modo,  pecuniarum  cupidus,  quastamen 

non  tam  sibi  quam  ad  usum  aliorum  utiliter  coacervabat;  nam  piis  locis  et 

religiosis  libentissime  subvenire  manu  adjutrici  consuevit ,  ad  ecclesias  repa- 

randas  seu  nova  aediticia  erigenda,  sollicite  excitare  curabat,  et  petentibus 

assislentiam  sibi  fieri  non  facile  aliquid  denegabat. 

Preterea  castrum  Huyensis  oppidi  jam  totum  ruinosum  raagnopere  mox  cstr.  «uyens.  rep.- 
erigere  curavit,  et  eo  décore,  prout  haclenus  cernitur,  magnifiée  vestire 
properavit.  Similiter  caslrum  de  Franchimont,  de  Slockhem,  atque  D^o- c«.»^  Fr.nc^^^^^^^^^ 
nantense  castellum  ad  incomparabilem  ,  non  tam  decorem  quam  necessariam     teose  .epar.„tur 
fortificationem  .   per   praetactum  dominum   Erardum,  Leodiensem   episco- 
pum, utiliter  pervenerunt.  Hoc  nihilominus  anno,  INovembris  xviiS  defuncto 
domino  Servatio ,  abbate  sancti  Jacobi  Leodiensis ,  elpctum  recenter  domi- 
num Johknnem ,  in  successorem  defuncti  favorabiliter  mox  confirmavit ,  et 
in  contradictores  praetaclae  electionis  per  censuras  aliasque  poenas  acriter 

processit. 

Sequenti  vero  anno ,  qui  millesimus  quingentesimus  erat  et  septimus ,  Jo-  »07. 

bannes  praetactus  apostolica  confirmatione,  consecutus  per  praelibatum  do- couSr^^  ^oi^n^ 
minum  Erardum  episcopum  ,  in  dedicaUone  ecclesiae  fratrum  de  Jherusalem,     b,us  s.  j.cob.. 


^ 


124 


JOHANiMS  DE  LOS 


quam  ipse  per  semetipsuai  dedicare  diynalus  est ,  honorabililer  est  in  abba- 
lem  ecclesiae  sancti  Jacobi  consecralus. 

Porro  eodein  lempore ,  dominus  episcopus  curavit  sollicite  reformare  coe- 
nobium  sancti  Huberti  in  Andagio  Ardennae,  ad  quod  negotium  perficienduiii 
missis  nonnullis  officialibus  suis  et  praelatis  una  cura  domino  Henrico ,  ab- 
bate  sancti  Laurentii ,  non  satis  prosperum  sortitus  est  efiFeclum.  Igitur  circa 
Pascha,  dominus  episcopus  monasterium  sancti  Laurentii  frequentans,  obtinuit 

joi..nn«deLoip.cior  g^  practacto  abbatc ,  quod  sibi  ad  modicum  spatium  frater  Johannes  de  Los, 
monachus  suus ,  picturis  qualitercumque  assuetus,  concedi  deberet,  quatenus 
in  Huyensi  Castro  capella  sanctorum  Cosraae  et  Damiani ,  per  ipsum  depingi 
posset  picturisque  decorari.  Quod  et  factura  est,  licet  ad  hoc  pluriraura  fratre 
Johanne  praedicto  renilente. 

Er.rHu,   ep..rop.t«m      Inlcrea  dominus  episcopus,  circa  festum  Johannis  Baptistae,  in  Franciam 

c.rnoun«>«oi.un«t.  ^^^^^^-^  ^  acceptuFUs  possessioucm  episcopatus  Carnotensis,  quem  ei  rex  Fran- 
ciae  a  suramo  pontifipe  dandum  procuraverat.  Domino  igitur  episcopo  toto 
residuo  hujus  anni  in  Francia  moram  faciente,  ecce  frater  ipsius,  dominus  vi- 

»ob«rius  Esdenm  Gel.  delicet  Robcrtus  dc  Esden,  capitaneus  raagnus  et  plurimum  formidatus, 
drosubvent  ^.^^  ^^^^  Augusli ,  cx  parte  régis  Franciae  exercitum,  prout  ferebatur, 
quinque  raillium  tam  equestrium  quam  equitum  duxit  per  patriam  Leodien- 
sem  in  auxilium  ducis  Gelriae  qui  a  Brabanlinis  plurimum  \exabatur.  Quare 
contigit  conglobata  multiludine  armalorum,  circa  finem  Septembris,  ipsum 
ducem  per  rapinas  et  incendia  partes  Brabantiae  invadere,  et  combusto  oppido 

H.i«  comburitur,  et  dc  Halcn ,  cum  Hounullis  aliis  villagiis,  ipso  die  sancti  Michaelis,  resistentibus 
""^  Thenensibus,  polenter  ipsum  oppidum  Thenense  invasum ,  compluribus  ibi- 

dem occisis ,  victoriose  obtinuit ,  et  fere  decem  aut  duodecim  diebus  ibidem 
perseverando  permansit.  In  cujus  memoriara,  ego  qui  tune  temporis  in  Huyensi 
Castro  exulabam,  pro  data  in  posterum  invenienda  hune  subjectum  versicu- 
lum  inter  pingendum  dictare  curabam  : 

* 

aCCIpIt'ILLa  thenIs  geLeensIs  gens  MICuabLIs. 


Thenae  capiantur. 


Dux  igitur  Gelriae,  multa  praeda  diutus,  ad  patriam  suam  inoffensus  reces- 
sit;  sedet,  duce  domino  Roberto,  Francorum  exercitus  in  Franciam  perrexil. 
Siquidem,  prout  sapiens  dicit  :  «  Ante  ruinam  exaltabiturcor,  »  ne  in  infinitum 
Franci  vanede  Victoria  habiU  gloriarentur ,  necesse  erateos  ahquatenus  hu- 


CHRONICON. 


125 


rris  apud  S. 
Marlinum. 


1508. 


miliari ,  pout  subsequitur.  Sane  ii ,  qui  Gelrensera  ducem  in  suam  patriam  ex 
Brabantiae  victoria  inoffense  reduxerant,  in  suam  patriam ,  Franciae  videlicet, 
cupientes  redire ,  inimicorum  suorum  insidias  non  praecaventes  ceciderunl 
incaute  in  laqueum.  Nam  hospiuti  in  Andagio,  ubi  coenobium  sancti  Huberti 
célèbre  habetur,  média  nocte  ex  improviso  per  adversarios  in  sylvis  latitantes 
exstiterunt  circurasepti ,  nimirum  tanquam  securi  in  lectulis  sese  coUocantes. 
Quare  paucis  inlerfectis  plures,  prout  poterant,  eques  adventantes,  pedes  gau- 
denler  evadere  curaverunl,  non  absque  confusione  totius  regni  Franciae. 
Igitur  spoliis  ditati  Francorum ,  Burgundiones  non  parvam  materiam  sibi 
sumpserunt  contra  suos  adversarios  insultandi,  cantilenas  et  carmina  m  si- 
gnum  victoriae  conficientes. 

Porro  apud  Leodium ,  hoc  eodem  anno ,  ex  ordinatione  domini  episcopi 
Erardi  extra  portam  Sancti  Martini  posita  sunt  fundamenta  turris  magnae  Erccio^.u 
pro  defensatione  suburbii  vici  Sancti-Laurentii. 

Anno  igitur  sequenti  MDVIII ,  dominus  Erardus,  Leodiensis  episcopus, 
accepU  nihilominus  possessione  Carnotensis  episcopatus,  post  Pascha  ex  Fran-  «ed.t  ep.scopu.  Leo- 
cia  ad  Leodium  reversus,  nonnulla  pacem  concernentia  coepit  salubriter  ordi- 
nare ,  et  circa  locorum  fortium  oppidorumque  et  castellorum  reparationes 
diligenter  insistere,  seseque  tolaliter  pro   patriae  defensione  animose  satis 
exhibere.  Et  ubicuinque  aliquara  discordiam  formidab-t,  in  congregationibus 
tam  religiosorum  quam  secularium ,  oporlune  studebat  accurrere.  Igitur  tune 
temporis  hospiUtus  ad  aliquot  temporis  spatium  apud  monastermra  Belli-Re- 
ditus ,  in  Leodio  contigit  dominum  Henricum  de  Orey,  abbatem  Sancti  Lau-  Mor,  He«nci  orey. 
renlii',  in  profesto  sancti  Jacobi  apostoli ,  vigesimo  quinto  videlicet  mensis 
Juhi     ex  insperato  diem  claudere  extremum ,  cujus  obitu  audito,  doramus 
episcopus  amare  flevisse  dicebatur ,  nimirum  cum  annorum  vinculo  eidem 
domino  Henrico   rationabiliter  adstrictus  videbatur.  In  crastmo  vero  idem 
praefatus  dominus  episcopus ,  futuri  abbatis  electioni  interesse  volens ,  cunc- 
tis  ad  electionem  adventantibus  excluais ,  solus  cum  paucis  praelatis  intromis- 
8U8  una  cum  nonnullis  aliis  senioribus  religiosis  fratribus  corapromissarius 
deputatus  Johannem  de  Los  in  abbatem,  Deo  providente,  fehciter  eligere  .oh.no«ae^Losbu.^^^^ 
curavit.  Qua  electione  de  mane  in  ipso  festo  sancti  Jacobi  apud  Sanctum    h.,  s.  Laurent.. 
Laurentiura  celebrata,  dominus  episcopus  ad  civitatem  maturius   accessit, 
suasurus  de  magistris  civium  necessariis  assuraendis. 

Praeterea  ordinati  tune  exstiterunt  magister  Bartholomaeus  et  Gerardus 


t  51 


126 


JOHANINIS  DE  LOS 


CHRONICON. 


127 


*^*'^*cr«c  ""'"'  ^eron.  Sub  quorum  ordinalionis  tempore,  contigit  dominum  cardinalem  Sanc- 
tae  Crucis  ex  Brabantia  Lcodium  adventarc,  qui  ia  profeslo  sanctorum  apos- 
lolorum  Symonis  et  Judae  honorificesusceplus,  post  triduanam  pernoclionem 
in  Leodio  factam ,  soleraniter  deduclus  ad  Aquisgrani  ac  deinde  per  Aleman- 
niam  ad  Roniam  processit.  Cujus  legatio  cum  apud  dominum  apostolicum  , 
Julium  videlicet  secundum  ,  non  parum  fuisset  suspecta,  et  hic  praefalus 
legatus  aliquid  nocui  sedi  apostolicae  forsitan  contrariura  moliretur ,  scisma- 
tis  facile  seminarium  contingere  coepit. 

Hoc  itidem  tempore,  apud  Tornacensem  civitatem  per  industriam  Rotoma- 
gensis  archiepiscopi ,  dominus  cardinalis  Bernardinus  legatus  a  latere  auctori- 

''TonoficeT  M^xir  ^^^^  ^"™»n»  poutificis  opus  optimum  et  toti  mundo  necessarium  confecit.  Nam 
r;?mG-Sl!""'"  confoederatio ,  liga  sive  concordia  facta  est  ibidem  inter  dommum  papam  Ju- 
lium ,  dominum  Maximilianum  imperatorera  et  dominum  Ludovicum  ,  regera 
Franciae;  quorum  confoederatio  toti  christianitati  infinitura  subito  attulit 
gaudium  et  laetitiae  materiam ,  sed  et  crucis  Christi  inimicis  horrorem  et 
mentis  hebetudinem.  Mox  vero  post  hanc  praetactam  orbis  principum  con- 
foederationem  publicalam ,  depositis  non  tam  armisquam  animis  Geirensium , 
pax  opportune  est  subsecuta ,  circa  médium  mensis  Decembris  cum  magno 
gaudio  proclamata. 

Anno  interea  MDIX,  dominus  Leodiensis  praeparavit  se  ad  eundum  denuo 
ad  regnum  Franciae,  imo  ad  suum  episcopatum  Carnotensem  revisendum  âc 
's  *'Hiero!  ^^^^  «ccessario  praesentandum  ;  sed  antequam  hoc  fieret ,  Leodii  existens  eccle- 
siam  fratrum  in  Insula  per  se  ipsum  dominica  die,  qua  festum  sancUe  Agnetis 
erat,  consecrare  curavit,  in  cujus  consécration is  solemnitate  etiam  electum 
monaslerii  Sancti  Laurentii  benedicere  disposuit.  Cujus  tamen  consecrationem 
necessariodifferre  habuit  ob  confirmationis  suarum  buliarum  carentiam,  quae 
penultima  Januarii  subito  ex  Mechlinia  allatae  domino  Leodiensi  subito  post 
meridiem  exstiterunt  praesentatae.  Igitur  in  crastino,  die  Mercurii,  uhima 
videlicet  Januarii ,  qua  dies  natalis  ipsius  electi  (  aetatis  tune  quippe  quinqua- 
ginta  annorum)  celebris  haberetur,  dominus  episcopus  per  semetipsum  di- 
gnatus  est  propere  huic  electo  praetacto  munus  benediclionis  impendere  et 

joh.nnis<i«Los.bL.iis  ipsum  pracUbatum  Johannem  de  Los  in  tricesimutii  abbatem  monasterii  Sancti- 

S.    Laurenlii    kene-  _  ^— ^^». 

diciio.  Laurentu  consecrare.  Quo  facto ,  mox  in  crastino,  in  profesto  videhcet  purifi- 

cationis  Virginis  Mariae,  summo  mane  dominus  episcopus  Leodiensis  a  Leodio 

**'**Tofic.',citur"""  *'^^^^^°*  *"  Franciam  profectus  est.  Quo  siquidem  absente ,  contigit  post  Pas- 


Pas. 


1509 


Cnnsecratio 
fratrum 
nymi. 


cha  deputatos  ex  Francia ,  ex  Brabantia,  necnon  et  ex  parle  ducis  Ghelriae 
(causa  tractandi  de  pace)  ad  Leodium  advenire.  Sed,  proh  dolor!  nihil,  quod 
ad  bonum  pacis  esset,  conclusum  est. 

Quare  accidit  quod  anno  revoluto.  qui  erat  MDX  ,  ruptis  treugarum  foede-  ••'•o. 

ribus,  non  longe  a  Colonia  in  patriae  Juliacensis  confinibus,  plurimos  mercatores 
ad  nundinas  Francfordenses  proficiscentes ,  amissis  cunctis  infinitum  thesau- 
rum  praeponderanlibus ,  capi ,  abduci  et  in  patriam  Geirensera  captivitati  de- 
tineri.  Ob  quam  rem  novus  lumultus  factus  est  in  omnibus  terris  ducis  Bra- 
bantiae,  nimirumadtam  praesumptuosam  rerum  mutationem,  cunctis  pacem 
sperantibus  mox  attonitis.  Praeterea  circa  haec  tempora  su  m  mus  pontifex 
Julius  ,  facta.  prout  diclum  est,  confoederalione  cum  reffibus ,  prout  praefa-  juiius pomifei movet 

.  '  ,  111-  inVenetos. 

tum  est,  cupiens  reparare  ac  recuperare  loca  et  castra  audum  per  negligen- 
liam  praedecessorum  suorum  in  diversis  locis  amissa,  maximum  bellum  Vene- 
torum  populo  indixit.  Quos  cum  duplo  gladio,  spirituali  videlicet  et  materiali 
gladio,  satis  rigide  percutere  studerel,  etindemultaefactionesetobliquaeoblo- 
cutiones  consurgerent,  fractis  facile  quae  intérim  inter  se  principes  christiani 
foederibus  paulo  ante  paraverant,  per  invidiam  diaboli  zizaniam  suam  super 
bonum  semen  seminantis ,  mox  factum  est,  quod  inter  se  reges  et  christiano- 
rum  duces  jamjamque  confoederati ,  facili  occasione  accepta,  dissiderent,  et 
exacuatum  ferrum  contra  iniraicos  crucis  Christi  evaginatum  in  se  ipsos  con- 
verterent.  Praeterea  Francorum  nomen  ,  quod  eatenus  adversariis  formidabile 
fuerat  et  terribile,  vilipendi  coepit,  et  absque  honore  reputari ,  maxime  ideo, 
quia  undique  surgentibus  bellis  lotus  mundus  contra  regnum  Franciae  con- 
spirasse videbatur. 

Porro  dominus  Leodiensis ,  cum  rege  Franciae  circa  haec  tempora  initaiiam  Episcopus  in  itai.am 

.  ...  proficisrilur. 

profectus,  non  longe  abfuit,  ubi  Francorum  exercitus  suorum  mimicorum 
mullitudinem  prostravit. 

Anno  praeterea  undecimo,  cum  apud  Leodium  ambaciatores  hinc  inde  ex  isn. 

Francia  et  Brabantia  crebro  venienles  de  pace  Geirensium  tractaturi  adveni- 
rent  et  nihil  proficerent ,  tandem  ex  imperio  Maximiliani  imperatoris,  causam 
ducis  Caroli,  cujus  ipse  avus  erat,  satis  importune  defendentis,  contra  op- 
pidum de  Venio  in  patria  Gelrensi ,  in  fine  mensis  Julii  et  circa  principium  oppugnaïur  venio. 
Augusti,  fortissima  collocata  exstitit  obsidio ,  ubi  cum  plusquam  tribus  men- 
sibus  esset  pugnatum,  etraulti  hinc  inde  périssent,  postinfinitum  pecuniarum 
thesaurura  ibidem  inutiliter  expensum ,  recedentibus  Anglicis,  qui  non  absque 


,fH 


5 


UQ 


JOHANMS  DE  LOS 


Solulio  obsidionis. 


Margjr'-ta  rej^ciis   Bra 
banliae. 


151:!. 


maximo  siioium  dispendio  maie  ibi  piiçnaveranl.  circa  principium  mensis  No- 
verabris,  non  sine  Brabantinorum  confusione ,  levata  est  praedicta  obsidio. 
Dorainus  interea  Leodiensis,  adhuc  manente  dicta  obsidione  .  legationem  mi- 
sit  ad  Biabantiam  in  curia  principis,  cui  lune  filia  Maximiliani  imperatoris, 
domina  videlicet  Maryareta ,  ducis  Sabaudiae  relicta,  et  jara  tutrix  ducis  Ca- 
roli  adhuc  pueri  depulala  praefuit  et  muliebriter  dominari  reputabatur,  que- 
relam  deposituius  de  videlicet  conculcatione jurium  et  jurisdictionis  terrarum 
suarum,  usurpationeque  et  \endicatione  eorum  quae  ad  suae  dioecesis  tem- 
poralilalem  et  spiritualitatem  speclare  videbantur,  etc.  Sed  habita  qualicum- 
que  responsione,  totum  negotium  positunfi  est  in  suspenso,  donec  videlicet 
obsidio  Venloensis  oppidi  fauslura  sortiretur  effectum. 

Igitur  anno  duodecimo  ,  postquam  Busciducenses  incaute  contra  suos  ini- 
''"-"tSn,rr"'"°™'*^^^  Geirenses  ad  bellandura  processissenl ,  et  inde  paucis  proslratis  plus 
quam  quingenli  per  caplivitatem  essent  abducti,  Maximilianus  imperator, 
ducem  Bronswikensem,  juvenem  ferocem,  attamen  etbellicosum.  in  subsidium 
Brabantinorum,  quingentis  equitibus  optime  instructis  comilalum,  satis  op- 
portune miltere  studuit.  Qui  cum  ibidem  esset,  et  plurimum  se  ferocem  et 
inhumanum  contra  Geirenses  se  exhiberet,  ipsos  Geirenses  non  minus  forti- 
ter  etanimose  sese  defendentes  in  magnam  iram  ocius  concitavit,  unde  cod- 
tigit  praeter  alia  incendia  etiam  comburi  infinilam  multitudinem  utriusque 
sexus  hominum  ,  ad  suarum  ecclesiarum  turres  tanquam  ad  spéciale  refugium 
confluentium  :  quaeomnia  brevitalis  gratia  nostris  scriptisnon  duxi  inserenda. 
Deinde  anno  sequenli  apud  Coloniensem  urbem,  circa  principium  Januarii, 
maximus  turaultus  exortus  est,  civibus  inter  se  tumultuantibus ,  et  contra  rec- 
tores  civitatis ,  ob  defectura  boni  regiminis  adversum  magistratus,  qui  civita- 
tera  ipsam  depraedasse  per  inordinatas  muletas  videbantur  spoliasse,  horribilem 
seditionem  procurarant,  in  tantum  quod  post  decapitalionem  suorum  raagis- 
trorum  proscriptionemque  plurimorum  circumvicinis  civiutibus  ad  similia 
facienda  crudele  exemplum  facile  transmiserint.  Quare  contigit,  iis  rumoribus 
auditis  ,  apud  Aquisgrani  fere  similem  seditionem  contra  rectores  civilatis 
concitari,  in  tantum  quod  longo  temporis  spatio  cives  Aquenses  suos  rec- 
tores et  urbis  suae  gubernatores  inlra  consilii  domum  potenti  armatorum 
manu  tenerent  inclusos,  mox  feroci  tormento  examinandos,  ac  deinde,  si  iu 
licuissel,  morti  crudeli  addicendos.  Igitur  Leodienses,  fere  eodem  tempore, 
circa  médium  scilicet  mensis  Januarii,  homines  facile  ad  seditionem  proclivi,' 


1313. 

ApudC.oloniam  .\editio 


Sutiitio  Atjuisgrani 


SeJitio   leoilii. 


CHRONÏCON. 


129 


occasione  accepta ,  et  exemplo  praedictorura  cito  promoti ,  armati  ad  forum 
concurrere  maturarunt,  vindictam  aut  opportunam  ultionem  in  suos  magis- 
tros  et  civitatis  suae  gubernatores  cupientes  su  mère ,  causantes  sese  per  ava- 
ritiam  receptorum  civitalis,  consentientibus  magistris,  inter  se  pauperes  in 
abscondito  devorantibus  crudeliter  spoliatos. 

Haec  autem  cum  agerentur  dominus  Leodiensis ,  vir  sagax  et  industrius  , 
futuris  malis  opportune  occurrere  studuit,  et  quantum  possibile  erat  pro  hac 
tempestate,  ignem  periculose  accensum  liniendo  et  blandiendo  exstinguere 
satagebat.  Sed  facile  contingit  ignem  suppressum  et  sub  stipula  latentem 
resumptis  viribus  duplo  plus  accendi,  et  periculosius  quaeque  circumcirca 
depascendo  in  altum  provolare.  Igitur  id  quod  ad  horam  videbatur  esse  so- 
pitum,  adveniente  sacro  quadragesimali  tempore,  dominica  videlicet  lertia, 
qua  in  introïtu  missae  Ocult  mei  semper  ad  Dominvm  cantalur,  et  in  evange- 
lio  Dominus  Jésus  daemonium  ex  obsesso  ejecisse  legitur,  idem  daemon  juxta 
tenorem  ejusdem  evangelii,  qui  jam  ejectus  videbatur,  sumptis  septem  spiri- 
tibus  nequioribus  se ,  reintrans  domos  illas ,  id  est  homines  illos  pestiferos , 
quos  utique  necdum  totaliter  raundos  reliquerat,  totius  civitatis  per  seditio- 
nem pessimam  quantocius  procuravit  in  se  ipsam  concitari  plebem.  Cives  ergo 
concurrentes  ad  arma,  nescientes  quid  mallent,  quidve  eligerent,  quippe  cum  Episcopu, 
plu  ri  mi  essent  qui  causam  conciirsus  ignorarent ,  stabant  in  foro  veluti  ferrei  ^ïam. 
homines,  optime  armati,  contra  sese  hastas  et  tela  vibrantes,  ita  quod  facile  erat 
inBnitam  civium  multitudinem  occumbere ,  atque  mutuo  se  ferro  transfixos 
innocenter  neci  dari.  Quod  procul  dubio  factum  fuisset,  nisi  dominus  Leo- 
diensis, a  mensa  ubi  pransurus  sedebat  surgens,  cum  parva  sua  familia  oppor- 
tune seipsum  in  médium  furiosi  populi  objecisset,  vibrantibus  gladiis  et 
exertistelis  non  obstantibus.  Hic  igitur  tanquam  e  coelo  missus,  cum  terribilis 
esset  impiis  et  blandus  piis,  bénigne  curavit  etiam  ipsa  pectora  ferrea  oppor- 
tuno  sermone  mulcere ,  ad  concordiam  et  pacem  suos  concives  dulciter  hor- 
tando  et  commonendo  provocare.  Quod  cum  non  sufficeret,  per  singulorum 
officinas  camerasve  studiosus  princeps,  sollicitus  pastor,  suarum  ovium  spe- 
cialem  curam  gerens,  tandem  liccl  laboriose  satis  efiFecit,  quoduno  saltem  (qui 
receptor  civitatis  erat  Henricus  de  Ynous  nomine)  in  captivitatem  Iradito,  Renricu 
non  obstante  malevolorum  murmure,  totam  deinceps  civitatem  ad  quietem  et 
corcordiam  reduceret.  Sed  ut  hoc  facilius  fteret,  electi  sunt  ex  singulis  minis- 
teriisviri  etdeputaticommissarii,  quorum  quidam  eorum  parati  esse  deberent. 

17 


pacis  et  coa- 
amator    sin- 


de  Ynous. 


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130 


JOHANNIS  DE  LOS 


Ruina  cbori  apudS.  Ja- 
'cobum. 


laleri  principis  adhaerenles  dura  necessarium  foret,  et  alii  ad  satisfacien- 
dum  populo  ad  computationes  et  rationes  reddendas  certo  et  determinato 
lempore  insistere  possent.  Haec  autem  cura  in  principio  satis  ardenter  fieri 
Yidebantur,  et  successu  temporis  more  consueto  lentescereat ,  et  inde  po- 
pulus  facile  grunire  *  coepissel ,  dominus  episcopus  ex  murmure  concitatus 
semper  cupiens  murmuriosum  populum  sedare  et  ad  quietudinem  sollicite 
reducere,  et  ob  hoc  nonnunquam  per  siD(yulorum  mioisteriorum  caméras 
circuiret,  conligit  ipsum  ullima  Junii ,  dum  cameram  drappariorum  visi- 
Epiicopuidumcompo- tasset,  descendeutem  de  fj^radibus  cadere,  et  sraviter  circa  p-eoua.  crure  a 

nerecivestuniultuan-  i*     i  -i   •  •  •  U  U  " 

t^^siudet,  crus  sibi  naturali  loco  tibiae  divulso,  laedi  ac  exinde  enormiler  ioBrmari.  Propter 
quod  fere  duorum  mensium  spatio  lectulo  decumbeus,  tandem  medicorum 
industria  adjutus,  pulcherrimum  patientiae  exemplum  cunctis  suis  subjectis 
seipsum  exhibuit. 

Eodem  vero  die  eademque  fere  hora  qua  ,  prout  praelibatum  est,  dominus 
episcopus  de  gradibus  cadens  laesus  est ,  apud  monasterium  sancti  Jacobi 
Leodiensis,  lapidea  presbyterii  celatoria  multo  terapore  senio  dissoluta  in  terram 
corruit,  et  fracto  pavimento  chori  circa  summum  altare  per  suum  casum  im- 
maniter  per  fractam  aperturam  super  sepulturam  domini  episcopi  Baldrici , 
subtus  in  crypta  sepulti ,  cecidit.  Sed  et  in  choro  marmoream  tabulam  seu 
altaris  mensam ,  multo  pretio  aestimatam ,  dissipando  in  raultis  frustis  com- 
minutam ,  irrecuperabiliter  confregit.  Quae  res  cunctos  conspicientes  in  admi- 
rationem  et  sluporem  convertit ,  partim  causa  existens  doloris ,  ob  \idelicet 
damnum  subito  illatum,  et  partim  causa  exstans  laetitiae,  pro  eo  scilicet  quod 
cum  hora  esset  circiter  oclava  ante  meridiem,  nemo  ex  praetacta  ruina  ,  ne 
dicam  oppressus  morluus ,  sed  nec  in  aliquo  saltem  laesus  fuit  repertus. 

Verum  hoc  anno  nec  non  et  duobus  annis  praecedentibus ,  dominus  Johan- 
nes ,  abbas  sancti  Jacobi ,  ad  magna  se  accingens  magnanimiter,  fere  a  centum 
annis  opus  novi  chori  dudum  inceptum  et  multo  tempore  intermissum  per- 
ficere  curavit,  et  in  dies,  prout  cernitur,  ad  consummationem  ipsius  studiose 
insistendo  sese  utiliter  exhibere  non  pertimuit. 

Hoc  vero  anno,  circa  initium  mensis  Junii ,  ob  defectionem  Swittensium  at- 
que  eorum  fidem  non  satis  bene  erga  regem  Francorum  serratam  in  Italia , 
non  longe  a  Mediolanensi  urbe  Francigenarum  maxima  exstitit  multitudo 


Johanoet  abbas  S.  Ja- 
cobi choruin  exaedi- 
ficat. 


HeUetii  regcm  Galliae 
produol  loimicii. 


ï  Gmnnire,  murmurare  porcorum  more  {Groigner). 


CHRONICON 


131 


prostrata.  Quae  res  regno  Franciae  plurimam  intulit  confusionem  et  doloris 
raateriam.  Praeterea  ut  liberius  rex  Angliae  sese  intérim  regno  Franciae  infun- 
deret,  mediante  favore  Brabanlinorum  ,  quos  sibi  in  auxilium  vocare  procu- 
ravit ,  treugis  jam  datis  inter  ducem  Gelriae  et  Burgundionum  ducem  , 
Carolura  videlicet,  adhuc  ob  aetatis  defectum  sub  tuloribus  et  actoribus 
degentem,  rex  Henricus  Antrliae  finlerfecto  et  decollato  iam  illo  qui  de  Alba  BeUum  imer  reges  An- 

"  .     .  u  V  .1  gliae  et  Galliae. 

rosa  dicebatur,  cui  jure  successionis  ipsum  regnum  Anglicanum  putabatur 

competere)  e  vagina  suae  crudelis  dominationis  exiens,  cum  immensa  copia 

armatorum  transito  mare,  terminos  Franciae  coepit  occupando  potenter  inva- 

dere,  et  passim  contra  se  resistentes  subjugando  in  deditionem  facile  reci- 

pere.  Quare  accidit,  quod  cum  aliquandiu  civitatem  Morinensem  obsedisset,  Mormense  «cidium. 

et  contra  eam  immanissime  die  ac  nocle  terribilibus  bombardorum  instru- 

menlis  pugnavisset,  perplexos  ac  perterritos  raox  facile  in  deditionem  com- 

pulit,  et  in  suî  potestalem  quantocius  redegit.  Quam  ingressus,  non  satis 

bene  fide  servata,  totaliter  igni  concremandam  crudeliter  decrevit.  Quo  per- 

petrato  facinore,  etiam  Tornacensem  civitatem  aggressus  post  non  diutinam  Tomacum  capitur. 

obsidionem ,  salvis  corporibus  et  civium  substantia ,  sibi  deditam  statim  abs- 

que  magno  obstaculo  possidere  coepit,  eamque  ex  Francorum  dominio  eripere 

curavit. 

Denique ,  quod  praelergrediendum  non  aestimo ,  hoc  eodem  anno ,  in  qua- 
dragesima  tamen  praecedente ,  dominus  Julius  papa  facile  infirmatus  morta-  juHî  pontifias  mor$. 
litatis  tunica  se  exuens  diem  clausit  cxtremum.  Quo  mox  defuncto,  dominus 
Laurentius  de  Medicis  cardinalis ,  Deo  disponenle,  tanquam  ex  insperato  con- 
corditer  in  papam  est  electus,  et  Léo  decimus  exstitit  appellatus.  Hic  vir  bo-  lco  summus  ponufex. 
nus  et  pacificus  quieti  se  tradens,  Christianorum  reges  et  principes,  quantum 
in  se  fuit,  ad  pacem  et  concordiam  concitare  opportune  curavit,  pro  ecclesiae 
defensione  fideliter  sese  exhibendo. 

Igitur  sequenli  anno,  qui  millesimus  quingentesimus  decimus  quartus  com-  nu. 

putatur,  defuncto  abbate  Vallis  Sancti  Lamberti  in  Leodio,  dominus  episcopus 
apud  Sanctum  Jacobum  in  insula  Leodiensi,  feria  tertia  post  dominicam  Pal- 
marum ,  consecrare  studuit  per  se  ipsum  dominum  Johannem  electum  in  ab- 
batem  monasterii  Vallis  Sancti  Lamberti.  Dominus  vero  episcopus,  peractis  joLannes abba$ v.iiis 
festis  Paschalibus,  post  diaelam  lentam  quae  jam  fuerat  in  quadragesima  prae- 
cedente ,  ob  quamdam  diflFerentiam  quae  fuerat  inter  ipsum  et  canonicos  ec- 
clesiae majoris ,  de  celebrando  videlicet  festo  translationis  Sancti  Lamberti ,  lur  Erardi  praesuiis  lu 

Galliam. 


'il 


132 


JOHANNIS  DE  LOS  CHRONICON. 


cujus  ecclesiam  jam  tune  pretiosissimià  tapetiis  recenter  ornayerat,  leviter 
occasione  accepta,  et  praecipue  propter  causas  necessarias  ad  regem  vocatus , 
in  Franciam  se  transtulit,  ubi  in  regia  curia  favore  et  honore  maximis  prose- 
cutus,  per  ipsum  regem  mox  ad  majora  digne  sublimandus,  cunctis  se  no- 
bilem ,  amabilem  et  magnanimem  viruua  exhibuit  atque  exhibere  opportune 
curavit. 


EXPLICIT  CHRONICON  JOUANNIS  DE  LOS  ^  ABBATIS  S.    LAURENTU. 


HENRICI  DE  MERICA , 


COENORII  BETHLEE9IITICI  PROPE  LOVANIUM  PRIORIS, 


COMPENDIOSA  HISTORIA 


DE  CLADIBUS    LEODIENSIUM  ; 


EX  COD.  HS.  BIBLIOTHECAB  EEGIAE  BRCXKLLE?(SIS. 


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INCIPIT  PROLOGUS 


IN 


COMPENDIOSAM  HISTORIAM  DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM, 


FACTAM  ANNO  1469. 


Petit  a  parvitate  mea  fraternitas  tua ,  Charissime  Supprior,  de  iis  malis  quae 
super  Leodienses  noviter  emerserunt ,  ad  Dei  laudem  quidpiara  litteris  com- 
mendare  *.  Neque  enira  res  lalis  est  nostris  sub  oculis  nuperrime  factitata. 
quam  non  liceat,  non  expédiât,  non  deceat  per  litterarum  monumenta  pos- 
teritatis  niemoriae  relinqui.  Sed  ut  verum  fatear,  de  Leodiensium  recenti 
clade,  miserabili  strage ,  peremptoria  desolatione ,  si  quis  forte  scribere  vellet, 
ingenti  volumine,  summo  ingenio,  ferventissimo  studio,  plurimo  otio  opus 
esset,  quodque  digne  perficere  mei  ingenioli  sine  dubio  facultatem  excederet, 
nec  mei  status  humili  proposito  conveniret  ;  siquidem  in  domo  mentis  meae 
non  est  panis  vitae  et  intellectus ,  raeumque  potius  esset  in  angulo  monasterii 

*  Monasterii  Belhleemilici  Prior  seu  superior  acli ,  confugeraDl.  Licuit  ilaque  Henrico  de  Me- 

eral  auctor.  Ad  hoc  monasterium ,  uti  eliam  ad  rica  rerum  hoc  tempore  Leodii  gestarum  serieni 

alia  civitatis  Lovanieusis  coenobia  et  collegia,  ab  oculalis  testibus  plenissime  percipere.  Cfr. 

plures  e  clero  Leodiensi,  bellorum  calamitate  praefat.  §.  II. 


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136 


PROLOGUS. 


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mea  meorumque  peccata  deplangere,  quam  novis  gestis  conscribcndis  dili- 
[Tcntiam  adhibere.  Nihilominus  el  hoc  adjiciendum ,  quod  pauca  admoduin 
de  plurimis  mihi  comperla  sinl,  qiiae  tamen  reoreo  viciniora  esse  vero,  quo 
magis  magisque  divul^rata  in  piiblico.  Ut  tamen  pro  velle  tuo  et  pro  posse 
meo,  Deo  donante^  aliquid  faciam,  totius  origincm  mali  seriemque  gestac  rei 
suinma  breviiate  contexam. 


COMPENDIOSA  HISTORU 


DE 


CL4DIBUS  LEODIENSIUM 


»«9<N 


CAPUÏ  PRIMUM. 


Cur  dominus  Johanms  de  Heynshergh  episcopatum  restgnaverU. 

Igitur  dum  annus  Domini  MCCCCLV  evolveretur ,  dominus  Johannes  de 
Heynsbergh ,  posteaquam  triginta  annis  et  ultra  Leodiensi  ecclesiae  praefuis- 
set ,  videns  populum  suum  nimis  effrenem  moribus ,  et  ita  insolentem  ut  jam 
non  humiliter  acquiescere ,  sed  audacler  repugnare  consuesceret ,  et  nonnun- 
quam  tumulluaria  vociferatione  impetum  in  eum  facere  attentaret,  moerore 
nimirum  coepit  aftici  et  taedio  contabescere.  Unde   malens  nullum  habere 
dominiura ,  quam  super  generationem  pravam  et  perversam  ac  populum  in- 
domabilem  deinceps  gerere  principatum,  episcopatui  ad  opus  illustrissimi 
juvenis  Ludovici  de  Borbonia  cessit,  salva  sibi  quoad  viveret  certa  pensione. 
Erat  is  Ludovicus,  filius  ducis  de  Borbonia,  praepositus  sancti  Donatiani  mar- 
lyris,  Lovanii  residens,  annorum  viginti  et  quatuor,  cujus  erat  avunculiis 
Philippus  illustrissimus  princeps,  cui  in  hoc  facto  suo  Johannes  de  Heyns- 
bergh  complacere  \olebat,  et  per  eum  populum  nihilominus  edomare.  Nam 

18 


I;' 


138 


HENRICI  DE  MERICA 


II 


il 

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V 

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securii  ipse  reputabat  et  dicebal  :  «Cum  sit  manus  mea  invalida,  veniat  maniis 
Philippi  ducis  super  populum  istum.  »  Philippus  ille  erat  Biirgundiae  Braban- 
tiaeque  dux  inclytus,  non  minus  animo  quam  sanguine  clarus  ,  terra  marique 
polens  ^  et  maximis  re^^ibus  non  inferior.  Emissa  cpiscopatus  resi^j^nalione  per 
Johanneni  de  Heynsbefgh  ,  Ludovicus  iste  electus  et  confirmatus  est  in  domi- 
Dum  terrae  Leodiensis.  Sed  enim  ex  mutatione  pastoris  non  est  facLi  mutatio 
iDoris.  Cerneres  adhuc  in  populo  passim  fieri  strepitum  et  tumullum  ,  turbari 
ordinem ,  confundi  fasque  nefasque ,  cuncta  agi  violentia ,  voluntatem  pro 
ratione  regnare,  perire  leges,  justitiam  exulare.  Sed  heu  !  Qui  legem  Dei  no- 
verat,  clerus  ipse  legi  contraria  faciebat.  Huic  autem  moris  erat  per  abrupta 
Titiorum  progredi ,  corruptae  vitae  per  vias  incedere,  luxui  atque  ventri  ina- 
gis quara  spiritui  deservire. 


CAPUT  II. 

De  cnusis  desolationis  terrae  Leodiensis. 

At  licel  abundaret  iniquitas  multoruni  et  charitas  refrigesceret ,  duplex  ta- 
men  pestis  hujus,  quod  vidimus,  mali  seminariura  exstitit  et  totius  patriae  per- 
ditionenn  induxit.  In  clero  avaritiae  insatiata  rapacitas  ;  in  vulgo  immoderata 
dominandi  cupiditas.  Quam  inique  egerint,  quantas  truffas*  exercuerint  in 
illoterritorio  procuratores  fiscales  et  rurales  syndici,  quorum  pergrandis  nu- 
merus  erat ,  quanta  eis  fuerit  inhuraanitas  in  concinnando  dolos ,  quanta  cru- 
delitas  in  raagniBcando  super  innoxios  supplantationem ,  quanta  incivilitas  in 
evacuando  marsupia ,  incredibile  dictu  est.  Per  magnum  nefas  citabantur  \il- 
lani  simplices  venire  Leodium,  et  ad  judicium  trahebantur.  Arguebantur 
sceleris  immunes  a  scelere,  et  accusabant  innoxios  praevaricationis  ipsi  prae- 
varicatores  legis.  Ciimque  ne  verbo  quidem  dignum  essel,  quod  astutia  versi- 
pellium  objecisset,  tamen  enormiter  peccasse  famabantur ,  cum  per  siraplici- 
tatem  nimiam  nec  se  defendere,  nec  objectis  potuissent  articulis  respondere. 
Non  apparebat  quonam  modo  insontes  oves  luporum  rapacium  morsus  potuis- 
séut  evadere.  nisi  exhaustis  marsupiis  iilorum  imperiis  obedirent;  alioquin 

*   Truffa,  frau$ ,  nequilia. 


DE  CLADIBUS  LEODÏENSIUM. 


139 


ecclesiae  gladium  super  se  nossenl  procul  dubio  evaginandura.  Heu!  heu!  qui 
raala  haec  vice  Domini  corrigere  debebant ,  puta  advocali  et  domestici  curiae, 
tamquam  canes  rauli  non  valentes  latrare ,  magis  curabant  ea  blandiendo  pal- 
pare  et  parlicipando  fovere ,  quam  emendando  coirigere.  Nam  pariter  ns 
dilabantur  rapinis,  iis  dapibus  vescebantur,  fabricatores  raendacii,  artifices 
doli ,  tantum  habentes  de  verecundia  quam  bufo  de  cauda.  Videns  itaque 
tanla  mala  in  dies  succrescere,  manus  laica  accensa  est  animo  facere  vindictam 
in  nalionibus  et  increpaliones  in  populo  clericorum.  Quorum  irrumpens  ha- 
bilacula ,  tam  gravem  insultum  fecit  in  eos ,  ut ,  spolialis  domibus ,  direptis 
bonis,  scriplis  in  frusta  concisis,  si  pellem  suam  illaesam  conservare  voluis- 
sent,  céleri  fugae  consulere  et  clandeslino  abscedere  cogerentur.  Multi  autem 
eorum  fusligati ,  nonnulli  ad  morlem  usque  caesi  sunl ,  et  plerique  qui  manus 
hominum  potuissent  evadere,  per  horridam  et  improvisam  mortem  incide- 
runt  in  manus  Dei  viventis ,  et  quidem  salis  juste.  Ut  qui  sceleris  fuerinl  par- 
ticipes, et  animadversionis  sint  consortes.  Et  nemo  mirelur  si  maie  agentes 
raale  perierint,  si  maie  condilae  dapes  peccalorum  gultura  strangulaverinl. 
Haec  quam  maxime  in  comilalu  Lossensi ,  ubi  procuratorum  raalitia  plus  exar- 
serat,  agebantur. 

CAPUT  III. 


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4 


Cur  commotus  fuerit  dominus  Leodiensis  in  populum  suum. 

Conqueritur  ergo  dominus  a  laïcis  sibi  in  jurisdiclione  sua  praejudicatum 
esse ,  et  arguens  eos  praevaricationis  dicit  quod  de  clero  suo  se  non  inlerpo- 
nant',  clerum  suum  corrigere  non  attentent  ;  corruplionem  curiae  non  iilorum 
curae.  sed  suae  subjici  disciplinae.  Fuit  et  alia  ratio  domino  forte  pugnantior 
contra  eos.  Habebant  Leodienses  consuetudines  multas,  quas  ipsi  nominabanl 
privilégia ,  abusiones  tamen  rectius  appellandas ,  quum  saepe  contra  ratio- 
nem ,  contra  jura  ,  contra  legem  Dei ,  contra  aequitatem  et  justitiam  milita- 
rent.  Illarum  occasione  ^olebant  ad  nutum  regere  mundum ,  arctare  eccle- 
siam ,  sese  de  religione  interponere.  Per  has  alicui  recusabant  subjici,  sed 
omnilus  quaerebant  etiam  Domino  dominari.  Unam  tangam  de  pluribus, 
exempli  causa  :  si  fur,  si  facinorosus ,  si  homicida ,  si  monachus  apostatain  so- 


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140 


HENRICI  DE  MERICA 


daiitium  sorlemque  mechanicorum  fuisset  admissus  et  ipsoium  maiius  im- 
plesset ,  non  limebat  corrigi ,  non  poterat  captivari.  Absit .  absit  ut  quispiam 
manus  misisset  in  eum  stantem  et  libère  ambulanlem  ubi  vellet,  in  ci  vitale 
dumtaxat  ;  siquidem  fabronim  maliens  defendisset  eum  ab  omnibus  perse- 
quentibus  eum.  Si  obniti  velles,  prius  vidisses  confusioncm  tuam  quam  cap- 
tionem  suam.  Sic  consuetudinibus  ^  imo  vero  abusionibus  ita  innixus  erat 
populus  ille ,  ut  anteaquam  vel  unum  iota  pateretur  abradi ,  praeeligeret  lo- 
tam  terram  subjici  excidio  et  capita  sua  periculo. 


CAPUT  IV. 

De  eo  quod  regem  petierit  pars  utraque  ^ . 

Hinc  igitur  inter  dominum  et  territorium  suum  lamentabilis  simuitas  exo- 
ritur;  bic  causa  jurgiorum  sumpsit  exordiura.  Cumque  post  multa  coiloquia 
pars  altéra  alteri  cedere  noUet ,  complacuit  utrique  adiré  regem  Franciae  Lu- 
dovicura  spe  pacis  et  concordiae ,  in  quem  pars  utraque  levabat  oculos  confi- 
dentiae;  nam  Leodiensium  amicus  erat,  et  nibilominus  patrinus  domini  et 
consanguineus  de  propinquo.  Verum  in  ipso  itinere  commenta  fraudium  Leo- 
diensibus  fabricabantur  per  fictum ,  non  factum ,  crimen  laesae  majestatis. 
Sed  lucescente  verilate,  baec  ita  redigebantur  ad  nibilum  ,  ut  quod  dispone- 
batur  ad  luclum  converteretur  in  gaudium.  Nam  commissarii  domini  a  facie 
régis  revertebantur  inglorii,  aliis  reportantibus  gratiam  régis,  sed  non  finem 
litis.  Haec  autem  subreptio  ,  imo  mendacii  couBctio  ,  domini  causam  non  mi- 
nime deteriorabat .  partemque  contrariam  ad  pacem  reddebat  invitam ,  ut 
postea  reipsa  probavit  eventus.  Moxque  Leodieuses  quosdam  fautores  do- 
mini ,  qui  bujus  conBctionis  et  auctores  et  conscii  erant ,  proscriptione  dam- 
nare  et  bannire  coeperunt ,  quod  aegerrime  cepit  dominus ,  quod  hoc  ipsum 
in  praejudicium  cujusdam  jurati  statuti  directe  vergeret,  et  talia  praesumere 
absque  ejus  conniventia  illis  foret  illicitum.  Quamobrem  exasperatus  justitia- 
rium  eis  abstulit ,  et  quae  sui  juris  erant  officia  instituere  noluit.  Elongavit  se 
ab  illis,  et  Trajecti  se  recepit  ;  et  facta  est  terra  Leodi'ensis  quasi  absque  lege 
et  domino  plurimo  tempore. 

1  Quam  ob  causam  pars  utraque  Galliae  re-      sapra  p.  12  et  seqq. 
gem  Ludovicum  XI  adierit ,  latius   exponitur 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


141 


CAPUT  V. 

Quod  nuUis  niediantibus  laboribus  componi  paœ  potuerit. 

Ordinantur  inlerea  et  servanlur  coiloquia  et  diaetaepro  bono  pacis,  nunc 
quidem  apud  Trajeclum  superius,  nunc  apud  Bruxellam  coram  duce  Phi- 
lippo,  cujus  supra   fecimus  raentionem.  Mittit  ille  a  latere  suo  dpminum 
Tornacensem,  doctum et  prudentem  virum*.  Et  veniens  Trajeclum,  dein  Leo- 
dium  pelens ,  proposuil  arliculos  ulique  ralioni  consonos  et  avisata  perop- 
tima,  pro  bono  partis  utriusque,  ut  convenirent  in  unum.  Mililabant  enim 
contra  rapacitatem  cleri  et  turpis  quaestus  nundinas.  Vergebant  nibilominus 
in  dispendium  insolenliae  vulgi.  Sed  heu  !  oranis  conatus  ejus  redibat  inanis 
et  effeclui  efficientis  minime  respondebat.  Quumque  enim  aures  suas  libenter 
illis  dominus  Leodiensis  accommodaret ,  et  ad  observandum  promptissimus 
redderelur.  malelamen  sonuit  in  auribus  Leodiensium  aliquiddare  pro  exces- 
sibus  et  consuetudines  deponere  abusivas.  Illas  ut  privilégia  defendebant 
utilia  ,  illis  adeo  pertinaciter  inhaerebant ,  ut  prius  esset  prosterni  eoset  jacere 
supinos  in  terra ,  quam  jura  sua  relinquere.  Dominus  ipse  natura  fuit  vir 
bonus,  animo  lenis,  conversalione  placidus,  sermone  suavis,  qui  semper  op- 
taret  bonum  agere,  paratior  misereri  quam  ulcisci ,  parcere  quam  ferire.  Si 
jam  corruplus  sit ,  si  a  prislinis  moribus  degeneraverit  ,  non  juveni  bonae 
indolis  ,  sed  domeslicis  pravae  conversationis  potius  impulandum  est.  Nec 
mirum.  Quomodo  qui  maie  agerenl  bona  docerent?  Qui  quaerebant  quae  sua 
sunt,  non  quae  aliorum,  et  qui  bonum  privatum  bono  reipublicae  praefere- 
bant.  Hinc  per  prophetam  ad  Sedeciam  regem  Dominus  ait  :  «  Seduxerunt  te 
viri  pacifici  tui.  »  Et  Dominus  in  evangelio  :  «  Inimici  hominis  domestici  ejus.  » 


CAPUT  VI. 


De  interdicto  in  Leodieuses  posito. 

Ilaquecum  Leodienses  ad  reformationem  morum  suorum  inflexibilesessenl, 
gladio  ecclesiae  coepit  se  accingere  dominus  ,  terram  suam  ecclesiastico  sub- 

*  Cfr.  supra  p.  14. 


U2 


HE:\RIC1  de  MERICA 


jiciens  interdiclo.  Op|)idum  Hoyense  non  invoheral  inlerdiclimi ,  quia  fide- 
litalcm  ecclesiae  servans,  communicare  noiebat  actibus  elconsiliis  iniquoriim. 
Verum  interdictum  hoc  Leodienses  tamquam  injuste  positum  cavillabantur. 
et  pro  discutienda  verilate  etjustitia^  diaeta  concipitur  apud  Trajectum.  Ad 
quam  non  adducunt  illi  jurisperitos  et  doctores  suos  ^  in  quibus  non  habebaiit 
fiduciam ,  quia  partiales  eos  judicabant  :  sed  prece  pretioque  venire  faciuot 
majores  magistros  in  jure  studii  Coloniensis.  Illi  per  argumenta  sua  injustum 
fore  interdictum  probare  moliuntur,  et  ob  id  nullius  roboris  vel  momenli. 
Sed  is  quem  dominus  Leodiensis  ipse  miserat  ad  diaetam  .  magister  Raymun- 
dus  de  Marliano ,  doctor  utriusque  ,  cassalis  argumentis,  interdictum  esse 
justum  justeque  positum  clarissima  assertione  praedocuit ,  et  ita  alioriun 
ora  conclusit,  ut  ultra  quid  dicerent  non  haberent.  Magister  ille  erat  doctor 
ordinarius  in  decretis  universitatis  Lovaniensis ,  accitus  a  domino  Leodiensi 
pro  consilio  tribuendo,  habens  de  litteratura  multum.  de  epikeia  parum. 
Nam  omnia  jura  in  scrinio  pectoris  sui  censebatur  habere  reclusa;  sed  ritmn 
gentis  et  morem  patriae  ignorabat,  ut  Italus^  Erant  quoque  tune  temporis 
duo  proceres,  Johannes  de  Hamalia  et  Rasode  Heers,  domini  temporales,  inter 
quos  grassabatur  lis  perpétua  et  odium  immortale.  Hic  ditior  erat ,  nobilior 
ilie  :  iste  Leodiensium  ,  ille  fovebat  domini  partem.  Alter  in  alterum  inimici- 
tias  exercebat  ;  alter  alterius  dominium  ferro  et  incendio  devastabat.  De  quo- 
rum controversiajactura  publica  ecclesiaeque  dispcndium  non  minime  crevit. 
iNam  Johannes  erat  potens  apud  dominum ,  Raso  apud  populum.  Primus  vir 
audax  et  magnanimus,  alter  capitosus  et  praeceps,  multum  habens  de  im- 
petu  ,  de  modestia  nihil  ;  fautor  schismatis,  hostis  pacis.  Dicere  solebat  ipse  : 
Quid  nobis  et  paci?  si  pas  Tenerit ,  nihil  ero.  Existimabat  faciem  domini  et 
suoruni,  quos  gra\issime  offensos  habebat,  facta  pace,  implacabilem  fore  sibi. 
Miser  homo ,  cur  tantopere  pacem  fugis?  Poterat  tibi  aliquid  boni  pax  tri- 
buere  ,  guerra  nihil.  Ecce  jam  juxta  votum  tuum,  propter  demeritum  tuum, 
guerra  venit,  pax  non  venit.  Tamen  totus  fractus  es;  imo  nihil  factuses! 

1   Raymundus  de  Marliano  in  hac  diaeta  for-  Chronicon   Belg.  ad   an.    1460,   Méiuires  roDR 

tiler  propugnavit  Ludovici  Borbonii  causant  ad-  scktis  a  l*hist.  ob  Fka?ice  et  de  Boiihcocne,  in-4'', 

versus  tumultuanlem  populum,  queai  doctores  1729,  tilulo  Remond de  Marlieu,  et  Valerii  An- 

Acadeiniae  Coloniensis  tuebantur.  Clr.  J/agnurn  dreae  Fast.  Acad.  Lot.,  p.  164. 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


1» 


CAPUT  VII. 


De  excommunicatione  Leodiensium.  et  appellatione  eorum. 

Non  cessabant  utrimque  viri  boni  laborare  fideliter  per  crebras  diaetas  et 
tractatus  amicabiles  ,  quomodo ,  discordiae  nebulis  dissipatis .   pulchritudo 
pacis  occurreret,  et  sol,  qui  erat  in  nubilo,  laetior  refulgeret.  Cum  autem 
tracUtus  omnis  casso  labore  deficeret,  resque  pertracla  in  dies  augraenlum 
mali  sumeret ,  partibus  nimium  induratis  ,  ad  notitiam  Pii  papae  delata  est. 
Ille  aulem  ad  requestam  partium  Pelrum  quemdam  ambaciatorem  ad  terri- 
torium  Leodiense  transmisit,  in  utroque  doctorem*.  Petit  ille  pro  diverticulo 
Aquisgranum,  in  domo  canonicorum  regularium  faciens  residentiam.  Ubi  ad 
se  accitis  partibus,  earumque  causis  mature  digestis,  confugit  tandem  Tre- 
verim  procul  a  finibus  Leodii,  veritus  obstrepentis  popuh  barbaricam  feroci- 
tatem.  Quo  persequentibus  partium  commissariis ,   sedens  in  loco  judicu 
tamquam  judex ,  Leodienses  tamquam  profanos,  rebelles  et  incorrigibiles  ex- 
communicationis  vinculo  innodavit.  A  qua  tamquam  jndebita  et  injusta  sen- 
tentia  illorum  conimissarii  ad  sedem  apostolicam  appellarunt.  Appellationem 
et  suspicionem  reipsa  dignam  faciebant  in  oculis  eorum  ,  magistri  Raymundi 
suspecta  persona ,  cujus  manus  cum  legato  fuerat,  cujus  quoque  de  consilio 
totus  ipse  pendere  dicebatur  ;  et  erat  non  mediator  bonus ,  sed  partialis  valde. 
Eliguntur  itaque  solemnes  ambaciatores,  et  a  domino  terrae  ,  et  ab  ecclesiis, 
et  a  nobilibus,  et  a  communitatibus ,  et  ad  romanam  curiam  diriguntur, 
facUpriusunanimi  comproraissione  in  dominum  apostolicum  ,  tamquam  arbi- 
trum  et  judicem  summum,  ut  quidquid  ille  definierit  de  tota  causa,  ab  om- 
nibus  iuviolabiliter  observetur.   Et  banc   promissionem  pro  majori  robore 
scripte  firmant,  vallant  jurejurando,  et  sigillorum  sùorum  appensione  com- 
muniunt.  Dominus  papa  Paulus  succedens  Pio  defuncto,  cum  audisset  or- 
dinem  rei  geslae,  sententiam  latam  per  Petrum  legatum  approbavit  tamquam 
justam.  Nihilominus  salis  pius  et  propitius  factus  Leodiensibus  decrevit,  ut 
ad  spatium  quatuor  mensium  hujuscemodi  sententia  suspensa  maneret  ac  dé- 
bite carerelefiFectu,  quatenus  intérim  mature  super  maie  coeptis  resipiscerent 


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•  Cfr.  supra  p.  16. 


144 


HENRICI  DE  MERÏCA 


et  cum  domino  suo  pacifiée  eonvenirent.   Alioquin  sentenlia  ipsa  se  noverint 
esse  feriendos. 


CAPUT  VIII. 

De  praevaricatione  Leodiensium  et  tutore  eomm^. 

Anno  Domini  LXV*"^^  Leodienses  pessimum  iniere  consiliiira.,  ut  causa  ad- 
hue  in  lile  pendenle,  facerent  unde  nimirum  fieret  confusio  et  illusio  iis  qui 
in  circuitu  sunt,  et  emergeret  opprobrium  sempiternunfi  super  capilaeorum. 
Nam  Raso  de  Heers,  et  Bari  Surleth,  et  alii  nonnulli  ex  parle  Leodiensium 
pergebant  ad  nobilem  virum  magistrum  Marcum  de  Baden ,  germanum  fra- 
trem  comitis  de  Baden,  quem  proraissis  illectum  Leodium  inlroduxerunt. 
Ërant  tune  festa  paschalia  ;  at  vero  civilas  tota  ruit  illi  obviam ,  et  pro  jucundo 
adventu  novi  domini ,  non  pro  resurrectione  Jesu  Christi ,  dies  festos  agunt 
illi.  Laetabantur,  sicut  exultant  victores,  capta  praeda,  quando  dividunt  spo- 
lia ;  sed  extrema  hujus  gaudii  luctus  occupavit.  Contigit  autem  eodem  tem- 
pore  et  ambaciatores  a  curia  rediisse  Leodium.  Qui,  ut  a  papa  habebant  in 
mandatis ,  relationem  et  de  mente  papae  et  de  iis  quae  caiisam  concernebanl, 
volebant  quidem  facere ,  sed  sub  poena  capitis  prohibebanlur.  Itaque  homa- 
gium  Raso  et  complices  sui  magislro  Marco  faciunt,  fidelitatem  promittunt, 
eumque  in  defensorem  ac  tutorem  patriae  suscipiunt  ;  Ludovicum  de  Borbo- 
nia,  eleclum  et  confirmatum,  verumque  dominum  terrae,  sic  abnegant,  ut  in- 
signia  armorum  ejus  ubique  locorum  delrahi  jubeant ,  et  sub  poena  capitis  ne 
quisquis  de  caetero  eum  dominum  Leodiensem  nominet  interdicant.  Quid 
plura  !  Mittunt  praeterea  veridarios  ad  rectores  oppidorum,  ad  nobiles  et  va- 
sallos  patriae,  et  Leodium  quantocius  properare  praecipiunt.  Quibus  imprae- 
sentiarum  positis  dicebant  :  «  Facile  quod  et  nos  fecisse  videtis,  aut  cum  per- 
ditione  bonorum  incontinenti  gladio  feriemini.  »  Nonnulli  vero,  arcta  necessilate 
constricli ,  réclamante  conscientia ,  faciebant  quod  facere  cogebantur ,  qui  sci- 
licet  extra  patriam  unde  \iverent  non  haberent.  Quamplurimi  pluris  existi- 
mantesconscientiamquam  substantiam  ,  verentesque  potiuspericlitarianimam 


I  Supra  p.  ââ  et  seqq. 


2  An.  146». 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


145 


quam  famam,  dato  loco  irae,  fugae  praesidia  quaesiere.  Hos  contmuo  tam- 
quam  tradilores  et  schismaticos  proscriptione  damnabant  ;  horum  bona  per 
filios  perdilionis ,  qui  de  Viridi  Tentorio  dicebantur' ,  diripiebant,  combure- 
banl,  abalienabanl.  Heu  !  non  fuit  eis  cordi  quid  promiserint,  quid  signaverint, 
quid  juraverint .  non  cuique  homini ,  sed  vicario  Christi ,  sed  successori  Petri , 
l)arbaris  in  hac  parte  détériores,  apud  quos  violare  fidem  et  juramenta  fran- 
gere .  est  caput  amiltere.  Certe  apud  canonicas  sanctiones ,  in  qualibet  actione 
triplex  consideralio  adbibenda  est.  Considerandum  etenim  est,  quid  liceat,  quid 
deceat,  quid  expédiât;  liceat  secundum  aequitatem,  deceat  secundum  honesta- 
tem.  expédiât  secundum  ulililalem.  Proh  dolor!  Leodienses  verligmem  ca- 
pilis  passi ,  aequitatis  erant  incurii ,  honestatis  immemores  et  salutis  exortes  ; 
unde  omnia  violabant,  omnia  confundebant,  cuncta  profanabant,  Deoetho- 
rainibus  odiosi.  Quis  haec  audiens  non  obslupescat?  Vere,  vere,  nunquam 
ad  banc  slullitiam ,   imo  vesaniam   prorupisset  populus  ille ,  si  non  fuisset 
venumdalus  facere  malum,  et  datus  in  reprobum  sensum,  ut  videns  non  vi- 
deret,  et  audiens  non  intelligeret ,  et  converteretur  et  sanaretur  a  Deo.  Unde 
accidit.  ut  quocumque  se  verlisset  de  caetero,  haberet  infortunium,  discrimen 
incurreret,  oppiobria  sustinerel,  sed  et  papa  Paulus  secundus,  qui  nunc  prae- 
sidet  ecclesiae  Dei,  senlenliam  excommunicationis  fulminaret  super  eum  ,  non 
quidem  super  populum  universum ,  sed  super  Rasonem  et  complices  suos ,  qui 
ecclesiam  spreverant,  pacla  solveranl,  ettantorum  malorura  fuerant  incentores. 


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CAPUT  IX.  . 

Qtwd  Leodienses  dïffidanmt  Phtltppum  ducem  et  Carolum  filtum  ejus. 

Denique  non  verebantur  Leodienses  malum  raalo  addere,  stultitiam  stulti- 
tiae  cumulare.  Neque  sufficit  eis  in  perniciem  salutis  suae  dominum  papam 
habere  contrarium,  quin  etiam  in  praejudicium  prosperitatis  suae  oculos  ma- 
iestatis  Philippi  ducis  tentarunl  offendere.  Quid  enim?  Ad  ipsum  tune  Bruxel- 
lae  morantem  mittebant  nuntium  .  publicae  diffidationis  lilteras  perferentem  , 
alque  pelulanti  animo  diffidabant  eum  cunctosque  fautores  ejus.  Neque  hoc 


»  Cfr.  »upra  p.  53. 


19 


146 


HENRICI  DE  MERICA 


contenti ,  diffidabant  et  filiiim  ejus  unicum  Carolum  ,  comitem  de  Charloes , 

et  omnes  coadjutores  ojus.  Is  eo  in  lempore  ducebat  exercitum ,  belliimque 

movebat  in  regione  Franciae  conira  Liidoviciim  ,  regem  Franciae ,  volens  vin- 

dictam  siimere  de  rege,  et  quidem  satis  juste.  Rex  equidem  quaesierat  noala  et 

patri  suo  et  sibi ,  et  insidias  posuerat  eis  non  semel ,  sed  iterum  atque  ite- 

rum ,  conatus  pro  bono  reddere  malum.  Et  certe  cornes  idem,  sicut  in  nulla 

re  régi  fuerat  obnoxius  ,  unde  vel  tennis  querela  posset  dari  regi  adversus 

eura  ,  ita  quoque  Leodiensibusnunqiiam  vel  verbo  nocuerat ,  qiiin  potius  bene 

favorabiiis  pro  bono  mutuae  pacis  semper,  uti  poterat,  laborabat.  Noiebant 

tamen  illi  credere  pleni  malis  suspicionibus ,  et  ad  insipientiam  sibi.  Caeterum 

impleta  videtur  effectualiter  in  Leodiensibus  deprecatio ,  imo  potius  impreca- 

lio  Jeremiae,  quadicebat  :  «  Duplici  coutritione  contere  eos,  Domine.  »  Rêvera 

duplici  contritione  contriti  et  duplici  plaga  consumpti  sunt,  dum  videlicet 

interior  homo  ecclesiasticis  censuris  interiit ,  et  corpoream  vitam  gladius  mar- 

tialis  extinxit.  Quam  debili  fiduciae  innixi  sunt  talia  praesumentes  !  ConBde- 

bant  etenim  non  in  Domino  Deo,  quem  ofiPensum  habebant,  quia  vicarium 

ejus  contempserant  ;  non  in  justitia  qua  carebant ,  sed  in  collisione  armorum 

quibus  abundabant,  et  in  virtute  propria,  quae  tamen  respectu  contrariae 

majestatis  permodica  erat ,  quamquam  ad  resistendum  omni  populo  et  na- 

tioni  vires  sibi  sufficere  temerariejactitarent.  Propter  quod  verburacalumniae, 

quod  de  populo  Moabitico  Isaias  ait ,  de  populo  Leodiensi  apposite  videtur 

intelligi  posse  :  «  Audivimus  superbiam  Moab  :  superbus  est  valde  ;  superbia 

ejus ,  praesumptio  ejus ,  arrogantia  ejus  plus  quam  fortitudo  ejus.  »  Sane  leva- 

.  bant  ipsi  oculos  in  regem  ,  et  in  eo  maximam  spem  ponebant  ;  sed  non  venit 

eis  auxilium  ab  eo ,  qui  factus  est  eis  baculus  arundineus  ;  nam  innixi  super  eum 

stare  non  potuerunt,  sed  ceciderunt  in  terram.  Rex  promissione  dives,  exhi- 

bitione  pauperrimus,  rex  sibi  ipsi  auxiliari  et  ante  faciem  Caroli  comitis  stare 

non  potuit ,  vel  in  medio  regionis  suae;  sed  ab  eo  fugatus,  victus ,  humiliatus 

est.  Quantum  aliis  auxilium  ferre  posset,  qui  sibi  praestare  non  posset?  Tu, 

popule  stulte  et  insipiens ,  utinam  sapéres  et  intelligeres ,  ac  novissima  prae- 

videres  !  Ecce  enira  fortior  te  superveniens  vincet  te;  universa  arma  in  quibus 

confidis,  auferet  a  te,  et  spolia  dividet  in  te.  Ecce  civitatem  gloriae  tuae, 

coronam  patriae  tuae  circumdabit  vallo  ;  undique  coangustabit  eam  ;  et  ad 

terram  prosternet  eam  ,  et  fîlios  ejus  qui  in  ea  sunt ,  eo  quod  non  cognoveris 

culpam  transgressionis  tuae. 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


147 


I 


CAPUT  X. 

Quod  Leodienses  coeperunt  primo  forefacere  et  damna  inferre 

Philippo  ditci. 

Posl  verba  ventum  est  ad  facta.  Neque  enim  se  conlinere  poterant  a  male- 
faciendo  ,   qui  non  laesi  provocaverant  diffidando  ,  non  intelligentes  quod 
cuncla  maie  ministralimpetus.  Primi  ipsi  verborum  injurias  irrogarunt ,  primi 
damna  rerum  intulerunt,  primi  ad  laesionem  corporum  proruperunt.  Mox  et- 
enim terram  Brabanliae  ultra  Mosam  ingressi ,  hostiliter  rapina ,  ferro ,  incen- 
dio  cuncta  depopulati  sunt.  Terra  de  Daelhem  plus  aliis  perditioni  subja- 
cuit.  Perierunt  a  facie   ignis  castella  ,  nobiliumque  domicilia  ,  ac  praedia 
permagnifica,  atque  villae  non  paucae,  quae  et  pulchritudine  aedificiorum 
etoperum  varietate  ,  et  pluraliUte  plebium  oppidis  adaequari  potuissent.  Sed 
o  rem  novam  !  rem  detestandam  !  rem  omni  vilipendio  dignam  !  Femmeum 
genus  in  hoc  itinere  scelerato  sesc  virorum  agmini  sociavit ,  induensque  et 
animum  et  habitura  masculinum  ,  masculos  ipsos  crudelilate  devicit.  Quid 
vobis  et  armis,  o  mulieres  fuligine  tetriores  ?  Virorum  certe  est,  non  mulie- 
rum.  arma  ferre,  ad  bella  procedere.  Veslrae  potius  disciplinae  est  manere 
domi,  lanificio  intendere,  cibaria  decoquere,  pulmenta  praeparare.  Quod  si 
pugnare  delectat,  non  inter  mares,  sed  inler  Amazones  sorlem  accipite;  ha- 
rum  ,  non  illorum .  communionem  habetote.  Progrediuntur  insuper  et  apud 
oppidulum  de  Valkenborch  ,  fortissimo  Castro  praeditum  ,  lentoria  figunl. 
Ubi  dum  moras  facerent  et  obstacula  invenireut ,  ecce  magister  Marcus,  tutor 
eorum  ,  considerans  execranda  opéra  profanorum ,  quod  scilicet  non  esset  ti- 
raor  Dei  ante  oculos  eorum ,  quod  censuras  ecclesiaslicas  tamquara  nihil  et 
inane  ducerent ,  quod  in  vano  animas  suas  acciperenl,  quod  non  laedentesse 
laederent ,  quod  de  amicis  inimicos  constituèrent,  quod  non  ralione,  sed  impelu 
cuncta  agerent ,  quod  eorum  malitia  in  dies  accresceret,  quod  mala  initia  pes- 
simos  eventus  et  infaustos  exitus  habitura  forent ,  nimia  poenitudine  ductus 
et  dolore  intimo  stimulatus,  relicto  thesauro  suo,  clam  cum  suis  aufugitV  Ma- 
lebat  nirairum  solum  natale  repetere,  quam  in  capitis  sui  periculum  et  salutis 


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I  Cfr.  tupra  p.  27  el  28. 


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HENRICI  DE  MERICA 


dispcndium  populo  profano  praeesse.  Quo  cognilo,  illi  nimium  allonili  et 
confusi ,  \ix  qiiid  agerent  et  quo  se  verlerent  discernebant.  Saiie  prae  turba- 
tione  nimia,  morae  impatientes,  cum  scandalo,  non  sine  damno  ^  relique- 
rant  enim  partem  raagnam  armorum  anle  locum  obsessum),  Leodium  mox 
repetunt ,  cauleriatam  secum  ferentes  conscienliam  et  de  eo  quod  acciderat 
inaestinoabili  confusione  percellentes  patriam  universam. 


CAPUT  XI. 

De  nimia  insolentia  et  transgressione  Dinantensium. 

Exenoplum  civitalis  sequunlur  et  oppida.  Ulinani  exemplum  bonum  de- 
disset  illa ,  quod  ista  aemulari  poluissenl  !  Oppidum  Hoyense  majus  fortius- 
que  inter  alia  ,  sicut  profanationis ,  ila  quoque  diffidationis  semper  expers  fuit. 
At  vero  ministri  scelerum  oppidi  de  Dinanlo  incivile  quoddam  in  comilem 
Carolum  perpetraverunt  ;  et  quia  enormius  prae  caeteris  peccaverunt ,  prae 
caeteris  maliliae  suae  penas  luere  sunt  coacli.  Famabant  voce  procaci  illum 
esse  spurium ,  et  in  slufa  de  domina  ducissa  ac  Leodiensi  episcopo  gênera- 
tum.  Unde  sumentes  foenum  alque  stipulam ,  veteres  ac  altrilos  pannos,  in 
ludibrium  nominis  sui  formam  humanam  effigiant ,  quale  genus  monstri  in 
hortis  satis  ponitur  ad  abigenda  volatilia,  quale  genus  figmenti  formidinera  in 
cucumera  Baruch  propheta  nuncupat.  Hancque  confictam  formam  hominis 
sportae  impositam  suslollunt  in  altum  ac  sagitlis  aggrediuntur,  insultantes 
et  dicentes  :  «  Carole  ,  Carole,  bastarde  de  Heynsberch  ,  ubi  est  potentia  tua  ? 
Ecce  datus  es  in  manibus  nostris.  Défende  te  et  eripe,  si  potes.  »  Proh  pudor  ! 
Deinde  convicinos  suos  terrae  Namurcensis  et  isti  conturbant.  Et  primo  qui- 
dem  impetu  monasterium  ordinis  Cisterciensisdictum  de  Moliuis  igné  copioso 
circumvallando  ,  in  favillas  et  cineres  redegerunt.  Ignis  tamen  jacturam  evasit 
ecclesia  et  dormitorium.  Strictae  illic  observantiae  monachi  sunt  et  adeo 
pauperes^  ut  non  de  redditibus,  sed  de  manuum  laboribus  vivere  compeU 
lantur.  Sed  quid  ?  Non  revocabat  sceleratos  a  scelere  loci  reverentia ,  non  hu- 
railis  obsecratio  mohachorura,  non  pauperlas  fratrum  ,  non  bonitas  vilae. 
Utque  mihi  retulit  viva  voce  abbas  venerabilis ,  damnum  per  ignem  illatum 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


149 


ultra  tria  millia  rhenensium  florenorum  justo  computo  supputari  potest. 
Sumptuosa  erant  aedificia,  et  domus  grangiarum  plenae  bonis  atque  frugibus, 
quas  sponte  gignit  humus.  Et  hoc  plene  sciendum ,  quod  inter  mciviles  et 
profanos  fuerant  eliam  viri  cultorcs  Dei,  justi  tenaces,  sequaces  honesli ,  qui 
quae  videbant  mala  abhorrebant ,  et  quae  corrigere  non  poterant,  corripere 
non  audebant ,  ne  subslanlia  privarentur  penitus  et  vita.  Nam  et  railitem 
quemdam  in  Dinanlojuxta  monasterium  praefatum  ribaldi,  volentes  ecclesiam 
incendio  dare,  arguebant  schismatis  et  proditionis,  quod  scilicet  obstiterit , 
quod  ratione  eos  induxerit  et  prece  deflexerit  ab  immani  sacrilegio.  Sic  in 
Dinanto ,  sic  in  Leodio,  sic  et  locis  in  aliis. 


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CAPUT  Xll. 


De  duce  Clevensi  et  drossato  Brabantiae. 

Philippus  aulemdux ,  confeclus  senio  et  virium  impos ,  misit  ad  ducem  Cle- 
vensem  consanguineum  suum ,  puta  sororis  filium ,  ut  festinato  veniret,  contra 
Leodienses  inimicos  opem  laturus;  siquidem  robur  exercituset  tola  fere  mi- 
lilia  a  comité  Carolo  detinebatur  in  Francia.  Veuit  autem  ille  cum  equitum 
peditumque  mulliludine  non  exigua  ,  et  in  Thenis  Brabantiae  oppido  se  re- 
cepit.  Verum  brevem  lemporis  moram  faciens  ,  nihil  célèbre  operatus  est.  In- 
sultum  ipse  in  hosles  nullum  ostendit ,  nec  congressum  uUum  habuit;  intulit 
lamen  damnum  ignis.  Sed  quaenam  est  illa  virtus  bellica  domos  incendere, 
opéra  manuum  hominum  comminuere ,  nemine  répugnante  ?  Unde  Bruxellam 
\aledicturus  avunculo  petiit,  et,  accepto  stipendio  ,  remeavit  in  sua.  Eodem 
tempore,  communi  decreto  ducis  et  patriae,  directus  erat  drossatus  Braban- 
tiae ,  nobilissimus  cornes  de  Nassau,  ad  oppidum  de  Lewis,  in  extremis  fini- 
nibus  Brabantiae  conslitutum,  ad  tuendos  fines  terrae  a  facie  oppidorum 
Léodiensium  quae  in  vicinia  sunt ,  puta  de  Hassell  et  de  Sancto  Trudone , 
oppida  grandia,  populo  plena,  referla  divitiis,  forlibus  portis,  altis  turribus, 
densis  raoenibus  in  circuitu  communita.  Ipse  autem  oppidum  Lewense  bene 
communiens,  et  aggregans  sibi  copias  virorum  forlium ,  inter  quos  et  erat 
dominus  Johaimes  de  Hamalia ,  cujus  supra  fecimus  mentionem  ,  et  Walterus 


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HENRICI  DE  MERICA 


Bail,  miles,  emeriliis  signifer ,  inlolerabilis  hostibus  faclus  est.  Non  cessabant 
autem  adversarii  Brabantiae  fines  eliam  ad  occidentalem  plag^am  iœpetere , 
praedando,  captivando,  occidendo,  incendendo.  Sed  non  impunc  tulerunt, 
quia  eadem  mensura  .^  qua  ipsi  rnetiebantiir  ,  remensum  est  eis. 


CAPUT  XIII. 

De  Victoria  quant  habuit  drossatus  de  hostibus.     . 

Venit  ergo  vice  quadam  cuiu  signis  suis  et  ingenti  strepitu  niultiludo  ma- 
gna oppidi  satis  magni  de  Hasselt ,  quod  est  caput  terrae  Lossensis ,  exagila- 
lura  fuiorem  suum  in  Brabantigenas.  Conserta  pugna ,  et  drossato  facto 
superiore,  plures  adveisariorum  ceciderunt  in  ore  gladii  ;  nonnuUos  rivus, 
qui  Gheera  dicitur,  eos  a  tergo  impellenlibus  Brabanligenis ,  deglutivit. 
Alii  autem  fugae  celeriori  se  commiserunt,  reportantes  ignominiam  prae- 
sumptionis  suae,  ut  ipsi  facere  praesumerent  ultra  Gheeram  transeundo,  quod 
progenitores  sui  semper  facere  timuissenl.  Verbum  quippe  Salomonis  est  :  «  Ne 
transgrediaris  terminos  quos  posuerunt  patres  tui.  »  Unde  recle  isli  confusi 
juste  humiliati  sunt ,  quod  videlicet  salutaris  consilii  fuissent  incurii  et  pa- 
triis  limitibus  non  contenti.  Merito  quidem  exterruisset  habilalores  oppidi  de 
Sancto  Trudone ,  quod  est  in  pago  Hasbaniae  ad  leucam  distans  a  Lewis , 
lanta  strages  confinium  suorum.  Verum ,  sicut  scriptum  est  :  Semper  praesu- 
mit  saeva  perturbata  conscientia ,  volebant  et  ipsi  confidentes  in  viribus  suis 
aliquid  attentare,  unde  laudem  consequerentur  penitus  ethonorem.  Etegressi 
fortiter  agere  impegerunt  in  drossatum ,  qui  non  procul  aberat.  Proinde  quasi 
jam  Victoria  in  manibus esset ,  resonabatvox  una  clamantium  :  Nullus  évadât; 
nemo  vivere  permittatur  ;  guttura  cuncti  perdant.  At  cum  se  inferiores  con- 
spicerent ,  humiliter  precari  coeperunt ,  qui  paulo  ante  tumide  minabantur , 
multa  offerre ,  plurima  repromittere ,  si  evadere  sinerentur.  Sed  nemo  eorura  , 
qui  in  manus  bostiles  inciderunt ,  exauditus  est  ;  nemo  vitam  redimere  pote- 
rat,  nemo  difiFugere.  Et  quidem  satis  juste  ;  ut  videlicet  qui  aliis  cogita verant 
inferre  mala ,  haec  et  ipsi  justo  Dei  judiciopaterentur,  in  eamdem  ,  quara  aliis 
paraverant,  foveam  incidentes.  Reliquos  terga  vertentes  drossatus  ipse  cum 


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DE  CLADIBUS  LEODIEINSIUM. 


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suis  ad  portam  usque  oppidi  inseculus  est ,  oppidum  ingressurus,  si  porta 
clausa  non  fuisset.  Erat  autem  et  nunc  est  Montenaken  fortalitmm  et  antemu- 
rale  terrae  Leodiensis  ad  australem  plagam  ,  de  quo  aliisque  villis  m  vicmia  si- 
tuatispepereratecce  in  drossatum  et  coadjutores  suos  cuneusmgens  hommum 
imbellium  etagrestium  populorum  rem  magnam ,  rem  facturus  egregiam. 

Parturiuni  montes  ,  nascetur  ridiculus  mus. 

In  quos  tanta  caede  debacchatus  est ,  ut  ex  eis  mille  octingentos  viros  pros- 
trasse  referatur.  Fortalilium  ipsum ,  ablatis  bonis  et  occisis  hominibus  in  eo 
repertis ,  ferro  diruit ,  igné  succendit.  Contigit  autem  in  eis  tribus  pugnis  per- 
paucos  ruere  de  parte  drossali,  cum  caderent  adversarii  numéro  plures  m 
multitudine  copiosa.  Et  hoc  quidem  voluntate  Dei  factum  esse  credimus ,  qui 
servos  semper  adjuvat,  cuique  difficile  non  est  in  paucis  salvare  aeque  ut  in 
multis.  Sicque  humiliati,  sicque  confusi  illi  de  caetero  oppida  sua  egredi  timue- 
runt,  delilescentes  in  illis  a  facie  drossati ,  sicut  mures  in  antris  a  facie  catti, 
et  coiumbae  in  cavernis  a  facie  milfisese  abscondere  consueverunt.  Sane  super 
interemptis,  etsi  inconsolabilem  fletum  in  prôpinquis  naturalis  extorqueret 
affectio ,  vis  taraen  doloris  non  minime  lenitescebat  consolatione  suscepta , 
quod  scUicet  autumarent  illos  pro  defensione  justitiae  corruisse  ;  quod  autem 
in  analhemate  papae  perierint .  quod  nulla  relinquenles  contritionis  signa  de- 
fecerint ,  quod  in  locis  profanis ,  instar  pecudum ,  corpora  putrida  humata 
fuerint,  cordi  non  erat,  quasi  pro  nihilo  ducebalur.  0  miram  excaecati  populi 
dementiam  !  Posuerat  autem  Philippus  dux  Johannem  de  Curia,  villicum  infe- 
riorem  oppidi  Lovaniensis  in  oppido  Brabantiae  de  Halem  ,  in  extremis  finibus 
constituto ,  ad  tuendum  illud  a  facie  fortis  oppidi  terrae  Lossensis  de  Herck , 
quod  ad  dimidium  leucae  separatum  est ,  cujus  quidem  capitaneus  erat  Jo- 
hannesde  Loboss,  vir  procero  corpore,  sed  pavido  corde.  Hic,  quamquam 
multitudine  populi  longe  fortior,  insultum  lamen  facere  vel  conflictum  inire 
cum  adversario  semper  extimuit.  Quin  imo  inter  porlas  suas  sese  recludens, 
adversarium  et  praedam  auferre ,  et  domicilia  incendere  ad  portas  usque  op- 
pidi, malis  suis  gentibus,  perpessus  est.  Oppidum  illud  de  Herck  forte  et  ar- 
roga'ns ,  postea  per  ducem  Carolum  sic  humiliatum  est ,  ut  ligna  et  lapides  de 
dirutis  portis  et  mûris  suis  oppidulo  de  Halem  advehere,  et  vellet  nollet,  id 
corroborare  cogeretur,  quod  pro  murorum  carentia,  pro  vilitate  portarum 
et  populi  rarirate ,  antea  turgido  animo  despexerat  et  pro  nihilo  reputabat. 


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HEIN'RICI  DE  MERICA 


CAPUT  XIV. 


De  reditu  Caroli  a  Francia ,  et  tractatu  pacvt  inter  ipsum  et  Leodienses. 

INon  multo  posl,  habita  Victoria,  pace  facla ,  rebusque  cum  rege  compo- 
sitis ,  juxta  notata  ,  Carolus  cornes  de  Charlois  redire  coepit  a  Francia.  ÎNeqiie 
tamen  mox  ut  reversus  est,  terram  inimicorum  vindictam  sumptiirus  adiré 
curavit ,  sed  ad  preces  comitis  sancii  Pauli  distulit ,  et  in  Thenismonte  oppido 
Brabantiae  aliquamdiu  demoratus  est.  Siquidem  comitem  sancti  I^aiili  ut 
fautorem ,  ut  mediatorem  ,  ut  advocatum  Leodienses  suis  precibus  praevene- 
runt,  postulantes  per  eura,  in  quo  totius  spei  figebant  anchoram,  pacis 
antidota  sibi  dari.  Cornes  hic,  ctsi  fidelissimus  Caiolo ,  ut  amicus  tamen, 
quaerebat  bona  Leodiensi  populo,  et  non  ad  insipientiam  sibi.  Interea  autem 
dum  habelur  sermo,  fitque  tractalus  inter  partes  de  pace  componenda  ,  robur 
exercitus  per  terras  Brabantiae ,  Hannoniae  et  Namurci ,  quae  sunt  finitimae 
terrae  Leodiensi .  ubicumque  diffunditur  ;  quas  aperiebat  et  offerebat  Carolus 
cornes  popularibus  suis,  non  ad  illicitum  abusum,  sed  ad  necessarium  ali- 
mentum.  Illi  autem  licentiae  datae  limites  excedebant.  et  tyrannica  delicta  , 
rejectaque  modestia,  amicis,  non  ut  amicos,  sed  hostes  sese  praebebant.  Hos- 
tium  quippe  est  non  ad  sufHcientiam  sumere.  sed  superflua  extorquere ,  sequi 
impetum ,  contemnere  rationem.  movere  seditiones,  turbationes  alerc ,  in- 
noxiis  nocere ,  laedere  insontes,  nescire  pauperes.  clam  furari,  rapere  inso- 
lenter,  sanguinem  fundere,  mulierculas  deturpare.  Et  ad  tanta  facinora 
ferventius  rapiebantur  ,  quod  scilicet  débita  illis  stipendia  negarentur  ;  nam  a 
festo  Paschae  ad  adventum  usque  Domini ,  quo  haec  fiebant ,  passi  labores  et 
innumeris  expositi  calamitatibus  in  Francia,  trium  tantummodo  mensium  que- 
rulabantur  se  stipendia  suscepisse.  Est  tamen  verbum  apostoli  :  «  Nemo  militai 
stipendiis  suis  unquam.  »  Etoppidadevitabantilli,  quod  scilicet  illicarcerentur 
ab  insolentiis,  et  sumptus  exsolvere  cogerentur.  Quaraobrem  et  villis  ,  et 
grangiis,  locisque  religiosis  totum  onus  incumbebat.  Mirum  autem  et  valde 
mirandum,  ut  Carolus  princeps  inimicis  parcere  vellet,  terrasque  paternas 
omnis  transgressionis  expertes  destrui ,  lacerari ,  exinaniri  permitleret.  Verum 
in  ipso  tractatu  pacis  inventa  est  diffîcultas  utique  non  exigua,  ob  magnitudi* 
nem  petitorum.  Volebat  imprimis  Carolus  comes  ,  ut  pro  damno  et  injuria 


DE  CLADIBUS  LEODIENSI UM. 


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illata  Brabantiae,  ducem  Brabantiae  perpetuis  temporibus  suum  dominalorem 
seu  praeceptorem  recognoscerent ,  et  ejus  absque  licentia  officia  in  civitate 
nullatenus  ordinarent,  gloriam  pro  ignominia  refundendo.  Volebat,  ut  sibi 
pro  offensa  laesae  majestatis,  proque  damno  illato  terris  paternis,  trecenta 
millia  ,  et  domino  Ludovico  de  Borboen  suo  domino  ,  quem  contempserant  et 
repudiaverant ,  centum  millia  coronarum  ad  cenlum  annos  darent,  eumque 
in  verum  dominum  suum  débita  cum  reverenlia  revocarent ,  et  absque  ler- 
rore  vivere  permilterent.  Volebat,  ut  amicos  domini  sui ,  qui  cum  eo  penitus 
aufugerant ,  ad  diverlicula  sua  secure  reverti  paterentur,  ablata  restituèrent , 
et  nullam  de  caetero  persecutionem  inferrent ,  utque  haec  omnia  et  alia  plura 
facere  atque  observare  promitterent ,  promissaque  sigillorum  suorura  appen- 
sione  roborarent. 


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CAPUT  XV. 

De  primo  tramitu  Caroli  y  comitis  de  Chariots ,  contra  Leodienses. 

Ad  quae  dum  nimirum  obstupesceret  et  nutaret  plebeia  civitas,  et  ad  con- 
sentiendum  invitissimam  se  praeberet,  dicens  impossibilia  a  se  peti  incon- 
gruum ,  et  quod  vires  excederet  promiltere  fore  stultum ,  transactis  quatuor 
hebdomadis ,  statuit  Carolus  ,  coadunato  universo  exercitu  ,  depopulari  ter- 
ram universam,  et  via  rigoris  de  hostibus  capere  ultionem.  Et  tendens  ad 
civitatem  offendit  in  via  villam  terrae  Lossensis  dictam  Wellis,  fossatis ,  aquis, 
paludibus  glebaque  tenaci  undique  septam.  Ubi  dum  nonnulli  de  exercitu 
ejus  incaute  procédèrent,  et  villanos  ad  palestrara  allicerent,  contigit  hinc 
inde  de  utraque  parte  ruere  multos.  Videntes  autem  Leodienses  multitudinem 
maximam  contra  se  venientem  ,  cui  resistere  non  valerent ,  formidinem  mentis 
incununt.  Cumque  in  arcto  positi  essent,  et  nec  resistere  se  posse,  nec  oneri 
importabili  humeros  submittere  tulum  esse  cernèrent,  Bary  Surlet  miles, 
quasi  coufoi  tans  eos  dixisse  fertur  :  «  Ut  quid  trepidatis?  Atramentum  modici 
▼aloris  est;  materia  ipsa  vili  emitur  precio ,  et  cera  non  déficit;  spondea- 
mus,  scribamus,  sigilla  appendamus;  ne  limuerimus  :  pacentur  litlerisnostris, 
et  abeant;  opportune  satis  solutioni  instabimus  promissorum.  Et  quidem  si 

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HENRICI  DE  MERICA 


diclis  facta  minime  compensemus ,  salius  est  perdere  famara  quam  vitam  ac 
substantiam  ;  unde  animaequiores  simus  :  arridebit  forsitan  quacumque  occa- 
sione  fortuna  secundior.  »  Taie  aulem  dédisse  consilium  lalem  vinim  discreden- 
dum  non  est;  erat  enim  vir  duplex  animo,  qui  corde  et  corde  optirae  loqui 
nosset.  Quamobrem  hac  necessitale  constricti  illi,  hacque  informatione  roborati, 
ad  observandos  propositos  pacis  articulos  sese  spontaneos  obtulerunt.  Itaque 
Carolus,  dum  acies  suas  decenter  ornasset  ad  ostendendum  magnitudinem 
\irtulis  suae,  nobiliores  quosque  Leodiensium,  in  largo  numéro  in  lineis  ad 
se  venientes ,  huraique  proslralos  ad  veniam  suscepit,  et  sub  praetactis  condi- 
tionibus,  omne  quod  patraverant  crimen  ignoscit.  Mensam  parari,  et  escas 
apponi  praecepit ,  et  ipse  una  cum  eis  cibum  capit,  refectisque  gratiosam  ex- 
hortationem  de  servando  foedera  pacis  facit ,  sicque  valefaciens  eis  Brabantiam 
repetiil.  Haec  conligerunt  anno  Domini  LXVl»,  circa  epiphaniam  Domini. 
Eodem  tempore  laboratum  est  pro  reconcilialione  Dynantensium,  sed  non  ela- 
boratum.  Obturabat  aures  Carolus,  dum  de  illis  mentio  fieret;  vultum  a\er- 
tebat ,  dum  quispiam  pro  illis  preces  fundere  vellet.  Nec  mirum  :  quia  enim 
prae  caeteris  et  plus  caeteris  excesserant,  idcirco  iracundia  ejus  in  illos  prae 
aliis  acriori  indignatione  fervebat ,  et  singularis  delicti  morbus  singulare  cau- 
terium  exigebat. 


CAPUT  XVI. 

Quod  Leodienses  a  pactis  mox  resilierunt. 

Agitabat  autem  post  discessum  Caroli  comitis  incolas  civitatis  quassatio  va- 
lida et  periculosa  dissensio ,  quae  in  finem  iisque  duravit ,  aliis  pacem  ita 
factam  calumniantibus,  aliis  eregionecommendantibus.  Sed  quidem  dispone- 
bant  se  totisyiribus  ad  opère  complendum  ea,  quae  Carolopromiserant,  quem 
tune  plus  domino  suo  diligebant.  Siquidem  hujus  rei  gratia  in  praejudicium 
libertatis  suae  ordinant  assisias ,  \ectigalia  instituunt ,  et  mulctam  gravem  ni- 
mis  ad  persolvendam  ei  promissam  pecuniam  universae  terrae  imponunt.  In 
bac  autem  angaria  magis  magisque  taxabantur ,  agente  Rasone,  et  opprime- 
bantur  enormius  f^utores  domini ,  \irique  diligentes  justitiam  ,  et  odio  haben- 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


155 


tes  iniquilatem.  Fiebat  in  taxis  schismaticis  gratia,  illi  vero  misericordiam 
invenire  non  valebant.  Verum  pro  nihilo  ducunt  resilire  et  infringere  pacta 
dominum  suum  et  amicos  ejus  concernentia ,  quos  malorum  omnium  auctores 
esse  pronuntiabant  et  patriae  destruclores.  Tune  enituit  evidenter ,  non  vo- 
lunlale  quidem  sed  ficlione  atque  necessitate  eos  cum  Carolo  iniisse  amicitiae 
pacta ,  junxisse  foedera  pacis.  Et  quare  servarent  fidem  comiti  Carolo ,  qui 
non  timuerant  infringere  pacta  domino  apostolico?  Dedignantur  itaque  non 
solum  admittere  redeuntem  dominum  suum;  sed  nec,  si  quispiam  eum  domi- 
num Leodiensem  nominet,  aequanimiter  patiuntur.  In  periculo  capitis  erat , 
quisquis  iUe  fuerit,  hoc  atlentans.  Erat  in  medio  sociorum  viraliquisex  me- 
chanicis  qui ,  data  occasione,  in  haec  verba  prorupit  :  «Mirum  quod  dominus 
Leodiensis  redire  non  permittitur;  verisimile  est,  quod  malis  nostris  genti- 
bus  aliquando  reducalur.  »  Delatus  est  homo  apud  Rasonem  et  Bari  capita- 
neos ,  et  propler  haec  verba ,  non  propter  alia  facta  ,  quasi  schismalicus  capite 
plexus  est.  Pro  culpa  forte  non  majori,  majorem  aller  quidam  ex  urbanis  ci- 
vibus  suscepit  senlenliam  morlis.  Habebat  is  amicum  ,  propter  scelus  profanae 
contaminationis  in  Thenis  Brabantiae  oppido  exulantem.  Cui,  ut  moris  est, 
pro  solamine  ac  levamine  cordis ,  piae  aflFectionis  litteras  clam  direxit ,  scribens 
inter  alia  :  «Raso  cum  suis  adhuc  pro  libilu  régit;  speramus  lamen  per  Dei 
«rratiam  finem  bonum  negolia  sortitura.  »  Litterarum  autem  bajulus  infidèlis, 
non  cui  debebat  litteras  Iradidit,  sed  cuidam  ex  profanis  in  via  reperto  dédit. 
Quid  plura?  Deferunlur  litterae  ad  manus  capitaneorum ,  et  in  coetu  plurimo- 
rum  perleguntur.  Capilur  homo:  proditionis  arguitur;  excusatio  nulla  sus- 
cipilur ,  et  in  partes  quatuor  corpus  innocentis  dimembrari  jubetur.  Proh 
nefas  !  Testimonium  vir  iste  habuit  a  bonis ,  quod  bonus  esset  ;  nec  potuit  non 
esse  bonus,  commendatus  a  bonis.  Itaque,  repudiato  vero  domino,  magis- 
trum  Marcum  de  Baden  magnifica  laude  attollunt  ;  illum  reverti  cupiunt,  et 
ad  illum  votive  se  convertunt,  qui  propter  eorum  detestandam  malitiam  aver- 
terat  se  ab  eis.  0  nefanda  rabies  iniquorum!  O  stulti  populi  caeca  protervia  ! 
Revertere  aliquando  gens  caeca ,  revertere ,  resipisce  et  a  mentis  oculis  cae- 
citalis  noxiae  squamas  absterge.  Redi  ad  cor,  et  de  erroneae  viae  tenebris  te 
excule ,  ne  deterius  tibi  contingat. 


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HENRICI  DE  MERICA 


CAPUT  XVII. 


De  nequitia  virorum  Belial  et  Prïore  de  Zeelhem. 

Exsurgit  inlerea  TÎrorum  collectio  iniquonim ,  qui  socii  de  Viridi  Tentorio 
dicebanlur;  minislri  autem  scelerum  et  viri  Belial  reclius  appellandi.  Hi,  ut 
prius,  ila  nunc  denuo  malitiae  suae  virus  coeperuni  effundere.  Hi  quia  fo- 
dere  non  valebant,  et  raendicare  erubescebant ,  necesse  erat  ut  de  rapina 
viverent  et  exactionibus  foverentur.  Horurn  studium  omne  erat  eos  persequi , 
qui  ne  contaminarentur,  et  ut  in  pace  degerent,  loca  expelierant  aliéna.  In 
hos  invidiae  dentés  acuebant,  in  hos  eorum  ira  vehementius  exardescebat. 
Et  illi  praecipue  fuerant  eis  pdiosi  fugitivi,  qui  prius  iniquae  communionis 
participes  consilium  praestabant  etauxiliuni  malefaciendi.  lilorum  polissime 
insidiabantur  et  \itae  et  substanliae.  Non  parcebani  bonis,  non  malis;  non 
divitibus,  non  egenis^  non  saecularibus ,  non  religiosis.  Quia  de  religiosis  fa- 
cimus  menlioneni ,  rem  unam  de  pluribus  exempli  causa  subjiciam.  Est  mo- 
nasterium  ordinis  Cartliusiensium ,  in  finibus  terrae  Lossensis ,  dictum  de 
Zeelhem.  Cui  quanta  damna,  quanta  gravamina  filii  perditionis  intulerint  non 
est  facile  dictu.  Decreverat  ergo  a  facie  malorum  venerabilis  Prior  cum  con- 
ventu  suo  occulte  se  transferre  ad  vicinum  Brabantiae  oppidum  nomine  Diest, 
relicto  procuratore  cum  aliquantis  laicis  ad  custodiam  domus.  Audi  mira,  lec- 
tor.  Ex  quo  procuralor  in  terra  manebat,  lamquam  fidelis  et  verax  habitus 
ambulabat  ubi  volebat ,  et  parcebatur  corpori  suo ,  non  tamen  marsupio  suo. 
Priorem  vero  ut  hostem ,  schismaticum ,  proditorem  reputabant ,  insidiantes 
calcaneo  ejus  die  nocleque ,  ut  casu  forte  repertum  eum  extra  Brabantiam 
captivarent;  in  Brabantia  enim  absit,  ut  pedem  ponerent  ad  captivandura  seu 
malefaciendum.  Contigit  autem  vicequadam  venerabilem  Priorem  clam  invi- 
sere  monasterium,  solatii  causa.  Visusest  autem,  eo  ignorante ,  a  convicaneo 
quodam,  et  adventus  ejus  detectus  virisque  Belial  juxta  positis  nuntiatus. 
At  illi  cura  ingenti  strepitu  celeriter  advolant ,  ut  accurrere  praedones  soient 
ad  spolia  detrahenda.  Itaque  portam  monasterii  violenter  invadunt ,  et  ferro 
viam  aperientes ,  ad  ce!  la  m  usque  Prioris  adveniunt.  Erat  autem  vespere ,  et 
vir  Dei  quid  ageretur  ignorans,  parabat  membra  dare  sopori.  Quid  agnus 
inter  lupos?  Quae  conventio  Christi  ad  Belial?  Stabant  ante  humilem  tumidi, 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM 


lo7 


anteverecundumimprobi,antemansuetumsuperbi,ettorvi^^^^^^^^^^^ 

tibus  lab.is  vesaniam  mentis  «s-dunt^^q^^^^^^^^^^ 

ouralor    et  ut  est  urbanae  loquentiae ,  moUibus  sermumu  ^  i  r 

aTon  :  n   lu  operan.es,  ni.  laedeates  re.ocabat.  Et  -««^.^f '^^ 
p.ocur;o.,in.r.,e.u.uo.o,neban.r:«Qu^^^^^^ 
modo  a  proposito  imraulati  sumus  t  »  Siquidem  iimoi  e 
eos,  utn'on'aude..ent,sicutproposuerant,  -^^  ^e.mdye  tracta  e^^ 
illum  manus  iniicere  violenUs.  Sub  juramenlo  lestabantur  P-'ocui  alor.  se  hr 
!  "lisiein  ani.o,  ut  vene.abi.c™  patren.  -p^^J^"^lj:^:^Z 
r-t  hostem  caperent,  captum  abdi.cerent,  et  non  d.ra.tterenl,  donec  eum 
aùaut  s  —  Q  renis  rhenensibus  redemissent  ;  in  praesenfa  vero  y 
aZurpe  iisse  cum  viribus.  Et  accepto  a  procuratore  u no  floreno ,  alue  unt 

roala  crebrescerent ,  non  erat  qui  raalis  obs  slerei ,  qu.  r 

Dei    nro  iustitiae  defensione  opponeret ,  qu.  vel  verbo  d.ceret .  «  Cur  .la  tec 

Sporum  !  0  quam  miranda,  imo  miseranda  cond.Uo  rerun»  ! 


CAPUT  XVIll. 

De  comecratione  domini  Ludovici  de  Borbonia  in  episcopum 

Leodiensem. 

Practerea  haclenus  distulerat  sacerdotium  ,  per  dispensationem  ««dis  apos- 
.olirrrcialem ,  Ludovicus  de  Borbonia ,  dominus  Leod.ens.s  m.ranUbus  et 
iSarbusuniversis.  Acc-tus^^^^^^^^^^^^^  IT^nrilCC 

nfulampastoralem.  Quo  rite  peraclo ,  adhorlari  curavit  eumdem  ad  frugem 
.nfulam  pas  o  domine  révérende ,  regn.  coelorum  claves, 

r  a:cte,\fbrt:dius  suLp'isU,  aciuxta  ritum  fort.s  iU.us  mu.ieris  ma- 


iit 


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HENRICl  DE  MERICA 


num  millere  coepisli  ad  fortia ,  in  vinim  necesse  est  alium  transformeris ,  et 
oblitus  eorum  quae  retro  sunt,  in  anteriora  le  extendas.  Bonas  de  caelero 
facilo  vias  tuas  et  studia  tua.  Quod  ut  competentius  fiât,  habe  m  consilio 
luo  theologos  viros,  scientificos  atque  probos,  qui  et  doctrina  te  instruant, 
et  vita  praecedant.  ïalium  utendo  consiliis ,  bonam  libi  firmabis  et  faniam 
et  conscienliam.  Timendum  est  per  defectum  sani  consilii  tantae  calamitatis 
tefomitem  rainistrasse.  Coeterum  habitum  tuum,  ut  mutes,  decens  est  ;  hic 
enirn,  quo  uteris,  saecularem  potius  dominum  decet  quam  episcopum.  iNani 
curtarum  vestium  in  ecclesiae  praelato est  inhonesta  fruitio.  »  —  «  Ecce,  inquit , 
ecce  habitum  meum,  cujus  schéma  commune  et  approprialum  est  episcopis 
per  omnem  Franciae  legionem. ,,  Et,  detecto capite,  ait  :  «  Vide  tonsuram  capitis 
mei  respectu  coronae  tuae,  quae  utique  exigua  nimis  est  :  quare  pro  densilate 
pilorum  ^ix  videri  potest.  »  At  ille  :  «  Quid  faciam  ?  Incedo  et  facio,  ut  praede- 
cessores  mei  facere  consueverunt.  Et  quanam  ratione  de  usu  vestium  arguar 
illorura  sequens  exempla?  »  «  Si,  inquit  isle,  sanctorum  Lamberti,  Huberli, 
et  similium  exempla  imilari  disponis,  utique  approbo,  commendo,  consulo' 
Hoc  tibi  cedet  in  laudem  pariter  et  salutem.  Absit,  absit,  Johannis  de  Heyns- 
bergh  taliumque  antecessorum  tuorum  vestigia  te  quomodolibet  aemulari. 
Cur  illos  in  habitu  sequeris ,  quorum  actus  vitamque  execrandam  esse  ipse 
quoque  non  ambigis?  »  Cum  autem  objiceret  ille  et  diceret,  se  nedum  esse  ec- 
clesiasticum  praelatum  ,  quem  protensus  ad  talos  usque  habitus  ornât,  verum 
etiam  mundanum  principem ,  cui  moris  est  curtam  gerere  vestem ,  iste  res- 
pondit  :  «  Oportet,  omni  dictante  ratione,  id  quod  Dei  est,  praeponi  ei ,  quod 
mundi  est  ;  non  enim  spiritualia  propler  lemporalia,  sed  e  contra.  »  Haec  admo- 
nitio  saluberrima  an  forte  in  consecrato  profecerit  episcopo,  fidem  oculi  fa- 
cere possunt.  Sane  primae  missae  tanta  cum  devotione  et  lacrymarum  uberlate 
solemnia  celebravit ,  ut  plerosque  ad  compunctionem  excitaverit  salutarem. 
Curiositatem  devitavit ,  pompam  abhorruit ,  humilem  simplicitatem  potius 
aemulatus  est.  Et  pro  suo  baculo  pastorali,  materia  et  opère  pretioso,  usus 
est  in  ministerio  altaris  baculo  sancti  Lamberti ,  \ï\i  schemate  fabrefacto';  pro- 
que  calceamentis,  margaritisauroquedecoratis,  ejusdem  sancti  patris  sandaliis 
grossis .  simplicibus  ac  nimia  vetustate  pêne  consumptis. 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


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CAPUT  XIX. 

De  destruvtmie  fortissimi  oppidi  Dynanti. 

Igitur,  collecta  multiludine  armatorum ,  in  mense  Augusto ,  Carolus  illus- 
irissimus  comes  de  Charlois,  proposuil  primo  grandera  rigoris  sui  disciplmam 
exercere  in  Dynantum,  et  inde  procedere  et  devastare  Leodmm.  Fuit  autem 
Dynantum  oppidum  munitissimum ,  accessu  difficile,  aspectu  mexpugnabile ; 
vaslissimis  moenibus  in  gyro  circumdalum  ,  et  hinc  Mosa  fluvio ,  ilhnc  vero 
excelsis  rupibus  forti  obsidione  vallatum.  Unde  de  firmitate  loci  confisi  mco- 
lae.  rem  nefariam,  ut  praediximus  ,  faciebant,  et  sermones  inciviles  jacta- 
bant.  Expugnatum  tamen  oppidum  est,  altéra  die  Bartholomaei  ,  captum , 
destructum  .  deletum  ,  et  ita  redactum  ad  nihilum  ,  ut  jam  vix  appareant  ves- 
tigia  ruinarum.  Spolia  in  auro  et  argento ,  acmultifaria  suppellectili ,  quibus 
oppidum  affluebat  (erat  enim  domicilium  institorum)  ,  cessere  in  sortes  prae- 
danlium^  mulliquede  spoliis  locupletati  esse  referuntur.  Anteaquam  oppidum 
caperetur,  quamplurimi  videnles  quid  fulurum  erat,  raalebant  tempestive 
per  fugam  evadere,  quam  per  moram  periculo  subjacere.  Multi  ex  iis,  qui  re- 
manserant,  vitam  suam ,  dato  magno  auri  pondère ,  redemerunt.  Alii,  quorum 
non  sufficiebat  manus,  vel  vendebantur  in  servos,  vel  suspendio  necabantur, 
vel  dire  trucidabanlur ,  vel  immisso  gutturi  pugione  neci  dabantur,  vel  mit- 
tebantur  in  Mosam.  Et  erat  videre  miseriam:  nam  luebanl  innoxii ,  obnoxu 
evadebant.  Cumqueablata  fuissent,  quae  et  animum  allicerent,  etoculis  blan- 
direntur,  universum  oppidum  cum  iis  quae  in  eo  fuerant  igni  accensum  est 
etevanuitin  faviUas.  Ignisque  damna  nec  templa  Dei  nec  pia  loca  potuerunt 
evadere.  Erant  illic  monasteria  virorum  Praemonstratensium  et  Minorumordi- 
nis,  ilemque  sanctimonialium  inclusarum  ordinis  Cisterciensium.  Religiosis 
concedebatur  vita ,  substantia  toUebalur.  Et  pro  Dynanlensium ,  sicut  prius 
pro  Leodiensium  pace ,  comes  Sancti  Pauli  sollicite  laborabat  ;  sed  conatus 
eius  redibatinanis,  quia  Philippus  dux,  qui  Bovinis  erat,  in  opposito  scilicet 
Dynanlensium  oppido ,  resistebat ,  locum  funditus  everli  praecipiens.  Fama 
▼eri  nuntia  cum  Leodii  percrebuisset ,  nimio  furore  accensus  populus  ,  primo 
irapetu  Wilhelmum  ducem  de  Vyola  apprehensum  per  plaleas  distrahunt ,  et 
multis  vulneribus  confodientes ,  ad  mortem  usque  caedunt.  Cujus  mors  eo 


i 


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HENRICI  DE  MERICA 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


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crudelior  quo  diuliirnior.  Nam  propler  densitatem  arraorum  ,  ictus  lento 
gradu ,  et  pertracla  mora,  ad  vitalia  procedebant.  Proditionis  enim  ar(rucbant 
eum  ;  vir  ille  scelestissimiis  famabaliir  ,  cujus  ita  pestifera  conversatio  et  des- 
perata  correctio  fuerat,  ut  veniae  fuerit  illum  sic  maie  perire,  crirainibus  eva- 
sisse.  Benediclus  Deus  sic  consuevit  tradere  impios,  reddens  in  capila  sua 
malum  quod  merentur.  Ad  similem  interitum  quaesiti  erant  Raso  et  Bari  capi- 
tanei,  propter  similem  proditionis  nacvum  ;  sed  tam  diu  latuerunt  in  abditis 
locis  ,  donec  vehemens  strepitus  conquiesceret,  et  cessaret  hujuscemodi  lem- 
pestatis  conquassatio. 


CAPUT  XX. 

De  secundo  transitu  Caroli  contra  Leodium. 

Hoc  facto,  convertebat  Carolus  cornes  faciem  ad  Leodium  expugnandum. 
Et  nemine  sibi  resistente ,  imo  vero  cunclis  a  facie  ejus  diffugientibus  et  ape- 
rienlibus  sibi  viam,  caslrametatus  est  non  procul  ab  urbe.  Quo  cognito,  Leo- 
dienses  et  ipsi  egressi  bene  armali ,  cum  populo  terrae  Lossensis,  properabani 
in  occursum  ejus,  et  hinc  inde  acies  ordinanlur.  Non  tamen  conserta  pugna, 
nec  bellum  initum  est  ;  illos  enim  horror  invasit ,  ut  cum  Carolo  congredi 
pertimescerent,  videntes  multitudinem  armatorum  et  virtutem  animi  eorum 
qui  cum  illo  erant,  quibusque  resislere  non  valerent.  Confusi  itaque  acperter- 
riti  per  comitera  Sancti  Pauli ,  qui  eos  ad  pacem ,  ut  poterat,  adjuvabat,  sup- 
plicant  pacem  dari.  Adquam  cum  quasi  inexorabilis  comes  Carolus  appareret, 
ac  fractores  fidei ,  pactique  Iransgressores  argueret  eos ,  dicens  ultra  non  esse 
standum  verbis  eorum,  factum  est,  ut  pro  majori  robore  promissorum ,  obsi- 
des  ei  darent,  quos  ille  elegisset.  El  elegit  nonnullos  ex  urbanis  civibus,  ple- 
rosqueex  ignobili  vulgo,  qui  latrantes  contra  bonum  pacis,  clamore  nautico 
solebant  seditiones  in  civilate  facere  et  populum  commovere.  Inter  eos  vir 
nobilis  erat ,  dominus  temporalis  de  Buren ,  habens  duos  filios  majoris  eccle- 
siae  canonicos.  Continuo  transmittuntur  illi  Lovanium ,  Bruxellam  et  ad  alia 
tutiora  principis  loca,  exponendi  voluntati  suae ,  si  denuo  Leodienses  promissa 
non  solverenl,  si  pacta  violarenl.  Itaque  in  altéra  vice  pace  illis  reddita ,  Ca- 


rolus abiit.   Mox  aulem,  ul  pueris  in  schola  moris  est,  Iremere  videl.cet  m 
conspectu  praeceptoris ,  promillere  mulla  et  ad  nutum  implere  quidquid  ille 
praeceperit ,  post  lergum  ejus  claudere  codicellos ,  hidis  intendere  et  prae- 
ceptorum  magislralium  oblivisci  ;  et  isti  quoque,  praesente  principe  tracta- 
biles  et  tremuli ,  absente  vero ,  contemptores  et  incurii  revertebantur  ad  solila, 
raalis  veleribus  nova  cumulantes.  Et,  o  miseram  praesumplionem  et  stultam 
arrorantiam!  non  puduitdicere  principem  ipsum  a  facie  eorum  perterritum, 
et  necessilate  coaclum  tribuisse  pacem.  Quis  recte  intelligens  nesciatcomilem 
Sancti  Pauli  non  sua  sponle  se  immiscuisse ,  potius  autem  rogatum  fuisse  ab 
eis    ut  denuo  rogaret  pro  eis?  Quis  item  dubitet  nunquam  eos  dédisse  obsi- 
deJ    si  aliter  evadere  potuissent?  Non  utique  voluntate  ,  sed  necessitate  fac- 
tum'esse  cerlum  est,  ut  caros  concives  a  domibus  separatos  remtentesque , 
in  dispendium  libertatis  suae  principis  manibus  députassent.  Itaque  praeva- 
ricalores  ipsi ,  non  obstanlibus  promissis  et  pactis ,  contemnebant  dominum 
suum    nec  eum  pacifiée  redire  sinebant ,  et  per  viros  Belial  amicos  ejus  om- 
nesciue  rectos  corde  odio  oersequebanlur  iniquo.  Unde  quod  de  Samaritis 
scriptum  est,  de  ipsis  verificari  potest  :  Nec  Deum  timent,  nec  hommes  reve- 
renlur    Inler  alia  autem  excessum  facere  ausi  sunt  viri  Belial ,  unde  et  oculos 
maiestalis  principis  non  raediocriter  offenderunt,  et  nihilominus  obsides  m 
pravi  periculo  posuerunt.  Dynanli  villicus,  Johannes  Carpentator  ^  pro  bono 
pacis  sollicite  satis  agens  et  non  proficiens,  tura  pro  pace  sua,  tum  pro  sainte 
sua    confupit  ad  terram  Namurcensium.  Ubi  filii  perditionis  inventum  eum 
ceperunt    captum  Leodium  adduxerunt,  exultante  civitate  in  hac  re  pessima. 
De  quo  princeps  nimis  exasperatus  scripsit  Leodiensibus ,  ut  eum  a  captivi- 
tate  absolutum ,  iUaesum  abire  permitlerent,  minas  adjiciens,  si  quominus 
eum  exaudiri  contigisset.  Illi  autem  jussa  implere  non  curantes,  carcerali  an- 
pustia  diu  crucialum  hominem  ,  in  quatuor  partes  horribiliter  discerpserunt. 
Idcirco   mortis  filium  eum  esse  oportebat,  quod  amicus  esset  domini,  et 
operibus  eorum  malignis  non  communicans  terra  exisset. 

I  Johaunis  Carpentariu*,  civium  magisler  Uionanlensium.  Cfr.  supra  p.  4a. 


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HENRICI  DE  MERICA 


DE  CLADIBUS  LEODÏENSIUM 


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CAPUT  XXÎ. 

De  obitu  Philippi  ducis,  et  Carolo  successore  cjns  ne  captione  oppidi  de  Hoyo 

per  Lcodienses. 

AnnoDomini  1467,  mensis  Junii  die  13,  illustrissimus  princeps  Philippus, 
Burgiindiae  et  Brabanliae  dux ,  in  oppido  Flandriae  Brugis,  jubenle  Deo, 
viam  universae  carnis  ingressus  est.  Cui  successit  in  universo  principalu  Ca- 
rolus,  cornes  de  Charlois,  filius  ejus.  Evolutis  diebus  aliquolis,  Leodienses, 
coadiinatis  Lossensibiis  in  mullitudine  magna,  obsederunt  terrilorii  sui  forlis- 
simum  oppidum  de  Hoyo,  et  obsessiim  ceperunl.  Siquidem  multum  eial  ad 
eos,  et  aegerrime  ferebant,  quod  Hoyenses  non  communicarent  eis  in  causa 
episcopi ,  et  in  profana  contaminalione  dissociassent  se  ab  eis.  Erat  praeterea 
in  Hoyo  moram  faciens  episcopus  ipse,  curiales  sui,  et  amici  sui  non  pauci 
numéro,  cum  sarcinulis  et  thesauris  suis,  de  firmj^ate  loci  confisi  a  facie  Leo- 
diensium.  Proponebant  ergo  isli  capere  locum ,  et  occidere  plurimos,  sicque 
ulcisci  de  omnibus.  Quod  ea  de  causa  possibile  fuit,  quod  muiti  ex  plèbe,  qui 
per  vices  in  custodia  oppidi  vigilias  observabant,  favebant  Leodiensibus  hos- 
tibus,   et  suis  civibus  occullae  prodilionis  materiam  fabricabant.  Ea  tem- 
pestale  virum  virtutis  sese  exhibebat  nobilis  vir  Everardus  de  Arenberghe, 
repugnans  fortiter  usque  ad  oppidi  captionem ,  cedentibus  tergaque  verten- 
tibus,  qui  a  duce  in  auxilium  episcopi  missi  fueranl,  Hannoniensibus.  Itaque 
intempestae  noctis  silentio ,  cum   ingenli   strepilu ,  Leodienses  intraverunt 
Hoyum,  ipso  die  Lamberti  martyris.  Unde  famabant  sanctum  Lamberlum, 
propitium  eis  faclum ,  victoriam  concessisse.  Quo  cognito ,  relictis  omnibus 
quae  habebant,  coeperunt  versus  ^amurcum,  quod  scilicet  proximius  refu- 
gium  esset ,  et  per  Mosam ,  et  per  terram  fugere ,  quotquot  fugere  poluisseut. 
Fugit  et  episcopus,  flens  et  ejulans,  omni  cum  alacritate.  Alios  pro  temporis 
brevitate  fugere  non  valenlcs  ceperunt  hosliliter,  et  caplos  indigne  tractave- 
runt,  et  dirae  morli  tradiderunt,  justos  ab  injustis  minime  secernenles.  Se- 
crelarium  quemdam  oppidi,  in  latebris  se  occullantem ,  comprehensum  per 
solarii  fenestras  emiserunt,  quem  in  lanceis  et  in  gladiis  exceptum  mille  mor- 
tibus  dédit  subtus  slans  furentis  populi  mulliludo.  Spoliato  tandem  oppido 
omni  génère  opum,  pluribusque  trucidatis,  quasi  victores,   capta  praeda  , 
laetantes  de  scelere  perpétra to ,  redierunt  ad  propria. 


CAPUT  XXII. 

Qtiod  Caroliis  dux  jam  tertio  contra  Leodienses  arnuire  se  coepit. 

lot  lantisque  malis  nimirum  exasperatus  Carolus  dux ,  coepit  accmgere 
gladiosuo  fémur  suum  potentissime,  congregans  exercitum  fortem  nimis  ad 
debellandos  Leodienses.  Armabat  enim  se,  praeparabat  se,  tamquam  cum 
duobus  hostibus  confliclurus ,  rege  videlicet  et  Leodiensibus.  Venit  autem  ad 
eum  Bruxellae  constitutum  comes  Sancti  Pauli,  a  rege  raissus  componendae 
pacis  obtenlu.  Cui  quidem  vix  audientiam  dux  ipse  dare  voluit,  quidpiam  de 
pace  audire  recusans.  Non  multo  post  accessit  ad  eum,  eamdem  ob  causam 
missus  ab  eodem  rege,  episcopus  Mediolanensis^,  legatus  apostolicus  in  Fran- 
ciae  regione.  diligenterinsinuans  et  régis  gratiam,  si  exaudiretur,  eloffensam, 
si  contemptui  haberetur.  Supplicabat  ei  rex,  ut  amici  sui  Leodienses,  suae 
maj<?statis  conlempinlione ,.  ad  gratiam  suscipi  mererentur,  promittens  duci 
fidelem  assistenliam  in  depopulando  eos,  si  denuo  pacta  pacis  solverent ,  ad- 
jiciens  quoque  minas,  quod  scilicet  causam  illorum  suam  faceret,  defendendo 
eos,  quossub  prolectionis  suae  umbraculo  suscepisset,  si  pelilionis  suae  op- 
tât Jm  non  consequeretur  effeclum.  At  dux  nec  precibus  flexus,  nec  minis 
territus,  nec  promissis  illectus,  conslanti  voce  respondit  se  nolle  amplius  cum 
Leodiensibus  de  pace  tractare  ,  qui  perjuri  facti  semel  et  iterum ,  fidem  fran- 
gèrent, pacta  solverent ,  foedera  violarent.  Tum  ille  :  «  Rex ,  inquit ,  Franciae 
inter  omnes  terrarum  reges  inclylus,  exlendit  palmites  gloriae  suae  usque 
ad  mare,  et  usque  ad  flumen  propagines  potentiae  suae;  neque  tutum  ulli  ter- 
rae  principi  majestalis  suae  oculos  quomodolibet  offendere.  »  Respondit  dux  : 
«  Elsi  potens  sit  rex  atque  magnificus ,  ut  péroras ,  ego  quoque  magnificum 
me  virumque  virtulis  ostendam.  »  —  «  Timeo ,  legatus  ait ,  timeo  regem ,  cum 
se  contemptum  viderit ,  venlurum  propria  in  persona ,  et  Leodiensibus  amicis 
praesidia  praestiturum.  »  Aitiste:  «  Veniat,  et  utinam  venire  velit  !  et  expe- 
riendo  discat  ipse  quid  possim.  Quod  si  eum  jam  Leodii  adesse  certum  mihi 
esset ,  tempus  praevenirem  ,  et  in  biduo  régi  me  praesenlem  exhiberem.  » 

1  Slephanus  Nardinus,  macno  ingenio  vir,  dignitate  ornatus,  merito  annumeratur  in  famo- 
sub  Pio  II ,  in  Gern.ania  gravi»simi8  expediendi*  sis  praesulibus  ,  qui  aliquando  eccles.ae  Med.o- 
negolii»  probe  versatus,  a  Sixlo  VI  cardinalitia      lanensi  praeluerinl.  Cfr.  supra  p.  54. 


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164  HEiNRICI  DE  MEUICA 


CAPUT  XXIII. 

De  malis  apiid  Sanctum  Trudonem  per  hostes  commîssis. 

Tlaque  in  medio  raensis  Oclobris  procedens  diix  a  Lovanio ,  cum  inHiiila 
pediturn  equilumque  raiilliludine  ac  armoriim  cujusiibet  generis  copiosissimo 
apparalu,  primo  impelu  applicuit  ad  Sanclum  Trudonem ,  et  vasUvit  oppi- 
dum illud.  Quod  anleaqiiam  in  dedilionem  acciperel ,  plures  de  exercitu  ejus 
m  circuitu  mala  exercebant  innumera,  agendo  praedas ,  incendeudo  domos , 
homicidia  perpetrando.  Non  parcebant  a  spoliando  saecularibiis ,  non  religio- 
818.  Est  juxta  muros  oppidi  monasleiiura  feminarum  inclusarum ,  canonica- 
lum  regularium  Saneti  Auguslini  in  commiini  vivenlium.  Ubi  quantas  abomi- 
nationes  feceiinl ,  non  est  volubilis  styli  ministerio  facile  explicare.  Et  per  ea 
(luae  illic  facla  sunt,  quaenam  et  in  aliis  locis  piis  facU  sint,  prudens  lector 
prudenter  intelliget.  Veniebat  venerabilis  prioriss^  ad  porlam  usque  monaste- 
ni  hostibus  obviam,  siquidem  rector  ipse  sociique  sui  prae  nimio  terroreaufu- 
gérant;  et  humi  prostrata  misericordiam  postulabat,  exhibens  salvagardiam 
ducis,  quod  sub  sua  prolectione  recepla  eral  domus.  Quam  terribilibus  oculis 
inluentes  et  sermonibus  inconditis  aspernanles,  nec  movebantur  reverentia 
loci,  nec  salvagardia  terrebantur,  nec  flectebantur  suspiriosis  precibus  devo- 
tae  mulliludinis,  tetram  in  facie  pallidae  mortis  imaginem  praeferentis.  Quin 
imoraore  leonum  rugientium  ,  cum  in  venatione  fuerint,  belluina  crudelitate 
hommemdiffitentes,  omnia  perluslrant,  omnia  pervagantur,  singulas  révi- 
sant officmas;  displicita  comminuentes,  placita  rapienles.  O  insatiala  rapaci- 
tas  !  O  ferrea  corda  !  O  pectora  omni  adamante  duriora  !  aggrediuntur  primo 
oratorium,  non  orandi  gratia,  sed  spoliandi  causa  ;  illudque  imaginibus,  tabu- 
lis,  hbris  ,  ornamentis,  omniquesuo  décore  évacuant.  Et,  abjectoomni  timoré 
Dei ,  distraclas  reliquiarum  capsulas  mittebant  in  lutum ,  et  pedibus  ut  paleas 
conculcabant.  Dehinc  dormitorium  scandunt,  quod  ita  omni  sororum  supel- 
lectih  spohabant ,  ut  ne  imaginem  quidem  papyream  dereliquerint.  Haec  con- 
siderans  soror  quaedam  bonae  simplicitatis ,  tulit  secum  devotionis  suae  imagi- 
nem :  cogitabat  enim  apud  se  dicens  :  «  Etsi  omnibus  spoliarer  rébus  ad  usum 
mihi  concessis ,  reservabo  saltem  mihi  Jesum  meum.  »  Habebat  enim  iconiam 
eburneam  mfantuli  salvatoris.  Quam  arcUus  coostringens  ulnis  suis,  volentibus 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


165 


eam  tollere ,  Hetu  singultuoso  et  anxio  ejulatu  respondebat  dicens  :  «  Nolite 
mihi  tollere  Jesum  meum,  unicum  solatium  cordis  mei.  Omnia  mihi  abslulistis 
praeler  cum  ;  parcile  mihi ,  parcite ,  quia  ita  conglutinatus  est  mihi  Jésus 
meus ,  ut  nullo  paclo  inler  nos  divortium  fieri  queat.  »  Multos  hisce  verbis  et 
flebili  apparalu  ad  compassionem  sui  commovebat,  ut  a  maie  coeplis  abslme- 
rent.  Tandem  vir  Belial ,  compassionis  expers  ,  nescius  misereri ,  de  ulnis  so- 
roris  lacrymabiliter  vociferanlis  iconiam  violenter  abripuit ,  et  ait  :   «  Si  libi 
placet  Jésus  luus,  et  mihi  non  displicet.  Haclenus  eo  usa  es;  patere  ut  jam 
ular  eo.  »  Cuncta  denique  in  cellario  reperta  vitae  necessaria  ,  inque  reliquis 
officinis  utensilia  ad  curam  rei  familiaris  pertinentia ,  toUunl ,  confringunt , 
dispergunt,  nihil  eorum  quae   ad  victura  et   veslitum  pertinerenl  desolatis 
sororibus  relinquenles.  Caeterum  lanlus  erat  illis  rapiendi  fervor,  imofuror, 
ut  plumbum  de  teclis  eruerent ,  et  ferrum  de  mûris  auferrent.  Tanta  denique 
scurrilitas ,  ut ,  rejecta  naturali  verecundia ,  abulerentur  dormitorio  pro  la- 
irina  ;  lam  procax  insolenlia ,  ul  anciUas  Christi  ad  exuendum  vestimenla  rigo- 
rose  compellerent.  Habebat  antea  praemonilas  filias  suas  mater ,  ut  de  vestibus 
suis  tanlum  lollerenl  quantum  ferre  potuissent ,  contra  injurias  hyemis  immi- 
nenlis.  Dicebant  enim  imperalorie  ad  illas  scurri  :  «Exulte  vos  sine  mora.  »  At 
iUae  inexorabiles  hosles  aspicientes,  coram  facie  eorum  exuebant  se  vestimenla 
sua  ad  camisiam  usque.  llli  aulem  relinquenles  in  manibus  sororum  quidquid 
vile  fueral  ac  reprobum  ,  meliora  loUebant.  Sed  quis  non  obstupescat  magno 
Dei  munere  factum  esse ,  ul  cum  bona  mobilia  perdere  cogerentur ,  thesau- 
rum  caslilatis  incomparabilem  integerrime  conservarenl ,  nec  illarum  uUa, 
quantumiibel  speciosa ,  reperta  est  pati  violenliam ,  aul  corruptionis  vilio  sub- 
jacere?  Sacrilegis  divinilus  permissum  est  subslantiam  hujus  mundi  tollere, 
scurris  permissum  non  est  carnis  spurcilias  exercere.  Elenim  ad  imperium 
priorissae  manebant  indivisae  sorores ,  non  sese  altéra  ab  altéra  separabant  : 
nimirum  igitur  ad  instar  mûri  illaesae  et  impenelrabiles  permanebant.  O  quam 
paliens  redditor  Deus!   Quam  terribilis  in  consiliis  super  filios  hominura! 
Quam  dislricte  suo  in  lempore  feriel,  qui  jam  tanla  mala  aequanimiler  suf- 
fert!  Sane  audiens  haec  dominus  Adolphus  de  Clevis  ,  dominus  lemporalis  de 
Ravesleyn ,  compassus  lantae  desolationi  ancillarum  Christi ,  fecit  eas  adduci 
ad  se  ;  non  enim  procul  aberat ,  et  viri  cohortis  suae  lantum  flagitium  perpe- 
traverant.  Verum  earum  aliquae,  nimio  moerore  confectae,  prae  teneritudine 
luli  profunditatera  Iransilire  non  valentes,   virorum   manibus  ferebantur. 


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16C 


HENRICI  DE  MERICA 


Quas  in  cliverliciilo  suo  receplas  humaniter  traclavil,  bénigne  fovit,  curam 
earum  egit ,  raagnainque  parlem  ablalorum  ,  dumtaxal  in  locis  lerminiis .  res- 
titiii  eis  fecil. 


CAPUT  XXIV. 

De  pitgna  tnter  populum  ducis  et  Leodieiiscs. 

Oppido  Sancti  Trudonis  in  deditionem  acceplo,  rébus  coiporibusciue  salvis, 
converlebat  faciem  suam  dux  ad  Leodiura  devastandum.  8ed  anleaquam  de 
loco  moveret  exercitum,  supervenerunt  Leodienses  inopinale  sane,  neque 
enim  lempus  neque  locum  congrediendi  designaverant,  in  mullitudine  gravi 
lurraarum  trium  ,  et  ingenti  strepilu,  hora  quarta  diei ,  cum  jam  sol  verpe- 
retad  occasum,  et  eflPuderunt  se  in  campi  magni  planilie,  non  procul  a  viL 
lagio  dicto  Rruyslem.  At  phalanga  domini  de  Ravesteyn,  quae  vicinior  eral 
senliens  hostes   super  se  ex  improviso  venire  ,   fortiter  obequilabat.  et  ad 
praelium  praeparabat  se.  Et  ortum  est  bellum  salis  durum  in  ilia  die.  Que 
inilo,  clangor  buccinarum  perstrepebat  ;  volitabat  per  aethera  telorum  den- 
sissimus  imber  ;  resonabat  terra  a  collisione  arraorum  ,  aërque  replebatur  a 
belhcarum  sonitu  raachinarum.  Et  factura  est  quasi  miraculum  grande  in  die 
illa,  utseptuaginta  etamplius  lapidibus  bombardarum  per  Leodienses  uno  im- 
petu  m  populum  ducis  effusis,  pauci  laederenlur,  et  palam  fieret  oranibus 
quod  non  esset  cum  eis  manus  Domini.  Qua  de  re  dux  ipse,  non  virtuti  suae  ' 
sed  nomini  divino  dans  gloriam  ,  raisit  et  ecclesiae  Lovaniensis  universo  clero 
attente  commisit,  vice  sut,  oranipotenti  Deo  suaeque  sanctissimae  genilrici 
solemne  offerre  sacrificium  ,  laudisque  ac  gratiarum  referre  uberriraas  actio- 
nés.  Sane  primam  turmam  Leodiensium ,  per  callidam  inundalionem  ac  emis- 
sam  serpentmam,  penetrabant,  atquescindebant,  qui  erant  de  parte  contraria 
et  ita  divisara  prosternebant.  Illi  autem  videntes  quod  res  pro  anima  aperetur' 
et  m  ped.bus  slantes  et  in  genibus ,  ad  mortem  usque  pugnabant  acerrime! 
Percussa  est  autem  et  ita  extincta  eorum  acies  prima ,  ut  perraros  de  ea  con- 
tigisset  evadere.  In  qua  et  interemptus  est  Bary  Surlet  miles,  cujus  supra  fe- 
cimus  menlionem ,  et  duo  ex  majoris  ecclesiae  canonicis.  De  populo  ducis 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


167 


cecidisse  ferunlur  ferme  viri  centum.  Reliqua  autem  Leodiensium  multiludo 
percipiensquodfiebat,nimiolerroreconcussa,  et,  ablata omni  spe ,  celeriler 
aufugiens  terga  verlit,  summam  infelicilatem  praesumptionis  suae  consecuta. 
Cum  qua  fugitetRaso,  dominusdeHeers,  vir  magniloquus,  sed  pusillanimis, 
qui  nunquam  propinquare  auderet,  ubi  magnanimorum  bellicosa  contentio 
haberelur.  Caedebanlur  nihilominus  fugientes  bine  et  hinc  ,  sed  in  paucitate, 
quia  noctis  obscurilas  longum  transilum  persequentibus  hostibus  denegabat. 
llaque  Leodiensibus  parlim  caesis,  partim  in  fugam  conversis,  dommus  de 
Ravesteyn  cum  phalanga  sua  postera  die  anteibat  universum  exercitum  ,  spo- 
lialoque  oppidulo  de  Borchloon,  recto  itinere  pervenit  ad  Tungrorum  oppi- 
dum ,   fortium  moenium  circuilu  munitum.  Omnibus  a  facie  ducis  tantus 
metus  incubuerat ,  ut  nullus  incolarum  ad  principem  auderet  accedere ,  pacis 
gratia  impetrandae.  Tandem  piocuratori  domus  Regularium,  quae  est  Tun- 
gris,  onus  legationis  imponilur,  per  quem  ,  plurimis  fusis  precibus,  et  pro- 
missorum  exuberantia   praecedente ,   vix   ad  hoc  devenire ,  vix  poterant  a 
principe  impelrare.  ut  eos  sub  gravissîmis  oneribus  in  deditionem  accipere 
consen  tiret . 


CAPUT  XXV. 

De  tertio  tramitu  ducis  ad  Leodium ,  deque  illis  qime  Ûlic  tune  y  esta 

fuerant. 

Quid  mirum  si  Tungrense  oppidum  prae  nimio  timoré  cum  duce  pepigerit 
foedus ,  quando  certe  Iremuil  et  expavit  a  facie  ejus  gradientis  in  raultitu- 
dine  virtutis  suae  Leodium.  Urbs  inclyta ,  civitas  populosa,  hoc  jam,  expe- 
rienlia  magistrante,  vel  sero  discere  coepit,  quod  durum  sit  contra  stimulum 
calcitrare ,  quod  poteslatibus  sublimioribus  non  subdi  sit  faluum ,  et  a  maie 
coeptis  tempestive  non  desislere  periculosum.  Didicit  jam  Leodium ,  quod  ma- 
jestatis  ducis  oculos  offendeie  nihil  aliud  sit ,  quam  leaenae  in  saitu  rugienti , 
captis  catulis ,  obviare.  Unde  ad  instar  damulae  pavidum  ,  et  durae  cervicis  ri- 
porem  deprimens,  non  jam,  ut  assolet,  ponit  os  praesumptionis  m  ecclesia; 
non  linguam  magniloquam  exeril  ;  non  quaeril  cum  duce  agere  ferro ,  sed 


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HEISRICÏ  DE  MERICA 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


169 


pacis  osculo.  Minas  abjicit,  pro  rainis  pièces  assurait;  vocem  prolervae  su- 
perbiae  convertit  in  verba  humilis  obedienliae.  Quamobrera  mitlit  legalos 
ad  ducem  ,  se  peccasse  clamilat ,  spondet  eraendam ,  plura  oflFert ,  magna- 
que  promittit  :  veniam  petit,  pacem  exquirit.  Veruralamen  in  concedendo 
veniana   et  donando   pacem   oborla   est  difficultas  non  exigua ,  tura  prop- 
ter  transgressionis  multitudinem ,  lum  propter  duplicis  animi  creberrimani 
inslabilitatem.   Demum  post  longa  colloquia  ,  discordiae  nebulis  dissipalis 
pacis  apparuit  pulchra  serenitas  ;   sub  certis  tamen  et  graWssimis  condi- 
lionibus ,  quibus  si  efiPectualiter  praeberet  assensum  ,  optala  pace  gauderet 
et  corpora  salva  haberentur  simul  et  bona.   Quarum  quidem  conditionum 
verba  erant  :  Ut  jura  sua,  plébiscita  sua ,  privilégia  sua,  eo  quod  abusionem 
eorum  fecennt,  m  manu  principis  resignarent.  Deinde  omnegenus  armorum 
abjicerent,  et  eidem  principi  aeque  traderent.  Erat  enim  ,  et  in  civitate  illa  et 
in  terra  illa ,  oranis  armatura  fortium  ,  omne  genus  machinae  bellicae,  sic  ad 
mvadendum  ,  sic  ad  defendendum,  sic  ad  expugnandum.  Et  rejecerunt  bom- 
bardas, sicut  fundibularios  suos ,  serpentinas  suas ,  balistas,  gladios,  lorica« 
hastas,  pugiones.  Soli  ex  omnibus  armis  relicti  sunt  universo  populo  terraè 
cultelh  sme  acumine,  apti  ad  escam,  inepti  ad  pugnam.  Conditio  quoque  ad- 
huc  fuit  ut,  sumptibus  propriis,  portas  murosque  civilatis  et  oppidorum 
smgulorum  diruerenl,  soloque  aequarent.  Et  factura  est  ila.  Solura  oppidum 
de  Hoyo  barum  conditionum,   imo  poenarum  remansit  immune,  et  merito 
quidera.  Qua  enim  ralione  parliceps deberet  esse  poenae,  quod  volebat  expers 
esse  culpae,  quod  oppidum,  ut  puta  diverticulum  episcopi  et  suorum ?  Quia 
Leodienses  injuste  spoliaverant  bonis  et  thesauris ,  quibus  non  mediocriter 
affluebat  de  praesenlia  divitum  terrae,  condilionatum  quarto  est,  ut  ingen- 
temargenti  massara  solverent,  priorura  annorura  mulclam,  nullam  penitus 
facienles  defalcationem.  His  ila  rite  peractis ,  inlravit  Leodium  dux  Carolus 
pnnceps  potentissimus ,  cum  ingenti  equitum  multitudine.  Qui  bini  et  bini 
per  lurmas  suas  incedebant ,  et  a  prirais  usque  ad  ultimos ,  quinque  hora- 
rum  ,  ut  amnt ,  explebant  intrandi  spatium.  Cogebantur  manere  extra  civila- 
tem  pediles,  quorum  graudior  ferebatur  esse  copia,  ne  multitudine  niraia 
confusio,  imo  violentia  gigneretur.  Sic ,  sic  humiliata  est  civitas  illa  grandis 
sed  rebellis,  urbs  ampla,  sed  turaultuosa,  alurana  scandali,  mater  litium  ' 
seditioms  conscia,  tranquillitatisignara,  foraes  discordiae,  concordiae  suffol 
calrix  ;  plus  habens  de  praesumptione  quam  de  forlitudme  ,  miuusque  de  po- 


lenlia  quam  de  arrogantia.  Sic  devicta  est  gens  numerosissima,  sic  subacla 
natio  non  assuela  pacis ,  assuela  belli ,  cedere  nescia ,  nisi  cum  resislere  non 
valet.  Secundum  magniludinem  praesumplionis  et  gloriae  data  est  ei  magm- 
tudo  confusionis  et  ignominiae.  In  inani  gloria  raodum  non  habuil,  m  relri- 
butione  vindiclae  débita  mensura  defecit.  Sic  facli  servi  sunt,  qui  prius  erant 
liberi  :  sic  coacli  sunt  obsequi ,  cpii  volebanl  omnibus  dominari.  Inque  signum 
victoriae  gloriosae  ,  abslulil  dux  fornicem  triumphalem,  quem  pyronem  ipsi 
nuncupabant,  in  medio  fori  pro  décore  slantem  ,  miro  lapideo  tabuiatu  erec 
tum,  et  Brugis  deportari  fecit,  pro  quo  palibulum  mandabat  erigi.  Quam 
rem  licel  moleslissime  ferrent,  tamen  contradicere  non  audebant.  Sublalae 
erant  ipsis  vires  oranes,  cum  quibus  pciierant  simul  et  omnia.  Non  sic  arc- 
tantur  sub  praeceptoi  e  scholares,  sicut  conslringebantur  a  facieprincipis  Leo- 
dienses. Reliquit  autem  dux  Leodii,  loco  sui ,  Guidonem  ,  virum  nobilem  ex 
Picardia,  dominum  temporalem  de  Himberti-curia,  ad  regendam  palriam 
universam.  Homo  isle  saevitiae  plenus,  compassionis  inops ,  in  virga  ferrea 
regere  coepil,  non  parcens  divilibus,  non  egenis ,  judicans  in  rigore  incoias 
terrae.  Ilaque  redeunt  qui  proscripli  fueranl,  araici  episcopi,  unusquisque 
ad  possessionem  suam ,  et  in  quiète  vivere  permiltuntur.  Jara  insignia  armo- 
rum episcopi  in   vicis  et  compitis  ubique  ponuntur;  jam  vox  lUa  turaul- 
tuosa :   Vivat  rex!  silentio  dalur.  Absit,  absit  ut  aliquis  deinceps  magistri 
Marci  de  Baden  praesumat  facere  menlionem.  Dominus  Ludovicus  de  Bor- 
bonia  pace  fretus ,  et  quaquaversum  se  dirigens ,  verus  terrae  dominus  aguos- 
citur,  etLeodiensis  episcopus  bonoralur.  Ordinatur  insuper  nova  lex,  et, 
veteribus  transeuntibus ,  jura  nova  conduntur.  Plerique  ex  civibus ,  quibus 
erat  scrupulosa  imo  meliculosa  conscienlia  et  lividus  animus,  haec  ita  geri 
conspicienles  ,  denlibus  fremuerunt,  et  nolenles  ita  constringi ,  sponte  aufu- 
gerunt.  Proscribuntur  et  muiti  auctores  schisraatis,  hosles  pacis.  Inler  quos 
et  dominus  Raso  erat,  qui  postea  in  terra  non  comparuit,  quoque  devenerit 
usque  hodie  ignoralur. 


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CAPUT  XXVI. 

De  ^ecunda  profectione  ducis  contra  reijem  Franciae ,  et  pace  iitriusque ,  ac 

Lecjato  apostolico. 

Anno  Domini  1468 ,  mense  Ai.gusto ,  Carolus  dux  incly tus ,  jam  altéra  vice 
Handriam  petit,  bellum  régi  illaturus,  non  iitique  propter  se.  ciii  in  nullo 
forefecisse  repertus  est  rex ,  sed  propter  duces  Britanniae  et  Biturricensem 
régis  germanum  ,  quibus ,  rupto  foedere ,  rex  dimicatus  est.  Sed  quia  Carolus 
dux  cum  hisduobus  foedus  pepigerat,  ila  videlicet  ut  alter  alleri  contra  re- 
gem ,  necessitate  cogente ,  manus  porrigeret  ad  invicem  ,  injuriam  illorum  in 
se  retorsit,  eosque  de  rege  vindicare  proposuit.  Sed  omiram  humani  cordis 
instabihtalem  !  O  inexprimabilem  surreptionem  !  Duce  Carolo  derelicto    duo 
ipsi  clandestine  paciscuntur  cum  rege.  Iste  illis  in  adjutorium.  non  sine  sua 
suorumque  multa  incommoditate,  adveniebat;  illi  istum  solum  in  periculo 
derelinquunt.  Servat  iste,  ut  debuit,  amicitiae  jura  et  pacta  fidelilatis  •  illi 
quod  nefas  putamus ,  abjiciunt.  0  quantum  est  in  rébus  inane!  Verum    Deo 
disponente  ,  id  quod  malam  videbalur  faciem  habere,  conversum  est  duci  in 
augmentum  boni.  Non  enim  raovit  arma  rex  contra  eum;  magisautera,  spre- 
tis  alus,  intra  smum  gratiae  specialis  recepit  eum.  Quid  enim?  Videres  et  re- 
gem  et  ducem  amicabiliter  comedere  in  unum,  illum  istum  convenire     et 
officio  salutandi ,  et  obsequio  blandiendi ,  et  complacendi  instantia ,  miran- 
tibus  atque  indignantibus  Francigenis  universis.  Credeies  sane  ,  si  aspiceres, 
ml  odu  vel  rancoris  unquara  in  alterutrum  exstilisse ,  sed  universa  jura  dil 
lectionis  et  gratiae. 

Eodem  autem  tempore,  venit  Leodium  dominus  Honofiidus,  Tricaricensis 
episcopus,  habens  plenariam  potestatem  legati  a  latere*.  Is,  pro  Iradita  sibi 
auctoritate,  cujusiibet  criminis  reos  absolvit,  suspensos  et  excommunicatos 
mtra  gremium  sanctae  raatris  ecclesiae  recepit ,  et  irregulares  rehabilitavit 
data  cera  ^  et  accepta  pecunia.  ' 

2  A '''""^"  ^'  ^i     •      n.        ,      .  **"^^  excommunicali»  iu  signum  recoucilialionis 

Anne  vox  cera  hic  mtelligenda  de  cerei»,      dari  solebant.? 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


CAPUT  XXVH. 


171 


Quod  riri  Belialceperc  Leodium  ad  nutum  illic  omnia  disponentes, 

Verbum  aposloli  est  de  negligenlibushominibuselincuriis:  «Cum  dixerinl, 
pax  et  securitas,  lune  repenlinus  eis  superveniet  inleritus.  )>  Hoc  circa  Leodien- 
sem  episcopura  et  familiares  suos  manifeste  videmus  implelum.  Qui  post  tan- 
tam  populi  slragem  et  civitatis  deslructionem ,  non  ipsi  cautius  negotian  et 
sollicilius  vilam  insliluere  salagebant  ;  sed  nimiara  sibi  securilalem  promitle- 
bant     pacala  omnia  arbilrali.   Unde  jocis  intenli  ,  comessalionibus  dediti  , 
mapis  deleclabaniur  audire  symplioniam  et  choros  ,  vocemque  canlanlium 
alque  ludenlium  pro  inani  laelilia,  quam  collisionera  armorum  strepilumque 
virorum  fortium  pro  civilalis  sollicita  cuslodia.  Et  quia  in  die  bonorum  ma- 
loruni  immemoies  eranl ,  fulura  non  prospicientes ,  conligit  justo  Dei  judicio , 
ut  exlrema  gaudii  hujuscemodi  Inclus  occuparel.  Siquidem  in  profeslo  nati- 
vilalis  Virginis  gloriosae,  virorum  Belial  cuneus  ingens,  grandi  cum  slrepilu 
et  nonnullis  capilaneis ,  Leodium  inlroivit.  Quorum  ad  inlroïtum  eranl  amici 
episcopi  nimiruui  nimium  conslei  nali ,  volentes  quidem  sed  non  valenles  re- 
sislere    et  impedire  rei  subilam  novitatem.  Applaudebanl  alii ,  et  per  lacitur- 
nilalem  alque  dissimulalionem  quamdam,  quod  fiebat,  videbanturapprobare. 
Vultrare  proverbium  est  :  Qmtacet,  consenttre  videtur.  Heu!  Heu!  Res  haec 
civitatis  ipsius  causa  excidii  fuit,  populoque  inlerilum  atlulit.  Illi  ilaque  in- 
pressi  mox  fortunam  régis  vociferalione  conclamant,  dicentes  :  Vivat  rex! 
Vivat  rex  !  in  vilipendium  ducis.  Primoque  impelu  irruunt  in  militera  quem- 
dam  ,  quem  vicarium  pro  se  reliquerat  dominus  de  Hymberli-curia  ,  cum 
sequeretur  ducem  eunlem  in  regem  ,  illumque  trucidant.  Alios  aufugere  ten- 
tantes ,  alios  arma  capienles  inlerimunl;  sicque  civilalis  exitus  per  vigilem 
cuslodiam  observant,  ut  nec  exire  ,  necintrare  cuique  liberum  fueril.  Demum 
lepem  novam  insliluunl,  pacta  solvunt,  domos  irrumpunl,  spolia  ducunt , 
mulclam  ad  opus  ducis  lerrae  impositam  inlerdicunt.  Et  ex  parte  episcopi 
pluies  in  periculo  capilis  sui  clam  aufugientes  Trajectum  tendunt,  quorum 
raulli  in  ipso  ilinere  morlem  ,  quam  quaerebanl  evadere .  invenerunt.  Inter 
quos  et  magisler  Johannes  Bau ,  vir  mililaris,  licentialus  in  ulroque  jure  , 
presbvter  et  canonicus  ad  sanctum  Lambertum,  erat,  qui  ea  solum  de  causa 


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HENRICI  DE  MERICA 


qiiod  clam  diffugerct,  juxta  villam  domini  de  Nassou,  dictam  Heeislal,  a 
viris  Reliai  criideliler  inleremplus  est.  Qiiomodo  coiimiuni  plebi  parcere  ac- 
quiescèrent, quaiido  in  viruin  celcbieni  lyiannidem  exercebant?  Si  in  viridi 
ligno  talia  praesumeie  ausi  sunt  ,  in  arido  (|uid  feceriinl  ?  Fucrat  Leodii  , 
paucos  ante  dies  quani  veniient  viri  Reliai ,  episcopus  ipsc  cum  suis  ,  uiagis 
inlentus  dies  festos  agere  ,  quam  sollicitus  super  civitatis  provida  custodia 
cojrilare.  Inde  Trajecti  se  recepit,  et  solatium  omnesubiraliens,  amicos,  qui 
Leodii  erant,  magno  in  discrimine  dereliquit. 


CAPUT  XXVIII. 

Q^iod  episcopus  cum  suis,  a  viris  Belial  captas ,  Leodium  perductut  sit. 

Quamobrem  episcopus  amicos  convocat ,  vires  instaurai ,  colligit  cuneum 
arniatorum,  tristis  tristes mittil  duci  litteras  in  Franciaconstituto.  necessitalem 
exponit,  praesidia  petit,  que  civitatem  suam  rccuperare  et  se  de  transgres- 
soribus  vindicare  valeal.  At  ille  quamquam  de  negligentia  et  incuria  culpassel 
istum,  assistentiam  tamen  offert,  transmitlens  ei  in  adjutorium  a  lateresuo 
nobiles  potentesque  barones  de  Himberti-curia  ,  de  Bcrgis  ,  de  Hamalia ,  vi- 
rosque  generosos  cum  illis  non  paucos  :  seque  in  brevi  venturum  personaliter 
cum  universo  exercitu  pollicetur.  Convenerunt  igitur  hinc  cl  hinc  in  l'un- 
grensi  oppido,  et,  quasi  jam  habita  Victoria  de  hostibus  csset,  et  ad  vola 
cuucta  cessissenl ,  minus  solliciti ,  niinis  securi  dies  festos  agunt  ibi  :  homines 
inerraes  aggredi  pro  niliilo  arbitrati.  Celebrantur  ludi ,  chorcae  ducuntur, 
vox  laetitiae  ubique  resoiiat,  tanguntur  signa  turrium  cum  modulamine,  ut 
in  festis  solemnibus  fieri  solet.  Sedent  in  vioo  exploratores :  non  ordinantur 
nocturnae  vigiliae  super  custodia  oppidi ,  quod  portis  caruit ,  propugnacula 
non  habuil,  muros  aniisit.  Non  invocatur  Deus  venire  in  adjutorium  ,  quam- 
quam concernât  causa  ipsa  honorem  suum.  Tanta  in  viribus  propriis  fiducia 
eral ,  ut  a  Deo  prosperitalem  exspectare  et  sperare  salutcm  ,  non  necessarium , 
imo  superfluum  videretur.  Nullus  eis  Ireraor  de  habenda  Victoria  ;  timoromnis 
erat  de  céleri  hoslium  fuga.  Itaque  jocis,  ludis,  conviviis,  specUculis  fatigaU, 
omnes  inlempesUe  noctis  silenUo  cubilia  petierunt ,  verbi  sapienlis  maie  mel 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


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mores,  qui  quemque  nostrum  solerter  admonet  dicens  :  «  Ante  penculum  co- 
mta  de  periculo.  »   Et  eccc  ingrediuntur  Tungrense  oppidum  v.r.  Bel.al  per 
"urmas  suas:  hospilia  elepiscopi  et  suorum  mox  quaerunt  et  mven.unt.  Jam 
ubi  plausus,  ibi  planclus  ;  ubi  risus,  ibi  metus  ;  ubi  gaudmm  ,  .b.  dolor  ; 
ubi  irepudium,  ibi  moeror.  Sane  nonnulli ,  illorum  cognita  praesentia ,  se- 
.ninudi  celeriler  aufugerunt ,  relinquenles  equos  suos  et  sarc.nulas  suas  di- 
replioni  atque  praedae.  Capli  sunl  alii ,  et  nihilominus  abire  permiss.,  de 
redeundo  cerlo  die  juramenlo  facto .  quod  impleri  menti  non  erat.  Fuerunt 
cl  plerique  interfecti ,  in  quos  invidiae  dénies  magis  exacuerant ,  ulputa  do- 
minus  Johannes  Tsereyn  miles  et  nonnulli  alii.  El  invenlo  magistro  Roberlo  : 
..  Ecce,  inquiunl,  ecce  trufalor  isle  ;  omnium  causa  raalorum  est. ,.  Quem  unus 
eorum  percussilfundibula,  undeel  vila  sua  amarior  morte  facla  est.  Ep.sco- 
p„.  aulem  cum  audissct  quod  ficbat,  exiliens  de  leclo,  moerens  et  ejulans, 
nuo  se  verleret  cl  quid  agerel  ignorabat.  Usus  aulem  consilio  eorum  qu. 
apud  se  eranl.  aperU  camerae  fenestra  pro  foribus,  in  plalea  slantes  v.ros 
Belial  auclorilate  vocis  inlerrogal  :  «  Quinam  eslis  vos  ?  Quid  quaer.l.s  ?»  Al  .11.  : 
„  Subdili .  inquiu.H  ,  lui  sumus  ,  exulcs  et  proscripli  ,  illuslr.ss.me  dom.ne, 
quidquid  alias  dcliquerimus  emenda.e  parali.  Obsecramus  aulem  clemenUam 
luam  :  converle  judiciu.n  in  misericordiam ,  et  pe.miltenos  de  caelero  bene 
apere  volentes,  reddi  facullalibus  noslris ,  uxoribus  et  am.c.s. ..  Iron.ce  loque- 
banlur.  Aliud  enim  dicebant  ore ,  aliud  mente  versabant.  De  correcl.one  mo- 
rum  novissima  illis  cogitalio  erat.  Omnc  studium  versabant  circa  v.ndictam 
de  advcsariis  capiendam.  «  Rogan.us,  aiunl  araplius  ,  lua  meluenda  dom.na- 
lio  una  nobiscum  ad  Leodium  usquc  lendat.  El  nobis  proder.l,  el  le  m.mrae 
poenilebil  ;  nara  erunl ,  le  praesenle ,  prava  in  directa ,  et  aspera  m  vas  pla- 
nas ..  Quid agcet  episcopus  in  hoc  rerum  cardine  conslilulus?  Anx.alus erat  .n 
eo  spinlus  ejus  ;  quocumque  se  verleret,  dolorem  inveniebat.  Non  erat  e. 
locus  aufugiendi,  non  spalium  deliberandi ,  non  polenUa  res.slend..  Unde 
oecessilate  compulsus  descendit ,  el  nil  raali  passus  cura  illis  Leod.um  expe- 
liil  Ubi  dum  venissel  ho.no  caplivus,  graliose  quidera  a  cap.lane.s  v.rorum 
Belial  IracUlus  est;  sed  habere  liberlalem  sUndi ,  ambulandi  et  fac.end.  quae 
vellel,  perraissus  non  est.  Cum  aulem  legalus  ,  increscenle  rumore ,  v.ros 
Belial  ante  fores  hospilii  sui  ad  capiendum  eum  slare  didicisset ,  excuUens  se 
cilo  de  leclo ,  apertiscamcae  fenestris ,  convertit  se  ad  illos.  Videres  hora.nem 
pavidum  el  Iremenlem  scalpere  pedibus,  supplices  atlollere  palmas  ,   molu 


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HE^RICI  DE  MERICA 


mslabili  corpus  agilare,  alla  voce  clamare,  et  sine  cessatione  dicere  :  «Legaïus 
ego  sum  :  legalus  ego  sum.  »  Nihilominus  captus ,  et  una  cum  episcopo  Leo- 
dium  usque  perduclus.  loventus  est  etiam  Tungris  dominus  Guido  de  Him- 
berti-curia,  vir  saevus,  qui  pro  crudelitate  nimia  ita  populo  odiosus  erat  , 
utdentibus  fremerent  in  eum.  Volebant  hune  viri  Belial  vinctum  pioducerJ 
Leodium.   At  ille  lenitens  dicebat  se  polius  caput  suum  exponere  gladio  , 
quam  vinctum  praesentari  Leodiensi  populo.  Sciebat  se  enim  indubilanler' 
si  Leodii  essel ,  non  simplici  morte  finiendum ,  sed  varia  excepturum  gênera 
raortis.  Diraissus  autem  est  ab  eis,  praestito  juramento  quod,  constituto  die, 
quasi  caplivus  homo  rediret,  et  bonam  pacem  communi  populo  terrae  apud 
ducem  efficaciter  procuraret.  Praeterea  ,  ad  requestam  episcopi  ,  miscrunt 
Tungris  pro  magistro  Roberto  graviter  vulnerato,  quia  volebat  eum  videre  vi- 
vum.  Quem   imposilum  vehiculo  in  itinere  trucidarunt  ,  ante  conspectum 
episcopi  mortuum  offerenles,  et  afflicto  aftlictionem  addentes.  Siquidem  re- 
quieverant  viscera  episcopi  super  illum ,  apud  cujus  celsitudinem  mapister 
Robertus  summum  locum  gratiae  oblinebat,  adeo  ut  secundus  in  auctoritate 
post  episcopum  haberetur.  Mala  tamen  fama  volabat  de  eo ,  et  vitae  non  com 
naendabilis  esse  censebatur.  Plane  de  eo  quod  factum  est,  oppidi  Tungrensis 
incolae  proditionis  suspecli  sunl.  Quapropter  per  satellites  ducis ,  quadam  die 
fori ,  dum  grandis  populus  confluxisset ,  variam  supellectilem  venalem  affe- 
rens,  totum  oppidum  omnibus  bonis  in  eo  reperlis  funditus  spoliatum  est 
divitum  et  pauperum  ,  noxiorum  et  simpliciura  nulla  habita  discretione.  Idem 
ipsum  oppidum  ea  de  re  proposuerant  quidem  voracibus  flammis  dare:  de- 
sistebant  tamen,  facta  Guidoni  de  Himberti-curia  promissione  duorum  millium 
Horenorum,  ad  cerlos  terminos  procedenti  tempore  solvendorum. 


CAPUT  XXIX. 


De  cofiflictu  inter  dominum  dk  Ravesteyn  et  Leodienses ,  eommque  f^vga. 

I^tur  expeditis  negotiis  in  Francia,  dux  ex  iis  quae  per  Leodienses  fieri 
videbat  accensus  animo ,  remeare  coepit,  et  ad  Leodium  convertere  faciem 
suam,  statuens  firmiter  illud  funditus  everlere,  et  ponere  ut  acervum  lapi- 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


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dum.  El  rex ,  relicto  exercitu  suo,  non  rogatus  a  duce  ,  sed  sponte  semet  m- 
rerens,  veniebat  cum  eo  eadem  mente,  nec  dissimili  voluntate.   Praemisit 
autem  dux  ante  se  dominum  de  Ravesteyn,  qui  cum  phalanga  sua  juxta  di- 
ruta  moenia  civitatis  caslramelatus  est.  Cumque  silentium  tenerent  omnia, 
quae  in  civilate  erant,  nec  campanae  quidem  sonilus  audiretur,   suspicati 
sunl  qui  cum  domino  de  Ravesteyn  erant,  Leodienses  omnes  prae  timoré 
hostium  imminentium  cessisse  loco  suo ,  et  desperalione  victos  miisse  fugam. 
Unde  quamplures,  armis  depositis,  sarmenta  colligere  coeperunl,  et  rogos 
prae  nimio  algore  componere.  Pergebant  et  alii  pro  pabulis  jumenlorum  vi- 
iaeque  necessariis ,  longius  sese  ab  exercitu  secernenles.  Quod  ubi  per  explo- 
ratores  in  civitale  coraperlum  est,  convocalis  optimatibus  et  magistratibus 
civiUtis,  episcopussuasit,  pro  bono  civitalis,  ut  videlicet  ipse  laxatus  a  cap- 
tivitate  libère  abire  permilterelur ,  promiltens  et  promiltendo  jurans    quod 
pro  pace  apud  ducem  nepotem  suum  fidelissime  laboraret.  Tum  secundo  ut  m 
ducis  populum  nequaquam  arma  sumenles  exirent,  scientes  mdubie  quod,  si 
in  civilate  quiète  manerenl,  ultra  ullam  veniam  invenire  possent  ;  sm  autem  , 
imporlabile  judicium  suslinerenl.  Et  quidem  in  oculis  plunmorum     quibus 
eral  mens  sanior ,  sermo  hic  bonus  visus  est.  Al  viri  Belial  cum  ignobili  vulgo 
nolenles  cedere,  et  credere  dedignanles,  eligebanl  insidiose  hosles  impetere, 
quos  incautos  praesumebant  decipere  et  victoriam  reporlare.  llaque  qui  pu- 
tabanlur  fugisse,  ecce  coram  oculis  sunl,  et  super  incautos  repente  irruunt 
in  mulliludine  magna,  et  gravissimu^  confliclus  exoritur.  Resistere  vinlil^r 
de  populo  ducis  nonnulli  malebant,  quam  lurpiter  aufugere,  et,  quia  mer- 
mes     cadebanl  in  ore  gladii  nedum  plebei  et  vulgares,  quin  etiam  m.l.tares 
etnobiles.  Nec  mirum.  Yarius  est  enim  evenlus  belli,  et  nunc  hune,  nunc 
illum  consumit  gladius.  Plerique  ad  tempus  dorsa  praebuere  ,  donec  armis 
nrotecli    ad  pugnandum  idonei  redderenlur.  Fortissimos  quoque  milites  su- 
bita  bella  conturbant ,  et  ante  coguntur  fugere ,  quam  possint  arma  compère. 
Factumque  est  ut ,  post  longam  decertalionem  ,  domino  de  Ravesteyn  cruenU 
Victoria  proveniret,  et  ad versarii  etiam,  non  sine  magna  strage  suorum,  higere 
coperentur.  Hi  ergo  reversi ,  et  jam  aliter  quam  ante  consulti ,  juxla  Scnp- 
laram  dicenlem  :  «  Sola  vexalio  inlelleclum  dabit  auditui;  »  et  ipsi  fieri  cupie- 
bant    quod  paulo  ante  fieri  recusabant.  Sic  quoque  contigit  episcopum,  una 
cum  lepato  aposlolico  de  captivitate  laxatum ,  educi  ad  dominum  de  Raves- 
teyo  per  militem  egregium  Johannem  de  Wilde.  Qui  ubi  eminus  hosles  vi- 


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HENRICI  DE  MERICA 


d.l,  abeunle  cp.scopo ,  in  civitalem  ad  suos  reœeare  festinavit.  Sane  in  hoc 
ev.denler  appa.el  episcopum ,  ut  promiserat,  quaesiisse  bona  genti  suae ,  qui 
pos  b.duum  recessus  sui  consiliura  bonum  literalorie  ei  dederit;  ut  vidèlicet 
cvuatem  soll.cita  custodia  prolegeret ,  et  inducis  populuo,  denuo  noû  exirel, 
ne  détenus  contingeret  ei.  ' 


CAPUT  XXX. 

Quahter  in  machinatione  dolierya  ducem  Leodienses  deprehc^i  suni. 

Sequebatur  e  vestigio  dux,  yeniensque  obsedit  Leodium ,  et  rex  cum  eo 
î^ed  o  rmrandam  mutationem  cordis  humani,  non  dexlerae  Exceisi  !  Rex  istê 
pnus  Leodienses  inter  suos  amicissimos  computabat,  dans  eis  protectionis 
suae  salvagardiam;  nunc  autem  ut  hostes  a^^greditur  debellare  eos.    Inque 
signum  offensionis  super  eos  misit  yraldum  a  latere,  qui  praeconaria  voce 
m  cvuate  clamaret  et  dieeret  :  Vivat  dux  Burgundiae  !  Née  salis  erat  ei  per 
appanlorem  suum  id  agere;  quinimo  in  foro  captae  civitatis,  per  semetipsum. 
al  ta  iinportunaque  voc.feratione ,  intonuit  dicens  :  Vivat  dux  Burpundiae  » 
Ist.  m  ,Ilo  totius  spei  suae  figebant  anchoram  ;   faciebat  enim  eos  confidere 
m  verbis  hterarum  suarum.  Nunc  promissorum  omnium  immemor,  nedum 
desilit  ab  eis ,  verum  etiam  inimicalur  eis.  Volebat  rex  anno  praeterito  su- 
mère  arma  contra  ducem  pro  Leodiensibus  ;  jam  sumit  arma  pro  duce  contra 
Leodienses.  O  quam  salubriter  nos  admonet  Davidica  vox  diceos  :   «  Noiite  con- 
hdere  m  prmcipibus ,  in  filiis  homioum ,  in  quibus  non  est  salus.  „  Denique 
Jeremiae  verbum  est  :  «Maledictus  qui  confidit  in  homine ,  et  ponit  carnen' 
brachmm  suum.  „  Sed  ad  propositum  revertamur   Supplicai^tibus  duci  Léo" 
d.ens,bus  per  ep.scopum  suum ,  pro  pace  danda  ,  renuntiavit  dicens  :  «  Filios 
rnortis  constUu.stis  vos.  Nihilominus  in  hoc  feriam  vobiscum  pactum  ,  et  no„ 
aliter ,  s,  vosipsos  et  uxores  vestras ,  et  filios  ,  si  bona  vestra  et  civitatem  dede- 
ntismih..  „  Multorum  habuit  opinio,  quod  nonobstantibus  bis  mini^ducÎ 
Leodienses  ultra  ullam  m  conspectu   ejus  veniam  invenissent,   et  judicium 

cendo.  At  .lit  desperalione  confracti,  et  bonorum  omnium  increduli,  repu- 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


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tabanl  gloriosius  esse  stare  pro  civibus,  leges  palrias  defensare  viriliter,  et  pro 
patriae  liberlale  pugnare  fortiter  usque  ad  internecionem  ,  quara  timide  ce- 
dere  et  enerviter  expugnari.  Videntes  itaque  prioris  nequitiae  adinventionem 
sibi  non  posse  proficere ,  aliud ,  quod  nequius  erat ,  fallendi  genus  mveniunt. 
Quid  enim  ?  Assumunt  sibi ,  et  tunicarum  suarum  superficiei  insui  faciunt 
sancti  Andreae  crucem  :  et  in  silentio  noctis  ducis  castra  intente  perlustranl. 
Quis  enim  prohiberet  eos ,  qui  per  taie  signum  non  hostes  esse ,  sed  satellites 
videnlurPEt  nonnullis  nobilibus  puerulis,  qui  erant in comitatu ducis,  latenter 
occisis .   progredientes  perveniunt  ad  tentorium  usque  ducis ,  cum  quo  rex 
erat.  ut  périmèrent  eura.  Sed  anteaquam ,  quod  cogitaverant,  possent  implere , 
cogniti  sunt.  detecli  sunt,  in  astutia  sua  deprehensi  sunt,  eo  quod  voce  pa- 
tria  loquerentur.  quae  aliorum  Gallorum  loquelae  dissona  est  in  parte  non 
modica ,  et  clamoris,  qui  per  singulas  noctes  in  castris  novus  et  secretus  habe- 
tur .  mysterium  ignorarent.  Mox  quoque  pars  maxima  hominum  simulatae 
amicitiae  trucidata  est.  Interiit  quoque  dominus  Johannes  de  Wilde,  miles 
strenuus .  cujus  opère  et  industria  episcopus  se  tempestive  evasisse  gavisus  est. 
Felices  sese  arbilrabantur,  qui  mortem .  quam  meruerant,  quacumque  via  po- 
tuissent  evadere.  Unde  furore  nimio  stimulalus  dux  juravit  per  Deum  et  sanc- 
tum  Andream ,  quod  de  loco  non  abscederet ,  donec  illum  funditus  evertisset. 
lussit  quoque  accelerari  negotium  ,  et  per  ascensum  aggerum  et  vallorum  capi 
civitatem.  Non  enim  propter  fortissima  propugnacula  patuit  eis  introïtus  civi- 
tatis  Et  factum  est  ita,  Leodiensibus  in  finem  usque fortissi me  repugnantibus. 
Inter  eos  autem  qui  corruerant  gladio ,  dum  postea  ventum  est  ad  caesorum 
spolia  detrahcnda .  inventi  sunt  religiosi  de   ordine  Francisci  ac  mulieres 
interiisse. 


CAPUT  XXXL 


De  inaudita  crudelitate  hostium. 


At  quia  fortior  dux  fuit  et  invaluit,  jure  praelii  Leodium  cepit,  spoliavit, 
delevit  anno  ab  IncarnationeDomini  MCCCCLXVIU,  in  vigilia  ommum  Sanc- 
torum   Cumque  Leodium  debellaturus  intraret,  vox  in  Rama  auditaest,  plo- 

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DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


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lalus  et  ululalus,  Lcodiura  plorans  filios  suos.  Tanlus  subito  clamor  excrevit 
tantus  ejulalus  insonuil,  ut  vix  coutinuata  in  lacrymis  yox  posse  finiri  yidere- 
tur   At  hostes  ipsi,  belluina  crudelilale  hominem  diffitcntes,  nil  prorsus  aliud 
.sitiebant  quam  sanguinera  humanum  et  au.ura.  A  quorum  facie  fugit  populus 
hmc  .nde,  sicut  oves  a  facie  luporum,  amisso  pastore,  fugere  solenV:  Plu- 
nma  autem  multitude ,  sub  omni  celerilate  civilatem  egressa,  Arduennae  svl- 
Tam  expetnt ,  ubi  prae  frigore ,  famé ,  inedia  et  moerore  Ubescentes  innumiri 
penerunt;  nonuullos  persequens  eos  hostilis  gladius  iuteremit.  Fugerunt  et 
ala  m  copia  magna  ia  exteras  regiones,  ubi  raanenles  adhuc  natale  solum 
nullalenus  repetere  permiltuntur.  Fugerunt  et  alii  in  basilicas,  sperantes  se 
.II.C  a  face  gladu  tutos  esse  debere,  sed  proh  dolor  !  locus  refugii  factus  est 
asylum  per.cul.  ;  domus  oralionis  mutata  est  in  macellum  occisionis,  et  ubi 
Tita  conservari  debuit,  mors  invenU  est.  Non  coercuit  hostes  a  scelere  timor 
De. ,  non  sanct.tudo  templi ,  non  sacrorum  reyerentia,  non  desolatorum  lupu- 
bns  mstantia,  quin  impetuose  irruerent  in  eos,  et  scelestis  manibus  obtrun- 
carent   Ub.  en.m  .11.  aris  proximi  precibus  insistebant ,  accedebant  et  isti ,  et 
•ta  yahdis  .cUbus  perimebant  eos  ,  ut  sanguis  occisorum  et  rubricaret  payi- 
mentum ,  et  .n  ornamenta  celebrantium  resultaret.  Fuerunt  certe  inter  eos,  qui 
.n  bas.l.c.s  .nterempti  sunt,  filii  justae  necis,  nam  et  innoxios  in  conspectu 
De.  occubu.sse  non  dubium  ;  ubi ,  quaeso,  sacer  ille  canon  est  :  «  Reos  sanpui- 
n.s  défendit  ecclesia.  neyitam  perdant  et  membra?..  Hujusmodi  christianos  in 
hac  parte  profamores  ethnicis  et  paganis  nemo  qui  dubitet.  Alaricus ,  rex  Go- 
thorum ,  yastata  captaque  Roma ,  inimicis devictis  yeniam  p.aestare  et  parcere 
yolens,  praeconis  yoceclamabat  :  «Quisquis  ad  aposlolorun.  et  martyrura  tem- 
pla  conyolayerit,  salyus  erit.  „  Tune,  etsi  non  nunc ,  sanc.orum  Christi  basi- 
licae  ad  se  confugientes  seryabant  immunes;  illuc  usque  cruentus  saeyiebal 
.n.m.cus,  .b.  acc.p.ebat  limilem  trucidatoris  furor.  lllo  ducebantur  a  mise- 
ranl.bushost.bus,  quibus  extra  ipsa  pepercerant  loca,  ne  in  eos  inyaderet- 
qu.  s.m.lem  m.sericordiam  non  habebat.  Qui  lamen  etiam  ipsi  alibi  trucel 
atque  hosl.1.  more  saeyientes,  posteaquam  ad  loca  sacra  peryenissent ,  ubi 
fuerat  .nterd.ctum  quod  alibi  jure  belli  lièuisset,  tota  feriendi  refrenabatur 
.mman.tas  et  captiyandi  cupiditas  frangebatur.  Quamplures  yero  hostes  eya- 
dere  nequ.verunt,  utputa  débiles  et  infirmi.  Juyenes  et  virgiaes,  senes  cum 
junwnbus ,  s.mul  in  unum  diyes  et  pauper  reperti  in  plateis,  abscondiU  in 
dom.bus  et  lat.bulis,  diyerso  suppliciorum  génère  crudeliter  interfecU  sunt  Et 


in  mares  cruentus  mucro,  uxoribus  filiisque  aspicientibus ,  saey.ebat.  Al.,  au- 
tem ,  data  aut  promissa  pecunia  ultra  quam  possent  suae  manus ,  dom.busque 
ad  corrigiam  usque  calceamenli  spoliatis,  redimentes  sese  abire  s.nebantur; 
si  tamen  yirorum  legalium  fortuna  secundior  arrisisset,  secus  de  .gnob.l.  scur- 
rorum  penere,  quibus  moris  erat  extorquerc  pecuniam  et  an.masnon  salyare. 
Curaque,  prioribusabcedentibus,  superyenissent  alii  ad  hora.nes  m.serandos 
.ebus  omnibus  denudatos,  ut  ayaritiae  famem  expièrent,  non  .nyen.entes 
pecuniam,  tollebant  yitam.  Erat  autem  illorum  rabies  efferata,  ut  .n  dolor.s 
aurmentum  nonnunquam  miseros  scmineces  derelinquerent  in  suo  sangu.ne 
yolutari.  Nulla  hostibus  compassio  miserorum ,  nullus  pietat.s  affectus,  nulla 
yisce.a  miserationis.  Ulinam ,  utinam  meminissent,  quod  jud.c.um  s.ne  m.se- 
.icordia  erit  eis,  qui  non  fecerint  misericordiam !  Lactabantur  pot.us  malefa- 
cienles,  et  in  rébus  pessimis  exultabant.  Nam  quo  plures  qu.s  occ.d.sset,  eo 
làrpioribus  spoliis  se  ditatum  esse  gaudebat.  Omne  studium  e.at  rapere,  fu- 
rari     inferre  yiolentiam,  mactare,  perdere.  De  saecularibus  taceo,  qu.bus 
praesidium  dcfuil  omne.  Tentabant  etiam  ecclesiasticos  atque  rel.g.osos  ca- 
pere    et  captiyos  abducere  spe  pecuniae  extorquendae  ;  yerum  pr.nc.pal.bus 
mandalis  exlerriti  desislebant  a  coeplis.  Non  parcebatur  aetati  tenerae,  non 
dcferebatur  senecluti .  qOaejuxta  sapientem  yenerab.l.s  est,  non  d.uturna , 
neque  numéro  annorum  computata.  Insuper  sexum  femineum  deturpabant. 
Lactanles  in  cunabulis  aut  suspendebant  in  fumario ,  hanc  cum  .ll.s  m.ser.cor- 
diam  facientes ,  ut  non  périrent  in  ore  gladii ,  sed  yapore  fum.  suas  an.mulas 
exhalarent,  aut  certe  matribus  colligatos  penitus  mittebant  m  Mosara.  Coge- 
bant  yetcranos  respicere  sursum ,  moxque  pugione  guttura  transfigebant.  Ne- 
aue  omnino  luta  fuit  a  spurciliis  ribaldorum  religio  sacra ,  sexusque  fem.neus. 
LcUmoniales  yiolentiam  passaesunt,  defloratae  yirgines,  corruptae  fem.- 
nae    et  post  earum  abusum  tractae  et  praecipitatae  in  Mosam.  Nulla  .b.  d.s- 
cretio  amiciet  inimici ,  interbonum  malumque  dislantia  nulla.  Captus qu.sque 
nec  redemptus,  aut  yibranlem  necesse  erat  exciperet  gladium,  aut  gray.ora 
experiretur  supplicia  mortis,  aut  in  profundos  Mosae  gurgiles  m.tteretur. 


f 


180 


HENIUCI  DE  MERICA 


CAPCT  XXXII. 

De  tmmambus  mcrilegiis  hoslium. 

Neque  enim  sacrilegis  sufficere  potuil  habilacula  saeculaiii.ra  omni  privare 
subslantia.  Heu  !  quod  estnequius,  temerarie  irruunt  in  divina.  Heu!  clades 
luaudita  usque  ad  saDcluariura  Doraini  devagata  est  !   Eleoim  ,  quamvis  non 
c.to   proferlur,  ut  Ecclesiastes  ait,  contra  malos  sentenlia.  Absque  ullo  timoré 
fain  hominurn  perpétrant  ,nala.  Namque  lempla  Dei  ingressi,  contaminant, 
i-iolant,  spohantque,  sacerdotalem  ordinem  habentes  opprobrio .  cullum  Dei 
ludibrio.  Mittebant  ergo  sceleratas  manus  particulatim  incidi  difmas    effiacti» 
armarns,  ad  sacrosanctos  calices ,  ad  ciborias,  ad  sacri  olei  vascula,  diripien- 
les  ea ,  et  hosl.as  sacramentales  ac  oleum  in  allare  vel  in  terram  viliter  effun- 
dentes.  Inlravit  vice  quadam  ecclesiam  hostium  quispiam,  dum  „,issa  fieret, 
cumque  ablut.onem  celebranssuscepisset,  accessit  ille  propius  ,  calicemquè 
de  altans  med.o  n.hd  veritus  lulit  et  abiit.  Erat  praclerea  illorum  unus  laetus 
pro  c.bona  rapla,  quan,  ferens  sub  assellas,  interrogalus  a  socio  quidnam 
ferret  :  Rem,  mqu.t,  optimam.  Elproductam  ciboriam  cognoverunt  non  ar- 
genteam  esse,  sed  cupreara,  auro  tamen  tectam.  Unde  indignabundus  ille 
quas.  rem  eontemptibilem  prolabore  nactus,  projecit  in  lutum  et  recessil   Fac- 
tum  est  autem  hoc  non  procul  a  domo  Fralrum  Praedicatorum.  Quibus  dum 
.mmane  sacnlegium  innotuisset ,  venit  unus  illorum,  et  reverenter  acceptam 
ciboriam ,  quae  sacras  in  se  hostias  conservabat ,  reportavit  ad  ecclesiam  suam 
debito  m  loco  reponens.  Quis  haec  audiens  non  obstupcscat  et  humanam  in^ 
san,am  et  pat.enl.am  divinam!  Quis  Um  duro  corde,  ut  ad  horum  auditum 
non  contremiscat    et  tinneant  ambae  aures  ejus!  Quis  sacrilegis  non  succen- 
seat ,  et  opUndo  clamet  :  Suspendatur  mola  asinaria  in  collis  eorum    et  demer 
gantur  m  profundum  maris!  Miserai  Oza  manus  ad  arcam,  non  ul  eam 
raperet,  sed  ut  ejus  casum  impediret,  et  morte  muictatus  est.  Qua ,  quae«, 
morte  muictabunlur  sacrilegi  isti  pollutas  manus  mittentes,  non  Id  arcam 
focdens,  sed  ad  cborias  dominici  corporis  et  calices  Salvatoris,  damnat.s- 
s.ma  mente  d.r.p.enles,  comminuentes,  et  in  profanos  usus  convertentes  sa- 
crosaueta  .ascula,  m  quibus  non  figura  latel,  sed  .eriUs  patet;  non  umbra 
tenebrescit,  sed  lux  claresc.t.  Sed  que  culpa  major  exstitit;  eo  et  poena  gra- 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


181 


.ior  eril.  Rapiebanl  et  libros ,  et  ornamenla ,  remonstran  .as  quoque  p  eUos  s 
simas ,  vasa  diversi  operis  aerea  ,  cuprea ,  sUnnea ,  argenlea ,  au    a    .magme 
capsas  reliquiarum  ,  et  quidquid  ornamenlum  eccles.a  «°°':"''^'^i;;;^^^^^^ 
taris  ministerium  pertineret.  Et  ignominiose  tractantes  ea,  "l  P^f^"-  ^ 
convertebant.  Atque  ad  explendum  avaritiae  --""''  P""J"2idebantn 
ubicumque  poterant,   auferebant.  Campanas  quoque   fractas  <l"'deba"     " 
minutias  et  îo.lcbant.  Utque  sub  compendio  plura  V^^T^ZÎ^ 
complacerct  ocul.s  et  animo  .b'""^''-- J^^^  -:1;"  ;I  Ïi; 
Aidebatur  et  reprobum  ,  comrainuebanl.  Denique  ninu  reiiuq 
sed  omnia  perLstrantes ,  aperiebant  sarcophaga  marmorea,  — antes  se 
posse  invenire  aurum,  ubi  reconditae  sunt  cineres  defunclorum. 

Quid  non  morlalia  peclora  cogis, 

Auri  sacra  famés? 

Vix  dux  ipse  per  se  ipsum  basilicara  Sancli  Lamberti  de  impetu  sacrile- 
,ae  manus  tueri' alebal'pari  modo  paria  sacrilegia  in  monasterus  ..rorum 
aie  feminarura   eorumque  basilicis  ministri  seelerum  opérât,  sunt.   Ec- 
c  es"a  tamen  Sancli  l'clri  et  nonnullae  aliae ,  piaque  loca ,  .llorum  p.aeoc- 
cupan les  insaoiam ,   sese,  data  auri  et  argenli  ampla  congene,  redemere 
S^nllari  P    lia  fruila  lune  suul  monaslcria  Canonicorum  regular.um   et 
F.li  Prledicalorum,  quae  p.olccla  el  ab  insu.tu  ribaldorum  .ndemn.a 
ùbslilerunl.  Cumque  spoliaU  esset  civilas  illa  magna  omn.  génère  opum, 
nuibûs  non  mediocriler  affluebat,  nilque  superessel  quod  sacr.legum  all.ce- 
r     appelm.  igni  Iradila  evanuil  in  favillas.  Vim  quoque  grassanl.s  .neen- 
d     expe  .ri  coacle  sunl  nonnullae  ecclesiae  atque  capellae,  quae  dom.bus 
œllaSler  jungcbanlur.   CoUegialas  lamcn  ecclesias  cum  dauslr.s  su.s, 
monis  eria  quoque  ob  cuslodiae  solliciludinem ,  quam  dux  adh.ber.  man- 
Zerir  orax  flamma  non  consumpsil.  Itaque  ad  nihilum  c.v.tate  redaela, 
■    civibus  quoque  el  perdilis  el  fugalis,  populus  .errae   h.nc  .nde  commo- 
rlns  ia  tallialur  in  dies,  sic  opprimilur  exaclionibus  el  grav.ss.mo  Ir.buto 
Ûb  ic  lur ,  ut  jam  contra  vicinos  superbe  mulire  dediscal,  ..x  vlam  Iraos,- 
lerl    vix  subs  stère  queal.  Siquidem  hinc  angilur  per  extors.ones  .mporla- 
bUesavasallis^piscopl,  iUine  vero  violenlius  instant,  d.r.pe.e  noncessanes, 
Ïominus  Guido  de  Himberli-cu.ia  el  qui  cum  eo  sunt.  Praeler  .llos  autem 
trm    devoran^ue  viri  Reliai,  ul  lupi  longa  famé  cucaU,  .nop.nate  de 


I 


182 


HENRICÏ  DE  MERICA 


latebris  erumpentes.  Ita  ut  pulchre  apteque  prophelicum  illud  facto  hujus- 
cemodi  alludi  videatur  :  «  Hesiduum  locustae  comedit  brucus,  et  residuum 
bruci  comedit  aerugo.  »  .«« 


CAPUT  XXXIII. 

Lamentatio  super  excidio  civitatis  pi^opter  peccata  inhabitantium. 

Quomodo  sedes  sola,  civitas  plena  populo?  facta  es  quasi  vidua,  domina 
populorum.  Princeps  provinciamm  facla  es  sub  tributo  ,  irao  sub  exterminio. 
Jam  cithara  tua  conversa  est  in  luctum ,  chorus  in  planctum ,  et  organum  in 
vocem  flentium.  Honor  tuus  mulatus  est  in  ridiculum  ,  jjloria  in  opprobrium, 
potestas  in  nihilum.  Jam  qui  ad  le  oculos  dirigeret,  \ideret  plane  non  faciem 
civitatis ,  sed  solitudinis  ehfigiem  ;  nec  cerneret  habitationem  hominum  ,  cre- 
deret  potius  te  quasi  ferarum  latibulum  esse  ac  speluncam  latronum.  Nam 
portae  tuae  destructae,  solo  moenia  coaequata ,  munitiones  in  gyrodissipatae, 
et  domus  tuae  igni  succensae  sunt.  Manum  suam  misit  hostis  ad  omnia  desi- 
derabilia  tua ,  et  abstulit  Dominus  omnes  magnificos  civitatis.  Destruxit  in 
furore  suo  omne  robur  tuum,  et  abstulit  coronam  spei  tuae.  Repulit  altare 
suum ,  et  raaiedixit  sanctificationi  suae.  Ingressae  sunt  gentes  sanctuarium 
suum ,  de  quibus  praeceperat ,  ne  intrarent  in  ecclesiara  suam ,  spoliandi 
causa,  sed  orandi.  Sacerdotes  tui  gementes,  virgines  tuae  squalidae,  et  ipsi 
religiosi  oppressi  amaritudine.  Complevit  Dominus  furorem  suum:  eflFudit 
iram  indignationis  suae  in  te  ;  inebriavit  sagittas  suas  sanguine.  Factus  est 
tibi  Dominus  in  crudelem  ;  reddidit  tibi  duplicia  pro  omnibus  peccatis  tuis. 
Bibisti  de  calice  indignationis  suae  usque  ad  faeces ,  et  de  vino  furoris  sui  ine- 
briavit te.  Plaga,  quae  te  percussit,  insanabilis  est  ;  quare  non  adjicies  utresur- 
gas.  Plaga  incomparabilis  est,  ita  ut  ex  simili  dicere  possis  :  «  0  vos  omnes, 
quitransitisperviam ,  attendite  et  videte,  si  estdolor  sicutdolor  meus.  »  Plaga 
insuper  valde  crudelis  ,  quae  nec  miserabilium  miserata  est ,  nec  amicum  ab 
inimico,  nec  juslum  ab  injusto  discrevit,  nec  minusculae  pepercit  aetati. 
Heu!  heu!  Arguit  te  malitia  tua,  et  aversio  viarum  tuarum  increpavit  te. 
Scito  jam  et  vide ,  quia  malum  et  amarum  est  te  reliquisse  dominum  Deum 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM . 


183 


tuum ,  et  non  fuisse  timorem  ejus  apud  te.  Jesu  bone ,  ubi  sunt  -™ 
tuae  anliauae    Domine?  An  oblivisceris  misereri,  Deus  noster?  An  conlmebis 
T^:^^^^^^  Signasti  quasi  in  sacculo  ^f -/»~JJf  ^^^^^ 
s^nis.  quorum  dum  obliti  essent,  nonne  haec  cond.ta  fuerunt  apud  te ,  e 
Z'a^n    hesauris  tuis?  Ideo  repulisti  eos,  et  confud.sti  eos.   Dedi^i  eos 
Ca-  oies  escarum,  et  in  populis  dispersisti  eos.  ^^^^-^;^^^^  ^. 
convertere  ad  dominum  Deum  tuum  ,  ut  ipse  ^-^-.^^^^^^^^^^^^^^^ 
ianoscat    et  reHnquat  post  se  benedictionem  aeternae  vit^e ,  ad  quam  nos  per 
'n:^l^?^  ternus  et  unus  vivit  et  régnât  in  saecula  saeculorum. 

Amen. 


ul 


CLADIBUS  LEODIENSIUM  *  :  EDITA  A  VENERABILI  SUPERIORE 


EXPLICIT  HISTORIA  COMPENDIOSA  DE  „„„,rA 

HUMILIS  HUJUS  MONASTERII,  FRATRE  HENRICO  DE  MERICA, 

ANNO  DOMINI  1468. 


I  Verba  quae  sequu 


nlur.  alia  manu  in  cod.  MS.  exarala  sunt. 


THEODORICI  PAULl,  ALIAS  FRANCONIS 


CANONICI  GORCOMiENSlS, 


HISTORU  D^  CLADIBUS  LEODIENSIUM 


ANN.  MCCCCLXV-LXVII; 


EX  COD.   M8.   CAPITBL.  ECCLESIAE  CATHEDRU.IS  TOR^àCENSIS. 


24 


v\\Mm«v\Mvv\\wwww^vw^'^««'«ww"^' 


,vv^^w^^^^^^■v^^^^^■vv«^^^^~v«'W>~««'^'^'^^^'''*^^'' 


IINCIPIT 

„,STOR.^  DE  CL.Dn.rS  LEODIESSTOM  BOMI«  THEODORICl  P.UU  ,  ^LUS 
FRANCOWIS  ,  CA«0«ICI  SA«CTI  ymCENTII  1«  GORCIIE»     . 


Aono  Domini  MCCCCLXV ,  illusuis  Karolus  Burgundme,  cornes  de  Sa  loes 
Jalûs^r  proceres  Franciae  contra  eumdem  Ludovicum  regem  mtrav.t 
r  <!!r  tamauaa.  princeps  impcrlerrilus  cum  quadrupl.c.  exerc.tu.  Quo- 
Z^rXirLqua™  capitaneus  Ludovicus  de  LuUeborch,  con.es 
7  rCircum  l'Ls  suis  filiis.  Secundo  praefuit  Adolphus,  frater  ducs 
Ï^e  sfs  tVrpralit  Anthonius,  bastardus  Burgundiae  Sed  quarto^et 
JSide.  KaLus  Bur«.nd.e,  ^;"- rdr=Ï:s!5^^^^^^^^^^ 

::;Tsr  o;r:rad7a— ^^^     p-^-r  ^-""t-  'aT 
ï::;:;stancra™  ..ans,  u..a  i^..s  ^^^::-^^^ 

-rz  r;r„:aî:::rir:  p.;::.!,  habe„s  ^a^i^u™  e.ercitu. 

1  1  30  cum  suis  boslililer  ibidem  occurrit.  Et  castra  metatus  est 
rr:!:;''::!;::  magnum  montem  et  plauum,  s.tum  .n  sinistra  parte 

vila  et  scriplis  dicta  sunl. 


1465 

De  exercitu 


Karoli. 


V,\ 


188 


THEODORICUS  PAULI 


Tillae  et  castri  cjiisdem  viilac.  Ita  qiiod  difficiilter  patuit  accessus  ad  cum  ,  nisi 
cum  ma(j^no  discrimine  partis  adversae.  Statimque  rcx  acies  suas  terribiliter 
ordinavit  conlra  Karoluni  Burgundiae.  E  contra  Karolus  perpendens  quod  ex 
eadem  \illa  inilo  bello  posset  a  lergo  dccipi  el  circiimveniri  ac  circiimcingi , 
misit  expedilos  vernaculos  et  armigeros  cum  diversis  bellorum  apparatibus  ad 
conflagrandum  penilus  eamdcm  villam ,  et  ad  occupandum  viani  \illae  qua 
posset  debellari. 
ragoacruenu.  lutcrca  cx  utraquc  acie  horribiliter  et  formidolose  sagittatum  est  in  invi- 

cem  per  très  homincs  antiquos  * ,  unus  aiium  invadebat  bombardis  et  serpen- 
tinis,  caelerisque  macliinis  beilicis,  ila  quod  muiti  corruerint.  Tandem  Karo- 
lus commiltensse  Deo,  audacter  et  animose  regem  primitus  aggressus,  viriliter 
beliavit.  In  quo  ex  ulraque  parle  quam  acriter  pugnatum  est,  perlongum 
est  *.  In  quo  bello  experiri  animositas  Karoli  et  probilas  virilis  audaciae  ex 
magnanimitate  mentis  suae  potuit.  Et  vere  patenter  potuit,  ita  quod  de  paucis 
principibus  talia  militaria  acta  déganter  et  nobiliter  peracta  non  inveniantur. 
Nam  personalilercum  paucis  Bdissimisarmigeris  saepe  perequitavit  acies  régis, 
dissipans  et  segregans  exercitum  inimicorum.  Itaque  multociens  verberatus, 
ab  adversariis  expelitus  fuit ,  ut  se  redderet  captum  ;  quos  tamen  adjutorio 
Dei  viriliter  pugnando  repulit  et  profugavit.  Ita  tamen  quod  in  tali  anxietate 
fuit,  quod  recepit  vulnus  in  collo,  et  licet  non  fuit  \alde  magnum,  tamen 
maxime  formidolosum ,  quia  prope  guttur  suum  fuit.  Quae  omnia  parvi  pen- 
dens  Karolus ,  prostravit  et  fugavit  ex  eadem  villa  et  circa  praefatum  castrum 
adversarios  suos,  et  nisi  duo  domini  ex  complicibus  principis  Burgundiac 
fugam  maturassent,  qui  ôaeteris  armigeris  formidinem  et  timorem  ipsorum 
clamore  incussissent ,  procul  dubio  regem  cum  suis  cepisset.  Clamabant 
enim  hi  duo  domini  cum  suis  :  Socii,  socii,  fugiamus  et  liberemus  nos.  Kch 
rolus  enini  princeps  non  captus  sed  niortutis  est.  Fugiamus,  fugia?nus.  Cum- 
que  xv^  fere  équités  sic  fugissent ,  Karolus  hoc  animadvertens  tamquam  leo 
imperterritus  disperses  et  segregalos  revocavit,  hos  ipsos  praesentia  sua  et 
dulcibus  yerbis  animavit.  Quod  videns  rex  fugam  cepit  cum  suis  proceribus 
supra  dictum  castrum  Mondeleheri. 
De  inierfeciis  in prriio.  Taudcm  post  occasuffi  ct  Tuiuam  multorum ,  Deo  justo  judice  permittente, 
Karolus  regem  fugavit  et  campum  vicloriose  cum  multa  laude  obtinuit.  Cor- 


1  Legendum  :  Per  très  horas  continua». 


-  Deest  vox  dicere. 


DE  CLÂDIBUS  LEODIENSIUM. 


189 


Ex  parle  autcm  Uroli  Biirgund.ae  «"•■^"  Jacobus  de  Chas- 

belli  in  hoc  métro  : 

e  FranCU  VIClor  CharLoYs  Modo  sedlt  Ul  HeClor  '. 

,„anus  suas  .aluil  aut  polu.t,  dcseendens  de  «a  ^°        .erpeatinis  el  bonibar- 
suas  denuo  contra  Karolum  ord.nav.t.  Et  -J  6   ^^^J^^^^^^^^^^^        ,acera>erunt. 

lum  ex  sacro  baplislerio  elevan  ;  ^^^f  «^  3"^^^^^  ^^^  ^niiaria  ab  illo  loco,  *a>e.,u. ,..«:,.». 

Uaque  feria  quinta  post  sol.s  occasum  *«<=«  ^"  P^^^  ^^  ^^^.^^,„  recepit 

aonec'perveoiebat  eu™  o.n.  exere.^u  ^^J^^  ,_,„  ,  ii- 

r;:it:r  :r:;"  :;;!::  .i-i..  advcre.,  qua.vis  adbue 

essenl  per  très  diaetas  ab  ipso.  ^ 

.   De  praelio  con,a.Uso  apud  ^onU^^-  ^  ^^^,  ,  ,,,  ,,ni. 
exstal  carmeu  inedilum  .oler  cod.  MbS.  B.bho  i^^jj  ^^,  f^^um. 

Ihecae  Burg.  n.  3857  :  Liber  Karoleido.  uve  bel-  buppleo  / 

lum  Montis-Herici. 


190 


ÏHEODORICUS  PAULI 


Karolus  vonit  In  Es 
Uiiipe5. 


Deinde  feria  sexta  recedens  ab  illa  villa ,  venit  circa  noctcm  in  Estampes. 
Ibidem  castra  metalus  ,  benijjne  receptus  fuit  ab  incolis  illius  oppidi.  Itaque 
recepit  dominica  scquenli  claves  lam  castri  quam  oppidi.  In  quo  Castro  reperta 
fuit  magna  aurea  navis  régis,  et  multa  alia  argentea  clenodia  régis,  ex  quibus 
illo  die  Karolo  ministrabantur  requisila.  Feria  secunda  sequenti  ,  venerunt 
illic  magnifici  principes  dux  Brilanniae,  dux  de  Barry,  cornes  de  Diviois,  et 
muili  alii  principes  Franciae  cum  perpulchro  et  magno  armatorum  exercitu 
eleganter  exornalo.  Qui  omnes  castra  raetati  fuerunt  per  circuitum  et  gyruui 
oppidi  d'Estampes ,  demptis  principibus  et  dominis  qui  in  eodem  pausabant. 
Qui  invicemconvenientesinlinitum  Karolo  Burgundiae  exhibuerunt  honorera, 
et  \ice  versa  Karolus  iisdem.  El  permanserunt  ibidem  in  magna  laetitiausquead 
ultimum  diem  mensis  Julii,  quod  valde  profuit  vulneratis  exercitus  Karoli.  Quo 
die  omnes  principes  cum  suis  exercitibus  recedentes,  per  viam  dictam  Beaniffe 
transfrelaverunt  illic  per  Secanam  circa  locum  dictum  Moret  in  Gasthinois,  et 
in  oppidum  situm  super  flumen  Yone.  ubi  occurrebant  ipsis  dux  Calabriae  et 
marscalcus  Burgundiae,  cum  magno  exercitu  armatorum.  Causa  euim  quare 
principes  piaefali  conveniebant ,  erat  ut  compellerent  regem  ad  satisfacien- 
dum  fratri  suo  duci  de  Barry  et  caeteris  principibus ,  ad  quos  obligabatur. 
Rex  vero  Ludovicus  percipiensadventum  principum  misit  circa  quadragintas 
lanceasadresistendum  ipsis,  ne  ulteriorem  progressumad  ipsum  invadendum 
haberent.  Et  illos  milites  misilex  adverso  illius  rivi,  ne  transvaderent,  quorum 
pontes  ubique  fracti  erant  ;  quos  milites  nostri  crudelissime  profugaverunt , 
oLsid.o  .nte  p,ri».os.  multis  ipsorum  corruenlibus ,  et  sic  pervenerunt  circa  Parisios,  etobsidentes 
eam  per  sex  hebdomadas,  permansit  Karolus  ita  prope  civilatem,  quod  quo- 
tidie  bombardis  et  caeteris  machinis  quassabat  civitatera.  Et  mansit  Karolus 
in  Castro  principis  palris  sui  dicto  Conflans  ,  sito  super  ripam  Secanae.  Cum- 
que  praefati  principes  sic  Parisios  per  gyrum  obsedissent,  princeps  sive  dux 
de  Barry,  frater  régis,  et  dux  Brilanniae  miserunt  satellites  suos  anle  oppidum 
Pontoyse  ,  quod  quadam  compositione  sibi  subjugarunt.  Insuper  dux  Bor- 
boniae  personaliler  cum  omnibus  suis  armigeris  secessit ,  et  obtinuit  cum 
quadam  compositione,  medianle  relicla  drossati  Normanniae,  qui  succubuil 
etobiit  in  bello  de  Mondeleheri ,  castrum  et  civilatem  Rothomagensem.  Quod 
percipiens  rex  valde  doluit. 

Tandem  per  inlerloquia  magnatum  pax  rediviva  ordinata  fuit  inter  regem 
et  praefatos  principes ,  ita  quod  rex  commisit  Karolo  Burgundiae  totum  pon- 


De  régis  militibu». 


Paci*  coaJiliooes. 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


191 


dus  disponendi  ne^oûa  re«a,ia ,  et  ^^^^'^;^^-^,^ 

riae     secundum  beneplacilum  suum*.  Et  sic  Karolus  eaixit,  4 

BarrV   f  a"  r  régis ,  aeclperet  in  feudu,„  a  Ludovico  rege  Franc.ae,  fratre  suo . 

S  cl™  Nor^fni^e,  e.c.  Ue^que  rex  Ubere  contu.it  Karolo  B-gund-ae  o. 
nia  dominia  redempta  per  regen. ,  mediante  dom.no  de  Croy ,  »  ^"  "^^    '"" 
Burgundiae  ,.atre  suo ,  insuper  praeposiluram  ultra  fluv.un.  fo-J^e  J^m 
Philippus  dux  Burrundiae  paler  suus  nunquan.  poss.debat  ;  addens  ei  cv.tates 
fnf^  scHpU      Peronam,  Roye  et  Mondidier  cuo,  suis  cons.rieUbus,  perpetu.s 
temporC  b  psoet  suis  haeredibus  possidenda.  Simillter  conu.atum  Bo  o- 
Zsem  et  co.ita.un,  de  Gbyse„^  et  expu.it  rex  ab  illo  con^.t^tu  de  Gbysen^ 
-tnminnm  de  Crov   qui  fuit  cornes  illius  comilatus,  eo  quod  rex  sibi  pridem 
latlrTt  ObSue  idem  Karolus  Burgundiae  a  rege  Franciae ,  quod  rex 
contulerat.  Ubtinu.iq  eius ,  et  dorainum  de  Rymay  cura  filas 

LTt loir»"!  Lan:oy  et'cl  lice's  eorun,  elirainaret  extra  regnu. 
Zrarefquod  .dera  nob.lis  princeps  K^;-/:— ^r^^Tn^: 
Franciae  persequi,  capere  et  ^'^'^"^'''^^^  ^'"^H  ;^^";j,„i^  i,ve  dorainus 

tXneba-r.ui.n^^^^^^^^^^ 

^lïi^ri::  i?dTc::;urg!Iae  etKarolu™  filiura  ejus,  ... 
discordian,  '^^™"  j  ^y^^e  „„,„11.  Sed  tandem  isto  eodem  anno, 

quod  modo  »»"'1  V"bx.s»nn.s  e^™  ^^,^^^;^  ^^f^^.^,^  f„.t '. 

,idelieetDom.n.MCCCCLX^^^^^^^ 

r  „b^\l^u"r  s  conlhoralis  sua  Ysabeet  de  Borbonia  ♦  in  festo  sanc- 
^rÏ—e'; 'rL^Un  Ant^rpl»,  in  abbatia  ordinis  Praemonstratensis. 
De  cujusobitu  niraium  turbalus  Karolus  valde  dolu.t  ,„„..,.„,„„ 

Fuerunt  enim  hi  principes  qui  erant  ibidem  congregati  contra  regem  ,  primo 

dux  detrry,  frate'r  régies,  dux  de  Humayne,  '^^^''^^"l^'^f^ ^^Z^Z 
traliter  se  habuit  in  omnibus  et  semper  ad  pacem  laborabat ,  dux  Calabriae , 

T  '^Cr ^- -"  - -"       '  -o  «tr :r  0:;:.  t..  ...u. 

,46S  .cripue  aa  PhiUppu™  pat«o.  et  ad  ..«..      ^J'^:^l,''::^,„^„:Z  iunxeral. 
tratum  Mechliniensem. 


192 


THEODORICUS  PAULI 


Leodicnscs  rclscllant, 


filius  Reyneri  régis  Ceciliae  ^ ,  dux  de  Borbonia  ,  dux  de  Britannia ,  cornes 
Karolus  de  Burgundia ,  princeps  de  Nemours,  cornes  de  Dunoys,  cornes  de 
Labrecht^,  cornes  de  Armyange  ^,  cornes  de  Loyach*,  cornes  de  Bueil,  de 
Savigiii^,  cornes  Sancti  Paiili ,  cornes  de  Dammartin,  qui  omnes  salarium  et 
dorainia  a  rege  per  expressionem  Karoli  principis  Burgundiae^.  Quibus  omni- 
bus regaliler  et  bene  dispositis,  cum  Karolus  decrevisset  repatriare,  postquam 
multoties  et  caeleri  principes  cum  Karolo  pransi  fuissent ,  venit  rex  valde 
maue  audire  prius  missam  ad  sanctum  Anthonium ,  ad  quem  accedens  Karo- 
lus voluit  ante  recessum  suum  adhuc  salutare  regem  ,  quem  rex  bénigne  per 
totam  missam  retinuit.  Qua  finita,  rex  ascenso  equo  suo  comitabaturKarolum 
per  lotum  diem ,  donec  perveniret  circa  noclem  ad  Villers  de  Bel,  quorsum 
permanserunt  in  magna  laelitia  fere  quatuor  diebus  insimul ,  ita  quod  nullus 
potuit  perpendere ,  quantum  ultra  modum  sese  mutuo  deligebant  :  et  semper 
rex  protulit ,  quod  in  neminem  alium  in  tantum  conBdebat  sicut  in  Karolum 
Burgundiae.  Et  ibidem  cum  magna  honesta  recesserunt  ab  invicem. 

Interea  dum  Karolus  sic  per  totam  aestatem  cum  grandi  exercitu  obsedisset 
Parisios,  Leodienses,  tamquam  insani  rebelles  Deo  et  ecclesiae,  valde  invaserunt 
ducatum  Brabanliae,  Lymburgiae,  etc.  Insuper  munierunt  ecclesiam  in  Mon- 
tenaken  ad  modum  castri ,  facientes  eam  speluncam  latronum ,  multaque  mala 
ex  ea  circumquaqueperagentes,  habentesrefugium  denuoad  eam  lamquamad 
castrum.  Quare  Philippus  dux  Burgundiae,  Brabantiae,etc.,  necessitate  cora- 
pulsus,  licet  mulla  mala  per  Leodienses  perpelrala  spe  boni  dissimulasset  et 
sustmuisset,  et  nihil  inde  profecisset ,  ordinavit  potentes  capilaneos,  videlicet 
Johannem  ducem  Clivensem ,  Johannem  comilem  de  Nassauwen,  drossatum 
Brabantiae,  dominum  de  Gruythusen,  regentem  Hollandiae,  Johannem,  do- 
minum  de  Wassenaer,  dominum  de  Gaesbeeck,  comitem  de  Ferraria  ex  Lon- 
gobardia ,  domicellum  de  Mandersceit,  dominum  de  Hancoet^,  qui  e  contra  per 
comitatum  Lossensem  ubique  villas  depraedando  combusserunt.  Itaque  dux 
Clivensis  altéra  die  sancti  Lambertivicit  Loesbosch,  utvidere  est  in  hoc  métro  : 

LaMberll  pridie  CLeef  LoeabosCh  Vespere  VICIt. 


i  ! 


Et  habentur  anni  in  eodem  métro. 

*  Siciliae.       2  L^  comte  d'Albrel. 

*  Le  comte  d'Ârmagnac. 

*  Le  sire  de  Lobeac. 


*  Legendum  :  Tanneguy  Duchatel.       •   /ieceperunt. 
'   Forsitau  lr{j[endum  :  Jaucourt  (Jean  de  Jaucourt , 
chevalier,  seigneur  de  Ruyère»). 


DE  CLADIBUS  LEODIEINSIUM. 


193 


E  contra  Leodienses ,  viriliter  eis  resistere  pulantes ,  obviaverunt  in  manu 
forti ,  sabbato  ante  festum  sancti  Lamberti ,  in  villa  dicta  Geet-Beets  ;  et  facto 
congressu  ceciderunt  ex  parle  Leodiensium  cenlum  et  viginli  homines ,  quod  i^-die„,«  c.dn«t^  ^^^ 
caeterividenlesfugam  inierunl.4nsuperniprofesto  sancti Michaëlis^,  meodem    wu^  .„  Moniena- 
loco  ceciderunt  ex  parte  Leodiensium  xi  armigeri.  Iteraque  sabbato  ante  fes- 
tum sancti  Victoris  corruerunt  ante  portas  oppidi  Sancti  Trudonis  centum  et 
duo  de  oppidanis  ejusdem  oppidi.  Itemque  in  profesto  sanctarum  Undecim 
Millium  virginum  \  venerunt  praefati  capitanei  ex  parte  ducis  Burgundiae  m 
villa  dicta  Montenaken ,  cum  quatuor  millibus  equitum ,  comburentes  eamdem 
villam  et  fere  omnes  villas  circumjacentes.  Sed  cum  in  reditu  post  prandmm 
recedere  decrevissent ,  deliberaverunt  prius  comburere  molendmum  ejusdem 
villae  de  Montenaken.  Quod  perpendens  capitaneus  Leodiensium,  cauto  po- 
suit  insidiascum  tribus  millibus  armalorum  ad  debellandumpraefatos  dominos 
et  capitineos  ducis  Burgundiae.  E  contra  pracfalidominihoc  atlendentes,  or- 
dinatis  aciebus  bellicis ,  conflagrato  molendino ,  eos  invaserunt  et  penitus  fere 
deleverunt,  demplis  equitibus  qui  fugam  inierunt  celerrime  versus  Leodium. 
Ceciderunt  autem  ex  parle  Leodiensium  xviii«. 

Altéra  aulem  die,  praefati  capitanei  redeuntes  munitam  ecclesiam  de  Mon-  concrema,urM«ate- 
lenaken ,  exportalo  humillime  et  reverenter  corpore  Christi  cum  reliquiis 
Sanctorum,  cum  omnibus  in  ea  existentibus  conflagraverunt,  et  ecclesiam 
funditus  destruxerunt  \  Cujus  anni  et  destructio  notantur  in  hoc  métro  : 

Montenaken  CeCidll,  lioC  In  praeLlo  pVto  (VLsIt. 

Post  hoc  feria  secunda  post  festum  omnium  Sanctorum  in  oppido  dicto 
Herck  proslraverunt  sex  armigeros  Leodienses  praefati,  in  platea  dicta  platea 
Judeorum.  Tandem  Brabaiitigenae  ubique  eos  vel  occiderunt  vel  profugave- 
runt ,  licet  etiam  cum  discrimine  suorum  ,  quod  patet  in  his  metris  : 

Legla  laMqVe  taCe  Cllo  te  Brabantla  VlClt  : 

HIC  bene  si  nVMeres  Leodinos  iVnC  Clto  sCrlbls. 

Tandem  anno  sequenti ,  in  Januario  ,  venit  Karolus  Burgundiae  cum  infi- 
nitis  armigeris  in  terra  Leodiensi,  ut  eos  debellaret  ex  omni  parte.  Videntes 


i 


1465. 


1466. 
l'ax  iniliir. 


1  Die  28  Septembris.  21  Oclobm. 

2  In   profesto  S.   Lrsulae  et  sociarum ,  die  '  CIr.  supra  p.  29. 


2o 


194 


THEODORICUS  PAULI 


1466. 
Dionanliim  c%pugni 
liir. 


ifjitur  Leodienses  cum  comitatii  Lossensi ,  ingentem  nimilalem  et  polenliam 
ejusdem  karoli ,  slatim  reddideruiil  se  humililer  pielali  etgraliae  cleraenlisimi 
principis  Philippi  Biir(;iindiae  et  Karoli  filii  siii.  Kt  sic  inler  caetera  pax  »  ordi- 
nata  fuit,  qiialenus  episcopatus  Leodiensis  «t  coniilaliis  Lossensis  darent  in 
certis  annis  vi™  florenoriiin  rhenensium  praefatis  principibus,  pro  daranis  sibi 
illatis.  Insiiper  quod  Philippiis,  dux  Burgundiae,  et  Karoliis  ejus  filius  mane- 
rent  perpetui  mamburni  ejusdem  episcopatus  et  comilatus,  et  post  eos  duces 
Brabantiae.  Cujus  anni  pacis  nolantur  in  hoc  métro  : 

Legla  LaetatFr  JaM  CharLoIs  paCIflCalUr. 

Anno  Domini  MCCCCLXVI ,  cum  Karolus  esset  in  Arthesia  et  in  confinibus 
Franciae,  Dynantenses  infecta  pace  receperunt  multos  armigeros  in  ipsorum 
oppido ,  cum  (juibus  depraedabantur  llannoniam ,  Brabauliam  ,   Namurcum 
et  Lymburgensera  ducatum ,  spoliis,  incendiis  et  rapinis,  fingendo  multa  falsa 
convicia  contra  ducem  et  ejus  gloriosum  filium  Karolum  2.  Quare  praefati 
principes  ,  recollecta  militari  manu ,  dirissime  obsederunt  eam  cum  quatuor 
magnis  exercitibus,  scilicet  feria  secunda  infra  octavas  assumptionis  Virginis 
Mariae,  quam  et  potentialiter,  feria  secunda  sequenti ,  scilicet  altéra  diesancti 
Bartholomaei  apostoli,  oppresserunt  et  vincendo  funditus  destruxerunt ,  occi- 
sis  seu  fugatis  omnibus  Dynantensibus,  demptis  illis  qui  callide  pridie  fugam 
inierunt.  Et  sic  devaslata  civilas  in  solitudinem  redacla  fuit,  destructis  soute- 
nus ecclesiis,  monasteriis,  mûris  et  turribus,  et  omnibus domibus  ejus.  Quod' 
fuit  opulentissimum,  ditissimum  et  potentissimum  totius  episcopatus,  dempta 
civitate  Leodiensi.   Fuerunt  autem  mercatores  ejusdem  Dynanti  ditissimi  et 
ubique  famati.  Tempore  vero  obsidionis  quo  Karolus  obsiderat  Dynantum , 
fuit  Philippus  paterejus,  dux  Burgundiae,  in  Castro  Namurcensi  cum  grandi 
militia  ad  obviandum  Leodiensibus ,  si  opus  fuisset,  si  voluissent  venire  Leo- 
dienses cum  magno  exercitu  ad  adjuvandum  Dynantenses,  sed  non  comparue- 
runt  aliquo.  Yicta  enim  civitate  Dynantensi,  inclytusdux  Philippus  commisit 
deinceps  totum  pondus  belli  dilecto  filio  suo  Karolo,  comiti  Kadralensi ,  etc. , 
et  ipse  qui  senio  premebatur,  vacabat  contemplationi ,  orationibus  et  quieti' 

'  Quibu»  legibus  data  fuerît  pax ,  mox  a  Léo-  2  De  Dionanlensium  protervia  vide  quae  scri- 

diensibus  proximo  mense  Aprili  violala ,  latius      bit  Henricu»  de  Merica  ,  supra  p.  148. 
exponilur  supra ,  p.  30  et  seqq.  3  Oppidum.  Vid.  infra  p.  206. 


DE  CLADIBUS  LEODIEXSIUM. 


195 


qui  dehinc,  scilicet  anno  Domini MCCCCLXVII ,  die  quindccma  mensts  Jumi,  ^-^^^X^- 

obiit  Brugis,  in  feria  secunda,  sive  die  lunae ,  Karolo  tune  m  Gandavo  exis- 

tente.  Qui  demandais  venire  apud  principem  patrem  suum  agomzantem  tam 

celerrime  equitavil,  quod  omnes  suos  fere  militares  secum  equitantes  prae 

nimia  festinatione  praeequilavit  et  anlecessit .  habens  et  requ.rens  m  via  prae- 

ter  primum  suum  equum  duos  alios.  Adveniens,  agonizanlem  ipsum  mve- 

niens    valde  doluit.  Igitur  altéra  die  cum  magna  solemnitale  exequ.ae  .psius 

celebrantur  in  ecclesia  Sancti  Donatiani,  in  quo  coi  pus  ipsius  msepultum 

lonro  tempore  permansit.  Sed  corpus  ipsius  auro  et  gemmis  ornatum  mis- 

sum  fuit ,  ul  petierat ,  ad Hn  ecclesia ,  dominica  resurrectioms  per  epis- 

copum  Atrebatensem,  cum  magno  statu  et  familia  et  cum  mult.s  c  enodns. 
Intestina  vero  ejus  recondita  fuerunt  in  puro  vase  in  eccles.a  sancti  Donatian. 
ante  summum  altare.  Cujus  anima  requiescat  m  pace. 

Post  cujus  obitum  Leodienses  contra  jusjurandum  et  fidelitatem  promis-  Leoa.e..  ...u. 
sam    denuo  infecta  pace,  rebellaverunt  confusibiliter  contra  ipsorum  epis- 
copum  Ludovicum,  et  praecipue  contra  Karolum  jam  ducem  Burgundiae, 
ordinantes  in  plerisque  oppidis  et  villis  publicos  caminos  et  fornaces  impletas 
i.ne    in  quos  more  causae  factae  projecerunt  animam  ejus  ^  ac  si  daemones 
ijsam  a  Deo  damnatam  ,  propter  commissa  in  dioecesi  Leodiensi ,  projecissent 
ia  infernum  aeternitaliter  cruciandam.  Insuper  decantabant  derisoria ,  ficta 
et  composita  per  ipsos  in  confusionem  ipsius.  Ultra  ista  omnia  intraverunt 
fere  omnia  oppida  episcopatus  et  comitatus  Lossensis,  confinia  Brabantiae, 
Lvmburriae  et  comitatus  ^amurcensis,  armata  manu;  quae  diurnal.m  expu- 
iando  commiserunt  magnae  depopulationis  excidium,  de  quibus pro  ipsorum 
beneplacito,  acceperunt  magnam  praedam  multimodae  facullatis,  occisis  et 
Lptis  multis  incautis  et  innocentibus.  Haec  a  infinita  al.a  mala  perpétrantes 
per  totam  aestatem,  ultra  pacem  factam,  gaudebant  in  transgressionibus  et  ma- 


i  Désuni  verba  Dirionemem  Carthusiam  ,  vel 
simili»,  llujus  enim  principis  corpus  in  aede  D. 
Donatiani  Brugis  regia  magnificenlia  deposilum 
iuerat.  donec  morlua  post  conjuge,  ambo  D»- 
vione  ,  uli  jusserat ,  majorura  sepulchro  infer- 
renlur.  Si  fut  le  corps  de  ce  noble  prince,  inquil 
Olivier  de   La  31arcbe  ,  porté  solennellement ,  à 
grand  deuil,   souspirs  et  larmes,    en  l'église  de 
Sainct  Donat .  audict  Bruges ,  où  il  reposa,  et  fut 


gardé  jusques  oh  le  mena  en  Bourgongne  pour 
estre  sépulture  es  Chartreux  de  Digeon ,  aiecques 
ses  prédécesseurs.  Les  préparations  furent  faictes 
pour  mener  le  corps  du  duc  Philippe  en  Bour- 
gongne ,  et  aussi  le  corps  de  madame   Ysabel  de 
Portugal,    duchesse    de    Bourgongne,    laquelle, 
après  son  trépas,  gisoit  à  Gonnaut  (Édit.  de  Pe- 
litot,  tom.  II,  p.  268). 
2  Ducis  Philippi. 


196 


ÏHEODORICUS  PAULI 


liliis  ipsoium  ,  scienles  Karolum,  jam  defunclo  paire,  plerisque  arduis  causis 
occiipalum  propter  diverses  suos  principalus. 
''Tirr.otTaf:'''-  .     '^'^'"'  '^«'"'«{î'^tû  Karolo,  duce  Burgundiae,   prii.s  in  Gandavo ,  deinde 
m  Mechlinia  et  Lovanio  et  Bruxclla ,  etc.,  collegit  immenses  bellatores  et 
strenuos  viros  ac  audaces,  cum  quihus  die  XIII^  mensis  Octobris  in  sijjnis 
variis  et  lubis  slridulis  idem  illuslrissimus  princeps  Karolus,  commotus  prop- 
ler  crudelitatem   et  infidelilatera  ipsorum ,  secessit  a   Bruxella  cum  grandi 
railitia  versus  territorium  Leodiense,  propter  rebellionem  eorumdem.  I>rae. 
raisit  itaque  fere  totum  exercitum ,  et  diffudit  per  totum  episcopatum  ,  ipso 
manente  in  Thenis.  Milites  fere  omnia  ij;ne  et  ferro  devastabanl.  Qui  dehinc 
eodem  anno,  in  profesto  sanclorum  apostolorum  Symonis  et  Judae,  striclissime 
obsedit  oppidum  Sancti  Trudonis.  E  contra  vero  Leodienses  cum  duodecim 
millibus  armatorum  venientes  cum  tentoriis  et  papilionibus  et  caeteris  armis 
bellicis  ac  cum  copia  viclualium,  vini,  cervisiae,  bladorum,  caeterorumque 
eduliorum  ad  succurrendum  praefato  oppido  obsesso,  eliam  ad  invadendura 
praefatum  principem  Karolum  ducem.  In  quorum  comitatu  Leodienses  etiam 
habebant  sacerdoles,  canonicos,  monachos,  quos  violenter  cogebant  proHcisci 
secum  contra  ducem  Burgundiae,  adeoqueamici  et  fautores  ducis  suspicaban- 
tur  et  arbihabantur  esse,  quos  etiam  in  prima  acie  ordinabant.  Veneruntque 
anmiose  Leodienses  prope  exercitum  principis,  in  profesto  apostolorum  Symo- 
pr.ei.u.  cruentun,    iiis  ct  Judac  hora  vcspcrarum.  Quibus  cognitis  per  exploratores,  dux  inclytus 
ammose  decrevil,  ordinatis  aciebus  bellicis,  eis  occursare  equester  et  pedes- 
ter  cum  micantibus  et  fulgidis  vexillis;  quibus  invicem  conglomeratis  inhor- 
mit  cruentum  praelium.  Quod  videns  Raso ,  dominus  de  Heers  ,  capitaneus 
summusLeodiensium,  et  caeteri  capitaneiperpendentesmagnanimitatemprin- 
cipis  ac  mvincibilem  potentian*  ejus,  celerrime  fugam  inierunt  versus  Leo- 
dium.  Cum  tamen  idem  dominus  Raso,  edictum  praeconizare  et  declamare 
praeceperat,  quodomnes  fugientesocciderentur,  et uxores et filii ipsorum  pi^i- 
varentur  bonis  ipsorum.  Sed  ipseraet  primitus  cum  dedecore  a  bello  fugit,  di- 
missis  caeteris  in  periculo  mortis.  Quod  Leodienses  attendentes  consimiliter 
fugara  arripiunt,  quantocius  potuerunt,  versus  Leodium ,  dimissis  ibidem 
SUIS  tentoriis  cum  caeteris  victualibus.  Corrueruntautem  ex  parte  Leodiensium 
fugientium  et  succumbentium  circiter  tria  raillia.  Et  quia  nox  instabat ,  ideo 
non  longe  Burgundiones  persequebantur  Leodienses.  Sed  redeuntes  victores , 
demptis  victualibus  et  caeteris  bellicis  machinis,  inveneruntcentum  borabardol 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


197 


et  quatuor  vexilla  Leodiensium,  quae  omnia  ^^^^^^^^^^^^^^^^^^ 
vexillum  ante  faciem  oppidi  jam  obsessi ,  et  cum  bombarda  vaMe  e.  r  b.  te^ 
praefatum  quassaverunt  oppidum.  Altéra  vero  d.e  ,  -'  '^^^/fr^  ^^^^^^^^ 
\poslolorum  praefalorum,  quod  erat  feria  qumta  ,  illustns  Adolphus  de  Ui 
vis  Iminus  de  Ravesteyn,  audiens  ingentes  Leodienses  lat.antes  .n^u^^ 

dumeto,  statimeoscum  grandi  -;^- P^J^^^^^^^^^^^^^ 

etoccidit    Sed  anle  obscssura  oppidum  Sancti   Irudonis,  is.aro  us  ].  ,U  „ppid„™». 

vieil  oppidum  Beringhcn,  quod  pro  magna  parle  combussit.  Insuper  v^.l 

;otnteToppidum  Boichloen,  quod  exspolialum  sibi  rel.nuil,  arm.s  et  avm,- 

.TPris  suis  implevit,  et  munivil  contra  Leodienses. 

'     1  te    m  iUustrisKarolus  eum  suis  in  .am  diversis  incursionibus  et  quo.id.a-  op,,ps.T„_a„.,> 

„isa,I^ltibus,ballislis.bombardisetfundibulistamaeriterinfeslav.topp.dum    .....«»•»..,. 

M  Trudonis,  strictissime  obsessum  ,  quod  fatigatos  eos  guerns  et  obs.- 
Ï„     Iratiam  Jjus  quaerere  coareUvit.  Nam  videntes  Leodienses  fugere  et 
succumbere  ,  ut  dictl  est ,  et  vexilla  eorum  in  despeclun.  ereela  ante  oppi- 
dum ipsorum  ,  multum  anxiati  videntes  se  non  posse  resistere ,  justit.ae  a^ue 
S  i  Principis  Karoli,  postquam  Leodienses  devicti    uerant    per  conam,- 
Ees  Lternuntios  humiliter  ad  principem  demissos  hoc  modo  réconciliât, 
"un      videlicc, ,  quod  irent  in  gratiam  prineipis  salva  v.ta  ipsorum  ;  et  quod 
dët stanti  funditus  deslruerent  portas  et  muros  oppidi ,  et  fossata  hun.o  .m- 
1  ënt  insuper  praes.arenl  fidelitatcm  mediante  solemni  juramento  ep.scopo 
r  7ncipi ,  et  quod  nunquam  in  contrarium  eis  aliquid  — ent  per  se 
vel  pera nos,  sed  fidèles  et  obedientes  praeceptis  ep.scopi  et  Karol.  ducs  in 
olTus    mo  salvo  quod  episeopus  aul  dux  iUos  defenderet  contra  qtioseum- 
Te  ~  ores  et  transgressores.  Praelcrea  dux  vellet  eligere  duodeeim  ex 
loppido  quos  vellet,  e't  cum  illis  vellet  disponere  juxta  volunUtem  suam, 
ait  ocSendo  aul  graùam  eis  tribuendo.  Voluit  enim  el.gere  ex  consulatu 
;„  riunitalem'ad  rebellionem  contra  episcopum  et  ipsum  am-veranu 
S  precibus  piorum  et  nobiUum  liberati  fuerunt  iUi  ^"f  ^™  ^''S  "J  ^J^t 
darent  annua.im  grandem  quotam  pecuniae  duci  pro    -«^^^'^  «î^^'*— 
eniscopo  et  principi  illatis.  Istis  sic  ordinatis  sUtim  meolae  Sanct.  Trudon.s 
IvTsi  budav'erunt'Deum,  et  omnes  in  signum  obedientiae  et  pac.s  exu^run 
for^s    et  occurrenles  duci  nudipedes ,  discoopertis  capUibus,  proc.dente 
an  e  p«les  prineipis ,  petierunt  dolentes  veniam  de  commisses    jurantes  et 
proltn les  litteris    l  sigillis  nunquam  rebellare.  Quos  dux  bénigne  surgere 


198 


THEODORICUS  PAULÏ 


Tuiigri 


st  tleduDt. 


praecepil ,  et  se  emendare  admonuit,  et  induisit  eis  ex  pio  corde  ,  illo  salvo  , 
quod  ante  injjressum  ipsius  ciim  suis  nobilibus  dejicerent  portas  funditus  et 
inuros.  llli  yaudeiites  laboraverunt  die  noctuque  ad  implendum  praeceptum 
principis.  Disruplis  et  confraclis  porlis  et  niaxima  parte  murorum  ,  dux  so- 
lemniter  per  eos  fuit  introductus.  Exercitus  vero  intiavit  oppidum  per  loca 
fossalorum  oppidi ,  quo  mûris  el  hurao  leplela  fuerant,  et  sic  obsidio  dissoluta 
fuit.  Acta  fuerunt  ista  anno  praedicto,  septiraa  die  postquam  oppidum  obse- 
disset.  Et  sicut  vénérant  in  profesto  Symonis  et  Judae,  quod  tune  fuit  in  feria 
tertia,  sic  feria  secunda  sequenli  reddiderunt  se  gratiae  principis.  El  sic  Karo- 
lus  victoriosus  dux  infra  scptem  dies  tantum  \icit  oppidum. 

Quibus  sic  dispositis  ante  civitatein  Tungrensem ,  quondam  caput  totius 
episcopatus,  eo  quod  in  ea  primi  episcopi  cathedrabantur  et  dicebanlur  epis- 
copi  Tungrensium,  cum  dux  decreverat  obsidere,  et  strenuus  miles  dominus 
de  Blammont,  marscalcus  Bur^yundiae,  cum  suo  exercitu  praecessisset  ad 
circumvallandam  civitatera,  venissetque  circa  noctem  prope  fere  per  médium 
milliare,  ut  in  crastinum  obsideret  eam,  ecce  venerunt  ex  praefala  civitate 
nudipedes  et  multum  dolentes  et  humiliter  viri  tribuniciae  dignilatis  ejusdem 
civitatis  ,  ofiPerentes  flexis  genibus  marscalco  Burgundiae  ,  loco  et  uomine 
Karoli  ducis ,  claves  portarum  Tungrensium  .  petentes  amaro  et  contrito  corde 
recipi  in  gratiam  principis  ,  et  quod  de  ipsis  et  bonis  ipsorum  et  civitate  dis- 
poneret  ad  voluntatem  principis,  sicut  vellet  ;  illo  salvo,  quod  jurejurando 
sese  vellent  obligare  sub  poena  mortis  nunquam  de  caetero  conlra  principem 
Karolum  et  Ludovicum  episcopum  rebellare.  Quod  audiens  praefatus  mars- 
calcus,  capitaneus  exercitus,  ipsos  surgere  praecepit,  et  consolatus  eos,  statim 
ex  parte  principis  recepit  eos  ad  gratiam.  Jussitque  praeconizare  per  tolum 
exercitum,  buccina  praeceden;e,qnod  nullusmolestaret  oppidum  Tungrense, 
vel  incolas  depraedaretur  sub  poena  capitali.  Slatimque  pietate  motus  mars- 
calcus Burgundiae  remisit  secure  denuo  aliquos  in  civitalem  ad  consolandum 
oppidanos ,  et  aliquos  illa  nocte  secum  duxit  ad  principem  ,  enarrans  omnem 
subjectionem  ipsorum.  Princeps  vero  perpendens  caniciem  venerandorum 
senum  Tungrensium  recepit  eos  propler  Deum  in  suam  graliam  .  salvis  condi- 
tionibus  praefatis^.  ut  sine  dilalione  confringerent  portas  et  muros  oppidi 
eorumdem,  et  adderent  pro  damno  inOicto  et  rebellione  quolam  pecuniae 
ipsis  assignandam.  Quod  Hdissima  promissione  promittentes  perfecerunt ,  qui 
cito  redierunt  a  Karolo  ad  ipsorum  oppidum  sine  aliqua  dilatione.  Eadera  die 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


199 


diensis 


venerunt  fere  omnes  aliae  civitates  comitatus  Lossensis  et  episcopatus ,  dempta 
civitate  Leodiensi  ,  el  consimililer  reddiderunt  se  victos  clementiae  Karoli. 
Quos  clementissimus  dux  propler  Deum  recepit  in  graliam,  ne  fierel  eflFusio 
sanguinis  chrislianorum  ,  salvis  conditionibus  praefatis  et  mullis  aliis  mihi 
incognitis.  Sic  ergoomnia  oppida  el  civitates  episcopatus  sine  aliqua  dilatione 
protinus  fregerunt  portas,  praesidia,  fortalitia  et  muros  suos,  ita  quod  pale- 
bal  introitus  et  exilus  per  diem  el  noctem  siculi  in  ruralibus  villis. 

Quibus  dispositis  venil  animose  idem  victoriosus  Karolus  princeps  cum  obsidio  civnatis  Leo- 
omnibus  suis  exercilibus  in  vigilia  sancli  Martini,  episcopi  Turonensis  ^  et 
obsedil  polcnlissima  obsidione  audaces,  animosos  el  duros  Leodienses,  prae- 
cipiens  altamen  ne  festo  sancli  Martini  quidquam  molesliae  vel  mali  quoquo 
modo  civilati  inferrenl,  propler  reverenliam  sancli  Martini,  eoquod  illo  die 
nalus  fuit,  quod  et  faclum  est.  Altamen  audiebantur  illo  die  in  Leodio  magni 
clamores. 

Altéra  vero  die,  venerunt  primiceri  el  consulalus  civitatis  Leodiensis,  peten- 
tes bénigne  loqui  cum  principe  causa  pacis.  Quos  princeps  primitus  nec  audire  Leodienses v. nu..» p*. 
nec  videre  dignabatur.  Deraum  pi'opler  magnas  instanlias  nobilium  et  magna- 
tum  ,  el  praecipue  propler  nimiam  humilialionem  el  veniae  implorationem 
Leodiensium,  recepit  eos  in  graliam  ,  salvis  conditionibus  infra  scriptis,  cujus 
pacis  anni  nolantur  in  boc  métro  : 


tUDt. 


Legla  nIL  LUCe  perl^anet  absqUe  CrUCe. 


Ilaque  primo,  quod  de  inslanli  deslruerenl  omnes  portas  et  muros  civitatis 
Leodiensis  per  gyrum,  el  replerenl  bumo  fossala.  Secundo,  quod  statim  red- 
derenlduci  omnia  gênera armorum,  sive  omnia  armabellicaperlinentia  civilati 
Leodiensi  el  civibus  ejusdem ,  cum  quibus  princeps  ordinaret  juxla  beneplacitum 
suum  ;  ut  non  haberenl  unum  vel  cum  quibus  se  defenderent ,  vel  in  quibus 
confiderenl,  ne  essent  occasio  el  causa  Iransgrediendi  et  delinquendi.  Et  qui- 
cumque  burgensium  aut  civium  aliquid  de  illis  abscondcndo  sibi  relineret  aut 
reservarel,  ille  absque  judicio  privarelur  bonis  suis  et  vita  lemporali.  Et  sic 
dux  recipiens  omnia  instrumenta  bellica  ,  bombardos  ,  parvos  et  magnos , 
gladios,  gesa*,  balislas,  secures,  amfraxas^,  lauricas ,  galeas,  etc.  ^  raisil 

•   Anno  1466,  die  10  Novembris.  CCr.  supra  2  Gesa  vel  gessum,  hasta  seu  jaculum. 

p.  42  elseqq.  3  Instrumenta  ad  offrangendum  idonea. 


Paris  condilioDcs. 


200 


THEODORICUS  PAULI 


De  cullellis. 


De  tollendo  Peronc. 


De  contuberniis. 


De  capiUneo  Leo- 
diensi. 


illa  omnia  per  totam  suam  provinciain  in  omnibus  suis  civitatibus  et  castris. 

Item,  quoil  nullus  Leodiensiura ,  tam  in  ci  vitale  Leodieusi  quam  in  aliis 
parvis  oppidis  et  villis ,  porlaret  sive  gestaret  ma(ruum  cultellura .  sed  solum- 
modo  parvos,  cum  quibus  posset  commode  panem  ad  edendum  scindere;  et 
illi  cultelli  non  habcrent  finem  acutum. 

Itemque  quia  habebant  civitates  episcopatus  in  foro  ubique  quoddam  aedi- 
ficium  ornatum —  ^  Pyronem  ,  in  quod  fere  divinabant  et  auj^urabant  ;  illa 
praecepit  dux  removeri  in  omnibus  oppidis  et  destrui  sive  evelli,  et  in  locis 
aliis  suorum  principatuum  relocari.  Una  pyrona  civilatis  Leodiensis  recon- 
structa  et  relocata  fuit  Brujjis. 

Insuper  quia  habebant  magnas  congregationes  contuberniorum  sive  frater- 
nitatum,  quae  utebanturexccrtis  privilegiis ,  more  baronum,  propriis  vexillis^ 
illas  noiuit  sustinere,  sed  oportuit  dimittere  et  resignare  sibi  omnia  vexilla, 
ne  fierenl  deinceps  aliqui  impetus  sive  tumultus  aut  congregationes  in  civitate 
Leodiensi  contra  episcopum  aut  ipsum ,  aut  contra  se  ipsos. 

Ilaque  non  haberent  burgimagistros  nec  rectores  civitatis  ex  se  ipsis  ordi- 
nandos.  Sed  dux  ordiuavit  ipsis  unum  capitancum,  scilicet  dominum  de 
Humbercourt,  militem  strenuum ,  qui  eos  ex  parte  principis  pacifiée  regeret 
et  defenderet  contra  quoscumque  transgressores  molestantes  ipsos. 

Item  denuo  praestarent  sibi  hoinagium  fidelilatis  tamquam  mamburno  pa- 
triae ,  per  solemne  juramentum  obligantes  sese  juramentis  et  validis  scriptis 
et  litteris ,  roboratis  sigillo  magno  civitatis  et  multorum  praefatorum ,  quod 
si  unquam  aliquo  tempore  in  contrarium  praefatorum  articulorum  aliquid 
attentaverint  aut  fecerint,  immédiate  amitterent  et  perderent  omnia  jura, 
privilégia,  plébiscita,  papalia,  imperialia.  regalia,  episcopalia,  quae  unquam 
obtinuerunt  et  habuerunt ,  et  cum  hoc  vilam  et  omnia  bona  ipsorum. 
Muleta pecuniana.  Practcrea  darcut  duci  ad  ceitos  terminos  Irecenla  millia  florenorum  rhe- 
nensium. 

Quae  omnia  praedicta  voluntarie  consenserunt  et  annucrunt ,  et  litteris  et 
sigilHs  confirmaverunt.  Et  ne  diffiderent ,  duci  dederunt  de  instauti  in  promp- 
tu  centum  millia  florenorum  rhenensium  ,  pro  se  ponentes  duci  obsides  certos 
etnolabiles,  quoseligeretprincepsexLeodiensibus,  qui  manerentinhostagium 
Bruxellae  pro  Leodiensibus ,  donec  et  quousque  ipsi  in  omnibus  duci  satisfa- 


Homagiuni  duci  praes 
tandum. 


Obsides. 


*  Désuni  voce»  quod  tocabant ,  vel  similes. 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


201 


cerent  et  obedirenl,  ut  dictum  est.  El  quoniam  illi,  per  aliquod  lempus  eis 
praeBgendum,  fuissent  in  hostagium,  ut  relaxarentur  et  ad  Leodium  libère 
remitterentur ,  dummodo  Leodienses  alios  eligendos  loco  illorum  mitterent. 
Et  quoniam  illi  per  cerlum  lempus  Bruxellae  aut  alibi  fuissent  in  hostagium 
ad  placitum  ducis,  eliam  illi  post  definitum  lempus  libère  remitterentur ,  aliis 
loco  illorum  in  hostadium  ex  Leodiensi  lerritorio  venientibus  :  et  sic  facerent 
ad  cerlum  lempus  primo  utsubjecli  essent  episcopo  ipsorum  et  Karolo  duci , 
ac  pacem  in  ter  se  servarent. 

Ellicet  islos  miserunt  in  hostadium  duci,  nihilominus  providentes  pacem 
multa  pejora  praediclis  perpétrantes  commiserunt  in  despeclum  ducis  et  epis- 
copi  horribilia.  Et  qui  nul  la  tenus  et  bis  et  1er  correcli  pacem  et  fidem  serva- 
verunt,  licet  Karolus  dux  tribus  vicibus  eos  deviclos  in  graliam  recepissel, 
propler  pias  et  humiles  inslanlias  nobilium  ipsorum ,  et  praecipue  Ludovici 
corum  episcopi,  et  ad  evitandum  effusionem  sanguinis  christianorum ,  ideo 
nunc  quarta  vice  civitatem  Leodiensem  expugnatam,  proh  dolor!  deslruxit, 
utinferius  patebil.  El  quia  Philippus  et  Karolus,  ejus  filius,  duces  Burgundiae, 
intermiserunt  se  eos  debellando  et  vincendo ,  quare  hoc  fecerunl ,  quo  titulo 
et  qua  de  causa,  cum  non  fuerit  haeredilas  primaria  ipsorum,  nec  Leodien- 
ses subjecti  aliquo  modo  ipsis  fuerunl;  ideo  breviler  omnia  praedicta  reca- 
pitulabo ,  veraci  et  fideli  stylo  pandam ,  et  enarrando  enucleabo. 

Leodii  civilas  cilra  Alpes  viguil,  post  romanam  curiam ,  in  maximo  honore  : 
consislorium  ipsius  erat  solemne,  sive  censura  ecclesiaslica  aut  jus  ecclesias- 
ticum ,  propler  multiludinem  ecclesiasticorum  suppositorum,  qui  egregieet 
slrenue  juxla  ecclesiaslica  décréta  ecclesiaslicara  censuram  regebanl,  ulmerito 
filia  romanae  curiae  dicerelur.  Floruit  insuper  clerus  Leodii  in  magno  honore  invidia contra cierum. 
et  reverenlia.  Quod  invidenles  Leodienses  laïci,  qui  plerique  episcopo  et 
clero  suo  rebelles  et  infesli  fuerunt,  cogitantes  persaepe  quod  suppedilare 
possent  clei'um  Leodiensem  et  praecipue  consistoriales,  qui  quodam  tempore 
vocaverunl  ad  suum  praelorium  Ludovicum  de  Borbonia  ,  electum  ipsorum  , 
seclusis  consiliariis  suis,  dicentes  et  post  diversa  allegantes,  qualiler  ultra 
condignum  judices  ofFiciales  et  caeteri  consistoriales  gravaverunt  et  exactiona- 
verunt  subditos  suos,  et  eliam  omnesulriusquesexussubsuajurisdiclionecom- 
morantes,  de  quibus,  ut  dicebant,  magnas  quolidie  querimonias  audierunt. 
Haec  et  plura  alia  convicia  injuste  eis  imposuerunt ,  addenles  quod,  si  admit- 
leret  laies  per  industriam  consulatus  civitatis  corrigere ,  ipse  juste  ab  eis  ex- 

â6 


/   . 


Liiri.  Borlioniu.n  a  Léo- 
<Ji«»  rcccdit  Trajrc- 
tum. 


Marcus  Badentis. 


Legatus  romanus 


202 


THEODORICUS  PAULl 


lorqueret  infinilam  (razaui.  Et  aniiuil  iiiconsulte  tamqiiam  juvenis  homo  sub 
certis  pactis.  Ouo  facto,  station  ut  praeconceptum  et  ordinatiim  fuerat ,  domi- 
iius  Haso  ,  dominus  de  Heers,  capitancus  Leodiensiiim ,  factus  executor 
hujusniodi  mali{ini  negotii,  iiiBnita  mala  fccit  per  Leodicnscm  cpiscopatum. 
Cujus  temcritateni  et  quotidianam  violentiam  episcopus  videns,  perpendens  se 
delusum  ,  nitebatur  sedare  priidenter  illam  violentiam.  allegans  qiiod  acciisa- 
tos  per  eos  juste  et  judicialiter  convinceret  et  damnaret ,  proliibeiis  ne  aliquo 
modo  alicui  sine  judicio  inferrent  violentiam.  Et  cum  nullo  modo  desislere 
vellent,  etiam  quantumcumque  bénigne  admonendo  institerat,  irato  animo 
recessit  a  Leodio  Trajectum.  Oiiapropter  excoramunicavit  eos.  Sed  spreta  ex- 
communicatione  ipsius,  mala  malis  cumulando  pejora  veluli  Sarraceni  per- 
petraverunt.  Quapropter  Pius  secundus.  papa  romanus,  posuit  per  totum 
episcopatum  interdictumV  Leodienses  vero  indignati  de  interdicto  apostolico, 
nescientes  quo  effugarenl  episcopum  ipsorum,  decreverunt  communi  con- 
silio  alium  supereligere ,  et  Ludovicum  ex  toto  cffugare ,  et  elegeruut  quem- 
dam  nobilem  virum  Marcum  de  Baden.  Ouo  introducto  et  liomagiato  prius 
tamquam  mamburno  pridie ,  infinila  mala  in  ducatu  Lymburgensi  perpetra- 
verunt.  Attamen  corruerunt  ex  Leodiensibus,  ut  dicitur,  XVl*^  ante  oppidum 
Lymborch.  Quod  oppidum  cum  obsidere  decreverunt,  amiscrunt  multum 
populum  cum  cienodiis  et  armis  bellicis,  et  parum  proficientes  confusibiliter 
redierunt.  Et  Marcus  electus  ipsorum  ob  inhonestos  actus  ipsorum  iniit  fu- 
gam  et  recessit ,  infecta  eleclione  ejus ,  et  hoc  industria  et  consilio  fratrum 
suorum  pontiBcum  Treverensium  et  Metensium.  Ipsi  vero  parvi  pendentes 
recessum  ,  omnia  mala ,  quae  excogitari  possent ,  çommiserunt  in  dominio  de 
Valkenborch,  tamquam  insensatus  populus ,  trucidando  amicos  episcopi ,  et 
etiam  ducis  Philippi  Burgundiae.  Papa  vero  Pius ,  audiens  inobedientiam  et 
vesaniam  ipsorum,  et  quod  spernebant  interdictum  suum,  noiens  eos  am- 
plius  gravare ,  sed  ut  pius  pater  sapienter,  ut  decuit,  revocare,  misit  ad  ipsos 
quemdam  Legatum,  anno  scilicel  Domini  M"  CCCC»  LXV»*,  qui  eos  pie  in- 
formando  admoneret  desistere  a  malis ,  et  obedire  ut  boni  christiani  papae 
Komano  et  vero  ipsorum  episcopo.  Qui  cum  venisset  Leodium,  spreverunt 
eum.  Nihilominus  praefalus  Legatus  noiens  precipitanter  procedere  contra 
eos ,  redeundo  Homam  ,  mansit  in  regali  urbe  Aquisgrani  per  lotam  fere  aes- 


'  Vide  infra  inter  Aif  alecta  Pii  II  bullam  conlra 
Leodienses  emissam. 


a  Cfr. 


su 


pra  p, 


56. 


( 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


203 


tatem.  Sed  quidquid  venerabilis  pater  intérim  consuluit,  supplicavit,  admo- 
nuit  et  exhortando  pie  exterruit,  nihil  profecit^  sed  varias  sibi  minas  et 
insidias  tetenderunt,  nolentes  quoquomodo  ipsum  audire,  allegantes  quodma- 
gis  faverel  et  gereret  partem  episcopi  et  principum  quam  episcopatus.  Con- 
clusive  Legatus  videns  se  nihil  proficere ,  circa  hyemem  Romam  remeavit 
enarrando  Apostolico  et  cardinalibus  visa  etaudita.  Quare  Paulus  secundus, 
papa  romanus,  anathematizavit  omnes  consilio  cardinalium  ^.  Sed  nihil  ipsi    ExcomniuDicautur 

,  ,,  .  .  •      !•  Lcodiensei. 

inde  curaverunt,expellentes et  persequenles episcopum  ipsorum  cum  mdigna- 
tione  magna  et  omnes  amicos  sive  complices  ejus  ac  principum  praefatorum, 
commitlenles  infinita  homicidia  in  invicem,  et  hocinsligationeet  informatione 
domini  Kasonis  de  Heers,  ac  domini  Johannis  de  Wilde,  ac  domini  Barri,  sive 
Herberli ,  domini  de  Surlet,  militum  capitaneorum  ipsorum.  Et  licet  multa 
mala  fecerunt  in  coiifmibus  Brabantiae,  Lymburgiae,  Namurci  ac  Hannoniae, 
tamcn  principes  praefati ,  spe  melioris  ,  aliquantulum  dissimulaverunt  mala  , 
ponentesin  viciniscaslriset  oppidis  capitaneosetarmigeros,  qui  eis  résistèrent. 

Novissime  cum  nullatenus  vellent desistere,  Paulus,  divina  providentia  papa  Auxiiium  bracUii  »eca. 

dii  i>  I  ••.iT^iM*  1  VA  laris   a  Pontifîce  in- 

us,  mvocando  brachuim  seculare  scripsit  ad  Philippum  ducem  Bur-    vocatur. 

gundiae  et  ad  illustrissimum  Karolum  comitem  Kadralensem,  filium  ejus, 
praecipiendo  eis  ancloritate  apostolica  quatenus  ipsi  tamquam  praecipui  prin- 
cipes et  filii  obedienles  ecclesiae  compescerent  rebelles  Leodienses  de  ipsorum 
transgressionibus,  inobedientia  et  rebellionibus ,  ac  potenter  reducerent  ad 
subjectionem  et  veram  obedientiam  ecclesiae  ^. 

Principes  vero  praefati  sic  moniti  et  requisiti  a  summo  Pontifîce ,  ut  fidèles  dux  phUippu»  Leo- 
obedientes  filii  et  principes  acceptaverunt  onus,  volentes  parère  et  obedire  man-  èônlma  reducc"' !" 
dalis  apostolicis.  Qui  statim  scripserunt  ad  civitatem  Leodiensium ,  quatenus 
désistèrent  a  rebellionibus  et  inobedientia  ipsorum,  et  permitterent  Ludovicum 
de  Borbonia,  sororium  suum,  episcopum  verum  ipsorum,  quiète  possidere  suum 
episcopatum ,  utdecet;  insuper  quod  obedirent  Papae,  et  mandatis apostolicis 
et  episcopo,  vel  ipsi  nuiic  requisiti  a  sede  apostolica  apponerentdiligeuter  ma- 
nus  suas  ipsos  coarctaudo  et  potenler  reducendo  ad  obedientiam  ecclesiae  ^. 
Sed  proh  dolor  !  quidquid  praefati  principes  bénigne  scripserunt  et  admonue- 
runt,  in  vanum  laboraverunl;  nam  omnia  quae  ludicra  comlempserunt,  deri- 


titur. 


'  De  controversia  inter  episcopum  et  Leo- 
dienses sententiam  pronuiitiavit  Paulus  II,  huila 
data  Komae  die  10  Januarii  14615.  quam  infra 


inter  Akalecta  denuo  recusam  inveniet  lector. 
2  Vid.  infra  Aralecta. 
*  Vid.  infra  Analecta. 


t 


11 


20i 


THEODORICUS  PAULI 


U66. 


M.  habenlesadmon.t,ones,psorum,  confidentes  in  fortiludine  et  multitudine 
potenlis  cvlatis  Leod.ensisettcrritorii  ipsorum.  Muiti  tamen  devoli  et  discreti 
v.n  Deura  t.mentes,  quia  nullibi  celebrabantur  divina,  e.ierunt  territorium 
comraorantes  in  Hojo ,  in  Trajecto  vel  in  vicinis  locis  extra  episconalum        ' 
>^;.      Leodienses  vero  ,  ut  populus  obslinalus  et  induratus  in  malo ,  eum  prandi 
satell.e.o  .ntrantes  Brabantian,  et  alio  tempore  Lymburgia™  et  comilatum 
Namuicensem  ac  Hannoniam,  n,a(;na  damna  intulerunt  ipsis,  eo  quod  Phi- 
l.ppus,  dux  Burgundiae,  senio  fessus  non  valait  commode  armalus  incedere 
contra  ,psos,  et  Karolus,  filius  suus,  in  Francia  cum  grandi  exereitu  castra  me- 
tatus  fu«t  et  occupatus  contra  Ludovieum  regem  Franciae.  Quare  Philippus 
dux,  ord.nat.s  multis  nobilibus  et  potentibus  capi.aneis,  contra  eos  reslitit 
egregie ,  ut  supra  notatum  est. 

K„o,„.„p„,„..„.      '^•"""'"  ^«"'«""^  •^"■•»'0  e»  Francia  cum  raagno  honore  et  Victoria  cum  su., 
exereitu  ,  stat.m  anno  Domini  MCCCCLXVI  i„  Januario  iniravit  cum  n.aximo 
exerclu  ep.scopatum  Leodiensem ,  quem  igné  et  ferro  fere  devaslavit    Ve- 
niensque  prope  Leodium,  ut  ipsos  potenter  et  animose  obsideret,  occurrerunt 
sibi  Lcod.enses  cum  grandi  exereitu  et  cum  multis  vexillis,  ut  ipsum  debel- 
larent  ac  s,b.  résistèrent,  ne  ulteriorem  progressum  ad  ipsorum  civitatem 
habere t.  Et  stantes  per  acies  in  quadam  planitie  sive  delectabili  valle  cum 
expl,cat.s  ve^xi  .s  et  praecipue  cum  extenso  et  explicato  vexillo  eivitatis  Leo- 
d.cns.s,  ad  bellum  parati,  arbitrabantur  nullo  modo  principem  cosdebellare 
audere  propter  fortitudinem  et  multiludinem  ipsorum.  Karolus  vero  illuslris- 
simusprinceps,  iHa  percipiens  et  attendens  animosiutem  illorura,  stalim  prae 
cepit  .sagacter  ex  omni  parte  circumcludi  ipsos,  ne  fugam  inirent  vel  discur- 
rerent  fugiendo.   Dum  ergo  exereitus  principis  per  certas  acies  terribiliter  ex 
omn.  parte  eos  conclusisset  cum  quatuor  exercitibus  ,  et  Karolus  ordinaret 
acies  suas,  ut  moris  est  belligerantium ,  ad  debellandum  eos,  et  vexillum 
suum  erexisset,  sUtim  Leodienses,  licet  animosi  et  audaces,  videotes  infinitam 
multitudmem  armatorum  el  dominorum  putabant  universum  ^undum  con- 
tra eos  ven.re.  Attendentesque  se  circumclusos  undique,  valde  perplexi  el 
ammodcjecti,  erectum  eivitatis  Leodiensis  vexillum  etexpansum  complicue- 
runt,  et  supra  quemdam  equum  festinanter  inclinaverunt;  et  extendentes 
manus  ne  fieret  congressio ,  miserunt  duos  honestos  viros  et  discrctos  ad 
V,ncent,um  comitem  de  Moirs,  et  ad  alios  primates,  peteutes  bellum  sus- 
pend., eo  quod  vellent  foedus  pacis  cum  principe  et  episcopo  inire,  et  om- 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


203 


l 


) 


..  •• 


nia  forefacla  emendare  juxla  dictamen  el  arbitrium  discrelorum  nobilium 

ad  heneplacilum  principis.  Quod  audiens  Karolus  princeps,  ne  fieret  hor- 

ribilis  eflFusio  humani  san(]^uinis,  limens  Deum,  festinanter  misit  ad  caeteros 

duclores  et  capilaneos ,  mandans  ne  facerent  congressura  ,   quia  Leodienses 

se  reddiderant  victos  in  gratiam  suam.  Attamen  vix  poluit  compescere  Bur- 

{jundiones  ab  invasione  ipsorum.  Ibique  conclusum,  juratum,  promissum^  Pactum condusum. 

et  validis  scriptis  si^illo  ma^no  eivitatis  Leodiensis  roboratum  fuit,  quod  nun- 

quam  de  caetero  opponerent  se  episcopo  ipsorum ,  et  Philippus  dux  Burgun- 

diae  et  Karolus  filius  ejus  manerent  perpetuales  mamburni  episcopatus,  et 

[)Ost  obitum  illorum  ,  duces  Brabanliae.  Insuper  darent  pro  damno  illalo  per 

ipsos  in  dominio  et  principatu  suo  magnam  quolam  pecuniae.  Et  sic  absque 

belli  strepitu  Karolus  \ictoriosus  princeps  gloriose  cum  suis  rediit  ad  patrem 

suum  in  Bruxella,  Leodienses  cum  gaudio  in  Leodium.  Acta  fuerunt  ista  anno 

praenotato  in  Januario.  Insuper  mitterent  Leodienses  Romam  ad  impetran- 

dum  gratiam  Papae ,  et  ad  tollendum  interdictum  patriae. 

Istis  igitur  sic  dispositis  et  confirmais  ,  mansit  Karolus  ,  egregius  princeps 
Bruxellae  apud  palrem  suum  vel  ibi  prope,  ovans  et  gaudens  cum  suis  usque 
ad  tempus  quadragesimale.  Sed  postquam  idem  illustrissimus  Karolus  de  Bur- 
gundia  post  feslum  Pascliae  cum  grandibus  armigeris  secesserat  in  Arthesia 
elViromandia,  et  in  confinibus  regni  Franciae,  in  praepositura  de  Mondydier, 
et  apud  Sanctum  Quintinum  occupatus  fere  per  totam  aestatem  fuerat.,  eo 
quod  Ludovicus,  rex  Franciae,  patri  suo  illa  dominia  abstulerat ,  redimendo 
illa  cum  certa  quota  pecuniae;  quae  tamen  dominia  idem  Karolus  iterum  im- 
pelraverat  ab  eodem  rege  ad  vitam  suam,  propter  quod  voluit  in  illis  homa- 
giari  ut  princeps  et  dominus,  quod  et  factum  est. 

Igilur  Karolo  principe  ibi  occupato,  et  Philipp)  duce  pâtre  suo  aliqualiter  NovaLeod 
infirmante,  Leodienses  iterum  infecta  pace  grassantur  ubique.  Et  praecipue 
Dynantenses  animali  potentia  eivitatis  Leodiensis  et  caeterorum  oppidorum 
mala  magna  perpetraverunt  quotidianis  assultibus  contra  Hannonienses  et  prae- 
cipue contra  oppidum  Bovinis  dictum.  Insuper  multa  ignominiosa  et  inho- 
nesta  dixeruntet  per  carmina  scurrilia  cantaverunt,  concludentes  et  jactando 
dicentes  quod  Karolus  dux  non  auderet  de  caetero  comparere  in  territorio 
ipsorum  cum  exereitu  suo,  eo  quod  debebant  ipsum  debellare  potenter.  Et 
cum  per  aestatem  ultra  pacem  ista  fecissent,  tandem  in  Augusto  rediens,  Ka- 
rolus ista  audiens  mirabatur  infidelitatera  et  crudelitatem  ipsorum.  Et  cum 


lensium  re- 
bellio. 


^06 


JHEODOltlCUS  l'AULF 


decrevis.et  Dynanu.™  obsidere  pote.Uer  et  compescere  et  comice  e„,    Dy- 

i-icl  tal    ,a.n  ,  Gandavum  et  al.as  civita.es  obsessas  per  ipsum  .  sic  Kprolus 
..ncerel  Dynantun,   Et  in  si„„um  te^eritatis  et  illusioL.  ipsi  locaVuo.  ™t 
.e.e„.  ex  métallo  fusa.n  supra  „.u,u„,  civi.alis  cum  colo  et  fuso.  e,  ml 
co„t,„e„,e  -.Quando  diyiU  isUn.  n,nUerU  cola.ulo  sunt  aitenuati  et  perf^^U 
tum  pnmo  Dynantum  erit  vincendum  "^  '         ' 

...........  ,,a.,ueKa..oluscu.„  i.^ensis  bella.oribus  ,   infra  oOavas   Assu.ptionis 

V.  8.n,s  Manae  ,  eodem  a„„o  scilieet  LXVI ,  i„t,.„„s  territorium  Lco<^ense 
potenter  cu„,  quatuor  u.agnis  e.xercitibus  fe.ia  secunda  infia  praefatas  01'"^«: 
obsed.t  Dy„antu„. ,  quod  et  feria  secuud^scquenti ,  sciliccl  altéra  d  e  poslfe  ! 

et  caplis  incolis  ejus.  Cujus  destruclionis  anni  notanlur  in  l.oc  métro  : 

dïnanlIM  UCTpLe.,  „U„C  le  pLorare  neCc«e  e»l. 
Eranl  enim  mercatores  ejus  ditissirai  et  famosissimi 

sui?arm"l S'il''"""'  1  '"'""'"^  ''''""P"'"^  ""'^  '"""*'""'  d--vissetcum 
.u.sarmge..s  ven.re,  et  cv.latera  expugnare.  oecurrerunt  sibi  Leodienses 

ir/esTcr'':      '  '"'^"*:  "'^  •^-"'"'-l-'  P-pter  passio„em t: 
nostr.  Jesu  Chr.st. ,  grat.am  de  commissis.  Quare  poenituit  eos  valde    et  de 

caelero  nunquam  rebellarent,  nec  nocerent  sibi.  El  offeren.es  magnum  ar! 

gentum  de  taxa  promissa  ,  juraverunt  fidelissimi  sui  subditi  permanere.  Et 

dum  cum  plunbusalus  eondi.ionibus  servandis,  i,a  sese  humiliaverunt,  ile- 

u.™  secundo  p.us  et  bonus  princeps  reeepit  eos  in  gratiam  ,  illo  salvo  ^uod 

caelenspac..sjunsjurandi  et  scripturis  valide  roborat'  cogno^erunt  se  devinc 

tos  vua  et  boms  temporalibus ,  si  unquam  resilirent  ab  obedien.ia  prineipum 

etepiseop..  Et  s.c  karolus  pius  princeps,  babita  cautionepraedicta,  cum  suis 

n  •  Tltr  '  "''  ^'"''•'"'^  "'  infidelitalem  Leodiensium  an.plius. 
r...».,,.  ,.„„„  „.  Demde  Ph.l.ppo  mor.uo  duce  Burgundiae  in  civitate  Brugensi,  anno  se- 
quen..,  sc.l.cet  xv  die  mensis  Junii ,  vacillant  a  fide  et  obedicntia  ducis  Karoli 
et  nepotissu.  eorum  episcopi.  Nan.  instigalione  ISasonis.  domini  de  Heers,  et 
Johann.s  de  W.lde,  domini  Barri ,  seu  Hereberti ,  domini  de  Surlet,  n.ilitum , 
muUa  .nala  .lerum  commiserunt.  Deinde  ultra  pacem  et  jusjurandum  scientes 


bellunl. 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


207 


episcopiim  cum  muftis  suorum  esse  in  Castro  et  oppidoHoy,  quod  oppidum 
semper  firmiter  cl  fideliler  sieleral  in  pace  cum  episcopo  ipsorum ,  scientes 
episcopum  absque  aimigeris  et  speciali  custodia  ibidem  quiescere,  congregato 
tnagno  satellilio  secrète  quodam  nocturno  lempore  anle  Hoy ,  quod  sagaciter 
promissis  aliquibus  suorum  in  eo  ceperunt,  nequiter  sperantes  se  episcopum 
ipsorum  improvisum  ibidem  trucidarc  vel  capere  posse.   Sed  episcopus,  oc- 
cupata  una  parle  oppidi ,  suscitatus  ex  clamoribus  armigerorum  ,  celerrime 
surgens,  induens  se  vestimentis  suis,  occullavit  se  parum ,  sed  videns  quod 
vicissenl  oppidum,  et  caslrum  expugnare  nilebantur.  ad  occidendum  ipsum, 
ooquodassullum  contra  caslrum  fecerunt,statim  per  semitam  secretam  exiens' 
equo  cursatili  incognitus  per  fugam  e  manibus  ipsorum  dilapsus  cum  magno 
periculo  vix  cum  paucis  evasit.  Nam  per  dévia  equilans,  cum  magno  laborë 
et  periculo  Namurcum  venir.  Ipsi  vero  in  veritate  audientes  episcopum  eva- 
sisse,  irati  nimis  suburbanum  et  parvam  civitatem  in  favillam  ignis  redegerunt , 
occisis  mullis  Jionestis  oppidanis  amicis  episcopi.  Insuper  majorem  civitafem 
cum  Castro  per  direptionem  spolia verunt,  eo  quod  ddhaerebant  cum  Trajec- 
lensibus  episcopo.  El  sic  cum  magno  spolio  redeuntes  ovabant ,  gaudebanl  et 
laelabanlur  in  rébus  suis  pessimis.  Quod  percipiens  Karolus,  noviterdux  Bur- 
gundiae el  Brabanliae  exaltalus,  iratus  nimis,  aggregavit  valentes  armigeros 
ac  milites  stipendiarios  infmitos,  cum  quibus  totum  episcopatum  et  civitatem 
Leodiensem  in  solitudinem  redigeret.  Decrevil  ilaque  primo  obsidere  civitatem 
Sancti  Trudonis ,  eo  quod  ipsi  praecipui  fuerantcum  civitate  Leodiensi  in  Hoy. 
Quod  percipienles  Leodienses  slrictissime  munierunl  oppidum  Sancli  Trudo- 
nis cum  omnibus  requisitis.  Insuper  promiserunl  incolis  Sancli  Trudonis  facere 
firmissimam  assislentiam  ad  liberandum  eos  vel  ad  dissolvendam  obsidionem 
Igitur  anno  Domini  M»  CCCCo  LXVTIo,  cum  in  profesto  Symonis  el  Judae 
aposlolorum  idem  Karolus  dux  obsedisset  oppidum  Sancli  Trudonis,   Léo- p„,. ,p„a s  Wc 
dienses  odio  habentes  fautores  et  amicos  ducis  et  episcopi,  coëgerunl  sub 
poena  capilali  illos  secum  contra  ducem  ad  bellum  procedere,  sive  spiriluales 
sive  seculares,  quos  ordinaverunt  in  fronte  aciei,  praeconizantes  el  slrictissime 
praecipientes  quod  si  quis  fugeret ,  eliam  cujuscumque  status  essent,   occi- 
derenlur  el  privarenliir  omnibus  bonis  ipsorum.  Igitur  venientes  cum  vexillis 
et  buccinis,  m  profesto  praedicto  aposlolorum.  ad  succurrendum  oppido 
obsesso,  statim  dux,  praescius  multiludinis  et  advenlus  ipsorum .  animose  eis 
occurrebal  lamquam  princeps  strenuus  et  audax  cum  multiplici  exercilu  ad 


nem. 


/ 


j 


Leodium  le  résignât 


THEODORICUS  PAUL! 

debellandum  ipsos.  Et  conyï  essu  fado  in  uiia  parte ,  statim  dominiis  Raso , 
capilaiieus  ipsorum,  cum  multis  fufjam  iniit,  et  accipiens  pecuniam  magiiam 
ciYitatis,  nuiiquam  leversus,  perrexit  et  fiigit  cum  suis  ad  Franciam.  Coriue- 
runt  autem  ex  parte  Leodionsium  in  illo  confliclu  ultra  tria  millia  Leodien- 
sium,  inter  quos  ceciderunt  dominus  Barri,  dominus  de  Surîet,  miles,  et 
filiussuus,  qui  fuit  canonicus  Sancli  Lamberti;  Ways,  canonicus  Sancti  Lam- 
berti.  qui  fuit  magnus  curialista ,  quem  invitum  cogebant  secum  praeliari  ; 
decanus  Middelburgensis ,  canonicus  Sancti  Lamberti;  Rolandus  de  Heyns- 
bercii,  filiusdomini  Johannisde  Heynsberch,  episcopi  quondam  Leodiensis, 
cum  pluribus  aliis.  In  quo  praelio  princeps  Karolus  acquisivit  multa  vexilla 
conluberniorum  Leodiensium,  demplis  caeteris  bellicis  macliiuis.  quae  erexit 
ante  oppidum  obsessum  in  confusionem  ipsorum.  Quod  videntes  oppidani 
Sancti  Trudonis,  perplexi  valde,  reddiderunt  se  graliae  Karoli  principis.  illo 
salvo  quod  de  instanti  frangèrent  portas  et  muros  oppidi  ipsorum  cum  plu- 
ribus aliis  conditionibus  praefatis.  Quod  et  fecerunt.  Imo  et  omnia  alia 
oppida  provinciae  illico  destruxerunt  muros,  portas  et  forlalicia  ipsorum,  re- 
plendo  oppidorum  fossata  humo  el  reliquis  materiis. 

Deinde  veniens  ante  Leodium  ut  ipsum  potenter  obsideret ,  sinjililer  reddi- 
derunt se  gratiae  Karoli  post  magnas  instanlias  honestorum  senum,  qui  nudi- 
pedes,  in  lineis,  detectis  capitibus,  per  médium  milliare  extra  Leodium  per 
iutosam  viara  occurrebant,  petentes  se  in  gratiam  recipi.  Quorum  miscrlus 
prmceps,  ila  fecit.  Sed  privavit  eos  omnibus  juribus  ,  plebiscilis,  privilegiis, 
armis,  contuberniis.  Et  quod  de  instanti  frangèrent  portas  et  muros  civitalis! 
Quod  fecerunt.  Et  certificatum ,  quod  nunquam  rebellarent  contra  ipsum 
nec  episcopum  ipsorum,  et  quod  non  ordinarent  Burgundiones  nec  alios 
capilaneos ,  nec  érigèrent  conlubernia ,  nec  admitlerent  expulsos  suos  capila- 
neos,  mcentores  totius  mali,  unquam  reintrare  civitatem  Leodiensem ,  cum 
pluribus  praefatis  aliis  clausulis  et  conditionibus.  De  quibus  omnibus  dede- 
runt  Karolo  duci  litteras  promissorias.  Et  sic  ordinando  eis  dominum  de  Hum- 
bercourt  in  capitaneum  ex  parle  ejus,  qui  eos  regerel  in  omni  justitia  el 
pace,  quod  et  fecit.  Acta  fuerunt  ista  anno  Domini  M»  CCCC»  LXVIfo,  in  festo 
sancti  Lamberti,  episcopi  Leodiensis. 

Deinde  anno  Domini  Mo  CCCCo  LXVlIIo ,  Ludovicus,  rex  Franciae,  dolens 
se  fralri  suo  Karolo  ,  duci  de  Barry  ,  dédisse  ducatum  Normanniae ,  eo  quod 
Karolus,  dux  Burgundiae,  ducerel  in  uxorem  Margarelam ,  sororem  Eduardi 


Jw 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


209 


quarti .  régis  Angliae ,  eo  quod  rex  Angliae  diii  possedil  eum  ,  allegans  quod 
essethaereditas  et  patrimonium  regni  Angliae,  timens  multa  mala  futura  inde 
resullalura  ;  et  quia  Karolus,  dux  Burgundiae,  el  Karolus,  dux  de  Barry, 
fraler  régis ,  ac  dux  Britanniae ,  cum  pluribus  aliis  principibus  regni  Franciae, 
foedus  amicitiae  in  invicem  firmaverunt  ad  resislendum  cuicumque  injurianli 
ipsis ,  et  rex  fratri  suo  decrevisset  auferre  ducatum  Normanniae ,  licet  in  mul- 
lis  aliis  vellel  recompensare;  ideo  Karolus  vocalus  per  caeteros  proceres  prae- 
misit  magnum  exerciliuTi  plebis  et  militiae  in  extremilatibus  principatuum 
Arthesiae  el  Viromandiae ,  eo  quod  Ludovicus ,  rex  Franciae ,  cum  infmitis 
principibus  el  nobilibus  et  armigeris  castra  metabalur  in  conBnibus  et  ex- 
tremilatibus regni  prope  Viromandiam.  Et  ipse  Karolus  intérim  Brugis,  in  Karoius  cum  excrdiu 

r>i  i    ■  ,.,,...  .         Gallîani  ingreditur. 

rlandria,  cum  magna  solemnitale  celebravit  malrnnoniura  suum  cum  prae- 
fata  Margareta ,  sorore  Eduwardi,  régis  Angliae  *.  Quo  malrimonio  celebralo, 
poslquam  fuit  in  Hollandia  homagialus ,  subsequebalur  cum  grandi  satellicio 
suum  exercitum  usque  ad  Peronam,  silam  in  limite  regni  Franciae,  mansitque 
ibi  prope  cum  exercilibus  suis  in  plana,  amplaetspatiosa  terra,  praeparalus  ex- 
speclare  adventum  régis  et  omnium  suorum  complicum.  Et  rex  Ludovicus  ibi 
eral  prope,  fere  per  tria  vel  quatuor  gallicana  milliaria,  ita  quod  infra  très  vel 
quatuor  horas  potuil  equitari  de  uno  exercilu  ad  alium:  quod  periculosum 
fuit.  Atlamen  mulli  principes  diu  inter  praefatos  ducem  et  regem  tractabant 
varia  ad  concordandum  eo*;  sed  valde  diu  prolongatum  et  protelatum  fuit,  an- 
lequam  pax  reformata  fuit  inter  regem  el  fratrem  suum  et  Karolum  Burgundiae. 

Interea  promulgatum  fuit  ubique  per  totam  fere  Almanniam  ,  quod  de  die  PaxinitacumregeGai- 
in  diem  rex  decreverat  debellare  Karolum  ,  ducem  Burgundiae,  et  limebalur 
imminerequolidiebellum  inter  eos,  quianullo  mediopoterantpacisci.  Demum 
per  amicabiles  internunlios  Ludovicus  rex  el  Karolus ,  dux  de  Barry ,  fraler 
suus,  hoc  modo  reconciliati  sunt,  qualenus  Karolus,  dux  resignaret  Ludovico, 
fratri  suo  régi,  ducatum  iNormanniae,  et  rex  gralioseex  regali  munificentia  red- 
derel  sibi  ducatum  Campaniae  ,  continens  in  se  duodecim  comitalus,  qui  vale- 
renl  sibi  annualim  quinquaginta  millia  coronarum  Franciae  in  cerlis  reddilibus. 
Insuper  fuerunt  adhuc  multa  alia  tractanda  inter  regem  et  Karolum,  ducem 
Burgundiae,  quae  inaniter  differebant  consules  et  quidam  primates  régis. 

Interea  fama  discordiae  inter  regem  el  Karolum  Burgundiae  ducem  incre-  No»a  Leod 

'  Cr.    Détails  concernant  le  mariage  de  Char-      1468;  Bulletins  de  la  coimission  rotale  o*hist.  , 
les-le-Téméraire  avec    Blaryuerile   d'I'orck  ,    en      tom.  V,  p.  168. 

27 


liae. 


lentiuin  re- 
bellio. 


i- 


210 


THEODORICUS  PAULI 


brescenle ,  per  totam  patriam  exules  Leodienses  dolentes  se  proscriplos  et  pri- 
valos  nalali  solo,  consilio  habito,  dum  ista  inter  praefatos  traclarentur,  spe- 
rantes  ducem  Kaiolum  in  lantum  a  rege  gravalum  .  quod  non  rediret  sine 
belli  discrimine,   venerunt  aiidacter  anno  praefato  Doinini  ,  altéra  die  post 
festum  nativitatis  Virginis  Mariae,  Vincenlius  de  Bueren ,  dominus  Johannes 
de  Wilde,  milites  cum  sexcentis  fere  armigeris ,  et  inlrantes  Leodium,  eo  quod 
expulsi  fuerunt  a  duce  a  Leodio ,  clamaverunt  equitando  et  meando  per  totam 
civitatem  :  «  Liberi  Leodienses,  libéra  Legia,  removentur  assisii  et  gabellae , 
eo  quod  raanebitis  liberi  semper.  ..  Clamantes  et  affirmantes  quod  Ludovicus, 
rex  Franciae  ,  mitteret  et  praestaret  eis  magnum  subsidium  per  suos  armi- 
geros  temporeopportuno  ad  resistendum  Karolo  duci  Burgundiae.  Leodienses 
vero  proni  ad  malum ,  illa  audientes,  facti  sunt  eis  in  firmamenlum  ,  et  junxe- 
runt  se  illis  illa  die  ultra  duodecira  millia,  immemores  juramentorum  et  pro- 
missionum  ,  et  quod  Karolus  dux  ipsos  tribus  vicibu.  devictos  recepissel  in 
graliam.  Stalim  quaesierunt  arma ,  statuerunt  rectores  civitatis,  reordinantes 
conlubernia  et  omnia  sicuti  pridem  habere  consueverant.  Quibus  factis ,  reae- 
diacaverunt  et  lestauraverunt  dirutk civitatis,  locantes  munimenta  et  forlalitia 
et  portas,  sicutpriusfuerant  aedificata.  Et  ad  hoc  perficiendum  cogebant  com- 
munitatem  illa  perficere  cum  festinatione ,  sicut  eis  placuil. 
Epi.op„,  senbit  duc.      Intcrea  Ludovicus  episcopus  ista  percipiens  mirabatur  attonitus  illorum 
temeritatem  ;  et  quia  non  valuit  eos  repellere,  scri<)sit  omnia  nepoti  suo  Ka- 
rolo duci  ,  qui  exhorrescen^  illorum  praesumptionem  misit  statim  multos 
armigeros  cum  aliquibus  capitaneis  episcopo  in  subsidium ,   pron.iltens  cum 
omni  potentia  sua  venire  quantocius  posset.   Interea  factae  fuerunt  firmae 
treugae  inter  episcopum  et  istos  Leodienses  durantes  longo  tempore. 

Igitur  episcopus  dum  post  festum  sancti  Remigii  equitasset  cum  Lepato 
sedis  apostolicae  Tungrim,  et  ibidem  aliquot  diebus  pausasset  propter  treu- 
gas  ordmatas  ,  ecce  venerunt  sabbato  Tungris  praefati  capilanei  cum  multis 
armigeris,  missi  a  Karolo  duce  Burgundiae,  et  facta  est  laetitia  mapna  de 
adventu  illorum.  Accidit  autem ,  quod  quidam  mercator  dominica  die  cum 
caseis  venisset  a  Tungri  Leodium  ad  vendendum  caseos  suos,a  quo  quidam 
Leodiensium  sciscitabantur ,  quomodo  ïungrenses  se  gerebant  in  isto  ne- 
gotio.  Qui  improvise  aiens  dicebat  :  «  Vere  episcopus  valde  laelatur  cura  suis 
»  chorizando,  et  magnos  ignés  comburendo,  eo  quod  muiti  magni  domini  cum 
»   multis  armigeris  et  equitibus  sibi  ibidem  venerunt  in  auxilium  ;  et  plures 


Karolo. 


Fil  captirus. 


DE  CLADTBUS  LEODIENSIUM. 


211 


I 


»  supervenient ,  et  famationis  est ,  quod  princeps  Karolus  iratus  contra  Leo- 
»  dienses  veniet  cum  magno  exercitu  ad  devastandum  Leodium.  »  Quibus 
auditis  Leodienses.  statim  magno  exercitu  congregato,  cum  domino  Vincen- 
tio  de  Bueren  ,  et  cum  domino  Johanne  de  Wilde ,  et  cum  caeteris  capitaneis 
suis  perrexerunt  Tungris,  nil  curantes  de  Ireugis  factis  inter  episcopum  et 
ipsos.  1  bique  venientesin  festo  sancti  Dionysii ,  quod  fuit  tune  dies  dominica, 
latenter  et  potenter  intrantes.  nocturno  tempore  post  crepusculum  Tungros, 
occiderunt  ultra  trecentos  honestos  viros  de  militaribus  et  armigeris  ac  oppi- 
danis,  qui  putaverant  armigeros  ducis  ibidem  venisse.  Trucidaverunt  enim 
omnes  occurrentes  in  plateis,  et  intrabant  potenter  hospitia,  in  quibus  hospi- 
tati  fuerant  amici  ducis  et  episcopi.  Occiderunt  autem  cum  impetu  coraitem 
de  Elderen  ,  duos  illustres  fratres  de  Tris ,  duos  nobiles  fratres  de  Arkenteel , 
dominum  Johannem  deSereynen,  dominum  Robertum  deMoereme,  praepo- 
situm  Sancti  Gereonis  Coloniensis,  dominum  Milonem,  thezaurarium  provin- 
ciae,  cum  multis  aliis  militibus  et  armigeris.  MuIti  tamen  domini  et  armigeri 
industria  hospitum  evaserunt  ,  fugientes  seminudi  per  dévia,  utpote  domi- 
nus de  Bergis ,  et  alii  plures.  Episcopus  vero  et  Legatus  festinanter  suscitati 
non  poluerunt  evadere,  eoquod  hospitium  eorum  circumvallaverant,  claman- 
tes ut  insensati  homines,  quod  vellent  videre  episcopum  ipsorum,  vel  vellent 
infringere  violenter  hospitium.  Episcopus  vero  trépide  et  coacte  veniens  in 
feneslra  hospitii  sui,  in  qua  ipsum  débite  videre  poteranl,  juxta  petita  sua 
loquebatur  ipsis  pie.  Quem  videntes,  eoquod  habebant cereas  faculas  et  lumi- 
naria  multa  .  statim  omnes  prostraverunt  se  in  terram  super  genua ,  humiliter 
clamantes  petentesque  veniam  et  gratiam  ab  eo ,  ut  iterum  possent  inhabi- 
tare  domos  et  possessiones  ipsorum  ,  a  quibus  expuisi  erant.  Episcopus  vero 
attendens  insanientis  populi  impetum  ,  et  quod  non  valuit  evadere  manus 
ipsorum,  metu  mortis  ac  majoris  periculi ,  ac  ad  sedandum  ac  mitigandum 
furiam  ipsorum ,  promisit  eis  gratiam  firmam  conferre.  De  quibus  ipsi  non 
contenti ,  cogère  coeperunt  episcopum  descendere  ad  ipsos  ,  salvo  quod  nulle 
modo  nocerent  sibi  aut  suis,  nec  laederent.  Episcopus  vero  cum  Legato  romano 
multum  perterritus  et  anxius  ,  promisit  bénigne  post  parvum  tempus ,  quo  se 
débite  vestiret,  ad  eos  descendere.  At  fugam  secretissime  iniil,  fugiens  in 
ecclesiam  gloriosae  Virginis  Mariae ,  cum  Legato  sedis  apostolicae. 

Cum  vero  episcopus  longam  moram  fecerat ,  turbati  illi  valde  violenter  in- 
traverunt  hospitium  episcopi  ;  et  non  invenientes  ipsum  ,  veluti  lupi  rapaces  et 


âlâ 


THEODORICUS  PAULl 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


213 


fiiribundihomines  discurrerunl ,  ubiqucquaerentcs  illum  por  totam  noclem. 
Crastina  aulem  die  aiidientes  episcopum  esse  in  ecclesia  Virginis  Mariae^  ve- 
iierunl  cuiii  luniullu  aiite  ecclesiani  ^  clamantes  et  dicentes,  quod  veniret  ad 
eos  sal vus,  vel  violenter  infringerent  ecclesiam,  extrahcndo  ipsiim  ex  ea  polen- 
ter ,  salvo  seraper  hoc  quod  nullatenus  ipsum  laederent  aut  irreverenler  trac- 
tareut.  Episcopus  vero  ista  audiens.  nimium  turbatus  et  perplexus  ,  clausis 
januis,  ait  ad  eos,  petens  ut  nobilis  aliquis  veniret,  ut  ipsum  caperet  ne  Ira- 
deretur  in  manus  ruslicorum.  Venerunt  ergo  Vincentius  de  Bueren  et  Jo- 
hannes  de  Wilde ,  milites  capitanei  ipsorum  ,  in  quorum  manibus  trépide  se 
obtulit  captum  ,  cum  tali  conditione ,  quod  non  laederent  ipsum  ,  nec  quid- 
quam  mali  sibi  inferrent.  Quod  promiscrunt  sub  militari  fide  dicentes  : 
«Illustrissime  princeps  et  domine,  nos  reddimus  nos  captos  nobilitati  vestrae, 
quia  princeps  et  dominus  noster  estis ,  et  nos  servi  et  subditi  vestri  sumus.  » 
Et  sic  apertis  januis  ecclesiae,  reddidit  seipsis  una  cum  Legato  romano.  Acta 
fuerunt  ista  in  festo  sanctorum  marlyrum  Gereonis  et  Victoris ,  ante  missa- 
rum  solemnia ,  hora  fere  octava  ,  scilicet  in  crastino  Sancti  Dionysii.  Leodien- 
ses  vero  multum  gavisi  de  captivitate  episcopi  et  occasu  tantorum  nobilium 
et  oppidanorum  Tungrensium ,  duxerunt  episcopum  cum  magno  risu  et  lae- 
titia  Leodium.  Cunique  episcopus  in  via  geniendo  lamentaretur  mortem  tan- 
torum virorum  et  praepotentum  nobilium ,  consolabatur  ipsum  pie  Legatus 
romanae  sedis  diceus  :  «  Nos  qui  vivimus,  benedicimus  Domino.  »  Ac  si  dice- 
ret,  sicut  ipsemet  exposuit  :  u  Regratiamus  nos  Deo,  quia  vivimus,  reservati 
ad  vitam  in  tam  horrendo  et  periculoso  tumuitu  insensatorum  armatorum.  » 
Cumque  praefati  exleges  ipsum  cum  Legato  Leodium  perduxissent  in  curiam 
suam ,  subsannando  dixerunt  :  «  Ecce ,  sincère  domine  noster,  regratiari  nobis 
debetis,  quia  vos  cum  debito  honore  duximus  in  vestram  civitatem.  »  Et  alia 
multa  irridendo  laetantes  ingeminaverunt.  Mansilque  episcopus  io  Leodio 
stricte  custoditus  per  Leodienses.  ne  evaderet. 
KaroiicumGaiiiaerege  Intcrca  Karolus ,  dux  Burgundiac,  cum  exercitibus  suis  apud  Peronam 
liïl!"'   '*  castra  metatus  fuerat  contra  regem.  Postquam  rex  reconciliatus  fuerat  Karolo, 

duci  de  Barry,  fratri  suo,  ut  dictum  est,  iratus  nimis  eo  quod  voluit  rehabere 
omnes  expensas  factas  propter  ipsum.  .et  alia  specialia  quaedam  incognila, 
et  quia  illa  tractanda  non  terminassent  proceres  et  consulatus  régis  inter  re- 
gem et  ipsum ,  cum  bene  potuissent ,  et  ipse  cum  maximis  expensis  frustra 
cum  suis  ibidem  permansisset ,  indeliberato  animo  Karolus ,  dux  Burgundiae, 


misitquemdam virum  stren.mm,  dictum  Haggenbach ,  magistrum cunae  suae, 
cum  pauca  familia ,  ad  regem  quaercns  et  scire  volens,  quid  praetende.et  cum 
tam  lonra  prolelalionc  et  dilatione  cansae  suae.  f.um  ben.gne  admonuit  tra- 
trem  suum  secum  pacisci  ad  placitum  suum.  Et  omnia  fecit ,  ad  quae  de  jure 
oblicatus  fuerat,  et  plus  pro  profectu  et  honore  régis  et  regn..  Qu.d  ergo  prae- 
tenderet?  Sccum  petiit  besignc  responderi ,  et  quod  illa  vice  semel  pro  sem- 
per  dirnarelur  intiraare  sibi  intentum  mentis  suae.  Et  nisi  hoc  faceret,  altéra 
die  inlraret  cum  omnibus  suis  Franciam ,  et  iret  apud  fratrem  suum  ducem  de 
Barry    Uex  vero  Ludovicus  illa  audiens,  admirans  magnamm.talcm  ipsius, 
praecepit  magistro  curiae  ducis  semper  manere  apud  ipsum  m  tentor.o  suo 
ad  audiendum  traclanda  inter  ipsum  et  Karolum  ncpotera  suum.  Praecep.t 
ifrilur  rex  omnes  suos  praecipuos  consiliarios  venire  apud  se  smeraora.  Qu.- 
bus  congregatis,  praecepit  rex  magistro  curiae  Karoli  ambassiatum  suum  expo- 
nere  sibi  in  praesenlia  illorum.  Cumque  concludendo  perorasset,  quod  md.late 
petiit  responderi  a  rege  affirmative  vel  négative  de  suis  causis.  Uli  vero  talia 
audientcs,  indignati  fere  omnes  de  tanta  pracsumptione ,  convenerunt  et  re- 
volvenles  causam  commode ,  indilate  ad  hominem  régis  non  voluerunl  dare 
responsum.  Quod  audiens  rex  iratus  est  illis  dicens  :  «  Multolies  audivimus  , 
si  nos  et  ipse  csscmus  concordes  et  unanimes,  ut  decet,  nullus  m  universo 
orbe  tam  potens  molestaret  nos,  quia  ditior  etpotentior  vobis  omnibus  est. .. 
hati  illi  se  mutuo  inspicienles  fremebant  contra  regem. 

Igitur  rex  convocatus  magistrum  curiae  ducis  Karoli ,  ait  illi  in  praesenlia 
principum  et  consilialorum  suorum  :  «  Praecede ,  et  slatim  sequar  te  visilando 
corporalitcr  cum  paucis  principibus  dulcera  nepotera  meumdommum  tuum  , 
dando  sibi  oretenus  salubre  et  bonum  responsum.  »  Erant  enim  aliqui,  qui 
susurrando  raala  et  discordiam  scminando  pauca  bona  consuluerunt  mter  re- 
nem  et  ducem  ,  et  libenler  sub  forma  honeslatis  procurassent  et  vidissent  eos 
Serrantes  contra  se  ipsos.  Sed  Ludovicus  de  Lutzenborch  ,  comes  Sancti 
Pauli ,  princeps  egregius ,  habens  très  nobiles  lilios ,  élégantes  viros  servientes 
Karolo  duci  Burgundiae  nepoti  ipsorum ,  videlicet  comitem  de  Marie  primo- 
genitum  ,  comitem  de  Fiennes  et  dominum  de  Roussy,  etc.  ,  ideo  ipse  semper 
laboravil,  omni  conatu  quo  potuit,  ad  concordandum  praefatos  principes.  Erat 
enim  connestabulus  Franciae,  et  uUra  modum  bene  creditus  regi,  similiter 
et  duci.  Qui  muUolies  de  rege  ad  ducem  et  e  contra  equitavit  ad  concordan- 
dum eos. 


-•v 


214 


THEODORICUS  PAULI 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM 


215 


Ludovicus  explorât  Ka- 
roli  iiercituni. 


Karolum  visitât. 


Tandem  idem  illustris  cornes  enarravil  régi  multitudincm  el  fortitudinem 
et  pulchritudinem  exercitiis  ducis  Karoli.  El  licet  rex  plures  armigeros  habe- 
ret.  ut  dicebatur.  quam  digt ,  quia,  ut  famabatur,  rex  habuit  circa  ducenta 
millia  principum  et  armigerum  ,  et  Karolus  dux  ultra  centum  millia  princi- 
pura  comitum  nobilium  et  armatorum  pugilium  :  rex  vero  illa  audiens  a  co- 
mité, licet  bene  accoramodavit  Hdem  verbis  ejus«,  tamen  explorare  per  se 
desiderans  et  \idere  ac  experiri  volens,  animi  solacio,  incognitus  quodam  se- 
reno  temporeequitavit,  ut  domesticus  et  familiaris  comitis  Sancti  Pauli ,  cum 
eodem  comité  per  exercilum  ducis.  Sed  comes  sagaciter  sub  fide  praeavisavit 
Karolum  ducem  de  adventu  occulto  régis. 

Dux  vero  paucis  hoc  revelans .  praecepit  omnes  suos  illa  die  pulchrearmatos 
et  ornatos  stare  in  aciebussuis.  Rex  vero  tam  perfectum  et  tam  egregie  arma- 
tum  exercitum  videns ,  valde  mirabatur  et  delectabatur.  Dux  vero  comitem  no- 
mine  régis  nobiliter  recepit  et  honoravit.  Regem  vero,  tectum  in  facie  ne  agnos- 
ceretur,  indutumque  popularibiis  vestibus,  ille  tune  non  honoravit.  Sed  post 
multa  colloquia  supplicavit  comili ,  ut  se  et  suos  régi  fideliler  commendaret , 
offerens  se  humiliter  paratum  et  promptum  cum  omnibus  suis  régi  servire 
contra  quoscumqiie  invasores  regni.  Haec  audiens  rex  a  duce,  multum  gau- 
debat ,  mente  revolvens  in  se  omnia  bénéficia  sibi  collata  a  Philippo  duce , 
pâtre  ejus ,  et  ab  ipso  Karolo  jam  duce.  Cepit  quoque  cordetenus  odio  eos 
susurratores,  qui  semper  suggillaverunt  mala  inter  ipsos.  Et  sic  redierunt  ad 
Francorum  principes,  ignorantes  fere  omnes  istam  régis  explorationem. 

Igitur  recedente  magistro  curiae  ducis,  rex  ait  hilari  vultu  duci  Borboniae, 
fratri  suo  domino  de  Beau  *,  et  archiepiscopo  Lugdunensi,  fratri  ipsorum  *, 
comiti  Sancti  Pauli  et  aliquibus  principibus  :  »  Celeriter  praeparentur  equi 
vestri ,  cum  equo  meo .  volumus  enim  coenare  cum  dulci  fralre  el  nepote 
meo.  »  Quod  el  factum  est,  miranlibus  et  tristantibus  caelerisplerisque  princi- 
pibus. Karolus  vero,  dux  Burgundiae,  praesciens advenlum  régis,  praeparavit 
se  occurrere  régi  cum  nobilibus  suis,  ut  decuit.  Videusque  a  longe  regem 

'  Legeiidum    arbilror  :   domino  de   Beaujeu  atligerat ,  eam  ecclesiam  in  cooiinendam  accepil, 

(Pierre,  sire  de  Beaujeu).  donec  canonicam  aetatem  haberet.  Anoo  1470 

-  Carolus  de  Bourbon  ,  ex  augustissima  Bor-  demum  consecratus  est  episcopus  ;  hoc  circiter 

boniorum  principum  stirpe  ,   filius  Caroli   Bor-  tempore  a  rege  Ludovico  XI  inissus  est  pro  pace 

bonii  et  Ârveniae  ducis  ex  Agnete  Burgunda.  cum  Caroio  Burgundiae  et  Francisco  11  Britanniae 

ab  Ëugenio  IV  nominatus  archiepiscopus  Lug-  ducibusconcilianda. 
dunensis,  qiium  undecimum  aetatis  annum  viz 


cum  paucis  principibus  venire,  descendit  de  equo  suo  cum  omnibus  suis  pro- 
nus  flexis  genibus  adorando  regiam  majestatem  ,  salutavit  regem  multum  pie 
et  benipne  Statimque  rex  prosiliens  de  regali  caballo  suo  et  elevando  ipsum 
ruit  inamplexusejus,  et  osculabantur  se  mutuo  dulciter  :  et  facta  est  laetitia 
mapna  per  totum  exercitum.  Et  sic  post  magnas  reverentias  sibi  mutuo  factas 
el  exhibitas,  rex  et  dux  cum  caeteris  principibus,  ascensis  equis  ipsorum ,  dux 
regem  et  suos  equilando  duxit  in  Peronam  oppidum  ducis ,  et  laetati  sunt  m- 

vieem  illa  nocte.  .       •  i  r  . 

Altéra  vero  die ,  discussis  inter  se  multis  causis ,  pacem  firmam ,  ut  nobiles  i>j;^^„ -J--,;r 
principes ,  inter  se  statuerunt  perpetuis  lemporibus  servandam ,  de  caelero 
nunquam  contra  se  ipsos  disceptare  el  discordare.  Et  ut  firma  pax  ju gîter 
inter  ipsos  manerel ,  juraverunt ,  ac  litteris  et  sigiUis  vaUdis  confirmando  pro- 
miserunt,  quod  si  ex  aliqua  parle  al iqui  etiam  quanturacumque  magm  smis- 
tri  aliquid  referrent ,  quod  esset  in  praejudicium  el  discordiara  alterius ,  ille 
statim  et  sine  dilatione  occideretur ,  tanquam  pacis  el  concordiae  ipsorum 

aemulus  et  invidus  ac  inimicus. 

Ilaque  Karolus  dux  obUnuit  a  rege  ducenta  millia  coronarum  Franciae  pro  sum.^a  pecuniaeK.ro- 
expensis  et  reysis  * ,  quas  nunc  binies  pro  honore  regni  perpetraverat.  De 
quibus  stalim  rex  in  promptu  dédit  Karolo  centum  millia,  antequam  reces- 
serunt,  quae  rex  praecepit  sine  mora  venire  et  duci  dare.  Insuper  impelravit 
dux  praeposituram  de  Mondydier  cum  plerisque  dominiis ,  quae  omnia  rex 
poluerat  cum  cerlis  surarais  pecuniae  redimere,  perpetuis  temporibus  pro  se 
el  suis  hacredibus  possidere  el  haereditare. 

Igitur  pace  sic  inter  eos  firmata  et  roborata ,  feria  quinta  raensis  Septem-  Ka-iu»^^  Ludov.c„. 
bris ,  die  altéra  scilicet  feria  sexta ,  episcopo  célébrante  missam  de  Sancta    ^unionem  .«ui  ac 
Trinilale,  rex  el  dux  confessi,  in  signum  foederis,  salutis  et  saluberrimae  pacis 
coraraunicali  fuerunl  de  uno  eodemque  sacramento  dominici  corporis,  et  diem 
illam  ad  laudem  Dei  perfecerunt  in  magna  laelitia. 

Sabbalo  vero  cum  rex  et  dux  cum  caeteris  principibus  sedissent  honorifice  Karo^ojn„^t...ur  ^ 
ad  prandium  ,  pariter  supervenil  nunlius  quidam  ,  qui  orelenus  nuntiavil 
episcopum  Leodiensem  cum  multis  suorum  occisum  a  Leodiensibus  in  oppido 
Tungrensi.  Haec  audientes  principes  valde  dolebanl,  el  praecipue  fralres  sui 

I   Resa  vel   reysa  ,  ex   Toce  vernacula   reize      pluribus  exemplis  probal  Du  Gange ,  in  Glotsa- 
(iler).   Vocem   illam  potissimum   usurpari  pro      rto,  Verb.  cit. 
expeditioue  alque  adeo  pro  excursione  militari , 


sum. 


'4. 


^t^ 


216 


THEODORICUS  PAULl 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


217 


vs 


V. 


Ualliae  concitari. 


flebant  ;  iraùis  rex  obtulit  se  proàiptum  cum  siio  exercitu  deslniere  et  de\aslare 

civilalem  Leodiensem  cum  incolis  cjus  in  vindiclam  mortis  episcopi  nepotis  sui . 

Sed  Karolus,  nimiiiin  turbatus  propler  crudelitatem  et  infidclitatem  Leo- 

diensium  regraliabalyr  regi  cum  magna  gratiarum  actione  sibi ,  allegans  quod 

non  esset  opus,  eo  quod  sufficientem  et  copiosum  exercitum  haberet  ad  sub- 

jugandum  et  destruendum  ipsos.  Et  sic  prandio  facto  et  finito.  rex  redire  ad 

suos  deliberans ,  accepta  licentia  a  Karolo  duce ,  cum  suis  principibus  valde 

(ji^fx»''^^^  tfblentibus  rediit  ad  suum  exercitum. 

Karolo  nuniiatur  Léo-      Domiuica  \ cro  dic  cum  Karolus  sederet  ad  mensam ,  et  in  Perona  pulsaren- 

dieosej    ad  rebcllio-  .    .  ,  ,  .    .  .       „ 

nem  ab  ipso  rege  tur  campanac ,  et  magni  ignes  comburerenlur  prae  laetitia  pacis  factae  so- 
lemniter  inter  ducem  et  regem  :  ecce  supervenit  quidam  miles  .  nuntians  sub 
fide  militari  episcopum  Leodiensem  non  mortuum  sed  captum ,  et  quidquid 
actum  foret  a  Leodiensibus  a  principio  usque  in  illum  diem,  foret  et  esset 
faclum  auctoritate  et  instigatione  régis  Ludovici ,  et  confirmavit  boc  praesen- 
tatione  unius  literae  captae  et  subréptâe  a  nuntio  régis  misso  per  regem  Leo- 
diensibus, continenlis  quod  deberent  se  strenue  defensare  contra  complices 
ducis  Burgundiae  et  capitaneos  ejus  ;  ipse  in  tantum  in  Francia  illum  moles- 
taret,  quod  non  valeret praesiare subsidium  suis;  et  finaliter  ips«  sua  potestate 
protegeret ,  defenderet  et  liberaret  eos  contra  ipsum.  Quae  quidem  littera 
scripta  distincte  fuit  munita  sigillo  régis,  et  subscripta  in  simili  forma  ac  si 
rex  subscripsisset.  Qua  littera  visa  et  perlecta  a  Karolo  plurimum  coepit  per- 
turbari ,  dolens  etarbitrans  se  deceptum  a  rege,  eoquod  sibi  invicem  fuerant 
confoederati  in  vinculo  pacis.  Prae  nimia  tamen  sui  animi  magnitudine  equi- 
lans  furtive  sive  secrète  cum  paucis  ad  regem,  objecit  sibi  prius  verbotenus 
praedicta  ^  blande  et  bénigne.  Quae  cum  rex  honeste  et  nobiliter  denegaverat 
juramentis  et  verbis  regalibus  et  honestis,  dux  praesentavit  sibi  illam  litteram 
perlegendam.*Quam  cum  perlexisset  valde  dolens,  commolus  fuit  jurans  et 
affirmans ,  se  nunquam  audivisse  de  littera  illa ,  nec  eam  subscripsisse ,  ut  nec 
SUD  consensu  eam  sigillatam  fuisse ,  et  irato  animo  nunquam  se  quiescere 
juravit,  donec  sciret  quis  scripserit  aut  sigillaverit  eam.  Et  convocatus  scrip- 
toreset  sigillatores  in  pracsentia  ducis,  sciseitabatur  ab  illis  quis  ipsorum  illam 
litteram  miserat  versus  Leodium  nomine  suo.  Illi  autem  perlecta  et  bene  exa- 
minata ,  aspicientes  se  mutuo  respoodcrunt  régi  constanti  animo ,  quod  nuUus 

'  Scilicel  epislolae  a  Ludovico  Leodiensibus  missae  \erba  seu  seosum.  t 


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ipsorum  eam  scripserat  vel  sigillaverat  aut  miserat ,  ut  m  ventate  percipere- 

tur,  cum  pluribus  aliis  verbis  terribilibus.  Ita  quidem  dux  magnificus    ista 

audiens  et  videns,  peroptime  contentabatur.  Aitque  rex  duc.  :  «  Ecce,  dulc.s 

„  frater.  ut  melius  valeas  scire,  quod  nunquam  fuit  de  mente  mea     quod 

»   Leodienses  se  tibi  opposuerunt ,  et  quod  nullatenus  sperarent  per  me  habere 

„  auxilium  et  succursum  contra  te  vel  nepotem  meum  ,  episcopum  ipsorum , 

„   perpam  peregre  tecum  ad  visitandum  Virginem  Manam  m  Halla  ^ ,  demde 

,.  proficiscar  tecum  cum  exercitu  meo  ad  devastandum  eos,  ac  ad  imprope- 

»  randum  ipsis  quo  temerario  ausu  talia  nomine  nostro  contra  te  confingere 

„   praesumpserunt,  cum  taies  litterae  nunquam  missae  fuerunl  per  nos,  nec 

„  de  consensu  meo.  »  Et  contentabatur  Karolus  dux  ijla. audiens,  mfremens  \^ 

contra  maliliam  Leodiensium.   Atlarf^%^^suppliéavit  régi  ben.gne,  ut  nullo 

modo  cum  exercitu  suo  secum  per^érèi  eo  quod  haberet  copiosum  exercitum 

ad  conterendum  eos.  Et  sic  rex ,  dispositis  omnibus  in  pace  in  regno,  equitavit 

cum  ducentis  lanceis  et  cum  Ludovico,   comité  Sancti  Pauli,  connestabulo 

Franciae,  cum  duce  Borboniae,  et  cum  domino  de  Barry ,  fratre  ducis  Bor- 

boniae    versus  Leodium  cum  Karolo  duce  Burgundiae.  Qui  cum  venissent 

prope  civitatem  Ambianensium ,  occurrit  rex  sibi  in  adjutorium  cum  tribus 

millibus  balislariorum  sive  arcuariorum  ex  Francia,  ad  pergendum  secum 

contra  Leodienses.  . 

Sed  pace  facta,  ut  dictum  est,  inter  regem  et  ducem  ,  celeriter  ra.sit  dux  '>'-J-^-;,.tf  •*- 
Anthonium  bastardum  Burgundiae ,  fratrem  suum  ,  dommum  de  Blammont, 
raarscalcum  Burgundiae ,  dominum  de  Sabaudia,  dominum  de  Arguwes  , 
filium  principis  Araniae,.et  quemdam  dictum  de  Haggenbach  ,  mag.strum 
curiae  suae,  cum  magna  parte  exercitus  sui  ad  obsidendum  Leodienses ,  ideo 
quod  admiserant  praefatos  exules ,  adhaerendo  eis  contra  jusjurandum  et  pro- 
*  missa.  Qui  venientes  in  oppido  Tungrensi,  fere  illud  oppidum  spoliaverunt , 
imputantes  eis  traditionem  ,  et  quod  praesciverant  de  advenlu  Leodiensium. 
Quibus  factis,  equiUvit  Leodium  dominus  de  Haggenbach ,  magister  curiae 


•  Ludovicus ,  quum  Galliae  delphinus  esset , 
in  Brabanliam  perfugerat  ad  declinandam  palris 
sui  indignalionem.  A  duce  Philippe  honorifice 
exceplus ,  inbabilavil  arcem  Genappae  ,  non 
longe  ab  Hallensi  oppido,  in  cujusecclesia,  quae 
bealissimae  Virgini  Mariae^acraesl,  infanlulum 


suum  Joachimum,  circa  annum  Î460defuncluni, 
sepuUurae  mandavil.  Cfr.  de  Reiffenberg,  Mé- 
moire sur  le  séjour  que  Louis  ,  dauphin  de  Vien- 
nois ,  depuis  roi  sous  le  nom  de  Louis  XI ,  fit  aux 
Pays-Bas ,  de  l'an  14S6  à  Van  1461 }   Rouv.  «É«. 

DE  I.'aCAD.   royale  DE  BRUXELLES,   tom.   V. 

28 


218 


THEODORICUS  PAULl 


principis^  elconvocans  Vincenlium  de  Bueren  .  dominiiin  Johanneni  de  Wilde, 
milites,  et  caeteros  omnes  exules,  ([iii  Leodiuiii  intraveranl,  dicenseis  :  «Ecce 
»  habeo  in  comniendis  a  domino  illustrissimo  duce  nostro  ,  qualenus  prae- 
)i   ciperem  libi  sub  poena  mortis  exire  sine  aliqua  cunclalione  et  dilalione  ,  et 

»   permiltenles  cives  Leodienses  in  pace.  Sin  autem ,  miranda *  in  per- 

»  niciem  et  destriictionem  vestram  videbitis  et  experiemini.  »  Uii  autem  ex- 
tenso collo  respondentes  ,  fere  indignanler  dixerunt  «  se  velle  manere  in 
w  Leodio,  nec exire  propter  minas  ejus  aiil  ducis.  »  Quibiis  aiiditis,  praedixit  eis 
adventum  ducis  et  régis,  qui  eos  obsidcrent  slriclissime  in  deslruclionem  et 
exterminium  ipsorum.  Et  eu  m  parvi  pendendo  verba  sua  noilent  acquiescere 
monitis  suis,  ipsis  pie  valedictis,  equitavit  apud  suos,  enarrans  ipsis  visa  et 
audita.  Deinde  praefati  domini  armati  ,  cum  suis  exercitibus  et  cum  multis 
ingentibus  et  terribilibus  machinis,  venerunt  anle  Leodium ,  et  obsederunt 
ipsam  ex  una  parte.  E contra  Johannes  de  \V  ilde ,  cum  suis  Leodiensibus  eisoc- 
currens,  decrevit  eos  repellere  et  obsidionem  ipsorum  dissolvere;  et  inito  con- 
flictu  parliculari,  Leodienses  polentia  Burgundionum  victi  fugain  maturave- 
runt,  quos  cum  magno  livore  subséquentes  usque  ad  portam  civitalis  ntultos 
prostraverunt.  Corruit  autem  ibidem  dominus  Johannes  de  Wilde  ,  miles 
egregius,  cum  Lxvn<^  Leodiensium  et  ultra,  quem  militem  caeteri  Leodienses 
secrète  sepelierunt,  affirmantes  ipsum  captum  a  Burgundionibus.  Et  sicquoti- 
dianis  assullibus  et  privatis  bellis  ex  utraque  parte  mulli  corruerunt.  Istud 
accidit  sabbalo  in  profesto  sancti  Severini ,  episcopi  et  confessons,  liora  fere 
vesperarum. 
Rexet  tinx  advemuat.  lutcHm  dum  ista  ficrcnt ,  rcx  et  dux  paulatim  subsequebantur  cum  copiosa 
multitudine  principum  et  armigerorum .  ad  debellandum  et  ad  dcvastandum 
exieges  Leodienses. 

Cumque  rex  et  dux  venissent  in  extremitatibus  territorii  Leodiensis,  et* 
pernoclarent  in  Castro  dicto  Vallys,  feria  tertia  ante  destructionem  civitatis , 
ecce  Leodienses  miserunt  ad  regem  unam  litteram  perquam  petebant,  propter 
regalem  suam  potentiam ,  quam  tolo  corde  diligebant ,  ipsis  gratiam  fieri  de 
commissis  et  vellent  stare  contenti  suis  arbitriis,  et  vellent  satisfacere  nobili- 
ter  omnia  forefacla  ,  et  ofiFerentes  se  promptos  et  obedientes  omnibus  suis 
praeceptis.  Compunctus  rex,  istis  perlectis  et  auditis,  ivit  feria  quinta  sequenti 


I  Yorba  quacdam  desunt  iu  MS.  cod. 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


219 


valde  mane,  cum  adhuc  dux  audirel  missam  suam,  inlimans  ei  contenta  lit- 
terae.  petens  ut  ex  potentia  ipsius  gratiam  eis  ista  vice  adhuc  faceret,  salvo 
illo  quod  emendarent  omnia  commissa  per  eos  contra  suam  potestatem.  Cui 
dux  ait  :  «  Serenissime  mi  domine  rex ,  non  adhibealis  eis  fidem ,  quia  fal- 
»  laces  et  inconstantes  sunt,  nullam  servantes  fidem.  Atlamen  omnia  ordi- 
»  nabuntur  et  disponentur  secundum  regalem  magnificenliam  vestram.  » 
Acta  fuerunt  ista  in  caslro  praefalo  post  elevationem  dominici  corporis  sub 


missa. 


Circa  noclem  ejusdem  diei ,  Leodienses  mutati  in  proposito  praefato ,  ex  Epistoia  romumeiiosa 
suggeslione  diabolica  ,  miserunt  ad  ducem  aliam  litteram  contumehose  sonan- 
lem ,  quod  ipsi  bene  praevisi  desideranter  exspeclabanl  adventum  ipsius  et 
suorum  complicum,  et  essent  de  singulis  requisilis  praevisi,  quod  esset  ipsis 
beneventus.  Cujus  tenorem  audiens  rex  valde  commotus,  dixit  duci  Karolo  : 
«(  Pulcher  dulcis  fraler,  [)ergamus  sine  tardare  versus  Leodium  ;  amens  et 
M  insensatus  fio  de  istis  traditamentis  istorum  nefariorum  Leodiensium.  » 
Cui  dux  :  '«  INumquidbene  dixi?  non  est  ipsis  adhîbe^ida  credulitas  nec  fides.  » 
Igitur  venerunt  feria  quinta ,  quae  fuit  profestum  sanclorum  apostoloruni 
Symonis  et  Judae ,  cum  residua  exercitus  sui  parte  ante  Leodium  circa  noc- 
lem. Et  statim  altéra  die  expugnassent  civitalem  potenter,  sed  non  valuerunt 
propter  continuas  pluvias  et  nives,  quae  sine  intermissione  ruebant  et  cade- 
bant.  Attamen  Karolus  dux  in  omnibus  animum  gerens  indefessum ,  terribiles 
machinas  ad  urbis  interitum  praecepit  erigi  et  adaptari ,  quibus  muros  no- 
viler  erectos  et  restaurâtes  infringeret,  et  portas  contereret,  et  civitalem  sibi 
(inaliter  subjugaret. 

Leodienses  vero  audaces,  audientes  ren^em  et  ducem  esse  in  obsidione  ante  Leodienses  iterum  ve- 

,    .       .      .  .      .  nram  petunt. 

civitatem ,  perplexi ,  ignorantes  quid  agere  deberent ,  consilio  inito ,  humilhme 
et  obnixc  supplicabant  Ludovicum,  episcopum  ipsorum,  quem  secum  ha- 
buerant  captum  vel  obsidem,  qualenus  dignarelur  inlercedere  pro  eis;  ipsi 
velleht  stare  condilioni  régis  et  ducis ,  et  nunquam  transgredi  illam  sub  pri- 
vatione  vilaeet  bonorum  ipsorum.  El  spopondit  episcopus ,  vere  gaudens  se  sic 
evasisse  manus  ipsorum  :  exivit  civitalem  ad  praefalos  principes  ad  impelran- 
dum  gratiam  pro  illis.  Quem  viaenles  rex  et  dux  ceperunt  ipsum  tenentes 
contra  voluntalem  ipsius  cum  magno  honore,  dedignantcs  audire  primitus 
aliquid  de  pace  ordinanda.  Attamen  episcopus  salubriler  inslilil  pro  pace  or- 
dinanda  inler  principes  et  suos  subditos  pelentes  veniam  ;  sed  nihil  profecil. 


220 


THEODORICUS  PAULI 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


221 


clam  vcniunt  ad  duriv 
teotorium. 


Rei  et  ûux  a  somno 

excita  II, 


Sabbato  vero  principes  praefali  expugnassent  civilalera  ,  sed  ilcrum  propter 
inlemperieni  aëris  et  pluviae  aiit  nivis  non  potuerunt.  El  sic  lardala  fuit  expu- 
gnalio  civitatis,  non  proplerlinioreni  sed  propter  pluvias,  usquein  dominicam 
diem.  Attamen  episcopuset  aiii  in  tantuin  laboraverunt ,  et  lantas  interpei- 
lationes  fecerunt  coram   principibus  pro  civitate,  quod  sperabatur,   quod 
omnia  absque  belli  iuiuultu  reforniarentur.  Sed,  proh  dolor!  sabbato  ejusdem 
diei  in  noctis  conticinio,  circa  decimam  horam,  quidam  Leodiensium  circiter 
quadraginti  vel  quingenti  viri  audaces  vel  strenui,  e  portis  obsessae  civitatis 
erumpentes,  forensem  exercitum  tolaliler  invadendo  disturbarunt  et  pros- 
trarunt ,  cuin  signati  fuerunt  signo  ducis  Karoli ,  scilicet  cuna  signe  crucis 
sancti  Andreae.  Qui  cum  venissent  prope  exercitum  régis  et  ducis ,  et  prope 
servantes  excubias  sive  vigilias  nocte,  quaesiti  a  vigilatoribus  quinam  essent, 
responderunt  placidis  verbis  :  Burgundiones ,  Burguiidiones ;  et  sic  admissi 
\enerunt  ante  doraos,  in  quibus  corporaliter  residebant  rex  et  dux.  Ubi  dum 
proseculi  a  vigilatoribus exercitus  vacillantibus  et  dubitantibus  de  iis  ,  quinam 
essent;  quidam  denuo  quaerebant  et  sciscitabantur  ab  eis,  qui  essent,  et  quid 
quaererent,  responderunt  :  Nos  quaerimus  vos  !  Et  statim  degutturaverunt 
Jacobum  de  Lannoy ,  dominum  de  Vilgernal  et  VVilhelmum  Sternindr,  qui 
servabant  excubias  et  vigilias  exercitus  principum ,  et  fere  omnes  qui  eos 
comitabantur.  Et  clamaverunt  caeteri  Buryundia  !  Burgtindta  !  provocantes 
complices  principum  ad  arma.  Accurrentes  autem  Burgundiones  videntes  eos 
signatos  cruce  sancti  Andreae,  et  clamantes  Burgundia  !  Burgundia!  igno- 
rabant  qui  essent  Leodienses  vel  qui  non,  et  mutuo  se  trucidaverunt  invicem 
Burgundiones,  antequam  balislarii  régis  et  ducis  per  certa  signa  eosnoscere  et 
discernere  potuerunt.  Quos  insequentes  fere  omnes  cum  magno  livore  occi- 
derunt.  Attamen  innumerabilem ^  prius  interfecerunt  ex  parle  ducis.  Fue- 
runt autem  ante  oslia  domorum  régis  et  ducis,  et  nisi  ibidem  praelium  ince- 
pissent ,  cepissent  regem  et  ducem  dormientes ,  quia  eranl  domus  rurales  fere 
sibi  invicem  conliguae  et  non  munitae,  et  faciliter  infregissent  oslia  domorum  ad 
habendum  liberum  introitum  et  exitum ,  eo  quod  noverant  situm  illarum  do- 
morum. Corruil  autem  in  illo  conflictu  uobilisde  Verneburch;  ut  fertur,  occi- 
sus  fuit  improvise  ab  amicis  régis. 

Rex  vero  et  dux  suscitati  per  suos  iaopinale  propter  fraudem  et  traditio- 

>  Deesl  vox  muttitudinem  vel  similit. 


uem  Leodiensium,  commoli  valde  eo  quod  quidam  nobiles  ex  parte  Leodien- 
sium cum  episcopo  ipsorum  per  amicabile  interloquium  pacem  conabanlur 
restaurare  inter  principes  et  civilatem ,  et  ex  gralia  Dei  perfecissent ,  nisi  ista 
intervenissenl;  et  hoc  praecipue  propter  honorem  et  praesentiam  régis,  licet 
rex  permaxime  iratus  foret  ipsis.  Itaque  rex  Ludovicus  ,  cum  venisset  ante  ci- 
vilatem ,  raisil  solemnes  dominos  in  civilatem  ad  sciendum  qua  praesumplione 
eltemerilale,  diffamando  ipsum,  divulgabalur  per  lolam  palriam,  quod  ipse 
eos  animassel  verbis  et  scriplis  conlra  nepolem  suum  ac  dulcem  fratrem  Ka- 
rolum ,  principem  Burgundiae ,  cum  eis  nunquam  misisset  minimam  litleram. 
Et  cum  cujusmode  et-honeste  nequiverant  respondere  ad  objecta,  nisi  quod 
sic  animavissent  et  trépidassent  ut  pusillamines,  ut  praecipue  quia  magnam 
confidenliam  in  eum  habebant ,  ut  eo  melius  exlerrerent  suos  aemulos  et  ad- 
versarios  ;  de  quibus  omnibus  humiliter  offerebanl  se  ad  quaevis  sua  praecepta 
paratos  in  emendam  suae  magnificae  regalis  offensae ,  petentes  bénigne  pro- 
legi  adhuc  alis  suae  potenliae ,  et  salisfacere  sibi  et  duci  de  omnibus  com- 
missis  pro  ipsorum  viribus.   Haec  audienles  commissarii  régis  condolentes 
ipsis,  fideliler  enarrabanl  régi  et  suis  primatibus  visa  et  audita.  El  sic  rex, 
aliqualiler  remiligalus  illis  audilis,  forsan  procurasset  pacem  ipsis,  nisi  ista 

reysa  obslilisset. 

Igilur  Karolus  dux  audiens  comitem  de  Verneburch  et  alios  raultos  no-  duci*  juramemum 
biles  occisos  juravit  per  sanclum  Georgium  mililarem  dicens  :  «  Ex  quo 
»  conlumeliose  \isilaverunl  nos  isla  nocte,  denuo  craslina'die  visitabo  eos 
))  expugnando  civilatem  ipsorum,  etiam  si  amilterem  medietalem  exercitus 
»  mei.  »  Itaque  altéra  die.  scilicet  dominica  die,  quae  erat  profeslum 
sancti  Quintini  raartyris  et  penultima  dies  mensis  Octobris ,  Karolus  dux 
ex  magnanimilale  animi  sui  praecepit  vehi  quatuor  magna  vasa  vini  ante  do- 
micilium  suum  et  copiosum  panem  cum  caeteris  requisitis.  Jussilque  buc- 
cinare  per  tolum  exercitum ,  praecone  clamante  post  sonilum  buccinae  ,  quod 
omnes  venirenl  ad  polandum  gratis  de  vino  principis  Karoli  ducis  stante  et 
praeparalo  ante  mansionem  suam.  Insuper  quod  unusquisque  praepararet 
se  circa  horam  infra  nonam  et  decimam  ante  meridiem  ad  expugnandum 
potenter  civilatem. 

Igitur  Karolus  dux  ,  ut  rebelle  vulgus  Leodiense  compesceret ,  et  debitam  Expugnamr  Lrod; 
vindiclara  de  eis  acciperet,  decrevit  civilalera  tribus  exercitibus  debellare.  In 
t|uorum  primo  ipse  Ludovicus,  rex  Franciae,  Karolus,  dux  Burgundiae,  Lu- 


Î222 


THEODORICUS  PAULI 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


22H 


w 


do\icus,   cornes  Sancti  P<iuli.  connestabuliis  Franciae,  cum  pluribus  aliis 
praopotentibiis  nobilihus  et  armigeris  fuerunl. 

In  exercilu  secundo  a  parte  Trajectensium  fiierunt  diix  Borboniae  .  archie- 
piscopus  Liigdunensis  et  dominus  de  Beaiijeu,  fralres,  Pbilippiis  de  Sabaiidia. 
fraler  ducis  Sabaudiae ,  cujiis  sororera  rex  Franciae  habuit  in  lixorem  et  regi- 
nain ,  dominus  de  Arguvve ,  qui  habuit  in  uxorem  Mariam  de  Borbonia,  so- 
rorera praedictorum  quatuor  principum  et  fratrum ,  cura  Trajectensibus  et 
aliis  raultis  nobilibus  dominis  et  scutiferis. 

In  tertio  fuerunt  donjinus  de  Biamraont,  marscalcus  Burgundiae  .  Anlho- 
nius,  baslardus  de  Burgundia  ,  Adolphus  de  Clivis  et  Marka,  dominus  de  Ba- 
■venstein  ,  frater  ducis  Clivensis ,  cura  raultis  coraitibus  ,  baronibus,  niilitibus 
et  doniicellis,  et  scutiferis  ac  arraigeris. 

Omnibus  deniquesicdispositis,  hora  praedicta,  eraissis  oranibus  bombardis. 
Burgundiones  intrépide  illatam  conturaeliara  omnibus  modis  ulcisci  volentes  . 
fbrmidolosura  beliura  contra  Leodienses  in  expugnatione  civitatis  profanaeag- 
gressisunt .  cura  tubis  freraentibusetvexillis  irradianlibus.  Cives  \ero  ad  arma 
convolantes eis  ubique  resliterunt  egregie  bombardis,  balislis  et  fundibulis,  et 
civitatera  aliquo  tempore  potenter  defensarunt.  Itaque  in  expugnatione  civi- 
tatis fit  ingens  clangor  arraorura ,  raagnus  stridor  balistarura  ,  nara  Leodienses 
cura  clavatislanceiset  praeacutisvenabuliset  gesis  multosstraverunt  :  itaque  ex 
utraque parte coraraiserunt  raagnaedepopulationisexcidiuni.  Deniquetam  hor- 
rendus  sonitus  et  validus  clangor  borabardarura  et  tubarura  continuus  ibi  fuit 
ac  freraitus  tyrapanorura,  quod  nullus  alterura  audire  potuit.  Insuper  ex  utra- 
que parte  tôt  jacula  et  tela  continue  eraittebantur,  in  aggressu  et  in  expugnatio- 
ne, quod  aër  videbatur  obtenebrescere ,  ac  si  grandis  nix  cecidisset  desuper. 
«  Deraura  post  oblongum  conflictuni ,  dux  Borboniae  cum  fratribus  suis  et  cae- 
teris  principibus  et  cum  Trajectensibus.  occisis  et  cffugatis  Leodiensibus , 
contra  partera  suara ,  quani  expugnaverant ,  intraverunt  potenter  civitatera. 
Quod  alii  Leodienses ,  in  aliis  locis  civitatis  praeliantes,  percipientes ,  fugam 
celerrirae  raaturaverunt,  et  fugerunt  arraati  extra  civitatera  cura  Vincentio  de 
Bueren.  Et  ita  victa  civitate,  intrantes  satellites  et  arraigeri  régis  et  ducis  truci- 
daverunt  oranes  Leodienses  eis  occurrenles ,  et  quotquot  arraatos  invenerunt. 
Insuper  aliquas  niulieres ,  quae  apportaverunt  in  irapelu  pugnae  Leodiensi- 
bus  lapides  et  caetera  bellica  subsidia.  cura  impetu  trucidaverunt,  eo  quod 
adhuc  jaciebant  illa  cum  calcibus  super  excercitura  ducis  intrantem civitatera. 


Ludovicus  vero  rex,  signatus  signo  ducis,  scilicet  cum  cruce  sancti  Ândreae, 
reprehendit  suos  clamantes  :   Vivat  rex,  vivat  reœ !  dicens  quod  clamarent  : 
Vivat  Buigundia,  vivat  Burgundia!  licetsui  non  adverlebant. 

Burgundiones  vero  et  oranes  arraigeri  et  satellites,  intrantes  ecclesias  ar-  Eccies.arum  spoiiatio. 
mati,  trucidaverunt  cives  aliquos  in  choris  ,  tempore  missae,  posl  elevationem 
Sacraraenti ,  eo  quod  in  fine  raissae  intraverunt  civitatera  et  ecclesias.  Atque 
spoliaverunt  oranes  ecclesias  atque  raonasteria  et  conventus  sanctiraonaliura 
clenodiis,  pecuniis^  reliquiis,  capsulis,  cyboris ,  effundentes  corpus  Dorai- 
nicum  absque  liraore  et  reverenlia,  calicibus,  libris  et  oranibus  ac  singulis 
requisitis  cura  ustensilibus  eoruradera.  Et  proh  dolor!  honestas  matronas 
violaverunl,  stupraverunt  sanctiraoniales  ,  defloraverunt  virgifies ,  viduis 
vira  intulerunt  oppriraentes  illas ,  et  absque  respectu  Dei  et  absque  huraani- 
late  ac  reverentia  orania  perpetraverunt  sicut  volebanl.  Non  pepercerunt 
Carthusiensiura,  regulariura  et  aliorura  conteraplativorura  virorum  raonaste- 
riis,  quae  violenter  spoliaverunt  omnibus  calicibus,  libris  et  capsulis  ac  cle- 
nodiis. 

Et  ut  fertur ,  antequam  dux  Karolus  intravit  ecclesiara  sancti  Laraberti , 
quidara  teraerarii  arraigeri ,  accedentes  capsulam  pretiosara  ,  in  qua  veneran- 
dum  ac  sanctum  corpus  gloriosi  sancti  Laraberti  pretiosi  episcopi  et  raartyris 
pausando  requiescit,  volentes  eara  aperire  absque  reverentia  et  capere  parlera 
reliquiaruni  ejus  ,  apponentes  raanum  ad  feretrura  ,  statira  ceciderunt  retror- 
sura,  veluti  Judaei  qui  Cbrislura  capere  praesuraebant.  Et  unusillorura  per- 
raansit  raortuus.  Alii  territi  fugerunt ,  sentientes ibidera adesse  majestalera  Dei. 

Statimque  Ludovicus,  episcopus  Leodiensis ,  capta  civilate,  equilavit  ar-  Episcopus  Leod.  .luci 
matus  cura  fratribus  suis  obviara  régi  et  Karolo  duci ,  introducens  eos  ad  in- 
leriora  civitatis,  et  rege  equitanle  ad  curiara  episcopi.  Ipse  dux  Karolus 
timens  Deum ,  equitavil  aule  ecclesiara  sancti  Laraberti ,  quara  pedester  in- 
trans,  ut  eara  defenderet,  accessit  ad  sumraum  allare  ejusdera  ecclesiae.  Et 
faclii  oratione,  sleterunt  canonici  ejusdem  ecclesiae  valde  perplexi  et  timorati, 
offerentes  ei  sacraraenlura  Dorainici  corporis  ad  osculandum  ,  genibus  flexis  , 
petentes  salvari  propter  Deum  et  recipi  in  gratiam  suara.  Dux  vero ,  urgente 
conscientia  sua,  judicans  se  indignura  in  tali  proposito  osculari  creatorera 
suura,  bénigne  et  burailiter  renuit,  et  cepit  eos  in  gratiara  suara  ,  defendens  du» s. Lambm. eccie 
eos  quanlura  potuit.  Et  vexillifer  ejus  dictus  Roesqyn  seraper  tenuit  princi- 
pale vexillura  suura  post  tergura  suura.  Surgensque  ab  oratione  sua,  praecepit 


et  regiohvius. 


siani  iD  tulelam  sus. 
cepit. 


224 


THEODORICUS  PAUL! 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


223 


Begîs   et    dutis    liospi 
tinm. 


vexillum  suum  figi  in  navi  ecclesiae,  praecipiens  sub  pocna  capitis.  ne  aliquis 
etiam  qiiantiimcumqiie  nia|;nus  eam  violaret  vel  spoliarel^  propter  reveren- 
tiam  sancli  Lamberli  :  et  evaginalo  (rladio,  ipsemet  fu(javit  ex  ea  raplores  el 
spoliatores  quantum  potuit.  Et  fuerunt  innunierabiles  Leodienses  occisi  cum 
impetu  tam  in  plateis  quam  in  locis  sacris,  multi  submersi,  mulli  captiilladie. 
Et  erat  miserabile  spectaculum.  Ubique  (remitus,  ubique  de  intraneis  pavor, 
suspirium  et  ulutalus;  jacebant  enim  Leodienses  occisi  in  plateis  insepuiti 
multis  diebus ,  ita  ut  supra  nuda  corpora  occisorum  equilaverunt ,  et  cum  au- 
rigis  et  curribus  perrexeruut  absque  humanitate ,  ac  si  supra  planam  terram 
aurigassent. 

Fuerunt  autem  rex  et  dux  hospitati  in  palatio  episcopi.  Sed  rex  noiuit  quo- 
vis  modo  bospitari  in  superiori  caméra  episcopi ,  in  qua  dudum  Karolus  dux 
hospitatus  fuerat,  deferens  bonorem  diici  :  quod  lune  dux  admisit  causa 
bonoris. 

Altéra  vero  die  rex  et  dux,  cum  comité  Sancti  Pauli  et  aliquibus  aliis  do- 
minis,  equilaverunt  cum  paucissimis  servitoribus  per  plaleas,  spéculantes  el 
inluentes  pulcbriUidinem  civitatis. 

Deinde  Karolus  audiens  ,  quod  sanclimonialium  et  beginarum  conventibus 
.  sui  non  pepercissent ,  conduxit  naves  suis  expensis,  in  quibus  praecepit  om- 
nes  viros  ultra  LX  annos  ac  pueros  cum  bonestis  mulieribus  et  religiosis  poni , 
et  omnes  absque  ulla  exactione  navigarequorsum  vellent  vehi.  Sanctinioniales 
vero  ac  alias  religiosas  virgines  suis  expensis  versus  Trajectum  praecepit  na- 
vigio  duci  et  ibi  manere,  donec  cessaret  borribilis  illa  civitatis  quassalio. 
cwius  tou  spoiiatur.  Hcu  !  bcu  !  quotidic  satellites  principum  explorantes  domos  burgensium 
causa  spoliationis  depraedanlur  omnia ,  et  invenientes  aliquos  fortes  viros, 
iatitantes  in  angulis  sub  tectis  domorum  prae  timoré  angustiae  et  mortis, 
praecipitabant  et  projiciebant  eos  ex  fenestris  supra  plateas,  et  absque  aliqua 
misericordia ,  et  fraclis  cervicibus  et  caeleris  merabris  interierunt,  vel  pejus 
degulturaverunt  eos,  vel  mutila verunt ,  elsic  veluti  invalida  et  foetida  cadavera 
projiciebant  eos  semimortuos  supra  plateas,  et  sic  monslruose  immo  mise- 
rabiliter  permanserunt  in  plateis  longo  tempore,  eo  quod  non  erat  qui  sepe- 
lireteos,  occupali  et  vacantes  spoliis  et  depraedationibus. 
&M  in  Gaiiiam  redit.  Dcmum  iu  fcsto  Auimarum  rex  ,  valedicto  Karolo  duce ,  cum  suis  remeavit 
versus  Franciam. 

Cumque  per  octo  dies  spoliata  ac  damnata  fuisset  civitas ,  praecepit  dux 


Franchimont. 


Pars    civitatis    cuacre- 
matur. 


parlera  civitatis  ultra  Mosam,  favillalenus  dirui  el  conflagrari.  Quod  el  faclum 
est.  Et  invenientes  muUos  Leodienses,  occullalos  in  privalis  locis  prae  limore 
mortis,  fere  omnes  submerserunl  in  Mosa ,  non  valentes  dare  pecuniam  in 
promplu  vel  in  paucis  diebus. 

Rex  vero  Ludovicus,  vicia  civitate,  equilavit  Aquisgrani  cum  regali  comitiva, 
volens  dévote  peregre  visitare  Virginem  Mariam,  oblulilque  preliosa  munera 
ibidem,  licel  novam  capellam  fundilus  fundaverat  etdolaverat  Aquisgrani  ob 
honorera  Virginis  gloriosae  Mariae ,  sicut  in  Trajeclo  superiori  in   ecclesia 

Sancli  Servalii  fundaverat. 

Mansil  autem  Karolus  dux  in  Leodio  fere  per  duodecim  dies ,  in  quibus 
mullas  domus  principalium  Iransgressorura  praecepit  fundilus  destrui.  Et 
praeficiens  residuis  parlibus  civitatis  Leodiensis  dominum  de  Willhem  mili- 
tera slrenuum  ,  ipse  cum  exercilu  suo  perrexil  Trajectum. 

Inlerea  cum  dux  in  Trajeclo  residebal  ,  et  fama  percrebuerat  ad  aures 
exulum  Leodiensium  congregalorum  in  territorio  de  Francheraont ,  eo  quod 
ibidem  refugium  babebanl,  sperantes  Iule  ibidem  residere^eo  quod  nullus 
unquam  episcoporum  vel  principum  illud  terrilorium  inlraveral  polenter  cum 
exercilu,  quia  inaccessibilefere  est.  Est  enim  terrilorium  forte  situm  inlra  mon- 
tana ,  habens  obliquas  parvas  vias,  per  quas  palet  accessus  el  exilus,  sic  quod 
secure  aut  Iule  nullus  praesulum  Leodiensium  praesumebat  intrare  contra 
volunlalera  ipsorum  in  eo  habilanlium,  quia  erat  vallis  replela  multis  fortibus 
villis,  et  duobus  fortibus  castris.   Et  dicebalur  Franche-Mont ,  quasi  libra 
monlana,  et  erat  terrilorium  valde  populosum.  In  illud  enim  terrilorium  fu- 
giebant  Leodienses  vicia  civitate ,  quorum  mulli  audientes  ducem  cum  exer- 
cilu in  Trajeclo  perseverare ,  redierunt  secrelo  Leodium  ,  sperantes  fossas  et 
occuUalas  ipsorum  pecunias  cum  clenodiis  refodere  ac  recipere  et  tune  recedere. 
Qui  secrelo  nocturno  tempore  Leodium  inlranles,quolquot,  prius  privaleet  pos- 
tea  manifeste ,  de  parle  ducis  invenerunl,  trucidaverunt  :  et  acceptis  suis  ulen- 
silibus^  vilibus  cum  omnibus  aliis,  quae  commode  porlare  et  accipere  vale- 
bant ,  recesserunl  fugienles  in  terrilorium  de  Francheraont ,  denuo  quasi  ad 
locura  securura.  Cumque  dux  isla  percepisset,  et  quod  refugiebant  in  Fran- 
cheraont, quam  palriam  nullus  unquam  praesumebat  debellare,  decrevit  et 
slaluit  illalam  conluraeliara  stricte  vindicare,  ne  ipso  absente  diurnalim  suos 

exp^gnarenl. 

Sed  anlequara  reccssit  a  Trajeclo,  praecepit  raagislrum  Amilium  burgi-  Dccoiuiio burgimagi». 

29 


226 


THEODORICUS  PAULI 


magislrum  Leodiensem  '  prius  decoli.iri ,  qui  captiis  fuit  in  Lcodio  in  expu- 
gnatione  civitalis  et  sibi  praesentatus.  Qui  videns  se  moriturum  peliil  gratiain 
pro  uxore  et  pro  filiis  suis,  affirmans  et  confitens  dolorose  palam  omnibus, 
quod  quidquid  fecerat  ex  praeceplo  et  instinetu  Legati  sedis  apostolicae  fece- 
rat,  qui  ipsum  auctoritate  sua  redire  praeceperat  Leodiura,  eo  quod  otnnia  in 
pace  reformaret  auctoritate  sedis  apostolicae  sibi  commissa  ,  afHrniando  quod 
Accusaiio  in  ieg«iuni  dux  ïu  tantuo)  molestarctur  a  reffe  apud  Peronara  ,  quod  non  rediret  in  brevi, 

icflis  apost.  ....  , 

quia  omnia  ordinarentur  in  melius,  secundum  saluleuj  ecclesiaeet  profectuni 
totius  patriae.  Addensquod,  si  cpiscopus  noilet  facere  et  adimplere  ad  quae 
obligatus  esset,  deponeret  ipsum  ordinando  ipsis  aiium  episcopum  ipsis  pla- 
centem.  Et  sic  deceptus  fuit  et  alleclus  per  Legatum ,  quem  in  multis  accu- 
savit  publiée,  et  imposuit  sibi  totum  quod  factum  fuit  in  Leodio  contra 
jusjurandum  et  arbitrium  compromissum  duci  ^.  Et  sic  decollalus  obiit  feria 
secunda ,  altéra  die  Brixii  episcopi  et  confessoris.  Fuit  enim  iste  raagister  Ame- 
lius  vir  lotus  pius  et  catbolicus ,  omnibus  dilectus  et  semper  a  principio  epis- 
copo  obediens  et  sibi  serviens  in  omnibus ,  nisi  quod  novissime  Yocatus  fuit 
a  Legato  praefato  in  conlrarium  |3ermissionis.  Ilnbuit  ille  famulum  in  omni 
bonilate  famatum  virum  honestum  et  paciBcum ,  qui  projectus  fuit  eodem  die 
in  Mosam  et  submersus.  Quorum  animae,  cum  omnibus  caeteris  occisis,  re- 
quiescant  in  pace. 
Dus  Aquisgranensi  ci-      Eodcm  tcmporc ,  dum  iu  \igilia  saucti  Martini,  illustrissimus  dux  karolus 

vitati  infensus. 

equitasset  cura  certa  comitiva  suorum  nobilium  et  cum  XXV  millibus  equi- 
lum,  caeteris  armigeris  licentiatis,  ac  cum  opimis  spoliis  ad  patriam  regres- 
sis ,  ad  civitatem  Trajectensem ,  et  in  ea  aliquibus  diebus  pausasset ,  decrevit 
expugnare  urbem  imperialem  Âquisgrani  ,  eo  quod  in  praejudicium  sui  mi- 
oistrassent  et  communicassent  Leodiensibus  victualia  et  beliica  instrumenta  , 
quibussibi  resistere  possent.  Quod  cum  minime  latuisset  Aquisgranensibus , 
exterriti  multumque  pavidi ,  consilio  inito,  miserunt  consuleset  rectores  civi- 
Asuijgranenses  veniam  tûtis io Trajcctum,  humillimc  apud  duccm  petentesdecommissisgratiamsuam, 
offerentes  se  promptissimos  emendare  omnia ,  secundum  possibilitaiem  ipso- 
rum,  et  obligare  sese  obedien tes  fore  ad  sua  praecepta  omni  tempore.  Qui  cum 

*  Hic  est  Amilius  de  Veiroux.  j^gidius  de  legalum  opponi  soient ,  diluere  nititur  vît  G. 

Lena,  aller  burgimagistrorum ,  in  Mosam  fuit  de  Gerlache,  op.  cil.  p.  127.  Cfr.  quae  infra  di- 

projectus.  cuntur  de  Legati  incarceratione.  ^ 

^  Quae  adTersus  Onupbrium  apostolicae  sedis 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


227 


clavibus  portarum  venissent  in  Trajecto,  mediantibus  viris  nobilibus,  acces- 
serunt  ducem ,  valde  humililer  petentes  propter  Deura  in  suam  gratiam  recipi 
et  quod  moderarel  et  miligaret  iram  suam ,  eo  quod  ignorabant ,  quod  contra 
majestatem  suam  illa  petierant  ab  eis  :  et  in  signum  subjectionis  ipsorum 
offerebant  ci  claves  portarum  suarum  ,  spondentes  ipsum  omni  tempore  cura 
suis  reverenter  et  honorifice  in  ipsorum  urbem  admissurum  et  accepturura 
taraquara  ipsorum  principem.  Et  licet  pauperes  erant,  lamen  in  tribus  annis 
obligarunt  sese  in  emendam  pro  offensis  dare  LX  millia  florenorura  rhenen- 
sium,  quia  valde  poenituit  eis  ipsum  irritasse.  Tandem  conclusum  fuit  a  prin- 
cipe ac  sapientissirao  suo  consulatu  ,  ipsis  debere  fieri  gratia.   Sed  minus 
accepUre  ab  eis  noluitquam  centum  millia  florenorura  rhenensium.  Quod  au- 
dientes  ,  et  proconsules  civitatis  multum  perplexi,  eo  quod  pauper  fere  tota 
communitas  urbis  fuit,  et  omnino  tristes  denuo  accesserunt  summum  consu- 
latum  principis,  petentes  gratiam  uberiorem,  allegantes  quod  nuUo  modo 
volebant  tantara  summam  exsolvere  propter  pauperiera  burgensium  ,  affir- 
mantes sub  fide  quidquid  Leodiensibus  ministra\ erant  magis  coacte  et  ex  ti- 
moré quara  ex  favore  ministravisse ,  eo  quod  semper  infesti  ipsis  fuerunt,  et 
deinceps  nunquara  in  aeternura  verbo ,  facto ,  consilio  et  auxilio ,  aut  aliqua 
▼ia  raundi ,  directe  aut  indirecte ,  contra  raajestatem  suam  aliquid  praesumere 
attentarent ,  sed  sibi  suisque  die  noctuque  aperirent  portas  oppidi ,  et  in- 
dulgerent  ingressura  et  egressura  tanquara  ipsorura  doraino.  Quod  audiens 
princeps  et  in  veritate  ita  coraperiens,  misertus  ipsorum,  recepit  eos  plenarie 
in  suam  gratiam  ,  et  indulsiteis  delictum  commissura  contra  majeslatera  suam, 
illo  salvo  quod  exsolverent  infra  très  annos  subséquentes  LXXXII  millia  flo- 
renorura rhenensiura ,  et  permanerent  fidèles  et  obedientes  sibi  et  suis  incor- 
datis.  Quod  et  proraiserunt  cautionibus  firrais  et  validis  scriptis.  Et  sic  laeti 
regratiantes  principi  et  suis  priraatibus  ad  propriara  remearunt  urbera  ,  lau- 
dantes  Deura  indefesse  ,  quod  sic  in  araicitia  ipsius  copulati  et  confirmati 

fuerant. 

Ac  ut  prius  dictum  fuit,  postquara  dux  audierat  Leodienses  latitare  in  dux  perg.iin 
Francberaont ,  et  suos  in  Leodio  occidisse ,  recollegit  et  recensuit  armigeros 
suos  et  exercitum  fortera  nimis,  cum  quibus  ut  princeps  audax  et  strenuus 
decreverat  eos  debellare.  Perrexit  ergo  per  Leodiura  cura  XXVraillibus  equi- 
lum  versus  Franchiraont,  praecipiens  doraino  de  Witthem ,  capitaneo  Leo- 
diensiura  ,  oranes  doraus  laïcorura  igné  et  ferro  devastare ,  et  nihil  remanere 


Franchi- 


228 


THEODORICmS  PAULI 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


229 


Expugnatur  Francbi 
mont. 


praeter  ecclesias ,  monasleria  et  domos  religiosorum  ,  ne  fièrent  laicis  expulsis 
et  adversariis  suis  spelunca  latronum  ,  et  ne  recursum  ad  eas  haberent.  Et  sic, 
proh  dolor  !  Iota  civitas,  magistra  et  domina  omnium  circumjacentium  civita- 
tum,  in  desolationem  redacta  fuit,  et  funditus  iy;ne  et  ferro  miserabiliter  des- 
tructa  ^ 

Deinde  dux  in  fremitu  buccinarum  et  clangore  tubarum,  cuin  vexillis  ful- 
gidis  et  si(jnis  irradiantibus ,  cunclis  belli  necessariis  abunde  provisuset  prae- 
munitus,  hostiliter  territoriuni  de  Franchemont  invasit,  quod  tantum  distat  a 
Leodio  per  sex  milliaria.  Et  licet  illud  territorium  non  commode  potest  adiri 
nisi  pedester,  et  hoc  etiam  diffîculter,  tamen  imperterritus  in  tam  horrida 
aura  hosles  virililer  aggressus ,  et  bellum  contra  ipsos  intrépide  instaurare 
decrevit.  Leodienses  vero  latitantes  per  exploratores  praescientes  adventum 
Karoli  ducis,  videnles  tantam  multitudinem  vexillorum  et  armigerorum ,  fuge- 
runt  ad  proximiorem  silvam ,  non  audentes  resistere  sibi,  nec  \iros  ipsorum 
contra  tôt  praepotentes  magnâtes  posse  suflicere  attenderunt. 

Intrans  ergo  territorium  de  Franchemont,  occurrentes  armatos  occidit, 
fugientibus  pepercit,  et  omnes  villas  igné  devastavit,  et  cunctum  populum 
aut  trucidavit,  aut  fugavit.  Erantque  in  eodem  territorio  duo  fortia  cas- 
tra, quae  valida  obsidione  cinxit  et  circumvallavit,  quae  adeo  cum  terribi- 
hbus  machinis  tam  fréquenter  impegit,  ut  castra  libère  sibi  traderent ,  salva 
vita  caslrensium,  quae  castra  incendere  et  funditus  destruere  et  evertere 
praecepit.  Breviter  totum  territorium  in  solitudincm  redegit ,  combustis 
crudeliter  omnibus  domibus  villarum ,  demptis  ecclesiis  et  domibus  religio- 
sorum. 

Et  quamvis  Leodium  pridem  victum  et  expugnatum  fuit  a  principe  Bra- 
bantiae,  ut  legis  in  chronicis ,  tamen  illud  territorium  de  Franchemont 
fortissimum  et  invictum  a  nullo  unquam  principum  aut  episcoporum  fuit 
devictum ,  expugnatum  et  devastalum  quam  ab  isto  potentissimo  duce  Ka- 
rolo.  Et  licet  fuit  horribilis  aura,  dura  et  aspera  propter  frigidissimum  tem- 
pus  et  continuam  pluviam ,  tamen  exercitus  patiebatur  magnam  sitim  et 
esuriem. 

1  Ex  codtcibus  manusoriplis  et  coaevis  com-  nensi  visae   fuerint  flammae  per   aéra  volitare 

pertumest,  Fredericum  de  Witthem  perseplem  alque  hinc  inde  diffuadi.  Cf.  quae  supra  refe- 

hebdomades  Leodii  incendia  continuasse,  adeo  runtur  apud  Joannem  de  Los  et  UeDriciM|  de 

ut  in  profesto  S.  Martini  in  civilate  Aquisgra-  Merica. 


Demum  spoliata  tota  patria  de  Franchemont ,  viderunt  inultos  Leodienses  in  du.  ,eJi.  m  iioyum 
proxima  silva  ,  quos  insequentes  decreverunt  debellare  eos  ;  sed  non  poterant, 
eo  quod  fugerunt  celeriter  ad  interiora  silvae  et  nemoris.  Sed  invenientes 
spartim  clenodia  et  utensilia  ipsorum ,  ceperuntea,  et  recesserunt  cum  magna 
praeda  mullimodaefacultatis;  tamen  praeda  fere  tota  cessilarmigeris,militibus 
vero  triumphi  gloria  servabatur,  Princeps  de  tanta  victoria  Deum  laudans, 
mirifice  cum  eis  jucundatus  est. 

Quibus  factis ,  victoriosusdux  equitavit  cum  suis  apud  Hoyum  ,  in  monasle- 
rio  sanctimonalium ,  dicto  in  Valb  VirginisMariae  ,  arraigeris  suis  in  praUs  et 
in  campis  et  in  tentoriisac  tabernaculis  sive  papillionibus  castra  metalis.  Dum 
ergo  milites  et  dux  illuc  pausarent,  venit  dolenler  apud  ipsum  nobilis  comitissa 
De  Blanckenhem,  lamentabiliter  clamitanset  conquerens  super  excessibus  épis-  Q»;-j;Vdon.'.nïm"" 
copi  Coloniensis  de  homicidio  latrocinioque  ab  ipso  sive  suis  in  praedictum 
comitem  quondam  perpetratumetcommissum.  Lamentationeset  querelas  fecit 
contra  eumdemepiscopum ,  eoquod  bonasua  et  redditus  suosdetineret  minus 
juste;  nec  ipsa  haberet  ex  quo  cura  prolibussuis  viveret  et  sustentaretur,  cum 
pluribus  aliis  clausulis. 

Istisauditis,  nobilis  dux  ei  condolens,  bénigne  respondil  consolando  eam, 
concludens  quod  in  illo  casu  tanta  faceret  quod  ejus  adjutorium  breviter  sen- 
tiret  et  experiretur,  ita  quod  apparuit  ipsum  velle  mittere  et  dirigere  lilteras 
suas  adRobertum,  archiepiscopum  Coloniensem,  quod  dimitteret  eam  in  pace, 
vel  vices  suas  interponeret  in  praejudicium. 

Deinde  conclusum  fuit  Karolum  ducem  redire  ad  principatus  suos,  ordina- 
tis  etdisposilis  per  totum  episcopatum  omnibus  in  rigorejuris  et  pacifici  re- 

giminis. 

Cujus  devastationis  anni  notantur  in  hymno  Virginis  gloriosae  Mariae ,  vi- 
delicet  in  Ave  inaris  Stella,  in  istis  duobus  rhythmis  sive  prosis  ipsius  hymni , 
scilicet  : 

•oLVe  VlnCLa  rels ,  profer  LUMen  CaeCIs. 
Etiam  notantur  in  istis  duobus  metris  sequentibus  : 

^  dUX  brabantInUs  karoLUs  straVlt  LeoDInos. 

Candidae  sUnt  VILLae ,  deslrUClIs  UndIqUe  MUrIs. 


Data  aniioruni. 


'iil 


â30 


THEODORICUS  PAULÎ 


DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


â31 


Insuper  notantur  anni  et  actus  Leodiensium   rebellantium  contra  Karolum 
ducem  in  istis  germaoicis  prosis  : 


die  LUkenaer»  feL 
*   daer  toe  rebeL. 

die  hebben  kareLs  MaCht 
niet  Wel  bedaCht. 


Etiam  notantur  in  istis  prosis  : 


KareLs  MaCht  heeft  ghedavert. 

Dat  die  Leen  opt  pYroen  Is  geCLavert. 


Etiam  in  istis  prosis  : 


LUdICh  Mach  wel  beCLagen . 
DatoY  den  herloCh  nIet  ontsaegben. 


Etiam  in  istis  verbis  notantur  anni  : 

LUdICh  MaCh  wel  slrYu  beCLagben. 

Vere,  vere,  non  immerito  potest  conqueri  cum  sancta  civitate  Jherusalem , 
sicut  Jheremias  in  threnis  lamentatur  destructionem  ejus  dicens  : 

Lamentatio  super  Leodium. 

«  Quomodo  sedet  sola,  civitas  plena  populo,  facta  est  quasi  \idua,  domina 
gentium?  Princeps  provinciarum  facta  est  sub  tributo.  Sacerdotes  ejus  ge- 
mentes ,  Tirgines  ejus  squalidae  et  ipsa  oppressa  omni  amaritudine.  Facti  sunt 
hostes  ejus  in  capite  ejus ,  inimici  ejus  locupletati  sunt  de  spoliis  ejus,  omnes 
qui  dudum  glorificabant  eam  ,  dum  floruit  in  omnibus  bonis ,  jam  coudoient 
ei ,  videntes  ignominiam  ejus ,  quia  destructa  sunt  omnia  moenia  ejus ,  dissi- 
patae  portaeetmunitioneset  omnes  inhabitatores  ejus  vel  occisi ,  veJ  efFugati , 
Yel  in  captivitatem  ducti  sunt ,  et  hoc  propter  multitudinem  iniquitatum 
ejus  ;  quia  peccavit  Leodium ,  propterea  instabile  factum  est.  Et  ita  dispersi 
sunt  Leodienses ,  quod  nescierunt  ubi  manerent  ;  et  qui  abundantes  erant  in 
divitiis  et  in  deliciis ,  facti  sunt  pauperes  et  inopes ,  gementes,  quaerentes  pa- 


nem  .  dantes  quod  habebant  pro  cibo  ad  rcfocillandum  animas  eorum.  Parvuli 
ipsorum  petierunt  prac  nimia  esurie  panem  ,  et  non  eratqui  frangereteis,  cum 
non  habebant  vere;  qui  vescebantur  voluptuose,  interierunl  in  viis,  et  qui 
nutriebantur  in  croceis  amplexati  sunt  lutum  etstercora.  » 

Hue  usque  cerlificalum  est  tune,  a  principio  usque  nunc,  ab  honesto  viro  Auctor  -  quo  xwum 

..  ..  ....  .  gestarum     narralio- 

Jacobo  Deyn,  qui  est  juratus  balistarius  et  custos  corporis  principis  KaroU,     nem  acccperu. 
ducis ,  tempore  belli  \e\  guerrae  ,  ac  etiam  balHvus  de  Arden ,  in  comitatu  de 
Ghisen ,  de  quo  natus  est,  qui  omnia  praedicta  fere  vidit,  et  semper  in  om- 
nibus praesens  fuit.   Et  is   Theodorico   PauH  alias  Franconis  ,  canonico  in 
Gorchem ,  petitione  ahquorum  honestorum,  sub  omni  fide  enarravit. 

Postea  vero  venerunt  aliqui  Leodiensium  ex  magna  desperatione  ad  ex-  Leodiensium  misma. 
ercitum  principis,  dicentes  :  «  Miserere  mei ,  Miserere  mei,  Christicolae  ; 
))  et  da  nobis  aliquid  ad  edendum ,  quia  deficimus  prae  grandi  esurie  ;  vel 
»  occidenos,  cum  non  possumus  sustinere  esuriem.  »  Quos  omnes  ,  absque 
aliquahumanitate  et  compassione  ceperunt,  et  projectos  in  Mosa  ,  ligatis  ma- 
nibus  et  pedibus  ,  submerserunt. 

Postea  vero  adhuc  alii  simplices  pauperes  Leodienses  venientes  in  Trajecto 
superiori  petierunt  propter  Deum  ibidem  pacifiée  habitare,  et  victum  et  ves- 
titum  suis  laboribus  kicrari ,  et  esse  fidèles  oppidani  illius  oppidi  et  boni 
subditi  principis  Karoli.  'frajectensesveroodiohabentes  Leodienses,  ceperunt 
eos,  et  ligatis  pedibus  et  manibus  in  Mosa  absque  ulla  miseratione  projectos 
similiter  submerserunt.  Et  alii  Leodienses  ista  audientes  sparsim  fugerunt  do- 
lenter  in  aliénas  provincias  et  naliones,  lamentantes  et  gementes  suam  mise- 
randam  calamitatem  et  horribilem  devastationem  et  desolationem ,  eo  quod 
multae  civitates  et  oppida  non  audebant  eos,  prae  timoré  Karoli  ducis,  admit- 
tere  in  ipsorum  civitates  et  oppida,  ac  ministràreipsis  victualia ,  etiam  solvendo 
per  unam  noctem  ;  quare  ut  desperati  homines  errabant  de  loco  ad  locum  , 
maledicentes  Legato aposlolicae  sedis,  qui,  utfertur,  bene  receptus  et  tractatus 
etditatus  aLeodiensibus,  non  solum  relaxavit  civitatem  ab  excommunicatione 
et  anathemale,  quibus  irretita  fuit,  sed  e  contra  equitavit  solemniler  per 
plateas  Leodienses  absolvendo incolas  ejus,  et  benedicendo  civitatem  et  omnes 
habitantes  inea.  Et,  ut  fertur,  dominusde  Arguwe,  filius  principis  de  Araunea, 
cepit  eumdem  Legatum  tanquam  adversarium  ducis  cum  thesauro  suo,  quem 
postea  sic  captum  praesentavit  duci.  Dux  vero  honorans  sedem  romanam 
prius  oblulit  et  (radidit  ipsum  Ludovico  episcopo  Leodiensi  nepoti  suo  custo- 


^32 


THEODORICUS  PAULl  DE  CLADIBUS  LEODIENSIUM. 


dicndum.  Demum  diix .  siibmcrsis  omnibus  suis  familiaribiis,  posuit  ipsuni 
sohim  cuni  capellario  suo  in  Castro  de  Vilvorden ,  et  mancipavit  ipsum  arclae 
custodiae  ,  eo  quod  animavit  et  confortavit  Leodienses  contra  ipsum. 


KXPLU.IT   THKOnORICI    PAILI ,    ALIAS    FRANCONIS, 

MISTUnit    DE    r.LAOlItS    LtOOIC^iikltX. 


\ 


N.  / 


ANALECTA  LEODIENSIA, 


SEC 


COLLECTIO  DOCUMENTORUM  QUORUMDAM 

AD  HES  LUDOVICl  BORBONU  ET  JOANNIS  HORNAEI  TEMPORIBUS 

GESTAS  SPECTANTIUM. 


30 


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I 


ANALECTA   LEODIENSIA, 


SEU 


COLLECTIO  DOCUMENTORUM  QUOMMDAM 

%0  RES  I.VDOVICI  BORBOmi  ET  JOAKNIS  HORNAEI  TEMPORIBt'S 
GESTAS   SPECTANTL'M. 


L 


ANALYSE  ET  EXTRAITS  d'uN  POËME  LATIN    SUR  LA  PRISE  ET  LE   SAC    DE   LA    VILLE   DE   LIÈGE  , 

INTITULÉ  :  Atiyeli  de  Currtbus  Sabmù ,  poëtae  laureati,  de  Excidio  civitatû 
Leodw7i8i8  Ubrisex;  par  le  baron  de  villenfagne  *. 


Vous  n'avez  donc  pas  eu  le  courage  de  lire  entièrement  le  poëme  d' Angélus 
de  Currihus  f  Vous  me  dites  que  le  mauvais  goût  de  ce  poëte  ,  que  son  style 
uniforme  et  ennuyeux,  que  ses  phrases  souvent  inintelligibles  vous  ont  rebuté  ; 

»  I^Ure  à  M.  Du  Moulin,  de  Liège,  extraite  1810,  in-8».  Voyez  ci-dessus,  l'Introduction, 
Av%  Mélanges  histor.  et  Ultér..  338-379.    Liège,       §.  IV. 


\  ' 


236 


AiNALECTA  LEODIENSIA. 


vous  exigez  ,  en  invoquant  Familié  qui  nous  lie ,  que  je  vous  en  fasse  Texlrail; 
il  ne  me  faut  rien  moins  que  ce  molif  pour  que  je  me  rende  à  vos  instances ,  et 
c'est  ce  qui  me  soutiendra  dans  celle  besogne  fatigante.  Quoique  cet  autein* 
ne  soit  pas  né  parmi  nous^  cependant  comme  il  a  été  en  partie  témoin  des 
événements  sanglants  qui  font  le  sujet  de  son  poëme ,  son  nom  ne  sera  peut- 
être  pas  déplacé  dans  un  ouvrage  consacré  à  répandre  quelque  jour  sur  l'his- 
toire politique  et  littéraire  de  noire  patrie. 

Vous  savez  que  Jacques  de  Hemricourt  reproche  aux  Liégeois^  qu'ils  étaient 
tracassiers ,  qu'ils  ne  s'accommodaient  guère  d'une  vie  tranquille,  qu'ils  saisis- 
saient avec  avidité  des  nouveautés  étranges ,  et  qu'ils  aimaient  enfin  à  se  brouil- 
ler avec  leur  seigneur  naturel  (leur  prince),  au  détriment  de  leurs  propres 
franchises  et  de  leurs  libertés  anciennes.  Les  Liégeois ,  observe  Olivier  de  la 
Marche  * ,  ne  sont  pas  coustumiers  de  tenir  ce  quils  promettent  ;  et  le  célèbre 
chancelier  de  l'Hôpital  dépeint  en  peu  de  mots  leur  caraclère  d'une  manière 
bien  énergique  ,  lorsqu'il  dit  qu'ils  ont  été  plus  souvent  que  tous  les  ans  domp- 
tez ,  et  qu'ils  ont  néanmoins  toujours  relevé  leurs  crestes  '. 

Serait-ce  un  paradoxe  d'avancer  que  la  lecture  de  l'histoire  ne  corrige  pas 
les  hommes?  Jacques  de  Hemricourt  avait  consigné  dans  ses  productions  les 
suites  funestes  des  divisions  qui  troublèrent  les  Liégeois  ;  il  leur  avait  indiqué  le 
chemin  qu'ils  devaient  suivre  pour  vivre  en  paix  et  rendre  à  la  nation  liégeoise 
le  lustre  et  la  splendeur  qui  jadis  la  faisaient  distinguer  des  nations  voisines  : 
ils  ne  surent  point  profiter  des  conseils  prudents  et  salutaires  que  leur  donna 
le  sage  Hemricourt.  H  y  avait  à  peine  un  demi-siècle  que  cet  écrivain  était 
mort,  lorsque  les  Liégeois,  séduits  par  des  hommes  ambitieux  et  turbulents, 
retombèrent  dans  tous  les  maux  qu'entraînent  l'esprit  de  parti ,  la  guerre  et 
l'anarchie  qui  en  est  toujours  inséparable.  C'est  ce  que  vous  montrera  le  poëme 
dont  vous  désirez  que  je  vous  fasse  l'analyse. 

Ce  poëme  a  été  tiré  de  la  bibliothèque  de  l'abbaye  de  S*-Laurent,  près  de 
Liège ,  où  on  en  conservait  le  manuscrit.  Le  savant  baron  de  Crassier  en 
communiqua  une  copie  aux  bénédictins  Martène  et  Durand ,  qui  l'insérèrent 
dans  leur  Amplissima  Collectio,  etc.  *.  Angélus  de  Curribusa  dédié  son  ou- 

1  Dans  son  Trailé  de  la  Temporalité ,  elc.  Ou-  '  Voyez  le  tom.  45  de  la  Collection  univer- 

▼rage  inédit.  selle  des  JVe'm.  part,  relatifs  à  VHist.  de  France, 

3  Dans  ses  Mémoires^  dernière  édit.,  chap.  3«$,  pag.  250. 

pag.  90.  *  ïom.  4  ,  pag.  1379. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


237 


vrage ,  qui  est  divisé  en  six  livres  ou  chants ,  au  pape  Paul  II  ;  dès  le  début 
il  en  annonce  le  sujet  : 

Arma  ducis  '  canimus  Legiorum  clara  ruinîs  , 
Necnon  ponlifîcis  Pauli  dilissima  pacis 

Consilia ,  elc 

Urbs  Leodina  fuit,  Leodis  de  nomine  régis, 
Maxima  Belgarum  ,  studiisqiie  asperrima  belli , 
^)uain  non  Francorum  reges ,  nec  Sequana  dexlra 
Invictam  domuit ,  sprevit  quoque  saepe  Brilannos  , 
Teutonicum  semper  vicinum  imitata  furorem, 
Expertus  populi  vires  Labienus  atrocis  , 
Multaque  Caesareae  sunt  passae  damna  secures ,  etc. 

Dans  ces  vers ,  et  surtout  dans  les  suivants ,  que  je  ne  juge  pas  à  propos  de 
transcrire ,  le  poêle  rappelle  les  premiers  temps  de  notre  histoire ,  et  entre 
dans  quelques  détails  sur  nos  antiquités.  H  ne  cache  pas ,  après  ,  que  l'un  des 
ressorts  que  firent  jouer  les  princes  de  la  maison  de  Bourgogne,  fut  de  per- 
suader le  pape  Paul  II  qu'ils  marcheraient  avec  toutes  leurs  forces  (si  ce 
pape  voulait  concourir  à  soumettre  les  Liégeois  qui  s'étaient  révoltés)  contre 
les  Turcs,  lesquels  s'étaient  emparés  de  Constantinople.  Voilà,  à  ce  qu'il  me 
paraît ,  la  cause  du  fameux  interdit  fulminé  contre  les  Liégeois  ;  voilà  la  cause 
de  la  Pauline  ;  c'est  ce  que  l'auteur  exprime  ainsj  : 

<^)uod  poslquam  ducis  eximii  -  pervenit  ad  aures  ^, 
Mox  oratores  ad  moenia  Romula  mittit , 
Pontificique  jubet  sua  vola  ex  ordine  narrent  j 
Jani  vovisse  hominum  centenis  millibus  ire 
In  Turcum .  impensisque  suis  ,  si  numina  poscant  ; 
Sed  non  ante  dari  Bisantia  cernere  tecta 
Quam  sua  Borbonio  reddantur  jura  nepoti , 
Et  quam  sit  loto  collecta  pecunia  regno. 
Ilinc  igitur  repeli  princeps  permiltat  ab  ipsis 
Primilias  ,  censusque  rogenl  permittat  eisdem  , 
Ni  parère  velint ,  Leodinis  bella  movere. 
Jamque  oratores  auguslae  moenia  Romae 
Intrant ,  et  sacri  vcniunt  ad  principis  aulam. 
Exponunt  mandata  ducis  ,  suadentque  negandum 

»  Charles-le-Téméraire  ,  duc  de  Bourgogne.        Bourgogne. 

*  Philippe  -  le  -  Bon  ,  duc   de  Brabant  et  de  *  L'élection  du  pape  Paul  II. 


\ 


238 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Esse  nibil  tanto  in  voto ,  cum  praemia  danda 
His  majora  forent,  etiam  meliora  pelitïs. 
Ac  boua  ponlificis  cum  mens  intenderet  armis 
Conculcare  hosles  fidei ,  ducis  omoe  probavit 
Proposilum,  ac  Pelro  Ferrico  examina  causae 
Borbonii  mandat  :  quod  si  Leodina  negaret 
Gens  domino  serrire  suo  ,  decernere  posset 
Et  damnare  illos,  atque  interdicere  sacris. 
Ne  qua  duceui  a  tanto  retrahat  justissima  voto 
Causa,  simul  génies  socias  sese  addere  velle 
lunumeras,  etiam  se  promittebat  iturum,  etc. 


Angélus  de  Curribus  s*étend  ensuite  sur  les  progrès  et  le  succès  de  cette 
négociation  ,  et  après  avoir  loué  le  pontife  et  le  duc  Philippe,  il  nous  présente 
quelques  particularités  de  l'expédition  de  ce  prince  contre  les.  Liégeois  : 


....  Bonus  dux  in  sécréta  recepit 

Se  tecta ,  atque  suos  versabat  mente  labores , 

Policitisne  suis  maneat  sub  pectore  volvit  ; 

An  paret  ipse  prius  Leodinam  sternere  gentem, 

(^uosque  sui  voluere  patres  confringere  muros. 

Si  parère  velint ,  solitos  ac  reddere  census  : 

Interea  obstantes  Leodino»  mente  priore 

Confirmo,  atque  animos  facio  certare  paratos. 

Tum  vero  manifesta  ducis  sententia  facta  est. 

Bella  movet  miseris  Leodinis  impia ,  quae  jam 

Voverat  in  Turcos  geslurum ,  et  talia  dixit  : 

«  Hic  populus  tnihi  Turcus  erit,  qui  numina  nostra 

•  Negligit,  hic  et  erunt  Bysantia  moenia  forti 

•  Nunc  redimenda  manu  ,  testis  mihi  Gallia  tota, 
»  Et  testis  Germanus  erit ,  quod  beila  movere 

•  Cogor ,  et  invictus  summo  promissa  movebo 
»  Pontifici.  »  Inde  suas  armis  vestire  cohortes 
Incipit ,  et  vomer  saevos  mutalur  in  enses. 
Aéra  domat  Brugis ,  tum  ferrea  cuspis  in  hastis 
Tegitur,  elcapitis  sibi  tegmina  quisque  parabat, 
Corporis  et  cruris ,  tum  ferreo  brachia  vestit. 
Po&tquam  armata  manus  sonuerunt  classica ,  tandem 
Ad  lapidem  miles  quartum  tentoria  ponit , 
Diverso  interea  miscentur  tecta  tumultu. 
Borbonio  pars  una  favet ,  pars  altéra  muros 
Instituit  servare  urbis ,  certare  parata 

Atque  mori  potius ,  totis  a  finibus  hostem 


ANALECTA  LEODIENSIA.  239 

Arcere ,  atque  duci  nunquam  se  subdere  velle. 
Burgundi  inde  ducis  validae  venere  cohortes  , 
Sed  non  pugna  fuit ,  dimotis  omnibus  armis , 
'      Pax  confecta  illis,  necnon  et  foedere  facto 
I  Dinanlum  excipiunt ,  at  cum  dux  bella  movere 

Dinanto  incepit ,  redeunt  in  pristina  bella 
Tune  Legii ,  atque  favet  Dinanto  Iota  juventus. 
Hinc  instructae  acies  iterum  quo  foedere  pacis, 
Confirmata  tamen  non  est ,  cum  incommoda  ferret 
Pontifici  Latio ,  moritur  dux  ecce  Philippus. 

Philippe  de  Bourgogne  avait  forcé  Jean  de  Heinsberg,  évéque  de  Liège ,  h 
résigner  cet  évêchéà  Louis  de  Bourbon,  jeune  prince,  âgé  seulement  de  19 
ans ,  et  neveu  de  ce  duc.  Les  promesses  et  la  puissance  de  Philippe  décidèrent 
le  pape  à  sanctionner  cette  résignation.  Deux  factions,  comme  on  a  vu  par 
les  vers  précédents,  divisaient  les  Liégeois.  L'une  était  attachée  à  Louis  de 
Bourbon  ,  et  l'autre  voulait  s'opposer  aux  projets  ambitieux  du  duc  de  Bour- 
gogne. Louis  XI ,  roi  de  France ,  soutenait  cette  dernière.  Ces  mots  qu'on 
trouve  dans  les  mêmes  vers,  et  que  le  poëte  met  dans  la  bouche  de  Philippe , 
Hic  populus  {\q  peuples  liégeois)  mihi  Turcus  erit,  font  soupçonner  que  l'in- 
tention de  ce  prince  n'était  pas  d'aller  faire  la  guerre  aux  Turcs,  et  prouvent 
peut-être  que  la  cour  de  Rome  fut  la  dupe  des  engagements  qu'elle  avait  con- 
tractés avec  lui.  Quoi  quil  en  soit,  la  haine,  pour  ne  pas  dire  l'inhumanité 
des  habitants  de  Dinant  contre  ceux  de  la  petite  ville  de  Bouvignes ,  avait 
surtout  irrité  Philippe.  Il  était  d'autant  plus  fâché  que,  l'année  précédente , 
les  Dinantais,  en  abandonnant  le  parti  des  Liégeois,  avaient  fait  la  paix  avec 
le  comte  de  Charolois,  son  fils,  auquel  ils  donnèrent  une  somme  considé- 
rable d'argent.  Mais  les  Dinantais,  poussés  par  un  esprit  ne  vertige,  et  s'en- 
nuyant  dans  ce  temps  de  leur  bonne  fortune  ^ ,  se  repentirent  bientôt  de  ce 
traité ,  massacrèrent  ceux  de  leurs  concitoyens  qui  y  avaient  contribué ,  et 
recommencèrent  la  guerre  avec  les  Namurois.  Le  duc  de  Bourgogne,  malgré 
sa  caducité  et  sa  vieillesse,  se  mit  à  la  tête  de  son  armée,  et  se  fit  conduire 
dans  une  litière  aux  portes  de  Dinant.  Cette  malheureuse  ville,  prise  d'assaut , 
fut  brûlée  et  rasée  ».  On  jeta  dans  la  Meuse  huit  cents  prisonniers  :  Je  n^ 

«  Expressions  d'Olivier  de  la  Marche.  Voyez      leurs  manufactures  en  cuivre  étaient  les  plus  fïo- 
ses  Mémoires,  prem.  part. ,  chap.  XXXVI.  Les      rissantes  de  l'Europe. 
Dinantais  étaient  alors  riches  et  opulents,  et  2  Elle  le  fut  de  telle  façon,  dit  Olivier  de  la 


240 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


sais,  dit  ici  Philippe  de  Comines.  si  Dieu  l'avoit  ainsi  permis  pour  leur 
grande  mauvaistié,  mais  la  vengeance  fut  cruelle  sur  eux. 

J'ai  observé  que  les  habitants  de  Dinant  avaient  abandonne  le  parti  de  ceux 
de  Liège.  Les  Liégeois ,  quoiqu'ils  eussent  aussi  renoncé  à  I  alliance  des  Dinan- 
tais,  accoururent  cependant  pour  les  secourir;  mais  lorsqu'ils  arrivèrent  près 
de  la  ville ,  elle  était  déjà  au  pouvoir  des  Bourguignons.  Le  duc  Philippe , 
trop  vieux  pour  soutenir  longtemps  les  fatigues  d'une  campagne ,  laissa  la 
conduite  de  l'armée  au  comte  de  Charolois.  Ce  comte  dirige  sa  marche  sur 
les  Liégeois.  Il  allait  les  assaillir,  lorsqu'ils  envoyèrent  vers  ce  prince  des  dé- 
putés pour  le  prier  d'excuser  leur  faute  et  de  leur  pardonner  ;  ils  promirent 
de  respecter  les  conditions  de  la  paix  qui  leur  avait  été  donnée  l'année  précé- 
dente, et  fournirent  trois  cents  otages  que  nomma  Louis  de  Bourbon,  leur 
évéque,  qui  était  dans  l'armée  du  comte  de  Charolois.  Malgré  cet  accord  , 
quelques  Liégeois  voulaient  livrer  bataille  aux  Bourguignons  avant  qu'ils 
fussent  entièrement  rassemblés  :  ce  qu'ils  eussent  pu  faire  avec  succès,  selon 
Comines ,  auteur  contemporain.  Des  ambassadeurs  allèrent,  incontinent  après, 
à  Liège  ,  de  la  part  du  comte ,  pour  faire  confirmer  cette  paix  par  le  peuple  de 
cette  ville  ;  mais  ce  peuple  ,  qui  est  inconstant,  dit  l'écrivain  illustre  que  je 
viens  de  citer,  outragea  indignement  ces  ambassadeurs,  en  leur  reprochant 
qu'on  n'avait  osé  attaquer  les  Liégeois.  Philippe-le-Bon ,  duc  de  Bourgogne, 
mourut  vers  ce  temps-là  ^  La  paix  dont  il  est  ici  question  termina,  si  l'on 
peut  s'exprimer  de  cette  manière ,  la  première  guerre  bourguignonne  contre 
les  Liégeois;  mais  dès  que  nos  valeureux  et  trop  remuants  ancêtres  furent 
informés  de  la  mort  de  Philippe,  ils  songèrent  à  reprendre  les  armes  : 

Tum  Legius  populus,  confidens  agmine  régi» 
Franci ,  Burgundas  coepit  contemiiere  gentes. 


Marche ,  qu'il  semblait  qu'elle  était  en  ruines  de- 
puis cent  ans,  ibid.  Ln  autre  écrivain  contem- 
porain rapporte  :  «  i)ne  les  Bourguignons  je- 
»  tèrent  dehors  (de  Dinant)  hommes,  femmes 
»  et  enfants,  et  retinrent  prisonniers  les  plus 
»  notables  gens  d'icelle  ville  ,  et  puis  la  pillè- 
»  rent  tellement  qu'il  n'y  demeura  rien,  et  en- 
»  suite  boulèrent  le  feu  parmi  toutes  les  églises 
»   et  maisons,  et  y  firent  mèche f  et  dommage 


»  irréparable.  Et  après  que  tout  lut  brûlé  ei 

»  consommé  ,  emplirent  les  fossé»  des  mur»  d'i- 

■  celle,  el  à  cause  d'icelle  destruction,  devin- 

•  rent  les  pauvres  habitants  d'icelle  mendians  , 

X  et  aucunes  jeunes  femmes  et  fille»  abandon- 

»  née»  à  tout  vice  et  péché  pour  avoir  leur  vie.  » 

VoyezIaCAroni^uffcant/a/euf^deJeandeTroye», 
pag.  135  de  la  dernière  édition. 
'  lijjuin  1467. 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


241 


Sic  in  bella  ruit  ;  sed  tandem  vincitur  armis 

Ipse  ducis,  Sancti  Trudonis  moenia  capta. 

Sed  quamvis  victa  est  armis  leodina  juventus  , 

Acrior  ad  pugnam  cupiebat  saepe  redire. 

Carolus  at  claro  duce  natus  bella  parenti 

Incepta  indicit,  mûris  magis  atque  propinquat. 

Principium  pugnae  contorta  fecit  et  hasta, 

Caetera  forte  cohors  summisque  a  monlibus  ibat , 

Horrisono  clamât  fremitu  cingentibus  urbem , 

Se  dare  deberent  campo  dicebat  aperto, 

Burgundisque  viris  segnes  arma  obvia  ferrent. 

Tum  urbem  egredilur  populus  Leodinus,  et  arma 

Utraque  pars  miscet,  nocuit  discordia  civi, 

Seditio  victos  Leodinos  reddidit  una. 

Nomine  Borbonii  cepit  dux  inclylus  urbem  , 

Aequavitque  solo  murorum  a  culmine  parlem  . 

Ne  qua  loci  capti  mutaret  vêla  procella , 

Mitiliae  impensas  captaque  reposcit  ab  urbe; 

Omnibus  exclusis  qui  possint  arma  movere  , 

Femineo  paucis  cum  sexu  in  sede  relictis , 

Privatos  sacrosque  viros  sibi  reddere  census 

Cogit,  et  haec  nostro  venerunt  cuncla  labore. 

Haec  mea  segnilies  ,  haec  terris  otia  duxi, 

Sed  si  forte  placet ,  tanta  nil  in  urbe  rclinqui , 

Et  delere  omnes,  nostrae  non  fundilus  irae 

Interiere ,  dabo  causas  iis  morlis  et  enses 

Exiremae  ,  nisi  nos  Barbi  prudentia  Pauli 

Çui  nunc  Christicolis  pacem  praetendit  ubique , 

Impediat.  Sic  fata ,  locum  considérât  aptum , 

Unde  queat  populos  Leodinos  miltere  Letbo . 

In  quo  de  Bures,  dominus  Cosuiuus,  el  ejus 

Tune  fraler  bastardus  erat  dexterque  vocatu.s 

In  silvis  misero  degentes  tempore  vilam ,  etc.  » 

Tandis  que  les  Liégeois  mettaient  aveuglément  leur  confiance  dans  Louis  XI 
roi  de  France ,  Louis  promettait  secrètement  à  Charles ,  duc  de  Bourpopne  ' 
de  les  abandonner,  si  ce  duc  ne  voulait  plus  accueillir  les  mécontents  de  son 
royaume.  Les  Liégeois  avaient  imprudemment  rompu  la  paix  K  Charles  ras- 

sa  Urom^uc  scandaleuse,  le  duc  de  Bourgo-      «   tout  détruire  et  mettre  à  feu  el  à  sanp  lesdUs 
"   gne  assembla  sou  est  en  soy  délibérant  d'aller      »    Liégeois.  Et  ainsi  le  fil  crier  et  puJier  par 

31 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


semble  des  forces  considérables  et  court  assiéger  St-Trond.  Trente  mille 
Liégeois  volent  au  secours  de  cette  ville.  Ils  sont  mis  en  déroute.  Six  mille 
guerriers  restent  sur  le  champ  de  bataille  K  Le  duc  de  Bourgogne  entre  dans 
St-Trond.  Il  marche  après  sur  Liège  et  s'en  empare  ^.  Les  factieux  s'enfuient 
de  la  capitale  '. 

Charles  exigea  des  Liégeois  des  sommes  immenses  ;  il  leur  donna  quelques 
nouvelles  lois ,  emporta  leur  artillerie  et  fit  raser  les  tours  et  les  murailles  de 
la  cité.  Philippe  de  Comines  fait  ici  une  réflexion  qui  me  paraît  remarquable: 
les  Liégeois  n'auraient  su  dire  qui  les  mouvoit;  c'est  ainsi  qu'il  s'exprime  ;  ils 
avaient,  ajoute-t-il .  trop  de  bien  et  grand  orgueil  :  ^ox^nez  à  cela,  comme 
l'observe  notre  poëte,  que  la  discorde  et  la  rébellion  achevèrent  de  les  perdre. 

Une  partie  de  l'Europe  n'était  guère  plus  tranquille  que  notre  malheureuse 
patrie.  Paul  II  désirait  de  ramener  la  paix  parmi  les  princes  catholiques, 
pour  les  réunir  contre  les  Turcs.  Je  ne  m'arrêterai  pas,  comme  fait  ici  Angé- 
lus de  Curribus,  sur  les  différends  de  Louis  XI  avec  le  roi  d'Angleterre,  ni  sur 
ses  démêlés  avec  son  frère,  le  duc  de  Guyenne;  je  m'arrêterai  encore  moins 
sur  quelques  autres  épisodes  dans  lesquels  cet  auteur  entremêle  les  saints 
avec  les  dieux  du  paganisme  ;  je  me  bornerai  à  vous  apprendre  qu'il  termine 
son  premier  chant  en  nous  racontant,  en  mauvais  vers,  la  résolution  que 
prennent  ceux  d'entre  les  Liégeois  ,  qui  lors  de  l'arrivée  du  duc  de  Bourgogne 
dans  notre  capitale  furent  obligés  de  s'exiler,  de  s'adresser  au  pape  : 

At  nobig  bello  egressis,  et  caede  recenli 
Est  inlerilictum  sacris.  et  templa  negantur. 
Quare  opus  est  cunctis  RomaDo  principe ,  Ckristi 
Qui  solus  sedem  in  terri»  et  jura  ministrat. 


»  tous  ses  pays,  et  ceux  qui  faisoient  lesdites 
»  publications  tenoient  en  une  main  une  espée 
»  toute  nue,  et  en  l'autre ,  une  torche  allumée, 
»   qui  signifîoit  guerre  de  feu  et  de  sang.  » 

C'est  ainsi  en  effet  que  Charles  nous  fit  la 
guerre,  maisil  l'aut  convenir  aussi  que  nousavions 
provoqué  la  colère  de  ce  prince  bouillant  et  san- 
guinaire. 

'  Dans  ce  temps-là  les  Liégeois ,  selon  Olivier 
de  la  Marche  ,  disaient  en  proverbe  :  Que  nul  ne 
passe  le  Husbain  (la  Ilesbaye),  qu'il  nt  soit  com- 
battu le  lendemain,  part.  2«,  chap.  I*'.  lis  agi- 


rent effectivement  d'après  ce  proverbe ,  mais  ils 
eurent  lieu  de  s'en  repentir.  Nous  lisons  dans  les 
Mémoires  de  P.  de  Comines,  que  sans  la  nuit 
qui  survint.  la  perle  des  Liégeois  eut  été  beau- 
coup plus  considérable.  Liv.  2,  chap.  IL 

2  Le  duc  entra  dans  cette  ville  le  17  novem- 
bre 1467.  P.  de  Comines  convient  que  la  plus 
petite  résistance  de  la  part  de»  Liégeois  eût 
forcé  ce  prince  de  «'éloigner  de  Liège.  Liv.  2  . 
chap.  III. 

3  Rasse  de  Linire ,  chevalier  ,  était  un  de» 
principaux  chefs  de  ces  factieux. 


%, 


r 


ANALECTA  LEODIENSIA.  243 

Âssensere  omnes  :  tum  prima  e  gente  petunlur 
Summi  oratores  sacrarum  et  lacté  madenles 
Pieridum  ,  Legiis  sed  non  discedere  ab  arvis 
lli  poluere;  alios  claro  dux  eligit  ore 
Praestanles,  qui  jam  divinae  moenia  Romae 
Advenere  ,  sacras  Paulique  ad  principis  aedes. 

II  y  avait  déjà  quelques  années  que  l'interdit  était  jeté  sur  Liège. 

Chant  IL  Le  pape  et  le  sacré  collège  souhaitent  d'étouffer  les  démêlés  de 
Louis  de  Bourbon  avec  son  peuple.  Paul  II  convoque  un  consistoire  ^  il  adresse 
à  cette  assemblée  un  discours  dans  lequel  il  fait  un  long  récit  de  nos  troubles 
et  de  leurs  suites  ;  il  propose  à  la  même  assemblée  d'envoyer  à  Liège  Onu- 
phre ,  évêque  de  Tricaria ,  de  le  charger  des  foudres  du  Vatican  et  d'une 
branche  d'olivier ,  pour  se  servir  de  l'un  et  de  l'autre  avec  prudence  et  selon 
les  circonstances.  On  confirme  le  choix  de  ce  légat.  11  part.  Le  poëte  décrit 
les  lieux  où  il  passe  ;  ce  qui  tient  la  moitié  de  ce  chant.  Enfin  il  arrive  au 
milieu  de  nous  par  la  Meuse  : 

Viginti  interea  veniunt  ad  Gramina  cives  , 
Delecti  a  populo ,  oralorem  et  voce  salutant  : 
Borbonius,  clerusque  simul  comitantibus  offert 
Innumeris,  laeto  complexi  pectora  vultu. 
Ast  alii  dextrae  proclives  oscula  jungunt,  etc. 

Pendant  qu'on  prépare  à  Liège  un  hôtel  pour  le  légat,  on  le  conduit,  près 
de  cette  ville ,  au  couvent  des  Chartreux  ,  où  il  loge  deux  nuits  ;  c'est  là  que 
le  carme  Robert ,  en  présence  du  peuple  et  de  Louis  de  Bourbon  ,  lui  fait  ce 
compliment  : 

Salve,  hujus  populi  spes  o  fidissima,  Paulo 
Principe  qui  missus  Belgarum  orator  ad  oras  ; 
Sed  non  tantarum  commendarentur  habenae 
Rerum ,  ni  virlus  sancto  tua  cognita  patri. 
Ad  nos  pervenit  virtutum  fama  tuarum  : 
Quare  haec  commendat  se  gens  miseranda ,  rogal«jue 
Ponderet  errores  mentis  clementia  vestrae. 
^  Haec  volui  dixisse  prius,  post  caetera  dicent 

Fada  alii ,  lingua  facunda  et  moribus  omnes. 


244 


ANALECTA  LEODIENSIA 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


24o 


Après  que  le  carme  Robert  eut  fini  son  discours  ,  Alexandre  Bcrard  ,  éche- 
vin  de  Liège,  en  prononça  un  aussi  : 

Finis  erat  dicti»  ,  cum  8e«e  ex  agmine  prodit 

Jussus  Alexander  Berartus ,  verlice  adorans 

Tiegaliim  flexo,  mox  illi  talia  fatiis  ; 

Facundus  lingua  sed  non  fuit  ipse  latina  ; 

Nos  tamcn  hoc  omnem  referemus  carminé  summam . 

Nain(|ue  ail.  .  .  . 

Si  Bérard  était  éloquent,  il  me  semble,  d'un  autre  côté,  qu'on  peut  conclure 
de  ces  vers  qu'il  ne  savait  la  lan{rue  latine  que  très-superéciellement ,  si  tou- 
tefois il  y  comprenait  quelque  chose.  Ces  vers  paraissent  encore  insinuer  que 
le  poëte  accompagnait  l'évêque  de  Tricaria.  Quoi  qu'il  en  soit ,  voici  le  com- 
mencement de  la  harangue  de  Bérard  à  ce  prélat  : 

.  .  .  Aasoniae  virlus  non  ultima  genlis , 
Salve,  expectatus  noslras  qui  tendis  ad  oras , 
Cujus  fama  volât  Bel^jariim  magna  per  agros, 
Gesta  Maguntiaco  cujus  nos  cernimus  ampla 
In  populo ,  et  merilo  princeps  Romanus  ad  omnes 
Speclalum  fines  mittit ,  sedandaque  bella  , 
Nunc  eliam  errores  noslros  miseratus  ad  urbem 
Hanc  misit,  longo  célébrât  quae  temporc  sacra 
Nulla ,  interdicti  causa  :  tam  flebilc  fatum 
Gentibus  est  noslris  ,  nec  lemplis  reddere  possunl 
Ulia  metalla  sonum ,  cives  quo  ad  sacra  vocentur  : 
Defunctisjustaque  viris  monumenta  negantur. 
Quid  pueri  commisere  ,  simul  teneraeque  puellae  ? 
Mortua  graminels  cur  dentur  corpora  campis? 
Si  peccare  aliquis  voluit,  juvenesque  senesque. 
An  forluna  omnem  débet  nunc  perdcrc  plebem  ? 

Bérard  peint  dans  ces  vers  et  les  suivants  le  triste  état  dans  lequel  l'interdit 
avait  jeté  les  Liégeois;  le  Sarmate,  habitué  de  vivre  au  milieu  des  tigres,  se- 
rait, dit-il ,  touché  de  nos  malheurs  \  et  puis  se  retournant  vers  le  peuple,  il 
lui  annonce  qu'il  peut  tout  espérer  de  la  clémence  du  légat.  Cet  envoyé  du 
Saint  Père  sort  du  couvent  des  Chartreux;  une  foule  immense  l'entoure;  le 
poëte  lui  fait  tenir  ici  un  long  discours ,  dans  lequel  on  retrace  les  événements 


■% 


qui  ont  affligé  la  nation  liégeoise;  je  ne  rapporterai  que  les  derniers  vers  de  ce 
discours  : 

Nos  interdictum ,  cum  moenia  veslra  petemus . 
Solvemus  certa  sub  condilione  ,  deinde 
Si  merilumesl  veslrum  ,  penilus  delebimus  illud. 
Borbonius  aderit ,  qui  mansuelissimus  omni 
Indulgel  veniam  populo;  num  quaeritis  ipsi  ? 
Respondere  cmnes  pacem.  —  Domnoque  parère 
•  Num  vullis  vestro?  —  Sonuil  Mons,  vocibus  omnis 

Dum  populus  dicebal  ita  ,  et  miserere  precatur ,  etc. 

Le  Mont-Cornillon  était  le  théâtre  de  cette  scène  attendrissante.  Le  légal 
marche  vers  la  ville  ;  il  la  traverse ,  en  gémissant  sur  letat  déplorable  où  la 
guerre  l'a  réduite  : 

Dirula  conspicicns  Leodis  quae  monlibus  altis 
Moenia  cincta  jacent ,  lacrymas  excusserat,  alto 
Pectoreque  indoluit ,  etc. 

L*ambassadeur  du  souverain  pontife  s'arrêta  sur  le  Pont-de-Pierres  (ap- 
pelé de  nos  jours  le  Pont-des- Arches),  pour  y  bénir  le  peuple  qui  accoiuait 
de  toute  part  ;  le  clergé  s'y  était  rassemblé  : 

Ultimus  ecce  chorus  numeroso  ex  agmine  Pétri 
Incedunt  bini,  cuncli  et  bona  verba  canentes, 
Quos  urbis  mitlunt  octo  praestantia  lempla , 
Lamberti  prima  est  praecedere  jussa  cathedra , 
Sola  quadringenlos  quae  possidel  una  minislros. 
Visendi  studio  sequilur  post  caetera  pubes , 
Et  pueri  et  matres  ,  nuplae  innuptaeque  puellae. 
Jamque  tenent  pontem  geniini  cum  ordine  equestri 
Cives  quadrupedis  phalcrati  fraena  regebant,  etc. 

Le  légat  entre  enfin  dans  l'église  cathédrale,  et  lève  solennellement  l'interdit 
dont  les  Liégeois  étaient  frappés  :  on  lit  ces  vers  dans  la  prière  qu'on  lui  fait 
prononcer  devant  la  châsse  de  saint  Lambert  : 

Trajecti  tumulatus  eras,  Albero  verendus 
Mox  urbis  praeses  Leodinae  transtulit  ipsum 
lluc  sanctum  corpus  ,  etc. 


l 


246 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


On  confond  ici  la  translation  du  corps  de  ce  saint,  de  Maeslricht  à  Liège, 
faite  par  saint  Hubert ,  avec  la  prise  du  château  de  Bouillon,  opérée  par  linter- 
cession  de  notre  illustre  patron,  sous  levéque  Albéron.  L  auteur  décrit  ensuite 
la  joie  que  cause  à  Liège  la  levée  de  l'interdit.  A  la  fin  de  ce  chant,  Angélus 
de  Curribus  introduit  sur  la  scène  un  nommé  Diodes ,  qui  rappelle  les  faits 
mémorables  et  malheureux  qui  ont  amené  la  prise  de  la  capitale ,  la  paix  que 
nous  fûmes  obligés  de  conclure  avec  Charles ,  duc  de  Bourgogne,  et  les  con- 
ditions honteuses  dont  ce  prince  nous  accabla  ;  c'est  bien  avec  raison  que  Dio- 
des s'écrie  :  Carolus.  .  .  .  nos  pressit  iniqiio  imperio.  Le  légat  quille  Liège  , 
en  promettant  qu'il  fera  près  de  Charles  tout  ce  qui  dépendra  de  lui  pour 
adoucir  le  sort  du  peuple. 

Chant  IIÏ.  L'évèque  de  Tricaria  obtient  une  audience  du  duc,  et  cherche 
à  adoucir  le  sort  des  Liégeois.  Ce  prince  était  alors  entièrement  occupé  de 
son  mariage.  Il  invite  le  légat  à  ses  noces.  Le  poëte  donne  une  description 
très-étendue  des  fêtes  brillantes  qui  eurent  lieu  à  ce  sujet.  Tout  cela  est  étran- 
ger à  notre  histoire.  L'envoyé  de  Paul  11,  qui  s'était  flatté  de  faire  entre  le 
duc  et  les  Liégeois,  un  traité  moins  dur  que  la  dernière  paix,  retourne  à 
Liège  sans  succès.  Si  nous  en  croyons  Fisen  ,  le  duc  de  Bourgogne ,  livré  ex- 
clusivement aux  délices  de  l'amour,  n'eut  point  le  temps  d'écouter  le  légat; 
il  lui  fit  seulement  signifier  qu'il  pouvait  prendre ,  avec  Louis  de  Bourbon  et 
son  peuple  ,  des  arrangements  ,  se  réservant ,  lorsqu'il  les  aurait  examinés,  de 
les  confirmer  ou  de  les  rejeter  *. 

Louis  de  Bourbon  avait  malheureusement  abandonné  la  capitale ,  et  s'était 
retiré  à  Maeslricht.  Le  seigneur  de  Humbercourt  ^  gouvernait  Liège ,  au  nom 
du  duc  de  Bourgogne ,  avec  une  verge  de  fer.  Plusieurs  habitants  de  celle 
ville  désertèrent  leurs  foyers.  Humbercourt  fut  enfin  rappelé  par  son  maître. 
Les  Liégeois  en  témoignèrent  une  allégresse  particulière,  dans  l'espoir  de  jouir 
d'un  peu  de  calme  :  mais ,  hélas  !  un  autre  incident  vint  aggraver  les  maux 
de  ce  peuple  infortuné.  Tandis  que  Louis  de  Bourbon  coulait  tranquillement 
ses  jours  dans  les  plaisirs ,  au  lieu  de  tâcher  de  rendre  le  repos  à  son  pays, 
les  exilés ,  c'est-à-dire  les  factieux  qui  avaient  longtemps  fomenté  les  trou- 
bles ,  et  qui ,  comme  nous  l'avons  vu ,  furent  obligés  de  sorlir  de  Liège ,  ren- 

•  But.  eccles.  Leod.,  part.  2«  ,  liv.  12,  n«»«  8  2  Gui  de  Brimeu ,  comte  de  Meghem  ,  seigneur 

*'  ^*  «le  Humbercourt ,  chevalier  de  la  Toison  d'or. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


247 


trèrent  dans  celle  ville  presque  sans  aucune  résistance,  et  y  commirent  des 
'cruautés  inouïes  *  : 

Mox  illi  ex  silvis  variis  atque  urbibus  omnes 
Undique  collecti.  ruinosa  ad  moenia  tendant. 
Et  cerli  propria  décernant  vivere  terra... 
.  .  .  Exilio  redeuut  cum  in  moenia  fessi 
A  longo  Legii ,  madiae  qao  lempora  lacis* 
Tune  fuerant,  primasque  domos  intrare  pararunt. 
Tarn  si  qui  obslabant ,  telis  gladiisqae  coruscis 
Inlerimunt ,  si  qui  Leodina  et  moenia  linquanl 
Ense  cadunt  cives,  immensus  lerror  habebat 
Urbem  omnem 

Ces  vers  sont  tirés  du  quatrième  Chant,  dont  je  vais  vous  entretenir.  On 
conseille  à  l'évèque  de  Tricaria  de  se  retirer  d'une  ville  où  règne  la  terreur  , 
d'une  ville  ensanglantée  par  la  rage  des  exilés ,  et  où  l'on  pourrait  attenter  à 
sa  vie  : 

Muiti  legato  discrimina  saeva  canebant , 
Et  sociis  suadere  iiigam  per  lluminis  andas, 
Ne  populus  captus  saevo  caecoque  i'urore  , 
Opprimeret  famulos  ,  ferroque  invaderet  ipsum 
Legalum 

Nos  historiens  se  taisent  sur  celte  particularité.  Nous  lisons  dans  Fisen  - , 
que  les  exilés,  peu  de  temps  après  leur  retour  à  Liège  ,  se  rendirent  au  mo- 
nastère de  SWacques,  où  le  légal  avait  sa  demeure,  pour  demander  humble- 
ment à  ce  prélat  qu'il  leur  fût  permis ,  avec  l'agrément  de  Louis  de  Bourbon , 
de  vivre  et  de  mourir  dans  une  patrie  qu'ils  venaient  de  récupérer  par  les 
armes.  Voici  quelques  vers  de  la  harangue  que  les  exilés  adressent ,  dans  le 
poërae  de  notre  auteur,  à  l'ambassadeur  de  Paul  II  : 

.    .   .   Legiae  nos  urbis  sanguine  cive» 
Non  humiii  crclos ,  tani  longo  tempore  passos 
Exilium,  in  primas  aUritis  vestibus  oras 
Frigora  reducuut  :  silvis  erravimus  allis, 
Cum  saevisque  feris ,  victum  lapidosa  dederunl 


I  Entre  autres  atrocités,  ils  massacrèrent  un      pour  se  rendre  près  de  Tévéque,  à  Maeslricht. 
chanoine  de  la  cathédrale  qui  fuyait  de  Herstal  -  Hist.  eccles.  Leod.  loc.  cit. 


248 


ANALFCTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


249 


il' 


Corna  iDfelicem,  nos  omnis  ab  arbore  fructus 

Deseruit,  cunctis  exhausta  est  fonlibus  unda.  I 

Nos  sitis  atquc  famés  nune  fessos  atra  reJucil 

In  proprias  sedes  externis  possumus  ultra 

Non  durare  locis,  inler  nalosque  patresque 

Uxoresqiie  simul  cuplmusjam  vivere  nostras  j 

Pontificis  volumus  Paiili  nos  jnssa  tiieri, 

Lagato  et  parère  suo,  et  servire  volumus 

Borbonio,  pro  quo  vitam  et  bona  cuncta  parali 

Exposuisse  sumus ,  etc.... 

L'envoyé  du  Saint-Siège  ne  put  s'empêcher  de  consoler  ces  malheureux,  en 
leur  niontiant  en  même  temps  que  leur  conduite  récente  dans  Liège  allait  ir- 
riter le  duc  de  Bourgogne  ,  tandis  qu'ils  auraient  dû  chercher  à  calmer  l'esprit 
de  ce  prince.  Si  vous  désirez  ,  dit-il ,  sincèrement  la  paix  ,  si  vous  êtes  prêts 
à  obéir  à  votre  évêque ,  donnez  m'en  des  preuves  en  mettant  bas  les  armes. 
A  ces  mots,  les  larmes  coulèrent  de  leurs  yeux,  et  élevant  les  mains  vers  le 
ciel,  ils  se  prêtèrent  aux  vœux  du  légat.  Ce  respectable  ecclésiastique,  vrai- 
ment ministre  du  premier  père  des  fidèles ,  les  assura  de  sa  protection  auprès 
de  Louis  de  Bourbon.  Il  part  en  effet  pour  Maestricht;  il  y  plaide  avec  tant 
d'énergie  la  cause  de  ces  infortunés ,  qu'il  porte  ce  prince  à  leur  pardonner. 
On  convint  que  Louis  se  rendrait  à  Tongres,  et  que  de  là  il  ferait  son  entrée 
dans  Liège.  Mais  le  duc  de  Bourgogne ,  qui  avait  appris  la  nouvelle  émeute, 
excitée  dans  cette  ville  par  les  exilés ,  se  promit  bien  d'en  tirer  une  vengeance 
éclatante.  H  écrivit  à  Louis  de  Bourbon  et  lui  prescrivit  de  rompre  le  traité 
qu'il  voulait  faire  avec  les  Liégeois.  Ce  dernier  était  déjà  à  Tongres ,  où  le  duc 
envoya  le  seigneur  d'Humbercoiirt  avec  des  troupes. 

Nous  voyons  dans  Philippe  de  Comines  ^ ,  que  Louis  XI ,  roi  de  France, 
avait  alors  à  Liège  deux  ambassadeurs,  dont  Jean  de  Troyes  rapporte  les  noms 
dans  sa  Chronique  scandaleuse  ',  ce  que  je  ne  remarque  que  parce  que  notre 
historien  Fisen  a  paru  en  douter.  Ces  ambassadeurs  soufflèrent  le  feu  de  la  dis- 
corde parmi  nous,  et  engagèrent  les  Liégeois  à  marcher  sur  Tongres.  Ilsétaient 
commandés  par  Jean  de  Ville ,  Slraille  et  Lovenfosse  ;  ils  y  surprennent  le 
seigneur  de  Humbercourt,  qui,  après  avoir  couru  les  plus  grands  dangers, 
ne  s'échappa  de  leurs  mains  qu'à  condition  ,  dit  Fisen  ^ ,  qu'il  ferait  son  pos- 


•  Liv.  2  ,  chap.  VI. 

'  Pag.  139  de  la  dernière  édition. 


3  On  lit  dans  cet  autenr ,  que  le  seigneur  de 
Humbercourt  remit  son  ëpée  entre  les  main»  de 


sible  pour  les  réconcilier  avec  le  duc  de  Bourgogne.  Louis  de  Bourbon  et  le 
légat  partirent,  selon  notre  poëte ,  de  Tongres  pour  Liège;  mais,  selon  nos 
historiens,  ce  sont  les  Liégeois  qui  les  reconduisirent  dans  cette  capitale,  où  le 
peuple  les  reçut  avec  acclamation  : 

Legatus  rediit,  dominum  et  comilatur  ad  urbem 
■Borbonium  Logiam ,  quo  non  sine  lendere  ad  ipsam 
Audebat,  qnamvis  magno  veneranlur  bonore ,  etc. 
Non  mibi  Piérides  si  iinguas  oiille  dédissent, 
Ferrca  mille  ora  ,  et  splendenti  dilius  auro 
Ingenium  ,  possem  tanlos  describere  lionores, 
Qiianlos  ambobns  dominis  Leodina  juventus 
Laela  dabat,  laelas  l'udere  ad  sidéra  voces. 

L'épouse  de  Raes  de  Lintre ,  lequel  était  naguère  à  la  tête  des  révoltés,  en 
voyant  passer  Louis  de  Bourbon  sous  ses  fenêtres ,  le  congratula  avec  ironie 
sur  son  heureux  retotir  dans  Liège.  Mais  à  ces  marques  d'allégresse,  décrites 
par  le  poëte,  on  s'imaginera  peut-être  que  Louis  jouissait  d'une  liberté  entière, 
tandis  que,  d'après  Philippe  de  Comines,  qui  était  dans  Tarmée  du  duc  de 
Bourgogne ,  les  Liégeois  emmenèrent  leur  prince  prisonnier  en  leur  cité  :  et 
ces  cris  d'allégresse  furent  prédédés  par  des  traits  d'inhumanité  dignes  d'un 
peuple  de  cannibales  :  ils  étaient  à  peine  sortis  de  Tongres  qu'ils  poignardèrent 
cinq  ou  six  chanoines  de  S*-Lambert;  ils  dépecèrent  en  plusieurs  morceaux 
Bobert  de  Morialmé,  archidiacre  de  la  même  église,  en  se  jetant  tour  à  tour 
ses  membres  sanglants  sous  les  yeux  de  Louis  de  Bourbon  ;  ils  massacrèrent 
encore  quelques  autres  personnes  qui  lui  étaient  attachées.  Grand  Dieu  ,  que 
les  cris  dallégiesse  d'un  peuple  séditieux  sont  efiFrayants!  mais  empressons- 
nous  de  dire  que  cet  esprit  de  férocité  n'agitait  pas  toute  la  nation. 

Philippe  de  Comines  avait  souvent  vu  ,  près  de  Louis ,  Robert  de  Morialmé, 
armé,  de  toutes  pièces.  Nos  annalistes  se  sont  écartés  du  récit  de  cet  illustre 

Jean  de  Ville  ,  et  que  ce  fut  à  ce  guerrier  qu'il  »  et  ainsi  traita  ledit  Imbercourt,  que  ledit Hau- 
dut  la  vie  et  la  liberté.  Hist.  eccles.  Leotl.,  liv.  12,  »  tepenne  ne  l'emmenât  pas  prisonnier ,  mais  il 
n*>  10.  Nous  opposerons  à  ce  récit  celui  d|!Oli-  »  promit  de  se  rendre  prisonnier  audit  de  Hau- 
vier  de  la  Marcbe  ,  qui  en  diffère  beaucoup.  »  tepenne  àcertain  jour  qui  fut  limité  entr'eux.  » 
Olivier  nous  apprend  que  ce  fut  pondant  la  nuit  Chap.  III  de  la  2°  part.  Heureusement  pour  Ini- 
que les  Liégeois  surprirent  Tongres;  et  voici  bercourl  ,  Hautepenne  fut  tué  quelque  temps 
comme  il  s'exprime  sur  le  seigneur  de  Humber-  après  :  «  Par  ce  moyen  ,  dit  Olivier,  Imbercourt 
court,  qu'il  nomme  Imbercourt  :  «Fut  ce  dit  sei-  »  fut  quitte  et  acquitté  de  sa  foi  et  prison.» 
•   gneur  prisonnier  au  seigneur  de  Hautepenne:  /iiW. ,  pag.  214. 

3:> 


250 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


251 


!l 


écrivain  ;  ils  veulent  que  Louis  de  Bourbon,  ramené  à  Liéçe,  obtint  de  faire 
chercher  Morialmé  ,  son  ami  ' ,  qui  était  a  Tongres,  où  il  avait  été  blessé  dan- 
gereusement. On  le  conduisait  dans  une  voiture,  lorsque  des  furieux  le  frap- 
pèrent impitoyablement  et  le  jetèrent  mort  aux  pieds  de  Bourbon  :  spectacle 
horrible,  qui  déchira  l'àmede  ce  prince! 

Cependant  on  convoque  le  peuple  au  palais.  Louis,  accompagné  du  légat, 
se  rend  à  celle  assemblée  ;  on  le  conjure  d'oublier  le  passé  et  d'accorder  la 
paix  :  «  Que  ne  puis-je,  dit-il,  voir  finir  les  troubles  qui  vous  ont  déchirés 
jusqu'à  présent?  Dirigé  dorénavant  par  des  conseillers  plus  sages  et  plus  mo- 
dérés, je  ne  m'occuperai  plus  que  des  intérêts  de  la  patrie;  mais  de  votre 
côté,  efforcez-vous  d'en  faire  autant ,  et  ne  vous  écartez  plus  de  la  fidélité  que 
vous  devez  avoir  pour  un  prince  qui  veut  vivre  et  mourir  avec  vous.  »  On  ne 
saurait  exprimer  la  scnsalion  agréable  que  produisirent  ces  paroles  sur  un 
peuple  naguère  si  irrité.  Par  les  soins  du  légat,  un  arrangement  fut  bientôt 
conclu  ;  mais  quel  bien  pouvait-il  en  résulter  sans  l'intervention  de  Charles  , 
duc  de  Bourgogne?  Ce  duc,  persuadé  avec  raison  que  Louis  XI,  roi  de 
France ,  fomentait  la  révolte  à  Liège ,  en  témoigna  dans  Péroné  tout  son  res- 
sentiment à  ce  monarque;  il  finit  même  par  le  retenir  prisonnier  dans  cette 
ville.  Charles,  dit  notre  poëte  au  commencement  de  son  V«  chant,  croyait 
que  c'était  à  l'instigation  de  Louis  de  Bourbon  et  du  légat  que  les  Liégeois 
avaient  attaqué  et  dispersé  ses  gens  à  Tongres  : 

.   .   .  Mox  dux  facliim  omne  putavit 

CoD»ilio  ipsorum  ,  non  aequa  et  mente  ferebat. 

C'est  ce  que  démentent  nos  historiens.  On  avait  exagéré  au  duc  de  Bour- 
gogne la  défaite  de  ses  troupes  à  Tongres;  il  en  conçut  un  tel  dépit,  que 
dans  sa  colère  il  résolut  de  ruiner  de  fond  en  comble  la  ville  de  Liège.  Il 
força  Louis  XI  d'accepter  la  paix,  telle  qu'il  voulut  la  lui  prescrire  ;  les  prin- 
cipales conditions  étaient  qu'il  l'aiderait  à  venger  Monseigîieur  de  Liéqe ,  qui 
était  son  parent  ^ ,  qu'il  abandonnerait  les  Liégeois ,  et  enfin  qu'il  le  suivrait 
dans  son  expédition  contre  ce  peuple. 

ï  Louis  lui  avait  confié  ce  qu'il  avait  de  plu»  atrociter  caeditur  rir  gène.  ,  elarus  magitter  Ro- 

prëcieux.  Robert  fut  enterré  dans  Téglise  cathé-  bertus  de  Morialmeit,  decrelorum  doctor,  etc. 
drale  de  Liétje  ;  on  lisait  ceUe  inscription  sur  sa  2  Philippe  de  Comines,  liv.  2  ,  chap.  IX. 

tombe  :  Hic  humo  tegitur  qui  propter  dominum 


Ces  deux  souverains  marchent  immédiatement  après  vers  nos  frontières. 
L'armée  de  Charles  était  formidable.  Son  avant-garde  entre  dans  la  ville  de 
Tongres  et  la  pille  :  une  terreur  panique  s'empare  des  Liégeois  : 

Ergo  suos  coepere  omnes  damnare  furores , 
Mulli  praesidium  rogitabant,  vixque  putabant 
Urbem  intra  tulos,  aliqui  fugere  per  undas 
Fluminis ,  hos  cepit  semlemplicis  insula  Mosae. 
Illi  humeris  bona  cuncta  suis  pretiosa  tulere, 
Hi  peliere  aras  ,  sacra  et  penetralia  divûm. 
Hi  vacuas  linqnere  domos  ,  desertaque  cunctts 
Urbs  modo  visa  fuit,  etc. 

L'évêque  de  Tricaria  et  Louis  de  Bourbon  se  réfugient  dans  l'église  de 
S*-Lambert.  Nos  auteurs  se  taisent  sur  cette  circonstance.  Les  habitants  de 
Liège,  voyant  l'ennemi  à  leurs  portes,  songèrent  d'abord  à  se  défendre.  Sept 
cents  hommes  de  cavalerie  et  quatre  mille  d'infanterie  font  une  sortie  infruc- 
tueuse :  ils  sont  repoussés  et  mis  en  déroute.  Cette  défaite  vint  ajouter  à  la 
consternation  déjà  générale.  Louis  de  Bourbon  elle  légat  remontrent  au  peuple 
qu'il  ne  doit  plus  placer  l'espoir  de  son  salut  dans  les  armes;  ils  lui  font  voir 
l'i  m  possibilité  oii  il  est  de  résister  aux  Bourguignons  :  ils  lui  représentent  que 
le  seul  moyen  d'éviter  le  malheur  qui  le  menace ,  est  de  s'humilier  devant 
le  duc  Charles  et  de  lui  demander  la  paix.  On  sentit  la  justesse  de  cet  avis  : 
le  légat  fut  donc  prié  d'aller  trouver  ce  duc  pour  tâcher  de  l'adoucir  ^ 

.   .   .   Legati  ad  limina  tendunt 

Primeles,  dulci  sed  primus  Âmelius  ore 

Veirous  loquitur  :  «  Quaenam  sententia  nobis 

»    Est  nielior,  domini,  de  nostris  cernile  rébus. 

»    Venit  summa  dies,  nimium  Leodina  propapo 

»    Visa  polens  superis  :  properant  incendere  (lammis 

••   Burgundi ,  saevum  nisi  roollia  verba  tyrannum 

•    Legati  flectant.  Igitur  rogilandus  ad  ipsum 

»"    Ut  vadat,  lantae  et  causam  levet  ipse  ruinae.  • 

Sic  ait  atque  omnes  illius  dicta  probarunl. 

L'envoyé  apostolique  accepte  cette  ambassade ,  mais  il  veut  être  accompa- 

»  Cest  ce  que  nos  historiens  confirment.  On  question  dans  les  vers  qu'on  va  lire  j  il  devait  se 
joignit  à  cette  dépulation  Amèle  de  Veiroux,  qui  jeter ,  au  nom  du  peuple  liégeois ,  aux  pieds  du 
éUit  alors  bourgmestre  de  Liège,  et  dont  il  est      duc  de  Bourgogne. 


232 


ANALECTA  LEODIEiXSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA 


2;>3 


gnéde  Louis  de  Bourbon  :  circonstance  inconnue  à  nos  historiens.  Ils  partent 
tous  les  deux,  lis  rencontrent  à  quelque  distance  de  la  ville  des  gens  du  duc 
de  Bour^joirne  qui  s'emparent  de  nos  ambassadeurs.  Louis  est  bien  accueilli 
On  le  sépare  de  l'évêque  de  Tricaria ,  auquel  cependant  le  duc  Charles ,  après 
quelques  démêlés  que  ses  (jens  eurent  entre  eux  au  sujet  de  cet  évêq'ue  fit 
rendre  les  honneurs  qui  étaient  dus  à  son  caractère  :  il  accorda  même  une 
audience  au  déléj;ué  du  Saint-Siège. 

Philippe  de  Comines  prétend  que  Louis  de  Bourbon  s  évada  de  Liège  et  se 
réfugia  près  du  duc  de  Bourgogne.  Il  est  très-possible  que  notre  prince  n'ac 
cepta  cette  ambassade  que  pour  avoir  une  occasion  de  s'échapper  des  mains 
des  Liégeois.  Le  même  auteur  taxe  ici  Onuphre ,  évêque  de  Tricaria     d'une 
accusalion  très-grave.  H  veut  qu'Onuphre,  dans  l'espoir  de  parvenir  à  l'évèché 
de  Liège ,  favorisant  les  projets  des  Liégeois,  leur  conseilla  de  prendre  les  ar- 
nies  etde  se  défendre  contre  le  duc  de  Bourgogne.  Mais  il  fallait  que  l'évêque 
de  Tricaria  eût  perdu  la  tête  pour  s'imaginer  que  les  Liégeois ,  affaiblis  comme 
Ils  étaient  alors ,  eussent  pu  faire  face  à  ce  duc  et  à  Louis  XI.  Celte  considé- 
ration  seule  suffit  pour  faire  tomber  l'accusation  de  P.  de  Comines  qui,  comme 
1  observe  Fisen ,  n'était  que  l'écho  d'un  bruit  qu'on  avait  répandu  dans  le 
camp  des  princes.  D'ailleurs,  si  l'évêque  de  Tricaria  eût  fomenté  la  sédition  à 
Liège,  comment  croire  que  le  duc  de  Bourgogne,  si  irrité,  si  furieux     lui 
qui  n avait  pas  craint  de  retenir  son  roi  prisonnier,  comment  croire    diJ-je 
qu'il  eût  fait  rendre  à  Onuphre  les  honneurs  qui  lui  étaient  dus  en  qualit<' 
d  envoyé  du  siège  apostolique,  et  comment  se  persuader  qu'il  eût  voulu  aprè 
l admettre  à  son  audience?  Remarquons  encore  que  tous  nos  auteurs,  au  lieu 
de  dépeindre  l'évêque  de  Tricaria  comme  un  ambitieux  ,  nous  le  représentent 
comme  un  homme  sensible,  qui   fit  ce  qu'il  put  pour  détourner  l'orape  qui 
allait  écraser  la  ville  de  Liège.   En  effet,  il  est  sûr  que  cet  évêque  employa 
inutilement  les  termes  les  plus  éloquents  et  les  plus  énergiques  pour  émouvoir 
le  duc  de  Bourgogne  et  l'engager  à  pardonner  aux  Liégeois  «  ;  mais  ce  duc 
cruel  ne  respirait  que  pour  se  venger.  Le  légat,  selon  Fisen,  fut  conduit 
par  son  ordre  ,  à  Maest.  icht  ^ ,  et  selon  notre  poëte  ,  c'est  le  légat  lui-même 

>  Clansac  ducis  anre, ,  dU  ici  énergiquemenl      contre  l'évêque  de  Tricaria. 
de  PariT  1548'""  ''"^««^'^  ^^"""^  ''''^"  '  ''"'^*   ''^   ^"^°^^  -'"'"^  ^  '^--'^t 

d  âpre»  Comines,   l'iDculpalion  dont  j'ai  parlé      fer». 


qui  prit  le  parti  de  s'acheminer  vers  cette  ville;  un  de  ses  domestiques,  qui 
était  de  Tongres ,  le  dirigea  dans  cette  roule  : 

Ipse  tamen  legatus  moenia  adibat 

Trajecti,  ramulns<]ue  viaui  monslrnvit  habendam  , 
Tylmandus,  Tuiigris  fueral  qui  moenibus  ortus. 

Angélus  de  Curribus  assure  encore  que  Louis  de  Bourbon  le  suivit  immé- 
diatement après  : 

Borboniusdubiis  sequitur  mox  pasnibu»  illum. 

Mais  il  conste  du  récit  de  nos  historiens  que  le  duc  Charles  retint  près  de 
lui  levêque  de  Liège ,  et  qu'il  exigea  même  qu'il  contribuât ,  en  prenant  les 
armes  ,  à  venger  des  injures  qui  leur  étaient  communes. 

Cependant  l'avant-garde  de  l'armée  du  duc,  conduite  par  le  maréchal  de 
Bourgogne,  s'était  avancée  jusqu'aux  portes  de  Liège;  le  jour  était  sur  son 
déclin,  et  déjà  l'obscurité  commençait  à  paraître.  Les  Liégeois,  pour  se  con- 
former au  vœu  du  légat  et  dp  Louis  de  Bourbon  ,  ne  s'étaient  point  armés. 
Quelques  notables  de  la  ville  informèrent  le  maréchal  qu'on  était  prêt  à  y  re- 
cevoir l'armée  de  Charles,  si  on  voulait  leur  assurer  la  paix  à  des  conditions 
honorables,  telles  qu'on  espérait  que  Louis  et  le  légat,  qui  avaient  été  dépu- 
tés pour  cet  objet,  pouvaient  les  avoir  obtenues.  On  leur  répondit  qu'ils  ne 
devaient  plus  compter  sur  la  paix,  à  moins  qu'ils  ne  livrassent  entre  les  mains 
du  duc  de  Bourgogne  leur  ville,  leurs  biens  et  leurs  vies  :  que  c'était  là  en 
un  mot  tout  ce  que  le  légat  et  leur  évêque  avaient  pu  obtenir  du  duc.  Quelle 
situation  déchirante  pour  les  malheureux  Liégeois  !  Le  poëte  termine  ici  son 
cinquième  chant  en  racontant  les  dangers  imminents  qu'essuya  l'évêque  de 
Tricaria  dans  l'armée  de  Charles  ;  il  le  fait  enfin  arriver  sain  et  sauf  à  Maes- 
tricht. 

Ast  is  Trajeclum  per  mulla  pericula  venit. 

C'est  de  cette  ville  que  l'envoyé  du  pape  apprend  par  un  témoin  oculaire 
le  pillage ,  l'incendie  et  la  ruine  entière  de  notre  infortunée  cité.  Cet  événe- 
ment terrible  fait  le  sujet  du  sixième  et  dernier  Chant. 

Les  Liégeois  ayant  perdu  tout  espoir  de  ramener  le  duc  de  Bourgogne  à 
des  sentiments  plus  humains,  ont  recours  aux  armes,  résolus  de  souffrir  les 


»1 


2:54 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


255 


dernières  extrémités  et  de  vendre  chèrenoent  leurs  vies.  Il  régnait  un  grand 
désordre  dans  l'avant-garde  de  Tarmée  de  Charles,  qui ,  arrivée  le  soir  près 
des  portes  de  Liège ,  n'avait  eu  le  temps  ni  de  se  loger  ,  ni  de  dresser  un  camp. 
Jean  de  Ville  * ,  l'un  des  chefs  du  peuple,  crut  l'occasion  favorable.  Il  sort  de 
la  ville  par  les  débris  des  remparts ,  surprend  cette  avant-garde  et  y  répand 
la  confusion  ;  les  Bourguignons  succombent  sous  les  coups  des  Liégeois;  mais 
le  valeureux  de  Ville ,  après  avoir  vu  aussi  mourir  glorieusement  plusieurs 
des  siens,  fut  atteint  dans  sa  retraite  d'un  coup  mortel  : 

Mulli  ex  Bur{^unc]is  ,  el  quos  Germania  misit 
Ense  cadiint,  mullique  fii^rae  sua  lerga  dederunt. 
Jam  duo  Burgtindae  gentis  sunt  millia  caesa 
£t  mille  ex  Le^jiis  ,  etc. 

L'arrivée  du  duc  de  Bourgogne ,  accompagné  du  roi  de  France ,  rassura 
lavant-garde  de  son  armée  ,  qui  avait  été  jusqu'alors  très-molestée.  Ce  prince 
se  plaça  dans  le  faubourg  de  S»e-\Valburge,  et  fit  poser  une  forte  escorte  près 
du  logement  du  roi,  dont  il  se  défiait.  Ce  logement  était  peu  éloigné  de  celui 
du  duc.  * 

Louis  XI  avait  longtemps  bercé  les  Liégeois  d'un  vain  secours.  Lorsqu'ils 
surent  qu'il  n'y  avait  que  la  porte  de  la  ville  qui  les  séparait  de  ce  monarque, 
ils  s'écrièrent,  pour  l'inviter  à  se  rendre  au  milieu  d'eux  :  Vhe  le  roi!  Mais  Louis, 
qui  voulait  écarter  tout  soupçon  de  l'esprit  du  duc,  ordonna  aux  siens  de  ré- 
pondre :  Vive  Bourgogne!  Il  ne  resta  plus  aucun  doute  aux  Liégeois  que 
Louis  XI  ne  les  eût  abandonnés.  S'il  avait  été  en  liberté  ,  il  les  aurait  secourus 
peut-être ,  non  pas  que  leur  état  déplorable  le  touchât  infiniment ,  mais  pour 
ralentir  la  marche  triomphante  du  duc  de  Bourgogne. 

Charles,  impatient  d'agir,  assemble  un  conseil  de  guerre;  on  y  décide 
qu'on  attaquerait  la  ville  le  lendemain  :  il  commande  à  son  monde  de  prendre 
du  repos  et  de  se  préparer  au  combat.  Tandis  que  ce  prince ,  entouré  de  ses 
troupes ,  se  livrait  au  sommeil  avec  sécurité,  ses  jours  étaient  exposés  au  plus 
grand  des  dangers.  Il  est  bien  étonnant  que  notre  poêle  ne  se  soit  point 
étendu  d'une  manière  plus  particulière  sur  un  événement  aussi  remarquable  '. 

•   Que  Fisen    appelle   en  latin  Villanut ,  el  2  Olivier  de  la  Marche  garde  auïsi  le  plus  pro- 

Bouille,   en   français,    de   Villers.   Comines  le      fond  silence  sur  cel  ëvénemeot. 
nomme  messire  Jean  de  VilleUe. 


La  ville  de  Liège  était  absolument  sans  défense  *.  Le  peuple,  avec  six  cents 
Franchimonlois  assez  bien  armés ,  faisait  toute  sa  force.  Mais  le  désespoir  avait 
électrisé  les  Liégeois  et  leur  inspira  un  de  ces  traits  d'héroïsme ,  dont  les  fastes 
de  l'histoire  offrent  peu  d'exemples.  Ils  se  déterminent  de  faire  pendant  la 
nuit  une  sortie  par  les  débris  de  leurs  murailles,  et  de  fondre  secrètement  sur 
les  logements  du  duc  de  Bourgogne  et  de  Louis  XI.  Les  six  cents  Franchimon- 
lois *  sont  nommés  pour  cette  expédition  hardie.  On  leur  prescrit  de  marcher 
dans  le  plus  grand  silence,  de  tuer  les  sentinelles  qu'ils  rencontreront,  et  de 
se  rendre  sans  s'arrêter  aux  logements  des  princes.  Les  hôtes  mêmes  de  Char- 
les et  de  Louis  se  présentent  pour  diriger  leurs  pas. 

Les  valeureux  Franchimontois  sortent  de  Liège  vers  les  dix  heures  du  soir. 
Les  gardes  avancées  qu'ils  trouvent  tombent  à  leurs  pieds.  Le  duc  d'Alen- 
çon  avait  son  logement  près  de  ceux  du  duc  et  de  Louis  XI.  Les  Franchimon- 
tois veulent  le  forcer  et  font  mordre  la  terre  à  quelques  domestiques.  Ils 
passent  outre  et  attaquent  enfin  les  quartiers  de  Charles  et  du  roi.  Ils  s'amu- 
sent malheureusement  près  d'une  grange  où  le  duc  de  Bourgogne  avait  posté 
trois  cents  hommes  pour  observer  Louis.  Ces  hommes  étaient  en  partie  hors 
de  défense;  mais  ils  furent  d'abord  joints  par  ceux  qui,  au  bruit  occasionné 
par  l'attaque  du  logement  du  duc  d'Alençon  ,  s'étaient  armés  précipitamment. 
Là,  le  combat  s'engage. 

Le  duc  de  Bourgogne  n'avait  dans  sa  chambre  que  trois  gentilshommes, 
entre  autres  Philippe  de  Comines  ;  douze  archers  jouaient  aux  dez  au-dessus  de 
cette  chambre  ;  ses  gardes  étaient  loin  de  lui  vers  la  porte  de  la  ville  ;  l'hôte 
de  sa  maison,  qui  guidait  une  partie  des  Franchimonlois,  les  conduit  avec 
tant  d'adresse,  que  ce  prince  a  à  peine  le  temps  de  prendre  ses  armes.  Il  des- 
cend de  sa  chambre  et  voit  ses  archers  occupés  à  défendre  l'entrée  du  logis  :  ils 
parviennent  à  en  écarter  Tennemi.  Le  duc  sort,  et  remarque  à  la  lueur  des 
flambeaux ,  qu'on  se  battait  dans  plusieurs  endroits.  Les  Bourguignons  enfin 
se  rassemblent  de  tous  côtés:  ils  entourent  les  Franchimontois,  les  culbutent 
el  les  melteulen  fuite.  L'hôte  du  duc  y  laisse ,  le  premier,  la  vie. 

ï  Philippe  de  Comines  retrace  en  peu  de  mots  •>  gentilshommes  avec  eux.  » 
l'élat  de  détresse  où  étaient  les  Liégeois  :  u  lis  ^  Deux  guerriers  intrépides  étaient  à  la  tète, 

»•  n'avoient,  dit-il,  portes,  ny  murailles,  ny  fos-  à  ce  qu'il  parraît,  de  ces  braves  Franchimonlois  ; 

«  sez,  ny  une  seule  pièce  d'artillerie  qui  rien  l'un  s'appelait  George  Strailhe,  et  l'autre,  Vin- 

>  vausisl...  Ils  n'avoient  plus  ny  chevaliers,  ny  cent  de  Buren. 


256 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


L'autre  partie  des  Franchimonlois,  que  conduisait  l'hôte  même  de  Louis  XI, 
marche  vers  l'apparleraent  de  ce  monarque.  Ce  brave  homme  y  entrait,  lors- 
qu'il est  frappé  d'un  coup  mortel  par  les  cardes  fidèles  de  Louis.  En  un  mo- 
ment les  Franchimontois  sont  renversés  et  dispersés  ;  et  les  Liégeois ,  qui  étaient 
sortis  de  la  ville  pour  les  soutenir,  éprouvent  aussi  le  même  sort.  C'est  ainsi 
que  le  duc  Charles  et  Louis  XI  échappèrent  au  danger  le  plus  grand ,  et  ne 
durent  en  quelque  façon  leur  conservation  qu'au  courage  bouillant  et  peu  ré- 
fléchi des  Franchimontois  qui,  emportés  par  trop  d'ardeur,  oublièrent  de 
suivre  ponctuellement  les  ordres  qu'on  leur  avait  donnés. 

Cette  entreprise,  il  faut  en  convenir,  était  téméraire,  mais  c'était  le  seul 
moyen  de  salut  qui  restait  aux  Liégeois;  et  quoique  avec  une  forte  garnison  ils 
eussent  eu  peu  d'espoir  de  réussir,  néanmoins,  comme  s'explique  Philippe 
de  Comines  * ,  peu  s'en  fallut  qu'ils  ne  vinssent  à  leur  intention.  Ce  qui  sauva 
les  princes,  c'est  que  les  Franchimontois  voulurent  d'abord  forcer  le  logement 
du  duc  d'Alençon  ,  c'est  qu'ils  s'arrêtèrent  ensuite  près  de  la  grange  où  trois 
cents  hommes  observaient  Louis  XI  ^. 

Le  duc  de  Bourgogne,  revenu  de  l'alarme,  causée  par  cette  action  extraor- 
dinaire, propose  de  nouveau  d'assaillir  la  ville  de  Liège.  Louis  XI  n'approuve 
pas  ce  projet.  Charles  fait  signifier  à  ce  roi  qu'il  peut  se  retirer  à  Namur,  et  que 
là  il  attendrait  quelle  serait  l'issue  de  son  expédition  ;  mais  Louis  préféra  par 
prudence  de  courir  les  mêmes  hasards  que  le  duc. 

L'alarme  était  bien  plus  grande  encore  à  Liège  que  celle  qui  avait  agité  un 
instant  le  camp  des  Bourguignons.  Rien  ne  pouvait  plus  éloigner  des  Liégeois 
le  péril  affreux  qui  les  menaçait.  Les  chefs  du  peuple  et  les  principaux  auteurs 
delà  faction ,  qui  presque  tous  avaient  été  proscrits  et  exilés,  font  secrètement 
transporter  leurs  effets  hors  de  Liège;  et  ayant  entendu  le  signal  que  donnait 
le  duc  d'attaquer  cette  ville,  ils  montent  à  cheval,  comme  s'ils  voulaient  se 
défendre,  et  s'enfuient  précipitamment  par  la  porte  d'Amercœur,  abandon- 
nant le  peuple,  qu'ils  avaient  amusé  et  séduit,  à  la  merci  d'un  ennemi  im- 
placable. 


'  Liv.  â,  chap.  XII.  »   duc   de  Bourgogne,    et   croy  qu'ils   euMent 

2    «  Ne  faut  point  douter  ,  dit  P.  de  Comines  ,  »    aussi  déconru  le  demeurant  de  Parmée.  •  Un 

•  que  s'ils  ne  se  Tussent  point  amusés  en  ces  deux  de  nos  poêles  ,  W.  Uenkarl  ,  a  chanté  en  beaux 

•  lieux  et  eussent  suivi  les  deux  hôtes  ,  qui  es-  vers  Trançais  le  Irait  de  bravoure  de  ces  six  cents 
»   toienl  bons  guides  ,  ils  eussent  tué  le  roi  et  le  Franchimontois. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


257 


Le  duc  de  Bourgogne  et  Louis  XI  entrent  dans  Liège  sans  résistance  '.  Plu- 
sieurs habitants  de  cette  grande  cité  passent  la  Meuse  et  se  sauvent.  Les  au- 
tres se  réfugient  dans  les  églises  et  les  maisons  religieuses.  Louis  se  loge  au 
palais.  Les  soldats  de  Charles  se  répandent  comme  des  fiuieux  dans  la  ville , 
livrée  au  pillage  et  à  la  destruction.  On  frémit  au  récit  que  fait  notre  poêle 
des  atrocités  qu'ils  y  commirent  : 

Bis  denos  quotiens  homines  spectavimus  uno 

Fune  manus  Mosac  in  ilumen  post  lerga  revinctos 

Jaclare ,  et  mullos  vidi  pendere  fenestris 

Arboreaque  cruce,  et  taiis  data  cura  minislris 

Officii  fuerat  summis.  Duo  millia  vidi 

Mersa  hominum  in  Mosam,  tolidem  et  data  corpora  letho 

Aut  hasla  aut  gladiis .  quin  et  suspensa  reiinqui 

Corvis,  aut  si  qua  est  talis  quoque  gulluris  aies  , 

Insaliabilibus,  postquara  aut  siccata  fuissent 

Esca  relicta  lupis  :  sed  quid  de  plèbe  feremus  ? 

Quem  finem  tulerit  pauper  miserandaque  turba? 

Nam  licet  abfuerint  bello,  pelluntur  ab  urbe 

Aedibus  et  propriis  ,  redimi  quia  corpora  summa 

Non  possunt  parva,  miseris  tum  rébus  ademplis 

Pro  summa  ad  veteres  facia  ducunlur  amicos  : 

At  si  non  caris  subito  redimanlur  amicis  , 

Corpora  jactabant  miseranda  in  flumine  Musae  ,  etc  -. 

Ces  soldais  inhumains  ne  se  laissent  attendrir  ni  par  les  cris  de  Teufauce , 
ni  par  les  rides  de  la  vieillesse  ,  ni  par  les  larmes  de  la  beauté  : 

Nec  puero  atque  seni,  juveni  nec  parcitur  ulii. 
Femina  quae  Veneri  fuerat  non  apla  ,  repuisa  est 
Urbe  sua  et  domibus ,  lalis  errabat  in  agris 
Et  silvis,  praegiians  collapsa  puerpera  uocle, 


'  Le  30  octobre  1468.  Celait  ce  jour-là  un  di- 
manche. Comme  les  Liégeois  étaient  très-haras- 
•es.  et  qu'ils  croyaient  qu'on  ne  les  attaquerait 
pas  un  dimanche  ,  ils  étaient ,  lorsque  les  Bour- 
guignons entrèrent  dans  leur  ville,  tout  ailes 
dùner^et  en  chaque  maison  ,  dit  P.  de  Comines  , 
trouvasmes  la  nappe  mite. 

*  J'ai  cru  devoir  abréger  le  récit  dégoûtant 


que  fait  Angélus  de  Curribus  des  excès  de  toute 
espèce  auxquels  se  livrèrent  les  troupes  du  duc 
de  Bourgogne.  Voy.  aussi  la  Cronique  tcanda- 
leusede  J.  de  Troye»  ,  pag.  18  î  de  la  dernière 
édition.  Tous  ceux  qui  sortirent  de  Liège,  lors 
de  ce  désastre ,  s'enfoncèrent  dans  les  Ardennes, 
dont  aucunt ,  dit  P.  de  Comines  .  moururent  de 
faim,  de  froid  et  de  sommeil. 

33 


258 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODÎENSIA. 


2o9 


l 


i   iill: 


Frigore  et  ipsa  siti  est ,  ursisque  '  lupisque  reiicta  ;  ' 

Ciimquesuo  esuriens  foetu  laniata  remansit. 
Viceribus  laceris ,  pars  corporis  ecce  reperla  est  ; 

Et  si  quae  Fuerant  forma  praestante  puellae  , 
Aut  nuptae  ,  aut  viduae ,  quae  connubilia  vota 
Non  unquam  expertae  ,  subito  rapiuntur  ab  ipsis. 
Quisque  suam  miles  sorte  accipiebat  iniqua  , 
Jungebat  saevis  invilam  amplexibus  ipsam. 

Les  vierges  sacrées  ne  sont  point  à  l'abri  de  leur  fiireui'. 

Setl  nec  sacrilegae  parcunt  Vestalibus  illa 
Dextrae  hora  ,  captiint  et  virginitale  remotn 
SubducuDl  sacros  habitus,  etc. 

Les  temples  mêmes  et  les  choses  les  plus  saintes  qu'ils  contiennt.'nt  ne  sont 
pas  respectés  ^. 

Nec  parcere  templis 

Hi  voluore....,  manibus  sacra  vasa  ferunlur 
Praedonum  et  calices  ,  Mariae  violatur  imago 
Et  Christi ,  etc. 

Si  on  pouvait  ajouter  foi  à  Angélus  de  Curribus .  Charles  de  Bourgogne 
voulait  sauver  Liège  : 

Senlenlia  magni 

Cerla  ducis  fuerat ,  Legiam  servasset  et  urbem  ,  etc. 

Mais  ses  courtisans  opinèrent  qu'il  fallait  détruire  une  ville  qui  de  tout  temps 
avait  été  son  ennemie  ;  et  l'impétueux  Charles,  qui,  quoi  qu'en  dise  notre  au- 
teur ,  ne  demandait  pas  mieux  ,  y  consentit.  Liège  n'offrit  donc  bientôt  qu'un 
amas  de  pierres  et  de  décombres.  On  n'abattit  pas  les  églises,  mais  on  en  en- 
leva ce  qu'elles  renfermaient  de  plus  précieux  : 

.  Auditis  consentit  Carolus  illis. 
Tota  cohors  etiam  cunctas  mandavit  ab  imo 

•  Je  crois  que  l'auteur  se  trompe  ici  ;  au  reste,  -  Cène  fut  pas  sans  peine  qu'on  parvint  à  eni- 

il  serait  assez  curieux  de  vérifier  si  nos  foréls  pécher  les  soldats  de  Charles  d'entrer  dans  Té- 
ofTraient  des  ours  dans  le  XV"  siècle.  glise  cathédrale. 


Verti  aedes,  templis  jussit  vix  parcere  divùm. 
Tune  reliquos  urbis  muros  rescindere  jussa  , 
Et  lotas  aedes  Legio  Burgunda  parabat. 

Proh  sceliis!  urebant  rapienlibus  omnia  flammis 

Culmina  ,  et  ex  ipsis  aufertur  sedibu»  omne 

(^uod  superest  mûris,  aplum  sivc  aedibus  esset , 

Atque  ad  Burgundas  illud  dimiltilur  oras. 

Linquitur  haud  ullus  lapis,  et  mandare  liceret 

Jam  segeles  terrae  ,  fuerat  qua  nobilis  aedes  , 

Abstulerat  quoniam  saevissimus  omnia  miles. 

Innumeros  terra  currus  ,  et  flumine  naves 

Spectavi  plenas  opibus  ,  nec  pondéra  tanta 

Quadrupèdes  portare  queunt,  vidi  ipse  columnas 

Marmorcas  ferri ,  et  statuas,  pulchrosque  leones. 

Aère  laboratos,  auroque  animalia  fulvo  '. 

Vidi  aquilas  plures,  et  quae  sonuere  metalla 

In  templis,  ferri  ad  naves,  et  maxima  pliimbi 

Pondéra  et  argenli ,  fuerant  quae  sedibus  ipsis 

Templorum  ,  ex  vitro  secumque  tulere  fenestras  ; 

Corripitur  lampas ,  lychni  sacrique  feruntur. 

Vix  capiunt  naves  oneratae  pondéra  tanta  ,  , 

Et  vestes  tyrias  alio  seu  vellere  faclas. 

Quid  vasa  argenli  numerem  fulgentis  et  auri? 

Ouid  lapides  memorem  quondam  ex  Oriente  petites  ? 

Quis  gemmas  virides,  vario  et  fulgore  rubentes  , 

Purpureasque  simul  niveique  nigrique  coloris, 

Seu  varii,  atque  auro  lucenles  dicere  possit, 

Quas  illi  curru  portant ,  quas  abiete  plena  ? 

Myrrhina  nec  deeranl  vasa  cl  cristallina  in  illis 

Manibus  ,  ad  villas  vicina  atque  oppida  miles 

Infandum!  adrectus  ,  vendebat  stragula  picla  2  , 

Ornalusque  thori  varies, •<|uaeque  ipse  ruinis 

A  Legiis  rapuit,  vili  dabat  omnia  summa  , 

Immenso  quamvis  prelio  essent  illa  parata. 

'   Il  conste  par  ces  vers  et  les  suivants  ,  qu'on  cet  endroit  en  blanc,    mais  dans  l'exemplaire 

ne  négligeait  pas  les  beaux-arts  à  Liège  dans  le  de  cette  collection  dont  je  me  suis  servi .  un  ama- 

XV"  siècle  ,  et  sans  doute  dans  le  précédent.  leur  a  suppléé  à  celle  lacune  par  ce  vers,  dont  le 

'  On  ne  trouve  point  ce  vers  dans  la  seule  commencement  est  Irès-obscur ,  et  en  cela  il  res- 
édition que  nous  ayons  du  poëme  d'Angelus  de  semble  à  beaucoup  d'autres  vers  de  ce  poëme 
Curribus  ,  donnée  par  les  bénédictins  Marlèneet  qui  me  paraissent  indéchiffrables.  Cet  amateur  . 
Durand  dans  I'  /tmpUtsima  collectio  ;  ils  ont  laissé  à  ce  sujet ,  a  consigné  dans  une  note  manuscrite , 


260 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


t  ; 


i  ». 


I 

î 


Le  projet  du  duc  de  Bourgogne  ëtail  d'affaiblir  tellemenl  les  Liégeois ,  que 
dorénavant  ils  ne  fussent  plus  en  état  de  lui  faire  la  guerre.  11  consulta  sur  le 
sort  de  la  ville  de  Liège  Louis  XI  qui,  dit  Fisen  ^ ,  lui  répondit  par  cet  apologue 
^nguinaire  :  «  11  y  avait ,  vis-à-vis  de  la  chambre  de  mon  père,  un  arbre  très- 
haut,  sur  les  branches  duquel  des  oiseaux  étaient  venus  faire  leurs  nids  ;  leurs 
sons  aigres  et  discordants  troublaient  son  sommeil  ;  il  commanda  de  détruire 
ces  nids,  ce  qui  fut  inutile  :  ces  hôtes  importuns  en  recommencèrent  de  non- 
veaux.  On  tenta,  mais  toujours  infructueusement,  différents  moyens  de  les 
chasser  :  ils  s'obstinèrent  à  ne  point  vouloir  abandonner  larbre.  Mon  père 
cnBn  ,  à  la  persuasion  de  ses  amis,  le  fît  abattre,  et  depuis  lors ,  son  repos  ne 
fut  plus  troublé.  »  Louis  XI  n'ajouta  aucune  réflexion  à  son  apologue ,  mais  le 
sentiment  qu'il  y  manifestait  ne  fut  malheureusement  que  trop  suivi. 

Voilà,  Monsieur,  une  analyse  succincte  du  poëme  d'Angelus  de  Curribus 
que  vous  avez  exigé  que  j'entreprisse;  j'ert  ai  écarté  tout  ce  qui  est  étranger 
à  nos  annales.  Je  dois  vous  avouer  que  j'ai  souvent  trouvé  dans  cet  auteur  des 
vers  que  je  n'entends  pas,  et  ce  n'a  été  qu'à  Laide  des  écrivains  contemporains 
que  je  suis  parvenu  à  deviner  le  sens  de  plusieurs  autres;  on  y  chercherait  en 
vain  quelques  belles  tirades  :  trop  heureux  si  celles  que  j'ai  transci'ites  ne 
vous  ont  pas  fait  essuyer  une  partie  de  l'ennui  que  j'ai  éprouvé  moi-même  ! 
La  fable ,  ou  le  merveilleux ,  qui  doit  être  Lame  du  poëme  épique ,  ne  joue 
qu'un  rôle  très-faible  dans  celui  d'Angelus  de  Curribus.  J'y  remarque  la  furie 
Ërinnys  dont  l'emploi  est  de  diviser  :  c'est  elle  qui  est  chargée  par  Pluton  de 
semer  la  discorde  entre  le  duc  de  Bourgogne  et  les  Liégeois  ;  et  c'est  encore 
elle  qui  réunit  ce  prince  et  Louis  XI ,  et  les  fait  marcher  tous  les  deux  contre 
notre  ville. 

les  mots  suivants  :  Veraut  retlilutttt  ex  autogrc'      Epistola  ad  me  icripta  23  Feb.  1737. 
pho   hibliothtcae  Falicanae  per  D.  Schannal  :  '  Uni.  eccles.  Leod.  ,  \ir.  M,  n*  IG. 


ANALECTA  LEODIENSIA.  261 


II. 


BAETUOLOMAKI   LEODIENSIS  CAr.MKN    DE   GUERRA    LCODINA    ET    DE  DIREPTIONE    IRBIS  DIOINAN- 
TENSIS,  AD  PUILIPPU3I  DUCEM  ET  FILIU»  SVUM  CAROLLM  '. 


I.  Salit tationes  ad  illustrt'sstmum  Philippnm ,  ducem  Burgondiae  .  etc.. 
et  filiuin  suum  Carolum.  et  de  Victoria  contra  regem^. 

Terra  brabantina ,  burgonda ,  simulque  marina . 

Ut  puta  flandrina,  conjunctaque  machina  trina. 

Gaudeat,  exultet,  jocunda  mente  resultet, 

Quod  virlute  Dei ,  cruce  quem  fixere  Judei  , 
•>  Philippus  magnus  re ,  nomine  mitis  ut  agnus . 

Dux  suus  illustris,  cujus  generatio  lustris, 

CuDCtis  terrarum  nitet  amplo  germiue,  carum 

Progenuit  natura  ,  coelo  tribuente,  beatum 

Naturae  donis ,  quae  sunt  veneranda  coronis. 
10  Qui  scilicet  nalus  dignoscitur  esse  vocatus 

Carolus  augustus,  comes  et  dux,  stirpe  venustus, 

Flore  juventutis  imbutus  ad  acta  salutis 

Doctrinae  cultus  studio  maturus ,  adultus. 

Incola  terrarum  quivis  complectitur  harura  , 
15  Hune  tenet,  haeredemque  futuram  dat  sibi  sedem  . 


*  Ex  cofl.  MS.  in -4»  kibliolher.i<>  regiae 
Parisiensis  ,  Bouhier ,  n»  144.  Cfr.  praelal. , 
S.  IV. 

2  In  ipso  codicis  fronte  versus,  qui  sequun- 
tur,  adscripli  sunl  : 

Uurgondijlorrs  ,  precor,  aceeptate  labores 
Hujus  metristtu  ,  codex  quos  conlinet  isle. 

F.riguum  munus  hoc  volts  fert  favor  unui 
Neelare  de  plenoqu'Jluent  ex  fonte  tereito. 


Cum  non  perfectus  nec  abalto  sanguine  vectus 

Sum  procul  a  senio  nudus  et  tngenio  , 
Quoforsan  tetro  videar  procedere  métro 

Absque  stilo  veleri  quod  queat  ergo  teri. 
Lectures  tergo  mea  carmina  deprecor  ergo 

Praesentem  doceant  me  michi  ne  noceant , 
Aemula  ne  flores  rogo  Jingua  meos  vel  amores , 

Nec  malus  interpres  judicet  esse  vêpres, 
Neque  pedum  motum  fac ,  sed  bene  perlege  totitm  ; 

Namque  tropi  species  si  legis  inventes. 
Continet  iste  liber  Leodinae  gesta  guerrae. 


262 


ANALFXTA  LEODIENSIA. 


Aiiticipando  palris  carorum  fiinera  matris. 
INon  pater  crgo  caret,  qui  lanlo  geimine  clarel, 
Carus  adhuc  gralus  subjeclis  sede  ducatus 
Tempore  longevo  durons^  duiabit  et  aevo 

20  Alta  potestaâ  eius,  honestas  nobilitatis. 
Dextra  Dei  benedixit  ei  ^  titulus  bonitatis. 
llic  sequitur  rite  patriae  vestiçia  vitae , 
Fnictu  foecundus  operiim,  vix  orbe  seciindus 
Ullus  présente ,  proiit  audio  \oce  fréquente. 

i2>>  Non  mundi  fastum,  née  fraudis  diligit  astum. 
ipse  favet  justis .  viduis  succurrit  onustis  : 
Pauperis  adjutor,  relevator,  et  undique  tutor 
Ecclesiae  sanctae  de  clade  mala  Iribulante. 
Causis  obliquis  obsistit,  et  asper  iniquis. 

30  Fulget  in  exemplis  sua  conversatio  lemplis. 
Non  vacuis  captus  in  amoribus ,  actibus  aptus , 
Armorura  fortis,  spreta  formidine  morJis 
Confringit  postes  hostiles,  acer  in  hostes. 
Quem  rex  Francorumque  suus  timel  armiçeroruni 

3o  Coetus  dispersus,  a  stragis  acuraine  versus. 
Justitiae  causa  Francorum  nobilis  ausa 
Concio  vel  poena  belli  patrum  duodena 
Est  sibi  connexa,  partim  de  rege  reflexa. 
Millia  centenaque  virorum  robore  plena 

40  Ipsius  assistant  lateri ,  quae  fronte  resistuot 
Hostibus  audaci  spreto  praedone  rapaci. 
Inclita  bella  gerunt ,  sublimia  collaque  qiiaerunt 
Flectere  candore  clipei  rutilantis  amore 
Justitiae  reclae,  proch  jam  nimis  orbe  rejeclae. 

45  Huic  demum  cedit,  sub  eo  succumbit,  obedit 
Nobilium  trinas,  quasi  rex  patieodo  ruinas. 
Pacera  rex  inlrat;  princeps  cum  pace  triumphat, 
Justitiae  zona  praecinctus,  et  ipsa  corona 
Non  est  ablala  régi  ^  sed  perpetiiata. 

50  Kex  ut  honoretur,  sceptrura  sibi  non  removetur, 


ANALECTA  LEODIENSIA 


263 


Amplius  ablatum  regimen  sibi  vel  moderalum 
Sustinet;  insigni  fratri  comraissio  regni 
Régis  germano  datur.  ut  cum  peclore  sano 
Suppositis  praesil,  mala  quae  custodia  laesit. 

i5o  Inclile,  dulcis ,  ave!  pie  Carole;  sume  suave 
Carmen  metrorum,  quod  honorum  gesla  tuorurn 
Conlinet  in  parle;  qui  regia  praelia,  Marie 
Arridenle  tibi,  superas  :  Victoria  scribi 
Versificaluris  meruilque  palere  fuluris, 

60  Omnibus  atque  locis  atlolli  carminé  vocis. 
Francia  vix  ploral;  viclorem  régis  honorai; 
Per  mediasque  moras  tua  praelia  pace  décoras 
In  causis  redis  regem  vincendoque  fleclis. 
Claudilur  absque  dolo  diclo  métro  data  solo. 

65  Gaudia  festiva  libi  nobililatis  oliva , 

Carole,  debenlur,  quoniam  tua  gesla  merenlur. 
Cur  non  gauderes?  es  nam  successor  et  haeres 
Omnibus  in  rébus,  quas  islis,  credo,  diebus 
Possidel  antiquus  genilor  tuus,  allus  amicus 

70  Religiosorum  ,  proraolor  spes  et  eorum , 
Ecclesiae  fautor,  proteclor  pacis  et  auctor. 
Praeposila  laude  Chrisli ,  pie  Carole,  gaude 
De  lanto  palreque  sua  de  conjuge  maire 
Aile  dotala  genitoreque  rege  creata; 

75  Quos  genus  exaltai,  quorum  super  omnia  sallai 
Climala  raajestas  et  dapsililatis  honestas. 
Munere  qui  Chrisli  victor  de  rege  fuisti 
Francorum  ,  quare  le  princeps  cogor  a  mare  ! 
Sura  licet  abjeclus ,  lecum  sum  peclore  reclus 

80  Ac  cunclis  illis ,  qui  sunt  de  stirpe,  capillis. 
Ergo  mihi  parce,  qui  lanla  sistis  in  arce. 
Et  memor  esto  mei  melrislae  Barlholomaei  ; 
Atque  tui  vernae,  rogo,  non  munuscula  sperne. 


264 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


II 


.  Incipit prologus  de  yestis  patriae  Leodtensïs  deque  praeliis  etguerris  contra 
iUustrïssïmum  ducem  Burgondie  et  unigeiiitum  sutim  Carolum,  comité  n  de 
Tsarloys.  Nec  non  de  diffèrentiis  nobilissimi  Ludovici  d^i  Borbon ,  electi 
Leodiensis  co7ifirmati,  contra  eamdem  suam  patriam  habitis.  In  quibus  om- 
nibus patriapraedicta  succubuit.  Pro quorum  introductionepraenarrnbitur 
de  antiqua  valitudine  et  excellentia  dudiim  vrbà  Tongrensis,  quondam  ma- 
tris  patriae  predictae ,  et  de  ej'iis  destitutione ,  atque  post  ejus  destitutionem 
de  exaltatione  urbis  Trajectensis  propter  residentia?n  sancti  Serintii  et 
suorum  successonim  praesuhim.  Post  quoque  martyrium  sancti  Lamberti. 
de  erectione  fundationeque  et  dignitate  civitatis  Leodiensis.  Quibus  braviter 
praenarratis ,  de  mirabilibus  gestis  ipsius  patriae. 


Tongris  parva  salis  licet  est  nunc  Dobîlilalis 
85  Mansio  ,  sine  mora  fuit  olim  gemma  décora 
Urbibus  Europae.  Brachio  lune  forlis  utroquc , 
Rege  regebalur  Tongro ,  quo  sic  vocilalur 
Tongris ,  ut  uncla  bene  mater  teliuris  araore , 
Provida,  fecunda  nimis  oceani  maris  unda 
90  Illic  conFluxit,  quae  rerum  commoda  duxit 
Navibus,  ex  quarum  vecturis  diviliarum 
Copia  splendebat ,  quibus  occiduana  vigebat 
Tellus  pinguescens ,  auri  paiiore  nitescens. 
Francorum  castris ,  ut  lux  solaris  in  aslris. 
95  Praefuit,  illustrans  loca  proxima,  praelia  fruslranj». 
Est  sua  trojana  genitrix ,  sub  lege  prophana , 
Moenibus  extenta  pulchris,  soror  urbs  opulenta 
Urbis  Romanae ,  cuUurae  dedita  vanae  , 
Ignolo  Christo  sub  cardine  celsior  isto. 
100  Caesar  romanus  huic  prefuit  Oclavianus. 

Sed  postquam  passus  fuerat  Christus  cruce  lassus. 
Morte  resurrexit,  Pelrus  quo  tempore  rexil, 
Summus  apostolicus  antistes  in  ordine  primus , 
Orbis  primatum  :  statuebat  in  arce  beatuiu 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


265 


105  Tongris  Malernum ,  rilum  tollendo  velernum  ^ 
Qui  pastoralis  sedis  seu  ponlificalis 
Curam  gessit  ibi  ;  qui  praesul  in  ordine  scribi 
Censetur  primus;  a  quo  coeleslia  scimus; 
Per  quem  conversa  Tongris  baptismale  mersa 

110  Romanae  sedis  fit  credula  filia,  foedis 
Aclibus  exula  ,  lenebrarum  pesle  solula , 
Splenduil  ut  luna ,  praelucida  lux  fuit  una  , 
Cujus  splendore  fulgebal  et  ejus  honore 
Tellus  vicina.  Quo  fluxit  abinde  pruina 

115  Anliquae  legis,  vanuerunt  ydola  régis, 

Ammodo  Tongrorum  ceciderunt  templa  deorum. 
Unus  adoralus  est,  quo  polus  ipse  crealus, 
Inde  suis  annis.  quamvis  vexala  lirannis  , 
Tongris  adorabat  et  Chrisli  nomen  amabat. 

liO  Post  successerunt ,  qui  successive  fuerunt 
Ponlifices  sancti,  famulanles  cuncta  Creanti. 
Qui  fidei  ponlem  facientes,  undique  fontem 
Baptismi  sacri  statuerunt  ;  et  simulacri 
Vanas  culluras  cassahdo  suasque  figuras , 

125  Semina  spargentes,  signorum  luce  nitentes. 
Ut  pula  Navilus  verbo  vitae  redimilus. 
Huic  Marcellus  erat  ternus  ,  qui  sede  sedebat. 
Melropolus  quarlus  successit,  in  aclibus  artus. 
Quintus  divinus  vir  quos  sequitur  Severinus. 

130  Floruit  in  sacro  sextus  Florentins  agro. 
Septimus  a  Marte  Martinus,  demonis  arte 
Vicia,  vincebat  hostes.  Vim  martis  agebat 
Maximus  in  plèbe.  Post  Maximius  in  aede 
Sacra  fulgebal,  octavus  sacra  docebat. 

135  Valentinus  onus  sumpsit,  Tongrenseque  nonus 
Praesul  ibi  sumptus  celesti  pectine  complus. 


ï  Incerlam  et  vulgarem  episcoporum  ïun- 
grensium  chronologiam  auclor  sequilur.  Cfr. 
Ghesquière  ,  lixegesis  hittorico-critica  de  S.  Ma- 


terno ,  episcupo  Coloniae  Agrippincte.  {Act.  SS. 
Belgii ,  tom  I ,  p.  77) ,  et  Butler ,  Fies  des  Saints, 
tom.  XIII ,  p.  31t$,  édit.  de  Louvain,  1851. 

34 


1 


266  ANALECTA  LEODIENSIA. 

Hinc  deciraus  praesul ,  qui  Tongris  venit  ul  exul 

Chrisli  cojrnalus,  Servalius  *  undique  gralus, 

Missus  ab  externa  patria  per  jussa  superoa , 
140  Angelico  ductu  venit  ibi ,  non  sine  fniclu, 

Semina  spargendo ,  serpenlum  colla  terendo. 

Contra  quem  turbae  popularis  clamor  in  urbe 

Tandem  surrexit  ;  obicil  sibi ,  quod  maie  rexit 

Jura  suae  terrae.  Mox  obprobriosa  referre 
145  Hostis  ut  antiquus  suggessit.  Cepit  iniquus 

Seu  malus  interpres  populus  ,  qui  tune  ruit  in  1res 

Partes ,  divisas  sectas  a  nemine  visas 

Proch  ibi  fecerunt.  Quibus  hune  aliqui  repulerunt 

Advena!  clamantes,  ad  eumque  suum  reprobantes 
150  Sanctum  pastorem  nisi  qui  quaesivit  amorem. 

Exiit  anlisles,  quae  boni  sunt  undique  tristes. 

Plaga  nimis  flenda,  res  accidit  atque  dolenda 

Irae  divinae  jussu  percussa  ruinae 

Iclu  decrevit  Tongris.  Sedes  abolevit 
155  Pontificalis,  ibi  modo  non  decet  omnia  scribi. 

Trajecti  sedes  translataque  praesulis  aedes 

Extitit  ex  causa  predicta.  Gloria  clausa 

Aulica  cessa  vit  Tongrorum.  Magnificavit 

Trajectum  tanti  patris  residentia  sancti , 
160  Hospitis  externi  de  régis  slirpe  superni. 

Unde  vigorosus  locus  emicuit  speciosus , 

Moenibus  et  mûris,  non  hosle  puto  ruituris. 

Ipso  defuncto,  quae  polis  cura  carminé  juncto, 

Pontifices  muiti  ,  divino  munere  fulti , 
165  Succedunlque ,  vigentnec  sacro  dogmate  frigent. 

Successore  bono  post  quos  vigintique  nono 

Martire  Lamberto  sedem  moriente,  reverto 

Ad  loca  dilecta  Christo ,  nisi  nubeque  tecta , 

Florida ,  montosa ,  vallosa ,  nimis  nemorosa 

*  De  S.  Servatio,  primoTuDgrorumepiscopo,      tis  Dotitiam  detli  in  nova  editione  Aibani  Buller, 
exBol!andinianis»ociitetGhe$quieroainplam$a-      tom.  XIII,  p.  10—35. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

170  Inter  quae  Mosa  defluxit  adhuc  fluviosa. 
Non  procul  ex  illa  sila  Legia  nomine  villa 
Atque  capella  quidem ,  quam  Lambertus  prius  idem 
Inclitus  elegit,  in  qua  libaminis  egit 
Misterium  sacri.  Post  ense  tirannidis  acri 

175  Extitit  occisus,  quo  martir  inethere  visus 
Martirio.  Cujus  Iranslalio  contigit  hujus 
Sedis,  ad  haec  dicla  loca,  morte  sua  benedicla. 
Causam  si  quaeris  necis  hujus ,  amor  mulieris 
Cum  qua  peccavit  ut  aduller  Dodo ,  necavit 

180  Sancta  minislrantem ,  scelus  hoc  sibi  vituperanlem. 
Qua  nece  Dodo  furit,  eteum  baratri  rogus  urit. 
Legia  praefata  fuit  bac  nece  sanctificata  , 
Quam  Deus  insignit  ;  matrem  sic  filia  gignit. 
Tongris  erat  dudum  mater,  nunc  filia  ludum 

185  Amisit  dandi.  Sibi  tenta  lege  rogandi 
Mater  decrevit.  In  matrem  filia  crevit, 
Quae  prius  ancilla  ,  dominans  jam  Legia  villa , 
Urbes  ne  lurbem  lapsas,  sic  crevit  in  urbem. 
Nam  pius  Huberlus  successor,  odore  refertus 

190  Virtutis  mullae,  Lamberli  dogmate  cultae, 
Ecclesias  fundans ,  opulenlis  rébus  abundans , 
Quas  bene  dolavit ,  ibi  clerum  multiplicavit  ; 
Praedia  multa  dédit ,  successu  lemporis  edit 
Altos  rupe  lares  et  vicos  versiculares  ; 

195  Aulas  claustrales  fovit,  monachos  moniales 
Dante  pio  Christo.  Sic  Legia  cepit  ab  isto 
Pâtre  pio  sancto  fulciri  munere  tanto. 
Per  successiva  sic  tempora  ,  sicut  oliva  , 
Viribus  ampla,  salis  extenditur,  amplificatis 

200  Splendida  slrucluris,  viget  in  qua  practica  juris. 
Legia  pulcra  ,  ferox ,  in  bellis  strenua  ,  velox , 
Hastibus  ipsa  teri  nequit ,  obsidioneque  queri 
A  prece  praeventa  Lamberti .  Bella  cruenla 
Multociens  gessit ,  et  raro  vicia  recessit  : 


267 


268 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


â69 


i05  Cum  calida  testa  ,  sua  res  semper  manifesta. 

Laus  ibi  divina  ,  bona  fercula ,  dulcia  vioa  , 

Cum  lignis  huila;  fervet  devola  cuculla  , 

Copia  multarum  rerum  per  flumen  aquarum. 

Nugarura  velis  proch!  nunc  seducta  fidelis 
210  Ipsa  cilo  credeus  interno  se  duce  laedens 

Luminibus  telris  propriis  est  laesaque  peiris, 

Ducta  vel  a  dampnis  posilis  ut  in  arce  columpnis. 

Qui  per  deserlum  spinarum  vepre  refertum 

Deduxere  piam  plebem ,  quae  per  melodiam 
215  Ipsorum  vocis  fossis  est  lapsa  veprosis. 

Badenses  sectas  de  scripto  jure  rejeclas 

Introduxerunt.  Quo  Borbones  doluerunt 

Née  non  neutralcs  quoque  jusliciae  spéciales 

Pacis  amalores  ,  ay  !  sustinuere  dolores. 

///.   Traclatm  compendiosus  in  stilo  metrtco  de  lamentnbilibusffcstift  plogisque 

et  guef^ts  venerabilis  patriae  Leodiensis. 

220  Condoleo,'terrae  Leodinae  turbo  guerrae 

Me  proch!  turbatibi.Quod  ob  hanc  egocuncla  leliqur. 

Et  quia  post  Christum  ,  qui  mundum  condidit  istum  , 

Patrera  terrenum  colo  nobilitale  serenum , 

Quem  jus  divinum  slatuit  dominum  Leodinum , 
tï^  Ut  pula  magniBcum  ducis  egregii  Ludovicum 

De  Bourbon  prolem,  portans  sub  pectore  molem. 

Rébus  et  exutus  ut  sim  de  turbine  tutus, 

Exul  ut  ergo  sequor,  et  abhorreo  turbinis  aequor, 

Quod  fluit  ex  vena  livoris  sulphure  plena. 
230  Proch  !  domino  secta  contraria  demone  vecla 

Nascitur  ex  iila  veteri  fumante  favilla. 

Appositis  lignis  corruptis  flammeus  ignis 

Incendit  totum.  Dominum  de  sede  remotum 

Absque  bona  causa  Leodina  tenet  nimis  ausa 
Î35  Plebs ,  breviter  factaque  latenti  murmure  tacta 


Baden  inlrudit ,  alieno  principe  ludit. 

iMarchus  Badensis  popularis  viribus  ensis 

Occupât,  obscurat  regimen,  servareque  jurât 

Facla  Leodinae  patriae ,  sine  clade  ruinae. 
240  Induit  errorem  ,  generis  nigrando  décorera  , 

Quo  fuerat  natus  et  magnus  in  orbe  notatus , 

Sicul  propago  vitis  ;  nam  stirpis  ymago 

Ipsius  exteusa  fuit,  ejus  et  undique  mensa 

Dapsilis  ' ,  in  Rhenoque  situ  splendebat  amoeno. 
245  Nescio  quo  flatu  vel  quo  fuit  ipse  meatu 

Ductus  ad  hoc  culmen ,  durans  ut  ab  aère  fulmen 

Baden  honoralur.  De  plebe  sua  reprobatur 

Borbon,  sede  carens,  praeceiso  stemmate  clarens, 

Versibus  hiis  binis  data  sit  quo  gloria  trinis. 

IV.  Sequitur  de  turbatione  inpatriis  istts  et  aliis ,  quae,  causatur  ex  conjunc- 
tione  Saturni  et  lovts,  qui  suntplanetae  contrariai  sibi  invicem  cum  Marte 
favente  Saturno  in  malicia.  Quae  conjunctio  fuit  anno  LXIIII.  Cujus 
operatioties  durare  ad  aliquos  annos  aUronomi  dicunt.  Et  de  expuhione 
domini  et  persecutionejuris  sui. 

250  Permittente  Deo ,  legitur  prout  in  Ptolomaeo , 

Praesens  causatur  tribulatio  ,  quae  dominatur 

Sydere  Saturno.  Vincenle  Jovem  suo  turno 

In  proprioque  lare  ;  puto  per  quos  significare , 

Quod  Saturnina  dominatio  jura  Jovina 
255  Turbat  etobfuscat ,  prope  Lunam  Marsque  coruscat. 

Turbida  coelorum  solel  haec  conjunctio  quorum 

Per  pacis  terras  cum  Marte  creare  guerras , 

Nec  non  majores  turbare  per  inferiores. 

Est  qua  contactus  populus ,  sine  lumine  faclus 
260  Ambulat  in  tenebris  ;  expellitur  ergo  celebris 

Inclitus  electus  patiendi  casside  tectus, 

'  1.  e.  magnifîcus  ,  lautus ,  sumptuosus.  Voi  iila  apuJ  Plautum  et  Columellam  legitur. 


â70 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


271 


Fortis  in  adversis,  oculis  in  flumine  raersis 
Christi  plagarum.  Memorem  se  reddit  earum. 
Stat  consolatus ,  patiens  ,  patiendo  probatus , 

265  Alque  brabanlino  duce  fultus  ;  et  a  beluino 
Protinus  absentât  se  turbine,  cara  fréquentât 
Atria  Trajecti ,  rationis  lumine  recli 
In  pacisque  locis  fugiens  clamoris  atrocis 
Dogmate  non  cultum  degit  vitando  turaultum. 

270  Juris  solamen  sibi  postulat,  atque  juvamen 
Régis  coelestis ,  et  justi  cognita  testis. 
Cautio  jure  datur ,  ut  nil  nisi  juris  agatur, 
Quo  lis  decidi  possit ,  quo  culpa  relidi* 
Sic  populi  duri  commissa  rebellio  juri 

275  Judicii  more  servato  pendet  in  ore 

Pontificis  summi.  Quem  non  corruptio  nummi 
Ut  cupidum  frangit;  quinjuri  consona  tangit. 
Haec  postquam  rixa  sit  juris  in  ordine  fixa , 
Causis  auditis ,  multis  hiuc  inde  petitis , 

280  Juris  dulcore  potius  quam  papa  rigore 
Conatur  clare  partes  bas  pacificare, 
Mittens  inde  modum ,  quo  possint  solvere  nodum 
Jam  dictae  litis,  et  pacis  foedera  mitis 
Condere ,  de  totis  rancoribus  inde  remotis. 

285  Plebs ,  non  obstante  promisso  ,  quod  dédit  aute 
Juris  in  effectu ,  papali  condita  textu 
Implicat  et  claudit ,  conceptaque  pacis  obaudit. 
Plebs  ratione  caret ,  ablatis  sensibus  aret , 
Dicens  :  «  Badensis  noster  sit  tutor  et  ensis  !  » 

290  Tali  spe  vana  complectitur  acla  prophana , 
Stans  interdicta ,  juris  dictamine  yicta. 


É 


V.  Qifomodo  plebs  obcoecata  pulcrtiudine  verborum,  contemptis  consiliis  clert 
nobilUatisqmplurirnorum,  adhaerebat  praefato  domino  BadeJisi  etùim  ctr- 
cumvento,  etc.,  ëcribeiulo  similitudines  tendentes  ad  varia. 

Multa  sub  obscuro  loquor,  et  mea  verba  figuro. 
Secla  nimis  dira ,  quam  coelica  sustinet  ira , 
Me  facit  insompnem,  mundum  difiFusa  per  omnem. 
295  Turbat  et  obfuscat  lumen  ;  vix  luna  coruscat. 

Procb  !  ferasilvestris  régit  et  jubet ,  absque  fenestris 
Luminis  interni  ;  quam  fumus  fuscat  Averni. 

Turbat  hyemps  florem,  nox  lucem,  larva  decorem, 

Ariditas  rorem ,  mors  vilam,  corvus  olorem, 
300  Tristities  risum ,  labor  otia ,  Slix  paradisum  , 

Noctua  pavonem,  lupus  agnum,  scurro  Cathonem. 

Marcum  Baden  amat  grex  improbus ,  improba  clamât 

Vox  contra  justum,  reprobantem  foedus  onustum. 

Cum  Marco  pactum  maledicto  sulphure  tactum 
305  Condit  praesumptas  sectas  temerala  voluntas  ; 

Sectas  complexus  mulierum  cantica  sexus 

Cantat  amoris  ei  :  «  Marco  pulcre  speciei 

Viscera  corrupta  nec  habet  Borbonica  nupta.  » 

Heu  !  clerus  plorat ,  compulsus  Baden  honorât. 
310  Nobilitas  cedit,  preceptis  plebis  obedit; 

Ac  quaedam  nutat,  simulât,  tremit  et  loca  mutât ^ 

Quaedam  laetatur,  credens,  quod  abinde  beatur. 

Luctu  Borbonum  laelantur  corda  Badonum  ; 

Nullaque  doctrina  neque  consilii  medicina 
315  Profuit,  ymmo  gerunt  mala  pectora ,  jurgia  querunt 

Gaudia  Borbonum  sunt  et  lamenta  Badonum  ; 

Ipsos  Borbones  spernunt  audire  Badones.  ^ 

Dicunt  Borbones  componere  traditiones, 

Qui  decus  usurpant  tentores  officiorum 
320  Intrant,  deturpant,  cistasque  doraos  aliquorum, 

Utputa  Borbonum ,  quos  dicunt  arma  leonum 


27i  ANALECTA  LEODIENSIA. 

Ferre  sua  mente ,  Burgondos  esse  frequenti 

Appellant  risu.  Dislorlo  cernere  visu 

Non  labor  est  ipsis ,  quos  fuscat  talis  eclipsis. 

325  Se  nimis  extollunt ,  Borboniim  res  bona  tollunl- 
Que,  quas  exponi  faciunt  ibi  venditioni. 
Rébus  pinguescunt  aiienis  ;  ora  madescunt 
Illorum  vinis,  minime  parcendo  rapinis. 
Seclae  tempestas  lalis  modi  vexât  bonestas 

330  Borbonum  mentes ,  domino  tutore  carentes. 
Nobilis  est  tristis  Marcus ,  quod  venit  in  istis 
Hebus  inauditis  ac  peste  furoreque  litis. 


VI.  Sequitur  de  confoederatione  facta  cum  rege  Frmiciae ,  deqvc  dij^ntione 
diœis  Biiryondiae ,  Brabantiae ,  etc.,  et  Carolifiliisuiprtncijns  ,etde  recessu 
marchionis  Badensis  cum  fratre  suo. 

Francorum  régi,  Badensi  subdita  legi 

Plebs  se  submiltit.  Rex  florida  verba  remittit 
335  Foederis  aiterni  sub  amoris  lege  veterni. 

Aestimat  adjuncta  plebs  régi  sternere  cuncta 

Arma  brabantina  ,  loca  debellare  marina. 

Dux  senio  lassus,  thesauri  pondère  crassus, 

Lumina  praemunit  sua ,  sed  mala  non  cito  punit. 
340  Protelando  moras  exspectat  temporis  horas , 

Quem  genus  exaltât,  cujus  super  omnia  saltat 

Bellica  majestas,  terrae,  maris  ampia  potestas. 

Urbs  Leodina  bona,  régis  confisa  corona, 

Pectus  habens  forte ,  Badensi  fulla  cohorte 
345  Diffidare  ducem.  Super  isto  climate  lucem 

Esse  brabantino  scio  quem  simul  atque  tnarino 

Insipiens  gaudet.  Post  hoc  attemptat  et  audet 

Per  duras  calies  Lymborch  invadere  valles, 

Aedes  comburens ,  rapidis  livoribus  urens , 
350  Darapna  ferensque  nefanda  gerens ,  nisi  commoda  quaerens 

Et  residens  cedit ,  ibi  plebs  spoliata  recedit. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


273 


Vix  ibi  nonnulli  retinent  sibi  grana  citrulli. 
Splendida  carpenta  sunt  fracta  manu  violenta. 
Frivola  causa  datur,  qua  tellus  haec  violatur, 

355  Terras  fecundans  vicinas,  semper  habundans, 
Fertilis  arbustis,  granis  et  rébus  onustis. 
Credo  quod  inferna  lurbantur  et  ira  superna 
Depopulatores  simul  armorumque  tumores, 
Non  similis  quarum  pluvia  percussit  aquarum , 

360  llmquam  stillabat  gurges ,  qui  sic  madidabat. 
Marcus  ab  horrore  pinviae  lassusque  furore 
Depopulalorum  vel  moribus  iudomitorum  , 
Non  plus  vastare  jubet ,  ad  proprium  remeare. 
Quod  fieri  spernit ,  quamvis  ibi  taedia  cernit 

365  Maxima  pars  plebis  Leodinae  :  nubeque  glebis 
Tentas  connectit:  sua  corpora  pulvere  flectit. 
Castrum  Falconis  acie  putat  obsidionis 
Expugnare  quidem.  Sed  tergo  se  locat  idem 
Marcus  cum  fratre,  stragis  terroribus  atrae 

370  Intus  perplexus,  studuit  disrumpere  nexus 
Juratae  fidei,  fugiens  sine  luce  diei. 
Dimissa  turba  populi ,  clam  noctis  in  umbra 
Abcedit  Marcus  de  Baden.  Sic  suus  arcus 
Bumpitur  ad  dorsum,  dilapsus  ab  hoste  deorsura. 

375  Unde  dolens  plangit  plebs;  vox  bombartica  clangit, 
Hostilis  partis  mittentis  fulgura  Martis , 
Quae  latet  in  Castro  Falconis.  Nuda  sub  astro 
Plebs  Leodina  nimis  jacuit ,  delusaque  nimis 
Fraudis  Badensis,  cujus  sic  nobilis  ensis 

380  Non  plus  splendescit,  quasi  sicut  cera  liquescit. 
Vulgus  ait  triste  :  «  Nos  tradidit  impius  iste 
»   Proditor  externus ,  quem  nobis  misit  Avernus. 
»  Nobis  se  finxit  prius ,  et  jam  scandula  pinxit , 
»  Tam  sibi  quam  terrae  laceretur  acumine  serrae.  w 

385  Deserit  inde  ferox  exercitus  obsidionem. 
Fit  reditu  velox,  metuit  quia  traditionem. 


35 


27'*  ANALECTA  LEODIENSIA. 

Pluribus  hac  sorde  nascuntur  gaudia  corde , 

Quae  licet  occultant,  tamen  intus  abinde  résultant, 

Et  convertuntur  muiti ,  qui  multa  loquuntur 
390  De  tali  fraude.  Dicunt  :  «  Borbon  bone,  plaude, 

»  Nobilis  electe  !  »  Badensis  nubila  seclae 

Omnibus  infesta  Borbonibus  atque  molesta 

More  nivis  fluxit;  Borbonum  Stella  reluxit. 

MarChlo  VlLesCIt  Baden ,  qUIa  noCte  reCessIt. 
395  Queratur  métro  prescriplo  jam  data  rétro. 

VIL  Capituîum  de  uUioneper  bellum  et  mcendium  facta  in  terrin  Leodinù 
per  iilustrùsïmum  duce?n  fdiumque  suum  comitem  de  Charloys  et  suos  av 
migeros,  pro  eo  quod  patria  Leodiensis  in  favorem  régis  Franciae  terras  de 
Daelhem  incendit. 


Leçia,  quae  quondam  terram ,  rupem,  nemus,  undam 

Et  sua  contenta  movit  per  bella  cruenta , 

Armis  vestita  causa  ratione  polita, 

Quae  non  peccavit,  terram  quia  dampnificavil 

Cum  furiae  more ,  Francorum  régis  amore 

Flamma  brabantina  Leodina  foramina  trina 

Acriter  incendit,  ita  quod  ad  viscera  tendit. 

Mars  venil  ad  rura;  pereunt  ibi  fortia  crura 

Alterius  bellis ,  telorum  fracla  flagellis. 

405  Innocuus  sanguis  luit  id,  quod  laeserat  anguis; 
Borbonesque  magis  ponuntur  acumine  stragis , 
Tamquam  Burgondi  primi  vel  morte  secundi, 
Tamquam  suspecti  de  Baden  sorte  rejecti. 
Cumque  tubae  clangor  resonat,  cerlaminis  augor 

410  Mentes  Badenses  et  eorum  percutit  enses. 

Sunt  minus  audaces,  quos  novimus  esse  loquaces, 
Utputa  Badones,  verbo,  non  mente  leones. 
Hosticus  armorum  fragor  iutrat  corda  malorum 
Qui  prius  absente  duce  belli  voce  fréquente 

415  Dicebant ,  fortes  fore  se  quascUmque  cohortes 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


275 


Ad  depellendas  patriae  finesque  tuendas. 
Undique  sunt  dampna;  frangunlur  et  hostica  scampna 
Percutitur  fortis  animus  formidine  mortis , 
Carnifices  magni  fugiunt,  traduntur  etagni. 
420  Dampna  Brabantini,  majora  puto  Leodini 

Corporis  et  rerum  paliuntur;  ubique  severum 
Aestum  flammarum,  nonnullos  flumen  aquarum 
Absorbet  vivos,  de  fronte  sua  fugitivos. 
Utraque  pars  laesa ,  recidivo  vulnere  caesa , 
425  Una  ruil  mersa ,  ruit  altéra  pulvere  spersa. 

Plagaque  longaeva,  fax,  funera ,  praelia  saeva, 
Agricultura  sine  semine  ,  dampnaque  plura 
Corpora  castigant  animosa,  vel  arma  fatigant; 
Quod  veniam  poscunt,  se  deliquisseque  noscunt. 
430  Ergo  duci  cari  Muers ,  Horn  comités  operari 

Non  dedignantur  apud  illum  ;  quemque  precantur, 
Ut  delere  faces  jubeat,  cessare  rapaces. 
Nam  ratio  fusca  prius  incipitesse  corusca, 
Qua  plebs  instructa,  recto  spiramine  ducta, 
435  Phebo  Borbonis  lumen  capit  agnitionis, 

Se  circumventam  fore  sentit  funeque  tentam 
Badensis  fraudis  ,  de  regeque  cantica  laudis 
Partim  suspendit,  sapientis  ad  ubera  tendit. 
Praebct  obedire  ralioni ,  foedus  inire 
440  Pacis,  et  emendam  dare  cum  pietate  fiendam. 
Nobilis,  ingentis  ducis,  alli,  multipotentis 
Atque  sui  nati  de  Charloys  nobilitati 
Offert  eleclum  dominum  placare  rejectum , 
Omnia  complere  rationi  consona  verae. 
445  V'erbis  mansuescit,  solito  clamore  quiescit; 

Ecclesiam  malrem  venerari  vult  quoque  patrem 
Pontificem  summum  :  pro  culpis  vult  dare  nummum , 
Dulcor  ut  aptelur  veniae ,  parère  movelur 
Sedi  romanae ,  vitae  sine  labe  prophanae. 
450  Ecclesiae  gressum  vitans  vult  solvere  cessum; 


276 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


277 


Amplius  electo  decus  omne  rependere  recto, 

Quod  fuit  ablalum  ;  purgare  locum  violatum. 

Namque  prophanavit  priiis,  interdicta  locayie 

Ossa  sepulturis  sua  mortua,  jussaque  juris 
4i55  Sprevit;  obaudivit  papam  ;  libamen  adivit 

Ecclesiae  sacrum  ,  potius  coluil  simulacrum. 

Censurae  huilas  reputavit  nain  fore  nullas , 

In  patria  fictas,  ficto  dictamine  pictas. 

Presbiteros  quc'ire  timidos  fecit  celebrare 
460  Non  januis  clausis.  Ex  hiis  presumptio  causis 

Orta  prophanandi  fuit  et  missas  célébra ndi  ; 

Hiis  quia  lucescunt  contraria  ,  falsa  liquescunl 

Prefatique  viri  comités  bonitale  saphiri , 

Cum  quibus  addunlur  alii,  qui  vera  loquuntur, 
,    465  De  patria  sumpti  pro  pacis  semine  prompti. 

Salvis  obtenlis  conduclibus  altipotentis , 

Mox  ducis  implorant  veniam^  pro  pace  laborant  ; 

Praebent  emendas  sine  perditione  ferendas 

Corporis  aut  membri.  Res  accidit  ista  Decembri 
470  Anno  quo  scripsi  semel  M.CCCC  quatuor,  ipsi 

Prolinus  ascribo  sex  X  cum  quinque  redibo 

Addescribendum,  quid  in  hiis  sequebatur  agendum. 

VIII.  Sequiiur  capittdum  cmtinens  iractaium  pacis  inter  illuitrùmnmn  du- 
cemBiirgmdiae,  Brabantiae,  etc.,  nec  non  nohilùsimum  unigenitum  fûmm 
suum  Carolum,  comitemde  Charloys,  ex  una,  et  deputatus patriae  Leodien- 
sis,  partibus  ex  alia  stantibus,  et  concessis  desuper  treugis. 

O  bona  mens ,  euge  !  concedunlur  quia  treugae. 
A  face  cessatur,  bona  pax  ut  concipiatur 
475  Cum  duce  praefatoque  suo  cum  principe  nato 
De  Charloys  comité  laudandae  lampade  vitae , 
Quos  genusaugustat,  quos  gratia  dya  venustat , 
Regia  majestas  timet  alta  ducumque  potestas, 
Quos  ta  m  majores  médiocres  iuferiores 


480  Ventre  bono  nali ,  generosa  slirpe  creali , 
Et  mendicanles  collaudanl  magnificantes. 
Inde  viros  gralos,  \irtutum  dote  beatos, 
Legia  conslituit  ;  oneralos  denuo  railtit 
.  Quolibet  ex  oppido  patriae  ;  facli  quibus  ordo 
485  Constat,  sunt  juncti  cum  pacis  amoribus  uncti. 
In  comités  dictos  minime  pietale  relictos 
Majus  onus  jactant,  commissum  cum  duce  tractant 
•  De  patriae  rébus,  ibi  paucis  stando  diebus. 

Tactis  tangendis  excessibus  inde  ferendis  , 
490  Desuper  oblatis  emendis  et  replicatis, 
Insuper  auditis  inibi  discretio  raitis 
Nobilis  alta  ducis  quo  splendida  gratia  lucis 
Interioris  erat,  rationibus  ora  replerat , 
•      Utputa  missorum  qui  verba  tulere  reorum 
495  Ipsius  ex  parte  patriae ,  quae  demonis  arte 

Est  quasi  destructa,  moeroris  in  aequore  ducta. 
Dum  pax  tractatur,  nimis  ardua  res  agitatur 
De  bis  quinque  \iris,  collapsis  in  ducis  iris. 
Velle  sibi  tradi  petit  lios ,  vel  forcipe  radi 
500  Solvendi  nummi.  Leodinae  sunt  quasi  summi 
Ductores  terrae.  Praesentis  causa  guerrae 
Isla,  vel  eclipsis  ut  fertur  ,  prodit  ab  ipsis; 
Dante  creatore ,  qui  nostro  fervet  amore , 
Quo  nos  castigat ,  ut  nos  in  culmine  figat 
505  Alterius  vitae,  meliore  statu  rediujitae. 

Quilibet  ecce  status  plus  vel  luinus  est  tribulatus , 
Causa  peccati  super  omnes  multiplicati. 
Culpa  cessante ,  peccans  erit  a  tribulante 
Clade  sua  liber  ;  cessabit  turbinis  ymber. 

IX.  De  suspensione  pacis  conceptae  usqtie  ad  adventum  ilhintrissimi 

principis  Caroli  de  Francia. 

olO  Ecce  petitorum  magna  gravitate  virorum 


l>78 


51o 


5â0 


5l>5 


530 


540 


545 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Pacis  conceptus  non  est  rauniraen  adeplus. 
Stat  concludendus,  prius  ut  veniat  raetuendus 
Carolus,  illustris  ducis  iinicus.  Hic  sine  fruslis 
Sanguinis  effusi  vel  belli  pulvere  trusi , 
Tempore  victor  eo,  capto  cum  pace  trophaeo 
Régis  Francorura  ,  cum  vullibus  armigerorum 
Applicuil  Thenis  in  millibus  octuagenis. 
Unicus  ipse  patris  baculus  sine  corpore  fratris , 
Cui  pater  innixus  graditur,  fulcimine  fixus  : 
A  genitore  vices  intercipit,  ut  cicatrices 
Vindicet,  in  terra  Leodina  stante  guerra, 
Aul  ibi  concludat  pacem ,  cum  pace  reludat  ; 
Foedus  ibi  pangat  vel  stragis  acumina  tangat. 
Finali  raense,  nitido  praecinclus  in  ense, 
Armis  elucens ,  secum  venit  agmina  ducens 
Candida  vexillis  cum  multis  millibus  illis 
Nobilium  natis  sublimibus  associatis, 
Plenis  Ihesauro  rerum  rutulantibus  auro, 
Qui  de  longinquis  venerunt  atque  propinquis 
Terris  sive  plagis,  fortes  pro  robore  stragis. 
Percutit  armorum  fragor  aëra  fulgur  eorum. 
Sancti  Trudonis  oppidum  cum  fronte  leonis 
Carolus  intravit;  Borbones  laetificavit, 
Adjuncto  secum,  cujus  sit  gratia  mecum, 
Caro  cognato  sublimi  stirpe  creato , 
Borbon  magnifico ,  patriae  domino  Ludovico , 
Quem  nece  prostratum,  quoque  Trajecti  tumJlatuni 
Badensis  pulcro  vox  asserit  esse  sepulcro. 
Quo  viso  gaudent  Borbones  ;  acrius  audent 
nias  atroces  Badenses  rumpere  voces. 
Quem  cum  viderunt  Badenses,  conticuerunt ; 
Alter  in  alterius  projecit  lumina  vultus. 
Cum  clangore  tubae  resonat  ibi  buccina  nube. 
Pectora  Borbonum  laetantur  in  arma  leonum: 
Verbum  ferre  bonum  coguntur,  et  ora  Badonum, 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Qui  prius  ausleri,  cessabant  esse  severi. 
Cum  Trudonenses  viderunt  principis  enses 
Hudibus  exosos  licet  ex  auro  radiosos , 
Se  convertebant ,  et  basia  pulcra  ferebant. 

550  Non  epulis  paulis  princeps  claustratibus  aulis 
Sancti  Trudonis  complexe  more  Cathonis 
Hospes  ut  activus ,  sistens  ut  ab  aequore  rivus 
Funditur,  effundit  :  sic  pacis  foedera  condit. 
Cum  quo  comparent,  qui  sensu  sanguine  clarent. 

555  Consiliura  praeslant,  pacis  dictamen  honestant. 
Ipse  viris  milis ,  princeps  bis  quinque  petitis 
Vi  précis  indulget,  pietatis  viscère  fulget, 
Fit  precibus  summis ,  pacis  conclusio  nummis 
Nomine  solvendis  emendae.  Cumque  tenendis 

560  Poenis  et  pactis  in  publica  scripta  redactis. 
Anguis  ut  anguillis  nocet ,  et  turbamen  in  illis 
Ingeril  ex  more  :  sic  plebis  in  auribus  ore 
Antiquus  serpens,  virus,  zizania  spargens, 
Inficit  banc  pacem,  linguam  tangendo  loquacem. 

565  Sic  pax  concepla  bis  vel  ter ,  propter  inepta 
Murmura  discordis  populi ,  sine  lumine  cordis 
Aures  praebentis  monitis  nocitura  ferentis, 
Proch!  proch!  cancrizat*,  quo  daemon  ad  alta  corizal  *. 
Princeps  lurbalur ,  quod  pax  non  ratificatur. 

570  Ostendit  vultum  ,  ne  vulnus  fiât  inultum , 

Quod  fecit  inflictum  membris  in  carne  relictum 
Nondum  curatum ,  sed  abinde  magis  renovatum. 
Convocat  armatos,  strages  intrare  paratos. 
Arcubus  extensisque  suis  candoribus  ensis, 

575  Curribus  aptatis ,  et  equis  ibi  multiplicalis , 

Armorum  turabis ,  quae  leonibus  atque  columbis 
Nobilibus  sumptis,  aurata  casside  comptis, 
Vestibus  indutis,  bellandi  fultus  acutis 


279 


1  1.  e.  recedit  more  caucrorum  ;  in  pejorem 
cuDililioiieni  vergit. 


2  I.  e.  jubilât. 


280 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Telis,  bombardis,  non  jactu  verbere  tordis., 

580  Emicat  in  planis  campis.  jNon  terror  inanis 
Hosticus  énervât,  sed  eum  constantia  servat. 
Hostibus  objectum  ,  clipei  virtute  refectura. 
(fur{jitat  et  torret  aqua ,  non  tamen  ejus  abhorret 
Hic  tempestatem  ,  nec  et  aeris  asp*»ritateni. 

385  Badenses  postes  terrentiir,  et  urbibus  hostes 
Intus  divisi  rémanent,  firmareque  nisi  [sunt]  * 
Pacis  traclaliim  pro  parte  tamen  variatum. 
Foedus  pacis  amant  quidam,  qiiidamque  réclamant. 
Hinc  vice  pro  trina  ,  reor ,  urbe  bona  Leodina 

o90  Saltem  postremo  satis  apti  pacis  in  hemo  ^ 
Digne  mittuntur:  qui  principis  agrediuntur 
Vultum  démentis,  Leodinae  votaque  mentis 
In  campis  fantur;  patriae  pro  parte  precantur 
Cum  concordatis  prius  emendis ,  variatis 

595  Parliculis  certis,  quasi  suspicione  refertis. 
En  !  quibus  acceptis ,  nonnullis  relro  rejectis 
Punctis,  inde  viris  velut  in  virtute  sapliiris 
Consilio  doctis  ,  probitatis  in  igneque  coctis.^ 
Nobilibus  sumptis,  verbis  hinc  inde  resumptis, 

600  Hic  circumspectus  princeps  rationeque  rectus , 
Et  miserendo  status  Leodini  moliiHcatus , 
Votis  inlendit  Leodinis  :  grata  rependit 
Absque  dolo  verba  ,  quoque  bella  refrénai  acerba. 
Flammis  amotis,  patriae  parcendo  nepotis 

605  Nobilis  electi ,  non  juste  sede  rejecti , 
Ut  sit  tranquilla  pax,  chartae  fixa  sigilla 
Utraque  ponuntur,  quae  raanus  in  nube  feruntur. 
Prae  ceteris  salvo ,  quod  eum',  qui  natus  ab  alvo 
Egregiae  matris  et  clari  sanguine  patris, 

610  Esse  suum  verum  dominum  de  jure  colendum , 
Electum  dictum  ,  nec  in  ipsa  pace  relictum  , 


I   /n  margine  addil  seriLa  ijtte  ,  ted  postea. 


^  Id  est  sermoae  ,  addit  in  margiite  manus  te- 
culi  XFI. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


281 


Plebs  patriae  noscat ,  ab  eo  veniam  sibi  poscat  ; 

•luris  obedire  censuris.  foedus  inire 

Pacis  conetur,  dominumque  suum  veneretur; 
615  Deseratobliquosusus;  exstirpel  iniquos: 

Ex  hortis  tundat  vêpres  ;  ablata  refundal  : 

Princeps  servetur,  superintendensque  vocetur 

In  gravibus  rébus  ejus  tutela  diebus 

Turbine  de  saevo  patriae  protector  in  aevo  ; 
(J20  Et  florenorum  Renensi  cude  bonorum 

Inde  sibi  dentur  duo  millia  perpetuentur. 

Plebs  Leodina  quia  peccavit,  gratia  dia 

.ïam  sibi  succurrat;  eadem  plebs  unde  susurrât, 

Permagnis  parvos  nummorum  solvat  acervos  ; 
625  Nexusdissolvat,  quae  ligas  de  rege  revolvat. 

Plebs.  ne  sis  Irislis  !  pax  pactis  clauditur  istis, 

In  festo  Pauli,  primaevo  nomineSauli. 

Sic  bonitate  Dei  princeps  in  honore  trophaei 

Non  patriam  laedit  :  connexa  pace  recedit. 

A'.  De  humt'h'tate,  (jenuflextoiie  et  ohedientta  patriae  Leodiensis,  exhibitis  illus- 
tr issimo domino duciPhilippo,  etc. ,  super  offensis  illatis  sibi , pracdominante 
quoriimdani  superbia  et  arrogantia. 

030  ()  vitanda  lues!  dampnanda  superbia!  fomes 
Omnis  peccali ,  generis  radix  maculati , 
Voltus  rubigo  confusi .  mortis  origo , 
Nutrix  errorum  ,  genitrix  regina  malorum , 
Quae  cadis  ascendens ,  casus  incommoda  reddens 

635  Rerum  fractura  péris,  erigeris  peritura, 
Laeta  luos  nescis  casus,  ruitura  tumescis, 
Suntque  tuae  fraudes  famulae,  mendacia  neptes; 
Tempore  tu  noslro  mendaci  subdola  rostro, 
Sub  specie  laudis,  modularis  carmina  fraudis. 

640  Egregiam  gentem  Leodina  m  ,  multipotentem , 
Vulneris  ultricem  sine  te,  quondam  genilricem 

36 


28^  ANALECTA  LEODIENSIA. 

Servandae  legis ,  qiiam  frangis  foedere  régis. 
Decipis  exaltans,  secura  de  culmine  sallans, 
Quo  graviore  cadis  casu ,  cum  pondère  slragis 

6-45  Laberis  in  fossa,  yelul  alri  fiineris  ossa  , 

Jus  quia  fermentas,  seclasque  colis  truculenlas, 
Contra  res  justas  patrias  turbaudo  venustas 
Utputa  vicinas.  Rerum  faciendo  ruinas. 
Dux  te  circumdat  Burgondus,  et  ipse  triumphat, 

650  Principe  piaefato  praeeunte  suo  bene  nalo. 
Sub  quo  succumbis  cinus,  circumdata  tumbis 
Pulcriter  armatis  cruce  signatis  animalis, 
Et  ducente  cadit  proch  !  gens  Leodinaque  vadit 
Parte  curvata  veniam  poscendo  locata 

655  In  manibus  nexis  genibus  sub  pulvere  flexis. 
Ipsa  recognoscit  culpas,  veniam  sibi  poscit 
Ex  clero  magnus  numerus  facit  id  velul  agnus. 
Dux  sibi  mitescit,  quia  nobiliute  quiescit. 


XL  Nobilis  princepg  domïnus  Carolus,  cornes  Cadralezii,  fuit  yestor  belU 
contra  Leodienses;  ergo  praeponùur  hic  illmtrissimo  domino  Philippe  duct 
Btirgofidiae y  etc.,  patri  suo. 


Gaude  Burgondi  ducis  alti  florida  proies^ 
660  Occidui  mundi  spes  unica ,  cernere  moles 

Non  contempne  meas,  cornes  inclite,  sume  salutes. 
Rethor  ut  Eneas  non  sum  ;  non  ergo  réfutes 
Carmina  quae  fundo.  Pressuris  plenus  babundo 
Semper  amore  tuae  recolendae  nobilitalis, 
665  Annuo  praecipue  cui  gaudia  prosperitatis. 

Nobilis  o  princeps,  pie,  démens  et  quasi  caelebs, 
Quo  virlus  mira ,  quo  nulla  tyrannidis  ira 
Eminet,  apparet,  quo  Christi  gratia  claret. 
Clarus  uempe  pater  Philippus  et  inclita  mater 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

670  Te  genuere  pium  ,  quorum  genus  aestirao  divum , 
Orbe  reservatum  per  Christum  perpetuatum, 
Protegat  ul  pressos ,  relevet  quoque  turbine  fessos , 
EflFraenes  fraenet,  obscuraque  jura  serenet , 
Disjunctos  jungat,  laesosque  liquore  perungat, 

675  Confractos  nectat,  hostilia  cornua  flectat. 

Quo  salve,  gaude ,  vas  mellis,  vas  sine  fraude  ! 
Quisque  probus  dicit ,  quod  le  clementia  vieil. 
Mel  pro  felledabas,  pacem  firmare  pulabas, 
Multa  quietare ,  mala  pectora  reclificare , 

680  Sectis  Badonum  dare  lumen  cognilionum. 

Omnibus  luis  gestis  proch  !  nascilur  horrida  peslis. 
Terris  inde  bonis  Leodinis  dente  Pharonis 
.lîm  nimis  infectis  baratri  caligine  lectis , 
Quae  pestis  rodit ,  de  sorte  Dei  genus  odil , 

685  Oscitat  et  mordet ,  quae  plus  spulamine  sordel  ; 
De  Borbon  claram  sobolem  contempnit,  et  araQi 
Divini  cullus.  Qui  proch!  jacel  ergo  sepultus. 
ira  rapax  ul  livor  edax ,  ut  bestia  mordax, 
Raro  Iranquilla ,  puto  nulla  nocivior  illa 

690  Sanguinei  mundas  vitio  nam  fluminis  undas 
De  propriis  gaudet  fieri.  Quae  non  lamen  audel 
Hostibus  obstare  vel  stragis  acumine  stare. 
nia  furil,  mugit,  colubrina  voceque  rugit 
In  patriae  flores ,  in  pacis  composilores , 

695  In  proceresque  bonos,  in  praesulis  oscula  pronos, 
Lilis  in  osores  nocuos  renovando  lumores 
Comburendo  domos  rébus,  vacuandoque  promos, 
Confiscando  lares ,  rapiens  res  parliculares  , 
Utputa  Borbonum.  Ditatur  secla  Badonum, 
700  Dicens  Borbones  componere  tradiliones , 
Esseque  Burgondos  in  tradilione  secundos, 
El  crucis  Andreae  gerulos  de  sorte  Judeae 
Nos  inopes  facti ,  juris  ratione  coacli , 
Cladibus  oppressi ,  longo  lurbamine  fessi , 


283 


2U 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


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705  A  quibus  insompnes  sumus.  ergo  cogimur  omiies 
Principibus  cunclis  oleo  baptismatis  unclis 
Pecloris  beu  !  lela  nostri  uudare,  querela 
Magna  sive  gravique  precum  cuiii  voce  siiavi. 
O  princeps  mitis,  quia  facla  nocentia  scilis, 

710  Noslris  intende  lamenlis;  prompta  repende 
Prolinus  auxilia.  Praestabil  opem  libi  dya 
Gratia  ;  \ictor  eris  super  bosles ,  qua  gradieris. 
Luna  suura  lumen  capit  ut  de  lumine  solis, 
Pâtre  suuni  numen  sic  nobilis  actio  prolis. 

715  Ergo  tuus  carus  pater  est  dux  undique  clams 
Nune  implorandus,  laudum  dulcore  rogandus. 

XII.  Salutatio  reconmietu/atorm  cum  supplicatione  ad  illuhrt'ssimitm 

duceni  Burgondie, 

Nobilis  antiquae  dux,  flexor  gentis  iniquae, 

Quera  decet  exlolli ,  post  alta  cacumina  colli 

Cesareae  lucis ,  sunt  namque  regia  ducis 
720  Festa  luae  vitae.  Régis  et  tua  praelia  rite 

Ex  justis  causis  cum  consilii  quoque  pausis. 

Non  calidis  testis  formis  utendo  modeslis. 

Non  oppressivis  rationis  lumine  \ivis 

Ergo  reservaris  a  Christo ,  quo  dominaris 
7â5  Claris  Burgondis  palriis  primisque  secundis , 

Atque  Brabantinis ,  Flandrinis  inde  marinis , 

Cura  titulis  quarum  nectuntur  adhuc  patriaruiii 

Nomina  quamplura,  quarum  tibi  subdila  jura  '. 

Lilia  florente  te  florent  multipotente. 
730  O  metuende  senex ,  aequitatis  quo  residet  lex , 

Justitiae  cultor,  illati  vulneris  ultor, 

Ensis  vibrator,  oppressorum  relevator, 

Corripe  praesentes  colubrinos  nos  ferientes 

*  Additur  in  MS.  sunt. 


Turbinis  auctores,  reor  aspide  détériores. 
7-'«o  Parce  bonis  ;  non  cède  malis  ;  quia  practica  lalis 
Slrage  Iriumpliare  dabil  ex  le  fructificare. 

XIII .  Ad  illmtrissimum  principem  dominum  diœem  Burgondtae,  Braban- 
tiae,  etc.,  et  fdium  suuin  unïge?utu?n  nobilissinmm  comitem  Cadraleziiy 
de  expvguatione  oppidi  Dyotiantensis. 

Gaude ,  Burgonde  dux ,  quem  raetuunl  maris  undae, 
Arida  quo  lerra  Iremil  in  quacumque  guerra: 
Arma  leonina  cujus  flectunl  colubrina  , 

740  Bellaque  longaeva ,  taurinaque  cornua  saeva. 
Inclile  pugnalor,  candore  nilens  dyamanlum, 
Vive  triumpbalor,  qui  forte  leris  Dyonanlum , 
Spretis  fraude  dolis ,  clarae  fulcimine  prolis, 
Aéra  quae  fuscat  lelis ,  cum  Marte  choruscat. 

745  Expugnans  postes ,  superando  calcal  et  hosles 
Converti  gliscil ,  modo  plebs  Leodina  Iremiscil. 

Fesliva  laude  modo  mens  Borbonica  plaude 
Exalta  vocem  !  ruit  urbs ,  cujusque  ferocem 
Rupibus  oblectam  rabiem  nisi  daemone  veclam 

750  Karolus  insignis  armis  ut  flammeus  ignis 

Aggrediens  Martemque  parans  certaminis  arlem 
Cogit  obedire ,  gladio  sua  jussa  subire  ; 
In  brachio  forti  Iradi  mala  collaque  morti, 
Quae  non  laude  carent,  sua  quo  miracula  clarent. 

755  Et  sua  pejoris  nunc  fleubolomia  cruoris 

Ecce  feram  solvit,  quae  speluncae  saxa  revolvit, 
Vincere ,  terrere  potuit  quam  nullus  in  aère , 
Vel  ratione,  minis;  quae  nullis  posse  ruinis 
Se  jactans  sterni.  Quoque  régis  tela  superni 

760  Vix  timuit,  torrens  villas,  nec  Martis  abhorrens 
Fulgura.  proch!  miram  pietatem  vertit  in  iram. 
Non  dominum  novil,  et  bella  tirannica  movit, 
Contra  victorem  turbando  pacis  amorem  , 


W6  ANALECTA  LEODIENSIA. 

Conira  Falcones  diclando  seditiones. 
765  Coelos  offendil,  odium  pro  pace  rependil. 

Pacis  amatoresque  fu(»avil  nobiliores , 

Exaltans  muscas,  tam  nomine,  corpore  fiiscas. 

O  Dyonantensis  plebs,  culpa  gravis  fuit  ensis. 

Culpa  lui  belli  fuit  impia  causa  flagelli, 
770  Stullities  causa  fuit  excidii  nimis  ausa , 

Causaque  causarura  fuit  unctio  deliciarura , 

Quae  te  pungebat,  nimis  ebrielate  replebat. 

His  detruncaris  radicitus  et  spoliaris. 

Exemplum,  spéculum,  stupor  es  pro  gente  futura. 
775  Amplius  in  saeclum ,  quo  nulli  sit  nocitura. 

Est  deplorandum  laesum  genus  innocuorum. 

Non  lamentandum  sic  vulnus  credo  reorum. 

XIV.  Ilumiliif  mpplicatio  pro  patrta  Leodiemi  et  pro  bonis  involis  eorum. 

Nobilis  o  sanguis,  gladium  nisi  senliat  anguis, 

Qui  nocuit  turbae  spergendo  virus  in  urbe 
780  Polluit  obscenisque  suis,  proch!  mella  venenis 

Languet  saphirus  hujus  de  spumine  virus  : 

Te  precor,  ut  foedis  agoi  separenlur  ab  hoedis, 

Et  pietas  solita  tua  temperelasperilatem. 

Lex  tibi  sit  posita,  nisi  qua  facias  aequitatem  , 
785  Deque  malisque  piis  inlendas  cognitioni. 

Istis  vade  viis  !  ne  Iradas  perdilioni 

Borbones  juslos ,  propter  te  semper  onustos. 

Non  patriae  sepes  confringas ,  sed  nisi  vêpres 

Floribus  urticas  spinas  stirpes  inimicas. 
790  Virga  Dei  sancta,  Borbonica  germina  planta. 


I 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


287 


X  V.  Sequttur,  quod  qxiamvis  wbs  Dyotiatitensù  fuit  obsidione  domini  diicis  et 
filii  sut  domini  Caroli  radicitus  ev€rsa,attanienilla  secta  Badonica  saeriebat 
contra  paccm,  usque  quasi  pet^cussioneni  ;  metu  cujus  tacta ,  tandem  in 
campis  obtulit  se  ad  pacem ,  quae  infra  sequitur. 

Fundilus  iirbs  fracta  licet  extitit  et  liquefacta 

Ex  plaga  mira ,  quam  coelica  sustulit  ira  , 

Non  minus  illa  lues  Badonica  sectaque  fomes , 

Erroris  fautrix ,  generalis  turbinis  auctrix, 
795  AEmula  tempestas  mentes  lurbavit  honestas, 

Non  ralione  teri  nec  mansueludiue  queri , 

Sive  minis ,  verbis  blandis  potuit  nec  acerbis 

Compesci  poenis,  juris  nec  pacis  habenis. 

Nobilis  antistes  Leodinus  ab  hac  lue  tristis 
800  îlt  queat  eripere  de  cladis  dente  severae, 

Per  vexilla  crucis  rogat  altae  numina  lucis  ; 

Invocat  armorum  ducis  auxilium  nitidorum  , 

Et  brachium  nati  Caroli  comitis  bene  grati , 

Ut  per  bella  ferara  vellent  frenare  severam. 
805  Qui  prece  conpuncti  Ludovici  praesulis  uncti , 

Armis  induti ,  splendentis  acumine  scuti  ^ 

Nobilium  tumbis  sumptis  et  ab  arce  calumpnis, 

Terris  longinquis  collectis  exque  propinquis 

Armigeris  et  equis,  hastis,  pedibusque  sagittis, 
810  Innumeris  faleris  ibi  densatis,  ut  arenis  , 

Tendunt  signati  cruce ,  bella  subire  parati , 

In  médium  terrae  Leodinae  bravia  ferre. 

Ut  valeant  justae  cum  stragis  laude  venusta  , 

Contra  Badones,  violantes  conditiones 
815  Compositae  pacis,  cultores  pestis  edacis; 

Scismata  dampnanda  coluerunt,  quique  nephanda 

Contra  Borbones  patriae  floresque  leones. 

Cum  fragor  armorum  resonabal  nobiliorum  , 

Hostibus  oppositus,  ut  nubis  in  aère  nymbus  : 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


AjNALECTA  LEODIENSIA. 


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ni 


820  Coriiua  mollesciinl  Badonica,  bella  slupescunt: 
Quae  circumsepta  suiit  ad  campestria  cepla 
Mox  interpellant;  non  cuspide ,  sed  prece  bellanl. 
Quos  belli  terror  ferit  et  notorius  error , 
Causa  dat  injusta ,  quos  non  ducis  arma  venusta 
82;5  Posse  cohercero  née  eos  sua  tela  movere, 
Quos  vexilla  ducis ,  radiis  plus  lucida  lucis , 
Reddunl  attonitos,  mira  formidine  cinctos. 
A  facie  cujus,  a  fama  nominis  liujus 
Irae  frigescunt,  et  acula  bella  liquescunt. 
830  Ut  volitant  athomi  solis  per  compita  campi , 

Bellica  tela  volant,  oculorum  lumen  obumbrant. 
Hostes  déclinant  de  petra ,  mella  propinant  ; 
Sunt  humiles  facti,  pacis  spiramene  tacli: 
Unde  recognoscunt  nocuisse  bonis,  sibi  poscunt 
83o  Patrem  magnificum  patriae,  dominum  Ludovicum, 
Frivole  depressum,  patriae  turbamine  fessum, 
Semper  honorari,  quoque  sede  sua  relocari 
De  Borbon  prolem  ;  praebent  sibi  tollere  molem 
Née  non  dampnorum  quae  sustulit  obprobriorum 
840  Completi  pacemque  manum  frenare  rapaeem  , 
Foedera  cassare  régis ,  mala  justi tiare  , 
Fusca  serenare ,  colubrinaque  tela  domare. 
Praebent  ablata  proscriptis ,  et  spoliata 
Rite  resarcire;  patriae  portas  aperire. 
8-i5  Jussis  romanis  parère  ,  quae  cedere  vanis 
Baden  culturis;  dictis  insistere  juris; 
Se  satis  aptare  sacri  libaminis  arae  ; 
Omnia  complere  rationi  consona  verae. 
Principibus  dictis  victoribus  ut  benedictis 
850  Credo  reservalis  pro  mundo  perpetuatis  ; 

Pondéra  nummorum  dare  praebent  innumerorum 
Juxta  tractatum  pro  pace  pridem  moderatum, 
Ut  pax  prima  tenet,  quod  Carolus  esseque  débet 
Perpetuus  verus  patriae  protector  et  herus  ; 


8o5  El  floreiiorum  Ulieni  de  cude  bonorum 

Assignantur  ei  duo  millia  jui'c  trophaei. 

Cum  quibus  oblatis ,  susceptis  et  stipulatis  , 

Quinquaginta  datis  satis  obsidibus  puto  gratis, 

Aut  aliis  dandis  placilo  ducis  et  renovandis , 
860  Cervices  flectunt ,  pacis  nova  foedera  nectunt. 

Credilur  esse  raodis  pax  his ,  connexaque  nodis 

Foederis  aelerni  régis  virlute  superni , 

Et  pius  illustris  Philippus  dux  metuendus , 

Carolus  inlustris,  comes  altus,  ubique  colendus , 
865  Quos  plebs  cum  dompnis  rationefruensamat  omnis. 

Islis  placantur  emendis,  qui  dominantur 

Perpetuis  annis  invitis  ymmo  tirannis. 

XV J.  De  bofiù  conditionihtis  urbis  Leodiensis,  et  de  errorihus  suis  et  rcver- 
sionibus  ab  erroribus  ad  mnpleœum  pacis  finaliter. 

Urbs  Leodina  bona ,  velut  olim  digna  corona , 
Et  quasi  regina  rutilans  ut  lux  matutina , 

870  Splendida  structuris ,  scripturis,  ebriajuris, 
Ecclesiae  fautrix  ,  sacri  modulaminis  auctrix  , 
Radix  fecundans,  ramos  dans,  semper  habundaos 
Et  ralione  vigens,  pedesque  sub  limite  figens 
Justitiae  studiisque  calens,  sacris  melodiis , 

875  Pondère ,  mensura ,  numéro  sibi  lataque  jura 
Disponensque  regens,  semper  liberrima  degens, 
Alque  suum  sponsum  divino  forfice  tonsum , 
Jure  sibi  datum  ,  calhedrali  sede  locatum , 
Nobilibus  carum  Ludovicum ,  sanguine  clarum  , 

880  Dulciter  amplectens ,  sub  eo  sua  collaque  flectens , 
Proch!  seducta  malis  ductoribus,  aspidis  alis 
Proch!  nimis  oppressa  jacuit,  misera  lue  fessa, 
Erroris  sompno  sub  noctc  means  sine  dompno , 
Ordine  contempto,  que  piophano praesule  dempto, 

885  Flores  contrivil,  vesligia  caeca  subivit. 

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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIEISSIA. 


291 


Quo  quasi  destructa ,  sed  ab  liac  est  iiocle  reducla , 
Jam  Yidet  obliqua  ;  de  calle  recedit  inique 
Lucis  ad  aspectum  prius  a  caligine  tectum 
Pacis  ad  amplexum  puto  sacro  numine  nexum , 

890  Et  tenebris  cedit,  praeceptis  lucis  obedit., 
Ac  domino  plaudit,  erroris  et  ostia  claudit. 
Incipit  esse  pia,  divina  dante  sophia. 
Iraproba  mutcscit  fera;  pessinaa  secta  liquescit; 
Aurea  vincla  ligant  nummorum,  quamque  fatigant 

895  Ecclesiae  paenae  censurae,  pacis  habenae. 
Interdicta  sed  et  ultro  sic  vivere  taedet , 
Se  petit  absolvi,  sibi  sacramenta  revolvi. 
Quae  sectae  causa  fuerant  per  terapora  clausa 
Proch  !  pia  justorum  consortia  labe  reorum 

900  Hac  lue  vexanlur,  naaiori  parte  {Tra\antur , 
Numinos  solvendo ,  divina  laude  carendo  , 
Amittendo  rosas  auratas,  res  pretiosas, 
Quas  Deus  avertat  gravitâtes.  Qui  nisi  certat 
Juste  pro  justis,  humeris  succurrat  onustis, 

905  Ut  bona  pax  duret,  laesorum  vulnera  curet; 
Christus  adoretur ,  a  quo  pax  perpetuetur  , 
Tempore  fundetur,  in  pectore  sanctificetur; 
Orania  conaplanans  erronea ,  languida  sanans , 
Non  dissolvatur  radix  ;  mala  fraus  minuatur , 

910  Atque  renascatur  nova  gloria ,  quo  moveatur 

Laudem  terra ,  polus  dare  qui  régit  omnia  solus , 
Munere  de  cujus  carmen  modulaminis  hujus 
Dictans  collegi ,  moerore ,  labore  peregi. 
Gloria ,  laus  illi ,  cujus  virtute  pugilli 

915  Premia  justorum  pendent  in  fine  laborum. 


Qutvîs  homOy  ne  sis,  si  sum  sine  flore  poesis, 
Me  reprobans,  vel  opus  versibus  obproprians. 


m. 


LA    CORREXION    DES    LIEGOIS 


Lyégois ,  que  ditles-vous  des  guerres 

Failtes  par  vous  ,  mal  ad  visés? 

Vous  sarable-il  bavoir  gaingniet  guères 

Pour  eslre  folz  et  divisés? 
5  Se  de  vostre  fait  ad  visez 

Les  deflFaultes  ^  mises  en  compte , 

Il  n'y  a ,  se  bien  y  visés . 

Que  folie ,  dammaige  et  honte. 
Vostre  manière  fut  trop  caulde  ^ 
10  Et  nesloit  à  magnifiier, 

Quant  prinsles  ung  marcquis  de  Baulde  * 

A  mambour  pour  vous  y  fiier , 

Par  lequel  fistes  deffiier 

Le  duc  de  Bourgoingne  et  les  siens. 
15  Adont  fistes  signifiier 

Qu'en  vous  n'avoit  sens  ne  engiens  ^. 
De  ce  marquis  vostre  advoé 

Cuidastes  ^  grant  conduit  bavoir  : 

Mais  quoy  éust  dit  ou  voé  '' , 
20  Vos  fais  ne  luy  pleurent  à  voir , 

Et  ne  tenoit  vos  dis  à  voir 

Qfiy  n'avoyent  raison  ne  lieu. 

Lors  se  payât  de  vostre  avoir 

Et  s'en  allât  sans  dire  adieu. 

1  D'après  le   manuscrit  de  M.  le  professeur  *  Engien  {ingenium) ,  esprit ,  finesse  ,  ruse , 
Serrure.  —  Voyez  ï introduction ,  §  IV.                     génie. 

2  DeffauUe,  besoin,  privation.  ^  C««rfer ,  penser  ,  s'imaginer,  se  persuader, 
s  Caulde,  rusé,  artificieux  {calUdut).  '   f'oer  ,  vouer  ,  promettre  ,  faire  vœu. 

*  Bade. 


I 

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II 

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292 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

25       II  se  partit  par  la  samblance 

Qu'en  vous  véoit  meschante  loulte . 

Mais  plus  pour  l'espée  et  la  lance 

Du  duc  de  Bourgoingne  et  la  double. 

Car  s'il  ëuyst  syeuit  la  roulte 
30  De  vous,  il  se  doubloit  assés 

De  s'en  trouver  là  où  on  boupte 

Les  gens,  quant  ilz  ont  trespassés. 
Son  venir  ne  son  partement 

Ne  vous  fut  à  nul  bien  servant , 
35  Sy  non  voslre  gouvernement 

Encore  pire  que  devant. 

Car  de  plus  en  plus  sy  advant 

Fustes  menez  à  dicque-dacque 

Qu'il  en  y  deniora  coulchant 
40  Plus  de  deux  mil  à  Montenacque. 
Après  ces  besoingnes  et  fais, 

Rabaissastes  vostre  fumée, 

Et  pourchassastes  une  paix 

Qui  fu  conclude  et  confirmée. 
45  Mais  ce  fut  une  paix  fouirée 

De  parolles  plaines  de  vent, 

Car  quant  fu  partie  l'armée , 

Vous  ne  tinstes  foy  ne  couvent  '. 
Vous  estiez  escuminiiés 
50  De  la  puissance  Dieu  en  terre  , 

Laquelle  par  esreur  niiés , 

Qui  n'estoit  n'a  souffrir  ne  tère. 

Pour  quelle  cause  on  alla  querre 

Contre  vous  ung  brach  séculer . 
55  Pour  vous  par  plus  grant  droit  conquerre 

Et  vos  deffaultes  calculer. 
Dygnantois ,  aprez  ce  passé , 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Fustes  les  obstinés  rebelles. 
Par  vous  fut  le  deable  brassé 
60  En  vos  cauldrons  et  vos  paelles. 
Dont  par  vos  raaivaises  querelles 
El  villains  molz  en  vos  paltois 
Vous  eusles  des  dures  mervelles 
Sur  vos  testes  et  sur  vos  lois. 
65       Philippe,  feu  duc  de  Bourgoingne, 
Que  Dieux  absoille  par  sa  grasse , 
Pour  achiefver  voslre  besoingne , 
Dissimulée  longue  espasse , 
Se  volt  trouver  à  le  ducasse, 
70  Là  où  par  son  fils  et  ses  gens 
Vous  fist  danser  la  danse  basse 
Au  son  de  ses  haulx  inslrumens. 

Pas  ne  fu  pour  le  voslre  prendre 
Que  le  bon  duc  vous  assailloil, 
75  Mais  pour  garder  et  pour  deflFendre 
Son  honneur,  comme  il  le  failloit. 
Puisque  de  luy  ne  vous  challoil 
El  que  luy  faisiés  villonnie , 
N'est  pas  mervelle  ,  s'il  volloit 
80  Abattre  vostre  félon  nie. 

Vous  n'aviez  crému  ^  vent  n'orage , 
Tant  que  le  cop  ^  vous  eubt  féru  ; 
Adonl  vous  failly  le  corage 
Et  ne  fustes  pas  secouru . 
85  Oncques  liégois  n'y  acouru 
Pour  melire  le  siège  en  desroy. 
Pour  ce  que  n'estoit  point  venu 
Encores  le  secours  du  roy. 
Se  vous  haviés  Irenchis  et  fors 
90  Contre  les  assaulx  et  eslours , 


293 


'  C'oMvenf,  accord,  eogagemeatj  conveit/io. 


>  Cremir,  craindre,  redouter. 


2  Cop,  coup. 


294 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


Eu(]^iens  et  hommes  sont  plus  fors 

Qui  scevent  de  guerres  les  tours. 

Car  Dygoant,  les  gens  et  les  tours 

Enclos  en  la  cité  de  Liège 
95  N'eussent  duré  guerres  de  jours 

Ne  résisté  contre  ung  tel  siège. 

Dont  estes-vous  gens  bien  meschans 

D'attendre  une  telle  puissance , 

Quant  vous  haviez  la  clef  des  champs 
100  Pour  fuyr  la  malle  mescance. 

Mais  il  fault  que  fut  la  vengance 

De  vostre  meffait  très-inmonde , 

Commis  par  désobéyssance 

Contre  Dieu ,  raison  et  le  monde. 
105       Se  vous  eussiez  eubt  ung  bon  chief 

Qui  eust  vostre  affaire  conduit , 

Vous  poulriez  dire  :  «  Che  meschief, 

»   11  nous  a  menet  et  séduit,  a 

Mais  riens  ne  vous  a  introduit, 
110  Que  vostre  folle  abusion, 

Sans  congnoissance  et  sans  réduit , 

En  meschante  obstination. 

LasI  plourez  dont  vostre  oevre  visle, 

Quant  ad  cause  de  vostre  offence 
115  Est  destruitte  sy  belle  ville 

Et  de  telle  magnificence. 

Considérez  la  différence 

Que  ce  fut  et  est  maintenant; 

Vous  trouverez  par  la  présence 
120  Qu'il  fault  dire  :  «  Là  fu   Dygnant.  » 
S'il  fust  au  prince  meschéuv 

Ou  à  son  filz  d'eslre  en  vos  mains, 

Quelle  grâce  eussent-il  euv  ? 

La  mort,  je  croy,  et  non  point  mains. 
125  Ch'est  la  coustume  des  villains, 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


295 


Qu'il  ne  congnoissent  pas  noblesse  , 
Fors  quant  il  s'en  Iroevent  restrains , 
Qu'ilz  cryent  hault  :  elle  nous  blesse. 
Crez  ^  que  de  vostre  folle  emprise 
130  En  fais,  en  dis,  telle  et  syfaitte, 
La  pugnilion  n'est  pas  prise 
Seloncq  ce  que  l'offence  est  faitte  ; 
Car  selle  éusl  eslet  parfailte  , 
Vous  eubsiez  eubt  des  tours  de  corde , 
135  Se  ne  fuist  par  pité  qui  Iraitte 
Es  bons  princeps  miséricorde. 

Vostre  ricesse  et  granl  beubant  * 
Vous  ont  fait  cuidier  plus  valoir 
Que  Flandre,  Haynau  ne  Braibant, 
140  Et  s'est  le  fol  haultain  volloir 
Qui  vous  fait  et  fera  doloir 
Et  dont  l'expérience  est  ample, 
Qui  n'est  à  mettre  en  non  caloir, 
Mais  en  perpétuel  exaraple. 
145       Dygnantois ,  en  conclusion 
La  fin  est  telle  que  vous  vées 
Il  fault  à  grand  confusion 
Que  vostre  brassin  vous  buvés; 
Et  se  vos  biens  perdut  havés 
150  Par  vostre  esrer  et  non  science, 
Prenez  en  gré ,  se  vous  sçavés  ; 
Du  dangier  vient  la  patience. 

Et  toy,  Thuyn,  la  mal  eureuse, 
Comment  cuydois-tu  eschapper 
155  Mieulx  que  Dygnant,  fière  et  pompeuse, 
Quy  se  cuydoit  ville  sans  père  ^  ? 
Ton  fol  peuple  t'a  fait  tromper 


•  Croyez? 

2  ^etitan/,  magnificence  ,  pompe,  orgueil. 


3  Pareille? 


296 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


297 


Quy  esloyent  folle  sottaille, 

Qu'on  a  constraint  sans  cop  frapper 
160  D'abattre  eulx-mesines  leur  muraille. 
C'estoit  ung  seul  abus  plain  d'yre 

De  vos  emprises,  et  se  croy 

Que  la  pluspart  n'eust  scéuv  dire 

A  quelle  cause  ne  pourquoy. 
165  Vous  estiés  plains  de  tout  desroy , 

Disans  :  <  Su  my  arac ,  ilz  sont  noslre.  » 

Mais  vous  ne  pensiés  pas  l'asnoy , 

Qui  despuis  at  estet  le  vostre  ? 
O  Dygnantois ,  ô  Thuyimois  , 
170  De  fol  cuydier  plains,  esbouffiz , 

Vous  ne  crémez  pas  une  nois 

Ches  nobles  princes,  père  et  filz. 

Regardez  quels  biens  et  proffis 

En  puelent  sur  vous  apparoir. 
175  Vous  en  estes  gens  desconfilz 

Et  à  tous  aultres  ung  myroir. 
Lyégois ,  Lyégois  de  la  cité , 

Et  aultres  villes  en  desoubs , 

De  ce  fustes  bien  incité. 
180  Pour  coy  ne  vous  congnustes-vous  ? 

Che  miroir  vous  list  monstrer  doulx 

A  la  samblance  des  visages. 

Hélas  !  vous  ne  fustes  pas  tous 

Telz  de  voloirs  et  de  corages. 
185       Combien  que  Dinant  fut  au  bas , 

Encore  vous  sambloit  tondis 

Qu'il  n'estoit  que  vous  aux  débas 

Et  que  l'ung  valoit  d'aultres  dis. 

Et  disiez  que  vos  estourdis 
190  Quy  n'osoyent  d'ung  fort  saillir 

Se  tindrent  sy  frans  et  hardis 

Qu'on  ne  les  osa  assaillir. 


Le  comte  lors  de  Charolois 
Plain  de  vaillance  et  de  virtu 
195  N'estoit  à  déboupter  Lyégois, 
11  havoit  plus  fort  combatu. 
Dittes  dont  qu'on  les  eust  baptu 
Et  tous  tuez ,  sans  nul  soussy , 
Quant  à  genoulx  et  à  chief  nu 
200  Envoyèrent  criier  mercy. 

C'est  honneur  et  prudence  à  prince 
D'estre  miséricordieux , 
Et  grant  honte  au  meschant  et  mince , 
Estre  orguilleux  et  furieux. 
205  Telz  sont  folaslres  glorieux , 

De  plus  grant  volloir  que  puissance , 
Quy  sont  comme  vous  envyeux 
Et  hayent  toulle  obéyssance. 
Lyégois ,  ayés  remort  du  tout , 
210  Vous  requistes  lors  paix  seconde. 

Sou viengne- vous  qu'on  vous  dist  moult 
Gardez  qu  a  ceste  fois  ne  fonde  : 
Car  vostre  partie  se  fonde 
De  prenre,  s'il  fault  revenir, 
215  La  pugnilion  sy  parfonde 
Qu'il  en  debvera  souvenir. 

Lyégois,  on  y  est  revenu 
Faire  la  fin  exécutore. 
Pour  ce  que  vous  n'avez  tenu 
220  Nul  trailtié ,  comme  il  est  nottore. 
Vous  sçavez  sans  voir  par  hyslore, 
Combien  fol  espoir  pueit  aidier , 
Et  comment  l'on  n'at  point  victore 
Par  peu  sçavoir  et  trop  cuydier. 
225       Ce  n'est  pas  à  faire  à  commun 
De  guerroiier  ne  de  combattre, 
Mais  d'estre  soubz  verghe ,  comme  ung 


S? 


38 


f 


298 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


299 


Quy  est  à  corrijrier  ou  battre. 
Dont  quant  peuple  le  voelt  débattre 

230  Par  commotion  ou  esreur, 
li  fault  celluy  rigueur  abattre, 
Dont  il  rechoipt  paine  et  doleur. 

L'office  de  signeur  et  Testre 
Est  ses  subjectz  en  paix  garder  ^ 

235  Aussy  les  subjectz  doivent  estre 
Obéyssans  sans  retarder. 
Tousjours  chascun  doibt  regarder 
A  Testât  quy  luy  est  propice 
Le  peuple  doibt  paix  demander, 

240  Et  le  signeur  faire  justice. 

Deux  fois  bavez  la  paix  enfrainte 
Et  rompu  traitiers  et  acors; 
S'en  bavez  eubt  dammaige  et  frainte 
En  bien ,  en  honneur  et  en  corps , 

245  Par  vos  grans  habus  et  discors , 
Vous  fault  sçavoir,  peuple  wlgaire, 
Qu'il  ne  fault  point  estre  sy  fors 
A  rompre  la  paix  que  la  guaire. 
Devant  Sainthron  veniste  ung  jour 

250  Pour  cuidier  le  sige  lever, 

Mais  point  n'y  fisles  long  séjour, 
Qu'on  ne  vous  allât  retrouver, 
Et  en  tuer,  au  vray  prouver, 
Plus  de  trois  mil  à  ce  hustin. 

255  AinSy  vous  fist-on  exprouver 
A  lever  siège  trop  matin. 

Vostre  artillerie  demora , 
Charrois ,  tentes ,  vivre  et  bagage  : 
Lors  vint  la  nuit  quy  obscura , 

260  Sy  non  vous  estiez  davantage. 

Rien  n'en  fist-on  pour  beau  langage. 
Vostre  saige  maistre  Barë 


Laissa  sa  propre  vie  en  gage , 
Ains  qu'il  peust  estre  rembaré. 

265       Vous  éuystes  une  belle  ayde 
De  vostre  bailly  de  Lyon  ; 
S'il  n'eust  sy  tost  tourné  la  bride , 
Tuel  en  eubst  ung  milion. 
Lyégois,  tousjours  humilion 

270  Ung  peuple,  combien  qu'il  soit  fier, 
Et  n'est  nulle  rébellion 
Que  force  ne  fâche  adoulchier. 

0  Sainthron ,  de  ceste  bescousse 
Vint  la  voix  et  le  bruit  en  cours. 

275  Lors  perchuprent  *  bien  que  rescousse 
N'avoit  en  leur  fais  ne  secours. 
Sy  s'en  allèrent  par  recours 
Au  bon  duc,  qui  fut  leur  partie, 
Rendre  à  son  voUoir  à  tousjours , 

280  En  priant  d'eulx  sauver  la  vie. 

Che  bon  prince  plain  de  prudence 
Convertit  justice  en  pité , 
Et  leur  pardonna  ceste  offence , 
Dont  on  a  mains  décapité. 

285  Et  ainsy  furent  respité 

Ceulx  de  Los  et  de  Tongre  aussy , 
Eulx  offrans  à  Textremilé 
De  recepvoir  mort  ou  mercy. 
A  Lyége  s'en  allât  aprez 

290  Che  vaillant  duc  des  Bourguignons. 
Et  là  raist  son  siège  au  plus  prez , 
Estandars ,  teintes  et  pignons , 
Hommes  d'armes  et  compagnons. 
Tout  prez  pour  assaillir  la  ville , 

295  Dont  reflFroingnèrenl  leurs  groingnons 


*»< 


*  Li»ez  perchurent{p€rcip€re). 


î 


300 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Dedens  la  cité  par  maint  mille. 

Vous  haviez  fait  trop  longue  attente 
De  venir  à  obéyssance. 
Vous  sçavez  bien  à  quelle  entente, 
300  Qui  n'estoit  léalle  ne  France. 

Vostre  regarl  esloit  vers  France, 
Pour  voir  se  Boulenois  ardoit. 
A  quel  propos  n'a  quelle  instance , 
On  Téuyst  bien  monstret  au  doigt. 
305       II  ne  vous  Falloit  embrachier 
Ce  que  bien  ne  poyés  estraindre , 
Ne  par  parolles  menachier 
Cheulx  que  debvez  doubler  et  craindre, 
Lesquelz  vous  ne  poyés  constraindre. 
310  Car,  su  my  ame,  doulx  parens, 
11  ne  s  euyst  point  daingniet  Faindre 
Pour  vous  ne  pour  vos  adhérens. 

Quant  vous  perchupstes  cesle  emprise 
pt  qu'il  Falloit  passer  le  pas , 
315  Ou  aultrement  la  ville  prise, 
Quy  eust  esté  vostre  trespas , 
Se  ce  vous  Fut  ung  dur  repas 
Qu'on  fist  de  doel ,  dont  Fustes  plains , 
Je  ne  m'en  esmervelle  pas  , 
320  On  se  coulrouce  bien  pour  mains. 
Vous  vëans  en  ce  peur  et  soing 
Asségiés  en  très-grant  dangier , 
A  ceste  heure  il  vous  Fut  besoing 
De  vostres  Faultes  calengier. 
325  Se  concludtes ,  pour  abrégier , 
Grans  et  petis  et  rice  et  mince , 
Vous  aller  rendre  et  oblegier 
A  ce  puissant  et  vaillant  prince. 
Vers  le  duc  vinstes  bien  troix  cens 
330  Ou  lieu  où  sea  armée  estoit, 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


301 


Comme  simples  et  innocens 
Seloncq  que  le  samblant  monstroit. 
Constrainte  vous  administroit , 
Qui  vous  fist  tous  nuds  en  chemise 
335  Requerre  au  duc  grasce  pour  droit , 
Que  par  pité  vous  Fut  commise. 

En  Immililé  ,  à  genouls , 
Requistes  mercit  et  pardon , 
Disant  :  «  Aiiés  pité  de  nous, 
340  Tous  sommes  à  vostre  habandon. 
Nous  ne  requerrons  aultre  don 
Qu'estre  sauFz  de  Fu ,  de  pillage  , 
Et  du  sourplus  pour  le  guerdon 
Seloncq  la  desseite  le  gage,  w 
.345       Lors  le  bon  prince ,  ou  nom  de  Dieu , 
Vous  accordât  cette  requeste , 
Et  vous  fist  traire  en  vostre  lieu 
A  tout  ce  don  sans  aultre  acqueste. 
Puis  ce  Franc  duc  de  sa  conqueste 
350  Allât  Faire  exécution ,  ^ 

Telle  qu'il  n'en  Fault  Faire  enquegte  ; 
On  scet  bien  la  pugnition. 

Miséricorde  ne  souflFry 
Que  Fussiés  à  mort  condempnés , 
355  Et  le  bon  prince  ad  ce  s'offry 
Ad  fin  que  ne  Fuissiez  dempnés. 
Car  vous  n'estiez  point  ordonnés 
A  la  mort  des  bons  chrestiens  purs , 
Mais  aux  diables  habandonnés  , 
360  Excuminiiés  et  parjurs. 

Nient  mains  de  vostre  cas  sy  vil 
Vos  assemblées  et  cohortes 
Du  criminel  et  du  chivil 
Fustes  pugnis  par  pluiseurs  sortes. 
365  Premiers  que  de  vos  clos  et  portes 


I 


302 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Il 


Seroyent  les  murs  abattus 

Par  vous ,  et  vos  coustumes  mortes 

Privilèges  et  estatus. 

Aprez,  vos  artilleries  touttes 
370  Dont  vous  haviës  fait  vos  wascarmes, 

Harnois,  picques  et  sacquebouttes  *, 

Haubregons  ^,  haches  et  guizarmes  ', 

Rien  n'y  valleut,  ne  pleurs  ne  larmes., 

Tout  vous  fault  perdre  et  confisquier 
375  Et  ne  vous  laissat-on  autre  armes 

Que  vos  mains  pour  voz  nez  mouschier. 
Vos  estatus  et  vos  uzages , 

Que  vous  appelliez  libériez , 

En  présence  de  vos  visages 
380  Vous  sont  abolis  et  hostez, 

Et  mesmes  les  autorités 

Et  de  l'Anel  et  du  Perron. 

Et  fault  maintenant  que  trottez, 

Voelliez  ou  non,  à  l'espouron. 
385       Vous  soliez  faire  vostre  loy 

Et  justicier  à  vostre  guise; 

Maintenant ,  ad  ce  que  je  voy , 

Vostre  signeur  a  la  franchise 

D'en  disposer  à  sa  devise , 
390  Et  fault  que  soit  d'ores  en  advant 

La  confirmation  requise 

A  Louvain ,  au  duc  de  Brabant. 
Perdut  bavez  Chartres  et  lettres, 

Vos  jurez ,  et  vos  vingt  et  deux  *, 
395  Les  douze  aussy ,  les  quatre  mettres , 

Desquelz  vous  faisiés  ung  Dieu  d'eux. 

En  sy  n'avez  plus  nulz  de  cheulx 


1  Sacquehoutie ,  lance  crochue  dont  on  se  ser- 
vait pour  faire  tomber  un  cavalier  par  terre. 
(  Saquer,  tirer  à  soi  ;  bouter ,  jeter.) 


2  Uauhregon ,  cotte  de  mailles. 

3  Guizarme ,  hache  à  deux  tranchan». 
*  Le  fameux  tribunal  des  XXII. 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


303 


De  la  Violette  qui  furent. 
On  vous  a  fait  estatus  neux 

400  Ad  fin  que  plus  longement  durent. 

Povres  Lyégois ,  que  vous  en  samble  ? 
Estes-vous  pas  bien  corrigiés 
De  ce  qu'avez  meffait  ensamble , 
Et  en  peu  de  tamps  abrégiés  , 

405  Et  puis  encore  callengiés 

Paiier  grans  finances  et  debtes  , 
Et  les  aulcuns  de  vous  jugiés 
A  perdre  leurs  biens  et  leurs  testes? 
Tout  vostre  dangier  raervelleux , 

410  Peuple  Lyégois,  vint  par  l'abus 
D'aulcuns  foUastres,  orguilleux  , 
Malvais ,  rigoreux  et  phébus. 
Par  eulx  estes  baptus  et  bus, 
Et  ont  sur  vous  les  charges  mises 

415  Qui  deussent  paiier  les  tribus 

Des  deflFaultes  par  eulx  commises. 

Messire  Rasse,  vostre  ydolle, 
Vous  avez  lessiet  trop  tost  coulre. 
Est-il  allez  aprendre  à  Dole 

420  Comment  il  vous  polroit  rescourre  ? 
11  vous  a  fait  vos  peaulx  escourre 
De  bastons  trenchans  et  d'espois 
Et  ne  vous  puelt  jamez  secourre , 
Se  ce  n'est  à  faire  cler  pois. 

425       Mal  bavez  besoingniet  ainsy  , 
De  guerroiier  vostre  signeur, 
Et  le  duc  de  Bourgoingne  aussy, 
Son  beau  frère  et  conservateur , 
Qui  vous  pooit  par  sa  haulteur 

430  Tous  deslruire  par  feul,  par  sangc. 
Loez  Dieu,  nostre  créateur, 
Qu'on  vous  laissât  de  ce  sy  francq. 


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304 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


If 


Notiez  vostre  correction 
Quy  est  plus  parfaitte  que  lyége , 
435  Et  la  datte  en  conclusion , 

Que  vostre  mal  guerres  n'aliëge  ; 
En  novembre  au  peuple  de  Liège 
On  fist  souffrir  tristre  virgoingne, 
Quant  fut  subjuguiet  serf  pour  lyége 

440  Par  Charle,  bon  duc  de  Bourgoingne. 

*  ♦  *  * 

Je  suis  Perron  de  Lyége,  par  duc  Charle  conquis, 
Partant  signe  que  Lyége  estoye  et  le  pays. 
Ne  soit  nulz  esbahis,  se  cy  suis  par  victore  , 
Son  pooir  m'y  a  mis,  en  signe  de  mémore. 

Le  dit  Perron  sera  mis  en  la  place 
Qu'on  dist  le  Bourse  à  Bruges, 


IV. 


LA    BATAILLE    DE    LIÈGE    EN    1468^. 


1       A  L  ONNEUR  de  toute  noblesse , 
Et  en  exhaussant  gentillesse, 
Puissance  ,  proesse  et  vigour , 
Vous  veuil  recorder  la  valour 

5  De  maint  seigneur  preux  et  vaillant , 
El  le  hardement  suffisant, 
De  maint  chevalier  et  baron , 


'  Ce  poëme,  tlitM.  Buchon  {Coilect.  des  Chro- 
niques nat.  fran^.j  tom.  XLllI ,  p.  245),  a  été 
publié  pour  la  première  foi»  dans  les  Mémoires 
pour  servir  à  l'histoire  de  France  et  de  Bourgogne , 
diaprés  un  manuscrit  coté  813,769,  qui  a  passé 
des  mains  de  M.  Petau  à  celles  de  Jean  Marion  , 


et  qui  a  appartenu  plus  tard  à  la  reine  de  Suède. 
Il  se  trouve  aujourd'hui  dans  la  bibliothèque  du 
Vatican.  Le  premeir  éditeur  a  donné  à  ce  poëme 
sur  la  Bataille  du  Liège  la  date  de  1468,  et 
M.  Buchon  en  a  fait  de  même.  C'est  une  erreur; 
il  s'agit  de  la  bataille  d'Othée  de  1408. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


305 


Et  escuiers  de  granl  renon , 

Qu'en  mil  quatre  cens  soixante-huit 
10  S'assemblèrent.  Ne  vous  annuit 

Se  de  ce  fait  cy  vous  ra membre. 

Ce  fu  ens  ou  moys  de  septembre , 

Droit  le  vingl-troisiesme  jour  * , 

Qu'ils  se  monslrèrent  sans  séjour 
15  A  plains  champs,  j'en  sçais  le  certain', 

Ens  ou  pays  de  Hasebain , 

Pour  remettre  en  son  haultain  siège 

Le  très  noble  seigneur  du  Liège  ^ 

Qu'on  avoit  voulu  depposer. 
20  Mais  à  ce  se  voull  opposer , 

Comme  l'isloire  le  lémoingne , 

Le  très  puissant  duc  de  Bourgoingne , 

Lequel  est  de  si  noble  arroy  ^ , 

Comme  filx  à  un  filx  de  roy, 
25  De  la  Irès-digne  fleur  de  lis. 

Chacun  avoit  joie  et  délis 

Qui  avec  luy  esloil  ce  jour , 

Car  de  voulenlé,  sans  séjour, 

Pour  l'amour  de  Jean  de  Bavière 
30  Fist  adoncq  lever  sa  bannière , 

Qui  belle  fu  à  regarder. 

Le  comte  de  Hénaull  * ,  c'est  cler , 

Y  fut  de  bon  ceur  et  séur, 
Et  le  bon  comte  de  Namur. 

35  Cil  de  Maine  ^  et  maint  Escossoys 

Y  fu  en  moult  nobles  convoys  ; 
Messire  Jehan  de  Chaalon , 
Prince  d'Orange  en  son  renon  ; 

1  23  septembre  1408;  bataille  d'Othée.  pas  de  comte  de  Uainaut  autre  que  lui. 

2  Jean  de  Bavière,  élu  de  Liège.  ^  CH  de  Maire  dans  les  Mémoires  pour  servir 

3  Jean  sans  Peur,  fils  de  Philippe-le-Hardi.  à  l'Histoire  de  France  et  de  Bourgogne. 
*  En  1468  ,  sous  Philippe-le-Bon ,  il  n'y  avait 

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306  ANÂLECTA  LEODIENSIA. 

De  Saint  George  le  bon  seigneur 
40  Y  fuce  jour  à  haulte  honneur , 

Et  grant  planté  de  Briennoys  *. 

11  y  en  eut  de  Reteloys, 

De  Flandres  et  de  Picardie , 

De  Bourgoingne  et  de  Normandie, 
45  De  Hénault  et  de  plusieurs  lieux  , 

Que,  se  nommer  les  sceusse  mieulx, 

En  fust  la  déclaracion. 

Pour  le  bon  seigneur  de  Chaalon , 

Y  esloit  de  Fribourg  le  conte  : 

50  Et  si  dois  bien  nommer  en  compte , 
De  Bourgoigne  le  mareschal , 
Et  de  Hénault  le  séneschal. 
Messire  Jehan  de  Namur  - 

Y  fu  ce  jour  à  cuer  séur  ; 

55  Et  si  estoit  à  moult  grant  joye 

Ung  noble  baron  de  Savoye  ; 
•  De  La  Baume  porte  le  nom  ^. 

De  ses  escuiers  de  regnom 

Féist  lors  vingt-deux  chevaliers , 
60  Qui  moult  furent  vrays  et  entiers  ; 

Et  si  sçay  bien  que  sa  bannière 

Fut  avecq. toute  la  première. 

Ly  sire  s'y  voult  tant  prouver 

Qu'on  doit  de  sa  valeur  parler. 
65  Messiré  Anlhoine  de  Vergy 

Y  fu,  et  le  seigneur  d'Autry: 
Si  fut  le  comte  de  Flormont , 
Et  le  seigneur  de  Rougemont  ; 
l^lessire  Jehan  de  Guistelle 

70  Y  oit  compagnie  moult  belle  ; 
Et  le  puissant  seigneur  d'Angien , 

1  Brennoit ,  dans  les  mémoires  précités.  '  Le  baron  de  la  Baume  lil  chevaliers  3i  de 

-  En  1468  il  n'y  avait  plus  de  comte  de  Namur.      ses  écuyers.  (Note  de  M.  Buchon.  ) 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


307 


A  qui  atient  honneur  et  bien  ; 

Et  le  frère  du  noble  roy 

De  Danmarc  *  y  ot  son  convoy. 

75  Ce  jour  y  avoit  maint  rabot. 
Si  fu  messire  Régnier  Pot , 
Et  le  bon  seigneur  de  Waurin 
Qui  le  couraige  ol  enterin. 
Si  f  u  le  seigneur  de  Penguy , 

80  Et  son  frère  sire  Henry  ; 
Et  de  Vienne ,  bien  le  sçay , 

Y  fut  sire  Jacques  pour  vray. 
Ce  jour  qui  estoit  cler  et  net , 

Y  véissiez  maint  bacinet 

85  A  très  nobles  plumes  d'autruce. 
Le  nepveu  du  maistre  de  Pruce 
Ce  jour  y  fut  fait  chevalier. 
Et  tant  d'autres  en  ^  puis  noncier , 
C'om  povoit  avoir  grant  plaisance 

90  A  véoir  la  noble  ordonnance 
De  ceulx  qui  là  furent  venus. 
Des  nobles  Escossoys  y  f  u , 
En  cestui  jour,  que  bien  le  sçay, 
Lors  messire  Guillaume  Hay  ; 

95  Messire  Jacques  Seveigour 
Fu  en  la  bataille  ce  jour  ; 
Et  sire  Hélis  de  Guemmout  : 
Cil  passa  lavant-garde  moult. 
Pour  faire  en  l'estour  son  devoir. 
100  Et  sy  doy  bien  ramentevoir  ^ 
Messire  Jean  de  Boute  ville 
Qu'à  armes  fut  ce  jour  habille, 
Et  moult  grant  plaisance  prenoil, 
Quant  les  nobles  barons  véoit 


ï  J)e   Tanaare ,  dans  les  mémoires  précités. 
-  IVe  ,  dans  les  mémoires  précités. 


*   Hamenier  roir .  ibide 


m. 


308 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


309 


105  A  regarder  sa  contenance , 
Et  par  sa  très-haulte  vaillance 
Chacun  sa  Talour  esprouver; 
Et  je  puis  pour  certain  prouver 
Que  es  quatre  parties  du  monde 
110  Comme  il  s'estent  à  la  ronde, 

En  Pruce,  en  Grenade,  oultre  mer, 
.îhërusalem  puis  bien  nommer, 
Et  les  haux  mons  de  Sinay  , 
En  Chypre  et  au  port  à  Brandy, 

115  A  esté.  Et  si  vous  tesmongne 

Qu'oncques  mais  si  noble  besongne 
On  ne  vist  en  pays  lointain 
Comme  celle  de  Hasebain.     - 
Nouveaux  chevaliers  Escossoys 

120  Furent  ce  jour,  j'en  sçay  la  voix , 
Pour  leur  prouesse  en  grant  renom. 
Sire  Alexandre ,  en  son  droit  nom 
De  Commech  ,  qui  ot  cuer  entier , 
Ce  jour  y  fust  fait  chevalier  ; 

125  Et  messire  Andrieu  Strevart 
Fust  chevalier  de  belle  part  : 
De  Huy  *  sire  Guillebert 
Fu  ce  jour  en  armes  appert. 
Com  bon  et  hardi  combattant , 

130  Sire  Jehan  de  Sudrelant 

Doy  bien  en  honneur  mettre  en  compte; 

Car  il  est  filx  d'un  noble  comte. 

Sire  Alexandre  Diernin , 

Qui  le  cuer  ot  humble  et  bénin , 

135  En  ce  jour  monstra  hardi  chère; 
Et  cil  qui  porta  la  bannière 
Du  comte  qui  est  tant  prisiez , 

>  De  Hay ,  dans  les  mémoires  précités. 


Ce  fu  sire  Jean  de  Mimez. 

Des  Escossoys.  ai  dit  les  noms. 
140  Or  vueil  dire  des  Bourgoignons 

Qui  furent  de  moult  grant  vertu. 

Le  seigneur  de  Couches  y  fu , 

Et  Gaultier  de  Bupes  en  joye , 

Que  nommer  puis  seigneur  de  Soye  ; 
145  Et  le  seigneur  de  la  Serrée , 

De  Savoye,  y  ot  son  armée. 

Si  fu  Jacques  de  Chastenay  ; 

De  Courte-jamble  nommeray 

Messire  Jacques,  car,  pour  voir, 
150  En  l'estour  fist  bien  son  devoir  ; 

De  Pontelic  messire  Guy  , 

Et  sire  Pierre  de  Granty  ; 

De  Poupet  y  fu  le  seigneur  ; 

Hérault  de  Bucy ,  gouverneur 
155  Fust  de  la  bataille ,  de  nom  ; 

Messire  Jehan  de  Chaalon , 

Qui  de  ses  nobles  escuiers 

Fit  lors  vingt  et  six  chevaliers  ; 

Estienne  de  Saint  Georges  fu 
160  Près  de  la  bannière  en  vertu  ; 

Huguenin  de  Sens  la  portoit. 

Le  seigneur  de  Troppez  *  estoit 

En  l'estour ,  et  cellui  d'Ingny , 

Et  sire  Jehan  de  Choisy. 
165  Sire  Charles  de  Guillonnet  * 

Fu  en  la  bataille  de  fait; 

Sire  Gauslier  de  Chastenay  ; 

Et  messire  Jehan  d'Annay  ; 

Sire  Jehan  Bioche  ^  y  fu , 
170  Et  aussi  le  sire  de  Bu  ; 


*   Croppez,  dans  les  mémoires  précités. 
2  GaiÛonnet,  ibid. 


'  Prioche ,  dans  les  mémoires  précités. 


m 


m 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


311 


Sire  Pierre  de  Fontenay 
Et  le  bon  seigneur  de  Fonçay , 
De  la  Chaine  sire  Symon , 
Sire  Anlhoine  de  Thoulonjreon  : 
175  Si  fu  Oudart  de  l'Espinace 

En  ce  jour;  Marguet  et  Fouçace. 
Jehan  d'Ormoy  y  puis  nommer, 
Et  le  bon  seigneur  d'Oyseber. 
Sire  Guillaume  Sandoiers 
180  Y  fu  ,  ce  nous  dient  les  vers  ; 
Et  le  bon  seigneur  de  Réy , 
Et  les  deux  enfans  de  Mailly , 
Sire  Pierre  de  Beffraumont 
Et  messire  Henry.  Ceulx  sont 
185  Grandement  à  recommander. 
Et  si  doy  en  honneur  nommer 
Messire  Jehan  de  Manut; 
El  le  sire  de  Maigne  y  fut  : 
Messire  Jehan  de  Baudré , 
190  Et  de  Choisel  *  messire  Ame. 

Moult  firent  aux  Hédrois  de  han. 
Et  messire  Anthoine  de  Cran , 
Messire  Jehan  de  Cusance , 
Et  messire  Jehan  de  France  *, 
195  Le  bon  seigneur  de  la  Viéville 
Y  fut ,  et  celle  de  Neufville. 
Là  fut  sire  Aubert  de  Canuy  ^ , 
Et  le  bon  seigneur  de  Genlly  ; 
Messire  Philippe  d'Harcourt 
200  Et  sire  Jehan  de  Houcourt  4; 
Cil  Saint-Ligier  de  Beauvoir; 
Miraumont  doi  ramentevoir , 
Et  le  bon  chastelain  de  Lens, 


*   Cloisel,  dans  les  mémoires  précité*. 
-  De  Flandres  f  ibid. 


'  Cauiiy. 

*  HoHcourl,   dans  les  mémoires  précilét. 


Qui  avoit  o  luy  belle  gens. 
205  Le  bon  seigneur  de  Longueval , 

Sire  Allain,  y  fut  à  cheval  ; 

Et  messire  Jehan  pour  vray 

De  Sognez  *  y  fist  bien  le  stay  ^*. 

Carmaret  bien  s'y  esprouva , 
210  Aly  de  Bonnay  y  frapa. 

Si  fist  Anthoine  de  Villiers, 

El  le  seigneur  de  Louvilliers. 

Sy  fu  Jehan  de  Sainl-Aubin  ; 

De  Salegny  sire  Bourdin; 
215  Messire  Ponce  Périlleux , 

El  sire  Jehan  de  Fosseux  ; 

De  Humières  messire  Andrieu  ; 

Si  fu  avecques  lui  Mathieu  ^. 

Si  fu  le  sire  de  Manures ,       .  • 

220  Et  le  sire  de  Herbaulures  ; 

El  de  Vaulx  y  esloil  Robert , 

Chevalier  ysnel  el  appert. 

Et  le  sire  de  Rosulboys 

Moult  y  avoit  de  beaux  rabojs. 
225  Si  fu  le  sire  de  Beufort  ; 

El  ce  jour  s'y  esprouva  fort 

Messire  Jehan  de  Bailleul , 

El  sire  Jehan  de  Monreul  ; 

Messire  Rollan  de  Ulquerque*. 
230  El  sire  Henry  de  le  Lerque , 

Et  le  damoisel  de  INasso  ; 

Si  fu  le  sire  de  Dyo. 

Sire  Guillaume  Thignonville 

Fu  ce  jour  en  armes  habille  ; 
235  Car  il  esloil  ambassadeur 

De  noslre  roy  à  grand  baudour. 

«   De  Lognez,  dans  les  mémoires  précités.  '  Mahieu,  dans  les  mémoires  précités. 

2  Je  crois  qu'il  faut  lire  :  y  fut ,  bien  le  sçay.  *  Dunqueryue,  ibid.— I>e  le  Lèque ,  ibid. 


m 


il 


312 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


313 


Si  fu  le  sire  de  Sempy 
En  arme ,  et  celuy  de  Jussy  ; 
Et  messire  Jehan  de  Roye  ; 
240  Raoul  le  vicomte,  à  grant  joye 
Y  fu,  qui  tout  honneur  souhaide, 
Et  le  sire  de  la  Hamaide, 
Lallain,  Bossut  avecq  Floyon, 
El  cil  de  Quesnot  en  son  nom  ; 
245  Cil  de  Ligne ,  et  maint  Hennuyer  ' 

Ce  jour  furent  moult  à  pfisier. 
Avecq  eux  fut  Robert  le  Roux , 
Qui  aux  Hédroys  fust  moult  escoux. 
Griefs  tourments  leur  fist  endurer. 
250  De  Lesque  vous  y  puis  nommer 
Messire  Guillaume ,  pour  vray. 
Et  de  Rotelois ,  bien  y  sçay 
Nommer  le  seigneur  de  Sorbon , 
Et  ses  frères  qui  furent  bon 
255  Pour  faire  aux  Hédroys  moult  de  maulx , 
Et  messire  Jehan  de  Vaulx. 
Si  fut  Aruet  de  Maumont , 
Vuilace  de  Haisellemont, 
Et  de  Becquefin  le  Françovs. 
260  Y  ot  un  chevalier  courtoys, 

Dont  dire  puis  bonnes  nouvelles  , 
Messire  Jehan  de  Courcelles.  • 

Ce  jour  y  fust  Gérard  de  Guaix. 
Et  Girardin  son  fils  moult  gaix 
265  Y  fu ,  et  son  frère  Henry  , 

Et  Guillaume,  L'eslay  d'Espy  *, 
D'Oilonville  qu'on  doit  nommer  ; 
Herbertfaut,  ne  doy  oublier, 
Bien  se  maintint  en  son  harnoys, 

ï  Dans  les  mémoires  précités ,  il  y  a  Jelestay     lire  :  Je  le  sçay  de  /y  ,  ou  plutôt ,  pour  la  mesure 
fUfy.  Ce  n'est  point  là  un  nom  propre,  il  faut     du  vers,  le  sçay  de  /y. 


270  S'en  y  ot  ung  de  Gastinoys, 

Chevalier  en  armes  habille , 

Sire  Hélyon  de  Jacqueville. 

Son  escuier  doibs  mettre  en  compte, 

Qu'on  nomme  Robin  le  Vicomte; 
275  Trouillart  de  la  Trimouille  aussy 

Avec  Olivier  de  Crully  *, 

Et  plusieurs  nobles  escuiers. 

Si  ot  de  nouveaux  chevaliers , 

Bernier  ^  Jehan  de  Neufchastel. 
280  Georges  de  la  Trimoille  bel 

Se  maintint  en  l'estour  félon , 

Et  Guiot,  le  seigneur  d'Uchon; 

Ces  deux  si  sont  cousins  germains. 

Le  seigneur  de  Chasteau-Villains , 
285  Cil  de  Cottebrune  par  nom , 

Et  le  bon  seigneur  de  Raon. 

Robert  de  Flandres  fu  ce  jour 

Chevalier ,  par  sa  grand  vallour  ,• 

Et  son  noble  frère  Victor. 
290  On  fist  adoncq  sonner  maint  cor. 

Messire  Loys  de  Guistelle 

Y  ot  compagnie  moult  belle; 
Et  le  bastart  de  Dicquemur 
Ne  se  tint  pas  ce  jour  en  mur. 

295  Messire  Jehan  de  Disgongne 

Y  fu,  l'istoire  le  tesmongne; 
Bien  y  féry  pour  voir  la  fiche; 
Et  le  bon  seigneur  de  la  Guiche 
Fut  chevalier;  et  dit  la  voix, 

300  Cil  conduisoit  les  Charroloys. 

Picquars,  Hennuyers,  Bourgoingnons , 
Flamens ,  et  maintes  nacions 


>  Coully  (noie  de  l'éditeur  des  mém.  précités).         *  Premier^  dans  les  mémoires  précités. 

40 


314 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Firent  aux  Hédrois  griefs  tourment  ; 
Et  sachiez  certain  que  les  gens 
. 30i>  De  delà  s'y  rendirent  fort; 

Car  moult  estoit  grant  leur  effort; 
Et  s'estoient  mis  dessus  ung  mont. 
Messire  Jehan  de  Jeumont  * 
Leur  pourchassa  cruel  dolour  ; 

310  Car  il  a  voit  passé  maint  jour 
Qu'il  avoit  esté  à  Paris 
Devers  les  haux  princes  eslis 
Pour  Jehan  de  Bavière  aidier , 
Et  pour  ces  Hédrois  abaissier , 

315  Qui  tout  vouloient  surmonter, 
Et  les  nobles  suppéditer. 
Quant  tretous  furent  assemblé, 
Ce  jour ,  par  le  commant  et  gré 
Du  très-noble  duc  de  Bourgoingne , 

320  Pour  mieux  ordonner  la  besoingne 
De  la  très-crueuse  bataille , 
Fu  establi ,  ce  n'est  pas  faille , 
A  déviser  le  grand  hustin. 
Lors  messire  Guissart  Dauphin , 

325  El  messire  Vuitace  de  Bours, 
Avec  le  bon  seigneur  de  Dours, 
Pierre  de  la  Trimouille  en  nom 
Chevalier  fust  par  son  renom  ; 
Près  du  noble  duc  se  tenoit , 

330  Et  moult  grant  plaisance  prenoit 
A  regarder  sa  contenance  ; 
Car  par  sa  très-haulte  vaillance 
Voult  eslre  devant,  pour  certain. 
Adoncques  vindrent  main  à  main 

335  Ces  gens  d'armes  des  deux  parties , 


'   L'édileur  des  mémoires  précités  avait  im- 
primé JenmoHt,  et  il  a  cru  deToir  rectifier  Jau- 


mont.  Je  préfère  Jeumont. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


315 


Qui  griéement  furent  départies. 
Leur  devoir  firent  ly  archers 
Ce  jour,  et  ly  arbalestriers , 
Et  ces  nobles  gentils  héraulx 
340  Qui  tant  sont  nobles  et  loyaux. 
Ménestrels  se  faisoient  oyr, 
On  faisoit  trompettes  bondir  ; 
Canons,  bombardes  décliquoient, 
Et  ces  gens  d'armes  y  frapoient. 
345  Le  noble  seigneur  de  Helly  , 
Cil  de  Vasse  et  cil  de  Crouy , 
Cil  de  Noyelle ,  de  Vuyon  * , 
Et  plusieurs  dont  ne  sçay  le  nom , 
Qui  d'ainez  servent  '^  la  selille  ; 
350  Et  Enguerran  de  Bournonville , 
Qui  a  esté  en  aultre  lieu , 
Aux  Liégois  jouèrent  d'un  jeu 
Dont  ils  ne  se  donnoient  garde. 
Car  toute  leur  grant  ^  avant-garde 
355  Oii  il  avoit,  par  justes  sommes, 

Bien  quatre  cens  de  gentilshommes , 

Allèrent  derrière  assaillir 

Liégeoys ,  à  la  fin  que  fuir 

Ne  puissent  aucunement. 
360  Et  là  firent  si  grant  content , 

Qu'on  doit  de  leur  valeur  parler. 

Mais  je  vous  puis  pouvoir  compter 

Qu'oncques  nul  semblant  de  partir 

Ne  firent  Liégeois  à  ce  juir  *  ; 
365  Ains  se  combatirent  moult  bel. 

Comme  hardy ,  preux  et  ysnel  ; 

Car  ils  estoient  gouvernez 

Du  fort  seigneur  de  Pervehez  , 

»   IVoyelU  h  Vuyon,  des  mémoires  précités.  ^  Grant,  manque  ibidem. 

>  VAinez  tevent,  dans  les  mémoires  précités.  *  Jour,  ibidem. 


316 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Qui  trestout  le  temps  de  sa  vie 

370  Saigement  et  sans  nulle  envie 
S'esloit  gouverné  noblement , 
Jusques  à  ce  jour  proprement , 
Que  par  très-folle  convoitise 
Qui  maint  cuer  embrase  et  atise, 

375  Fist  son  fils  seoir  ou  hault  siège 
De  la  seigneurie  du  Liège. 
Adoncq  failly  sa  grant  science , 
Gentillesse  et  vraye  audience, 
Quant  aux  conjurez  s'assenty 

380  Et  les  francs  hommes  relenquy  * , 
Dont  il  receut  cruel  dolour; 
Car  il  en  mourut  en  l'estour, 
Et  son  fils  et  tous  leurs  aidans. 
Mains  barons  nobles  et  puissans 

385  S'esprouvèrent  à  la  besoingne 

Avec  le  franc  duc  de  Bourgoingne, 
Et  les  haulx  princes  dessusdits  : 
Chacun  avoit  hardement  pris 
De  faire  d'armes  le  mestier  ; 

390  Mais  à  présent  n'est  pas  mestier 
D'en  dire  toute  l'ordonnance, 
Fors  que  la  plus  belle  substance 
Nos  gens  s'y  voulrent  tant  peiner 
Que  Liégeois  firent  reverser 

395  En  telle  manière ,  sans  faille , 
Que  la  très  crueuse  bataille 
Ne  dura  une  *,  ferme  et  seure, 
Pleinement  la  valeur  d'une  heure, 
Que  Liégeoys  furent  desconffys , 

400  Par  les  nobles  seigneurs  de  pris. 

I        Ce  dit  l'istoire  par  tel  sens , 


I   Reliquit,  abanduDna,  laissa. 


*  Ne  serait-ce  pas  mie  f 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


317 


Que  trente  mille  de  leurs  gens, 
Ou  plus,  demoura  en  la  place. 
Et  se  j'avois  bien  espasse 

405  De  tous  les  haulx  faits  déclairer , 
Et  les  nobles  seigneurs  nommer. 
Moult  diligemment  l'escriroye 
A  l'honneur ,  révérence  et  joye  ' 
De  celui  pour  qui  l'ai  empris , 

410  Lequel  est  de  si  haultain  pris, 
Que  depuis  que  l'eure  accomplie 
Fu,  et  la  bataille  finie  , 
Pour  sa  grant  puissance  monstrer 
Voult  quatorze  jours  deraourer 

415  Près  de  la  bataille  environ, 

Sans  ce  qu'en  chastel  n'en  donjon 
Soy  voulsist  loger  nullement , 
A  la  fin  que  s'aucune  gent 
Luy  vouloient  estre  nuisant , 

420  Pour  ce  fait  venissent  avant , 
Et  ils  y  seroient  recéus 
Et  en  ce  terme,  sans  reffus. 
Liège  la  très-puissant  cité , 
Tongres ,  Saintron  en  vérité , 

425  Huy,  Dinant  et  maint  autre  ville 
Se  rendirent ,  ce  n'est  pas  guille. 
Aux  princes  crièrent  mercys. 
Si  qu'accordé  leur  fust  respis , 
Jusques  qu'ils  vindrent  présenter 

430  Corps  et  biens,  sans  rien  excepter; 
Et  de  leurs  plus  prochains  amys 
Furent  adoncq  plusieurs  eslis , 
Qu'ils  délivrèrent  en  hostaige , 
Pour  accomplir  double  couraige  ^  ; 


'  Ouvraige. 


.318 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


319 


435  ^ 

Et  pour  plus  plainement  ouvrer 
Et  obéissance  accomplir , 
Aux  princes  Touidrent  requérir 
Justice  de  tous  les  Hédrois, 

440  Dont  il  connaissoient  les  endroiz; 
Et  les  firent  lier  sur  chars. 
Là  fut  décollée  leurs  chars 
Pour  la  très  grande  forfaiture. 
En  ce  DQonde  n'a  créature, 

445  Pour  tant  qu'il  ait  entendement , 
Qui  plaindre  doye  nullement 
Leur  mort  ;  car  passé  cinquante  ans , 
Ne  fut  prince  tant  fust  puissant , 
Qui  en  péust  venir  à  chief. 

450  Dont  c'estoit  dommage  et  meschief  ; 
Car  souvent  on  fait  décoler 
Plusieurs  nobles ,  et  désoller 
Leurs  lieux  et  habitations. 
Tout  le  pouvoir  des  Bourgoignons , 

455  Ne  fu  pas  à  celle  journée. 

Quant  honneur  leur  fust  adjournée, 
Comme  vous  oyez  en  ces  vers, 
Premiers  le  conte  de  Nevers  *. 
Frère  du  franc  duc  Bourgoingnon , 

460  Vint  devers  son  frère  de  nom 

Huict  jours  après  la  grant  meslée , 
La  quelle  ot  esté  si  hastée 
De  Liégeois ,  par  folle  ordonnance  , 
Que  le  conte  de  grant  puissance 

465  N'y  peut  oncques  venir  à  temps; 

,Dont  il  fu  durement  dolans; 

Et  ceulx  qui  estoient  o  luy, 

»  Il  manque  ici  un  vers.  IVevers,  ibidem. 

2  Le   bon   conte   ou  plutôt   le  bon    euens  de 


Le  noble  conte  de  Joingny  , 
Rimaucourt ,  le  seigneur  puissant  ; 
470  Raoul ,  le  seigneur  d'Austrevant , 
Amé  de  Viry ,  Savoyen  , 
Et  Viennois,  ceulx  sçay-je  bien 
Qu'ils  vindrent  après  la  besongne 
Devers  le  franc  duc  de  Bourgongne. 
475  Dont  sa  force  multiplia. 
Et  de  très-bon  cuer  festia 
Son  très-chier  frère  signeury , 
Et  ceulx  qui  estoient  avec  luy 
Venus  en  foy  et  en  amour. 
480  Et  puis  au  quatorziesme  jour 
Le  noble  duc  se  déparly 
De  ce  pays,  par  tel  party 
Que  grant  joye  vouldrent  mener 
Ceulx  qii'o  luy  ot  voulu  mener , 
485  Pour  la  victoire  très-haultaine 
Qu'orent  en  la  terre  lointaine. 
Pressés  *  sont  de  leur  fort  tenir  ; 
Ensemble  vouldroïent  mourir , 
Ains  que  souv'nance  fut  gardée. 
490  Cil  qui  ceste  chose  a  dictée 
Ruelle  2  à  tous  escoutans  prie 
Que  chascun  de  cuer  s'humilie , 
En  priant  Dieu  dévotement; 
Que  le  duc  de  Bourgoingne  gent 
495  A  luy  ceulx  que  j'ai  renommez , 
Et  ceulx  que  je  n'ai  pas  nommez , 
Veulle  en  tel  estât  maintenir 
Que  l'amour  Dieu  puist  déservir 
A  l'onneur  de  sa  fleur  de  lys , 
500  Et  de  tous  ses  nobles  amis. 

Amen. 

»  Presit,  tervir  dan»  le«  mémoires  précité».  -  Nom  de  l'auteur  de  ce  poëme. 


n 


f-i 


320 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


321 


V. 


LES    SENTENCES    DU    LIÈGE  ', 


Plusieurs  désirent  à  sçavoir 
Du  fait  de  ces  Liégeois  le  voir; 
Et  j'en  dirai  selon  mon  sens. 
Premiers ,  nos  seigneurs  sont  d'assens 
5  De  mettre  et  tenir  en  leurs  mains 
Tous  leurs  privilèges  au  mains , 
Et  qu'ils  soient  portés  à  Mons, 
Car  de  ce  sont-ils  bien  semons , 
Avec  toultes  les  alliances 

10  Ësquelles  avoient  fiances. 

Jà  jurront  que  sans  transporter 
Auront  tout  voulu  apporter; 
Où  jà  n'y  aura  si  privé 
Qui  à  toujours  n'en  soit  privé  ; 

15  Et  à  Liège  et  aux  aultres  villes , 

Qu'on  ne  doit  point  tenir  pour  villes , 
Ne  seront  plus  maistre  nommé 
Mais  bailli,  prévost  renommé, 
Maieur  et  aussi  eschevin , 

20  De  par  le  seigneur,  sans  convin 
Faire  d'amis  ni  de  lignaige, 
D'ailliance  ne  de  vignaige, 
Fors  au  plaisir ,  chascune  année , 
Du  seigneur.  Et  est  ordonnée 

25  La  chose  qu'ils  renderont  compte 
Au  prince ,  qui  vault  bien  un  comte. 
Et  est  ordonné  par  manière 

1  Extrait  de  Touvrage  cité  ci-dessus,  p.  304,  note  1. 


Qu'il  n'y  aura  nulle  bannière 
De  confrairie  ne  aultrement, 

30  Qu'il  ne  faille  apporter  brefvment 
Aux  commis  pour  en  ordonner  ; 
Et  si  ne  pourront  pas  donner 
De  bourgeoisie  le  renom 
A  homme ,  tant  soit  de  bon  nom , 

35  S'il  n'est  es  villes  résidens, 

Sans  ce  qu'il  puisse  par  dedens 

Tenir  conseil,  et  nullement, 

Si  ce  n'est  du  consentement 

De  leur  seigneur  et  cappitaine. 

40  Et  c'est  aussi  vray  comme  espit 
1 

Que  d'armes  ne  feront  plus  port 
Contre  le  roy,  pour  nul  rapport 
Ne  contre  le  cuens  ^  de  Namur , 
Pour  grever  fortresse  ne  mur. 

45  Et  s'est  dit,  ne  m'en  doy  passer, 
Que  se  Françoys  veulent  passer 
La  rivière,  ils  auront  passaige, 
Et  se  Liégeois  estoient  bien  saige, 
Ils  livreroient,  sans  enchiérir, 

50  Les  vivres  qu'on  doit  bien  chérir. 
Et  saichez  bien ,  ne  vous  ennoye , 
Aussi  qu'il  n'y  aura  monnoye 
Des  princes  qui  là  ne  soit  prinse. 
Et  si  feroïent  grant  mesprinse 

55  Se  par  eulx  estoient  ravallée. 
Et  au  lieu ,  qui  n'est  pas  vallée, 
Où  fut  la  bataille  mortelle  , 
Si  grant  que  pieçà  ne  fu  telle , 
Sera  faitte  une  belle  église 

60  Des  princes  de  nom  sans  faintise; 


'  Lacune  d'un  vers. 


^  Le  comte. 


41 


^1 


322 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Quatre  preslres  y  seront  mis , 
Et  deux  clers  ;  iceulx  entremis 
Seront  de  prier  à  la  Dame 
A  qui  fuymes  de  corps  et  d'ame. 
65  Monseigneur  de  Liège  donner 

Y  doit  de  rente  et  ordonner 
Deux  cens  escus  à  chaque  année  ; 
Et  pour  souTenance,  ordonnée 
Sera  une  messe  en  septembre , 

70  Vingt-trois  jours ,  et  bien  m'en  ramembre 

A  Liège  dite ,  à  Saint  Lambert , 

Pour  tous  ceulx  qu'avec  maint  haubert , 

Trespassèrent  à  celluy  jour. 

Que  le  roy  du  trosne  majour 
75  Les  veulle  mettre  en  bonne  sente! 

Et  si  vueil  bien  que  chacun  sente 

Qu'es  nobles  églises  d'entour 

On  en  doit  prier  par  bon  tour. 

Ou  chastel  de  Huy ,  sans  essay , 
80  Stoquehan  * ,  Bouillon  et  Yssay , 

Feront  garnison  du  seigneur; 

Et  aussi  ly  bon  gouverneur 

Y  pourront  entrer  et  yssir , 
Sans  ce  qu  on  les  doye  nuisir. 

85  Et  qui  Touldroit  contre  aller , 
Ceulx  du  chapitre  au  par-aller , 
Les  doivent  ayder  à  pugnir  : 
Et  ceulx  qu'on  ne  pot  pas  tenir , 
Qu'en  aultres  lieux  ont  fait  leurs  nis, 

90  A  toujours  mais  seront  banis. 
Ceulx  qui  estoïent  des  Hédrois , 
Et  qui  furent  de  faulx  endroits, 
Qui  jamais  les  pourra  tenir 
On  les  fera  griefvement  pugnir. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

95  Et  tous  ceulx  qui  les  soutiendront 
Penance  pour  eulx  porteront. 
Et  ceste  histoire  nous  raporte 
Qu'à  Thuin  ne  demoura  porte , 
Ne  mur  qui  ne  soit  accomplis , 

100  Débattus  et  fossés  remplis. 

Fos Dignant  avec  com.... 

Auront  pour  leur  mauvais * 

La  pareille  pugnicion , 
Sans  avoir  excusacion. 

105  En  salle,  en  pallais,  ni  en  chambre, 
Et  sur  la  rivière  de  Sambre , 
Ne  demoura  nul  fort  moustier , 
Qu'on  n'en  fasse  pierre  et  mortier 
Abattre  pour  oster  leur  force , 

110  A  la  fin  que  nul  ne  s'efforce 
De  Hènault  nullement  grever. 
Et  pour  ce  fait  cy  achever , 
Dit  est  que  fortifiement 
N'y  aura  jamais  nullement; 

115  Et  à  Tongres  fra-t'on  abattre 
Une  des  portes  sans  débattre , 
Quarante  piez  de  mur  en  tour 
D'un  lés  et  d'aultre  de  la  tour 
Vers  Tref  * ,  et  feront  raemplir 

120  Ceux  de  Tongres,  et  accompUr 
Ouvréement  le  grant  fossé 
Devant  Tref  ^,  contre  leur  seigneur. 
Et  aux  Liégeois  par  ordonneur , 
Pour  compensacion  de  frez 

125  Que  les  princes  ont  pour  eulx  faiz 
Fauldra  un  aide  paier , 


323 


1  II  faul  lire 


I  Slockhem. 


Foste,  Dig^naot  avec  Couvin 
Auront  pour  leur  roauvaii  dessein. 


2  Ainsi  dans  les  deux  éditions ,  mais  il  Caul 
lire  Trec ,  Maestricht. 

3  Trec. 


â 


•îs 


324 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Que  je  puis  nombrer  et  noncier 
A  deux  cens  et  \ingt  mil  escus. 
Et  de  tout  sans  faire  reffus 

130  Ont  livré  suffisant  hostaig;es. 
Et  si  doit  estre  en  leurs  usaiges 
Qu'aux  lettres  faire  et  deviser 
Sera  mis  que ,  se  rebeller 
Vouloïent  en  quelque  partie, 

135  Deux  cens  mille  escus,  sans  partie, 
Paieront  pour  leur  meffaiture  ; 
Cinquante  mille,  c'est  droiture. 
Au  noble  et  puissant  empereur  ; 
Autant  au  roy;  et  le  seigneur, 

140  C'est  asçavoir,  je  vous  témoigne. 
Le  très-puissant  duc  de  Bourgoigne, 
Et  de  Hénault  le  franc  primier 
Qu'on  doit  aymer  et  tenir  chier , 
Chacun  cinquante  mille  auront 

145  D'amende,  se  ceulx  se  mesfont. 
Telle  est  devisée  la  somme. 
Et  s'il  avoit  ung  pape  à  Rome, 
Ou  un  arcevesque  à  Coulongne, 
Qui  pour  la  divine  besongne 

150  Et  service  du  roy  puissant, 

Feissent  évesque ,  tant  soit  grant , 
Ne  pourront  aller  au  contraire 
Leur  seigneur,  pour  tous  bien  à  traire; 
Et  son  évesque  pugniront 

155  Tous  ceulx  qui  au  contraire  yront. 
Et  aussi  il  est  ordonné 
D'en  faire  lettres ,  et  donné 
Sera  aux  villes  pour  savoir 
Tout  le  fait  de  leur  escavoir; 

160  Et  aux  princes  pareillement 

Le  feront,  pour  monstrer  comment. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Par  certaine  obligacion , 
Tendront ,  sans  allégacion , 
Tout  ce  que  vous  ai  récité 
165  Es  villes  et  en  la  cité  , 

Tous  jours  par  bonne  intencion  : 
Cy  prent  mon  dit  conclusion. 

Explicit  dictum. 


VI. 

s'eWSIEULT    la    complainte    de    la    cité    de    LIÈGE    *. 


Orgueul ,  mortel  anemi  de  virtu , 
Fol  et  despit,  tout  plain  d'oultrecuidance. 
Qui  te  couva?  las!  ne  de  quoy  n'os-tu 
,  Que  d'effacier  bonté ,  sens  et  prudence  ? 

5  Malheureux  sont  qui  danssent  à  ta  dànsse. 
Et  qui  se  veullent  dessus  tes  thois  juchier  : 
La  fin  d'orgueil  est  de  hault  tresbuchier. 

Cascun  le  peult  sceurement  regarder, 
Qui  veult  à  moi  et  mon  fait  prenre  garde , 
10  Car  de  tes  las  je  ne  m'ay  sceu  garder, 

Quant  je  ne  prins  bon  conseil  pour  ma  garde. 
Saiges  seront  qui  feront  arrièr'  garde , 
Qu'ils  ne  soient  comme  je  suis  souspris  : 
Par  fol  cuidier  sont  les  plus  soubtilz  pris. 

15  Je  cuidoie  telle  estre  ma  puissance , 
Par  force  de  peuples  et  de  villes 
Que  on  ne  me  peust  faire  quelque  nuysance , 

>  MS.  n"  7262  de  ia  bibliothèque  royale  de      $ieurs  pièces  de  Georges  Chastelain. 
Bruxelles  ,  volume  dans  lequel  se  trouvent  plu- 


325 


326 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Combien  que  eusse  pensées  assez  villes , 
Et  que  je  y  fisse  des  envois  inchivilles, 
iO  Par  toy ,  orgueil ,  tout  na'estoit  d  avantaige  : 
Le  seur  estât  n'est  pas  en  hault  estaige. 

Par  toy  je  pers  mon  honneur ,  mon  renon  , 
Plus  ne  seray  Liège  la  renommée, 
Muer  me  fault  doresnavaut  mon  nom , 
25  Liège  j'estoie,  serve  seray  nommée. 
Car  de  la  fin  la  chose  est  dénommée, 
Quant  l'ouvraige  est  acomplit  et  parfait  : 
Justice  veult  qu'on  pleure  son  me£Pait. 

Ai-ge  raefiFet  pourquoy  doie  plourer? 

30  Oui  certes ,  se  je  congnois  sois  mon  cas , 
Car  j'eusse  peu  bon  conseil  implorer, 
Mais  las  !  j'ay  creu  inexplois  avocas 
Plus  rigoreux  qu'à  soris  ne  sont  cas 
Dont  je  suis  chupt  en  la  malle  adventure  : 

35  Mal  charie  qui  verse  sa  voiture. 

Le  difiFérent  de  monseigneur  et  moy 
Aulcun  estoit;  c'est  chose  assez  commune 
Entre  peuples  vivans  en  une  loy. 
D'estre  aseuré ,  qui  est  chose  tout  une , 
40  Souvent  advient;  j'ay  monté  sus  la  hune 
De  hault  orgueil ,  pour  mon  fait  maintenir  : 
Raison  n'y  veult  oultraige  soustenir. 

Ne  sçay  comment  excuser  mon  de£Pault, 
Ne  comprendre  ne  puis  qu'il  me  failloit; 
45  J'ay  trop  erré ,  confesser  le  me  fault  ; 
Asotté  suis  et  nulz  ne  m'assailloit  ; 
A  mon  advis  bon  droit  me  deffailloit, 
Au  souverain  povoie  avoir  secours  : 


ANALECTA  LEODIENSIA. 
Pour  rendre  droit  sont  fais  prince  et  cours. 

50  Ainsy  le  fait  mon  prélat,  mon  seigneur 
Car  le  chemin  luy  a  samblé  très-bon , 
Il  n'a  requis  ne  plus  grant  ne  myneur 
Ne  son  frère  puissant  duc  de  Bourbon. 
Mais  il  nous  a  plus  noirchy  que  carbon 

55  Par  enssans  d'églises  et  interdis  : 

Qui  contempnent  l'église  sont  maudis. 

Plusseurs  accords  m'ont  estes  présentez , 
Qui  sambloient  justes  et  raisonnables  ; 
Le  peuple  et  moy  nous  sommes  exemptez 
60  Du  vray  seigneur ,  par  fais  desraisonnables 
Et  avons  prins  aydes  variables 
Huy  de  gardins  et  de  mains  de  manbours  : 
Variétée  confont  villes  et  bours. 

Encoire  est  plus  mon  esteur  à  reprendre 
65  Car  j'ay  esté  plus  foibles  qu'est  l'ongnon  , 
Quant  ma  volu  à  paix  et  grâce  prendre 
Le  très-noble  puissant  duc  Bourguignon , 
Comme  s'il  fust  ung  petit  compaignon. 
J'ay  par  despit  assailli  son  pays  : 
70  Folie  emprinse  sont  les  folz  esbahis. 

Et  pour  ce ,  ces  bourgoîsses  et  bourguois , 
Villes ,  cités ,  qui  vives  en  beubans 
Oés  mes  plours,  chrestiens,  payens,  grigois; 
Le  fol  cuidier  vous  font  sièges  et  bans 
75  Apoiez-vous ,  vous  avez  tous  voz  bans 
Votre  espeuse  sera  confussion  : 
Le  fol  cuidier  n'est  point  abusion. 

Se  vous  vouliés  aviser  que  j'estoie , 


327 


•4 


328 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

N'a  pas  ung  mois,  qui  n'est  gaires  de  temps, 
80  Vous  trouverez  que  tel  povoir  j'avoie, 
Que  contre  tous  je  tenoie  les  champs  ; 
Nommée  me  puis  ad  ce  jour  des  meschans , 
Constraincte  suis  à  rompre  murs  et  tours  : 
Fortune  fait  à  foible  et  fort  ses  tours. 

85  Tongre ,  où  es-tu  ,  la  puissante  et  la  forte 
Qui  souloies  résister  aux  Romains? 
Tu  estoies  de  terre  et  mer  la  porte 
Et  maintenant  tu  n'as  ne  soies  ne  mains 
Avec  moy  désolée  tu  remains. 

90  Car  toy ,  ne  moy  ne  cresme  d'homme  conte  : 
Péchié  paie  les  siens  en  fin  de  compte. 

Où  esles-vous  Saintron ,  Hasle  et  Los , 
Waryne,  Vize,  Bloicq,  Brée  et  Cuvin, 
Herlc ,  Scoenhercle  ,  Buiilon  et  s'os , 
95  Le  fort  Dignant  avec  Tongre  et  Tuin? 

Trop  vous  ont  meu  cervoise ,  houppe  et  vin , 
Traire  vous  fault,  voz  murs  sont  abatus: 
Ceulx  se  taisent  qui  sont  les  plus  batus. 

Vous  seize  estiés  toutes  villes  frumées, 
100  Et  vous  estes  réduittes  en  villaiges 

Par  menchongnes  et  bourdes  affermées 
Qu'on  vous  disoit.  C'estoient  fauls  vissaiges 
Pour  vous  mouvoir  en  estranges  usaiges , 
Dont  la  mal  eur  vous  oppresse  et  restrainct  : 
105  Celuy  qui  trop  embrache  mal  estrainct. 

Et  moy  qui  estoie  et  suis  vo  mère , 
A  qui  aviez  à  toute  heure  recours , 
Et  je  suis  celle  qui  dolleur  plus  amère 
En  ay  porté  et  porteray  tousjours. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

110  J'ay  attendu  resconfort  et  secours. 

Du  trop  long  temps  qui  mal  ont  esté  prés  : 
Il  n'est  si  fort  horion  que  de  près. 

Prochain  estoit  celuy  qui  m'a  frappé , 
De  toutes  pars  me  chaint  et  avironne , 
115  Tant  l'ay  tempté  qu'enfin  il  m'a  happé; 
Dont  ly  mondes  de  gloire  le  couronne  ; 
Des  malheureux  j'en  porte  le  couronne. 
A  fol  pensers  ainsy  souvent  advient  : 
Qui  mal  pense,  droit  est,  se  mal  ly  vient. 

120  Avec  mes  pers,  ma  très-chière  chainture  , 

Qui  de  haulx  murs  et  de  tours  me  chaingnoit , 
On  m'a  donné  resconfort  et  painture , 
Disant  que  la  main  de  Dieu  se  saignoit 
Pour  mon  bon  droit;  mais  du  nez  on  samoit 

125  Quant  on  devroit  dire ,  je  te  deffie  : 
N'est  pas  saiges  qui  en  parie. 

Le  long  repos ,  le  joie  et  le  sollas 
Où  j'ay  esté  par  sy  longues  anées , 
M'a  diffrenée ,  dont  me  fault  dire  :  hélas  ! 
130  Car  j'en  porte  l'angoise  par  années. 
Mes  vielles  plaies  estoient  bien  sanées, 
Que  j'avoie  eu  l'an  mil  iiii''  et  huit  : 
Or ,  tienné-je  que  le  trop  gratter  cuit. 

Encore  estoit  l'autre  playe  garie , 
135  Que  j'avoie  l'an  xxxii  recheu; 

Mais  le  rosel  qui  à  tous  vens  varye , 
Que  tenoye  pour  apoyer  m'a  déceu. 
Je  deusse  avoir  par  bon  advis  concheu 
Que  je  payay  lors  des  nobles  par  mille  : 


329 


,** 


42 


r: 


à. 


330 


ANALECTA  LEODIEINSIA. 


140  A  membre  mort  vient  tard  la  camamiHe  ^. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 
Qui  bien  se  sent  ne  doit  muer  propos. 


331 


S'il  me  fut  bien  souvenu  de  Dignant, 
Et  jour  et  nuit,  sans  jamais  oublier, 
Dormant,  veillant  et  souppant  et  durant, 
Besogne  m'eust  esté  de  m'alier 
145  A  cil  qui  fait  mon  malheur  deslier; 

Car  de  mon  mal  Dignant  fut  le  mësaige  : 
Eureulx  est  chil  qu'autruy  péril  fait  saige. 


Vignes  et  prez  et  terres  labourables . 

170  Bois  et  forés  plaines  de  venoisons  , 
N'ont  contenté  mon  peuple  variable  , 
Ne  rivières  plaines  de  bons  poissons  ; 
Mais  tout  ainsy  que  ung  tropel  d'oisons 
En  murmurant  se  sont  tous  eslevés  : 

175  Ceulx  qui  meschief  sont  trop  matin  levés. 


■r 


Qui  regarde  ma  situation , 
Mon  ayr,  mon  lien,  mon  estât,  mon  pourpris; 
150  Trop  plus  grande  est  ma  désolation 
Que  je  ne  l'ay  encore  en  ceur  compris; 
Car  entre  aultres  cités  avoie  pris 
De  défier  et  de  peuple  et  de  force  : 
Riens  n'est  sy  fort  que  puissance  n'efforce. 

155  Assize  suis  sur  rivière  courans  , 
Em  prés  rians  et  délictables  ysles , 
En  vignobles,  sur  montaignes  plaisans, 
Et  en  terre  de  labeur  très-ferlilles  ; 
Maisons,  palaix  ay  fais  d'œvres  soubtilles; 

160  Cascun  illecq  venoit  en  sa  plaissance  : 
Après  plaisir  vient  souvent  desplaissance. 

Mais  quel  pays  tout  plain  d'aménité  ! 
Comme  ce  fust  ung  paradis  terrestre  ! 
Se  Dieux  vouloit  en  sa  divinité 
165  Terre  habiter,  il  ne  porroit  mieulx  estre. 
Or,  n'ai-ge  sceu  considérer  mon  estre, 
Ne  moy  tenir  en  ma  paix  et  repos  : 


*  Camomille. 


En  richesse  et  en  bien  babondoiè , 
Cascun  du  sien  habondamment  vivoit; 
Marchandise  ne  couroit  pas  la  voie , 
Mendicité  nulz  des  myens  ne  sçavoit , 
180  Et  de  mon  heur  ung  grant  vil  y  avoit. 

Car  peuple  avoye  en  aultres  moins  peureulx  : 
C'est  grant  malheur  avoir  esté  heureux. 

Assez  avoye  et  parens  et  cousins, 
Quant  j'estoie  en  la  puissante  cité  ; 
185  Mais  maintenant  n'ay  lontaings  ne  voisins 
Qui  condeullent  mon  infélicité  ; 
J'ay  contre  moy  le  prince  concité , 
Qui  me  porroit  de  tous  maulx  garantir  : 
Travail  à  fol  fait  son  eureur  sentir. 

• 

190  Estre  povoie  en  estât  et  vigueur 

Par  bonne  paix  ,  et  jà  m'estoit  donné. 
Dès  l'an  passé ,  par  ma  folle  rigueur 
De  mon  orgoeil  je  l'ay  habandonné  ; 
Le  bon  prince  le  m'a  voit  ordonné, 

195  Or  m'a  monstre  qu'il  n'en  est  point  content  • 
Riens  n'ofiPence  prince  plus  que  contemps. 


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33â 


X  ANALECTA  LEODIENSIA. 

Prince  le  dis ,  prince  le  faull  nonomer , 
Car  il  noonslre  qu'il  est  prince  clément  ; 
Et  c  est  ce  qui  le  fait  plus  renommer 
200  Que  de  clémence  uzer  publicquement; 
Car  pardonner  à  tous  est  meisraement 
A  ceux  qui  sont  par  lu  y  suppéditez  : 
Clémence  tient  royames  et  chités. 

Sa  clémence  vous  veul-je  racompler , 
205  Car  il  avoit  contre  my  cent  mil  hommes , 
Son  les  eu  peult  à  loysir  bien  compter , 
Qui  nous  povoient  abattre  corne  pommes , 
Moy  et  mes  gens  qui  en  vie  encore  sommes , 
Sa  clémence  nous  a  tous  respité  : 
210  En  tous  temps  est  bien  en  saison  pité. 

Je  présuraay  de  premier  assaillir 
Dont  j'euch  à  cop  quattre  mille  hommes  mors , 
Et  commenchoit  jà  le  jour  à  faillir 
Sy  fu  constrains  à  retenir  mon  mors. 
215  Je  euch  adont  grans  regrez  et  grans  mors  , 
Tournant  le  dos  à  ma  grande  vergoingne  : 
Congnoistre  fault  ce  hault  duc  de  Borgoingne. 

S'il  eust  siévy ,  tout  estoit  despéchié  , 
Car  nous  fumes  comme  gens  desconfis; 
220  A  cesle  heure  meur  estoit  no  péchié , 
Qui  en  orgoeil  avoit  esté  confis  ; 
Onques  encore  sy  grant  sens  je  ne  fis 
Que  de  fuir ,  car  je  demeure  en  estre  : 
Passer  falloit  par  l'huis  ou  la  fenestre. 

225  Siévir  me  fist ,  ne  siévir  ne  volu , 

Car  nous  n'estiesmes  que  brebis  esgarées , 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Mais  par  son  sens  et  clémence  yl  conclu , 
Que  mieulx  vallent  oflFenses  réparées  , 
Que  ne  font  villes  du  tout  désemparées  ; 
230  Car  vengance  ne  proiffite  en  nul  lieu  : 

Qui  de  vengier  se  déporte,  ensieult  Dieu. 

Pitié  m'a  meult  le  bon  prince  piteux 
A  recepvoir  mon  amende  honnorable  , 
En  chemise  et  larmiant  des  yeulx, 
235  Et  de  mes  biens  amendes  prouffitables 

Pour  mes  mefiPais  qui  m'est  chose  agréable , 
Car  le  surplus  ne  demeure  :  et  la  vie 
Le  respilée  est  en  joie  ravie. 

Seulle  ne  suis  enferrée  en  bruine , 
240  Aultres  y  a  qui  m'est  un  resconfort, 
Qui  sont  chultes  en  plus  grande  ruyne , 
Qui  avoient  peuple  et  povoir  plus  fort 
Que  je  n'aye ,  pour  quant  ce  vient  au  fort. 
Je  conforte  par  ce  point  ma  maisnie  : 
245  Aux  maheureux  est  solas  corapaignie. 

Tesmoings  en  sont  Troye ,  Rome ,  Cartaige 
Et  Nynive ,  l'orguilleux  Babillone , 
Jhérusalera ,  avecque  le  portaige 
D'Alexandre  le  grant ,  roy  de  Macédonne , 
250  Thèbes  et  Athènes,  qui  fut  grande  besongne, 
D'aultres  assez  dont  il  ne  ressort  une  : 
N'est  sy  puissant  qui  puist  contre  Fortune. 

Encor  doy-je  mon  Dieu  regracier 
Qu'entières  sont  mes  maisons ,  mes  églises , 
255  Et  sy  le  doy  loer  et  merchiier 

Que  je  n'aye  eu  femmes  ou  filles  prises  , 
Qui  est  contre  les  usaiges  et  guises 


333 


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334 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Des  anemis  en  ville  de  conqueste. 

Sy  m'en  resjoy  :  dolient  ceur  fait  bien  feste. 

260  Gens  d'église ,  bourgois  et  laboureux  , 
Et  vous  nobles  qui  estes  aveuglés , 
Confessés- vous  que  vous  estes  heureux  , 
Quant  vous  estes  de  l'erreur  désenglez , 
Où  vous  estiez  tenus  et  enanglez, 

165  Soyez  contens ,  considérés  le  bien  : 
Après  perte  très-souvent  pert-on  bien. 

Prendés  confort  et  contempnés  voz  pleurs  , 
Doncques  veves,  mariez  et  pucelles, 
Faittes  boucqués  et  chappelles  de  fleurs 
270  Pour  vous  parer,  jovenchiaux,  jovenchelles  ; 
Resjoissiés-vous ,  dames  et  anchelles, 
Et  vous  veulliés  à  lyesse  réduire  : 
Après  pluie  voit-on  le  soleil  luire. 

S'en  gré  prenons ,  Dieu  nous  regardera , 
275  Comme  il  fist  Job,  qui  prist  en  pacience  ; 
Et  le  souflFrir  plus  nous  relèvera 
Que  ne  fera  despite  impatience , 
El  qui  voira  lire  en  sa  conscience, 
Nous  dirons  tous  :  Bien  l'avons  déservy  : 
280  Dieu  cascun  paye ,  ainsy  qu'il  a  servy. 

C'est  nostre  mieulx  porter  paine  en  ce  monde 
Pour  nos  meffais  et  nos  transgressions, 
En  ce  qu'en  suyte  en  soit  nostre  âme  monde 
Par  les  travaux  et  les  pugnitions 
285  Que  soufFerons,  dont  obtenir  puissons 

Pardon  de  Dieu ,  tant  qu'il  ne  soit  mémoire 
De  nos  deffaulx  et  qui  nous  doinst  sa  gloire  ! 

Expltcit  la  complainte 
de  la  chtté  de  Liège. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


VIL 


SENSEULT  LA  COMPLAINTE  DE  DlGNANT  ^ 


335 


Je  l'orguilleuze ,  obstinée  Dignant , 
Orible  arsin  de  juste  divin  yre. 
Hideux  exemple  et  miroir  ruyant 
De  tous  mauvais  du  monde  mantenant, 
5  Desquelx  on  peult  mal  penser  et  mal  dire , 
Plaine  de  raige,  impossible  à  descripre , 
En  propre  orguel  vaincue  et  prise  d'armes  : 
Chiel ,  terre  et  mer ,  je  semons  à  mes  larmes. 

Riche,  poissant,  belle  et  bien  composée, 
10  Fu-ge  à  trois  jours  du  monde  en  hault  bruit  l'une, 
Des  biens  du  chiel  servie  et  arrouzié, 
Quize  de  loing,  de  fortune  baisié, 
De  cler  soleil  et  de  fertille  lune , 
Mais  aweuglée  en  l'orguel  de  ma  hune , 
15  Non  redoublant  hault  roc  ne  mer  parfonde, 
Suis  aujourd'huy  l'opprobre  à  tout  le  monde. 

A  très-hault  roc  tout  de  gré  me  suy  prinse , 
Contant  à  rien  son  inscrulable  abisme , 
Dont  Dieu ,  qui  bel  tout  euvre  mal  aprise , 
20  M'a  fait  chéoir,  confuse  en  l'entreprise , 
Et  terminer  mauldit  à  tout  mon  criesme. 
Sy  ne  fault  pas  que  je  m'en  envenyme 
Contre  homme  nul ,  ne  fortune  en  pareil , 
Fors  à  mon  propre  orguilleux  appareil. 

25  J'ay  pressumé  d'aguisier  ongle  et  corne 

'  N»  7263  de  la  bibliothèque  royale  de  Bruxelles. 


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336 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Pour  graffiner  et  amanduir  '  roche 
Pressant  oreille  à  vent  d  aiiltruy  flagorne , 
Dont  je  perchoy  que  fortune  me  sorne 
Et  ma  tourné  l'enviers  de  sa  taloche , 
30  Sy  ne  voy  pas  criant  à  son  de  cloche 

Ce  qui  m'en  est ,  par  qui ,  ne  de  quel  lieu  , 
Mais  tout  venra  à  compte  devant  Dieu. 

A  très-maudicte  et  à  très-dollente  heure  , 
J'ai  propre  erreur  d'aultruy  erreur  acrue, 

33  Combien  que  tart  goustant  je  la  saveure  , 
Et  ne  me  sert  se  j'en  crie  ou  j'en  pleure , 
Qu'en  mien  qu'autruy  péchié  mort  m'a  férue. 
Sy  n'en  est  pas  la  vengance  sy  drue 
Que  je  ne  vaille  avoir  ce  que  j'en  ay  : 

40  J'ay  trouvé  paye  au  lez  où  j'enclinay. 

O  folle ,  esrant ,  yvre  cité  Lyégoise  ! 
Peuple  endurchy  en  toute  ingratitude, 
Prompt  à  fureur  et  de  bestialle  noise 
Et  dont  le  pas  à  tous  bons  chrestiens  poise 
45  Et  tourne  à  grief  d'humaine  valitude  ! 
Entens  droit-cy  à  ta  béatitude , 
Entens  moleste  et  ingrat  peuple  en  ville, 
Te  mire  en  moy,  hier  fière  aujourd'huy  ville. 

Spectant  te  mire  en  mon  cruel  oultraige , 
50  En  ton  orgoel  ta  seur  compartaige; 

Boute  tes  yeulx  hors  de  ton  frenestraige , 

Et  vieng  véoir  le  fourdian  oraige 

Chéu  sur  moy,  ployant  à  ta  rihotle; 

Ne  n'est  veau  saulf,  brebis  ne  cabrioche  *, 
55  Tour ,  mur ,  maison  ne  fort  ;  tout  gist  en  cendre 


E«t-ce  rendrt  doux  eommt  amande  ,  ou  une 
corruption  de  amadouer? 


^  Chèvre. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Devant  les  yeulx  :  peulx  le  pareil  attendre. 
Orguel  mouvant  de  craisse  et  de  trop  d'aise 
M'a  boursoufflé  le  ventre  et  le  poitrine , 
Sy  m'en  est  prinse  orible  fin  mauvaise , 
60  Comme  en  pareil ,  par  ton  erreur  punaise , 
Tu  tireras ,  ne  faulras  à  l'estrine  : 
J'en  suis  goûteux  exemplaire  et  droiture 
A  tous  villains  rebelles  populaires  : 
Liège  suis  sieuls ,  j'ay  rechupt  mes  sallaires. 

65  N'eau  ne  chiel  ne  souffiront  orguel  croistre , 
Ne  villain  germe  aucun  efifëct  produire; 
Dieu  het  orgueil  et  humain  mescongnoistre , 
Tous  il  les  plane ,  boutans  hors  de  son  cloistre , 
Et  condampne  et  commande  à  destruire 

70  Par  tant  peult  bien  voler  mouches  et  hault  ruire^ 
Mais  enfin  chiet  en  larigaup  fillé  : 
Pense  chascun  au  fil  qu'il  a  fillé. 

A  propres  mains  le  roit  propre  ay  tissue 
Dont  prise  suis,  par  droit  cours  de  nature, 
75  Fortune  en  garde  autant  et  telle  yssue 
A  toy  et  Liège ,  orguilleuse  et  houssue  ; 
Mais  tu  ne  criens  ta  rigueur  future , 
Tu  n'en  porras  toutesfois  l'adventure , 
Se  tu  n'entens  à  voie  rémisible. 

80  Dieu  bal  tel  fois  à  demi  main  molle 
Une ,  deux  fois ,  enfin  à  mort  totalle , 
El  souvent  l'homme  il  esbranle  et  estolle. 
Dont  quant  le  Ireuve  en  erreur  toudis  folle , 
Lors  luy  soubslrainl  vigueur  fondamentalle. 

85  Or  pense ,  pense  à  ta  vie  brulalle , 

Peuple  ygnorans,  pense  à  tes  viez  fléaux  : 
Battre  est  passé,  mort  le  peult  abrouxaux  '. 


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'  Arbrisseau. 


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338 


AINALECTA  LEODIENSIA. 

En  seul  orgueil  et  en  raescongnoissance 
Sont  Troyes,  Rome  et  Cartage  tombées, 

90  Ne  oncques  puis  n'en  est  la  florissance 
Véue  essourdre  ou  prendre  espanissance , 
Ains  plus  et  plus  confussemeut  crombées  ; 
Les  Dieux  sy  ont  leurs  joies  enflambées 
Jette  dessus  pour  leur  vie  essordée. 

95  0  bel  castoy  pour  pris  en  aullruy  mordre! 

Que  veult  fol  peuple  et  ville  gent  et  serve? 
Veut-il  s'essourdre  encontre  seignourie? 
Pense-il  que  Dieu  le  munise  et  préserve 
A  geulle  bée  et  à  dens  de  l'enserve , 
100  Pour  mordre  en  prince  et  en  chevallerie  ? 
Luy-meismes  roy  d'impérialle  hoirie 
En  fist  son  chiel  sanglant  par  teil  emprendre , 
Fit  dont  ce  à  terre  où  tel  peuple  s'engendre. 

J'en  ay  esté,  j'en  suy  en  infier  mise; 

105  Maudite  l'eure  et  qui  m'y  a  bouté  ! 

Maulditle  en  soit  Liège  et  son  entremise  î 
Ne  conque  attente  ou  foy  m'y  fu  promise , 
Quant  je  m'en  voy  dampné  et  confontée. 
J'ay  attendu  à  faire  ma  hurtée 

110  Encontre  ung  bras  pour  divin  instrument 
Et  dont  l'orreur  me  fait  la  jugement. 

Tournay ,  Tournay ,  faulse  serpent  lépreuse , 
Mordant  d'un  becq,  mordant  oultre  mesure! 
Qui  t'esjoys  soubz  fache  ténébreuse 
115  De  mettre  avant  mainte  parolle  crueuse. 
Et  dont  en  toy  retourne  la  blesure  ! 
Entens,  entens,  ascoute  à  ma  présure! 
Je  fus,  or  non  ;  tues,  mais  combien  que  igneures, 
Tu  ce  ne  scès,  mais  tes  faultes  sont  meures. 


ANALECTA  LEODIENSIA 


339 


120  Par  mon  mesdit  assis  tout  en  contreuve. 
Et  dont  je  suy  faulse  infernal  mentoire , 
J'ay  Dieu  et  homme  attrait ,  ainsy  le  treuve 
A  ma  confuse  éternelle  répreuve, 
El  à  ma  griefve  impropérable  ystoire; 

125  Dont  qui  voroit  entendre  à  l'inventoire 
De  telz  sy  fais ,  mains  vénieulx  langaiges , 
On  y  verroit  divers  fons  et  coraiges. 

En  toy  se  font  les  souhés  desrisoires , 
Les  corosis  injurieulx  articles 

130  El  as  à  ce  propos  langues  punisoires 

Qui  vont  quéranl  les  maiselles  cursoires, 
El  dont  les  graus  sentent  durs  offendicles  ; 
Et  telz  marchans  ai-ge  eult  en  mes  bouticles , 
Lesquelx  se  Dieux  n'eust  non  souffert  alraire , 

135  Point  je  ne  fuce  en  ce  malheur  contraire. 


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Quel  fruit  m'esl-il  de  mon  villain  langaige. 
Ne  quel  à  toy  du  venin  que  lu  jettes  ? 
Quant  à  ma  part ,  j'en  ay  payé  le  gaige. 
A  toy  oussy ,  gens  de  menu  bagaiges , 
140  Ton  jour  veura  pour  paiier  telles  debtes  ; 
La  voix  sy  cuert  comme  à  son  de  trompettes 
Que  nul  venin  n'est  samblable ,  à  la  terre , 
Au  tien  mortel  que  la  bouche  defferre. 


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Haine  causée  en  la  mort  de  mes  pères 
145  Par  main  jadis  du  fort  lyon  terrible 

M'ont  fait  produire  aulcuns  grans  vitupères , 
El  dont  sur  moy  sont  chéuz  les  propères, 
A  l'exigent  de  mon  cas  tout  orible  ; 
Mais  pas  n'en  chiel  tel  fardel  sur  mon  rible 
150  Pour  avoir  hayne  envers  mon  occiseur. 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 
Qu'avoir  envie  envers  mon  mourriseur  *. 

Je  suis  exemple  et  de  nulle  nature 
Resortissant  en  terre  léonine , 
Mais  du  plus  bel  se  ta  haulte  adventure , 
155  Tu  siés  au  fons  de  sa  noble  pasture , 
Serve  non  pas,  sy  bonne  que  voisine; 
Par  quoy  s'en  sieult  que  de  ton  origine 
Tu  es  mauvaise  et  de  félonne  vie , 
Et  n'as  ung  point  qui  t'escuse  d'envie. 

160  Par  hayne  avoir  pas  ne  suy  sy  dampnable 
Comme  tu  es  par  ton  envie  prise. 
Haine  ,  a  couleur  aucune  maintenablc  , 
Là  où  envie  est  toute  abominable 
A  Dieu  et  homme,  et  n'est  coer  qui  le  prise. 

165  Encor  m'est  mieulx  porter  telle  reprise 
D'eslre  ruyne  en  ma  hayne  causée 
Que  par  envie  en  nul  homme  excusée. 

J'ay  pour  au  fort  que  de  crocq  que  de  hance 
Faire  à  par  moy  non  serve  acelée  toute  * , 

170  Mais  tu  ne  peulz  jelter  hazart  ne  cance 
Fort  en  dangier  de  toute  acommandance , 
Desoubz  celuy  que  ta  langue  déboute , 
Et  n'ont  tes  dens  ne  miette  ne  croûte 
Pour  soubstenir  ton  orguilleux  venin. 

175  Qu'il  ne  te  viengne  en  son  sou£Prir  begnin. 

Ton  fait  sy  est  tout  contraire  à  nature 
Contraire  à  riègle  et  mesure  et  toute  ordre , 
Et  n'as  excuse  en  toy  ne  conjecture , 
Sy  non  en  tout  abjecte  poureture , 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

180  En  quoy  tu  as  volu  ton  ceur  amordre. 

Notte  ung  chascun  non  erreur  m'a  fait  tordre 
Sy  ne  fus  onques  mendre  à  toy  en  hault  tiltre  : 
Qui  m'a  vaincu  peult  plus  que  pour  tant  mettre. 

Je  ne  déporte  à  Dieu  ne  à  Fortune  , 
185  Que  tu  par  temps  ne  ars  et  ne  subcombes , 
Et  que  pour  ta  villonnie ,  mainte  une , 
Et  dont  l'accuse  et  à  perdre  commune , 
Se  Dieu  juste  est,  à  meschief  tu  ne  crombes. 
Point  ne  te  duist  avoir  plus  clère  tombes 
190  De  moy,  ma  seur,  égale  en  maléfice , 
Par  conséquent  en  flagelle  du  vice. 

Je  ne  fis  onques  dont  me  puis  percevoir 
Dommel  l'en  dist  *  que  tu  de  nature  uses 
Du  miel  venin ,  et  du  blancq  tu  fais  noir , 
195  D'honneur  reproche,  et  de  menchongne  voir, 
Et  les  parfais  clercs  hommes  tu  refuses. 
Que  te  fault-il  mais  déporter  de  ruses 
Pour  toy  et  moy ,  puisque  je  suis  gastée , 
Quel  perte  en  toy  d'estre  en  ce  point  tastée? 

200  Non  pas  pour  toy  ne  pour  ton  éminence 

Ne  pour  crémeur ,  l'en  te  seuffre  et  déporte , 
Mais  pour  loable  honneur  et  révérence 
De  cilz  soubz  qui  fiance  en  apparence 
Tu  ton  erreur  à  non  tieng  plus  et  plus  forte  , 

205  Et  samble  voir  que  l'ayes  à  ta  porte , 

Tout  prest  pour  toy  nourir  en  cest  afiFaire  : 
Non  seuflPre  Dieu  à  tel  tant  se  meffaire. 

Pour  toy  ne  moy ,  meschante  villonnaille , 


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*  Nourricier. 


^  En  cachette. 


*  Tandis  que  Ton  me  dit. 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 

Ne  convient  pas  que  haiilt  prince  se  meuvent , 
210  Car  toujours  sont  nobles  en  toute  taille, 
Et  ne  vallons  qu'il  entrent  en  bataille 
Pour  nous  entr'eux  en  cause  où  ils  nous  treuyent  ; 
Assez  en  est  qui  foUies  appreuvent , 
Mais  quant  à  nous  n'est  empereur  ne  roy 
215  Dont  nous  valons  qui  veille  en  toy  ou  moy. 

Désespérée  et  en  raige  diverse 
Je  crie  à  toy  et  à  toutes  meffaites  : 
Du  temps  qu'estoie  en  fleur  jannette  et  perse 
Je  me  lenoye  en  ceste  erreur  perverse  , 
220  Du  que  ce  fust  d'avoir  bonnes  attraittes  ; 

Mais  Dieux  (en  sont  toutes  choses  pourlraittes) 
N'a  ce  sou£Fert  en  haulx,  princes  humains, 
Mais  a  laissié  les  villains  pour  villains. 

Meschante  gens  et  de  povre  vallue , 
225  Si  comme  toy  et  moy  en  pareilles  sommes 
N'ont  en  leur  becq  que  vilté  dissolue  , 
J'en  ay  esté  jugée  et  mal  volue 
De  Dùeu  et  toy  ;  vient  cas  de  grant  estime , 
Mais  trop  bien  dis  et  cas  de  villains  criesme. 

230  S'en  m'a  serré  cruellement  la  vaine 

Et  tout  pour  cas  de  mon  grief  démérite. 
Dont  se  n'estoit  ma  propre  aultre  paine 
Je  te  mettroie  au  front  la  honte  plaine , 
Qui  de  toy  est  congnutte  et  escripte. 

235  Mais  celle  reste  et  qui  pas  n'est  petite 
Je  l'ai  laissié  en  bonne  prompte  main , 
Et  qui  peult  estre  de  demain  en  demain. 

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Tongre,  Saiutron,  Tuyn,  que  volés  dire? 
Meschaus  hameaux  et  de  povres  gens  cétives? 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

240  Voelliez-vous  choir  en  celle  meisme  yre 
Où  j'ai  esté  jusques  au  lever  maulditte  ? 
Ce  dont  je  fay  mes  dures  invectives. 
Tous  telz  tressors  et  puissances  acemés 
N'ont  point  d'efiFect  encontre  ungdoy  comme 

245  Du  puissant  bras  qui  fait  ceste 

Gand  impareille ,  à  toute  gloire  et  force 
Y  a  ploie  à  coust  d'homme  cent  mille. 
Utret,  non  mains,  Luxembourg  en  l'escorce 
Pareillement  a  tondu  de  sa  force  , 
250  C'oncque  n'avint ,  et  l'a  submis  serville. 
Trop  à  lart  croy  les  molz  de  l'Evvangille  : 
«  Bas  orguilleux  se  doibt  humilier 
»  Et  l'umble  bon  en  gloire  en  aloiier.    » 

Par  mal  avoir  et  estre  misérable 
255  Je  veul  rien  dire  à  moy  ,  noble  vaincueur , 
C'est  aujourd'huy  le  bras  insupérable 
Et  dont  me  tiengs  plus  fière  et  honnourable , 
Puisque  à  choir  vient  de  l'avoir  et  douleur. 
Et  sy  a  plus  dont  frémir  doibt  ton  ceur , 
260  II  a  le  bras  de  Dieu  puissant  pour  ly. 
Va  se  t'y  frotte,  et  s'en  vante  ycelly. 

Nulz  los  sy  grans  que  de  bouce  ennemie 
Quant  tourner  veult  son  ceur  à  raison  saine , 
En  moy  n'a  cas  pourquoy  doie  estre  amie , 
265  Mais  toutes  fois  sy  ne  faurai-ge  raie 
Que  je  n'en  parle  à  gloire  toute  plaine  i 
Car  sy  m'ait  Dieux ,  c'est  la  sourse  et  la  vaine 
Du  temps  présent  d'honneur  et  de  vaillance. 
Et  ou  mains  ce  d'humaine  déffaillance. 

270  Crieve ,  crieve ,  crieve ,  Tournay  et  crieve  ! 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


Ces  motz  je  vois  criant  en  ray  les  rues , 
Et  non  pour  fin  plus  grandes  ne  plus  grief ves, 
Mais  pour  ton  becq  qui  ne  prise  et  qui  crieve  ; 
Le  père  et  fil  ou  atant  gloires  drues , 
275  El  trop  en  sont  jusques  à  toy  aparues, 
Car  tu  en  raoers  et  en  cuite  mille  raige. 
Or  Dieux  le  doinst  longuement  ce  coraige. 

Ne  crois-tu  pas  que  Dignant  la  garnie 
Soit  démolie  en  toute  sa  puissance  ? 

280  Vieng  voir  et  parle  à  ma  face  ternie 
Qui  gis  en  terre  enverssée  et  onnie, 
Sans  tours ,  sans  murs ,  sans  masure  et  aisance , 
Dont  et  affin  qu'il  n'en  soit  à  l'usance 
Et  qu'en  tes  murs  s'en  face  obslention , 

285  Je  propre  y  viens  pour  ta  confussion. 

Tournay ,   pardonne  à  ma  foursenerie , 
Ce  que  je  parle  en  manière  sy  felle, 
C'est  pour  la  faulse  injure  et  menlerie 
D'aulcuns  de  ciaux  de  ta  chilé  florie  , 
290  Et  dont  m'est  doel  que  Dieux  ne  les  flagelle. 
Ta  ville  en  soy ,  j'espoir ,  est  bonne  et  belle , 
Mais  il  advient ,  pour  cent  iii*'  on  blasme. 
Tout  en  ce  point  suy-je  chupte  en  ce  diffame. 

J'en  voy  voilant  par  la  rondeur  du  monde 
295  Signiffiier  ma  dure  destinée  ; 

Criant  aux  raons  et  à  la  mer  parfonde , 

Que  nul  grand  peuple  en  orgueil  ne  se  fonde , 

N'en  fiereté  soubz  fortune  menée. 

Il  plest  à  Dieu  qu'en  cesle  dure  année 
300  J'en  suis  exemple  et  trompe  d'arvertence. 

Qui  veult,  m'entende!  et  quy  veult  se  y  pense! 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


345 


Trièves  à  vous ,  obstinez  orateurs , 
Versiffieurs  et  semeurs  de  parolles, 
Dont  sont  blâmez  les  très-nobles  recteurs 
En  voz  traittiez  que  vous  mettes  par  rolles. 
5  Peu  prouffilé  vous  avez  aux  escolles , 
Quant  ne  sçavés  malère  plus  régente 
Que  de  chargier  vos  oppinions  folles  , 
Sur  moy,  Tournay,  de  vos  dis  innocente. 


t< 


'  Serait-ce  Verden  ? 


2  Manuscrit  cité  ci-dessus. 


44 


'«te 


Mettes ,  Noremberg ,  Verge  * ,  Jeunes ,  Venise  , 
Toutes  chités  de  Franche  et  de  Italie , 
Là  où  cours  a  de  riche  marchandise, 
305  Se  grant  efforct  et  de  chevance  aquise 
De  soubz  fortune  anvers  vous  non  falye , 
Gardés-vous  bien  d'erreur  et  de  folie, 
Car  tout  venra  à  paie  et  à  son  compte  : 
Celuy  n'est  fais  qui  n'a  peur  de  son  honte. 

310  La  lune  duit  les  ondes  et  marinées 
Et  Fortune  les  cités  et  les  hommes  ; 
Leur  fais  ne  sont  à  nulluy  déclarées , 
Mais  con  plus  sont  de  honneurs  parées , 
Tant  plus  leur  sont  salut  et  honneur  proraes. 

315  Des  bons  estocqs  partent  les  bonnes  gommes 

Quoy  que  pour  bonne seray  tenue , 

Quant  par  péchié  je  suis venue. 


vni. 


TOURNAY  RESPONT  A  DIGNANT    EN  DISANT 


346 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

On  voit  par  ce  les  coraiges  mauvais 
10  Des  envieux,  des  enffans  et  du  père, 
Qui  ne  sont  pas  dignes  désire  pavais  * 
Encontre  ceulx  dont  leur  envie  s  apère  , 
En  cest  estât  sans  fruit  et  vitupère , 
Diversement  emploie  becq  et  langaige 
lis  Encontre  moy  pour  subvertir  me  aspèi*e 
Et  sans  raison  me  jettes  en  la  fangne. 

Vous  ne  chantés  ne  traittës  de  vergongne , 
Sans  fondement  de  fait  ou  d'apparenche  . 
L'un  mort  le  roy!  l'autre  becque  Bourgoingne  ! 
20  Entre  lesquels  n'a  point  de  diflPérence. 
Vous  cuidiés  faire  celuy  seul  révérence; 
Mais  c'est  à  tort ,  car  l'autre  y  participe 
Comme  ung  seul  corps  en  égale  adérenche 
Tendant  à  ung  et  venant  d'un  principe. 

25  Roix  et  royaulx  sont  ceulx  que  vous  blasmez , 
Vous  le  chief  des  roix  et  des  royaux  ; 
Quant  sans  honneur  sy  haulx  princes  nommez  , 
Trambler  deussicz  du  ceur  jusques  os  boyaux , 
Mieulx  vous  vauroit  estre  seurs  ou  muyaux  ^, 

30  Qu'en  dire  mal  l'an  où  ilz  le  sçaroient. 
Combien  qu'à  eulx  vous  appelles  loyaulx , 
Je  suis  certains  qu'ilz  vous  désavouroient. 

Ne  vous  boutés  entre  bos  et  escorce , 
Vous  en  ariez  la  main  toute  orde  et  tainte  ; 
35  Car  nulz  ne  peult,  par  famte  ne  par  force, 
L'amour  d'entre  eulx  faire  sy  tost  estainte. 
Sa  langue  soit  d'appophe  ^  attainte 


*  Pavais  ou  jtavail,  pavillon  ,  tente;  bouclier 
qui  couvrait  le  corps. 


^  Sourds  ou  muets. 
3  Apoplexie. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Qui  fait  discord  de  saint  Pol  et  saint  Pierre. 
C'est  ung  aniel  très-bien  faite  à  l'atainte  : 
40  Bourgoigne  est  l'or  et  le  roy  est  la  pierre. 

Ainsv  à  tort  fait-on  mettres  et  vers 
En  blasmant  l'un  ,  pour  l'autre  collauder  ; 
Mais  soient  ceulx  et  samblables  couvers, 
11  leur  fault  mieulx  taire  que  recorder. 
45  On  puist  tous  ceulx  de  gros  cordons  corder    . 
Les  piez  au  col  et  jetter  dedens  Saine 
Qui  penseront  pour  les  deux  discorder 
De  faire  chose  qui  ne  soit  juste  et  saine. 

Joye  et  honneur  paix  et  félicité 
50  Doinst  Dieux  à  ceulx  qui  moult  bien  procuront: 

Les  envieux  de  ma  transquillité, 

Espoir,  par  temps  de  moy  affarre  aront. 

S'ainsy  advient  preste  me  trouveront 

Les  recepvoir  et  mes  amis  clamer  ; 
55  Mais  s'ilz  sont  bons  avecques  moy  apprenront 

Servir  le  rov  et  iries  voisins  amer. 


347 


IX. 


LA  RÉBELLION  DES  LIÉGEOIS. 


Dialogue  ^. 


— Je  pense  que  lu  viens  du  Liège, 
Galant,  conte-moi  des  nouvelles. 
— C'est  ung  faulx  et  périlleux  piège  ; 

»  M».  11031  de  la  bibl.  royale  de  Bruxelles,      fermant,  entre  antres  pièces,  la  Danse  aux  aveu- 
extrait  d'un  volume  écrit  au  XV'  siècle  et  ren-     gles  de  Michaut. 


348 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Je  ne  les  en  sçay  dire  belles. 
5  — Comment!  sont-ils  tousjours  rebelles? 
Qu'esse  qu'ilz  dient  qii'ilz  feront? 
— Hz  l'ont  esté ,  sont  et  seront. 

— Que  dit-on  parmy  la  cité? 
Y  fait-on  nul  nouvel  édit? 
10  — Le  deable  Benedicite 

Croiroit  ce  qu'on  y  fait  et  dit. 
Ce  que  l'ung  dit  l'autre  desdit  , 
Et  leur  rumeur  point  ne  s'abat. 
C'est  ung  droit  infernal  sabbat. 

15  — Quel  est  leur  parler  du  bon  duc 
Et  de  son  noble  filz  le  conte? 
— Hz  dient  qu'ilz  ayment  le  plue , 
Au  surplus  n'en  font  pas  grant  conte. 
Hz  en  parviendront  à  mesconte 

20  On  ne  soustient  pas  adez  ire. 
Aviengne  ce  que  j'en  désire. 

— Que  dient-ilz  de  Narauroys 
Et  autres  pays  bourgongnons?  ' 
— Déa  !  nous  sommes  de  Namur  roys 
25  Et  contre  Lucembourg  hougnons  '. 
Tant  qu'ilz  auront  en  bourg  ongnons , 
Hz  n'en  parleront  autrement. 
L'ung  y  bourde  fort,  l'autre  ment. 

— Et  de  ces  feux  qu'ilz  ont  boutez , 
30  Es-se  point  merveilleuse  perte  ? 
— Puisqu'ilz  n'ont  esté  déboutez 


I  Murmurons,  grommelon». 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

La  douléance  en  est  apperte. 
Hz  ont  manière  fort  experte 
A  brûler  en  pouldre  et  en  souflFre. 
35  Pourquoy  non  ,  quant  on  le  leur  souffre  ? 

— Comme  font-ilz  de  leurs  promesses 
Et  de  la  submission  d'eulx  ? 
— Hz  tiennent  leurs  vespres  pour  messes  ; 
Car  promettre  et  tenir  sont  deux. 
40  — Toutesfois  sont-ilz  sy  hydeux 
Comme  on  dit,  et  sy  inhumains? 
— Dieu  me  gart  d'entrer  en  leurs  mains. 

— Or  me  raconte  de  Dynant. 
Que  dient-ilz  que  ce  sera  ? 
45  — On  en  parloit  yer  en  disnant , 
Disant  que  point  ne  cessera. 
Son  grant  orgeuil  abaissera , 
Penduz  seront  à  leurs  despens. 
On  me  pende,  se  les  despens. 

50  — Toutesfois  le  peuple  Liégois 

Est-il  point  avec  eulx  party? 

— Brûlés  soient  en  feu  grégois 

Tous  soustenans  le  leur  party. 

Assaulz  leur  sera  imparty 
55  Avant  que  la  chose  demeure. 

Autant  de  verde  que  de  meure. 


349 


— N'ont-ilz  point  peur  d'estre  assaillis 
Et  misérablement  tuez  ? 
— Hz  sont  maintes  fois  jà  saillis 
60  En  guerre  tous  habituez. 
Les  biens  seront  restituez 


350 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Qu'ilz  ont  ravy  cest  esté 
Au  mains  y  auront-iiz  esté. 

— Et  ces  faulses  [jens  des  mestiers 
65  Seront-ilz  tousjours  mesdisans? 

— Leur  party  n'est  double,  mes  tiers, 
Non  pas  pour  ung  jour,  mes  dix  ans. 
Et  s'ilz  gardent  lelx  metz  disans , 
Cecy  est  pour  nous,  qui  quen  hongne. 
70  De  ce  me  rapporte  à  Bourgongne. 

— C'est  despit  que  tel  coquinaille 
Veulent  auctorité  avoir. 
S'il  fault  qu'en  guerre  coquin  aille , 
Point  ne  craint  perdre  son  avoir. 
75  — Par  cela  est-il  bon  à  voir 
Qu'ilz  ne  sont  de  nul  mal  lassez 
Et  sy  feront  du  mal  assez. 

— Pour  faire  leur  dernière  course 
N'ont-ilz  pas  mis  des  gentilz  sus? 
80  — Nenny  ,  au  premier  qui  se  cource, 
Hz  sont  incontinent  yssus. 
il  y  en  a  de  mal  tissus, 
En  tel  nombre  et  de  mal  affaire, 
Hz  ont  trestous  chier  mal  à  faire. 

85  — Quant  on  leur  parle  de  raison , 

Pour  quoy  ne  la  font-ilz  d'eux-mesmes? 
— Le  peuple  est  plain  de  desraison  , 
D'abuz  et  d'arguz  trop  extrêmes  ; 
S'ilz  bastissent  mal  leurs  prohêmes 

90  La  fin  n'en  (peut)  pas  estre  bonne. 
Hz  planteront  au  bout  la  bonne  '. 


h 


•  Bonne,  borne. 


>  Abbés. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

— Et  que  dient-ilz  de  Naraur , 
Quant  ilz  en  parolent  entre  eulx  ? 
— H  dienl.  pardieu,  qu'il  n'a  mur 
95  Qu'ilz  ne  remplissent  tous  de  treux. 
L'autre  jour  de  ce  le  contre  eux  ; 
Car  on  me  dist  qu'ilz  veulent  pais 
Hz  la  requièrent  aux  habais  *. 

— N'y  entens-tu  remède  donques, 
100  Pour  les  mener  à  raisons  joindre? 

— Quant  ilz  seront  vaincuz,  adonques, 

Les  verrés-vous  cesser  de  poindre. 

Et  doit-on  telx  faulses  gens  oindre , 

Sans  les  désoler  et  confondre. 
105  On  les  puist  comme  bacon  ^  fondre. 

— Hz  sont  maulvais  et  faulx  vilains 
Selon  que  par  toy  puis  entendre. 

— Hz  feront  fait  faulx  et  vil ,  ains 
Que  nos  arcz  soyent  prestz  en  tendre. 
110  — Je  doubte  que  le  long  attendre 
Ne  leur  face  double  mateur  ; 
Point  ne  ressongne  le  mal  leur. 

—  Maiz  quant  on  leur  parle  du  prince , 
N'ont-ilz  point  vergongne  d'offendre  ? 
115  — Hz  respondent  bien  qu'ilz  ont  prins  ce 
Gros  martel  pour  les  gros  doz  fendre. 
Hz  ont  donc  vouloir  d'eulx  deffendre: 
Maiz  ilz  ne  sont  pas  bien  unys. 
De  tant  seront  plus  tost  punys. 

120  — Je  prie  à  Dieu  qu'il  les  mauldie. 

2  Lard. 


351 


li: 


'■r 


352 


125 


ANALECTA  LEODIENSIA. 

Tant  sont-ilz  félons  et  pervers , 
Il  ne  leur  chault  qui  les  maulx  die 
Contre  eulx  par  prose  et  par  vers , 
Hz  ont  entenderaens  divers. 
— Sans  Guider  estre  folz,  mes  saiges. 
On  n'en  peut  faire  bons  messaiges. 


— Y  retourneras-tu  sy  tosl , 
Pour  savoir  leur  moyen  de  faire? 
— Pleust  à  Dieu  que  l'on  garnist  ost 
130  Pour  les  tous  destruire  et  detfaire. 
Il  fault  laisser  tout  autre  affaire  ; 
Contre  eulx  chascun  tra veillera. 
Le  pasteur  dort  qui  veillera. 

— Hz  payront  le  propciat 
135  A  leurs  despens,  je  t'en  asseure. 
Il  ne  fault  que  dire  pat , 
Car  chascun  le  gros  dent  *  a  seure. 
Adonques  mauldiront-ilz  l'eure 
Qu'ilz  auront  commis  telz  deffaulx. 
140  N'en  parlons  plus,  ilz  sont  trop  faulx. 


X. 


METRA  LAUEflTATORIA  DE  DISCORDUS  ET  GUERRIS  HABITIS  IN  PATRIA  ET  CIVITATE  LEODIENSIBVS^ 
UNDE  SUBSECUTA  EST  TRANSLATIO  CURIAE  CIVITATIS  LEODIENSIS  *. 


Culpa  quidem  causa ,  rabies  qua  nascitur  ausa 

Atque  nimis  vehemens;  corda  quieta  premens, 
Plaga  nimis  dira,  quam  coelica  sustulit  ira, 


*  La  grosse  dent. 


*  Ex  cod.  MS.  viri  Cl.  Serrure. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


353 


Saevit  in  hac  patria,  qua  dolet  ecclesia. 
Improba  pressura  super  ecclesiastica  jura 

Aestuat  atque  tumet,  clerus  ubique  timet. 
Dente  venenoso  livore  suo  sceleroso 

Excitât  innumeros  sedilione  feros. 
Gens  Leodina  cadit,  et  contra  foedera  vadit 

In  forli  clypeo,  quam  ferit  ipse  leo  ; 
Percussis  turbis  Leodinae  nobilis  urbis 

Dévia  secta  ruit ,  quae  nimis  ampla  fuit. 
Olim  vernalis  flet  curia  spiritualis 

Pridem  sublimis,  jam  variata  nimis; 
Namque  tripatitur ,  tribus  aulis  ipsa  potitur 

Percipiunt  inibi  sobria  lucra  probi. 
Sancti  Trudonis  urbs  sanae  conditionis 

Summa  parte  fruens,  crescit  in  aère  fluens. 
His  tribus  est  domina  quaestus  communis  alumna 

Quae  totam  patriam  circuit  egregiam  ; 
Loeven  secundam  partem  lenet,  ecce  secundam 
Trajectura  reliquam  continet  exiguam. 


XI. 


EPITAPHIUM  VENERABILIS  QUONDAM  DOXINI  ET  MAGISTRI  WILHELMI  DE  RUGKLINGEN.  CANONICI 


KT  SCHOLASTICI  ECCLESIAE  SANCTI  DIONYSII  OFFIGIALISQUE  LEODIENSIS 


1 


VVilhelmus  juslus  Rucklingen  et  in  arte  venustus, 

Juribus  ambobus  doctus,  ubique  probus, 
Clericus  excellens,  fraudis  fermenta  repellens, 
Munere  non  caecus ,  justiciaeque  decus. 


'  £z  cit.  cod.  MS. 


45 


354  ANALECTA  LEODIENSIA. 

Ex  yi  divina,  diim  floruit  urbs  Leodina 

Quae  proh!  corruerat,  officialis  erat. 
Pridem  sunl  illi  commissaque  jura  sigilli  , 

His  juris  modulo  profuit  absque  dolo; 
Sede  Iribunalis  fruebatur  ut  officialis. 

Primus  in  hoc  oppido  quod  vigel  ergo  modo 
Partibus  audilis ,  decidit  viocula  lilis , 

Non  fractus  praelio ,  prece  nec  amore  pio. 
Non  yanum  panem  ^  nec  polum  sumpsit  inanem, 

Sacris  incubuit.,  inque  labore  fuit. 
Qui  sacris  fultus  istic  jacet  ecce  sepultus , 

Febribus  occubuit^  mors  pretiosa  fuit. 
Vult  mens  chororum  fratrum  devota  Minorum 

Anle  gradus  arae  corporis  ossa  dare. 
Fratres ,  orate ,  compuncti  de  pietate , 

Ut  pax  summa  Dei  perpeluetur  ei. 
Qui  décima  quarla  mi(jravit  mensis  aprilis . 
M.  semel  atque  quater  C,  septuaginta  secundo. 


xn. 


COIfDITIONES    inCLYTAE    CIVITATIS    LEODIENSIS 


Legia  sancta ,  tui  patroui  culta  cruore , 
Te  Deus  elegit,  cleri  praefulgida  flore; 
Corda  leonina  tua  gens  habet  :  inde  vocaris 
Leodium  ;  terres  patrias  et  ab  his  decoraris. 
Montes  et  nemora,  fontes,  bonus  aër  et  arva 
Flumina,  prata  simul,  yitis  non  copia  parva , 
Ignis  saxigenus ,  plumbi  ferrique  minerae , 


1  Ex  cit.  cod.  MS. 


ANALECTA  LEODIENSIA.  S55 

Ornant  le,  faciuntque  tuum  nomen  redolere, 
Urbibus  ut  mundi  sis  summis  aequiparata. 
Ergo  Deum  lauda ,  cole  patronum ,  moderala 
Ecclesiam  mente  tam  glorificam  reverere , 
Pace  fruens  pariter  polerit  tibi  nemo  nocere. 

Legia  sub  Karolo  calcata  pavet  sine  muro. 
Legia  calcatur,  spoliatur  et  igné  crematur. 
Tu  semper  yincis ,  ut  victis  parcere  possis. 
Parcere  prostratis,  est  nobilis  ira  leonis. 


XIII. 


■ETIA    INTERROGATORIA    AD    QUCDDAM   NOBILLISSIMU»    PRINCIPElir    DOMINUH    LLDOVICUM    DE 
BOURBON,   EPISCOPUM  LEODIENSEM  ,    ET  DESUPER  RESPONSORIA  *. 


Te  quidem  ense  mori ,  praesul  Leodine ,  coëgit 

Ecce  meae  patriae ,  dico ,  fidelis  amor. 
Quo  nimis  incalui  Ludoyicus  pastor  ovilis 

Custodire  gregem  fortis  ab  ore  lupi. 
Quem  prius  in  propria  nutritum  dapsilis  aula 

Cum  pastore  meas  ipse  momordit  oves. 
Vulneris  illati  raihi  dudum  non  memorabar 

Einiraici  raelle  vincere  fella  putans. 
Cur  mihi  non  zelus  lolius  ovilis  adhaesit, 

Nec  nitor  armorum ,  ductus  amore  pari? 
Cum  sibi  complacui  nisi  laeti  lumina  vultus 

Frontibus  ostendens  semper  ubique  suis. 
Fautor  in  optatis  sibi  libertatibus  amplis 

Débita  dimisi  libéra  jura  tuli. 

1  £x  CoU.  MS.  bibliothecae  academicae  Leocliensis,  n.  188  p.  178. 


356 


ANALECTA  LEODIEXSIA. 

Non  acciiso  meum  pecus  eleclum  générale , 

Sed  nolo  suspcctum  particulare  scelus. 
Ultor  in  haec  solum  tua  diix  exlende  flagella, 

Colla  malignantis  gentis  adiré  slude. 
Dux  genus  insigne  simul  et  miserabile  vulgiis 

Et  peciis  infeclum  noscere  scire  velis. 
Nobilis  ecclesiae  Leodinae  tulor  et  urbis , 

Ipsius  ac  patriae  dux  miserator  eris. 
Est  et  semper  erit  romanae  filia  sedis, 

Suxit  enirn  luatris  ubera  mane  suae  ; 
Cardinis  occidui  praefulsit  Stella  suprema  , 

Catholicae  fidei  primitus  illa  capax. 
Quae  jam  capta  dolet  incursibus  seu  Pharaonis 

Atque  cohaerentis  genlis  ab  ense  suae. 
Quae  lîcet  objectae  sit  nescia  traditionù 

Atteritur  datimis,  ensibits,  ifftie,  minù. 


XIV. 


EPISTOLA    DEDICATORIA    QUAE    POEMATI    DE    VASTATIONE     LEODIENSI    IN     CODICE 

GAMERAGENSI    PRAEFIGITVR    ^ 


Reverendissioio  in  Christo  patri  ac  Domino,  Henrico  Bergensi  .  Camera- 
censi  antistiti  dignissimo ,  atque  suo  beoefactori  unico ,  Mattheus  Herbenus  , 
immortalitatem. 

Quanquam  historiae  hujus  séries  quam  in  manibus  habes ,  notitiam  luani 
minime  subterfugit,  sacratissime  Cameracensis  autistes ,  tamen  propter  car- 
minis  eleganliam ,  ne  tantus  labor  deperiret,  quod  jam  futurum  fuerat ,  nisi 
ego  in  lucem  produxissem  ,  statui  studiosi  alicujus  Ulium  rerum  principis 

»  Cfr.  Introduet. ,  §  IV ,  et  supra ,  p.  235. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


3o7 


auspicio  opus  castigatum  producere.  Occurris  igitiir  tu  inprimis,  dignissime 
praesul ,  cujus  ut  alias  saepe  etiam  nunc  perspicacissimo  ingenio  atque  oculis 
laborem  meum  quamvis  in  alieno  opère  destinarem  ,  visumque  id  eo  etiam  de- 
liberatius,  quod  in  re  ecclesiastica  ad  ecclesiasticum  aliquem  heroëra  pers- 
criberem.  Addequod  legatus  apostolicus,  de  quo  hic  latissima  mentio  est  (nam 
ad  ejus  defensionem  adversus  aemulos  liber  conscriptus  est\  Dominus  meus 
Romae  post  suam  legationem  fuerat  :  cujus  honori  etiam  post  fata  déesse  non 
debui.  Honofrius  igitur  Romanus  génère,  ex  ea  familia  quae  vulgo  sanctae 
Crucis  nuncupatur,  pluribus  animi  ac  corporis  dotibus  ornatus  Tricaricensem 
episcopatum  adeptus  est.  Quapropter  cum  per  raultos  annos  perniciosa  non 
solum  seditio  ,  verum  etiam  temeraria  faclio  in  territorio  Leodiensi  per- 
crebuisset  cum  multa  sanguinis  effusione  ac  rebellione  adversus  Dominum 
suum  apprime  nobilem  Ludovicum  de  Borbonio  ,  neglectioneque  pontiBca- 
lium  censurarum,  quamobrem  multo  tempore  a  sacris  publicis  cessatum  est 
cum  gravi  jactura  fidelium  animarum ,  ad  cujus  populi  contumaciam  casti- 
gandam  a  summo  pontiBce  Paulo,  etiam  seculari  potentia,  ducibus  Burgundiae 
ac  Brabantiae,  qui  eidem  Ludovico  sanguine  conjuncti  erant,  concessa  auctori- 
las  est.  Tandem  placuit  miseratione  summi  pontificis  super  tam  diuturno  bello 
partibusque  id  seorsum  deprecantibus,  ut  aliquis  ex  praelatis  Romanis  cum 
summa  potestate  mitteretur,  qui  bellis  ac  litibus  finem  imponeret.  Itaque  Ho- 
nofrius Tricaricensis  episcopus,  huic  difficillimo  negotio  idoneus  judicatus  est,^ 
utpote  qui  antea  in  archiepiscopatu  Moguntino  a  Pio  ponliBce  missus  sangui- 
nariam  faclionem  cum  multa  laude  sedasset.  Provincia  igitur  haec  Honofrio, 
cum  potestate  legati  de  latere  concessa  est.  Neque  profecto  sine  magna  laude 
rem  confecisset,  nisi  Leodiensium  furiae  susceptum  negotium  impedi vissent; 
nam  quo  tempore  primum  Leodium  applicuisset ,  atque  populum  ab  inter- 
dicto,  quo  longo  tempore  implicitus  fuerat  absolvisset  :  deinde  ad  eorum 
Dominum  et  episcopum  Ludovicum  ,  postremo  mulcendi  ejus  animi  causa 
ducem  Carolum  accessisset,  quem  usque  in  Flandriam  nuptias  celebrantem 
prosecutus  est,  cum  ingenti  honore  atque  singulari  applausu  ab  universis 
amplexus  est  ;  populo  ac  clero  Leodiensi  cum  omnis  sexus  efFusa  multitudine 
atque  reverentia  obviam  procedentibus ,  quem  non  secus  atque  terrenum 
quemdam  Deum  venerati  sunt.  Nam  episcopus  eorum  Ludovicus  ita  se  semper 
legato  exhibuit  quasi  alteri  cuidam  suo  parenti,  cui  nisi  principis  Braban- 
tini  indignationem  se  contracturum  veritus  esset,  in  summis  calamitatibus 


358 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


plurimiim  oblemperavissel.  Cum  autem  ad  ducem  Carolum  iter  direxisset, 
conlijrit  eidem  (ut  ante  dixi),  funebribiis  pompis  atque  nuptialibus  festis 
intéresse.  Eodem  enim  fere  tempore,  dux  parenlalia  Philippo  fecit  ;  et  hyrae- 
neos  celebravit.  In  quibus  festis  tantiis  bonor  factus  apostolico  legato  est,  ut 
mortali  liomini  major  exbiberi  non  potuisset.  Ubi  autem  de  re  Leodiensium , 
propler  quam  a  pontifici  Paulo  missus  fuerat,  cum  duce  verba  babuisset,  ita 
benignum  repperit  principem ,  ut  ei  sine  negotio  magno  dissidium  omne 
componi  posse  videretur.  Inslabat  per  id  lempus  grave  (ac  ut  Lucanus  dicit), 
plus  quam  civile  bellum  inler  arctissirae  et  matrimonii  antea  et  sanguinis 
nexibus  conjunctos ,  se  atque  Ludovicum  Francorum  regem ,  quibus  diver- 
sissimis  negotiis  cum  non  posset  se  pariter  dux  accommodare,  rogavit  legatum 
ut  ad  Leodienses  i-everterelur,  eosdera  cum  suo  domino  in  officio  contineret, 
pacis  conditiones  meditaretur ,  cum  primum  a  Franca  expeditione  eripuisset 
omnem  Leodiensium  dissensionem  se  cum  eorum  domino  compositurum. 
Itaque  post  celebratas  nuptias  dux  armato  exercitu  Francis  obviam  it.  Legatus 
autem  magno  animi  gaudio  Leodium  revertilur,  sperans  ex  molli  principis 
▼erbis,  quem  alioquin  durum  atque  inexorabilem  futurum  fbrmidaverat, 
atque  Leodiensis  populi  humili  submissione  omnem  rem  ex  sententia  se  esse 
confecturum,  et  certe  confecisset,  nisi  (ut  poeta  disertissimus  meminit), 
Stygiae  sorores  lam  celebrem  spem  ac  sanctum  officium  perturbassent.  Anno 
superiore,  quo  Honofrius  a  summo  pontifice  Leodiensium  negotio  Legatus 
deputatus  est,  fuerat  autem  ille  sexagesimus  septimus,  supra  millesimum  qua- 
dringentesimum  Domini,  dux  Carolus  armata  manu  Leodium  obtinuerat,  et 
inultos  seditiosos,  quo  minus  concordia  civium  cum  domino  suo  turbaretur, 
suppliciis  affecerat.  Quidam  autem  fuga  elapsi  in  proximis  Arduennae  silvis 
tam  hyeme  quam  aestate  se  continuerant ,  operientes  si  qua  in  urbem  re- 
deundi  occasio  praeslaretur.  Inter  quos  fuere  quidam  nobiles  ac  militares,  ut- 
pote  Joannes  Arnoldus,  \  incentius  de  Bures,  Gosuinus  de  Vivariis  cum  fratre, 
denique  muiti  ex  primoribuscivibusqui  se  socios  Virdurae  nuncupabant,  quod 
nos  yernaculo  sermone  exponimus  Vander  Groenre  tenten,  Hi  itaque  speran- 
tes  occasionem  rei  bene  conBciendae  sibi  oblatam ,  quod  cognoverant  ducem 
jam  bellis  francis  impeditum  a  rege  Francorum  forte  superandum ,  cui  Leo- 
dienses et  clam  et  palam  faverant,  pertaesi  longions  exilii ,  infesto  agmine, 
tametsi  qui  bostiliter  eis  occurrere  auderent  non  cessuri ,  mensis  septembris 
die  Dona,  Leodium  irruperunt  cum   ingenti  dolore  omnium  bonorura  ac 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


359 


diligentium  deinceps  vitam  quietam,  atque  inprimis  gravissimo  dispendio 
legati ,  qui  utpote  vir  sapiens  divinaverat  eura  reditum  omnem  clementiam 
ac  benignitatem  a  corde  principis  Caroli  exempturum.  Ne  tamen  legatus 
pacis  speratae  penitus  diffideret,  bortatus  est  exules  quanta  poluit  instantia, 
ut  se  urbe  abstrahenles  denuo  exulalum  irent ,  alioquin  felicem  ac  quielum 
statum  urbis  se  nunquam  visurum ,  seque  nibilominus  apud  clementem 
principem  pro  eorum  pacifico  reditu  sedulodeprecaturum.  llli  vero  ulterioris 
exilii  pertaesos  cupere  se  omnibus  modis  ac  conditionibus  pacis  cum  episcopo 
suo  in  nativa  urbe  \ivere ,  aut  pro  patriae  desiderio  ad  unum  omnes  inlerire 
responderunt.  Divulgabatur  inlerea  ubique  genlium  redilus  exulum  Leodien- 
sium in  urbem,  unde  haud  dubio  innovalum  bellum.  Hic  licel  cernere  cui- 
libet  ordinem  rerum  conlemplanli  quam  is  reditus  legato  infaustus  fuerat, 
utpote  qui  de  maxima  spe  pacis  déciderai  in  summas  angustias  mentis,  quod 
conjiceret  legationem  suam  optalo  fine  minime  perfuncturam.  Carolus  igitur, 
intellecta  Leodiensium  exulum  invasione,  pacisci  cum  rege  raaluravit,  quo 
concitatum  ira  animum  ex  Leodiensium  rebellione ,  in  eosdem  ocius  effunde- 
ret,  et  quos  anno  praecedente  mûris  ac  armis  nudaverat  nunc  gravi  supplicio 
afficeret ,  denique  urbem  incendio  consumeret.  Nulla  igitur  legati  culpa  tanta 
urbs  tam  misère  afflicta  est,  sed  paucorum  exulum,  qui  démentis  principis 
ac  salvare  cupientis  animum  ad  tantam  indignitatem  provocaverunt.  Interea 
Leodiensium  temeritatem  animadvertere  contendit.  Legatus  autem  in  tanta 
rerum  perlurbatione  versatus,  diffîdens  sane  rébus  Leodiensium,  eosdem 
tamen  ad  bumiliationem  adhortari  conatus  est.  Jara  enim  civitas  obequitari 
cepta  est.  Leodienses  autem  Tungrensi  successu  inflati ,  adversus  sanas  pro» 
hibitiones  legati  moenia  egressi  a  Burgundis  facile  superati  caeduntur.  Qua- 
propter  legatus  a  Leodiensibus  obsecralur,  ut  ad  Burgundos  proficisciretur, 
si  quid  boni  sua  prudenlia  posset  efficere.  Legatus  igitur  Burgundorum 
castra  petiturus  episcopum  Leodiensem  secum  educit,  quo  praetextu  gratior 
ejus  adventus  Burgundis  foret.  Nam  Borbonius  cunclis  Burgundis  proceribus 
attinebat,  qui  se  a  Leodiensibus  necandum  formidaverat,  si  dux  in  eos  atrocius 
TÎndicaret.  Legatus  quoque  cunctis  Burgundis  invisus  fuerat,  quod  nimium 
Leodiensibus  favere  creditus  sit.  Sed  quid  posset  aliud  legatus  in  tanta  rerum 
desperalione  eflficere,  ubi  viderat  maximam  potentiam  armalam  adversus 
exhaustam  diuturnis  calamilalibus  ac  miseram  urbem  infestis  signis  proficis- 
centem ,  quam  opus  legalionis  suae  fideliter  adimplere,  quod  erat  errantes 


360 


ANALECTA  LEODIEiNSIA. 


reducere  ad  viairi  rectam ,  misericordiam  implorantes  apostolica  auctoritate 
absolvere,  rudem  plebem  erudire,  facinorosos  a  sanguine  prohibere,  potentiô- 
ribus  jura  vasallorum  ostendere ,  atque  universos  fidèles  subditos  domino 
suo  efficere.  His  rationibus  quia  legatus  diutius  cum  Leodiensibus  versatus 
est ,  a  Burgundis  Leodiensium  partium  fuisse  insimulatus  est.  Igilur  cum  jam 
tamen  non  destilit  bonus  ac  soUicitus  pater ,  inquirendo  vesligare  quibus 
posset  modis  lam  impendenti  calamitati  subvenire^  quam^is  diffideret  se, 
reraanentibus  in  urbe  exulibus ,  principisparem  fore.  Carolus  igitur,  percusso 
cum  rege  Gallorum  in  civitate  Pimnae  foedere ,  cum  omni  exercitu,  quem  ad 
tam  potentem  regem  debellandum  comparaverat ,  divertit  ad  miseram  urbem 
extirpandam,  etquod  cunctis  mortalibus  indignissimum  visum  est,  non  solum 
dux,  qui  jam  mullos  annos  cum  Leodiensibus  beilum  gessit,  sed  etiara  rex, 
adversus  tamfideies  clientes  et  promptos  satellites,  cujus  signa  gestaverant , 
auspicia  sequebantur,  adorabant  majestatem,  hostis  accessit.  Praemiserat  jam 
dux  robur  exercitus  sui  Tungrim  ,  unde  primo  quoque  die  civitatem  incur- 
sionibus  infestarent,  ipse  prope  diem  cum  rege  subsecuturus.  Leodienses 
autem,cognito  hostiumadventu  in  civitatem  Tungrensem,  remaudaciae  magis 
quam  fortiludinis  plenam  aggressi  sunt.  Quippe  trecenti  exulum  inermium 
fere ,  quia  dux  eos  armis  privaverat  anno  superiore,  noctu  conscendentes  ag- 
geres  civitatis,  nam  dux  muros  antea  dejecerat,  octo  millia  equestrium ,  alios 
quidem  caplivos  abduxerunt,  inter  quos  fuerat  legatus  et  dominus  eorum 
Borbonius ,  qui  pacis  causa  eo  convenerat,  legatus  Guido  Humbercortus  Leo- 
diensium inimicissimus;  alios  interemerunt,  in  quibus  fuerat  Robertus,  sigillifer 
domini  Leodiensis;  alii  fuga  elapsi  sunt.  Dux  hac  insigni  contumelia  suorum 
intellecta  nihil  irarum  ex  animo  remisit  ^  quin  imo,  quantocius  in  tam  procacem 
legatus,  comitatus  episcopo  Leodiensi ,  castra  Burgundorum  noctu  proseque- 
retur,  a  domino  de  Argue  cui  soror  Borbonii  nupserat,  cum  omni  familia  sua 
captus  est,  bonis  direplis,  denique  gravissima  fiecuniaria  muleta  imposita^ 
verum  cuncta  a  duce  jussa  restilui.  Intérim  lamen  non  destitit  cuncta  per- 
lustrare,  si  quis  casus  eum  io  tanto  strepitu  armorum  ad  ducem  perduceret. 
Per  id  enim  tempus  dux  sui  copiamlegato  haud  fecit,  sedutCicero  prudentis- 
sime  in  Milone  ait,  cernens  legatus  leges  inter  armatos  silere  atque  dignitatem 
suam  inter  sanguinarios  satellites  versari  multisque  periculis  esse  expositam, 
ducis  primum  deinde  proprio  consilio  fretus,  coactus  est  ab  exercitu  cedere. 
Perveniens  itaque  magnis  periculis  Trajectum,  tantisper  illic  remaosit ,  dum 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


361 


miserae  urbis  excidium  ab  Alberto  apostolico  nuntio,  qui  liberius  inter  armatos 
versatus  est ,  recitante  perdidicerit.  Hic  pensandum  est  quo  animo  existime- 
mus  talem  virum  patriam  urbem  repeliisse  ,  ad  quam  se  rediturum  ingenli 
gloria  antea  putaverat.  Et  quamvis  nullius  delicti  se  conscium  agnoverat , 
tamen  quia  humana  judicia  plerumque  ab  eventis  ac  casibus  rerum  forlui- 
tarum  pendent,  idcirco  sit,  ut  cum  unus  quidem  multorum  criminibus  virtute 
par  esse  nequeat ,  in  eumdem  omnium  delinquenlium  peccata  impingantur. 
Cupiens  igitur  prudentissimus  legatus  ponlifici  primum,  deinde  loti  Romanae 
curiae  ac  universo  populo  rationem  suae  legationis  ostendere  ,  accivit  ex  omni 
Ilalia  doctissimum  poëtam  Angelum  Viterbiensem ,  qui  heroico  carminé  rem 
omnem  ab  egressu  urbis  luculenler  perscriberet.  Usus  est  autem  visissim  mea 
opéra  in  hoc  labore  legatus,  verum  poëma  Angeli  in  hoc  usque  tempus ,  sup- 
pressum  exlilit ,  et  mihi  id  magnopere  requirenli  incognitum  fuit.  Fraudatus 
igitur  poêla  laude  est,  nam  id  laliler  provenisse  haud  dubium  est.  Cum 
enim  liber  jam  confectus  esset,  conligil  Paulum  summum  ponlificem  subito 
e  vita  decedere ,  ad  cujus  graliam  promerendam  ab  Honofrio  condendo  libro 
impensae  diulurnae  faclae  fueranl.  Eral  aulem  summus  ponlifex  vehementis- 
sime  legato  infensus,  ila  ul  ne  publico  honore ,  quo  legali  assolent ,  in  urbem 
reciperetur  ;  qua  indignilale  effeclum  est ,  ut  omnimodis  rébus  a  se  fideliler 
ac  sapienter  geslis  consulerel.  Fala  enim  (ut  in  proverbiis  rerum  inféliciter 
succedentium  est)  illi  adversa  fuerunt.  &ublalo  igitur  de  medio  Paulo,  atque 
suffecto  in  sede  apostolica  Sixlo  quarto,  contigit  Honofrio  partim  languore 
animi,  partim  laboribus  atque  anxietatibus  in  legatione  perpessis,  in  gra- 
vissimam  aegritudinem  incidere ,  unde  eliam  consumptus  est.  Tamen  Sixtus 
pontifex  multo  clemenlius  cum  hominc  egit;  agnoscens  enim  sanctissimus 
pater  maganimilatem,  atque  in  rébus  agendis  viri  dexterilatem,  quo  animum 
ejus  paulisper  allevarel,  pollicitus  est  illi  cardinalalus  dignitatem,  nam  eo 
semper  in  vita  anhelaveral.  Sed  cum  nuUis  consolationibus  bona  valitudo 
praestari  posset,  eodem  anno  quo  Paulus,  defunclus  est.  Apparet  igitur  liquido 
Angelum  his  rationibus  perturbatum,  cum  gemino  principe  orbatus  foret, 
librum  suum  postea  minime  emisisse.  Ego  autem  multiplici  ralione  persuasus, 
non  desliti  originale  lantae  historiae  post  obitum  Honofrii  summo  studio  per 
mullos  annos  perquirere,  primum  quo  honori  domini  mei  eliam  posl  fala 
assisterem,  tum  quia  de  patriis  calamilatibus  est,  quod  non  magis  mihi 
vilio  dari  posset ,  quam  Josepho  patriam  cladem  atque  urbis  nalivae  excidium 

46 


36â 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


perscribenti  ;  postremo  quoque  ne  tam  cultum  rnultarum  noclium  carmen 
per  inertiam  alque  negligenliam  simul  cum  auctore  interiret ,  sed  traderetur 
illis  perlegendum  quibus  tua  dignatio  impartiretur.  Releges  igitur,  reve- 
rendissime  praesul ,  Leodinam  historiam  vel ,  si  ita  malis  appellare ,  miserae 
urbis  excidium  calamitosum.  Unde  facile  pernosces,  qua  mente  summi  pon- 
tîfices  in  Leodiensem  ecclesiam  ac  populum  exsliterunt;  quibus  consiliis  ac 
periculis  legalus  Leodii  conversalus  sit;  quam  inquietum  regnum  dominus 
Borbonius  per  omnem  fere  administralionem  peregeril;  quibus  difficul- 
talibus  ac  sumptibus  dux  Carolus  eumdem  populum  humiliaverit;  demum 
quam  gravem  ruinam  urbs  pro  rebellione  sustinuerit.  Deus  autem  optimus 
maximus  dignelur  annuere,  quo  haec  ultima  sit,  quatenus  tam  clara  Belgicae 
nationis  urbs ,  ad  pristinam  nondum  faciem  reparata ,  cum  potenti  populo 
perenni  pace  perfruatur. 


XV. 


DE    CLADIBVS    LEODIENSIUH  ,   EXCERPTA  EX  GHRONICO    ADRIANI    DE    BUT ,   EJDSQUE  CHRONICI 

nOTIS  HARCmALIBUS. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


363 


Igitur  anno  Domini  M»  CCCC°  LX1I1<»  oriri  coepit  inter  Leodienses  et  eorum 
episcopum  gravis  discordia.  Scientes  autem  episcopum  eorum  fore  de  san- 
guine Philippi  ducis  Burgundiae,  timuerunt  publicam  tam  cito  indicere  guer- 
ram.  Sed  missa  perpuichra  ambassiada,  petierunt  a  Ludovico  rege  Francorum 
jamdudum  promissam  ab  eodem  rege  assistentiam  sibi  prius  dari.  Eex  autem 
Ludovicus  dissuadens  guerram  usque  ad  tempus  opportunum ,  maudavit  dif- 
ferri,  donec  res  aliter  deduceretur.  Sciebatenim  cautiorem  invadendi  modum. 
Putabat  enim  per  generalem  crucesignationem ,  quae  fiebat  ex  mandato  uni- 
\ersalis  ecclesiae  per  Pium  papam ,  plures  et  quammaxime  praestantiores 
nobiles  et  barones  evocandos  fore  ex  omni  dominio  Philippi  ducis,  sicuti 

copia  bullae  missae  videbatur  declarare His  verbis*  in  tantum  persuasus 

exstitit  illustrissimus  princeps  noster  Philippus  dux  ut,  nisi  a  suis  abductus 
fuisset,  haud  dudum  juxta  propositum  suum  iter  arripuisset.  Sed  dissuasiones 

1  Scilket  Terbis  diplomatis  pontificii. 


omnium  suorum  nobilium  diverterunt  animum  lanti  principis  in  tempus 
aliud,  sic  quod  confusus  summus  pontifex  non  percepit  ab  eo,  quam  promi- 
serat  assistentiam.  Nihilominus  excusavit  se  per  aegritudinem ,  quam  incur- 
rerat,  et  per  commotionem  Leodiensium. 

Anno  domini  1464,  regressus  est  terra,  qui  mare  perrexerat  pugnaturus 
super  Turchos,  dominus  Anlhonius,  naturalis  filius  ducis  Burgundiae.  Hic 
fortiter  agere  coepit,  ut  Leodienses impugnarentur,  eo  quodilli  de  Dynanto  se 
reddiderant  infeslos.  Similiter  comes  Caladrensis  de  mandato  patris  sui  maxi- 
mam  colligere  coepit  armaturam. 

(1465).  Leodienses  exierunt,  ut  villam  de  Lemburch  acciperent ,  et  cum 
percepissent  a  rege  succursum ,  ut  putabant ,  ignem  in  diversis  locis  Braban- 
tiae  posuerunt.  Deinde  Dinantenses  aeslimantes  comitem  de  Charloes  extinc- 
lum  bello ,  patibulo  constructo  suspensum  cum  armis  Burgundiae  comitem 
praefatum  erexerunt,  conviciando  parentes  suos.  Deinde  perduxerunt  ante 
Bovines,  quae  villa  se  tenuit  ex  parte  Burgundorum.  Sed  cum  haec  non  im- 
pune  facerent ,  doluit  comes  cum  esset  occupatus  in  suis. 

XV-  octobris  senescallus  Brabantiae  comes  de  Nassou ,  ballivus  Hannoniae 
et  alii  nobiles  Brabantiae,  Flandriae  et  Hannoniae  cum  XYIII%  ingressi 
patriam  Leodiensium ,  conflitum  fecerunt  apud  Montenaken,  ubi  XXII'^  inter- 
fecti  fuerunt  Leodienses. 

Comes  Caladrensis  perrexit  cum  toto  exercitu  suo  ad  debellandum  patriam 
Leodiensem ,  sed  concordia  facta  est  sine  clade,  quae  paucis  diebus  duravit. 

Armipotens  Carolus  Legios  subicit  sine  clade  '. 

Senescallus  Brabantiae,  dominus  de  Breda,  comes  de  Nassou  ,  dominus  de 
Perwys  et  dominus  Ludovicus  de  Gruuthuze,  gubernator  Hollandiae ,  Leo- 
dienses apud  villam  de  Montenaken  fere  usque  mille  et  quingentos  occiderunt, 
antequam  armatura  Karoli  de  Francia  descendisses 

»  Idem  fere  versus  legilur  in  libro  Karo-  sciences  et  belUt-lettres  de  Bruxelles ,  lom.  IX, 
leidos.  Cfr.  Bulletins  de  V Académie  royale  des     part.  2 ,  p.  266,  vers  285. 


f'I 


364 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Unde  sequcoti  anno  Karolus  contra  Dinantenses  perrexit.  Durante  autetn 
obsidione  fere  novem  diebus,  capta  est  villa  de  Dynanto  et  igoi  funditus  con- 
flagrata  '. 

Dynant  praeclasa  mox  est  calcala  Leone 
Mille  quadringentis  decies  sex  sex  nolat  anoos. 

1466 ,  14  augusti. 

Porro  Dynantenses  et  Leodienses  exierant  in  initio  mensis  maii ,  non  ob« 
stante  contracta  pacis^  datis  obsidibus.,  et  Namurcenses  et  Hannonienses 
inquietare  coeperunt.  Nihilominusinvinculum  excommunicationis  inciderant, 
prout  eorum  episcopus  impetraverat ,  unde  rebellionem  publicam  ostendendo 
concitaverunt  ducem  Phiiippum  Tetulum ,  qui  in  propria  disponens  se  iteruni 
maximam  colli{ri  fecit  armatam,  cui  praefecit  conestabulariuni  Franciae,  sed 
restitit  bastardus  Anthonius ,  propter  quod  discordia  evenit. 

Vertus  de  dettructione  Dynanti. 

Hi  de  Dinanto  communes  sunt  populares, 

Insontes,  stolidi  credulitate  sua. 
De  terra  Terri  servantes  ferrea  corda  ; 

Sint  licet  ut  ferrum ,  nil  agit  in  calibem. 
Ipse  quidem  Karolus  saxo  sic  excutit  ignem, 

Dum  vult  malleolis  quam  cito  cudet  eos. 

Aggressu  primo  cujus  dédit  undique  yallo 
Nocle  dieque  locum  castigans  piilvere  forti, 
Furtive  properans  et  ejusque  suburbia  captans  , 
Intrat  ablalis  spoliis  ,  cautique  recedunt. 
Et  caeteri  melius  nequeunt  quam  reddere  sese 
Ad  nulum  Karoli  pleni  pietate  modesta. 
Mon  atlendentes  com'motus  qualiter  ante 
Ofiensis  multis  verbosis ,  sed  magis  actis  , 
Incursando  quidem  fecerint  interfîciendo  . 
Reddunt  seque  tamen  traclalu  non  bene  facto. 
Tanc  prius  emissis  fragili  sexu  puerisque , 
Fit  Tindex  ignis  consumens  omnia  praesto. 
Quodque  remansisset  manibus  périt  hoc  operosis. 
Donec  dicalur  :  «  Dynant  prius  hic  fore  visa 
Hos  ita  perdemuit ,  qui  maliens  indomitorum  , 
Filius  ut  Martis  Karolus  quia  diligit  arma.  » 

»  Cfr.  infra  p.  368. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


365 


In  rerticulo  infra  nota  an  nos  Domini.  (1466.) 
Dînant  aCCensa  MoX  non  pLaga  CUnCta  repressa. 

Planctut. 

Quomodo  sola  manet  Dynant  quondam  populosa  , 

Facta  velul  Troia  nunc  sine  vestigio  ; 
Illic  deiluxil  Xanclus  sicut,  hic  modo  Mosa, 

Ouam  paucis  similis,  allamen  excidio. 
Ylion  aul  ubi  nunc  Hector  totidemque  polenles 

Talibus  heu  !  caruit  insipiens  populus. 
Quin  potius  contra  Priamus  paler  et  suus  Hector; 

Nec  sibi  praesidio  Penlhasilea  fuit. 

Planctus. 

0  viduata  viris,  Dynant,  orbalaque  natis, 

El  sexus  fragilis  nescil  habere  locum. 
Esurit  alque  silit  primo  qui  splendida  sumpsit, 

El  modo  veste  caret  cui  primus  ampla  salis. 
Heu!  Dynant,  miseranda  jaces,  indulgeal  ipse 

Omnibus  indulgens  qui  patienter  amant. 
Quisquis  amat ,  timeat,  patienter  el  aspera  portel, 

Ut  Dcus  exallet  hune  regione  sua. 

Rege  iffitur  et  duce  Burgundiae  Villam  de  Perona  pariter  ingressis  et  ad 
horam  Irahentibus  morulas ,  delala  sunt  illico  nova  super  facto  Leodiensium. 
Qualiter  videlicet  Raso  capitaneus  cum  magno  numéro  Leodiensium  villam 
Tongrensem  in  deditionem  acceperat,  et  episcopum  Tricariensem  cura  episcopo 
eorum  ac  quibusdam  nobilibus  caplivura  abduxerat  Leodii ,  caeteris  interfectis. 
Quae  res  commotos  reddidit  regera  et  caeteros  principes ,  unde  dux  Carolus, 
qui  dudum  suspeclum  regem  Franciae  veluti  fautorem  exceperat ,  jam  contra 
Leodienses  invasorem  secum  accepit.  Nam  tota  se  duci  regiaobtulitmajestas  in 
oppugnatioraem  et  eversionera  praefatorura  Leodiensium.  Igitur  prae  stupore 
cunctos  utriusque  exercitus  admiratos  tuba  proclamavit.  Levatis  igitur  exerci- 
tibus ,  per  Viromandiam  et  Hannoniam  venitur  ante  Leodiura  fere  xxiij  die 
mensis  octobris.  Videntes  autem  Leodienses  regalia  signa  eminere  fortissimum- 
que  ducis  Caroli  dispersum  exercitum  sub  moenibus  appropinquantem  ad  ca- 
piendam  in  manu  forti  civitatem ,  spe  pacis  aut  concordiae  caplivura  emise- 
runt  episcopum.  Quo  salvo ,  proceditur  bellicis  machinis  contra  civitatem  et  a 


366 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


tribus  locis  obsessa  fortiter  impugnatur.  Defendentibus  autem  se  Leodiensibus, 
ficlum  fore  Francorum  adesse  regem  existimanles  inler  oppugnantes  oppro- 
bria  dedere.  Quibus  omnibus  non  obstantibus  non  sine  damno  Burgundorum , 
qui  acrius  oppugnabant,  vi  civitaspraefata  capitur,  spoliatur  ac  devastatur. 
Verum  inter  oppugnandoruna  obsidionem  mirandaquorumdam  Leodiensium 
audacia  lenlavitfere  quingentorum  virorum  fortium  noctu  irruentium  régis  ac 
ducisingredi  tentoria  ;  sedarmorum  vi  cum  danano  tamen  repulsi  sunl,  ac  infra 
civilatena  se  dare  coacli.  Sequenli  vero  diluculo  ,  dominicoquidemdie,  factus 
est  generalis  assultus  in  quo  pluribus  prostratis,  aptatis  scalis  et  erectisin  manu 
forti,fugientibuspluribus  tam  per  Mosam  quam  per  portas  patentes,  civitas  in 
deditionem  miseranda  strage  reducta  est.  Rexigitur  Francorum  chimiram  sive 
signum  Sancti  Andreae,  quod  erat  ducis  Burgundiae,  suscipiens^  cum  suis  om- 
nibus ingressus,  evaginalo  gladio,  donec  in  medio  fori  venisset,  clamavit  in 
signum  victoriae  :  Vive  Bourgoingne  !  F«//e^an^/iie  /  Quae  res  inaudita  creditur 
accidisse,  et  inter  ejusmodi  temporis  miranda  valde  reputatur  evenisse.  Hinc 
Francis ,  illinc  Burgundis  per  totam  civitatem  dispersis  in  caede  vel  flamma 
nec  non  submersione  crassantibus ,  vix  sexui  indulgetur  in  impetu.  Tandem 
ne  tractentur  irreverenter  malronae  sacratique  viri  cum  virginibus ,  ex  edicto 
tam  régis  Francorum  quam  ducis  Burgundorum  prohibetur.  Sed  illo  non 
obstante,  caedibus  et  rapinis  inhiantes  nulli  pepercere  sexui ,  quin  etiam  sa- 
cras \iolarent  domos,  donec  pêne  cuncta  portabilia  seu  mobilia  bona  navibus 
ac  curribus  injecta  abducerentur.  Et  tune  pars  maxima  civitatis  ejusdem 
igni  conflagrata  est.  Sic  recedens  cum  butino  suo  Francorum  rex  in  Franciam, 
perrexit  dux  Burgundiae  \ersus  Ardennam ,  fugitivos  et  fortalitia  patriae  de- 
moliturus.  Compertum  enim  babebatplures Leodiensium  aufugisse.  Regressus 
autem  per  ^astatam  civitatem,  jussit  quod  residuum  erat,  demptis  ecclesiis, 
flamma  consumi  et  solo  adaequari.  Rasis  igitur  portis  et  mûris  omnibus,  re- 
lictisque  stipendiariis  cum  capitaneo,  mo\it  exercitum  a  patria  illa  desoiatis- 
sima  et  per  Brabantiam  intravit  Flandriam  et  in  Gandavo  se  recepit ,  ubi  ad 
eumdem  ducem  plures  e  diversis  mundi  climatibus  applicuerunt.  Inde  Brugis 
veniens,  in  signum  victoriae  Peronam,  alias  a  civitate  Leodiensi  delatam,  supra 
bursam  erigi  fecit ,  cui  versus  bi  legebantur  insculpti  : 

Desine  sublimes  in  auras  lollere  vultus , 
Nosce  meo  casu  oec  dare  firma  Deos. 
Nobilitatis  ego  Leodis  renerabile  signum 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


367 


Gentis  et  invictae  gloria  nuper  eram. 
Sum  modo  spectaculum  ridenlis  turpe  popelli 
Et  testor  Caroli  me  cecidisse  manu. 

Fertur  autem  infaustissimo  tempore  malum  hoc  civitati  Leodii  evenisse  cleri 
demeritis,  qui  proprium  episcopum  Ludovicum  de  Borbonia,  nepotem  Caroli 
ducis ,  pluries  reppulerat,  necnon  vulgus  contra  ducem  in  pugnam  excitarat , 
raemor  veteris  querelae,  dudum  ante  annos  quinquaginta  et  novem  per  Jo- 
hannem  ducem  Burgundiae  simili  fere  de  causa  illatae,  propler  electum  eo- 
rumdem  Johannem  de  Bavaria.  Nempe  belli  finis  cum  sit  pax ,  quonam  modo 
tractatum  sit  inter  ducem  Burgundiae  et  nepotem  suum  Leodiensem  episco- 
pum supra  nominalum ,  quibus  autem  articulis  patria  illa  post  eversionem  re- 
dacta  sit  in  subjeclionem ,  ad  plénum  enarrare  longum  et  prolixum  valde 
foret.  Hoc  tantum  sufficit  relictum  scire  dominium  ejus  in  manibus  ducis 
Caroli ,  qui  usque  hodie  suos  in  eo  collocavit  justitiarios. 

Fuit  autem  his  temporibus  magister  quidam  ex  Hannonia  de  Angia ,  qui 
super  excidio  Leodiensium  in  honorera  ducis  quaedam  metrice  composuit  S 
inter  quae  haec  descripta  repperi  : 

MagniGcus  princeps,  dudum  qui  forliusegit, 
Indomitos  Legios  nunc  legibus  instruit  apte, 
Ponlifîcique  suo  concordans  ante  rebelles. 
Si  tempestive  correxissent  malefacla 
Et  bona  justitia  superasset  tune  violentes  , 
Non  pervenissent  quo  perveniunt  miserandi , 
Exemplar  facti  candis  fere  qui  modo  vivunt  ! 

Heu  ,  maie  consulti  Legii,  sed  lege  carentes  ! 

Cur  defamastis ,  quem  decet  allus  honor  ? 
Nam  Léo  rugitum  dans  tolum  clima  moyebat  ; 

Nunc  tulit  impune  praenocuisse  suis. 
Quis  nisi  mentis  inops  illi  resistere  yellet , 

Qnem  regesque  duces  et  metuunt  et  amant? 
Nemo  modernonim  valuit  superare  potentem, 

Nec  debellavit  fortior  ullus  adhue. 
Non  sua  possedit  praestantior  omnibus  usque , 

Dux  leo  quam  Karolus,  quo  pie  nunc  regimur. 

'  llle  ipitur  magister  ex  Hannonia  de  Ângia      per  edidi.  Cfr.  Bulletins  de  l'académie  royale  de 
dicendus  est  auctor  libri  Karoletdos ,  quem  nu-      Bruxelles,  t.  IX  ,  part.  2  ,  p.  253. 


368 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


369 


Haec  de  Leodiensibus  dicta  g;eneraliter  suffîciant. 

Sciendum  quod  ante  eversionem  praefatae  civitatis  Leodii  stella  quaedani 
caudata  futuram  in  ea  calamitatem  visa  fuit  praenosticasse.  Fuerunt  venlosi- 
tates  validae  circa  idem  tempus,  et  ictu  fulminis  die  apparitionis  Salvatoris 
nostri  turris  percussa  est  inceodio  de  Hulst ,  rueotibus  in  laminas  de  cam- 
panili  \asis  omnibus  et  liquefactis. 

■^    ¥    ■*    ¥    ¥ 

(1466.)  Videntes  autera  Leodienses  regem  *...  debaccari ,  levaverunt 
itero  se  contra  episcopum  eorum ,  fratrem  ducis  Borboniae,  et  eum  a  villa  de 
Huyo  fugaverunt ,  interfectis  quibusdam  de  parte  ducis  Burgundiae ,  quos 
idem  dux  posuerat  ibidem  pro  conservatione  patriae.  Sic  e  converso  rebelles 
facti  contra  contractum  et  juramentum  quod  fecerant  cum  Philippo  duce 
Burgundiae  ac  Carolo  filio  suo,  quaecumque  poterant  raaia  perpetrati  sunt. 
Dux  aulem  Bur{]rundiae  Philippus  apud  Bruxellam  facta  congregatione  valida 
nobilium,  arma  levavit  contra  Leodienses,  sed  propter  debilitatem  et  senium 
in  propria  non  valens  exire,  totum  belli  onus  filio  suo  Carolo  comiti  Caladrensi 
commisit.  Rex  Francorum  dum  audiret  comitem  Caladrensem  Leodienses 
invadere  debere ,  misit  quosdam  stipendiarios  in  auxilium  per  Campaniam  et 
Ardenniam  ipsis  Leodiensibus.  Porro  Carolus  comes  Brabantiam  exire  para- 
bat.  Contractis  undique  copiis  nobilium  et  armigerorum,  primo  cepit  Dinan- 
tum.  Qui  dum  aciem  suam  dirigeret  in  subversionem  villae  Sancti  Trudonis , 
plures  adimpediendam  obsidionem  se  moverunt  deLeodiocum  bellicis  instru- 
mentis  et  quadrigis  ac  victualibus ,  quos  quidam  de  parte  ducis  Burgundiae 
venturos  nuntiavere.  Quare  comes  Carolus,  aciebus  ordinatis,  cinctaque  villa 
praefata  et  adventu  Leodiensium  audito,  clamor  ad  pugnam  et  sonitus  terribi- 
liter  proclaraatur.  In  aggressu  Leodiensium,  eo  quod  debilior  esset,  prima 
custodia  comitis  cessit ,  fortassis  ex  industria ,  prout  postea  belli  exitus  decla- 
ravit,  quoniam  ex  adverso  praesensiit  adjutorium,  et  Anlhonium  bastardum 
fratrem  comitis  adventare  continuo  recognovit,  cujus  adventu  durior  fil 
aditus  pugnae.  Sed  quia  in  crepusculo  quasi  noctis  congressus  iste  fiebat , 
totus  Leodiensis  exercitus  diruptus  et  distractus  est;  plures  igitur  eorum 
terga  verterunt,  caeteris  prostratis  et  captis  curribus,  victualibus  unacum 
bellicis  instrumentis  quorum  copiam  adduxerant.  Et  tune  bellum  intercipitur 

'  Franciae  Ludovicnm  XI. 


^^Q^  1  quingentis  fere  interfectis  viris.  Prosequilur  post  hoc  inlentum  suum 
comes  Carolus  et  villam  Sancti  Trudonis  dura  jam  obsidione  penitus  quas- 
satam  in  deditionem  accipiens  quosdam  gladio  jugulari ,  quosdam  illaesos  et 
in  gratiam  capi  jubet.  Hac  villa  funditus  eversa,  movit  idem  comes  exercitum 
suum  vastando  fortalilia  hincinde,  donec  Tongris  pervenisset;  quae  villa  se 
submisit  obedienliae  suae  cum  pluribus  aliis.  Et  procedens  tramite  suo  cas- 
trametatus  est  ad  milliare  civilalis  Leodiensis,  sic  quod  illi  de  civitate  omnem 
ejus  exercitum  orlo  sole  vidèrent  longe  lateque  se  dispergenlem  ad  assullum 
sine  mora  praebendum.  Civibus  igilur  aspicientibus  se  cingi  ac  locis  aptio- 
ribus  bellicas  machinas  collocari,  sicque  primo  obsidionis  aggressu  taliler 
coartari,  ut  vix  egredi  valerent  aul  praesumerent ,  consilium  inierunt,  ut 
trecenli  aul  quadringenli  de  nolabilioribus  eligerenlur,  qui  exirent  civilalem 
el  procédèrent  nudi,  lineis  lantum  induli ,  veniam  peliluri.  Quod  faclum 
est.  Nam  tamdiu  proslrali  jacebanl  ad  pedes  comitis  el  episcopi  caelerorum- 
que  nobilium,  donec  responsum  audirenl.  Tali  igilur  pactoconcordia  sumpsit 
exordium,  ul  videlicel  1res  capitanei  comilis,  scilicel  fraler  comilis  dominus 
Anthonius ,  el  nepos  ejus  dominus  Adulphus ,  nec  non  dominus  de  Gruut- 
huze,  cum  omnibus  suis  armigeris  ad  1res  portas  inlromillerentur ,  servatis 
ac  salvis  bonis  et  vita  omnium  in  Leodio  exislenlium  ,  in  qua  quidem  civitate 
tam  diu  moram  traherenl  hi  praenominati  capitanei,  donec  ad  pacis  unionem 
omnia  tractala  essenl.  Cives  igitur  annuerunt  huic  pelilioni  comitis  et  Dei 
gratia  mediante,  brevi  dierum  spatio,  firmata  est  pax  el  sedata  commolio, 
susceptoque  comité  nec  non  episcopo  eorum  domino  Ludovico  de  Borbonia, 
promiserunl  fidem  et  slabililalem  semper  observandae  pacis  ^  fugalo  Rasone 
de  Linteris  ,  qui  capul  ferebalur  principale  lotius  discordiae.  Imposita  igilui- 
erat  pecuniarum  maxima  enienda ,  nec  non  ipsi  Philippo  duci  Burgundiae 
per  vices  quadraginla  cives  obsidesassignnli  sunl  ad  majorera  confirmalionem, 
qui  alternalim,  donec  taxatio  persolula  essel,  deliberabanlur  el  resliluebanlur. 

Bonus  dux  Philippus  cum  exercilu  descendit  usque  Namurcum  et  circa 
finem  Augusli  fecil  filium  suum  Carolum  cum  exercilu  praeire  ad  obsidendam 
villam  Dy nanti.  Dux  vero  sequulus  usque  in  Bovines,  sommari  fecil  capilaneos 
de  dedilione  ;  facla  simul  approximalione  machinarum ,  quam ,  dum  respue- 
renl ,  ah  omni  parle  sic  oppiessil ,  ul  post  fouburgorum  ruinam  el  ingressum 
velul  amenlium  hominum  bellicosorum  ducis ,  omnes  capitanei  vel  slipen- 

47 


370 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


diarii  villae,  omnibus  relictiâ,  aperta  quadam  porta  discederent.  Cives  igilur 
inconsulte  sic  reddiderunt  ut  ad  voluntatem  ducis  prae  multitudine  inlro- 
euntium  et  fumi(]rantibus  machinis  ac  si  in  inferno  strepitus  fièrent  ^  quo 
fii(çerent  ignorarent.  Cornes  igitur  de  Charolois  a  pâtre  suo  pefiit  spoliare 
yillam,  et  ordinavit  secundum  capitaneos  1res  a  tribus  locis  depraedari  villam, 
post  igné  conflagrari,  tandem  muros  dirui  ac  portas  subverti  jussit,  ut  vix 
lapis  super  lapidera  remaneret.  Verum  ilii  de  Bovynes  ex  collectis  lapidibus 
ponte  constructo  se  fbrtificaverunt,  cessilque  praeda  magna  stipendiariis 
ducis.  De  qua  cum  se  planxisset  conestabularius  Franciae ,  sciiicet  Ludovicus, 
cornes  sancti  Pauli ,  pro  antegardia  depulatus ,  dux  ei  villani  de  Thuino 
concessit,  et  inhabilatores  ejus  mox,  ne  destruerentur,  sese  liberaverunt 
maxima  denariorum  summa  concessa  etc.  Deinde  conestabularius  Franciam 
petiit ,  indignatus  super  comité  de  Charlois  ac  fratre  suo  Anthonio,  bastardo 

de  Burgundia 

Comes  de  Charolois  armatam  suam  non  dissolvit ,  sed  in  praesidia  misit  ca- 
pitaneos. VIII  igitur  septembris  ,  iterum  datis  obsidibus  Leodienses  promise- 
runt  observare  pacem  ,  quam  ,  audita  morte  boni  ducis,  rumpebant  iterum. 

Nota  margmalïs.  Xllll  octobris  anno  LXVIII  pax  iterato  fit  inler  regem 
Ludovicum  etCarolum  novum  ducem  Burgundiae  et  sub  jurejurandofirmatur 
ad  servandum ,  sicut  nuper  apud  Conflantium  in  conventione  principum ,  sed 
ultra  id  specialiter  roboratur  ,  de  non  praestando  homagio ,  sive  de  parla- 
mento  regali  placitantium,  nam  mox  idem  dux  Carolus  novum  parlamentum 
ordinavit  apud  Machliniam.  Rex  ergo  multa  concessil.  Sed  prout  prius  nihil 
observare  voluit,  dicens  irrita  quae  vi  vel  extorsione  dabantur.  In  tamen  firmi- 
tatem  observandae  pacis  ipse  rex  in  propria  se  dédit  ad  Leodium  destruendum, 
quod  XXVI'  ociobris  subversioni  miserabili  subjacebat.  Priusquam  vero  talis 
desolatio  fieret  apparuit  signum  in  aëre,  percutienscum  cauda  super  civitatem 
ad  instar  cometae,  quae  vel  mortem  aut  mutationem  grandem  praenostica- 
verat.  Sed  non  erat  qui  cognosceret ,  et  volunt  flagella  Dei  nolari  a  sanctis  et 
bonis,  prout  in  ea  civitate  fuisse  viros  aestimatur.  Tôt  igitur  ecclesiae,  tôt 
monasteria  vel  sacrae  domus  perierunt  ut  merito  plaga  Dei,  cujus  instrumenta 
Deus  permisit  reos  et  criminales  homines  punire  putare.  Omnes  tamen  qui  in 
de&tructionem  civitatis  aut  patriae  vénérant  ante  decennium  perierunt  :  nam  et 
iffiprimis  conestabularius  Franciae  Parisiis  truncatus  capite  fuit,  deinde  dux 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


371 


Carolus  in  obsidione  de  Nansy  succubuit ,  poslea  gubernator  patriae  Léo- 
diensis ,  dominus  de  Humbercourt ,  unacum  cancellario  dicti  ducis  Caroli , 
Gandavi  decoUati  fuerunt.  De  caeteris  autem  vel  in  miseria  tenebantur,  vel 
in  captivitate  servabantur,  ut  puta  de  Burgundia  Anthonius,  naturalis  frater 
ducis  Caroli ,  et  frater  Balduinus ,  bello  Lotharingorum ,  cum  multis  aliis 
nobilibus,  qui  in  expeditione  Leodiensi  affuerant.  Brugis  etiam  propter 
démérita  decollatus  fuit  bastardus  de  Condeto ,  frater  doraini  de  Hametes. 


XVI. 


DE  EXPUGNATIONE  LEODIENSI  ,     EXCERPTA    EX  COMMENTARIIS  JACOBI  PICGOLOMINEI , 

CARDINAUS  PAPIENSIS  ^. 


Dum  in  hoc  statu  res  Italae  agerent  ^,  lacryraabile  intérim  nuntium  Ro- 
mam  affertur ,  quo  animi  omnium  non  mediocriter  sunt  contristati.  Signifi- 
catum  est  enim  ,  civitatem  Leodiensem  magnitudine  atque  opibus  ciaram , 
quae  in  omni  casu  ecclesiae  fidem  Romanae  Sedis  erat  secuta ,  ferro  atque 
igni  ad  internecionem  deletam  ,  nulla  aetatis,  sexus,  vel  sacrorum  habita  ra- 
tione  :  eam  vero  cladem  unico  Caroli  Burgundorum  ducis,  et  Ludovici  Gal- 
lorum  régis  impetu  irrogatam  ,  qui  ad  tantum  facinus  animos  et  arma  junxis- 
sent.  Eam  ego  non  ab  re  censui  quarto  huic  libro  mandandam ,  quo  nostris 
pontificibus  esse  docuraento  possit ,  quantum  saeculi  priucipibus  oporteat 
credi ,  quanlumque  adhiberi  curae  conveniat ,  ne  ii  pastores  plebibus  den- 
tur,  quorum  vel  aetate,  vel  ambitione  pro  pane  lapis  et  pro  ovo  scorpius 
juXta  verbum  Domini  offeratur.  Igitur  sedente  nuper  Calisto  tertio ,  pelebat 
Philippus  ,  Caroli  pater  ,  ut  Ludovicus,  qui  in  Borboniorum  familia  genitus 
erat  ex  filia,  Leodiensi  praeficerelur  ecclesiae,  quam  Joannes  annorum  jam 

1  Fuit  ille  Pio  II  ponlifici  maximo  eoaevus  el  Leodiensi  deprompai  ex  editione,  quae  anoo  1614 

familiarit,  ejusque  commenlarii  rerum  suo  tem-  Francofurti  prodiit  in-fol. ,  p.  396 — 402. 
pore  gestarum  ab  anno  1464  ad  aunum  1469,         -  Euarraverat  auclor   conlroversiam  de  So- 

exhibent  supplemenlum  ad  commentarios  ab  ipso  rani  ducatu  aclam  et  inde  secutam  animorum 

Pio  II  coDscriptos.  Narrationem  banc  de  bello  acerbitatem  atque  indi^rDationem. 


372 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


multorum  praesul ,  'missis  ad  ponlificem  documentis  parabat  dimillere.  Sed 
ea  res  cum  propler  juvenilem  aetatem  ,  quae  vigesimum  nondum  annum  alli- 
gerat,  pontiBciis  legibiis  esset  contraria,  Calisto  parum  et  patribus  proba- 
batur,  \idebanlurque  uno  consilio  omnes  non  assensuri ,  nisi  majores  causae 
ad  impetrandam  rem  non  afferrentur.  Erat  eodem  tempore  praecipiium  pon- 
tifici  studiumparandaeclassisin  Turcos,quaead  redimendam  G)nstantmopo- 
lira  ducerelur,  miseratque  propterea  in  omnem  Italiae  partem  sacerdotes 
quaestores,  qui  futuri  operis  praedicatione  condonationibusque  peccatorum, 
cujusquemodi  subsidia  compararent.  Ad  ripam  quoque  Tyberis  Vaticano 
proximam  comportari  materiam ,  et  trirèmes  fabricari  sine  iutcrmissione  cu- 
rabat,  nulla  de  re  alia  vel  loquens  gratins,  vel  audiens.  Id  vero  studium  cum 
ad  Philippum  significationibus  multis  esset  perlatum ,  senili  et  ipse  obsequens 
animo,  quod  jure  de  Ludovico  negatum  erat,  promissis  artiBciosis  aggredi- 
tur.  Spondet,  si  impleatur  quod  cupit,  missurum  se  terra  et  mari  grandia  ad 
conceptura  opus  subsidia,  quae  et  facilia  sibi  futura  essent,  et  raagnopere 
conatum  ecclesiae  adjutura.  Totam  banc  sponsionem  ea  diclorum  scriptorum- 
que  constantia  firmat,  ut  nil  minus  jam  putaretur,  quam  non  facturum 
illum,  quod  tam  asseveranler  aiebat.  Credidit  senex  Calistus  primus  explendo 
desiderio  intenlus ,  mox  etiam  in  eamdem  sententiam  traductis  patribus  Phi- 
lippo  est  obsecutus  ,  civitatisque  tam  populosae  administrationem  juYeoi 
credidit,  munerum  ecclesiae  omnino  experti  :  aestiraans  annorum  paucorum 
jacturam  emolumento  tanti  boni  compensari  aequo  animo  posse.  Sed  accidit 
divino  judicio ,  ut  malo  inchoata  initio  calamitosum  mox  exitum  caperent. 
Nam  neque  tantarum  promissionum  fructus  perceptus  est ,  et  fundamenla 
sunt  posita  totius,  quae  superinducta  est,  cladis.  Hune  ergo  pastorem  plebs 
illa ,  et  si  longe  inferiorem  priore  suo  annis  meritisque  \idebat  :  gratiam 
tamen  magni  ducis  secuta  acquieverat  facto ,  sperans  mox  ut  per  aetatem  li- 
cuisset,  sumpturum  sacra  Ludovicum  ,  atque  eorum  antistitem  pleno  ci?i- 
tatis  imperio  praefulurum.  Aliquaudiu  igilur  in  hune  modum  sine  dissensione 
processit  res,  cum  tamen  Ludovicus  fortuna  suorum  elatior,  Leodiensium 
legibus,  quasante  eum  servarant  caeteri  ,  adversaretur  saepe,  et  ab  ecclesia 
errans ,  lasciviorem  vitam  tanto  indignam  sacerdotio  ageret.  Procedentibus 
annis  idoneusjam  ad  consecrationem  factus,  ad  eam  peragendam  ,  celebran- 
dara  ,  unanimi  omnium  voluntate  est  postulatus.  Quod  ille  ,  sive  quod  a 
religione  adhuc  esset  aversus ,  sive  quod  a  suis  eam  necessitatem  imponi 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


373 


gravate  acciperet,  cum  contumacius  pernegasset,  oriri  inter  eos  apertae  con- 
tentiones  sunt  coeptae,  atque  ita  in  dies  adauctae ,  ut  minus  jam  natura  elatus 
populus  revereri  ejus  dignitatem  timereque  jurisdictionem  inciperet.   Vere- 
bantur  ne  sacrorum  delatio  eo  traheretur  consilio.  ut  secularis  adrainistra- 
tionis  inducta  consuetudinc  episcopura   suum  dedisceret  civitas ,   vicinique 
ducis  paulatim  subiret  imperia  :  quam  illi  rem  morte  quavis  graviorem  puta- 
bant.  Condictantibus  in  hune  modum  episcopo  et  plèbe,  crescebat  in  dies 
adversus  ecclesiam  rebellio,  jaraque  ministris  ejus  potestales  quaedam  ademp- 
tae  erant,  quae  nullis  denuntiationibus  reduci  in  locum  pristinum  poleranl. 
Itaque  Philippus,  qui  natura  vehemens  erat,  superarique  genus  suum  civili 
contenlione  dolebat,  magnis  precibus  a  pontifice  petit ,  ut  dignitatem  impu- 
gnatae  ecclesiae  adimi  per  subditorum  violentiara  non  sinat,  sed  temeritatem 
populi  superbientis  censurarum  irrogatione  contineat.  Quod  ille  cum  Leo- 
diensi  sedi ,  et  communi  aliorum  dedisset  exemplo,  non  multo  post  contempla 
etiam  Romani  patris  poteslate,  civitali  et  agro,  sacris  est  interdictum ,  invo- 
calusquead  praesidium  per  judices  dux  bellum  Leodiensibus  intulit.  Pugna 
autem  non  longe  a  mûris  commissa,  occisis  quam  plurimis  reliqui  in  fugam 
conversi  sunt,  ac  civitas  eodem  impetu  capta.  Quae  ut  ad  novam  posthac 
contumaciam  calamitatura  continuatione  languidior  fieret ,  dirui  in  circuitu 
muros  jussit,  tributumque  imperavit,  quantum  redimendis  comparati  exer- 
citus  stipendiis  satis  judicio  videretur  :  quodque  omnibus  acerbius  habitum 
est,  eos  qui  per  aetatem  ferre  arma  jam  poterant,  uno  edicto  in  exilium  ex- 
pulit,  paucis  quibusdam  ad  rei  familiaris  custodiam  cum  rauliebri  sexu  intus 
relictis.  Hac  lanta  clade  Romam  perlata  ,  miseratus  pontifex  ecclesiae  plebis- 
que  fortunam ,  legatum  ex  referendariorum  ordine  proficisci  illuc  jussit,  qui 
et  obtemperari  Ludovico  episcopo ,  et  dissidentes  animos  suo  interventu  con- 
ciliari  curaret,  reducendis  quoque  exulibus,  levandisque  tributis  quam  posset 
operam  penderet.  Erat  is  Honofrius,  Tricaricensis  praesul,  homo  Romanus ,  in 
familia  locupleti ,  quae  SanctaeCrucis  dicitur ,  natus.  Ad  hune  igitur  cum  Agrip- 
pinam  Coloniam  maturato  itinere  pervenisset,  Leodiensis  legatio  ad  ventus  hujus 
praescia  accessit,  summis  obsecrationibus  petens,  ut  quanto  posset  celerius 
Leodium  properaret,  reliquiasque  dispulsae  plebis  redditis  sacris  consola- 
retur.  Quorum  ille  desideriis  obsecutus,  ad  oppidum  Aquisgranense  pro- 
cessit millia  passuum  viginti  a  Leodio  positum.  Ibi  dierum  nonnullorum  mora 
cognoscendum  putavit ,  quo  animo  praesul  et  populus  ad  suscipienda  monita 


/ 


374 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Romani  pontificis  esset.  Eos  ut  sentire  idem ,  et  in  omnia  paratos  cognovit , 
itinere  continualo  a  quarto  milliario  praesulem  clerumque ,  et  magistratus 
urbanos  obvios  habuit ,  singulosque  jurejurando  adigens  parituros  decretis 
quaecumque  ipse  tulisset,  poenas  apostolicassubstulit,  beoedicensque  populo 
summa  omnium  exultatione  civitatem  ingressus  est.  Cumque  is  dies  \igilia- 
rum  esset  apostolorum  Pétri  et  Pauli,  ad  aedem  cathedralem  procedens, 
solenne  sacrum  vespertinum  cantavit.  assistente  plèbe,  quae  ut  in  paucitate 
frequens  ad  visendum  convenerat.  Postridie  quoque  Ludo\icus  ipse  ,  qui  mo- 
nilu  legati  consecrationem  episcopalem  jam  acceperat ,  primis  suis  missariim 
solemnibus  est  operatus ,  dominicumque  sacramentum  tota  urbe  legato  et 
populo  prosequente.  manibus  suis  circumtulit.  Erantgaudiorumplena  omnia. 
respirareque  tum  primum  ex  longa  fatigatione  miseri  videbantur ,  dissensio- 
nem  omnem  initio  hoc  sublatam  putantes.  Id  modo  supererat,  ut  exulum 
quoque  et  tributorum  sua  ratio  haberetur  ,  amodoque  civilatis  moenibus 
parceretur ,  quae  ducis  imperio  sine  intermissione  dejiciebantur.  Postremo 
ut  leges  patriae  redderentur ,  sine  quibus  nit  quietis  babitura  reliqua  puta- 
bantur.  Igitur  horum  causa  ad  Carolum  filium,  defunclo  intérim  pâtre,  pro- 
fectus  legatus  est  :  sed  in  tempora  incidit,  quae  rébus  agendis  mullum  erant 
contraria.  Ducebat  ilie  per  eos  dies  uxorem  Britannorum  régis  filiam ,  minus- 
que  diligenter  propter  nupliarum  solemnia  alienum  quidquara  intelligere 
poterat.  lis  vero  absolutis,  cum  etiam  tantum  audisset  Legatum  ,  nil  ob  eam 
causam  certum  decrevit ,  quod  bellum  adversus  regem  Gallorum  gerens  sociis 
Britonibus  in  auxilium  properabat ,  quos  magnis  copiis  premi  nuntiabatur. 
Id  tantum  de  postulatis  Legato  concessit ,  ut  cum  praesule  et  populo  quae  vi- 
derentur  componeret ,  conventaque  referret  ad  se  confirmanda  decreto  suo , 
\el  respuenda.  Hac  promissione  Tricaricensis  reversus,  tractare  de  omnibus 
cum  praesule  et  exulibus  coepit ,  sperans  conditionem  se  aliquam  inventu- 
rum,  qua  seroianimem  populum  suscitare,  quietemque  statuere  suspensis  ani- 
mis  posset.  Sed  dum  in  his  sine  intermissione  laborat ,  episcopus  morae 
impatiens  suas  juvéniles  cupiditates  secutus,  ad  propinquum  oppidum  suae 
ditionis  Trajectum  secessit,  cujus  rei  occasione  simul  quod  diuturnius  inter 
regem  etducem  futurum  bellum  judicabatur,  plurimi  exulum,  qui  in  proxi- 
massilvasex  praelioaufugerantadnumerumquinquemillia,  resistente  nemine, 
Leodium  rediere,  quos  statim  et  reliqui  sunt  consecuti  inermes  ac  nudi ,  sil- 
^estribus  tantum  truncis ,  et  fundis,  lapidibusque  armali.  Reditus  hujus  po- 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


375 


pulari  quidem  multitudini  id  consilium  fuit,  ut  clerum  omnem,  cujus  no- 
mme Unta  mala  acciderant,  unoimpetu  spoliarent  :  gravioribus  aulem  paucis, 
ut  poenitentiae  significatione  reditum  sibi  in  patriam  pacemque  deposcerent. 
Itaque  horum  suasu  ad  legatum  una  voluntate  omnes  accedunt  multa  per 
novitalem  facti  timentem,  orantque  ut  se  deprecatore  jam  tandem  vitae  eorum 
misereatur  episcopus  ,  plebemque  dispersam  ac  bestiarum  more  in  latibulis 
agentem  perire  in  silvis  famé  non  sinat,  creditasque  animas  una  cum  corpo- 
nbus  mterire  :  sibi  quidem  id  animi  esse,  ut  iUius  subsint  imperio,  at  tan- 
quam  mmistrum  Dei  dominumque  civitatis  accipiant  :  porro    ut   opificiis 
intcnli  in  sudore  vultus  panem  quaerant ,  et  quolidianis  obsequiis  famulentur. 
Hortantur  quoque  ut  supremas  has  preces  miserae  plebis  non  negligat ,  quam 
eo  calamitatis  adductam  intelligant,  ut  si  se  contemptam  nunc  videat,  timen- 
dum  sit  ne  civitatem  et  clerum  sacraque,  et  se  insuper  ipsam  una  impietate 
mvolvat.  His  auditis ,  Legatus  miserans  multitudinis  faciem ,  quae  vestitu  in 
silvis  discisso,  capillorumque  et  barbarum  promissione  silvestrium  hominum 
mstar  habebat,  omnes  in  forum  ad  concionem  vocatos  benignis  verbis  allô- 
quitur.  Docel  quanto  in  honore  haberi  episcopos  velit  ecclesia  :  quid  in  con- 
temnentes  sacrae  leges  décernant  :  iUos  quidem  in  patrem  hune  suum  paulo 
conturaaciores  fuisse,  diutiusque  quam  par  videretur  in  contentionibus  per. 
stitisse  :  quam  ob  causam  coactus  iUe  sit  avunculi  ducis  praesidium  implo- 
rare  :  magno  eos  victos  praelio  lulisse  conditiones,  quae  imperari  victis  a 
vicioribus  soleanl  :  missum  se  a  pontifice  ad  consolandum  populum ,  et  su- 
blevanda  onera  esse,  fecisseque  in  eam  diem ,  quae  tulerint  vires  :  reddiu 
jam  civiUti  sacra  :  ad  consecrationem  Ludovicum  inductum ,  cujus  dilatae 
causa  tanta  mala  accidissent  :  ad  lollenda  reliqua  se  etiam  ad  ducem  profec- 
tumesse,  faculutemque  tractandorum  omnium  accepisse  :  opushoctotum 
bona  spe  mchoatum  :  sed  vereri  ne  hic  eorum  repentinus  ad  urbem  accessus 
successum  suis  laboribus  adimat  :  proinde  deponanl  quam  primum  arma 
quielKiue  rerum  exitum  praestolentur.  Cogitent  vero  si  tumultuari  perpant^ 
qu.d  episcopo  in  eos,  et  quid  sibi,  et  quid  duci  futurum  indignationis  me' 
rilosit ,  qui  praelio  pulsos,  murisque  nudatos  tenta  in  se  audere  nunc  videat  • 
ipsum  quidem,  nisi  monitis  pareant ,  abiturum  illico  civitele ,  nuntiaturum 
pontifici ,  quantum  obstinalionis  apud  eos  invenerit,  ad  quorum  salutem  pro- 
curandam  sil  missus.   Ad  has  ejus  exhortationes  cum  respondisset  quidam 
necessitete  impulsam  multitudinem ,  quod  vivere  in  silvis  non  posset,  domum 


376 


ANALECTA  LEODIEINSIA. 


reversam,  diiciqiie  el  episcopo  quaeciimque  in  se  essent  paratam  praeslare  :  pati 
aiitem  non  posse  alienis  quam  ecclesiae  dominis  civitatem  subesse,  niortem- 
que,  si  ila  opus  sit,  hiijus  uniiis  rei  causa  intrépide  adituram.  Legatus  eos 
iteruni  consolatus ,  ut  disceptationibus  in  lanto  periculo  finem  faceret ,  magna 
voce,  quae  a  tota  concione  exaudiri  posset,  postulavit ,  an  parati  essent,  po- 
silis  armis,  suis  et  episcopi  imperiis  ,  ut  ante  promiserant ,  auscultare?  Ad 
quam  vocem  multitudo  omnis  diuturno  miseriarum  taedio  in  quaestus  et  la- 
chrymas  commota,  protensis  ad  eum  manibus,  pacem  et  misericoi  diam  accla- 
mabat ,  precans  identidem  utconciliarentur  tandem  episcopo,  et  in  patriaesse 
cum  parentibus  et  liberis  liceret,  ne  laniati  a  feris  passim  per  silvas  impio 
morlis  génère  necarentur  ,  arma  quae  retinendae  vitae  causa  sumpsissent , 
quamprimum  jusserit  posituros.  Id  vero  cum  ad  ejus  imperium  statim  fecis- 
sent,  legalusque  proptera  salutem  eorum  curae  sibi  futuram  dixisset,  quie- 
irere  paulum  omnia,  civitasque  ab  impetu  furentis  populi  est  conservata , 
externis  post  paulo  cladibus  occasura.  Igitur  legatus,  assumptis  secum  princi- 
pibus  multitudinis  hujus  Trajectum  se  ad  episcopum  conferl ,  et  causam  mi- 
serorum  quam  maximis  polest  precibus  agit.  Jamque  dieriim  nonnullorum 
diligentia  rem  eo  redegerat,  ut  reconciliatus  Ludovicus  ad  oppidum  Tungram, 
quod  inter  Leodium  Trajeclumque  médium  est ,  secum  accederet ,  indeque 
repetendam  civitatem  statueret.  Convenerat  autem  ut  turba  omnis  poeni- 
tentiae  significanda  causa ,  effusa  obviam  inermis  et  supplex  a  transeunte 
misericordiam  prt'caretur  :  illi  vero  liceret  quanto  apparatu  bellico  vellet  ci- 
vitatem intrare ,  dominatumque  in  se  omnes  suscipere,  et  sua  voluntate  om- 
nibus moderari.  Ea  dum  ad  ccrtam  designalam  diem  perfici  debent  ,  dux 
intérim,  qui  accepto  tam  audacis  motus  uuntio  vehementer  erat  commotus, 
ad  episcopum  scribil  ,  ut  tractalum  omnem ,  quicumque  cum  Leodiensibus 
haheretur,  abrumpcret,  seque  uitorem  propediem  exspectaret  :  atque(ut  sine 
periculo  fieri  id  posset)  quatuor  millia  delectoium  militum  in  ejus  praesidio 
mittit.  Erat  duci  jam  pêne  explorata  spes  constituendae  cum  rege  pacis  :  quae 
cum  sociis  Britonibus  jam  constituta,  quorum  causa  bellum  susceptum  erat, 
faciliorem  suam  videbatur  efficere.  His  ergo  intellectis ,  Ludovicus  quod  in 
potestate  Caroli  esset  ,  dicto  obsequitur  ,  cunctaque  dissolvens  ,  praesidio 
quod  erat  missum .  eodeni  loco  se  continet,  majorum  copiarum  adventum 
operiens.  Id  ergo  conspicati  Leodienses ,  quorum  in  utramque  partem  et  ad 
humililatem  ,  et  ad  contumaciam  vehemens  erat  natura ,  aliam  (ut  in  despe- 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


377 


ratione  rerum  fit)  salutis  ralionem  adorti ,  proxima  nocte  armata  duorum 
millium  manu,  Tungram  maximo  silentio  accedunt,  oppidumque  ingressi , 
quod  in  recenti  ducis  Victoria  dejeclis  mûris  aditus  per  ruinas  habebal,  eodem 
silentio  ad  episcopum  pénétrant,  suamque  primum,  tum  aliorum,  qui  secum 
erant ,  domos  circumsistentes  impelum  in  praesidiarios  faciunt,  nudosque, 
et  re  subita  perlurbatos  facile  opprimunt.  Si  qui  efiFugere  in  lumultu  casu 
aliquo  poterant ,  ii  contendebanl  Trajeclnm  :  erantque  clamoribus  et  gemitu 
morientium  omnia  perturbata.  Episcopus  vero  suorumque  nonnulli ,  qui  ad 
intimam  custodiam  excubabant,  perfosso  statim  conjunctae  domus  pariete  , 
in  qua  divertebat  Legatus,  inlra  cubiculum  ejus  refugerant,  fortunamque 
aliorum  pavidi  expeclabant.  At  legatus,  qui  ab  inilio  tumultus  inermis  in  vi- 
cum  erat  progressus,  cognilis  statim  Leodiensibus,  duces  eorum,  qui  caede 
fugientium  bacchabanlur ,  vocari  ad  se  multis  suasionibus  contendebat ,  ca- 
suque  peranxius  erat ,  eos  tandem  venientes  cum  lacrymis  rogat  quamnam 
ob  causam  eo  miseri  accessissent ,  atque  inter  deprecalae  pacis  tractatus  tan- 
tum  nunc  scelus  admitterent  ?  Illi  ut  erant  madenles  sanguine ,  et  exitu  adhuc 
rerum  suspensi ,  perturbata  voce  respondent  :  quod  ad  episcopum  tanta  vi- 
derint  missa  praesidia,  ullionemque  suam  sint  verili  :  illuc  eos  venisse  mala 
consiliapraeventuros,  ne  intérim  oblentu  impendendae  veniae  civitati  exitium 
pararetur  :  petere  id  quod  ad  salutem  reliquum  arbitrentur  ,  ut  ipse  cum 
episcopo  eo  ex  loco  Leodium  properent  :  quoniam  et  revereri  ulrumque ,  do- 
minumque  civitatis  Ludovicum  statuere  certum  sit  omnibus  :  id  ni  fiât ,  pro- 
positum  multitudini  esse  ,  eos  atque  oppidum  uno  ejus  noctis  incendio 
absumere.  Legatus  instantem  necessitatem  cognoscens ,  quod  animos  ad  ea 
quae  minitarentur  incensos  videret,  accepta  fide  ne  quem  ultra  occiderent  , 
de  accessu  ad  civitatem  agere  cum  episcopo  coepit.  Quo  statim  (ut  in  tanto 
]>ericulo  necessarium  erat)  in  sententiam  traducto ,  nullo  tumultu  ambo  Leo- 
dium rediere,  comitantc  multitudine  ,  non  quae  vicisset,  sed  quasi  quae 
dominos  suos  ex  aliorum  captivitate  per  vim  receptos  domum  reduceret. 
Laetabantur  omnes ,  el  Iota  Leodiensis  ecclesia  reslituto  praesule  erat  in 
gaudio.  Ii  quoque  qui  in  Tungra  superfuerant  caedi,  libertali  pristinae  redde- 
bantur ,  cum  honoribusque  remittebantur  ad  suos.  In  iis  erat  dux  praesidii 
paulo  ante  ad  episcopum  missi  ,  quem  in  latebris  adinventum  ^  ut  ad  Carolum  ' 
proficiscereturveniamqueet  pacem  multitudini  oraret,  magnis  obtestationibus 
induxerunt.  Dux  vero  qui  nondum  his  acceplis  ad  ultionem  nihilominus  tu- 

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378 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


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multuosi  reditiis  properabat  :  audila  etiara  Tungrensi  audacia,  nullo  furori 
concesso  spatio,  pacem  illico  cum  rege  constiluit,  irapetrala  conditione,  ut 
praesenlia  sua  alque  exercitu  conalum  hune  adjuvaret.  ïlaque  arnbo  in  Leo- 
diensem  civitatem  moven'esa  milliario  vigesimo  constilere,  praemissis  tribus 
millibus  Burgundorum ,  qui  urbi  appropinquantes  duces  cum  reliquis  copiis 
exspectarent.  Leodienses  lanto  honiinuni  numéro  ad  se  iri  videntes ,  quantum 
vix  Galliae  reliquum  per  id  tempus  in  armis  habebat,  necessario  vel  morien- 
dum  eliam  vel  relinquendara  excidio  patriam  cognoscebant.  ïlaque  ut  eorum 
erat  in  magnis  rébus  ferocia,  ratione  aliquando  parum  ex|>ensa  ,  ad  extrema 
perferenda  se  firmant,  Tungrensemque  fortunam  sperantes ,  adoriri  noctu 
propinquosBurgundos  inslituunl,quos  non  totisocto  millibus  passuumabesse 
constabat.  ïtaque  de  secunda  vigilia  populariter  egressi  magnis  animis  in  eos 
tendebant.  Ilii  vero  proximo  ad  Tungram  casu  admoniti  vigiles  in  armis  age- 
banl,   protinusque  cognilo  per  exploratores  consilio  progressi  obviam  prae- 
lium  acerrimum  commisere ,  quod  ad  lucem  usque  magna  hominum  caede 
productum  est.  Tandem  Leodienses  coacti  sunt  cedere.  In  eo  certamiue  ceci- 
derunt   Burgundorum  permuiti,  in  iis  forlissimus  quisque  ac  nobilissimus, 
sed  ex  Leodiensibus  longe  plures ,  quod  noctis  ilinere  fatigati ,  minusque  ar- 
mati  iniqua  pugna  erant  congressi.  Quae  res  civitatem  omnem  alioquin  malis 
fessam  maxime  consternavit,  cum  et  luctibus  passim  replerentur  omnia ,  et 
orta  iuce  miserando  speclaculo  referri  humeris  patres,  fralres,  et  filii  exani- 
mes  manante  adliuc  sanguine  viderenlur.  Ilis  tantis  malis  confusus  legatus  , 
ac  plane  jam  inops  consilii ,  quod  unum  ad  deprecandam  vitam  reliquum 
erat ,  convocato  iterum  ad  concionem  populo  in  conspectu  omnium  lacry- 
mans  :  «  Videtis,  inquit,  cives  fortunam  vestram  ferocibus consiliis ,  non  mea 
culpaad  supremumadductam.  Imminet  propinquum  exitium.  Iratusestdux 
et  duci  adjunctusrex  potentissimus  ad  vos  ambo  instructo  exercitu  properant. 
Urgens  nécessitas  longam  orationem  non  poscit.  Audite,  filii,  ut  extremam 
vobis  quam  possum  pielatem  impendam ,  paratus  sum  ,  si  ita  opportunum 
putatis,  ad  Ducem  nunc  proficisci  ,  mecumque  episcopum   ducere.  Obvii 
ambo  exercitui,  atque  humi  strati  misericordiam  lacrymis  nostris  precabi- 
mur  :  cum  personam  ego  feram  pontificis,  ille  régi  ducique  junctus  sit  san- 
gume,  inveniemus  forsan,  quod  respirandi  spatium  praebeat,  nam  imperandi 
nunc  interminandique  tempus  non  est.  Precum  esse  redemplionem  opor- 
tel.  Légitima  de  vobis  meo  et  vestro  nomine  repromittam  omnia.  Si  piacet 


* 


haec  ratio ,  actutum  ibimus.  Sin  praesentior  apud  vos  alia  est,  illam  mons- 
trate.  Vobiscum  et  sine  vobis  eumdem  casum  parati  sumus  subire.  »  Cum  haec 
profectio  fletibus  omnium,  et  vociferationibus  probaretur,  ad  declarandam 
insuper  poenitentiam  civitalis  adjiciuntur  primarii  cives  summum  eo  tempore 
magistratum  gerentes  :  qui  una  euntes  imperata  ducis  suscipiant ,  deque  re- 
liquorum  fide  lestimonium  ferant.  ïtaque  hora  diei  jam  décima  profecti  om- 
nes  ad  lertiam  noctis,  non  sine  crebris  vitae  periculis  ad  primas  stationes 
hostium  pervenere.  Quibus  statim  praefecli  duo  obviam  facti ,  quorum  alter 
erat  praeses  Burgundiae,  aller  sororis  episcopi  vir ,  intellecta  viae  causa  ,  ve- 
luerunt  eos  ulterius  progredi,  ac  statim  in  custodiam  praesidis  legatus,  epis- 
copus  in  affînis  sui  tabernaculum  adductus  est,  magistralus  vero  omnis  in 
vincla  conjectus.  Inler  haec  congregato  ducis  consilio,  cum  hora  lapsajam 
esset ,  ad  eum  omnes  deducuntur ,  quamque  ob  causam  id  noctis  venissent 
requirunt.  Dicere  pro  omnibus  orsus  legatus ,  quanta  verborum ,  et  vocis  de- 
missione  misericordia  potuit  placare  conatus  est  iracundiam  ducis  et  veniam 
miscris  impetrare  ;  identidem  monslrans  praesentem  episcopum  cujus  causa 
sumpta  essent  arma ,  ovibus  suis  salulem  precari ,  civitatem  paratam  esse,  si 
velit,  exercilum  omnem  inlus  accipere,  et  praesuli  parère ,  et  quae  imperata 
post  primam  victoriam  erant,  quamquam  majora  viribus,  actutum  implere  : 
pro  iis  autem  quae  ad  Tungram ,  et  nunc  apud  antecursores  sunt  gesta ,  ex 
Ludovici  et  suo  etiam  judicio  satisfactionem  praeslare.  Manus  quoque  in 
illum  supplices  tendens ,  atque  ad  hune  affectum  lacrymas  superimpendens , 
peliit  si  minus  praestandam  eam  pietatem  humiliato  jam  populo  duceret , 
praestaret  sallem  Deo  creatori^  qui  pro  crucifixoribus  patrem  orasset,  praes- 
larel  et  Romano  pontifici,  cujus  beneficio  ea  sedes  Leodiensis  generi  suo  esset 
concessa.  Nihilo  bis  dictis  obstinata  ad  ullionem  mens  potuit  flecti.  Respon- 
dit  tanlum  liberam  sibi  in  res  alque  animas  civium  velle  potestalem  per- 
mitti  :  nec  omnino  conditionemaliquam  dici.  Quae  res  Leodium  significata  ad 
sustinenda  extrema ,  quaerendamque  armis  salutem  corda  omnium  incitavit , 
putanlium  occasum  suum  quem  declinare  in  praelio  forsilan  possent,  inde- 
ditione  certissimum  esse.  Igilur  dux  misso  Trajectum  legato,  atque  eodem 
loci  magistratu  Leodiensium  in  cathenis  traducto,  injungit  episcopo  ut 
sumptis  armis  secum  ad  ulciscendas  injurias  eat ,  patris  propositum  ac  suum 
animo  agilans.  Elenim ,  quod  ea  civilas  polentissima  esset,  vicinaque  Bra- 
bantiae  provinciae ,  fréquentes  cura  illa  contenlionum  occasiones  haberet  : 


380 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


servata  autem  confra  majores  siios  regum  palrocinio  dicereliir  :  delere  nunc 
in  tanta  opportunitate  conspirantis  Ludovici  régis  ad  internecionem  volebat. 
I{][itur  admoto  ad  tirbem  exercilu  bipartilo  copias  dividit,  ac  colle  occupa to  , 
qui  Valburjjensi  portae  proximus  eral,  suam  et  régis  stationem  eodem  in 
loco  constituit.  Ad  alleram  aulem  ac  longe  diversam  civitalis  parlem  Philip- 
pum  Sabaudiensem  cum  reliquis  inittit ,  ut  uno  tempore  tentala  utrinque 
irruptione  populusadduo  conversus,  ad  repugnandum  invalidor  fieret.  Leo- 
dienses  bis  tantis  angustiis  circumvenli  summam  rerum  suarum  ad  fratres 
duos ,  praecipuae  fortitudinis  viros ,  detulerant^  Burenura  et  Gozonum  ,  quos 
reliqua  multitudo  in  quamcumque  duxissent  partem  illico  sequeretur.  li  vero 
animis  usi ,  convocatis  ad  se  primis  nonnullis  docent ,  nisi  aliquo  grandi  ausu 
salutem  civilatis  stare  non  posse  :  proinde  si  accingere  se  una  velint,  paratos 
esse  omnium  primos  suas  animas  dare.  Cum  statim  velle  se  omnes  dixissent, 
idque  unum  consentirent  ad  redemptionem  patriae  superesse ,  partita  inter 
Burenum  et  Gozonum  mullitudine  ralionem  irruplionis  banc  ineunt,  ut  \i- 
delicet  nocte ,  quae  instabat^  Gozonus  ad  castra  regia  ,  nil  taie  in  tantis  copiis 
exspectantia ,  impetum  faciat  :  Burenus  vero  codera  conatu  ad  Pbilippum 
erumpat  :  futurum  sperantes ,  ut  alter  exercitus  allerius  perceptis  clamori- 
bus,  desperatione  allerni  subsidii  converteretur  in  fugam.  Ut  vero  etiam  per- 
turbatius  confunderentur  omnia  ,  jubent  cupas  innumeras  secum  portari  nitro 
et  pice  complétas  :  quae  primo  adortu  accensae  in  illorum  tabernacula  locis 
omnibus  jacerentur ,  atque  indc  flamma  excita  malo  ancipiti  trépidantes  inua- 
deret.  Condictis  omnibus  ad  designatum  opus  discedilur  ^  animis  quam  suc- 
cessumajoribus.  Pervenerat  jamad  regias  stationes  Gozonus  nondum  intellcc- 
tus,  expectabatque  ut  a  Bureno  signum  acciperet .  quo  significaretur ,  ad 
Pbilippi  castra  a  se  quoque  accessum ,  et  pugnam  commissam  esse  ,  sed  is 
dum  tardius  condictum  exequitur,  Gozoniani  quidam  morae  impatientes  ad 
tentoria  ducis  regisque  furtim  prolapsi  incendere  ea  coeperunt,  et  ferocius 
hostibus  insultare.  Quo  facluni  est,  ut  clamore  statim  sublato  ,  et  a  Philippen- 
sibus  inde  excepto ,  utrobique  armatus  exercitus  Leodienses  ab  incepto  ter- 
ruerit.  Orta  luce,  indignati  ambo,  quod  tôt  jam  cladibus  attritus  populus 
nocturno  etiam  incursu  vitam  suam  petiisset.  ocyus  Philippo  imperant,  utqua 
parte  mûri  essent  disjecti,  conferto  agmine  irruptionem  tentaret  t  ipsique 
ex  eo  ubi  tendebant  loco  producto  exercitu  idem  conantur.  Pugna  incepta  , 
magna  contentione  utrinque  res  gerebatur,  his  annitentibus  ut  conceptae  ira- 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


381 


cundiae  facerenl  satis  :  illis  ut  coniuges ,  liberos ,  parentesque  supremo  illo 
certamine  ab  interitu  vindicarent.  Sed  longe  impar  Leodiensum  fiebat  con- 
gressus,  quod  bostes  numéro  pugnatorum,  et  apparatu  omnium  rerum  ins- 
truclissimi  erant  :  urbana  aut^m  turba  nec  assueta  bellis,  nec  armata  satis, 
mullis  acceplis  cladibus  ad  paucitatem  redierat.  Quamobrem  paulatim  sum- 
mota  loco,  et  cadentium  numéro  debilior  facta  cedere  propugnaculis ,  libe- 
ruraque  ingressum  irrumpentibus  dare  coacla  est.  Ita  uno  tempore  duobus 
ex  locis  Burgundi  calamitatem  miserrimam  intulere.  Eorum  vero  qui  adhuc 
integri  erant  ad  hominum  circiter  viginti ,  cum  imbelli  multitudine  in  forum 
subito  confugerunt,  obstruclisque  aditibus  ,  ut  in  articulo  illo  licuit,  noctem 
exspeclabant ,  per  quam  reductis  in  castra  exercitibus  educere  suos  ad  fugae 
societatem  possent  :  sed  ea  re  inlellecta  ,  e  vestigio  dux  civitatem  omnem  lo- 
caque  imprimis  foro  proxima  jubet  incendi  :  cujus  mali  necessitate  compuisi 
illi  relictis  omnibus  ad  silvas  proximas  se  contulerunt.  Clerus  inspecta  jam 
ante  civitatis  fortuna ,  in  sua  quisque  ecclesia  clausis  januis  se  continebat  ves- 
tibus  sacris  indutus  ,  Sanctorumque   reliquias   atque   adeo  ipsum  Domini 
sacramentum  ad  deprecandam  mesericordiam   manibus  praeferens  :  idem 
religionum  virginumque  coenobia  pro  sua  quaeque  condilione  egere.  Sed  ni- 
hil  inter  arma  sceleratae  militum  manus  inconlaminalura  liquere.  Refractis 
portis  sacra  omnia  in  lacrymabilem  direplionem  sunt  data ,  sanctuaria  Dei 
tota  urbe  inccnsa  ,  spoliati  sacerdoles  atque  occisi.  Tum  nec  parielibus  tem- 
plorum  etiam  parsum  :  in  ipsam  autem  imbellem  turbam  tanta  impietate  sae- 
vilum  est,  ut  nulli  sexui  ,  aetati  aut  ordini ignotum  voluerint.  Infantes  allisi 
parietibus  sunt ,  puerperae  confossae  :  pleraeque  virgines  stupralae  primo  , 
mox  strangulatae  :  senes  quoque  et  pueri  eodem  quo  pugnantes  habiti  loco. 
Quin  et  illud  ad  malorum  cumulum  aecidit,  ut  parentes  cummatribus,  filiis, 
etomni  proie  invalida  fune  uno  constricti  ad  acerbitatem  interitus  in  profluen- 
tem  Mosam  dejicerenlur,  in  mediisque  divinis  dum  adstat  sacerdos  altaribus, 
et  Domini  corpus  sanguisque  inter  manus  versantur ,  sacrae  patinae  et  calices 
impie  raperenlur,  ut  merilode  tam  saevis  hostibus  emilti  ad  ultorem  Domi- 
num  vox  illa  Prophetae  lamentabilis  possit  :  Domine  Deus,  venerunt  gentes 
in  haereditateni  tuant  .polluerunt templum sanctum  tuum  :  posuerunt  Hieru- 
salent  in  pomoruni  custodiam  :  posuerunt  morticinia  servorum  tuorum  escas 
volatilihus  coelis ,  carnes  sanctorum  tuorum  bestiis  terrae  :  effuderunt  sangui" 
nem  ipsorum,  tanquam  aqtcam  in  circuitu  Hierusalem,  et  non  eratquisepe- 


38â 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


bret.  Inter  haecaulemtara  foeda  crudelilatis  ministeria,  Ludovicus  rex  araicae 
»e,npcr  cv.lalis  calamitale  confusus,  quae  in  illuo,  pugnans  nomen  eius  cla- 
monbus.nvocabal,  plane  jara  fac.i  poenilens,  in  proïimas  regni  sui  remones 
exerctu  abduc.o  concessit.   Dux  yero  diraissa  urbe  praedonibus.  ipse  cun, 
exped.t,s  equiUbus  ad  insequendos  qui  fugerant,  continue  profeclus  esl.  Sed 
ub.  asperilate  s.lvarura  ne  inveniri  quidem  illos,  ne  dura  capi  posse  inlelleiit 
repressus  Leodiura  tola   passira  aedificia  dejici  iraperavil.  ne  profugis  s  J 
ulla  reduus  .uperessel.  Mox  quoque  Trajec.um  conlenden.   magistralum , 
qu.  salulis  fidera  ab  episcopo  anle  acceperal ,   vinclusque  nihiîominus  illuc 
tuerai  deportatus  ,  slrangulari,  et  in  profluentem  abjiei  jussit.  Eadera  foriu- 
nan,  v.c.na  quoque  nonnulla  oppida,  quae  Leodienses  adjuverani,  mox  su- 
biere.  H.c  finis  conlentionura  fuit ,  atque  huncoccasura  celeberrima  quondam 
cmlastulit  ,  victoriis  nobililata  innumeris,  et  a  Romanis  imperaloribus  con- 
dita,  cleio  autem  ante  alias  Germanicas  ecclesias  clara,  divini  vero  cultus 
ornamenlorumque  sacrorum  cum  sanctissimum ,  tum  locupletissimum  domi- 
ciliura,  cujus  quidem  ante  has  calamitates  is  animarum  numerus  fuit    ut 
censu  hab.10  cenlum  et  viginti  millium  intra  rauros  tantum  continere  'in- 
venta sit. 


xvn. 

«AWDATUM  CONTEA  WALTERUM  D  ATYl,  ,  QU,  PROCUEAVEKAT  STAND,  M,1„STERIA  CONTRA 

ECCLESIAM   LEODIENSEM,   ADSODU»  NOTABILE  ^ 


Officialis  Leodiensis  universis  et  singulis  ecclesiamm  parrochialium  capel- 
larum  et  altaiium  plebanis  seu  investilis  et  rectoribus,  caelerisque  presby- 
tens,  curalis  et  non  cnratis,  nec  non  notariis  ac  tabellionibus  publiais  et 
clencs  nobis  subditis,  ad  quos  nostrae  praesentes  lillerae  pervenerinl  et  cui- 
hbet  eorura  in  solidum  pro  infrascriplorum  executione  fuerinl  requisili  seu 
*ueritrequ,situs,  salutem  in  Domino  et  praesentibus  firmiter  obedire.  Gravi 

Cfr  !uora't N'rT"*'  '''"'"  '"  "^*  ^^'     •*^"""'"''  "'  ^^"'  '  ^'X  ,  XX  ,  XXI ,  XXII, 
i^it.  supra,  p.  18,  et  monumenla  quae  infra     XXX  el  XXXI. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


383 


lamentabilique   querela ,    tara   ex  parle  venerabilium  vii'orum  dominorum 
Tice-decani  etcapiluli  veuerabilis  ecclesiae  Leodiensis,  quam  noslri  clerici  pro- 
curatoris  fiscalis,  negotiorum  nostrae  curiae  necnonofficii  noslri  promoloris, 
nobis  judicialilcr  significatum  exslilil  et  exposilum ,  fama  eliam  famosa  ac 
publica  et  cominuni  ac  manifesta  et  adeo  notoria  quod  nulla  tergiversatione 
celari  poterit  denuntiatum ,  quod  licet  quamplures  et  diversi  felicis  recorda- 
lionis  romani  pontifices  et  divae  memoriae  romanorum  imperatores,  cupientes 
et  volentes  pro  desiderio  statutis  quibuscumque  contra  apostolicam  discipli- 
nam,  sacros  canones,  ecclesiasticas  personas,  eorumve  libertates,  acquisitis, 
quomodolibet  edicla,  conficla,  composita  et  fabricata  senserant  et  noveranl, 
salubriter  obviare,  ac  hujusmodi  personas ,  necnon  earum  res  et  bona  diversis 
liberlatibus,  induUis  et  privilegiis  uti  et  gaudere  omnes  et  singulas  observan- 
tias  ac  statula  qualiacumque  contra  ecclesiasticam  libertatem  éditas  sive  ten- 
tas ,  édita  sive  tenta ,  jamdudum  annullaverunt ,  et  contrafacientes  quoscum- 
que  gravibus  et  variis   poenis    et   censuris  affici  sive  plecti  ,  ac  secuudum 
hujusmodi   statuta  contra  dictam   libertatem   ecclesiasticam  judicantes  sua 
jurisdictione  fore  et  esse  privatos ,  necnon  quaecumque  loca  in  quibus  talia 
deinceps  praesumerentur  banno  mille  marcharum  auri  imperiali  fîsco  sub- 
jici  ;  quodque  si  qui  per  integrum  annum  hujusmodi  libertatum  contemp- 
lores  invenirenlur  ,  talium  bona  possent  ab  omnibus  impune,  etiam  per  totum 
imperium  occupari ,  voluerunt  et  decreverunt.  Salvis  nihilominus  aliis  poenis 
contra  taies  in  gcneralibus  sacris  conciliis  promulgatis  ,   fuerintque  et  sint 
dictae  libertates  a  divae  memoriae  Frederico  imperatore  secundo  specialiter 
datae  el  concessae  ,  ac  a  sede  apostolica  et  praesertim  a  piae  memoriae  Ho- 
norio  papa  tertio  approbatae  et  conBrmalae,  qui  etiam  illas  inviolabiliter 
observari ,  necnon  statutarios  et  scriptores  hujusmodi  iniquorum  statutorum 
et  alios  earumdem  libertatum  violatores  excommunicatos  auclorilate  apos- 
tolica publiée  denuntiare  mandavit ,  ac  de  posl  ab  inclytae  memoriae  Karolo 
imperatore  quarto,  et  similiter  nuper  in  Constantiensi concilio  domino  Sigis- 
mundo  Romanorum  rege  moderno ,  sub  poenis  praenariatis  ,  adjunctis  gra- 
vioribus  innovalae,  et  iterum  per  idem  concilium  ac  dictam  sedem  aposto- 
licam approbatae.  Quamquam  eliam  canonicae  slatuerunt  sancliones,  quod 
excommunicalionem  papalem  de  jure  incidant  illi,  qui  temporale  dominium 
obtinentes  suis  praecipiunl  subditis  in  derogalionem  dictae  ecclesiasticae  liber- 
talis,  ne  personis  ecclesiaslicis  quidquam  vendant,  aul  aliquid  emant  ab  eis, 


384 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


eisdem  obsequ.a  .mpendere  vel  exhibere  praesumaot.  S.cque  contra  taies 
quodda™  pnncpale  statu.utr,  provinciale  sanctae  Coloniensisldesia  editu™ 
me  factuo.  :  el  rursun,  licet  vas^llus  etian.  qualiscu.nque  de  jure  siî  e'fuerk 
don,.no  suo  feudi  fidelitatis  jura„,ento  ads.rictus  et  obl.^atus/ado    t   nZ- 

aut  alias  juralam  fidel.lalem  non  servare  non  contingat,  quod  ex  tune  hujus- 

raialrtai";  "T  ""  •'r'"^  "'•"'"•'  "-*"  *  '«j"--  --"Tue 

vasallus  lal.s  de  jure  et  ,n  v.m  dicli  per  eun,  praeslili  juramenti  eidera  do 
™.uo  suo ,  auxilio,  consilio  et  favore  assistere  ac  bonun,   uu.n  po  se    nu"  P- 
jvere,  necnon  de  dan,„is  prae^unire:  ali.erque  si  salten.  re'a.u™  Zurn 
penculum  famae  ac  destitutionem  feudoru.n  et  privalionem  vitare  .élit    W 

Ïus  eël      '",'  T     "'*"""'  "'"•'"""""  '"""'  -  de  praesentilit  va- 
salus  eccles,ae  Leod.ens.s  raemoratae  eiden.que  ecclesiae  ,a^  ratione  feudi 

.-.Totale  ::""  tT  °""^T™  "'  'p-'-''^'^"'^'»  p-  -"«'-  °^'"°'o-- 

.la  notorie  ac  mullipl.c.ler  et  adeo  ac  in  tanlura  adslriclus  Hdelitatis  jura- 
..ento,  quod  .pse  ordinationes,  observantias,  sta.uta,  consueludin  s  iblr- 
tes  .ps.us  ecclesiae  non  solum  promovere  tueri  et  defensare,  ver  .1  tÏm 
.  a  urbanlibus  aut  turbare  volen.ibus  possetenus  resistere  et  Jbvia  e  deb  a" 
et  leneatur;  n.h.lom.nus  lan,e„ ,  sicut  eaden,  querela  subjun.ebat  prae- 
fatus  Walterus  quodda-n  novun,  statutu™  de  peLnis  ex  utroqfe  par;nrde 
nob.|,  génère  procreafsseu  certo  n,odo  graduatis  ad  canonicatus  et  praeben! 

ex  ceT„:„  r  'l^'TrK  '"  '"'"'  """"■^"  "'"^''"''''  «^'  '"'■^■-'"^ 
ex  cents  non  tara  raUonab.hbus  quara  necçssariis  causis  honorem  eiusden 

ecclesiae,  statua,  patriae,  rei  publicae  ac  co.^unis  boni  profectun,  colT- 
nentibus,  dudu™  ante  casun,  turbationis  bujusmodi  provide,  mature eldl 
Lberate,  „,e  et  légitime  ac  canonice  factum ,  editum'  et  ord  natumac  pe" 
c  nonicos  ipsius  ecclesiae  inviolabiliter  observari  solemni.er  juratum  faE 
et  iniquis  machinationibus  sub  nefandis  et  execrabilibus  veneuatarum'r  '  o- 
nu„.  spccebus  seu  coloribus,  ut  populum  in  furorem  et  seditionen^û" 
bium,  sicut.  evdentibus  judiciis  et  verisimilibus  patere  polui,  ar"  m  1"  s" 
contra  d.ctos  conquaerentes  concilaret  et  inflammaret,  dic.osque  fcëre "an 

perabihs  indelebilisque  confusionis  et  nolae  dispendio  sempiterno  auoaue 
opprobrio  sivescandalo  .ubjicere  sive  involvere  posset,  pemLIs  IZI 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


385 


est  prorsus  exlinguere  et  fiinditus  extirpare.  eidem  populo  dictac  civilatis  et  ejus 
regenlibus  dolose ,  et  perperara  suggerendo  quod  statutum  hujusmodi ,  tara  sa- 
lubriter  in  subsidium  et  relevamen  palriae  conceptum  etdiu  ante  hunceasura, 
ut  praefertur,  ordinatura,  in  odium  et  cxclusionem  personarum  dictae  palriae 
compositumet  fabricatum  fuisset,  et  ex  hujusmodi  tam  iniquae  factionis  com- 
mento,  quorumdam  civiuin  et  polentium  diclae ci vitatis  sibi  sequelam  et adhae- 
sionem  ea  prima  vice  comparans  sive  vindicans,  veluti  dirusel  perversus  dicla- 
rum  papalium  et  imperialium  constitutionum  contemptor  et  transgressor ,  ac 
honorum  et  praestitorum  fidelitatis  juramentorum  suorum  prodigusatqueplu- 
rimorum  per  eum  et  fîlios  suos  ab  eadem  ecclesia ,  perceptorum  beneficiorum 
penitusin^rratusetimmemor,  in  eadem  civitate  nonnullisilliuscivibusseu  regen- 
libus  praedicta  machinatione  et  fraude  circumventis,  statui  et  ordinari ,  seu  fieri 
et  mandari  per  se  et  complices  atque  satellites  et  adhaerentes  fecit  et  procuravit, 
atque  voce  praeconia  ad  Peronem  dictae  civitatis,  ubi  illius  publica  edicta  statuta 
sive  mandata  proclamari  et  publicari  soient ,  ad  instar edicti^statuti ,  seu  man- 
dali,  publicari  et  mandari .  etetiam  sub  certis  poenis  inhiberi,  ne  quissupra- 
dictis  dominis  vicedecano  aut  capitulo,  canonicis  ,  capellanis,  et  aliis  benefi- 
ciatis  caeterisque  personis  ecclesiasticis  et  secularibus  in  servitio  eorumdem 
dominorum  vel  alicujus  eorum  existentium  quidquam  venderet  aut  emeret  ab 
eisdem ,  neque  eisdem  blada  moleret ,  coqueret  panem ,  vel  aliud  obscquium 
humanitatis  exhibere  praesumeret,  eisque  per  aliquot  dies,  quantum  in  eo 
fuit,  omnem  alimoniam  ,  victum  videlicet  et  vestitum  ,  caeteraque  humanitatis 
solatia,  nedum  ut  excoramunitatis  et  praescriptis,  sed  ut  haereticis  et  publi- 
canis,  pcnitus  subtrahi  et  denegfari,  dictumque  statutum,  ordinationem,  sive 
mandatum  etiam  in  certis  capilularibus  seu  libris  civitatis  seu  ministerialium 
praedictorum  per  modum  statuli  sive  mandati  publici  perpetuis  futuristem- 
poribus  inviolabililer  observandi ,  scribi  et  annotari  ac  quorumdam  civium 
ministerialium  praedicta  ,  ut  firmiter  creditur ,  inique  ipsius  villici  fraudis 
arte  deceptorum  juramentis  corporaliter ,  de  super  ut  dicitur,  praestitis  bal- 
lari  fecit,  procuravit  et  practicavit.  Nec  iis  malis  contentus ,  sed  insuper  in 
opus  Dei  perniciosius  suam  contemptam  malitiam  extendens ,  operariis  fa- 
bricae  dictae  ecclesiae  et  pro-tunc  in  illius  turri  laborantibus  sub  gravibus  ' 
poenis  mandari  et  inhiberi  fecit,  eosque  hujusmodi  poenarum  metu  compulit 
seu  procuravit  ab  opère  et  ulteriori  constructione  ecclesiae  et  turris  prae- 
dictarum  desislere ,  nedum  personas  ipsius  ecclesiae  sic  persequi  sed  et  ad 

49 


386 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


387 


ipsam  ecclesiam  sua  ncfanda  et  execrabili  pertinacia  funditus  desolari  sala- 
gens  in  gravaraen  divinae  majeslatis ,  ofiFensam  sacrosanctae  sedis  aposlolicae, 
aiiclorilalis  imperialis  ac  tolius  ecclesiae  liberlatis  vilipendiuni  et  contemp- 
lum  ,  praefatae  patriae  confusionem  scditionis  et  noxiac   novitatis  suscita- 
tionem ,  animae  suae  periculiim  ,  perniciosum  exemplum  atque  scandalum 
pliirimorum  neenon  ecclesiae  et  conquerentiiim  damniim  non  modicum  ,  in- 
juriam  et  gravamen.  Unde  iisdem  conqiierentes  ad  nos  tanqiiam  ad  judicem 
eoriim  compelentem  et  ordinarium  reciirsum  habentes,  petiemnt  humiliter 
et  cura  instantia  débita  sibi  a  nobis  super  praemissis,  de  oportuno  juris  re- 
uiedio  provideri.  Unde  nos  OfKcialis  praedictus,  altendentes  quod  praemissae 
res  mali  sunt  exempli,  et  quod  ea  connivenlibus  oculis  pertransire  non  con- 
gruit,  ne  quis  de  sua  malitia  glorietur ,  volentesque  propterea  eisdem  ,  quan- 
tum de  jure  possumus  et  ad  idem  ex  debito  noslri  officii  stringimur  obviare, 
recepta  per  nos  prius  summaria  informatione  ,  super  eo  quod  praemissa  sunt 
fulcita  veritate  neenon  ad  instigationem  ,  procuralionem  ef  procuratorpra  dicti 
Walteri  Datyns ,  eoque  principaliter  practicante  seu  verius  machinante,  sub 
modo  et  forma  praenarratis  commissa,  facta  et  perpetrata  ;  quodque  ea  adeo 
sunt  notoria  ^ ,  quod  nulla  tergiversatione ,  possunt  celari  ac  de  eis  est  publica 
vox  et  fama,  vobis  omnibus  supradictis  et  cuilibet  vestrum  in  solidum,  in  vir- 

lutesanctae  obedientiae  et  sub  excommunicalionis  poena  districte  praecipiendo, 
injungimus  et  mandamus  quatenus  accedentes  quo  propterea  fuerit  acceden- 
dum  et  accedere  fuerilis  requisili  seu  alter  vestrum  fuerit  requisitus ,  citetis 
peremploriecoram  nobis  memoratum  Wallerum  ad  diem,  etc.  ,  horam  ,  etc. , 
ad  videndum  et  audiendum  per  nos  pronuntiari ,  decerni  et  declarari  ipsius 
excommunicationis  sentenliam  et  poenas  tara  canonum  quam  statutorum  pro- 
vincialium  sanctae  ecclesiae  Coloniensis  sibi  in  ea  parte  locum  \indicantium 
propter  praemissa,  et  eorum  occasione  temere  et  damnabiliter  incidisse  et  in- 
currisse,  monentes  insuper  eumdem  Walterum  vice  et  auctoritate  nostris 
quem  et  nos  tenore  praesentium  requirimus  et  monemus ,  ut  infra  triginta  dies 
vestram  seu  alterius  vestrum  monitionem  et  requisitionem  immédiate  sequen- 
tem,  quorum  quidem  triginta dierum  decem  pro  primo,  decem  pro  secundo  et 
reliquos  decem  dies  eorumdem  triginta  dierum  sibi  pro  tertio  et  peremptorio 

*  Nota  marginalis,  —  Triplex  est  notorium  si  quando  est  adeo  manifestum  quod  nulla  po- 
scilicet  per  sententiam  quia  convictum,  per  con-  lest  tergiversatione  celari;  evidenlia  enioi  pa- 
fe:>sionem  in  jure  factaoi  vel  per  rei  evidentiam,      Irati  sceleris  clamore  non  indigel  accusalorum. 


termino  et  canonica  monilione  assignelis,  seu  alteri  vestrum  assignet,  et  nos 
eidem  lenore  praesentium  assignamus  ordinationem  ,  slatutumsivemandatum 
ac  omnia  alia  etsingula  praenarrata  ,  sic  ut  praemittilur,  contra  ecclesiasticam 
libertatem  neenon  canonicas  personas  praedictas  conspirata  ,  ordinata  ,  atten- 
lata  et  exécuta  aut  saltem  fieri  procurata ,   una  cum  juramentis  desuper, 
quamvis  temere  praeslitis  et  subsecutis,  quae  per  praesentes  denuntiamus 
non  tenere  eisdem  via  ,  modo,  forma  et  solemnitatibus  mediantibus,  quibus 
ea  fieri  seu  ad  efFeclum  deduci  quovis  modo  procuravit  retractari ,  tolli  et 
deponi,  ac  de  capilularibuset  libris  praedictis  prorsus  cassari,  annulari  realiler 
et  cum  effectu  procuret,  et  quod  personas  illas ,  quas  ad  jurandum  temere  hu- 
jusmodi  ordinationem  observantiam  induxit,  ad  recipiendum  poenitentiam 
salutarem  de  eorum  juramento  contra  ecclesiasticam  libertatem  praestito  con- 
similiter  reinducat ,  quodque  adeo  sanctae  malri  ecclesiae  praefatis  conque- 
renlibus  et  nobis  de  lantae  temeritatis  praescriptione  ac  rebellionis  audacia 
emendam  aut  satisfactionem  praeslel  et  faciat  condecenler ,  sub  poena,  etc. 
Alioquin  si  infra  hujusmodi  terminum  hujusmodi  noslrae  monilioni  parère 
non  curaverit,  ex  tune  citetis  eumdem  Walterum  peremplorie  eoram  nobis 
ad  ullimam  diem  monitionrs  vestrae,  si  juridica  fuerit  et  nos  pro  tribunali 
sedere  contigeril.  Sin  autem  ad  primam  diem  juridicam  ex  lune  continu© 
subsecutam,  hora  ,  etc. ,  ad  conquerentium  instantiam  ad  videndum  et  au- 
diendum per  nos  pronuntiari ,  decerni  et  declarari  ipsum  Wallerum  poenam 
praescriplarum  papalium ,  etimperialium  coustitulionum  civiliter  damnabiliter 
incidisse,  ipsumque  fuisse  et  esse  ad  actus  quoscumque  legilimos  inhabilem, 
et  minus  idoneum  ac  omnibus  honore  et  dignilale,  et  praesertim  villicatus  et 
scabinatus,  quos  a  dicta  Leodiensi  ecclesia  detinet,  deslitulum,  privatum  seu 
saltem  destituendum  et  privandum ,  ac  ad  obtinendum  eosdem  in  futurum 
inhabilem,  omnibusqueetiamjurisdictione,regimineetgubernalionedictorum 
villicatus  et  scabinatus  et  quorumcumque  aliorum  officiorum ,  quae  ab  ipsa 
Leodiensi  ecclesia  consecutus  fuerit ,  futuris  perpetuis  lemporibus  destitu- 
tum  seu  privalum  ;  nec  non  bona  sua  qualiacumque  usque  ad  summam  mille 
marcarum  auri  imperiali  camerae  confiscata ,  ipsumque  propter  fidelilatem 
praediclae  Leodiensi  ecclesiae  per  eum  praestitam,  ut  praefertur,  sed  juxla 
praenarrata  minime  observatam ,  similiter  fuisse  et  esse  perjurum  atque  per- 
fidum ,  neenon  feudo  et  omnibus  officio  beneficio ,  commodo  et  honore  ,  quos 
ab  eadem  ecclesia  hucusque  oblinuisse  dignoscitur,  privatum  seu  privandum 


II 


388 


AjNALECTA  LEODIENSIA. 


necnon  saepcdiclis  dominîs  conqiierenlibus  ac  singiilis  pcrsonis  dicli  capituli 
communitcr  et  divisim  ad  conferendum  hujusmodi  feuda  .  officia^  commodi- 
laies  et  honores  personis  aliissivoluerit,  ac  easdem  personas  de  eisdem  feudis, 
officiis,  commodis  seii  honoribus  iovesliendum  per  nos  licentiam  impartiri, 
aliasque  poenas  légales  et  canonicas  eliam  ,  secundum  nostrum  arbitrium  in- 
fligendiim  eidem  Waltero,  prout  justumfiierit  infligi,  acalia  fieri  in  praemis- 
sis  necessaria  aiitquomodolibel  oporluno  ,  \elad  dicendnm^  proponendum  et 
allegandum  verbo  velinscriplis  causant]  ralionabilem,si  qiiam  sciât,  habeataut 
sehaberepraelendat,ciir  adpraemissa  minime  tenealur  memoratisconqiieren- 
tibiis  légitime  ad  hoc  vocatis.  In  eo  vero  casu  quo  praefatus  Walterus  infra  xv 
dies  praedictos  triginla  dies  immédiate  sequentes  hujusmodi  nostrae  moni- 
tioni  non  paruerit  cum  affectu,  cum  crescente  contumacia  crescere  debeat  et 
poena  ;  Tolumus  quod  per  totam  illam  parrochiam ,  in  qua  pro  tempore  ha- 
bitaverit  seu  manserit  hujusmodi  habitationis  seu  mansionis  mora  durante,  et 
ad  quam  eliam  cum  forsan  declinare  conligerit^  per  totam  illam  diem  quo 
illac  declinaverit,  in  singulis  monasteriis  ,  eccicsiis,  capellis  etaliis  lociseccle- 
siasticis  omnino  cesselur  a  divinis,  et  quod  absit,  si  hujusmodi  interdictum 
minime  curaveril,  sed  ad  ipsum  per  alios  quindecim  dies  jamdictos  quinde- 
cira  dies  immédiate  sequenles  subsecuturum  animo  suslinerent  indurato.,  ex 
tune  moveatis  vice  et  auctoritate  nostris  A.  B.  C. ,  et  alios  quoscumque  per 
quos  temporale  judicium  infra  dictam  civitatcm  Leodiensem  regilur  etguber- 
natur,  ut  infra  quindecim  dies  post  modum  subsecuturum ,  eumdem  Walte- 
rum  perapprehensionem  etdetentionem  rerum,  corporisetbonorum  suorum, 
aliisque  modis  et  mediis  plus  congruis  cogant  et  compellant  ad  sanclae  matris 
ecclesiae  gremium  redire  et  de  praemissis  juxta  formam  enarratam  emendam 
praestare  condecenlem,  alioquin  hujusmodi  terminorevoluto,  nisi  causa  ratio- 
nabilis  pro  parte  hujusmodi  judicum  coram  nobis  allegata  fuerit  cur  id  fieri 
non  debeat,  civitas  sive  locus  in  quo  sit  seu  quo  judices  hujusmodi  constituti 
fuerint,  ecclesiastico  supponi  volumus  et  lenore  praesentium  supponimus 
interdicto.  Diem  vero  et  modum  et  formam  executionis  praesentium  fideliter 
et  liquide  rescribatis,  et  rescribat  quilibet  vestrum  qui  nostras  praesentes  lit- 
teras  seu  nostrum  praesens  mandatum  fuerit  executus,  taliter  io  iis  vos  ha- 
bentes ,  ut  a  nobis  de  negligenlia  reprehendi  non  valeatis. 

archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  de  l'ancienne  ca- 
thédrale de  S'- Lambert ,  intitulé  :  »au  it  LETTass,  1465 
-1407. 


ANALECTA  LEODIENSIA 


389 


XVIII. 

CONDAMNATIOTS    DE    VVATHIER    DATIN    ET    DE    SES    COMPLICES    (2    AVRIL    1433) 


Copte  fait  par  nous,  le  Maieur  et  lez  Eschevins  de  Liège,  extrait  hors  de 

papire  as  hannissemens  de  crys  criminel. 

Lan  Xllll^  et  XXXIII,  le  second  jour  d'april ,  furent  crieis,  bannis  et 
commandeis  de  part  monsaingnour  de  Liège,  si  que  de  sa  haulleur  et  sei- 
gnorie ,  foure  des  pais  de  1  evesqueit  de  Liège  et  contés  de  Looz ,  à  tousjours 
Wielheame  Datin  ,  Gérair  de  Goreux ,  Johan  de  Harche ,  Walhier  Datin ,  le 
jovène  Johan   de  Hesbainne,   Anthoine  des  Béghines,    Andrieu  de  Lairc- 
dieux,  le  jovène  Burdine,   Piron  Borghet,  Henry  Breck,  Henroteal  Beal , 
Gobair  Gile,  le  Proisdhome,  Giles  Saillet,  Colar  de  Meffe,  Molin  de  Saint- 
Magrielte,  AVinant  le  Carpentiers  ,   Lowy  Fraisen  ,   Colair   Garin ,    Cobrot 
Fraysen,  Homblet  Godair ,  Baldewin  Bonsair,  Piron  Amoron ,  Baldewin  le 
Canonne,  Gerair  Mundoron,  Bastin  de  Molins ,  Costain  de  Frères,  Wie- 
lheame de  Harche,  Benkin  Urbain,  le  jovène  Johan  Nyvair,  Mathonet  de 
Hervé,  Wery  de  Bolssée ,  Pirair  le  Blavier,  Jaqueminet  Mundoron,  Johan 
Costeal,  Johan  Courcoul ,  Warnier,  fis  Gielle  de  Bierses,  Tiry  le  Mangon, 
Benar  Borghet,  Johan  de  Bruijuilet ,  le  clerc  de  Monlegnée,  Johan  Malbehin, 
petit  Johan  le  pourteur,  Johan  le  forestiers  de  Froymont,  Lambier,  le  fis 
Wynant  de  Wisseleit,  Lambier  de  Tilleur,  Gile  de  Namur  ^  Heruwin  de 
Waremme,  Johan  d'Awilicamps  ^,  Johan  de  Tilleulz,  Ernaul  Malfreaul  et 
Johan,  fis  Piron  Borghet  comme  sédilteurs,  Iraiettez  malfaiteurs  et  par- 
jurés, pour  le  raison  de  ce  qu'il  est  bin  et  deublement  proveit  qu'ils  ont 
fait  obsattes^,  raandet  gensdedens  etdehoirs  la  citeit,  fait  recopeir  à  plusseius 


1  II  est  appelé   Jans  un  autre  texte 
d'Avant. 

2  Idem,  D'Alinchampt. 


Gtele  3  Obsatlea,  sédition,  émeute  ,  du  flamand  op- 

zet  ou  opstand. 


390 


ANALECTA  LEODIEIVSIA. 


villes,   et  fa,t  rauluallemenl  plusieurs  grandes  assemblées,  et  obsalle^  de 
gens  arn,e.s  en  plusseu-s  maison  et  plaiches  sour  le  marchiet  et  au.repart 
et    enus  a  t.es-grand  nombre  de  gens  armeis  sour  le  marchiet  à  LiZ    à 
tout  une  des  pengoeaul  '  de!  cité ,  et  allèrent  de  fait  pourveu  eorir  s.t  ]el 
bo.ns  .nesLers,  en  trayant  aussi  d'arches  et  d'arbalaistres,  pour  faire  séd^ 
tion  ,  et  trayson  en  le  citeit  et  avoir  yeelle  à  bas  et  à  leur  volenté  :  et  fut  là- 
me.sn.e  pubinet,  qu'il  ne  fust  nuls  ne  nulles,  que  de  che  jour  e^  av  n    les 
fes.se  confort  ne  a.de  sour  et  en  teil  point.  Et  là-meisme  furent  tous  les  d  su 
nommes  cne.s  bannys  à  tousjours ,  four  délie  franchiese  délie  cité  de  Liépe 
pour  les  cas^desusdis,  pour  nous,  le  maieur  et  les  eschevins  de  LieVe^en 
la  man.ere  desusd.t  ^.  Uem  ensilant  lez  franebieses  dele  cité,  furenftou" 
les  desus  nome.s ,  leurs  femmes  et  enfans ,  excepté  ciauls  qui  sont  désea.ée    e 
auss.  ceauls  qu,  sont  fours  de  leurs  gouverne  et  membornie,  crieis  tiba'in 
fours  dele  c.té ,  franchiesce  et  bainlieu  ,  par  maistres  conselh  et  u"v mh" 
del  d-ete  Ce,  franchiese  et  bainlieu  à  tousjours  mais  sains  rapeal,  d  que 
loy  ne  franchiese  del  clé  ne  les  doient  aidier  ne  valoir  comme  sédileurs 
rayttes    malfaiteurs  de  vilain  cas,  parjures ,  par  le  raison  de  che  q J^dtt  b  ^ 
etdeubtement  prove.t  qu'il  ont  fait  obsattes,  mandet  gens  deden's  et  deho  s 
la  eue ,  fa.t  recopen-  à  plusseur  „  illes  et  fait  mutuallement  grande,  assemblées 
et  obsattes,  de  gens  armées  en  plusseurs  maisons  et  plaches'en  la  cit     et  ve  u 
a  Ires-grande  nombre  de  gens  armeis  sour  le  marchiet ,  à  Lié™    à  tout  une 
des  pmgœaulj  dele  cité,  et  allèrent  de  fait  corir  sus  aucuns  bo  ns  me  ," 
del  cte,  combatans    sacbans  *,  lanehans  et  .rayaos  d'arches  et  d'arbaS^ 
après  eauls,  pour  fa.re  sédition  et  trayson  en  le  cité,  et  avoir  yeelle  à  bas"; 
a  leur  volemte.s^Et  aussi  partant,  qu'il  ont  allet  alleocontre  des  franchises 
d  oy teur,  pa.x   honeur  et  proffit  deldicte  cité,  come  c.ls  que  les  avoient  urei; 
plusseurs  fo.s  '    Et  avant,  que  tous  ceaulx  que  les  aideront,  susluteroit  lû 
procuront  (et)  feront  confort,   aide  ne  assistenche  en  man.'ère  nJl^^  de  eë 

ioL;?  7"'  "'"'  "  """  P""'-  ^'  •!"'  P'"^  «'''  1"'  -«ff-oit  ou  meffe! 
roient  az  desusnomme.s  ensi  albains,  comme  dicte  est,  ilh  ne  mefferat  ne 
niefferont,  ne  ne  seront  pour  ce  de  rins  attenus.  Et  que  fie  et  enfans    ly! 

.a:u-:r;n:::.::':^:t::i:rr;!  n^riz^-r-  . , 

noncheau  de  la  cite.  tiem ,  apee  ung  de,  pannotuhauU. 

Les  motspour  nous ,  jusqu'à  desusdit,  a.an-  *  Idem ,  par  bo  une  foid. 


ANALECTA  LEODÏENSÏA. 


391 


denl  dedens  lier  jour,  et  qui  ne  soit  nuls  ne  nulles  que  fâches  à  leur  corps 
queilque  desplaisir,  dedans  lesdis  trois  jours  durans.  Et  en  tesraongnage  des 
maistres  et  universiteis  desusdis ,  lesquels  crys  desusdis  furent  par  Wilheame 
de  Veiroux ,  sub-maieur ,  pour  le  temps  en  fealté ,  pour  Eustaisse  Chabot,  sei- 
gneur de  Ommezée  ,  soverain  maieur  de  Liège ,  là  présens  aile  requesle  Fastré 
Baré  Surlet  escuuer,  Johan  de  Leuryer,  maistres,  et  plusseurs  de  conselh,  en 
nom  délie  cité,  mis  en  le  warde  de  nous  les  eschevins  là-présens,  assavoir 
Coen  Hollon,  Gulardin  Fleron ,  Rache  Waroux  pennetier,  Bairé  et  Villeir. 
Donné  par  copie  ,  subz  les  seels  Willeame  de  Veiroux,  sub-maieur  desusdit, 
Johan  le  Polen  de  Varous,  et  Henry  Coen  ,  noz  maistres,  pour  le  temps  et 
con-eschevins  de  Liège,  desqueis  usons  tous  ensembles  en  teils  et  serablans 
cas ,  sur  l'an  ,  moys  et  jours  dessus  escrips. 

Archimt  de  la  province  de  Liège,  registre  du  grand  greffe 
des  écltevins,  n"  252,  case  13%  et  registre  n"  258, 
f  300. 


XIX. 


COPPIE  DELLE  LETTRE  DEZ  ALLYANCES  ENTRE  LES  MESTIERS  DELLE  CITET  (  lO  AVRIL  1433). 


A  tous  chcaux  qui  ces  présentes  lettres,  veront  et  oront,  les  maistres 
jureis  conssel  de  la  citeit  de  Liège ,  et  tout  lez  personnes  et  université  géné- 
ralement de  bons  mestiers  des  fèvres,  charliers,  cheruwiers,  moulniers,  bo- 
lengiers,  vingnerons,  hulleurs,  pexheurs,  cuveliers  et  sclaideur,  pourteur, 
bresseur,  drappiers,  retondeurs,  entailleurs,  varenscohiez  ,  viswariers  ,  nea- 
veurs,  soieurs,  merniers,  cierpentiers ,  mâchons,  covreurs,  corduiniez, 
corbessier,  texheurs,  cureurs,  harengiers  et  frutiers,  manghons,  tanneurs, 
candellons  et  floxniers ,  merchiers,  orfèvres  ^  dele  citeit  franchise  et  banlieu 

1  Les  Toilliers  sont  aussi  mentionnés  dans  une  des  copies. 


392 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


!lii 


de  Liège,  salut  en  Dieu.  Savoir  faisons,  que  comme  piécha  pour  les  priefs  et 
hornb  es  déplamtes,  remonstranches  et  faime  publique,  qui  soy  Een 
sour  et  en  personne    de  Watier  Datin  de  Montegnée'  à  celui  temps  ,ran 
m  .eur  eschevm  de  L.ége,  des  grans,  énormes  et  détestables  excès,  fais  et%.. 
petre,s  par  led.  Wath.er    allencontre  delle  loy ,  des  franchises ,  pLix ,  honour 
et  profht  deledae  cué,  lesqueis  avoit  plusseurs  fois  jureit,  tant  en  vendant 

çneu.  Johan  de  Beavire ,  esleu  de  Liège  et  conte  de  Looz  ,  de  bonne  mémoire, 
cornue  de  plusseurs  autres  fourfais  par  ledit  Wathier  perpétreis  envers  plus! 
seurs  et  grand  nombre  de  singulères  personnes,  contre  droit,  loy  et  les  fran- 
chiesesde  celé  cite    etdont  pour  de  ce  savoir  la  vériteit  et  drok,  raison  et 
equitea  volloir  mamtenir,  et  des  excès  devant  dis  savoir  la  dro/te  et  juste 
Tente    ,1  hn.t  este.t  par  notre  très-révérend  père  en  Dieu ,  hault  et  oui  sant 
prmche  et  redoubté  signeur,  monseigneur  de  Liège,  commis  et  e'n  tlb. 
aucuns  de  son  noble  conssel,  et  pareillement  par  nos,  la  cité,  les  maistrêl 
jureis,  aucuns  de  nos  borgois  et  commissaires,  lesquelz  ensuyant  nos  fran- 
chieses  et  régiment  que  les  esquevins  salve  et  warde  par  loy  ,  et  en  présenche 
de  aucuns  depute.s,  de  part  les  signeurs  du  vénérable  capitle  de  Liépe    faitte 
enqueste  et  inquisitions  deu  comme  puissans  en  tel  cas,  comme  dois  des 
niembres  de  la  cite     pourveu  que   les  eschevins  de  Liège  asoient  por  lors 
absens  dele  cité,  et  fuist  par  eauls  trouveit,  que  avant  et  anchoix  que  feu 
mondit  signeur  de  Beavire  polsisse  parvenir,  ne  de  nous  la  cité  avoir  le 
somme  de  vi-  coronnes  de  Franche ,  pour  nos  franchieses  à  ravoir ,  il  covine 
que  ilh  promesisse  à  donneir  à  dit  Wathier  Datin ,  xxiiijc  coronnes  de  Fran- 
ches,  ens,  quilh  les  apparoit  tant  par  dois  lettres  patentes ,  saiellées  de  jadis 
monsengneur  de  Beavire,  qui  plusseurs  fois  nous  ont  esteit  en  palais  epis- 
copal ,  monstrez  et  lyetles  comme  par  les   tesmognages  et  dépositions  de 
nobles,  vaillantes  et  notables  personnes,  et  que  après  ilz  awissent  troveit  que 
le  prescript  Wathier  Datin  avoit  par  plusseurs  fois,  et  à  plusseurs  et  prant 
nombre  de  gens,  pris  pour  une  bannissement,  grant  nombre  d'oir  et  d'ar- 
gent ,  dont  selont  loy  et  le  paix  de  sauze,  qu'il  avoit  juret ,  ilh  ne  devoit  avoir 
nedemandeir  pour  une  bannissement,  que  vij  soûls  de  boine  monoye  Li. 
gois    con.me  cely  cas  à  plain  nous  constat  par  les  cognissance  misme,  que 
ledit  Wathier  en  fist  par-devant  nous,  en  dit  palais,  à  Liège,  et  aussi  par- 
devant  les  eschevins  dont  le  contraire  avoit  jureit,  et  ensi  awissent  enquesteit 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


393 


des  autres  et  plusseurs  poins  et  articles,  dont  ledit  Wathier  avoient  Iroveil 
coulpable,  tant  de  lor,  argent  et  joeweauls  *  qui  avoient  esté  pris  et  embleis 
en  la  maison  de  damoiselle  Jehenne ,  femme  jadis  Thiry  de  Chenaul ,  jadit 
eschevin  de  Liège ,  dont  ledit  Wathier  devoit  bin  savoir  à  parleir  et  suppor- 
toit   ycels,  et  che  volloir  concelleir  comme  de   plusseurs   autres  excès   et 
énormes  fais ,  dont  les  enquesles  et  plaintes  sour  ce  fait  continent,  lesqueilles 
sierot  trop  long  à  escripre,  et  dont,  pour  cause  de  brifteit,  nous  en  rapportons 
aus  enquesles  qui  en  ont  esté  faite  et  que  faire  s'en  polront,  en  vertu  des- 
queilles  déplaintes,  inquisitions,  enquesles  et  provanches,  il  ledis  Wathier 
Dalin  fut  de  part  notredit  très-redoublé  singneur,   monsingneur  de  Liège, 
crieis  et  publyez   bannis  fours  de  ses  pays  de  Liège  et  de  Loz  ,   à  tousjours 
pour  ses  démérileiz ,  et  aussi  de  part  nous  la  cité  crieis  et  publyés  albains 
fours  delle  cité  franchiese  et  banlieu ,  à  tousjours  mais,  sens  rapeal  comme 
vendeurs  de  franchiese ,  ensi  qu'il  appert  es  crys  sur  ce  fais ,  registreit  en 
papire  auclenlicque  de  maislres  de  la  cité,  et  dont  après  ledit  Wathier,  par 
sa  foUie  et  outiaige  ,  pau  amirant  les  crys  sour  ce  fais ,  revenisse  en  icelle  cité, 
dont  en  obtenant  et  observant  nous  franchieses  fuisse  par  nous  fours  cha- 
chiés,  et  pour  les  pourchaches,  pryers  et  émovalions  qui  fait  avoient  esteit 
par  les  binvullans  et  amis  dédit  Waulhier,  il  fuist  par  nous  la  cilé  entirement 
ordonnet  et  passcit ,  que  nous  tuit  li  universiteil  de  la  cité  franchiese  et  ban- 
lieu de  Liège  ,  et  cascun  de  nous,  par  ly  jurimmez  solempnement  sur  sains, 
comme  nous  fesissimes,  que  jamais  le  temps  future,  contre  lesdis  crys  fais 
sour  le  personnez  de  prénommet  Wathier  Datin ,  nous  n'yrimraes,  procurrimes, 
neferrimes  procureir,  ne  de  ce  au  Ire  syete*,  et  il  soit  aussi ,  que  non  obstantlez 
dèplaintes,  remoslranchez,  famés,  enquesles,  cognissanche,crys,  publications, 
svetes  et  seriment,  dont  chy-devant  est  fait  mention ,  al  esté  par  ce  enorté  et 
pourchaché  de  dit  Wathier ,  et  aussi  par  le  confort,  assistenche  et  alloianche 
de  Wilheame  Datin,  son  cusin ,  en  temps  qu'ilh  astoit  maislre  de  Liège,  et 
autres  leurs  compliches,  pourchachiel ,  procuret  et  fait  exhortacion  ,  que  li 
dis  Wathier  polsist ,  contre  nous  sérimens ,  franchieses  et  les  crys  sor  ce  fais  , 
revenir  en  le  cilé  de  Liège ,  en  donnant  fausemenl  à  entendre  que  lidit  Wa- 
thier n'avoit  point  esté  mineis'  ne  Irayliés  par  droit,  ne  par  loy,  et  de  fait 
apperchivant  que  à  leurs  faulses  et  traytles  exortacions  ilz  ne  poldroient  par- 


*  Joetreau/s,  joyaux.  de  métier. 

2  SyeU,  syeute,  syeulte ,  résolution  des  corps  ^  Mineis,  moné,  conduit,  Jugé. 


50 


394 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


395 


I 


!l 


venir  sains  sédicion  ,  liaison ,  oblaites  et  armeis  faire,  ilz  lousjours  perséve- 
rans  en  leurs  iniqiuteis ,  et  pour  nous  tous  et  le  cité  généralment  subpédileit 
avoir  abus ,  et  à  leurs  volenteis  ,  se  parvenir  y  polsissent,  que  Dieu  notre  créa- 
tour  nat  point  volut  consentir,  fisent  plusseurs  armées  et  obsaltes,  crys  Âa- 
haysei  sédicion,  tant  de  jour,  comme  de  nuyt,  en  pourtant  une  des  pen- 
cheaix  del  cité  et  autres,  en  recopant  et  faisant  recopeir  et  crier  az  armes, 
en  plusseurs  villes  ,  tant  à  Montejrnée,  à  Ans,  comme  en  autres  villes,  en 
Hesbaing  et  ailleurs,  aussi  de  fait  ad  ce  porveyut  nous  corirent  sus  comba- 
tant ,  stichant ,  lanchant  et  trayant  d'arches ,  tant  en  Vi  leal  des  fèvres  comme 
sour  le  marchiet  à  Liège,  ensi  que  principallement  et  évidemment  apparut 
le  nuyt  de  Roys  dierain  passeit,  à  laquel  journée  se  messengneurs  Notre- 
Dame  et  le  glorieulx  mai  tir  saint  Lambert,  n'y  avissent  ponveyut,  et  se  tro- 
veis  n'awissames  esté  porveyus,  il  apparut  que  nousastimes  fauzement  trabais 
et  le  cite  mize  à  bas  et  à  volenteit,  si  que,  tout  ce  que  dit  est  par  deseur  bin 
considéret,  par  grand  advis  et  meure  délibéracion ,  et  pour  de  celi  jour  en 
avant  remédiir  ad  che  que  celles  pourchaches,  exhorlacions,  séditions,  trai- 
son  ,  obsattes  ,  armeez,  crys  hahays ,  qui  sont  lez  plus  hauls  criesmes  ennemy 
et  contraires  à  jusliche  des  autres ,  ne  soy  fâchent,  et  affin  que  d'ors  en  avant 
nous  puissons  Tune  délies  l'autre  fraternellement  useir  nous  vyes  en  uniteit, 
amour  et  transquilliteit,  et  que  répuleis  ne  soions  de  nuls  cas  contre  droit,' 
loy  et  raison  ,  et  pour  remédyer  aile  pugniccion  et  correccions  principalle- 
ment dédit  Wathier  Datin,  de  Wielheame  Datin,  son  cusin,  et  de  plussieurs 
leurs  complices,  une  boine  enqueste  deu  par  loy  et  selon  nos  fianchieze  ail 
esteit  fait  par  maistre  eschevins  et  jureis  ,  en  laquel  enqueste  ledit  Wielheame 
Datin   et  autres  plussieurs  ,   ses  complices  notoires  ,  sont  troveis  séditeurs  , 
Irayttes,  malfaiteurs  de  vilain  cas  et  parjures,  comme  ceulx  qui  voloienl 
faire  sédicions  et  Iraison  en  le  cité  ,  et  avoir  icelle  à  bas  à  leurs  volenteis,  ensi 
que  de  part  hault  et  puissans  prinche ,  notre  très-chier  et  redoublé  sinirneur 
monsingneur  de  Liège,  de  maieur  et  eschevins  de  Liège,  et  de  la  cité    ont 
esté  crieis  et  publyés  à  Pérou,  à  Liège,  ensi  qu'il  est  contenut  es  crys 'sour 
ce  fais  lesqueils  sont  dedens  cez  présentes  infichyez  et  annexeis,  nous  lez 
maistres,  jureis ,  consel  et  boin  mestier  desseurdit,  et  pour  toute  la  cité  géné- 
ralment,  promettons  et  avons  enconvent  ly  une  de  nous  envers  l'autre ,  comme 
loyauls,  fideilselcatohcques ,  sur  noire  par  de  paradis,  et  sour  le  dampnacions 
de  nous  âmes ,   que  nous  lennons  et  à  tousjours  leni  ont  pour  ferme  et  es- 


lauble  les  enquestes  faite  sour  le  personnes  de  Wathier  Datin  ,  les  syetes,  crys 
et  seriment  sour  ce  par  nous  fait ,  comme  che  tenons  yeslre  faite ,  selonc  droit, 
loy  et  les  franchieses  délie  cité,  et  aussi  considéreir  que  par  les  eschevins  de 
Liège  at  esteit  jugiet  les  enquestes  et  cris  fais  sour  ledit  Wathier,  y  estle 
fait  par  loy  et  selonc  les  franchiezes  délie  cité,  ensi  qui  apparoit  es  lettres 
sur  ce  faites ,  et  saielèez  desdits  maieurs  et  eschevinz  de  Liège  ,  et  avant  pro- 
mettons et  avons  enconvent  comme  desseur ,  pour  nous ,  nous  hoirs  et  suc- 
cesseurs, ly  une  de  nous  envers  l'autre,  et  sur  le  dampnacions  de  nous  âmes , 
de  tenir  et  tenons  pour  juste,  ferme  et  eslauble,  les  enquestes  et  crys  fais  sour 
le  devant  nomraet  Wielheame  Datin,  et  ses  complices  notoires,  comme  des 
aullres  crys,  à  cesle  occasion  fait  ou  qu'en  poroit  fair ,  touchant  ce  que  dit 
est,  sains  porchache  ne  procureir,  ne  soffrir  porchache,  ne  procurreir  en 
secreit  ou  en  appert  allencontre  ;  anchois,  se  li  une  de  nous  ensamble  ou  les 
aucuns  de  nous  par  li  aperchevimes  ou  poymes  aperchevoir  quelque  motion, 
porchache,  pryères,  assembleez  ,  qui  soy  fesissent  contre  ce  que  dit  est,  lan- 
loisl  ce  par  nous  sleyut  et  parvenut  à  noire  cognissanche ,  le  noncherons  as 
inesliers,  ou  à  conselhe  el  boins  borgois  délie  cité,  nous  tous  ensembles  ne 
poyimes  eslre  ou  venir,  metlerimes  remeides  et  conlreslerimes  de  fait  contre 
tous  ceauls  qui  ce  faire  el  obtenir  voldroienl;  et  se  en  ce  faisant  ly  aucuns  de 
nous  lesdis  maislres  et  boins  mestiersou  singuleirs  persoines  avoyent  quelque 
besongne ,  pèrilles ,  dommages  ou  deuble ,  nous  de  présent  pour  adoncques 
les  prendons  en  notre  saufgarde  el  proteccions ,  el  les  jetterons  et  osterons  de 
tous  pèrilles,  dommages,  frais  el  despens  là  ilh  seroient  pour  cely  cas  in- 
cheyus  *ou  poroient  incheoir;  el  avons  ordonneit,  slalueil,  accordeil,  promis 
el  créanleit,  el  par  ces  présentes  lettres  ordinons,  statuons,  accordons,  pro- 
mettons et  crèanlons  comme  deseur,  que  s'il  advenoit,  que  Dieu  ne  vuelhe,  que 
nulle  persoine  de  quelque  estât  que  fuist  allaisse,  procuraisse ,  pourchachaisse 
ne  fesisse  aleir,  pourchachier ,  ne  procurer  allencontre  de  ce  que  dit  est  par 
deseur,  que  tanloisl  che  sleyut  ^  et  par  boine  enqueste  ou  aultre  provanche, 
soloncloy  ouïes  franchieses  délie  cité  ,  mis  à  cleir,  ycelle  persoine,  se  allenus 
astoil,  devrai  incontinent  sains  rémission  rechure  paine  capilaule ,  else  alleinir 
ens  ne  le  puel ,  devrai  estre  crieis  el  publyez  al  Pérou  à  Liège  à  lousjours 
mais  albain,  et  sa  femme  el  enfans.  hosleis  el  priveis  de  toutes  franchieses  et 


'  //icA^yus,  lumbés. 


2  Steyut ,  étant  établi. 


li 


396 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


liberteis  de  ladite  cité ,  et  de  tous  lesdis  boins  mestiers  sains  rémission ,  et 

aussi  qui  ne  soit  nule,  qui  pour  le  fait  avenut  sour  lesdits  séditeursettrayttes, 

tant  devant  et  le  nuyt  des  roys,  comme  des  fais  qui  puys  cely  avenus  sont,  soy 

plainde  ne  fâche  revengement,  ne  manache,  ne  queilque  entendement  ou 

semblance  de  ly  arevengier,  surincheoir  en  l'indignacion  délie  cité  ,  et  est  al- 

bains  à  tousjours  de  ladite  cité.  Attendu  que  ce  que  fait  en  at  esteit,  tenons 

pour  notre  faitentiremen,  en  priant  et  requérant  à  tous  juges,  là  teilles  plaintes 

poidroient  parvenir  ,  et  par  espéciaul  commandant  à  ceulx  qui  les  status  délie 

cité  ont  ou  aront  à  jugier ,  que  de  celles  plaintes  ilhs  ne  se  vuellent  de  rins 

entremelleir  ne  jugier  en  oultre  et  selon  les  crys  et  publications  fais  sour  lez 

persoines  qui  sont  banis  et  albains  asteit  ensi  qu'il  est  contenut  à  leur  noms 

escrips  es  crys  sour  ce  fait;  yceulx  ensi  publyez  ,  feront  à  leur  revenu  tel  séri- 

ment  qui  ce  après  est  contenut  et  deviseit  par  devant  les  maistres ,  échevins 

jureis  et  conselhe  délie  cité  :  «  Vous  jurez  solempnement  sour  sains  et  sur  le 

»  dampnacion  de  voirez  ame,  que  jamais  en  vôtres  vivant  ne  sereis  en  lieu 

»   ne  consel  là  ilh  doy  advenir  ne  aidier  à  conselhier,  celleir  ne  sortenir  de 

»   l'avenir  sédicion  et  traïson  ,  et  en  le  cité  entre  les  borgois  et  habitans  dycel. 

»   En  après  vous  jurez  solempnement  sur  sains  que  jamais  à  Wathier  Datin  ,  à 

»   Wielheame  Datin,  ne  à  leur  complices  notoires,  derainement  publyez  par 

»  notre  très-revérend  père  en  Dieu,  et  notre  très-redoubté  sengneur  mon- 

»  sengneur  de  Liège,  de  maieur  et  eschevins  de  Liège ,  et  des  maistres,  jurés, 

»   consel  et  université  de  la  cité ,  frankise  et  banlieu ,  comme  séditeurs ,  trayt 

»   tes,  malfaiteurs  et  parjures,  ensi  qu'il  est  contenut  es  crys  sour  ce  fais,  à 

»  ceulx  ou  à  celles  qui  poirteir  faveur  ne  excuseir  le  voidroient ,  ne  que  jamais 

»   ne  fereis  aide,  consel  ne  assistence,  ne  ne  procureis  ne  soffereis  à  pro- 

»  cureir  à  votre  loyaul  pooir  de  nuyt  ne  de  jour,  sans  à  revenir  en  la  cité  ne 

»   pais  de  Liège  et  de  Looz.  En  oultre  vous  jureis  comme  deseur,  que  jamais 

»   pour  le  fait  del  sédicion  et  traïson  de  partie  ceaulx  Datin  ,  et  les  complices 

»  advenues ,  ne  pour  chose  qui  vous  soit  avenut,  ne  fereis ,  soflFreis ,  ne  fereis 

»  faire  à  persoines  que  à  icelle  sédicion  et  trayson  de  partie  lesdits  Wathier 

»  et  Wilheame  et  leursdits  complices ,  ait  fait  contraire  grevanche ,  dom- 

»   maige ,   ne  destourbier,   en  corps  ne  en  bins ,  de  nuyt  ne  de  jours ,  en 

»   secreit  ne  en  appert,  par  vous  ne  par  autruy  en  nulle  manière,  ne  que  ja- 

»  mais  ne  impétreis  ne  fereis  impétrer  congier  à  pape  légaP,  ne  aultre,  délie 

'  PajM!  légai,  légat  du  pape. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


397 


»  faire  aller  ne  venir  allencontre  de  ce  présent  sériment.  »  Et  tel  sériment 
feront  tous  ceulx  qui  sont  tenus  de  voyes .  et  autrement  envers   la  cité  , 
et  aussi  tous  ceulx  qui,  par  Tenqueste  que  lez  maistres  eschevins  et  jureis 
doient  faire  en  le  banlieu,  et  autrepart,  que  seront  troveis  oir  esté  aidant 
et  confortans  en  plussieurs  manières  et  aultrement  asdits  notoires  séditeurs 
et  trayltes ,  et  oultre  plus ,   s'obligeront  pardevant  les  maieur  et  eschevins 
de  Liège ,  si  hault  que  sont  leur  honeur ,  corps  et  avoir,  que  jamais  n'yront 
allencontre  de  ce  que  dit  est.  Et  avant  ferons  nous,  et  chascuns  de  nous  les 
boins  borgois  des  boins  mestiers ,  tel  sériment  que  déclareit  est  chi-de-sour  et 
sans  dylay ,  et  aussi  tous  ceaulx  qui  en  temps  future  voidront  estre  borgois 
de  cel   cité  ,  à  leur  novelle  instuticion.  «  Vous  jureis  solempnement  sour 
»   sains,  que  jamais  vous  ne  sereit  en  lieu  ne  à  consel  où  vous  doyez  aidier  à 
»  conselhier,  celleir  ne  sortenir  del'  avenu ,  sédicion  et  traïson  en  le  cité  de 
»   Liège,  ne  que  jamais  à  Wathier  Datin,  Wielheame  Datin ,  ne  à  leur  com- 
»   plices  nottoires,  séditeurs,  traittes  et  parjures  ,  ne  aussi  à  ceulx  qui  aidier, 
»    pourtf-ir  faveur,  ne  excusseir  les  voidroient ,  ne  que  jamais  ne  fereis  aide , 
»  consel ,  ne  assistenche  ne  ne  procureis ,  ne  soffreis  à  procureir  d'eulx ,  à 
»   revenir  en  le  cité  et  pays  de  Liège  et  de  Looz.  »  Item  avons  ordonnet ,  pro- 
mis et  créaoteitet  parces  présentes  ordonnons,  promettons  et  créantons  comme 
deseur,  que  jamais  tous  ceaulx  qui  sont  bannis  et  albains  asteit,  ou  qui  les 
poldront  estre  solon  loy  ou  lez  frankieses  del  cité  et  syetes  d'icelle  ,  ne  porte- 
ront offiches  en  nuls  de  nosdits  boins  mestiers,  ne  ne  feront  syete  ne  croye;  et 
partant  que  ce  soit  ferme  chause  et  estauble ,  et  à  tousjours  entertenue  sans 
embrisiet,  nous  les  maistres,  jureis  et  conselhe  desseurdits,  avons  fait  apen- 
dre  à  ces  présentes,  le  grand  seel  de  ladite  cité,  et  nous,  les  gouverneurs 
jureis  et  toutes  les  persoines  et  l'université  des  boins  mestiers  desseurdits,  et 
cascun  de  nous  mestiers  à  par  li ,  avons  fait  apprendre  noz  propres  scels  en 
tesmognage  et  corroboracion  de  vérité ,  qui  furent  fait  et  donneis  sur  l'an 
milhe  1111«  XXXIII ,  le  xv»  jour  d'april ,  etc. ,  etc. 

Regist.  du  grand  greffe  des  échevins,  PavoillartC.  252. 
ccue  13*, 


398 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


399 


XX. 


CONFIRMATION  DE  LEMPEREUR  SIGISMOND ,   DONNÉE  LE    14  JUILLET   1437,   Al'   SUJET   DE  LA 
SENTENCE  RENDUE  CONTRE  WAUTHIER  DATIN   ET  SES  COMPLICES. 


cent  Irenle-sepl,  du  mois  de  juillet  le  quatorzième  jour  ,  de  noz  royaumes 
d'Hongerie  cincquanle  et  un,  de  Romauie  vingt-septième,  de  Bohème  dix- 
sept  et  de  nostre  empire  cinquième.  Ainsi  subescript  :  De  mandato  doinini 
imperatoris  j  petrus  balde. 

Bibliot.  royale  de  Bruxelles  ,  n"  14565  ;  Ms.  de  TTachten- 
donck. 


Sigismund ,  par  la  divine  clémence  empereur  des  Romains  tousjours  au- 
guste et  roy  d'Hongerie ,  Bohème,  Dalmatie,  Croatie,  etc.,  az  honorables 
burgemaistres ,  proconsuls  et  consuls,  et  à  la  communaullé  de  la  cité  de 
Liège,  à  nous  et  nostre  sainct  empyr  subjectz  bien-aymés,  grâce  et  tous 
biens.  Comme  nous  soit  esté  faict  raport  à  notre  sérénité ,  et  entendu  que 
WaltyrDatin,  Wilheame  Datin  et  leurs  complices,  comme  séditieux  et  infi- 
dèles avoient  machiné  de  faire  quelcque  sédition  et  trahison,  avec  pernicieuse 
entreprise  en  la  cité  de  Liège ,  machinant  trahyr  ladite  cité  avec  le  destourbe 
et  plaege  irrécupérable ,  ce  on  n'y  eusse  préveu ,  Dieu  aidant  par  lindustrie 
de  vostre  circumspection  ;  et  que ,  à  raison  de  ce ,  auriont  tombés  es  lyens  et 
peynes  de  bannissemens  hors  des  territoires  de  Liège ,  par  vous  à  eux  infligés, 
comme  la  sentence  sur  ce  donnée  plus  amplement  contient;  et  pour  ce  qu'a- 
vons entendu  lesdits  faictules ,  à  raison  desdites  transgressions  maléficques 
estre  incorrus  eus  aultres  peynes  ens  les  privilèges  impériales  à  ladite  cité 
concédée  exprimées,  et  à  appliquer  à  nostre  fiscque  impériale;  et  que  vray 
est  que  de  par  vous  et  ladite  cité  à  nous  at  esté  supplié ,  que  de  nostre  mu- 
nificence impériale  voullussions  à  icelle  concéder  et  eslargier  lesdites  peynes; 
et  nous  ayant  bénigne  respect  az  fidèles  et  grates  obsèques,  à  nous  et  sainct 
empyr  par  vous  démonstreit,  et  que  par  cy- après  studieusement  démons- 
trerés,  de  nostre  certaine  science  vous  concédons  playne  puissance,  com- 
mettant, par  ceste  présente,  de  nostre  auctorité  impériale,  que  vous  en  nostre 
nom  (les  peynes,  justice  aidante,  que  lesdis  Walhyer  et  Wilheame  et  leurs  com- 
plices ,  à  raison  desdites  transgressions,  à  nous  sont  inccorrus)  exigerés,  lè- 
verés  et  rechepvreis  ,  lesquelles  peynes  vous  donnons  et  eslargissons,  à  icelles 
convertir  et  applicquer  à  prouffit  et  utilité  de  ladite  cité  etrépublicqued'icelle. 
En  tesmonaige  de  ce,  nous  avons  faict  pendre  et  mettre  nostre  scel.  Donné  à 
Egre  (diocèse  de  Ratispone)  ,  sur  l'an  de  la  nativité  Noslre-Seigneur  raille  quatre 


XXI. 

LETTRE  DU  MÊME  EMPEREUR  AU  SUJET  DE  LA  SENTENCE  PRÉCITÉE  (14  JUILLET  1437). 


Sigismund ,  etc.  Az  honorables  eschevins  de  la  cité  de  Liège ,  à  nous  et 
nostresainct  empyr  subjects  et  bien  aymés,  grâce  avec  bien.  Comme  nous,  etc.  * 
Et  nous  ayant  bénigne  respect  az  fidèles  et  grates  obsèques,  qu'à  nous  et 
sainct  empyr,  par  ladite  cité  pouidrat  démonstrer,  et  que  par  cy-après  stu- 
dieusement démonstrerat ,  lesdites  peynes,  à  nous  appartenantes,  az  hono- 
rables burgemaistres,  proconsuls,  consuls  de  ladite  cité,  avons  donné,  que 
pour  icelles  convertir  à  l'utilité  de  ladite  cité  de  Liège,  et  pour  ce  que  nous 
ayant  de  vostre  industrie  bonne  confidence ,  vous  commectons  par  ceste  pré- 
sente de  nostre  auctorité  impériale  et  districtement  injoindons  et  comman- 
dons que  quant  à  ce  serés  requis,  les  peynes  ensquelles  lesdits  Walthyer, 
Wilheame  et  leurs  complices  (comme  dit  est) ,  à  nous,  comme  on  doit,  sont 
incorrus,  cognoissés ,  décidés  et  deutement  jugés  selon  les  franchises  et  sta- 
tus ,  par  les  saincls  empereurs  romains  et  roys ,  à  ladite  cité  concédés  ,  et 
selon  le  contenu  de  noz  lettres  confirmatoires  dessus  concédées  ,  et  que  le 
jugiet  et  décideit  par  vous  sortist  son  plain  et  entier  effect.  En  oultre,  voulons 
que  tout  ce  qu'adviendrat  desdites  peines ,  les  mesmes  ferés  en  nostre  nom 
ministrer  aux  prédicts  burgemaistres,  proconsuls  et  consuls,  et  commu- 
naulté ,  à  convertir  et  appliquer  à  l'utilité  de  ladite  cité.  Donné  à  Egre,  etc.  *. 

Bibliot.  royale  de  Bruxelles  ,  n»  14365;  Ms.  de  Wachten- 
donck. 

'   L'exposé  des  motifs  est  le  même  que  dans      lesdites  peynes. 
la  leUre  précédente  jusqu'aux  mots  :  et  eslargier  ^  La  fin  comme  dans  la  lettre  précédente. 


400 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


401 


xxn. 

MISE   EN  GARDE  DE  LOI   DE  LA  LETTRE  CONTENANT  L  ALLIANCE  DES  TRENTE-DIUX  MÉTIERS, 
AU  SUJET  DE  LA  CONDAMNATION  DE  VVAUTIER  DATIN   (17   MAI   1447). 


A   tous  cheaulx  qui  ces  présentes  lettres  veront  et  oront ,  le  maire  et  les 
eskevins  de  Liège,  salut  en  Dieux  permanable  et  cognissance  de  vëriteit.  Sa- 
chent tuis  que  pardevanl  nous ,  comme  pardevant  chieff  hauite  court  et  jus- 
tice comparurent  personeillement,  pour  faire  ce  que  chi-après  s'enssiiet, 
vailians  et  hounouraubies  Fastreit  Bareit  Surlet,  escuyer ,  et  Thilman  Waido- 
real,  maislres  pour  le  présent  délie  cité  de  Liège,  et  auvecques  eaux  plus- 
seurs  et  grand  quantiteit  des  jureis,  gouverneurs,  consseil  et  bourgoix  délie 
dicle  cilé,  lesquelx  en  nom  de  ladicte  cité  apportarent  et  exhibuarent  là- 
meismes  pardevant  nous  une  lettre  saine  et  entière  seellée  du  grant  seel  et  des 
trengte-deux  mestiers  délie  dicle  cité,  parmy  laquele  ces  noz  présentes  sont 
mfichiez  et  annexéez,  conlennante  icelle  lettre  les  allyances,  par  manière  de 
status,  fautes  entre  les  trengte-deux  mestiers  delledicte  cité  lochantlesenques- 
les ,  jugemens  et  crys ,  fais  sur  les  personnes  de  Wauthier  Datin ,  Willeame 
Datin  et  leurs  complices,  ensi  que  en  icelle  lettre  est  plus  adplain  contenut ,  qui 
fut  la-meismes  lyetle  *  et  publiié.  Si  requisent  amiaublement  lesdis  maistres, 
jureis,  consseil,  gouverneurs  et  bourgoix,  en  nom  de  ladicte  cilé  généralement, 
a  Henry  Délie  Chachie  de  GenefiFe  ,  souvrain  mayeur  de  Liège,  que  parmy 
leurs  drois  payans ,  lesdictes  lettres ,  allyances,  et  tout  ce  que  en  icelles  est  con- 
tenut ,  volsist  mettre  en  nostre  narde,  et  ledit  mayeur,  à  la  requesle  desdis 
maistres  jureis,  gouverneurs,  consseil  délie  dicte  cité,  favoraublement  condes- 
kendant,  mist  lesdictes  lettres,  allyances,  et  tout  ce  que  en  icelles  est  contenut, 
en  le  warde  et  perpétuele  mémore  de  nous  les  esquevins  de  Liège,  qui  ad  ce 
faire  fumes  prèsens ,  et  en  payont  leurs  drois.  El  sauvons  et  wardons  que  ledit 
mayeur,  ad  le  requeste desdis  maistres,  jureis ,  gouverneurs ,  consseil  et  bour- 
gois  mis  en  nostre  warde,  demourant  le  hauteur  et  seignourie  spirituelle  et 
temporelle  monseigneur  de  Liège,  les  privilèges  et  liberté  des  églises,  loys, 
*  LytUe,  /er/a,  Ine. 


paix  faites,  status,  franchieses  et  liberteis  en  leurs  force  et  vertu.  Et  partant  que 
ce  soit  ferme  chose  et  estauble^  si  avons-nous ,  le  maire  et  les  esquevins  des- 
seuredis ,  fait  appendre  à  ces  présentes  lettres  nos  propres  seelx ,  en  signe  de 
vériteit,  sur  l'an  de  grâce  mille  quatre  cens  et  quarante-sept ,  du  mois  de  may 
le  diiesseptiesme  jour. 

Archives  de  la  province  de  Liège,  registre  du  grand  greffe 
des  échevins ,  n»  250 ,  case  13'. 


XXIII. 

GOPIACONSERVATORIAEANIGOLAO  V  PAPA,  QUARTO  IDUS  OCTOBRIS  1451,  CONCESSAE  ABBATI 
S.  LAURENTII  LEODIENSIS  ET  DECANIS  ECCLESIARUM  SS.  APOSTOLORUM  GOLONIENSIS  ET 
8.  JOANNIS  TRAJECTENSIS. 


Nicolaus  episcopus ,  servus  servorum  Dei ,  dilectis  filiis  abbâti  monasterii 
Sancti  Laurentii  extra  muros  Leodiensis ,  et  sanctorum  aposlolorum  Colo- 
niensis  ac  Sancti  Johannis  Trajectensis  ecclesiarum  decanis,  salutem  etaposto- 
licam  benedictionem.  Quia  refrigescente  caritate  multorum  adeo  iniquitas 
abundavit,  utquorumdamsuccensa  velut  ignis  impietas  contra  ecclesias  et  per- 
sonas  ecclesiasticas  lanto  validius  inflammentur,  quanto  rariores  qui  eas  tu- 
eantur  contra  pravorum  incursus  invenit  objectores,  nos,  quibus  ex  debito 
pastoralis  officii ,  ipsarum  ecclesiarum  et  personarum  sollicitudo  curaque  in- 
cumbit,  ibi  fortius  insurgere  cogimur,  ubi  impiorum  iniquitas  magis  et  pe- 
ricùlosius  exardescit.  Sane  dilectorum  filiorum  decanorum  et  capitulorum 
singulorumquecanonicorum  et  personarum  collegialarum  civitatis  et  dioecesis 
Leodiensis  ecclesiarum  conquestione  percepimus ,  quod  nonnulli  archiepis- 
copi ,  episcopi  aliique  ecclesiarum  praelati  et  clerici  ac  ecclesiasticae  personae, 
tara  religiosae  quam  seculares  ,  necnon  duces  ^  marchiones ,  comités ,  baro- 
nes,  nobiles,  milites  et  laici,  communia  civitatum,  universitates  oppidorum , 
castrorum  ,  villarum  et  aliorum  locorum  ac  aliae  singulares  personae  civitatis 
et  dioecesis  partiumque  diversarum  contra  laudabiles  consuetudines  a  tem- 
pore ,  cujus  contrarii  memoria  non  existit ,  inviolabiliter  observatas  ,  necnon 
privilégia,  indulta,  exemptiones ,  liberlates,  immunitates  et  francisias  ipsis  de- 

51 


402 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


403 


m 


canis,  capiUiIis,  canonicis,  personis  et  ecclesiis  in  génère  vel  in  specie  eliam 
a  sede  aposlolica  concessa  venienles  ,  ipsos  et  diclarum  ecclesiarum  supposita 
communiler  et  divisim  eo  fortins  et  gravius  repiignare  praesumunt,  ac  ma- 
jores  injurias,  moleslias  et  jacturas  eis  inferre  conantur,  quo  perilla  sunl  do- 
nati  majori  libertate.  Quare  pro  parte  eoruradem  decanorura  ,  capilulorum, 
canonicorum,  personarum  et  suppositorum  ,  nobis  fuit  humilitor  supplica- 
tum ,  ut  cum  eis  valde  reddatur  difficile  pro  singulis  querelis  ad  praefatam 
sedem  habere  recursum,  providere  ipsis  super  hoc  paterna  diiigentia  curare- 
mus.  Nos  igitur  adversus  praesumptores ,  inolestatores  et  injurialores  hujus- 
modi  illo  volentes  eisdem  decanis,  capitulis,  canonicis,  personis  et  suppositis 
remedio  subvenire,  per  quod  ipsorum  compescalur  tenierilas ,  et  aliis  adilus 
committendi  similia  praecludatur,  discretioni  vestrae  per  apostolica  scripta 
mandamus,  quatenus  vos  vel  duo  aut  unus  vestrum  per  vos  vel  alium  ,   seu 
alios  etiam  si  siut  eïtra  loca  in  quibus  deputati  estis  conservalores  et  judices 
praefalis  decanis ,  capitulis  ,  canonicis,  personis  et  praesupposilis  communiler 
vel  divisim  efficacis  defensionis  praesidio  assislentes  non  permiltalis  eos  vel 
eorura  aliquem  contra  consueludines  et  francisias,  ac  privilegiorum,  indullo- 
rum,  exemplionum,  libertatumet  immunilalura  hujusmodi  formas  et  tenore» 
a  praediclis  vel  quibusvis  aliis  indebite  moleslari,  vel  eis  gravamina  vel  injurias 
irrogari  facturi  diclis  decanis,  capitulis,  canonicis,  personis  et  suppositis  cum 
ab  eis  vel  procuratoribus  suis  aut  eorum  aliquo  desuper  fueritis  requisili ,  de 
quibusiibet  molestiis ,  gravaminibus  atque  injuriis  praesenlibus  et  futuris^  in 
illis  videlicet,  quae  judicialem  requirunt  indaginem,  summarie  de  piano  sine 
strepilu  et  figura  judicii  ;  in  aliis  vero  prout  qualilas  eorum  exegerit,  juslitiae 
complementum  praesumptores,  raolestatores,  et  injuriatores hujusmodi  necnon 
contradictores  quoslibet  et  rebelles,  cujuscumque  dignitatis,  slatus,  gradus, 
ordinis,  conditionis  vel  nobililalis  fuerint,  quandocumque ,  quotiescumque 
expédient,  auctoritale  apostolica  per  censuram  ecclesiasticam  et  alia  oportuna 
juris  remédia,  appellatione  poslposila ,  compescendo,  invocato  ad  hoc  si  opus 
fueritauxilio  brachii  secularis,  non  obslanle  conslitulione  felicis  recoi-dationis 
Bonifacii  papae  octavi  praedecessoris  nostri,  in  qua  cavetur,  ne  aliquis  extra 
suam  civitatem  et  dioecesim ,  nisi  in  certis  exceptis  casibus  et  in  illis  ultra 
unam  diaetam  a  fine  dioecesis  suae  evocetur,  seu  ne  judices  et  conservalores  a 
sede  praedicta  deputati  extra  civitatem  el  dioecesim,  in  quibus  depulati  fuerint 
contra  quoscumque  procedere  sive  alii  vel  aliis  vices  suas  committere  aut  ah- 


quos  ultra  unam  diaetam  a  fine  dioecesis  eorumdem  trahere  praesumant, 
dummodo  ultra  duas  diaetas  aliquis  auctoritate  praesentium  non  trahatur , 
seu  quam  de  illis,  quam  de  manifestis  injuriis  et  violentiis  ac  aliis  quae  judi- 
cialem requirunt  indaginem ,  pejus  in  eos,  si  secus  egerint ,  et  in  id  procurantes 
adjectis  conservalores  se  nullalenus  inlromiUant ,  quam  aliis  quibuscumque 
constitutionibus  a  romanis  pontificibus,  tam  de  judicibus  delegatis  etconser- 
valoribus  quam  personis  ultra  certum  numerum  ad  judicium  non  vocandis 
aut  aliis  editis,  quae  vestrae  possent  in  hac  parte  jurisdictioni  aut  potestati 
ejusque  libero  exercitio  quoraodolibet  obviare,  seu  si  aliquibus  communiter 
et  divisim  a  dicta  sit  sede  indullum,  quod  inlerdici,  suspendi  vel  excommu- 
nicari  aut  extra  vel  ultra  certa  loca  ad  judicium  evocari  non  possint  per  litleras 
apostolicas  non  facientes  plenam  et  expressam  ac  de  verbo  ad  verbum  de  in- 
dulto  hujusmodi.  ac  eorum  personis,  locis,  ordinibus  et  nominibus  propriis 
mentionem  el  qualibet  alia  diclae  sedis  indulgenlia  generali  vel  speciali  cujus- 
cumque lenoris  existai,  per  quam  praesenlibus  non  expressam  vel  totaliler  non 
inserlam  veslrae  jurisdictioni  explicatio  in  hac  parte  valeat  quomodolibel 
impediri ,  el  de  qua  cujusque  loto  lenore  habenda  sit  in  nostris  litteris  mentio 
specialis.  Caelerum  si  per  summariam  informationem  super  bis  per  vos  reci- 
piendam  vobis constiterit,  quod  praesumptorum  molestalorum  ,  injuriatorum , 
contradictorum  el  rebellium  atque  aliorum  de  quibus  expédient  praesentia 
pro  monitionibus  et  citationibus  de  ipsis  faciendis  secure  vel  commode  haberi 
nequeal ,  nos  vobis  moniliones  el  citationes  quaslibel  per  edicla  publica  locis 
affigenda  publicis  et  vicinis,  de  quibus  sit  verisi m ilis  conjectura,  quod  ad  ipso- 
rum praesumptorum  molestatorum,  injuriatorum,  contradictorum,  rebellium 
et  aliorum  praediclorum  nolitiam  pervenire  valeant  faciendam  plenam  et  libe- 
ram  concedimus  lenore  praesentium  facultatem,  ac  volumus  el  auctoritate  prae- 
fata  decrevimus,  quod  moniliones  et  citationes  hujusmodi  perinde  ardent  ipsos 
monitos  et  citalos ,  ac  si  eis  intimale  et  insinuate  personaliter  et  praesenlialiter 
légitime  exslitissent.  Et  insuper  volumus,  et  dicta  auctoritale  decrevimus, 
quod  quilibet  vestrum  prosequi  valeant  arliculum  etiam  per  alium  inchoa- 
tum,  quamvis  idem  inchoans  nullo  fuerit  impedimento  canonico  praepeditus, 
quodque  adala  praesentium  sit  vobis  el  unicuique  vestrum ,  in  praemissis  om- 
nibus et  eorum  singulis  coeptis  et  non  coeptis  praesenlibus  et  futuris,  perpe- 
luata  potestas  et  jurisdictio  attribula,  ut  eo  vigore  eaque  firmitate  possilis  in 
praemissis  omnibus  coeptis  et  non  coeptis  praesenlibus  et  futuris ,  et  pro  prae- 


l'i 


404 


ANALECTA  LEODIE?JSIA. 


i 


des  procedere,  ac  si  praedicta  omnia  el  singula  coram  vobis  coep.a  fuissent 
et  junsd.c..o  vestra  e,  cujusiibet  ves.rurn  in  p.aedic.is  omnibus  et  Z2 

zzrz:  ™°'""'  ""r  ""■'•='""''  ''=«"™-  -''^'-'  --'''"'"- 

obsuôl        '^      «''"''^-•^«"'■•'bus  et  qualibel  alia   in   conlrarium  ed.ta  non 
ob   a„,e,  p,.aesent.bus   perpétue  duraluris.  Da.un,  Ro^ae,  apud  Sanctum 

auTel'    „        ""^""''""";  ^""'"'-^  ™i"e*i™o  quadringentesimo  quin- 
quagesnnopnmo,  quarto  .dus  oclobris,  pontificatus  nostri  anno  quinto 

Ms.  de  la  bibl.  royale,  no  10898— 1095i. 


XXIV. 

EiUSDEM  NICOLA,  V  BULLA  REFORMATION.S  ECCLESIARU.  SECUNDAKU.UM  ,  14  EAL.  .OTE.B. 
i^Ol  DATA  AD  ABBATEM  MO^ASTERI,  S.  LAURENT,!  LEODIENSIS  ET  DECANOS  ECCLESIARU. 
SS.   APOSTOLORUM  COLONIENSIS  ET  S.   JOHANNIS  TRAJECTENSIS. 


N,co  aus  episcopus,  servus  serrorum  Dei,  dilectis  filiis  abbati  monasterii 
nient        T'"  "T.  ""'"'  ^eodiensis,  et  sanctorum  aposlolorum  Colc 
n,en  ,s  ac   Sancti  Johannis   Trajeclensis   ecclesiarum  decanis,   salutem  el 
apos  o,.ea.  benedictiooe..-  .  Nicolaus  episcopus,  servus  serv^ru.  DeT,  ad 
perpetuam  re,  memonam  in  apostolicae  dignilatis  spécula  licel  immeriti 
disponente  Dom.no  constituti,  ad  uni  versos  nostrae  ..gilantiae  creditos  t  L: 
quam  un.versalis  dommus  et  gregis  pastor  commissae  nobis  speculationis 
aciem,  quantum  nobis  exaltopermittitur,  extendentes,  manus  opéra rias  liben- 
ter  appommus ,  ut  inter  fidèles  quoslibet,  praesertim  sub  quavis  jurisdictione 
ecclesiastica  degentes,  ila  dirigatur  justitia  et  illius  .igeat  cultus    quod  abu! 
sibus  repressis  et  moribus  reprobis  extirpa.is  mores  plantentur  et  succrescant 
boni,  ac  yirtuosae  actionis  praemium  boni  sentiant,  malique  pro  démentis 
condignepumantur;  illaque  rursus  apostolici  rauniminis  ampliori  adminiculo 
commumvimus  quae  praemissorum  consideratione    percepimus  consultius 
processisse.  Sane  pro  parte  dilectorum  filiorum ,  decanorum  et  capitulorum 
secundanarum  ecclesiarum  Leodiensium  nobis  nuper  exhibita  petL  conti- 
nebat,  quod  dudum  venerabilis  frater  ooster  Johannes ,  episcopuVLeodiensis 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


405 


et  dilectorum  filiorum  majoris  Leodiensis ,  cui  eliam  tune  praeerat ,  ecclesiae 
praeposili  singulorumque  archidiaconorum  et  capiluli  officiatis  in  sua  Leo- 
diensi  seu  quavis  eorumdem  filiorum  curia,  forisque  deputatis  bene  agendi 
et  non  inquielandi  nec  gravandi  ejus  subditos  normara  remediumque  dare 
et  adhibere  volens,  nounulla  per  bonae  meraoriae  Adulphum  episcopum  Leo- 
diensem  praedecessorem  suum,  tempore  quo  ipse  dictae  dinoscitur  ecclesiae 
praefuisse,  contra  abusus  officiatorum  hujusraodi  et  excessus,  édita  necnon 
synodalia  statuta ,  innovando  et  confirmando  quamplura  alia  staluta  consi- 
deratione majoris  et  aliorum  capitulorum  hujusmodi  alque  cleri  ciyitatis  et 
dioecesis  Leodiensis ,  de  consilio  etiam  et  consensu  majoris  capituli  hujus- 
modi provide  edidit,  in  eisque  voluit,  statuit  et  ordinavit,  quod  licentia 
testandi.  alicui  beneficiato  seu  presbylero  ab  episcopo  concessa,  percessum 
vel  decessum  ejusdem  episcopi  expirare  non  deberet,  et  quod  de  bonis  rao- 
bilibus  beneficiati  sive  presbyleri  absque  tali  licentia  seu  ab  intestato  defuncti 
inventarium  confici ,  illaque  solutis  exequiis  atque  debilis  suae  dispositioni 
cedere  deberent,  ac  deductis  oneribus  realibus  beneficiorum ,  vicesimus 
denarius  valoris  ipsorum  beneficiorum  pro  absentia  atque  ratione  beneficii , 
si  cura  cura  unum  sculum  vêtus,  si  vero  sine  cura  foret,  quatuor  grossi 
veteres,  et  non  ullra  pro  placet  reciperentur,  el  semel  tantum  de  valore  bene- 
ficii doceri  deberet ,  nihilque  abusive  pro  placet  et  absentia  ac  tantum  duo 
grossi  antiqui  pro  suis  registrationibus  reciperentur.  Quodque  unicuique  cano- 
nico  alicujus  dictarum  secundariarum  ecclesiarum  absentiam  ratione  benefi- 
ciorum suorum  aliorum  pro  tempore  petenti,  el  vicesimum,  de  quo  praefertur, 
denarium  annis  singulis  anle  feslum  Sancli  Lamberli  offerenli  absentia  con- 
cedi  deberet,  et  quod  fruclus  beneficiorum,  in  quibus  redores  résidèrent, 
non  sub  ficto  colore  absentiae  nec  eliara  illorum  beneficiorum ,  a  quibus  rec- 
tores  essent  absentes,  dummodo  beneficiis  ipsis  in  divinis  laudabiliter  sic 
deserviretur  aliquatenus  arrestarentur.  Alioquin  si  secus  allentari  ac  ad 
excommunicationem,  suspensionem  vel  interdictum  contra  reclorem  aliquem 
procedi  conlingeret,  arreslum  tolleretur,  et  reclori  absolulio  impenderetur, 
sibique  super  his  litterae  darentur  ubique  gratis  necnon  expensae ,  in  quibus 
forte  propter  arreslum  seu  processum  hujusmodi  collector  vel  procurator 
condemnalus  foret,  statim  per  illum  solvi  seudeponi  in  judicio  deberent;  col- 
lector quoque  fructuum  beneficiorum,  quorum  redores  sine  licentia  absentes 
forent,  antequam  ad  exercendum  collectoriae  officium  in  judicio  vel  extra 


i    • 


iiiii 


406 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


Il 


admitteretur,  juraret  quod  fructus  aliorun,  beneficioru™,  quorum  redores 

nT;t:;arrt::^''''' ""h  '•""^"  »"---"-  -torurarrruH 

uuu  procuraret,  et  quod  ipsis  absenlium  rpotomm  u^^^tx    •    •      i    •       . 
HaK;i;i«..  j_       •  •  f  ^""um  leciorum  benehciis  m  divinis  au- 

dabililer  deserviri  facere  eonimaue  onera  #»».ar«  .«  i  / 

!1„  "y""^"''**"^  fiscaLumque  exa.ninatione  et  instilutione  procralori,  ic 
sen  e„t.ar.oru.„  artieulatoru™ ,  copia.orum,  no.ariorum  ac  fi'  aZ  e    no. 

b  n  Zllt'""'  f '"  "'  ^•'"""^"'  -  "-'""'-  -'-''^- -<i- 
dZi;  sutû  is  H  ?•  """ir,  Z  'y""^"'"»"^  P-'-fel-  -t  suae  curiae  Léo- 
aens,s  slatufs,  d.ct.que  Adulphi  modificationibus,  necnon  pace  Tonprensi  et 
ahunde  proyisum  et  ordinatum  foret  servarelnr    r>.,.A  .      ■  ""C"^""  *" 

d.versose.ee.useo„tra  ..„a™  persooirr.  p'^'  ei: C^Ïr/eSr 

excessus  salano  prout  de  illo,  ut  praefertur,  ordinatum  est,  excessuum  vero 

ter  contumacam  pro  ,psa  contumacia  non  ultra  valorem  sex  rrossorum^ur^ 
nensmm  ;  s.  vero  presby.er  esset ,  duodecim  grossorum  summam  excoTmur 
ealus  vero  per  annum  et  arapliu,  judicis  arbitrio  plecte,.„tu™  quZuTo™ 

ve  absolut.o„.s,  pro  .n.erlocu.ione  autem  duo  grossi  et  non  ultra    rrcCren- 
tur;  et  quod  non  essent  nisi  quindecim  procuratores  curiae  in  curiaLeo 
d.eos.  et  tantum  unus  procurator  in  qualibet  curia  praeposit     l  arc  iditcl 
norum  praed.ctorum  ;  ac  quod  nullus  eorum  esset  sigillifer  vel  noLZ    r 

deservitor  pro  l.cent.a  deserv.endi  benefieio  nihil  solvere  debere     et  oL 
nullus  super  excessibus  ad  Leodiensem  vel  alicuius  archi^r  •      ^  • 

retur,  nisi  articuli  excessuum  cum  citatione  m  Znlur  ^      .     """""  """ 
hujusmodi  citatus  instrui  posset,  super    ut^ ^i      rnlirt 
quod  non  caperetur  vel  incarcera,-etur  aliquis  citatus  ad  civitatem  Tl^i' 
sem  jur.  stare  seque  defendere  volens,  nisi  crimine  conflû   veHn  iiolZ" 
prehensusseu  coavictus  de  eo  e.,et  ;  oec  beneficiatus  aliq^^I^nlrs:; 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


407 


residens  pro  quocumque  crimine  caperentur,  de  quo  convictiis  non  forel, 
neque  ipsius  beneficii  fructus  arrestarentur  ;  quodque  executores  lilterarum 
monitorialium  sub  sigillis  bis  executiones  illarum  ac  inodum  et  formam 
dicmque  et  horam  executionum  bujusmodi  una  cum  personarum  designatione 
speciali  rescribere  tenerenlur.  Et  ne  pro  resig^aationibus  beneficiorum  admit- 
tendis  ac  institutionibus  seu  admissionibus  aliquid  reciperetur ,  sed  pro  trium 
proclamationum  sex,  institutionum  vero  seu  admissionum  litteris  duodecim 
grossi  cum  uno  grosso  pro  audientia  recipi  possent,  quodque  in  visitationibus, 
quas  archidiaconi  per  se  vel  suos  facerent,  visitatores  taliter  se  haberent,  quod 
nihil  contra  canonicas  sanctiones  sive  synodales  constitutiones  aliquatenus 
facerent  aut  fieri  permitterent,  sed  quae  sibi  licita  forent,  bis  duntaxat  contenti 
essent,  nihil  penitus  curialitatis  seu  procurationis  nomine  a  provisoribus 
mensae  Sancti  Spiritus  aut  fabricae,  altaristis,  appendentiis  non  separatis  seu 
filiabus  ecclesiarum  capellis,  hospitali busqué  recipiendo  ;  nec  reus  aliquis 
super  excessu  in  causam  tractus  componere  volens  ad  jurandum  corapelli  debe- 
l'et,  neque  ex  ratione  alicujus  juramenti  per  eum  non  praestiti  aliquid  exigi 
ab  eo,  quodque  litterae  statutorum  nuncupatae  per  practicos  expertos  dictarum 
et  signeto  ofFicialilatis  signari  deberent.  Nec  occasione  lilis  super  benefieio  per 
biennium  pacifiée  possesso  movendae,  illius  fructus  subtrahi  vel  arrestari 
deberent,  neque  ejus  reclori  absentia  denegari  ;  et  quod  in  singulis  aliis  a  Bil- 
sensi,  Tongrensi,  Trajectensi  et  Sancti-Trudonensi  conciliis  non  esset  nisi 
unus  offîcialis  foraneus  et  unus  archidiaconus  foraneus.  Quodque  super  ma- 
trimoniis  seu  sponsalibus  contractis  nulli  concordiam  aliquam  facere  vel  trac- 
lare  seu  fieri  procurare  aut  concordiis  talibus  interesse  praesumerent,  sed 
sententia  desuper  judicis  competentis  expectaretur;  nec  aliquis  liligantem 
habentem  procuratorem  litium  citari  facere  praesumerent  ad  aliquem  actum  , 
neque  absque  expressa  commissione  judicis  notarius  aliquis  responsiones  ad 
positiones  faciendas  sive  testes  perducendos  extra  curiam  Leodiensem  audiret, 
reciperet  vel  examinaret,  et  quod  absque  evidenti  necessitate  alicui  presbytero 
deservitura  duarum  parochialium  ecclesiarum  non  condependentium  non 
committeretur,  habentes  autem  plura  bénéficia  et  illis  simul  deservientes  prop- 
terea  non  vexarentur,  nec  quidquam  exigeretur  vel  reciperetur  ab  eisdem  , 
dummodo  satisfacere  possent  et  cum  effectu  satisfacerent  beneficiorum  oneri 
eorumdem  ;  quodque  placet  concessum  curato  residenti  pro  coadjutore  atque 
absent!  pro  deservitore  post  eorum  obitum  esse  duraturum  usque  ad  festum 


I    . 


408 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


409 


Sancli  Johannis  Baplistae  ex  lune  immédiate  sequens,  nullique  reclori  alicujus 
beneficii  seii  altaris  licenliam  petenli  fruclus  beneficii  vel  allaris  hujusraodi  in 
augmentum  convertendi  licentia  ipsa  denegaretur;  et  quod  placel  gratis  con- 
cederetiir  deservitoii  rectori ,  quodque  propter  executiones  mandatorum  io 
beneficio  residere  non  audenti  abessendi  licentia  daretur  gratis ,  et  ne  quis  in 
eadem  curia  simul  et  serael  judex  elsigillifer  sive  vicarius  et  componens  aut 
eorum  aliquis  conjugatus  esset,  neque decani  rurales  chrislianitatum  nuncupati 
sub  colore  visitalionis  ficto  vel  illius  remissionis  de  quarlis  capellis  per  ipsos 
non  personaliter  visitalis,  aliquas  pecunias  annuas  recipere,  sed  de  visilalis  per 
eos  capellis  tantum  quarta  parle  illius,  quod  archidiaconis  pro  visilalione  in- 
fegrae  ecclesiae  debetur  pro  ipsorum  capellarum  yisitalione ,  el  eadem  eliam 
parte  pro  caïhedralico  el  obsonio,  necnon  octava  parte  eorumdem  frucluum 
pro  placet  et  absentia  ac  proclamationibus  et  admissionibus  ralione  capella- 
rum  earumdem  contentari  deberent,  el  eorum  quilibet  in  suo  concilio  salvis 
privilegiis  apostolicis  et  aliis  conditionibus  lune  adjectis  personaliter  residere. 
Et  ne  sigillifer  Leodiensis  pro  deliberatione  chrismatis  vel  olei  sacri  sive  infir- 
raorum,  neque  pro  illoruni  ministratione,  decani  rurales  praefali  quidquara 
reciperent  vel  etiam  exigèrent,  praeler  el  contra  synodalia  sUtuta:,  oec  etiam 
eorum  deliberalio  alicui  decano  denegaretur  propter  deportationem  vel  exe- 
culionem  ecclesiaslicorum  mandatorum  ;  et  ne  archidiaconi  et  decani  chrislia- 
nitatum causarum  coram  eis  inlenlarum  decisionem  el  diflfinitivam  senten- 
tiam  nec  officialis  Leodiensis  per  appellationem  ad  eum  devolutas  neque  ultra 
semel  simplicis  querelae  coram  se  intentatas  causas  aliquas  commiltere  prae- 
sumerent,  nec  eliam  pro  praesentatione  ad  aliquem  sacrum  ordinem  sive  illius 
lilteris  ultra  sex  grossi  reciperenlur  ^  quodque  curatus  rescribens  decano  sive 
vicedecano  ,  prout  moris  est ,  deberet  semel  in  anno  duntaxal  et  non  amplius 
rescribere  beneficiorum  in  parochiam  suam  consislentium.  suorumque  rec- 
torum  et  eliam  deservitorum  el  excommunicalorum  per  annum  et  amplius 
nomina  et  cognomina,  una  cum  valore  annuo  beneficiorum  eorumdem,  nec 
deberet  ex  officio  lalis  sic  rescribens  cilari  super  ulteriori  rescriptione  ;  el 
quod  nullus  presbyler  super  iucontinenliis  cilaretur,  nisi  mulier  nominala  in 
cilario,  cum  qua  diceretur  inconlinens,  esset  primo  ad  synodum  provocata; 
plerisque  aliis  variis  et  di versis,  eliam  tune  adjectis  quae  omnia  el  singula  idem 
Johannem  episcopus  etiam  voluit  et  sub  certis  poenis  mandavil  inviolabiliter 
observari,  prout  in  lilteris  super  his  confeclis,  et  per  ipsum  Johannem  épis- 


copum  anno  a  nativilate  Domini  millesimo  quadringentesimo  quadragesimo 
sexto  die  quarta  Junii  concessisse ,  suoque  et  majoris  capiluli  hujusmodi  sigilli 
signalis,  dinoscilur  plenius  contineri.  Quare  pro  parte  ipsorum  decanorum  et 
capitulorum  secundariarum  ecclesiarum  fuit  nobis  humiliter  supplicalum ,  ut 
praefalis  statutis  el  aliis  in  diclis  lilteris  contentis  pro  eorum  subsislenlia  fir- 
miori  robur  aposlolicae  confirmalionis  adjicere  de  benignitate  apostolica  dig- 
naremur.  Nos  igitur  hujusmodi  supplicationibus  inclinali  statula  praedicla 
et  alia  in  praediclis  lilteris  contenta  rata  et  grala  habenles,  illa  ex  certa  scienlia 
auctoritate  aposlolica  confirmamus  et  approbamus  ac  praesentis  scripli  patro- 
cinio  communimus,  supplentes  omnes  defeclus  si  qui  inlervenerinl  in  eisdem , 
non  obstanlibus  constitutionibus  et  ordinationibus  apostolicis  caelerisque 
conlrariis  quibuscumque.  Nulli  ergo  omnino  hominum  liceal  banc  paginam 
noslrae  confirmalionis ,  approbalionis  el  communilionis  infringere  vel  ei  ausu 
lemerario  contraire,  si  quis  vero  hoc  atlentare  praesurapseril,  indignationem 
omnipolenlis  Dei  et  bealorum  Pétri  el  Pauli  aposlolorum  ejus  senoveril  incur- 
surum.  Dalum  Romae  apud  sanctum  Petrum  anno  incarnalionis  dominicae 
millesimo  quadringentesimo  quinquagesimo  primo ,  quarto  decimo  kalendas 
novembris,  ponlificalus  nostri  anno  quinlo.  » 

Cupienles  igitur  ut  volivus  dictarum  lillerarum  succédai  evenlus,  et  ut 
litterae  praediclae  irrefragabililer  obser ventur,  discrelioni  veslrae  per  apostolica 
scripla  mandamus,  qualenus  vos  vel  duo  aut  unus  veslrum,  per  vos  vel  alium 
seu  alios,  dictas  noslras  lilteras  ac  omnia  el  singula  in  ipsis  hlleris  contenta,  ubi 
el  quando  expedire  viderilis  ac  quolies  pro  parle  decanorum  et  capitulorum 
praefatarum  ecclesiarum  desuper  requisiti  fuerilis ,  eadem  apostolica  auctori- 
late  solemniler  publicanles,  execulioni  debilae  demandantes,  ac  decanis  et 
capitulis  earumdem  ecclesiarum  super  his  oporlune  ac  efficacis  defensionis 
auxilio  assislenles,  non  permitlatis,  ipsos  autquemlibel  eorum  a  quoquam ,  cu- 
juscumque  eliam  archiepiscopalis ,  episcopalis  dignitalis,  status,  gradus ,  ordinis 
vel  conditionis  fueril,  contra  ipsarum  effeclum  lillerarum  quovis  quaesilo  co- 
lore aliquatenus  inlercipi  vel  impediri ,  aut  decanos  el  capitula  ecclesiarum 
hujusmodi  vel  illorum  aliquem  contra  dictarum  lillerarum  conlinenliam  el 
lenorem  sive  formam  quomodolibet  vexari,  impediri  vel  moleslari,  conlradic- 
lores  quoslibet  et  rebelles  per  censuram  ecclesiaslicam  et  quaevis  alia  oppor- 
tuna  juris  remédia ,  appellalione  postposita,  compescendo,  invocato  ad  hoc  si 
opus  fueril  auxilio  brachii  secularis,  non  obstanlibus  tam  fehcis  recordationis 

52 


410 


ANALECTA  LEODIEiNSIA. 


Bon.fac..  papac  octavi  praedccessori.  noslri,  quibus  cave.ur  no  quis  extra 

i"tTedic,""T        """  "'  ^"'""'"'  '^^'"^^'"■•'  -"  "«  J-J-cs  a  sede  dépu- 
tai. p.aed.cla  eUra  c.v.Utem  et  dioecesim  ,  in  quibus  depu.a.i  fueriut   contra 

lus  contr  '  ii,    T  '"  "  «''""''"  '  l"^"  "'"»  apostolicis  constitutio: 

n.bus  contrarnsquibuscumque,  aut  si  aliquibus  comniuniter  >el  divisim  a  sede 

>el  ultra  d.cla  loca  ad  jud.c.un,  evocari  non  possint  per  litteras  aposlolicas 
non  facentes  plenam  et  expressam  ac  de  verbo  ad  verbum  de  induZ  huiu  ' 

kln        r  H"adr.ngentesi„.o  quinquagesimo  primo,  quarto  decimo 

kal.  novembr.8,pontificatusnostriaunoquinto 


MS.  de  la  bibt.  royale ,  n°  10034. 


XXV. 


m 


EXHIBITIO  CO«M,SS,0.,S  OOMICELU  L.OOV.C,    OE   «AHK.  .   S.PEK  PKAEPOSIT.aA  OE  B.L.O.E 

(8  «ARTii  1455). 


Anoo  a  nalmrate  Domini  millesimo  quadrinçentesimo  quinquapesimo 
qumto  die  sabbat,  octava  mensis  Marlii,  hora  capitulari  de  mane  raleT 
bus  ,n  loco  capaulari  rétro  chorum  ecclesiae  Leodiensis,  do  Jno  A  Le  11" 
Hamaba  dommode  Trassigny,  etc.,  Wilbelmode  Waroux,  seniore,  Fa^rdo 
Bare  Surlet  Jobanne  dicto  le  Rute  de  Boveria,  Tbeoderico  de  Baston  a  s  b^o 
Leodiens.    Ae,.dio  de  Métis,  Tbielmanno  dicto  Waldoreal,  oL  Xis^^ 

iTJmZ^^  ^-porabde  Vanix,  ma.istro  Alexandro  de  Lobiervilbe    do- 

ïi£r    Î^^^^  ''^'-'^  '  ^^™'°"^  ^^™P«-'-  de  Novocastro,  de 

Jobann       '' ^.^^y™^"^'  ''"^«-«^  commissioois  suae  sibi  factae  per  dominum 
Jobanoem ,  De,  gratia  episcopum  Leodiensem  ,  duce^n  BuUoniensem  '1^0"" 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


411 


lem  Lossensem  ,  super  praeposilura  et  receploria  ducatus  de  BuIIone,  coram 
praediclis  dominis  meis  decano  et  capitulo  exbibuit  per  Wilhelmum  de  Bel- 
froid  ,  qui  \erbum  tubt.  Quibus  per  me  lectis ,  idem  Domicellus  Ludovicus , 
altento  quod  praetactae  lilterae  menlionem  faciunt  dequitantia  debilorum.  in 
quibus  forte  dictus  dominus  noster  Leodiensis  ,  aut  quicumque  alius  ex  qua- 
cumque  causa  bonae  memoriae  domicello  quondam  Everardo  de  Marka  ,  suo 
patri  teneri  poterat ,  idcirco  btleram  quiltantiae  bujusmodi  suo  proprio  si- 
gillo  siçillatam,  ibidem  simililer  exbibuit  et  produxit.  Quibus  similiter  per  me 
lectis ,   idem  domicellus  Ludovicus  petivit  se  per  dictos  dominos  meos  ad 
praestationem  juramenti  soliti  recipiet  admitti  ;  paratus  enira  erat  illud  praes- 
tare.  Unde  iidem  domini  mei  volentes  super  praemissis  deliberare,  commonue- 
runl  praedictum  domicellum  Ludovicum, et  alios  secum  exislentes,  praetactum 
capitularem  locum  exire.  Ipso   igitur  posl  longum  morae   intervallum  ad 
praetactum  capitularem  locum  revocato,  praedicti  domini  mei,  per  organum 
vivae  vocisvenerabilis  viri  magistri  Jobannis  de  Stembeir,  canonici  et  scolastici 
Leodiensis  .    praedicto  domicello  Ludovico  responderunl   in    baec   verba  : 
«  DomicelleLudoTice,  praedecessores  vestri  praepositi  deBullone,  certas  cau- 
tiones,  obligationes  et  securitates  coram  nobis  praesliterunt ,  de  quibus  de 
praesenli  non  sunt  bene  memores.  Et  ob  boc  domini  mei  informabunt  se  de 
illis,  et  diecrastina  post  processionem  vobis  respondebunt.  »  Deinde  adveniente 
die  crastina  dominica,  scilicet  nona  supradicti  mensis  Martii ,  atque  errum 
praedictis  dominis  decano  et  capitulo  in  eorum  capitulari  loco  praescripto 
praesentibus  testibus  superius  nominatis ,   necnon  Hugone   de    Seranio  de 
Huy ,  Surlet  et  Baldewino  de  Hollonia,  scutiferis,  comparuit  praedictus  do- 
micellus Ludovicus,  petens  se  ad  praestationem  supradicti  soliti  juramenti 
aidmitti,  paratus enim  esset ,  et  paralum  se  obtulit  illud  praestare,  ac cautionem , 
securitatem,  promissionesetobligaliones  facere  taies,  sicutisui  praedecessores 
et  praecessores  praepositi  de  Bullone  in  eorum  admissionibus  praesliterunt. 
Et  lecto  ibidem  per  me  tenore  et  forma   praetacti  juramenti  per  me  in 
gallico  translati  de  latino  et  pro  illo  firmius  observando ,  dictus  domicellus 
Ludovicus  promisit  per  fidem  suam  loco  juramenti  in  manu  mei  notarii  pu- 
blici  infrascripli  corporaliter  praestitam  ,  necnon  sub  omnium  bonorum  suo- 
rum  obligalione,  se  praetactum  juramentum  firmiler  et  plenarie  servaturum, 
ac  praedictum  castrum  «déliter  custodire  et  reddere  exigente  casu  juxta  for- 
mam  juramenti  praetacti.  Et  insuper  ad  preces  et  instantiam  praedicti  do- 


412 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


micelli  Ludovici ,  Wilhelmiis  de  Waroux,  Faslrardiis  Bare  Surlet,  Johannes 
le  Rute  et  Theodericus  de  Bastonia,  ibidem  praesentes ,  obligarunt  sese  tain 
conjunctim  quam  divisim  ac  omnia  bona  sua ,  quod  praedictus  domicellus 
Liidoviciis  praelactum  juramenlum  necnon  promissionem  et  obligalionem 
suas  praelaclas  realiler  et  débite  observabit ,  tenebit  et  adimplebit ,  et  mi- 
nislrarunt  omnes  et  eorum  sinçuli  omnibus  exceptionibus.  etc. ,  ut  in  forma 
meliori.  Ouibus  factis,  praedictus  domicellus  Ludovicus  personaliter  legit  et 
praeslilit  juramentum  praelactum  ,  solemniter  lactis  per  eum  manualiler 
sacrosanclis  evangeliis  ac  imagine  Dei  crucifixi.  Quo  praestito  per  eum, 
Johannes  de  Vaulx,  dominus  temporalis  de  Vaulx,  ibidem  praesens,  qui,  prout 
dictus  domicellus  Ludovicus  dixit ,  erit  et  est  per  eum  deputatus  suus  castel- 
lanus  et  locumtenens,  simile  praestitit  juramentum,  et  oblig^avit  similiter 
propterea  se  ipsum  et  omnia  sua  bona.  Super  quibus  omnibus  praenarratis 
supradictus  dominus  scolasticus,  nomine  praedictôrum  eorum  decani  et  capi- 
tuli,  petiit  instrumentum ,  et  similiter  Wilhelmus ,  Faslrardus,  Johannes  le 
Rute  et  Theodoricus  de  Bastonia,  supradicti,  petiverunt  similiter  instrumen- 
tum.  —  Nota.  Supradicta  littera  quittautiae  remansit  mihi  copianda  in  hbro 
cartarum  et  reponenda  in  archiviâ. 

j^rchives  de  la  province  de  Liège ,  regittre  de  l'ancienne 
cathédrale  de  St- Lambert ,  n-  lOU  etl  10. 


XXVI. 

PROTESTATIO  DOMINORVM  DECANI  ET  CAPITULI  LEODIENSIUI  ,   DIE  31  M  Ail  1436  FACTA. 


Anno  quinquagesimo  sexto,  die  lunae  ultima  mensis  maii,  hora  capitulari  de 
mane,  praesentibus  in  loco  capitulari  relro  chorum  ecclesiae  Leodicnsis  domi- 
nis  WilhelmoSchevarts,  et  Thielmanno  de  Clerx,  claustrariis ,  et  Wilhelmode 
Belfroid ,  testibus  constitutis  coram  dominis  meis  decano  et  capitulo  in  eorum 
capitulari  loco  praetacto  Eustachio  Chaboth  villico,  Johanne  de  Cornu,  Ge- 
rardo  de  Seranio  le  Paintier,  Johanne  de  Fallois  * ,    scabiois 

*  Locusetiatn  vacaus  in  M$. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


413 


Leodiensibus,  et  Johanne  le  Pollen,  eorum  secretario,  praenominati  domini 
decanus  et  capitulum  per  organum  vivae  vocis  Johannis  Faber ,  praelocutoris 
eorum  consiliarii,  exponi  fecerunt  et  exposueruntdictis  scabinis  in  haec  verba  : 
«  Vous  nous  aveis  demandeit  si  le  loy  doit  estre  overte ,  ou  si  vous  deveis 
»  faire  loy ,  attendu  que  nous  estons  présentement  sans  signeur ,  nous  avons 
»  sur  ce  quérut  dedens  noz  chartes  et  registres ,  mais  riens  n'en  avons  troveit  ; 
»  et  pour  tant  vous  poreis  savoir  ce  que  vous  en  saveis  et  wardeis ,  fachiés 
»  solonc  ce  si  à  point  et  si  bien  que  ons  ne  vous  en  sache  que  dire  ,  et  que 
»  n'ayés  nul  reproche,  car  nous  ne  volons  avoir  ne  porleir  nul  charge.  Et  de 
»  ce  faisons  protestation  et  en  demandons  instrument.  » 

Archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  l'ancienne  ca- 
thédrale de  Si-Lambert ,  n"  1 09  ef  1 1 0  ^  /b/.  32  verso . 


XXVII. 


REGEPTIO  ET  JkDMISSIO  DOHINI  LUDOVICI  DE   BOURBONIO  ,  ELEGTI  LEODIENSIS  ,    FACTA  DIE 

â6jUNIll456^ 


Anno  a  nativitate  Domini  millesimo  quadringentesimo  quinquagesimo  sexto, 
die  sabbati  xxvi*"  mensis  junii,  hora  primarum  vel  circiter,  praesentibus  in  loco 
capitulari  rétro  chorum  ecclesiae  Leodiensis  situato,  reverendo  paire  et  vene- 
rabilibus  viris  domino  Johanne,  episcopo  Atrebatensi,  domino  Johanne  d'En- 
ghien,  domino  temporali  de  Castergate,  milite,  magistro  hospitii,  magistris 
Nicolao  Clopper ,  canonico  Tornacensi ,  Ucentiato  in  decrelis ,  consiliariis ,  et 
magistro  Johanne  Scoep,  secretario  domini  Philippi  ducis  Burgundiae,  Braban- 
tiae,  etc.  Johanne  de  Gronsselt,  legum  doctore,  Johanne  Ricoul,  licentiato 


'  Haec  verba  in  codice  adscripta  legunlur;  — 
«  Nota  quod  ,    resignatione  episcopatus    Leo- 

•  diensis  per  procuratores  domini  Johannis  de 

•  Heynsbergh  olim  epiacopi  Leodiensis   facta  , 
»   multa  acciderunt  de  quibus  in  islo  registro 


seu  manuali  nullam  facio  mentioneoi ,  quia 
ununi  registrum  ad  hoc  specialiter  ordinavi , 
in  quo  omnia  conscripsi  ;  sed  admissio  noyi 
domini  subscribitur.  » 


414 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


415 


in  jure  canonico ,  dominis  Wilhelmo  Schevaris  et  Henrico  de  Alken  Sanc!i 
Martini ,  raagisiro  Henrico  Bye,  domino  Theoderico  de  Lana  ,  parvae  mensae  in 
dicta  eccicsia  Leodiensi  canonicis.  domino  Thielmannode  Odeur,  capellano,  et 
Mathia  de  Fay,  malriciilario  in  eadem  ecclesia,  apparitorequc  curiae  ejusdem 
capitiili,  testibus,  coram  venerabilibus  dominis  decano  et  capitulo  ccclesiae 
Leodiensisin  praetacto  capitulo  et  loco  capitulariter  congreg^atis  ,  personaliter 
comparens ,  venerabilis  vir  maçister  Johannes  de  Lysura  ,  praepositus  eccle- 
siae  beatae  Mariae  ad  g;radiis  Moguntinensis .,  decretorum  doctor,  et  almae 
universitalis  studii  Lovaniensis  rector,  tanqiiam  reverendissimi  in  christo  pa- 
tris  et  illuslrissimi  domini  Liidovici  de  Borbonio  electi  confirmati  Leodiensis 
procii ra tores ,  qui  de  suo  hujusniodi  procurationis  mandato  per  cerlum  pu- 
blicum  procurationis  inslrumentum  manu  propiia  signoque  et  nomine  solitis 
et  consuetis  egregii  viri  magistri  Pétri  de  Mera,  clerici  Cameracensis  dioece- 
sis,  publici  apostolica  et  imperiali  auctoritatibus  notarii  ibidem  praesentis, 
subscriplum  et  si^^natum ,  quod  ego  notarius  ibidem  in  meis  manibus  tune 
tenebam ,  edocuit  et  Fidem  fecit.  Et  eo  nomine  procuratorio  per  vivae  vocis 
oraculum  praedicti  reverendi  patris  exposuit  qualiter  satis  noviter  ecclesia 
Leodiensis ,  ex  eo  quod  reverendus  in  Christo  pater  dominus  Jo^iannes  ,  tune 
episcopus  Leodiensis,  omni  regimini  et  adminislratioui  dictae  ecclesiae  Leo- 
diensis, cui  tune  praeeral,  per  certos  suos  procuratores  ad  hoc  ab  eo  specia- 
liter  constitutos,  in  manibus  sanctissimi  domini  nostri  papae  sponte  et  libère 
cessit ,  ipseque  dominus  nosler  papa  cessionem  ipsam  duxit  admittendam , 
vacante  ,  idem  dominus  noster  papa  praefatum  dominum  Ludovicum  in  admi- 
nistratorem  ipsius  ecclesiae  Leodiensis  in  spiritualibus  et  temporalibus  sub 
certis  modo  et  forma  fecit,  constituit  et  eliam  deputavit,  et  deinde  de  per- 
sooa  ipsius  domini  Ludovici  dictae  ecclesiae  Leodiensis  per  praefatam  cessio- 
nem providit,  curam,  regimenet  administrationem  ipsius  ecclesiae  Leodiensis 
ia  eisdem  spiritualibus  et  temporalibus  sibi  plenarie  commiltendo ,  prout 
haec  et  alia  in  apostolicis  litteris  provisionis  hujusmodi  per  dictum  dominum 
nostrum  papam  desuper  concessis  latius  et  plenius  continetur. 

Quapropter  idem  procurator,  quo  supra  nomine,  memoratos  dominum  de- 
canum  et  capitulum  rogavil,  quatenus  praedictum  dominum  Ludovicum  ad 
praedictam  ecclesiam  Leodiensem  ejusque  possessionem  ,  curamque  regimen 
et  administrationem  ejusdem  solito  more  recipere  et  admittere  Tellent  et  di- 
gnarentur,  sahis  juribus,  juramentis,  statutis  et  consuetudinibus  ecclesiae 


Leodiensis  praedictae,  unde  procurationis  instrumento  primo,  et  deinde  litteris 
apostolicis  supratactis  et  etiam  certis  aliis  litteris  apostolicis  per  praefatum 
dominum  nostrum  papam  praelibatis  dominis  decano  et  capitulo  specialiter 
directisrilequebullatis  coram  eis  productis,  quorum  omnium  tenoresde  verbo 
ad  verbum  pridem  audiverant  legi ,  et  ibidem  adhuc  iterato  ad  ipsorum  Tota 
in  parte  legi  ibidem  reproductis,  praelibati  domini  decanus  et  capitulum, 
habito  per  et  inter  eos  maturo  consilio  super  praemissis ,  volentesque  tan- 
quam  obedienliae  filii ,  ut  dicebant ,  apostolicae  sedis  mandatis  in  hac  parte 
obtemperare  per  omnia,  ut  tenentur,  praelibato  procuratori,  quo  supra  no- 
mine, per  orçanum  vivae  vocis  venerabilis  viri  magistri  Johannis  deStembeir, 
scolastici  Leodiensis ,  in  utroque  jure  licentiati  et  ibidem  praesentis ,  respon- 
deri  fecerunt  etresponderunt  in  haec  verba  aut  saltem  similia  in  efiPectu  :  «  Ob 
reverentiam  sanctissimi  domini  nostri  papae  ejusque  sedis  apostolicae  et  do- 
mini nostri  electi,  etiam  contemplatione  et  intuitu  illuslrissimi  principis 
domini  ducisBurgundiae,  Brabantiae.etc,  ejusdem  domini  nostri  elecliavun- 
culi ,  necnon  dicti  domini  episcopi  Atrebatensis  et  aliorum  dorainorum  sibi 
associatorum  hic  praesentium,  domini  nostri  decanus  et  capitulum  praedictum 
dominum  no§trum  eleclum  in  patrem  et  pastorem  animarum  nostrarum ,  ad 
curam  quoque,  regimen  et  administrationem  ecclesiae  Leodiensis,  in  personam 
dicti  magistri  Johannis  de  Lysura ,  sui  procuraloris  ipsumque  procuratorem 
nomine  procuratorio  ejusdem  domini  electi  recipiunt  et  admitlunt ,  salvis  ju- 
ribus, juramentis,  statutis  et  consuetudinibus  ecclesiae  noslrae  in  taHbus  de- 
bitis  et  consuetis.  » 

Quibussic  habitis  et  peractis  memoratus  procurator  taclis  per  eum  manua- 
liter  sacrosanctis  evangeliis  ac  imagine  Dei  crucifixi,  juramentum  per  epis- 
copos  et  electos  Leodienses  in  eorum  receptionibus  et  admissionibus  praes- 
lari  solitum  et  consuetum .  cujus  ténor  hic  inferius  annotatur,  solemniter 
praestitit  juxta  morem;  illoque  praestito,  mox  praefatus  magister  Johannes  de 
Stembeir  scolasticus,  de  mandato  atque  nomine  praedictorum  dominorum 
decani  et  capituli ,  associatis  ei  venerabilibus  et  generosis  viris  magistro  Jo- 
hanne  de Seranio  decano praedicto,  domino  Waltero  de  Corsverm(Cor«zrarem), 
archidiacono  Ardennae,  et  nonnullis  aliis  canonicis  Leodiensibus ,  praedictum 
procuratorem  ad  chorum  dictae  ecclesiae  Leodiensis  deduxit,  et  ibidem  prae- 
fatum dominum  electum  in  personam  ipsius  procuratoris,  et  eumdem  procu- 
ratorem nomine  ejusdem  domini  electi,  in  stallo  seu  sede  episcopali,  balde- 


416 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


kino  seu  pannio  aureo  decorato ,  posuit  et  induxit.  Et  deinde  ad  capitularem 
locum  euradem  reduxit,  ponens  ipsum  in  loco  episcopali  inibi ,  ut  est  moris. 
Super  quibus  omnibus  et  singulis  praenarralis  tara  doraini  decanus  et  capi- 
tulum  quam  procurator  praedicti  divisum  f)etiverunt  a  me  nolario  instru- 
mentum  unum  vel  solum. 

Nota.  Scicndum  est  quod  domini  voluerunt  habere  caulionem  relevaminis 
pro  capitulo  et  sin(i;ularibus  personis  ejusdem.  Etiam  domini  fecerunt  certas 
ordinationes,  quas\oIuerunt  per  procuratorem  supradicti  domini  electi  jurari  : 

Videlicetdetollendoimpedimenlo  facto  contra  paeem  régis  Philippi  Franciae 
et  contra  jurisdictionem  ecclesiasticam  ,  non  solum  contra  pacem  Naraurcen- 
sem ,  sed  etiam  in  Brabantia  et  in  aliis  dominiis  contra  dioecesim ,  si  quac 
sint,  et  etiam  in  patria  per  barones  milites,  militares  et  bonas  villas. 

Item  de  tollendo  abusus  curiae  Leodiensis ,  et  de  ponendo  amodo  sigillife- 
rum ,  officialem  et  cancellarium  in  ecclesia  Leodiensi. 

Item  de  faciendo  se  ordinari  presbyterum  quam  primum  attigerit  xxv*""  an- 
num ,  quodque  non  uleretur  dispensatione  in  contrarium  obtenla  nec  ob- 
tinenda. 

Item  quod  contra  iraperatorem  et  suos  successores  assistet  appellationis 
prosecutioni ,  si  appellaretur  a  concessione  decimae. 

Item  quod  non  acceptabit  guerram  contra  aliquem  principem ,  nec  colli- 
gantiam  aut  confoederationem  faciet  sine  consilio  etconsensu  trium  statuum. 

Item  de  reparari  faciendo  castra  in  suis  defectibusruinosa,  juxta  competen- 
tiam  reddituum  eorumdem. 

Item  de  prosequendo  \asallos  in  feudis  relevandis ,  quod  ea  relèvent,  privato 
favore  postposito. 

Item  de  diaetis  tenendis  expensis  suis,  et  praesertim  iis  quos  ex  capitulo 
mitti  expediet. 

Item  per  modum  avisamenti,  ne  officia  curiae  venderentur  aut  impensiona- 
rentur ,  quia  hoc  cedit  in  dedecus  et  scandalum  domini  episcopi  et  domino- 
rum  capituli  Leodiensis,  et  praejudicium  seu  detrimentum  pauperum  ;  et  quod 
ydiotae  et  minus  sufficientes  in  ofiiciis  destituerentur ,  litteratique  et  honesti 
viri  ad  ea  deputarentur. 

Item  de  non  sustinendoquod  ecclesia  et  patria  sit  onerata  seu  gravata  aliqua 
pensîone ,  seu  fieret  tributaria ,  et  de  assistendo  et  adhaerendo  capitulum  ,  si 
super  hoc  ipsum  appellare  contingat. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


417 


Nota.  Praemissis  a  procuratore  praedicto  petitis,  dominus episcopus  Atreba- 
tensis,  dominus  Johannes  d'Enghien,  magisler  Nicolaus  Clopper,  et  magister 
Johannes  deLysurapromiserunt  per  fidessuas,  in  manu  mei  notariirecipienlis 
praestitas,  quod  omnia  puncta  praemissa  (praeterquam  ultimam  clausulam 
de  reservatione  pensionis  super  qua  nil  responderunt,  sed  proteslati  fuerunt 
ut  hic  *)  facient  per  supradictum  dominum  eleclum  teneri  et  observari  ac 
adimpleri  ,  sed  noiuerunt  jurare. 

Item  iidem  quatuor  domini  similiter  promiserunt  supradictum  capitulum 
Leodiense  et  singulares  personas  illius  occasione  admissionis  et  receptionis 
praetactae  perpetuo  conservare  indemnes. 

Nota.  Insuper  sciendum  est  quod  dominus  Walterus  de  Corswerm  ,  archi- 
diaconus  Ardennae  ibi  praesens,  respondit  projuribus  quumpraefati  quatuor 
domini  promiserunt  ut  supra  relevare.  Praesentibus  lestibus  supradictis. 

Archives  de  la  province  de  Liège  y  registre  de  Vancienne  ca- 
thédrale de  S'-Lambert ,  n™  1 09  et  110,  fol.  35  verso. 


xxvin. 


INTROITUS  REVERENDI  PATRIS  DOMIM  LUDOVICI  DE  BORBOMO  ELECTI  GOISFIRIIIATI  LEODIENSIS , 

DIE   13  JULII   1456. 


Anno  quinquagesimo sexto  praedicto,  die  martis  décima  tertia  mensis  julii 
praefatus  dominus  electus  discessit  ab  oppido  Trajectensi  Leodiensis  dioecesis 
hora  quarta  de  mane,  equitans  recto  tramite  ad  monasterium  sanctimonialium 
de  Veteri  Vineto ^.  I bi  quinque  horarum  spat io  conlinuarum  permansit .  Tandem 
ipsecum  suacomitiva  ascendens  equum  intravit  Leodium,  hora  tertia  post  me- 

ridiem  vel  circiler,  in  cujus  comitiva  erant  reverendi  patres  domini  ' 

episcopus  Cameracensis ,  Johannes,  episcopus  Atrebalensis  * , praepo- 

1   IVota.  —  Item   sciendum   est   quod   supra-  non  acceptant,  nec  eam  ralificanl,  nec  appro- 

dicti  domini  decanus  et  capitulum,  per  orga-  bant  quovis  modo.- 

num   vivae  vocis  supradicti  domini   scolastici,  ^  Vivegnis. 

protestati  fuerunt  quoad  factu m  pensionis,  si  qua  ^  Locus  etiam  vacuus  in  Ms. 

forsan  reservata  sit  super  ecclesia  Leodiensi,  ^'Idem. 

53 


418 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSïA. 


419 


situs  ecclesiae  Sancti  Servalii  Trajeclensis ,  dominus  Jacobus  cornes  de  Hoerne , 
dominus  Johannes,  dominus  de  Bergis  supra  Zomam,  dominus  Anthonius 
ejus  fraler,  dominus  Anselmus  de  Hamalia  ,  alias  de  EIdris,  dominus  de  Tras- 
signy  ,  dominus  Wilhelmus  de  Alfleren  ,  dominus  de  Hamalia  .  dominus  Rasso 
de  Waroux  ,  dominus  de  Varoux,  dominus  Arnoldus  de  Corswerme ,  dominus 
de  Nyel  ,  magister  hospilii  seu  curiae  dicli  domini  elecli,  dominus  Eusta- 
chius  de  Streelez  ,  dominus  Franciscus  des  Cambges,  omnes  milites  Leodiensis 
dioecesis,  Wilhelmus  de  Ordingen,  dominus  de  Waremia,  Adam  de  l'ude- 
goven  ,  ejus  socer,  Eustachius  Cliabolh  ,  dominus  d'Omeseez  et  de  Colonsler, 
Tillicus  Leodiensis,  et  quamplures  nobiles  adhuc  milites  et  mililares,  quorum 
singuli  habcbant  decem  ,  quindecim ,  viginti ,  xxv,  xxx  equos  et  familiares  de 
eadem  librata.  Et  detulit  pinchellam  praedictus  dominus  de  Hamalia,  et  ante 
personam  domini  elecli  detulit  vexillum.  Et  intravit  idem  dominus  electus 
equitando  inler  dominos  magistros  civium  Leodiensium ,  videlicet  Johannem 
de  Boveria  dictum  le  Buter  a  dextero,  et  Amelium  de  Velroux,  militares,  à 
sinislro  lateribus  ;  eralque  indutus  idem  Jobannes  hupplanda  brevi  de  serico 
blaveo  a  dexlero  et  rubco  a  sinistro  lateribus,  Amelius  vero  viridi  a  dextro 
latere  et  alba  a  laevo  ,  et  omnes  ipsorura  familiares  panno  similium  colorum  , 
et  gestabant  dicti  magistri  civium  pennas  strutionis  similium  colorum  super 
pileis.  Et  dum  praedictus  electus  appropinquaret  civilatem  ,  domini  decanus  et 
capilulum,  praecedente  cruce,  exiveruni  chorum,  et  a  latere  dextero  exeuntes 
ecclesiam,  per  pervislum  seu  ambitum  iverunt  supra  gradus  ante  domum  dic- 
tam  al  gHffe  ^  Et  deinde  super  gradus  ante  districlum  una  cum  cruce  per- 
manserunt,  adventum  praedicti  domini  electi  praestolantes.  Tandem  hora 
tertia  vel  circiter,  ut  praefertur,  idem  dominus  electus,  inter  praedictos  do- 
minos magistros  civium  venil  ante  gradus  praedictos  ,  ibique  descendit  et 
ascendit  gradus  et  intravit  districlum ,  domum  scilicel  scabinorum  Leodien- 
sium, et  ibidem  hupplandam  brevem  derubeo  veluto,  qua  intrarat  Leodium 
exuit ,  quam  dominus  Wilhelmus  Schevarts ,  canonicus  Sancti  Materni  et 
claustrarius  domini  decaui ,  habuil,  quia  ad  cJaustrarium  spécial  ;  et  ibidem 

induebat  hupplandam  longam  de  - coloris.  Et  deinde  recto  tra- 

mite,  dominis  et  beneficialis  ecclesiae  decantantibus  tractim  Deum  time  etc. 


I  nia  domus  ia  alio  inslniniento  anni  1484  , 
vocatur  hoapitium  pedis  griffants. 


Locut  vacuusin  Ms. 


intravit  per  pervistum  a  latere  dexlero  versus  chorum  ,  et  intrans  inter  do- 
minos Johannem  de  Seranio  decanum  et  dominum  Walterum  de  Corswerm, 
archidiaconum  Ardennae,  ecclesiam  Leodiensem,  processitque  inter  pilaria 
et  capellas  ab  eodem  latere  dextero  ipsius  ecclesiae  fere  usque  ad  antiquum 
chorum.  Et  ibidem  inter  ultimum  pilare  et  antiquum  chorum  hujusmodi  per 
médium  ecclesiae  sub  corona  procedendo  intravit  chorum,  et  veniens  ante 
altare  ad  distantiam  forte  sedecim  pedum ,  ubi  sedes  posita  fuit  baldekino 
aureo  cooperta ,  cussino  praeposito ,  ibi  posuit  se  ad  genua  super  cussinum 
hujusmodi  ;  et  ab  utroque  latere  ad  distantiam  trium  pedum  vel  circiter  positi 
fueruntduocussini,  unusa  dextero  super  quo  decanus,  etalius  a  sinistro  late- 
ribus super  quo  dict  us  archidiaconusgenicularunl,  positi  exstiterunt.  Etfacta 
ab  ipsis  dominis  eleclo,  decano  et  archidiaconooralione  brevi,  circumstantibus 
dominis  episcopis  ,  decano  et  canonicis  capituli  Leodiensis  necnon  militibus 
et  militaribus  et  magistris  civium  anledictis  et  multis  aliis ,  accessit  summum 
altare,  cujus  fenestrae  seu  januaeapertaefuerunt,  multis  imaginibus  argenteis, 
quatuor  candelabris  cum  candelis  ardentibus  super  id  ipsum  altare  positis,  et 
tapeto  ante  illud  strato ,  ibique  primus  liber  cartarum  fuit  positus  super  illud , 
in  quo  juramentum  praeslari  solitum  per  episcopos  et  electos  Leodienses  in 
eorum  inlroïlu  est  conscriptum.  Et  quia  in  hujusmodi  continelur  juramento, 
quod  episcopus  débet  illud  praestare  decano  legenle  ,  inlerrogavit  eura  prae- 
dictus dominus  decanus,  an  ipse dominus  electus  illud  légère  vellel?  Qui  res- 
pondit,  quod  ipse  dominus  decanus  illud  legeret,  et  incontinenti ,  licel  jura- 
mentum scriptum  sil  in  tertia  persona,  ulputa  :  Dominus  episcopus  jurabit 
quod  Jura,  proprictates  conservabit  etsimiliter,  tamen  dictus  dominus  decanus 
legit  in  secunda  persona  dicendo  :  «  Vos  juratis ,  quod  canonice  estis  adeptus 
episcopatum,  et  quod  clerum,  terram  et  patriam  ac  jura  Sanctae  Mariae, 
sanctique  Lamberti  defendetis  pro  viribus  contra  omnes  homines ,  etc. ,  »  sem- 
per  in  secunda  persona  usque  in  finem.  Quo  facto,  praefatus  dominus  electus 
manu  sua  dextera  super  imagine  Crucifixi  et  sacrosanctis  evan^eliis  in  prae- 
tacto  iibro  descriplis  posita  dixit  se  jurare,  et  juravit  sic  in  efiFeclu  :  «  Sic  ego 
juro.  »  Deinde  vero  incontinenti  venerabilis  vir  magister  Arnoldus  de  EIdris , 
cantor  Leodiensis ,  praesentibus  et  sequentibus  dominis  decano  el  canonicis 
ac  omnibus  supradictis  installavit  et  inlronizavit  eum  in  choro  in  sede  epis- 
copali  ad  lalus  dexterum  superius  ,  baldekino  aureo  ibidem  pendente,  et  cus- 
sino posito.  Consequenter  absque  dilatione  quacumque ,  doaiini  decanus  et 


420 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


421 


canonici  praedictum  electum  per  ostium  chori  anterius.  qiio  intrarat ,  eduxe- 
runt  sub  nova  et  raa(;na  turri ,  ibique  féodales  et  custodes  ecclesiae  stanles 
cordam  campanae  bannalis  in eorum  manibus  tenebant,  et  dum  domini  cordam 
ipsam  diclo  domino  electo  tradere  voluissent ,  féodales  et  custodes  ibidem 
stantes  dixerunt,  quod  non  dimitterent  cordam,  nisipro  eorum  juribus  habito 
responsali ,  quia  hupplanda  illa  qua  tune  indulus  erat  spectabat  ad  eos  '.  Sed 
supradicUis  dominus  archidiaconus  respondit  pro juribus,  et  sic  praetactam 
cordam  dimiserunt,  quam  dominus  Reynerus  de  l^aiant ,  custos  Leodiensis, 
ac  domini  decanus  et  archidiaconus  dicto  domino  electo  tradiderunt,  qui 
juvantibuseumaliquibuscircumslantibus  traxit  cordam,  ut  sonaret.  Sedutrum 
unum  ictum  vel  plures  campana  dederit  ignoro ,  quia  propter  slrepitum  et 
vociferationes  adstantium  irapossibile  fuisset  nos  potuisse  audire.  Et  deinde 
recto  tramite  transeundo  ecclesiam  ex  Iransverso  versus  et  per  portale,  versus 
palatium  tendens  et  aspiciens ,  transtulit  se  ad  palatium  episcopale.  Et  tune 
ego  recessi.  Sed  super  juramento  praestito  supratacto  et  reliquis  aliis  subse- 
cutis,  tam  domini  decanus  et  capitulum  quam  dominus  Johannes  episcopus 
Atrebatensis,nominepraedictielecti,  petiverunt  hinc  inde  instrumenta.  Eliam 
supradictus  raagister  Amelius ,  magister  civium ,  nomine  civitatis  petiit  in- 
strumenta. 

archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  l'ancienne  ca- 
thédrale de  St-Lambtrt,  n"  100  e(  110 ,  fol.  37  verso. 

XXIX. 

COPIA   LITTERARUM  26    OCTOBRIS    1456    CONCESSARU»  CLERO    DIOECESIS  LEODIENSIS  IN 

JUCUNDO  ADVENTU  DOMINI  NOSTRI   LEODIENSIS. 


Ludovicus  de  Bourbon,  Dei  et  apostolicae sedis  gralia  electus  confirmatus 
Leodiensis,  dilectis  vobis  in  Christo  dominis  decanis  seu  vicedecanis  et  ca- 
pitulis  ecciesiarum  nostrarumcollegiatarum,tam  secundariarum  Leodiensium 

1  In  nota  margini  adscripta  le^jilur  :  »  Dice-      »    mediantibus    quinquaginla  norenis     rheneo- 
»   batur,  quod  dominus  archidiaconus  eam  re-      •   sibus.  • 
•    démit  nomine  el  ad  opus  domini  electi  pro  et 


quam  forensium .  totique  clero  patriae  et  dioecesis  nostrarura  Leodiensium  , 
salutem  in  Domino  sempiternam.  Gratum  subsidium  vobis  pro  supportatione 
gravissimorumonerum  etexpensarum  sumptuosarum ,  quae  et  quas  in  caméra 
apostolica  et  in  adventu  jucundissimae  receptionis  nostrae  ad  ecclesiam  Leo- 
diensem  sustinuimus  gratiose  et  uberrimeper  vos  concessum,  aliaque  mérita 
vestra  nos  inducunt,  ut  vobis  ad  gratiam  reddamur  libérales.  Volentes  itaque 
praemissorum  intuitu  vobis  gratiam  facere  specialem,  jura ,  privilégia  et  con- 
suetudines,  francisiasque,  libertales  et  exempliones  vestras  et  ecciesiarum  ves- 
trarum  praetactarum ,  necnon  reformationes  dudum  per  reverendura  patrem 
dominum  .Tohannem  de  Heynsberch ,  praedecessorem  nostrum,deet  super 
abusibus  tollendis,  de  et  cum  consensu  venerabilis  capituli  nostri  Leodiensis 
éditas  atque  sigiliis  ipsorum  domini  Johannis  et  capituli  rite  sigillatas,  ac  per 
sanctam  sedem  apostolicam  confirmatas ,  volentes  et  pollicentes  vos  et  quem- 
libet  vestrum  in  illis  manutenere  et  conservare ,  necnon  ab  omnibus  et  sin- 
gulis  vexationibus,  oppressionibus  et  molestationibus,  vobis  et  cuilibet  vestrum 
per  quascumque  personas  tam  spiriluales  quam  seculares  de  facto  et  injuste 
ac  contra  ecclesiasticam  libertatem  francisiasque  et  exemptiones  supratactas 
factis  et  illatis,  faciendisve  vel  inferendis,  possetenus  defendere  atque  atten- 
tala  revocari  facere  et  realiter  procurari,  cum  intégra  restitutione  ablatorum, 
concedimus  ,  approbamus  et  confirmamus.  Insuper  tenebimus  vos  immunes, 
ac  defendemus  pro  posse  nostro  ab  omnibus  pensis,  talliis  seu  impositionibus, 
per  quascumque  personas  spiriluales  aut  seculares  concessis  seu  concedendis. 
Item  non  permittemus  per  aliquem  seu  aliquos  in  et  circa  monasteria  ac  eccle- 
sias  nostrarum  patriae  el  dioecesis  Leodiensium  fieri  visitationes,  nisi  juxta  et 
secundum  formani  et  lenorem  stalulorum  synodalium  curiae  nostrae  Leo- 
diensis. Item  volumus  et  mandamus  statuta  synodalia  hujusmodi  et  alia,  una 
cum  modificatione  domini  quondam  Adulphi  episcopi  Leodiensis.  praede- 
cessoris  nostri,  observari,  quodque  illa  partibus  eisdem  pro  defensionibus  ju- 
rium  et  causarum  indigentium  et  petentium  ac  volentium  in  judicio  exhibere 
illorum  originalia  seu  in  et  sub  auctenlica  forma  non  denegentur,  neque 
per  procuratores  fiscales  curiae  nostrae  Leodiensis  aut  alios  quoscumque  ne- 
gentur.  Quod  si  facere  praesumpserint,  corrigantur  et  in  expensis  condem- 
nenlur.  Item  indulgemus  tenore  praesentium  singulis  canonicis  praedictarum 
nostrarum  ecciesiarum  coUegiatarum  forensium  et  de  confraternitate  eccie- 
siarum noslrarum  secundariarum  antedictarum ,  existentibus  praebendatis  et 


422 


ANALECTA  LEODIE?JSIA. 


residentibus ,  simile  privilegium  quod  canooicis  pracbendatis  et  residentibus 
earumdem  secundariarum  ecclesiarum  in  reformationibus  domini  Johannis  de 
Heynsberch  supratactis ,  super  non  deneganlium  absentiam  et  placet  con- 
cesso ,  dempto  et  salvo  quod  sine  causa  légitima  rebelles  contra  nos  nostram- 
quejurisdictionem  et  dominium  ipso  privilegio  hujusmodi  rebellione  durante 
minime  gaudeant^  nec  illud  eis  seu  cuilibet  eorura  sufiFragetur.  Mandantes 
sigilljfero  nostro  et  aliis  praelatis  ,  prout  in  dictis  reformationibus  circa  prae- 
tactum  privilegium  continetur  et  per  praefatum  dominum  Johanncm  praede- 
cessorem  nostrum  mandatum  fuit  et  est.  Item  volumus  et  polliccmur  assistere 
vobis  in  conservatione  turni  seu  collatione  beneBciorura  alternatis  mensibus 
vobis  per  felicis  recordationis  dominum  Eugenium  papam  concessis,  ipsum- 
que  turnum  seu  collationem  defendere  et  manutenere  realiter  et  cum  effectu, 
salva  semper  sanctae  sedis  apostolicae  obedientia.  Item  volumus  et  consenti^ 
mus,  quod  subsidium  nobis  concessum  supratactum  levetur  infra  claustrum 
ecclesiae  nostrae  Sancti  Pétri  Leodiensis ,  prout  consuetum  est,  juxta  valores 
beneficiorum  prout  in  regislro  super  subsidio  domino  Johanni  de  Heynsberch 
praelibato  novissime  concesso  confecto ,  descripti  sunt  atque  verificati ,  salvo 
si  intérim  aliqua  bénéficia  diminuta  fuerint,  in  eo  casu  solvatur  juxta  veros 
valores  eorumdem  beneficiorum  sic  diminutorum;  super  quibus  stabitur  ju- 
ramento  rectorum  ipsorum  beneficiorum.  Item  volumus  et  mandamus,  quod 
rectores  beneficiorum,  quorum  fructus  terapore  solutionisdictisubsidii  fiendae 
fuerint  in  manibus  praelatorum,  non  vexentur  super  solutionem  hujusmodi 
subsidii  de  ipsis  beneficiis ,  sed  solvent  illud  ipsi  praelati  seu  eorum  collée- 
tores  de  fructibus  eorumdem  beneficiorum  in  manibus  sic  existentibus  pro 
t€rmino  et  rata  solutionis  tune  fiendae  compctentibus.  Item  quia  supratactum 
subsidium  ex  \eris  et  intimis  affectione  et  amore,  quos  erga  nos  gessistis  ac 
geritis,  ac  etiam  contemplatione  aiti  sanguinis  nostri  et  non  ex  debito  nobis 
sub  magna  et  plus  solita  taxa ,  videlicet  unius  antiqui  blaffardi  valoris  nummi 
currentis  concessistis,  ideo  volumus,  quod  hujusmodi  taxa  vobis  in  posterum 
non  praejudicet  neque  in  sequentia  trahatur.  In  quorum  testimonium  prae- 
missorum  praesentes  litteras  sigilli  nostri  ad  causas  jussimus  appensione 
commuairi.  Datum  Leodii  sub  anno  a  nativitate  Domini  M»  quadriogente- 
simo  quinquagesimo  sexto ,  mensis  octobris  die  vicesima  sexta. 

Ms.  de  latfibl.  royale,  n»  10808-10953. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


423 


XXX. 

SUPPLIQUE  ADRESSÉE  A  l'ÉYÊQUB  PI  LIÈGE,   LOUIS  DE   BOURBON,   EN   1456,    PAR   WATHIER 
DATHIN  IT  GÉRARD    DE  GORBUX  ,   TANT  POUR  EUX  QUE  POUR  LEURS  COMPLICES. 


Très-hault  et  très-puissant  prince  et  nostre  très-honoré  S*",  monseigneur 
l'esleu  de  Liège,  duc  de  Boulhon ,  conte  de  Looz ,  etc.  Remonstrent  vos  hum- 
bles et  obéissans  Wathier  Dathin  et  Gérard  de  Goreux ,  pour  eux  et  leurs 
complices ,  comment  par  longe  espace  de  temps,  de  vingt-quatre  ans  et  plus  *, 
aulcunsqui  ont  eu  le  gouvernement  en  la  cité  de  Liège,  les  ont  pris  et  usurpé 
leurs  biens  et  héritaiges ,  sans  cause  de  raison ,  ou  jugement  de  loy  ue  de 
droit;  mais  du  tout  à  l'encontre  de  la  loy  de  Liège,  droit  et  franchise;  et 
eux-mesmes,  gouverneurs  de  Liège,  de  longtemps  par  avant  avoient  estes 
ennemis  notoires  ausdits  remonstrans  :  comme  tout  ce  est  bien  à  cognois- 
sance  d'une  grande  partie  des  habitans  de  Liège ,  et  aussi  en  ce  cas  ont  été 
acteurs,  produiseurs  et  jugeurs,  et  grande  partie  des  biens  convertis  en  leur 
prouffit ,  qui  est  choese  très-dure  d'estre  traictiè ,  tesmoigné  et  jugé  par  ses 
ennemis  notoires.  Et  jaçois  que  lesdits  remonstrans  toujours  ayent  offert  et 
offrent  de  sleir  en  droit  pardevant  très-excellent ,  très-hault  et  très-puissant 
prince,  monseigneur  le  duc  de  Bourgongne  et  de  Braibant,  etc.,  et  parde- 
vant son  vénérable  conseil,  ou  pardevant  quelconcque  justiece  que  leurs 
adversaires  leur  vouldroient  poursuyre ,  et  mesme  qu'ilz  eussiont  offert  dix 
ou  douze  des  plus  principaux  d'eux  d  enlrer  en  ferme  en  la  bonne  ville  de 
Huy  ou  d  aultre  bonne  ville  du  pais  de  Liège,  par  ainsi  que  leurs  adversaires 
y  entrassent  pareillement ,  et  par  condition  que  bonne  information  se  fisse  par 
aulcuns  dépulès  de  part  révérend  père  en  Dieu,  monseigneur  Jehan  de  Heyns- 
bergh ,  pour  lors  prince  et  signeur  du  pais  ou  par  aultres  bonnes  gens  de  la 
cité,  sans  suspection  ,  et  qui  eust  esté  trouvé  mauvais  pour  en  recevoir  sa  pu- 
nition selon  son  démérit.  Laquelle  choese  leur  fut  signifié,  et  point  n'y  vou- 

'  Ce  qui  montre  que  cette  supplique  a  <lù  ^Ire  adressée  en  1456ou  \io7 . 


424 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


41 


o 


« 


lurent  entendre,  ains  se  sont  toiisjours  fortifié  pour  eux  lesdits  remonstrans 
perpétuelement  destruyre,  journclement  prendant  et  usurpant  leurs  biens 
(coninoe  dit  est),  qui  est  del  tout  à  Teucontre  de  l'entrée  de  leur  prince  et 
aussi  des  sérimens  des  eschevins  de  Lié[je,  qui  sont  wardans  et  jugeurs  de  la 
loy  de  Liég;e,  et  aussi  à  l'encontre  des  sérimens  qu'eux-mesnaes  ont  faict  à  la 
réception  de  la  maistrise  de  Liège ,  et  de  tous  ceux  qui  ont  porté  et  portent 
office  et  gouvernement  de  la  cité.  Et  tout  ce  veulent  lesdits  remonstrans 
deutement  faire  apparoir,  et  par  ainsi  ce  qu'ils  font  et  ont  faict  est  à  rece- 
voir devant  tous  bons  juges,  et  par  les  raisons  qui  s'ensuyvent  : 

Premirement,  maintienent  lesdits  remonstans  que  selon  la  loy  de  Liège, 
que  les  eschevins  salvent  et  wardent,  que  nul  (ne  par  nul  cas  (luelconcque) 
ne  peut  forfaire  ses  biens,  et  fust  la  persone  pris  et  jugé  à  mort  par  vilain 
cas,  comme  il  appert  évidemment  par  plusieurs  jugemens  faicts  et  rendus 
par  lesdits  eschevins  de  Liège ,  comme  chieff  de  la  loy  et  aussi  par  continuele 
usance.  Car  oncques  plus  ne  fut  veu  que  nul  perdistses  biens  par  nul  excès  : 
ne  que  ceulx  de  la  cité  demandassent,  ne  caiangassent  nuls  biens.  Ainsi  appert 
que  ce  qu'ils  en  font  est  du  tout  à  l'encontre  de  la  loy  de  Liège,  et  est  chose 
de  force  et  de  volunté.  Et  de  ce  se  rapportent  à  un  bon  jugement  desdits 
eschevins  de  Liège. 

Secondement,  maintienent  lesdits  remonstrans,  que  selon  l'ordonnance  de 
la  paix  de  Fexhe  qui  est  promise  à  tenir  et  warder  par  le  prince  du  pays ,  les 
vénérables  seigneurs  de  la  grande  église  de  Liège  par  les  eschevins ,  maistres 
et  conseil  de  la  cité,  est  tele  et  de  tele  condition ,  faisant  expresse  mention  que 
tout  homme  doit  estre  mené  par  droit  et  par  loy ,  et  de  ce  se  rapportent  à 
l'ordonnance  de  ladite  paix  de  Fexhe. 

Tiercement,  maintienent  lesdits  remonstrans  que  selon  loy,  droit  et  jus- 
tice, nul  ne  doit  estre  condamné  de  corps  ne  de  biens,  sans  qu'il  y  soit  huchiés 
et  appelles ,  pour  avoir  ses  débats  et  allègances  et  contremonstrances ,  se  avoir 
le  veult  :  lesquelles  choeses  point  ne  leurs  est  advenu.  Par  ainsi  appert  évi- 
denment  que  ce  que  faict ,  est  à  reprouveir  et  rejecter  :  de  ce  soy  raportent 
à  tous  bons  juges. 

Quartement,  pour  justement  approuver  le  premier  article  touchant  les  biens 
desdits  remonstrans ,  il  est  vérité  que  depuis  l'espace  de  cinq  ou  de  six  ans , 
un  appelle  Witheame  de  Laveur  at  esté  prins  et  traicté  par  les  eschevins  de 
Liège  à  mort ,  comme  de  vilain  cas,  à  sçavoir  de  meurdre,  et  justicié  comme 


murdreur.  Lequel ,  après  jugement  et  avant  exécution  de  justice  faicte  de  son 
corps ,  fist  et  ordonnât  son  testament  de  ses  biens.  Lequel  testament  deute- 
ment at  esté  approuveit  et  confirmé  par  loy ,  par  lesdits  eschevins  de  Liège. 
Et  en  partie  de  sesdits  héritaiges,  at  laissé  et  almoneit  à  aulcun  sien  proisme 
qui  pour  le  présent  at  gouvernement  en  la  cité .  sans  ce  que  par  monseig»"  de 
Liège  ou  par  ceux  de  ladile  cité  aiet  esté  opposé  à  l'encontre.  Par  ainsi  ap- 
pert ledit  article  premier  eslre  véritable. 

Quintement.  remonstrent  lesdits  Wathier  et  Gérard,  que  naguers,  à  sçavoir 
eu  fin  de  l'an  56*,  un  appelle  le  joene  Jean  de  Bernalmont  at  esté  pris  et  jugié 
par  lesdits  eschevins  de  Liège  pour  vilain  cas,  et  pour  son  démèrit  justicié  et 
mis  à  mort.  Lequel  aussi,  après  jugement  rendu  et  avant  l'exécution  de  jus- 
lice,  fist  son  testament  de  ses  biens  et  héritaiges,  qui  est  choese  notoire.  Par 
ainsi  appert  semblablement  le  susdit  article  estre  vrave. 

Sextemenl,  remonstrent  les  devantdits  remonstrans  que  leurs  biens  n'ont 
[>oint  estes  prins  ne  usurpées  de  part  monseign^,  Johan  de  Hynsbergh  ,  pour 
lors  prince  et  seigneur  du  pais,  ne  par  ses  officiers  quelconcques  en  nulle  ma- 
nière ,  mais  par  les  mains  de  leurs  adversaires. 

Supplient  pour  ce  très-humblement  vos  humbles  et  obéissants,  comme  à 
leur  prince  spirituel  et  temporel,  que,  pour  lamour  de  Dieu,  en  pitié  et  en 
faveur  de  droict  et  de  justice,  que  de  vostre  bénigne  grâce  puissent  estre  ré- 
fectionès  de  droit,  de  loy  et  de  justice,  et  qu'ils  puissent  jouyr  de  leurs  biens 
en  vostre  pais,  comme  loy  et  raison  le  veut.  Et  en  ce  faisant,  ferés  œuvre  de 
Dieu  et  aulniosne,  et  ils,  lesdits  remonstrans.  prieront  à  Dieu  pour  vous  et  pour 
vostre  très-noble  génération,  qui  vous  veuille  maintenir  victorieusement. 

Au  bas  est  écrit  :  Xhenceval  at  l'originel. 


Bibl.  royale  de  Bruxelles,  n»  145G5;  MS.  de  IFachtetulomk. 


'  Ou  en  14o5. 


54 


426 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


AjNALECTA  LEODIENSIA. 


427 


XXXI. 


TESTAMENT    DE    WATHIER    DATIN  ,     10    AOUT     14o6. 


En  nom  de  Dieu.  Amen.  Je  Wouler  Datin  .  en  mes  bons  sens,  mémoire  et 
parfaict  entendement,  Dieu  merci,  faicl  et  ordonne  mon  testament  et  ma 
dernière  volunlé  en  la  forme  et  manière  que  s'ensuyt  : 

Premièrement,  recommande  mon  âme  en  la  garde  de  la  Irès-saincte  Trinité 
et  de  la  glorieuse  vierge  Marie  et  de  toute  la  court  de  paradis. 

Et  après,  veu  et  ordonne  que  mes  exèques  soyent  faictes  sans  pompes,  mes 
debtes  payées,  mes  tort  faicts  ,  rendus  et  restitués  ,  s'aulcuns  trouvés  estoient 
ou  apparoir  pouroient;  et  ce  selon  forme  de  nostre  mère  saincte  église ,  et  des 
plus  apparans  de  tous  mes  biens  que  je  laisseray  et  relinqueray. 

Item,  j'esly  sépulture  de  mon  corps  en  la  chapelle  que  j'ay  arenté  en  l'é- 
glise S*-Pière,  à  Louvain. 

îtem ,  je  laisse  pour  Dieu  et  en  pure  aulmosne,  az  seigneurs  et  chapelains 
de  ladite  église,  un  muyd  de  bleid  héritable,  par  ainsi  que  les  chapelens  de 
ladite  église  seront  tenus  perpétuellement  chacun  an ,  au  propre  jour  de  mon 
obit ,  de  faire  mon  aniversaire ,  et  de  célébrer  une  haulte  messe  en  maditc 
chapelle  et  de  prier  Dieu  pour  les  âmes  de  moy .  de  mes  père  et  mère ,  de 
nos  proismes  amis  et  bienfaicteurs.  Et  là  ce  ne  feront ,  je  laisse  ledit  muyd 
de  bleid  au  sainct  Esprit  diidit  Louvain ,  pour  cuyre  du  pain  qu'on  deverat 
distribuer  le  mesme  jour  de  mon  obit.  pour  l'amour  de  Dieu ,  aux  pauvres. 

Item ,  je  laisse  pour  Dieu,  et  en  pure  aulmosne,  à  la  fabricque  et  à  ladite 
église  S*-Pière,  la  moitié  de  cent  coronnes,  tels  que  furent  données  en 
mariage  avec  damoiselle  Catherine  de  Rotselair,  ma  femme,  dont  lettres  ap- 
parent; et  l'aullre  moitié  je  laisse  à  l'église  S»-!Martin  dudit  Louvain,  voir  en 
tel'  manière  et  par  ainsi ,  que  si  dame  Jehenne,  ma  fille,  de  Rotselair  n'au- 
roit  hoir  de  léal  mariage ,  venant  à  parfaict  eage  de  quinze  ans  ^  que  cesdites 
coronnes,  après  décès  de  sa  mère ,  d'elle  et  de  son  marit ,  retournent  et  par- 
viennent héritaiblement  ausdites  églises  et  fabriques  S*-Pière  et  S*-Martin , 
ainsi  que  dit  est  icy-deseur. 


Item,  je  laisse  encor  à  ladite  église  et  fabrique  S*-Pière,  siex  cent  coronnes 
de  France ,  et  az  frères  de  l'église  dudit  S^-Martin  de  Louvain ,  siex  cent 
semblables  coronnes,  que  me  doibvent  eschoir  et  eschéront  après  décès  de 
dame  Agnès,  ma  fille,  veuffve  de  feu  raessire  Jehan  de  Soye,  chevalier, 
dont  lettres  appèrent  faisantes  mention ,  là  lesdites  douze  cent  coronnes  ne 
seroyent  payées  l'année  après  que  madite  fille  serat  trespassée ,  qu'on  peut 
mettre  les  mains  à  la  terre  et  à  tous  les  biens  de  Soye  et  des  appartenances. 

Item,  je  laisse  encore  à  ladite  église  S^-Pière  quarante  ryders,  une  fois  à 
payer,  pour  acquérir  deux  ryders  deseurdits,  et  ce  pour  faire,  après  mon 
décès,  oultre  l'aniversare  deseurdit,  tous  les  ans  et  d'an  en  an  perpétuelement 
mes  aniversaires  en  le  cheur  et  chanceal  de  ladite  église,  au  mesme  jour  de 
mon  obit,  par  ainsi  que  les  chanoines  de  ladite  église,  qui  ausdits  anniver- 
saires faire  seront  présens,  ayent,  à  sçavoir  un  chacun  d'eulx,  un  stuyver,  et 
les  chapelains  de  ladite  église  aussi  qui  à  ce  présens  seront ,  chacun  demy 
stuyver ,  et  ce  pour  priei*  pour  mon  âme  et  les  âmes  de  tous  mesdits  proismes 
et  amis. 

Item,  je  laisse  encor  pour  Dieu  et  en  pure  aulmosne,  à  ladite  église 
S*-Pière  et  auxdits  frères  de  S*-Martin  ,  deux  cent  vielles  coronnes  héritables, 
que  j'ay  acquis  à  damoiseau  de  Wesemale ,  dont  lettres  apparent,  et  des- 
quelles Johan  Datin.  mon  fils,  est  en  vesturie.  Si  me  plaist  et  veu  qu'il  les 
rapport  sus  et  tout  son  droit  qu'il  y  at,  et  en  face  après  ceulx  desdits  S*-Piére 
et  S*-Martin  tout  ce  qu'il  en  pourrat  faire.  Voir  en  le  bien  entendu  et  pourveu, 
que  je  ne  veu  point  que  mes  aultres  biens  meubles  ny  héritaiges  soyent  de 
rien  tenus  de  les  faire  bon.  Et  par  ainsi  que  lesdits  chanoines  de  S^-Pière ,  par 
vertu  des  laisses  *  par  moy  à  eux  faictes ,  soyent  tenus  de  faire  et  fonder  un 
aultel  en  ladite  église  S*-Pierre,  à  l'honneur  du  S^-Esprit,  par  et  en  telle  ma- 
nière que  à  celluy  aultel  quotidiement  et  chacun  jour,  sans  déport  ou  dilav 
oui,  ils  seront  tenus,  à  leurs  costes  et  despens,  de  faire  dire  une  messe  en 
rémission  de  mes  péchés  et  pour  prier  pour  mon  âme  et  pour  les  âmes  de 
tous  mes  proismes  et  bienfaicteurs.  Et  pareillement,  veux  que  lesdits  frères 
de  Sainct  Martin  soyent  tenus  de  faire  et  fonder  par  vertu  des  laisses ,  que 
laissé  leur  ay  un  aultel  en  l'honneur  de  Nostre-Dame  la  glorieuse  vierge  Marie, 
mère  de  Dieu ,  en  leurdite  église ,  et  de  dire  et  célébrer  perpétuelement  cha- 

*  Lai  lies ,  legs ,  relie  la. 


428 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


cun  jour  une  messe  pour  prier  pour  les  âmes  Williaume  Datin,  mon  père, 
de  ma  mère,  déviés,  et  de  tous  mes  proismes,  amis  et  bienfaicteurs.  Condi- 
tion es  laisses  ausdits  de  S^-I'ière  et  de  S»-Marliii  adjousté ,  en  cas  là  ils  ue 
fonderoient  les  aultels  en  leursdits  églises,  et  qu'ils  ne  diroient  les  messes  à 
la  manière  que  ordonné  sont,  que  lesdits  deux  cent  coronnes  héritables , 
parvenissent  à  la  table  du  S^-Esprit  dudit  Louvain. 

Item,  je  laisse  pour  Dieu  et  en  pure  aulmosne,  à  l'éjjlise  de  Fetinne  enprès 
la  Boverie,  deleis  Liéjje  ,  deux  muyds  de  spelte  hérilauble  que  Colchon,  filz 
Johan  Colchon  d'Angleur,  soloit  payer;  pour  laquelle  dite  laisse  le  vestit  de 
ladite  église,  quicoucque  le  serat  pour  le  temps  ,  sera  tenu  à  propre  jour  que 
Irépasseray  ,  de  faire  chacun  an  mon  aniversaire,  et  de  prier  pour  les  âmes  de 
Piron  le  Robeur  et  de  damoiselle  Helewy  sa  feme  ,  de  moy  et  pour  tous  Ames 
de  nos  amis ,  proismes  et  bienfaicteurs. 

Ilem  ,  je  laisse  pour  Dieu  et  en  pure  aulmosne,  Johan  Datin  mon  filz  ,  ma 
terre,  signorie  de  Jehaing,  avec  tous  les  cens  ,  rentes,  chapons,  vivier,  preis  et 
terres,  que  je  tien  en  fiefiF  de  monseig^  de  Liège,  ainsi  que  les  lettres  sur  ce 
faictes  comprendent. 

Item,  je  laisse  encor  audit  Johan  mon  fils,  ma  terre  de  Bossuyt,  gisante 
delez  ledit  Jehaing,  avec  les  cens  et  rentes  et  les  appartenances. 

Item,  je  laisse  encor  le  fiefiF  del  verge  S*-Lambert ,  qui  vault  environ  soixante- 
quatre  muyds  de  spcaulte  héritaubles,  dont  lettres  apparent. 

Item  ,  je  laisse  encor  audit  Johan  ,  toutes  les  hérilaubletés  que  je  tenoye 
avec  damoiselle  Maroye  sa  mère,  réservé  et  excepté  les  maisons  et  les  cens 
que  s'ensuyvent  :  à  sçavoir  première,  ma  maison  stissante  en  Chandelistrée, 
où  je  soulois  demourer ,  laquelle  je  laisse  à  dame  Agnès  de  Soye,  veuflFve  de 
jadit  messire  Jehan  de  Soye ,  chevalier. 

Item,  encor  à  elle-mesme,  la  maison  qui  fut  messire  W'ilhaumeGila  jadit, 
séante  à  S*-Servais  ,  et  ma  maison  sieze  à  S*-Sé vérin ,  et  aussi  ma  maison  qu'on 
dist /a  coppe  d*or,  stissante  devant  la  maison  qui  fut  Bareit  Surlet  •  et  tous 
les  cens  et  rentes  que  j'ay  dedens  la  franchise  de  Liège. 

Item  ,  je  laisse  audit  Jehan  mon  fils  ,  toutes  mes  parçons  de  mes  houilliers 
teles  que  je  lesay,  et  tous  les  cens  ,  terraiges  etouvraiges  et  les  appartenances  ; 
par  ainsi  qu'il  peust  redemander,  s'il  luy  plaist,  tous  les  arriérages,  qui  en 
ont  estes  prins  et  levés. 

Item,  je  laisse  encor  audit  Johan,  quatre-vingt  muyds  de  spelte  héritau- 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


4^9 


blés,  qui  me  sont  escheus  de  pari  damoiselle  Yde  de  Flemale ,  ma  sœur  jadit. 

Item ,  je  laisse  encor  audit  Johan ,  vingt  muyds  de  bleid  héritaubles,  gi- 
santz  à  Sayves  delez  Liège,  que  Drommar  de  Saives  souloit  payer. 

Item,  je  laisse  encor  audit  Johan,  vingt  escus  et  quarante-deux  chapons 
héritaubles,  que  jay  acquis  à  signeur  de  Furnemont,  chevalier,  et  vingt  ry- 
ders  héritaubles  que  j'ay  acquis  à  Wathieu  de  Lynsimeau  natureit,  comme 
lettres  de  ces  deux  derniers  laisses  apparent. 

Item ,  laisse  encore  audit  Johan,  la  moitié  de  toultes  les  pensions  qui  se- 
ront trouvés  après  mon  décès  ;  voir  que  je  veu  qu'il  en  soit  acquis  héritaige 
raisonable. 

Item  ,  je  laisse  encor  audit  Johan  ,  deux  milles  lions  d  or  une  fois  à  payer, 
par  ainsi  qu'il  en  soit  acquis  héritaige  raisonable. 

Item,  luy  laisse  encor  les  cinquante-deux  bonniers  de  terre  que  j'ay  acquis 
aux  enifans  deGrevenboven  ,  pour  avoir  après  décès  de  damoiselle  Catherine 
de  Rotselair,  ma  feme,  que  sus  at  esté  et  est  douwée. 

Item ,  je  laisse  à  la  tantost  nommée  damoiselle  Catherine,  madite  femme, 
pour  ens  avoir  sa  vicarie  tant  seulement  les  quattres  ryders  héritaubles  que 
doibt  Johan  de  Pont  de  Halley ,  comme  lettres  apparent  ;  et  en  telle  manière, 
qu'après  trespas  et  décès  d'elle  madite  femme,  icieux  dits  quatre  ryders  hé- 
ritables retourneront  à  mondit  fils  Johan.  Et  veu  que  sur  tous  mes  biens 
meubles  et  héritage,  présens  et  advenir,  elle  ne  puisse  plus  rien  sus  avoir  ne 
demander  en  manière  nulle,  et  l'en  prive  et  l'oste  présentement  pour  adonc. 

Item,  je  laisse  pour  Dieu  et  en  aulmosne,  à  Gérard  de  Crehain,  gendre  en 
damoiselle  Agnès  ma  cousine ,  fille  de  feu  messire  Johan  del'  Thour ,  cheva- 
lier ,  ma  maison  où  je  demeure ,  qui  est  stessante  derier  l'hostel  du  Sauvaige 
homme  à  Louvain ,  et  qui  jà  fut  Wilhaume  Van  Haren,  avec  les  licts  ,  sarges  , 
lincieul,  cossins,  decips ,  de  scapnes,  pots,  pailes,  fastroux,  tables,  bancqs, 
tessons  et  tout  aultres  stenys  d'ostel;  réservé  en  ce  juweaux  d'or  et  d'argent , 
inonoyé  et  non  monoyé,  pieres  ou  trilx  et  semblables  juweaux,  qu'en  sont 
fours  exceptés  et  exclus.  Laquelle  dite  maison,  avec  ses  appendices  et  appar- 
tenances, à  luy  ainsi  laissée.,  doibl  et  rend  par  an  à  la  susdite  église  de 
S*-Pière  siex  florins  de  Rhin  et  seize  aidans. 

Item  ,  laisse  encor  audit  Gérard,  la  maison  qui  stat  droit  devant,  à  toutes 
ses  appendices  et  appertenances ,  et  la  maison  petite  joindant  aux  deux  mai- 
sons susdite,  en  laquelle  dite  petite  maison  Art,  dit  Vandendaele ,  soloit  de- 


I 


430 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


431 


1 
1 


i 


i 


5i 


mourer.  Et  doibt  la  maison  qui  est  stisiiute  devant  madite  aiai&ou  chacun  au , 
aux  Blanches  Dames  ^ ,  deux  cliapons  et  une  placke. 

Item  ,  je  laisse  encor  audit  Gérard  ,  ma  signorie  de  JenefFe  ,  cens,  rentes  et 
chapons  à  icelle  appartenante,  que  je  liens  en  fieff  de  monseig»^  de  Liéjje , 
comme  appert  par  lettres  sur  ce  faictes.  Et  est  à  sçavoir  que  mon  intention 
et  expresse  volonté  est  telle ,  que  ce  que  j'ay  laissé  à  Johan  moiidit  Hls  soit 
telemeni  condit,  vue  et  ordonné,  veux  et  moi  plaist,  que  s'il  n'avenoit  hoir 
légitime  parvenant  à  j)arfaicte  eage  de  quinze  ans ,  qu'il  voisl  el  retourne  à 
Gérard  de  Crehain,  mondit  cousin.  El  aussi  semblablement  et  pareillement, 
se  il  Gérard  ,  trespasse  sans  avoir  hoir  légitime,  audit  [>arfaict  eage  de  quinze 
ans,  que  les  biens  que  laissés  luy  ay ,  ne  mesme  s'il  luy  esloil  escheu  de  Johan 
mondit  filz  ,  aulcuns  biens,  qu'il  ne  les  puisse  vendre  ny  engaiger ,  s'il  n'avoil 
hoir  légitime  parvenant  audit  parfaict  eage  de  quinze  ans.  Et  s'il  advenoil 
qu'ils  Johan  et  Gérard  trespassent  sans  avoir  hoir  tel  que  dit  esl ,  que  ces  laisses 
râlassent  à  mes  plus  proismes  de  mon  costé,  adonc  trouvé,  de  l'évesché  de 
Liège  ou  de  la  conté  de  Looz ,  et  nient  altre  part. 

Item,  je  laisse  pour  Dieu  et  en  aulniosne,  à  dame  Agnès  ma  fille,  veufve 
de  messire  Johan  de  Soye ,  chevalier  jadil ,  cent  chevaulcheurs  une  fois  à 
payer,  par  ainsi  qu  elle  soit  tenue  de  prier  pour  mon  âme. 

Item,  je  laisse  à  AVilhaume  Dalin,  mon  fils,  chanoine  de  S'-Johan  Évangé- 
liste,  quarante-sept  muyds  de  spelte  de  pension,  que  j'ay  acquis  à  sa  vie  au 
signeurs  de  Malmédie,  sur  la  terre,  haulteur  et  signorie  de  Malmédie,  Irés- 
cens ,  cens ,  rentes,  eauwes  de  Sclassin  ,  dont  lettres  apparent. 

Item  ,  je  laisse  audit  Wilhaume,  toutes  les  maisons,  cens ,  rentes  ,  que  j  ay 
à  Montegnée,  dont  il  en  est  environ  de  quattre-vingt  muyds  de  spelte,  voir 
par  telle  condition  que  ledit  Wilhaume  et  Jean,  mes  deux  fils,  soyent  tenus 
d'assigner  à  l'église  et  aux  pauvres  de  Montegnée ,  sept  muyds  de  spelte  hé- 
ritaubles,  à  sçavoir  :  cincque  muyds  ausdits  pauvres  et  deux  muyds  à  ladite 
église,  pour  faire  les  aniversaires  Wilhaume  Datin,  mon  père,  damoiselle 
Agnès,  ma  mère,  damoiselle  Maroie,  ma  première  femme  déviée,  et  tous 
nous  amis,  et  pour  prier  pour  noz  âmes.  Et  tout  cens  ces  lasses,  audit  Wil- 
haume mon  fils  laissés ,  je  veux  que  il  les  tiegne  sa  vie  durante  tant  seulement 
et  que  après  son   décès  ,  retournent  et  partiennent  héritablement  à  susdit 

'  Nom  d*un  couvent  de  i'emmes  à  Louvain. 


Jehan,  mon  fils,  et  après  luy,  à  ses  hoirs  légitimes  adont  trouvés  en  vie. 

Item ,  je  laisse  à  Arnoldus  Kyp ,  mon  bon  ami ,  clerc  secrétaire  de  la  bonne 
ville  de  Louvain ,  cent  ryders  une  fois  à  payer  par  condition  telle  qu'il  soit 
tenu  de  mes  légataires  ayder,  conseiller  et  advancer,  si  avant  qu'ils  auront 
droit  et  ainsi  que  j'ay  la  parfaite  fiance. 

Item,  je  laisse  à  Henri  Masscuereit,  mon  varlet,  quarante  escus  Guilhel- 
mus  une  fois  à  payer. 

Item  ,  je  laisse  à  Henri  Martin,  mon  serviteur,  diex  escus  Guilhelraus  une 
fois  à  payer. 

Item  ,  je  laisse  pour  Dieu  et  en  pure  aulmone  à  Wilckin  ,  mon  fils  naturel, 
mille  florins  de  Rins  une  fois  à  payer,  du  plus  appareillé  bien ,  or  et  argent  que 
j'ay.  Lesquels  dits  mille  florins  doibvent  estre  rais  à  la  change  de  Louvain , 
pour  achapter  et  acquérir  rentes  héritaubles  ,  ou  pensions  ,  que  doibvent 
estre  mis  en  avant  à  plus  grand  proufit  de  l'enfant.  Et  veu  que  ledit  enfant 
soit  gouverné  par  conseil ,  Jehan  mondit  fils ,  Gérard ,  mon  cousin  et  ledit 
Arnoldus  Kyp;  condition  en  ce  adjousté,  que  il  Wilkin,  ne  les  peult  vendre, 
engagier  ne  aliéner.  Et  aussi  s'il  trespasse  sans  avoir  hoir  de  léal  mariage,  ve- 
nant à  parfaicte  eage  de  quinse  ans,  ou  qu'il  ne  fut  ordonné  à  l'église,  que 
Icsdits  biens  à  luy  laissés  retourneront  par  moitié  à  Johan  mondit  fils,  s'il 
estoit  en  vie,  ou  à  ses  hoirs,  si  trespasse  esloit  ,  et  l'autre  moitié,  audit  Gé- 
rard ou  à  ses  hoirs,  si  trespasse  estoit. 

Item,  je  laisse  à  Lisbette  ,  sa  mère,  cent  ryders  une  fois  à  payer,  pour 
acquérir  pension  ou  héritage  que  mieux  lui  plairat ,  voir  par  telle  condition 
qu'elle  se  tiegne  honestement:  et  là  ce  ne  ferat,  je  le  prive  dès  maintenant 
pour  adoncque,  et  veux  qu'il  retournent  et  parviennent  audit  Wilkin,  mon 
fils  naturel ,  en  la  manière  et  sur  condition  devant  escripte. 

Item  ,  je  laisse  pour  Dieu  et  en  aulmosne,  à  Wouterken  ,  fils  naturel  Jean 
mon  fils,  engendré  ledit  Wouterken  en  Marie  Bandt,  trente-deux  chevaul- 
cheurs de  pension  ,  sa  vie  durante ,  et  veu  que  Jehan ,  sondit  père ,  soit  tenus 
de  les  assigner  suffissamment  sur  les  mesmes  biens,  et  ce  que  laissé  luy  ay, 
anchois  et  avant  qu'il  met  les  mains  à  aulcuns  de  mes  biens  ;  par  manière 
telle  que  je  veu  que  il ,  Wouterken ,  ne  les  puisse  vendre  ,  aliéner  ne  engaiger 
en  manière  nulle,  ains  veu  et  me  plaist  qu'il  soyent  gouvernés  et  mis  à  proufit 
de  l'enfant,  à  la  change  de  Louvain.  Et  là  ledit  Wouterken  ce  ne  voudroit 
souffrir  ne  consentir  ,  dont  le  privé-je  de  laisse.  Et  aussi  je  veu ,  s'ainsi  estoit 


432 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


433 


qu'il  Johan  ne  faisoit  audit  Wouterken  ,  sa  donnée  asseuré .  qu'il  soil  privé, 
et  le  prive  de  ce  que  laissé  luy  ay. 

Item ,  je  laisse  au  susdit  Gérard  de  Crehain .  la  moitié  de  toutes  pensions 
que  seront  trouvés  après  mou  décès  ;  voir  que  je  veu  qu  il  en  soit  acquis  hé- 
ritaige  raisonable. 

Item  Je  laisse  encor  au  dessusdits  Johan  Datin  et  Gérard  de  Crehain  .  vingt- 
six  hanaps  d'argent,  pesant  chacun  hanap  une  marck,  et  treize  hanaps  d'argent  ^ 
chacun  pesant  deux  marcks,  et  un  juweal  doré  appelle  une  fonteine,  pesant 
environ  dix-sept  marcks,  et  encor  avec  ce  certaines  coppes  d'argent,  goddés 
et  dragenes,  pesant  treize  marcks;  sur  telle  condition  que  de  l'or  et  de  l'ar- 
gent et  de  juueauK  que  leur  ay  laissé,  il  en  soit  achapté  de  la  héritableté, 
que  ilz  deveront  tenir  leur  vie  durante  tant  seulement.  8e  donc  navoient  hoir 
légitime  venant  à  Teage  de  quinze  ans,  et  si  hoir  navoient,  comme  dit  est , 
que  donc  icieulx  dits  héritabletés  retournassent  et  parvinssent  après  leurs 
décès  à  mes  plus  proches  hoirs  masie  légitime  du  pays  de  Liège  ou  de  Looz , 
qui  adonc  seront  trouvés  en  vie.  Et  s'il  advenoit  que  Johan  Datin ,  mondit 
tils,  trespassat  santrelinquer  et  avoir  tel  hoir,  que  ce  que  duditor  etjuweaulx 
luy  ay  laissé,  retourne  audit  Gérard,  mon  cousin.  Et  s'il  Gérard  trespassoit 
sans  tel  hoir  avoir,  doncque  veuille  qu'il  retourne  à  mesdits  plus  prochaiu 
proisme  du  pays  de  Liège ,  ou  conté  de  Looz. 

Item ,  je  laisse  pour  Dieu  et  en  pure  aulmosne  aux  églises  et  fabriques  de 
S*-Piére  et  de  S*-Martin  à  Louvain  ,  aux  églises  et  frères  de  Bethléem  emprès 
dudit  Louvain ,  aux  Carmélites.  Prêcheurs ,  Mineure  et  Augustins,  et  aux  églises 
aussi  de  Saincte  Catherine  et  de  S**^-Barbe ,  et  chacun  d'eux  ,  pour  sa  rate  et 
portion,  comme  il  s'ensuyt  héritablement ,  qu'est  et  sera  acquis  des  quatre 
mille  florins  de  Rin  ,  convenanches  en  mariage  de  ma  hlle  de  Uolselair,  voir 
là  elle  ne  laisseroit  hoir  légitime  parvenant  à  eage  de  quinze  ans ,  ainsi  que  les 
convens  dudit  mariage  font  mention.  Et,  en  cas  iadit  héritablement  ne  scroit 
acquis,  si  veux  et  me  plaist  que  lesdites  églises  et  fabriques  S*-Piere  et 
S^-Martin  ayant  et  chacun  d'eulx,  deux  mille  florins  de  Hin  une  fois  à  payer  : 
ceulx  dudit  Bethléem ,  cincque  cent  florins  de  Hin  une  fois  à  payer  ;  les  Car- 
mélites aussi  cincque  cent  florins  de  Rin  une  fois  à  payer  ,  les  Prêcheurs  , 
deux  cent  florins  de  Rin  une  fois  à  payer;  les  Mineurs  deux  cent  florins  de 
Rin  une  fois  à  payer;  les  Augustins  deux  cent  florins  de  Rin  une  fois  à  payer; 
celles  de  S*«- Catherine  et  de  S**^- Barbe  ,  chacune  desdites  églises  deux  cent 


florins  de  Rin ,  pareillement  une  fois  à  payer.  Et  pour  de  tous  cesdits  florins 
de  Rin ,  à  acquérir  et  achapter  de  la  héritableté ,  et  pour  prier  pour  les  âmes 
de  moy ,  de  mon  père,  de  ma  mère,  de  tous  nos  proismes  ,  amis  et  bienfaic- 
teurs.  Et  tout  le  surplus  que  trouvé  serat  de  touttes  mes  debtes  et  de  tous  mes 
biens  meubles  et  héritaiges,  grands  et  petis  ,  je  laisse  ens  mains  de  dame 
Agnès,  ma  fille ,  de  Soye ,  de  Johan  Datin ,  mon  fils,  et  de  Gérard  de  Crehain, 
mon  cousin ,  et  pour  faire  prier  pour  mon  âme ,  les  âmes  de  mon  père,  de  ma 
mère  ,  et  de  tous  nos  amis  proismes  et  bienfaicteurs.  Et  par  cestuy  mon  pré- 
sent testament  et  volunté  dernière ,  je  rappelle  et  révocque  tous  aultres  testa- 
ments et  ordonances  par  moy  cy-devant  faicts.  Et  veux  si  aulcune  ordonance 
après  ceste  trouvée  estoit  de  ma  propre  main  escripte,  qu'elle  soit  de  valleur 
et  de  vertu.  Et  si  retien  en  moy  plaine  puissance  et  auctorité  de  ceste  pièce 
à  corriger ,  remédier  et  réformer ,  en  partie  ou  en  tout ,  ainsi  que  mieux  me 
plairat,  toutte  fois  et  quante  fois  que  besoigne  serat  et  que  faire  le  vouidray. 

Et  veux  aussi  que  mes  exécuteurs  et  les  aultres,  à  qui  j'ay  ordonné,  ayent 
cestuy  présent  testament  ou  volunté  dernière  pour  ferme  et  de  valeur,  qu'ils 
l'entretiennent  et  accomplissent ,  si  avant  qu'en  eulx  est  et  sera  ;  et  que  par 
ainsi  un  chacun  luy  suffit  et  soy  contienne  pour  content  de  ce  que  laissé ,  or- 
donné et  aulmosne  luy  ay.  Et  si  aulcun  d'eulx  estoit  rebelle  et  contrariant, 
dont  le  privé-je  et  luy  oste  ce  que  laissé  luy  ay ,  et  que  sa  laisse  parvienne  à 
ceulx  qui  ceste  ordonnance  tiendront  pour  bon  et  de  valeur. 

Et  veu  aussi  par  teneure  de  ceste  ,  et  est  mon  intention ,  que  ceux  ou  celluy 
qui,  par  lettres  équivables  de  Louvain,  trouvés  seront  adjugés  par  beléez  à 
mes  biens ,  qu'ils  fassent  entretenir  et  accomplissent  mondit  testament  et  der- 
nière volunté  après  mon  trespas,  et  que  plus  avant  ne  aultrement  desdits  be- 
léez ne  se  puissent  ayder  ne  ovrer  en  manière  nulle  :  pourveu  en  ce ,  si  ce 
que  dit  est  fusse  trouvé  pour  non  testament  vaillable ,  que  non  contrestant 
ceste  ordonnance,  ainsi  qu'elle  soy  contient  de  mol  à  mot,  soit  exécuté  par 
vertu  desdites  lettres  esquivables  de  Louvain ,  en  la  meilleur  forme  que  faire 
se  pourat  par  loy. 

Et  pour  lequel  mondit  testament  à  exécuter  et  accomplir  deuement,  je  esly, 
ordonne  et  faict  mes  foidmens  et  exécuteurs  le  doyen  et  vice-doyen ,  avec 
deux  des  anciens  chanoines  de  l'église  de  S*-Pière ,  en  nom  du  chapitre ,  mons^ 
Emond  de  Mechoven ,  maistre  de  Chantraines,  pour  le  temps  de  là,  ordonné 
de  S^-  Johan  ,  Johan  Datin,  mon  fils,  Gérard  ,  fils  George  de  Crehain ,  mon 

55 


s  ; 


434 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


43o 


cousin,  et  Arnoldus  Kyp,  secrétaire  de  la  bonne  ville  de  Louvain.  Lesquels 
exécuteurs  doibvent  et  seront  tenus  de  faire  et  d'exécuter  madite  ordonnance, 
si  avant  qu'en  eulx  est,  et  que  droit  et  loy  pourront  porter,  par  vertu  de 
cestuy  mon  testament ,  ou  les  lettres  esquivables  de  Louvain  dessus  touchés. 
Et  là  ce  faire  ne  vouidriont ,  est  mon  intention  que  celluy  deulx,  qui  fust  def- 
faillant,  soit  privé  de  ce  que  laissé  luy  ay.  Et  si  en  ceste  mon  ordonnance  fust 
mis  aulcun  poinct,  un  ou  plusieurs  de  double  entendement  ou  dubitative,  ou 
qu'elle  ne  fusse  faicte  en  telle  manière  que  on  les  puis  clèrement  entendre , 
si  veu  que  Tinterprétalion  de  ce  appartienne  à  mesdits  exécuteurs  ou  de  ceulx 
qui  à  ce  vouidront  entendre.  - 

Item,  est  mon  intention  que  Gérard  de  Crehain  ,  mon  cousin,  puisse  ven- 
dre ,  s'il  luy  plaist ,  ma  maison  que  laissé  luy  ay  ,  et  les  deux  aultres ,  là  près 
stissantes ,  pour  mettre  l'or  et  l'argent,  que  vendus  seront ,  aile  change ,  pour 
convertir  et  remettre  en  aultre  héritaige  raisonable ,  à  plus  grand  proffit  que 
faire  pora ,  et  pour  estre  icelluydil  héritage  conditioné  à  la  manière  quelesdits 
maisons  sont  icy-devant. 

Ce  fut  faict ,  et  par  moy  ledit  Wauter  Datin  ordonné  en  mon  hostel ,  le 
diexième  jour  d'aoust,  l'an  mille  quatre  cent  cincquante-siex ,  selon  le  stiel 
de  Liège  ,  en  tesmoing  de  mon  nom  cy-dessoubs  escript  de  ma  propre  main 
et  du  notaire  et  des  tesmoins  dénommés  et  escripts  sur  ceste  ordonnance , 
sayelé  de  mon  propre  seal  cloz.  —  Johannes  Dyck ,  presbyter  notarius,  etc.  *. 

Bibl.  royale  de  Bruxelles ,  n<>  14365;  /Vf.  de  IFachtendonek. 


I  Dans  le  MS.  de  Wachtendonck  se  Irouve,  à 
la  fin  du  testament,  la  note  suivante:  «  Ledit 
damoseau  Waltier  Datin  ,  trespassat  à  Louvain 
Pan  1457,  indiction  cincquième ,  du  mois  de  may 
le  20 ,  à  quatre  heures  après  midi. 

•  At  esté  ledit  testament  approuvé  pardevant 
les  S"  eschevins  de  Louvain  ,  a  Tinstance  de  no- 
bles et  généreux  S"  nions.  Johan  de  S.  Gaugerie, 
chevalier,  tant  en  son  nom  que  de  son  espeuse 
dame  Johanne,  fille  légitime  dudil  feu  Waltier, 
Johan  Datin,  fils  dudit  Waltier,  et  Gérard  de 
Crehain,  comme  héritier,  etc. 

»  Àt  esté  encor  depuis,  ledit  testament  ap- 
prouvé par  mons.  TofBcial  de  Liège,  Tan  1465, 


le  18  de  mars,  ats  ses  héritiers  et  légataires. 
Cest  un  grand  volume;  si  vous  en  voulez  davan- 
taige ,  mons.  Xhenceval  Tat,  auquel  fault  avoir 
recours. 

•  Ledit  Waltier  Datin  portoit  quartele,  d'ar- 
gent à  un  cheveron  de  geul,  et  d'argent  à  un 
lion  de  geul. 

t  Icelluy  Waltier  Datin  ,  repose  et  est  ense- 
vely  en  la  grande  église  de  S*-Pière  à  Louvain , 
derier  le  chœur,  couvert  d*uoe  grande  pierre, 
en  laquelle  est  gravé  son  blason ,  avec  son  épi- 
taphe en  langue  brabançonne,  dont  la  substance 
est  telle  en  notre  langue  françoise  :  Icy  gitî  eu- 
sevely   ffathier  Datin,   signeur  de  Geneffe  et  de 


xxxn. 

BCLLA    PII   II  DE  ALTERNATIVA    BENEFICIORUM  IN    DIOECESI    LEODIENSI  ,    DATA   TERTIO  DECIMO 

KAL.   FEBRUARII    1458. 


Piusepiscopus,servusseivorumDei,adperpetuamreimemoriam.Laudanda 
sedis  apostolicae  reclitudo,  quae  in  suis  actibus  provida  circumspectione  di- 
rigitur,  illis  ex  praelatis  et  personis  ecclesiasticis  non  immerito  etiam  incon- 
cessis  per  eam  declarationem  adjecto  beneficio  spirituales  favores  et  gratiam 
impartitur ,  quos  facti  evidentia  indicante  sibi  devotos  et  obsequiosos  fuisse 
et  esse  cognoscit,  ut  laies  ad  ejus  beneplacita  promptius  in  poslerum  se  coap- 
tent ,  et  alii  eorum  exemple  ad  fideliores  essendum  propensius  exerceantur. 
Dudum  felicis  recordationis  Eugenio  papae  quarto ,  praedecessori  nostro  ,  ob 
constantem  venerabilis  fratris  nostri  Johannis  olim  episcopi  Leodiensis,  ac 
aliorum  ecclesiasticorum  civitatis  et  dioecesis  Leodiensis  quam  ad  ipsum  et 
praefatam  sedem  in  arduis  et  periculosis  casibusgesserant,  devotionem ,  qua 
nimirum  de  ipso  et  de  dicta  sede  benemeriti  exstiterunt ,  inter  caetera  pla- 
cuit  quod  de  dignitatibus,  personatibus,  officiis  elbeneficiis  ecclesiasticis  secu- 
laribus  vel  regularibus  ciijuscumque  valoris  et  quantilatis  fuerint,  quovismodo 
et  exquavis  persona,  exceplis  infrascriptis  reservationibusin  civitateet  dioecesi 
Leodiensi,  ex  tune  in  antea  vacare  contigerit,  ita  disponentur,  videlicet  quod 
in  mensibus  januarii ,  martii ,  maii ,  julii ,  septembris  et  novembris,  ad  colla- 
tionem  sedis  apostolicae ,  illa  vero  quae  in  reliquis  videlicet  februarii ,  aprilis  , 
junii.  augusti,  octobris  et  decembris  mensibus  vacarent  dispositioni  ordina- 
riorum  collatorum  civitatis  et  dioecesis  praedictarum  libère  perlineren  t.  Placuit 
quoque  praedecessori  praefato,  nullas  reservationesdignitatum  vel  beneficiorum 
praedictorum  générales  vel  spéciales  facere,  neque  factis  tune  per  se  vel  prae- 
decessores  suos  uti ,  exceptis  reservationibus  in  corpore  juris  clausis  et  excep- 
lis dignitatibus  et  beneficiis  sanctae  romanae  ecclesiae  cardinalium  uecnon 

Jehey ,  un  des  douze  du  pays  de  Liège  et  de  Looz-      testament,  le  notaire  dist  qu'il  seroit  mort  le  20 
tfui  morut  en  Van  notre  S^  mille  quatre  cent  cinc-      may,  à  4  heures  après  midi,  it 
quante-sept,  le  21' jour  de  may.  —  Nota  qu'audit 


436 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


437 


prothonotariorumsedisapostolicae  auditorum.  litlerarum  conlradictarum  cor- 
rectorum  auditorum,  causarum  palalii  aposloliciet  auditoris  camerac  apostoli- 
cae  necnon  clericorumejusdemcamerae,  accolitorum,  cubiculariorum,abbre- 
viatorum  ad  nuinerum  ceatum ,  scriplorum  grossae  ad  Dumerum  centum  et 
unius,  scriplorum  primariae  ad  numerum  viginti  quatuor^  necnon  omnium 
verorum  familiariumcontinuorumcommensalium  suorumetcardinalium  prae- 
dictorum,  quamdiuvero  familiaritasduraret.  Placuil  eliam  praefalo  Eugenio 
praedecessori  nostro  electiones  ad  ecclesiam  cathcdralcm  et  monasteria  ac  majo- 
rem  post  pontiBcalem  et  principales  in  collegiatis  ecclesiis  dignitates  cleclivas 
per  lempus  et  tempora  a  jure  statuta  exspectare,  illasque  approbare  et  confir- 
mare  vel  infirmare,  prout  justitiaet  equitassuaderent,  nisi  ex  aliqua  rationabili 
etevidenli  causa  in  litteris  apostolicis  exprimenda  aliter  visum  foret  providere, 
proviso  etiam  quod  confirmât!  seu  provisi  per  sedem  aposloiicam  ordinariis 
praestarenl  débita  juramenta  et  alia  quae  de  jure  et  consuetudine  tenentur. 
Quum  super  praemissis  quacdam  dubia  orta  fuissent,  idem  praedecessor 
per  quasdam  alias  suas  litteras  declaravit  illorum  dumtaxat  ex  familiaribus 
praedictis  beneBcia  infra  civitatis  et  dioecesis  praedictas  consistentia  censeri 
debere  reservata ,  qui  actu  veraciter  et  sine  fraude  sui  et  successorum  suorum 
romanorum  pontiBcum  et  cardinalium  hujusmodi  pro  tempore  existenlium 
familiares  continui  commensales  essent ,  et  quod  vera  familiaritas  hujusmodi 
censeri  deberet  dumtaxat  durare,  quamdiu  familiares  hujusmodi  veraciter 
actu  et  sine  fraude  suis  et  eorum  ser\iciis  realiter  insistèrent,  suisque  et 
eorum  expensis  cum  effectu  viverent;  et  non  alias  quoquo  modo,  necnon 
quod  scriptorum  grossae  et  scriptorum  primariae  ac  suorum  et  successorum 
praedictorum  cubiculariorum  bénéficia  sub  reservatione  hujusmodi  includi 
deberent ,  dumtaxat  quamdiu  illi  taies  veraciter  et  actualiter  existèrent ,  et 
quod  illis  taies  esse  realiter  desinentibus  reservaliones  beneficiorum  ipsorum 
omnino  cessarent.  Voluit  quoque  ac  statuit  et  ordinavit  ex  tune  in  antea  illo- 
rum dumtaxat  abbreviatorum  bénéficia  intra  easdem  civitatis  et  dioecesis  con- 
sistentia censeri  debere  reservata ,  qui  de  civitate  et  dioecesi  Leodiensibus 
nativi  essent,  etiam  si  illi  multo  pauciores  numéro  centum  existèrent,  prout  in 
eisdem  litteris ,  quarum  tenores  praesentibus  ac  si  de  verbo  ad  verbum  inserti 
forent  haberi  volumus,  pro  expressis  plenius  continetur.  Nos  igitur  fidelitatis 
et  constantiae  episcopi  et  aliorum  dictarum  civitatis  et  dioecesis  collatorum 
non  ignari ,  cupientesque  dilecto  filio  Ludovico ,  electo  Leodiensi ,  ejusque 


successoribus,  et  collaloribus  antedictis  materiam  dare,  ut  in  similibus  casibus 
nostri  eis  ob  hujusmodi  devotionem  collati  beneficii  memores  studeant  dictae 
sedi  firma  semperdevotione  parère,  motu  proprio,  non  ad  alicujus  nobis  su- 
per hoc  oblatae  petilionis  instanliam ,  sed  de  noslra  mera  liberalitate  eidem 
Ludovico  eleclo,  aliisque  ecclesiarum  praelatis,  et  monasleriorum  ac  aliorum 
religiosorum  locorumquorumlibeteorumque  capilulis,  conventibus,  canonicis 
et  pcrsonis,  et  aliis  quibuscuraque ,  ad  quos  majoris  et  aliorum  civitatis,  et 
dioecesis  praedictarum  ecclesiarum,  canonicatuum,  praebendarum,  dignita- 
lum ,  personatuum ,  administrationum ,  et  officiorum  ac  aliorum  quorumvis 
ecclesiasticorum  beneficiorum  seculaiium  vel  regularium  in  eisdem  civitate  et 
dioecesi  consistentium  ,  cujuscumque  qualitatis  et  valoris  annui  fuerint  col- 
latio,  provisio,  praesentalio ,  electio  ,  seu  quaevis  alia  dispositio  communiler 
vel  divisim   pertinet,  eorumque  praedecessoribus  pro  tempore  existentibus 
auctorilate  apostolica  et  ex  certa  scientia  tenore  praesenlium  concedimus , 
necnon  statuimus  et  ordinamus,  ut  de  eisdem  canonicatibus  et  praebendis  ac 
dignilatibus,  personatibus ,  adminislrationibus,  officiis  et  beneficiis,  qui  de 
caetero  perpetuis  futuris  temporibus  in  februarii ,  aprilis ,  junii ,   augusti, 
octobris  et  decembris  mensibus  vacare  conligerit,  dummodo  illa  dispositioni 
apostolicae ,  per  modos  reservationura  in  eisdem  Eugenii  litteris  expressarura 
generaliter  reservata  non  sint,  etiam  si  per  similes  alios  modos  reservata  fue- 
rint, plene  et  libère  ac  sine  impedimento  velcontradictionequacumque ,  auc- 
torilate sua  ordinaria  disponere  valeanl,  perinde  ac  si  nullae  ab  eadera  sede 
vel  legatis  ejus  expectalivae  graliae  spéciales  vel  aliae  similes  reservaliones,  et 
desicreservalis  conferendis  mandata,  uniones  quoque  et  annexiones,  incorpo- 
rationes,  suppressiones ,  appropriationes,  praerogalivae,  anlelaliones ,  decla- 
rationes  aliaeque  ad  vacatura  bénéficia  quomodolibet  concessae  lilterae,  quae 
ipsis  quomodolibet  impedire  valerent  et  quae  in  februarii ,  et  aliis  quinque 
alternalis  mensibus  supradiclis ,  quibusvis  in  eis  derogatoriis  contentis  clau- 
sulis  non  obstantibus,  locum  sibi  nullatenus  vendicare  volumus  pro  tempore 
quomodolibet  émanassent.  Et  quia  certiores  facti  sumus,  quod  iidem  collatores, 
post  emanalionem  litterarum  Eugenii  praedecessoris ,  noslri,  earum  vigore 
suis  collaloribus  in  eisdem  februarii  et  aliis  alternalis  mensibus  bona  fide 
usi  fuerunl,  nos  ad  lilium,  quae  exinde  inler  provisos  ab  eis  et  quosvis  alios 
suborlae  sunl  vel  de  coelero  suboriri  possent,  succedendum  anfractus,  volu- 
mus omnes  et  singulos  per  ordinarios  supradictos  in   eisdem  februarii   et 


438 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


439 


aliis  alternatis  mensibus  de  dictis  canooicatibus  ,  praebendis.,  dignilalibus , 
personatibus,  officiis,  beneficiis,  ad  eorum  collationem,  provisionem,  praesen- 
tationem,  electioiiem  seu  quamvis  aliam  dispositionem  conjunctim  vel  sepa- 
ratim  spectantibus ,  alias  rite  factas  coUationes  et  provisiones  aut  ad  illa  prae- 
sentationes  vel  electiones  seu  alias  dispositiones  quascumque ,  et  qiiaelibet 
inde  secuta,  dummodo  illa  per  modos  superius  exceplos  generaliter  disposi- 
tioni  apostolicae  reservala  non  fuerint ,  ila  ratas  et  Brraas  remanere  debere , 
ut  earum  vigore  canonicatuum,  praebendarum ,  dig;nitatum^  personatuum 
officiorum  ac  aliorum  beneficiorum  hujusmodi  possessores ,  contra  quos  etiam 
lites  inchoataesint^  dummodo  ad  conclusionem  in  causa  exclusive  processum 
non  existeret,  super  eisdem  canouicatibus,  praebendis,  dig;nitatibus ,  perso- 
natibus,  officiis  et  beneficiis  de  caelero  per  quemcumquc  etiam  quarumvis 
apostolicarum  commissionum  obtentu  molestari  non  possint  ;  quas  nihilominus 
omneset  singulas  collationes,  provisiones,  praesentationes,  electiones  et  alias 
dispositiones,  nos  si  et  in  quantum  opus  sit ,  eorumdem  canonicatuum,  prae- 
bendarum,  dignitatum,  personatuum,  offîciorum  et  beneficiorum  qualitates  et 
veros  valores  annuos  pro  expressis  habentes  ,  ratificamus  ,  revalidamus  et 
approbamus  ac  plénum  robur  oblinere  dccernimus ,  necnon  omnes  et  sin- 
gulas  lites  hujusmodi  coram  quibuscumque  judicibus  seu  auditoribus  et  ex 
quibuscumque  commissionibus  pendeant,  illarum  status  pro  expressis  habentes 
et  cas  harum  série  ad  nos  advocantes  motu  et  auctoritate  ac  scientia  prae- 
dictis  penitus  exstinguimus .  necnon  adversariis  eorumdem  perpetuura  silen« 
tium  im[X)nimus  per  praesentes.  Et  insuper  pariformiter  placet  nobis  et  de 
caetero  intendimus  electiones  ad  cathedralem  ecclesiam  ac  monasteria  et  raa- 
jorem  in  dicta  cathedrali  ecclesia  post  pontificalem ,  necnon  principales  in  col- 
legialis  ecclesiis  dignitates,  ad  quas  personae  consueverunt  per  electionem 
assumi ,  per  tempus  et  tempora  a  jure  statuta  exspectare  illasque  approbare  et 
confirmare,  vel  infirmare,  prout  justitia  et  equitas  suadebunt ,  nisi  si  forsan 
etiam  cathédrales  per  translationem ,  aut  monasteria  et  dignitates  ipsae  per 
promotionem  ad  aliorum  monasteriorum  regimina  aut  assecutionem  aliarum 
dignitatum  seu  beneficiorum  ecclesiasticorum  auctoritate  apostolica  facien» 
dum  vacarent ,  aut  illi,  et  modis  reservationum  praedictarum  alias  reservata 
forent,  seu  ex  aliqua  alia  rationabili  aut  evidenti  in  litteris  apostolicis  expri- 
menda  nobis  et  sedi  praefatae  aliter  visum  fuerit  expedire,  volentes  quod 
confirmati  seu  provisi  per  sedem  apostolicam  ordinariis  praestent  débita  ju- 


ramenta  et  alia  ad  quae  de  jure  et  consuetudine  tenentur.  Volumus  insuper, 
quod  nulli  canonicatus,  praebendae,  dignitates,  personatus,  officia  aut  alia 
bénéficia  ecclesiastica  civiutis  et  dioecesis  praedictarum,  cujuscumque  quali- 
tatis  fuerint,  quae  saltem  duas  marchas  argenti  secundum  communem  existi- 
mationem  non  valeant  annuatim ,  sub  quibusvis  expectativis  gratiis  quibus- 
cumque personis  per  sedem  praedictam  vel  ejus  legatos  sub  quavis  verborum 
forma  pro  tempore  concessis ,  quomodolibet  comprehendantur.  Nec  possunl 
praetextu  gratiarum  hujusmodi  acceptationes  et  provisiones  per  quemquam 
fieri  de  eisdem  ,  sed  ordinarii  seu  illi  ad  quos  illorum  spectat  collatio ,  provisio 
seu  quaevis  alia  dispositio,  libère  de  illis  disponere  valeant  et  in  quocumque 
mense  vaca vérin l,  decernenles  quod  praesentibus  nostris  concessioni ,   sta- 
luto,  ordinalioni,  voluntati,  decreto  et  litteris  per  quascumque  alias  consti- 
tutiones,  régulas  cancellariae  aut  litteras  apostolicasquorumcumque  tenorum 
et  quascumque  in  se  derogatorias  clausulas  continentes,  etiam  eisdem  praesen- 
tibus cum  illarum  de  verbo  ad  verbum  insertione  spécifiée  et  expresse  dero- 
gantes,  non  derogetur  nec  quomodolibet  derogatum  censeatur,  nisi  tune 
demum  romanus  pontifiex  per  trinas  litteras  praesentium  seriem  continentes 
eisdem  collatoribus  significandum  duxerit  suae  mentis  esse  pro  ea  vice  dum- 
taxat concessioni,  statuto,  ordinalioni  et  declarationi  hujusmodi  derogare ,  nec- 
non extunc  irritum  et  inane  si  secus  super  his  a  quoquam  ,  quavis  auctoritate , 
scienter  vel  ignoranter,  contigerit  attentari,  non obstantibus  praemissis  ac  con- 
stitutionibus  et  ordinalionibus  apostolicis  atque  nostris ,  etiam  si  de  illis  de 
verbo  ad  verbum  mentio  facienda  esset,  caeterisque  contrariis  quibuscumque. 
Nulli  ergo  omnino  hominum  liceat  hanc  paginam  nostrorum  concessionis  . 
statuti ,  ordinationis  ,  ratificalionis ,  revalidationis  ,  approbalionis ,  decreti 
exstinctionis  ,  impositionis,  intentionis ,  constilutionis  et  voluntatis  infringere 
vel  ei  ausu  lemerario  contraire.  Si  quis  autem  hoc  attentare  praesumpserit , 
indignationem  omnipotentis  Dei  et  beatorum  Pétri  et  Pauli  aposlolorum  ejus 
se  noverit  incursurum.  Datum  Romae,  apud  Sanctam  Mariam   majorera, 
anno  incarnationis  dorainicae  millésime  quadringentesimo  quinquagesimo  oc- 
Uvo,  tertio  decimo  kal.  februarii,  ponlificatus  noslri  anno  primo. 

M$.  de  la  bibl.  royale ,  n»  10898-10952. 


P^ 


?■•' 


f: 


^^0  ANALECTA  LEODIENSIA. 


xxxni. 

RECORD  RENDU   ALLE   REQUESTE  DE  MONSIEUR  DE  LIÈGE,  LOUYS  DE   BORRON  , 

9   JANVIER    1458  ^ 


A  tous  ceaiix  qui  ces  présentes  lettres  verront  et  oront,  nous  ly  maire  et  les 
eschevins  de  Liège,  salut  en  Dieu  permanable  et  cognoisance  de  vëriteil.  Sur 
ce  que  en  nom  et  de  part  très-révérend  père  en  Dieu ,  très-haut  et  puissant 
prince  et  notre  très-honorez  et  très-redoutlé  seigneur  mons»^  Loys  de  Borbon  , 
par  la  grâce  de  Dieu  esleu-confermé  de  Liège ,  duc  de  Buillon  et  comte  de 
Looz,  et  par  vénérables  et  très-honnorés  seigneurs  doyen  etcapitle  délie  vénéra- 
ble englise  de  Liège,  et  en  présence  de  vaillantes  et  honorables  personnes  Fas- 
treit  Bareit  Surlet,  S'  de  Chokier,  et  Gérar  Tollet,  à  ce  jour  maistres  de  la 
citeit  de  Liège  et  de  grand  nombre  du  conseil  de  laditte  citeit,  par  le  vive 
voix  de  honorables  et  saiges  Johan  Faber,  mambor  de  notre  dit  très-redoté 
Sgr  et  prince,  nous  ait  puis  naguaires  esté  requis  et  demandé  recorde  et 
advertissement  de  ce  que  nous  saviens  et  vvardiens ,  et  par  loy  louchant  cer- 
tains points  par  lui  oullre  donneis  par  escript  en  noz  mains,  en  nom  et  de 
part  nostre  dit  très-redoublé  Sg"",  concernans  franchieses,  privilèges,  liber- 
teis  de  laditte  citeit ,  paix  faites ,  status ,  régimens ,  anchiens  usaiges  et  autres 
ordonnances  d'icelle  citeit  et  pays  générallement ,  lesdits  maistres  non  con- 
Iredisans ,  ne  débattans  que  record  ne  soy  rendisse  aile  requeste  de  nostre  dit 
très-redouté  S^  et  de  sondit  vénérable  capille;  mais  faisans  solempne  protes- 
tation en  nom  de  la  génèraliteit  de  laditte  citeit  et  sur  seans  du  pays,  telle  que 


'  Hocetsequenli  documento  elucidantur  quae 
passim  scriptores  ÏDdicant,  scilicet  Ludovicum 
Borbonium  octodecim  capita  scabinis  exponenda 
curavisse,  in  quibus  auctoritatem  suam  ab  civi- 
tate  immiDutam  ,  jusque  carptum  asserebat,  ut 
ipsi  super  iilis  sentent  iam  suam  aperirent.  Osten- 
debatexpriscispactionibus(inquitFoullon,  t.  II, 
p.  44),  ipsisque  sanclionibus  civitatis,  injuste 
consules  in  jura  principis  invasisse.  Constat  vi- 
cissimlradita  deinde  scabinis  capita  novemdecim 


civitatis  nonoine,  quae  cum  scabinorum  respon- 
sis  circumferuntur  in  Pactorum  libro.  Nonum 
caput  (infra  N.  XXXIV),  eral  de  remonetaria, 
respondeturque  quid  in  cudenda  monela,  et 
quatenusprincipi  liceat;  cudique  nusquam  ejus 
titulo  posse,  nisi  Leodii,  Hui  et  Heristalli.  Cae- 
tera ad  definiendam  fere  consulum,  civitatisque 
potestatem  spectant.  Illis  tamen  expostulationi- 
bus  et  responsis  oil  profectum  est. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


441 


sensyel.  C'est  assavoir  que  record  que  possissions  rendre  aile  requeste  de 
notre  dit  très-redouté  Sg^  et  aile  prière  dudit  capille ,  ne  polsisse  enfraindre 
ne  embrisier  les  paix  faites,  les  franchieses  et  liberteit  délie  citeit,  les  an- 
chiens  usaiges  et  many  mens  d'icelle  citeit,  le  paix  de  Fexhe  ^ ,  le  paix  des  Saises  2, 
.  le  régiment  ^,  ne  autres  paix  faites,  en  requérant  d'avoir  par  nous  aovert  le 
point  faisant  mention  des  afforains  borgoix  et  surséansde  pays,  c'est  assavoir 
se  borgoix  afforains  ou  surséans  de  pays  asloient  par  les  officiers  de  notre  dit 
très-redouté  Sg^  altenus  ou  traveilliés  de  leurs  corps  ou  membres ,  anchois 
qu'ils  fuissent  par  loy  convenkus,  coment  on  en  deveroit  useir,  considéré  que 
la  paix  de  Fexhe ,  contient  que  tous  surséans  de  pays  doient  estre  traitiés  et 
mincis  par  loy,  reltennant  ossy  de  demandeir  record  en  temps  et  en  lieu  de 
plussieurs  points,  se  besoing  leur  astoit.  Laquelle  protestation  et  requeste  fut 
aile  requeste  desdils  maitres,  en  nom  comme  desseur,  par  Eustace  Chabot, 
soverain  maieur  de  Liège ,  miese  en  nostre  warde  ;  contre  laquelle  protesta- 
tion par  lesdits  maistres  faite  ledit  Johan  Faber,  mambour  et  en  nom  de  nostre 
dit  très-redouté  Sg»^ ,  protestai  que  icelle  protestation  faite  par  lesdits  maistres 
ne  polsisse  ledit  record  préjudicier  ny  embrisier,  ains  que  celi  polsisse  avoir 
son  cour,  si  avant  que  nous  sauvons  et  wardons  ,  et  que  loi  et  raison  puelent 
porter  ;  ayons  entre  nous  eu  plusieurs  advis  ,  conseils  et  délibérations  sur  ce , 
tant  ausdits  Seig"  du  vénérable  capille ,  comme  à  autres  nos  amis  et  con- 
seilliers  spirituels  et  temporels,  ausqueils  en  semblant  cas  avons  heut  de 
coutume  et  useit  prendre  ressort  et  conseil,  sentant  la  grande  charge  qui  en 
ceste  partye  nous  estoit  donnée ,  afin  que  pour  nous  acquitteir  et  à  un  chacun 
de  raison  faire  assez,  selon  ses  pétitions  et  remontrances,  et  selon  le  sens  et 
l'entendement  que  Dieu    notre  créateur   nous  at  donneit  et  preste   en  ce 
monde,  sçavoir  faisons  que  nous,  meurement  conseilliès  et  painsez ,  avons  dit 
et  disons  par  ces  présentes,  que  bin  veu  et  considéré  louttes  Chartres,  an- 
chiennes  lettres,  paix  faites,  status,  régimens  et  autres  ordonnances  pour 
bonne  police  et  le  bin  publique ,  par  très-révérends,  haults,  nobles  et  puissans 
seigneurs  les  princes  et  seigneurs,  évesques  et  esleus  de  Liège,  prédices- 
seur  de  notredit  très-redoulé  Sq^  ,  par  ledit  vénérable  capille  de  Liège ,  et 
par  les  membres  et  estais  desdits  pays  de  Liège  et  de  Looz,  ordonnances 

>  La  paix  de  Fexhe,  du  18  juin  1316.  V.  Lou-     août  1403.  V.  Louvrex ,  yo\.  II,  p.  13. 
rrw-,  vol.  H,  p.  142.  3  Les  règlements  de  Heynsbergh,  du  16  juillet 

2  La  Paix  des  Seize  ou  de  Tongres  ,  du  28     et  du  24  octobre  1424.  V.  Louvrex,  vol.  I,  p.  54. 

56 


442 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


443 


laites,  statuées  et  mieses  en  warde  de  loi,  et  qui  par  nous  sont  sauvées  et 
wardées ,  si  avant  que  miex  les  avons  poyu  rewarder,  comprendre  et  concep- 
voir,  nous  trouvons  point  que  soyons,  en  manière  nulle,  tenus,  obli^jiés  ne 
lachiés  à  rendre  record  touchant  les  points  à  nous  outredonnés,  ne  autre, 
jasoiche  que  aucuns  poroyent  voloir  dire  et  comprendre  que  sy  veu,  que  par 
nos  prédicesseurs  le  serablave  doit  avoir  esté  rendu  à  la  requesle  de  laditte 
citeit ,  le  raanire  cornent  ce  advient  constat  asseis  à  plussieurs ,  ainsi  que  par 
icelles  paix  faites,  ne  nous  est  donné  quelque  aullioriteit,  commission  ou 
puissance  de  faire  aucunes  interprétations,  déclarations,  aouverture  ne  gloze 
surlesdiltes  paix  faites,  anchiens  usaiges,  coustumes,  manimens  ou  posses- 
sions, mais  trouvons  par  expresse  l'interprétation,  déclaration,  aouverture, 
modération  et  attemprance  d'icelles,  et  de  tout  ce  dont  poroit  sourdre  diffé- 
rens,  ne  engendrer  question  par  mésentendement,  touchant  les  points  con- 
tenus et  déclarés  ensdittes  paix  faites,  status,  régimens,  franchieses,  prévi- 
léges,  libertés  et  autres  anchiennes  usaiges,  costumes,  manimens  et  possessions 
desdittes  cité,  bonnes  villes  et  comon  pays  de  Liège  et  de  Looz ,  y  estre  par 
exprès  réserveis  et  retenus  en  l'autorité ,  puissance  et  pleine  cognoissance  de 
notredit  très-redouté  Sg'^,  dudit  vénérable  capitle,  et  des  autres  membres  et 
estas  desdits  pays,  et  par  conséquent  à  nous  par  exprès  deffendu  ;  pourquoy 
de  nulle  aouverture,  interprétation  ou  déclaration  donnés  sur  lesdils  points 
ne  autres  requis  par  lesdits  maistres  en  leur  dite  protestation  faisant ,  prions 
très-afFectueusement  que  on  nous  vuille  tenir  pour  excuseis ,  car  nous  noz 
en  déportons  comme  de  ce  non  puissans,  et  en  renvoyons  toultes  personnes 
à  cui  ce  peut  y  estre  nécessaire  ou  serat  le  temps  future,  ausdits  membres  et 
estats,  attaindu  par  espécial  que  par  le  contenu  délie  paix  de  Fexhe  que  nous 
sauvons  et  wardons  par  loy,  est  déclareit  par  mots  exprès  que  se  la  loy  ou 
coustumes  desdils  pays  astoient  trop  larges  ou  trop  estroites ,  trop  faibles  ou 
trop  roides ,  ce  doit  estre  en  temps  et  en  lieu  attempereit  et  modéreit  par  le 
sens  de  pays.  Semblablementen  plussieurs  autres  paix  faites,  que  nous  sawons 
et  wardons  par  loy,  est  contenu  et  expressément  sauveit  et  réserveit,  que  se 
en  icelles  avoit  aucuns  poins  et  articles  mal  déclarés  ,  couvertes  ou  de  doble 
entendement,  dont  question  ou  différent  sussitasse  par  messentenderoent  en 
temps  future ,  ce  demeurt  aile  ordonnance ,  interprétation  et  modération  des 
conditeurs  et  ordonneurs  d'icelles  paix  faites  ,  et  nou  point  aile  authorité  ou 
puissance  de  nous  lesdits  esquevins.  Néantmoins  nous  désirans  obtempérer 


et  obéyr  au  bon  plaisir  et  à  la  requeste  de  notredit  très-redouté  Sq^  et  de 
sondit  vénérable  capitle ,  de  tant  que  en  nous  est ,  et  que  à  nous  puet  to- 
chieret  appartenir,  de  ce  dont  de  présent  avons  mémoire  ,  et  que  nous  sawons 
et  wardons  par  paix  faites ,  disons  par  advertissement  que  il  uous  recorde , 
sawons  et  wardons  par  le  contenu  desdittes  paix,  mieses  en  notre  warde  et 
selon  notre  mémoire ,  et  ce  qui  nous  constat  de  présent,  quand  ausdits  poins 
oultredonnés  de  part  nostre  dit  très-redouté  Sg%  ce  qui  s'ensyet,  c'est  assa- 
voir quant  au  premier  point  contenans  ces  semblables  parlers  : 

Frémir,  vuet  avoir  recordeit  se  la  cité  de  Liège  puet,  par  le  vertu  de  ses 
franchieses,  constituer  Lombars  ne  useriers  ^  à  iceux  donner  puissance  ne 
congier  de  presteir:  ne  aussi  se  elle  at  puissance  de  hoisler  tels  gens  de  pos- 
session, et  autres  remettre  en  possession,  et  qu'ils  lesdits  eschevins  déclarent, 
par  leur  record ,  en  queil  lieu  il  est  contenu ,  ou  ils  dient  qu'ils  n'en  sevent 
rins ,  s'ils  n'en  sévent  riens  par  loy  ne  par  franchieses.  Ad  ce  primir  point , 
touchant  de  donner  franchieses  et  de  constituer  Lombars ,  nous  ne  trouvons 
en  nulles  des  paix  faites ,  qui  nous  sont  comandés  à  wardeir  par  loy ,  rins  ne 
aucune  choese  de  ce  faisant  mention ,  ne  n'en  sawons  ne  wardons  riens ,  et 
quant  au  regard  de  tels  personnes,  Lombars,  usuriers,  causiens ,  transmontans 
et  autres  personnes,  usans  de  marchandises  et  affaire,  qui  est  chose  prohibée 
et  deffendue  par  tous  drois  escript,  et  par  l'ordonnance  de  notre  mère  sainte 
église ,  nous  ne  trouvons  point  que  de  notre  temps,  ne  de  nos  prédécesseurs, 
nous  en  ayons  pris  quele  cognoissance  ne  souffert  iceux ,  de  leurs  marchan- 
dises et  négotiations ,  plaidoier  ne  quereller  pardevant  nous  ;  et  par  ainsi  tou- 
chant ce  premir  point,  nous  n'en  sawons  et  n'en  wardons  rins  par  loy,  excepté 
que  ou  régiment  fait  et  ordonné  du  temps  très-révérend  père  en  Dieu  et 
très-honorez  seigf ,  monseigneur  Johan  de  Heynsberg ,  lors  évesque  de  Liège, 
lequel  régiment  nous  sawons  et  wardons  par  loy ,  en  le  xxiije  article ,  sont 
contenus  ces  semblant  parleirs  :  «Statuons  et  ordinons  que  les  maistres,  qui- 
»  conque  le  seront  d'ors  en  avant,  auront  cens  florins  de  Rin,  assavoir  chascun 
»  cincquante  florins,  à  prendre  Ixxij  francs  az  Lombars,  et  le  remanant  aux 
»  cens ,  rentes ,  prolfis  et  émolumens  de  la  cité ,  qui  se  deveront  lever  par  un 
M  renthier.  » 

Et  quand  au  second  point  oultre  donné  de  part  notredit  très-redouté  seig»" , 
contenans  ses  semblans  parleirs.  Item,  secondement,  vuet  Monseigneur  avoir 
recordeit  se  ladite  cité ,  par  ses  franchieses ,  doit  prendre  ou  avoir  cognois- 


444 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


445 


sanche  des  cris  et  publications  qui  se  doyent  faire  selon  le  sequeile  des  estais 
despays,  tant  de  rainer  et  widier  grains  fours  de  pais,  comme  de  brasser  boutes 
et  autres  beverages.  Ad  ce  second  point  disons  :  Sauvons  et  wardons  selon 
ledit  régiment,  que  quant  enquestes  sont  faites,  et  aucunes  personnes,  bour- 
geoy  de  laditte  cité,  par  vertu  d'icelles  enquestes  et  selon  ledit  régiment, 
sont  bannis  et  proclamés  au  Péron  à  Liège,  hors  de  laditte  cité,  franchises 
et  banlieu,  iceux  cris  et  publications  se  font  aussy  bin  de  parte  maistres  et 
jurez  de  laditte  cité,  comme  de  part  nostredit  très-redouté  seig"",  son  mayeur, 
et  nous  ses  esquevins.  Semblamment  avons  veyut  user  au  faire  les  crys  et 
publications  délie  france  fore,  chacun  an  ,  et  des  salfconduis  qui  se  envoyent 
d'an  en  an,  pour  les  franchieses  des  frankes  fiestes  d'Anvers;  mais  quant  au 
regart  délie  généralité  des  cris  et  publications  qui  se  font  ou  doyent  faire  par 
la  sequeile  et  ordonnances  des  membres  et  estats ,  ou  qui  touchent  la  géné- 
ralité des  pays,  se  lesdits  maistres  y  doyent  estre  présents  et  dénomeis  ou 
non ,  nous  n'en  trouvons  rins  par  escript  ensdittes  paix  faites,  et  pour  ce,  n'en 
sauvons  ne  wardons  riens  plus  avant  que  ce  que  dit  est. 

Item ,  quant  au  thier  point  oultre  donné  de  parte  notredit  très-redouté 
seign»",  contenans  ses  semblans  parleirs  :  Item ,  lircement,  vuet  Monseigneur 
avoir  recordeit  se  de  fiefiF  censaulx  ou  alloux  il  appartint  à  la  citeit  de  hoister 
ne  remettre  personne  en  possession ,  attaindu  que  touttes  personnes  trouvées 
en  possession ,  y  doyent  demorer  jusques  à  ce  qu'ils  en  sont  hoistez  par  loy  , 
et  ossy  veu  que  les  hiretaiges  se  doyent  jugier  par  les  juges  de  loy  au  cas 
afférant.  Ad  ce  ihierce  point  disons  que  nous  sauvons  et  wardons  le  paix  de 
Fexhe  qui,  entre  autres,  contint  ces  semblans  parleirs  :  «  Nous,  ly  évesque  et 
»  ly  capittle  desseurdit  pour  nous  et  pour  noz  successeurs  ,  en  nostredite 
»  engliese  et  nous  tous  li  aultres  desseurdits ,  pour  nous  et  pour  noz  succes- 
»  seurs,  et  les  communaltés  devantdites,  avons  ensembles  et  par  comon  ac- 
»  cord  ordonné  et  ordonnons,  que  les  franchieses  et  les  anchiens  usaiges  des 
»  bonnes  villes  et  du  comon  pays  de  Liège,  soyent  d'ors  en  avant  maintenues 
»  et  wardées  sains  embrisier;  et  que  chacun  soit  meneis  et  traitiés  par  lov  et 
M  par  jugement  des  esquevins  ou  d'homes,  selon  ce  que  à  chascun  et  au  cas 
»  affiérat ,  et  nient  aultrement ,  hors  mis  les  cas  qui  appartiennent  aile  haul- 
»  leur  de  nous  évesque  de  Liège ,  et  de  noz  successeurs ,  liquels  cas  et  haul- 
»  leur  lelz  sont  telz  :  C'est  assavoir  que  de  promir  fait  de  mort  d'home  ,  nous 
»  ly  évesque  devantdil ,  avons  et  arons  le  pooir  d'ardoir ,  et  avec  cely  mal- 


faiteur demeurât  en  le  cache  de  nous  et  de  nos  successeurs ,  jusques  à 
tant  qu'il  aurat  amendé  le  fait  aile  parlye  bléchié  et  à  nous.  Et  toute  en 
leile  manière  userons-nous  et  noz  successeurs  de  laditte  haulteur,  et  nient 
aultrement,  jusques  à  tant  que  déclareis  serai  par  le  sens  du  pays,  et 
nous  évesque  devantdil  et  noz  successeurs,  n'avons  plus  avant  de  haulteur 
que  dit  est.  El  partant  que  cette  ordonnance  soit  mieux  tenue  et  war- 
dée,  nous  ly  évesque  devantdil  et  noz  successeurs,  devons  et  deverons 
commandeir  et  commanderons  à  tous  noz  officiers  temporeilz ,  marischalz , 
bailliz,  prévosl,  chaslellains ,  maieurs,  et  tous  autres  lenans  nos  offices, 
et  les  ferons  jurer  en  leur  réceptions  qu'ils  rainneronl  chacun  par  loy  et 
par  jugement ,  si  comme  desseur  est  dit.  Et  s'il  advient ,  que  jà  n'ad- 
viengne,  que  aucuns  officiers  desseurdis  face  le  contraire,  c'est  assavoir 
qu'il  maine  aucun  fours  loy  et  jugement  ou  li  nie  *  loy  et  jugement,  ly 
officiers  serai  tenu  de  rendre  le  domaige  à  celi  qu'il  aurat  damagiel  contre 
loy  ou  jugement.  Et  s'il  luy  griève  encor  contre  loy  ou  jugement,  nous 
évesque  devantdil  à  noz  temps  et  noz  successeurs  après  nous ,  s'il  advient 
à  leur  temps,  devons  et  deverons  pugnir  celi  officier,  selon  la  qualité  délie 
raesprisure  ou  du  meffail  qu'il  aura  fait  contre  loy  ou  jugement.  Et  se 
nous  ou  noz  successeurs ,  évesque  de  Liège,  ou  notre  lieutenant,  pour  le 
temps,  se  nous  ou  nos  successeurs  estions  absens,  sur  ce  suffissamment  re- 
quis par  celi  qui  le  damaige  arat  reçu  ou  d'aulrepart ,  ly  soyons  négligens 
ou  deffallans  de  ce  à  radrechier  dedens  quinze  jours  après  ce  que  li  plente 
nous  sera  faite  comme  dit  est ,  moslreir  le  doit  celi  qui  ce  domaige  arat  re- 
chut, ou  autre  départ  ly  à  notre  capittle  de  Liège  suffisamment,  et  notredit 
capitle  doit  tanloist ,  sains  malengin,  requérir,  nous  ou  noz  successeurs, 
ou  notre  lieutenant,  que  nous  fâchons  ce  radrechier  dedens  quinses 
jours  après  ensuivant,  ou  nous-meismes  et  noz  successeurs  défachons  le 
grieff,  et  rendons  le  domaige  délie  notre.  Et  se  ce  ne  faisons  à  la  requeste 
de  nostredit  capitle ,  dedens  celi  seconde  quinzaine,  ledit  capitle  doit  estre 
et  serai  conlre  nous  avec  le  pays  desseurdit,  et  nous  doit  deslraindre  ^  à  ce 
en  le  meilleure  manière  qu'il  pora,  et  devera  mander  et  manderai  tantoist 
ledit  capitle  sans  raaiengin,  par  ses  lettres  ouvertes  ^  à  tous  nos  jugeurs  qu'ils 
cessent  de  jugier  et  de  donner  conseil  de  tous  cas ,  jusques  à  tant  que  celle 

ï  ifi>,  Louvrex  écrit  el  ly  veyez.  N'est-ce  pas  2  Conttraindre ,  dans  Louvrex. 

plulôl  et  li  nie,  et  lui  refuse?  3  ibid.  Lettres  envoyées. 


m 


u 


446 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


447 


M  mesprisure  serai  redréchiée,  solon  ce  que  desseur  est  dit,  lequel  man- 
))  dément  de  ootredit  capitle,  nous  et  nos  successeurs  tenrons  pour  ferme 
»  et  pour  estable.  Item ,  encor  est  assavoir  que  accordé  est  de  part  nous  tous 
»  desseurnommeis,  que  se  en  aucuns  cas  la  loy  et  le  coustumc  du  pays  sont 
w  trop  larges  ou  trop  roides  ou  trop  estroites,  ce  doit  estre  attempereit  en 
M  temps  et  en  lieu  par  le  sens  de  pays.  A  tous  ces  choses  desseurdittes  nous 
»  tous  dessus  nommez,  oblij^ons  nous  et  nos  successeurs  ^  »  Item,  aussy 
nous  sauvons  et  wardons  le  païa:  des  œxij  qui  contint  en  le  neufFième  article 
d'icelle,  tels  et  semblans  parleirs  '-.  «  Item,  summes  encor  accordeis  à  ce  que 
»  xxij  bonnes  personnes  de  bon  estât  délie  nation  de  pays ,  sai{jes  et  raiso- 
»  nables,  proid'homes,  soient  pris  et  esleu  d'ors  en  avant,  chacun  an,  assa- 
»  voir  est,  quatlre  du  capitle  de  Liège,  quattre  des  bannerèche  et  cheva- 
»  liers,  quattre  délie  cité,  deux  de  Huy  ,  deux  de  Dinand,  ung  de  Tongre, 
»  ung  de  saint  Trond ,  ung  de  Fosse,  ung  de  Thuing,  ung  de  Looz  et  ung 
»  de  Haske^,  lesquels  xxij  ainsi  esleus,  jureront  sur  sains,  tanloist  comme  ils 
»  seront  esleus ,  en  capitle  de  Liège,  que  ils  seront  bons  et  léals  à  nous  l'é- 
M  vesque,  le  capitle,  les  bannerèches,  chevaliers  et  gens  de  linaige,  la  citeit 
»  et  les  bonnes  villes  et  tout  le  pays,  sans  porter  faveur  outre  raisons,  à  grans, 
»  a  moyens  et  à  petits ,  et  que  bin  et  léalement  feront  leur  ofBce  leur  temps 
»  durant.  Lesquels  xxij  ainsy  sermentez  esliront  un  lieu  certain  pour  estre 
»  ensembles ,  chacun  mois  une  fois ,  se  besoing  est ,  et  aile  plente  et  re- 
»  queste  des  parties  poront  et  deveront  sans  dilaye,  enquerre  sur  tous  ofB- 
»  ciers  et  jugeurs  et  autres  subgés  de  nous  ly  évesque,  qui  contre  la  paix 
»  de  Fexhe  et  fours  et  encontre  loy  yront  et  feront ,  ou  aront  pris  lowirs  * 
»  ou  prenderont  pour  faire  jugement,  ou  estorderont  par  force  et  encontre 
w  raison  argent  de  ceaux  qui  rins  n'ont  ou  aroint  mefiFait  ou  raefiFeroient; 
»  mais  que  chacun  officier  et  jugeur  ou  autres  puisse  ou  puissent  mettre  avant 
»  leurs  defiFences  justes  et  raisonnables  et  estre  ouys  de  ce  qu'il  vora  ou  vo- 
M   ront  mettre  avant  par  raison.  »  Item,  aussi  nous  sa  wons  et  wardons  le 

»  Cfr.  le  texte  de  la  Paix  de  Fexhe  dans  Lou-  2  cfr.  Louvrex,  ouv.  cit.,  loin.  Il,  p.  149, 

vrex.  Recueil  des  édits,  lom.  II,  p.  143.  Presque  où  cet  article  est  le  dixième.  Il  présente  ausci 

tous  les  textes  des  ancienoes  paix  cités  dans  les  des  différences  notables, 

deux  records  que  nous  publions,  diffèrent  de  3  Hassell,  dans  Louvrex. 

ceux  qui  se  trouvent  dans  le  recueil  de  Louvrex.  *  Lowirs,  dans  Louvrex   bttiers.   C'est  évi- 

II   serait    superflu   d'indiquer   minutieusement  demment  le  synonyme  du  mot  loyez  ,  salaire, 

toutes  les  variantes.  récompense. 


paiœ  des  Saize  c  on  dist  de  Tongre ,  qui  contint  es  prerair  et  second  arti- 
cles ce  qui  s'ensyet,  etc.  «  Et  premirement,  au  premier  article,  oultredonné 
par  Monseigneur  mention  faisant,  que  les  plais  ne  soient  plus  pardevant 
lesdits  maistres,  et  que  ons  ne  plaidie  plus  pardevant  eaux ,  avons  accordé , 
pour  bin  de  paix  et  pour  nourrir  paix ,  et  mettre  et  avoir  bon  régiment 
en  laditte  citté,  que  d'ors  en  avant  lesdits  maistres  cesseront  et  plus  ne 
souflFreront  à  plaidier  pardevant  eaux ,  ne  pardevant  les  jurez  conseil ,  ne 
universiteit  de  laditle  cité,  de  nuls  cas  louchant  les  hirelaiges  ,  teslaraens, 
convenances  de  mariage  et  bins  de  sainte  église,  et  d'exécution  et  d'autres 
cas  touchant  aux  drois  et  loys  spirituelle  et  temporelle ,  anchois  en  ren- 
voyeront  les  parlyes  playdoier  pardevant  les  juges  ordinaires,  soit  aux  drois 
ou  aile  loy  qui  de  ce  doyent  avoir  cognissance  ;  mais  d'autres  cas  touchant 
les  status,  franchises  et  libériez  de  laditte  cité,  et  aussi  des  debtes  et  d'autres 
marchandises  nyent  touchant  aux  autres  cas  devant  escripls,  poront  lesdits 
maistres  soffrir  à  playdoier  pardevant  eaux,  leurs  borgois  qui  plaidoyer 
y  voront,  et  que  cilz  bourgeois  qui  y  seront  araisnez  et  trais  en  cause,  y 
soyent  tenus  de  respondre,  sans  eaux  faire  renvoyer  pardevant  autre  juge 
spirituelle  ne  temporel ,  se  doncques  n'estoient  clerc  notoirs  bénéficyés  de 
saint  englise,  veves  dames,  et  femmes  à  marier,  qui  point  ne  seroient 
femmes  marchandes,  lesquels  personnes ,  s'ilz  requéroient  à  estre  renvoyez 
pardevant  leurs  juges  ordinaires ,  en  tant  que  des  cas  touchant  fait  des 
debtes  et  de  convenances,  lesdits  maistres,  jurez  et  conseil  les  deveront 
renvoyer  sans  mettre  allencontre  aucun  empêchement.  Et  semblablement 
que  les  borgeois  qui  plaidier  voront  de  debtes  de  covensetde  marchandises, 
puissent  de  ce  plaidoier  pardevant  l'official  ou  le  mayeur  et  les  esquevins 
ou  les  maistres  de  Liège,  lequel  que  mieux  leur  plairai.  Item,  est  semblae- 
ment  accordé  que  tous  jugemens  et  sentences,  rendues  par  les  juges  spiri- 
tuels et  temporels,  touchant  les  cas  dont  ci-devant  est  faite  mention,  et 
osi  par  les  maistres  et  conseil  de  laditte  cité ,  des  cas  dont  ils  auront  selon 
ceste  présente  ordonnance  à  cognoistre,  deveront  demorer  en  leur  force  et 
verlut ,  et  ne  deveront  lidis  maistres,  jurez  et  conseil  et  université  de  laditte 
cité,  d'ors  en  avant  jetter  nulz  comands  sur  les  juges  spirituels  ou  temporelz, 
ou  ou  aile  loy  du  pays,  neazpartye  leurs  advocats,  procureurs  ou  mambors, 
des  cas  dont  ils  ont  et  aront  plaidiet,  jugiet  et  sentencliiet  selon  le  contenu 
de  l'ordonnance  dudit  premir  article ,  affin  que  tous  jugemens  touchant 


448 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


»  aux  drois,  à  la  loy  et  aux  franchieses,  demeurent  en  leurs  force  et  vertu 
»   sans  aucunement  à  retraictier  *.   » 

Item,  quant  au  quatrième  point  oultre  donné  de  parle  nolredit  très-redoulé 
seig""  contenant  cessemblans  parleirs.  Item  quarlement  vuet  monseigneur  avoir 
recorde  pour  l'empêchement  qui  fut  donné  encontre  le  plente  faile  par 
Collar  Flocquelet,  se  il  appartient  aux  maistre.  ou  conseil  de  la  cilé,  selon  leur 
frankieses,  de  juger  ou  déclarer  aucune  chose  en  préjudice  de  la  plainte,  ne 
s'il  appartint  à  eaux  de  requérir,  qu'il  ne  soit  point  fait  au  contraire;  ou  se 
le  cognissance  en  appartint  ausdits  eschevin,  puisque  le  plente  est  faite  par 
leur  ensegnemenl.  Ad  ce  quatlrième  point,  disons  que  noussauons  et  tar- 
dons la  Novelle  loy,  en  laquelle  soy  contiennent  en  vij*=  article  ces  semblans 
parleirs  :  «  Item ,  que  touttes  plentes  criminales  qui  faites  seront  pardevant 
»  eschevins  soient  mieses  et  donnés  par  escript ,  et  que  cil  qui  soy  plainderat, 
»  soiet  tenus  de  donner  à  ses  fraix  le  copie  de  la  plainte  à  celi  de  cui  il  soy 
»  plainderat ,  se  cil  le  veut  avoir  et  jour  de  loy  pour  lui  sur  ce  conseiller  *.  m 
Item ,  ossi  nous  en  rapportons  aux  premier  et  second  articles  délie  paix  des 
Sauze  cidesseur  escript,  qui  font  mention  des  cas  dont  lesdits  maistres  ont 
à  cognoistre. 

Item,  quant  au  cincquième  point  outre  donné  de  part  notredit  très-redouté 
seigi* ,  contenans  ses  semblans  parleirs  :  Item ,  quintement  vuet  mons''  avoir 
recorde  se  lesdits  de  la  cité  puelent  cour  à  la  blancklocque  -^,  crier  az  armes , 
porteir  banniers  ou  peignons  sur  le  marchiet,  par  le  vertu  de  leur  fran- 
chieses ou  non,  et  s'ils  le  fout  sur  queile  peine.  Ad  celi  cincquième  point, 
disons  que  nous  sauvons  et  wardons  le  lettre  de  saint  Jacque,  qui  contient  en 
premier  article  d'icelle ,  ces  semblans  parleirs  :  «  Premir ,  nous  quittons  et 
»  quitte  clamons  et  annichillons  de  tout  le  murmoir  et  sédition  desseur  es- 
»  cripte,  salÉF  trois  point,  lesquels  nous  voulons  estre  gardeis  et  retenu, 
»  assavoir  que  nuls,  sains  congiet  des  maistres  de  nostreditte  cité,  qui  seront 
»  pour  le  temps,  ne  puisse  courir  à  la  blanclocque,  ne  porter  bannirs  sur 
M  le  marchiet  ne  ailleurs  en  la  cité,  pour  gens  esmouvoir,  ne  crier  az  armes 
»   par  la  cité,  sour  peine  d'estre  attains  de  son  honneur.  Et  s'il  advenoit  par 

'  Cfr.  La  Paix  des  Seize  ou  de  Tongres.  Lou-  3  Blancklocque,  la  cloche  du  ban  qu'on  faisait 

vrex,  ouv.  cil. ,  tom.  II ,  p.  13.  entendre  pour  réunir  le  peuple  à  la  publication 

2   Cfr.  la  nouvelle  Loi ,  aussi  appelée  la  Paix  d'un  édit ,  etc. 
de  W'aroux.  Louvrex,  tooi.  I,  p.  341. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


449 


»  adventure  que  aucuns  ou  plussieurs  borgeois  de  notreditte  cité  astoit  ou 
»  astoient  encoulpeis  ou  admis  d'aucuns  de  ces  trois  poins  desseurdits,  nous 
»  voulons  que  noz  mayeurs  et  eschevins  de  Liège ,  qui  seront  pour  le  temps, 
»  ne  puissent  sur  lesdits  borgeois  ansi  encoulpeit  de  ce,  faire  enqueste,  se 
»  les  deux  maistres  pour  le  temps,  sept  jurés  des  grans  et  sept  jureis  des 
»  petits,  ne  sont  présens  avec  le  mayeur  et  les  eschevins  desseurdis  à  faire 
»  laditte  enqueste,  et  se  ils  n'y  voloient  ou  povoient  yestre,  eaux  sur  ce  anchois 
»  de  part  le  mayeur  et  eschevins  suffissament  requis,  dont  pouroient  de  dont 
»  en  avant  ledit  mayeur  et  les  esquevins  faire  ladite  enqueste,  et  dire  loy  et 
»  jugement  ainsy  qu'il  est  accoustumeit,  sains  plus  avant  à  celle  fois  appel- 
»  leir,  requérir  ou  attendre  les  maistres  et  jurez  devant  escripts  '.  »  Item, 
aussi  contint  laditte  paix  des  Sauze,  que  nous  sawons  et  wardons,  en  cin- 
quème  article  d'icelle ,  ces  semblans  parleirs  :  «  Item  ,  tant  comme  de  guerres 
»  à  entreprendre ,  qui  est  fait  touchant  Testât  du  pays,  est  accordé  que  d'ors 
»  en  avant  laditte  cité ,  ne  les  autres  bonnes  villes  du  pays,  ne  doyent  entre- 
»  prendre  aucune  guerre ,  à  nul  seigneur  terrien ,  ne  aux  autres  marchis- 
ï)  sans,  sains  ce  que  mons»,  ses  capitle,  li  barons  et  chevaliers,  et  tous  li 
»  autres  membres  du  pays ,  ne  soyenl  premièrement  mandeis  et  sommeis , 
»  et  ce  que  par  le  plus  grande  sieulle  en  sera  délermineit  serat  fait  et  ac- 
»  compli  ;  ce  réservé  que  s'il  avenoit  que  aucuns  seigneurs  marchissans  ou 
»  autres  gens  prendissent  aucun  marchant  ou  autres  surseans  du  pays ,  ou  leurs 
»  bins,  ou  soy  embatissent  en  pays  portans  domaiges,  que  laditte  cité,  ou 
)'  les  autres  bonnes  villes ,  là  tel  excès  advenra ,  pour  ce  à  contrester  et  ven- 
).  gier,  puissent  faire  en  tel  cas  en  resiwant  les  malfaiteurs,  ensi  comme 
»   fait,  on  anchienement,   sans  sommeir  ni  attendre  ly  ung  l'autre  ^.  » 

Item,  quant  au  sixème  point  de  part  nostredit  très-redouté  seig»  oultre- 
donné ,  contenant  ces  semblans  parleirs  :  Item ,  sextement  vuet  mons'  avoir 
recorde  se  lesdits  délie  cité  puelent  alleir  hoister  de  prison  ung  aflPorain 
borgeoy  ou  surseans  du  pays,  en  le  seignorie  d'un  bas  seignorage  ou  autre- 
part  dedens  le  pays  de  mondit  seig»^,  puis  qu'il  est  pris  et  détenu  pour  trai- 
tier  et  mener  par  loy.  Ad  celi  sixième  point,  disons  que  de  ce  nous  rappor- 
tons à  ce  que  le  paix  de  Fexhe  contint  comme  ci-desseur  est  escript ,  et  aussy 

'  Cfr.  la  lettre  de  Saint-Jacque,  Louvrex,  l.I,      vrex,  tom.  II,  p.  17,  où  l'article  cité  ici  dans  le 
P'  '"•  texte  n'est  pas  le  cinquième,  mais  le  huitième. 

2  Cfr.  la  Paix  des  Seize  ou  de  Tongres ,  Lou- 

57 


450 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


431 


au  troisième  article'  delledille  paix  des  Saiize  que  nous  sauvons  et  wardons , 
contenans  ces  semblans  parleirs  :  «  ïtena,  est  semblaemcnt  accordé,  au  point 
des  aiForains  borgoy ,  pour  eskiver  tous  périls  et  inconveniens  que  plus- 
sieurs  fois  en  sont  advenus  et  advenir  puelent  en  ladilte  cité  et  pays ,  que 
d  ors  en  avant  nuls  afiForains  bor[][eoys  fours  délie  banlieu  ne  soit  pris  par 
lesdils  maistres  ne  par  aucuns  des  inestiers  de  laditte  cité  ,  qu'il  ne  soit 
)  criet  et  publié  au  Péron  tout  hault  et  publeinent  sains  fraude,  que  teile 
)  personne  est  devenue  bourgeoy  delleditle  cité  et  de  teil  niestier,  et  se  nul 
)   le  viiet  débattre,  qu'il  le  puisse  faire  dedens  quarante  jours  ensuivant,  ainsi 

>  qu'il  at  esté  oseit  anchiennement,  et  que  teil  novea  bourjjeoy  soit  tenu  de 
)   faire  sa  résidence  ou  de  celi  à  prendre  à  mons'' ,  ain«i  que  les  paix  faites 

contiennent.  Et  pour  ce  n'est  point  notre  entente,  que  telz  atforains  bour- 

>  goys  ne  sont  tenus  de  steir  en  droit  pardevant  la  haulte  justice ,  là  où  il  est 

>  ou  serat  manant  et  surséant ,  en  la  manir  et  tout  ainsi  comme  li  autres  ma- 
)  nans  et  surséans  dudit  lieu,  de  tout  cas-  dont  il  voront  araisnier  autruy 
)   sains  malengien  ,  et  que  d'ors  en  avant  nul  ne  soit  fait  albain  ,  s'il  n'est  bour- 

>  geoy.  »  Item  ,  aussy  nous  sauvons  et  wardons  le  modération  delledite  paix 
le  Sauze,  qui  contint  en  quinsième  article  d'icelle  ces  semblans  parleirs  : 

Item,  que  tous  ceaux  qui  feront,  de  jour  ou  de  nuit,  fait  en  queil  il  ayet 
force ,  violence ,  robe  ou  arsin  notoir ,  seront  de  leur  fait  meisme  et  tan- 
toist  en  le  cache  du  seigneur  du  lieu ,  là  teil  excès  aura  esté  perpestré , 
voir  si  avant  que  sa  justice  durerat  et  en  la  cache  généralle  de  nous  l'Esleu 
desseurnomé ,  et  cil  auqueil  li  excès  sera  fait  pourat  par  tout  resuyr  ledit 
faituel ,  et  avoir  le  cry  de  pays ,  pour  le  détenir  et  livreir  au  seigneur , 
lequel  faituel  devrat  estre  condamné  ,  selon  le  quantité  du  forfait,  de  teille 
amende  qu'il  euysse  forfait ,  s'il  fuysse  pris  aile  freiche  coulpe ,  et  ne  li  [)OU- 
rat  le  souverain  sire  rendre  le  justice  du  lieu  où  li  fait  aurat  esté  perpétré, 
sains  le  greit  du  saingneur  de  celi  justice,  ne  li  déligier  jusques  à  tant 
qu'il  aura  asseis  fait  aile  partye  bléchié ,  sauveit  en  ce  touttes  les  franchie- 
ses  et  libertés  de  nous  laditte  cité  et  de  touttes  les  autres  franckes  villes 
de  nosdits  pays  ,  en  tant  quelles  puelent  touchicr  à  noz  bourgeoys'.   •> 

•  Dan*  Louvrex  ,  ce  sonl  le»  articles  4,  5  et  6.      Tarticle  quinzième  ici  mentionné.  On  trouve  au 
-  Louvrex  ajoute  :  »  dont  il  poroient  estre  là      reste  dans  le  tom.  II,  p.  173 ,  un  autre  extrait  de 

endroit  araisniés  ou  dont  il  voront,  etc.  modération  de  la  Paix  des  Seize  qui  fait  suppo- 

*  La  modération  de  la  Paix  des  Seize,  au  t.  I      ser  Texistence  d'un  autre  règlement  du  mt^me 
du  Recueil  de  Louvrex,  p.  401  ,  ne  contient  pas     nom. 


Ttem  ,  quant  au  septième  point  de  part  notredit  très-redoulé  seig^,  oultre- 
donné ,  contenans  ces  semblans  parleis.  Item  seplement  vuet  raons^  avoir  re- 
corde se  lesdits  maistres  et  conseil  doient  cognoistre  d'autres  cas  que  des  deb- 
tes  de  covens,  de  marchandises  et  d'autres  cas,  dont  les  status  font  mention, 
et  se  pour  obéyr  à  caz,  il  doiént  faire  adjourner  les  gens  fours  desdits  pays 
ou  non ,  altaindu  que  par  le  paix  de  Wihoigne,  il  est  ordonné  que  les  afiFo- 
rains borgoys  doient  avoir  leurs  maisons  en  le  cité.  A  celi  septième  point,  di- 
sons que  nous  sauvons  et   wardons  le  paix   de  Wihoigne,  qui  contient  en 
traizièmc  article  d'icelle  ses  semblans  parleirs  *  :   «  Item  quant  au  point  del 
»   bourgeoises  afïbraines  ausqueils  ^,  est  advisé  que  nulz  afforains  borgeoy  par 
M  acquise  borgesie  ne  porat,  ne  deverat  joïr  de  la  borgesie  de  Liège,  s'il  ne 
»  demeurt  chacun  an  continuellement  dedens  la  fianchiese  de  la  cité  de 
M   Liège,  par  l'espause  de  demy  an  et  plus,  à  toute  sa  femme,  ses  enfans  et 
»  sa  maisnye ,  et  se  il  n'a  là  son  principal  hosteil  et  son  maisnage  sans  fraude 
»   mayement  ledit  termine  durant ',  ainsy  comme  li  autres  borgeoys  conti- 
»   nuellement  résidens  dedens  laditte  cité  le  font,  laquelle  comenchera  cha- 
»  cun  an  ,  quant  aux  borgeoy  qui  ors  sont ,  aile  fieste  de  tous  Sains,  et  quant 
M   aux  borgeois  qui  receus  seront  d'ors  en  avant ,  tant  que  à  la  premir  année , 
»  dedens  ung  mois  après  leurs  réception,  et  quant  à  la  seconde  et  aux  autres 
»  années  après  ensuivant  ,  commencherat  le  termine  de  leure  résidence,  à 
»   la  fieste  de  tous  Sains  après  le  premier  résidence  parfaite.  »  Item  aussy  nous 
raportons  aux  premier  et  second  articles  délie  paix  de  Sauze,  ci-dessus  es- 
cripts ,  qui  continent  les  cas  dont  lesdils  maistres  ont  à  cognoistre.  Item  aussy 
nous  sawons  et  wardons  le  régiment  fait  du  temps  mons'  Johan  de  Hevns- 
bergh ,  qui  en  xxix®  article  d'icelluy  en  raflFermant  laditte  paix  de  Wihongne  , 
contint  ses  semblans  parleirs  *.  «  Item  partant  que  ladite  cité  est  plussieurs 
»   foys  grandement  chargié  et  travaillé  des  afforains  borgeoys ,  et  en  sustinent 
»  despens  et  fraix ,  statuons  et  ordinons,  que  les  chevalliers,  escuers,  gens 
»   viskans^  du  leur,  et  autres  borgeois  afforains,  c'est  assavoir  demorans  fours 
M  delleditte  cité,  et  banlieu  extant  en  pays  de  Liège  et  de  Looz,  payeront  pour 

'    y.   Dans  Louvrex,  t.  I .  p.  8  ,  le  texte  de  la  nement  Icdilte  termine  durant. 

Paix  de  Wihogne,  où  cet  article  est  le  quatrième.  *  Cfr.  Louvrex  ,  t.  I ,  p.  46. 

^  Louvrex,  t.  I,  p.  10,  écrit  :  Quant  au  point  ^  Vivants;  on  lit  viventes  dans  la  traduction 

de  Bourgetie  afforaine,  est  diviseit.  latine  du  règlement  de  Heynsbergh,  donnée  aussi 

*  On  lit  dans  Louvrex  :  et  ton  ménage,  maison-  par  Louvrex,  loc.  cit. 


452 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


453 


leur  borgeoisies  audit  rentir^  aile  saint  Lambert  ou  au  plus  tard  aile  saint 
Remy,  ensuyvant  chacun  an ,  les  chevalliers  unjj  griffon,  x  livres  x  soz  pour 
le  griffon  ,  les  escuyers  et  gens  viskans  du  leur,  demy  griffon  pareille,  et  les 
autres  xl  souIx  comon  payement  de  Liège  ,  et  ceaux  manans  esdits  pays  de 
Liège  et  de  Looz ,  qui  voront  estre  d'ors  en  avant  borgeoys ,  qu'ils  soyent 
rechus  selon  le  paix  de  Wihongne,  et  payent  tnntoist  selon  leur  esta!  à  leur 
réception,  leur  taxe  desseurdite,  et  de  dont  en  avant,  chacun  an,  laditle 
taxe  au  jour  saint  Lambert  comme  dit  est ,  et  se  aucuns  de  dehors  des- 
dits pays  vuelent estre  bourgeoys ,  qu'ils  soyent  receus  selon  laditte  paix,  et 
payent  à  leur  institution  deux  florins  de  Rin  audit  renthier,  et  pareilles 
deux  florins  de  Rin ,  chacun  an,  audit  jour  saint  Lambert  ou  saint  Remy 
ensuivant,  au  plus  lard.  Et  se  lesdits  afforains  borgois,  tant  dedens  le  pays 
de  Liège  et  de  Looz ,  comme  de  four,  ne  payent  laditte  taxe  chacun  an , 
comme  dit  est,  que  dedont  en  avant,  ilz  soyent  privez  de  leurs  bourgeoi- 
sies, et  se  raquérir  le  vuelent,  se  fâchent  selont  la  manière  desseurdite, 
et  ne  soyent  point  admis  aucunement,  jusques  à  tant  qu'ilz  aront  les  as- 
targiez  payez  ;  et  deverat  yestre  celi  argent ,  ainsi  rechupt  par  ledit  rechep- 
veur  aux  dessusdits  borgeoys  afforains  convertis  en  artilleries  et  autres 
nécessitez  délie  cité.  » 
Item ,  quant  à  huictième  point  de  part  notredit  très-redoulè  seign""  oultre- 
donné,  contenant  sessemblans  parleirs  :  Item,  ou  wittième  vuet  mondit  seign*" 
avoir  record  se  lesdits  maistres,  selon  leur  franchieses,  ont  puissance  de  cons- 
Iraindre  les  officiers  de  mons""  de  panner*  ou  contregaiger  sur  marchissant  ou 
autres,  sains  le  sceu  ou  commandement  de  mondit  seign»",  et  se  li  ofKcier  ne 
le  voloit  faire,  se  ils  ont  puissance  de  li  corrigier.  A  celi  huictième  point, 
disons  que  ne  trouvons  quelque  loy  ne  paix  faites  mises  à  notre  warde ,  qui 
de  teil  pannement  fâche  mention,  autre  chose  que  li  xxvi  articles  délie  paix 
des  Sauze',  laquelle  contint  ses  semblans  parleirs  :  «  Item,  semblablement  est 
»  ordonné  que  de  treschens  de  terre  à  waignaige*,  et  ossi  de  louvvyer  de  mai- 
M  son ,  on  puet  panner  et  les  emblaveurs  pour  viel  et  noveal  arrestcir,  et  de 

»  II  s'agit  ici  du  receveur  on  du  rentier  de  la  ^  Cfr.  Louvrex,  lom.  II ,  p.  21.  Le  texte  dif- 

cilé,  dont  la  création  est  faite  par  l'un  des  arti-  fère  un  peu,  et  Tarticle  porte  le  n»  39. 

des  précédents.  *  ffaignutge ,   M'angnage  ou   H'ainage,  terre 

-  Panner  ou  pannéir,  prendre  des  gages  ou  tenue  en  ferme  pour  en  rendre  annuellement  au 

saisir  des  deniers  pour  la  sûreté  d'une  créance,  propriétaire  une  somme  convenue. 


»  ce  ne  puet-on  venir  à  loy  ne  a  escondit  nul ,  se  ce  nest  pour  monstrer  paye- 
»  ment  par  quittance  ou  recept  suffisant,  ou  par  bons  tesmoings  dignes  de 
»  foy  sans  suspicion ,  desquelles  monstrances  à  faire  ly  debteur  n'ara  que 
»  unequinsaine  tant  seulement,  laquelle  quinsaine  pendant  il  pora ,  s'il  h 
»  plaist,  en  quatlre  jour  de  celle  quinsaine,  faire  ses  provances,  sains  avoir 
»  autre  dilalion ,  et  en  cas  ou  li  maieur  de  lieu  seroit  défaillant  de  faire  l'ar- 
»  rest  ou  le  pan ,  il  seroit  tenus  de  poier  le  debte  ,  et  rendre  les  despens  pour 
»  sa  faculté  soustenus  sains  malengien.  » 

Item,  quant  au  neuffième  point  de  part  notredit  très-redouté  seig',  oultre- 
donné  contenant  ces  semblans  parleirs  :  Item ,  neuffièmement ,  vuet  avoir 
mondit  seig»  ,  record  se  lesdits  maistres  et  conseil  ont  puissance  de  empes- 
chier  translation  d'église ,  ou  autre  manire  qui  à  englise  appartient ,  et  se  ils 
ont  puissance  de  commandeir  à  personne  particulier  de  non  entremeller.  Ad 
celi  neuffième  point,  disons  que  de  ce  nous  raportons  au  vie  et  vije  articles  de 
ladite  paix  de  Sauze,  que  sauvons  et  tardons,  contenant  lesdits  articles  ces 
semblans  parleirs  '  :  «  Item,  avons  accordeit ,  pour  le  bin  de  tout  le  pays, 
»  que  veu  et  considéré  en  queille  estât  nous  sommes  en  fait  délie  englise , 
»  ne  puist  de  la  cité,  déterminer  sains  mons^,  son  englise  et  les  autres 
»  membres  du  pays.  Item ,  tant  que  les  bénéfices  et  des  fruits  des  absens 
et  des  présens ,  est  accordé  que  li  maistres  de  laditte  cité  ,  ne  soy  en  doyent 
plus  entremesler ,  et  par  espécial  des  fruits  des  absens ,  mons»^  ne  laditte 
cité  n'en  doyent  d'ors  en  avant  riens  savoir ,  lever  ne  recepvoir ,  anchois 
»  les  doit  mondit  seign»^  faire  lever  et  mettre  en  séquestre  pour  aller  là  (où) 
»   aller  deveront  selon  droit  et  raison.    » 

Item,  quant  au  dixième  point  départ  notredit  très-redouté  seig%  oultre- 
donné,  contenant  ces  semblans  parleirs  :  Item,  dixièmement,  vuet  mondit 
seigf  avoir  record  se  lesdits  maistres  et  conseil  ont  puissance ,  par  leures  fran- 
chieses, de  faire  enqueste  hors  franchieses  et  banlieu,  sans  le  saigneur  ou  ses 
officiers ,  ne  se  ilz  puelent  prendre  gens  et  justicier.  Ad  celi  point ,  disons 
que  de  ce  nous  rapportons  à  ce  que  le  paix  de  Fexhe  en  contint,  que  ci-des- 
seur  est  escrit ,  par  laquelle  appert  que  chacun  doit  estre  mené  et  traictiet 
par  loy  et  par  jugement  des  eschevins  ou  d'homes,  selon  ce  que  à  chacun  et 
au  cas  affirrat,  et  aussy  aux  premir  et  second  articles  délie  paix  des  Sauzes 

>  Cfr.  Louvrex  ,  lom.  II ,  p.  17  ,  n«  9  et  10. 


» 


» 


)j 


454 


ANALECTA  LEODIEiNSIA. 


ANALECTA  LEODIEjNSïA. 


455 


cy-desseur  escripls,  qui  continent  les  cas  dont  lesdits  maistres  ont  à  con- 
noistre. 

Item  ,  quant  à  lonzième  point  de  part  nolredit  très-redouté  seijj»" ,  oultre- 
donné,  contenant  ces  semblans  parleirs  :  Item,  veut  onzièmement  mons"" 
avoir  recort,  comment  ont  doit  user  de  recepvoir  tant  les  af¥brains  bourgeois 
comme  autres,  et  comment  on  en  doit  user,  et  se  ils  sont  araisniës ,  là  ilz 
sont  manans  se  ilz  y  doyent  ster  en  droit.  A  celé  onzième  point,  disons  que 
de  ce  nous  rapportons  à  ce  que  la  paix  de  Wihoijjne  en  contint,  ausy  que  cy- 
desseur  est  escript ,  et  aussy  au  troisième  article  délie  paix  de  Sauze  et  au 
xxix  article  du  Régiment,  qui  rafferme  laditte  paix  de  Wilhoigne,  ansy  que 
ci-desseur  sont  escripts. 

Item  ,  quant  au  douzième  point  de  part  notredit  très-redouté  seig"",  oultre- 
donné,  contenant  semblans  parleirs.  Item,  douzièmement,  vuet  mons""  avoir 
recort  se  selon  franchieses,  lesdits  maistres  ont  authorité  de  envoier  com- 
mander az  officiers  de  bas  seignorages,  de  non  faire  enqueste  de  loy  ou  de 
faire  loy  sur  l'indignation  délie  cité.  Ad  celi  douzième  point,  disons  que  de 
ce  nous  rapportons  au  premier  article  délie  paix  de  Fexhe  ci-desseur  escript, 
qui  contint  que  chacun  soit  mené  et  Iraitié  par  loy  et  par  jugement  des  esche- 
vins  ou  d'homes  selon,  etc.,  et  aussy  aux  premir  et  second  articles  délie  paix  des 
Sauze  ci-desseur  escript,  qui  continent  les  cas  dont  lesdits  maistres  ont  à 
cognoistre.  Item  ,  aussy  est  à  nous  lesdits  eschevins  deffendu  de  commander 
aux  baillieuz,  mayeurs  et  officiers,  selon  le  contenu  de  xiiij«  article  délie  Lettre 
aux  articles,  qui  contient  ses  semblans  parleirs  :  t  Item,  comme  nosdits  es- 
»  chevins  de  Liège,  en  préjudice  de  notre  haulteur,  et  celi  enlreprendant 
»  touttefois  que  bon  leur  sembloit ,  à  requeste  ou  par  information  des  par- 
»  lyes,  sans  ce  que  de  rins  en  fuist  raisniés  ou  plaidiet  pardevanl  eaux,  ou 
»  par  eaux  sentenchiet  de  noveau  se  soient  melleis  de  mander  et  commander 
»  aux  baillieuz,  jmaieurs  et  officiers  de  nous  et  de  noz  subgés  et  des  autres 
»  seigneurs  qui  ont  justice  usantes  délie  loy  de  Liège,  par  leurs  lettres  ou 
»  par  leurs  varlets ,  que  de  certain  faits,  par  eaux  entrepris,  cessassent,  ou 
»  certaines  choeses  fassent  selon  leurs  mandements,  ou  ils  viengnent  parde- 
»  vaut  eaux  dire  raison  pourquoy,  dedens  certains  jours;  et  se  ledit  officier 
»  n'y  obéyssent,  ils  deffendoyent  aux  eschevins  du  lieu  subgets,  que  point 
»  ne  seyssent  en  siège  pardeleis  eaux,  ou  ne  jugassent  à  leur  somonse ,  nous 
»   les  deffendonsque  de  ce  jour  en  avant  soy  cessent  de  faire  tels  mandemens , 


»  qui  point  à  eaux  n'appartiennent,  car  se  li  officiers  de  nous  et  de  nos  sub- 
)»  gets  font  choses  que  faire  ne  doyent,  ou  mènent  aucune  personne  four  loy, 
)»  nous  en  devons  premir  être  requis,  pour  ce  radrechier,  et  se  nous  en 
»  astiens  deffallans,  ons  en  devoit  avoir  rethour  à  notredit  capittle,  selon, 
»  la  tenure  délie  paix  de  Fexhe ,  et  partant  voulons-nous  que  lesdits  co- 
>»   mands,  se  fait  asloienl,  soient  de  nulle  valeur  ^  » 

Item,  quant  au  Iraizième  point  oiillredonné  de  part  nolredit  très-redouté 
seig»^ ,  coutenans  ces  semblans  parleirs  :  Item ,  traizièmemenl  vuet  mondit 
seigr  avoir  recort  se  les  maistres  et  conseil  puelenl  defiFendre  à  faire  enqueste 
par  les  homes  de  fieff,  tant  touchant  le  haulteur  et  seignorie  de  mondit 
seig--,  comme  le  droit  de  la  paix  et  del  annea  de  son  palais.  A  celi  Iraizième 
point  disons,  que  de  ce  nous  rapportons  alleditepaix  de  Fexhe  et  au  i^r  et  ije  ar- 
licle  délie  paix  des  Sauze,  ci-desseur  escripls,  qui  continent  les  cas  dont  les- 
dits  maistres  soy  doyent  enlremeller. 

Item,  quant  au  quatorsième  point  oullredonné  de  part  noslredit  très- 
redouté  seig»^  contenans  ces  serpblans  parleirs  :  Item,  quatorzièmement  vuet 
mondit  seig"^  avoir  recort  se  les  officiers  de  la  cité ,  sont  tenus  de  jurer  d'an 
en  an  à  leur  réception ,  que  pour  leur  office  à  avoir  n'ont  donné  ne  promis, 
priet  ne  fait  prier,  etc. ,  et  sur  quelle  peine.  A  celi  quatorzème  point  disons 
que  de  ce  nous  rapportons  az  Ixxiiij  et  Ixxvj  articles  des  Status  délie  cité*, 
que  sauvons  et  wardons,  lesquels  articles  s'ensuyvent  de  mol  à  mot  :  «  Item, 
»  quiconque  prierai,  donrat  ou  prometlera  ,  ne  prestera  riens  par  luy  ne  par 
»  aultruy,  pour  celle  office  ne  autre  avoir  il  sera  hoisteit  de  son  fait,  meisme 
>.  de  ceste  office  et  de  toultes  autres  offices  délie  cité  de  Liège  à  tousjours 
»  maix,  mais  que  prouveit  soit.  Item,  quiconques  des  jureis  ou  jugeurs 
»  sera  convainku  qu'il  ayel  fait,  en  cette  office  faisant,  tort  à  aulruy  pour 
»  lowier  prendant  ou  pour  mavaize  acquison  ,  ne  qui  ait  pris  lowier  des  par- 
»  tics ,  il  serai  de  son  fait  meisme  priveit  de  cette  office  et  de  tous  autres 
»  si  comme  dit  est,  et  renderat  tout  ce  que  pris  en  arat,  à  ceaux  qui  rechivent 
)>  les  amendes  de  ces  status.  »  Item ,  aussi  contint  le  xxv™«  article  de  Régi- 
ment ce  qui  s'ensyet'  :  «  Item,  pour  ce  que  du  temps  passeit  une  grande 

*  Nous  ne  trouvons  point  dans  Louvrex  la  lel-  sur  les  statuts  de  la  cité.  On  peut  comparer  avec 

ire  aux  Articles  dont  il  est  ici  question.  notre  texte,  les  articles  67  et  70  de  ce  règlement. 

2  Louvrex  ne  donne  pas  les  sUluls  de  la  cité,  3  cfr.  Louvrex,  règlement  de  Heynsbergh  . 

mais  il  donne ,  1. 1 ,  p.  471,  la  modération  laite  tom.  I ,  p.  4S. 


456 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


457 


)) 


)) 


» 


)) 


parlye  de  maie  govierne  de  la  cité  est  venue  par  les  prières,  beverages, 
dons  et  promesses  que  ons  at  fait  pour  avoir  les  maistres,  statuons  et  or- 
»  donnons  que  quiconque  sera  esleu  maistres  d'ors  en  avant  de  la  cité,  deverat 
»  avant  son  institution,  en  présence  des  anchiens  maistres  et  conseil ,  qui 
»  yestre  voront,  jurer  solempnemcnt  sur  sains,  que  pour  avoir  ledit  office, 
)i  il  n'a  donné  ne  promis,  ne  donra,  ne  promettera  quelconque  personne  par 
ly  ne  par  autruy ,  en  appert,  ne  en  secreit,  quattre  deniers  monoie  de 
Liège  ne  le  vallant,  et  que  son  office  fera  bin  et  loyallement,  sans  fraude 
ne  malengien,  et  que  il  fera  toutte  diligence  de  faire  le  proffil  el  utilité 
»  delleditte  cité ,  des  aventures  el  émolumens  raporter  entièrement  sans  fraude 
>»  ens  mains  de  renthier,  sains  riens  receller,  ny  convertir  en  son  proffil.  » 
Item  ,  quant  au  quinzième  point  de  part  nostredit  très-redoulé  seig*", 
oultredonné,  contenans  ces  semblans  parleirs  :  Item  ,  quinzièment  veut  mon- 
dit  seig""  avoir  recort  se  tels  officiers  prendent  lowier,  dons  ou  bienfais, 
comment  on  en  doit  user.  A  celi  quinzième  point  disons  que  de  ce  nous  rap- 
portons au  Ixxvj  article  des  status  ci-desseur  escript,  et  aussi  contient  le 
xxiiij  article  de  Régiment ,  touchant  les  maistres  ces  semblans  parliers  *  : 
«  Item,  que  parmy  ce  lesdits  maistres  soient  contens  de  salair,  sans  prendre 
M  az  sangneur ,  englises ,  bonnes  villes ,  bourgoys ,  ou  autres  quelconques 
))  lowier  ou  bien-fais ,  devant  ou  après,  pour  estre  adréchiés  ou  aidiés  en 
»  leurs  besoignes  par  lesdits  maistres,  sauff  que,  se  pour  icelle  besoigne  il 
»  astoit  nécessité  aile  requeste  des  partyes ,  de  chevalchier ,  les  maistres  ou 
«  l'un  d'eaux  et  aucuns  de  conseil  hors  délie  cité ,  que  adont  ils  poroient 
»  prendre  les  despens,  qu'ilz  aroyent  faits  d'eaux  et  de  leurs  chevalz  endit 
»  chemien  ,  tant  seulement  selon  la  taxe  desseurdite,  sains  fraude  ne  malen- 
»  gien.  Et  se  au  sorplus  trouvé  astoit  ou  proveist  fust  par  cnqueste  à  faire 
M  par  les  xxij  commissaires  ou  par  aucuns  bons  tesmoignages ,  que  lesdits 
»  maistres  et  conseil  euyssent,  en  secret  ou  en  appert,  outre  ce  que  dit 
»  est,  pris  lowier  ou  autres  bins  faits,  que  ils  soyent  privés  delledite  office 
M  et  d'autres  à  perpétuitez  ,  et  attens  de  la  somme  de  cens  corones  de  Fran- 
»  che,  à  payer  el  convertir  az  besoignes  et  proffis  des  artilleries  et  nécessité 
»  de  laditte  cité-,  dedens  quarante  jours  après  ce  que  commandez  l'y  serai , 
M  et  que  tauloist  en  lieu  de  celi  soit  esleu  ung  autre ,  par  les  xxxij  homes 

'  Louvrex,  t.  II,  p.  44. 


»   desseurdits,  selon  le  manire  dessein'  escripte ,  el  que  de  ce  lesdits  com- 
»   roissaires  en  fâchent  exécution.  » 

Item ,  quant  au  saisième  point  de  part  nolredil  très-redoulé  seig'  oultre- 
donné, contenans  ces  semblans  parleirs:  Item,  saizièment  vuet  mondit  scig^ 
avoir  recort  se  la  cité  puet  à  autre  bonnes  villes  de  pays  ou  à  ville  cham- 
peslre  donneir  franchieses.  A  celi  seizième  point ,  disons  que  de  ce  nous  rap- 
portons au  neuffième  article  delledite  paix  des  Sauzes  c'on  dist  de  Tongres, 
contenans  ses  semblans  parliers  ^  :  «  Item  au  point  des  franchieses  à  donner 
»  est  semblablemcnt  accordé  ,  que  d'ors  en  avant  ladite  cité  ne  donnera  à  au- 
))  très  bonnes  villes  aucunes  franchieses  ne  liberté,  et  semblablemcnt  nions"" 
»  ne  porat  ne  ne  deverat  donner  aux  autres  bonnes  villes  aucunes  franchieses 
»  qui  soyent  préjudiciables  aux  franchieses  et  libertés  de  ladite  cité.  » 

Item,  quant  au  dix-septième  point  oultredonné  départ  nolredil  très-re- 
douté  seig"".  contenans  ces  semblans  parleirs  :  Item,  vuet  mondit  seig""  avoir 
recort  se  les  commissairs  ont  puissance  de  faire  consiraindre  le  mayeur  de 
Liège ,  de  plus  avant  faire  que  le  Régiment  ne  contint  ou  déclare  par  exprès. 
A  celi  dix-seplième  point  disons,  que  de  ce  nous  rapportons  aile  Commission 
desdits  commissaires*,  faisant  mention  entre  autres  ces  semblans  parleirs  : 
«  Et  leurs  avons  donné  el  donnons  par  ces  présentes  pooir,  puissance  et  au- 
»  thorilé ,  de  pari  nous ,  de  visenler  lesdilles  paix ,  acors  et  ordonnances ,  fais 
»  sur  les  cas  desseurdis  ,  et  d'aviser  forme  el  manière  de  provision  ,  dont  les- 
»  dits  excès  ne  soy  fâchent  d'ors  en  avant,  par  quoy  le  bon  gouverne  et 
»  régiment  delleditte  cité  soy  puisse  remettre  en  estât  et  multiplier  de  bin 
»  en  mieux ,  et  que  les  désordinances  el  diverses  pourchasses  des  offices  de 
n  laditte  cité  cessent ,  et  que  aussi  les  plais  puissent  estre  abrévyés ,  el  les 
»  parties  briefvement  descombreis,  el  au  sorplus  de  faire  ordinances  selon 
»  leur  bonne  discrétion  .  el  le  sens  que  Dieu  leur  al  donné,  pourquoy  lout- 
»  tesvoys  de  force  et  de  voulenlé  se  cesse  ,  el  que  chascim  puisse  estre  mené 
»  et  desduit  par  raison  et  équité  à  l'honneur  de  nous  et  de  notre  engliese  el 
»  délie  cité  et  aile  paix  des  habilans,  voir  que  c'est  notre  intention  que  de 
n  relenir  et  rettenons  la  puissance  desdils  advis  el  ordonnances  avant  que 
M   conclusion  se  fâche,  d'oyr,  modérer,  inlerpreller  el  corrigier,  ainsi  que 

'  Cfr.  Louvrex  ,  loni.  11,  p.  18.  Cet  article      commissaires,  el  s'en  réfère  uniquement  à  quel- 
porte  le  n"  16.  ques  articles  des  règlements  de  Heynsbergh  pour 
'  Louvrex  ne  donne  pas  cette  commission  des      leur  institution. 

58 


:---it. 


m 


I 


458 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


»  bon  et  raisonnable  nous  semblera,  etc.  »  Item,  aussi  nous  rapportons  au 
xxxvj  article  de  Régiment  contenant  ces  semblans  parleirs  *  :  «  Et  pour- 
»  tant  qu'il  est  nécessité  en  tous  fais  de  porveir  tout  premier  au  plus  besoi- 
M  gnaul  et  le  temps  ne  sueffre  point  de  si  subitainement  et  en  haste  pooir 
»  pouryeir  aux  autres  plussieurs  deffaults  tant  du  bin  comon,  des  vinaçes , 
M  des  monnoyes ,  des  vivres ,  des  carbonaiges ,  des  povres  de  Cornillon  et 
»  d'aullres  pollicies ,  nous  avons  au  suiplus  donné  auxdits  commissaires  ,  qui 
»  en  vertu  de  notre  commission,  à  eaux  sur  ce  par  nous  faite  ,  ont  celé  ordon- 
M  nances  advisé,  et  donnons  puissance  d'adviser  et  ordiner,  tousjoursà  notre 
w  interprétation ,  record  et  correction ,  ce  que  bon  et  expédient  leur  sem- 
»  blera  pour  le  prouffît  et  utilité  du  peuple  communément,  et  aile  lion- 
))   neur  des  cité,  pays  et  inhabitans.  )) 

Item,  quant  au  dix-huitième  et  derain  point,  de  part  notredit  très-redouté 
seig""  oullredonné  ,  contenant  ces  semblans  parleirs  :  Item,  vuet  mondit  seig» 
avoir  record  se  les  mestiers  en  général  ou  en  particulier  puelent  faire  status , 
entrefaites  ou  ordonnances,  en  préjudice  délie  franchiese  délie  cité,  ne  aussy 
de  la  haulteur  et  saingnorie  de  mondit  seig"",  en  servitude  des  borgeois, 
citaiens  ou  d'autres  pays.  A  celi  derain  point,  disons  que  de  ce  nous  rappor- 
lons  au  neuflième  article  délie  paix  de  Sauze,  ci-desseur  escript,  et  n'en 
trouvons  autre  choese. 

Oullre  et  pardessus  tous  lesquels  points  susdits,  dont  nostredit  très-re- 
douté seig'  at  demandé  recort,  comme  ci-devant  appiert,  ont  lesdits  maistres, 
en  leurs  protestation  faisant ,  demandé  aouverture  touchant  le  point  faisant 
mention  des  afforains  bourgeoix  et  surcéans  de  pays,  c'est  assavoir  se  bour- 
geois afforains  ou  surséans  de  pays  astoient  par  les  officiers  de  nostredit  très- 
redouté  seig""  attenus  ou  traveilliés  de  leurs  corps  ou  membres ,  anchois 
qu'ilz  fuissent  par  loy  convainchus  comment  on  en  deveroil  useir. 

Considéré  le  paix  de  Fexhe  ,  contenans  que  tous  surséans  de  pays  doyent 
estre  traitiés  et  menés  par  loy,  à  celi  point  et  requeste,  disons  que  de  ce  nous 
rapportons  alledite  paix  de  Fexhe ,  au  neuffième  article  délie  premir  paix  des 
Vingte-deux ,  et  au  troisième  article  délie  paix  de  Sauzes ,  ci-desseur  escripts. 

Touttes  lesquels  paix  faites ,  dont  desseur  est  faite  mention ,  nous  sawons 
et  wardons  par  loy ,  hors  desquels  pour  advertissement  de  leur  contenu  et 


'  Cfr.  Louvrex ,  tom.  I ,  pag.  49. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


459 


pour  satisfaction  des  points  et  articles,  oultredonnés  par  nostredit  très-re- 
douté seig*",  de  ce  que  nous  en  sawons  et  wardons  avons  extrait,  et  par  nos 
exprès ,  ainsi  qu'ils  gissent  par  escript,  ce  que  dessus  est  contenu  ,  et  déclaré 
voir,  si  avant  que  en  si  brieff  temps  que  depuis  que  cedit  recort  nous  fu  re- 
quis ,  avons  eu  terme  et  espause ,  et  aussi  selon  nos  petits  sens  et  entendemens 
avons  poyu  receuillir  et  mis  l'un  l'autre  à  mémoire ,  protestant  et  par  exprès, 
tant  pour  nous  comme  pour  noz  successeurs  en  office  d'eschevinaige ,  que  si 
en  temps  future  noz  revenoient  à  mémoire  ou  à  clartez ,  aucuns  points  con- 
tenus esdittes  paix  faites,  concernant  ou  louchant  les  points  et  articles  susdits, 
desquels  notredit  très-redouté  seigneur  al  fait  demandeir  recort,  plus  avant 
que  ceux  desseur  déclarez ,  qui  point  ne  fuissent  déclarez  en  ces  présentes , 
que  deleis  iceux  point  volons  demeurer  et  demorons,  pour  valoir  au  proffil  de 
ce  présent  advertissement,  nous  pouvoir  ne  devoir  préjudicier  ou  aucune- 
ment touchier ,  ne  y  estre  reprochiés  à  nos  sérimens  et  honneurs ,  ors  ne  le 
temps  future;  et  tout  semblablement  se  autres  Chartres  ,  paix  faites,  régimens, 
status ,  ordonnances  ou  autres  lettres ,  exploits ,  munimenls ,  servans  à  laditte 
cité ,  bonnes  villes  et  pays  susdits ,  fuissent  retroveis  en  aucun  temps  et  noz 
apparuissenl,  servans  à  ces  matières,  comme  aucunement  lesdits  maistres 
nous  ayent  donné  à  cognoistre ,  que  ils  en  doyent  avoir  aucunes ,  lesquelles 
nous  voroient  coramunicquer  pour  bon  advertissement,  si  avant  que  nous 
icelles  sauveriens  et  warderiens ,  sauvons  et  wardons  par  loy  ,  et  que  point  ne 
fuissent  aucunement  recognues ,  déclareis  ou  expressées  en  ce  présent  avertis- 
sement, nous  voulons  deleis  demorer  et  y  demorons  plainement,  et  les  voirons 
et  voulons  deiz-maintenant  pour  adonques  tenir  et  réputeirdeolleile  force,  vertu 
et  valleur ,  comme  si  elles  fuissent  par  exprès  contenues ,  déclarées  et  expres- 
sées en  ces  présentes.  Lequel  advertissement  ainsi  par  nous  rendu  que  dit  est 
pardessus ,  saulff  adès  en  tout  la  beninge  correction ,  interprétation ,  attem- 
pérance  et  émiudrement^  de  notredit  très-redouté  seig'",  de  son  vénérable 
capitle  et  des  membres  et  estais  de  ses  pays  de  Liège  et  de  Looz,  comme 
noz  souverains,  et  de  part  cuy  louttes  lesdiltes  paix  faites,  que  nous  sawons 
et  wardons,  ont  estez  faites,  ordonnées,  construites,  statuées  et  instablies, 
Stas  Chabot ,  souverain-mayeur  de  Liège ,  à  la  requeste  de  notredit  très-re- 
douté seig*"  et  de  sondit  vénérable  capitle,  mist  en  notre  warde  et  rettennance. 


1   Emmiudement ,  ou  émidrement,  amélioration  ,  augmentation. 


460 


ANALECTA  LEODIE.NSIA. 


Ce  fut  fait  et  foiirporté  en  noslre  |[>lain  siège,  sur  le  Deslroit  à  Liège,  en  chau- 
feur,  derier  le  sale  saint  Michiel.  en  présence  de  nosiredittrès-redoulé  seigneur, 
desdits  vénérables  seig"  doyen  et  capitle  délie  engliese  de  Liège,  et  des  mais- 
Ires  et  grand  nombre  du  conseil  de  ladittc  cité.  Et  en  témoing  de  vérité, 
avons-nous,  ly  mayeur  desseur  nomé,  et  nous  Libert  Textor,  bailly  délie 
cour  de  Jupille.  Jolian  de  Coir,  seig"*  de  Rameyoule,  Gérard  de  Seraing, 
seig"^  à  Fraipont,  pannetier  héritable  à  monsieur  de  Liège,  Johan  Damesart, 
Jacquemin  de  Loncliins,  Johan  délie  Faloize,  Jaques  de  Morèalmez,  seig""  de 
Landelieis,  bailly  de  Thuin  ,  Johan  de  Basloigne,  escuyer,  seign""  de  Verines, 
Johan  de  Souey,  bailly  de  Condroz ,  Johan  Persant  de  Warnant,  Alexandre 
Bérart,  secrétaire  ù  notredit  Irès-redouté  seig"",  Ameile  de  Veiroux ,  maistre 
jadis  delledite  cité  ,  et  Tielman  Waldoré ,  aussi  maistre  jadis  d'icelledite  cité , 
tous  à  ce  jour  eschevins  de  Liège,  fait  apprendre  à  ces  présentes,  noz  pro- 
pres scelz,  en  signe  de  vérité,  sur  l'an  de  grâce  délie  nativité  Nostre-Seigneur 
Jésus-Christ,  WIIIÏ^  et  LVIII ,  du  mois  de  jenvier  le  neufFième  jour. 

archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  du  grand  greffe 
des  échevins,  n"  201  ,  f-  255  ver$o. 


XXXIW 


ADOUYERTURE  OU    KECORT    FAIT  SOUR  REQUESTE   DE  LA  CITÉ    *    (9  JUIN    1458). 


A  tous  ceaux  qui  ces  présentes  verront  et  oront ,  nous  le  maieur  et  les 
eschevins  de  Liège ,  salut  en  Dieu  permanable  et  cognissance  de  vérité.  Sur 
ce  que  par  vaillans  et  saiges  Fastreit  Baret  Surlet,  seig"^  de  Chockier,  et  Gé- 
rard ToUet,  maistres  pour  le  temps  délie  cité  de  Liège,  Willeame  Deschamps, 
mambour  delledite  cité,  avec  plussieurs  et  grand  nombre  du  conseil  d'icelle 
cité,  partie  faisans  pour  et  en  nom  de  laditte  cité  généralement,  et  en  pré- 


'  Ce  record  des  échevins  est  imprimé  au  t.  II  Le  lexle  que  nous  publions  diffère  considérable- 
du  recueil  de  Louvrex,  pp.  36-î>l.  Il  s'y  trouve  ment  de  celui  de  Louvrex  ,  qui  semble  avoir  élé 
intercalé  dan»  un  aulre  acte  de  Tannée   lï)32.      remanié  et  qui  offre  plusieurs  lacunes. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


461 


sence  de  Johan  Faber ,  mambour  et  en  nom  de  très-révérend  peire  en  Dieu , 
très-hault,  très-puissant  prince,  notre  très-honnoré  et  très-redoublé  seig»^, 
monsi^  Loys  de  Bourbon ,  par  la  grâce  de  Dieu,  esleu-confirmé  de  Liège ,  duc 
de  Bouillon  et  comte  de  Looz  ,  et  aussi  si  que  mambour,  et  en  nom  des  vé- 
nérables et  très-honorés  seig""*,  doyen  et  capitle  délie  vénérable  engliese  de 
Liège,  par  le  vive  voix  dudit  Willeaume  Deschamps,  nous  ait  puis  nagaires 
esté  requis  et  demandé  recort  et  advertissement  de  ce  que  nous  sauviens  et 
Avardiens  touchant  certains  poins  par  eaux  oultredonnè  par  escript  ez  nos 
mains,  en  nom  et  de  part  laditte  cité,  concernans  loy,  franchieses,  privilèges, 
libertés  de  laditte  cité,  paix  faites,  status,  régimens,  anchiens  usaiges  et  au- 
tres ordonnances  ;  ledit  Johan  Faber ,  mambour  comme  desseur ,  non  con- 
tredisant ne  débattant  que  recort  ne  soy  rendisse  aile  requeste  desdits  mais- 
tres en  nom  delle  cité ,  mais  faisant  solempnel  protestation  ,  si  que  mambour 
et  en  nom  comme  desseur  :  premièrement,  que  nostredit  très-redoulè  seig» 
ne  sondit  vénérable  capitle  ne  soy  vuelent  loyer  ne  ouUredonner  à  nul  record , 
que  nous,  les  eschevins,  polsissièmes  donner  de  choese  quelconque,  que  point 
ne  sauvons  et  wardons,  et  qui  point  n'est  mise  en  notre  warde,  comme  il  ap- 
partint: secondement,  que  point  ne  soy  vuelent  loyer  à  nul  record  ,  que  puis- 
sions faire  encontre  la  haulteur  et  sangnorie  de  notredit  très-redouté  seig»" , 
et  de  sou  engliese,  sinon  ensuiant  franchieses  et  paix  faites  mieses  en  notre 
^varde,  comme  il  appartient. 

Contre  laquelle  protestation,  faite  par  ledit  Johan  Faber,  en  nom  comme 
desseur,  ledit  Willeaume  Deschamps  protestât,  que  laditte  cité  ne  soy  vuet 
loyer  et  lachier  à  protestation ,  que  ledit  Faber  ayet  fait ,  et  que  le  record 
qu'ils  demandent  en  nom  de  laditte  cité ,  ils  le  demandent  à  avoir  selon  fran- 
chieses, libertés,  anchiens  usaiges,  et  selon  le  paix  de  Fexhe. 

Item ,  là-meisme  protestât  encor  ledit  Johan  Faber ,  en  nom  comme  des- 
seur, que  quant  ledit  record  sera  rendu  ,  il  en  vorra  avoir  copie  et  jour  compé- 
tent, pour  icelluy  visenter  et  regarder,  et  s'il  y  treuve  choese  qui  soit  en 
préjudice  de  notre  très-redouté  seig»^  et  de  sa  vénérable  engliese,  il  vora  sur  ce 
alligier  touttes  les  bonnes  raisons  qui  servir  poront  à  mondit  seig'  et  à  son 
engliese. 

Ayans  entre  nous  eu  plussieurs  advis ,  conseil  et  délibérations  sur  ce,  tant  à 
nos  amis  et  conseilliers  spirituelz  et  temporelz,  comme  autrement,  ausquels 
en  semblans  cas  avons  heyu  de  coustume  et  useit  prendre  ressort  et  conseil  ; 


462 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


463 


sentdns  la  grande  charge  que  en  ceste  partie  nousastoit  donnée ,  afin  que  pour 
nous  acquitter  et  à  ung  chacun  faire  de  raison  asseis  selon  ses  pétitions  et  re- 
raonstrances ,  et  selon  le  sens  et  entendement  que  Dieu  ,  notre  créateur,  nous 
a  donné  et  presteit  en  ce  monde,  Savoir  faisons  ,  que  nous ,  meurement  con- 
seilliés  et  préavisés,  avons  dit  et  disons  par  ces  présentes,  que,  bin  veus  et 
considérez  touttes  Chartres  anchiennes,  lettres,  paix  faites,  status,  régimens 
et  autres  ordonnances  pour  bonne  pollice  et  le  bin  publique ,  par  très-révé- 
rends ,  haults  ,  nobles  et  puissans  seigneurs  les  princes  et  seigneurs,  évesques 
et  esleus  de  Liège ,  prédécesseurs  de  notredit  Irès-redouté  seig'  ,  par  ledit  vé- 
nérable capitle  de  Liège  et  par  les  membres  et  états  desdits  pays  de  Liège  et 
de  Looz  ordonnées,  faites ,  statuées  et  mieses  en  uarde  de  loy ,  et  qui  par  nous 
sont  sauvées  et  wardées,  si  avant  que  mieux  les  avons  poyu  uardeir,  compren- 
dre et  concepvoir,  ne  trouvons  point  que  soions  en  manière  nulle  tenus,  obli- 
giésnelachiés  à  rendre  recort,  touchans  les  poinsànousoultredonné  ne  autres, 
jasoiche  que  aucuns  poroient  vouloir  dire  et  comprendre  que  si,  ensi  que  ce  est 
plus  expressément  contenu  en  l'adverlissement  par  nous ,  aile  requeste  de  no- 
tredit très-rcdouté  seig'  et  son  vénérable  capitle,  derainement  fait  et  rendu; 
ainsy  par  icelles  paix  faites  ne  nous  est  donné  quelque  authorité,  commission 
ou  puissance  de  faire  aucunes  interprétations,  déclarations,  aouvertures  ne 
glose  sur  lesdits  paix  faites,  anchiens  usaiges ,  coustumes ,  manimens  ou  pos- 
sessions; mais  trouvons  par  exprès  l'interprétation,  déclaration,  aouverlure, 
modération  et  attempérance  d'icelles  et  de  tout  ce  dont  pouroit  sourdre  diffè- 
rent ne  engendrer  question  par  mésentendement,  touchant  les  poins  contenus 
et  déclareis  ensdittes  paix  faites,  status,  régimens,  franchieses,  privilèges, 
libertez  et  autres  anchiens  usaiges,  coustumes,  manimens  et  possessions  des- 
dittes  cité,  bonnes  villes  et  comon  pays  de  Liège  et  de  Looz,  yestre  par  exprès 
réserveis  et  retenus  en  l'authoritè,  puissance  et  plaine  cognoissance  de  notredit 
très-redouté  seigf ,  dudit  vénérable  capitle ,  et  des  autres  membres  et  estats 
desdits  pays,  et  par  conséquent  à  nous  par  exprès  deffendu ,  pourquoy  de  nulle 
aouverture,  interprétation  ou  déclaration  donner  sur  lesdits  poins  ne  autres 
i^quis  par  lesdits  maistres  et  conseil  en  nom  delledite  citeit,  prions  très-affec- 
tueusement qu'on  nous  vuelle  tenir  pour  excuseis,  car  nous  nous  en  déportons 
comme  de  ce  non  puissans,  et  en  renvoyons  touttes  personnes,  à  cui  ce  puet 
estre  nécessaire  ou  serat  le  temps  futur,  ausdits  membres  et  estas,  attaindu 
par  espécial,  que  par  le  contenu  délie  paix  de  Fexhe,  que  nous  sauvons  et  tar- 


dons par  loy,  est  déclaré  par  mots  exprès ,  que  se  la  loy  ou  coustumes  desdits 
pays  astoient  trop  larges  ou  trop  estroites,  trop  foibles  ou  trop  roides,  ce  doit 
yestre  en  temps  et  en  lieu  attempéreit  et  modéreit  par  le  sens  de  pays.  Sem- 
blablement  à  plussieurs  autres  paix  faites,  que  nous  sauvons  et  wardons  par  loy, 
est  contenu  et  expresseit,  sauveit  et  réserveit,  que  se  en  icelles  avoit  aucuns 
poins  ou  articles  mal  déclareis,  mal  aovers  ou  de  doble  entendement,  dont 
question  ou  différent  suscitasse  par  mésentendement,  en  temps  future,  ce 
dément*  aile  ordonnance,  interprétation  ou  modération  des  conditeurs  et  or- 
dineurs  d'icelles  paix  faites ,  et  non  pas  en  l'authoritè  ou  puissance  de  nous 
lesdits  eschevius.  Néantmoins,  nous  désirans  obtempérer  et  obéyr  aile  re- 
queste desdits  maistres  et  conseil ,  en  nom  comme  desseur ,  de  tant  que  en 
nous  est ,  et  que  avons  puet  touchier  et  appartenir  de  ce  dont  de  présent 
avons  mémoire ,  et  que  nous  sauvons  et  wardons  par  paix  faites ,  disons  par 
advertissement ,  que  il  nous  recorde  se  avons  et  wardons  par  le  contenu  des- 
dites paix ,  mises  en  nostre  warde ,  et  selon  notre  mémoire ,  et  ce  qu'il  nous 
constat  de  présent,  quant  ausdits  poins  oultredonneis  de  part  lesdits  mais- 
tres et  conseil ,  en  nom  de  laditte  cité,  ce  qui  s'ensyet. 

C'est  assavoir  quant  au  premir  point  contenant  ses  semblans  parleirs  :  Fré- 
mir, demande  la  cité  avoir  recort  ausdits  eschevins,  s'ilz  ne  sont  point  sauvans 
et  wardans  par  loy  ,  franchieses,  anchiens  usaiges ,  et  s'ilz  n'ont  point  cognois- 
sance, par  exploits  qu'ilz  ayent  arier  eaux,  que  avant  le  paix  de  Tongres,  les 
maistres  délie  cité  de  Liège  et  jureis  aient  estez  par  deleis  leurs  devantrains  à 
faire  ou  surporter  les  enqueste  et  jugier  ensembles.  A  ce  premir  point  disons 
que  rins  n'en  sauvons ,  car  le  plus  grande  partye  de  nous  n'esloient  à  ceU 
temps  encor  neis ,  ne  aussy  point  eschevins  ne  grand'pièce  après. 

Item,  quant  au  second  point  oultredonné  de  part  lesdits  maistres  et  con- 
seil en  nom  de  laditte  cité ,  contenant  ses  semblans  parleirs  :  Item ,  se  les 
eschevins  de  Liège  ne  tiennent  point  maistres ,  jureis ,  conseil  et  trengte-deux 
pour  ung  des  trois  juges,  et  la  cité  de  Liège  souverain  chieff  d'iceaux  maistres, 
jureis,  conseil  et  trengte-deux.  Ad  celi  second  point  disons,  que  de  ce  nous 
rapportons  au  premir  article  délie  paix  de  Tongre,  qui  exprime  les  trois 
principalz  juges  délie  cité,  duquel  premir  article  le  tenure  s'ensiet  de  mot  à 
mot  :  M  Et  premir,  au  premier  article,  oultredonné  par  Mons%  mention  fai- 

'   Dément ,  demainl ,  demeure  ,  manet. 


t. 


464 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


465 


»  sanl  que  les  plaix  ne  soyent  plus  devant  lesdils  maistres,  et  que  on  ne  plaide 
»  plus  pardevant  eaux,  avons  accordé,  pour  bin  de  paix  et  pour  nourir  paix 
»  et  mettre  et  avoir  bon  régiment  en  laditte  cité  et  pays,  que  d'ors  en  avant 
»  lesdits  maistres  cesseront ,  et  plus  ne  soufferont  à  plaidoier  pardevant  eaux, 
»  ne  pardevant  les  jurés,  conseil  et  université  de  laditte  cité,  de  nulz  cas, 

>  touchant  les  héritaiges,  testamens,  convenances  de  mariage  et  bins  de  sainte 
»  Eglise ,  et  d'exécution  et  d'autres  cas ,  touchant  aux  drois  et  al  loy  spiri- 
9  tuelle  et  temporelle ,  anchois  en  renvoyeront  les  partyes  plaidoier  parde- 
»  vaut  les  juges  ordinaires,  soit  aux  drois  ou  aile  loy  ,  qui  de  ce  doyent  avoir 
»  cognoissance  ;  mais  d'autres  cas,  touchans  les  status ,  franchieses  et  libertez 
»  de  laditte  cité,  et  aussy  de debtes  et  d'autres  marchandises,  nient  touchant 

*  aux  autres  cas  devant  escripts,  pouront  lesdits  maistres  souffrir  à  i>laidover 

>  pardevant  eaux  leur  bourgeoy  qui  plaidier  y  voront ,  et  que  cilz  bourgeois 
»  qui  y  seront  araisniés  et  trais  e(i  cause,  soyent  tenus  de  respondre,  sains 
»  à  eux  à  renvoier  pardevant  autre  juge  spirituele  ou  temporeil ,  se  doncqs 
»  n'estoyent  clercs  notoires  et  gens  bénéficiés  de  sainte  égliese,  et  vefves  dames 
»  et  femmes  à  marier,  qui  point  ne  seroyent  femmes  marchandes:  lesquelles 
»  personnes,  s'ilz  requéroient  à  estre  renvoyés  pardevant  leur  juges  ordinairs, 

>  en  tant  que  des  cas  louchant  fais  de  debte  et  de  covens,  ledits  maistres, 
»  jureis  et  conseil  les  deveront  renvoyer,  sains  mettre  allencontre  aucun  em- 
»   peschement.  Et  semblablement  que  les  bourgeoys  qui  plaidier  voront  de 

>  debte,  de  covens  ou  de  marchandises,  puissent  de  ce  plaidier  pardevant  l'of- 
»  cial  ou  le  mayeur ,  et  les  eschevins  ou  les  maistres  de  Liège ,  lequel  que 
»   mieux  leur  plaira'.  » 

Item,  quant  au  thier  point,  oultredonné  de  part  lesdits  maistres  et  conseil, 
en  nom  de  laditte  cité ,  contenans  ces  semblans  parleirs  :  Item  requiert  avoir 
recortse  ce  qui  est  par  ung  des  trois  juges  délie  cité  jugiet  et  déterminé,  se 
les  autres  juges  ne  sont  tenus  de  remanir  deleis  tels  jugemens  et  nient  iceaux 
retractyer.  A  celi  troisième  point  disons,  que  semblablement  nous  en  rappor- 
tons au  second  article  de  laditte  paix  de  Tongres ,  contenans  celi  second  ar- 
ticle ces  semblans  parleirs  :  c  Item  est  semblaement  accordé ,  que  tous  juge- 

*  mens  et  sentences  rendues  par  les  juges  spirituelz  et  temporelz ,  touchant 
»  les  cas  dont  ci-devant  est  faite  mention ,  et  aussy  par  les  maistres  et  con- 

'  Cfr.  Louvrcx,  tom.  II,  p.  16,  art.  1  et  2. 


»  seil  de  laditte  cité,  des  cas  dont  ils  aront  selon  ceste  présente  ordinance 
»  à  cognoistre,  deveront  demoreir  en  leur  forces  et  vertus,  et  ne  deveront 
»  lidis  maistres ,  jurez ,  conseil  et  université  de  laditte  cité ,  d'ors  en  avant 
»  jetter  nulz  coraands  sur  les  juges  spirituelz  ou  temporelz,  ou  aile  loy  de 
»  pays.  De  aux  partyes,  advocats,  procureurs  ou  mambours,  des  cas  dont 
»  ils  ont  ou  auront  plaidiet,  jugiet  et  sentenchiet ,  selon  le  contenu  délie  or- 
»  donnanche  dudit  premier  article,  affin  que  tous  jugemens  touchans  aux 
»  drois,  aile  loy  et  az  franchieses,  demeurent  enleurs  force  et  vertu  sains  au- 
»  cunement  à  retraictyer  ^  » 

Item,  quant  au  quattrième point,  oultredonné  de  part  laditte  cité,  contenans 
ses  semblans  parleirs  :  Item  requiert  d'avoir  recort  si  celi  ou  ceaux ,  qui  va  ou 
vont  contre  les  franchieses  délie  cité,  doyent  estre  pugnis  et  corregiés ,  et  s'ilz 
sont  pris  et  attenus,  et  coment,  et  silz  ne  sont  pris  et  attenus,  quelle  miese 
ilz  sont  tenus  de  payer,  et  là  elles  doyent  aller.  Ad  celi  quattrième  point  disons, 
que  de  ce  nous  rapportons  au  recort  rendu  par  noz  prédicesseurs ,  au  temps 
de  Wauthyd'Atin*,  touchant  lesquatorzes  poins  par  eaux  recordeis,  car  nulz 
de  nous  estoient  à  celi  temps  esquevins ,  et  en  le  fin  de  sixième  article  de  celi 
recort,  touchant  celi  cas  recordeit  par  nozdils  prédicesseurs  eschevins  par 
franchieses  ,  si  avant  et  en  teile  manire  que  fissent  noz  prédicesseurs ,  veu  et 
considéré  que  le  letre  sur  ce  faite  comprend  que  les  qualorse  esquevins ,  nos 
prédicesseurs,  qui  adont  estoient,  avoyent  à  icelle  lettre  appendu  leurs  propres 
seels ,  avec  le  grand  seel  de  la  cité.  Item  aussy  nous  en  rapportons  aux  aou- 
vertures  par  la  cité,  maistres  et  conseil  depuis  faites,  et  à  leure  requeste  mise 
en  notre  warde  ,  contenans  entre  autres  ces  semblans  parleir  :  d  Avons  de  co- 
•  mon  assent ,  par  meure  conseil ,  bon  advis  et  délibération ,  icelluy  point 
»  et  article  général,  en  dit  recort  contenu t ,  et  ossi  le  point  de  la  paine  et 
»  miese  générale,  en  laditte  lettre  délie  confirmation  ci-devant  déclareit,  in- 
»  lerpréteit,  spécifiel  et  déterminé,  et  est  iiostre  expresse  intention  et  vou- 
»  lente ,  et  par  manire  de  status ,  avons  ordonné ,  et  par  ces  présentes  or- 
»  donnons  pour  l'entretènement  et  conservation  de  bin  comon,  paix,  honneur 
»  et  proffit ,  et  bon  estât  de  notre  cité  et  des  bourgeois  et  inhabitans  en  icelle, 
»  que  lesdits  poins  ci-devant  contenus  doyent  tant  seullement  servir  et  être 
»  entendus  sur  tous  ceux  qui  ont  fait,  et  ossi  sur  tous  ceux  qui  feront  sédi- 


'  Cfr.  Louvrex,  loc.  cit.,  art.  5. 


2  royez  ci-des»u8,  p.  389,  391  et  400. 

59 


^ 


466 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


»  lion,  traison  notoires,  commetlemeol  en  la  cité  ou  az  champs,  pour  icelle 

»  trayr  et  avoir  au  bas  et  à  leur  volenteit  et  pouvoir,  que  lesdits  crimes  de  sé- 

•  dition  et  traison  noloirs ,  ensembles  comises  et  perpestrées ,  sont  les  plus 

»  grands  crismes  et  excès  ,  dessus  tous  les  autres  ,  par  lesqueils  excès  on  ne 

»  puet  plus  (jrandement  délinquer ,  faire  ne  aller  allencontre  des  libertéz  et 

»  franchieses  de  la  cité ,  veu  qu'ils  tendent  à  désolation  et  exillement  lamen- 

>  table  des  cités  et  bonnes  villes ,  et  des  borgois  inhabitans  en  icelles ,  clercs 
»  et  lays  avecqs  leurs  corps ,  femmes,  enfans ,  bin,  chasteis^,  et  avoir;  est  notre 
B  intention,  statuons  et  ordinnons,  pour  éviter  et  obvier  à  touttes  séditions  et 
»  traisons  notoires,  commettement  qui  poroient  advenir,  que  Dieu  ne  vueille, 
»  que  tels  qui  ausi  ont  comis  et  perpétreit,  commettront  et  perpétreront 
»  telles  séditions  et  traisons  notoires,  comettement,  soyenl  attains  et  pugnis, 
»  oultre  la  pugnition  de  la  loy  du  pays,  à  la  paine  et  mise  de  cincquante 
»  marcs  de  fin  or,  tant  de  foys  quante  foys  ce  advenroit ,  selon  laditte  lettre 
»  de  la  confirmation  de  noz  franchieses ,  attaindu  que  ledit  recort  des  es- 
»  chevins  contint  que  la  loy  ne  franchieses  délie  cité  ne  les  doit  aidier  ne 
»  valloir,  voir  entendu  en  tout  ce  que  dit  est  le  fait  bin  et  justement  proveit 
»  et  advoey  par  bons  témoins  dignes  de  foy,  de  bon  nom,  de  bonne  falme 
»  et  d'honeste  conversation ,  et  tout  ce  fours  porté  et  jugié  par  loy  ensuiant 
»  les  franchieses  délie  cité.  Et  volons  icelle  interprétation  et  aouverture  estre 
»  entretenue  et  observée  par  les  eschevins  de  Liège,  et  aussy  estre  mise  en 

>  leur  warde,  et  est  notre  expresse  intention  que  cette  ouverture  et  décla- 
»  ration  doit  tant  seuUement  servir  sur  ceaux  qui  ont  fait  et  sur  ceaux  qui 
»  feront  sédition  ,  et  traison  notoire ,  commettement ,  en  la  cité  et  az  champs 
»  pour  icelle  traïr  et  avoir  au  bas  et  à  leur  volenté ,  voir  le  fait  bin  et  juste- 

>  ment  proveit,  fours  porteit  et  jugiet  en  le  manire  que  dit,  et  nient  autre- 
»  ment.  Et  avant  ne  voulons  point  que  pour  ce  le  haulteur  et  saingnourie  de 
j>  nostre  très-redouté  Seig"" ,  Mons""  de  Liège ,  la  loy  de  son  pays ,  les  fi-an- 
»  chieses  et  libertés  délie  englise  et  cité  de  Liège  ,  et  les  paix  faites  soyent  de 
»  rins  chengies ,  enfraintes  ne  embrisées ,  ains  demeurent  en  leur  force  el 
»  vertu.  Et  partant  ce  soit  ferme  choese  etestable,  et  à  tousj ours  mieux  en- 

>  tretenue  sans  embrisier,  avons  nous  les  maistres,  jurés,  conseil,  le  grand  seelz 

'  Louvrex  donne  Chaptetls  ,  qui  a  le  même  par  les  parties  intéressées ,  soit  par  des  experts , 
sens  que  ch<uteit,  chetel  ou  chevelage.  C'est ,  dit  et  dont  le  profit  doit  se  partager  au  temps  con- 
Roquefort,  le  bail  des  bestiaux  estimés ,   soit     tenu  entre  le  bailleur  et  le  preneur. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


467 


»  de  ladite  cité ,  et  nous  aussy  les  gouverneurs  et  toutes  les  personnes  et  un- 
»  versité  de  tous  les  bons  mestiers  desseur-dils  el  chacun  pour  ly,  les  seelz 
»  desdits  mestiers  fait  apprendre  à  ces  présentes  lettres  en  signe  et  corrobo- 
>  ration  de  vérité,  sur  l'an  délie  Nativité  Notre-Seig»'  Jésu-Christ,  mil  quatire 
»  cens  et  xxxvij  ,  le  x«  jour  du  mois  de  novembre.  » 

Item,  quant  au  cincquième  point  oultredonné  de  part  laditte  cité,  conte- 
nans  ces  semblans  parleirs  :  Item  requiert  avoir  recort  se  de  grande  antiquité 
maistres,  eschevins,  jurez  viez  et  nouvealz,  n'ont  point  useit,  et  devant  la  paix 
de  Fexhe,  qui  ratefie  les  anchiens  nsaiges ,  de  ensembles  et  par  une  main 
recorder  les  usaiges  et  coustumes  délie  cité ,  et  leil  record  fait ,  icelluy  tenu 
vaillable  par  franchieses.  Ad  celi  cincquième  point,  disons  que  rins  n'en  sau- 
vons ,  car  point  n'estions  neis  ad  celi  temps,  et  à  sorplus ,  quant  aux  anchiens 
usaiges  et  costumes ,  nous  en  rapportons  aile  paix  de  Fexhe ,  et  aussi  au  cinc- 
quième point  du  record  par  noz  prédicesseurs  rendu  ;  mais  depuis  le  Régiment 
dernimenl  ordonné ,  avons  bin  cognoisance  que  maistres  et  jureis  ont  estez 
par  deleis  nous  touchant  aucuns  cas  en  dit  Régiment  déclareis. 

Item,  quant  au  sixième  point,  oultredonné  de  part  laditte  cité,  contenans 
ses  semblans  parleirs  :  Item ,  requiert  avoir  recort  se  les  eschevins  de  Liège  , 
ne  sont  point  tenus  de  donner  conseil  de  touttes  causes  touchant  aile  loy  pour 
trois  gros ,  soit  qu'il  en  soient  fait  *  chieff  ou  non ,  et  s'il  plaist  aile  partie  de- 
mandante le  conseil  de  apporter  sa  cause  par  escript ,  ce  dont  il  demande 
estre  consellié ,  s'ils  ne  le  sont  point  tenus  de  le  donner ,  et  ^  ce  qu'ilz  en  diront 
se  leurs  clercs  secrétairs  ne  sont  point  tenus  délie  donner  signeit  par  escript 
pour  un  gros ,  et  là  il  giest  par  escript  les  amiables  advertissement  ou  souve- 
rainetés dont  ils  usent ,  dient  ou  jugent ,  et  combien  ilz  en  prendent  ou  doient 
avoir  par  loy,  paix  faites  et  franchieses.  Ad  celi  sixième  point,  disons  que  de 
ce  nous  rapportons  au  dixième  article  délie  lettre  c'on  dist  az  Articles ,  qui 
contint  le  manire  de  donner  conseil ,  et  ne  trouvons  nulle  paix  faite  qui  con- 
tiengne  de  donner  les  conseils  par  escript ,  qui  soit  miese  en  notre  warde  par 
loy;  et  se  donner  les  falloit  par  escript,  se  seroit  en  grand  préjudice  et  as- 
targes  délie  loy,  el  au  domaige  d'un  cascun.  Lequel  diexième  article  delleditte 
lettre  az  articles  s'ensiet  de  mot  à  mot:  «  Item,  voulons  et  ordinons  que  nosdits 
»  esquevins  soient  tenus  de  donner  conseil  à  tous  ceaux  qui  le  requiéront,  de 


'  Var.  de  Louvrex,  tueit. 


Var.  à. 


468 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


»  tous  cas  louchant  aile  loy  du  pays  dont  requis  seront,  soit  qu'il  louche  az 
»  communaltez  de  villes,  à  plussieurs  personnes  ou  à  une,  de  cascun  cas,  parmy 
»  trois  gros  tant  seullement,  sens  plus  avant  prendre,  demander  ne  rechivoir.  « 
Item,  encor  ad  celi  \f  point,  disons  que  de  tous  conseils  dont  chieff  sera 
eslevc' ,  point  ne  sera  trouvé  que  nous  prendons  plus  que  trois  gros,  xij  soux 
pour  le  gros,  jasoiche  que  ledit diexième  article  délie  lettre  az  Articles  nous 
donne  trois  gros  pour  chacun  conseil ,  dont  les  douze  vielz  gros  tournois  sont 
exlimez  à  ung  florin  de  Florence ,  nonobstant  que  n'ayons  pris  jusques  au 
présent  que  xii  soux  pour  le  gros ,  mais  bin  est  vérité  qu'il  advient  aucune  fois 
que  quant  aucune  personnes  ont  aucun  plaidoyet  aile  main  ,  dont  plait  n'est 
encor  point  esmeu  ,  et  lesquelles  personnes  n'ont  point  voulentier  plait  à  leurs 
proismes  ou  amis ,  ou  pour  eskiver  les  grans  fraix  et  costenges  de  porsuivre 
les  plaids,  viennent  pardevanl-nous  en  demandant  conseil  et  aprise  ,  et  pour 
sçavoir  de  nous  s'il  sauoyent  bon  droit  et  action  de  parsuivre  leur  cause,  qui 
est  touchante  aucune  foys  à  testamens,  convenances,  eskéance  ou  autrement. 
En  celi  cas,  prendons  notre  vin  raisonable ,  assavoir  dix  hayes,  qui  monte  au- 
cune fois  à  chacun  de  nous,  une  haye  xvij  soulz  ou  trois  labayes,  l'une  fois 
plus  l'autre  moins.  Et  ainsy  l'avons  appris  à  nos  devanlrains,  et  useil  et  usons 
présentement,  et  tenons  et  créons  que  faisons  grand  plaisir  aux  partyes,  pour 
eskiveir  les  grandes  costenges  de  parsuir  les  plaids ,  et  voriens  bin  que  jamais 
ne  vyssimes  à  prises,  se  nous  aviens  ce  que  laditte  lettre  az  Articles  nousdonne, 
qui  touchant  celi  cas  n'est  point  modéreit. 

Item,  quant  au  septième  point  de  part  la  cité  oultredonné,  contenans  ses 
semblans  parleirs  :  Item  ,  requiert  avoir recort  le  manière comentilz,  les  esque- 
vins ,  entendent  et  interpréter  vuelent  ung  point  contenut  et  déclaret  en  pro- 
hème  du  recort  par  eaux  nagaires  rendu  aile  requesle  de  très-révérend  père 
en  Dieu  ,  très-haut  et  très  puissant  prince  et  noslre  très-redoulé  seig"^  mons»" 
de  Liège,  lequel  point  ou  clause  en  briefiF  contint  telz  et  semblans  parleirs: 
«  Ne  trouvons  point  que  soyons  en  manière  nulle ,  tenus ,  oblégiés  ne  lachiés 
à  rendre  recort  touchant  les  points,  à  nous  oultredonnés  ne  autres,  jasoiche 
que  aucuns  pouroient  vouloir  dire  et  comprendre  que  si ,  veu  que  par  noz 
prédicesseurs  le  semblable  doit  avoir  esté  rendu  aile  requesle  de  la  cité  le 
manière  comment  ce  advine,  constatasses  à  y  plusieurs,  etc.  »  se  demande  s'ils 


» 


)) 


» 


u 


*  Var.  serat  esleveit. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


469 


sauvent  par  loy  ou  wardent  que  icelluy  recort  fut  rendu  par  force  ou  par 
constrainte ,  contre  loy ,  franchieses  et  paix  faites ,  ne  s'ilz  treuvent  ledit  recort 
qui  fut  fait  l'an  XXX  ' ,  pour  bon  de  vertu  et  de  valeur.  Ad  ce  septième  point 
disons  que  nous  l'entendons,  en  bien  considéré  que  nulz  de  nous  n'estoit ,  à 
celi  jour  dudit  record  rendu  par  nos  prédécesseurs,  point  eschevins.  Au  sor- 
plus  deceluy  point,  demorons  deleis  le  adouverture,  par  les  membres  et  estât 
sour  ce  faite  et  a  ouverte,  laquelle  s'ensiet  de  mot  à  mot,  en  teilz  parleirs  : 
«  Iceluy  point  et  copie  de  instrument  déclarons  et  recordons ,  sauvons  et 
»  wardons  si  que  franchise,  selon  le  aouverture  et  déclaration  desdits  trois 
»  membres.  Assavoir  qu'il  soit  entendu  en  bonne  manire  et  sains  fraude  ne 
»  malengin ,  et  fourmis  et  oisteil  mauvais  usaiges,  malices  et  senieslre  enten- 

>  démens ,  voir  en  wardant  le  haulteur  de  mons"" ,  les  franchieses  et  libertés 
»  délie  englise,  et  les  franchieses  des  bons  bourgeois  de  laditte  cité  et  banlieu  , 

>  et  aussi  en  binfaisant.  C'est  à  entendre,  que  nulles  d'icelles  franchieses 
»  ne  soient  servante  ne  aidantes  à  celi  ou  à  ceaux  qui  sur  l'ombre  et  occasion 
9  d'icelles  franchieses  diroit  ou  diroient ,  feroit  ou  feroient ,  mal  ou  excès.  > 

Item  ,  quant  au  huictième  point  oultredonné  de  part  laditte  cité ,  contenant 
ses  semblans  parleirs  :  Item,  requiert  avoir  record  ,  s'ilz  sont  sauvans  et  war- 
dans  le  lettre  c'ondislaz  Articles,  faite  du  temps  mons>"  Englebert  délie  Marche, 
veu  quelle  est  scellée  par  leurs  prédicesseurs,  des  raayeur  et  esquevins  de 
Liège.  Ad  celi  huictième  point,  disons  que  nous  demorons  deleis  le  plus 
grande  partye  d'icelle  lettre ,  veu  et  considéré  qu'elle  nous  est  commandée 
à  warder  à  perpétuiteit  par  le  seig»" ,  aile  requesle  délie  cité  et  bonnes  villes  , 
et  aussy  du  vénérable  ca pille  de  Liège ,  sauveit  les  modérations  qui  depuis 
puelent  sour  ce  avoir  esté  faites. 

Item ,  quant  au  neuffième  point  oultredonné  de  pari  laditte  cité ,  conte- 
nans ces  semblans  parleirs  :  Item ,  s'il  plaisl  à  très-révérend  père  en  Dieu , 
l'évesque  de  Liège  ou  esleu  ,  de  faire  forgier  monnoie ,  comment  on  les  doit 
forgier ,  ne  à  queil  prix ,  et  se  ceaux  qui  consellienl  le  seigneur  de  faire  for- 
gier autrement  que  loy  enseigne ,  et  que  ceaux  qui  le  forgent ,  forfonl ,  et 
quelle  peine  ou  miese  ils  doient  recepvoir  et  avoir  ou  payer?  Ad  celi  neuffième 
point ,  disons  que  de  ce  nous  rapportons  à  l'onzième  article  du  recort ,  par 
nosdils  prédicesseurs  rendu ,  contenans  ses  semblans  parleirs  :  «  Item ,  à  l'on- 


*   Foy.  dans  Louvrex  ,  tom.  II ,  p.  â9,  le  record  de  1450. 


470 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


471 


zième  article  faisant  mention,  assavoir  ce  que  li  esquevins  sauve  et  warde 
des  monnoies ,  et  ossi  de  ces  diverses  monnoyes  qui  courent  et  pouroient 
courir  le  tenops  advenir,  pour  résister  aux  grands  et  horribles  domaines , 
qui  y  sont  ou  pouroyent  encor  advenir,  se  pourveu  n'y  estoit,  disons  et 
recordons ,  sauvons  et  wardons  ce  que  à  ceste  cause  en  est  escript  et  con- 
tenu en  Paweillar^  Itena ,  contint  ledit  Paweiilar,  touchant  ladite  raon- 
noye,  ces  semblans  parleirs.  C'est  en  queile  manière  le  monnoye  doit  estre 
wardée  :  premir ,  li  estraig;ne  hons  doit  livrer  fin  argent  aile  monnoye  pour 
xxij  soubz,  et  le  chambgeur  le  doit  livrer  pour  xxij  soubz  et  deuxdenir,  et 
ne  le  puet  le  chambgeur  ailleurs^  vendre  que  aile  monoye.  Item,  des  Lié- 
geois fait  2  doit  monter  sur  le  marc  xxij  soulz  et  viij  denier  liégeois.  Item, 
doit  avoir  en  le  marc  de  liégeois  d  alloy  iiij  denir*,  et  de  chy  à  cincqs  denir^ 
et  un  cop,  li  monoyer  est  attaint  de  son-honneur.  Item  ,  doit-on  de  six 
marcs  les  cinque  faire  mailhe ,  se  doit  monter  sur  le  marc  xxiij  soulz ,  on 
le  doit  crier  le  jour  de  Saint-Gille,  et  le  doit  livrer  au  mayeur  et  aux  es- 
chevins  le  jour  le  Saint-Denis ,  li  cambgeur,  et  le  monnoyer  doit  prendre 
sur  son  honneur ,  qu'il  fera  le  monoie  bien  et  loialement  à  teile  loy  que  li 
esqueviens  warde.  Item,  il  doit  jureir  sur  sains  qu'il  le  fera  tailler  éwalle- 
ment  après;  le  cambgeur,  qui  warderat  les  congnes,  doit  jureir  sur  sains 
qu'il  warderat  bien  et  loialement ,  et  se  saierat  les  denier ,  s'ils  sont  de 
droit  poix  et  s'ils  sont  tailliés  éwalement.  Item,  doit  seoir  li  cangier,  touttes 
heures  que  onfeirat  en  cogne,  deleis  les  coignes,  et  quant  on  arat  ovreit, 
il  les  doit  reprendre  et  mettre  en  leur  coffre,  doit  avoir  le  coffre  deux 
cleffs ,  et  doit  avoir  le  cangier  quattre  denirs  le  jours  quant  on  feirat  en 
coingne ,  et  ne  le  puet  le  changier  que  on  eslira  escondir.  Et  toute  en  teile 
manière  doient  ouvrer  et  prendre  li  monnoiers  et  li  chambgeur  de  Huy , 
de  Treict  et  de  Herstal ,  comme  dit  est,  et  venir  prendre  les  monnoier  sur 
leurs  honneurs ,  et  li  cangier  jurer  à  Liège  pardevant  le  mayeur  et  les 
eschevins  de  Liège.  — Et  encor  touchant  le  m&noye  : 
t  Quant  l'évesque  vuet  faire  monoie  à  Liège,  en  son  eage,  le  puet  faire  et 
»  celi  puet-il  maintenir  toutte  sa  vie  et  autre  nient ,  et  le  doit  warder  li  es- 


'  Pawelhar  ou  Pavillart.  Voy.  le  record  de 
1430,  Louvrex,  tom.  II ,  p.  35,  art.  15. 
2  Louvrex  lit  :  alhors. 


3  Le  mot  fait  n'est  pas  dans  le  texte  de  Louvrex. 

*  Louvrex  ajoute  :  et  obole. 

^  Louvrex  intercale  ici  :  il  te  passe  cincq  deniers. 


>  quevins  de  Liège,  il  le  doit  faire  crier  le  jour  Saint-Giele ,  et  doit  cour  '  pre- 
»  mier  le  jour  Saint- Denis  ;  et  se  il  ainsi  ne  le  fait,  il  ne  puet  coure  toutte 
»  Tannée  après  ensuiant,  et  se  il  le  fait  ainsi  qu'on  ne  puet  acheter  le  marc 
»  de  fin  argent  plus  que  xxij  solz  d'icelle  monnoie,  et  si  puet  le  sire  ens 
»  mettre  de  chy  à  siex  deniers  au  plus ,  et  plus  n'en  doit  trouver  li  esque- 
»  vins  à  l'ensay ,  et  si  doit  d'icelle  monoie  monter  sour  le  marc  passant  xxiij 
»  soulz  iiij  deniers  moins  ;  ce  sont  xij  deniers  liégeois  par  tout ,  que  li  sire  et 
»  li  ovrier  ont  de  marc ,  et  plus  n'en  doyent-ils  avoir  ne  sire  ne  ovrier ,  ne 
»  par  déchay,  ne  par  seignourie ,  ne  par  costengne ,  ne  par  nulle  autre  rai- 
»  son.  Et  puet-on  ouvrer  de  cuns  ^  pris  à  Liège,  à  Huy,  à  Herstale,  sains 
f  plus,  et  à  Liège  devant  trainetier  ',  et  le  doyent  tous  cilz  qui  louront  pren- 
»  dre  à  ovrer  et  warder  bin  et  loyalement ,  ainsy  comme  dit  est  desseur,  sur 
»  leur  honneur  et  pardevant  les  esquevins  de  Liège,  et  ne  doit-on  ne  ne 

>  puet-on  à  autres  deniers  marchander  dedont  en  avant  que  elle  sera  faite 

>  ainsi;  et  qui  en  sera  repris,  à  vérité  enquis  par  les  esquevins,  il  payeroit 
»  vij  solz,  et  le  premier  jour  que  li  monoie  cour  à  Liège,  en  doit  avoir  chacun 
»  des  esquevins  xij  aidans  liégeois,  que  on  leur  doit  donner  par  droit  et  par  loy 
»  délie  novelle  monoie.    > 

Item,  quant  au  dixième  point  oultredonnè  de  part  la  cité,  contenant  ses 
semblans  parleirs  :  Item ,  requiert  avoir  recort  se  li  citains  de  Liège  et  les 
bourgeois  dedens  le  banlieu  doient  tailles  ne  escot,  ne  ost  ne  nulle  chevalchie  ; 
et  s'ils  le  doient  par  quelle  manire  ne  par  queil  fait  ce  est.  Et  ossi  se  on  puet 
dedens  tous  les  pays  de  Liège  et  de  Looz  ou  leurs  appendices  attenir  les  des- 
seurnommés  bourgeois ,  se  premir  ne  sont  convenckus  par  jugement  d'es- 
chevins  ou  d'hommes  au  cas  afférant ,  et  s'ils  doyent  esdits  pays  tonluy  *  ne 
maletote.  Ad  celi  premir  point',  disons  que  de  ce  nous  rapportons  aile  paix 
du  roy  Philippe,  az  premir,  septième  et  quattorsième  articles  ^,  lesquels  articles 
s'ensivent  de  mot  à  mot  :  c  Ly  citains  de  Liège ,  ne  doyent  ne  taille,  ne  escot, 
»  ne  ost ,  ne  nulle  chevalchie  ;  mais  se  aulcun  chastea  délie  englises,  des  mai- 
»  sons  deffensables,  est  assis  ou  saisis  par  ennemis,  ly  évesque  premire- 
»  ment  doit  mouvoir  ses  armes  par  quinses  jours  avec  les  aisnès  chevalliers**. 


'   Louvrex  écrit  :  tout  premier. 
'  Ibid.  :  chascuns. 
'  Ibid.  :  devantrainement. 
^  Ibid.  :  thoHmy. 


*  Cfr.  Louvrex ,  t.  I,  p.  2 ,  où  se  trouve  le 
texte  latin  de  la  charte  accordée  aux  Liégeois  en 
1208,  par  Philippe  II ,  roi  des  Romains ,  art.  â. 

^  Le  texte  latin  porte  :   cum  auxiliis ,   suis 


472 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


473 


>  bourgeois  et  gens  de  ville,  pour  oister  les  ennemis  ',  et  pardedens  ces 
»  jours,  li  évesque  doit  le  besoigne  devantdite  nunchier  aux  citains  de 
»  Liège,  et  mander  qu'ils  soyent  appareilhiés ,  si  que ,  se  mestir  est  ou  be- 
»  soing,  que  après  ces  quinses  jours  qu'ils  puissent  venir  en  son  ayuwe. 
»  Et  se  li  quinzaine  passe  et  li  besoing  ne  soit  amendée,  li  évesque  de  Liège 
»  doit  envoyer  le  lige  voweit  ^  délie  englise,  assavoir  le  voweit  de  Hesbaio 
»  avec  quarante  chevalirs,  liquelz  armez,  en  la  devanldilte  grande  église  pren- 
»  derat  i'estandart  Saint-Lambert ,  et  jurera  ens  sains  que  celuy  portera- 
»  il  féablement,  et  ne  le  lairat,  se  mort  ou  prison  ne  l'encombre;  et  en  teile 
»  manire  il  doit  conduire  l'ost  de  Liège  et  mener  jusques  au  lieu  où  li  éves- 
»  que  sera  ,  et  là  demeurront  li  citains  en  armes  avec  l'évesque  ,  si  longement 
»  que,  se  Dieu  le  consent,  cil  forfait  sera  amendié  à  l'honneur  de  l'église  et 
»  de  l'évesque.  Li  citain  de  Liège  ',  tant  qu'il  vora  ster  *  en  justice  pardevant 
»  le  mayeur  et  les  eschevins,  ne  puet  estre  trais  pardevant  plus  grande  jus- 
»  tice.  On  ne  doit^  prendre  nul  cilain  ne  tenir  sains  jugement  des  esche- 
»  vins.  »  Item  ,  ossi  nous  rapportons  touchant  celi  premir  article  aile  paix  de 
Fexhe,  qui  contint  coment  chascun  doit  estre  meneis  et  traitiès  par  loy  et  par 
jugement  des  eschevins  ou  d'hommes ,  selon  ce  que  à  chascun  et  au  cas  a(^ 
fier  rat. 

Item  ,  quant  à  l'onsième  point ,  oultredonné  de  part  la  cité  contenant  ces 
semblans  parleirs  :  Item ,  requirt  avoir  recort  pourquoy  on  doit  plus  de  unne 
œuvre  de  loy  à  faire  desseur  neuff  ou  dix  muis  de  spealte  que  dessous.  Ad 
celi  onzième  point ,  disons  que  de  ce  nous  rapportons  aile  huictième  article 
délie  modération  délie  paix  de  Tongre ,  qui  de  ce  fait  exprès  mention ,  et 
ainsi  le  trouvâmes  les  plus  aisnés  de  nous,  quant  nous  viemmes  en  l'eschevi- 
nage  et  le  userons  ainsi,  puisque  loy  le  nous  donne,  jusques  atant  que  ceaux 
qui  ont  les  paix  faites  le  nous  defiFenderont.  Lequel  huictième  article  del- 
ledilte  Modération  s'ensiet  de  mot  à  mot  :  c  Item ,  que  des  jugement  qui 
»  sont  et  seront  rendus  par  les  esquevins  de  Liège ,  ne  d'autres  œuvres  ou 
»  approuvances  qui  soy  feront  pardevant  eaulz^  ilz  lesdits  eschevins  ne  puis- 

>  sent  escondir  à  donner  sur  ce  leurs  lettres,  se  requis  en  sont,  parmy  douze 

mililibus  ,  ce  qui  me  fait  supposer  qu'il  faut  lire  d'une  terre  ou  d'un  bénéfice. 

ses  aiuwes.  3  Louvrex,  i6ic/fm,  art.  7. 

*  Louvrex  :  les  advenus.  *  Sler  ou  steir,  être,  demeurer,  se  tenir  droit. 

^  Voweiif  celui  qui  a  l'avocatie  ou  la  défense  *   Louvrex  ,  ibidem,  art.  14. 


»  viez  gros  tournoy,  telz  que  la  nouvelle  Loy  contint,  assavoir  les  douze  gros 
»  extimés  à  ung  florin  de  Florence,  payant  à  eux  tant  seullement,  et  se  le 

>  cas  requiert  que  le  mayeur  y  ait  à  scelleir,  qu'il  ne  le  puisse  semblable- 
»  ment  escondir  parmy  siex  semblans  gros  ou  monnoye  à  ce  pris  revenant. 
»  Et  ly  autres  esquevins  des  frankes  villes  soient  contens  de  sept  gros ,  en- 

>  semblés. xij  soulz  pour  le  gros,  et  ly  mayeur  de  deux  semblans  gros,  et 

>  toutes  autres  courts  hautes  et  basses  parmy  cincque  semblans  viez  gros 
»  tant  seulement;  ens  compté  le  parchon  de  mayeur,  et  plus  avant  ne  puissent 
»  demander,  pour  quelconque  lettres  qu'ils  ayent  à  sceller  d'ors  en  avant, 

>  et  quant  telles  approuvances  soy  feront,  que  les  parties  y  soient  citées  ou 

>  adjournées  '  suffîssament  exaraineis,  et  soit  lyct^  publement  ce  de  quoy  il 
»  deveront  témoigner  pardevant  la  justice  et  les  parties,  et  se  les  parties 
»  vuelent  celi  jugement  faire  registriez  en  papier  desdits  eschevins,  on  ne  leur 
»  poura  semblablement  escondir  parmy  siex  semblans  viez  gros  tournois , 
»  payant  à  eux,  et  Tescripture  de  leur  secrétaire  selon  la  quantité  de  son 
»  labeur  '.  » 

Item ,  quant  au  douzième  point,  oultredonné  de  part  la  cité,  contenant  ses 
semblans  parleirs  :  Item  demande  avoir  record  auxdits  esquevins,  s'ilz  sau- 
vent et  wardenl  par  loy  qu'ilz  puissent  faire  aucune  ordonnance  ou  entrefaite, 
entre  eaux  ,  autre  que  le  seriment  qu'ilz  font  en  capitle ,  et  s'ilz  le  sont  sauvans 
ne  wardans  qu'ilz  recordent  là  li  puissance  les  en  a  esté  donnée,  soit  par 
paix  faites  ou  autrement,  et  avec  ce  que  touttes  les  ordinances  qu'ilz  en  ont 
fait  ou  ont  entre  eaux  ,  le  soient  recordans ,  par  quoy  le  seigneur,  le  capitle , 
les  nobles,  povres  gens  et  tous  autres  sachent  dequoy  ilz  soy  doient  garder. 
Ad  celi  xii«  point,  disons  que  rien  n'en  sauvons  par  paix  faites  autre  que  le 
seriment  que  nous  faisons  en  capitle  à  notre  novelle  institution;  au  sorplus, 
n'avons  seriment  ne  ordinance  entre  nous ,  qui  puisse  à  nulluy  préjudicier  ne 
grever ,  car  il  ne  louche  seulement  qu'à  notre  governe  et  bonne  fraternité 
maintenir  en  honneur,  tant  de  maislres  eschevins  à  faire,  comme  de  toutes 
nos  autres  governes  de  toute  l'année. 

Item,  quant  au  traisième  point,  oultredonné  de  part  la  cité ,  contenant  ces 

1  Louvrex  intercale  ici  :  ausqueles  il  en  np-  Paix  de  Tongres  ne  se  trouve  point  dans  la  pièce 
partenrat ,  et  ly  tenons  ou  tesmoins.  que  Louvrex  intitule  ,  autres  avis  et  modérations 

2  Lu  ,  lectus.  sur  la  Paix  de  Tongres  qu'on  dit  des  Seize,  t.  I , 

3  Ce  huitième  article  de  la  modération  de  la  p.  401. 

60 


474 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


semblans  parliers:  Item  s'ilz  sauvent  et  wardent,  par  loy ,  quant  une  personne 
aurat  fait  ovrir  et  tesmoçnir  un  testament  par  devant  eaux,  et  la  personne  ait 
payé  les  drois  de  tesmoignage,  se  il  est  tenus  de  en  prendre  lettre  et  en  payer 
les  seelz,  suppossé  que  on  use  de  prendre  les  droits  des  seels  à  oyr  les  les- 
moings.  Ad  celi  traizième  point  disons ,  que  de  ce  nous  rapportons  à  ceaux 
qui  les  font  approuver,  et  à  cuy  il  touche,  qui  eux-meisme  en  demandent  let- 
tres, et  quant  ilz  le  demandent,  nous  ne  les  poons  escondir  de  donner  par- 
my  tels  droits  comme  les  paix  faites  continent ,  ainsy  que  dit  est  pardesseur 
endit  huitième  article  délie  paix  de  Tongre. 

Item  ,  quant  au  quatorzième  point,  oultredonné  de  part  la  cité,  contenant 
ses  semblans  parliers  :  Item  qu'ilz  recordent  queil  sériment  lesdits  eschevins 
de  Liège  font  faire  aux  parliers ,  quant  ilz  vinent  pardevant  eaux  de  primire 
fâche,  ne  là  il  gist  par  escript  qu'ilz  le  sont  tenus  dclle  faire.  Ad  celi  quator- 
zième point ,  disons  que  de  ce  nous  rapportons  à  ce  que  eaux-meismes  les 
parliers  en  savent ,  et  ce  que  fait  en  at  esté  jusques  à  celi  jour ,  ce  est  pour  le 
plus  grand  bin  d'un  chacun ,  et  aussi  nous  en  rapportons  au  xxxviii«  et  derain 
article ,  délie  modération  délie  paix  de  Sauzes,  lequel  article  contint  ses  sem- 
blans parliers  :  t  Item ,  afin  que  ly  loy  soit  éwalement  jugié,  oussy  bien  au 
povre  comme  au  riche ,  et  que  tous  jugemens  puissent  procéder  raisonna- 
blement ,  sains  corrompre  les  juges  par  dons  ne  par  promesses ,  et  pour 
ces  meismes  juges  warder  de  touttes  suspicions  de  loyer  à  prendre  en  tous 
cas  de  jugement,  nous  statuons,  ordinons  et  commandons  que  tous  li  es- 
quevins  de  Liège,  qui  ors  sont,  et  li  alluent  desseurnomé,  toutefois  que 
receus  seront  et  tous  cilz  des  esquevins  et  alluens  qui  après  venront,  seront 
tenus  de  comparoir  pardevant  nous  ledit  capitle,  et  jureront  sur  sains ,  avec 
Tanchien  sériment  accoustumeit,  leurs  mains  touchiés  sur  les  saintes  éwan- 
gels,  que  jamais  par  eaux  ou  par  autruy,  ne  feront  traitié,  convenances, 
pactions,  ne  marchandises  de  nulz  lowiers  ne  bienfais  à  recepvoir  à  nulle 
des  partyes  qui  aront  à  plaidyer  pardevant  eaux  ,  ne  à  aultruy,  en  leur  nom 
ne  pour  leur  cause ,  devant  le  jugement  ne  après,  et  ne  renderont  nulz  ju- 
gement ,  ne  rechargemens  aux  courts  prendantes  chieff  à  eaux ,  se  les  par- 
tyes plaidantes  et  leurs  parliers  n'ont  anchois  jurés  publement  sor  sains , 
ly  une  en  présence  de  l'autre ,  scelle  y  veut  estre ,  et  de  tous  autres  là  pré- 
sens qui  oyr  le  voront,  que  chacune  d'elles  les  partyez  et  parliers  tint  et 
croit  avoir  juste  querelle ,  et  qu'ils  n'ont  donné  ne  promis  pour  celi  cas  par 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


475 


»  eaux  ne  par  aultruy,  ne  feront  donner,  ne  promettre,  devant  ne  après  le 
»  jugement,  or,  argent  ne  joweaux ,  qui  vaille  quattre  denirs  ou  plus,  à 
»  personne  nulle,  dont  li  profRt  puisse  parvenir  aux  jugeurs  qui  en  ont  à  ju- 
»  gier.  Et  tel  et  semblant  sériment  feront  tous  les  autres  courts  de  haulteurs 
»  et  tenans  des  cours  jurées,  usantes  délie  loy  de  Liège,  en  leur  novelle  rè- 
»  ceplion,  et  le  feront  faire  les  parlyes  et  parliers  plaidantes  pardevant  eaux.  » 
Item,  quant  au  quinzième  point,  oultredonné  de  part  la  cité,  contenant  ces 
semblans  parliers  :  Item  requiert  d'avoir  record  queil  salair  chacun  parlier, 
portant  le  reisne  d'une  partie  à  loy ,  doit  avoir  pour  sa  journée,  et  se  plus  en 
prendoit.  quelle  peine  il  y  appartiendroit,  et  avant,  se  aucun  parlier,  doit 
faire  paction  ou  avoir  ou  attendre  parchon,  es  causes  qu'il  deffenderoit,  et 
qui  se  feroit,  sur  queile  peine?  Ad  celi  quinzième  point,  disons  que  de  ce 
nous  rapportons  aux  cincqz ,  six  et  septième  articles  délie  modération  délie 
paix  de  Tongre,  qui  continent  ces  semblans  parliers  :  <  Item  ,  que  nul  avant- 
»  parlier  ne  puisse  avoir ,  ne  demander  pour  lever  une  loy  de  forche,  que 
»  deux  viez  gros  lournoix ,  et  pour  aydier  passer  une  loy  de  forche ,  que 
douze  viez  gros  tant  seulement ,  xii  souz  payemens  pour  le  gros  comp- 
tant, et  pour  celi  salaire,  ne  le  puist  escondire  ly  parlier  qui  requis  en 
sera.  Item,  que  nuls  avant-parliers  ne  puist,  pour  son  salaire  de  quelconque 
conseil,  qu'ilz  prendent  pour  autruy  demander ,  ne  avoir  que  gros  et  demy , 
lel  que  devisées  sont  tant  seullement ,  et  s'ilz  escondissoient  à  dire  parolle 
à  ceaux  qui  les  requerroient,  queli  justice  où  ce  advenroit,  ne  les  laissassent 
dire  nulle  parolle  devant  eaux ,  dedens  deray  an  après  ensuivant.  Item , 
que  tous  avant-parliers  qui  au  présent,  mal  cortoisement  et  indiscrettement, 
abusent  de  leurs  salairs,  soyent  tenus  de  servir  de  leur  mestier,  tous  ceaux 
qui  le  requireront  maiement,  en  lieu  là  telz  parliers  seront  surséans,  et 
parmy  salair  competlent  et  raisonable,  au  décret  de  juge  là  li  plait  pen- 
dera  ;  et  en  cas  où  ons  les  voroit  raeneir  au  défour  du  lie,u  là  ilz  seroient 
sourséans,  ons  ne  les  en  poroit  constraindre ,  s'ilz  n'y  voloient  aller  de  leur 
gré.  Et  semblablement  se  aucun  parliers  astoit  mambour  ou  demoré  du 
conseil  délie  partie  adverse,  il  le  poroit  escondir  en  cas  où  il  oroit  autre 
parlier  en  justice,  mais  s'il  n'y  avoit  nul  autre ,  adont  que  requis  en  seroit, 
il  ne  le  poroit  bonnement  escondire ,  affin  que  cil  qui  l'en  requerroit  ne 
fuist  point  négligiel  ou  endommagiet  par  sa  défaulte.  » 
Item ,  quant  au  saizième  point,  oultredonné  de  part  la  cité ,  contenant  ces 


476 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


477 


semblans  parliers  :  Item  ,  demande  avoir  recort  si  ly  officiai  de  Liège  ,  selon 
le  régiment  et  paix  faites,  n'est  point  tenu  de  jurer  le  régiment  et  paix  faites 
selon  franchieses,  et  ce  qu'ilz  en  sauvent  et  wardent ,  et  lesquelles  paix  faites 
il  est  tenu  de  jurer.  A  celi  saizième  point ,  disons  que  de  ce  nous  rapportons 
aile  conclusion  de  régiment  contenans  entre  autres,  ses  semblans  parliers  : 
«  Et  que  ces  dites  ordonnances ,  nous  les  évesque  de  Liège  et  comte  de  Looz , 
»  ferons  jurer  notre  officiai  de  Liège ,  lemayeur  et  les  eschevins  de  Liège , 
»  desseurnomez ,  qui  ors  sont  et  qui  après  seront ,  en  leur  nouvelle  institu- 
»  tion.  Et  semblablement ,  nous  ladite  université  ferons  jurer  chacun  an  les 
>  maistres,  jurés  et  gouverneurs  de  ladite  cité,  qui  ors  sont  et  qui  après 
»  seront,  en  leur  nouvelle  institution,  au  jour  délie  fiesse  saint  Jacque  et 
»  saint  Christofle ,  en  jurant  solempnement  sor  sains,  que  d'ors  en  avant  cha- 
»  cun  de  son  office  usera  de  ce  que  à  luy  affiert  selon  les  ordonnances  devant- 
•  dites  ,  et  que  jamais  contre  ces  présentes  ordonnances  ne  venront  ne  pro- 
»  curront  à  venir,  par  eaux  ne  par  autruy,  en  secret  ne  en  appeirt  en  aucun 
»  temps  advenant,  sains  malengien.  Et  partant  que  nous  voulons  ces  ordon- 
»  nances  mieux  corroborer  et  enforchir,  nous  Johan,  évesque,  notre  grand 
»  seelz,  nous  le  vice-doyen  et  capille  notre  grand  seel,  et  nous  les  maistres 
»  et  esquevins,  li  jurez,  conseil  et  toutte  li  université,  etc.  ^  »  Et  aussi  nous  en 
rapportons  aile  premir  introïte  délie  paix  de  Tongre  ^,  c'on  dist  des  Sauzes  , 
qui  contint  entre  autres  comment  li  officiai  de  Liège,  fut  ung  des  saizesappai- 
sentés  d'icelle  paix ,  et  aile  conclusion  d'icelle  meisme  paix ,  contenans  entre 
autres,  comme  li  officiai  de  Liège,  pour  cause  de  son  office,  soy  est  oultre- 
donné  de  user  de  laditte  paix  et  de  sceller  à  icelle,  ansy  que  plus  à  plain  est 
contenu  en  laditte  introïte  et  conclusion  delle  prescripte  paix. 

Item,  quant  au  dix-septième  point,  oullredonnè  de  part  la  cité,  conte- 
nant ses  semblans  parleirs  :  Item ,  requiert  d'avoir  recort  queil  sériment  les 
seigneurs  delle  vénérable  englise  de  Liège  sont  tenus  de  faire  faire  un  éves- 
que de  Liège  ou  esleu  ,  à  sa  nouvelle  institution ,  oultre  les  anchiens  sérimens 
selon  les  paix  faites  depuis  la  paix  de  Fexhe.  Ad  celi  dix-septième  point,  disons 
que  de  ce  nous  rapportons  aile  conclusion  delle  paix  de  Fexhe  ' ,  qui  fait  men- 
tion de  sériment  que  les  seigneurs  de  capitle  doyent  faire  faire  ung  évesque 


*  Cfr.  Louvrex ,  tom.  I ,  p.  49 ,  art.  57. 
2  Ibid.,  tom.  II,  p.  13-23. 


3  Foy.  Louvrex ,  lom.  II  ,  p.  144 ,  arl.  9. 


de  Liège ,  et  se  plus  avant  en  fait  ou  doit  faire  sériment ,  de  ce  nous  rappor- 
tons ausdits  seigneurs  delle  vénérable  englise  de  Liège ,  qui  le  doyent  ou  pue- 
lent  avoir  en  leur  livres  à  Chartres. 

Item ,  quant  au  dix-huitième  point,  oultredonné  de  part  la  cité ,  contenant 
ses  semblans  parlers  :  Item,  requiert  d'avoir  recort  se  depuis  la  paix  de  Fexhe 
ils  n'ont  nient  cognoissance ,  que  les  membres  et  estas  de  pays  de  Liège  et  de 
Looz  ayent  fait  quelconque  aoverture ,  que  monseigneur  de  Liège  ayet  autre 
haulteur  en  pays ,  que  ladite  paix  ne  contint ,  et  se  aoverture  en  a  esté  faite , 
là  ce  gist  par  escript  et  ce  qu'il  contint.  Ad  celi  dix-huitième  point  disons  que 
rins  n'en  sauvons  autrement  que  ce  que  les  paix  faites ,  ordinées  depuis  la  paix 
de  Fexhe ,  en  puelent  contenir. 

Item ,  au  dix-neuffième  et  derain  point,  oultredonné  de  part  la  cité ,  conte- 
nant ses  semblans  parleirs  :  Item ,  demande  à  avoir  recort  quelz  gens  et  quelles 
personnes  mons»"  de  Liège  doit  mettre  à  officiers  dedens  le  pays  de  Liège  et 
de  Looz,  et  prendre  et  avoir  de  son  conseil ,  et  tout  ce  qu'ils  sont  sauvans  et 
wardans  comment  les  procureurs  se  doyent  user  selon  loix,  paix  faites  et  fran- 
chieses. Ad  celi  dix-neuffième  et  derain  point ,  disons  que  de  ce  nous  rappor- 
tons aile  premir /?ai>  des  œxii^,  az  sixième,  septième  et  huitième  d'icelle,  con- 
tenant ces  semblans  parleirs  :  t  Item ,  sommes  encor  accordeis  et  semble  rai- 
»  son  que  en  tout  li  autres  casteaz  et  fortresse  de  l'église  et  pays ,  soyent  et 
»  seront  d'ors  en  avant  à  tousjours  par  nous  li  évesque  et  nos  successeurs  mis 
»  chastellains  de  bon  estât,  delle  nation  du  pays,  qui  ayent  en  pays  leurs 

>  bins,  proismes  et  amis,  et  soyent  telz  que  on  les  puisse  resuyr,  s'ilz  en 
»  faisoient  riens  contre  l'église  et  pays  delle  évesqueit ,  et  fâchent  le  séri- 
»  ment  anchien  et  qui  est  accoustumeit  et  contenu  ens  livres  des  Chartres 
»  delle  englise.  Item ,  sumraes  encor  accordeis  et  semble  raison  que  nous , 
»  li  évesque  d'ors  en  avant  ferons  et  metterons  tous  noz  officiers  bonnes 
»  gens  et  sages ,  neis  et  bin  adhèritez  en  pays  delle  évesquet  de  Liège  et  conté 

>  de  Looz.  Item ,  sûmes  accordé,  pour  bin  de  paix,  et  pour  mieux  gouver- 

>  ner  le  pays ,  à  droit  et  à  loy ,  que  nous  ly  évesque  arons  d'ors  en  avant,  et 

>  tenrons  de  notre  conseil  bonnes  gens  et  saiges  delle  nation  de  pays ,  et  que 

1  Ce  n'est  point  dans  la  première,  mais  dans     par  Lourrex.  Voy.  t.  II,  p.  148,  du  Recueil det 
la  seconde  Paix  des  xxii  que  se  trouvent  ces  ar-     éditt. 
ticles.  Ils  forment  les  n«*  7,  8  et  9  du  texte  donné 


478 


ANALECTA  LEODÏENSIA 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


479 


»  par  leur  conseilz  gouvernerons  tout  le  pays  deublement.  »  El  louchant 
les  procureurs ,  de  ce  nous  rapportons  alledille  paix  de  Tongre  et  aux  autre 
paix  faites  et  parespécial,  aux  xi«,  xii«  xiii»,  xiiii»,  xV,  xvi»,  xvii«,  xviii»,  xix«, 
xx%  xxi%  xxii«  et  xxiii«  articles  delleditte  paix  de  Tongres,  contenant  iceux 
articles  ces  semblans  parleirs  *  :  c  Item  ,  est  accorde  sur  le  rëformalion  des 

>  cours  spirituelz,  pour  eskiver  le  vexation  et  travail  du  comun  peuple, 
»  et  pour  eaux  warder  de  domaiges  ,  les  points  qui  s  ensuienl   :  Premire- 

>  ment,  que  monsieur  de  Liège,  li  seigneur  prévost  et  autres  archidiakes 
»  soyent  contens  de  nombre  des  procureurs  de  leurs  offices ,  assavoir,  mons' 
»  de  Liëge,  de  quinze  procureurs,  et  chacun  desdits  prévost  et  archidiak 
»  d'ung  procureur ,  ainsi  et  en  la  forme  qu'il  est  contenu  en  le  réformation 
»  des  courts  de  Tofficial  de  Liège,  des  prévost  et  archidiakes  faite  par  bonne 

>  mémoire  jadit  référend  père  en  Dieu,  monsieur  Adulphe  délie  Marche, 
»  jadit  évesque  de  Liège.  Item,  que  ledit  procureurs,  anchois  qu'ils  soient 
»  admis  à  l'office  de  procuration,  jurent  solempnement  sur  sains,  que  leur- 
»  dit  office  ilz  feront  bin  et  loyalment,  et  que  sans  cause  ou  raison  n'appel- 
»  leront  en  justice  ou  traveilleront  nulz  subgetz  délie  cité,  pays,  ou  diocèse 
»  de  Liège.  Et  avec  ce ,  jureront  le  sériment  contenu  en  registre  desdites 
»  courts ,  et  lequel  sériment  deverat  estre  fait  en  plaine  court  en  présence 
»  des  juges.  Item,  que  aile  office  délie  procuration  des  offices  devantdites, 
»  ons  ne  admetterat  fours  que  honnestes,  discrètes  et  feables  personnes, 
»  et  se  nulle  en  y  at  qui  ne  soyent  telles  personnes ,  que  tantoist  sains  dilay 
»  ilz  soyent  oystez  de  laditte  office,  sains  jamais  à  ravoir.  Item,  que  s'il  est 
»  plus  de  procureurs  de  laditte  office  que  le  nombre  desseuredit,  que  celi 
»  sorplus  soit  oisteit  sains  nul  dilay ,  et  que  nulz  procureurs  d'office  ne  puisse 
j>  avoir  ung  sub-procureur  dessouz  ly.  Item,  pour  obvier  aux  malices  desdits 
»  procureurs ,  et  affin  que  ly  excès ,  ainsi  que  famé  at  alleit  allenconlre 
»  d'aucuns  d'eaux  ,  ne  soyent  point  concelleis  ne  les  bonnes  gens  traveilliez, 
•  ains  le  sceu  de  leur  juge  ordinaire,  anchois  que  lesdits  procureurs  oizent 
»  citer  quelconques  personnes  sur  son  excès,  que  lidit  excès  soit  mis  et  re- 
»  gislreit  en  registre  desdils  juges.  Item ,  que  nulz  procureurs  d'office  ne 
»  soit  sy  hardy  de  envoyer  citation  sur  excès ,  à  nulle  personne  quelconque, 
»  se  laditte  citation  ne  fait  expresse  mention  des  excès  que  tels  gens  |>oroient 

•  Cfr.  Louvrex,  lom.  II ,  p.  19,  où  ces  articles  portent  les  n»»  18-54. 


»  avoir  fait,  afin  que  les  partyes  aussi  citées  puissent  avoir  conseil  et  délibé- 
»  ration  de  respondre ,  sans  eaux  parjurer ,  et  de  procéder  avant  en  eaux 
»  deffendant,  et  s'ansy  ne  le  font  avant  qu'ilz  soyent  cileis,  que  les  procu- 
»  rcurs  soyent  tenus  d'eaux  rendre  leurs  dispens.  Item ,  que  au  plus  brieff 
»  et  sans  longe  dilalion  les  causes  desdits  procureurs  d'offices  soyent  termi- 
»   nées,  et  si  lidis  procureurs  d'office  ne  pruevent  clairement  leur  intention, 

>  que  sans  nul  remède  ilz  soyent  condamnez  contre  les  partyes  d'eaux  ren- 

>  dre  leurs  despens.  Item,  supposeil  que  lidis  procureurs  citent  par  les  ma- 
»  nires  desseurescriptes,  si  est  encor  accordeit  que  les  partyes,  citées  sains 
»  prolongement ,  fraude  ou  dilalion ,  soient  au  jour  délie  citation  expédiées 
»  et  délivrées  ;  et  se  oultre  ledit  jour  par  le  conseil  *  desdits  procureurs  qui 
»  ses  articles  n'aroit  point  appareilliez,  les  convègne  targer  ou  demorer,  que 
»  ce  soit  aux  despens  dudit  procureur,  et  que  des  despens  à  payer ,  ledit 
»  procureur  soit  deskéus  ^  sains  nul  remède.  Item,  comme  aucuns  procu- 
»  reurs  desdits  offices  soyent  griefvement  ^  diffameis  d'avoir  soldier,  manne- 
»  cheurs  et  bourleunt,  qui  les  partyes  allenconlre  d'eaux  citées,  quant  ilz 
»  vinent  à  leur  jour,  travilhent,  tant  en  corps  comme  en  désordinés  extor- 
»  sions  d'argent ,  est  accordé  que ,  sceu  la  vérité  desdiles  choeses  par  leur 

>  juge  compétent ,  sains  nul  délay  ,  que  les  coupables  soyent  tellement  cor- 

>  régies ,  qu'il  tourne  à  toulte  personne  exemple ,  et  oultre  ce ,  qu'ilz  soyent 
»  de  leurdile  office  priveis  perpétuellement.  Item,  que  du  salair  desdits  pro- 
»  cureurs  d'office  et  de  quelconques  autres ,  les  procureurs  soient  contens  et 
»  ne  soient  si  hardis  de  plus  prendre  pour  leur  salaire  que  taxe  qui  est  mo- 
»  dérée  et  taxée  en  ladite  réformation  de  bonne  mémoire  le  jadit  monsieur 
»  Adulphe  délie  Marche ,  assavoir  pour  chacune  liwelle  *  ung  birman ,  et 
»  les  autres  labeurs  selon  le  quantité  des  causes ,  et  aile  ordonnance  et  arbi- 
»  Iraige  de  leur  juge  compétent  selon  laditte  modération.  Item  ,  que  sem- 

>  blablement  soit  observeit ,  tant  aux  sentenchiers  comme  aux  articuleurs , 

>  notaire,  auditeurs  et  appariteurs  desdittes  courts.  Item,  affin  que  les  bon- 
»  nés  gens  qui  plaidoier  voronl  en  aucune  desdites  courts,  soyent  par  leurs 
»  procureurs  raisonablement  traitiées,  et  qu'ilz  soyent  plus  obligés  de  loyal- 

>  ment  servir  les  parties,  pour  lesquelles  ilz  seront  procureurs,  si  est  accordé 


'  Louvrex ,  coulpe. 
3  Idem  ,  destrains. 


^  Louvrex,  aucunement. 

^  I()em,  chacun  lieu  ung  birmanne. 


,,>•- 


80 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


481 


que  nul  ne  soit  d'ors  en  avant  reçue  à  procureur  en  nule  desdites  courts , 
s'il  n'est  suffisament  examinez ,  qu'il  soit  ydoine  ,  et  jure  solempnement 
sur  sains,  que  bin  et  loyalleraent  et  au  plustost  qu'il  porra,  il  laburrat  en  son 
office,  affin  que  les  partyes  desquelz  ilz  seront  procureurs,  puissent  avoir 
bonne  et  briefiF  expédition ,  et  ne  quierront  en  nulle  raanire  ocquison  de 
prolongeir,  pour  fraude  ou  raalengin,  les  causes  de  leurs  partyes,  laquelle 
choese  se  ce  faisoient ,  ilz  deveront  rendre  aux  partyes  les  fraix  de  tel  pro- 
longement sans  remède ,  et  faire  avant  au  décret  de  juge.  Item,  comme  il 
soit  expédient  pour  le  utillité  des  habitans  délie  cité ,  pays  et  diocèse  de 
Liège,  et  accordant  à  raison,  équité  et  justice,  que  les  causes  par  espécial 
qui  point  ne  montent  à  grande  somme  soient  menées,  déduites,  déclarées 
et  déterminées  au  plus  briefiF  que  ons  puet  bonnement ,  et  que  les  partyes 
ne  soyent  nient  travaillées  par  longues  dilations  et  excessives  despens ,  an- 
chois les  soit  fait  brève  et  hastive  expédition  de  justice,  est  accordé  que 
des  causes  touchantes  à  quelconques  personnes ,  qui  plaidier  voront  en  le 
court  de  l'official  de  Liège,  dessoux  ou  jusques  aile  somme  de  xxx  lib., 
comon  payement  de  Liège  ,  ons  deverat  procéder  et  procèderat  par  une  sim- 
ple et  courte  demande,  sains  multiplication  deseur  escriptsV  exceptions, 
positions ,  interrogations  ou  articles ,  mais  au  plus  briefiF  que  ons  poral , 
oyuwe  l'intention  du  demandeur  et  le  responsion  de  celi  qui  sera  trait  en 
cause  ;  et  s'il  est  nécessité  de  tesmoings  à  oyr  ,  de  briefiFment ,  sains  longue 
escripture  examiner ,  et  oultre  ce ,  les  parties  faire  bonne  ,  briefiF  et  loyalle 
expédition.  Et  se  par  le  notaire  ou  procureur  delleditte  court  en  astoit 
fait  le  contraire,  ou  d'eaux  deux  cil  ou  ceaulx  qui  contre  celi  acort  aroient 
escript ,  se  notaire  astoit,  ou  procureur  ,  si  ce  astoit  de  son  office,  il  de- 
veroit  rendre  alledite  partye ,  qui  ansi  seroit  délriiè  et  blèchié  par  loing 
procès  et  inutilles  escriptures  ou  procuration,   ses  fraix,  et  oultre  ce, 
estre  corrigié  aile  arbitrage  de  juge ,  tellement  que  ung  autre  y  prendisse 

exemple.   » 

Touttes  lesquelles  paix  faites ,  dont  dessus  est  faite  mention ,  nous  sauvons 
et  wardons  par  loy ,  hors  desquelles  pour  advertissement  de  leur  contenu  et 
pour  satisfaction  des  points  et  articles  oultredonnés  par  lesdits  roaistres  et 
conseil,  au  nom  de  ladite  cité,  ce  que  nous  en  sauvons  et  wardons,  avons  extrait 

*  Louvrex  :  multiplication  d'eteripturts. 


et  par  mots  exprès ,  comme  ilz  gissent  par  escript,  ce  que  dessus  est  contenut 
et  déclaré,  voir  si  avant  que  en  si  briefiF  temps,  que  depuis  que  cedit  recort 
nous  fut  requis,  avons  eu  terme  et  espauce,  et  ossi  selon  noz  petits  sens  et 
entendemens,  avons  pu  recueillir  et  mis  l'un  l'autre  à  mémoire;  protestant  es 
par  exprès,  tant  pour  nous  que  pour  nous  successeurs  en  office  d'eschevi- 
nage,  que  se  en  temps  future,  nous  revenoient  à  mémoire  ou  à  clarté  aucuns 
points  contenus  ensdites  paix  faites,  concernans  ou  touchans  les  points  et  arti- 
cles susdits  ,  desquels  lesdits  maislres  et  conseil  en  nom  de  laditte  cité ,  nous 
ont  demandé  recort  plus  avant  que  ceux  déclareis,  qui  point  ne  fuissent  dé- 
clareis  en  ces  présentes,  que  deleis  iceux  points  voulons  demourer  et  demou- 
rons,  pour  valloir  au  proffit  de  ce  présent  advertissement,  si  avant  que  valloir 
doyent,  et  que  nous  les  sauvons  et  wardons,  sains  pour  le  négligence  ou  igno- 
rance d'iceux  non  avoir  mis  par  escript  en  ce  présent  advertissement ,  nous 
povoir  ne  devoir  préjudicier  ou  aucunement  touchier  ne  estre  reprochiés  à  noz 
sérimens  et  honneurs,  ors  ne  le  temps  future.  Et  tout  semblaement  se  autres 
Chartres,  paix  faites,  régimens,  status,  ordonnances  ou  autres  lettres,  exploit 
ou  manymens ,  servans  à  ladite  cité,  bonnes  villes  et  pays  susdit ,  fuissent  re- 
trovés  en  aucun  temps,  et  nous  apparuissent  servans  à  ces  matières,  comme 
aucunement  lesdits  maistres  nous  ayent  donneit  à  cognoistre,  qu'ilz  en  doyent 
avoir  aucunes ,  lesquelles  nous  voroient  communiker  pour  bon  advertisse- 
ment, si  avant  que  nous  icelles  sauverions  et  warderions ,  sauvons  et  wardons 
par  loy  ,  et  qui  point  ne  fuissent  aucunement  recognus ,  déclarées  ou  expres- 
sées en  ce  présent  advertissement,  nous  voulons  deleis  demorer  et  y  demo- 
rons  plainement ,  et  les  volons  et  voulons ,  deiz  maintenant ,  pour  adoncques 
tenir  et  réputeir  de  otteile  force  ,  valleur  et  vertu  ,  comme  si  elles  fuissent  par 
exprès  contenues ,  déclarées  et  expressées  en  ces  présentes ,  lequel  advertisse- 
ment ainsy  par  nous  rendu  que  dit  est  pardessus,  saulf  adès  en  tout  la  be- 
ninge  correction ,  interprétation ,  attempérance  et  émidrement  de  uotredit 
très-redouté  seigneur ,  de  son  vénérable  capitle  et  des  membres  et  estas  de 
ces  pays  de  Liège  et  de  Looz ,  comme  noz  souverains,  et  de  part  qui  touttes 
lesdites  paix  faites  que  nous  sauvons  et  wardons  ont  estez  faites,  ordinées, 
construites,  statuées  et  instablies  :  Stas  Chabot,  seig»"  d'Omeseez,  souverain 
mayeur  de  Liège ,  aile  requeste  des  maistres  et  dédit  Willeaume  Deschamps, 
manbor  délie  cité,  devant  nomeis,  après  ce  qu'il  oet  esteit  par  nous  fourportez 
et  leyt  tout  hault  et  publemenl,  tout  ansy  que  ci-devant  est  escript ,  mist  en 

61 


I) 


482 


ANALECTA  LEODIENSÎA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


483 


nostre  warde  et  rellenance,  et  paiarent  lesdits  maislrcs  le  warde.  Ce  fut  fait  et 
fourporleit  en  notre  plain  siège,  en  la  salle  saint  Michiel,  sur  le  Destroit  a 
Liège,  en  présence  de  vénérables  seigneurs,  monsieur  Wanck  *  de  Coerswa- 
renae,  archidiak  d'Andenne*  en  l'église  de  Liège  et  grand  scelleur  ,  maistre 
Johan  de  Sterabert,  docteur  en  droit  et  en  loys,  canone  et  officiai  de  Liège  , 
Johan  Faber,  marabour  de  nostredit  Irès-redouté  seigneur  et  dudit  vénérable 
capitle  de  Liège,  des  maistres  et  grand  nombre  du  conseil  et  plussieurs  autres 
borgois  de  laditte  cité.  Et  en  témoignage  de  vérité,  si  avons-nous  le  mayeur 
de  Liège  desseur  nomeis,  et  nous  Libert  Textor ,  bailly  dellecourt  de  Jup- 
pille,  Johan  de  Coir,  seig»"  de  Rameyoulle,  Gérard  de  Seraing,  seigneur  à 
Fraipont,  pannetier-héritable  à  monsieur  de  Liège,  Johan  Damesart ,  Jacque- 
mien  de  Lonchiens,  Johan  délie  Falloize ,  Jacques  de  Morealmés,  seig»"  de 
Landeillies,  bailly  de  Thuyn,  Thiry  de  Bastoingne,  escuyer,  seig""  de  Wérines, 
Johan  de  Souey ,  bailli  de  Condroz ,  Johan  Persant  de  Warnant ,  Alexandre 
Bérart,  secrétaire  à  notredit  très-redouté  seig',  Amel  de  Velroux,  maistre 
jadit  d'icelle  cité,  et  Thilman  Waldoreal  ossy ,  maistre  jadit  d'icelle  cité ,  tous 
ad  ce  jour,  eschevins  de  Liège,  fait  appendre  à  ces  présentes  noz  propres 
scelz,  en  signe  de  vérité,  sur  l'an  de  grâce  délie  Nativité  Nostre-Seigneur  Jhésu- 
Christ  MIlIlc  et  LVIIl .  de  mois  de  juin  le  ix»  jour. 

Archives  de  la  province  de  Liège,  registre  du  grand  greffe 
des  échevins,  n°  261,  /"»  268  verso.  Une  copie  plus  ancienne 
se  trouve  dans  le  registre  no  250 ,  f"  182. 


XXXV. 

LETTRES  DE  NEUTRALITÉ  ET  PROTECTION  ÉMANÉES  DE  CHARLES,  SEPTIÈME  ROI  DE  FRANCE, 
EN  FAVEOR  DE  LA  CITÉ  ET  PAYS  DE  LIÈGE  ET  COMTÉ  DE  LOOZ  ,  17  AVRIL  1460,  APRÈS 
PAQUES  '. 


Charle,  par  la  grâce  de  Dieu  roy  de  France,  sçavoir  faisons  à  tous  présens 
et  futurs ,  qu'à  la  supplication  et  requeste  de  noz  très-chiers ,  bons  et  anciens 


•  Louvrex  :  Wauthter. 
3  Idem  ,  d' Ardtnne. 


*  Voyez  ci-deMDs  p.  12  et  13. 


amis ,  les  maistres ,  jurez,  conseil  et  université  de  la  cité  ,  franchises  et  banlieu 
de  Liège  ,  que  sur  ce  nous  ont  faict  supplier  et  requérir ,  et  ayans  en  mémoire 
le  bon  vouloir  qu'ils  et  le  peuple  dudit  pays  ont  heu  de  tout  temps  et  ont 
encor  à  nous  et  à  la  couronne  de  France,  désirons  les  garder  et  préserver  de 
vexations  indues.  Nous,  pour  ces  causes,  considérations  et  autres,  justes  et  rai- 
sonnables, qui  ad  ce  nous  ont  meu  et  meuvent,  et  par  l'advis  et  délibération 
des  gens  de  nostre  conseil,  avons  ladite  cité  ,  ensemble  lesdits  maistres ,  jurez 
el  conseil  de  Liège  et  université  d'icelle  cité ,  franchieses  et  banlieu  de  Liège, 
et  tous  leurs  bourgeois,  el  aussi  des  bonnes  villes  et  autres  desdits  pays  de 
Liège  et  de  Looz  ,  qui  vouldiont  et  requireront  estre  compris,  et  dont  lesdits 
maistres,  jurez  et  conseil  de  Liège  seront  tenus  nous  cerliffier  par  leurs  lettres, 
dans  la  feste  S'-Remy  prochain,  prins,  mis  et  recueillez,  prendons  ,  mettons 
et  recepvons  par  ces  présentes  et  chascun  d'eulx,  ens  et  soub  nostre  garde  et 
protection  ,  et  leur  avons  ordonné  et  député ,  ordonnons  el  députons  par  ces- 
dites  présentes  pour  gardiens  nos  bailhis  de  Vermandois  et  de  Vilry ,  et  leurs 
lieutenans  présens  et  advenir,  pour  les  garder  et  deffendre  de  tous  ceulx  qui , 
induement  ou  de  faict ,  les  vouldroyent  molester ,  Iravaillier  et  opprimer  en 
aulcune  manière  en  leurs  Uberlès,  franchieses,  privilèges,  règimens,  paix 
faictes,  anciens  u.saiges  et  en  ce  que  loy  leur  sauve  et  garde  et  peut  sauver  et 
garder,  et  icelles  demeurantes  à  ladite  cité  et  aux  bonnes  villes  et  autres  des- 
dils  pays  et  à  chascun,  ainsi  qu'il  aparlient,  en  leurs  plaines  forces  et  vertus  et 
sans  quelque  servitude.  Si  donnons  en  mandement  à  nosdits  bailhis  de  Ver- 
mandois et  Vilry  ou  à  leurs  lieutenans  prèsens  et  advenir,  et  à  chascun  d'eulx, 
si  comme  à  luy  aparliendrat,  qu'en  faisant  lesdils  maistres,  jurez,  conseil  et 
université  desdites  cilè,  franchise  et  banlieu  de  Liège,  ensemble  tous  leurs 
bourgeois  et  ceux  des  bonnes  villes  desdits  pays  de  Liège  et  de  Looz ,  de  nos- 
Iredite  garde  jouir  et  user,  ils  les  gardent  et  deffendenl  ou  les  facent  garder 
el  deflFendre  ,  de  parle  nous,  de  loulles  injures,  violences,  moleslalions  et  op- 
pressions indues,  allenconlre  de  tous  ceux  qui  induement  ou  de  faict  leurs 
vouldroyent  donner  trouble  ou  empeschemenl  en  leursdils  privilèges,  liber- 
tés, franchieses,  régiment,  paix  faicle,  anciens  usaiges,  et  ce  que  loy  leur 
sauve  et  garde  ou  leur  peult  sauver  el  garder,  et  icelles  demeurantes  en  leurs 
plaines  forces  el  vertus  et  sans  servitude  quelconque.  Et  si  aulcune  choese 
estoit  faicle  ou  contraire ,  si  la  réparent  et  remettent  ou  facent  réparer  ou  re- 
mettre sans  dilaye  à  premier  estai  et  deu ,  et  cesle  nostre  présente  garde  si- 


484 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


{▼niffient  et  publient,  ou  facent  signiffier  ou  publier  es  lieux,  et  ainsi  qu  il 
appartiendrai.  Et  parce  que  de  cesdites  présentes  on  pouldrat  avoir  affaire 
en  plussieurs  lieux,  nous  voulons  qu'au  vidimus  d'icelles,  faicles  soub  le  scel 
royal,  foyd  soit  adjoustée  connme  à  l'originel.  En  lesmoin  de  ce,  nous  avons 
faici  mettre  nostre  seel  à  cesdites  présentes.  Donné  au  Rouche-Trancheloon , 
en  Touraine,  le  xvij«  jour  d'apvril ,  l'an  de  grâce  mille  quattres  cens  sois- 
sante  et  de  nostre  règne  le  xxviii*',  après  Pasques.  Ainsi  signé  à  costé  droictsur 
le  repli  en  parchemin  :  Par  le  roy  et  son  conseil.  De  la  Soere.  —  Et  à  cosle 
gauche  estoit  sur  le  mesrae  repli  escrit  :  Visa  CA  :  Et  estoit  appendu  avec 
cordons  rouges  et  bleu  le  seel  royale  dudit  Charle  eu  cire  verde  *.      . 

MS.  de  la  bibl.  de  l'univenité  de  Liège ,  n»  188 ,  f»  W9. 

XXXVI. 

COPIA  GESSUS  SEU  INTERDICTI  DOIINI  LUDOVICI  DE  BORBONIO  ,   ELECTl  LEODIENSIS  ,   DE 

DIE  29  OCTOBRIS   1461  ^. 


Ludovicus  de  Bourbon ,  divina  et  apostolica  gratia  disponente ,  eleclus 
confirmatus  Leodiensis ,  omnibus  et  singulis  presbyteris ,  clericis  ,  notariis  et 
tabellionibus  publicis  nobis  subditis  civitatis  noslrae  et  dioecesis  Leodiensis 
salutem.  Vetustae  patrum  reserant  probatissimae  sanctiones  justum  esse,  ut 
qui  divina  contemnunt  mandata  et  inobedientes  paternis  existunt  jussioni- 
bus ,  severioribus  corrigantur  vindictis ,  quatenus  caeteri  talia  committere 
timeant  et  omnes  gaudeant  fraterna  concordia,  et  cuncti  sumant  severitatis 
atque  honestalis  exemplum.  Docuit  autem  in  homeliis  sanctus  papa  Grego- 
rius,  doctor  ecclesiae,  perpelratas  in  Deum  offensas  graviter  venire  puniendas, 
sic  dicens  :  «  Si  is  qui  praelatus  est ,  Dominico  debilori  culptis  impune  di- 
inittit,  non  mediocriter  profecto  offendit,  qui  débita  coelestis  régis  et  domini 
sua  praesumplione  resolvit.  Offensam  enim  Domini  Helyas  precibus  obtinuit 
vindicari ,  dum  ignis  de  coelo  descendit  et  duos  quinquagenarios  illico  con- 
sumpsit,  et  exulatus  Silverius  papa  ecclesiae  sanctae  injuriam  vindicavit  in 


'  Note  de  Vandenberch  :  Seripti  27   martii 
1656  ex  MS.  D.  Jmandi  GeUely. 


'  Cfr.  supra,  p.  13  et  seqq. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


485 


personam  Vigilii  conspiraloris ,  sic  decernens:  «  Habeto  itaque  cum  iis  qui  libi 
consentiunt  plenam  damnationis  sententiam  Sancti  Spirilus  judicio  ,   etc.  » 
Tanta  loquimur  condolenter  in  amaritudine  cordis  super  illatis  ab  anno  citra 
damnabiliter  afHictionibus  clero  nostro   adversus   nostrara  auctorilatem  et 
ecclesiasticam  curiam  et  jurisdictionem,  plerisque  secularibus  ministris  ,  com- 
munitatibus  et  personis  suadcnte  spiritu  maligno,  excitatis  cum  suis  fauto- 
ribus  et  complicibus.  subditis  tamen  nostris  in  spiritualibus  et  temporalibus 
immediato  et  plenissimo  jure.  Instante  siquidem  lamentabiliter  caiisarum  cri- 
minalium  nostrae  specialis  jurisdictionis  promotore  sive  fisco  ,  suscepimus  a 
multitudine  hominum  fidedigna,  informationesque  lucidae  docuerunt  nos,  et 
evidentia  manifesta  patratorum  scelerura  nulla  tergiversatione  celanda  nos 
instruxit,  quam  fera  rabies  et  saeva  ferocitas  palam  in  nostra  civitate  Leo- 
diensi  nec  non  in  villis  nostris  et  locis ,  quibus  scilicet  de  Tongris ,  Sancto 
Trudone,  Loz-castro,  Hasselt,  Herck,  Bilse,  Beringhe,  Eycke,  Brede  et  Stoc- 
hem,  adjurandaque  turbatio  nostrae  spiritualis  curiae  ministros  et  officiantes 
viros  ecclesiasticos^  sacerdotes,  clericos,  tonsuratos,  conjugatos  et  non  conju- 
gatos,   proh   dolorî   invaserit,   ita  ut  quibusdam   dictorum  officiantium  et 
ministrorum,  caeterorumqueclericorura  iniquorum  hujusmodi  satellitura  ma- 
nibus  sacrilegis  violenter  tractatorum  vapulatis  et  fere  oculis  violenter  ereplis, 
injuriis  enormibus  palam  afflictis,  etiam  in  fluvio  projectis  et  quasi  submersis, 
aliis  autem  plerisque  per  dictarum  villarum  incolas,  secum  incedentibus  bur- 
pimagistris  et  juratis  villarum  earumdem ,  violenter  compulsis  ad  suam  re- 
demptionem  et  ad  solvendum  graves  pecuniarum  summas  ;  effractis  etiam  vi 
publica  pariter  et  armata  suis  domibus,  scriniis,  cameris,  caesis  arboribus, 
piscium  et  aquarum  officinis  ,  columbariisque  demoHtis  penitus  et  effusis. 
Insuper  ipsi  damnabiles  effractores  ecclesias  agressi  sunt  dedicatas,  fregerunt 
scrinia,  armariales  et  sacra  repositoria,  et  exinde  violenter,  sacrilège  et  furtive, 
litulos ,  jura ,  litteras ,  privilégia,  cartas,  dotationes,  etiam  bullas  apostolicas , 
rescripta,  processus,  mandata,  aliaque  munimenta  apostolica  et  registra,  ul 
mimici  capitales  surripuerunt  et  asportarunt,  et  quod  longe  deterius  est,  in 
Tia  publica  ea  igné  corabusserunt  et  consumpserunt,  ecclesias  desolando  pro 
yiribus ,  et  opéras  exercendo  damnabiles ,  quas  infidèles  et  hostes  crucis  et 
fidei  soient  crudeliter  exercere.  Bursum  ii  seditiosi  invasores  ludificare  et  de- 
ridere  conantes  ecclesiasticam  jurisdictionem ,  confinxerunt  sibi  ex  suis  com- 
plicibus sibi  quosdam  similes  damnatos  sacrilegos  ,  qui  signa  tenerent ,  loca 


486 


AÎNALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


m 


et  nomina  officianlium  in  ipsa  curia  spiriluaii,  illusorie  pula ,  promotores, 
officialem,  audiloies,  senlenliarios .  sigiiliferos  el  hujusniodi  qui  sedebanl  et 
exercere  se  dicebanl.  Imo  nonnulli  ex  eis  in  foro  pubiico  Tongrensi,  ad  ma- 
jorem  ecclesiasticaejurisdictionis  vilipensioneni,  consedenles,  quamdam  mu- 
lierculani   eorum   derisorio  judicio  de  incontinenlia  sive  adulterio  accusa- 
lam  ,  jusla  dando  condemnarunt  de  faclo  et  piiblicae   columnae  alligarunt, 
causam  super  intitulando  ac  rursum  in  sta^raum  vicinum  et  felosum  publiée 
projiciendo  ,   videntibus  et  arridentibus  eis  rectoribus  et  communi   populo 
dicli  oppidi.  Praeterea  hujusmodi  detraclores  aucloritatis  ecclesiaslicae  ali- 
quos  curatos  sacerdoles  compulerunt  violenter  sacramenta  excomuiunicatis 
ministrare  in  ecclesia,  et  excomniunicatos  denuntiare  palaui  licet  mendose 
absolutos,  et  inhibuerunt  curatis  et  minislris  rite  excomniunicatos  aœodo 
promulgari ,  aut  spiritualis  curiae  mandata  executori ,  comminanles  eos  occi- 
dere,  si  aliter  ag^ant;  ila  ut  ab  octo  citra  mensibus  suffocala  sil  et  penitus 
extincta  ecclesiaslica  jurisdictio  dictae  curiae  spiritualis.   Ipsi  eliani  seditiosi 
conspiratores  aliquos  diclae  spiritualis  curiae  in  suis  doraibus  resislentes? 
obsederunt  cuni  bellicis  armis  et  machinis ,  domos  suas  evellere  fundilus  sa- 
tagentes,  nisi  mediantibus  pecuniis  sua  corpora  et  loca  redemissent,  prout 
violenter  compulsi  id  fecerunt.  Verum  ut  praemeditata  conspiratio  eorumdem 
ecclesiae  Dei  adveisantium  suum  iniquum  eversionis  dictae  curiae  spiritualis 
et  suffocationis  ejusdem  sortiretur  perniciosuiu  effecluni ,    damnata  simul 
commuuicalione  consiliati  sunt  et  convenerunt  in  unum  adversus  dominum 
et  adversus  proprios  ejus ,  suae  iniquitalis  confoederationes  manifesta  decla- 
ratione  propalantes,  scilicet  buryimagistri  communitatesque  villarum  de  Ton- 
gris,  Sancto  Trudone,  Loz-castro,  Hasselt,  Herck,  Eyck,  Brede,  Beringheu, 
Bilze  et  Stochem,  caeterique  reginien  tenentes,  animo  constanti  '  villarum 
earumdem  et  simul  uuanimi  coujuratione  et  proraissione  jurata  decreverunl 
resistere  ofticiariis  dictae  curiae  spiritualis  intus  et  extra  dictam  palriam  Leo- 
diensem   officianlibus ,   non    obstanlibus  quibuscumque  suorum    majorum 
pracceptis  aut  processibus ,  eventibus  vel  judicibus  quibuscumque  futuris , 
etiam  usque  ad  morleni  inclusive.  Et  in  hac  perversa  obstinatione  manere 
colligati  simul  absque  separatione  in  futuris ,  et  omnes  suas  facultates  expo- 
nere  contra  eos  redarguentes .  iniqua  et  perversa  conjuratione  consiliati  suot, 

^   Alias  :  anno  insianti. 


et  litteras  publicas  exinde  confici  voluerunt.  Quia  siquidera  haec  machinatio 
ad  versa  catholicae  veritali  damnabiliter  in  suum  praelatura  ac  dominum  na- 
turalem  conspirans,  laesaeque  majestatis  criraen  sapiens,  et  ut  ipsi  dictarum 
villarum  incolae  dictae  conspirationis  factores  auctoritatem  sibi  procurarent 
ampliorem  ad  Leodiensis  civitatis  nostrae  majores  rectores,  ut  sibi  faverent 
et  assistèrent,  accesserunt  qui  fri volas  dictorum  conspiralomm  prolocutiones 
conratas  habentes  et  usurpantes  sibi  vetitum  forum  in  Christi  famulos  eccle- 
siasticos  viros  et  spiritualis  curiae  noslrae  ministros  jurisdictionem  usurpa- 
runt,  ita  ut  decretis  informationibus  futuris  et  taliter  qualiter  per  laïcos 
judices  attentatos  omni  licet  nullitate  infectis,  per  ipsos  burgimagislros  ,  imo 
per  suos  commissos  laïcos  dictae  ecclesiae  ministris  infestos  et  exosos  factis , 
quibus  tamen  nulla  fides  praestari  potest ,  spretisque  veri  judicis  et  pastoris 
longe  praevalentibus  delegatis,  coactis  testibus  ecclesiasiicis  necnon  laïcis , 
per  vias  obliquas  et  prohibitas  deponere  ad  placitum  eorum  induclis.  Ouibus 
tamen  mediantibus ,  licet  uuUiter  et  de  facto ,  et  contra  leges  divinas  et  hu- 
manas,  ipsi  Leodienses  burgimagistri  et  rectores  viros  ecclesiasticos  et  offi- 
ciantes ausu  temerario  et  sacrilège  judicare  praesumpserunt ,  et  ab  eisdem 
exlorquere  plures  pecuniarum  summas  grandes,  quas,  veluti  Christi  crucifixi 
vestes,  inter  se  dividere  et  portiones  usibus  profanis  triginta  duorum  ope- 
rariorum  seu  negotiatorum  Leodiensium  applicare  ausi  sunt.  In  manifestam 
ofFensam  et  vilipendium  ecclesiae  clericalis,  ordinis  et  curiae  spiritualis,  et  ad 
scandalum  et  diffamationes  ampliores  ecclesiasticorum  eorumdem  procla- 
matione  publica  criminosis  praestari  solita  ,  eosdem  fecerunt  evocari  et  per 
civitatem  publicari ,  sacrilegium  committendo  et  censuras  ecclesiae  notorie 
incurrendo.  Insuper  suo  profano  judicio  dicli  burgimagistri  suique  consor- 
tes  dictae  nostrae  curiae  spiritualis  offîciarios  suis  et  aliis  futuris  offîciis  per-' 
petuo  privarunt,  voce  praeconia  palam  per  civitatem  publicata,  licet  injuriose, 
sacrilège,  nuliiter  et  de  facto  contra  juris  ordinem,  justitiam  et  rationem  ; 
ita  ut  nullus  episcopalis  dignitatis  officia  audeat  exercere ,  et  nuper  dictae 
civitatis  Leodiensis  quidam  magistri  et  jurati  non  erubuerunt,  multiplicatis 
comminationibus,  inhibitionibus  et  jacturis,  impedire  parrochialem  presby- 
terum  Sancti  Michaëlis,  in  civitate  eadem  mandatum  ecclesia sticu m  sibi  di- 
rectum  executioni  mandare.  Et  quoniam  per  dicti  curati  substitutum  ipsa 
executio  facta  fuit ,  ipse  parrochialis  minister  assiduo  laborat  sui  corporis 
excidio  et  periculo  eminenti.  Amplius  certis  mandatis  inhibitorum  a  nobis 


i! 


I 


488 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


489 


seu  curia  spirituali  noslra  rite  decretis ,  emanatis  et  executis  per  unum  ex 
nostrae  dictae  curiae  officiariis  clericum  ,  burgimag^istri  seu  eorum  aller  ,  ad- 
stante  glomerosa  multitiidine  jiiratorum  et  aliorum  dictae  nostrae  civitatis, 
civiura  ,  non  erubuit  dictiim  clericum  et  procuralorem  in  venerabili  orbeque 
terrarum  famosa  cathedrali  Leodiensi  ecclesia,  sacrosauctae  romanae  eccle- 
siae  filia  devotissima  ^  ejusque  providentia  nobis  conamissa,  hora  qua  sacra 
celebrabantur  mysteria  ,  invadere  manibus  violentis  in  eum  injcctis ,  conlrac- 
tisque  ab  codera  crinibus  pariler  et  evulsis.  Nec  iis  contentus,  sed  amplius 
in  Deum  sanctamque  ejus  sponsam  ecclesiara  saevire  sata^ens ,  dictas  lilteras 
inhibitorum  judicialiter  décrétas  si^illoque  nostrae  curiae  communitas  per 
eum  dilaceratas.  ori  ipsius  clerici  procuratoris  violenter  imponens  ac  inlru- 
dens  ,  verbis  et  facto,  quantum  in  eo  fuit,  ut  cas  comederet  seu  inglutiret 
eumdem  compellere  visus  est,  in  atroci  et  singultuose  deferendo  ecclesiae 
scandaio.  Sunt  tandem  plurima  crimina,  excessus  pariter  et  enormia  scandala 
et  delicta  in  cleruni  et  ecclesiasticos  viros  perpetrala  ,  sanctae  ecclesiae  régu- 
las sacras,  patrumtraditiones  etsanctiones  canonicas,  ecclesiaslicacoffendentia 
auctoritatis,  et  pacis  turbatoria  ac  aedifjcantia  ad  gehennam,  quae  per  dictos 
offensores  palam  publiée  et  notorie  dictis  burgimagislris,  rectoribus,  con- 
sulibus ,  civibus ,  rainistepiis  et  aliis  quibuscumque  judicibus  et  administra- 
tionem  habentibus,  in  dicta  noslra  civilale  et  locis  praediclis,  videntibus, 
scientibus,  permittentibus,  facientibus,  mandantibus,  consentientibus,  ra- 
tificantibus,  ignorare  non  valentibus  et  in  nullo  contradicenlibus  perpetrata 
asseruntur,  quae  malefactores ,  sacrilegi,  criminosi  et  alii  praedicli  saepius 
et  instanter  reparare  et  in  debitum  stalum  reponere  requisiti  expresse  recu- 
sarunt,  denegarunt  et  conlempserunt  in  animarum  vuarum  dispendium 
Doslrorumque  jurium  ecclesiaslicae  jurisdictionis  vilipendium  ,  conlemptum 
et  gravamen  non  modicum  ,  sicut  ipse  nosler  promolor  sive  fiscus  exposuit 
enarrari  prolixa.  Super  quibus  alias  loco  et  tempore  congruis  exponendis, 
protestatus  est,  requirens  instanter  et  juxta  officii  nostri  debilum  super 
praemissis  facinoribus,  excessibus,  criminibus,  faclionibus,  deliclis,  op- 
pressionibus ,  violentiis,  insolentiis,  injuriis,  gravaminibus,  turbationibus, 
contumeliis  et  molestiis ,  ad  Dei  gloriam  ,  ecclesiae  sanctae  luitionem  et  nos- 
trae spiritualis  curiae  et  jurium  clerique  nostri  et  ofHciantium  conservationem, 
et  confutationem  perveisorum ,  celeriler  validis  et  oporlunis  remediis  pro- 
\ideri.   Verum   etsi  sceleratorum   hujusmodi  perniciosa   Hagitia   particulari 


detestatione  vix  enumerari  valeant,  tanta  laraen  et  tam  horrenda  nequitia 
ecclesiam ,  Dei  ministres ,  fidèles  ejusdem  et  clerum  universum  maculant , 
inficiunt  et  molestant  assidue,  neque  cessant  obslinatis  cervicibus  et  iudurata 
pernicie  ad  ulteriores  supergredi  turbationes  nequissimas  ,  ut  ita  omnium  ce- 
leritate  adversus  ea  providere  necessitudo  urgentissima  nos  compellat.  Jurium 
itaque  sacrorum  remédia ,  dicto  nostro  promotore  sive  fisco  frequentius  in- 
stante, et  arma  salutaris  reductionis  ad  populum  istum  diabolica  fraude  sug- 
gestum  et  deceptum  amplecti  compellimur,  veluti  pius  pastor  animarum  tam 
scandalose  populi  indemnilatibus,  juxta  sanctorum  patrum  décréta,  pro  viri- 
bus  salubriter  occurrere  cupientes.  Idcirco  nos  Ludovicus  electus  confirmatus 
praefatus ,  dominus  spiritualis  et   temporalis  a  summo  omnium  dispositore 
praefectus  tantae  plebi  nostrae  totius  dioecesis  injuriam,  Dei  et  suae  ecclesiae 
lugubresque  afflictorum  clamores  validos  ,  diclique  promotoris  sive  fisci  que- 
relas  tolerare  amplius  non  valentes,  habito  prius  maturo  electorum  virorum 
divini  pariter  et  humani  juris  peritissimorum  consilio ,  pietatis  paternae  se- 
mita  primitus  incedentes,  attentis  omnibus  et  singulis  quae  in  hac  parte  at- 
tendi  potuerunt  et  debuerunt,  harum  série  litterarum  nostro  solemni  decreto, 
ut  juris  est,  edilarum,  monemus  primo,  secundo  et  tertio,  ac  unica  et  pe- 
rempta  monitioneet  edicto  solemni  omnes  et  singulos  hujus  damnatae  seditio- 
nis  flagitiorum  ,  scelerum,  violentiarum  ,  molestiarum  et  sacrilegiorum  perpe- 
tratores,  adores,  factores,  consentienles,  complices  et  fau tores,  cujuscumque 
status,  dignitatis  aul  praeeminentiae  existant,  etiam  si  fuerint  civitatis  nostrae 
Leodiensis,  aut  aliarum  villarum  etlocorum  supra  nominatorum,  communila- 
tes,  universilates,  burgimagistri,  scabini,  jurati,  recto res  ,  quocumque  etiam 
nomine  censeantur ,  aut  particulares  personae  qualescumque  simul  pariter  et 
seorsum  et  eorum  quemlibet,  prout  universaliter  eos  tangere  polest  negotium 
instans ,  videlicet  sub  suspensionis  et  excommunicationis  in  singulos ,  necnon 
et  interdicti  in  communitateset  universilates  poenisetcensuris,  quatenus  infra 
decem  et  octo  dierum  spatium,  quorum  sex  pro  primo,  sex  pro  secundo  et  sex 
pro  tertio  ,  ultimo  ac  peremptis  termino  et  monitione  canonica  ejusdem  prae- 
figimus  et  pro  omni  dilatione  assignamus  post  executionem  praesentium  repa- 
rent, eraendent  et  indilate satisfaciant  cumeiFectubujusmodi  damnata  flagitia, 
violentias  ,  molestias ,  laesiones ,  o£Fensas,  injurias  ac  perniciosa  sacrilegia  eum 
rerum  oblatarum  etdamnorumrestitutione  céleri  et  débita,  omnium  sic  perpe- 
tratorum  praestita  nobis  ecclesiae  nostraeque  juslitiae  emenda  ac  reparatione, 

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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


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condig^na,  cessentque  ammodo  nunc  et  in  futuriim  pcnilus  et  oranino,  ab  hu- 
jusmodi  perversis  periculosisquc  seditionibus  flagitiis  et  detestationibus , 
excessibus,  criminibus  et  offensis,  et  nibiiomiaus  ipsi  scabini .,  burgimagistri  , 
rectores  et  communitates  secularesque  potestates  suas  in  sacerdotes ,  clericos 
et  curiae  nostrae  spiritualis  ofKciarios  executoresque ,  mandatorum  ecclesias- 
ticae  jurisdictionis  de  facto  {jarritas ,  sententias  et  ordinationes  nulliter  et  de 
facto ,  quae  potius  iilusiones  abusive  nominandae  sunt ,  et  quos  in  bis  scriptis 
nullitate  infectas  inefficaces  et  invalidas  nulliusque  effectus  declaramus  ^  ipsi 
etiam  illas  prout  de  facto  eas  denuntiarunt ,  reparando  de  facto  revocent, 
cassent  et  annullent,  seu  cassas  et  nuUas  esse  fateanlur  et  recognoscant.  Alio- 
quin  si  quid  in  contrarium  fecerint  in  bac  nostra  monitione  praeceptorum , 
aut  ultra  debitum  et  lapsum  praefati  termini  facere  distulerint,  in  singulos 
suspensionis  aut  excommunicationis ,  in  ipsara  vero  nostram  Lcodiensem  ci- 
yitatem  necnon  in  praefatas  villas ,  oppida  et  loca  nostrae  dioecesis ,  scilicet 
deTongris,  Sancto  Trudone,  Loz-castri ,  Hasselt ,  Herck,  Bieize,  Beringbe, 
Brede.,  et  Stocliem,  interdicti  {reneraies  sententias  et  censuras,  ex  nunc 
prout  ex  tune,  et  ex  tune  prout  ex  nunc,  profluxo  termino  supradicto 
in  bis  scriptis,  prout  juris  est,  feriinus  et  promulgamus ,  injungentes,  man- 
dantes et  praecipientes  seu  etiam  intimantes ,  prout  decet ,  omnibus  et  sin- 
grulis  ecclesiasticis  et  secuiaribus  capitulis,  conventibus,  communitatibus  et 
personis  ,  cujuscumque  status ,  dignitatis ,  auctoritatis  et  praeeminentiae 
fuerint,  in  civitate,  villis  et  iocis  supradictis  residentibus ,  constitutis  et  mo- 
raturis,  prout  ad  eorum  unumquemque  spectare  poterit  bocg^enerale  inter- 
diclum ,  ut  a  divinis  ofHciis  cessationes  générales  in  civitate ,  villis  et  Iocis 
supradictis,  sub  poenis  raodoque  et  forma ,  sacris  canonibus  statutisque  pro- 
vincialibus  et  synodalibus  expressis,  et  donec  per  nos  aliter  fuerit  ordinatum, 
inviolabiliter  et  inconcusse  teneri  et  observari ,  inbibentes  sub  anatbematis  et 
irregularitatis  censuris  atque  poenis  supradictis ,  omnibus  et  singulis  sacer- 
dotibus  et  ecclesiarum  ministris,  ne  in  Iocis  praefatis  interdictis  aut  praesen- 
tibus  personis  in  nostro  interdicto  comprebensis ,  aut  eorum  altero ,  missas 
aut  divina  audeat  officia  celebrare.  Illas  insuper  personas  dictorum  flagitio- 
rum  perpetratorum  culpabiles,  censuris  ecclesiasticis  ipso  jure  li{];atas  et  evi- 
tandas  volumus  et  decernimus  a  Cbrisli  fidelibus  arctius  evitari.  Et  quoniam 
ex  verisimilibus  causis,  attentis  notoriis  excessibus  praedictis,  in  dies,  ut  idem 
noster  promotor  sive  fiscus  asseruit ,  crescentibus ,  fama  etiam  publica  hoc 


testante ,  hujusraodi  senlentiae  nostrae  planum  quoad  executionem  earum- 
dem  forte  non  possent  sortiri  effectum ,  praedictis  excedenlibus  de  facto, 
cumde  jure  non  possint,  resistentibus.  Idcirco  universis  et  singulis  justitiariis, 
judicibus  et  officiariis  nostris  temporalibus  praecipimus  et  mandamus ,  qua- 
tinus  eisdem  in  executione  dicli  generalis  interdicti  et  aliis  in  quibus  poterunt 
sufFragari  praestent  auxilium,  consilium  et  favorem  ,  tolies  quolies  ipsi  vel 
eorum  aliquis  fuerint  requisiti  vel  requisitus ,  et  contra  infractores  ejusdem 
interdicti  omnibus  viis  et  modis  rationabilibus,  ecclesiasticis  mandatis  parère 
et  efficaciter  obedire  compellant  in  praeraissis ,  suisque  dependentiis  et  se- 
quelis,  omnes  etiam  quoscumque  principes  serenissimos  reges  et  excelsos 
dominos  magniBcos  principes,  quos  super  hoc  contigerit,  pro  ecclesiae  sanctae 
Dei  contemplatione  et  favore,  et  praecipue  illustrissimum  principem  dominum 
et  avunculum  nostrum  dominum  Burgundiae ,  Brabantiae,  etc. ,  ducem,  ut 
nobis  et  nostris  commissis  in  hac  ecclesia  Dei  assistentiam ,  auxilium  et  ju- 
vamen  impendere  dignentur  obnixe  deprecamur  et  postulamus  instanter. 
Et  nihilominus  ut  ipsum  générale  interdiclum  locum  habeat  efficacem  et 
nullus  valeat  illud  ignorare,  volumus  et  ordinamus  ejusdem  intimationem  et 
executionem  fieri  debere  ad  ecclesiarum  valvas  et  januas  civitatis  et  locorum 
praefatorum ,  aut  saltem  locorum  insignium  et  villarum  propiuquarum ,  in 
quibus  erit  accessus  facilis  et  securus.  Executionem  vero  hujusmodi  bis  modis 
et  altero  eorum  factara  auctorizamus  in  iis  scriptis,  tantique  valoris  esse 
decernimus  ac  si  facta  foret  ad  eorum  loca,  domicilia  et  personas.  In  quorum 
omnium  fidem  et  testimonium,  robur  et  firmitatem  praemissorura,  praesentes 
litteras  exinde  fieri  nostrique  sigilli  majoris  fecimus  appensione  communiri. 
Datum  et  actum  in  oppido  Lovaniensi ,  in  capella  beatae  Mariae  Virginis, 
juxta  nostram  ecclesiam  collegiatam  Sancti  Pétri  ejusdem  oppidi ,  nostrae 
Leodiensis  dioecesis,  nobis  inibi  ad  praemissa  faciendum  et  decernendum, 
et  jura  reddendum  ad  banc  causam  pro  tribunali  sedentibus,  sub  anno  a 
nativitate  Domini  millesimo  quadringentesimo  sexagesimo  primo,  indictione 
nona,  die  vero  jovis  vicesima  nona  raensis  octobris,  pontificatus  sanclissimi 
in  Christo  patris  et  domini  nostri  domini  Pii,  divina  providentia  papae  se- 
cundi  anno  suo  quarto. 

Archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  intitulé  :  paix 

ET    LETTBES,    1465-1467. 


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ANALECTA  LEODIENSIA 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


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INSTRUCTIONES  PRO  DEPUTATIS  ,  ITURIS  AD  DOMINUM  NOSTRUM  IN  CAUSA  INTERDICTI  , 

13   EXARATAE  XENSE  DEGEHBRI   1461   ^ 


în  exordia,  priusquara  perorelur,  exponant  qiialiter  capitulum  et  secun- 
dariae  ecclesiae  recommendant  se  illustri  suae  dominatioui  cura  ea  qua  decet 
humilitatis  re\erentia  ^  et  quod  citius  siiara  visitassent  paternitatem ,  si  fuisset 
in  locis  huic  suae  patriae  propinquis  seu  vicinis,  sperantes  quod  adhuc  satis 
tempestive  Tenerint  pro  illis  obtinendis,  pro  quibus  ad  ipsum  destinati  sunt, 
considerata  praesertim  innatae  suae  bonitatis  illustri  clementia,  quae  teste 
Seneca ,  libro  secundo  de  Beneficiis ,  naturaliter  débet  inesse  principibus  : 
«  Magni ,  inquit,  animi  propriura  est  placidum  esse  tranquillumque,  et 
injurias  atque  offensas  superne  despicere.  Non  enim  regem  inexorabilis  ira 
decet,  etc.  »  Hac  itaque  freti  spe  nobilis  vestrae  clementiae  ponderata  man- 
datorum  ejusdem  inclitissimae  vestrae  paternitatis  arduitate.  nec  minus  se- 
riosa  mente  revolutis  gravissimis  periculis  quae  ex  hujus  rei  progressu  verisi- 
militerorirentur,  nisi  congruis  illis  remediis  ac  omnino  necessariis  occurratur, 
praesentem  humilium  vestrorum  oratorum  ambatiatam  ad  eamdem  vestram 
dominationem  surgere  dignum  ducunt^  obsecrantes  attentius  in  visceribus 
misericordiae  Jesu  Christi ,  quatenus  sese  reddat  exorabilem  et  alla  mente 
consideret  ea  quae  nobis  commissa  sunt ,  eidem  suae  benignitatis  aperire  re- 
ferreque  mansuetudini  ipsorum  tam  oportunam  quam  necessariam  supplica- 
tionem  admittere  et  paternis  favoribus  exaudire ,  etc. 

In  primis  urget,  benignissime  pater  ac  princeps  illustris,  quod  in  hac  re  tara 
ardua,  qualis  est  hujus  interdicti  generalis  censura,  et  quae  vix  ab  horainura 
comrauni  raemoria  in  hac  civitate  seu  patria  recolitur ,  fulminata  tam  irapro- 


*  Johaones  de  Loz  narrât  (supra  p.  13)  qiios- 
dam  fuisse  deputatos  ex  parte  ecclesiarum,  qui 
una  cum  magistris  civium  pergerent  ad  Ludovi- 
curo  Borbonium  ,  Mechlioiae  resideolem ,  ul  in- 


terdicti relaxationem  obtinerent.  Quinam  vero 
missi  fuerint,  liquet  exiis  quae  ad  calcem  hujus 
documenti  leguntur. 


vise,  videlicet  absque  scitu  vel  consilio  vestri  capituli ,  contigisse  tantis  eccle- 
siae vestrae  poterunt  exinde  nedura  subesse  jacturis ,  verura  etiam  per  ipsam 
privarentur  sibi  debitis  obsequiis ,  nec  minus  per  haec  populi  devotio  rainua- 
tur  insolili  crescere  forraidenlur  errores  et  solita  decrescant  suffragia  fidelium 
aniraarura,  etc. 

Quaraplures  insuper  in  tali  censura ,  si  rigoris  prosecutio  subsequatur , 
absque  culpa  propria  puniantur.  Quara  propter  suorum  superiorura  culpam 
aut  excessus  haec  jura  fieri  disponant,  ut  talium  videlicet  pertinacia  sive  re- 
bellio  corrigatur  ;  quando  tamen  alias  videbitur  posse  fieri  reductio  salutaris , 
cedit  pius  princeps  viam  raansuetudinis  amplectendo. 

Quod  si  forsan  objiciatur  id  fieri  necesse  tara  pro  conservalione  jurisdictio- 
nis  spiritualis  quam  etiam  ecclesiasticae  liberlatis,  quas  evidenter  liquet  pluri- 
raura  ex  adversis  facinoribus  esse  laesos ,  quibus  ob  hoc  congruit  debitis  prae- 
sertira  a  jure  statutis  oportunis  reraediis  obviari,  ad  quod  nedura  dominus  ipse, 
sed  et  capitulum  ipsum  et  ecclesiae  reliquae,  pro  suarum  raanutentione  liber- 
tatum  laborare  tenentur,  et  eslo  quod  dominus  taceret,  ipsum  ad  id  seriosius 
excitare. 

Ad  hoc  cura  hurailitatis  reverentia  respondendo  faciendura  est  quod  ubi 
nuUura  possit  aliunde  suffragari  reraediura ,  tentatis  oranibus  prius  quae  rao- 
dis  congruis  et  aliis  convenienlibus  mediis  subditos  valent  ad  viara  reducere 
salutis,  deraura  nisi  resipiscant,  praesul  rigorera  juris  irreprehensibiliter  am- 
plectatur. 

Quia  taraen  offerunt  quamplura,  sicuti  plures  obtulerunt,  in  diaetis  patriae, 
publiée  sirailiter  et  private ,  se  nuUura  irapediraentum  praestitisse  neque  velle 
quoraodolibetinterponerequominusjurisdiclio  spiritualis,  etc.  debitura  sor- 
tiatureffectura,  sed  si  quae  fiant  ad  contrariura,  illa,  quantura  in  eisest,  tollere 
et  facientes  obviare  perraitlereque  et  operara  ad  hoc  dare ,  ut  ii  qui  reperien- 
tur  jurisdictionem  spiritualera  et  ecclesiasticara  offendisse  liberlatera  via  juris 
aut  legis  débite  corrigantur,  et  illatae  congrua  reparatio  fiât  offensae  et  patra- 
tores  autoresque  scelerura  et  non  innoxii  puniantur.  In  quo  dicunt,  veluti  mul- 
tis  etiara  videtur,  veniunt  rationabiliter  audiendi. 

Quibus  effectui  debito  raancipatis  cessaret  iste  rigor,  culpa  suos  teneret 
actores ,  ut  caeteris  cederet  in  exeraplura.  Tentandura  igitur  si  quoraodolibet 
ad  id  valeat  deveniri,  cura  non  alias  ad  caeterorura  sit  saltera  innocentum  pu- 
nitionera  procedendum ,  nisi  cura  ex  suorura  culpa  rectorum  sive  superiorura 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


recorriffibilium  vel  ad  emendationem  debitam  non  reducibiliiim  nequeat  alias 
esse  provisum  ut  tune,  licet  sine  culpa  ,  non  tamen  sine  causa  cum  eis  insontes 
etiam  puniantur,  ad  quod  ecclesiaslicae  censurae ,  praesertini  quoad  inler- 
dicti  senlentiam ,  fuerunt  sanctoruna  patrura  constitutionibus  institutae,  qua- 
rum  exercitio  dinoscilur  ex  lune  demum  ad  praelalos  ecclesiasticos  perlinere. 

Moveant  igitur  et  inclinent  haec  pietatis  vestrae  mansuetudinem ,  bénigne 
pateret  princeps  illustris,  clerique  vestri  polius  et  subditorum  occurratur  pe- 
riculisetjacluris,  quam  offensarum  rigorosam  ultionem  persequendo,  netantis 
eos  subjiciat  incommodis  a  quibus  non  facile  foret  ipsos  etiara  multis  ingeniis 
rele\ari ,  quando  saltem  alias  opoi  tunius ,  quani  per  hune  conceplum  gene- 
ralis  interdicti  rigorera ,  sicuti  speralur,  valebit  salubriter  provideri. 

Ponderel  interea  prudens  et  inclyta  vestra  dominatio ,  cuna  aliis  quorum 
placebit  uli  consilio  salulari,  quae  et  qualia  facta  sunt  post  dictarum  patratio- 
nem  offensarum ,  ex  quibus  sese  vestrae  civitatis  scabini ,  consules  et  rectores 
excusare  velle  dicuntur ,  utpote  vestrae  paternitatis  auctoritalem  intervenisse 
veslramque  personara  illustrera  fuisse  praesentem,  dum  illi  judicati  per  eos 
condemnalique  fuisse  ferunlur  contra  juris  disposilionera  et  ecclesiasticam 
libertatem ,  prout  in  ipsius  vestrae  paternitatis  monitoriis  litteris  plenius  est 
narralum,  in  quibus,  ut  aiunt,  vestram  ipsis  nedum  auctoritatem  et  praesen- 
tiam  praestitislis ,  verum  etiam  ea  post  factura  ,  quod  gravius  sonet,  tara  facto 
quara  aliis  judiciis  approbastis.  In  quibus  nulla  prorsus  capilulo  et  ecclesiis 
vestris  praelibatis  culpa  potest  irapingi,  quae  talibus  oullatenus  consenserunt, 
ac  ideo  sane  providendum  est  ne  praetexlu  sic  actorum  ,  qualiacuraque  sunt , 
tam  gravibus,  ut  inferius  etiam  declaratur,  contingat  eos  jacturis  et  incom- 
modis subjacere.  Proleslantur  tamen  quod  super  haec  non  intendunt  illus- 
trera vestram  paternitatem  ,  quae  sicut  sperant  scient  qualiter  iis  responderi 
poterit ,  arroganter  amplius  quara  ad  eos  seu  alias  caritalive  congruit ,  incul- 
pare,  sed  prout  haec  communiter  referuntur,  illa  deducunt  pro  sano  super  his 
avisamento  habendo  et  raajoribus  scandalis  evitandis. 

Quoniara  ex  iis  et  aliis  plerisque  coloribus  sive  causis  concipiunt  se  rau- 
nire ,  quibus  etiara  freti  ac  appellationibus  obstaculura  récurrentes ,  noviter 
haec  et  alia  plura  dicuntur  in  appellatione  hujusmodi  narravisse  quara  asse- 
runt  sese  perseculores,  ea spe  ducti  qua dalur  eis,  ut  fertur  a  nonnullis  intelligi, 
quod  ipsos  haec  appellatio  relevabit ,  quoraious  ad  ea  teneantur  obooxii ,  quae 
sunt  in  praetactae  vestrae  mouitionis  mandato  latins  declarata. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


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Quamobrem  etiam  insurgit  nobis  amplioris  haesitationis  occasio,  licet 
naraque  causac  per  eos  narratae  forsitan  oranino  non  reperireutur  esse  litte- 
rae,  quia  tamen  apud  aliquos  taies  atque  relevantes  esse  reputantur  sive  cen- 
sentur,  ut  asserunl,  dubia  talis  appellatio  plerosque  concutit  et  inducit  formi- 
dinera  in  praeraissis,  cura  dicantur  infra  decennium  appellasse,  consideratis 
conditionibus  in  dicti  vestri  mandati  série  comprehensi. 

Quaravis  igitur  parati  semper  fuerint  oratores  vestri  praelibati  de  praesen- 
tique  sint  una  cum  illuslri  vestra  paternitate  jurisdictionera  atque  libertatem 
ecclesiasticam  defendere  pro  viribus  et  tueri ,  et  aposlolicis  parère  constitutio- 
nibus ,  praeter  et  absque  eo  quod  intendant  suis  exeraptionibus  et  privilegiis 
in  aliquo  derogare,  sine  laesione  francisiarum  civibus  concessarura  ^  videtur 
taraen  eis  quod,  arduitate  materiae  praesentis  attenta,  pro  multis  etiara  evi- 
tandis periculis  atque  scandalis,  exinde  nisi  per  maturam  gravitatera  occurra- 
tur verisiraililer  evenluris ,  cura  etiam  jura  pro  gravi  vitando  scandalo  moles- 
tant et  a  rigoris  persecutione  supersedeant ,  quara  alias  deceret  efiFectui 
raancipari  quod  sint  ipsi  cives,  priusquara  ad  ulteriora  procedatur ,  super  suis 
allegationibus  et  oblationibus  audiendi,  et  ad  id  quod  faciendura  de  jure  vide- 
bitur  bonis  raediis  et  apertis  rationibus  inducendi ,  salvo  semper  praejudicio 
jurisdictionis  vestrae  spiritualis  et  ecclesiasticae  libertatis  quara  pollicenlur , 
et  offerunt  quantum  in  eis  fuerit  observare ,  et  impediraenta  si  quae  data  sint 
in  contrariura ,  efficaciter  reraovere. 

Ad  hanc  exhortationera  reverendissiraae  vestrae  paternitati  faciendam  si- 
railiter  nec  iraraerito  nos  inducit  vitanda  publicatio  scandalorura,  damnorum, 
laborura  et  expensarura  ,  non  sine  magnis  verisiraililer  futuris  periculis,  mul- 
tiplicata  vicinorura  derisio  et  aemulorura  nostrorura  subsannalio  scandalosa , 
ut  de  arapliori  spiritualis  jurisdictionis  detrimento  futuro  similiter  taceamus , 
quara  pularaus  sanius  atque  levius  per  alia  ralionabilia  et  oportuna  remédia 
reparari  posse ,  quara  hune  conceplura  ita  repentine  persequentes  rigorem , 
quera  raagis  expedit  in  extrerao  salvari ,  salvo  seraper  judicio  saniori. 

Unde  singulis  iis  cura  qualilale  teraporis,  conditione  personarum  et  loco- 
rum  dispositione  paterni  favoris  oculo  ponderatis  cum  ea  qua  decet  humilitalis 
instanlia  pelimus  et  seriosius  obsecraraus  quatenus  tolius  cleri  vestri  contem- 
platione  pro  tanlis  illi  verisiraililer  orituris  scandalis,  incommodis,  periculis  et 
jacturis ,  tantas  futuras  eliminando  miserias ,  ipsum  qui  subnixum  se  semper 
in  hac  re  reddidit  et  ostendit ,  paratus  dum  et  prout  necesse  fuerit  aposlolicis 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


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obedire  constitutionibus  oculo  paternae  pietatis  intuendo  ipsius  indemnitati 
quam  oflFensarum  perseculioni  lam  rigorose  sit  araplius  inclinala  veslra  reve- 
renda  paternitaset  illustris  dominatio,  ac  ad  preces  tara  nostras  quam  depii- 
tatonim  civitatis  veslrae  Leodieasis  hic  praesentium  et  ad  hoc  rogandum  et 
obtinendum  destinalorum,  diçnetur  ad  ipsam  reverti  civilatem  visura  et  exper- 
tura  quantam  in  conservatione  dictae  yestrae  jurisdictionis  spiritualis  et  eccle- 
siasticae  libertatis  actollendis  hucusque  datis  impedimentis,  Hbera  qiioque  fa- 
cienda  correctione  delinquentium ,  remoto  quovis  obstaculo,  veluti  promiserunt 
et  poiliciti  sunt,  diligentiam  adhibcbunt^  per  cujus  médium  se,  prout  spera- 
tur  effici  posse,  mores  eraendentur,  et  ii  qui  deliquerunt  et  intulerunt  offen- 
sas juxta  sua  démérita  corrigantur  rationabiliter,  interdicli  praelibati  causa 
cessabit.  Quod  si  secus  attentalum  fuerit ,  non  minor  remanebit  apud  vestram 
illustrera  paternitatem  auctoritas  accensurarum  a  jure  sibi  data  potestas,  et  ut 
omnia  tententur  quae  eidem  vestrae  paternitati  subjectos  dirigat  ad  salutera. 

Si  vero  dorainus  nosler  ad  redeundura  hue  nequeat  inclinari ,  fiât  ad  extre- 
mum  supplicatio  seriosa,  quatenus  ad  minus  pro  suprascriptis  et  aliis,  etc., 
removendis  seu  vitandis  periculis,  scandalis ,  incomraodis  atque  daranis  lam 
nostris,  etc.,  quara  totius  patriae ,  et  ut  iliis  oportuna  provisione  raature  oc- 
curralur ,  dignelur  ad  certura  tempus  hoc  suspendere  mandatura ,  ut  illo 
terapore  pendente  sirailiter  laboretur  per  oportuna  congruaque  remédia  de 
modo  debito  providenda  super  injuriis  et  offensis  quae  causae  fuerunt  fulmi- 
nationis  censurarura  in  dicti  mandati  série  contentarura  ,  ad  honorera  et  pro- 
fectura  salutarera  tara  ipsius  domini  nostri  quam  ecclesiae  et  ecclesiarum 
suarum  ac  omniura  sibi  et  suae  patriae  subjeclorura ,  etc. 

Ex  his  prout  censebitur  expediens,  domini  deputati  poterunt  domino  per- 
suadere  ad  obtinendum  votivura  ab  ipso  responsura ,  addendo  ea  quae  pro 
personarum  et  materiae  qualitate  necessaria  videbuntur. 

Si  vero  in  praescriptis  exponendis  aut  replicatis  dorainus  opponat  plures 
ad  dicta  raulta  sibi  verbaliter  quorura  contrariura  facta  probarunt  aut  non  sibi 
fuisse  servata  perraissa ,  etc. 

Ad  haec  vel  similia  quae  principaliter  concernunt  illos  quos  dorainus  incul- 
pabit,  videtur  expediens  quod  illi  qui  pro  parte  ci\itatis  raiUentur  respon- 
deant.  Quos  talis  replica  concernit  qui  scire  poterunt  qualiter  respondebunt, 
ne  forte  postea  dicatur  quod  oostri  deputati  plus  aut  rainus  in  ea  parte  res- 
ponderunt  quara  receperant  in  coraraissis. 


Nec  sic  in  praemissis  persuasionibus  mentio  de  tiraore  furoris  popularis  non 
sine  causa ,  ne  sine  eorura  deputalis  civitatis  allegetur  tiraor  hujusraodi ,  detur 
forsan  occasio  qualiscuraque  furorera  hujusraodi  concitandi  vel  desuper  in- 
cutiendi  pavorem ,  quo  terreatur  clerus,  si  sentirent  populares,  quod  ob  illum 
valeanl  a  proposito  dimoveri ,  etc. 

Ad  partera  taraen  est  hujusraodi  tiraor  aperiendus  doraino  suisque  consi- 
liariis,  atque  raetus  exinde  consurgere  solitus  pleruraque  et  praesertira  in  tali- 
bus  cadere  poterit  inconstanter,  quum  inchoato  furore  vel  illius  incusso  tiraore 
nescitur  qualera  finera  habebit,  et  ut  per  haec  dorainus  ad  condescendura 
volis  capituli  et  ecclesiarura  facilius  inducatur. 

Postremo  sunt  in  secreto  dicenda  pericula ,  quae  nobis  ecclesiasticis  prae- 
sertira imrainent  ex  praemissis  expressis  attentis  multis  raultorura  coraraina- 
tionibus ,  verbis  infinitis  atque  conatibus  pluriura  qui  saepe  pertulerunt  ea 
quae  non  expedit  forsan  calarao  declarare ,  sed  oportunius  vocetinus  reci- 
tentur,  etc.  Cura  paupertas  etindigentia  consueverit  ad  opulentiorura  anhe- 
lare  facultates  et  aedes  ;  ex  his  elici  poterunt  quae  diaetim  hic  et  alibi  a  plu- 
ribus  divulgantur. 

Et  ob  hoc  adjiciendura  de  raodo  qui  pro  tutaraine  corporum  et  bonorum 
tara  ecclesiae  quam  personarum  sit  habendus  sive  tenendus  in  eventum  in 
quera  omnino ,  quod  Deus  avertat ,  oporteret  araplecti  rigorera ,  cujus  prae- 
textu  non  essettutura  fortasse  raultisin  hoc  reraanere  loco,  et  qualiter  ilIis  quo 
ad  praeraissa  et  bénéficia  sua  ne  dentur  intrusi,  etc. ,  ac  de  modo  ulterius 
procedendi  possit  utiliter  esse  provisura. 

Mùsi  fuerunt  ex  'parte  majoris  ecclesiae  dominus  Johannes  de  Seranio,  de- 
canus ,  etmagùter  Hubertus  Biengnet,  canontcus  Leodiensis;  ex  parte  eccle~ 
siarum  dominuê  Ntcolaus  Gheister,  decanus  Sancti  Pétri,  magister  Eusta^ 
chius  de  A  trio  ,  canonicv  s  ibidem ,  et  dominus  Amoldus  de  Ba£se,  decanus 
Sancti  Pauli.  Hi  recesserunt  a  Leodio,  xiii  decembris  anno  sexagesimo 
primo. 

Archive»  de  la  province  de  Liège ,  registre  intitulé  :  Paix  et 
LETTBES  ,  1465—1467. 


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498 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


XXXVIII. 


LITTERAE  RELAXATIONIS  ET  SUSPENSIONIS  SUPRADICTI  CESSUS  SEU   INTEROICTI  ,   DATAE  DIE 
19  DBGEMBKIS  1461,  PER  OFFICIALEH  COLONIENSEM  ^. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


499 


Officialiscuriae  Coloniensis,  judex  causae  seu  causarum  appellalionis  seu 
appellationiim  et  partium  infrascriptarum  auctoritate  melropolitica  specia- 
liter  coDStitutus  ,  universis  et  singulis  ecclesiarum  parrocliialium  ,  capellarum, 
altarium,  et  aliorum  divinorum  rectoribus,  caelerisque  praesby teris ,  curatis 
etDon  curatis,  cleiicis  et  nolariis  publicis  quibuscumque  percivitateraet  dioe- 
cesim  Leodiensena ,  ac  alias  ubilibet  constitutis,  nobis  in  hac  parte  subjectis , 
salutem  in  Domino.  Noveritis,  quod  in  causa  seu  causis  appellationis  seu  ap- 
pellationum  ad  nos  et  sedem  nostram  metropoliticara  Coioniensena ,  pro  parte 
spectabilium  atque  prudentum  et  honestorum  virorum ,  burgimagistrorum , 
proconsulum  ,  consulum  ,  schultetorum ,  scabinorura  ,  juratorum ,  civium 
oppidanorum,  incolarum  universilatis  et  coramunitatis  civitatis  Leodiensis,  ac 
oppidorum  Tongrensis,  Sancti  Trudonis,  Hasselt,  Looz-Castri,  Beringen, 
Blisiae ,  Eyck ,  Brede ,  Wuslherck  et  Stockera  comitatus  Lossensis ,  theuto- 
nicae  patriae  et  dioecesis  Leodiensis ,  et  eis  adherentium  villarum ,  iocorura  , 
universitatum  et  districtuum  quoiumlibet,  ac  hominum  et  etiara  incolarum 
eorumdem ,  a  nonnullis  raandatis  poenalibus  reverendi  in  Christo  patris  ac 
illustrisprincipis  etdomini  domini  Ludovicide  Bourbon,  electi  confirmati  Leo- 
diensis ,  ad  instantiam  seu  pro  parte  sui  fisci  aut  promotoris  offîcii  fulminatis 
et  emissis ,  ac  illorum  occasione  interpositae  seu  interpositarum  coram  nobis 
introducta  seu  introductae ,  nostrisque  judicio  et  jurisdictione  in  eisdem  rite 
fundatis  atque  terminis  in  causis  appellationum  a  gravamine  seu  gravaminibus 
de  jure  ac  stylo    et  consuetudine  curiae  nostrae  servari    solitis,   tentis  et 

^  De  interclicti8ententia,quain  Borboniusdie  de  seiitenlia,  Coloniae  lata  ,  appellatiooem  ad 

S9  mensis  octobris  1461  tulerat,  Leodienses  et  sedem  aposlolicam  iastituerunt.  Cfr.  infra  mo- 

Lossenses  appellaverunt  ad  roeiropolitanum  Co-  num.  XL,  p.  503. 
loniensem  ;  sed  procuratores  episcopi  Leodiensi» 


observatis  légitime  :  tandem  die  datae  praesentium  infrascriptae ,  comparen- 
tibus  et  constitutis  corara  nobis  in  aula  archiépiscopal i  dictae  nostrae  curiae 
Coloniensis,  in  quajura  reddi  soient,  hora  primae  audientiae nostrae  causarum 
consueta  ad  jura  reddendum  et  causas  audiendum ,  pro  tribuuali  sedentibus 
procuratoribus  sive  syndicis  appellantium  et  eis  adhaerentium  praedictorum  , 
de  quorum  procurationis  sive  syndicatus  mandatis  apud  acla  causae  seu  cau- 
sarum hujusmodi  legitimae  constare  comperitur,  videlicet  providis  viris  ma- 
gistris  Burchardo  de  Lippia,  Petro  de  Alemariset  Wilhelmo  Valentini,  pro- 
procuratoribus  causarum  dictae  nostrae  curiae  juratis.  lidem  syndici  seu 
procuratores,  syndicatus  et  procuratorio  nominibus  appellantium  et  eis  ad- 
haerentium jam  dictorum,  communiter  et  divisim ,  vivae  vocis  oraculo  propo- 
suerunt  et  dixerunt  inter  alia  in  efiFectu  ,  qualiter  dicti  appellantes  et  adhae- 
rentes  ipsis  non  tenerent  nec  credunt  se  praetextu  mandatorum  poenalium 
praedictorum  excommunicationis  vinculo  seu  interdicti  sententia  quomodo- 
libet  ligatos.  Attamen  quia  piarum  mentium  esset  timere  culpam,  ubi  culpa 
minime  foret,  sed  pro  suarum  partium  videlicet  appellantium  et  eis  adhae- 
rentium praedictorum  conscientiarum  et  status  majori  cautela ,  beneficium 
absolutionis  ad  cautelam  et  similiter  relaxationem  interdicti  sive  cessus  divi- 
norum  quaerere  decrevissent.  Et  pro  tanto  nobis  humiliter  supplicarunt,  ut 
ipsis  scilicet  partibus  suis  sic  impartiri  eadem  auctoritate  metropolitica  digna- 
remur  ;  ofiFerentes  eosdem  appellantes  et  adhaerentes  paratos  seque  pro  eisdem 
stare  juri  coram  nobis  super  illis  pro  quibus  excommunicali  aut  interdicti  pro 
parte  adversariorum  de  prehenderentur  sive  dicerentur,  nostrisque  et  sanctae 
raatris  ecclesiae  parère  mandatis. 

Unde  nos  oflicialis  judex ,  pro  tribunali  sedens ,  mandatis  et  appellationi- 
bus  in  hujusmodi  causis  coram  nobis  hinc  inde  productis  visis  et  donsideratis , 
quodque  de  gravi  praejudicio  reverendi  in  Christo  patris  et  domini  electi  con- 
firmati Leodiensis  et  principis  antefati ,  et  de  periculis  partium  appellantium 
allegatis  et  per  testes  alias  desuper  productos  coram  nobis  deductis,  ageretur, 
in  causis  hujusmodi  mature  agere  et  nemini  praejudicium  inferre  nec  rem 
grandem  hujusmodi  nostris  humeris  insolidis  imponere  volentes ,  tam  ex  com- 
missione  reverendissimi  in  Christo  patris  et  domini  nostri  domini  archiepis- 
copi  Coloniensis ,  etc. ,  quam  per  nos  primo  loco  facta  nonnullis  ex  venera- 
bilibus  et  illuslribus  dominis  canonicis  majoris  ecclesiae  Coloniensis ,  ac 
venerabilibus  et  egregiis  viris  dominis  in  utroque  jure  doctoribus  in  numéro 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


501 


copioso  conpregatis,  posl  casus  facli  in  raateria  hujusroodi  in  praesentia  illus- 
trium  et  venerabilium  donoinorum  praefatoruin  necnon  advocalorum  et  pro- 

curatorum  partium  utrarumque *,  parlibus  et  advocatis  hujusmodi 

hinc  indeauditis,  deinde  votis  dominorum  praedictorum  singulariter  singulis 
scrutatis  temporum  et  rerum  qualitate  ac  praemissis  et  aliis  in  jure  conside- 
randis  altentis,  considérantes  hujusmodi  pelitionem  fore  consonam  rationi, 
recepta  prirailus  a  praefalis  Bernhardo ,  Petro  et  Wilhelmo ,  pi  ocuratoribus 
per  eos  nominibus  appellantiura  et  eis  adhaerentium  praedictorum  in  nostris 
manibus  praestita  et  facta  cautione  supradicta  ,  eosdera  appelantes  ,  \idelicet 
burgimagistros ,  proconsules.  consules,  schultetos,  scabinos^  juratos,  cives, 
oppidanos,  incolas,  coramunilatem  et  universilates  civitatis  Leodiensiset  oppi- 
dorum  Tongrensis ,  Sancti  Trudonis ,  Hasselt,  Looz-Castri,  Beringen,  Blisiae 
Eyck ,  Brede ,  Wustherk  et  Stockera ,  ac  eis  adhaerentes  quoscumque  de  loci» 
et  villis  aliis  in  et  sub  dictis  mandatis  quomodolibet  comprehensis ,  a  sen- 
tentia  excommunicationis  hujusmodi ,  quatenus  illa  ligati  fuerint,  ad  cautelam 
saltem  duximus  in  personas  dictorum  procuratorum  sive  syndicorum  suorum 
coram  nobis  conslilutorum ,  et  ita  ut  praemittitur ,  flexis  genibus  humiliter 
petentes,  ac  eosdem  syndicos  seu  procuratores  nominibus  appellantium  et 
adhaerentium  eorumdemde  consilio  et  assensu  dominorum  et  jurisperitorum 
praefatorum  usque  ad  decretum  nostrum  absolvenda  ac  interdictum  eccle- 
siasticum  et  cessum  divinorum  supratactos  similiter  ad  decretum  hujusmodi 
relaxandum  ;  sicque  ad  cautelam  absolvimus,  et  ad  decretum  relaxamus  in  iis 
scriptis.  Quos  sic  absolutos  ac  interdictum  sive  cessum  hujusmodi  sic  relaxa- 
lum  per  vos  et  quemlibet  unum  haberi  et  teneri  ac  eliam  publiée  nuntiari 
volumus  et  mandamus.  Offerentes  nos  in  praemissis  ac  in  negotio  principalî 
partibus  antefatis ,  justitiam  Domino  concedente  ministrare  expeditam  para- 
tos,  receptis  litteris  sigillatis.  Datum  sub  sigillo  officialitatis  nostrae  majori, 
de  nostro  jussu  praesentibus  in  testimonium  praemissorum  appenso ,  anno 
Domini  millesimo  quadringentesimo  sexagesimo  primo ,  die  sabbati  décima 
nona   mensis  decembris ,   per  me  Gotfridum  de  Swolgen ,  notarium  com- 


munem. 


Jnhivet  de  la  province  de  Liège ,  registre  de  Vancienne  ca- 
thédrale de  S^-Lambert,  intitulé:  Paix  it  lbtties,  1465 
-1467. 


XXXIX. 

DE  PROCURATOHIBUS  ET  OFFICIALIBUS  EPISCOPI  LEODIENSIS ,  HENSE  APRILI  1461  PROCLA- 
HATIS  ET  COMDEHNATIS  ,  ET  DE  TRANSLATA  ANNO  1462  GURIA  SPIRITUALI  AD  GIVITATEM 
TRAJECTENSEM. 


'  Locus  yacnus  in  Ms. 


Anno  a  nativitate  Domini  millesimo  quadringentesimo  sexagesimo  primo 
de  mense  martii ,  circa  principium  ejusdem  anni',  sanctissimo  domino  nostro 
domino  Pio  papa  secundo  romanae  et  universali  ecclesiae ,  ac  illustrissimo  do- 
mino Frederico  romanorum  imperatore  sacro  imperio ,  ac  raetuendissimo 
domino  domino  Ludovico  de  Bourbon ,  electo  confirmato  Leodiensi ,  ecclesiae 
Leodiensi  praesidente,  adhuc  in  aetate  XXII  annorum  existente,  insurrexit 
quaedam  secta  sive  societas  malorum  ribaldorum  *  contra  procuratores  curiae 
Leodiensis  et  praesertim  contra  fiscales ,  et  primo  in  oppido  Hassellensi ,  quo- 
rum numeruserat,  ut  famabatur,  circiterXXXV.  Item  deinde  in  oppido  Sancti 
Trudonis,  ubi  numerus  erat  circiter  Ixxx  et  ultra,  et  de  post  in  oppido  Tun- 
grensi ,  quorum  numerus  ibidem  erat  circiter  xl ,  et  quasi  omnes  homicidae 
et  malefactores ,  qui  percusserunt  et  vulneraverunt  omnes  procuratores  et 
notarios  quos  deprehendere  potuerunt.  Et  accedentes  ibidem  domos  inhabi- 
tationum  eorumdem  procuratorum,  coeperunt  omnes  litteras  tam  ofiicii  quam 
alias  quascumque  etiam  haereditates  et  contractus  concernenles  et  igné  com- 
busserunt  ac  domos  et  lectos  et  utensilia  aliquorum  foraneorum  prope  et  extra 
ipsa  oppida  commorantium  propler  exercilium  officii  eorum  violenter  fre- 
gerunt  et  devaslarunt.  Et  quamplura  alia  non  modica  mala  et  enormia  in 
praejudicium  ecclesiasticae  jurisdictionis  fecerunt  et  perpetrarunt.  Allegantes 
quod  procuratores  fiscales  hujusmodi  et  ipsi  foranei  plures  abusus  et  insolen- 
tias,  incitantes  et  componentes  subditos  patriae,  fecissent  et  perpétrassent. 
Tandem  querela  desuper  per  oppida  praedicta  coram  domino  Leodiensi  e 
suo  capitulo  delata  ac  etiam  coram  communitate,  dominus  et  capitulum  or- 
dinarunt  quod  abusus  et  excessus  ipsorum  deberent  tolli  et  reformationes 
novae  fieri,  et  nihilominus  contra  taies  procuratores  sic  abutentes  et  exceden- 

>  lidem  qui  dicunlur  dy  Cluppeltclagers.  Vid.  siipra ,  p.  9. 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


503 


tes  inquisitio  generalis  per  burgimag^istros  et  scabinos  Leodienses  debercl 
fieri,  et  secundum  quod  quis  reperUis  fueril  culpabilisa  secundum  hoc  cor- 
rigi  deberel  ^  Et  inler  alios  fiierunt  accusati  Jacobus  Gorren,  aiiiculalor; 
Hubertus  Back  ^^  collector  in  Hasbania  ;  Johannes  de  Juncis;  Godofredus 
Bruya;  Johannes  de  Hoesden  :  Libertus  de  Atrio  et  Daniel  Vander  Meyen, 
procuratores  fiscales,  et  quamplures  alii.  Et  sic  facta  inquesta  in  praedicli& 
tribus  oppidis  ac  aliis  locis  et  oppidis  comitatus  Lossensis  super  abusibus  pro- 
curatorum,  burgimagistri  prima  aprilis  anno  LXI  redierunt  Leodium.  Et 
de  post  ultima  aprilis,  etprima^  secunda  et  quarla  maii,  condemnarunt  quam- 
plures ad  numerum  xxii  tam  foraneorum  quam  procuratorum  fiscalium  et 
aliorum  ad  certas  pecunias  iufra  XL  dies  solvendas,  ac  officiis  eorum  perpetuo 
privarunt.  Quas  pecunias  nisi  infra  xl  dies  exsolverent ,  tune  deberenl  a  pa- 
tria  Leodiensi  et  comitatu  Lossensi  proscribi.  Nomina  vero  proclamatorum  et 
summae  pecuniarura  in  quibus  taxati  et  condemnati  sunt,  sequentur  per  or- 
dinem  in  hune  modum. 

Et  primo  Ludovicus  Fabri ,  foraneus  in  oppido  Tongrensi ,  ad  ix<^  florenos 
Bhenenses. 

Item,  Daniel  Vander  Meyen  ,  fiscalis,  ad  iii<=  Rhenenses. 

Item,  Johannes  de  Juncis  ,  Bscalis  ,  ad  iii<^  Rhenenses. 

Item ,  Hubertus  Back ,  fiscalis  et  collector ,  ad  ii<°  Rhenensium. 

Item ,  Jacobus  Gorren  ,  articulator ,  ad  y'ui^  Rhenenses. 

Item  ,  Johannes  Cloestenen ,  ad  iii<^  Rhenenses. 

Item ,  Johannes  de  Hoesden  ,  fiscalis,  ad  iiii<^  Rhenenses. 

Item  ,  Henricus  Trekelz ,  foraneus  in  Los-castri ,  ad  ii*'  Rhenenses. 

Item ,  Nicolaus  Sonck ,  collector,  ad  ui^  Rhenensium. 

Item,  Daniel  de  Zelandia,  collector,  ad  iii*'  Rhenenses. 

Item,  Johannes  de  Eyck,  fiscalis,  ad  \ï^  Rhenenses. 

Item  ,  Walterus  de  Keyaert,  foraneus  in  Eyck,  ad  vi^  Rhenenses. 

Item ,  Bartholomaeus  Scavartz^  foraneus  Archium ,  ad  ii<^  Rhenenses. 

Item  ,  Henricus  Rotarii ,  foraneus  in  Beringen ,  ad  y''  Rhenenses. 

Item ,  Lambertus  Scavartz ,  foraneus  in  Hasselt,  ad  ii<^  Rhenenses. 

Item ,  Johannes  GodcToels,  foraneus  in  Blisia ,  ad  ii<=  Rhenenses. 


1  De  mulclalis  episcopi  officialibus  vicl.  supra  2  Supra,  loc.  cil.  vocatur  Hugo  Back. 

p.  11. 


Item,  Godefridus  Princhen,  procurator  causarum  in  curia ,  ad  iiii<^  Rhe- 
nenses. 

Item ,  Petrus  de  Wassenberch,  procurator  in  curia,  ad  ii*^  Rhenenses. 

Item,  Godefridus  Fabri,  collector  archidiaconi  Ardcnnae,  ad  \*^  Rhenenses. 

Item ,  Adam  de  Palude ,  collector  et  procurator ,  ad  c  et  xx  Rhenenses. 

Item  ,  Johannes  de  CoUis ,  procurator  fiscalis ,  ad  tria  viagia. 

Item,  de  post  anno  praedicto  cessus  fuit  positus  auctoritate  ordinaria  in 
civitate  Leodiensi  et  comitatu  Lossensi  ^.  Unde  fuit  appellatum  ad  sedem  me- 
tropoliticam  Coloniensem  ,  et  officialis  Coloniensis  pronuntiavit  bene  appella- 
tum, et  tulitcessum  ^.  Et  sic  fuit  appellatum  pro  parte  domini  nostri  Leodiensis 
ad  sanctam  sedem  apostolicam  et  sanctissimus  dominus  noster  Pius  papa  se- 
cundus  annulavit  et  invalidavit  sententiam  domini  officialis  Coloniensis  et 
mandavit  de  novo  fore  cessandum  ^.  Et  facta  executione  mandati  et  inter- 
dicto  stante,  dominus  Leodiensis  suam  curiam  spiritualem  officialitatis  trans- 
tulit  Trajectum  ,  xii  mensis  septembris  anno  LXII. 


MS.  de  M.  le  prof.  Serrure. 


XL. 


BULLA  PII  II ,  DATA   1  Ttkll  1462  ,  QUA  INTERDIGTUV  A  LUDOYIGO  BORBONIO  CONTRA 

LEODIENSES  LATUM  GONFIRMATUR  *. 


Pius  episcopus,  servus  servorum  Dei,  venerabilibus  fratribus  Trajecten- 
sium  et  Cameracensiura  episcopis ,  ac  dilecto  filio  abbati  monasterii  Sancti 
Adriani   Gerardi  -  Montensis ,  Cameracensis  dioecesis  ,   salutem  et  apostoli- 


'  Scilicet  interdicti  «enlentia  a  Borbonio  iala. 
Vid.  moiium.  XXXVI ,  supra  p.  484. 

2  Yid.  monum.  XXXVIII ,  supra  p.  498. 

3  Vid.  infra  monum.  XL. 

*  Quum  de  pace  inler  episcopum  et  civilatem 
componenda  mulla  agerenlur  vano  irriloque  co^ 
nalu  ,  inilio  mensis  julii  Leodii  fama  percrebuil 
interdiclum  a  sede  aposlolica  fuisse  confîrmalum. 


Ad  rei  illius  notitiam  spectanl,  quae  legunlur 
in  codice  Hermanni  de  Wachlendonuk.  «  Diu  mul- 
tumque  ex  ulraque  parte  laboratum  extilit  per 
crebrasdiaetaset  amicabiles  traclatus,  quo  (dis- 
cordiae  nebulis  dissipatis)  serenitas  pacis  occur- 
reret,  et  sol  quietis,  qui  erat  in  nubiio  lurba- 
tionis ,  laelior  refulgerel.  Quum  aulem  coualus 
omnes  casso  labore  deficerenl ,  resque  protracta 


504 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


cam  bededictionem.  Se  prodiens  ex  iniquitate  el  adipe  sceleratorum  exe- 
cranda  improbitas  tantam  in  se  suscepit  temeritatis  audaciam  ,  ut  etiam 
seciilares  potestates  extensa  manu  non  solum  ecclesiis  et  earum  praelatis,  ac 
personis  ecclesiastitis  rebellare,  aut  etiam  ausu  sacrilego  violentas  manus  in- 
jicere ,  et  illos  persequi ,  eoruraque  famam  verbis  et  opère  labefactare ,  ac 
ipsorum  res  et  bona  invadere  et  usurpare  ac  detinere  non  formident.  Ultrix 
est  amplectenda  correctio,  ac  ecclesiarum,  praelatorum,  ecclesiasticarum  per- 
sonarum  hujusmodi  dispendiis  occurrens,  ut  culpae  condignus  succédât  acu- 
leus,  et  ne  impunita  delinquatur  praesumptio,  aliisque  blandiatur.  Sane  prout 
nuper  fama  publica  diyuigante  non  sine  [^ravi  mentis  amaritudine  percepi- 
mus,  quod  nonnulli  iniquitatis  filii,  burgimagistri,  rectores,  jurati  ac  coucives 
ciyitatis  Leodiensis  ,  et  quidam  alii  sui  complices  et  sequaces,  terras  ,  oppida , 
\illas,  carieres(?)et  loca  addilectum  fîlium  Ludovicum  eleclum  Leodiensemet 
ejus  ecclesiam  Leodiensem  suosque  subditos  et  Tasallos  pertinentia;  etiam 
incolas  et  habitatores  Sancli  Pétri  prope  Trajectum  Leodiensis  dioecesis ,  quae 
ipsi  ecclesiae  in  spiritualibus  et  temporalibus  subjecta  existit,  commorantes, 
a  quibus  episcopus  Leodiensis  magnos  redditus  et  proventus  percipiebat ,  in- 


in  (lies  augmentum  mali  sumeret ,  ad  notitiam 
summi  pontifîcis  domini  Pii  II  delata  esl.  Qua- 
propter  idem  pontifex ,  praemissos  nefarios  et 
execrabiles  ausus  ferre  non  valens ,  processum 
per  dominum  electum  contra  rebelles  Leodien- 
ses ,  suosque  complices ,  interdieti  quoque  im- 
positionem  ac  alla  eiinde  subsecuta,  apostolica 
auctoritate  coofirmaYit.  Ulleriusque  commisit 
yenerabilibus  dominis  episcopis  Trajeclensi  et 
et  Cameracensi ,  necnon  domino  abbati  Sancti 
Adriani  Moutis-Gerardi ,  quatenus  praefatos  te- 
merarios  et  eorum  fautores  infra  octodecim  dies 
diclricte  requirant,  quod  nisi  omnia  et  singula 
praemissa  relractaverint ,  et  ulterius  abstinue- 
rint ,  eosdem  auctoritate  apostolica  eicommuni- 
cationis  gladio  ferirent ,  et  eorum  loca  ecclesias- 
Uco  interdiclo  supponerent.  Insuper  si  ab 
hujusmodi  nefandis  actibus  infra  decem  dies 
•equentes  se  non  correxerint ,  aeternae  maledic- 
tionis  sententiae  cum  aliis  formidabilibus  impre- 
cationibussubjicerent.  Hujuscommissionis  bulla 
est  de  data  anni  dominicae  incarnationis  1462, 


kalen.    maii    (îd   est   prima),    pontifîcatus    Pii 
anno  quarto. 

»  Post  cujus  commissionis  executionem  Léo* 
dienses  ab  ea  appellantes  miserunt  ad  summum 
pontificem  ,  pelentes  ab  hujusmodi  excommuni- 
cationis  sententia  absolvi  et  interdictum  re- 
laxari ,  oiferenles  se  ad  omnia  quae  juris  essent 
et  ratiouis.  In  diebus  illis,  pendente  appella- 
tione  ,  execulus  est  processus  quidam  et  affixus 
ad  valvas  ecclesiae  S.  Servatii  Trajectensis ,  ei 
parte  domini  Rasonis ,  abbatis  S.  Adriani ,  exé- 
cutons buUae  interdieti,  in  quo  fere  omnes  ca- 
nonici ,  nominatim  expressi ,  admonili  fuerunt 
recedere  a  locis  interdictis.  A  quo  processu  una- 
nimiter  appellaverunt.  Intérim  redierunt  nuntii 
civitatis  ,  qui  ad  romanam  missi  fuerant  curiam 
ad  prosequendam  appellationem ,  portantes  se- 
cum  brève  apostolicum  ,  continens  quomodo 
pontifex  decrevisset ,  velletque  mittere  legatum, 
sufficienti  potestate  fulcilum  ,  ad  examinandam 
causam  et  relaxandum  interdictum.  »  Cfr.  mo- 
num.  XI. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


50:5 


Tadere ,  euraque  ne  ibi  cervisiam  braxare  de  caetero  praesumat  sub,  lerrendis 
poenis  inhibere,  et  aliquos  ex  praediclis  incolis  et  habitatoribus  hujusmodi 
cervisiae  braxatoribus  captivos  ducere  ,  et  ab  ipsis  magnas  pecuniarum  sum- 
mas  extorquere  ,  domini  electi  Leodiensis  et  dilectorum  filiorutn  capituli 
ecclesiae  Leodiensis  in  loco  capitulari  et  in  ejusdem  electi  praesentia  injurias 
ac  minas  inferre,  dicendo  quod  nisi  ipsi  officiales  mandata  ac  proclamata 
ipsorum  burgimagistrorum  exequerentur,  eos  deputarent  vei  aliis  poenis  af- 
ficerent ,  ita  ut  caeleris  cederet  in  exemplum  ;  necnon  quosdam  Lombardos  de 
parlibus  Pedemontium,  a  quibus  etiam  episcopus  Leodiensis  nonnulla  corn- 
raoda  percipiebat,  plurimum  vexa re  et  perturbare,  et  ab  illis  grandes  pecu- 
niarum summas  extorquere  ,  et  finaliler  plures  ex  ipsis  captivos  ducere 4 
ipsumque  electum  in  sua  Leodiensi  civitate  cum  suis  consiiiariis  et  servitori- 
bus  certo  tempore  praesenlem ,  et  eorum  pravis  intentionibus  contradicen- 
tem,  ausu  temerario  in  magno  suorum  consiliariorum  et  servorum  discrimine 
portis  seratis  retinere  et  incliidere,  ad  armaque  contra  eos  disponere  ;  necnon 
feudum  de  Boechout,  ad  praefatam  ecclesiam  perlinentem,  manu  armata 
cum  tubis  ,  more  principum  ,  ad  se  recipere  et  veros  haeredes  in  dicto  feudo 
per  electum  Leodiensem,  ad  quem  spectat,  infeudatos  ab  inde  repellere,  et 
quemdam  Johannem  De  Wilt  militem  de  illo  temere  investire  seu  inlrudere , 
et  pro  ea  iutrusione  mille  florenos  renenses  ab  illo  recipere ,  et  contra  leges 
patriae,  libertates,  executiones  et  francisias,  vassallis  etsubdilis  ecclesiae  Leo- 
diensis, ac  in  locis  in  quibus  ipsi  subditi  degunt,  impudenter  concedere  et 
signum  liberlalis  cum  armis  et  tubis,  péronés  sive  columnas  in  medio  fori 
dictorura  locorum  elevare,  et  nomine  civitatis  Leodiensis  desuper  patentes 
litteras  concedere ,  per  quas  subditi  locorum  eorum  se  exemptos  credunt ,  et 
pro  eorum  libitu  voluntalis  vivunt  ;  ecclesiam  Leodiensem  et  illius  episcopum  , 
quibus  subjecti  sunt ,  in  suis  juribus  minime  cognoscentes  :  pluresque  sub- 
ditos ipsius  ecclesiae  Leodiensis  etiam  extra  leucam  civitatis  bannalem  capti- 
vos ad  civitatem  ipsam  deducere  ,  et  ab  eis  magnas  pecuniarum  summas 
similiter  extorquere,  et  judiciis  scabinorum  civitatis  Leodiensis  per  eumdem 
electum  institutorum  interesse,  et  simul  una  cum  eis  causas  audire  seu  judi- 
care,  et  pro  libitu  suae  voluntatis  etiam  manu  armata  pailes  absolvere  et 
condemnare  :  officiarios  et  servitores  curiae  spiritualis  dicti  electi  etiam  cle- 
ricos  eorum  profano  judicio ,  eis  non  vocatis  nec  auditis ,  in  magnis  pecu- 
niarum summis  condemnare,  ac  ad  Peronem  voce  praeconia  eosdem  suis 

64 


506 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


507 


ofïiciis  perpetuo  privare ,  aliosqiie  dictos  officiales  in  jurisdiclionis  ecclesias- 
licae  scandalum  et  exterrainium  infamare;  necnon  officiarii  Leodienses  in 
spirilualibus  ac  scabinis  feudalibus  el  officialibus  diclae  ecclesiae  Leodiensis 
sub  poena  indignationis  ci\itatis  inhibere  el  mandare,  ita  ut  sub  eorum  op- 
pressionibus  judices ,  scabini  et  officiales  et  caeleri  subditi  coniremiscant ,  nec 
sit  qui  juslitiam  ministrare  libère  aut  execulionem  facere  audeat.  Et  cum 
nuper  diclus  electus  Leodiensis  nonnullos  sacrilegos  judicialiler  per  sui  pa- 
latii  annulum,  prout  ad  suum  speclat  officium,  punire  vellet,  ipsura  elec- 
tum  ad  inchoatum  judicium  dimitteodum  evidenlibus  scandalis  compellere, 
et  quosdam  alios  ex  ipsis  burgimagistris  et  rectoribus  civitalis  Leodiensis, 
qui  ecclesiana  ac  ejus  dominium  in  praedictis  ac  aliis  enormiler  laeserant,  et 
quos  scabini  dictae  civitatis  merito  condemnassent ,  absolvere  et  XXXII® 
Texilla  artium  mechanicarum  dictae  civitalis  in  signuno  hostililatis  contra  vi- 
cinos  nobiles,  communitates  et  alios  Leodienses  faulores  et  officiales  elevare, 
et  etiam  in  foro  Leodiensi  publiée  oslendere ,  et  cum  iisdem  repetilis  vicibus 
more  hostili  ac  manu  arraata  exire  non  timuerunt  :  et  tandem  videnles  bur- 
gimagistri  et  redores  oppidorum  Tongrensium ,  de  Sancto  Trudone  ,  de 
Hasselt  et  caeterorum  comitatus  Lossensis  tolum  fere  temporale  dominium  ec- 
clesiae Leodiensis  sub  manibus  ipsius  civitatis ,  quam  malrem  eorum  Tocant 
ecclesiam ,  hoc  pio  nomine  privando  contremiscere  in  facti  simili  inobedien- 
liae  veneno,  inimico  humani  generis  provocante,  operam  dare  coeperunt, 
ut  jurisdictionem  spiritualem  ipsius  ecclesiae  Leodiensis  invaderent ,  et  quosdam 
laïcosvilis  conditionis,  homicidas,  latrones  et  alios,  quos  novos  procuratores 
seu  baculiferos  nominaverunt,  annis  nondum  duobus  elapsis  inslituerunl , 
et  insignia  secundum  oppidorum  diversitalem  différentes  ,  qui  presbyte- 
ros  et  viros  ecclesiasticos  invadere ,  et  aliquibus  ex  eis  oculos  extrahere  et 
fera  eruere ,  alios  percutere ,  quosdam  ad  arbores  ligare  ,  nonnullos  in  aquam 
fere  submergere,  et  quosdam  ad  dimittendum  sua  officia  et  ad  tradendum 
eis  omnia  munimenta,  jura  et  processus,  tam  apostolica  quam  ordinaria  auc- 
toritatibus  faclos ,  compellere  ,  et  postmodum  pro  eorum  redemptione  ab  eis 
excessivas  pecuniarum  summas  etiam  extorquere;  domicilia  canonicorum, 
presbyterorum  et  clericorum  violenter  ingredi ,  eorum  ostia  et  capsas  ibidem 
exislentes  disrumpere,  et  exinde  eorum  bona,  buUas  apostolicas,  rescripta , 
processus,  libros  sacrae  paginae,  breviaria,  litteras  executoriales  et  protho- 
colla  curatorum,  ubi  quae  pro  memoria  scripta  erant.  Domina  excommuni- 


catorum  exlrahere,  et  coram  populo  in  ignem  ponere,  et  illa  concremare 
fecerunt,  et  delinquenles  praetextu  diclarum  bullarum,  quos  in  eorum  cellas 
gestabant ,  derisorie  absolvere  ;  ecclesias  Deo  dicalas  eliam  inlrare ,  et  capsas 
ubi  sacra  reponuntur  frangere,  privilegiaque,  dolationes  et  alia  similia  com- 
burere  etinsingulis  oppidis  comitatus  Lossensis  horaprimarum,  quaaudientia 
servari  solet,  mercatum  in  diclis  oppidis  accedentes  publiée  inibi  judicium 
facere  et  consislorium  episcopale  in  derisionem  ecclesiae  instiluere,  ex  eis 
officialem,  procuratores,  fiscales,  sigilliferum  et  nolarios  creare  praesumpse- 
runt,  illosque  et  eliam  coram  certo  per  eos  conficto  derisorio  judice  seu  offi- 
ciali  presbyteros  accusatos  arliculis  medio  juramento  respondere  coëgerunl , 
illosque  senlenlialiler  condemnarunt,  et  ab  ipsis  magnas  pecuniarum  sum- 
mas extorserunt;  nonnullos  vero  in  slagnum  projicientes,  prout  quemquepro- 
jecerunt;  quosdam  eliam  praesbyleros  ad  minislrandum  corpus  dominicum 
excommunicalis  compulerunt ,  comminanles  ipsos  occidere,  si  quemquam 
excommunicalum  devitare  vel  denuntiare  praesumant  :  et  monopolium  et 
conspirationes  inler  se  fecerunt,  jurantes  officiis  curiae  spiritualis  mandalis 
usque  ad  mortem  velle  se  resistere;  ac  unus  ex  burgimagislris  ipsius  civitatis 
Leodiensis  quemdam  clericum  beneficiatum  exequenlem  cum  omni  mansue- 
tudine  ita  mandata  ecclesiae  hora  ,  qua  divina  officia  celebrabanlur ,  in  dicta 
venerabili  ecclesia  invasit,  eumque  violenter  cum  capillis  Iraxit,  et  confractis 
lilleris  et  sigillo  ipsius  electi  Leodiensis ,  hujusmodi  sic  dilaceratas  litteras 
quas  clericus  executus  fuerat,  illas  ori  ipsius  clerici  intrusit,  et  quantum  in 
eo  fuit,  compulit  ipsum  ad  comedendum  litteras  praedictas,  juravilque,  quod 
ab  eo  non  recederet,  donec  clericus  ipse  litteras  anlediclas  degluliret.  Alia- 
que  nefanda  et  enormia  magislri ,  redores  et  jurali ,  complices  ac  sequaces 
ipsius  civitalis  Leodiensis  et  comitatus  Lossensis ,  tamquam  latrones  seu  novi 
procuratores ,  praedictis  videntibus ,  audienlibus ,  patienlibus  et  consentien- 
libus  burgimagislris  el  rectoribus  praedictis,  in  aposlolicae  sedis  et  ecclesias- 
tici  status  vilipendium  ,  necnon  ecclesiae  Leodiensis  ipsius  et  electi ,  plurima- 
rumque  ecclesiaslicarum  personarum  grave  praejudicium  alque  damnum 
perpetrarunt.  Propler  quod  diclus  eleclus  Leodiensis,  quibus  injuriis  alque 
damnis  tam  in  spirilualibus  quam  in  lemporalibus  lacessitus  lolerare  non 
Talens ,  interdictum  in  civilale  Leodiensi  el  nonnullis  aliis  locis  ordinaria  auc- 
toritale  posuit ,  licet  pro  parte  ipsorum  burgimagislrorum  et  communilatum 
praedictorum  ad  curiam  Coloniensem  loci  metropolilicam  ab  hujusmodi  fuerit 


i 


508 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


appellatum.  Ciim  autem  sicul  elinra  nobis  innotuit^  pendeate  hiijusmodi  ap- 
pellatione,  dilectus  filius  nobilis  yir  Philippus  dux  Burg^uodiae^  condolens 
injuriis  eidem  electo  et  ecclesiae  Leodiensi  irro[jatis,  hujusmodi  adhibuit 
média  quae  pacem  constriog^ere  valeaDt;  etiam  post  \arias  inler  partes  ipsas 
diaetas  habitas,  deconsensu  parlium  earumdem  soicmnem  diaetam  in  oppido 
suo  Briixellensi .  Cameracensis  dioecesis,  instituisset ,  et  ibi  pro  pace  ipsa  fir- 
manda  tractatibus  praecedentibus  honestis  conclusum  inter  partes  easdem 
extitisset,  conceptaque  et  ordiiiata  una  diaeta  Bnalis  conclusiva  omnium  diae- 
tarum  *  ;  quodque  lempore  medio  praefatus  electus  aliquos  ex  suis  consiliariis 
ad  cÎTitatem  Leodiensem  ad  tractandum  cum  eis  super  differentiis  anlediclis 
eisdem  transmittere  deberet.  Et  post  hoc  consiliarii  et  deputati ,  per  eumdem 
electum  assumpti ,  quibus  securitas  sallem  verbalis  per  dictos  deputatos  civi- 
tatis  Leodiensisdala  fuerat ,  Leodium  accesserunl,  populi  illius  tumultuantes 
et  confestim  arma  sumenles ,  immemores  honoris  et  amicabilis  diaelae  pen- 
dentis ,  consiliarios  et  deputatos  praedictos  nequiler  occidere  machinali  fue- 
runl,  eosque  interemissent ,  si  eos  apprehenderepotuissent  ;  qui  tandem  bonis 
et  equis  relictis  occulte  in  habitudissimulato  per  multa  discrimina  recedentes, 
ad  ipsum  ducem  confugerunt.  Nonnulli  etiam,  populi  crescente  protervia, 
dicti  elecli  familiarium  et  clericorum  domos,  aediBcia  et  castra  demoliri  et 
ad  terram  prosternere  non  erubuerunt ,  et  alios  ex  eis  cum  uxoribus,  quia  in 
causis  dicti  electi  procurabant,  extra  civitatem  Leodiensem  ejusque  distric- 
lum  bannierunt,  et  ignominiose  proscripserunt ,  et  proscriptos,  ut  praemit- 
titur,  in  dies  amplius  persequuntur. 

Nos  igitur  volentes,  prout  nec  velle  amemus ,  aut  salva  conscientia  pos- 
sumus ,  tam  nefarios  ausus  et  execrabilia  scelera  sub  dissimulatione  prae- 
terire^  quin  ymmo  volentes  illo  provisionis  remedio  consulere ,  per  quod 
ipsorum  temerariorum  compescatur  audacia ,  et  aliis  similia  perpetrandi  via 
praecludatur ,  motu  proprio  et  non  ad  alicujus  super  hoc  nobis  oblata  pe- 
titionis  instantia ,  sed  justitiae  debito  suadente  ,  processum  per  eumdem 
Leodiensem  electum  contra  eosdem  temerarios  factum  ac  interpositionem 
interdicti  hujusmodi,  et  inde  secuta  quaecumque,  auctoritate  apostolica 
tenore  praesentium  habendo  pro  expressis ,  ac  ex  certa  scientia  approbando , 

1  De  diaetis ,  ut  Tocant ,  occasione  interdicti  prap.  15,  elAdrianusdeVeteriBusco,  apudMar- 
Bruxellis  et  Trajecti  ad  Mosam  habitis,  cfr.  su-      tene,  AmpUu.ColUci.,  tom.  IV,  p.  1250elseqq. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


509 


confirmando,  ac  omnes  et  singulos  defectus  tam  juris  quam  facti ,  si  qui 
Forsan  intervenerint ,  in  eisdem  supplentes,  ac  appellationem  praedictam .  et 
inde  secuta  quaecumque  irrita  et  inania  ,  nullius  roboris  vel  nullius  momenli 
Fuisse  et  esse  decernendo ,  discretioni  vestrae  per  apostolica  scripta  man- 
damus ,  quatenus  vos ,  vel  duo  aut  unus  vestrum ,  per  vos  vel  alium  seu  alios 
etiam,  ex  parte  nostra  omnes  et  singulos  burgimagistros,  scabinos  ,  rectores, 
juratos,  communitatesque  civitatis  Leodiensis  et  oppidorum  de  Sancto  Tru- 
done ,  de  Tongris ,  de  Hasselt ,  caeterosque  comitatus  Lossensis ,  nec  non 
eorum  Fautores  et  sequaces ,  eis  novos  procuralores  nuncupatos  et  quoscura- 
que  alios  cujuscumque  dignitatis ,  etiam  comitatus ,  nobilitatis ,  status , 
gradus,  ordinis  vel  conditionis  Fuerint,  quos  praesens  tangit  negotium  aut 
tangere  poterit  quomodolibet  in  Futurum,  auctoritate  nostra  in  ecclesiis  et 
aliis  locis,  ubi  vobis  videbitur  opportunum,  magistros  civium,  rectores, 
communitates  praedictas,  eorumque  sequaces  et  Fautores,  quos  idem  electus 
duxeril  nominandos  in  specie  vel  in  génère,  si  commode  nominari  non  pos- 
siut,  monealis,  ut  inFra  decem  et  octo  dierum  spatium ,  quorum  sex  pro 
primo ,  sex  pro  secundo  et  reliquos  sex  pro  tertio ,  et  peremptis  termino  et 
monitione  canonica  eis  assignatis ,  omnia  et  singula  tam  interdicto  per  ipsum 
electum  Leodiensem  posito  expressa  quam  non  expressa,  per  ipsos  contra 
ipsum  suamque  ecclesiam  Leodiensem  ,  ejusque  officiales ,  clericos  et  servi- 
tores  et  alias  ecclesiasticas  personas  civitatis  et  dioecesis  Leodiensis  ac  in 
praejudicium  ecclesiasticaejurisdictionis,  etiam  ante  et  post  ipsum  interdictum 
lemere  attentata,  absque  more  revocent,  cessent  et  annullent,  ac  irrita  et 
nulla,  prout  sunl.  Fuisse  et  esse  publiée  affirment,  et  passis  injuriam  atque 
damnum  debitam  satisFactionem  impendant.  PraeFatamque  ecclesiam  Leo- 
diensem ,  ipsius  jurisdictionem ,  dominium ,  auctoritatem  tam  in  spirituali- 
bus  quam  in  temporalibus ,  restituant  et  reponant.  Vassalli  vero  et  subditi 
dictae  ecclesiae  Leodiensis,  quicumque  sint,  consueta  servicia  et  jura  eidem 
electo  Leodiensi  ab  eis  débita  exhibeant ,  nec  non  et  a  praemissis  insolentiis 
et  temeritatibus  cessent ,  dictamque  ecclesiam  Leodiensem  ac  suos  vicarios 
et  officiales  grato  honore  et  débita  honorificentia  prosequantur,  ipsius  electi 
monita  et  mandata  salubria  humiliter  suscipiant  et  adimpleant  ;  ac  per- 
mittant  ipsum  electum  jurisdictione ,  dominio  et  potestate  episcopali  tam 
in  spiritualibus  quam  in  temporalibus  pubhce  Frui  et  de  caetero  similia 
vel  aliquid  ,  quod  in  praejudicium  episcopalis  dignitatis  Leodiensis  aut  per- 


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510 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


511 


sonarum  ecclesiasticarum  cedere  possit ,  nullatenus  altentare  praesumant. 
Et  si  praemissa  omnia  et  singula  non  adimpleverint  aut  neglexerint  vel 
distulci'int  contumaciler  adimplere ,  seu  contra  ea  vel  aliquod  ipsorum  per 
se  vel  alios  feceriut ,  vel  venerint  quoquomodo ,  vos  contradictores  quoslibet 
et  rebelles,  eisdemque  dantes  auxilium,  consiliura  vel  favorem ,  publiée  vel 
occulte,  directe  vel  indirecte,  singulariler  singulos  praedictorum  decem  et 
octo  dierum  canonica  monitione  praemissa  exstant,  excomraunicetis,  anathe- 
matizetis,  ipsosque  auctoritate  apostolica  interdicatis  in  iis  scriptis.  Et  si, 
quod  Deus  avertat ,  has  tremendas  censuras  per  alios  decem  dies  sustinue- 
rint,  vos  illos  omnesque  in  dictis  criminibus  participantes  etiam  in  génère 
aliter  autem  quam  in  crimine  participantes  in  specie  mouitos  aggravetis  et 
reaggravetis ;  ac  omnes  et  singulas  gratias,  privilégia,  dispensationes  et  in- 
dulta  quaecumque  ab  apostolica  sede  eis  concessa  revocetis ,  cassetis  et  annu- 
letis ,  eorumque  subditos  et  vassallos  a  praeslatione  cujuscumque  homagii  et 
vassallagii  aut  coufraternitatis,  ac  a  vinculo  cujuscumque  juramenti  fideli- 
tatis  ,  si  quo  illis  astricti  sunt  et  obligantur,  perpetuo  eadcm  auctoritate  ab- 
solvatis  et  liberetis  ;  necnon  terras  ,  civitales  ,  villas  et  alia  loca  quaecumque , 
in  quibus  monendi  et  alii  praemissi  moram  trahunt,  vel  ipsos  vel  aliquem 
eorum  destinare  contigerit,  ecclesiastico  supponatis  interdicto,  inibi  etiam 
triduo  postquam  inde  decesserint  districtissime  observando.  Et  demum  si 
praedicti  a  tam  damnata  mente  infra  alios  decem  dies  immédiate  sequcntes 
non  résiliant ,  attendentes  quod  filii  superbiae  tradendi  sint  sathanae ,  patii 
eorum ,  eis  omnibus  siugulis  ita  Deum  ejusque  vicarium  spernentibus ,  sicut 
maledicti  fuerunt  Dattian  et  Abyron,  quos  terra  sustinere  non  potuit,  sed 
vivos  absorbuit,  ita  ut  desceuderent  in  infernum  viventes;  et  sicut  Judas  Isca- 
rioth,  traditor nostri  redemptoris,  ad  mortem,  qui  etsi  poenitens  obiit,  tamen 
et  suspensus  crepuit  médius,  et  possedit  agrum  Dei  de  mercede  iniquitatis  : 
ita  in  aelernum  maledicatis  omnes  quoque  et  singulos ,  has  praesentes  earum- 
que  transcripta  a  locis  ubi  de  mandato  nostro  aftixa  fuerint  tollentes ,  et  alias 
illarum  executionem  impedientes,  eisdem  sententiis  et  maledictione  inno- 
detis.  Et  insuper  si  iidem  contumaces  etiam  nominalim  post  decem  et  octo 
dies  a  tempore  publicalionis  praesentium  earumque  authenticam  affixionera , 
quas  pro  earum  plena  execulione  sufficere  decernimus,  noslris  monitio- 
nibus  et  mandatis  non  paruerint,  idque  vos  notorie  publicaveritis ,  et  eis 
certiBcaveritis  extunc  ipsos  excommunicatos  ,  anathematizatos ,  suspensos, 


interdictos,  privatos  et  malediclos  esse,  et  pro  talibus  haberi,  evitari  et 
denuntiari  absque  ulla  desuper  vocalione  vel  cognitione  in  quibuscumque 
ecclesiis,  etiam  parochialibus,  praefata  auctoritate  nostra  declaretis  ac  nuntiari 
et  publicari  mandetis. 

Super  quibus  omnibus  et  singulis ,  ac  etiam  monitionem  et  citationem  per 
edictum  locis  circum  vicinis  affigentes,  ex  quibus  sit  verisimilis  conjectura  , 
quod  ad  ipsorum  monilorum  notitiam  pervenire  possit,   decernentes  et  fa- 
cientes,  et  contradictores  quoslibet  et  rebelles  cujuscumque  dignitatis,  sta- 
tus ,  ordinis  vel  conditionis  fuerint ,  auctoritate  nostra  per  censuram  eccle- 
siasticam  appellatione  remota  compescentes.  Et  etiam  ,  si  opus  fuerit ,  tam 
dilecti  filii  nostri  ducis  Burgundiae  principis  catholici,  cujus  favoribus  et 
auxilio  illarum  partium  ecclesiae  et  illis  praesidentes  a  tyrannide  tam  sae- 
pius  praeservati  fuere,  quam  cujuscumque  alterius  domini  brachium  secu- 
lare  invocandi;  omniaque  alia  et  singula  in  praemissis  et  circa  ea  aliquid 
facientes ,  disponentes  et  exequentes  plenam  et  liberam  vobis  et  cuilibet  ves- 
trum,  tum  conjunctim  quam  divisim,  concedimus  facullatem.  Absolutionera 
vero,  relaxationem  et  reconciliationem  censurarum  et  poenarum  praedictarum 
ipsi   electo  Leodiensi  dumtaxat  reservaraus,   decernentes    dictos  contuma- 
ces  '  quarumcumque  specialium  vel  generalium   litterarum  apostolicae 

sedis  vel  legationis  ejus  absolvi  aut  reconciliari  non  posse  ,  nisi  de  toto  tem- 
pore praesentium  et  ipsorum  rebellium  excessibus  specialem  ipsae  litterae  fe- 
cerint  de  verbo  ad  verbum  mentionem. 

Caeterum  volumus  et  decernimus  quod  monitionem  et  citationem  per  vos 
per  edictum  facientes ,  hujusmodi  perinde  eosdem  raonitos  et  citatos  ac  si 
illae  praesentialiler  et  personaliter  faclae  et  intimatae  fuissent,  non  obstante 
felici  recordationis  Bonifacii  papae  octavi  praedecessoris  de  una  ac  de  duabus 
diaetis  in  concilio  generali ,  necnon  de  personis  ultra  certum  numerum  ad  ju- 
dicium  non  vocandis ,  et  aliis  apostolicis  constitutionibus  contrariis  quibus- 
cumque ,  aut  praedictis  vel  quibusvis  aliis  communiter  vel  divisim  ab  eadem 
sit  sede  indultum ,  quod  interdicti  suspendi ,  execrari ,  anathematizari  aut 
alia  poena  spirituali  aut  temporali  mulctari  non  possent,  per  litteras  aposto- 
licas  non  facientes  plenam  et  expressam  de  verbo  ad  verbum  de  indulto  hu- 
jusmodi mentionem  ;  et  quibuscumque  aliis  privilegiis ,  indulgentiis  et  litteris 

I  Locus  in  M»,  vacuus. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


apostolicis  generalibus  et  specialibus,  quorumcumque  tenorum  existant,  per 
quae,  praesentibus  non  expressa  vel  totaliter  non  inserta ,  vestrae  jurisdictio- 
Dis  explicatio  in  hac  parte  valeat  quolibet  modo  impediri ,  et  quae  quoad  prae- 
missa  cuiquam  voliimus  aliquatenus  suffragari ,  etiam  si  de  illis  eorumque 
totis  tenoribus  sit  in  nostris  litteris  naentio  specialis. 

Interea  volumus  et  decernimus  quod ^  praesentium  literarum  manu 

duorum  publicorum  notariorum  superscripto  ,  et  sigillo  aiicujus  vestrum 
muniendo ,  prorsus  fides  in  judicio  et  extra  adliibeatur,  et  illi  stetur  fir- 
miter .  sicut  eisdem  originalibus  litteris  staretur ,  si  forent  exhibitae  \el 
ostensae.  Datum  Romae  apud  sanctum  Petrum  anno  incarnationis  dominicae 
M<^  CCCC°  LXlb ,  kalendis  maii ,  pontificatus  nostri  anno  quarto. 

M$.  de  la  bibl.  royale ,  n»  37  {Fan  Hulthem). 


XLI. 


BREVE  PII  II   AD  LEODIENSES  DATUJI   1^  JANUARII  1463  ,    DE  MITTENDO  LEGATO   APOSTOLICO 

AD  DIRIHENDAS  CONTROYERSIAS. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


513 


Dilectù  fUiis  communitati  et  offwiatis  civitatis  Leodtensù  et  patnae 

Lossensîs. 

Pius  episcopus,  servus  servorum  Dei.  Diieeti  (ilii,  salutem  et  apostolicam 
benedictionem.  Commissa  nobis  desuper  cunclorum  fidelium  cura  nos  vigi- 
lare  cogit  ne  sathan,  divisionis  auctor ,  adversarius  noster,  praevaleat  et  cré- 
ditas nobis  oves  aut  mactet  aut  dissipet.  Hinc  est  quod ,  causa  ecclesiasticae 
libertatis  et  jurisdictionis  conservandae  contra  vos  per  dilectum  Blium  elec- 
tum  Leodiensem  dominum  vestrum  mota,  et  ob  hoc  ecclesiasticum  interdic- 
tum  positum ,  offeratisque,  ut  intelleximus ,  ea  quae  ad  hujus  differentiae 
sublationem  oportuna  creduntur,  dignum  arbitrati  sumus,  ut  vices  nostras 

1  Deest  vox  trauscripiio  «eu  transum^to. 


in  ea  causa  taliler  inlerponamus ,  quod  ecclesia  Leodiensis  relevetur ,  et  di- 
vinus  cultus  resumatur,  atque  inter  vos  et  ipsura  dominum  vestrum  bona  pax 
et  concordia  fiât  et  conservetur.  Ob  quam  rem  féliciter  peragendam  mittemus 
de  proximo  virum  probalum  sufficienti  de  hac  poteslate  fulcitum  ^  Qua- 
propter  vos  in  caritale  horlamur,  atque  aposlolica  aucloritate  districte  prae- 
cipienles  mandamus ,  ne  per  vos  aut  per  vestros  seu  alium  quemque  dicto 
domino  vestro  eleclo  seu  aliis  quibuscumque  in  hac  causa  adversariis  movealis 
puerras,  aut  via  facti  contra  ipsos  quidquam  attentare  praesumatis,  sed  ven- 
turum  ad  vos  nostra  ex  parte  expectetis  ne  sanguinis  eflFusio,  si  (quod  absit) 
intervenerit ,  Deum  oflFendat  et  causam  ipsam  difficiliorem  desperatamque 
reddat.  Datum  Romae,  apud  Sanctum  Petrum.  sub  annulo  piscatoris,  die 
duodecima  januarii  anno  1463. 

MS.  de  la  Bibl.  royale,  n"  11955. 


XLII. 

LETTRE  DE    PHILIPPE-LE-BON  ,    DU    15  FÉVRIER   1465,    PAR    LAQUELLE  IL   ORDONNE    MAIN- 
LEVÉE DE  LA  SAISIE  DES  BIENS  DU  CLERGÉ  DE  LIÈGE  ,   ENCLAVÉS  DANS  SES  ÉTATS. 


Philippe ,  par  la  grâce  de  Dieu,  duc  de  Bourgoingne,  de  Lothier,  de  Bra- 
bant  et  de  Lembourg ,  conte  de  Flandres ,  d'Artois  ,  de  Bourgoigne ,  palatin  , 
de  Haynnau,  de  Hollande,  de  Zeellande  et  de  Namur,  marquis  du  saint  em- 
pire, seigneur  de  Frise ,  de  Salins  et  de  Malines.  A  noz  séneschal  de  Brabant, 


»  Vid.  supra  p.  16  etJ>03iiol.  4.— Inlaiidalo 
codice  Hermanni  de  Wachlendonck  haec  legun- 
lur  :  «  Anno  domini  1463  niissusesla  sede  apos- 
lolica duoiinus  et  magisier  Petrus  Ferrici  (alias 
Pelrus  Tyrasonensis  eleclus.  audilor  causarum 
palatii  ;  sic  nominatur  in  sentenliae  narraliva  pos- 
tea  latae),  hispaniis ,  decrelorum  doclor,  capel- 
lanus  el  oralor  domini  papae  Pii  11 ,  qui  lune 
erat  in  episcopalu  Mogunlino  ad  expedienduin 
cerla  negolia  aposlolica.   Hinc  igilur  dotninus 


Pelrus,  habens  in  mandatis  apostolicis,  ut  mox 
visis  lilteris  (quarum  data  erat  anno  domini  1465 
kalend.  lebruarii,  ponliGcatus  Pii  papae  anno 
quinto)  ,  omni  mora  poslposila  ,  ad  Leodiensem 
episcopalum  perexil ,  allegaliones  parlium  au- 
dilurus,  el  ut  juris  ralio  exposlulaverit  termina- 
lurus  aut  composilurus.  Ultima  martii  venit  idem 
delegalus  ad  oppidum  Aquisgraoi ,  receptus  hos- 
pitio  in  convenlu  canonicarum  regularium  ,  ubi 
l'ère  unius  anni  spatio  moram  gessit.  » 

6S 


514 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


balli  de  romans  pais  dudil  Brabaut ,  séneschal  de  Lembourg .  gens  de  nosire 
conseil  à  Liicembourg ,  balliz  de  Haynnau  et  de  ^'amu^,  séneschal  de  Faul- 
qiiemont,  et  à  tous  noz  escoutètes,  maieurs  et  autres  officiers  queizconcques 
de  noz  pais  et  seignories  dessusdits ,  cui  ce  peut  et  pourra  touchier  et  regar- 
deir,  ou  à  leurs  lieuxtenans,  salut.  Comme  à  l'occasion  des  derrenières  guerres 
et  divisions  survenues  entre  nous,  noz  pais,  seignories  et  subgez  d'une  part, 
et  ceulx  de  la  cité ,  villes  et  pais  de  Liège  et  de  Loz  d'autre ,  ayons  fait  em- 
pescher  et  mettre  en  nostre  main  toutes  les  terres ,  seignories ,  rentes  et  reve- 
nues quelconcques ,  appartenans  aux  églises  de  Saint  Lambert  et  autres  églises 
secondaires  de  ladicle  cité  et  pais  de  Liège  et  de  Loz  \  et  il  soit  ainsi  que  , 
touchant  lesdites  guerres  et  divisions ,  bonne  paix,  union  et  concorde  ait  esté 
faitte  ,  conclute  et  scellée  d'une  part  et  d'autre ,  après  laquelle  paix  ceulx  des- 
dits églises  aient  envoyet  devers  nous  requérir  et  supplier,  que  nostre  plaisir 
feust ,  considéré  ladite  paix  et  l'obéissance  par  eulx  faitte  à  nostre  très-chier 
et  très-amé  nepveu  l'esleu  confirmé  de  Liège,  lever  et  oslir  nostredicte  main  , 
et  icelles  leurs  terres ,  rentes  et  revenues  leur  mettre  et  faire  mettre  à  pleine 
délivrance,  et  sur  ce  leur  octroyer  et  faire  expédier  noz  lettres  patentes  en  leil 
cas  partinens.  Pour  ce  est-il  que  nous,  ces  choses  considérées,  inclinans  à 
ladicte  supplication,  et  voulans  de  nostre  part  icelle  paix  estre  entretenue, 
avons  nostredicte  main  et  tous  empeschemens  de  part  nous  mis  à  la  cause  que 
dessus,  èsdictes  terres,  seignories,  rentes  et  revenues  queizconcques  appar- 
tenans èsdites  églises  de  Saint  Lambert  et  autres  églises  secondaires  de  ladicte 
cité  de  Liège  et  aux  suppostz  d'icelles,  tant  de  leurs  patrimoines  que  de 
leurs  bénéfices,  levez  et  ostez  ,  levons  et  osions  entièrement  par  ces  présentes, 
au  prouffît  de  ceulx  de  chapitre  dudil  Saint  Lambert  et  d'autres  desdites 
èghses  qui  font  et  feront  résidence  audit  Liège,  et  semblablement  des  autres 
églises  desdits  pais  de  Liège  et  de  Loz ,  qui  sont  comprins  en  ladite  paix ,  et 
qui  ont  fait  obéissance  à  nostredil  nepveu  ,  pour  cy- après  et  d'ors  en  avant 
joir  et  user  desdites  terres  et  des  revenues ,  proufHz  el  émolumens  d'icelles , 
ainsi  qu'ilz  faisoienl  avant  nostredit  main  mise.  Si  vous  mandons  et  à  chacun 
de  vous ,  si  comme  à  lui  appartiendra ,  que  de  nostre  présente  main  levée  el 


1  «  In  mense  maii  (1464)  arreslala  fuerunt  liam,  factam  in  una  villa  Campiniae.  nomiDedo. 
omnia  bona  capiluii  Leocliensis  in  Brabanlia  ,  el  mini  Razonis.  •  jidrianus  de  Ftttrx  Butco^  apud 
sioiililer  domini  Razonis  ,  propter  unam  violen-     Martène,  tom.  IV,  p.  126i. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


515 


desdites  terres ,  seignories  et  revenues  empeschées  ,  pour  la  cause  et  ainsi  que 
dit  est,  vous  failles,  souffrez  el  laissez  lesdils  gens  d'églises,  tant  de  Saint 
Lambert  que  d'autres  églises  secondaires,  rèsidens  audit  Liège,  et  des  aullres 
églises  d'iceulx  pais  ,  de  la  condition  dessusdite ,  pleinement  et  paisiblement 
joïr  et  user  pour  le  temps  à  venir,  en  la  manire  dessusdile,  sans  leur  faire 
mettre  ou  donner  ne  souffire  estre  fait,  mis  ou  donné  quelconque  destourbier 
ou  erapeschemenl  au  contraire,  car  ainsi  nous  plaist-il  estre  fait,  nonobstant 
certaines  noz  lettres  octroyées  à  aucuns  dudil  chapitre  Saint  Lambert  et  autres 
rèsidens  en  nostre  ville  de  Louvain  et  toulles  autres,  lesquelles  ne  volons  prè- 
judicier  à  iceulx  des  églises  rèsidens  à  Liège ,  ne  des  pais  dessusdis.  Donné  en 
nostre  ville  de  Brouxelles ,  le  xv"  jour  de  février  l'an  de  grâce ,  Mil  CCCC  soixante 
et  cinq. 

Jrchives  de  la  province  de  Liège ,  registre  intitulé  :  paix  et 
LETTRES.  1465-1467.  —Il  y  est  joint  une  traduction  en 
flamand. 


XLIII. 

BEKVE    PAULI    II,    DE    DIE    6    MARTII   1465,    AD  LUDOVICUM  BORBONIUM  ,    QUO    INTERDICTUH 
PEE  MENSES  QUATUOR  SUSPENDIT,  UT  INTEREA  PAX    ET  CONCORDIA   COMPONERENTUR. 


Paulus  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dileclo  filio  Ludoïco  de  Borbonia, 
electo  Leodiensi,  salulem  et  aposlolicam  benediclionem.  Dilecle  fiU ,  nuper 
intellectis  his,  quae  tam  per  tuos  quam  per  dilectorum  filiorum  cleri  Leo- 
diensis  et  palriae  Lossensis  et  communilatis  civitalis  Leodiensis  nunlios  et 
oratores  ad  nos  transmissos  pro  parte  tua  et  illorum  exposila  fuerunt,  nos 
volentes  more  pii  palris  vos  amplecti  et  confovere ,  ac  quieti  et  tranquillitati 
veslrae  consulere ,  de  consilio  et  in  praesenlia  venerabilium  fratrum  nostro- 
rum  cardinalium  sanctae  romanae  ecclesiae ,  ordinavimus  nonnulla ,  quae  ad 
componendas  et  sopiendas  discordias  et  pacem  et  concordiam  amplectendam 
visa  sunt  in  Domino  salutaria,  proul  in  lilleris  aposlolicis,  quas  superinde 


516 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


confici  ac  Iriplicari  fecimus,  sub  dalo  terlio  nonas  marlii  praesenlis.  quorum 
tenorem  in  praesentes  haberi  \olumus  pro  expresse,  lalius  continelur  .  Ut 
autem  ordinata  noslra  hujusmodi  el  conlenla  in  eisdem  lilteris  juxla  noslrum 
desiderium  plénum  sortiantur  effeclum ,  interdiclum  ecclesiaslicum  in  civi- 
tale  Leodiensi  et  patria  Lossensi ,  aliisque  locis  in  eo  comprehensis,  dudum  per 
dileclum  filium  Petrum  Ferrici,  tune  nuntium  etoralorem  apostolicum ,  nunc 
eiectum  Thyrasonensem  ,  aliasque  censuras  occasione  nonnullorum  attenlalo- 
rum  apposilas,  per  quatuor  menses  proxime  futuros,  quos  a  data  diclarum 
litterarum  inchoari,  et  ut  sequitur,  finiri  volumus,  tenore  praesentium  auc- 
toritate  apostolica  suspendi  et  pro  suspenso  haberi  volumus  et  mandamus. 
Peractis  autem  dictis  juatuor  mensibus ,  ac  ordinationibus  et  aliis  in  dictis 
litteris  contentis,  effectum  non  habentibus,  quod  Deus  averlat,  ex  nunc  in- 
terdictum  praedictum  aliasque  censuras  et  poenas  per  praedictum  Petrum 
appositas ,  ipso  facto  eadem  auctoritate  reposita  esse  decernimus  et  declara- 
mus.  Praesens  autem  brève  nostrum  post  opportunam  ejus  inspeclionem  ac 
copiae  authenticae  traditionem  apudclerum  dictae  civitatis  pro  ipsius  cautela 
conservarietabsque  alicujus  contradictione  remanere  volumus  et  mandamus. 
Datum  Romae,  apud  Sanclum  Petrum,  sub  annulo  piscatoris,  die  vi"  martii 
anni  millesimi  quadringentesimi  sexag;esimi  quinti ,  pontificatus  nostri  anno 
primo. 

Mt.  de  laBibl.  royale  n"  7843 ,  provenant  de  la  bibl.  de 
Rouge-CloUrt. 


'  Desideranlur  illae  litterae.  Adrianus  de  Ve-  patriae  stalibus  ,  qui  pacem  facerent  infra  qua- 
teri  Busco  et  Uermanous  de  Wachtendonk  no-  tuor  menses  ;  omniaque  inlerea  habereatur  sus- 
tant  summum  pontificem  misisse  bullam  Ludo-  pensa  :  si  vero  pax  non  (leret ,  tune  inlerdictum 
vice  Borbonio,  alleram  clero,  lerliam  nobilibus  ab  episcopo  latum  servaretur ,  sicut  prius.  Cf. 
et  civibus,  ut  eligerentur  viri  probi  ex  tribus  Bouille,  tom.  Il ,  p.  80. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


517 


XLIV. 

DEPOSITIONES  TESTIUM  ,   MENSE  JUNIO   1465  FAGTAE  ,  QUOAD   METUM  A  BASONE  DE  HEERS 
EJUSQUE  SEQUACIBUS  INCUSSUK  YIRIS  EGCLESIASTICIS  OCCASIONE  INTERDICTI. 


Testes  recepli  et  auditi  summarie  per  me  Johannem  de  Broechusen ,  nota- 
rium  venerabilis  capituli  Leodiensis  ,  de  mandate  venerabilis  domini  mei  de- 
cani  Leodiensis,  ex  parte  praedicti  capituli  necnon  venerabilium  virorum 
dominorum  decanorum  et  capitulorum  secundariarum  ecclesiarum  Leodien- 
sium  super  iis,  quae  scilicet  et  qualia  praedicti  testes  videruntel  audiverunt  a 
civibus  seu  popularibus  civitatis  Leodiensis ,  ex  quibus  posset  argui  metus , 
qui  cadere  posset  in  constantes  viros. 

Primo  dominiis  Paulus  Innocentii ,  praesbyter  investitus  seu  rector  parro- 
chialis  ecclesiae  Sancti  Michaëlis  Leodiensis  et  canonicus  Sancti  Materni  in 
ecclesia  Leodiensi,  testis  super  informatione  recipienda  super  iis,  quae  scilicet 
et  qualia  vidit  et  audivit,  ex  quibus  argui  posset  metus  praetactus,  sub  suo 
juramento  dicit,  quod  a  quodam  suo  parrochiano  dici  audivit  die  lunae  post 
dominicam  praecedentem  festum  ascensionis  Domini,  quod  ipsa  die  dominica 
post  coenam,  illustribus  dominis  Marco  de  Baden,  régente  et  gubernatore,  ut 
fertur,  civitatis  et  patriae  Leodiensis.  et  Carolo,  marchione  de  Baden,  ejus 
fratre ,  domino  Johanne  de  Seranio ,  decano ,  magistro  Huberto  Brongnet ,  ca- 
nonico  dictae  ecclesiae  Leodiensis  ,  dominis  Rassone  de  Heers,  Fastrardo  Baré 
Surlet ,  militibus,  et  multis  aliis  personis  post  coenam  ,  supra  pontem  insulae 
Leodiensis  causa  solatii  existentibus  et  pariter  congregatis ,  ibidem  dictus  do- 
minus  Rasso  allocutus  fuit  dictum  dominum  decanum  de  et  super  materia 
controversiae  in  civitate  Leodiensi  nunc  existentis  et  super  juramento  quod 
civitas  ipsa  a  canonicis  ecclesiae  et  ecclesiarum  Leodiensium  praedictarum 
expetebat ,  et  de  manendo  in  civitate  el  non  servando  interdictum  sanctis- 
simi  domini  nostri  Papae  et  de  non  obediendo  sibi  in  ea  parte  et  similibus. 
Tandem  inter  alia  verba  minatoria  praedictus  dominus  Rasso  ipsi  domino 
decano  dixit,  per  magnum  et  terribile  juramentum  quod  praestitit  :  kVos  fa~ 


ol8 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


cietïsomnes,  denolando  jam  scripla,  vel  ego  potius  suspendam  vos  omnes.  » 
Quodque  praediclus  dominusdecanus  timc  respondit  :  Ad  minus  non  pende^ 
relis  sororiurn  vestrum,  denotando  dominum  ArnoldumdeHamalia,  canloretn 
Leodiensem.  Tune  idem  dominus  Rasso  sub  simili  juramento  respondit  : 
<(  Egomet  potius  ponerem  eum  in  sacco ,  et  subrnergerem  ipsum  ante  domum 
suam.  Vos  facietis  omnes,  et  sinon  feceritis ,  nos  projiciemus  tôt  ex  vobis  in 
Mosa,  quod  una  archarum  pontis,  »  qui  pons  archarum  Leodiensis  dicilur, 
constipetur,  praediclis  domino  marchione  el  domino  Faslrado  ipsum  domi- 
num Rassonem  inde  corripientibus.  praeterca  a  duobus  annis ,  signanler  a 
proximo  feslo  paschae  citra ,  a  quampluribus  suis  parrochianis  et  aliis  de  ci- 
vibus  Leodiensibus  et  suis  propriis  amicis,  in  mensa  et  alibi,  saepius  dici  au- 
divit  :  «  Quidvalet?  Vos,  denolando  clerum  civitatis  Leodiensis  et  hune  leslem, 
jurabitis  omnes  quod  tnanebitis  apud  nos  et  cantabitis,  vel  vos  recedetis  a  civi- 
tate  et  recipiemus  omnia  bona  vestra,  vel  vos  omnes  projiciemini  ad  Mosam.  » 
Et  haec  et  similia  dici  audivit  saepius  el  lot  vicibus  in  diversis  locis  et  a  di- 
versis  personis,  quod  sibi  esset  impossibile  perfecle  recolere.  —  Auditus  et 
examinatus  fuit  anno  a  nativitate  Domini  millesimo  quadringentesimo  sexa- 
gesimo  quinto ,  mensis  maii  die  seplima. 

Dominus  Johannes  Leonardi ,  presbyler  capellanus  in  eccclesia  Leodiensi , 
testis  super  praemissis  melibus  interrogatus,  sub  suo  juramento  dicit  se, 
propter  displicenlias  quas  habuit ,  ex  eo  quod  quamplures  cives  Leodienses 
importune  et  inhoneste  loquebantur  contra  personas  ecclesiasticas  inferendo 
eis  minas  et  displicibilia  verba,  de  quibus  personis  el  verbis  pro  praesenti  prae- 
cisius  non  est  memor;  idcirco  leslis  isle  conversationes  civium  frequentare 
quanto  plus  potuit  evitavil.  Nihilorainus  tamen  noviter  dici  audivit,  quod  quin- 
decim  diebus  elapsis  vel  circiter,  nobilis  vir  dominus  Rasso  de  Heers,  miles, 
post  coenam  venerabilem  virum  dominum  Johannem  de  Seranio,  decanum 
Leodiensem ,  reperiens  super  ponlem  insulae  Leodiensis ,  inter  caetera  verba 
displicibilia  dixil  ei  :  t  Per  sanctum  Deum!  si  personne  ecclesiasticae  ?ion  can- 
taverint,  nos  iremus  ita  fortes  ad  domum  sororiimei,  denotando  venerabilem 
virum  magistrum  Arnoldum  de  Hamalia,  cantorem  Leodiensem,  quod  pro- 
jiciemus eum  in  Mosa  ante  domum  suam ,  et  omnes  alii  ex  eodem  biberent 
cypho;  »  praesenle  ibidem  domino Faslrardo  Rare  Surlel,  milite ,  qui,  prout 
leslis  isle  dici  audivit,  dixil  :  «  Ego  habeo  duos  fratres  qui  sunt  canonici Leo- 
diefises,  sed  si  cantare  noluerint,  quod  eos  nunquam  vellet  vider e  seu  eis  ob^ 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


519 


viare,  neque  eis  facere  assistentiam  autjuvamen.  »  El  nihil  aliud  inde  sibi 
occurril  pro  tune.  —  Datum  die  oclava  mensis  praedicti. 

Dominus  Nicolaus  de  Paradiso,  presbyler  investitus  ecclesiae  parochialis 
Sanclae  Aldegondis  Leodiensis ,  leslis  super  metibus  interrogatus,  dicit  quod 
Lamberlus  Pile,  commorans  prope  ecclesiara  sanclae  sedis  extra  Leodium, 
dixil  huiclesli,  in  craslino  diei  qua  responsio  ecclesiae  et  ecclesiarum  fuit  data, 
et  a  quampluribus  aliis  dici  audivit ,  de  quibus  non  est  memor ,  quod  si  do- 
mini ecclesiae  et  ecclesiarum  Leodiensium  civitali  Leodiensi  juxta  ejus  inten- 
tionem  non  adhaesissenl,  maie  sletissenl  et  raagnae  eis  fuissent  violenliae 
illelae  el  forlassis  fuissent  projecti  ad  Mosam.  Eliam  audivit  a  diversis  perso- 
nis dici,  quod  anlequam  praetacta  fierel  adbaesio,  quod  quadam  die  devespere 
dominus  Rasso  de  Heers,  miles  ,  venerabili  viro  domino  Johanni  de  Seranio, 
decano  Leodiensi ,  inter  caetera  verba  minaloria  dixil  super  ponlem  insulae 
Leodiensis  :  t  Vos,  denotando  dominos  ecclesiarum  praedictarum  canonicos, 
cantabitis,  velitis  nolitis,  vel  nos  projiciemus  tôt  ad  Mosam  quod  una  archa- 
rum implebitur.  »  Et  aliud  inde  nescit.  —  Die  xii  junii. 

Johannes  de  Hamorl,  familiaris  domini  Jasparis  canonici  ecclesiae  Sa ncti 
Rarlholomaei  Leodiensis,  leslis  receplus  sub  suo  juramento  ,  dicit  verum  esse 
quod  feria  quarta  post  feslum  Sancti  Servatii  proxime  praeleritum ,  hora  duo- 
décima  vel  circiter,  dum  leslis  isle,  de  mandalo  praedicti  domini  sui  pro  lune 
et  nunc  residenlis  in  opido  Trajectensi  Leodiensis  dioecesis  ,  corbulam  unam 
onustam  carnibus  beconum  et  unam  aliam  banseam  dictam  boddet,  quos  leslis 
isle  ad  praediclum  oppidum  navigio  praedicto  suo  domino  adducere  debebat, 
accidit  quod  unus  vocalus  Lamberlus,  sequens  hune  leslem  de  sua  habita- 
lionis  domo  usquc  ad  navem  in  Mosa,  in  loco  qui  Goffa  nuncupalur ,  seque- 
balur,  et  eum  leslis  navem  ipsam  inlrassel  el  super  dictam  banseam  sederel, 
praefatus  Lamberlus  hune  leslem  interrogavil  :  «  Anne  vellet  (ire)  ad  Trajectum 
prope  dominum  suum?»  Tune  leslis  isle  legaliter  et  sine  fraude  respondit  quod 
sic.  Respoudens  dominus  Lamberlus  dixil:  a  Renevidetur  qui  sunl  illi  qui  ge- 
runl  bonura  cor  ad  civilalem,  sed  apponetur  remedium,  el  in  brève  véniel 
dies.  »  El  sic  abiit.  In  brevi  aulem  poslsupervenerunl  duo  minislri  civitatis  Leo- 
diensis in  dicta  navi,  inlerroganles  hune  leslem  quid  esset  in  corbulaelbansea 
praediclis?  El  lune  praesenti  leste  inlerrogante  :  «  Quid  ad  vos?  »  Responderunt 
ipsi  minislri  :  «  Aperialis  eas,  quia  nos  volumus  videre.  »  Ipsisrespondentibus  : 
f  Ealis  quaesilum  clavem  el  apporlelis  eam  coram  magistris  civium  Leodien- 


oiO 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


siura,  nam  ipsi  volimt  videre  et  scire  quid  in  illis  exislil.  »  Tune  praedicli  duo 
ministri  corbulara  et  banseara  praclactas  receperunt  et  asporlarunt ,  et  cura 
testis  iste  ipsis  dixisset  quod  speclarent  ad  famulara  praedicli  doinini  Jas- 
paris,  et  habitis  inter  eos  aliquibus  verbis,  tandem  praedieti  ministri  huic 
testi  dixerunt:  «Per  sanctum  Deum!  damnum  est  quod  non  projicilur  ad  Mo- 
sam.  »  Tune  testis  ipse  versus  suam  domum  rediit,  et  postquam  domum  ipsam 
ingressus  est  atque  praescripla  famulae  retulisset ,  tune  eadem  famula  metu 
tacla  dixit  :  «Ego  reddam,  ego  non  audebo  hic  renianere,  quia  venient  hicce 
(denotandocives),venienlhic,  frangent  domum.  »  Et  cum  ipsaunam  tunicam 
ettunicellam  recepisset,  et  ad  domum  venerabilis  viri  domini  Nicasii,  slanlem 
in  opposilum  dictae  domus  ipsius  domini  Jasparis ,  et  consideratum  fuit  quod 
ipsa  tunicas  et  vestes  extra  domum  ipsius  domini  Jasparis  el  ad  domum  prae- 
dieti Nicasii  portaret,  hocque  per  transeunles  consideratum  fuissel  et  esset, 
accidit  quod  paulo  post,  prout  testis  iste  dici  audivit,  lionorabilis  vir  Gerar- 
dus  Gosewini,  olim  magister  civium  Leodiensium,  cum  magna  populi  mulli- 
tudine ,  ibidem  veniens ,  domum  praedieti  domini  Jasparis  ingredi  voluisset , 
dictum  fuit  sibi  quod  claves  ibidem  non  essent,  quodque  lune  ipse  ivit 
visum  ad  domum  praedieti  domini  Nicasii,  quid  inibi  apporlalum  fuisset  et 
esset.  Et  deinde  accedens  venerabilem  virum  dominum  Aegidium  Bissenhay, 
decanum  praedictae  ecclesiae ,  quod  taliler  ibidem  cogilaret,  quod  quando 
oportebit  computum  leddere  posset  et  quod  extra  domum  praedieti  domini 
Nicasii    nihil  eporUrelur  sine  licentia  magistri  Gerardi  praedicli.  —  Die 

XV*' junii. 

Dominus  Theodoricus  de  Awans ,  canonicus  Sancti  Materni  in  ecclesia  Leo- 
diensi ,  sub  suo  juramento  dicit,  quod  a  pluribus  utriusque  sexus  personis  de 
quibus  quarumque  nominibus  non  est  memor ,  saepius  dici  audivit,  quod  si 
contingeret  poni  interdiclum  in  civitate  Leodiensi ,  domini  canonici  et  aliae 
personae  ecclesiaslicae  ejusdem  civitatis  cantarent,  non  obstante  inlerdicto , 
aut  ipsi  compellerentur  ad  cantandum ,  et  aliud  inde  nescit. 

Dominus  Johannes  Multorum  ,  presbyter  capellanus  in  ecclesia  Sancti 
JohannisewangelistaeLeodiensis  ,  testis  iuterrogatus  dicit,  quod  ab  unomense 
citra  vel  circiter  a  quampluribus  et  diversis  civibus  Leodieusibus ,  de  quibus 
quorumque  nominibus  et  cognominibus  non  est  memor,  dici  audivit,  dura 
mentio  fieret  de  interdicto ,  de  quo  mentio  habetur  in  lilteris  apostolicis  per 
ambasia tores  ecclesiarum  e  curia  novissima  reportatis ,  qucd,  praetacto  inter- 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


521 


diclo  non  obslante ,  personae  ecclesiasticae  civitatis  Leodiensis  cantare  debe- 
rent,  si  in  eadem  civilate  permanere  deberent.  —  Die  xvii.  junii. 

Dominus  Andréas  Hombloc,  presbyter  capellanus  in  ecclesia  Sancti  Jo- 
hannis  ewangelistae  Leodiensis  ,  sub  suo  juramento  dicit ,  quod  ipso  die  quo 
domini  decani  et  capitula  ecclesiae  et  ecclesiarum  ultime  in  magno  capitulari 
loco  congregati  fuerant,  tune  testis  audivit  a  Berlholdo  Brawier  et  Berthoido 
deHus,  quod  dixerunt  huic  testi  in  ecclesia  Leodiensi  :  ^^  Per  sanctum  Deum! 
ipsi,  denotando  personas  ecclesiasticas ,  cantabunt,  vel  non  exibunt  capitu- 
lum.  »  Et  aliud  inde  nescit.  —  Die  xvij*  junii. 

Dominus  Henricus  Reyneri,  presbyter  capellanus  in  ecclesia  Sancti  Jo- 
hannis  ewangelistae  Leodiensis,  sub  suo  juramento  dicit ,  quod  die  quo  d.i- 
mini  decani  et  canonici  majoris  et  secundariarum  ecclesiarum  Leodiensium 
in  majori  capitulari  loco  ejusdem  majoris  ecclesiae  responderunt ,  accidit  quod 
eadem  die  ante  prandium  testis  iste  dici  audivit  ab  Henrico  Pistore,  commo- 
rante  in  vico  pontis  Avroti ,  praesente  ibidem  magistro  Wilhelmo  de  Fermo  , 
canonico  ecclesiae  praelibalae .  quod  domini  praedieti  bene  fecerunt  quod  ita 
generose  responderunt.  Unde  ipse  plurimum  congratulabatur  quia  dici  audi- 
verat,  quod  una  pars  ministerii  carniscidarum  civitatis  Leodiensis  die  praece- 
dente  concluserat  quod  omnes  personas  ecclesiasticas  de  majori  usque  ad 
minimum  projicereut  ad  Mosam.  —  Eadem  die. 

Dominus  Johannes  de  Opheers,  canonicus  ecclesiae  Sancti  Bartholomaei 
Leodiensis,  testis,  sub  suo  juramento  dicit  se  de  metu  tantum  scire  deponere, 
quod  ipso  die  quo  domini  decani  et  canonici  majoris  et  secundariarum  eccle- 
siarum Leodiensium  in  majori  loco  capitulari  ipsius  majoris  ecclesiae  in  co- 
piosa  multitudine  intrare  deberent,  et  in  magna  eapella  ante  ipsum  capitularem 
locum  siluata  transire  deberent .  tanta  ibidem  fuit  multitudo  populi  congre- 
gala,  quod  per  ipsam  capellam  praetactum  capitularem  locum  ingredi  minime 
potuerunt ,  adeo  quod  aliqui  ex  ipsis  canonicis,  non  valentes  intrare ,  recesse- 
runt.  Tune  unus  ex  ipsis  canonicis,  scilicet  dominus  PetrusTomeln,  canonicus 
praedictae  ecclesiae  Sancti  Bartholomaei  ibidem  praesens  dixit  :  «  Ipsi  rece- 
dunt,  »  denotando  aliquos  qui  non  potuerunt  ingredi,  ut  praefertur.  Tune 
dominus  Fastrardus  Baré  Surlet  miles,  ibidem  adstans  et  hoc  audiens,  dixit: 
«  Permiltatis  eos  recedere ,  nos  bene  reperiemus  eos  :  nos  scimus  bene  viam 
ad  domos  ipsorum.  »  Et  aliud  nescit  deponere.  —  Die  xviij  junii. 

Dominus  Johannes  Huberti ,  investitus  ecclesiae  parrochialis  Sancti  Huberti, 

66 


5ââ 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


523 


inlerrogatus  super  maleria  metus,  dicil  se  aiidivisse  dioi  a  diversis  personis 
ea,  quae  super  pontera  insulae  Leodiensis  contigerunt  inter  venerabilem  vi- 
rum  dominum  Johannem  de  Seranio  decanum  Leodiensem  et  dominum  Ras- 
sonem  de  Heers  railitem ,  el  concordat  cum  domino  Paulo,  primo  teste,  verura 
exaudire  dici.  Et  aliud  inde  nescit.  Addens  se  plura  mala  verba  audi visse  dici 
de  et  a  diversis  personis  ,  de  personis  ecclesiasticis ,  sed  verborum  aut  perso- 
narum  hujusmodi  non  est  memor.  —  Diexxii  junii. 

Arthivesde  la  province  de  Liège,  registre  de  l'ancienne  ca- 
thédrale de  S'- Lambert ,  intitulé:  paix  et  lettres,  HGT» 
— 14G7. 


XLV. 

LITTERAE  LUDOVICI  BORBCNH  ,  DE  DIE  12  AUGUSTI  1465,  TRANSLATIONIS  CAPITULORl'M 
ECCLESIAE  CATHEDRALIS  ET  ECCLESIARUH  SECUKDARIARUM  LEODIENSIUM  AD  OPPIDUÏ 
LGYANIENSE. 


Ludovicus  de  Bourbon ,  Dei  et  aposlolicae  sedis  gralia  electus  confirmatus 
Leodiensis ,  dux  Bulloniae ,  comesque  Lossensis ,  universis  praesentes  litteras 
inspecturis  salutem  in  Domino  cum  infrascriptoruni  noiiha  verilatis.  Cum 
propter  multipliées  subdilorum  nostrorum .  magislrorum ,  consulum  et  mi- 
nisterialium  nostrorum  civitatis  Leodiensis  et  oppidorura  comitalus  Lossensis, 
aliorumque  complicum  eis  assislentium ,  exorbitanlias ,  gravissimos  excessus 
atque  notorias  nobis  et  ecclesiae  nostrae  Leodiensi  saepius  illalas  offensas, 
quibus,  in  utriusque  nostrae  jurisdictionis  spiritualis  et  temporalis  nobis  ra- 
tione  ipsius  ecclesiae  competentis  ac  in  gravissimara  jacluram  ecclesiasticae 
libertatis  tôt,  et  tanta  non  sint  veriti  perpelrare  nefanda  flagitia  et  prius  inau- 
dita  ;  nedum  ecclesiae  praelibatae,  sed  el  nobis  ac  personis  ecclesiasticis  inferre 
gravamina.  ut,  postposito  Dei  timoré  omnique  sui  superioris  reverenlia  pos- 
tergata,  dietim  ad  pejora  prolabantur  et  ampliora  praejudicia  moliantur,  quod 
niai  tantis  eorum  temerariis  resistatur  ausibus,  verisimiliter  timeatur  eccle- 
siam  praedictam  in  irreparabilem  vergere  destructionem  penitus  et  ruinam , 
ob  hocque  apostolicae  sedis  auctoritate ,  ad  quam ,  ut  congruebat ,  pro  con- 


Tenienti  super  iis  adhibendo  remedio  recursum  habuimns  adversus  ipsos, 
inchoato  processu  legitimo ,  in  cujus  initio  datis  super  illius  prosecutione  de 
parendo  raandatis  ecclesiae  loco  cautionis  lilteris  suis  sigillalis,  quibus  polli- 
cili  sunt  stare  juri ,  judicatoque  parère,  fuerit  eis  sub  poenis  gravibus  et  cen- 
suris  per  commissarium  ad  haec  eadem  auctoritate  specialiter  deputatum , 
revereudum  ulpote  patrem  dominum  Pelrum  Ferrici,  causarum  tune  sacri 
palatii  aposlolici  audilorem ,  praeceptum  ac  inhibitum  ne  dicto  pendente 
processu,  in  litis  pendentiae  praejudicium  adversus  nos  aut  ecclesiae  nostrae 
jurisdictionem  sive  jura  quidquam  facerent,  innovarent  seu  alias  attentarent, 
cum  ipse  commissarius  protestaretur  eos  veluti  suos  in  legilimis  suis  audire 
velle  defensionibus ,  et  justitiam  unicuique  parlium  ministrare,  sicque  débita 
causae  cognitione  praevia^  idem  auditor  ad  quamplures  actus  judiciales  rite 
processisset  et  sub  excommunicationis  ac  interdicti  poenis  dictis  adversariis 
inter  caetera  praecepisset ,  quatenus  jurisdictionem  nostram  hujusmodi  cur- 
sum  suum  sicuti  prius  habere  permitterent ,  nec  aliquid  in  illius  praejudicium 
innovaretur,  dicti  tamen  adversarii  magistri ,  consules  ac  ministeriales  prae- 
dictae  civitatis  cum  suis  adhaerentibus  praelibatis  in  grande  suarum  pericu- 
lum  animarum,  praescriptas  incurrendo  poenas  et  censuras  ecclesiasticas , 
spretis  monitionibus,  inhibitionibus  et  mandatis  ipsius  commissarii,  majoris 
ausu  temeritatis  in  dictae  jurisdictionis  juriumque  vilipendium  graviores  prio- 
ribus  inferre  nobis  nostrisque  subditis  praesumpserunt  offensas,  ob  quas  el 
illis  causantibus,  eorum  exigente  protervia  sive  contumacia,  cum  in  praescrip- 
tis  locis  idem  commissarius  posuisset  ecclesiasticum  interdictum  ac  rebelles 
mandasset  excommunicatos  in  facie  ecclesiae  publicari ,  ac  postquam  inter- 
dictum hujusmodi  subsequenter  fuisset  per  sanctissimum  dominum  Paulum 
secundum  papam  modernum  per  quatuor  menses  jamdiu  effluxos  suspen- 
sum  ,  quibus  elapsis,  si  partes  ipsae  medio  tempore  concordiam  non  inierinl, 
proul  nec  eorumdem  adversariorura  causante  rebellioue  inita  fuisse  seu  esse 
dinoscitur  ,  licet  eidem  inlendere  semper  parati  fuerimus,  exlunc  interdictum 
ipsum  aliasque  poenas  el  censuras  per  dictum  commissarium  appositas  ipso 
facto  auctoritate  apostolica  reposita  esse  decrevit  et  declaravit,  ipsisque  denuo 
idem  sanctissimus  dominus  nosler  sub  gravibus  poenis  et  censuris  inhibuerit 
ne  in  noselectum,  nostrosque  officiales,  familiares,  vasallos  aut  quascumque 
alias  personas  ecclesiasticas  arma  assumere  aut  aliquid  sinistri  machinari  fa- 
cere  vel  exequi ,  seu  aliud  contra  lilis  pendentiam  hujusmodi ,  durante  dicto 


524 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


termino  dictorum  quatuor  mensiura  et  post  illum  usque  ad  ipsius  differenliae 
decisionem,  praesuraerent  quomodolibet  innovare,  cum  interpositione  decreti 
irritantis  quidquam   conlingeret  in  contrarium   attentari,    prout  in   litteris 
dicli  sanctissirai  domini  papa  plenius  continetur,  meriloque  diclis  quatuor 
Iransactis  mensibus  debuerint,  tam    seculares   quam  ecclesiastici  dictorum 
locorum,  interdictum  hujusmodi  repositum,  ut  praeferlur ,  parendo  manda- 
lis  praescriptis  novis  aposlolicis  observasse  ;  illud  tamen,  in  aucloritalis  apos- 
tohcae  et  claviura  ecclesiae  conteraptura,  violare  temere  praesumpserunl , 
poenas  et  censuras  rebelliler  incurrendo  atque   divina  damnabililer  profa- 
nando  ,  et  ut  graviorem  suam  rebellionem  ostenderent,  compellereconali  sunt 
quamplures  viros  ecclesiasticos ,  canonicos,  presbytères,  nobiles  et  praela- 
tos,  tam  per  bonorura  suorum  quam  corporum  captionem  et  alias  gravissi- 
raasmortis  minas,  ut  eorum  favendo  rebellionicum  ipsissimiliter  profanarenl. 
Quod  tamen  ipsi  Deum  prae  oculis  habentes  ac  in  sanctae  sedis  apostolicae 
persistenles  obedientiara   facere  renuerunt,  quin   irao    \iis,   modis  quibus 
poluerunt  et  ingeniis  ,  dimissis  illic  bonis  atque  rébus  ,  a  diclis  recessere  locis 
non  sine  magno  corporum  suorum  periculo  bonorumque  praediclorum  non 
mediocri  jactura,  quae  raaiuerunt,  prout  accidit,  amillere  quam  illic  salvis 
sedis  apostolicae  contravenire   mandatis.   Quamobrem  adversarii   praelibati 
graviori  ad  versus  eos  insolentia  debacchautes ,  post  eorum  a  locis  hujusmodi 
recessum  domos  suas  tam  claustrales  infra  majoris  et  secundariarum  eccle- 
siarum,  locorum  et  opidorum  immunitatcm  consistentes ,  quam  alias  ipsorum 
habitaliones  infringendo  subinlrarunt  armis  et  manibus  violentis;  nec  illa- 
rum  confractione  saliati,  bona ,  mobilia,  clenodia ,  pecunias  atque  provisio- 
nés  in  illis  repertas  in  vino,  carnibus,  bladis  caeterisque  similibus  diripientes 
distraxerunt ,   consumpserunl ,  dissiparunt  ac   violenter    alias  asporlarunt; 
inhumaniusquegrassando,  quoscumque  fautores  nostros  quos  senserunl  suis 
nolle  factionibus  assentire,  sed  aposlolicis  velle  parère  mandatis,  apprehen- 
dere  potuerunt,  vinculis  manciparunt,  poenis  subjicientes  gravibus  et  lor- 
toris    A  quibus  etiam  quamplures  pecunias  diversis  machinationibus  exlor- 
serunt  ac  in  damnabilis  suae  temerilalis  exaggerationem  atque  malitiae  suae 
cumulum,  non  horruerunt  quemdam  Marcura  de  Baden  in  patriam  nostram 
et  ecclesiam  suprascriptas  violenter  intrudere,  ei  pollicentes  quod  non  obsis- 
teolibus  quibuscumque  mandatis  aposlolicis,  ipsum  in  ecclesia  et  patria  prae- 
dictis  sua  procacitate  tenereut;  quem  etiam  dominum  suum  appellare  publiée 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


025 


! 


non  verentes  assertione  nefanda  publicarunt,  quod  nunquam  nos  in  suum 
amodo  recognoscerent  dominum  neque  reciperent ,  quidquid  exinde  conlin- 
geret evenire.  Quorum  insuper  excrevit  in  tanlum  crudelilalis  iniquilas,  ut 
plerosque  nostros  amicos  propter  obedientiam  diclae  sedis  apostolicae  et  in 
proseculione  nostri  juris  assistenliam  in  legitimis  suis  defensionibus  non  audi- 
los,  absque  débita  causae  cognitione ,  procaciter  a  dicta  noslra  patria  bannive- 
runt,  illis  et  caeteris  nobis  assistenlibus  et  amicis  nedum  ,  sed  et  nobis  mortis 
insidias  comminanles,  quas  delestabiles  atque  nefarias  eorum  facliones  hujus- 
modi ,  quae  nequirent  etiam  ampliori  caria  conscribi ,  quamvis  ei  de  clero  qui 
in  civitate  et  locis  supradictis  non  sine  suarum  animarum  periculo  remanse- 
runt ,  reprobasse  debuerunt  ac  eos  ab  iniquilate  tanta  merito  revocasse ,  sese 
tamen  in  profanis  et  nefandis  factionibus  hujusmodi  cum  eis  formaliter  fa- 
cientes  adigerunt  alque  pluries  permiserunt  ipsis  assistere,  nec  ab  inlruso  suo 
praedicto  recedere  ,  sed  ei  juvamen  eliam  cum  suis  adhaerentibus  in  dicta  sua 
rebellione ,  favorem  et  auxilium  exhibere ,  licet  jam  noviter  dictus  intrusus  sit 
cum  adhaerentibus  hujusmodi  auctoritate  praedicla  monilus  sub  poenis  simi- 
libus et  censuris ,  quatcnus  ab  ecclesia  praedicla  recédai  illamque  vacuam  di- 
niittat  et  ablala  suprascripla  restituai ,  ut  lenetur.  Quin  eliam  tandem ,  ut 
se  magis  ei  favorabiles  déclarent  intrusioni  suae  praescriptisque  violentiis , 
usurpationibus  assislendo ,  jam  noviter  ecclesiae  noslrae  praedictae  nonnulli 
canonici  inibi  rémanentes,  nobis  non  vocalis  nec  convictis,  omni  juris  ordine 
praetermisso  spreta  diclae  sedis  auctoritate,  cujus  et  Dei  gratia  ecclesiae  nos- 
trae  canonice  praesidemus ,  contra  lam  divini  quam  humani  juris  inslituta . 
sanctorum   décréta   palrum  et   conslituliones  apostolicas    praesumpserunl, 
suam  aggravando  rebellionem ,  in  praetensum  suum  episcopum  de  facto  tan- 
lum ac  nullilcr  postulare  ,  huncque  suum  publiée  poslulalum  nominant  atque 
vocanl,  quibus  et  residuus  reliquarum    ecclesiarum  clerus  inibi  remanens 
adhaeret  similiter  et  assislil,  cum  eoque  dictum  praesumpserunl  cura  ipsis 
praelensis  poslulantibus  interdictum  ecclesiasticum  violare ,  ac  cura  irregula- 
ritatis  nota  divina  profanando  sententiara  raajoris  excoraraunicationis  eisdera 
infliclara  rebelliler  incurrendo,  curaque  per  haec,  el  ut  de  pluribus  aliis  la- 
ceamus,  sese  reddiderunt  ad  capitulares  ac  alios  actus  spirituales ,  cum  sint 
eadera  auctoritate  diclis  irrelili  censuris  per  teraerilalem  et  rebellionem  suam 
hujusmodi  inidoneos,  inhabiles  el  indignos,  et  ideo  ad  reliquos  confratres 
nostros  in  aposlolica  persistenles  obedientia  sicul  ex  disposilionibus  juris  devo- 


526 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


5â7 


liila  capitularis  aucloritas  alque  similibus  ex  causis  etiam  ruinoribus  de  jure 
fieri  possit  ecclesiarum  capituloriimque  ad  alla  loca  translalio ,  tanla  populi 
causante  malitiaetiiiduceDtemelutali,  qui  cadere  \aleat  ioconstaotem,  prop- 
ter  quem  nostri  confralres  praelibati  nequiverunl  ut  obedientiae  fiiii  secure 
inibi  permanere ,  gravioraque  sint  atque  deteslabiliora  faciiiora  suprascripta , 
ac  etiam  ne  si  praedicta  capitularis  perinitteretur  eis  aut  competere  putaretur 
auctoritas,  plura  viderentur  ccclesiae  vi  grassandi  deterius  seu  gravius  delin- 
quendi ,  neve  qui  reperli  sunt  in  obedientia  dictae  sedis  exinde  per  fructuum 
beneficiorum  suorum  detentionem  aut  alias  damnum  vel  inconimodum  pa- 
tiantur ,  unde  merentur  praemia  reportare.  Hinc  est  quod  cum  praemissa  ad 
dictam  faciendam  translationem  non  immerito  nos  inducant,  de  consilio  et 
consensu  confratrum  nostrorum  obedientium  et  hic  nobiscum  assistentiuui 
absque  tamen  libertatum  .  francisiarum  et  exemptionum  ^  tam  suarum  quam 
reliquarura  ecclesiarum  secuudariarum,  praejudicio^  quibus  per  nostras  prae- 
sentes  prioresque  litteras ,  si  quae  contra  eos  emanaverint ,  in  nullo  yolumus 
derogari.  praescriptam  capitularem  auctoritatemipsumquenoslrum  Leodiense 
capitulum  tenore  praesentium  ad  locum  hune  insignem  oppidi  studiique  Le- 
\aniensis  nostrae  Lcodiensis  dioecesis ,  quoadusque  cum  eorum  consilio  duxe- 
rimus  aliud  ordinandum  ,  salva  nobis  et  eis  nobiscum  facultate  ,  locum  alium 
magis  congruum  juxta  temporis  exigenliam  eligendi ,  et  ad  eumdem  unum 
\el  plures  dictam  auctoritatem  similiter  transferendi.,  auctoritate  nostra  trans- 
ferimus.  causis  et  rationibus  antescriptis,  in  quibus  nostris  confratribus  ca- 
pitulum ipsum  cum  suis  juiibusdignoscitur  residere,  cum  adilla  reliqui  in  sua 
rebellione  rémanentes  dictisque  ccnsuris  irretiti  minus  idonei ,  ut  praemit- 
titur  ^  et  inhabiles  censeantur,  adeo  quod  omnia  ecclesiae  praedictae  negotia 
in  dicto  Leodiensi  consuela  tractari  capitulo ,  in  hoc  oppido ,  loco  per  eos  ad 
hoc  deputando ,  quem  etiam  quoties  ipsis  visum  fuerit  expediens  nobiscum 
mutare  valeant^  peragantur,  prout  eorum  sagacitatis  industria  censuerit  opor- 
tunum.  Cum  similiter  quoque  omnia  et  singula  secundariarum  et  reliquarum 
ecclesiarum  civitatis  et  locorum  rebellium  praescriptorum  capitula  cum  eadem 
auctoritate  ecclesiarum  hujusmodi  et  sua  tractandi  disponendique  negotia 
per  illos,  qui  de  dictis  secundariis  et  aliorum  praescriptorum  locorum  eccle- 
siis,  earum  francisiis  et  exemptionibus,  ut  praemittitur,  semper  salvis,  in  sae- 
pedictae  sedis  obedientia  permanserunt,  ad  idem  oppidum  Lovaniense  transfe- 
rimus  cum  simiH  facultate.  Quibus  omnibus  auctoritatem  nostram  ordinariam 


j 


melioribus  via,  jure,  modo  et  forma,  quibus  Talemus  acmagis  congruit,im- 
partimur.  Districte  sub  excommunicationis  poena  et  centum  nobilium  scudis 
régis  angliae,  loties  quoties  conirarium  factum  fuerit,  commiltendorum  et 
fisco  nostro  applicandorum ,  omnibus  et  singulis  ecclesiarum  parrochialium 
rectoribus ,  presbyteris ,  clericis  atque  laïcis ,  nobis  subdilis  praecipiraus  et 
mandamus,  ne  praescriptis  rebellibus  in  aliquo  pareant,  vel  eorum  mandata  , 
litteras  quomodolibet  exequanlur,  aut  quaesito  colore  quovis  admittant,  cum 
omnis  auctoritasdejuribus  et  bonis  ecclesiarum  hujusmodi  disponendi,  alie- 
nandi,  arrendandi,  impignorandi ,  aut  alias  quomodolibet  de  illis  tractandi, 
vel  in  alios  quomodolibet  traducendi  vel  obligaudi ,  quod  eis  non  licere  tenore 
praesentium  dcclaramus,  et  si  quid  in  conirarium  praesumpserint ,  nuUius 
sit  roboris  vel  momenti ,  sil  eis  adempla  ac  ad  praelibalos  obedientiae  filios 
devoluta  ,  quibus  obedientiae  filiis  nobis  adhaerenlibus  et  adhaesuris ,  ob  hoc 
volumus  de  omnibus  ecclesiarum  earumdem  fructibus ,  proventibus ,  reddi- 
libus  et  juribus,  prout  cuilibet  ratione  beneficii  seu  beneficiorum  etiam  cura- 
torum  collegii  collegiorum  ,  capituli  seu  capitulorum  ,  dignilatum  ,  beneficio- 
rum ,  vel  alias  quomodolibet  tam  conjunctim  quam  divisim ,  competere  potest 
seu  polerit,  efficaciter  responderi  a  colonis,  mansionariis,  receploribus  alque 
debitoribus  earumdem  ,  quos  sub  eadem  excommunicationis  et  centum  nobi- 
lium praediclorum  poena  monemus,  quatenus  ipsis ,  ad  quos  dictam  translu- 
limus  capitularem  auctoritatem,  pareant  in  hujusmodi  fructuum  et  jurium 
solutione  et  non  aliis  quovis  quaesito  ingenio  vel  colore,  cum  etiam  ex  facti 
nolorietate  liqueat  evidenler,  dictos  obedientiae  filios  in  civilale  locisque  prae- 
libatis  metu  sui  slatus  ,  bonorum  elcorporum  non  ausos  personaliter  residere, 
prout  nec  auderemus  inibi  noslram  exhibere  praesentiam,  exorbitantiis  earum 
et  comminationibus  noloriis   débite   ponderalis.    Ob  hocque    praescriptam 
translationem  ibidem  facere  nequivimus  nec  valeamus,  quam  tamen,  requî- 
rente  saepedicta  rebellione,  in  dicta  civilale  faceremus,  si  valeremus  in  ea , 
cessante praescripto  metu,  personaliter  coraparere.  In  quorum  omnium  etsin- 
gulorum  fidem  et  firmi  roboris  atque  veritatis  lestimonium,  praesentes  hue- 
ras per  nolarios  publicos  infra  scriplos  fieri  et  in  hanc  formam  publicam  redigi 
atque  per  nos  subscribi  et  signari  mandavimus  nostrique  sigilli  majoris  jussi- 
mus  et  fecimus  appensione  communiri.   Datum  et  actum  in  loco  capitulari 
ecclesiae  coUegialae  sancti  Pétri  dicli  insignis  oppidi  Lovaniensis  nostrae  dioe- 
cesis ,  8ub  anno  a  iiativitate  Domini  millesimo  quadringentesimo  sexagesimo 


528 


ANALECTA  LEODIEIVSIA. 


qninto,  indictione  tertia  décima,  die  vero  lunae  duodecima  mensis  Avgmti 
inter  decimam  et  undecimam  horas  ante  meridiem  ,  poolificalus  praefati  saiic- 
tissimi  in  Christo  palris  et  domini  noslri,  doinini  Pauli ,  divina  providenlia 
papaesecundi ,  anno primo,  praesentibiis  ibidem  speclabilibusel  honorabilibus 
\ins  dominis  et  magislris  Aegidio  Vranx,  decano,  Johanne  de  Lacoslicorée , 
licentiato,  Nicolao  Longi ,  baccalario  in  decrelis,  canonicis  praebendatis ,  Jo- 
hanne Speelberick,  capellano,  presbyteris,  et  Henrico  Pyccos,  diclo  vulgariler 
Vlieghe,  virgario  seu  basleonario  ejusdem  ecclesiae  collegialae  beati  Peiri  et 
dictae  nostrae  dioecesis,  et  pluribus  aliis  in  praefato  loco  capitulari  pro  tune 
praesentibus  et  adstanlibus,  testibusad  praemissa  vocalis  specialiter  et  rogatis. 
Et  ego  Gabriel  Hans,  Cameracensis  dioecesis  publions  sacris  apostolica  et 
imperiali  auctoritatibus  notarius ,  quia  piaemissis  narrationibus  capitulomm 
auctoritatis  et   capituli  Leodiensis   secundariarumque  et  reliquarum  eccle- 
siarum  civitatis  et  locorum  rebellium  capitulomm,   pro  obedientibus  prae- 
latis  et  canonicis  ad  locum  insignem  oppidi  studiique  Lovaniensis,  Leodiensis 
dioecesis   modo  praescripto  translalioui   facultatis   reservationi ,    praeceplis 
atque  mandatis,  declarationi,  monitionibusque  poenalibus  et  caeteris  prae- 
missis  omnibus  et  singulis,  dura  modo  et  forma  quibus  praescribuntur  per 
reverendissimum  in  Christo  patrera  et  ilUistrem  principem  dominum  Ludo- 
Ticum,  electum  confirmatum  Leodiensem,  et  coram  venerabilibus,  nobilibus 
et  spectabihbus  dominis  praelatis  et  canonicis  obedientibus  inibi  praesen- 
tibus fièrent  et  agerentur;  una  cum  discreto  viro  magistro  Judoco  de  Boe- 
choete ,  connotario  meo  infrascripto  et  praenominatis  testibus  interfui ,  eaque 
sic  fieri  vidi  et  audivi.  Ideo  praesentes  htteras  translationum  et  aha  in  se 
continentes  et  exinde  confectas  in  banc  publicam  formam  redegi  signoque 
et  Domine  meis  solitis  et  consuetis,  una  cum  sigiUi  majoris  dicti  reverendis- 
simi  domini  nostri  elecli  confirmati  appensione,  de  mandato  speciah  ipsius 
reverendissimi  domini  electi  confirmati,  ad  hoc  etiam  inslantibus  praedictis 
dominis  canonicis,  et  praelatis  unacum  praedicto  connotario  meo  subscripsi 
et  signavi ,  in  fidem  et  testimooium  omnium  et  singulorum  praemissorum , 
rogatus  et  requisitus. 

Et  ego  Judocus  de  Boechoete,  clericus  Cameracensis  dioecesis  publicus 
sacra  imperiali  auctoritate  et  in  praesenti  negotio  notarius ,  quia  praemissis 
narrationibus  capitulorum  auctoritatis  et  capituli  Leodiensis,  secundariarum- 
que et  reliquarum   ecclesiarum  civitatis,  et  locorum  rebellium  capitulorum 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


529 


pro  obedientibus  praelatis  et  canonicis  ad   locum  insignem  oppidi  studiique 
Lovaniensis,  Leodiensis  dioecesis,  modo  praescripto  translalioui   facultatis, 
reservationi,  praeceptis atque  mandalis,  declarationi,  monitionibusque  poena- 
libus et  caeteris  praemissis  omnibus  et  singulis,  dum  modo  et  forma  quibus 
praescribuntur   per  reverendissimum  in  Christo  patrem  et  illustrem  prin- 
cipem dominum  Ludovicum,  electum  confirmatum  Leodiensem,  et  coram 
venerabilibus ,  nobilibus  et  spectabilibus  dominis  praelatis  et  canonicis  obe- 
dientibus inibi   praesentibus  fièrent  et  agerentur;   una  cum  discreto   viro 
Gabriele  Hans,  meo  in  hac  causa  connotario  et  testibus  praescriptis  interfui . 
eaque  omnia  et  singula  sic  fieri  vidi  et  audivi  ac  in  notam  sumpsi.  Idcirco 
praesentes  litteras,  translationem  et  alia  in  se  continentes,  exinde  confectas,  in 
hanc  publicam  formam  redegi  signoque  et  nomine  meis  solitis  et  consuetis 
unacum  sigilli  majoris  dicti  reverendissimi  domini  electi  confirmati  appen- 
sione,   ad  hoc  etiam  instantibus  praedictis  dominis  et  praelatis,   unacum 
praescripto  connotario  meo  subscripsi  et  signavi ,  in  fidem  et  testimonium 
omnium  et  singulorum   praemissorum ,   rogatus  instanter  pariter  et  requi- 
situs. 

Archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  l'ancienne 
cathédrale  de  St-Lambert ,  intitulé  :  paix  et  lettbes 
1463-1 407. 


XLVI. 

ACTE  FAIT  A  TIRLEMONT ,  LE  19  DÉCEMBRE  1465,  PAR  LES  DÉPUTÉS  DU  PAYS  DE  LIÈGE 
ET  DE  LOOZ  ,  AU  SUJET  DES  CONDITIONS  DE  PAIX  IMPOSÉES  PAR  PHILIPPE-LE-BON  ET  LE 
COMTE  DE  CHAROLAIS  ^. 


En  nom  de  Nostre-Singnoir  amen.  A  tous  ceulx  qui  ce  présent  publicque 
instrument  verront  et  oiront,  soit  chose  notoire  et  manifeste,  que,  en  l'an  de 
sainte  nativiteit  Noustre-Singneur  Jhésu-Crist,   courrant   mille  quatre  cens 

»  Le  père  Bouille ,  lom.  II ,  p.  93 ,  parle  des  la  teneur  du  traité  de  St-Trond,  du  22  décembre 
débats  relatif»  aux  articles  de  paix  proposés  par  1463,  Révolutions  de  Liège  sous  Louis  de  Sour- 
ie duc  de  Bourgogne.  M.  de  Gerlache  a  donné     bon  ,  p.  51-33. 

67 


530 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


531 


soixante  et  cincq,  le  dix-neufème  jour  du  mois  de  décembre,  à  heure  de 
primes  ou  environ,  indiction  trausseme,  de  la  pontification  nostre  très-sain 
I^ère  en  Dieu  et  S>^  Singneur  Poul ,  par  la  divinne  Providence ,  de  chely 
meisme  nom  pape  second  l'an  second ,  régnant  en  lempire  très-excellent  et 
très-chrestien  prince  Frédéric,  par  la  grâce  de  Dieu,  empereur  des  Romains. 
En  la  présence  de  nous ,  Joesse  de  Boeslintere  et  Daneal  de  la  Fontaine,  dit 
Carlevvych,  presbtres,  notaires  impériaulx  et  de  la  court  ecclésiastique  de 
Liège  et  des  tesmoings  cy-après  nommez  etescriptz,  furent  présens  en  leurs 
personnes  honorables  et  saiges  de  par  la  cité  de  Liège ,  messire  Johan  de 
Serainge,  seigneur  de  Tillou ,  de  HoUongne,  chevalier,  etc.,  maistre  à 
présent  de  ladite  cité,  Géraur  de  Serainge,  seigneur  de  Fremont*,  panne- 
tier  hirtauble  de  monseigneur  de  Liège ,  Gielle  de  Metz ,  Mathier  Hauweal  ^  et 
Johans  Heilleman  '.  jadis  maistres  de  ladite  cité  ;  de  par  la  ville  de  Tongres, 
Arnt  Hessels,  maistre  pour  le  présent  dudit  Tongre,  Henry  de  Serainge, 
escuier  et  Renechon  de  le  VVegge  ;  pour  ceulx  de  Saintrons ,  Christian  de 
la  Blocquerie ,  pour  le  présent  maistre  dudit  Saintrons  ,  Philippe  Copy , 
Henry  Zeelichs  et  Johan  Gerst;  de  par  la  ville  de  Looz,  Johans  Cleynnewerts, 
pour  le  présent  maistre,  et  Johans  Van  Heystert,  secrétaire  dudit  Looz;  et 
de  par  la  ville  de  Hasche  *,  Eirnoult  de  EIsrake ,  maistre  pour  le  présent  dudit 
Hasche,  et  George  Schilders;  lesqueix  par  vertu  des  poveirs  à  eulx  donnés 
par  lesdits  des  cité  et  villes  desdits  pays  de  Liège  et  de  Looz  ,  et  lesquelz  sont 
de  mot  à  mot  incorporez  en  le  fin  de  cedit  présent  instrument,  et  par  le 
conseil  et  consentement  de  messeigneurs  les  contes  de  Meurs  et  de  Horne , 
aussi  présens ,  ont  dit ,  recongneu  et  affermé  que  comme  par  certain  traictié , 
naigaires  fait  et  accordé  par  iceulx  députez,  ou  nom  desdites  citez  et  villes 
deseurenommées ,  avec  très-hault,  très-excellent  et  très-puissant  prince, 
nostre  très-redoubté  seigneur,  monseigneur  le  duc  de  Bourgongne  et  de 
Brabant ,  soit  entre  autres  choses  expressément  dit  et  accordé,  que  ceulx 
desdites  cité  et  villes ,  seroient  tenu  de  faire  amende  honnorable  à  très-hault 
et  très-puissant  prince ,  mons>'  Charles  de  Bourgongne ,  conte  de  Charroloux, 
seul  filz  de  moudit  seigneur  le  duc  de  Bourgongne,  telle  qu'elle  est  contenue 
et  déclairée  ou  dit  traictié.  Et  aussi  seroient  tenuz  lesdits  de  la  cité  et  villes 

'  Atias ,  Fraipont.  p^ge    535 ,  il  est  oommé  Jokau   Heilman  Du- 

^  Alias,  Haveau.  tari. 

3  Dan»   la   seconde    commission    de    Liège  ,  *  Hasselt. 


desseuredis ,  de  faire  amende  proffitable  à  mondit  seigneur  de  Charroloux , 
pour  ses  injures,  dommaiges  et  intérestz ,  desquelz,  de  sa  part,  leur  seroil 
fait  déclaration.  Et  pour  ceste  cause,  lesdits  députez  se  fussent  présentement 
tirez  devers  mondit  seigneur  de  Charroloux  ,  pour  acquérir  sa  bonne  grâce, 
lequeil  leur  eust  fait  direct  remonstrer  bien  au  long  les  injures,  dommaiges 
et  intérestz  que  lesdits  de  la  cité ,  villes  et  pays  de  Liège  et  de  Looz ,  lui  ont 
fait  et  procuré,  sans  cause,  raison  ne  occasion  souffîsant,  en  ce  que  depuis 
ung  an  en  çà,  iceulx  de  Liège  et  de  Loz   c'estoient  constituez  et   dèclairez 
ennemis  de  mondit  seigneur  de  Charroloux,  et  lui  estant  absent  des  pays  de 
mondit  seigneur  le  duc  son  père,  avoienl  fait  et  passé  certaines  alliances  à 
rencontre  de  lui,  et  sans  aulcune  sommation  précédent,  l'avoient deffié,  et 
meu  guerre  à  l'enconlre  de  mondit  seigneur  le  duc  son  père  et  de  lui ,  leurs 
pays,  terres  et  seignories,  et  en  icelle  guerre  avoient  dit  et  souflFert  dire, 
phiseurs  malvais  et  injurieux  langaiges  contre  sa  personne ,  avoient  prins  sa 
place  de  Phalais^  et  ars,  et  brûlé  la  basse  court  de  sa  place  de  Montaigle,  et 
que  pour  pourvéoir  à  ces  choses,  lui  esloit  convenu  à  grande  haste  détourner 
du  pays  de  France,  avec  grande  et  puissant  armée,  et  à  très-grans  frais , 
missions ,  dommaiges  et  intérestz  tant  par  les  moyens  desseuredits ,  que  plu- 
seurs  autres  qui  plus  à  plain  ont  esté  dèclairez  ausdits  députez.   Lesqueix 
saichans  et  cognoissans  les  choses  desseu redites,  à  eulz  remonstrées,  estre 
vrayes,  ont  à  ceste  cause  très-humblement  supplié  à  mondit  seigneur  de 
Charroloux ,  que  son  plaisir  soit  de  prendre  lesdits  de  Liège  et  de  Looz  en 
sa  bonne  grâce,  et  que  pour  parvenir  à  ce  iceulx  députez,  ou  nom  desseuredit 
et  pour  tous  ceulx  desdites  cité,  villes  et  pays  de  Liège  et  de  Looz,  réservé 
seuUement  ceulx  de  la  ville  de  Dynant,  sans  aucune  innovation  dudit  traictier 
par  eulx  fait ,  avec  mondit  seigneur  le  duc  ont  traictié ,  convenu  et  accordé , 
avec  mondit  seigneur  de  Chorroloux,  de  lui  paier  et  baillier,  au  proffit  de  lui  et 
de  ses  hoirs  et  successeurs,  la  somme  de  cent  et  cinquante  mil  florins,  du  cun- 
gne  et  charge  des  quatre  esliseurs  de  l'empire  ,  à  paier  par  lesdits  de  la  cité , 
villes  et  pays  de  Liège  et  de  Looz ,  non  comprins  lesdits  de  Dynant,  et  ceulx 
qui  ont  tenu  le  parti  de  mondit  seigneur  le  duc  et  de  mondit  seigneur  de 
Charroloux,  auz  termes  telz  que  par  mondit  seigneur  de  Charroloux  leur 
seront  donnez  et  accordez  à  la  prouchaine  journée,  que  par  les  trois  estas  des- 
dits pays  se  doit  tenir  en  la  ville  de  Saintron.  Et  pour  ce,  lesdits  députez  en 
nom  et  comme  députez  des  cité  et  villes  desseurdites ,  par  vertu  de  leursdits 


!i 


532 


ANALECTA  LEODIE^SIA. 


povoirs  el  par  coDsel  et  consentement  de  mesdits  seigneurs  les  contes,  de  leur 
certaine  science,  pure  el  franche  volunté  ou  nom  desseuredit,  ont  recongneu 
et  confessé  lesdis  de  la  cité ,  villes  et  pays  de  Liège  et  de  Looz,  nommez  èsdits 
povoirs ,  devoir  et  estre  loyalment  tenus  à  raondit  seigneur  de  Charroloux , 
pour  lui  et  sesdits  hoirs  et  successeurs,  combin  qu'il  soit  absent,  toutesfois 
maistres   Guillaume  Hugonet,  juge  de  Beaujolois,  Johaii  Carondelet,  con- 
seillieret  maistre  des  requesles,  et  Johan  le  Gros,  secrétaire  et  audiencier  de 
mondit  seigneur,  à  ce  expressément  commis  de  lui,  avec  nous  lesdils  notaires, 
comme  personnes  publiques  présens  et  stipulans  pour  et  en  nom  de  mondit 
seigneur  de  Charroloux  et  de  sesdils  hoirs  et  successeurs,  en  ladite  somme  de 
cent  et  cinquante  mil  florins  desdits  coingne  et  charge  desdils  quatre  esliseurs 
de  l'empire ,  et  ce  pour  la  cause  desseure  déclairée.  Et  icelle  somme  ont  pro- 
mis et  proraectent  lesdits  députez ,  ou  dit  nom ,  par  leurs  séremens  pour  ce 
donnez  es  mains  de  nous  lesdits  notaires,  paier  à  mondit  seigneur  de  Char- 
roloux, ou  à  ses  commis  et  députez  auz  termes  que  comme  dit  est,  leur  se- 
ront par  mondit  seigneur  donnez  et  accordez.  Et  pour  la  seurté  de  ce  ,  lesdits 
députez  ,  ou  nom  et  comme  députez  desdites  cité  et  villes  desseurdites  ,  ont 
fait  et  passé,  font  et  passent  par  cedit  présent  publique  instrument,  toutes 
telles  promesses,  obligations,  submissions  et  renuntiations  qu'ils  ont  fait, 
passé  et  accordé  au  proffil  de  mondit  seigneur  le  duc  de  Bourgongne ,  en  sa 
ville  de  Bruxelles.  Et  lesqueles  obligations,  promesses,  submissions  et  renun- 
tiations et  toute  le  contenu  en  icelle,  ilz  ont  voulu  et  consentu  ,  veullent  el 
consentent  valoir  et  avoir  force,  vigeur  et  effect,  pour  et  au  prolKl  de  mondit 
seigneur  de  Charroloux,  et  que  d'icelles  et  toute  le  contenu  mondit  seigneur 
de  Charroloux,  et  sesdits  hoirs  et  successeurs  se  puissent  aidier,  tout  ainsi 
que  se  toutes  icelles  promesses,  obligations,  submissions,  renuntiations  et 
séremens ,  esloient  nommément  et  expressément  déclairés  et  incorporées  en 
cedit  présent  publique  instrument,  fait  et  donné  en  la  ville  de  ïhylemonl 
en  Brabant,  ou  diocèse  de  Liège,  en  l'ostel  où  esloient  logiés  mesdits  seigneurs 
les  contes  de  Meurs  et  de  Horne ,  les  an  ,  mois ,  jour,  heure  et  indiclion  des- 
seuredits,  présens  nobles  hommes  et  saiges  messire  Guillaume  de  Dinleville, 
seigneur  de  Schones ,  messire  Johan  de  Monfford  el  Olivier  de  la  Marche , 
chevaliers ,  tesmoings  à  ce  appelleis  et  requis. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


533 


S'enstvent  les  tcnures  des  povoirs,  dont  desseur  est  fatcte  mention  et  première- 
ment du  povoir  desdits  de  la  cité  de  Liège,  du  23  novembre  1465. 

«  Nous  les  maistres,  jurrés,  conseil  et  université  de  la  cité  franchise  et 
banlieu  de  Liège,  à  tous  et  singuleres,  à  cuy  ou  ausquelx  ces  présentes  par- 
venrontou  seront  monstrées ,  salut  et  dilection.   Comme  ainsi  soit  que  pour 
parvenir  à  voie  de  moyen  et  traictié  de  paix  et  union ,  sur  les  différends , 
discors,  œuvres  de  fait,  entreprinses  de  guerre  suscitées,  etc.,  noubles  et 
vailhans  seigneurs  damoiseaul  Vincent ,  conte  de  Moursse  et  de  Varwerden , 
el  mons*'  Jacques ,  conte  de  Hornes  ,  seigneur  d'Artena ,  de  Montagu  et  de 
Cranendonck ,  etc. ,  se  soient  entremis  à  nostre  prière  el  requeste ,  et  aussi 
des  bonnes  villes  de  la  langue  thiesse  d'eulx  Iravellier ,  de  trouver  voie  et  ma- 
nire  d'appointement  envers  Irès-haull  el  très-puissant  prince,  monseigneur  le 
duc  de  Bourgongne  el  de  Brabant ,  etc.  ,  sur  les  offres  et  présentations  par 
nous  faites,  contenues  el  à  plain  déclarées  es  commissions  et  submissions  par 
nous  à  eaux  données,  comme  par  icelles  peull  apparoir,  tant  que  fmablemenl 
pour  résolution,  nous  aient  fait  rapport  de  ce  qu'ilz  ont  peu  obtenir  au  lieu 
de  Bruxelles  * ,  el  qu'ilz  ont  impélré  seurté  el  sauconduit  sur  la  surcéance  de 
guerre  donné  et  otlroiée  par  ledit  très-hault  prince  durant  deux  jours  en- 
tiers suyvanl  la  date  d'icellui,  pour  de  par  nous  la  cité  au  nombre  de  trente 
personnes,  el  auslanl  des  chevaulx  ou  au  dessoubz ,  et  semblament  de  par  les 
bonnes  villes  de  Tongre ,   Saintrond,   Loz  ,  Hasselt,  pour  cascune  d'icelles 
dyx  personnes  et  austant  de  chevalz  ou  au  dessoubz ,  envoyer  devers  ledit 
très-haut  prince  monseigneur  le  duc,  etc.,  où  il  sera  lors,  comme  ilz  nous 
ont  relaté,  el  très-révérend  père  en  Dieu  et  Irès-honoré  seigneur  mons»^  Lowy 
de  Bourbon  ,  esleu  confermé  de  Liège ,  duc  de  Bullon ,  conte  de  Loz ,  nostre 
droilurier  seig"" ,  sçavoir  faisons  que  en  vertu  de  la  charge  et  copimission  par 
nous  donnée  ausdits  seigneurs  contes  et  icelle  demourant  en  force  et  vertu  , 
veullans  ensuyr  le  traicl  et  voie  de  paix  el  union  que  désirons  ,  confians  plai- 
nemenl  auz  sens,  loyaulté,  preudommie  el  discrétion  de  nous  chiers  ,  féaulz 
el  amez  Johan  de  Seraingne ,  seigneur  de  Tillou  ,  de  Hollongne ,  cheva- 
lier, etc. ,  maistre  à  présent,  Géraur  de  Seraingne,  seigneur  de  Fremonl*. 

1  Lescomtes  de  Meurs  el  de  Horne  avaient  d'abord  été  tléputésà  Bruxelles  pour  demander  une  trêve. 

2  Sic  ,  ailleurs  Fraipont. 


OU 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


535 


pannetier  hirlauble  de  mons»-  de  Liège,  Gielle  de  Metz  et  Malhier  Hauweal, 
jadis  maislres  de  ceste  cité ,  avons  iceulx  commis  et  instablis,  et  par  ces  pré- 
sentes coramectons  et  instablissons,  de  pour  et  en  nom  de  nous  la  cité  et 
aussy  avec  eaulx  les  députez  des  bonnes  villes  desseurdites ,  qui  pour  icelles 
et  les  autres  de  la  conté  de  Loz  auront  commission  et  auctoi  ité ,  aller  vers 
ledit  ti  ès-hault  prince ,  mons'  le  duc  et  devers  nostre  très-honnoré  seigneur 
lesleude  Liège,  confirmé,  etc. ,  nostre  droiturier  seigneur,  et  ailleurs  là  il 
appartendra ,  ausquelz  avons  donné  et  donnons  plain  povoir,  auctorité  et 
mandement  général,  de,  sur  et  ensuyvant  lez  commissions  et  charges  données 
ausdits  seigneurs  contes,  icelles  demeurant  en  force  et  vertu  ,  comme  dit  est, 
par  leur  bonne  ordonnance  et  moyen  faire  toutes  telles  offres,  traictié ,  paix 
et  amende  honnorable  et  proffitable ,  qu'ilz  trouveront  estre  au  cas  expédient 
et  convenable.  Si  promectons  en  bonne  foy  sur  nous  honneurs  et  seremens, 
de  les  accomplir  et  léalment  entretenir,  avoir  ferme,  aggréable  et  estauble  tout 
ce  que  par  nosdits  commis  et  députez  sera  en  ceste  partie  fait,  ordonné, 
traiclié,  paciffié  et  appointié,  si  que  dit  est,  sans  jamais  faire  aler  ne  venir 
par  nous  ne  par  autre,  en  secreit  ne  en  appert  à  l'enconlre,  en  manire  au- 
cune ,  toutes  fraudes  et  déceptions  fourmises  et  sécluses.  Tesmoingne  nostre 
seel  aux  légations  à  ces  présentes  appendu  en  signe  de  vérité ,  sur  l'an  mil 
quatre  cens  soixante-cinq  ,  vinte-troisseme  jour  de  novembre.  » 


Autre  commtsston  de  Liège,  du  9  décembre  1465. 

€  Nous  les  maistres,  jurrés,  conseil  et  université  de  la  cité,  franchise  et  ban- 
lieue de  Liège,  à  tous  et  singulères  à  cuy  ou  ausquelz  ces  présentes  parven- 
ront  ou  seront  monstreiz ,  salut  et  dilection.  Comme  pour  trouver  voie  de 
parvenir  à  trâict  et  moyen  de  paix  et  union  sur  tous  différends,  discors,  ou- 
vres de  fait  et  entreprinses  de  guerre  suscitées ,  elc. ,  ayons  donné  plain  povoir , 
commission  et  charge  à  nous  amés  chiers  féaulx  Johan  de  Serayn ,  seip""  de 
Tillou,  deHollongne ,  chevalier,  etc.,  à  présent  maistre ,  GéraurdeSeraingne  , 
seigneur  de  Fraipont,  pannetier  héritauble  à  nostre  très-redoubté  et  droitu- 
rier seigneur  mons»"  de  Liège ,  Gielle  de  Metz ,  et  Mathier  Hauweal ,  jaidis 
maistres  de  la  cité,  pour  sur  lesdits  différends,  par  moyen  et  conseil  des 
noubles  et  honnorés  seigneurs  les  contes  de  Meurs  et  de  Horne     laborer  au 


bin  et  traictier  de  paix,  ainsi  qu'il  est  expressément  dèclairé  et  contenu  en 
la  commission  à  eulx  donnée ,  parmy  laquele  ces  noz  présentes  sont  infichées 
et  annexées  etc. ,  savoir  faisons  que ,  demourant  icelles  commissions  en  leur 
forche ,  valeur  et  vertu ,  sans  en  rins  diminuer  ne  admeadrier  deleis  et  avec 
lesdits  Johan,  Gérar,  Gielle  et  Mathier,  devant  nommez,  advons  adjousté  et 
dénommé  et  par  ces  présentes  adjoustons ,  dénommons  et  commectons  de 
nostre  part  nostre  chir  amé  Johan  Heilman  Dusart,  jadis  maistre  aussi  de  la 
cité ,  auquel  avons  donné  et  concédé ,  donnons  et  concédons  par  cesdites  pré- 
sentes ,  tout  (eilz  commissions ,  povoir  et  charge  comme  les  autres  dcsseur- 
dits ,  pour  avec  eulx  labourer  en  ces  affaires ,  ainsi  que  donné  l'avions  et 
avons  aux  desseuredits.  Si  promectons  et  avons  encovent  bonnement  et  léal- 
ment de  faire  et  entretenir  fermement  et  entirement  tout  ce  et  de  quant  que 
par  ledit  Johan  Heilman ,  ensemble  avec  les  desseurdits  députez ,  sera  en 
ceste  cause  fait ,  traictié ,  paciffié  et  accordé ,  sans  jamais  faire  ne  venir  à  i'en- 
contre  en  manire  aulcune ,  par  le  tesmoingne  de  ces  présentes  transfichées 
en  lettres ,  èsquelles  fait  avons  apprendre  nostre  scel  aux  légations  en  signe  et 
certification  de  vérité,  sur  l'an  de  grâce  Nostre-Seigneur ,  mil  quatre  cens 
soixante-cinq  du  mois  de  décembre  le  neufème  jour.  » 

Commïgsiofi  de  Tongre,  du  23  novembre  1465. 

«  Wy  de  bourgemeisleren ,  gesworen ,  raidt  ende  gemeynte  vander  stadt 
ende  vriheit  van  Tongeren ,  allen  ende  yegeliken  aen  den  welken  dese  tege- 
wordige  letteren  soelen  comen  oft  getoent  werdeu  groete  ende  minne  :  want 
soe  is  om  te  comene  tôt  ueghe  van  tractaten,  middele  van  peyse  ende  een- 
drechticheit  op  ende  van  den  geschilden  twidracht  werken  van  wille  ende 
aengripinge  van  oirloge  opgeslaeu ,  etc. ,  die  eedele  ende  mogende  heere 
jonchere  Vincent,  grève  van  Moirs  ende  van  Sarwerden,  ende  myn  heere 
Jacob,  grève  Van  Horne,  heere  van  Altena,  van  Montagne,  van  Crane- 
donck,  etc.,  aengenomen  hebben  ,  tôt  onser  beden  ende  versucke,  oick  den 
goeder  sleden  Ludick,  ende  anderen  van  den  duetschen  tongen,  hen  te  ar- 
beyden  ende  te  pynen  vindene  voeghe  ende  manière  van  peysen  aen  den  zeer 
hogen  ende  zeer  mechtigen  den  prince  mynen  heer  den  hertoghe  van  Bour- 
gongnien,  vanBrabant,  etc.  Opdie  ervredingen  ende  presenteringen  by  ons 


t  I 


536 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


gedoen  volcoraelic  begrepen  ende  vercleerl  in  der  commissicn  ende  submis- 
sien  by  ons  hen  gegeven ,  soe  mils  den  selven  blicken  mach ,  soe  dal  len 
uterslen  1er  sliilingen  die  edele  greven  \oirscreven  ons  wederbracht  bebben 
'tgeen  sy  hebben  connen  \ercrigen  lot  Bruesele ,  ende  dat  sy  erworven  hebben 
sekerheit  ende  geleide  voir  den  onderselen  van  oirloge  gegeven  ende  ver- 
leene  van  den  voirscreven  zeer  hogen  prince  durendc  ihien  daghe  rechl 
volgende  die  date  dair,  van  om  van  onsenl  wegen  lollen  gelalle  van  ihien 
personnen  ende  soe  vêle  perden  oft  dair  onder  van  den  sladl  van  Ludick 
wegen ,  tolten  gelalle  van  dertich  personnen  ende  alsoe  vele  perden  oft  dair 
onder,  ende  sgelyx  van  den  sleden  wegen  Sinlruden  ,  Loen  ende  Hassell, 
van  elken  van  hen  lot  thien  personen  soe  vele  perden  oft  dair  onder,  le 
schieten  totten  voirscreven  seer  hogen  prince  mynen  heere  den  herloge  etc. , 
aldair  hy  syn  sali ,  soe  sy  ons  aenbracht  hebben  die  zeer  révérend  vader  in 
Goede  ende  zeer  eerwerdige  heer  myn  heer  Lodewyc  van  Bourbon ,  elect 
confirraeert  van  Ludicke,  herloge  van  Bullioen  ende  grève  van  Loen,  onsen 
rechien  heer,  etc.  ;  doen  te  welene  dat  in  crachte  der  beladingen  ende  be- 
vele  by  ons  gegeven  den  voirscreven  eedelen  heeren  greven  ende  alsulke 
blivende  van  machlen  ende  werden  willende  na  volgen  den  tractaten  ende 
wegen  van  peyse  ende  bescheidenheiden  die  wy  begeren ,  belrouwende  vol- 
coraelic in  verstenlicheiden  ,  wellicheiden ,  wysheide  ende  bescheidenheiden , 
onser  liever  getruwer  ende  geminder  Arnls  Hessels ,  boiirgemeister  1er  lyt , 
Henrix  Van  Serain  ,  raan  van  wapenen  ende  Renchon  van  Luye ,  wylen  bour- 
gemeister  ende  aile  ingeselen  burgeren  van  dese  slad  ,  wy  hen  bevolen  ende 
ingestadicht  hebben  ende  mils  desen  tegewordigen  bevelen  ende  instedigen, 
om  voir  ende  in  name  van  onss^  ende  oie  by  hen  den  deputeerden  der  goeder 
steden  van  Ludick,  ende  anderen  voirscreven  ,  die  welke  voir  die  selve  stede 
ende  den  anderen  der  greefschappe  van  Loen ,  commissie  ende  machl  heb- 
ben, suelen  te  treckene  totten  voirscreven  zeer  hogen  prince  mynen  heer  den 
hertoge  ende  totten  voirscreven  onsen  zeere  eerwerdigen  heer  elect  confir- 
raeert, onsen  rechlen  heer,  ende  elderswair  dairt  geburen  sali,  den  welken 
wy  gegeven  hebben  ende  geven  volcomen  macht  auctoriteit  ende  gemeyn 
beveel  op  ende  naegande  den  bevalen  ende  beladingen  gegeven  den  voir- 
screven eedelen  greven  des  selven  blivende  in  crachlen  ende  valoren  als  voir- 
screven is,  by  haire  goeder  ordinancie  ende  middele  le  doen  te  makene  allen 
alsulke  bevredingen,  tractaten,  peysen  ende  beleringe  eerlyke  ende  profifite- 


/ 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


537 


lyke  als  sy  vinden  suelen  nut  ter  saken  ende  bequeem  :  soe  geloven  wy  in 
goeder  trouwen ,  op  onseeere  ende  eyde ,  te  vervullen  ende  weltelic  te  haldene 
le  hebbene  vast  dancbair  ende  gestedich  allet  Igeen  dat  by  onsen  gedepu- 
terden  ende  commitlerden  voirscreven  sal  in  desen  deile  ende  saken  gedaen , 
ordinert,  traclert,  gepeyst,  ende  te  pointe  geset  syn  als  voirscreven  es,  son- 
der emmermer  te  doen  ,  te  gaen ,  te  comene  by  ons  nocht  by  andere,  heymelic 
nocht  openbair,  dairtegen,  in  enigher  raaniren,  allen  bedroghe  ende  arge- 
lisle  uutgescheiden  ende  uutgesloten  :  orconde  ons  ziegels  ten  saken  desen 
tegewoirdigen  aengehangen  in  teken  der  wairheit ,  in  den  jaire  Ons  Heeren 
dusent  vier  hondert  vyf  ende  sestich  ,  dry  ende  twintich  daghe  novembris.  » 

Commission  de  S^~Trond,  du  8  décembre  1465. 

«  Wy  Bourgemeisters ,  gesworen ,  raet  ende  gemeynte  der  stadtvan  Sintru- 
den ,  doen  cont  ende  kenlic  allen  den  genen  die  dese  lelteren  suelen  aensien 
oft  horen  lesen  ,  want  wy  voirtyts  ,  over  mits  sommigen  saken  ende  informa- 
tien,  ons  dair  toe  bewegende  melten  dorluchtigen  hogeboren  ende  vermo- 
genden  vorst  hertoge  van  Bourgondien  ,  van  Brabant ,  synre  genaden  luyde 
ende  lande  lot  vreden  comen  syn  ,  die  wy  begeren  onlscheiden  te  worden  om 
grolen  treffelyken  schaden  ende  lasten  te  verhudene ,  ende  want  oie  te  voerens 
twedracht  ende  differentie  tuschen  den  eerwerdigen  vader  in  Gode  ende 
dorluchtigen  prince ,  heer  Lodewyc  van  Bourbon ,  elect  confirmeert  tôt  Lu- 
dyck ,  herloge  van  Bulioen  ende  grève  te  Loen ,  onse  genedige  heer ,  ende  ons 
verreesen  was  ende  opgestaen  :  soe  eest  dat  wy  den  hogeboren  vorst  hertoge 
van  Bourgondien ,  van  Brabant ,  etc. ,  ende  onsen  genedigen  heeren  elect  con- 
firmeert voirscreven,  om  sulke  mesgryppe  van  veden,  schaden  ende  twedracht, 
als  voer  gernert  zyn  eerlyke  endeproffitelikezoene  ende  beteringe  doen  willen, 
ende  alsoe  hebben  van  bourgemeislers ,  gesworen ,  raet  ende  gemeynte  der 
stadt  voirscreven,  Uv.  te  wetende  opdach,  dalen desen letlerenondergescreven, 
onsen  getruwen  Kerstiaen  Van  der  Blockerien ,  bourgemeister  der  stadt  voir- 
screven, Philips  Copy,  Henrick  Zeelichs  ende  Johannes  Gersten,  geconsti- 
tuert,  gecommittert  ende  gedeputeert ,  ende  hen  volcomen  macht  gegeven; 
in  name  der  stadt  voirscreven  van  Sintruden ,  met  haren  aenhangen  ende  toe 
behoirlen ,  van  peyse  ende  concordie ,  op  die  mesgripe ,  schade  ende  twe- 

68 


il! 


538 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


dracht  voirgernert  te  Iracleren ,  le  horen  ende  sien  traclerea ,  den  peys,  zoene 
ende  eendrechlicheit  van  den  mesgripe ,  schaden  ende  twedracht  voirscreven, 
aen  den  hogeboren  ende  vermogenden  vorst ,  herloge  van  Burgundien ,  van 
Brabant,  etc.,  ende  aen  onssen  genedigen  heer,  elect  voirscreven,  te  ordine- 
ren  ende  le  maken  ende  te  concluderene ,  ende  den  hogeboren  vermogenden 
prince ,  heeren  Charrolois ,  aile  oetraoet ,  eere  ende  reverentie  te  bewysene , 
ende  allen  dat  in  desen  saken  te  doene,  dat  totten  peyse  beboirt ,  ende  d'welc 
wy  selve  doen  souden  ende  mocbten ,  oft  wy  lyftic  présent  ende  voir  ogen 
waren  sonder  argelist ,  ende  hebben  voirtraere  geloeft  ende  geloven  by  onsen 
eeren  in  goeden  ende  waren  Irouwen  wael  le  volvueren,  ende  vaststedichende 
ongebrekelic  te  houdene ,  ende  allen  'tgene  des  die  vier  deputeerde  voirscre- 
ven hier  in  aen  den  hogeboren  ende  vermogenden  vorst ,  hertoge  van  Burgun- 
dien,  van  Brabant,  etc.,  ende  der  hoghe  geboren  vermogenden  prince,  heer 
Charrolois ,  synen  soene ,  ende  onsen  heere  elect  voirscreven ,  ende  aen  allen 
die  ghene  dair  wy  peys  aen  behoenen  mogen,  hetzy  zamenllic  oft,  bezunder 
doen  ende  concluderen  suelen.  Ende  des  lorconden  der  waerheit,  soe  hebben 
wy ,  bpurgemeisters,  gesworen ,  raet  ende  gemeynte  der  stad  van  Sintruden , 
der  selver  stad  ziegel  ten  zaken  aengehangen  int' jair  der  geboirten  Onss  Hee- 
ren dusent  vier  hondert  vyf  en  seslich ,  in  decembri  acht  daghe.  » 

Commission  de  Looz,  c/m  10  décembre  1463. 

«  Wy  bourgemeisteren ,  gesworen ,  raet  ende  ganse  gemeinte ,  porteren 
endeinwoenre  der  stad  van  Loen ,  doen  te  weten  inygeliken,  alsoe  wy  dan 
met  onsen  siegelen  ende  briefven  in  den  saken  ende  geschilden ,  die  wesende 
hangende  ende  uutstaende  syn  tuschen  den  eedelen ,  raoghenden ,  doerloch- 
ligen  hogeboren  prince  ende  heeren,  hère  Philips,  byder  genaden  Gods,  her- 
toge van  Bourgundien,  van  Brabant,  etc.,  ende  synen  goeden  landen  desgelyx 
tuschen  den  eedelen ,  mogenden ,  doirluohtigen  hogeboren  heere  ende  prince, 
den  heere  van  Charroloux ,  ouck  tuschen  den  edelen ,  mogenden ,  doirluchti- 
gen  hogeboren  heere  et  prince,  heeren  Lodewyc  van  Bourbon,    by  der 
Godgenaden ,  elect  confirmeert ,  lot  Ludick ,  hertoge  lot  Bullion ,  grève  lot 
Loen ,  etc.,  onsen  lieven  genedigen  heere ,  ende  een  groet  part  synre  riddert- 
schappe  ende  ondersete ,  1er  eenre ,  ende  ons ,  die  poirtereu  ende  gemeynte 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


539 


voirscreven,  met  onsen  aenhangen  ende  tonehoeren,  ter  andere  syden,  ge- 
momboirt,  geconstituert,  gedeputeert  ende  mechlich  gemaict  hebben  met 
onsen  openen  siegelen  ende  brieven ,  onsen  lieven  getruwen  Dierick  Rayrae- 
kers  ende  Jan  Cleynnewerts,  ons  Iwe  bourgemeisteren,  ende  Jan  van  Heeslert, 
onsen  sécréta  ris  ,  omme  die  voirscreven  geschilden  ende  saken  by  die  voirge- 
noemde  hogeboren  princhen  ende  heeren  te  Iracleren ,  te  ordineren ,  te  pey- 
sen  ende  te  sluten,  met  hulpe  ende  bystant  der  eedelre ,  mogende,  hogeboren 
heeren ,  jonchere  Vincent,  grève  lot  Moers  ,  etc.,  ende  heeren  Jacob,  grève 
lot  Horne,  etc.,  den  wellegen  twe  eedelen  heeren  voirscreven ,  wy  des  selfs 
gelyc  commissie  van  siegelen  ende  brieven  gegeven  hebben,  die  welke  wy  ralifi- 
ceren,  van  werden  ende  machtenhalden.  Ende  alsoe  dan  die  voirgenoemde,  ons 
deputeerde,  ons  in  relatien  mont  sprekenlyc  opgedaen  hebben,  voelrehande 
verkellinge  van  der  selver  saken  geschiel  benner  der  goeder  sladt  van  Bruessele; 
ouck  ons  sekere  gescriften,  desen  saken  aengaende,  gelesen  hebben,  soe  eesl 
dat  wy  met  onser  aire  wille,  wete  ende  consente,  soe  voere  onss,  soe 
voer  onse  aenhenge  ende  toebehoirte,  onsen  lieven  getruwen  Jan  Cleynne- 
werts, onsen  bourgemeister ,  ende  Jan  van  Heeslert,  onsen  secrelairis,  vol- 
comen  macht  ende  belaet  gegeven  hebben ,  ende  met  desen  onsen  briefve 
volcomen  macht  ende  belaet  geven ,  dat  sy  die  voirgenoemde  saken  ende  ge- 
schilden, met  ende  by  die  voirgenoemde  doerluchtige ,  hogeboren  princen 
ende  heeren ,  die  wy  groflFelic  veronrechl  hebben ,  Iracleren ,  ordineren  ,  pey- 
sen,  sluyten  ende  finael  maken ,  ende  soe  wer  dese ,  onse  deputeerde,  termi- 
mineren ,  Iracteren ,  ordineren ,  peysen  ,  sluyten  ende  finael  maken ,  bel  sy  in 
't  generael  oft  besunder ,  niet  gereserveert ,  desgelyx  soe  wer  ons  voirscreven 
deputeerde ,  omme  dese  voirscreven  saken  le  peyse  te  brengen  ende  finael  te 
maken ,  overgeven ,  consenleren ,  geloeven  en  luweseggen ,  in  wat  maniren 
dat  zy  dat  geloeven ,  wy ,  met  onsen  Irouwen ,  dat  suelen  wy  ganselyc  ende 
altemael,  soe  voere  ons,  onselouwebehorte,  onse  erven  ende  naecomelinge , 
van  valoire ,  van  werden ,  van  machlen  halden  ende  over  ail  volvoeren  ,  als  oft 
wy  samentlyc  ende  persoenlyc  met  hon  in  l'  présent  weren ,  ende  dat  gedaen 
hedden  sonder  enich  wederseggen  van  ons  aen  argelist ,  ende  renuntieren  in 
den  saken  op  cleerschap,  manschap.  Ende  aile  argelist.  Des  voirscreven  es  lor- 
konden ,  hebben  wy  onsen  stad  gemeynen  ziegel  desén  brieve  aen  doen  hau- 
ghen.  Gegeven  in  'l  jaer  nae  der  saliger  geboirten  Ons  liefs  Heeren  Jhesu 
Chrisli,  dusent  vier  hondert  vyf  en  seslich,  in  decembri  ihien  daghe.  » 


:  ' 


F=^ 


li 


540 


ANALECTA  LEODIENSÎA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


341 


1.1  1 


Commission  de  Hasselt,  du  10  décembre  1465 . 

«  Allen  heeren  van  gheistlicheit  ind  werlicheit,  stade,  ridderen ,  schiltbur- 
digen ,  ind  ailen  eerbaren  mannen ,  onsen  lieven  heeren  ind  vrinden ,  dair  dese 
onse  lelleren  voircoraen  suelen,  bourgemeister ,  rael  ind  ganse  gemeinle  der 
stadt  van  Hasselt ,  onderdenige  ind  aH  bequemelyke  groeten.  Voer  aile  alsdan 
die  homechlige  eedele  heeren ,  joncher  Vincentius ,  grève  te  Moers  ,  te  Swar- 
werden,  ind  heere  Jacob,  grève  te  Home ,  heere  te  Altena  ,  te  Montengue  ind 
tôt  Cranendonck ,  aensiende  die  groete  lasten,  ind  pericule  van  groter  veed- 
scappe  in  't  oirloge  die  in  desen  lande  van  Ludick,  van  Loen,  leider  bracht , 
syn  uut  naeburligen  medelyden  ind  van  goeder  gonsten  sich  aengenomen  , 
den  selven  des  oiick  genelliken  gegoud  synde  voirt  dae  vlyslich  bewesen ,  ind 
ves  het  no  honnen  vermogen  niet  gespart  hebben ,  die  selve  vede  te  gude  ind 
te  vreden  te  bringen ,  welich  bon  der  almechtige  God  wil  gonnon ,  waele  te 
volvueren.  So  ist  dat  voirde  voren  hier  op  beraden  ende  des  overcomen  synde, 
deputeert  ind  gemechticht  hebben,  int  by  desen  letteren  mechtigen  ind  depute- 
ren ,  die  eerbare,  onse  lieve  getrouwe  ind  geminde  Aernt  van  EIsrake  ,  indertyt 
onsen  bourgemeister ,  Johan  van  EIsrake ,  Johan ,  greven  in  't  Joris  schilders , 
wyinebourgemeisters,  ind  onsen  raetz  vruude,  indPeter  Alarts,  indgelickenby 
sonder  van  onsen  ;  ind  aile  der  gheenre  onser  medegeringe ,  wegen  die  wy 
bynnen  lande  van  Loen,  mechtich  synora  te  trecken  bydie  voirscreven  heeren 
greven,  ind  ons  te  verdadingen  te  verenigen,  ind  aile  tractaten  van  peyse, 
vruutscappen  int  vreden  te  overcomen  ,  ind  te  sluyten  by  doerluchtigen  ,  ver- 
mogenden  vorsten ,  den  hertoge  van  Bourgondien  ind  van  Brabant ,  etc. ,  by 
den  hoegeboren  heere ,  synen  lieven  soen ,  mynen  genedigen  heere  van  Char- 
roloys,  by  den  eerwerdigen  in  God  vader,  hogeboren,  verraogende  vorst, 
heeren  Lodewych  ,  elect  confirnaeert  van  Liidick ,  ind  grève  van  Loen  ,  onsen 
Heven  lantheeren,  voirt  by  allen  anderen  heeren  daer  wy  met  uulstaen  ind  te 
bedingen  hebben  ,  ind  dat  sementlichen  oft  by  yegeliken  heeren  ,  ind  partien 
bisunder,  ind  wat  die  twe  eedele  heeren  greven  voirscreven,  ind  onse  voirge- 
noemde  deputeerde ,  oft  dmeeste  deyle  van  bon ,  hier  van  doen ,  sluyten  ind 
overcomen  sullen  in  gesamender  bedinghen ,  oft  by  yegelyke  heeren  ind  par- 
lien,  verscheiden  geloeven  bon  hiervan  doen  sluyten   ind  overcomen,  wy, 


bourgemeister,  raet,  ind  ganse  geraeynte  der  stad  van  Hasselt  voirscreven, 
vast,  stedich  ind  onverbrechlich  te  halden,  voir  ons,  onse  erven  ind  noco- 
melingen,  le  ewigen  daghen,  ind  des  niet  le  wederropen.  Orconde  der 
waerheit ,  hebben  wy  onser  stad  siegel  hier  aen  doen  hangen ,  in  den  jair  Ons 
Heeren  gebuert,  dusent  vier  hondert  vyf  en  sestich,  in  decembri  thien 
daghe.  » 

El  ego  Judocus,  dictus  de  Boeslintere ,  presbyter  Leodiensis  dioecesis ,  pu- 
blicus  sacra  imperiali  auctorilate  notarius  juralus,  quia  praemissis  omnibus  et 
singulis  suprascriptis ,  unacum  Daniele  de  Fonte ,  connotario  subscripto ,  et 
lestibus  suprascriptis,  praesens  interfui,  eaque  sic  fieri  vidi  et  audivi ,  et  ex 
iis  praesens  publicum  inslrumentum ,  cum  eodem  Daniele,  connotario ,  recepi 
et  in  publicam  formam  expedivi,  necnon  linguam  gallicam  praescriptam  Da- 
nieli  praedicto  inlerpretatus  fui ,  praesensque  publicum  inslrumentum  licel 
aliéna  manu  fideliterscriptum,  signoque  et  nomine  raeis  solitis  et  consuelis 
signavi,  rogalus  et  requisitus ,  in  robur  et  lestimonium  praemissorum. 

Et  ego  Daniel  de  Fonte ,  alias  Carlewych ,  presbyter  Leodiensis  dioecesis , 
publicus  sacra  imperiali  auctorilate,  venerabilisque  curiae  Leodiensis  notarius 
juralus,  praemissis  omnibus  et  singulis  suprascriptis,  unacum  Judoco  notario 
et  lestibus  praescriplis  praesens  interfui ,  et  ex  iis  praesens  publicum  inslru- 
mentum cum  eodem  Judoco  recepi,  praedictoque  Judoco  linguam  gallicam 
mihi  interprétante  praediclam  et  exponenle ,  in  publicam  formam  expedivi , 
praesensque  publicum  inslrumentum  licel  manu  aliéna  scriptum  signoque 
et  nomine  meis  consuelis  signavi ,  rogalus  et  requisitus ,  in  robur  et  lestimo- 
nium praemissorum. 

Archives  de  la  province  de  Liège.  Original  sur  parchemin  , 
n"  46  de  l'inventaire  des  pièces  revenues  de  Lille  en  1775. 


542 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


543 


«1  i> 


!il  iii 


XLvn. 

BULLA  PAULINA  ,  SIVE  SENTENTIA  DOMINI  NOSTRI  PAULI  PAPAE  SECUNDI  .  LATA  DIE  23 
DECEMBRIS  1465  *  ,  INTER  REYERENDUM  IN  CHRISTO  PATREH  DOMINUX  LUDOYICUM  ELECTU» 
LEODIENSEX  EX  UNA ,  ET  HAGISTROS  CIVIU» ,  SCABINOS  ,  BURGIMAGISTROS ,  RECTORES, 
JURATOS  ET  COMMUNITATES  CIVITATIS  LEODIE!^SIS ,  NEC  NON  LOSCASTRI  ,  HASSELT ,  BE- 
RINGHEN  ,  EYCK,  STOECKHE»,  BREDE ,  HERCK  ET  BILSEN,  COMITATUS  LOSSENSIS  ^  ET  LOCA 
ALIA  IPSIS  ADJACENTIA,  ALIOSQUE  OXNES  ET  SINGULOS  IN  HAC  LITE  CONSORTES ,  EX 
ALTERA  PARTIBUS  ^. 


Paulus  episcopus ,  servus  servorum  Dei ,  ad  perpetuam  rei  memoriaiii. 

Pastoralis  cura  sollicitudinis,  divinitus  nobis  super  cunctas  christiani  populi 
nationes  injuncla,  nos  invigilare  saluti  fidelium,  eorumque  periculis  obviare, 
et  scandala  removere  coinpellit. 

Sane  cura  nobis  diversa  g^rayissimarum  diiFerentiarum  dissidiorumque  inter 
dilectos  filios  Ludovicum  electum  Leodiensem  ex  una ,  et  magistros  ciyium , 
scabinos,  burgimagistros ,  rectores,  juratos  ac  communitates  civitatis  Leo- 
diensis,  et  oppidorum  de  Tongris  et  de  S.  Trudone  patriae  Leodiensis, 
necnon  Loscastri ,  Hasselt ,  Beringhen ,  Eyck ,  Stockheim ,  Brede ,  Herke  et 
Bilsen  comitatus  Lossensis ,  et  loca  alia  ipsis  adjacentia ,  aliosque  omnes  et 
singulos  in  bac  lite  consortes  ex  altéra  partibus^  commotio  animum  fel.  rec. 
Pii  secundi  praedecessoris  nostri  saepe  pulsasset;  intellexerat  enim  quod 
propler  varios  et  diverses  excessus  ibidem  perpétrâtes ,  ordinaria  fuerat  in 


*  Paulinam  hanc  constitutioneai  recudimus 
collatam  cum  exemplari  coaevo,  necnon  cum  alio 
exemplari  quod  insuocodice  descripsit  Uerman- 
nu8  de  Wachtendonck.  In  illis  exemplaribus  con- 
stitutio  aposlolica  Romae  dicitur  data  anno  1465 
Diciao  GALEifDAS  JARirARii ,  pontificotut  Pauli  II 
anuo  secundo.  Ita  etiam  legitur  in  versione  gal- 
lica  illius  bullae,  quae  Leodii  publicata  fuit  die 
26  maii  1477,  et  quam  infra  exhibemus  :  mille 
quatre  cens  soixante  cincq ,  les  X"  knlende  de  jan- 


vier, de  nostre  pontificiat  l'an  second.  Praeterea 
si  bulla  data  fuisset  die  décima  mensis  januarii 
1465,  prout  apud  Chapeaville  (tom.  III,  p.  150) 
et  alios  legitur,  non  ad  annum  secundum ,  sed 
ad  annum  primum  pontificatus  Pauli  II  specta- 
ret  ;  Paulus  enim  pontiTex  electus  est  die  31 
augusti  1464. 

^  Talis  est  titulus  ,  qui  bullae  Paulinae  prae- 
figitur  in  codice  Hermanni  de  Wachtendonck. 


dicta  civitate,  oppidis  et  locis  supradictis  ab  ipso  electo  primum,  et  suc- 
cessive apostolica  auctoritate  etiam  appositum  et  observatum  aliquandiu  inter- 
dictum ,  a  quo  quidem  aposloUco  interdicto  hujusmodi  fuit  etiam  ad  sedem 
apostolicam  appellatum.  Idem  praedecessor  noster  non  immemor  quod  inter 
principes  et  subditos  nonnunquam  exortae  discordiae  discrimina  attulissent, 
et  providere  cupiens ,  ut  praetactorum  Leodiensium  civitas  et  districtus ,  se- 
data  hujusmodi  commotione,  felicis  ductu  regiminis  a  noxiis  praeserva- 
rentur,  ac  optatis  semper  proficerent  incrementis,  dileclum  filium  Petrum 
Tyrasonensem  electum,  tune  causarum  Palatii  apostolici  audilorem  ,  de  cujus 
fide  et  probilate  non  immerito  confidebat  plurimum,  ad  investigandum ,  et 
quoad  posset  componendum  ac  tollendum  ipsas  differentias  et  dissidia,  inter- 
dictumque  hujusmodi ,  sub  raodis  et  formis  per  eumdem  praedecessorem 
nostrum  in  certis  inslitutionibus  sub  annulo  piscatoris  sibi  datis,  relaxandum , 
alioquin  ad  audiendum  causam  in  justitia ,  et  proferendum,  eo  destinavit. 

Qui  quidem  Petrus  electus ,  quamvis  multiplicibus  et  variis  modis  concor- 
diam  inter  parles  praediclas  prius  suadere  et  efflagilare ,  ac  pacis  et  Iran- 
quillitalis  conditiones  inducere  conatus  esset,  lurbante  tamen  et  impediente 
iniquo  satore  zizaniae  humani  generis  inimico,  nihil  proficere  valuit  :  sed 
opus  fuit  ipsorum  dissidentium  causas  in  partibus  illis  aequo  tractare  libramine. 

In  quibus  cum  tam  magistri  civium ,  scabini,  burgimagistri ,  redores, 
jurati,  communitatesque,  et  alii  supradicti ,  quam  eorum,  qui  in  ipsa  lite 
consortes,  et  literatorie,  et  juratorie  dictae  sedis  apostolicae  jurisdictioni  se 
submisissent,  obtinuerunt  interdictum  praetactum  sibi  relaxari,  atque  ab 
ecclesiasticis ,  quibus  innodati  Fuerant,  etiam  censuris  absolvi. 

Quibus  sic  peractis,  dictus  Petrus  Tyrasonensis ,  causam  inter  partes  prae- 
missas,  vigore  commissionis  sibi  factae,  judicialiter  audivit,  processum  in- 
struxit.  Et  ipse  per  observationem  tam  terminorum  substantialium ,  quam 
aliorum  in  eadem  causa  occurrentium ,  et  singulis ,  nec  non  juxta  tenorem  com- 
missionis ipsi  electo  factae  et  naturam  causae  hujusmodi ,  observandis  obser- 
vatis  per  hinc  inde  partes,  et  ipsum  Petrum  electum  rite  instructa;  idem 
Petrus  electus  causa  attemptatorum  pro  parte  Ludovici  electi  praefati  coram 
se  introducta,  prius  in  partibus  senlentialiter  rite  terminata.  partibus  eisdem. 
seu  verius  earum  procuratoribus  srve  syndicis  ad  comparendum  Romae  cum 
suflicientibus  mandalis,  seu  ubi  romana  pro  tempore  foret  curia,  coram 
Romano  pontifice,  seu  illo  vel  illis,  cui  vel  quibus  ipse  pontifex  hujusmodi 


1544 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


545 


I 


causam  expediendam ,  et  justitiam  ministrandam  commiUeret ,  certum  pe- 
remptorium  praefixil  terminum. 

Veriim  dicto  Pio  poslea,  siciit  Deo  placuit,  viam  universaecarnis  ingresso, 
et  nobis  ad  summi  apostolatus  apicem .  disponente  Altissimo,  assumptis, 
eodem  Petro  ad  nos  cum  instructo  processu  redeunte,  ac  oraloribus  etiam 
partium  ipsarum  coram  nobis,  indictoeis  per  ipsum  Petrum  elecliim  praefixo 
termino  comparentibus ,  illisque  per  jus  plene  hinc  inde  auditis  et  intellectis, 
dictae  causae  expeditionem  ad  raenses  quatuor  per  nostras  apostolicas  literas 
sub  spe  pacis  componendae  differendam  duximus;  partibus  ipsis  nihilominus 
injungentes,  ut  si  infra  dictum  terminum  concordes  fieri  non  possent,  lapso 
ipso  termino,  per  eorura  ad  id  légitime  constitutos  procuratores  apud  sedem 
apostolicani  pro  conficienda  hujusmodi  concordia,  vel  ubi  id  fieri  nequiret, 
pro  causa  et  lite  hujusmodi  continuanda  et  finienda  omnino  comparere  cura- 
rent  ;  certificantes  easdem  ,  quod  lapso  hujusmodi  termino ,  earum  absentia 
nonobstante,  ad  partis  comparentis  et  justitiam  petentis  instantiam  ,  in  causa 
et  lite  ipsa  ,  justitia  praevia,  omnino  procederemus ,  usque  ad  ipsam  senten- 
tiam  audiendam ,  per  easdem  literas  monentes  eas  atque  citantes,  ac  nullam 
deinceps  citationem  vel  monitionem  necessariam  decernentes ,  ac  pariter  dé- 
clarantes ac  inhibentes  partibus  eisdem,  sub  excommunicationis ,  anathe- 
matis ,  interdicti  ac  quinquaginta  millium  florenorum  auri  de  caméra  in 
subsidium  fidei  adversus  infidèles  convertendorum  poenis,  ne  aliqua  par- 
tium praetactarum  in  allerius  praejudicium  aliquid  praesumeret  attentare, 
et  si  secus  fieret,  extunc  irritum  decrevimus  et  inane,  proul  in  literis  nostris 
tune  in  consistorio  nostro  secreto  venerabilium  fratrum  nostrorum  Romanae 
ecclesiae  cardinalium  oratoribus  utriusque  partis  et  etiam  quibusdam  ca- 
nonicis  Leodiensibus  nuntiis  ex  parte  cleri  Leodiensis  destinatis,  in  praesentia 
nostra  traditis,  plenius  continetur  ^ 

Cum  autem  sicut  fide  digna  relatione  informati  fuimus ,  et  fticti  evidentia 
manifestât,  ipsi  magistri  civium,  scabini ,  burgimagistri,  rectores,  jurati,  ac 
communitates,  aliique  praefati  in  ipsa  lite  consortes,  post  hujusmodi  acceptum 
mandatum  non  modo  non  observaverint  illud,  quod  ipsos  facturos  etiam 
oratores  spoponderant ,  verum  etiam  contemptis  per  eos  apostolicis  mandatis, 
jurejurando  neglecto ,  et  aliis  quampluribus  enormibus  et  nefandis  coramissis 

*  Hue  spectant  bullae  apostolieae  quae  leguntur  supra,  p.  505,  512  et  515. 


\ 


excessibus ,  eorum  proprium  paslorem  et  praesulem  a  civilate  Leodiensi  et 
ipsius  dominio  excluserint ,  et  temerilate  propria  alium  quemdam  guberna- 
torem  ,  cujus  caecitate  ipsi  quoque  caeci  ducerentur ,   evocaverint  seu   as- 
sumpserint;  ideo  lapso  lermino  antedicto ,  et  ipsis  magistris  civium  ,  scabinis, 
burgimagistris,  recloribus,  juratis  et  communitatibus  aliisque  praefatis   et 
m  hac  lite  consortibus,  neque  per  se,  neque  per  procuratores  suos,  utprae- 
fixum  fueratcomparentibus,  sed  neglectis  nostris,  quod  minime  putabamus 
perficiendum,  monitis,  quamvis  de  jure  potuissemus  in  causa  ipsa  procedere, 
et  justitiam  juxta  juris  ordinem  partibus  ministrare,  ex  parte  praesertim  ac 
urgentibus  anledicli  Leodiensis  electi  supplicationibus  instantissime  requisiti, 
praecipue  facla  nobis  in  praesentia  fratrum  nostrorum  S.  R.  E.  cardinalium 
ilerum  atque  iterum  per  eleclum  Tyrasonensem  anledictum  supplicatione,  judi- 
cium  adhuc  longiiis  différentes,  magistros  civium,  scabinos,  burgimagistros, 
redores,  juratos ,  et  communitales  ,  aliosque  praefatos  in  lite  consortes  anle- 
diclos,  seu  eorum  procuratores  per  alios quatuor  menses  et  ultra  expectaviraus. 
Nunc  ergo  attendentes  quod  haec  tanta  dilatio  admodum  tendit  ad  noxam  , 
illisque  ex  ulteriori  mora  major  audacia  ,  et  apostolieae  sedis  contemptus  ac- 
crescit,  considérantes  quoque ,  quod  tam  per  appellationem  et  submissionem 
partium  praedictarum  anledictam ,  quam  etiam  praefixionem  termini  per  rae- 
moratum  Petrum  electum  prius  adjectam  ,  et  per  nos  poslea  prorogalam  ,  ac 
alias  raultipliciter  causarum  ipsarum  cognitioet  decisio  ad  nos  atque  sedem 
apostolicam  jure  merilo  est  devolula  ;  idcirco  praemissis  citationibus  solem- 
nibus,  tam  per  audientiam  nostram  literarum  contradictarum  quam  duos 
cursores  nostros  in  palatio  apostolico  infrascripto  publiée  factis,  licel  eis  mi- 
nime necessariis ,  set  ut  magis  magisque  absentium  coutumacia  deprehen- 
datur,  meritis  causarum  hujusmodi,  omniumque  et  singulorum  quae  in  eis 
tam  coram  eodem  Petro  eleclo,  quam  postea  hinc  inde  per  partes  actadeducla 
atque  facta  fuerunt,  cum  malura  deliberatione  débite  recensitis,  servatisque 
omnibus  et  singulis  oportune  servandis,  in  nomine  Domini  cum  aposlolo  con- 
lumaciam  ulciscentes,    de  supradiclorum  fratrum   nostrorum  consilio,  ut 
nostrum  de  vultu   Dei  judicium  prodeat,  ad  hanc  nostram  irrefragabilem 
perpetuoque  valiturara  sententiam,   ex  certa  nostra  scientia  procedendum 
duximus,  et  eumdem  in  contumaciam  diclorum  citatorum,  id  justitia  digne 
suadente,  in  his  scriptis  ferimus,  atque  in  hune  qui  sequitur  modum  pro- 
nuntiamus,  decernimus  et  declaramus  : 

69 


546 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


547 


il 


Paulus,  episcopus,  servus  servorum  ,  ad  perpeluam  rei  memoriam  :  Chrisli 
nomine  invocato,  pro  tribunal!  sedenles  et  Deum  solum  prae  oculis  habentes, 
per  banc  nostram  diffinitivam  sententiam  ,  quam  de  eorumdem  fratrum  nos- 
Iroi'um  sacrosanclae  Romanae  ecclesiae  cardinaliiiin  consilio  ferimiis  in  bis 
scriptis.,  pronuntiamus,  decernimus  et  declaramus,  verum  et  plénum  dorai- 
nium,  omnimodam  jurisdictionem  in  spiritualibus  et  temporalibus,  ac  raerum 
et  mixtum  imperium  per  civitatem  Leodiensem,  ac  oppida  de  S.  Trudone,  de 
Hasselt ,  Loscastri ,  Beringben ,  Eyck ,  Stockbeira ,  Brede ,  Blisia ,  Tongris , 
Herck,  et  alia  loca  totius  comitatus  Lossensis  et  patriae  Lcodiensis,  institu- 
tiones  \illicorum,  scabinorum  ,  caeterorumque  officialorum  jurisdictionis 
temporalis,  ad  episcopum  sive  eleclum  pro  tempore,  et  nunc  ad  praefatura 
Ludovicum  de  Borbonio  modernum  electum  confirmatum  ,  et  ecclesiam  Leo- 
diensem spectasse  et  perlinuisse,  ac  speclare  et  pertinere. 

Quodque  ipsa  civitas  etpatria  Leodiensis,  comitatusque  Lossensis  supradicti 
sunt  sub  dominio  et  jurisdictione  spirituali  et  temporali  episcopi  pro  tempore 
siye  electi  dictae  ecclesiae  Leodiensis,  îic  iisdem  subjiciuntur ,  eaque  omnia 
et  singula  praedicto  electo  suisque  successoribus ,  atque  praedictae  ecclesiae 
Leodiensi  adjudicanda  fore  et  adjudicamus,  necnon  magistris  civium,  rec- 
toribus ,  juratis ,  consiliariis  ,  et  comraissariis  quibuscumque,  et  toti  commu- 
nitati  civitatis  Leodiensis,  et  burgimagistris ,  scabinis,  rectoribus ,  juratis , 
1  et  consulibus  dictorum  oppidorum  et  locorum  adversariis,  tam  conjunctim 
quam  divisim,  tanquam  talibus  nullum  penitusjus  in  eisdem  dominiis,  ira- 
periis  et  institutionibus  ,  seu  ad  ea  competiisse  vel  competere ,  ac  exactiones 
promissionum  de  praebendis  vacaturis  in  introïtu  ipsius  electi  ad  civitatem, 
portarum  civitatis  clausuras,  injurias,  inhibitiones,  comminationes  et  prae- 
cepta  sub  poena  indignationis  etiam  in  capite  se  inscribendum  officialis  juris- 
dictionis temporalis  et  spiritualis .  sive  ipsius  electi  serviloribus  aut  subjectis, 
procuratorum  ,  advocalorum,  et  aliorum  in  curia  ecclesiaslica  procedentium 
bannitiones ,  seu  abbannitiones  causarum  ad  eamdem  curiam  ecclesiaslicam 
pertinentium ,  cognitiones  apparitorum  seu  executorum  ejusdem  incarcera- 
tiones,  percussiones ,  ad  renuntiandum  executoribus  coactiones ,  literarum 
et  mandatorum  ejusdem  detentiones,  lacerationes,  congregationes  etseque- 
las  populi  in  palatio  contra  officialos  ac  fiscales  et  servilores  ipsius  electi ,  ac 
contra  procurantes  revocaliones  condemnatorum ,  eorum  compulsiones  ad 
testificandum  contra  fiscales  et  officiatos,  et  proclama tiones  ad  conquerendum 


de  ipsis  ad  populum ,  et  officiatorum  et  personarum  dictae  curiae  privatio- 
nes,  proclamaliones,  poenarum  taxationes,  exactiones,  et  non  solventium 
relegationes ,   bonorum    suorum  venditiones,  commissariorum  ipsius  electi 
repulsiones,   compulsiones  ad  dimittendum  judicium   annuli,    bannitiones 
quorumcumque  officiatorum  etservitorum  dicli  electi  in  actis  causae  compre- 
hensorura,  eorumdemque  et  uxoris  Alexandii  Berart  abbannitiones,  tanquam 
juris  ordine  non  servato,  nec  rite,  demolitiones  domorum  et  aedificiorum  bo- 
norumque  spoliationes  et  vastationes ,  monopolia,  et  ministeriorum  inlerdic- 
tiones,  congregationes  Irium  staluum  seu  membrorum  patriae,  contra  slatum 
electi  seu  episcopi  pro  tempore ,  vel  contra  ejus  voluntatem ,  invasiones  contra 
subditos  ipsius  electi,  eorumque  captivationes,  proclamationes ,  et  ad  pero- 
nem  inbibitiones,  feudoruni  intrusiones,  et  verorum  vasallorum  extractiones , 
columnae  elevationem  et  privilegiorum  desuper,  necnon  securitatum  et  sal- 
vorum  conductuum  concessiones  contra  ejusdem  electi  vel  opiscopi  pro  tem- 
pore voluntatem,  rupturas  carcerum,  et  carceratorum  eductiones,  receptiones 
foraneorum  in  cives  contra  electi  vel  episcopi  pro  tempore  inhibitionem,  tal- 
liarum  impositiones  et  exactiones  in  subditos  electi  contra  ipsius  voluntatem  , 
elecliones  officiatorum  ipsius  civitatis  per  preces  et  munera ,  usurpaliones  seu 
occupaliones  bonorum  ad  subditos  electi  pertinentium,  tanquam  confiscato- 
rum  poenarunique  et  emendarum  appropriationes  et  pecuniarum  exactiones, 
extorsiones  et  daranificationes ,  et  cujusiibet  alteriusmodi  usurpationes ,  no- 
minationes  et  sustenta  tiones  baculiferorum  ,  ipsorum  invasiones ,  obligationes 
ad  arbores,  immersiones  in  aquas,  in  carceres  intrusiones ,  detentiones,  vul- 
nerationes,  effracturas  et  combustiones  domorum,  et  lacerationes  literarum 
registrorum ,  excommunicationum  combustiones ,  repositoriorum  rerum  sa- 
crarum  fracturas,  fictorum  consistorii  etjudicii  erectiones ,  et  officiatorum 
ad  episcopum  vel  electum  pertinentium  electiones,  comminationes  ad  admi- 
nistrandum  corpus  Domini  excommunicatis ,  et  ne  deuuntiarentur  aut  vita- 
rentur  excommunicati  inslallationem,  et  ad  publica  loca  legationes  eorum    in 
quos    nulla  eis  competit  jurisdictio  ,  conspirationes ,  exhortationes   contra 
jurisdictionem  ecclesiasticam  et  ipsius  officialos,  colligationes  inter  se  etalios 
contra  statum  episcopi  et  electi ,  contra  ejus  voluntatem  ,  et  requisitiones  ut 
clerus  profanarelinterdictum,  extensiones  et  erectiones  vexillorum ,  et  cum 
illis  egressus  in  arrais  contra  domini  voluntatem  ,  convocationes  nobilium  et 
iucolarum  patriae,  et  comminationes  ut  in  armis  egrederentur ,  ac  compui- 


i    Ï! 
Il 


548 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


siones  non  euntium,  ut  contribuèrent  pro  expensis,  ac  inductiones  ad  capi- 
tulum  Leodiense  ut  requirerent  ipsum  electura  ad  eundum  cum  ipsis  in  armis, 
\el  substituendum  aliquem  loco  sui ,  sive  ad  substrahendum  ei  fruclus  suae 
mensae,  si  id  non  faceret,  per  supradictos  adversarios,  et  eorum  qui  in  lite 
consortes  communiter  et  divisira  factas,  et  insuper  omnia  alia  et  sinr^ula  im- 
pedimenta per  adversarios  ac  in  causa  et  causis  consortes,  et  baculiferos  ,  aut 
novos  procuralores  supradictos,  tam  communiter  quam  divisim  contra  dic- 
tum  electum ,  ecclesiam  et  Clerum  Leodiensem ,  ejusque  ecclesiasticam  et 
secularem  jurisdictionem ,  ac  merum  et  mixtum  imperium  hujusmodi,  et 
ecclesiasticam  iibertatem  in  ipsius  electi  et  suorum  offensam,  injuriam  et  jac- 
turam  in  praemissis  circa  ea,  ac  eliam  post  et  contra  inhibitiones  et  reintegra- 
tionem  supradictas,  pendente  hujusmodi  lite,  et  de  quibus  in  actis  hujusmodi 
attentata  et  innovata,  facta  et  perpetrala  fuisse  et  esse  temerarias,  illicitas, 
iniquas,  indebitas  et  injustas,  temerariaque  et  illicita,  injusta,  iniqua  et  inde- 
bita,  et  de  facto  praesumptas  et  nraesumpla,  illasque  et  illa  dictis  adversariis, 
tam  communiter  quam  divisim  minime  facere  licuisse,  nequelicere,  necnon 
omnia  et  singula  praedicta  ,  sicul  in  eisdem  actis  deducuntur ,  de  facto  per- 
petrata  et  commissa  revocanda  ,  cassanda,  evitanda  et  annullanda  ,  et  in  pris- 
tinum  statum  reponenda,  ac  etiam  hactenus  per  eos  seu  alterum  eorum 
quomodolibetextorta,  seu  indebite  exacta  reducenda.  reparanda,  restiluenda, 
et  reinlegranda  fore,  ac  revocamus,  cassamus.  irritamus ,  et  restitui  man- 
damus ,  et  insuper  praedicto  electo  per  dictos  adversarios  eorumque  consortes 
adhaerentes  et  complices  in  praemissis,  tam  communiter  quam  divisim  ,  per 
praemissa  mnltipliciter  et  enormiter  fuisse  injuriatum ,  ipsumque  electum  et 
suos  ex  hoc  multiplicia  damna,  expensas  et  interesse  sustinuisse,  et  susti- 
nere,  eosdemque  adversarios  et  complices  communiter  vel  divisim  propterea 
ad  praesentandum  dicto  electo  de  dictis  violentiis,  offensis,  damnis,  et  inte- 
resse per  ipsum  electum  passis,  juxta  et  secundum  aestimationem  et  modera- 
tionem  per  nos  desuper  faciendam  satisfactionem  condignam  condemnandos , 
condemnatosque  ad  solvendum  compellendos  fore ,  et  condemnamus  et 
compellimus,  dictosque  adversarios  et  complices,  civitatemque  et  commu- 
nitates ,  oppida  et  loca  supradicta  excommunicationis  et  interdicti  respective, 
aliasque  sententias  et  censuras  ecclesiasticas  atque  poenas  in  talia  et  similia 
perpétrantes,  propterea  per  statuta  provincialia  et  etiam  synodalia  desuper 
édita ,  et  per  inhibitiones  dicli  Pelri  Tyrasonensis,  et  literas  à  nobis  concessas 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


549 


// 


promulgatas  damnabililer  incurrisse  ,  ac  dictos  burgiraa(jistros  et  communi- 
tatem  Leodiensem,  ac  alios  litis  consortes  in  poenam  quinquag^inta  millium 
florenorum  auri  de  Caméra  in  eisdem  litteris  nostris  contentam ,  in  subsidium 
fidei  advertus  ïurcas  convertendam  incurrisse  declarandos  fore ,  et  decla- 
ramus,  ipsosque  ab  omnibus  Christi  fidelibus  tanquam  taies  nunliandos ,  et 
etiam  publiée  evitandos  fore,  et  nuntiari  evitarique  mandamus,  donec  re- 
vocaverint  et  paruerint ,  ac  satisfecerint  cum  effectu ,  oppositionesque ,  mo- 
lestationes,  vexationes ,  perlurbaliones  ,  inquietationes,  necnon  denegationes, 
recusationes  ad  praestandum  dictam  emendam,  et  etiam  cessandum  ab  exces- 
sibus,  injuriis  atque  intromissionibus  earumdem  jurisdictionum,  et  aliis  prae- 
fatis,   ac  singula  impedimenta  ipsi  electo,   et  ecclesiae  suae  Leodiensi,  ac 
contra  ejus  personam  et  suorum  ,  necnon  jurisdicliones  et  imperia  supradicta 
perpraefatos  adversarios  eorumque  consortes  et  complices  in  praemissis,  et 
circa  ea  quomodolibet  facta  et  praestita  similiter  fuisse  et  esse  temeraria,  illi- 
cita, iniqua,  injusta  et  de  facto  praesumpta ,  dictisque  adversariis  et  eorum 
consorlibus  et  adhaerentibus  communiter  vel  divisim  ac  respective  super  illis 
seu  etiam  promissionum  exactionibus ,  coactionibus  et  extorsionibus ,  pro- 
clamationibus,  bannitionibus,  abbannitionibus,  indictionibus,  comminatio- 
nibus,  detentionibus  et  condemnaliouibus,    privationibus,  inhibitionibus , 
expulsionibus,  demolitionibus,  exactionibus,  monopoliis,  confoederationibus, 
et  conspirationibus  ,  jurisdictionum  et  imperii  hujusmodi  intromissionibus  et 
usurpationibus  antedictis  perpeluum  silentium  imponendum  fore ,  et  impo- 
nimus,  et  in  expensis  a  tempore  motae  litis  praemissorum  occasione  in  causis 
hujusmodi  quomodolibet  factis  condemnandos  et  compellendos  ac  cogendos 
fore,  ac  condemnamus,  compellimus  et  cogimus  :  quorum  emendae  satisfac- 
tionis  modum  ,  et  damnorum  et  interesse  et  injuriarum  aestimationem   et 
moderationem ,  ac  expensarum  taxationem  nobis  in  posterum  reservamus. 

Per  praemissam  tamen  adjudicationem  universalis  dominii  electo  seu  epis- 
copo  pro  tempore  non  intendimus  praejudicare  juri  domini  abbatis  S.  Tru- 
donis  in  oppido  S.  Trudonis ,  nec  praejudicare  intendimus  juri  aliarum 
ecclesiarum  aut  nobilium  dictae  patriae  Leodiensis. 

item,  non  intendimus  praejudicare  modiBcationi  curiae  spiritual is  Leo- 
diensis per  bonae  memoriae  Adulphum  a  Marcka,  olim  episcopum  Leo- 
diensem ,  super  reformatione  ofliciatorum  dictae  curiae ,  et  archidiaconorum 
civitatis  et  dioecesis  Leodiensis  editae. 


'P' 


!ili 


550 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


551 


.M' 


.;  ( 


Nec  praejudicatum  esse  intendimus  paci  Tongrensi ,  quoad  numeruin  fis- 
calium  et  eorum  ofHcia  exercenda. 

Reliquos  autem  articulos  in  actis  utrimque  deductos  et  specificatos  le{ji- 
tirais  ex  causis  ad  id  animum  nostriim  moventibus  ^  ad  praesens  non  deci- 
dimus,  sed  eorum  decisionem  et  determinationem  in  aliud  tempus  différentes 
nobis  reservamus. 

Super  his  vero ,  quae  pro  parte  comraunitatis  Leodiensis  et  adhaeren- 
tium  praefatorum  fuerimus  légitime  requisiti,  auctore  Domino,  justitiam  mi- 
nistrabimus. 

NuUi  ergo  omnino  hominum  liceat  banc  paginam  nostrae  pronuntiationis , 
constitutionis  ^  declarationis,  adjudicationis  ,  revocationis ,  cassationis^  irri- 
tationis,  annullationis ,  reductionis,  reparationis ,  réintégrât ionis  ,  mandati , 
condemnationis ,  compulsionis ,  impositionis ,  coactionis  ,  reservationis  et 
intentionis  infringere,  vel  ei  ausu  temerario  contraire.  Si  quis  autem  hoc  at- 
tenttare  praesumpserit  indignationem  omnipotentis  Dei ,  et  beatorum  Pétri 
et  Pauli  apostolorum  ejus  se  uoverit  incursurum. 

Datum  Romae  apud  S.  Mariam  Majorem^  anno  incarnationis  dominicae, 
millesimo  quadringentesimo  sexagesimo  quinto,  decimo  calendas  januarii, 
pontificatus  nostri  anno  secundo. 

Sic  subscriptum  et  subsignatum,  Johannes  de  Broeckhusen,  quoad  copiam 
collatione  diligenti  facta. 


XLvni. 

LITERAE  GONCORDIAE  INTEK  DOMINUH  LVDOYICUM  DE  BOURBON^   ELECTUM  LEODIENSEM  ET 

CLERUM    (8  JANUARU    1466). 


Nos  decani  seu  vicedecani  et  capitula  majoris  et  secundariarum  ecclesiarum 
Leodiensium ,  universis  et  singulis  praesentia  visuris  et  inspecturis  salutem 
in  Domino.  Noverint  universi ,  quod  post  maturam  inspectionem  cedulae  pa- 
pireae  de  verbo  ad  verbum  insertae  et  contentorum  in  eadem ,  delibera- 
tionibus  etiam  capitularibus  desuper  praehabitis  capitulariter  ^  et  ex  certis 


scientiis,  omnia  et  singula  inibi  contenu  et  per  venerabiles  dominos  Johan- 
nem  de  Seranio,  majoris  ecclesiae  decanum,  Johannem  de  Quercu,  ejusdem 
majoris  canonicum,  Eustachium  de  Alrio,  sancti  Pétri ,  et  EverardumdeVer- 
venholt,  sancti  Johannis  euangelistae,  coUegialarum  ecclesiarum  Leodien- 
sium ,  decanos,  noslris  nominibus  gesta,  obiata,  promissa  ,  obligata  et  facta, 
approbamus ,  laudamuset  ratificamus  per  praesenles.  Quibus  ,  ad  majus  robur 
et  firmilatem  eorumdem,  sigilla  nostrajussimus  et  fecimus  imprimi.  Datum 
Leodii  octava  januarii  anni  a  nativitate  Domini  millesimi  quadringenlesimi 
sexagesimi  sexli. 

Ténor  autem  cedulae  de  qua  supra  facta  est  mentio  sequitur,  et  est  talis  : 
«  Nos  Johannes  de  Seranio ,  decanus  et  Johannes  de  Quercu ,  canonicus 
majoris ,  Eustachiusde  Atrio  ,  sancti  Pétri,  et  Everardus  de  Vervenholt,  sancti 
Johannis ewangelistae,  Leodiensium  ecclesiarum  decani,  procuratores seu  foc- 
tores  venerabilium  dominorum  decanorum  seu  vicedecanorum  et  capitulorum 
majoris  et  secundariarum  ecclesiarum  Leodiensium  ac  abbatum,  priorum 
et  monasteriorum  sancti  Jacobi   Leodiensis  et  caeterorum  aliorum  in  man- 
dat© procurationis  tune  oslenso  ,  et  per  Johannem  de  Broechusen  et  AVout- 
gherum  de  Roesele  nolarios  signato,  latius  expressorum  ad  appropinquandum 
reverendissimum  dominum  Ludovicum  electum  confirmalum  Leodiensem. 
ac  acquirendum  bonam  gratiam  suam,  nec  non  ad  miligandum  indigna- 
tionem suae  reverendissimae  dominalionis  et  palernilalis ,  quam  personae  ec- 
clesiasticae  praetactae  ac  etiam  aliae  inferius  expressae  diversis  vicibus  ob  id 
quod  juxta  mandata  sanclissimi  Domini  nostri  papae  moderni ,  non  quidem 
in  conlemptum  sanctitalis  suae  aut  irreverentiam  sanctae  sedis  apostolicae 
quin  potius  causante  metu  interdictum  non  servarunt  et  alias  forsan  incurre- 
runt,  seunonservavimus  et  incurrimus,  processibus  in  Romanacuria  penden- 
libus  et  sententiis  illorum  vigore  datis  vel  dandis  ac  generali  pace  favente 
Dec  futura  in  eorum  esse  permanentibus ,  et  ultra  illos  illa  pro  nobis  et  per- 
sonis  hujusmodi  offerimus  et  promiltimus  quae  sequuntur  : 

»  Primo,  quod  sicut  personae  praedictae  ipsis  seu  nobis  in  earum  hbertale 
constitutissemper  priscis  temporibus  fueruntet  fuimus  filii  obedientiae  sanc- 
lissimi domini  nostri  et  sanctae  sedis  apostolicae,  sic  adhuc  ab  hac  hora  el 
antea  erunt  et  obedient,  obedireque  promittunt,  ac  monitionibus  quibus  supra 
obediemus .  et  promittimus  eidem  sanctissimo  domino  nostro  et  sanctae  sedi 
apostolicae ,  parebuntque  et  parebimus  per  omnia  sententiis  sanctitatis  suae 


550 


ANALECTA  LEODIEIN'SIA. 


Nec  praejudicatum  esse  inlendimus  paci  Tongrensi ,  quoad  numenim  fis- 
calium  et  eorum  officia  exercenda. 

Reliquos  aulem  articulos  in  aclis  ulrimque  deduclos  et  specificalos  legi- 
tirais  ex  causis  ad  id  animum  nostriim  moventibus ,  ad  praesens  non  deci- 
dimus,  sed  eorum  decisionem  et  delerminationem  in  aliud  tempiis  différentes 

nobis  reservamiis. 

Super  his  vero ,  quae  pro  parte  coramunitatis  Leodiensis  et  adhaeren- 
lium  praefatorum  fuerimus  légitime  requisiti,  auctore  Domino,  justitiam  mi- 

nistrabimus.  .    . 

NulU  ergo  omnino  horainura  liceat  banc  paginam  nostrae  pronuntiationis  , 
conslitutionis ,  declarationis,  adjudicationis ,  revocationis ,  cassationis,  irn- 
talionis,  annullationis ,  reductionis,  reparationis  ,  reintegralionis  ,  mandali , 
condemnationis,  compulsionis ,  impositionis,  coactionis  ,  reservalionis  et 
intentionis  infringere,  vel  ei  ausu  lemerario  contraire.  Si  quis  autem  boc  at- 
lenttare  praesumpserit  indignatiooem  oranipolentis  Dei ,  et  beatorum  Petri 
et  Pauli  apostolorum  ejus  se  uoverit  incursurum. 

Dalum  Romae  apud  S.  Mariam  Majorera,  anno  incarnalionis  dominicae, 
millesimo  quadringentesimo  sexagesimo  quinto,  decimo  calendas  januarii, 
pontificatus  noslri  anno  secundo. 

Sic  subscriptum  et  subsignalum ,  Johannes  de  Broeckhusen,  quoad  copiam 

coUatione  diligenti  facta. 


xLvni. 

LITERAE  CONCORDIAE  INTEK  DOMINUM  LUDOVICUM  DE  BOURBON,  ELECTUM  LEODIEPiSEM  ET 

CLERUM  (8  JANUARU  1466). 


Nos  decani  seu  vicedecani  et  capitula  majoris  et  secundariarura  ecclesiarum 
Leodiensiura ,  uni\ersis  et  singulis  praesentia  visuris  et  inspecturis  salutem 
in  Domino.  Noverint  universi ,  quod  post  maturam  inspectionem  cedulae  pa- 
pireae  de  Terbo  ad  verbum  inserUe  et  contentorum  in  eadem ,  dehbera- 
tionibus  etiam  capilularibus  desuper  praehabitis  capitulariter ,  et  ex  certis 


ANALECTA  LEODIENSIA.  55  ^ 

vnnKrwi»    r,       .•  f  1  '  ''^"^"  *^6tri ,  et  Lverardum  de  Vpr- 

venholt,  sancli  Johannis  euanïTelistao     r»..iu  •  .  .    .       """'"«  ver- 

siu™,  decanos,  nos.ris  „0™;^'«   peT,;  cole^alarum  eccles.arum  Leodien- 
approba^us ,  lauda.us  et  r.^^:^T^:^:^Z:ZLf'T'''  'T  ' 

lis:--— r:„:-:fe£^^ 

sexagesimi  sexli.  muieMmi  quadringeulesimi 

Ténor  aule.n  cedulae  de  qua  supra  faeta  est  mentio  sequitur  el  est  talis  ■ 
.  Nos  Johannes  de  Seranio,  decanus  el  Johannes  de  Quercu    rln      ' 
majons,  Eustaehiusde  Atrio ,  saocti  Petri,  et  Everardus  de  vë    e„hoI     s  IT 
Johannisewansehstae,  Leodiensium  ecclesiarum  decani    proc uraïnr  '         T 
.ores  venerabihu.  do.ni„orun,  decanorum  seu  vicedec loZ  e  capalrt 
majons  et  secundariarum  ecclesiarum  Leodiensium  JIZ,^ 
et  monasleriorum  sancti  Jacobi  Leodiensis  et"  etl/um  a    Z  '"'"" 
date  procurationis  tune  ostenso  ,  et  per  Johannem  de  BrLhu  «„ "    V^T    ' 
«herum  de  Roesele  notarios  si.na.o,  latins  e.pressorum  a^pt™, Idum 
reverendissmium  dominum  Ludovicum  PlprVnr^         a       '^''P'^y"^"^^*^"'» 

ac  acquirendum  bonam  «rat-am^IZ,  trnl"  dX^durlr""  " 
tionem  suae  reverendissimae  domination  s  et  »alPrniî»r        ^  ^^'"" 

e-esiasticae  prae.actae  ac  etiam  aliae  ^I^I^^^^  ^:^::- 
quodjuxta  mandata  sanclissimi  Domini  nostri  Da„ae  ,n„^!  ,  "* 

H.  con.mptum  sanct.ta.is  suae  aut  irrevellrraretd'i:  To^'^ 
qum  poluis  causanle  melu  inlerdiclum  non  servarunt  Pf  nl.nc  f    ^^.^''^'''^^  ' 

Deo  futura  m  eorum  esse  permanenlibus ,  et  ultra  illos  illa  pro  nob^  et  për 
*on,s  hujusmod.  ofFerimus  et  promiltimus  quae  sequuntur  ■  ^ 

roL,JT'  ''""'*  ''""'  P""'""'"'  P''"^''''^^"  'P'"  *«"  ""bi^  '"  earum  libertate 
cons,.tut.ssemper  pnsc.s  temporibns  fuerunt  et  fuimus  filii  obedientiae  sine 
..s  .m.  domm.  noslr,  et  sanctae  sedis  apostolieae,  sic  adhuc  ab  ha  horTe't 
an  ea  erunl  et  obed.ent,  obedireque  promittunt,  ac  monitionibus  qu  bus  sup^a 
obed.emus .  et  prom.ltimus  eidem  sanctissimo  domino  nostro  et  sanctae "edi 
apostohcae ,  parebuutque  et  parebimus  per  omnia  sententiis  sanctLll 


552 


ANALECTA  LEODIENSIA 


de  quibiis  supra  fit  mentio,  et  se  ponent  et  ponemus  in  omni  débite  et  ra- 
tione  versus  dictum  sanctissimuuj  dominum  nostrum  et  sanctam  sedem  apos- 
loiicam  vel  cuni  qui  per  suam  sanctitatera  et  sanctam  sedem  apostolicani 
occasiouepraemissorum  fueril  deputatus. 

»  Item  recognoscunt  et  nominibus  quibus  supra  recognoscimus,  prout  in- 
desinenter  corde  et  animo  recognoverunt  et  recognovimus  reverendissimum 
dominum  Ludovicura  electum  confirmatum  Leodiensem  fore  et  esse  eoruni 
et  nostrum  verura  praelalum  unicum  et  indubitatum  dominum  ,  reverebi- 
raurque  illustrissimam  dominationem  suam  ,  obediemus  quoque  ei  sicut  tali. 
Observabunt  ctiam  et  obscrvabinuis  interdicta  ecclesiastica  ordinaria  auctori- 
tate  posita  et  pro  posse  eorum  juvabunt  et  juvabimus  dominationem  suam 
reverendissimam  praedictam  fideliter  ad  defendendum  jurisdictionem  suam 
spiritualem  et  dominium  temporale,  nec  non  ullo  futuro  tempore  facient 
seu  faciemus  contrarium. 

»  Item  si  forlasse  per  dictas  personas  ecclesiaslicas  aut  nos  aut  aliquem 
ex  nobis  aliquid  captum,  ablatum,  substractum  \el  detentum  est  aut  fuit, 
quod  reverendissimo  domino  electo,  consiliariis  suis  benevolis  vel  servilo- 
ribus  pertincat,  vei  ad  eos  aut  aliquem  eorum  spectat,  sive  in  bonis  mobilibus 
sive  beneficiis  consistât,  reddeut  et  restituent  ac  reddemus  et  restituemus, 
prout  rationis  erit ,  antedicto  reverendissimo  domino  electo  vel  praedictis. 
El  si  forte  ratione  reslitutionis  bujusmodi  faciendae  vel  etiam  inter*  personas 
ecclesiasticas  praefatas  ac  nos  et  illas ,  quae  de  civitate  Leodiensi  ad  Lovanium 
aut  alibi  translulerunt,  occasione  et  piaetextu  gestorum  per  personas  praefatas , 
difFerentiae  aut  altricationes  exoriantur,  per  arbitrium  dicti  reverendissimi 
domini  electi  concordabunlur  et  adbonamunitatem  cum  caritate  reducentur. 

»  Item  quia  praedictae  personae  ecclesiasticae  et  dos  quamplura  contra 
dictum  reverendissimum  dominum  electum,  licet  metus  intervenerit  ut  prae- 
fertur,  fecerunt  et  interceperunt  seu  fecimus  et  intercepimus  non  observando 
videlicet  ecclesiasticum  interdictum ,  postulando  marchum  de  Baden  ,  per  Mi- 
teras lantum,  scribendo  inejus  favorem  adRomanam  curiam  in  jnaejudicium 
ejusdem  reverendissimi  domini  electi ,  atque  aliis  diversis  formis  et  modis 
eumdem  reverendissimum  dominum  electum  offenderunt,  seu  nominibus 
quibus  supra  offendimus,  ut  praedicitur.  veniam ,  misericordiam  pariter  et  in- 
dulgentiam,  quanto  possumus  nominibus  bujusmodi  humilius  devotius  et  re- 
vereutius,  petimusetrogamus,  offerimusque  emendare  honorabiliusquo  fieri 


ANALECTA  LEODIENSI  A.  553 

dom!iV".*'l'^"'  humilitate,  tempore.  loco  et  forma,  quibus  reverendissimo 
domino  electo  praefato  videbitur. 

>>  Item  recognoscendo  de  tanto  plus  dictum  reverendissimum  dominum  elec- 
um  ,  dictae  personae  ecclesiasticae  facient  ac  nominibus  praetactis  faciemus 

Zrenonbr         T  ''  ^"T  '^^^"^  '"'"^""^  «^--^-   Rhenensium , 
floreno  I  henens,  ad  vigmti  stuferos  compulato,  juxta  morem  solitum  exipen- 

dorum  et  levandorum.  Ita  quod  appellatione  personarum  bujusmodi  compre- 
hendanturomnes  et  smgulae  personae  ecclesiasticae  cujuscumque  di^nitatis 
sta  us,  sexus,  ordm.s  et  religionis  mendicantium  et  non  mendicantium  fue^ 
ri«t,quae  asentenlia   interdicti  ecclesiastici   per   reverendissimum   patrem 
dommum  Petrum  Femci,  tune  sacri  palatii  aposlolici  causarum  auditorem  et 
oralorem  apostol.cum ,  nunc  vero  electum  Tirazonensem ,  in  civitate  Trêve- 
rens.  la.a  nppellarunt,  seu  appellalioni  bujusmodi  quomodolibet  adhaeserunt 
et  et.am  omnes  illae  personae  quae  infra  civitatem  Leodiensem ,  oppida  et 
aha  loca  quaecumque  dominii  sui  temporalis  post  lemerariam  receptionem 
seu  adventum  lihus  de  Baden  permanse.  unt,  demptis  ecclesia  collegiata  beatae 
Mariae  Hoyensi  et  smgul.s  al.is  ecclesiis  infra  ibidem  oppidum  situatis,  seu  perso- 
n,s  ecclesmst.cs earumdem  Huyensium  ecclesiarum  inibi  commorantibus 

»  Item  ne  v.deantur  ecclesia  et  ecclesiae  praedictae  velle  fovere  aut  suppor- 
tare  personas  ecclesiaslicas,  quae  ad  obedientiam  sanctissimi  domini  noslri 
papae  moderni  et  sedis  aposlolicae  aul  ad  rebellionem  contra  et  adversus  an- 
lefatum  reverendissimum  dominum  nostrum  electum  instigassenl ,  offerunt  et 
nommibus  qu.bus  supra  offerimus,  quod  si  aliquae  ex  praedictis  personis 
cujuscumque  status  aul  condilionis  existant  particulariler  spontanea  volunlate 
extra  ordmat.ones   capilulares   populum   ad  inobedienliam   vel   rebellionem 
praed.ctas  mst.garunt,  aul  diclum  reverendissimum  dominum  nostrum  electum 
seu  d.gnital.s  suae  reverendissimae  honorem  verbo  pertinaciler  et  publiée  vel 
faclo  laeserunl,    mjuriam   inlulerunl   et  oflFenderunt  vel    officia  ab  illo  de 
Baden,  vel  al.as  in  praejudicium  dicli  reverendissimi  domini.  ceperunt  et 
habuerunt,  laies  quoad  hoc  minime  censebunlur  ab  bujusmodi  offensis    lae- 
sionibus  et  mjuriis  praelexlu  praesenlis  reparalionis  libérale,  sed  de  prae- 
m,ss.s  per  reverendissimi  domini  noslri  electi  de  ecclesia  vel  ecclesiis  prae- 
tactis depulandos  erunt  et  remanebunt    ad   arbitrium  parliculare   praefali 
reverendissimi  domini  electi,  nec  pro  casibus  aut  causis  praedictis  personae 
capifuli  seu  capitulorum  aul  con>entuum  praediclorum  personas  praediclas 

70 


lU 


554 


ANALECl A  LEODIENSIA. 


supporlabunl  aut  défendent ,  supportabimus  aul  defendemus.  Si  lannen  diclus 
reveiendissimus  dominus  noster  electus,  ultra  médium  annum  post  princi- 
palis  et  generalis  pacis  et  concordiaeconclusionem,  personas  ipsas  ex  clemenlia 
suae  reverendissimae  dignilatis  dissimulaverit  aut  omiseril  nominare,  vel 
contra  nominatas  agere,  tali  medio  anno  elapso,  censebuntur  oranes  offensae 
eisdem  personis  ex  pietate  dijjnitatis  suae  reverendissimae  et  animi  ejusdem 
magnitudine  remissae  et  indultae. 

»   Item  ut  occasio  reconvenientiarum  prorsus  tollatur  pro  future ,  quia  do- 
minus noster  praelibatus  conqueritur  multos  pravos  usus,  imo  abusus  ,  inter 
personas  ecclesiasticas  et  in  praejudicium  praeeminentiae  suae  paternitalis  et 
suaejurisdictionisspiritualis,  servatosetinductos  fuisse,  taies  ad  honorem  re- 
verendissimae dignitatisetnostrae  ecclesiaeetordinariae  ejusdem  jurisdictionis 
reformabuutur  per  eumdem  dominum  cum  assistentia  et  consilio  sui  capituli. 
n  Et  pro  praemissorum  majori  securitale  nos  procuralores  praedicti,  nomi- 
nibus  quibus  supra,  personas  praetactas,  et  de  quibus  in  praetacto  procura- 
tionis  mandato  fit  mentio ,  et  quamiibet  earum  juxta  vim  formam  et  tenorem 
ejusdem  mandati,  ac  nos  proratis  nostris  et  similiter alias  personas  praetactas, 
a  quibus  mandatum  non  habemus  pro  ratis  suis ,  qualenus  de  jure  et  con- 
suetudine  possumus  eorumque  bénéficia  et  sua  bona  praesentia  et  futura 
obligamus  pro  satisfaclione  hujusmodi  et  juxta  modum  solitum  facienda, 
videlicet  medietatem  infra  sex  hebdomades ,  conclusionem  generalis  pacis  ci- 
vilatis  Leodiensis  et  patriae  immédiate  sequentes ,  et  reliquam  medietatem 
infra  annum  ex  tune  subsequenlem ,  ac  solemui  stipulatione  inlerveniente  ad 
manus  notarii  infrascripti ,  nomine  dicti  reverendissimi  domini  nostri  electi 
et  aliorum  intéresse  habentium  recipientis,  promiltimus.  Ita  quod  ipse  do- 
minus noster  electus ,  aut  sui  in  ea  parte  procuratores,  manus  ad   bona  et 
bénéficia  non  satisfacientium  apponere  poterunt  et  apprehendere  usque  ad 
satisfactionem  quolarum  suarum  et  expensarum  ob  hoc  rationabiliter  fien- 
darum;  spondemusque  nos  facturos  et  procuraturos  ratificationem  expressara 
praemissorum  a  dictis  dominis  decanis  seu  vicedecanis  ex  capitulis  praelibatis 
per  lilteras  pubiicas  earumdem  ecclesiae  et  secundariarum  ecclesiarum  hu- 
jusmodi sigillatas  infra  quiudecim  dies  proxime  et  immédiate  sequentes,  si 
intérim  nobis  tutus  pateat  accessus  ad  eamdem  civitalem  pro  praemissis  pera- 
gendis,  alioquin  quamprimum  facere  poterimus  sine  fraude.  » 

Anno  a  nativitate  Domini  millesimo  quadringentesimo  sexagesimo   sexto , 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


5)5 


mensis  decembris  die  vicesima  oclava ,  hora  nona  de  mane  vel  c/rciter    prae- 

naslen,  Alneos.s    professe  ejusdem  monaslerii,  magislro  Alexandre  de  Lovr 
c.no„.eoHuyens.,e.Godefndode  I.aer,  subbastionLo  ecclesiae  Sanc  i  Pe  ri 

uirs  dlt"^'  :  P  '  ""T'-i"'--  ''^  S—O'  Johannes  de  Q^er 
Lusiacluus  de  Alr.o  et  Everardus  de  Vervenholt  praelibali,  coram  venerabi^ 

Monam  s  cons.l.ar..sd,cl.  reverendissimi  domini  nostri  eleeli,  ac  nomine  ipsius 
rec.p.enl.bns  ob.nlerun, ,  fecerunt  et  stipulatione  intervenieme ,  etc.    pTom  J 
.erunt  smgula  al.a  in  praesenti  cedula  contenta  feeerunt  in  meliori  ^rma 

Anno  sexagesmio  sexto  praescriplo,  die  vero  nona  mensis  januarii    hora 
decma  ante  mer.diem  vel  eirciter,  venerabiles  domini  Hubertus  Bro'npn 
v.cedeeanusm^or,s,  Henricus   Borman  Sancti  Martini,  Arnoldus  de  bS 
Sanc,.  Paul.,  Gheymarus  de  Nyssem,  Sanelae  Crueis  deeani ,  Henricus  de 
Wyhon.a,  Sanct.  Pétri,  Johannes  Buckinck,  Sancti  Johannis  ewange ."  aÏ 
Anthontus  Andreae  Brose,  canlor  Sancti  Dionysii,  vicedecani,  et  nonnu  il 
canomc.  Sanct.  Bartholomaei  secundariarum  Leodiensium  et  quampluris  ca- 
non.c.  earu.„dem  secundariarum  ecclesiarum  expost.erunt  et  dixerunl  in  nos- 
ira  notar.o.um  et  testium  subscriptorum  praesentia  se  et  capitula  dictarum 
majoi-.s  et  secunda.ia.um  ecclesiarum  preasc.ipta  omnia  et  siuRula  ,  pridie 
sep  .ma  sc.l.cet  die  dicti  mensis,  ratificasse,  et  adhuc  melioribus  modo  ei  forma 
quibus  possunt  ratificant ,  et  ob  hoc  se  sigilla  dicUrum  ecclesiarum  hic  subtus 
in  prae.B,ssorum  lestimonium  appressuros.  Super  quibus,  etc.  Acta  in  caméra 
claustran.  eccles.ae  majoris  praedictae,  praesentibus  ibidem  dominis  Petio 

Paul,  eccle  ..s  capellan.s,  test. bus  ad  praemissa  voeatis  specialiter  et  ro^alis 
De  mandato  magistri   Iluberti  vicedecani  praedicti.  -  M.  JohanL  de 
iSroectntsen. 

Demandatopraefatorumdominorumdecanorum,  vicedecanorum  etcanoni- 
corum  secundanarum  ecclesiarum  praediCarum.  -  Wontgherm  de  Roesek  K 

^rcH^  de  ta  province  de  Liège ,  registre  de  famienm  cathé- 
drate  de  S'-Lambert,  intItuU:  mi  et  liitbes,  1465-1407. 

'Adcalceo,huju.Jocu,Dei.liaddilur:.Soien-     ""il  in  uno  folio  papiri ,  el  subtu.  c„„.i,„-|       • 
d-n.  „.   <,„od  h.ec  .i.„a    concordiae  „HpU      <^^^r., .  d.o  I^.  ::,:^::^Z 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


XLIX. 


LITERAE  A 


BSOLUTIONIS  A  LUDOVICO  BORBONIO ,  DIE   10  JANUARII    1466,  CLERO  CONCESSAE 


Ludovicus  de  Bourbon  ,  electus  confirmalus  Leodiensis  ,  dux  Biilloniensis 
el  cornes  Lossensis ,  universis  et  singulis  [)raeseates  nostras  palenles  literas 
inspecluris  salutem  in  Domino.  Quoniam  Chrisli  aclione ,  qui  mentes  \olun- 
tatesque  sinceras,  corda  quoque  et  afiFectiones  humilium  inluetur  et  respicit , 
edocti,  praelatorum,  abbalum,  canonicorura  ,  monasleriorum  et  conventuum 
utriusque  sexus  mendicantium  et  non  mendicantium  singularumque  persona- 
rum  eorumdem  ac  ecclesiasticorum  quorumcumque  civitatis  et  palriae  Leo- 
diensis atque  comilatus  Lossensis ,  in  cedula  reparationis  comprehensorum  * , 
humilitatem  et  reverentiam  ab  eisdem  nobis  de  puris  et  sinceris  eorumdem 
praecordiis  exhibitas  attendentes ,  eosdem  de  nostra  mena  liberalitate  et  sola 
clementia  consolari  pro  hujusmodi  volentes,  omnes  et  singulas  personas  prae- 
laclas ,  conjunclim  et  divisim,  ab  omnibus  et  singulis  offensis  et  injuriis  occa- 
sione  contentorum  in  praetacta  cedula  reparationis  quomodolibet  commissis 
plenarie  liberamus  et  absolvimus,  ac  omnia  et  singula  juxta  modum  in  eadera 
cedula  expressum  remiltimus.  Ipsasque  personas  et  earum  quamlibet  ad  gra- 
liam  nostram  prislinam  recipimus ,  ac  ipsas  reunitas  et  paces  aliis  eorum  con- 
fratribus,  qui  nos  secuti  sunt,  et  sub  proleclione  nostra  in  omnibus  et  per 
omnia  esse  volumus ,  ila  et  taliter  quod  diclae  personae  bonis  eorum  singulis 
libère  uli  possint,  ad  modum  quod  arrestationes  et  applicationes  quaelibet 
ubique  tollantur  quantum  in  nobis  erit.  Eisdem  etiam  personis  oppidum  Tra- 
jectense  et  quaecumque  alia  loca  et  oppida  patriarum  nostrarum  aperimus 
per  praesentes ,  ut  inibi  tute  morari ,  stare ,  ire ,  et  redire  cum  familia  et  rébus 
suis  possint  secure  et  libère  sine  impedimento.  Et  idem  procurabimus  pro 
posse  eisdem  personis,  quoad  dominia  et  patrias  illustrissimi  domini  ducis 
Burgundiae,  etc. ,  nostri  avunculi.  Impendemus  insuper  omnem  assistenliam, 

et  commune  ecclesiarum ,  fuerunl  appressa.  Et      mu»  propter  «patii  parvitatem.  • 
nos  nolarii  prolhocoUum   ralificationi»  subtus  •   Vitl.  supra  p.  651. 

positum  extensius  fecissemus,  sed  non   potui- 


ANALECTA  LEODIENSIA.  557 

favorem  et  auxilium  eisdem  p.rsonis  ac  illorum  cuilibet ,  ad  obtinendum  ple- 
nanam  reconcilalionem  et  rehabilitationem  ,  quibus  forsitan  occasione  non 
observatioms  .nterd.cti  aut  alias  indigebunt.  Eisque  quantum  in  nobis  erit  in 
recuperauone  bonorum  suorum  assistemus ,  ac  in  suis  bonis  et  beneficiis  con- 
servabimus  et  defendemus  et  pro  praemissis  favorabiliter  sanctissimo  domino 
noslro  papae  el  ains  dominis  amicis  noslris  i„  romana  curia  et  alibi  existenti- 
bus    toties  quot.es  opuserit,  scribemus  et  per  dictum  dominum  avunculum 
nostrum  ejusque  unigenilum  consanguineum  nostrum  illustrissimum  scribi 
procurabnnus.  Utemur  quoque  omni  facullale  nobis  in  praemissis  et  certa 
praemissa  per  eumdem  sanctissimum  dominum  nostrum  concessa  seu  quo- 
modolibet concedenda ,  cum  dictis  personis  ecclesiasticis  favorabiliter.  In  quo- 
rum omnmm  el  singulorum  fidem  et  testimonium  praemissorum  sidllum 
nostrum  secrelum  praesentibus  jussimus  appendendum.   Dalum  in  oppido 
nostro  Sancli  Frudonis  anno  a  nalivitate  Domini  millesimo  quadringentesimo 
sexagesimo  sexto  mensis  januarii  die  décima. 

Per  dictum  meum  reverendissimum  atque  metuendissimum  supradictum 
et  de  ejus  speciali  mandalo.  —  De  Troncillon. 

M.JohannesdeBroechusen,  quoad  copiam  ex  originalibus  literis  extrac- 
lam ,  collalione  diligenli  ad  eas  facta  '. 

archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  l'ancienne  cathé- 
drale de  S'-Lambert ,  intitulé:  PAIX  ET  LETTRES,  1465-1467. 


'  Ad  calcem  hiijus  documenli  addilur  :  «  Scien. 
dura  est  quod  adhuc  alia  habelur  litera  praes- 
criptae  literae  fere  consimilis  quae  sic  incipit  : 

Ludoticus  de  Bourbon,  electus  tonfirmatus  Leo- 
diensis, dux  BuUoniensis  et  cornes  Lossensis, 
universis  et  singulis  praesentes  nostras  patentes 
literas  inspecturis  salutem  in  Domino.  Quoniam 
Chrtstt  aclione ,  qui  mentes  voluntatesque  sinceras 
corda  quoque  et  affectiones  humilium  intuetur  et 
respicit,  edocti,  decatiorum,  vicedecanorum  et  cu- 
pitulorum  ac  praelatorum  et  monasleriorum  et 
conventuum  utriusque  sexus,  ordinis  mendican- 
tium et  non  mendicantium  singularumque  perso- 
tiarum  eorumdem   ac   ecclesiasticorum    quorum- 


cumque in  cedula  reparationis  comprehensorum 
humilitatem  et  reverentiam  ab  eisdem  nobis  de  pu- 
ris et  sinceris  eorumdem  praecordiis  exhibi/as,  at- 
tendentes,  eosdem  et  in  omnibus ,  etc.;  per  omnia 
prout  in  praecopiatis  literis  continetur. 

De  mandato  speciali  reverendissimi  ac  metuen- 
dissimi  supradicti  domini  nostri  electi  Leodiensis. 

—   DE  TaOCILLO». 

Isia  lilera  exhibila  fuit  in  mea  praesentia 
coram  officiali  capiluli  Leodiensis  et  per  me  col- 
lationata  cum  eodem  domino  officiali,  prout  in 
regislro  meo  protbocollorum  continetur. 

Johannes  de  Broechusen  quoad  copiam ,  col- 
lalione diligenli  ad  originalem  literam  facta.  . 


;558 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


L. 


TBAITÉ  D  ALLIANCE,   DU  23  MARS   1466,   ENTRE  LA  CITÉ  DE  LIEGE  ET  LES  VILLES  DE 
DINANT,   DE  TOISGKtS  ,   DE   FOSSE,   DE  THUIN  ET  QUELQUES  AUTRES  ^ 


A  tous  ceiilx  qui  ces  présentes  lettres  verront  et  oront  salut  en  Dieu  et 
cognissance  de  vérité.  Faisons  sçavoir  que  nous  les  maistres,  jureis ,  conseil  et 
université  généralement  de  la  noble  cité  de  Liège  et  de  tous  les  bons  mesliers, 
les  maistres,  jureis,  conseil  et  université  généralement  de  la  bonne  ville  de 
Dynant,  de  Tongre,  de  Fosse,  de  Tuyng,  de  Coving,  de  Haske  *,  de  Herck, 
d'Eick,  de  Bred,  de  Blixhe  ^,  Beringhe  et  de  Slockem  ,  etc. ,  astons  tous  en- 
semble et  chasciin  par  ly  accordeis,  loyés  et  fermées,  et  nous  accordons, 
loions  et  fermons  ,  jurons  et  seelons  conjunctement  et  d'ung  comun  accord, 
par  le  consentement  et  spontaine  volunté  de  nous  tous,  que  jamais  en  nul 
temps ,  que  nous  fauserons ,  départirons  ne  severons  *  de  l'ung  de  l'autre ,  mais 
nous  aiderons  conforterons  et  assisterons  l'ung  l'autre  de  tout  nostre  puis- 
sance allencontre  de  tous  ceulx ,  qui  ont  excédeil  ou  pouront  excéder  ens 
causes  où  ensy  sont  tous  ceulx  qui  feront  d'ors  en  avant  lelz  ou  semblables 
excès.  En  oultre  nous  alloyons  contre  tous  ceulz  qui  les  voront  assister ,  assis- 
teront ou  les  conforteront  par  quelcque  manière  que  ce  soit.  Et  tout  premier 
est  assçavoir  que  nous  avons  heu  guerres  et  discordz  contre  très-haull  et 


»  «  Celle  pièce,  d'il  M.  de  CuTlaclic  (ouvr. 
cil.  p.  S7),  eonlieiit  le  jugemeiu  qui  Ciit  rendu 
par  une  commission,  composée  de»  maîtres  el 
jurés,  d'accord  avec  le»  Ireole-deux  méliers, 
coDlre  Jean  de  Seraing,  Gérard  le  Pannelier, 
Gilles  de  Melz  ,  et  Mathieu  Hawes,  négociateurs 
de  ladite  paix  (de  S'-Trond ,  du  H  décem- 
bre 14655  ).  La  sentence  élail  fondée  sur  ce  que , 
contrairement  à  leur  mandat ,  ils  avaient  stipulé 
séparément  pour  la  cité  et  quelques-unes  des 
bonnes  villes ,  au  lieu  de  les  comprendre  toutes 
dans  le  même  pacte,  et  sur  ce  qu'ils  avaient 
livré  des  concitoyens  à  leurs  ennemis  :  on  le»  y 


qualifie  de  traîtres,  de  parjures,  de  marchands 
de  chair  humaine.  El  en  ellet  hs  Dinantai»  ne 
furent  point  du  nombre  de  ceux  que  le  duc  re^ut 
en  sa  grâce  ;  mais  c'est  qu'il  les  en  avait  formel- 
lement exceptés.  Le  traité  d'alliance  et  le  juge- 
ment sont  évidemment  l'œuvre  de  la  faction  de 
Raes  de  Heers,  réagissant  contre  les  anciens  ma- 
gistrats et  les  bons  bourgeois,  représentés  alors 
par  Gilles  de  Metz  ,  qui  voulait  la  paix  avec  le  duc 
de  Bourgogne,  comme  unique  moyen  de  salut.  • 

-  Hasselt. 

3  Bilsen. 

*  Setcrons ,  séparerons. 


ANALECTA  LEOUIENSIA.  ggg 

CCMC  guérie  et  d.sco.dz  soy  sont  aucuns  de  la  bonne  ville  el  noble  cilé  el 
parcuxdefhe^    nequ.lzeu.ssent  renunchiet  à  leur,  bour^oisies  •  car  olus 

l  ,.r.s  ,,lu.,eurs  proffiU  et  bu.ins,  soy  sont  de  noz  sépareis  et'absenT  "n 
no    la.sans  eu  dang.ers  et  faulsans  aux  besongnes.   Lesquels  délillrn's  et 
fadhans  dcseurno™„eis,  ou  les  doit  réputer  pour  ^alvl.lhans    Ile  dï 
.ys,etlesdo..-o„  tenir  tousjoursingratz,  en  corrigant  telz  selon  I     r  dtl 
..les  et  excès  par  eulx  perpétreis.  Ilem  soy  sont  encore  absentés  aucul  I 
putc.s délie cté  el  bonnes  villes,  ordonncis  pour  faire  une  bonne  paix    don.    " 
ont  heu  co,„.ission  del  cité  el  bonnes  villes  de  ce  faire,  sur  boTe'fian:  'l 
onfidence  que  on  prendrpil  en  eulx,  sivant  le  sériœent'que  fJlavo  e"     1 
cleelpays,  unijchascun  en  son  lieu  de  bien  el  léallement  garder  par  se 
ment  I  honneur  del  cilé  el  pays  et  les  franchieses  d'icelle ,  dont    eu  dit: 
co„,„,.s  ont  ,„a  gardeil  el  Irés-.nal  useit  de  la  fiance  et    onfid  ne   „„    1 
avo.1  pns  en  eulx ,  comme  ce  appert  clèremenl  par  leurcornoissance  «1^,  .? 
plo.s  uni  par  eulx.m.esme  apporleis,  comme' par  autre!  e  pTo  x  e    .  ^ 
ung jugement  dont  la  lenure  s'cnsuyt  de  mot  à  mot  :  "^ 

«  A  tous  ceulx  qui  ces  présentes  lettres  verront  el  oronl    nn,  I 
e.  les  jureis  de  la  cité  de  Liège,  faisons  sçavoir  que    enTv  L       s    eurdi; 
cte  estons  comparus  par  plusseurs  fois  sur  la  salec'on  dist  saint  Mil 
^ens  les  eschevins  de  Liège,  comissaires  el  plusseur:  tn  Tou^S     ^iT" 
n..esme  vo  ul  labourer  à  nostre  mill.eur  sens ,  accomplissant  lesdUe    s'ieutes" 
Se  nous  ont  lesd.ts  eschevins  respondu  que  à  lele  matère  ne  poroienUabou  er 
8.1  navo.enl  a  L.ége  owyt  eschevins,  et  ausv  les  avoient  A.tTl       ""'^'' 
delleengliese  de  Liège  ,  qu'.lz  cs.oient  inlerditz  et  parZi   Ip^  ISu^U 
par  le  présent  à  fa.re  jugement  de  loy  de  lele  malère.  Sy  astons  derecL^ff 
suyvant  aussy  lesdites  siculles  el  autres  syelles,  .-ecompa^-us  eT  von7  'o  ^ 


IL     ' 


1560 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


I 


lous  ensemble  que  les  maisires,  jiireis  ,  eschevins  comme  bourgoix  ,  commis- 
saires et  autres  bourgoix  que  la  cité  y  avoit  commis  :  que  l'an  mil  iiii*^  sixanle 
cliincque  le  vingte-lroixeme  jour  de  novembre ,  le  cilé  donnât  à  Johan  de 
Seraing,  chevalier,  maistre  pour  le  temps  délie  cité,  à  Gérar  de  Seraing, 
dit  le  Pannelier,  eschevin  de  Liège  ,  à  Giele  de  Metz  ,  et  Mathier  Hawes.  jadis 
maistre  de  ladicte  cité,  unne  commission  générale  •  pour  faire  paix  à  très-haull 
et  très-puissant  prince  et  très-redoubté  seigneur,  monseigneur  le  duc  de 
Bourgongne ,  de  Braibant ,  et  à  noslre  très-redoubté  seigneur ,  monseigneur 
de  Liège,  Lowy  de  Borbon,  etc.  Avant  avons  trouvé  que,  quant  la  comission 
leur  fut  délivrée,  il  fut  dit  aux  quattredeseurnomés ,  que  la  cité  les  avoit  donné 
plaine  comission  et  puissance  de  faire  la  paix  ;  mais  ce  cstoit  sur  la  bonne 
confidence  et  fiance  quilz  avoient  sériment  al  cité,  liquel  sériment  ilz  sçau- 
roienl  bien  garder  en  ce  que  à  nous  et  aile  cité  appartenoit. 

»  Avant  avons  trouvé  que  les  susdits  qualtre  ambasadeurs  l'an  susdit ,  huyt 
jour  de  décembre,  comparurent  en  palais  épiscopal  à  Liège,  présens  le  co- 
mune,  remonstrans  qu'il/  avoient  esté  à  lieu  de  Bruxelles,  owy  les  deman- 
dieses  que  fait  ons  les  avoit,  et  sur  ce  fait  plusscurs  responsses,  tant  de  bouche 
comme  par  escriptures,  à  mieulx  qu'ilz  avoient  poy.  Mais  on  les  avoit  délivré 
une  cédulle  de  papier,  contenant  oppinion  de  conseil  de  raondit  seigneur  le 
duc ,  que  là-miesme  fut  lyette ,  oyut  sur  ce  ladite  université ,  meur  advis  et 
conseil  par  grande  délibération ,  passai  el  accordât  qu'ilz  voulsissent  de  bien 
en  mieulx  persévérer,  comme  plaine  et  entier  confidence  on  avoit  en  eulx  de 
loialment  employer  à  bien,  honneur,  paix  et  tranquilité  délie  cilé  et  pays, 
sens  séparer  nulles  des  bonnes  villes  de  nous,  voir  qu'ilz  ne  veulent  quelcque 
personne  oullre  donner  à  voluntéde  corps  ne  de  bien  ,  et  qu'ils  wardassent  bin 
les  paix  faicles ,  franchieses,  liberteis  el  anchiens  uzaiges  délie  cité  el  ce  que 
loY  salve  et  warde  ,  sains  y  touchier  nullement;  lesquelz  qualtre  ambasadeurs 
respondirenl  qu'ilz  les  avoienl  jureis  et  qu'ilz  les  sçaroient  bien  garder. 

»  Item  avons  trouvé  ung instrument,  signé  des  mains  de  deux  notaires  im- 
périalz  sur  parchemin  ,  dedens  liquel  est  escripl  ung  traictié  de  paix ,  conlen- 
nant  plussieurs  articles  ;  et  ensy  contient  ledit  instrument  qu'il  ont  ledit  traictié, 
ainsy  qu'il  gist  là  par  escripl,  oultre  jurant  en  iceluy,  consentans  et  jurant 
solemnement,  el  promisent  el  chascun  d'eux  par  ly  jurai  et  promist  en  nom, 

1  Voyez  les  deux  commissions  de  Liège,  ci-dessus  p.  S535  el  S34. 


ANALECTA  LEODIENSIA.  ggi 

cornue  deseure,  de  fidèlement  tenir  el  aecomplir  ieelles  dicts  articles  en 
d^l  ou  1;  f  r  ""'","  ''"""  "'  '''  """  '^-^  o"  -"'■'•  à  contraire,  2 
h.rent  fa.s,  le  sauzeme  jour  de  décembre  en  la  ville  de  Bruxelles. 

deLlTEsTn''"''''!"'''"""^''^'''''"''^  ''"'  '■«-  -'*  --nte-six,  le  jour 
de  saint  Eshenne,  les  qualtre  deseurnomeis  Johan,  Gérar,  Giele  et  Malhier 
comparurent  pardevanl  l'université  del  cité  en  pala  x  épiscôpa  e  ^  -Sme 
apporlo.ent  el  exhibuoicnl  ledit  instrument  quf  fut  en  partie  l^t 

flj  7S""ont,  jamais  pour  quelcque  choese  qu'il  en  poulsist  advenir  ne  se 
fuisse  ad  ce  consenlu  ne  oullre  donné.  tnir  ne  se 

Xim'c'Tv'T"'"'?"''"""'"""''^"""  '^'^'^'"^  «^''^'  terminante  en  daulte  ' 
Me       ZT^rJ:  ".'V°"-.''^^---^  P-  «q-l  appert  que  ledit  Giele  de 

que  en  fit  fah    f    TT  '  '"«^'^  ""  '  ''''»""°"''  ^'  ""  '---  f»'^-  Et 

que  en  fut  fait,  fui  fait  par  ung  vendredy ,  dont  leur  save-conduy  estoit  ex- 

pireit  ledil  mardy.  Sy  dobloil  grandement  son  corps  qu'il  ne  fuisse  pris  à 
prisonieretmennéen  aulcune  fortresse,  là  il  polsist  esJdeslruy     omm    on 
avoil  ja  fait  a  damoisea  de  Monjoye,  de  damoisea  de  Bollan  et'de  pZ  ur" 
autres,  avec  plusseurs  autres  raines  ^  ici  obm.eses  pour  cause  de  briveT 
.  Ennavanl  avons  trouvé  ensditsexploix  une  lettre  scellée  de  très-hault  et 

nanle  lan  XIII  »  el  soissante-chmcque  le  xiiiie  jour  de  mois  de  décembre 

Bruxelles,  le  x.iiie  jour  de  décembre,  soy  remonstronl  à  monseigneur  le  duc 
ou  a  sou  conseil,  qu  il  avoient  heu  saulff-conduy  commençant  noeff  jour  de 
décembre,  et  lendemain  dudit  xiiii»  jour  de  décembre  alloil  iedil  saulff.rnduy 
dehors  requérant  avant  .saulff-conduy,  liquel  dit  xiiiiejourde  décembre  fui 
les  s  uf..onduy  prolongiés  jusques  à  xxiiiie  jour  dudit  moix.  Par  ainsv  on 

jusqu::!'*:  jit::?r^  •°"''  '""-•^""''"^  '-'"■'  -^-^i-  '^^  ^^^^ 

jusques  a  xxiiiP  mclud,  comme  ce  appert  par  ladite  lettre  scellé  par  mondit 
seigneur  le  duc  et  signée  de  son  clerc  secrétaire .  etc. 

»  Item,  avant  avons  trouvé  une  confirmation,  faicte  par  Sigismonde ,  ter- 

*  Dualte,  date.  •>   »    . 

-  liâmes,  raisons. 

71 


I 


'if 


562 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


minante  en  daulte  mil  llll-  et  XV,  le  xix«  jour  de  féverier ,  par  laquele  appert 
qu'il  confirmât  et  approuvât  à  ceulx  de  Liège,  toutes  leurs  franchieses  et 
anchiens  uzaiges,  et  adnicillanl  tout  ce  et  de  quant  que  grever  les  poroit ,  et 
en  comandant  sur  paine  de  chincquante  marcs  de  fin  or  de  l'entretenir. 

»  En  après  avons  aussy  trouvé  une  lettre  dudit  Sigismond  ,  qui  est  termi- 
nante l'an  mil  1111«  et  XVII,  xxvi*  jour  de  moix  de  mars,  contenant  que  les 
sentences  rendues,  l'an  huyt,  par  les  nobles  et  haultz  seigneurs,  Johan  de 
Bourgongne  et  Guilleame  de  Hainault,  duch  et  conte  de  Borgongne  et  de 
Haynaul,  sont  révocqués  et  adnicillés  et  mis  à  néant,  comme  tout  ce  appert 
plus  amplement  par  lesdites  lettres. 

»   En  après  avons  trouvé  ensditz  exploix,  ung  jugement  rendu  par  loy  et 
parfranchiese,  de  part  les  eschevins,  maistres,  jureis  del  cité  de  Liège,  l'an 
XIIll«  LXl ,  le  xxvij"  jour  de  jenvier ,  et  dist  y  estre  bien  prouvé  par  ladite 
enqueste,  que  Johan  le  Covereur  de  Dynant,  tant  par  sa  cognissance  mesme, 
comme  par  autres  prouvances  at  dit  tout  hault  et  publicquement,  par  devant 
la  généralité  del  bonne  ville  de  Dinant,  et  portant  fours  le  syelteel  sequele 
de  bon  mestier  del  batterie  de  ladicte  bonne  ville ,  en  temps  que  on  tenoit 
les  journées  entre  nostre  très-redoubté  seigneur  monseigneur  de  Liège ,  et 
sa  cité  en  la  bonne  ville  de  Huy,  que  les  commise  personnes  de  ladite  cité, 
qui  par  une  cédulle  de  part  nostredit  très-redoubté  seigneur  ou  son  conseil 
avoienteslé  dénomeis,  fuissent  al  volunté  de  nostre  très-redoubté  seigneur; 
par  ainsy  par  telz  parlers  et  enhorte  veulhant  par  ledit  Johan  commoveir  le 
peuple  de  ladite  bonne  ville  de  Dynant,  à  déclarer  et  jugier  lesdites  commise 
personnes  de  ladite  cité  yestre  aile  volunté  de  noslre  très-redoubté  seigneur, 
sains  y  estre  aucunement  condampné  par  droit,  par  loy,  parfranchiese  ne 
par  jugement,  allencontre  de  son  sériment  et  de  ce  qui  estoit  passeit  par  ledit 
bon  mestier  délie  battrie,  ouquel  il  portoit  la  parolle,  qui  est  cas  de  notoire 
sédition ,  tendant  à  fin  de  lamentable  désolation  et  séparation  de  ladite  cité 
et  bonnes  villes,  et  pour  icelle  cité  mettre  à  bas  et  destruction,  et  que  à  ces 
occasions  il  est  incoru  en  paine  capiule,  sains  rémission  ,  comme  parjurre,  se- 
diteur  et  commoveur  du  puple. 

»  Item,  pareilhement  est  bien  prouvé  par  ladite  enqueste  que  Johan  de  Foys, 
lors  estant  maistre  de  ladite  bonne  ville  de  Dynant,  at  dit  et  proféré  par  de- 
vant ladite  généraUté  de  ladite  bonne  ville ,  verroil  miulz  qu'on  cherwasse 
et  laburasse  les  terres  sur  le  marchiet  à  Dynant ,  qu'on  soufiFrisse  que  ladite 


ANALECTA  LEODIENSIA.  563 

cité'  parvenisse  à  son  intention ,  selon  ce  que  proposeit  a  voit  esté  sur  les  journées, 
audit  lieu  de  Huy,  car  ceulx  de  ladite  cité  venroientcutaillier  ou  tirer  les  bour- 
gois  de  Dînant  sur  leur  marchiet  ou  dedens  ladite  bonne  ville ,  et  s'en  parli- 
roienl ,  quant  bon  leur  sembleroit ,  sains  riens  meffaire  et  sains  ce  que  on  les 
pouisist  attenir;  par  telz  parlers  commovans  et  séduysans  le  peuple  de  ladite 
bonne  ville ,  pour  eulx  séparer  de  ladite  cité  ^ ,  que  semblablement  est  cas  de 
notoire  sédition ,  tendant  à  lamentable  désolation  et  séparation  de  ladite  cité, 
et  bonne  ville  ,  et  pour  icelle  cité ,  que  est  chieff  et  resourt  de  pays ,  mectre  à 
bas  et  destruction ,  et  que  à  ces  occasions  il  est  pareilhement  incoru  en  paine 
capitale,  sains  rémission,  comme  séditeur  et  commoveur  de  peuple  et  parjurre 
»   Item  ,  avons  trouvé  en  registre  de  messeigneurs  les  eschevins  de  Lié^e 
une  overlure  faicte  sur  l'enqueste  dont  lesdits  jugemens  dépendent,  et  de^ 
vant  est  faicte  mention ,  terminant  l'an  Xllllc  LXI ,  le  sauzème  jour  de  moix 
de  féverier.  auquel  jugement  prouver  et  faire  ledit  Giele  de  Metz ,  fut  présent 
comme  maistre  de  Liège,  et  en  second  fut  Mathier  Hawes,  ayant  le  chieff  de 
la  maistrie  de  Liège ,  et  furent  les  eschevins  de  Liège  audit  jugement,  comme 
tout  ce  appert,  tant  par  lettres,  comme  par  les  registres  auctentickes  délie 
hauUe  justice  de  Liège. 

»   En  après  avons  fait  lyr  tout  le  contenu  dudit  instrument .  dont  devant  est 
fait  mention  ,  avvec  plusseurs  autres  exploix  de  franchieses,  et  oussy  les  séri- 
mens  que  les  maistres  de  Liège  font  à  leur  novelle  institution ,  et  viseutè 
plusseurs  jugemens  qui  ont  esté  rendus  de  temps  passé  par  eschevins,  mais- 
tres et  jureis ,  et  avvec  ce  nous-meisme  déraisniés  '  de  plusseurs  anchiens 
uzaiges,  avvec  plusseurs  eschevins,  sy  que  bourgoix  et  pluseurs  bous  bour- 
gois  anchiens  de  la  cité,  que  la  cité  avoit  ordonné  pour  comparoir  deleis 
nous,  ausquelz  avons  monstreit  tous  les  exploix,  dont  devant  est  fait  mention, 
heu  leur  conseil  et  advertissement,  nous  tous  ensembles,  par  unne  main ,  par 
grand  advis,  conseil  et  délibération,  avons  dit  et  fours  porté,  que  nous  trou- 
vons par  les  exploix  dont  devant  est  fait  mention,  que  mesire  Johan  de  Se- 
raing,  chevalier,  Gérar  le  Pannetier,  Giele  de  Metz  et  Mathier  Hawes  \  ont 
mal  wardeit  le  fiance  que  la  cité  avoit  pris  en  eulx  et  ossy  le  syelte  délie  cité, 
qui  fut  faicte  le  viije  jour  de  moix  de  décembre ,  et  ce  qu'ilz  disent  qu'ilz 


*  La  cité  de  Liège. 

*  Liège. 

*  Déraisniés  f  nous  avon»  discouru. 


^  Ce  nom  se  trouve  presque  partout  écril  d'une 
manière  différente:  I/avea ,  ffaveau,  Hatcenl. 
\  oyei  p.  S30. 


564 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


avoient  juieit  les  franchieses  ,  bien  les  garderoienl ,  et  aussy  les  sérimens 
qii'ilz  avoient,  tant  aile  maistrie,  eschevinaige ,  comme  aile  bourgoisie  délie 
cité,  que  tous  quattre  avoient  jureis  ,  et  qu  ilz  ont  fait  contre  leur  sérmienl, 
telement  qu'ilz  sont  tous  quattre  parjurres,  et  oussy  ont  fait  et  alleit  contre 
les  franchieses ,  icelles  en  grand  partie  brisant ,  rompant  et  annullant ,  et  fait 
et  alleit  contre  les  syeltes  délie  cité ,  leurs  paroffres  et  lettres ,  dont  devant  est 
fait  mention  ,  et  par  espécial  d'avoir  abandonneit  et  concédeit  diex  personnes 
délie  cité  et  bonnes  villes  aile  volunté  de  monsigneur  le  duc ,  si  on  les  povot 
atenir  de  leurs  corps  aile  volunté  de  mondit  seigneur  le  duc,  et  ossy  ilz  avoient 
heu  saulff-conduy  de  nueffème  jour  de  décembre,  jusques  à  xxiiij«  jour  de 
décembre,  sains  avoir  dedens  nulz  jours  qu'ilz  n'awissent  sau-conduyt,  et 
ossy  ont  mal  rewardeit  le  paix  de  Fexhe,  les  anchiens  uzaiges ,  jugemens  sur 
ce  fais ,  tant  par  eulz-meisme  comme  par  autres ,  en  vuellant  et  déshonnorant 
par  eulx  à  tousjours  mais  la  cité  et  pais ,  et  qu'ilz  estoient  livreurs  de  chaires 
chrestiennes,  et  jugiet,  condaimneit  et  donné  gens  en  bannissement,  sams 
sçavoir  leur  noms  ne  surnoms ,  ne  avoir  quelcque  apparance  qu'ilz  fuissent 
malfaicteurs,  etavvec  ce,  leurs  biens  perdus,  leurs  femes  deshéritées  et  leurs 
enffans  tant  déseagiés  comme  innocens,  s'ilz  avissent  parvenu  à  leur  opinion 

et  raalz  volunté. 

„  Item,  comme  aucuns  ont  dit  que  l'enqueste  at  esté  faicte  sur  Giele  de 
Metz,  ly  stesant  en  prison,  semblablement  ont  dit  qu'il  avoit  esté  pris  en  sa 
maison,  et  anchois  qu'il  cuisse  esté  convencu  ou  jugiet,  et  que  le  poevre 
homme  doit  estre  roy  en  sa  maison  \  est  trouvé  qu'il  n'at  esté  fait  quelconcque 
enqueste  de  la  matière  qui  aiet  préjudice  audit  Giele  de  Metz,  mais  at-on  tant 
seulement  fait  viseutation  desexploix,  et  escriptures  et  cognissance  que  ledit 
Giele  avoit  fait  devant  le  commune  délie  cité,  tant  le  xxvje  jour  de  mois  de  dé- 
cembre, comme  le  xxviije  jour  dudit  raoix,  là  il  avoit  eschevins,  maistres  et 
jureis  qui  sont  juges  délie  cité  ,  et  sur  cognissance  faicte  devant  juge  ne  fault 
nulles  monstrances,  car  il  n  est  sy  propre  monstrances,  que  de  cognoissance 
de  partie,  et  at-on  tousjours  uzé  de  jugier  sur  cognissance.  Et  il  appert  que 
Giele  de  Metz,  avant  sa  prise  avoit  cognu  avoir  perpétré  et  fait  ledit  excès, 
dont  par  ensy  at  esté  pris  après  sa  cognissance,  car  il  fut  pris  le  xx«  jour  de 
jenvier  l'an  LXVI. 

1  SoHoncque  le  commun  provierbe  :  Povre      Heynsberg,  art.  3.  Louvrex  ,  tom.  I,  page  36. 
homme  en  sa    maison   roy   est.    Règlement    de 


ANALECTA  LEODIEiNSïA. 


000 


»   Et  pour  qu'il  at  esté  pris  en  sa  maison,  ce  al  esté  après  sa  cognissance,  et 
y  ont  esté  maistres  de  Liège ,  ayans  les  cleiffz  \  et  plusseurs  jureis ,  ausquelz 
point  nest  deffendu  de  prendre  malfaiteurs  en  leurs  maisons,  et  l'ont  uzeit 
Ligois  délie  faire  de  temps  passé  devant  la  paix  de  Fexhe ,  et  depuis  tous- 
jours,  quant  le  cas  l'ont  requis,  car  le  franchiese  dist  qu'il  ne  lyst  2  à  mayeur 
de  Liège  de  quérir  le  laron  ens  maisons  del  bourgoix,  mais  point  nel  defFent 
aux  maistres  et  jureis.  Et  au  poinct  que  ly  poevre  homme  doit  yestre  roy  en 
sa  maison,  l'article  de  Régiment  bien  regardeit,  est  proprement  à  entendre 
partie  contre  partie ,  qui  soy  voroient  grever  l'ung  l'autre  ,  ou  il  contient  qu'il 
soy  peult  deflFendre  de  quelconque  ihir  de  baston  que  ce  soit,  mais  point  ne 
contient  qu'il  soit  deffendu  as  maistres  et  jureis,  de  prendre  ung  homme  en  sa 
maison  ,  qu'il  at  cognu  d'estre   malfaicteur;  et  ledit  Giele  de  Metz ,  avoit 
cognu  avoir  fait  l'excès,  comme  devant  est  dit,  avant  sa  priese,  et  aussy  ne 
fut  quassiet  ne  navreit  en  sa  maison ,  ains  fut  mis  en  la  maison  des  bourjroix 
et  néant  en  ferme  de  justice.  Et  parlant  que  tout  ce  que  dit  est  pardeseuie  ' 
soit  à  tousjours  ferme  choese  et  estauble,  avons-nous  les  maistres,  jureis  ' 
eschevins  comme  bourgois,  et  nient  comme  eschevins  de  Liège,  et  autres 
bourgoix,  que  ly  cité  y  avoit  commis,  à  ces  présentes  appendu  ou  fait  ap- 
pendre  le  grand  seel  del  cité.  Sur  l'an  de  grâce  delle  nativité  Noslre-Seipneur 
Jhésu-Crist,  mil  1111«  LXVI,  le  pénultème  jour  de  moix  de  féverier.   ,, 

Item,  après  que  la  paix  dont  ly  jugement  susdit  fait  mention ,  fut  créan- 
lée  et  jurée  l'an  LXV,  le  sauzème  jour  de  moix  de  décembre,  soy  sont  au- 
cuns avanchis  de  faire  procurations  d'icelle  avoir  son  course  en  la  forme  qu'ele 
fut  créantée  ledit  xvie  jour,  et  qu'il  gisl  par  escript  sur  parchemin  ,  signée 
des  mains  de  deux  notaires ,  et  mandeit  gens  et  fait  mander  hors  delle  cité  et 
dedens ,  armeis  et  abasloneis ,  et  aucuns  sains  armes  et  sains  basions ,  pour 
icelle  volloir  faire  passer  par  force  de  pourchasse  et  d'obsalte  et  aile  bonne 
chire  à  faire,  et  par  espécial  le  jour  de  Noël  et  le  jour  delle  saint  Estienne  • 
ladite  paix  fut  lylte  tout  hault  et  publement  en  palaix  à  Liège ,  ledit  jour  delle 
saint  Estienne,  devant  le  commune,  pour  ladite  cité  enhorler  à  yestre 
seelée,  et  aussy  ont  aucuns  des  malvais  de  plusseurs  des  bonnes  villes  fait 
pourchasse  delle  avoir  ainsy  scellée  et  le  seelenl  aucuns.  Laquele  dite  pLix  a 


«  Au  sujet  des  ciels  des  bourgmestres  et  des  2  /^y,,^  ^,-,,^  j,  ^.^^^  loisible,  il  n'est 

echevins,  roy.  LouTrex,tom.  l,p.7,n«M3ell4.      /icet. 


permis , 


566 


ANALECTA  LEODIENSfA 


esté ,  depuis  lesdites  pourchasses ,  remué ,  deseulëe  et  corrigié  de  plusseurs 
poins ,  comme  ce  appert  clèrement  par  le  paix  qui  fut  jurée  ledit  xvi«  jour 
et  par  le  paix  qui  est  seelée,  dedens  lesquelles  deux  paix,  on  treuve  propre- 
ment lesdits  vices  et  ce  qu'il  a  à  dire  de  l'une  à  l'autre.  Et  dont  partant  que 
lesdites  quattre  personnes  ou  devant  jugemens  dénomeis  sont  corrigiés ,  seroit 
domaige  pour  la  cité  et  tous  ly  pays,  se  lelz  faits  remanoient  impunis,  est  rai- 
son que  la  vérité  en  soit  sceue ,  et  ung  chascun  soit  corrigiel  selon  ses  démé- 
rites et  meffaitz.  Et  parUnt  que  nous  voilons  que  ce  que  fait  est  des  deseui- 
dis  quattre  personnaiges ,  et  que  fait  serat  de  tous  ceulz  qui  corrigiés  seront , 
soient  entretenues  fermes  et  estaubles  sains  embrisier,  nous  noz  fermons  et 
loyons  tous  ensembles  de  jamais  aller  allencontre ,  ne  procurer  ne  faire  aller 
aliencontre  en  manier  nulle,  mais  tenrons  ferme  et  estauble  ce  que  jugiet  en 
est  et  que  jugiet  en  serat ,  et  nous  aiderons  et  conforterons  l'ung  l'autre,  sains 
quelque  séparation  ,  allencontre  des  faituelz  et  de  tous  ceulz  qui  aidier  les  vo- 
ront  ou  aideront ,  et  les  parsiverons  et  ferons  parsivre  par  loultes  voies  et 
manières  que  faire  pourrons,  pour  telz  délinquans  rechure  ^  paine  capitale, 
sains  rémission  nulle.  Et  nous  tous  les  deseurnomeis  généralement,  tant  de 
la  cité  comme  des  bonnes  villes ,  jurons  sur  sains  les  ordonnances  susdites  à 
entretenir  et  faire  entretenir ,  et  ferons  jurer  tous  les  raannans  et  surséans  et 
bourgois  délie  cité  et  bonnes  villes ,  et  ossy  seront  ces  présentes ,  leues  chas- 
cun an  pardevant  tous  les  maistres,  jureis ,  gouverneurs  et  conseil  délie  cité 
et  bonnes  villes  susdites ,  à  leurs  novelles  institutions ,  et  les  jureront  et  ung 
chascun  d'eulz  les  jurerat ,  et  avvec  ce  jamais  ne  porteront  les  faituelz  deseur- 
nomeis ,  ne  les  sufiFriront  porter,  eulz  ne  leurs  enffans ,  à  quelcque  office  délie 
cité  et  bonnes  villes  susdites. 

Item  ,  et  comme  aucuns  soy  soient  départis  hors  del  cité ,  bonnes  villes , 
pour  powour  ^  qu'il  peulent  avoir  heu  de  leurs  corps  ou  de  leurs  vies,  ou  pour 
Dieu  servir,  ou  pour  warder  leurs  biens,  ou  pour  poevreleit,  qui  n'ont  gre- 
veit  la  cité  et  pays  en  fait  ne  en  dit,  s'il  désirent  ou  désiroient  à  revenir  de 
greit  délie  cité  ou  bonnes  villes,  dont  ils  sont  partis ,  et  il  revenissent  pour  le 
greit ,  comme  dit  est ,  iceulz  doyent  contenter  ladite  cité  ou  bonne  ville,  et  à 
leur  revenue  ,  doient  faire  tel  sériment,  comme  les  autres  bourgoix  aront  fait, 
et  plus  avant ,  se  ordonneit  yestoit  par  ceulz  qui  les  donront  licence  del  re- 


ï    Rechure,  recevoir. 


2  Powour ,  peur. 


ANALECTA  LEODIENSIA.  557 

res  hault,  noble  et  puissant  pr.nce,  monseigneur  de  Liège,  de  IWliese  ne 

mTentelt     J  "  '"'""""  '^"'^  '""'  "=•=  1"«  '«^  «"'  '«"'-"»  «  re- 

c ir  t  tous'  iTl,  7  T"'"  "f  P'^"''"  ""  '"''  ''PP^"'^-  '"  «-"d  -^'  de' 
eue  et  tous  les  seeU  des  bons  mestiers  d'icelle  ' ,  assavoir  fèvres    charliers 

oherwers    moulniers,  bollengiers,  vingnerons,  Luilheurs,  pexhêurs  t    I 

neuis,  va.ra,nxhoh.ers,  yeswaners,  neaveurs,  soyeurs,  mairniers,  cherpen- 
.    s,  .nachons,  covreurs,  cordewaniers ,  corbesiers,  texheurs,  cureurs  et 

uu  nferV  '""'^T' "^' ''"f"'' '  '"'"''""  ^  '^""-^'  ctandeil'hons  etZ 
de  Uynant    de  Tongre,  de  Fosse,   de  Thuyng,  de  Covin-     de  Haske     de 
Herck ,  de  Eyc   ,  de  Breid ,  de  Blixhe ,  de  Berin'g  et  de  Stockèn.    Et  s       dve 
no  t,  p  r  advenlure,  que  aucuns  des  seelz  susdits  ne  fuisse  point  appendulLs 
présentes ,  ou  aucuns  fuisse  brisiez  ou  rompus ,  ne  voulons  point^ecp" 
rentes  so.   en  nens  emperie  ne  annullée,  ains  remainent  ftous'ours  ferme 
l  estaubles     a.nsy  b.en  que  dont  tous  les  seelz  y  fuissent  tous  sains  et Tn- 
lh.ers.  Ce  fut  fa.t  sur  lan  degrâce  mil  IHIc  et  soissanle  siex,  le  viogte-troi  sème 
jour  de  moix  de  marce.  ^         oiseme 

archives  de  la  province  de  Liège,  grand  greffe  des  échevim, 
registre  n»  250 ,  case  13'. 


>  Sur  le  nombre  de,  métiers  et  le,  différeni,      vrex ,  lom.  I,  pap.  92  et  10« 
chaDgemenl,  survenus  à  leur  égard  ,  rny.  Lou-  ^ 


o68 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


LI. 


PaONLNTIATUM  LUDOVICI  BORBONII  QUOAD  TRANSLATIONEM  CAPITULI  ECCLESIAE   CATIIEDRALIS 
LEODIENSIS  ET  ECCLESIARI'M  SECINDARIARUM  ,   DE    DIE    8  JULII   1466   ^ 


Ludovicus  de  Bourbon ,  Dei  gratia  eleclus  confirmalus  Leodiensis ,  dux 
Bulloniensis ,  cornes  Lossensis  ,  etc.  Nos  qui  ex  intimis,  inler  nosiros  confralres 
capituli  ecclesiae  nostrae  Leodiensis  cauonicos,  cum  aliarum  secundariarum 
ecclesiarum  civitalis  elpalriaenostrarumLeodiensium  canonicos,  eliam  con- 
fralres nosiros,  qui  in  noslra  civilate  Leodiensi,  dicla  Iranslalione  non  obs- 
lante,  reraanserunl,  partibus,  ex  allera  concordiara  diu  facereet  nulrire,  illo- 
rumque  indemnitali  providere  et  periculis  gravibus  occurrere ,  quantum  m 
nobis  est ,  desideraviraus ,  prout  adhuc  desideramus  pro  bono  pacis  per  et 
iuter  eos  fovendae  et  reinlegrandae ,  dicimus,  arbitramur  atque  ordinamus, 

prout  sequitur  : 

Primo  quod  dicli  fratres  nostri  qui ,  ul  praeferlur ,  remanserunt  in  civilate 
nostra  Leodiensi,  non  obstanle  praefala  Iranslalione,  quam  lenemus  alque 
manutenere  intendimus  esse  validam  et  ex  justis  et  legitimis  rationabilibusque 
causis  factam  ,  ad  eamdem  translationem  accèdent. 

Item  quod  tam  dicli  confralres  nostri  capituli  Iranslati  quam  alii  confra- 
tres  nostri  praedicti  de  bonis,  per  eos  hinc  inde  ad  causani  ecclesiae  nostrae 
praedictae  et  praebendarum  suarum  levalis  et  receplis,  aequaliler  sibi  ad  invi- 
ceni  contribulionem  et  parlicipalionem  facient,  et  desuper  se  concordabunt, 
ac  si  dicla  concordia  non  obslante  pariler  resedissent  et  ad  fmem  quod  cla- 
rius  et  melius  quantum  de  bonis  hujusmodi  pars  quaelibet  levavit ,  conslare 
possit,  unaquaeque  partiura  omnia  bona  per  eam  levala  in  scriplis  ponet  et 
rediget ,  et  alteri  parlium  illarum  Iradet  sine  fraude,  ut  scire  valeat  quantum 
in  hinc  inde  fueril  levalum  et  dislribuendum.  De  fruclibus  autem  competen- 

>  Cfr.  supra  p.  522  lilerae  Iranslalionis  ca-  tentia  datadie  23  decembris  ejusdem  anni  1466. 
pitulorum ,  et  inlra  allera  de  eodem  negolio  sen- 


..      .  .  369 

l'bus  illis,  qui  prius  étante  translalionem  <Prn.;...n. 
'P^osque  i„  dicta  aequalitate  compreheLi    ac  7     ""'  "'  ^"'""""«^'«-i 

pian,  sibi  invice™  trÏdo    ul  se""  "'"  '"  ""P"'  P"""'  '"-""-- 

et  habebunt  suppo    are    e" si  d.         """"  '  ''""  '''  ''"^'"'  ""«^  'P-  habent 
dare  nequiverimno    pa'  t   sun  n'Tr  "'  """"'"'  '"'"'"'  '"'^  ^  --or- 

-queiread  e;ncoX;::Zp'::osrr^^^  '''-'  -'^'^-^  "p- 

alibi  conlinuabilur  etservahih.r  ,  '""  "^  P'-o'-ogalara  et  non 

por  nos  non  fuel;  1  "1  „'":?"""''"  "T'  "'""'^''''"'•'  "«l  «"""^  'ocum 
ecclesiae  nost.ae  nu'  e Tp^ran  31  K  """''^  "  "'^''^  -"fr"'"»'- 

nisi  -n  code™  oppido  ^^^z^^^^!::"  ::::':"'"'  '-'"''-'^ 

consuetudinibusaliisqueordinationibusetorTtwffi      ;:  rr" 

ab  eaden,  ecclesia  ,  quando  in  nostra  civital  rësidem  "  "'""'•'"'''' 

aaCbrcoTi^ziirrri::-^^^^^ 

juscumque  status  fuerinl,  quantum  in  eis  erït    el„"  H  ''P"^'"''^''^'  <="- 

n-feste  aut  occulte  auxiliu.^,  consiliu™  ve   L^^  dicr"  "T"'""'  "^ 
Leodiensis  canonicis  aut  Dersoni,  •,«.„,!  T        '"^  ecclesiae  nostrae 

tibus  aut  non  curanlibus  ^''"'^'''"'  l'anslalionem  nolen- 

nc;:Tt^;\^;:rnr:^::ittcr"  '""f'-''  "'--  '•--^-«o- 

incidentia  siv^  connexa  quacr^rdecrnlt^^^^^^^^^  ^"^^«-"^  ' 
série  praesenlium  reservaLus,  pe^  quae  e^Z  „  n  .  T'"'"""'^"""'*''^ 
rom  conventionibus  inter  nos  ef  illl  "l'"" .  """"'^»"*  derogaie  inlendi- 
manserunt  habitis  et  colcoIVs  ,        ""'  '"  ""'^^'^  ""'''"  "'  "'"^  '"-  -- 

-1467.  '  •'  '^"^  "  ""««  '  1465 

'  Cleru,  Leodiensi,  hoc  circiler  lempore  con-      lepiiur  •  f    •        • 

foederafonem  iniit,  proul  liquet  ex  documenlo       iul"     '  ~   "  "'"  ''  "'"^ulis  praesentes 

a-od  .n  regis.ro  ca.hedralis  ecclesiae  LecdTens:      c ti  1'"'"'""  ^''^•"'  ^'^^P^^'"  ^--  ^^ 

cap.„.la ,  pnores  el  coovenlus  «ajoris  et  secnn- 

72 


570  ANALECTA  LEODIENSIA. 


LIL 


ALTERUV   LtDOVICI  BORBODII  PRONUISTIATUM  ,   FACTUH   DIE  23  DEGEMBRIS   1466,   DE 

EODEl  NEGOTIO. 


Ludovicus ,  etc. ,  desiderantes  et  sitientcs  ,  sicut  cervus  ad  fontes  aquarum  , 
inter  venerabiles  confratres  nostros  translatos  et  non  translatos ,  unura  ovile 
fovere,sicut  et  unus  pastor  est,  tunicam  Domini  inconsubilem  servando,  om- 
nemque  scissiiram  penitus  evitando ,  ac  recolentes  quod  virtus  submissionis 
in  nos  pridem  foret,  certa  avisaraenta  protiilimus,  qiiibiis  inter  caetera  om- 
nium et  singulorum  quae  inciderent  declarationem  et  inlerpretationem  , 
necnon  circa  eoiura  dependentia  ,  emergentia,  incidentia,  sive  connexa  quae- 
cumque  decisionem  etdelerminationem  nobisin  postcrum  reservavimus;  quo- 


tlariarnm  ccclesiarum  collegialarum,  monaslerio- 
rum  LeodieDsium  et  aliariim  civilatis  et  palriae 
Leoilieiisis,  comilalusque  Lossensis,  ac  clerus 
iiniversus  locorum  hiijusniodi ,  salutem  in  Do- 
mino sempiternam. 

•  CumexDotoriisturbationibusincivitateet  pa- 
tria  comitatuque  prnclaclis,  proch  dolor!  subsis- 
tentibus,  ecclesiae  el  ecclesiis  inibi  siluatis  perso- 
nisqueecclesiasticis  ibidem  commorantibus  gravia 
pericula  imminere  dinoscuntur,  et  illata  ac  similia 
velgraviora  verisimililerevenierit,  nisiDciadjuto- 
riooccurratur,  viribusqueresumptisdivinainspi- 
ratione  potius  quani  humana  providenlia  adjuli 
tantisruinis  possetenus  ob>ietur;  ad  obviandiim 
ergo  praemissis,  quatcnus  uobis  possibile  eiistit  : 

•  Ne  iram  aut  iudigiialionem  justi  Dei  ob  de- 
sidiam  et  negligentiam  nostras  incurramus , 
sub  confîdeDtia  sanctissimi  in  Christo  palris  et 
domini  nostri  domini  Pauli  papae  secundi  8anc> 
taeque  sedis  apostolicae,  illiusque  obedienlia,  et 
juribus  ecclesiae  Leodiensis  ac  liberlatis  eccle- 
siaslicae  semper  salvis ,  ad  honorem  Dei  ac  post 


militas  deliberationes  desuper  inler  nos  habitas, 
pro  potiori  securitate  nostra  caritnlivequc  con- 
foederationis  vinculis  ad  invicem  nos  ratiooabili- 
terconstrinximuset  univimus,per  praesentesque 
nos  unimus  et  jungimiis  jiixta  modum  subse- 
quenlem  et  quoad  puncla  subscripta. 

•  Primo  siqiiidem,  quod  nos  singuii  abbates, 
decani ,  canonici  et  presbyteri  clerici  earumdem 
ecclesiarum ,  turbationibus  praotactis  pendenti» 
bus,  in  civitate  et  in  locis  suarum  residentiarum 
beneficiorumqiie  suorum  permanere  cum  Dei  ti- 
moré, ipsi  Deo  nostro  inibi  deserviendo  et  divina 
continuando  permanere  babemus  ct  resideotias 
nostras  inibi  perficere ,  donec  el  quousque  dic- 
tns  dominus  noster  papa  de  praemissis  et  peri- 
culis  imminentibus  inCormatus  in  illis  sufficienler 
providerit.  In  ipsius  enim  domini  nostri  papae 
sanctaeque  sedis  apostolicae  obedienlia  ipsi  do- 
mini decani  et  capitula  se  firmiter  permanere 
proteslantur.  Nam  quia  excoutemptu  nil  per  nos 
in  hoc  agitur,  sed  ex  aliis  causis  rationabilibus  •al- 
vationem  et  conservationem  ccclesiarum  hujus- 


ANALECTA  LEODIENSIA.  57, 

mZ    Z  r  ^°'^"'""'  '^'°"=^''  d"du™  facum,  et  cui  semper  inhaesi- 

nost.  ™a  di2r„,  „0  '  '      f  ""  '  '^''"'^'"•''"--  «'  conclusiones  capituli 


modi  noslrarumque  personarum  evidentissime 
respicientibus,  indubie  speramus  in  tanta  neces- 
silate  nos  apud  suam  sanclitatem  et  Deum  ac 
homines  de  lis  singulis  repulari  excusatos. 

•  Verum  quia  nonnulli  ambiliosius  ad  béné- 
ficia nostra  indebilamque  occupationem  seu  illo- 
rum  privalionem  conjunclim  et  divisim  forsitan 
aspirantes,  nobis  aut  alicui  noslrum  iraponere 
possenl,  q„od  per  hujusmodi  moram  in  eisdem 
locis  el  noslris  beneficiis  faciendam  aut  prae- 
tactam  continuationem  organorum  seu  divino- 
rum  factam  seu  fiendam,  poenasjurisseu  inhabi- 
J.latem  lucurrissemus.  Ob  hocque  ordinavimus 
quod  SI  nos  aut  aliquem  ex  nobis  praemissorura 
aut  ex  eis  dependei.lium  occasione  super  benefi- 
c.o  seu  beneficiis,  dignitatibus,  personalibusvel 
ufficns  ecclesiasticis  per  lites  aut  alias  vexari  per 
quemquam.  cujuscumque  eliam  ancloritatis,  gra- 
dus,  praeminentiae  aut  condi.ionis.  seu  status  aut 
digoitatis,  etiam  ep.scopali,  aut  archiepiscopalis 
ruent,  contingeret  seu  damnificatum  fore  légi- 
time coosliterit  : 


»  Nos  lues  hujusmodi  prosequemur  usque  ad 
bnem  ipsarum  ac  senlentiam  «eu  senlentias  di/- 
fin.l.vas  inclusive  ac  in  damnis  ob  hoc  passis  et 
pal.endis  rationabililer ,  ac  dum  aliquem  vel  ali- 
quos  ob  hoc  ad  curiam  romanam  aut  alibi    ubi 
opus  f  uerit,  et  to.ies  quoties  miltemus,  comm'uni- 
bus  nostris  expensis  providebimus  et  proportio- 
nabil.ter  contribuemus  habita  ratione  /aculta- 
tum,  cap.iulorum,  conventuum  et  ecclesiarum 
hujusmodi,  iia  etiam  ut  plura  bénéficia  obtinen- 
«es  secuodum  pluralitatem  et  qualitatem  lalium 
bencficiorum  contribuere  teneamur. 

>•  yuam  SI  quidem  unionem  etconlributionem 
ac  al.a  supradicta  firmiter  et  inviolabiliter  ob- 
servare  promiltimus  ,  bona  fide  et  mediis  noslris 
juramenlis,  stipulatione  solemni  ad  manus  nota- 
riorum  mfrascriptorum  praeslita  inlerveniente. 
.Sub  obl.galiooe  bonorum  nostrorum  praesen- 
lium  el  futurorum.  « 

'   \  id.  infra  illius  epislola  clero  ecclesiaruoà 
secundanarum  scripta  die  31  januarii  1467. 


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572 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


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lit!) 


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If    ' 


libel  dispositionem  capitulariler  speclanlium,  deinceps  vacaliirorum  quoad 
personas  translatas  et  accedenles  juxla  antiquum  usiim  seu  observantiam 
ecclesiae  Leodiensis  ;  ita  lamen  quod  si  talis  nominatio  competat  alicui  per- 
sonae  ex  accedentibus  in  sua  hebdomada,  talis  persona  poterit  significare  et 
significabit  nobis  seu  dicto  vices  gerenti  nostro  et  capitule  personam  idoneam, 
quara  desiderat  ad  taie  beneficiura  seu  officium  promoveri,  et  tune  capitulum 
personae  sic  ei  significatae  de  beneficio  aut  officio  hujusmodi  providebit,  vel 
ad  illud  ipsam  praesentabit  juxla  casus  exigentiam. 

îtem  quod  magister  Henricus  Puthem ,  reraaneat  officialis  capituli  noslri 
Leodiensis  in  solidum  ac  sic  similiter  commissarius  et  judex  ex  nunc  depu- 
tatus  in  causis  appellationum ,  ad  idem  capitulum  interpositarum  et  interpo- 
nendarum,  quamdiu  cum  consiliodicti capituli  duxerimus  aliud  ordinandum. 
Item  quod  in  deliberalionibus  super  receptionibus  canonicorum  et  aliorum 
beneficiatorum  ac  aliarum  personarum  quarumcumque  ecclesiaslicarum  aut 
secularium  personae  accedentes  polerunt  intéresse  et  suam  deliberalionem 
desuper  dare.  Lilerae  tamen  desuper  conficiendae  fiant  sub  nomine  capituli , 
absque  expressione  personarum  capitulantium. 

Item,  si  contingat  in  aliquibus  actibus  capilularibus  translates  discrepare 
ab  accedentibus,  aut  e  contra  et  inter  se  concordare  non  poterunt,  in  eventum 
hujusmodi  pro  bono  pacis  ad  concordandum  eosdem  interponemus  vices  nos- 
Iras,  et  ad  nos  habebilur  accessus ,  majori  votorum  numéro  alterius  partis  non 
obstante.  Per  praemissa  autem  non  intendimus  praejudicare  exemptionibus, 
libertatibus  et  francisiis  diclae  ecclesiae  noslrae  seu  capituli  aut  confratrum 
nostrorum,  salvis  eliam  et  manentibus  iis  quae  per  nos  alias  fuerunt  inter 
ipsas  partes  pronuntiata. 

Item  quod  acta  et  facta  per  capitulum  translatum  in  vim  translationis  nos- 
trae  ,  cui  inhaeremus,  maneant  grata  et  firma,  quibuscumque  in  contrarium 
factis  non  obstantibus. 

Item,  si  super  praemissis  aut  aliis  occasione  diclae  Iranslalionis  orirentur 
aliqua  dubia,  dissensiones  aut  controversiae ,  illarum  interpretaliones  et  de- 
cisiones  ad  concordiam  amplius  inter  noslros  confratres  confovendam  nobis 
reservamus. 

Jrchives  de  la  province  de  Liège ,  registre  de  l'ancienne  ea- 
0  thédrale  de  St-Lambert ,  intitulé  :  paix  et  lettiu.  1 465- 

1407. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


LUI. 


o73 


BAYIUNDI    DE    MARLIANO    EPISTOLA  ,    DIE    31    JANUARII     1467    SCRIPTA    CLERC    ECCLESIARUM 
SECUNDARIARUl  CIVITATIS  LEODFENSIS  ,  QUOAD  TRANSLATIOIVEM  CAPITULORUW  '. 


Venerbilibus  dominis  meis  plurimum  honorandis,  dominis  decanis,  vicede- 
canis  et  caeteris  de  clero  secundariarum,  qui  in  civilale  remanserunt,  ac  cui- 
libet  eorum. 

Venerabiles domini  mei,  plurimum  honoi-andi.  Vidi  litteras  vestras'  audivi 
eorum  laloremet  procuravi,  ulhaberel  omnia  quae  petitis;  jamdudum  habue- 
iitis  lam,,i.am  notoria  ubique  publicata  ac  multis  confralribus  veslris  commu- 
nicala  K  Caelerum  ,  venerabiles  domini  mei  plurimum  honorandi ,  ex  quo  in 
bac  maleria, a d.e  qua  inte.diclum  scrvari  debuit,  scculi  eslis  opiniones  eorum 
de  venerab.li  ecclesia ,  qui  in  civilale  remanserunt ,  non  velilis  plus  sapere 
quam  oporleal,  etsilis  irailalores  bonorum  operum  suorum.  In  quantum  tan- 
dem ad  iranslalmnem  olim  a  praefalo  domino  nostro  faclam,  bono  consilio 
ducli  accesserunt,  et  secure  poleslis  similibus  modo,  forma  et  sub  eisdem 
protestat.on.bus  singuli  in  singulis  vestris  capitulis  accedeie;   neque  enim 
propter  veslrum  aut  cujuscumque  alterius  affirmare  vel  negare ,  rei  veritas 
.mmulabitur;  hoc  enim  solum  rcsidct  i»  arbitrio  sanctissimi  domini  nostri 
S.C  qijod  propter  hujusmodi  accessum  nullatenus  plus  ligabimini  quam  antc' 
Qijod  ut  facal.s  vosexhortor,  non  quod  haecres  mihi  utilitatem  sit  allalura 
»ed  quia  manifeste  comprehendo  h.ijusmodi  la.ditatcm  posse  vobis  et  cae- 
teris de  clero  magnum  praejudicium  afferre,  sufficielque  mihi  semel  saltem 
vos  bono  ïelo  admonuisse,  qui  vobis  omnibus  et  singulis  parère  et  servirc 
semper  elub.que  paratissiraus  sun.,  auctore  Domino,  qui ,  venerabiles  domini 
mei, plurimum  honorandi,  voscoiiscivaredignelur  incolumes.  Ex  Huyoullima 
januar..  anno  LX  septimo.   -  Servitm- vesler  et  benevolus,  fiaymundus  de 
JjJarleyano. 

Archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  Fancienne 
cathédrale  de  S'-Lambert,  intitulé  :  paix  et  lettres 
1 405- 1467. 

'  De  Kaymundo  de  Marliano  seu  Marleyano  ,  nio  lata,  8  julii  et  23  decembri,  1466    nuibus 
vid.  supra,  p.  142  et  571  •.   i  ■    •  «  «-«""j  quious 

11-  «'  ^''-  capilulorum  iranslado  confirmalur. 

2  InleUigit  procul  dubio  senteotias  a  Borbo- 


572 


ANALECTA  LEODlEiSSlA. 


libet  (lispositionem  capitulariler  spectantium ,  deinceps  vacaturorum  quoad 
personas  translatas  et  accedenles  juxta  antiquum  usiim  seu  observanliam 
ecclesiae  Leodiensis  ;  ila  lamen  quod  si  talis  nominalio  compelat  aliciii  per- 
sonae  ex  accedentibus  in  sua  hebdomada  ^  talis  persona  poterit  significare  et 
signiticabit  nobis  seu  dicto  vices  gerenti  nostro  et  capitulo  personam  idoneam, 
qiiain  desiderat  ad  taie  beneficium  seu  officium  promoveri,  et  tune  capituluni 
personae  sic  ei  significatae  de  bénéficie  aut  officio  hujusmodi  providebit,  vei 
ad  illud  ipsam  praesentabit  juxta  casus  exigentiam. 

ïtem  quod  magister  Henricus  Puthem,  renoaneat  officialis  capiluli  noslri 
Leodiensis  in  solidum  ac  sic  similiter  commissarius  et  judex  ex  nunc  depu- 
latus  in  causis  appellationum ,  ad  idem  capitulum  interpositarum  et  interpo- 
nendarum^  quamdiu  cum  consiliodicticapituli  duxerimus  aliud  ordinandum. 
Item  quod  in  deliberalionibus  super  receptionibus  canonicorum  et  aliorum 
beneficialorum  ac  aliarum  personarum  quarumcumque  ecclesiaslicarum  aut 
secularium  personae  accedentes  polerunt  intéresse  et  suam  deliberationem 
desuper  dare.  Literae  tamen  desuper  conficieodae  fiant  sub  nominc  capituli , 
absque  expressione  personarum  capitulantium. 

Item^  si  contingat  in  aiiquibus  aclibus  capilularibus  (ranslatos  discrepare 
ab  accedentibus,  aut  e  contra  et  inter  se  concordare  nonpoterunt,  in  eventum 
hujusmodi  pro  bono  pacis  ad  concordandum  eosdem  interponemus  vices  nos- 
iras,  et  ad  nos  habebitur  accessus ,  majori  votorum  numéro  alterius  partis  non 
obstante.  Per  praemissa  autcm  non  intendimus  praejudicare  exemptionibus, 
libertatibus  et  francisiis  dictae  ecclesiae  nostrae  seu  capituli  aut  confratrum 
nostrorurn,  salvis  etiam  et  manentibus  iis  quae  per  nos  alias  fuerunt  inter 
ipsas  partes  pronuntiata. 

Item  quod  acla  et  facta  per  capitulum  translatum  in  vim  iranslationis  nos- 
trae ,  cui  inhaeremus,  maneant  grata  et  firma,  quibuscumque  in  contrarium 
factis  non  obstantibus. 

Item,  si  super  praemissis  aut  aliis  occasione  dictae  translationis  orirentur 
aliqua  dubia,  dissensiones  aut  controversiae,  illarum  interpretationes  et  de- 
cisiones  ad  concordiam  amplius  inter  nostros  confratres  confovendam  nobis 
reservamus. 

archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  de  l'ancienne  ca- 
#  thédrale  de  St-Lambert,  intitulé  :  rxtx  et  lettres,  1465- 

1407. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


o73 


LUI. 

BAV.UNDI    DE    MARLUNO    EP.STOLA  ,    DIE    31    iAI^UARU     1467    SCRIPTA    CLERC    ECCLESIARU» 
SECUNDARIARUl  CIVITATIS  LEODIENSIS  ,  QUOAD  TRANSLATIONEM  CAPITULORUM  '. 


Venerbilibus  dominis  meis  plurimum  honorandis,  dominis  decanis,  vicede- 
canis  et  caetens  de  clero  secundariarum,  qui  in  civitale  remanserunt,  ac  cui- 
libet  eorum. 

Venerabiles  domini  mei,  plurimum  honorandi.  Vidi  lilleras  vestras,'  audivi 
eorum  latoremet  procuravi,  uthaberet  omnia  quae  petitis;  jamdudum  habue- 
ntis  lamquam  notoria  ubique  publicata  ac  raultis  confralribus  vestris  commu- 
mcata  K  Caelerum  ,  venerabiles  domini  mei  plurimum  honorandi ,  ex  quo  in 
hac  materia,  adie  qua  inlerdiclum  servari  debuit,  secuti  eslis  opiniones  eorum 
de  venerabili  ecclesia,  qui  in  civilale  remanserunt,  non  velilis  plus  sapere 
quam  oporleal,  etsitis  imitatores  bonorum  operum  suorum.  In  quantum  tan- 
dem  ad  translationem  olim  a  praefato  domino  nostro  factam,  bono  consilio 
duct.  accesserunt,  et  secure  potestis  similibus  modo,  forma  et  sub  eisdem 
protestatiombus  singuli  in  singulis  vestris  capitulis  accéderez   neque  enim 
propter  vestrum  aut  cujuscumque  alterius  affirmare  vel  negare     rei  veritas 
immutabitur;  hoc  enim  solum  residet  in  arbitrio  sanctissimi  domini  nostri 
sic  quod  propter  hujusmodi  accessum  nullalenus  plus  ligabimini  quam  nnte' 
Quod  ut  faciatiâ  vos  exhortor ,  non  quod  haec  res  mihi  ulilitatem  sit  allalura 
sed  quia  manifeste  comprehendo  hujusmodi  laiditatem  posse  vobis  et  cae- 
tens de  clero  magnum  praejudicium  afferre,  sufficielque  mihi  semel  saltem 
vos  bono  zelo  admonuisse,  qui  vobis  omnibus  et  singulis  parère  et  servire 
semper  et  ubique  paratissimus  sum,  auctore  Domino ,  qui ,  venerabiles  domini 
mei,  plurimum  honorandi,  vosconservaredignelur  incolumes.  Ex  HuyouHima 
januarii  anno  LX  seplimo.   -  Servïtor  vester  et  benevolus,  Raymundus  de 
marleyano. 

archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  Vancienne 
cathédrale  de  S'-Lambert,  intitulé  :  paix  et  lettres 
1465-1467. 

i  I      n-  •      ****^^''''-  capilulonim  iranslado  confirmatur. 

^  Inlelligit  procul  dubio  sentenlias  a  Borbo- 


k 


574  ANALECTA  LEODIENSIA. 


LIV. 

rUBlICATIO  IITEHARUIII  ,  AB  OFFICIALI  LEODIENSI  FACTA  DIE  22  JAmiARIl  1468  ,  QBIBUS 
CAItOLVS,  DUX  BCBGUSDIAE,  CLEBO  lEODIEHSI  ECCEESlABUl  TBANSLATABIH  LIBEBA» 
BONOBUK  PUSSESSIONEM   BEDOIT. 


Univcrsis  et  singulis  praesenlcs  lilteras  sive  hoc  praescns  Vidimii»  visuiis  el 
audiluris,  officialis  Leodiensis  saliilein  in  Chrislo  sinceram  cum  agnilioiie 
verilatis.  Noverilis,  quod  praesenlalis  coram  nobis  injudicio,  ex  parle  veiicia- 
bilisel  circutnspccli  viri  ina(;islri  Godefridi  de  Hannulo,  decani  ecclesiae  saiieli 
Pelri  Leodiensis,  lileris  illuslrissimi  piincipis  domini  Karoli,  gratia  Dei  ducis 
Burgundiae,  Lotharingiae ,  Brabanliae,  etc.,  ejus  veio  sigillo  ulendo  de  rubea 
cera  in  cauda  pergamenea  more  solilo  impendente,  cuni  una  alia  parva  cauda 
pergamcnea  non  sigillata  ipsis  lileris  sublus,  ut  moris  est,  incisa,  sigillatis  sanis 
etinlegris,  non  viliatis,  non  cancellalis,  nonabrasis,  non  abolilis  nec  in  aii- 
qua  sui  parle  suspeclis ,  sed  onini  prorsus  vilio  el  suspicione ,  proiil  prima 
facie  videbatur,  carenlibus,  sublus  iis  diclionibus  :  Par  monseigneur  le  duc , 
Gbos  ,  proul  inibi  Icgebalur  signalis  :  nobis  fuit  humililer  supplicatum ,  ut 
hujusmodi  lileras  inspicerc,  visilare,  palpare  el  examinare  necnon  hujiis- 
raodi  lileras  copiari  et  Iranscribi  facere  et  niandare  vellemus  dignaremur. 
Unde  nos  oHicialis  Leodiensis  pracdiclus  pelilioni  hujusmodi ,  juri  et  ralioni 
consouae,  favorabililer  annuenles,  consideralisque  in  liac  parle  considcrandis, 
literas  suprataclas,  sicut  pracfertur,  coram  nobis  exhibilas  et  praesenlalas, 
quarum  ténor  inferius  de  vcrbo  ad  verbum  describitur,  recepimus,  vidimus, 
el  undique  inspeximus.  Et  quia  pcr  inspectionera  lilerarum  hujusmodi  reppe- 
rimus  ipsas  literas  fuisse  el  esse  sanas ,  intégras ,  non  abrasas ,  non  cancella- 
tas ,  non  viliaUs  nec  abolitas ,  neque  in  aliqua  sui  parle  susfMîcla»,  sigillumque 
ipsis  lilleris  appensum  fuisse  el  esse  sigillum  domini  ducis  praedicli  ;  idcirco 
hujusmodi  lileras  per  Kdelem  noslrum  Aegidium  Jamesins  allerum  senlen- 
liarium  curiae  noslrae  infrascriptum  copiari ,  Iranssunii  et  Iranscribi  collatio- 
nemque  praesenlis  Iranssurapli  seu   Vidimu»  ad  lileras  originales  praelacUs 
fieri  fecimus  et  mandaviraus  diligenlem  ,  per  quem  hujusmodi  IranssumpUim 


ANALECTA  LEODIENSIA.  37g 

seu  Vidimm  cura  originalibus  literis  omnino  concordare  invenimus  In  quo- 
rum omn.nm  et  singulorum  fidem  el  lestimonium  praesentes  transsumpU  seu 

s.Sdh  officahULs  cunae  nostrae  fecimus  appensione  communiri.  Datum  et 
actum  Leodn  coram  nobis  sub  anno  a  nalivitale  Domini  millesimo  quadrin- 
genles.mo  sexagesimo  octavo  .nensis  januarii  die  vicesima  secunda 

renor.Uque  lilerarum  exhibilarum  et  praesenUtarum ,  de  quibus  nrae- 
ferlur,  sequitur  et  est  talis  :  '  ^ 

«  Charles  par  la  grâce  de  Dieu ,  duc  de  Bourgoingne,  de  Lo.hier ,  de  Bra- 
..  bant,  de  Lembourg  el  de  Luxembourg,  con.e  de  Flandres,  d'Artois  de 
»   Bourgogne,  palatin  de  Haynnau  ,  de  Hollande,  de  Zellande  et  de  Namur 

»   '"«■•q-V'du-.mt  Empire,  seigneur  de  Frise,  de  Salins  et  de  Malines    à  noz 
>•  seneschaux  de  Brabanl,  de  Lembourg  el  de  Foquemont,   lient  n^ntd 
..   Luxembourg   grans  bailliz  de  Haynnau  et  de  Namur,  el  à  tons  noz  aulre 
..  .|usl.c.ers  el  offic.ers,  cui  ce  peut  et  pourra  touchier  e    regarder  ou  à  e.r 
..  heuxtenans,  salut.  Beceu  avons  l'Ia-mble  supplication  de  n'oz  bien    mez 
..  prelas ,  doyens  et  chapitres  de  léglise  cathédrale  mons'  saint  Lambert  e 
..  autres  egheses  secondaires,  abbayes  et  prieurez  de  la  cité  el  des  pays  de 
..   L.ége  el  de  Loz,  contenant  que  jasoil  ce  que  duranl  les  guerres  et  divisions 
..  qu,  ont  eu  cours  en  ladite  cité  el  pays  de  Liège  el  de  Loz'  el  les  corps  HZ 
..  pluspart  desd.,es  églieses  ayent  esté  transférez  tant  en  la  ville  de  Huy  qu 
..  en  noslre  v.lle  de  Louvain  et  ailleurs,  où  grant  nombre  de  chanoines  et 
..  autres  dcsd.les  églises  ont  résidé  et  continué  le  service  divm ,  san    ce  qu'i 
»  se  soyenl  meslez  de  ladite  guerre,  ne  esté  contraires  à  nous  ne  à  noslre  trés- 
..  ch.er  e  Ires-amé  frère  el  cousin  Pévesque  de  Liège,  leur  seigneur;  néal 
..   moms ,  leurs  b.ens  lemporelz  el  espiriluelz,  qu'ilz  ont  en  nozdftz  pay  et   et 
..  gneunes    ont  esté  puis  aucun  temps  par  vous  empeschiez  et  mis  en  noslre 
..  ma.o  en  laquelle  .Iz  sont  encore ,  tout  ainsi  que  silz  eussent  esté  contraires  à 
..   nous  et  a  noslredu  frère  el  cousin  de  Liège,  non  obstanl  le  Iraiuiè  de  paix 
..  par  nous  derramement  accordé  et  o.lroyè  à  ladite  cité  el  ausdils  pays  de 
..  L.ege  et  de  Loz  ,  s.  comme  ilz  dient ,  requérans  humblement  que.  attendu 
»  res  grans  perles  el  dommaiges  quilz  ont  eu  à  l'occasion  desdites  guerres 
»   nous  h.ur  vue.llons  sur  ce  donner  provision ,  tellement  quilz  puissLl jo^ 
..  p^.s.blemc„t  de  leu.^.ts  biens.  Pourquoy  nous,  ce  que  dit  L  couÀlé 
»  e.  en  enlretenant  led.l  traitié  de  paix ,  avons  levé  et  ostè ,  levons  et  oston 


576 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


y 


par  ces  présentes  nostreclile  main  et  tous  arreslz  et  empescliemens,  par 
vous  et  chescun  de  vous  mis  et  apposez  de  par  nous  à  Toccasion  desdites 
(Tuerres  et  divisions  èsdits  biens  meubles  ,  rentes  et  héritai^jes ,  espirituelz 
et  teniporelz,  appartenans  aux  corps  desdites  églises,  quelque  pari  qu'ilz 
soyent  assiz  et  situez  en  nosdits  pays  et  seigneuries.  Se  vous  mandons  et 
commandons  expressément ,  que  de  nostredite  main  levée ,  vous  et  chascuii 
de  vous  endroit  soy ,  faittes ,  souffrez  et  laissiez  lesdits  supplians  plaine- 
ment  et  paisiblement  joyr  et  user .  et  leur  rendes  et  restituez  ou  faittes  ren- 
dre et  restituer  tous  les  fruis,  par  vous  levez  et  receuz,  de  leursdits  biens, 
héritaiges ,  rentes  et  revenues  ,  depuis  nostredite  main  mise  et  lesdits  em- 
pescliemens et  arreslz  faiz  et  bailliez  par  le  manière  dicte  jusques  à  présent 
sans  quelque  contredit  ou  difficulté ,  car  nostre  plaisir  est  tel ,  nonobstant 
quelconques  mandemens  ou  deffenses  à  ce  contraires.  Et  pour  ce  que  de 
ces  présentes  l'on  pourra  avoir  à  faire  en  divers  lieux,  nous  voulons  que 
au  Vïdïmus  d'icelles,  fait  soubz  seel  autentique,  autelle  foy  soit  adjoustée 
comme  au  présent  original.  Donné  en  noslre  ville  de  Brucelles,  le  iiij«jour 
de  janvier ,  l'an  de  grâce  mil  CCCC  soixante  et  sept. 

»  Par  monseigneur  le  duc,  Gros.  » 

Archivât  de  la  province  de  Liège,  registre  de  Vancientu  ca- 
thédrale de  S'- Lambert,  intitulé  :  pau  et  lettbes,  1465- 
1467. 


LV. 


COPIE  DE  LA  LETTRE  DU  TRANSPORT  ET  INFÉODATION  FAIT  A  MGR.  LE  DUC  Db  BOLRGOGNE  , 
PAE  MGR.  l'ÉVESQUE  DE  LIÈGE  ET  CEULX  DE  CHAPPITRE  DE  S*-LAMBERT,  DE  l'iLLE  DE  LA 
CITÉ  DE    LIÈGE  ,    ET  AULTRES  CHOZES  CONTENUES  ÈSDITE  LETTRE  (  l^r  JUILLET   1469  ^) 


Nous  Loys  de  Bourbon,  per  la  permission  divine,  évesque  de  Liège,  duc 
de  Buillou  et  conte  de  Loz ,  savoir  faisons  à  tous  présens  et  à  venir ,  que 

*  Nous  publions  cette  pièce  et  les  six  autres      ibentitiues,  en  tête  desquelles  on  lit  :  •  Le  dou- 
qui  suivent  (a*'LVI-LXl),  d'après  des  copies  au-     »   ble  de  ce  quayer  a  été  baillé  à  monseigneur 


ANALECTA  LEODIENSIA.  r^j^ 

détention  de  noire  Zlne  ".  •"'  '""""''  ''  ^""''^'  '  '»  P""^"  «^ 

nos  serviteurs  eoyTrb;er::r;^^  r"""'  '"""'"'""'  '"  p'--- 

«rat.  et  .escongnoLans  de  fa  e'rL    t^eT^^'  '  T  ""^  "'"''"''  '- 
et  puissant  prince  notre  m^.  h.  "^      f       miséricorde,  que  Irès-hault 

«oLigneu^Ch^Ca    rX°I  D^^^^^^^^^^  '''^  "'  "°-- 

et  de  Lembourp    conte  de  V^nT  ■  «""'"gogne,  de  Brabant 

pour  ...de  et  al'isLn      de    o  . f^de  Jo^  dT ^' T  ""  ""'  ''''  ''^^"  ' 
dits  de  la  cité  et  des  nais  H.  I  '^^  "''["^'^'^^  «&''*«,  et  pour  réduire  les- 

pèreic  pape   de  etenteL       ,'T  '"'^  ""  ''°'"^'^""'=^  «^^  "«'-  ^'"^ 

et  nousa'u^  :  par  ".  vouTo  "t         """'  ''""  '^""''"^'^'^  '^^'"^'  -'«  «'  P-- 
notrcHli,  seisn'eurTrle  ë  Ton  r       '"''  '""'  *'""'""*  '"'"''  ''  ™P-t-.' 

ladite  cité;  aprè    laaudle  .  '     ""«""''^  P""^  ''  •=°"q-»'^  P-  as-ul 

église  de  monTJpneur  S    „t  r^K    ;  ""?  "'  '"'""'  '''P"'''  ''«  ' '^--"ble 
transportez  deZ  notre!  LX^Tf^^^^^^^^^^^  ''"-'^  ~^- 

de  ee  que  en  film  dlZTT'  """"'  ^f  """  "'  ""^"P»'^  '''^  ""^^  «^  -- 

paix,  cofduke  e  leT^.  '  """"  "T"'*  P"""''*'""'  "'^'=^»^''-«»  P»"'  la  s  "rt^, 

pou    le  teCà  lent  S  "^™'  "'''  """  "'  P^^^  ''«  ''<^e«  «'  ^'^  ^o 

temps  a  venir.  Sur  quoy ,  par  le  vouloir  et  consentement  de  notredil 

.   dV„.«  .„  dép„,„  Z  „„„„ig„,„;  ,:";;;■»;     yo^  •  •">-  IWigi„al  de,  archive,  de  U 
•  «euli  de  LiéBe,  le  iS  d'avril  a„ri.   '    ""'  "      P'ovnwJe  Liège,  la  .enlence portée,  le  18  oo- 

«t  cité  par  M.  de  Cerlache,  AeW.,..,.  *  iLJ,  '  ''"8'°"-  ^°''"  "^"""  '  P"  »'• 

73 


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578 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


seigneur,  frère  et  cousin,  inclinant  bénigneraent  à  la  prière  et  requeslede  nous 
et  desdits  députés  des  églises ,  plusieurs  comunications  aient  esté  tenues  par 
diverses  journées,  entre  les  députés  de  notredit  seigneur  frère  et  cousin  d'une 
part,  et  nous  et  lesdits  députés  desdites  églises  d'autre ,  après  lesquelles  et  que 
notredit  seigneur ,  frère  et  cousin ,  pour  honneur  et  révérence  de  Dieu  notre 
créateur,  ayant  pitié  et  compassion  du  pauvre  peuple ,  ait  consenli  et  accordé, 
que,  ou Itre  et  pardessus  les  maisons  desdites  églises,  lesquelles  en  faisant  la- 
dite démolition  il  a  fait  réserver ,  comme  dit  est ,  nous  et  lesdits  des  églises 
puissions  faire  construire  et  rédifier  pour  la  demourance  des  chappelains  et 
autres  gens  d'église  qui  ne  sont  pou rveuz  desdites  maisons.  C'est  assavoir .  pour 
ceulx  de  ladite  église  de  Saint- Lambert,  jusques  au  nombre  de  xxiiij  maisons, 
et  pour  chacune  des  autres  églises  secondaires,  jusques  au  nombre  de  xij ,  et 
pour  la  demourance  des  gens  lais  mécaniques,  nécessaires  pour  le  service  et 
provision  desdits  gens  d'église ,  jusques  au  nombre  de  cent  et  quatre  mai- 
sons, et  aussi  que  les  villages  et  maisons  qui  ont  été  arses  et  brûlées  es  ban- 
lieue de  Liège,  pays  de  Hasbain  et  de  Franchimont,  puissent  être  refaicte» 
et  rédifiées  soubz  les  charges,  conditions  et  réservations,  contenues  en  autres 
nos  lettres,  en  déclarant  et  accordant  bonne  paix,  entre  lui  ses  pays,  terres 
et  seigneuries  quelconques  et  icelle  notre  cité ,  villes  et  pays  de  Liège  et  de 
Loz.  Pour  considération  de  laquelle  grâce  et  autres  choses  dessusdites,  et 
pour  en  partie  récompenser  notredit  seigneur,  frère  et  cousin  de   Bour- 
gogne, des  grans  frais  et  sommes  de  deniers  qu'il  a  despensées,  pour  le  fait 
de  la  guerre  derrenierment  faicte,  montant  à  plus  de  400,000  florins  de  Rhin, 
èsquelles  sommes  nous  et  notredite  église  sommes  tenus ,  selon  toute  raison , 
et  pour  la  seurté,  garde  et  entretenèment  desdites  églises  et  personnes,  des- 
servans  en  icelles,  paix  et  transquillité  de  tous  lesdits  pays,  lesquels  ne  pevent 
bonnement  estre  gardez  ne  entretenus,  que  par  la  force,  puissance  et  assise 
tence  de  notredit  seigneur ,  frère  et  cousin ,  advoé  et  gardien  souverain  et 
héritable  desdites  églises,  villes  et  pays,  et  moyennant  aucune  place  et  lieu 
fort,  estant  en  iceulx  pays  soubz  sa  seigneurie,  garde  et  puissance;  nous,  de 
notre  certaine  science ,  pour  l'évident  prouffit  et  utilité  de  nous  et  desdites 
égUses,  villes  et  pais,  par  l'advis ,  conseil  et  consentement  de  notredit  chapitre 
et  de  plusieurs  autres  nobles  et  notables  gens  d'iceulx  pays ,  ayons  offert  et 
présenté  à  notredit  seigneur ,  frère  et  cousin ,  de  lui  inféoder ,  baillier  et 
transporter  pour  lui  et  ses  successeurs ,  ducs  et  duchesses  de  Brabant  et  de 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


1579 


Lembourg,  la  place  estant  en  notredite  cité  de  Liège ,  appelée  l'ùle  de  la  cité 
en  laquelle  sont  l'église  de  St-Paul  et  l'abbaye  de  St-Jacques ,  et  les  ponts 
d'icelle ,  avec  les  petites  ysles  enclavées  en  iceulx  ponts  et  aussi  l'isleau  de  tor- 
rent, lesquelles  places  et  lieux  sont  présentement  en  ruyne ,  tele  et  si  grande 
que  lesdits  lieux  sont  inhabitables,  et  ne  pevent  porter  aucun  fruit  à  nous  ne 
à  notredite  église,  attendu  que  il  n'est  pas  apparant  de  la  rédification  d'iceulx  : 
en  lui  offrant  aussi  toute  telle  justice,  droit,  seigneurie  et  souveraineté  tem- 
porelle, qui  nous  compète  et  appartient  en  ladite  ysle,  pons,  places  et  lieux 
dessusdits ,  pour  y  faire  construire  et  édiffier  ville  fermée  et  teles  fortifica- 
tions et  édifices  qu'il  lui  plaira ,  et  autrement  en  joïr  et  user  pour  lui  et  ses- 
dits  successeurs ,  à  leur  plaisir  et  voulenté ,  et  en  oultre  pour  seurté  desdits 
édifficeset  fortifications,  qu'il  vouldra  faires  èsdites  ysles,  pons  et  places,  et 
l'aisance  et  commodité  de  lui  ses  successeurs ,  pais  et  subgez,  et  mesmement 
de  ceulx  qui  demourront  et  converseront  en  icelles  ysles,  pons  et  places, 
lui  aTons  octroie  et  concédé ,  octroions  et  concédons  faculté  perpétuelle  du 
chemin  et  passaige  parmy  les  feurbours  d'Avroux  et  le  terne  Saint-Gilles , 
jusques  au  plain,  et  droit  et  faculté  de  faire  èsdits  feurbours,  tours,  boule- 
wars ,  fossez ,  mettre  barrière ,  picquer ,  planter ,  bastiller  et  faire  toutes  au- 
tres fortifications  queizconques  en  iceulx  feurbours ,  et  ou  chemin  d'entre 
ladite  ysle,  l'isleau  et  lesdits  feurbours ,  avec  toute  justice  et  juridiction  tem- 
porelle esdits  feurbours  et  terne ,  pour  icelle  justice  exercer  et  faire  exercer 
par  ses  officiers,  en  tous  cas,  sur  les  subgez,  officiers  et  serviteurs  d'icelui 
notre  frère  et  cousin,  en  alant,  passant  et  repassant  parmi  lesdits  feurbours 
ou  estans  et  séjournans  en  iceulx  tant  seulement,  et  sans  ce  que  nous,  nos 
successeurs  ou  leurs  officiers  puissent  èsdits  feurbours,  prétendre  ne  avoir 
aucune  congnoissance  sur  les  subgez ,  officiers  ou  serviteurs  de  notredit  sei- 
gneur frère  et  cousin,  ou  de  ses  successeurs,  ducs  de  Brabant  et  de  Lem- 
bourg, soit  en  demandant,  deffendant  ou  autrement,  sauf  et  réservé  à  nous 
et  à  nosdits  successeurs  ladite  justice  espirituelle  d'icelle ,  sur  tous  autres  qui 
ne  sont  ou  seront  nos  subgez ,  officiers  ou  serviteurs  de  notredit  seigneur , 
frère  et  cousin,  et  de  sesdits  successeurs,  ducs  de  Brabant  et  de  Lembourg, 
sur  lesquels  subgez,  serviteurs  et  officiers,  nous ,  nosdits  successeurs  ne  leurs 
officiers,  ne  pourrons  avoir  aucune  congnoissance,  pour  quelque  cas  que 
soit  ou  puisse  advenir  èsdits  feurbours  et  lieux  dessusdits ,  et  sans  ce  que 
puissons  empêcher  lesdits  édifices  et  fortifications ,  que  vouldront  faire  faire 


580 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


en  iceulx  feuibours  nolredit  seigneur,  frère  et  cousin,  ou  sesdils  succes- 
seurs en  temps  advenir.  Lesquels  drois  et  choses  dessusdites  nolredit  seigneur, 
frère  et  cousin ,  sera  tenu  de  relever  et  prendre  en  foy  et  hommaige   de 
notredite  église  Saint-Lambert,  avec  lesdites  ysles,  ponts,  places  et  lieux,  et 
aussi  les  justices,  droits,  seigneuries  temporele  et  autres  choses  dessus  décla- 
rées. Laquelle  notre  offre  par  la  manière  dicte  notredit  seigneur ,  frère  et 
cousin  ,  ait  acceptée  parmi  ce  que  de  ce  il  eust  nos  lettres ,  et  aussi  lettres  de 
consentement  de  notredit  chappitre ,  et  lettres  de  confirmation  et  approba- 
tion de  révérend  père  en  Dieu,  lëvesque  de  Tricaire,  légat  de  noire-saint 
père,  en  la  province  de  Coulongne,  et  par  lui  expressément  envoie  par  deçà , 
pour  le  fait  de  notredite  église  et  desdiU  pais,  lesquelles  lettres  nous  aïons 
accordé  et  prorais  baillier  et  délivrer  à  nolredit  seigneur,  frère  et  cousin ,  en 
forme  d'elle.  Pour  ce  est-il  que  nous,  pour  les  causes  et  considérations  des- 
susdiles,  de  notredite  certaine  science,  pour  nous  et  nos  successeurs  évesques 
de  Liège ,  de  l'auctorilé ,  licence  et  congié  dudit  légat  de  notredit  saint  père, 
et  des  conseilx  et  consentement  de  notredit  chappitre,  pour  ce  solemnelle- 
ment  assemblé,  et  eu  l'advis  de  nostre  clergé  de  Liège ,  avons  inféodé,  baillé  , 
cédé  et  transporté  et  par  ces  présentes  inféodons,  baillons,  cédons  et  trans- 
portons en  fief  et  horamaige  héritable,  perpétuel  et  irrévocable  à  notredit 
très-honnoré  et  redoublé  seigneur  frère  et  cousin ,  Charles ,  duc  de  Bour- 
gogne ,  de  Brabant  et  de  Limbourg,  conte  de  Flandres,  etc.,  pour  lui,  ses 
hoirs  et  successeurs ,  raasies  et  femelles ,  ducz  et  duchesses  de  Brabant  et  de 
Lembourg ,  ladite  place  et  ysle  de  ladite  cité  de  Liège ,  et  ses  pont  d'icelle 
ysie,  avec  les  petites  ysles  enclavées  en  iceulx  ponts,  et  aussi  l'isleau  de  tor- 
rent, ensemble  toute  la  justice,  haulteur,  droiz,  seigneurie  et  souveraineté, 
temporelle  que  avant  à  notredit  chajutre  et  à  notredite  église,  tant  conjoinc- 
tement  corne  devisement,  y  compétoit  et  appartenoit,  et  devoit  compéler  et 
appartenir  avant  ceste  notre  inféodalion  et  transport  ;  pour  en  iceulx  faire 
construire  et  édiffier  par  notredit  seigneur  frère  et  cousin  et  sesdils  succes- 
seurs ,  quant  bon  leur  semblera  ,  ville  fermée  et  leles  fortifications  et  édifices 
qu'il  leur  plaira  ,  et  autrement  en  joyr  et  user  à  leur  plaisir  et  voulenté.  Et  en 
oultre  pour  seurté  desdits  édifices  et  fortifications ,  qu'ilz  voudront  faire  es- 
dites  ysles,  ponts  et  places  dessusdites,  et  pour  l'aisance  et  commodité  de 
notredit  seigneur  frère  et  cousin  et  de  sesdits  successeurs,  pais  et  subgez , 
et  mesmement  de  ceux  qui  demorront  et  converseront  en  icelles  ysles ,  pons 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


.181 


et  places ,  lui  avons  octroie  et  concédé ,  octroions  et  concédons  faculté  per- 
pétuelle du  chemin  et  passage  parmi  les  feurbours  d'Avroux  et  le  terne 
S»-Gilles  jusques  au  plain,  et  aussi  lui  concédons  droit  et  faculté  de  faire  es- 
dils  feurbours,  tours,  boulewars,  murs,  fossez,  mettre  barrières,  picquer, 
planter ,  bastillier  et  faire  toutes  autres  fortifications  quelzconques  en  iceulx 
feurbours ,  et  ou  chemin  d'entre  ladite  ysle ,  l'isleau  et  lesdits  feurbours  , 
avecques  toute  justice  et  juridiction  temporelle  èsdils  feurbours  et  terne , 
pour  icelle  justice,  exercer  et  faire  exercer  par  ses  officiers,  en  tous  cas,  sur 
les  subgez,  officiers  et  serviteurs  de  notredit  seigneur,  frère  et  cousin,  et  de 
sesdits  successeurs,  en  alant,  passant  et  repassant  par  lesdits  feurbours,  on 
estans  et  séjournans  en  iceulx  tant  seulement,  et  sans  ce  que  nous  ou  nos  suc- 
cesseurs et  officiers,  puissions  èsdils  feurbours  avoir  ne  prétendre  aucune 
congnoissance  sur  les  subgez,  officiers  ou  serviteurs  de  notredit  seigneur, 
frère  et  cousin,  ou  de  ses  successeurs,  ducz  de  Brabant  et  de  Lembourg,  ne 
de  scas ,  questions  ou  débas  qui  adviendront  ou  sourdront ,  entre  lesdits  sub- 
gez, serviteurs  et  officiers,  soit  l'un  contre  l'autre,  ou  contre  quelzconques 
autres,  en  demandant  ou  en  deffendant  par  quelque  voie  ou  manière  que 
puist  estre ,  sauf  et  réservé  à  nous  et  à  nosdits  successeurs  ladite  justice  et 
l'exercice  d'icelle ,  sur  tous  autres  qui  ne  sont  ou  seront  subgez,  officiers  ou 
serviteurs  de  notredit  seigneur  frère  et  cousin  et  de  sesdits  successeurs,  ducz 
de  Brabant  et  de  Lembourg ,  et  pour  tous  cas  qui  ne  toucheront  lesdits  offi- 
ciers, serviteurs  ou  subgez  de  notredit  seigneur  et  frère,  sur  lesquels  nous  ne 
nosdits  successeurs,  ne  leurs  officiers,  ne  pourrons  avoir  aucune  congnois- 
sance, pour  quelque  cas  que  ce  soit  ou  puist  avenir,  èsdits  feurbours  et  lieux 
dessus  déclarez ,  et  sans  ce  que  puissons  empêcher  lesdits  édiffices  et  forti- 
fications ,  que  vouldront  faire  faire  en  iceulx  feurbours  notredit  seigneur 
et  frère  ou  sesdits  successeurs.  Esquelles  choses  dessusdites  ainsi  par  nous 
transportées  et  inféodées ,  comme  dit  est,  n'entendons  aucune  chose  réserver, 
ne  exepter  à  nous  ne  à  nosdits  successeurs ,  fors  seulement  la  juridiction  es- 
piriluelle,  de  nous  et  de  noz  arcidiacres,  avec  le  droit  du  patronaige  et  col- 
lation des  bénéfices  et  offices  ecclésiastiques ,  telz  que  à  nos  prédécesseurs 
évesques  et  à  nous  y  appartiengnent  d'ancienneté,  et  les  foy  et  homaige  que. 
notredit  seigneur,  frère  et  cousin,  et  ses  successeurs,  seront  tenus  d'en  faire 
à  nous  et  à  nosdits  successeurs,  évesques;  sauf  aussi  et  réservé  à  nous  et 
notredite  église  et  églises ,  les  cens  et  rentes  fonsières ,  à  nous  et  icelles  noz 


;)82 


ANALECTA  LEODlE?fSIA. 


églises  appartenans,  et  aussi  notre  justice  espirituelle  es  lieux  dessusdits.  Au 
raoien  desquelles  iuféodation ,  bail,  cession  et  transport,  nous,  pour  nous  et 
nosdits  successeurs  et  pour  lesdits  de  notre  chappitre,  nous  sommes  dessaisis, 
déshérités  et  dévestus ,  dessaississons ,  déshéritons  et  dévestons ,  par  cesdites 
présentes,  desdites  ysles,  pons  et  autres  choses,  drois,  justice,  seigneuries 
temporelles  dessus  déclarées ,  et  en  avons  investi,  adhérité  et  ensaisiné,  et  par 
ces  présentes ,  investisons ,  adhéritons  et  ensaisinons  nolredit  seigneur,  frère 
et  cousin  ,  pour  lui ,  sesdits  hoirs  et  successeurs ,  pour  en  joyr  et  user  plaine- 
raent,  paisiblement,  perpétuellement  et  à  tousjours,  comme  de  leurs  propres 
terres  et  seigneuries ,  et  pour  y  faire  construire  et  édifHer  chasteaulx ,  fortres- 
ses  et  toute  autre  fortification  ,  fermeture  et  édifice  qu'il  leur  plaira  ,  sans  ce 
que  nous  ou  nosdits  successeurs,  évesques  de  Liège,  et  notredit  chappilre  y 
puissons  ou  doions  jamais  clamer   ou  prétendre   aucun  droit  ou  action  en 
aucune  manière,  fors  seulement  les  juridiction  espirituelle,  patronaige,  col- 
lation et  les  foy  et  hommaige  dessus  déclarés;  en  renonçant  par  exprès  de 
l'auctorité  et  consentement  que  dessus  à  tous  droits  ,  allégations ,  exceptions , 
défenses,  préviléges,  constitutions  et  ordonnance  à  toutes  récisions,  et  autres 
choses  quelconques ,  que  nous  ou  noz  successeurs  évesques  pourrions  ou 
pourroient  prétendre  ou  mettre  avant,  dire,  proposer  ou  alléguer  aucunement, 
au  contraire  des  choses  dessusdites  ou  d'aucune  d'icelles ,  et  mesmement  au 
droit,  disant  générale  renonciation  non  valoir  l'espéciale  ne  préceide,  et  le 
tout  sans  fraude  ou  mal  engin.  Si  donnons  en  mandement  à  tous  noz  justi- 
ciers, officiers  et  subgetz,  présens  et  à  venir  quelzconques,  que  du  contenu 
en  cesdites  présentes,  ilz  facent,  seuffrent  et  laissent  notredit  seigneur  frère 
et  cousin ,  et  ses  successeurs ,  ducz  et  duchesses  de  Brabant,  plainement ,  pai- 
siblement, perpétuelement  et  à  tousjours ,  joïr  et  user  par  la  manière  dessus- 
dite sans  faire  ou  aler,  ne  souÉFrir  faire  ou  alerà  lencontre  en  aucune  manière, 
car  ainsi  le  voulons  et  nons  plaist.  Et  afin  que  ce  soit  chose  ferme  et  estable 
à  tousjours,  nous  avons  fait  mettre  notre  scel  à  cesdites  présentes,  sauf  en 
autres  choses  notre  droit  et  l'autruy.  Donné  en  notre  ville  de  Trecl  *,  le  pre- 
mier jour  de  juillet,  lan  de  la  Nativité  mille  quatre  cens  soixante-neuf. 

Et  nou:^,  doyen  et  chappitre  de  l'église  de  mondit  seigneur  saint  Lambert, 
î»aichaDS  et  considerans  les  causes  et  considérations  cy-dessus  es  lettres  de 


1  Maestricht. 


ANALECTA  LEODIENSIA.  -  583 

révérend  père  en  Dieu,  notre  très-redoubté  seigneur,    monseigneur   Loys 
de  Bourbon,  évesque  de  Liège,  spécifiées  et  déclarées  estre  vrayes ,  et  pour 
.cel  es  causes  lesdites  inféodalions,  cession  et  transport,  dont  en  icelles  lettres 
est  taicte  mention ,  estre  et  tourner  au  proffit  et  utilité  évident  de  ladite  éplise 
paix ,  seurté  et  transquillité  des  suppostz ,  subgez  et  biens  d'icelles ,  de  nostrè 
certaine  science ,  pure  et  franche  voulenté ,  et  par  l'auctorité  et  consentement 
de  nostredil  seigneurie  légat,  avons,  pour  nous  et  nos  successeurs  à  tousjours 
loue ,  grée,  consenti  et  accordé,  louons ,  gréons,  consentons  et  accordons  les 
dessusdites  inféodations,  cessions  et  transports  et  tout  le  contenu  èsdites  lettres 
de  mondit  seigneur  de  Liège,  tout  ainsi  et  par  la  manière  que  icelles  lettres 
le  contiennent.  Ausquelles  lettres  nous,  en  tesmoing  de  vérité,  avons  mis  et 
appendu  le  scel  dudit  chapitre  ,  avec  le  scel  d'icelui  monseigneur  de  Liépe 
a  cesdites  présentes  faictes  et  données  en  ladite  ville  de  Trect,  ledit  premier 
jours  de  juillet,  l'an  dessusdit,  mil  quatre  cens  LXIX. 

Ainsy  signé  par  monseigneur,  les  président,  chancelier,  le  S-  de  Sombreff 
messire  Guillaume  d'Ordinghen ,  S^  de  Hardelinghen ,  chevalier,  et  Jehan  de 
Cortenbacht,  sèneschaFde  Bilsen ,  prèsens.  N.  Bosselet.  —  Encores  ainsi  sipué 
par  messieurs  les  doyen  et  chappitre  desseursdis.  -  Jotum  de  Broechusm 


LVI. 


COPIE  DE  LA  LETTRE  (dE  LOUIS  DE  BOURBON  ,  DU  1«.  juillet  1469),  TOUCHANT  LA  RENTE 
SU»  LES  MAISONS  QUI  SERONT  ÉDIFFIÉS  ES  CITÉ  DE  LIÈGE ,  PAÏS  DE  HASBAIN  ET  DE 
FRANCHIVONT  *. 


Nous  Loys  de  Bourbon  ,  par  la  permission  divine  évesque  de  Liège,  duc 
de  Buillon  et  comte  de  Loz,  savoir  faisons  à  tous  prèsens  et  à  venir,  que 
comme  pour  les  grans  et  exécrables  maulx ,  oultraiges ,  rébellions  et  désobéis- 
sances ,  que  ceulx  de  noslre  cité  de  Liège  et  leurs  adhérens  avoient  de  long- 
temps fais ,  commis  et  perpétrez  envers  nous  et  nostre  église  de  Liège ,  es- 

•  Voyez  ci-dessus  p.  63. 


084 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


qiieles  ils  avoienl  nouvellement  de  mal  en  pis  continué  et  procédé  à  la  prinse 
et  détention  de  nosire  personne ,  murdres  et  occisions  inhumains  de  pluseurs 
noz  serviteurs  et  loyaulx  subgez  gens  d'église  et  autres,  en  eulx  rendans  in- 
pratz  et  raescongnoissans  de  la  grande  grâce  et  miséricorde  que   Ireshaut  et 
puissant  prince  notre  treshonnoré  et  redoubté  seigneur  frère  et  cousin  ,  mon- 
seigneur Charles,  par  la  grâce  de  Dieu,  duc  de  Bourgoigne,  de  Brabant,  et 
de  Lembourg,  conte  de  Flandres,  etc. ,  lequel  en  Tan  LXVII  pour  l'aide  et 
assistance  de  nous  et  de  nostredite  église  et  pour  réduire  lesdils  de  la  cité  et 
des  pais  de  Liège  et  de  Loz ,  en  l'obéissance  de  nostre  saint  père  le  pape ,  de 
ses  sentences  et  de  nous ,  avoit  conquesté  lesdils  cité  et  pais ,  et  nous  aussi  par 
son  vouloir  et  consentement  leur  avions  fait  et  impartie ,  nostredit  seigneur 
frère  et  cousin  ait  nagaires  prins  et  conquesté  par  assault  ladite  cité,  après 
laquelle  conquesté  nous  et  aucuns  députés  de  la  vénérable  église  de  monsei- 
irneur    saint  Lambert  et  des   secondaires  églises,    nous  soyons   transportés 
devers  nostredit  seigneur ,  frère  et  cousin  ,  tant  pour  le  remercier  des  grans 
|>eines,  travaulx  et  despenses  qu'il  et  ses  subgez  ont  eu  et  soustenu  pour  corri- 
gier  et  pugnir  lesdils  maulx,  excès  et  oultraiges ,  réduire  lesdils  pais  en  obéis- 
sance de  nous  et  de  nostredite  église,  oster  et  délivrer  nostre  personne  des- 
dites subjection  et  captivité  èsquelles  lesdils  de  la  cité,  soubz  couleur  et  fiction 
d'obéissance,  avoient  présumé  et  attempté  de  nous  mettre.  Et  aussi  que  faisant 
démolir  les  maisons  de  ladite  cité,  il  avoit  à  grant  soing,  traveil  et  diligence, 
fait  préserver  et  garder  lesdites  églises ,  les  personnes,  maisons  et  biens  appar- 
tenant à  icelles  ;  et  aussi  supplier  et  requérir  sa  grâce  pour  noz  subgez  desdits 
pais  avec  aucunes  provisions  nécessaires  pour  la  seurlé  paix ,  conduite  et  en- 
tretènement  desdiles  cités,  villes  et  pays  de  Liège  et  de  Looz  ,  pour  le  temps 
à  venir  :  sur  quoy  par  le  vouloir  et  consentement  de  nostredit  seigneur  frère  et 
cousin  inclinant  bénignement  à  la  prière  et  requesle  de  nous  et  desdits  dé- 
putés des  églises ,  plusieurs  communications  aient  esté  tenues  par  diverses 
journées ,  entre  les  députés  de  notredit  seigneur  frère  et  cousin  d'une  part,  et 
nous  et  lesdits  députés  des  églises  d'autre,  après  lesquelles,  et  que  noslredit 
seigneur  frère  et  cousin ,  pour  honneur  et  révérence  de  Dieu ,  aiant  pitié  et 
compassion  du  povre  peuple,  ait  consenti  et  accordé  que,  oullre  et  pardessus 
les  maisons  desdiles  églises ,  lesquelles  en  faisant  ladite  démolition ,  il  a  fait  ré- 
server, nous  et  lesdits  des  églises  puissons  faire  construire  et  réediffier,  pour 
la  demourance  des  chappelains  et  autres  gens  d'église  qui  ne  sont  pourvcuz 


ANALECTA  LEODIEIVSLA. 


585 


desdites  maisons,  c'est  assavoir  pour  ceux  de  ladite  église  de  saint  Lambert 
jusques  au  nombre  de  24  maisons ,  et  pour  chacune  des  autres  églises  secon- 
daires jusques  au  nombre  de  12  et  pour  la  demourance  des  gens  laïs  mécani- 
ques   nécessaires  pour  le  service  et  provision  desdils  gens  déglise,  jusques  au 
nombre  de  cent  et  quatre  maisons:  et  aussi  que  les  villaiges  et  maisons  qui  ont 
este  arses  et  brûlées  es  banlieue  de  Liège ,  pais  de  Hasbain  et  de  Franchimont 
puissent  estre  refaittes  et  réédiffiés,  moyennant  et  parmi  ce  que  nostre  dit  sei- 
gneur, frère  et  cousin,  ses  hoirs  et  successeurs,  ducs  de  Brabant  et  de  Lim- 
bourg,   auront  et  prendront  sur  chacune  desdits  cent  et  quatre  maisons 
qui  seront  construites  et  édiffiées  en  ladite  cité  pour  la  demourance  desditi 
gens  lais,  ung  Lyon  de  trente  solz  de  deux  gros  monnoie  de  Flandres,  le  soit 
de  rente  hérilable  et  sur  chascune  maison  qui  se  léèdifiera  ou  que  notredit 
seigneur  frère  et  cousin  souflFrera  demourer  entière  en  la  banlieue  de  Liège  et 
pais  de  Franchimont,  et  sur  chacune  maison  qui  sera  réédeffiée  audit  pais  de 
Hasbain,  ou  lieu  de  celles  qui  ont  esté  brûlées,  ung  florin  de  Rin  de  xx  solz 
desdits  pris  et  monnoie  de  pareille  rente  hèritable  et  perpétuelle,  sauf  et  réservé 
les  maisons  à  nous  et  à  nos  églises  appartenans  et  que  tenons  en  noz  mains  et 
faisons  labourer  et  cultiver  à  nostre  prouffit  et  à  nos  despens  par  nos  gens  et 
censiers,  et  aussi  les  maisons  des  nobles  qui  tousjours  ont  tenu  le  parti  de 
nostredit  seigneur  frère  et  cousin  et  de  nous ,  et  que  lesdits  nobles  ont  sem- 
blablement  tenu  et  tiennent  en  leurs  mains,  pour  les  faire  labourer  et  cultiver 
par  leurs  gens  et  censiers,  à  leurs  despens  sans  fraude,  pour  icelle  rente  cueiller 
et  lever  tant  en  ladite  cité  que  en  la  banlieu  et  èsdits  pais  de  Hasbain  et  Fran- 
chimont ,  et  faire  par  ses  officiers  et  commis  ou  fait  de  l'advoerie  et  gardien- 
nelè  desdits  pais  toutes  exécutions  seignoreuses  de  par  nostredit  seigneur 
frère  et  cousin  et  sesdits  successeurs,  aux  termes  que  par  lui  seront  ordonnez , 
endefiFault  des  paiemens  desdites  renies,  pour  la  seurté  desquelles  nous  avons 
consenti ,  accordé  et  promis  à  noslredit  seigneur  frère  et  cousin  de  lui  en  bail- 
lier  noz  lettres  avec  le  consentement  de  nostredit  chappitre,  conformation  et 
approbation  de  révérend  père  en  Dieu ,  l'èvesque  de  Tricaire,  légat  de  nostre 
saint  père  le  pape  en  la  province  de  Coulongne,  et  par  lui  expressément  en- 
voie pardeçà  pour  le  fait  de  nostredite  église  et  desdits  pais.  Pour  ce  est-il 
que  ces  choses  considérées ,  mesmement  pour  le  désir  que  avons  à  ce  que 
nosdits  pais  de  Liège  et  de  Loz  puissent  estre  réédiffiez  et  remis  sus ,  et  afin 
que  nostredit  seigneur  frère  et  cousin,  et  sesdits  successeurs  soient  plus  en- 

74 


386  ANALECTA  LEODIENSU . 

clins  de  garder,  préserver  et  deffendre  nostredite  église  et  "osdits  pais     et 
pour  aucune  recongnoissance  de  la  grande  grâce  et  miséricorde  qu  .1  a  fait  et 
accordé  aux  subgez  diceulx  nos  pais,  en  consentant  et  accordant  la  construc- 
tion et  réédifKcacion  desdiles  maisons ,  et  autrement  en  plusieurs  manières , 
et  pour  partie  de  la  récompense  des  frais,  dommaiges  et  mtéreslz  ,  qu  d  a 
soustenu  à  cause  de  la  guerre  et  des  grans  services  et  secours  par  lu.  fais  a 
nous  et  à  nostredite  église  :  nous  de  notre  certaine  science ,  par  ladv.s ,  conseil 
et  consentement  de  nostredit  chappitre  et  par  l'auctorité,  cong.é,  licence  et 
consentement  dudit  légal,  avons  octroyé,  consenti  et  accordé,  oclroions,  con- 
sentons et  accordons,  par  la  teneur  de  ces  présentes,  que  nostredit  seigneur 
frère  et  cousin  et  sesdits  hoirs  et  successeurs  aient,  lièvent  et  reçoivent,  ou 
par  leurs  commis  à  ce  facent  prendre,  lever  et  recevoir  à  leur  proulhl    assa- 
voir unr  Lyon  dudit  pris  de  rente  héritable  par  an  sur  chascune  desdites 
cent  et  quatre  maisons  qui  seront  réédiffiées  en  ladite  cité  de  Liège,  pour  la 
demourance  desdiU  gens  lais  ,  comme  dit  est,  et  sur  chascune  maison  il  a 
permis  ou  permettera  demourer  entière,  ou  que  l'en  réédifficra  de  nouvel  en 
ladite   banlieue  de  Liège   et  èsdits   pais   de  Franchemont    et  sur  chacune 
maison  qui  sera  réédiffiée  oudit  pais  de  Hasbain,  ou  lieu  de  celles  qui  y  ont 
esté  arses  et  brullées  èsdiles  derrenières  guerres,  ui.g  florin  de  R.n  du  pris 
dessusdit  de  semblable  rente  héritable  et  perpétuelle  par  an,  à  lelz  termes  que 
nostredit  seigneur  frère  et  cousin  ordonnera  ,  eu  regart  au  temps  des  con- 
structions desdites    maisons   et  de  la  permission  et  tolérance  qu  il  vouldra 
faire  d'icelles  maisons  èsdite  banlieue  de  Liège,  et  pais  de  Franchimont  et  de 
Hasbain ,  sauf  et  réservé,  comme  dit  est,  les  maisons  à  nous  et  à  noz  églises 
apparlenans  et  que  tenons  en  noz  mains  ;  et  faisons  labourer  et  cultivera  noslre 
prouffit  et  à  noz  despens,  par  noz  gens  et  censiers,  et  aussi  les  maisons  des 
nobles  qui  tousjours  ont  tenu  le  parti  de  notredit  seigneur  frère  et  cousin 
et  de  nous ,  et  que  Icsdits  nobles  ont  semblablemcnl  tei.uz  et  tiennent  en 
leurs  mains  pour  les  faire  labourer  et  cultiver  par  leurs  gens  et  censiers,  et  à 
leurs  despens  sans  fraude,  et  en  icelles  renies,  nous,  pour  nous  et  nos  succes- 
seurs évesques  de  Liège,  avons,  de  l'auctorité  et  consentement  que  dessus,  dès 
maintenant  investi  et  adhérité,  investissons  et  adhèritons  nostredit  seigneur 
frère  et  cousin ,  pour  lui  et  lesdiu  successeurs,  par  cesdites  présentes,  pour, 
par  lui  et  iceux  ses  successeurs,  en  joïr  et  user  pleinement,  paisiblement,  i«;r- 
pétuellement  et  à  tousjours,  par  la  manière  que  dit  est.  El  en  oullre  avons 


ANALECTA  LEODIENSIA.  '  537 

aussi  consenti  et  accordé,  consentons  et  accordons  par  cesdites  présentes  que 
nostredit  seigneur  frère  et  cousin ,  et  sesdits  successeurs  ,  aient  toutes  exécu- 
tions seigneureuses  sur  eeulx  à  qui  appartiendra  lesdites  maisons,  en  deffault 
dudit  paiement ,  sans  ce  que  jamais  nous  ou  iceulx  noz  successeurs  puissons 
ou  doyons  clamer  ou  prétendre,  ores  ne  ou  temps  advenir,  aucun  droit  ou 

Tuant  aTTT'  T  ?"'■''"  ■"""""  '!"''  ""  ^*"'  '  '"  ^""-Ç-'  P'— -l 
quant  a  ce,  de  lauctorile  et  consentement  que  dessus,  à  lousdrois,  allépa- 

Uons,  exceptions,  défenses,  privilèges,  constitutions,  ordonnances  ;anonic- 
ZZIT  '  "  ^'"''— •««-»-  «t  -"-s  choses  quelqcopques,  que  nous 
ou  nosdas  successeurs  evesqucs  pourrions  ou  pourraient  prétendre  ou  mettre 
avant,  dire,  proposer  et  alléguer  aucunement  au  contraire  des  choses  dessus- 
dites ou  d aucune  d'icelles,  et  mesmement  au  droit,  disant  générale  renon- 
ciation non  valoir  si  lespèciale  ne  précède,  et  le  tout  sans  fraude  et  mal  en.in 
car  ainsi  le  voulons  et  nous  plaist.  Et  afin  que  ce  soit  chose  ferme  et  estable  à 
tousjours,  nous  avons  fait  mettre  noslre  scel  à  cesdites  présentes,  sauf  en 
autres  choses  noslre  droit  et  l'aulruy.  Donné  en  nostre  ville  de  Trect  le  pre- 
mier jour  de  juillet  l'an  de  la  nativité  Nostre  Seigneur ,  mil  quatre  cens  soixinte 

Ut-"  u  r  • 

El  nous  doyen  et  chappitre  de  l'église  de  mondit  seigneur  saint-Lambert 
saichans  et  considérans  les  causes  et  considérations  cy-dessus  es  lettres  de 
révérend  père  en  Dieu  et  notre  très-redoublé  seigneur,  monseigneur  Loys  de 
Bourbon  ,evesque  de  Liège ,  spécifiées  et  déclaréeis  eslre  vraies  et  pour  icelles 
causes  lesdites  oclroy ,  accord ,  cession  et  transport,  dont  en  icelles  lettres  est 
faicte  menc.on ,  eslre  et  lourner  au  prouffit  et  utilité  évident  de  ladite  èHise 
paix  ,  seurté  et  transquillitè  des  suppostz,  subjez  el  biens  d'icelles,  de  nostre 
certaine  science,  pure  et  franche  voulentè,  et  par  l'auctorité  et  consentement 
de  notred.l  seigneur  le  légat,  avons,  pour  nous  et  nos  successeurs  à  toujours 
loue,  grée,  consenti  et  accordé  ,  louons,  gréons ,  consentons  et  accordons  les 
choses  dessusdiles  oclroys,  accords,  cessions  et  transports,  el  tout  le  contenu 
esdites  étires  de  mondits  seigneur  de  Liège ,  tout  ainsi  et  par  la  manière  que 
icelles  lettres  le  contiennent.  Ausqnelles  lettres  nous,  en  lesmoinR  de  vérité 
avons  mis  et  appendu  le  scel  dudit  chappitre  avec  le  scel  d'icelui  monseil 
gneur  de  Liège,  à   cesdites  présentes  faictes  et  données  en  ladite  ville   de 
Trect ,  ledit  premier  jour  de  juillet  l'an  dessusdit  rail  Illl  cent  soixante-neuf 
Ainsi  signe  par  monseigneur ,  prèsens  les  président ,  chancelier ,  le  seigneur 


o88 


ANALFXTA  LEODIENSIA. 


de  Sombreffe,  messire  Guillaume  Dordinghen ,  seigneur  de  Hardelinghen,  et  de 
Werine,  et  Johan  de  Cortenbach ,  séneschal  de  Bilsen.  N.  Bosselé  t.  --  En- 
igné  par  raesseigenurs  les  doyen  et  chappitre  dessusdis.  — 


cores,  ainsi  8i{ 
Jehan  de  Broechusen. 


LVIÏ. 

COPIE    DE   LA    LETTRE   (dU    1"    JUILLET    1469)   DU   TRANSPORT  DU  TONLIEU  DES  MARCHAN- 
DISES  PASSANS  PAR-DESSOUBS  LE  PONT  DES  ARCHES,   LE  TERME  DE    XXX    ANS  «. 


Nous ,  Loys  de  Bourbon  ,  par  la  permission  divine ,  évesque  de  Liège ,  duc 
de  Buillon  et  conte  de  Loz ,  a  tous  ceux  qui  ces  présentes  lettres  verront , 
salut.  Comme  nagaires  après  la  conqueste  faicte  de  la  cité  de  Liège  par  tres- 
hault  et  puissant  prince,  notre  très-honorez  et  doublé  seigneur  frère  et  cou- 
sin,  monseigneur  Charles,  duc  de  Bourgogne,  de  Brabant ,  de  Lembourg  et 
de  Lucembourg,  conte  de  Flandre,   etc.,  es  communications  et  journées 
faittes  et  tenues  entres  les  députés  de  mondit  seigneur  frère  et  cousin  d  une 
part,  et  nous  d'autre  ,  ait  entre  autres  choses  esté  et  soit  convenu  et  appomct.e 
que,  pour  considération  des  grands  plaisirs  et  services  que  il  a  faiz  a  I  église  de 
Liépe  et  à  nous,  comme  chacun  scet,  dont  à  tousjours  nous  serons  tenus  et 
oblipés  envers  lui,  et  pour  le  aucunement  récompenser  des  grans  frais  et  des- 
pens  par  lui  eus  et  soustenus  à  l'occasion  des  guerres  de  Liège ,  et  aussi  pour 
faire  et  édifier  aucun  lieu  fort  en  l'isle,  pour  garder  et  conserver  nos  églises, 
et  lequel  fort  sera  tenu  de  nous ,  et  en  foy  et  hommaige  d'icelle  egl.se ,  nous 
lui  céderons  et  transporterons  pour  lui,  ses  hoirs  et  aians  causes,  pour  le 
temps  et  terme  de  trente  ans  prouchain  à  venir,  tous  les  droits    prouffiz  et 
émolumens  du  tonlieu  et  gabelle ,  que  l'on  a  mis  sus  et  qui  se  doit  prendre 
et  lever  sur  tous  les  biens ,  denrées  et  marchandises  passans  et  qui  passeront 

.  Par  cet  acte,   Loui.  de  Bourbon  donne  au      .ou.  le  pont  de.  arche..  LVtemplion  du  paye- 
rar  cei  acte ,   ^  ment  de  ces  droits  e«lré.ervée  en  laveur  de.  su- 

duc  de  Bourgogne  ,  pour  le  terme  de  trenlean.,      meni  ue  cesur 

tous  le.  droit.  ,  profit,  et  émolument,  du  tonlieu     jet.  du  duc. 

établi  sur  le.  denrée,  et  marchandi.e.  pa»sant 


ANALECTA  LEODIENSîA.  539 

ledit  temps  durant  par-dessoubz  le  pont  des  arches  en  ladite  cité,  horsmis 
les  subgez  des  pays  de  mondit  seigneur  de  Bourgogne  :  savoir  faisons ,  que 
nous  voulans  entretenir  ce  que  de  notre  part  a  esté  accordé ,  et  au  surplus . 
user  de  bonne  foy  envers  notredit  seigneur  frère  et  cousin,  comme  tenus  y 
sommes,  à  icelui  avons  de  nostre  certaine  science,  par  l'advis,  conseil  et  conl 
sentement  de  notredit  chappitre,  pour  les  causes  et  considérations  dessusdites , 
donné,  cédé  et  transporté,  donnons ,  cédons  et  transportons,  pour  nous  et 
nos  successeurs  évesques  de  Liège ,  par  la  teneur  de  ces  présentes  ,  l'auctorité 
et  faculté  de  lever  à  son  prouffit  tous  les  droits ,  prouffis  et  émolumens  dudit 
lonlieii  et  gabelle  qui ,  comme  dit  est,  se  prend  et  liéve  sur  tous  les  biens, 
denrées  et  marchandises  passans  et  qui  passeront  par-dessoubz  ledit  pont  des 
arches  en  notredite  cité ,  hors  mis  les  denrées  conduites  par  les  subgez  de 
mondit  seigneur  et  à  eulx  appartenant  sans  fraude ,  qu'est  le  xxxe  denier  des 
biens  et  marchandises  y  passans,  pour  par  mondit  seigneur  de  Bourgogne, 
sesdils  successeurs,  les  faire  lever  et  recevoir  à  leur  prouffit  eten  joir  et  user 
ledit  temps  et  terme  de  xxx  ans ,  prouchain  à  venir  tant  seulement,  sans  ce 
que  durant  icelui  temps  et  icelui  fini ,  nous  ou  nos  successeurs  évesques  de 
Liège  ou  autres ,  puissions  ou  doyons  audit  tonlieu  et  gabelle  avoir,  clamer  ne 
demander  aucun  droit  ne  en  retenir  ou  recevoir  aucune  chose  à  notre  prouffit , 
en  renonçant  quant  à  ce  pleinement  à  tous  drois,  allégations,  exceptions ,  def- 
fenses,  privilèges,  à  toutes  recisions  et  autres  choses  quelconques  que  nous 
ou  nosdils  successeurs  évesqus  pourrons  ou  pourroient  prétendre  ou  mettre 
avant,  dire  proposer  ou  alléguer  aucunement  au  contraire  des  choses  dessus- 
dites ou  d'aucunes  d'icelles  et  mesmement  au  droit,  disant  générale  renoncia- 
tion non  valoir  se  l'espèciale  ne  précède ,  et  le  tout  sans  fraude  et  raalengin  , 
car  ainsi  le  voulons  et  nous  plaist.  En  tesmoing  de  ce  nous  avons  fait  mettre 
notre  scel  à  ces  présentes.  Donné  en  notre  ville  de  Trect,  le  premier  jour  de 
juillet,  l'an  delà  nativité  Notre-Seigneur,  mil  quatre  cens  soixante-neuf. 

Et  nous,  doyen  et  chappitre  de  l'église  de  mondit  seigneur  Saint-Lambert , 
saichans  et  considérans  les  causes  et  considérations  cy- dessus  es  lettres  de 
révérend  père  en  Dieu,  notre  très-redoublé  seigneur,  monseigneur  Loys  de 
Bourbon,  évesque  de  Liège,  spécifiées  et  déclarées,  estre  vraies,  et  pouricelles 
causes  lesdils  don  ,  cession  et  transport,  dont  en  icelles  lettres  est  faicte  men- 
cion ,  estre  et  tourner  au  proffit  et  utilité  évident  de  ladite  église ,  paix ,  seurtè 
et  transquillité  des  supposlz,  subgez  et  biens  d'icelle,  de  notre  certaine  s'cience 


590 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


puieel  franche  voulenté,  avons  pour  nous  et  nos  successeurs,  loué,  gréé, 
consenti  et  accordé ,  louons,  gréons,  consentons  et  accordons  les  dessudits 
don  ,  cession  et  transport  et  tout  le  contenu  èsdites  lettres  de  mondit  seigneur 
de  Liège,  tout  ainsi  et  par  la  manière  que  icelles  lettres  le  contiennent.  Aux- 
quelles lettres ,  nous,  en  tesmoing  de  vérité,  avons  mis  et  appendu  le  scel  dudil 
chapitre,  avec  le  scel  d'icelui  monseigneur  de  Liège,  à  cesdites  présentes 
faictes  et  données  en  ladite  ville  de  Trect ,  ledit  premier  jour  de  juillet ,  l'an 
dessusdit  mil  quatre  cens  soixante-neuf. 

Ainsi  signé  par  monseigneur  le  président  et  chancelier  le  sieur  de  Som- 
breffe,  messire  Guillaume  d'Ordinghen.  sire  de  Hardelinghen  et  de  Werine, 
chevalier  et  Jehan  de  Cortenbach ,  séneschal  de  Bilsen,  présens,  N.  Bosselet. 
—  Encores  ainsi  signé  par  messieurs  les  doyen  et  chappilre  dessusdit. — 
Jehan  de  Broechusen. 

LVIII. 

COPIt  DE  LÀ  LETTRE  (dU  22  AOUT   1469)  Dt  QUITTANCE  QUE  lONStlONEU»   LE    DUC    PAIT  OB 
IIII  CENT  MIL  ELOMNS,   «OÏENNANT  LES  TRANSPORTS  DESSUSDITS  '. 


Charles,  etc. ,  à  tous  ceux  qui  ces  présentes  lettres  verront,  salut.  Comme 
révérend  père  en  Dieu,  notre  Irès-chier  et  très-araé  frère  et  cousin  lëves- 
que  de  Liège  ,  duc  de  Buillon  et  conte  de  Loz  ,  et  ses  doyen  et  cliappitre  de 
l'église  monseigneur  Sainl-Larabcrt  dudit  Liège,  saicliaus  en  congnoissans 
les  grans  peines ,  dangiers ,  travaulx  et  despens ,  que  nous  et  iioz  subgetz 
avions  nagaires  eu  et  soustenu ,  pour  oster  et  délivrer  la  personne  de  nolredit 
frère  et  cousin  de  captivité  et  subjection  ,  èsquelles  ceulx  de  sa  cité  de  Liège 
et  leur  adhèrens  et  complices  l'avoient  mis  et  constitué,  à  force  et  puissance 
d'armes ,  corrigier  et  pugnir  les  maulx ,  excès  et  oultraiges,  par  eulx  commis 
et  perpétrez ,  et  réduire  lesdiU  pais  de  Liège  et  de  Loz  en  obéissance  de  no- 

>  Voyez  cinleMus  ,  p.   »76,  rinféoJalioo  de      et  le  chapitre  ,  du  chef  de.  dépeosej  faite,  par 
l'Ile  de  la  Cilé.   Moycnnaol   Mlle  ce..lon.  le     lui  durant  la  guerre, 
duc  de  Bourgogne  déclare  tenir  quilles  l'cvéquc 


ANALECTA  LEODIENSIA.  391 

iredil  frère  et  cousin  et  de  son  église,  et  aussi  la  grâce  que  nous,  à  la  très- 
.nslanle  prière  et  requeste  d'ieeulx  notre  frère  et  cousin   èvesque,  doyen 
et  chappilre  de  ladite  église,  avions  fait,  en  consentant  de  povoir  rédiffier 
certain  nombre  de  maisons  en  ladite  cité,  et  aussi  les  villaiges  et  maisons  qui 
ont  estes  arses  et  brûlées  es  banlieue  de  Liège ,  pais  de  Hasbain  et  de  Franchi- 
mont,  en  déclarant  bonne  paix  entre  nos  pais  et  lesdiU  pais  de  Liépe  et  de 
Loz,  soubz  certaines  conditions,  contenues  es  lettres  sur  ce  faites  :  pour  ces 
considerattons,  et  pour  en  partie  nous  récompenser  des  grandes  sommes  de 
de  deniers  que  nous  avons  despensé  ou  fait  de  la  derrenière  guerre,  mon- 
^nt  a  plus  de  quatre  cens  mille  florins,  èsquelles  sommes  iceulx  èvesque 
doyen  et  chapittre  ont  congneu  estre  tenuz  selon  toute  raison,  nous  ayent  in- 
feode.  baille,  cédé  et  transporté  en  fief  et  hommaige  .  hériuble.  perpétuel 
et  irrévocable,  pour  nous,  nos  hoirs  et  successeurs ,  ducs  et  duchesses  de 

lllt;!l    r'r    .   r''""'"'^'  '"  •'''""'  "*''"'  ""  '''^'"'  '^'^  «*«  Liège,  appellée 

loi   I'  M        À  ^  '"'"''  ^*  "'^"'^  '  "'""  '"'  P^'"^'  y'"'''  -'"''--  «"  io-''' 
ponts,  I  llleau  de  Torrent,  et  autres  choses  contenues  es  lettres  de  ladite  in- 

teodation,  desquels  la  teneur  s'ensuit  :  Nous,  Lo,js  de  Bourbon,  etc.        Et  il 
sou  ainsi,  que  notredit  frère  et  cousin,  et  lesdits  doyen  et  chappilre ',' nous 
aient  fait  remonslrer  les  grandes  pertes  et  dommaiges,  que  eulx  et  leurdite 
eghse  ont  soustenu  à  cause  de  ladite  guerre,  parquoy  s'il  advenoit  que  eulx 
ou  leurs  successeurs  feussenl  par  nous ,  nos  hoirs  et  successeurs,  contrains  de 
nous  ou  eulx  entièrement  récompenser  de  ladite  somme  de  iiij  cent  mille  flo- 
rins. Il  convendroit  vendre  et  aliéner  la  patrimosnede  ladite  église,  qui  lour- 
neroit  a  la  totale  destruction  et  désolation  d'icelle  et  cessation  du  service 
divin  ;  en  suppliant  très-humblement  que,  sur  ce,  les  vueillons  pourveoir  et 
oslargir  notre  grâce.  Savoir  faisons,  que  nous,  les  choses  dessusdites  consi- 
dérées, et  que  a  faire  et  mouvoir  ladite  guerre,  corrigier  et  pugnir  les  maulx 
excès  et  ouslraiges  dessusdites ,  nous  avens  esté  principalement  esmeuz  pour 
honneur  et  révérence  de  Dieu,  et  pour  restaurer  ladite  église  en  ses  haulteurs , 
iberles  et  droitures,  envers  et  contre  lesdiU  de  la  cilé  et  desdils  pais  rebel- 
les et  desobe.ssans ,  parquoy  ne  vouldrions  que,  à  l'occasion  des  frais  et  des- 
pens par  nous  faiz  en  ceste  partie,  ladite  église  peust  estre  cy-après  destruicte 
et  désolée ,  nous ,  de  notre  cer.aine  science ,  pour  nous ,  nos  hoirs  et  succès- 
seurs,  et  moiennanl  la  dessusdile  inféodation,  à  nous  faicte  comme  dit  est 
nous  sommes  contentez  et  contentons;,  par  ces  présentes,  de  ladite  somme  de 


m 


59i  ANALECTA  LF.ODIENSIA. 

iiii  cent  mille  floiins,  el  tous  despens ,  frais ,  doumaiges  et  intëreslz  par  nous 
fais  et  soustenus  à  cause  de  ladite  guerre;  et  dicelle  somme  de  ...j  cent  mille 
florins ,  et  généralement  de  tous  lesdits  fraiz ,  douraaiges ,  despens  et  mtereU, 
avons  quiclé  et  quiclons ,  par  ces  présentes,  lesdits  évesque ,  doyen  et  chap- 
pitre  de  Liège .  pour  eulx ,  Icurdile  église  et  leurs  successeurs ,  sans  ce  que , 
par  nous  ou  noz  successeurs,  leur  en  puist  jamais  esire  querélé  ou  demandé 
aucune  chose,  pourveu  toutesfois  que  iceulx  évesque,  doyen  et  chappitre  et 
leursdils  successeurs  acompliront  et  entretiendront  à  tousjours  ladite  iiifeo- 
dation  et  autres  choses  contenues  es  lettres  dessus  Iranscriptes.  Et  avons  pro- 
mis et  promettons  en  bonne  foy  el  parolle  de  prince,  les.lites  quictance  et 
rémission  avoir  el  tenir  fermes  et  estables ,  sans  jamais  par  nous  ou  par  au- 
tre directement  ou  indirectement,  venir  au  contraire.  En  tesinoing  de  ce, 
nous  avons  fait  mettre  notre  scel  à  ces  présentes.  Donné  en  notre  hostel ,  a  La 
Haye ,  le  xxij«  jour  d'aoust  l'an  de  grâce  mil  quatre  cens  soixante-neuf.  — 
Ainsi  signé  par  monseigneur  le  duc.  —  J.  De  »Iole,me>. 


LIX. 

COPIE  DES  LETTIIES  (dU  22  AOUT  1469)  PA«  LESQCEltES  «ON8E1GKE01.  LE  DUC  CORSCTT  LA 
DEMOliEANCB  DE  CEUtX  QUI  VOULDUOUT  BEMOURER  EH  t'iSLE  DE  lA  CITÉ. 


Charles  par  la  grâce  de  Dieu,  duc  de  Bourgogne,  à  tous  ceux  qui  ces 
présentes  lettres  verront ,  salut.  Comme  nous  ayons  vouloir  et  propos  de  faire 
construire  el  édifRer  en  llsle  de  la  Cité,  ysleau  de  tourant  et  enclavemens,  et 
aultres  lieux  à  nous  nagaires  inféodez  par  révérend  père  en  Dieu ,  notre  très- 
cher  et  très-amé  frère  et  cousin,  lévesquede  Liège,  du  vouloir  et  consentement 
des  doyen  el  chappitre  de  son  église ,  ville ,  fortresse  et  aultres  fortifications, 
afin  que  au  moyen  d'icelles,  nous  puissons  mieulx  et  plus  convenablement, 
comme  àdvoet  et  gardien  souverain  des  pais  de  Liégc  et  de  Loz ,  garder , 
préserver  et  défendre  les  personnes  des  églises,  leurs  biens,  et  lesdits  pais 
de  Liére  et  de  Loz,  de  toute  voies  de  fait  et  aultres  impressions  indeues, 
savoir  faisons  que,  à  la  prière  et  requeste  qui ,  sur  ce  ,  nous  a  esté  faille  par 


ANALECTA  LEODIENSJA.  593 

lesd^  évesque ,  doyen  et  chappitre ,  avons ,  pour  nous ,  noz  hoirs  et  succès- 
seurs,  consenti  et  accordé,  et  de  notre  cerUine  science  et  grâce  espéciale 
consentons  et  accordons ,  par  ces  présentes  ,  ausdits  évesque^oyen  et  chapl 
p  tre,  pour  eulx  el  leurs  successeurs,  que  les  personnes  des  églises  de  ladite 
caé   presens  el  a  venir ,  tenans  ou  qui  tiendront  lors  notre  parti,  puissent  en 
loul  temps  de  guerre  et  éminent  péril  et  autrement,  quant  bon  leur  sem- 
blera   retraire,  eulx  et  leurs  bienz,  dedans  ladite  ville  el  fortifications  d'icelle 
pour  a  seurté    garde  et  préserva.ion  de  leurdites  personnes  et  biens,  et  ce,' 
en  tels  heux  dicdles  ville  et  fortifications,  que  par  notre  capitaine  lllec  ou 
autre  pr.nc.pal  offic.er  dicelle  ville  et  forteresse  seront  advisés  plus  propices 
pour  la  deraoura.,ce  d'icelles  personnes  d'églises  ,  tant  à  leur  seur.é  que  à  la 
seurete  desdiU  ville  et  fortifications ,  sans  ce  que  par  icelui  capitaine  ou  autre 
oHicier  de  nous  ou  de  nosdils  hoirs  et  successeurs  lesdils  d'église  soient  ou 
puissent  elre  troublés  ou  empcschés  en  aucune  manière.  En  tesmoinp  de  ce 
nous  avons  fait  mettre  notre  scel  à  ces  présentes.  Donné  en  notre  hostel,  à  La 
Haye  ,  le  xx.j»  jour  d'aoust  lan  de  grâce  mil  quatre  cens  soixanle-neuf.  - 
Ainsi  signe  par  monseigneur  le  duc.  —  J.  De  Molestnes. 


LX. 

COPIE  DES   ttTT.ES    (dU  22  AOUT   1469)  TOUCHANT   LA  CONTRIBUTION   DES  RENTES  «EUES 

A  MONSEIGNEUR  LE   DUC  DE  BOURGOGNE. 


Charles,  etc.,  a  tous  ceulx  qui  ces  présentes  lettres  verront,  salut.  Comme 
révérend  père  en  Dieu ,  notre  très-cher  el  Irès-amé  frère  et  cousin ,  lévesque 
de  Liège,  du  vouloir  el  consentement  des  doyen  el  chappitre  de  son  éplise 
nous  au  inféodé,  baillé,  cédé  el  transporté  certaine  ysie  estant  en  la  ci^  de 
Liège ,  appelé  /  hh  de  la  cUe,  avec  autres  lieux  el  agessans  ',  déclarez  es  lettres 
sur  ce  faicles,  pour  y  povoir  faire  conslruire  el  édiffier  ville,  fortresse  el  au- 
tres fortifications  el  édifices,  à  noire  plaisir  et  voulenté,  el  il  soit  que  iceulx 

'   yffjetsant,  agèt ,  chemin»,  lieux,  ponl». 

75 


594  ANALECTA  LEODIENSIA. 

évesque  .  doyen  et  cliap.lre  nous  aient  fait  remonstrer  que  se  ceulx  qui  seront 
demourans  et  résidens  èsdites  ville  et  fortresse  estoient,  au  moyen  desd.les 
inféodation,  bail  et  transport  à  nous  faiz,  tenus  quites  et  exemps  des  assiz , 
jrabelles  et  impots  nouvellement  mis  sus  es  pais  de  Liège  et  de  Loz ,  pour  le 
paiement  des  rentes  à  nous deues  pour  iceulx  pais ,  ce  seroil  et  pou.m.t  estre 
à  rrande  diminution  d  iceulx  gabelles ,  assises  et  imposU ,  et  par  conséquent 
au  retardement  de  nosdites  rentes  ou  à  très-gr^nde  et  insupportable  charge 
des  autres  manans  et  habitans  d'iceulx  pais ,  en  nous  suppliant  tres-humble- 
ment  sur  ce  les  pourveoir  ;  savoir  faisons  ,  que  nous,  ce  que  dit  est  considère, 
avons  consenti  et  accordé,  consentons  et  accordons  que  ceulx  qu.  seront 
manans  et  habitans  èsdites  ville  et  fortresse  qui  seront  constru.z  et  edift.es  es 
ville  et  place  dessusdites  ,  de  quelque  estât  ou  condition  qu'ils  soient    excepte 
seulement  nos  officiers  illec,  soient  tenus  de  contribuer  èsdites  gabelles,  assis 
et  impostz  .  mises  sus  pour  le  paiement  de  nosdites  rentes ,  tant  et  si  longue- 
ment  que  icelles  rentes  auront  cours  et  non  plus  avant.  Lt  après  que  lesd.tes 
rentes  seront  rachetées,  il  sera  en  nous  d'y  mettre  lelz  assis  et  impostz,  que  bon 
nous  semblera,  au  prouffit  de  nous  ou  pour  les  fortifications  desd.tes  vil  e  et 
fortresse,  sans  ce  que  ils  seroient  en  ce  cas  contribuables  en  aucune  chose 
avec  les  gens  lais  desdils  pais  de  Liège  et  de  Loz.  En  tesmo.ng  de  ce  nous 
avons  fait  mettre  notre  scel  à  ces  présentes.  Donné  en  notre  hoslel ,  a  La  Haye, 
le  xxiie  jour  d'aoust,  l'an  de  grâce  mil  quatre  cens  soixante-neuf.  -  Ainsi  signe 
par  monseigneur  le  duc.  —  J.  de  Molesmes. 

LXI. 

COPIE    DE    LA    LETTRE  DE  LOUIS  DE    BOURBON    DU    10    SEPTEMBRE    1469  ,    PAR    LAQUELLE   IL 
PROMET  FAIRE    RATIFFIER  PAR  NOTRE  SAINT  PERE  LES  CHOSES  DESSUS  DITTES  \ 


Nous    Loys  de  Bourbon ,  par  la  permission  divine ,  évesque  de  Liège ,  duc 
de  Buillon  et  conte  de  Loz,  et  nous  les  doyen  et  chappitre  de  la  vénérable 

I  Savoir  le.   concession,    faite,   an   duc    de      tel  1469.  Voyez  ci-deMU.,  p.  576,  585  et  588. 
Bourgosne,  en  vertu  de»  Iroi.  acte»  du  1"  juil- 


ANALECTA  LEODIENSIA.  595 

église  monseigneur  saint  Lambert  de  Liège,  à  tous  ceux  qui  ces  présentes 
lettres  verront,  salut.  Comme  puis  nagaiies  nous  ayons  transporté,  pour  nous 
et  nos  successeurs,  à  Irès-hault  et  puissant  prince ,  monseigneur  Charles,  par 
la  grâce  de  Dieu  ,  duc  de  Bourgoingne ,  de  Brabant  et  de  Limbourg ,  conte  de 
Nandres ,  etc. ,  pour  lui ,  ses  hoirs  et  successeurs ,  masles  et  femelles ,  ducs  et 
duchesses  de  Brabant  et  de  Lembourg,  la  place  estant  en  la  cité  de  Liépe  . 
appelle  /  Ysle  de  la  cité,  en  laquelle  sont  l'église  saint  Pol  et  l'abbaye  saint 
.laques ,  et  les  ponts  d'icelle ,  avec  les  petites  ysles  enclavées  en  iceulx  ponts  et 
aussi  lisleau  de  Tourent.  ensemble  toute  telle  justice,  haulteur,  drois ,  sei- 
gnorie  et  souveraineté  temporelle  qui,  au  jour  dudit  transport,  nous  compé- 
toit  et  appartenoit  en  ladite  ysle ,  pons ,  places  et  lieux  dessusdils .  pour  y  faire 
construire  et  édifier  ville  fermée  et  teles  fortifications  et  édifices  qu'il  lui 
plaira,  et  autrement  en  joïr  et  user  par  lui  et  sesdils  successeurs  à  leur  plaisir 
et  voulenté,  et  avec  ce  lui  avons  octroyé,  consenty  et  accordé  pour  lui  et 
sesdits  hoirs  et  successeurs,  ducs  et  duchesses  de  Brabant  et  de  Lembourg, 
prendre  sur  chacune  des  cent  et  quatre  maisons  qu'il  a  consenti  construire  ei 
rédifieren  ladite  cité,  pour  la  demourance  des  gens  lais  mécaniques,  néces- 
saires pour  le  service  et  provision  des  gens  d'église  en  icelle ,  un  lyon  de  xxx  s 
de  deux  gros,  monnoie  de  Flandres,  le  soit  de  rente  héritable  chacun  an,  et 
sur  chacune  maison  qui  seroit  rédifiée,  ou  que  raondit  seigneur  le  duc  so'uf- 
freroit  demourer  entière  es  banlieue  de  Liège  et  pais  de  Franchimonl ,  et  aussi 
ou  pais  de  Hasbain  ,  au  lieu  de  celles  qui  y  ont  esté  arses  et  brûlées ,  un  florin 
de  Rin  de  vint  sols  desdits  pris  et  monnoie,  de  pareille  rente  héritable  et  per- 
pétuelle ,  sauf  et  réservé  les  maisons  à  nous  et  à  ladite  église  et  églises  de 
Liège  appartenans ,  et  que  tenons  en  nos  mains,  et  faisons  labourer  et  cultiver 
à  notre  prouffit  par  nos  gens  et  censiers ,  et  aussi  les  maisons  des  nobles  qui 
toujours  ont  tenu  le  parti  d'icelui  seigneur  et  de  nous ,  et  que  lesdils  nobles 
ont  semblablement  tenues  et  tiennent  en  leurs  mains  pour  les  faire  labourer 
et  cultiver  par  leurs  gens  et  censiers,  à  leurs  despens  et  sans  fraude  ;  et  avec  ce 
ayons  donné,  cédé  et  transporté  à  mondit  seigneur,  sesdits  hoirs  et  succes- 
seurs, ducs  et  duchesses  de  Brabant  et  de  Limbourg,  l'autorité  et  faculté  d'é- 
lever à  son  prouffit  tous  les  droits,  prouffis  et  èmolumens  du  tonlieu  et  gabelle 
qui  se  prendra  et  lèvera  sur  tous  les  biens,  denrées  et  marchandises  passant 
et  qui  passeront  pardessoubz  le  pont  des  Arches  en  ladite  cité  de  Liège,  hors 
rais  les  subgez  de  mondit  seigneur ,  et  ce  pour  le  temps  et  terme  de  trente  ans. 


9^\ 


596 


ANALECTA  LEODIE^SIA. 


comme  ces  choses  et  aulres  sont  plus  à  plain  contenues ,  spécifiées  et  déclariez 
en  trois  nos  lettres  patentes  sur  ce  faictes  et  passées  en  la  ville  de  Trect , 
datées  du  premier  jour  de  juillet  l'an  mil  quatre  cens  soixante-neuf,  lesquelles, 
pour  seurté  des  choses  dessusdiles,  avons  foit  baillier  et  délivrer  à  mondit 
seigneur  le  duc ,  et  lesquelx  transports ,  dons  ,  octroys  et  consentemens  ayons 
fais  à  icelui  seigneur  pour  lui  et  sesdits  hoirs  et  successeurs ,  ducs  et  duchesses 
de  Brabant  et  de  Lembourg ,  pour  certaines  justes  causes  et  raisons  ,  qui  à  ce 
nous  ont  meu,  à  plain  déclarées  en  icelles  lettres,  et  il  soit  ainsi  que,  pour 
plus  granl  seurté  des  choses  dessusdites ,  ayons  aussi  promis  et  enconvent  de 
iceulx  transports  et  consentemens  y  contenu/  faire  ratiffier ,  confermer  et  ap- 
prouver par  très-révérend  père  en  Dieu ,  monseigneur  l'arcevesque  de  Cou- 
longne,  notre  métro[)olilain,  et  aussi  par  notre  saint  père  le  pape,  ou  de  obtenir 
de  notredit  saint  père  ung  rescript  et  commission  en  forme  deue ,  adressant 
aux  évesques  de  Utrechl .  Cambray ,  Tournay  ,  Arras,  ou  autre  prélat  de  par- 
deça ,  pour  approuver,  ratifier  et  confermer  lesdits  transports ,  oclroiz ,  inféo- 
dacions  et  consentemens ,  en  la  manière  et  comme  contenu  est  èsdites  lettres 
et  chacune  d'icelles  :  savoir  faisons ,  que  nous ,  désirans  fournir  et  accomplir 
lesdites  promesses,  vueillans  user  de  bonne  foy  envers  mondit  seigneur,  avons 
promis  et  promettons,  par  ces  présentes,  de  obtenir  les  approbations ,  ratifi- 
cations et  confermations  dessusdiles,  tant  dudit  très-révérend  père  en  Dieu, 
monseigneur  l'arcevesque  de  Coulongne,  notre  métropolitain,  comme  aussi 
de  notredit  saint  père  le  pape  ,  ou  d'icellui  notre  saint  père  obtenir  lettres  de 
commission  et  rescript  ,  adressans  aux  évesques  dessus  nommés ,  l'un  d'eulx 
ou  autre  prélat  de  pardeçà ,  pour  lesdits  octroys ,  inféodations ,  transports 
et  consentemens,  tels  que  dessus ,  au  prouffil  et  pour  la  seurté  de  mondit  sei- 
gneur le  duc,  ses  hoirs  et  successeurs,  ducs  et  duchesses  de  Brabant  et  de 
Lembourg ,  selon  et  par  la  manière  que  contenu  est  èsdites  lettres  et  chacune 
d  icelles ,  approuver ,  ratifier  et  confermer  en  la  manière  dessusdite.  En  tes- 
moing  desquelles  choses ,  nous  avons  fait  apendre  le  scel  de  nous  ledit  évesque 
et  aussi  le  scel  de  nous  lesdits  de  chappitre  de  ladite  vénérable  église  mon- 
seigneur saint  Lambeit  de  Liège ,  à  cesdites  présentes.  Donné  en  la  ville  de 
Trect  sur  Meuze,  le  dixième  jour  de  septembre ,  l'an  mil  quatre  cens  soixante 
neuf.  Ainsi  signé  ,  par  monseigneur  en  son  conseil ,  auquel  estoient  les  prési- 
dent ,  chancelier,  bailly  de  Liège  et  autres  plusieurs.  N.  Bosselet.  —  Encore 
ainsi  signé  par  messeigneurs  les  doyen  et  chappitre  dessusdils.  —  Johan  de 
Broechusen. 


ANALECTA  LEODIEIVSIA.  397 

LXII. 

«A»D«ENT    DE    «OKSEIGKEU,    LE    DUC  DE  BO0I.GOGNE    (21    OCTOBBE    UM  ,       „ 

"  CABEL.FS     ..SI,  .r  ««AV^BROECH  ,  A  CONTMBUtB  AUX    BENTE, 

CABEL..ES,  .,MS  ET  «U.   SE  «ETBONT  SUS  ÈS  PAYS  DE  UÉCE  ET  DE  LOOZ 


ceux  desdits  pays,  et  aussi  au  paye»e„;  des  IJer   ^'  e^ritT '' 
MOUS do.bvent ,  à  cause  et  au  moyen  de  la  paix  faie.e  .an  mMIe  aua  .t   '^"'^ 
so.xante.sepl,  toutt«sfois  ils  en  ont  estez  e    sont  reffusam    I      ^  .       , 
veulent  contribuer  ne  payer  leur  portion  des  crltr'^^'srlr  "■  "^' 
sus  aud.l  pays,  pour  le  furnissement  des  sommes  à  „o^"  d 
s'en  excusent;  soub.  ombre  de  que.  reffus  a  Zvenu  le  „0^:'^;"'": 
cousin  ait  trouvé  manière  de  furnir  ^t  f^-  -  ^  ^  ^^^^^  ^^ 

desd..s  de  Peeit,  ^^^n^^:  ::z:îz::i:i:z^rzr""' 

n.ïes  comme  desdites  gabelles,  pour  mieulx  parvenir IXltr^- 
mes  a  nous  deues;  et  se  ainssy  eontinuoyent    ce  nous  nn      ^  ™" 

grand  pr,5jucice  et  reU,.lement  de  nosdits  pav'emens  en"  !  *""■""  ' 
veuillons  pourveoir  de  nostre  «race  et  amiabirremTde  Cr  cITt  nt e"-"  ""^ 
ces  choses  considérées,  attendu  mesmement  la  tenure  2^  .^  °"*' 
en  nostre  .Ile  de  Bruxelles ,  au  mois  de  Janvierril^lf^T™ 

'  Cre'nées,  capitalions. 


il 


:)98 


ANALECÏA  LEODIENSIA. 


cl    nostre  dit  frère  el  cousin,  par  lequel,  entre  autres  choses,  est  accordé 
entre  nous  et  lui  i\ue  lesdits  de  Peelt,  Lunrjinen  et   Gravenbroech  seroienl 
constiaints  et  contribuables  à  payer  les  gabelles  el  crénées  dessusdites  :  el 
que  ne   voulons  le  payement  el  furnissemenl  des  rentes  et  deniers  à  nous 
deues  par  les  traiclés  précédens  estre  retardés  soubz  quelque  couleur  ou  oc- 
casion ,  vous  mandons  et  commettons  par  cestes  présentes,  qu'à  la  requesle 
de  noslredit  frère  el  cousin  ,  ou  son  procureur,  vous  contraigniez  les  manans 
et  habilans  desdites  terres  el  seigneuries  de  Peell .  Lummen  el  (iravenbroech 
el  leurs  appartenances,  de  lui  rendre ,  payer  et  furnir  les  sommes  des  deniers, 
à  quoy  ils  ont  estez  composez  et  assis,  à  cause  desdiles  crénées,  el  qu'ils  peu- 
vent debvoir  à  cause  desdiles  gabelles ,  depuis  le  temps  qu'elles  furent  mises 
sus  jusques  au  présent .  el  qu'en  deffault  et  rcffus  d'eulx  ,  il  a  fallu  payer  pour 
le  furnissemet  el  cours  de  noslredile  rente  el  des  deniers ,  oullre  icelle  à  nous 
deus,  el  aussi  dorénavant  el  pour  le  temps  à  venir,  el  ce  par  prinse  el  dé- 
lenlion  de  leurs  biens  ,  el  aussi  de  leurs  corps,  el  autrement,  ainsi  qu'en  tel 
cas  est  accouslumé  de  faire,  sans  dissimulation  aulcune,  et  en  manière  que 
nostredil  frère  el  cousin  soit  salisfaict  du  passé,  et  que  faulte  n'y  ail  pour  l'ad- 
venir.  Mandons  en  oullre  el  commandons  à  tous  nos  justiciers  el  officiers 
qu'à  vous  en  ce  faisant  obéissent,  car  ainsi  nous  plaisl  estre  fait.  Donné  en 
nostre hostel ,  à  La  Haye ,  le  xx'f  jour  d'octobre lan  de  grâce  mille  quatre  cens 
soixante-neuf.  —  Ainsi  signé  par  monseigneur  le  duc.  —  J.  De  Molesmes. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège,  n»  188 ,  p.  180. 


ANALECTA  LEODIENSIA.  599 


LXIII. 

COMPTES  A  BRO.X.L.ES  ^   A.KA  A  D.HE  ET  EELATEH   UE  PAE  CEULX  DE  DESD.TS  COMPTES  A 
MESSIEURS  DES  FINANCES,    S.B  LE  DÉMENÉ  DU  FAIT   DE  lWfICE  DE  NICOLAS   MATHIEU  ^ 
AD  CAUSE  DE  LA  RECEPTE   DE  TOUS  LES  DENIERS  ORDINAIRES  ET   EXTRAORDINAIRES,    DEUZ 


Premiers,  comment  mondil  seigneur,  par  ses  lettres  patentes  ,  en  date  de 
X  .iij   novembris  anno  LXVII ,  a  ordonné  et  commis  lediî  Nicolas  audit  office 
a  la  charge  d  en  faire  le  sérement  ad  ce  deu  et  baillier  caution ,  telle  qu'il  ap^ 
parliendroit ,  el  ce  es  mains  desdits  des  comptes  à  Brouxelles  ^ 

Ilem ,  que  ledit  Nicolas  se  transporta  el  vint  en  la  chambre  desdits  comp- 
tes   le  xe  de  juing  l'an  LXVIH  ,  qui  est  près  de  sept  mois  après  la  date  de  ses 
lettres  dessusdites,  en  y  présentant  icelles  avec  aussi  unes  autres  lettres  clôt 
ses,  signées  de  la  main  de  mons-  de  Humbercourt,  par  lesquelles  il  pria  et 
equisl  ausdits  des  comptes,  de,  en  faveur  de  lui ,  vouloir  recevoir  ledit  nÏ 
colas  a  sérement  dudit  office,  el  au  regard  de  la  caution  que  icellui  Nico  as 
estoi,  tenu  ba.llier  ausdits  des  comptes,  selon  le  contenu  de  sadite  commLsi  n 
en  la  manière  dicte,  mondil  seigneur  de  Humbercourt,  par  sesdites  lettres 
en  a  promis  esire  son  plesge,  sa  caution  et  respondant ,  de  telle  somme  qu" 
appartiendrai     et  se  besoing  esloit,  d'en  baillier  ausdits  des  comptes  autre 
ses  lettres     telles  qu'il  appartiendroit ,  comme  lesdites  deux  lettres  sont  in- 
corporees  de  mot  à  mot  en  ung  quayer  ataché  cy-après. 

In  'r^'  A  "!^"*^;  ^""*  "  . '^''"'"  ''"''"■'■^"^  •""•  '^  •^^"'"^••^  ^-  -«-P»-  à  Bruxelles  ].v.„..«. 

la  Chambre  des  Comptes ,  dit  que  Zeghere  Sueels  ««  .bch.ves  ob  ..  .b.c.oce    TZ  A -7 

fut  nommé  auditeur  en  1473  ,  lorsque  Charles  U  n.      I      /    r-  """?nE,  Jyot^ce  htstortque  ,ur 

.    ^ ,         .       '  '""que  i.naries-  la  Uiambre  des  Comptes,   tom    I     nn    l'î      1*4 

le-lemeraire  reun.l  les  chambres  des  comptes  113  et  117  '  ^^'        '   ^^' 

de  Lille  et  de  Bruxelles  en  une  seule .  à  Malines,  2  Voyez  ci-desson,  1.  .«       •    • 

et  qu'il  fut  continué  dans  ces  (onctions,  lorsque  donnée l  V/u.Î  1 472  ""  '"'  '""  '" 

la  duchesse   Marie  fixa  de  nouveau  le  siège  de 


■iî' 


f 


600 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Ilem  ,  que  néaulmoins  el  non  obsfanl  ce  que  dit  est,  est  bien  vray  que  les- 
ilils  des  comptes  délaïèrent  lors  aucunement  la  chose  ,  veu  que  c'estoit  une 
chose  nouvelle,  el  dont  ilz  ne  sçavoienl  gaires  à  pailer;  ayant  aussi  regard 
ad  ce  que  lesdites  ses  lettres  de  commission    esloienl  jà    données  près  de 
sept  mois,  comme  dit  est ,  ensemble  aussi  de  ce  qu'il  avoit  mis  et  baillié  pour 
caution  mondit  s^  de  Humbercourt ,  dont  lesdils  des  comptes  firent  premiers 
ung  pau  de  difficulté,  pour  ce  qu'il  esloit  officier  de  monseigneur.  Néant- 
moins,  pau  après,  messeigneurs  des  finances,  de  ce  adverti  par  ledit  Nicolas , 
envoièrent  unes  leurs  lettres  closes ,  escriptes  à  Bruges,  le  xx^  de  may  LXVIil, 
par  lesquelles ,  veu  que  leur  entendement  estoil  que ,  à  quelque  officier  de 
mon  seig'^ .  s'il  estoit  recéant  pour  baillier  caution,  navoient  veu  faire  aucune 
difficulté,  sinon  qu'il  fust  officier  de  recepte ,  ce  que  n'estoit  pas  ledit  seig»^ 
de  Humbercourt,  lesdiU  commis  mandèrent  ausdits  des  comptes,  affin  de 
recevoir  ledit  Nicolas  à  sérement  dudit  office,  et  mondit  s»"  de  Humbercourt 
pour  sa  caution  ,  comme  il  appert  plus  à  plain  par  sesdites  lettres ,  dont  aussi 
la  copie  est  incorporée  oudit  quayer.  Ainsi  que  incontinent  après  la  réception 
<ricelles  lettres  ledit  Nicolas  a  esté  receu  à  sérement  par  lesdils  des  comptes, 
comme  il  appert  par  la  vérification  de  ce  faicle ,  rescriple  sur  le  dos  de  ses 
lettres  de  commission  dessusdites.  El  ne  scèveut  lesdils  des  comptes  aulre 
chose  que  ledit  Nicolas  n'ait  ainsi  excercé  el  déservy  ledit  office  sans  deffense 
ou  quelque  empescemenl ,  en  ce  par  eulx  mis  ou  fais  en  quelque  manière. 

Item,  pour  ce  que  mondit  s^  de  Humbercourt  a  promis,  entre  les  autres, 
en  sadile  lettre  de  caution,  se  besoing  estoit,  d'en  baillier  autres  ses  lettres 
et  de  telle  somme  qu'il  apparliendroil,  si  ont  lesdils  des  comptes,  ad  cesle 
cause,  par  pluseurs  fois  parlé  el  communiquié  enssemble ,  pour  en  faire  unes 
autres  lettres  patentes,  soubz  le  seau  de  mondit  s'  de  Humbercourt,  en  la- 
quelle seroit  mise,  déclairée  et  déterminée  la  somme  de  ladite  caution.  Mais 
pour  ce  que  lesdils  des  comptes  n'ont  peu  bonnement  estre  acertené  de  la  propre 
valeur  el  maniance,  ou  recepte  totale  et  entière  dudit  office ,  ilz  ont  encoires 
différé  jusques  à  ores  d'y  plus  avant  entendre  ou  procéder,  jusques  ad  ce 
que  mieulx  et  plus  sceuremenl  ilz  en  pourroienl  estre  advertiz  et  acertenez  ; 
meismemenl  aussi  pour  ce  qu'il  ny  avoit  pas  de  haste,  veu  que  lesdiude» 
comptes  tindrent  adès  ladite  caution  desjà  mise  et  faicle  par  mondit  s'  de 
Humbercourt,  el  par  ses  lettres  closes,  signées  de  sa  main,  comme  dit  est, 
pour  vaillable  ,  jusques  ad  ce  toutesvoies  que  ladite  somme  d  icelle  caution , 


ANALECTA  LEODIENSIA.  601 

limitée  et  déterminée,  autres  lettres  patentes,  selon  le  stile  de  ladite  chambre 
en  seroienl  fa.ctes  el  expédiées,  comme  mondit  seigneur  de  Humbercouri 
ce  a  auss,  promis  de  faire  par  ses  lettres  closes  dessusdiles,  el  dont  aussi 
ja  longtemps  certames  minutes  ont  esté  conceues,   estans  encoires  en  la- 
dite chambre ,  qui  toutesvoies  encoires  n'ont  sorti  leur  efiFecl ,  qui  est  par 
faulte  de  ladite  limitation  et  détermination  de  la  somme  de  la  caution  des- 
susdites. Et  pour  vériffier  que  les  lesdils  des  comptes  ont  tousjours  toutes- 
voies  tenu  lesdites  lettres  closes  pour  vaillable,   comme  dessus,  ce  semble 
assez  apparoir  parce  que ,  après  la  réception  desdites  lettres  de  mess'-  des 
finances ,  lesdils  des  comptes  receurenl  incontinent   ledit  Nicolas  à  sére- 
ment, et  ne  lui  firent  oncques ,  après  ce,  quelque  délay  ou  empescemenl,  en 
manière  quelconque ,   ains  lui  ont   laissié  plainement  et  paisiblement  ex- 
cercer  et  déservir  ledit  office,  et  lui  en  joïr  et  user  selon  le  contenu  de  sadile 
commission. 

Item,  et  pour  ce  que  ladite  commission ,  entre  les  autres,  est  aussi  chergié 
que  ledit  Nicolas  est  tenu  dudit  son  office  rendre  bon  el  loyal  compte  et 
réhqua,  au  prouffil  de  mondit  seigr,  etc. ,  et  pour  aussi,  par  ce,  povoir  sceu- 
remenl sçavoir  et  estre  acertené  de  la  valeur  ou  somme  totale  de  ladite  re- 
cepte, affin  d'y  prendre  fondement  pour  limiter  et  déterminer  la  somme 
que  l'on  pourroit  mettre  èsdites  lettres  patentes  de  caution  de  mondit  seig^ 
de  Humbercourt,  en  la  manière  dicte,  ont  lesdils  des  comptes,  par  leurs 
lettres  closes,  mandé  par  pluseurs  fois  ledit  Nicolas,  affin  de  venir  rendre 
compte  de  sondil  office,  à  quoy  ilz  n'ont  peu  légièreraent  parvenir,  obslant 
certaines  autres  occupations  que  tousjours  nécessairement,  meismemenl  pour 
à  grand  paine  recevoir  les  deniers  de  ladite  recepte  dudit  Nycolas,  et  autres 
affaires  touchant  aussi  sondil  office,  en  quoy  il  lui  a  convenu  journelement 
besongnier,  pour  à  toute  diligence  recouvrer  et  parfurnir  iceulx  deniers,  etc.  ; 
comme  se  peut  aussi  apparoir  par  aucunes  lettres  d'excusation  dudit  Nyco- 
las (dont  entre  les  autres,  l'une  est  en  date  de  xij  de  février  l'an  LXX),  nar- 
rées de  certaines  lettres  par  lesdits  des  comptes  auparavant  à  lui  envoiées, 
contenant  en  substance,  que  combien  iceulx  des  comptes  par  pluseurs  fois^ 
eurent  rescript  audit  Nycolas,  pour  venir  devers  eulx  pour  la  reddition  de 
sesdils  comptes,  néanmoins  ilz  n'en  avoient  eu  quelque  nouvelles,  dont  ilz 
ne  se  povoient  assez  esmerveiller,  et  lui  escripvèrent  cette  fois  pour  toutes, 
que  incontinent  il  venisl  î>ans  délay,  ou  autrement  il  leur  en  conviendroit  ad- 

76 


il 


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602 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


verlir  monseigneur  le  duc,  affin  d'y  pourveoir,  elc.  Par  lesquelles  ses  lel- 
Ires  d'excusalion ,  il  dist  que  la  pénultirae  fois  que  l'on  lui  avoil  escripl  et 
mandé ,  il  pria  et  requist  à  raonseig""  le  prothonolaire ,  pour  aucunes  occu- 
pations que  ledit  Nycolas  pour  lors  avoit,  affin  de  tant  faire  devers  eulx  qu'ilz 
prenissent  ung  pau  de  pacience ,  et  lequel  mons*"  le  prothonolaire  lui  avoit 
depuis  rescripl  que  ainsi  Ta  voit  fait,  et  que  iceulx  des  comptes  furent  con- 
lens  jusques  à  la  chandelleur  ou  xv  jours  après;  et  que ,  en  enssuieuvant  ce  , 
jà  xiiij  jours  avoit  que  cellui  Nycolas  estoit  parti  de  Trecht  jusques  à  Louvan  , 
à  tout  ses  papiers,  en  entention  d'aler  devers  lesdils  des  comptes,  mais  receul 
illec  certaines  lettres  de  messeigneurs  de  Liège  et  de  Humbercourt  ,  par  les- 
quelles lui  fu  mandé  de  soy  retourner  audit  lieu  de  Trecht ,  comment  que  ce 
fust,  pour  certaine  journée  qui  s'y  lendroit,  etc. ,  comme  lesdites  lettres  d'ex- 
cusalion dudit  Nycolas  le  contiennent  plus  à  plain  ,  priant  pour  ce  encores 
icelluy  Nycolas  pour  délay.  Pareillement  escripvi  alors  aussi  mondit  seig*"  de 
Liège  ausdits  des  comptes  ,  par  ses  lettres  estans  de  la  meisme  date  de  celles 
dudit  Nycolas  dessusdit ,  par  lesquelles  il  requéroit  pareillement ,  obstantes 
les  choses dessusdiles,  délay  pour  ledit  Nycolas,  comme  lesdites  lettres  tant 
dudit  Nycolas  que  de  mondit  seig^  de  Liège  le  contiennent  plus  au  long  ,  les- 
quelles aussi  sont  trauscriptes  audit  quayer  cy-après. 

Item ,  que  pau  après,  assavoir  au  xx«  jour  dudit  mois  de  février,  sont  venuz 
et  çomparuz  avec  ledit  Nycolas  Mathieu,  en  la  chambre  desdits  comptes,  de 
par  mondit  seig'  de  Liège,  certain^  ses  députez  ,  assavoir  :  maistres  Anthoine 
Lestournel ,  Nycolas  Uohault ,  son  secrétaire  et  auditeur  en  la  chambre  de 
ses  comptes,  ^t  Guillaume  Roderborch,  de  sa  ville  de  S^Tron,  prèsentans 
iceulx  députez  certaines  lettres  closes  de  mondit  seigneur  de  Liège ,  escripte 
le  xv«  de  février  dessusdit,  contenant  en  substance  comment  ledit  Nycolas, 
avoit  requiz  à  mondit  seig""  de  Liège  ,  que  les  députez  des  gens  des  trois  estas 
de  ses  pays  allassent  avec  lui  et  feussent  devers  lesdils  des  comptes,  pour 
estre  présens  à  la  reddition  de  sesdits  comptes ,  que  lors  il  avoit  à  rendre  de- 
vant eulx ,  affin  de  procéder  plus  facilement  et  à  plus  briève  expédition  à 
l'audition  des  autres  comptes  qne  ledit  Nycolas,  comme  receveur  des  gabelles, 
avoit  à  rendre  par  devers  iceulx  estas ,  et  aussi  de  mieulx  addreschier  et  avan- 
cier  dès  lors  en  avant  les  payemens  de  mondit  seigneur  le  duc,  etc.,  comme 
icelles  lettres  le  contiennent  plus  à  plain.  Présentèrent  aussi  et  baillèrent 
ouitre  lesdits  députez  ausdits  des  comptes  certaine  mémoire  en  papier,  en 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


603 


laquelle  sont  comprins  pluseurs  poins ,  dont  ilz  firent  remonstration  à  iceulx 
des  comptes;  lesquelles  mémoire  et  lettres  de  mondit  seigneur  de  Liège  des- 
susd.ts,  sont  aussi  transcriptes  oudit  quayer  cy-après,  èsquelles  en  appert 
tout  au  long.  Néantmoins  pour  ce  que  lors  ledit  Nycolas  dit  encores  et  re- 
raonstra ,  que  pour  pluseurs  grandes  occupations  qu'il  avoit  eu  de  recevoir 
pluseurs  deniers  èsdits  pays  de  Liège  et  de  Loz,  pour  et  au  prouffit  de  mon- 
dit seigneur,  ainsi  que  par  icellui  s^  et  mess"  de  ses  finances  lui  avoit  esté  or- 
donné, et  meismement  que  jusques  alors  ne  lui  estoit  baillié  aucun  ordre  pour 
mettre  en  forme  et  estât  sesdits  comptes,  iceulx  ses  comptes  estoient  encore 
bien  mal  pretz,  pour  rendre  et  baillier  ouitre,  ainsi  comme  par  lesdits  des 
comptes  il  estoit  chargiè:  requérant  pour  ce  ledit  Nycolas.  et  aussi  que  lors 
il  charge  de  par  monseigneur  le  duc,  de  avec  maistre  Jacques  Blanchot    se- 
crèlaire  d'icellui   seigr  et  serviteur  de  mons^  le  prothonolaire  de   Clupny 
incontinent  et  à  toute  diligence  faire  Tenir  ens  desdits  pays ,  tous  les  denierl 
que  illec  lui  povoient  estre  deuz,  pour  iceulx  par  ledit  maistre  Jacques    en 
ouitre  estre  délivrez  là.  et  ainsi  que  de  par  mondit  seigneur  lui  estoit  or- 
donné, etc.  ;  de  laquelle  charge  lesdits  des  comptes  furent  acertenez  par  ledit 
maistre  Jacques.  Par  quoy  lesdits  des  comptes,  eu  regard  ad  ce  que  dit  est 
ont  renvoie  ledit  Nycolas  audit  Liège,  pour  accomplir  sadite  charge    et  lui 
assignèrent  ung  aullre  jour  prèfix ,  pour  revenir  et  rendre  ses  comptes  dessus- 
dits. Ce  que  ainsi  fut  aussi  dit  et  remonstrè  ausdits  députez ,  enssemble  aussi 
se  leur  plaisir  estoit ,  de  retourner  audit  jour  assigné  audit  Nycolas,  que  lors 
lesdits  des  comptes   y  besoingneroient  tellement  que  mondit   seigneur  de 
Liège  par  raison  seroit  bien  content  d'eulx.  Toutesvoies  ce  non  obstant,  n'a 
ledit  Nycolas  aussi  «ceu  ne  peu  venir  audit  jour  prèfix  en  ladite  chambre, 
pour  rendre  sesdits  comptes,  ne  pareillement  d'icellui  jour  prèfix  en  avant , 
obstant  plusieurs  charges  et  occupations  à  lui  tousjours  survenues,  par  quoy 
il  n'y  a  peu  entendre  en  nulle  manière,  sinon  haguèresque  icellui  Nycolas  a 
esté  venu  en  ladite  chambre,  en  y  présentant  certain  son  compte  de  la  ma- 
niance  par  lui  eue  ad  cause  de  sondit  office ,  comme  par  pluseurs  et  diverses 
foiz  lui  avoit  esté  mandé  et  ordonné,  comme  assez  devant  est  touché. 

Item  ,  que  quand  l'on  a  commenchiè  examiner  ledit  compte  et  y  en- 
tendre et  volu  besongnier,  l'on  a  trouvé  icelui  compte  en  tel  estai,  et  si 
petitement  et  sobrement  fondé,  que  lesdits  deS  comptes  n'y  ont  osé  pro- 
céder ,  ains  ont  ledit  receveur  fait  relraire  jusques  ad  ce  que  de  par  eulx,  il 


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604 


ANALECTA  LEODIEINSIA. 


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seroit  remandé,  et  ont  lesdils  des  comptes,  ce  temps  pendant ,  par  leurs  lettres 
closes ,  escriples  le  premier  jour  d'octobre  derrain  passé  ,  en  adverti  mesdiU 
seig"  des  finances,  qui  de  tout  mieulx  scèvent  à  parler,  veu  aussi  qu'ilz  en 
ont  eu  plus  grande  congnoissance  que  ne  font  ou  ont  eu  lesdits  des  comptes  , 
affin  que,  pour  leur  fondement  et  arrest,  en  ceste  partie  par  mesdits  seigneurs 
des  finances  leur  fust  envoie  par  le  porteur  desdites  lettres  en  escript  par 
bonne  distinction  toutes  telles  parties  et  sommes  de  deniers,  fussent  héri- 
tables,  à  payer  comptans,  par  termes  d'années  ou  autres,  en  quelque  manière 
que  ce  feust,  dont,  selon  le  contenu  de  ladite  commission,  l'on  doit  et  est  tenu 
de  chargier  ledit  Nicolas  ,  affin  que  après  et  ce  eu ,  lesdits  des  comptes  eussent 
peu  sceurement  et  deuement  entendre  et  procéder  à  l'examination  et  clôture 
dudit  compte  comme  il  appartiendroit,   ainsi  que  lesdites  lettres  le  con- 
tiennent plus  à  plain ,  lesquelles  sont  aussi  transcriples  ou  quayer  dessusdit. 
Item  ,  comment  mons»^  de  Middelborch  * ,  luy  estant  à  Yppre ,  après  la  ré- 
ception d'icelles  lettres  desdits  des  comptes,  et  lesquelles  lui  furent  envoiées 
par  ordonnance  de  monseigneur,  par  messieurs  les  maistres  de  la  chambre, 
aux  deniers  et  argentier  de  mondit  seigneur  de  la  \iUe  de  Crotoy  *,  qui  lesdites 
lettres  illec  premiers  avoient  receues  en  absence,  de  messeigneurs  des  finances, 
qui   pour  lors  furent  tous  absens  de  la  court ,  a  escript  pour  responce  et 
mandé  par  ses  lettres  ausdits  des  comptes  ,  que  de  ce  dont  ilz  avoient  escript 
par  leursdites  lettres  il  ne  povoit  ne  sçavoit  baillier  quelque  response  finale , 
ains  lui  fauldroit  premiers  parler  et  communicquier  avec  ledit  Nicolas,  tou- 
chant ceste  matière ,  pourquoy  il  ordonna  ausdits  des  comptes  par  icelles  ses 
lettres  que  incontinent  ilz  manderoient  ledit  Nicolas  venir  devers  eulx,  et 
l'envoieroient  à  Lille  où  il  seroit  encoires  bien  iiij  jours ,  ou  se  sitost  il  n'y 
pourroit  estre ,  qu'il  lui  siuvieroit  à  S*-Omer ,  comme  lesdites  lettres  le  con- 
tiennent plus  à  plain. 

Item ,  que  enssieuvant  lesdites  lettres  de  mondit  seigneur  de  Middelborch, 
et  incontinent  après  la  réception  dicelles,  iceulx  desdits  comptes  ont  à  toute 
diligence  mandé  venir  devers  eulx  ledit  Nicolas  Mathieu ,  lequel  venu  ont 
incontinent  envoie  oultre  devers  mondit  seigneur  de  Middelborch ,  pour  avec 
lui  besongnier  en  ceste  matière,  comme  il  appartiendroit,  et  n'en  ont  de- 
puis iceulx  des  comptes  oy  quelques  nouvelles. 


1  Pierre  Bladelin ,  seigneur  de  Middelbourg 
en  Flandre. 


'  Courlrai. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


60:> 


llem,   encoires  par  espécial,  comment  naguères  a  esté  venu  en   ladite 
chambre  Robert  de  Boulongne,  avec  aussi  deux  notaires  apostolicques,  et  cer- 
taines autres  personnes  y  appeliez  comme  tesmoings,  et  y  a  exibé  en  pré- 
sence d'iceulx  certaines  lettres  patentes  de  procuration  de  mondit  seig'  de 
Humbercourt ,  par  lesquelles  entre  autres  il  donne  povoir  audit  Robert  de 
aller  et  comparoir  en  ladite  chambre  des  comptes,  et  illec,  en  la  présence  des 
gens  d'iceulx  comptes  ou  d'une  partie  d'eulx  et  de  deux  notaires  apostolicques, 
dire  et  déclairer  comment,  l'an  mil  quatre  cens  soixante-sept,  mondit  seigneur 
le  duc  ordonna,  par  ses  lettres  patentes,  Nicolas  Mathieu  son  receveur  de 
tous  les  deniers  ordinaires  et  extraordinaires,  deuz  à  mondit  seigneur  èsdits 
pays  de  Liège  et  de  Loz.  à  la  charge  d'en  faire  sérement  et  baillier  caution  en 
ladite  chambre  des  comptes ,  et  que  alors  lesdits  des  comptes ,  pour  ce  que 
ledit  Nicolas  n'avoit  point  de  caution,  retindrent  en  leurs  mains   lesdites 
lettres  de  commission,  combien  que  mondit  seig»"  de  Humbercourt  leur  en 
avoit  escript  par  ses  lettres  closes  aucune  chose  touchant  ladite  caution,  dont 
ilz  ne  furent  contens,  comme  il  apparut  et  appert  parce  que  encoires  ilz  ont 
retenu  et  retiennent  lesdites  lettres  de  commission  dudit  Nicolas,  sans  les 
lui  vouloir  baillier,  par  faute  de  caution,  comme  dit  est;  et  que  toutesvoies 
lesdits  des  comptes,  soubz  umbre  desdites  lettres  closes  de  mondit  seigneur 
de  Humbercourt,  veulent  maintenant  entendre,  comme  l'on  lui  a  rapporté, 
que  nostredit  seigneur  de  Humbercourt  soit  plesge  et  caution  dudit  Nico- 
las ,  laquelle  chose  icellui  monseigneur  de  Humbercourt  n'entend  avoir  esté 
ne  estre,  attendu  ce  que  dit  est ,  et  ne  le  entendist  oncques,   et  aussi  que 
d'ores  en  avant  il  n'entend  en  aucune  manière  estre  plesge  ne  caution  dudit 
Nicolas,  et  de  ladite  déclaration  requérir  lettres  publiques  desdits  notaires, 
pour  lui  valoir  ce  que  de  raison ,  et  requérir  ausdites  gens  des  comptes  que 
de  ce  ilz  veulent  advertir  messieurs  les  commis  sur  le  fait  du  demaine  et 
finances  de  mondit  seigneur  le  duc,  comme  mieulx  et  plus  à  plain  il  puet 
apparoir  par  lesdites  lettres  de  procuration ,  aussi  transcriptes  cy-après.  La- 
quelle déclaration  ledit  Robert  a  ainsi  fait  par  la  manière  dicte ,  et  en  requis 
ausdits  notaires  avoir  lettres  publiques,  pour  valoir  ce  que  de  raison,  et  requis 
d'en  advertir  mesdits  seigneurs  des  finances ,  comme  icelui  Robert  ce  bailla 
'  aussi  oultre  par  escript  en  une  petite  cédulle ,  dont  aussi  copie  est  trauscripte 
après  ladite  procuration  cy-après. 

Item,  comment,  ce  fait,  lesdits  des  comptes  bien  esmerveilliés  de  ceste  ma- 


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I 


606 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


I 


nière  de  faire  el  qui  oncques  ne  oïrent  ne  vëireni  le  pareil ,  incontinent  ont 
fait  retraire  lesdits  Robert,  notaires  et  autres  lesmoings  dessusdils,  et  ce  temps 
pendant,  ont  fait  copier  les  lettres  de  procuration  el  cédulle  dessusdites,  et 
après  fait  entrer  ledit  Robert ,  en  lui  respondant  que  l'on  y  avoit  bien  oy  ce 
que  lui  avoit  pieu  dire,  el  que  cestoit  une  chose  bien  nouvelle  el  qui  oncques 
n'y  avoit  esté  oye  ne  veue,  en  lui  disant  que  ladite  déclaration  ne  faisoit  ne 
froit  ne  chaut ,  et  que  ce  qui  en  avoit  esté  fait  et  passé  esloit  encoires  en  estre , 
pour  valoir  tellement  qu'il  appartiendroit ,  sans  plus.  Ainsi  que  ledit  Robert 
s'en  alla  ,  sans  en  avoir  d'eulx  autre  responce  quelconcque. 

Item ,  pour  ce  que  mondit  seigneur  de  Humbercourt ,  comme  il  semble ,  se 
fonde  fort  sur  ce  que  lesdits  des  comptes  auroient  retenu  en  leurs  mains  les- 
dites  lettres  de  commission  dudit  Nicolas ,  pour  ce  qu'il  n'avoit  point  de  cau- 
tion, et  non  obstant  que  mondit  seigneur  de  Humbercourt  leur  en  avoit  escript 
par  ses  lettres  closes  aucune  chose  touchant  ladite  caution ,  et  dont  ilz  ne 
furent  ne  encoires  ne  seroient  contens;  et  comme  il  seroit  apparu  et  apper- 
roit,  parce  que  tousjours  depuis  lesdils  des  comptes  auroient  retenu  et  re- 
tiennent ladite  commission  ,  etc.,  en  la  manière  déclairée  au  deuxième  article 
précédent  ;  si  fait  sur  ce  respondre ,  que  après  l'acceptation  desdites  lettres  de 
caution  de  mondit  seigneur  de  Humbercourt,  ou  temps  que  ledit  Nicolas  fisl 
son  sérement  dudit  office ,  comme  devant  est  déclairé ,  sesdiles  lettres  de  com- 
mission furent  baillées  à  feu  Michiel  De  le  Wale,  lors  en  son  vivant  clerc  et 
auditeur  desdits  comptes,  pour  par  lui  estre  vériffié,  soubz  son  seing  manuel 
sur  le  dos  d'icelles,  affin  que  par  ce  il  apparust  que  ledit  Nicolas  estoit  receu 
audit  office,  et  qu'il  en  avoit  fait  le  sérement  ad  ce  pertinent,  comme  il  appar- 
tient de  faire.  Ainsi  que  depuis  le  trespas  dudit  feu  Michiel,  icelle  commis- 
sion a  esté  trouvée  entre  les  autres  escriptures ,  estre  en  son  hostel  en  ceste 
ville ,  et  ainsi  entre  les  autres  apportée  en  ladite  chambre ,  et  y  est  oncques 
depuis  aussi  demourée  (ainsi  que  ledit  Nycolas  n'en  avoit  gaires  à   faire, 
comme  il  semble  bien ,  parce  que  paravant  l'exhibition  par  lui  faicle  d'icelles 
lettres  en  ladite  chambre  ,  il  avoit  desjà  excercé  et  déservy  ledit  office  par  l'es- 
pace  près  de  vii  mois,  comme  dit  est,  et  pareillement  a  fait  oncques  depuis 
et  fait  encores  à  présent),  pour  lui  estre  rebailUée,  quand  il  y  vendroit  et  eppor- 
teroit  lesdites  lettres  patentes  de  caution,  faicle  selon  ledit  slile  de  la  chambre, 
et  la  somme  d'icelle  caution  seroit  limitée  et  déterminée  ,  ainsi  que  mondit  sei- 
gneur de  Humbercourt  l'a  aussi  promis  de  faire  par  sesdites  lettres  closes , 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


607 


comme  plus  au  long  il  est  déclairé  ou  iiii^  article  cy-devant.  Et  en  ont  lesdits 
des  comptes  toutesvoies  depuis  envoie  audit  Nicolas  la  copie  autentique ,  à  la 
requeste  de  mondit  seigr  le  prolhonotaire ,  pour  soy  en  aydier  sur  les  comptes 
que  lors  icellui  Nicolas  avoit  à  rendre  de  son  entremise  pardevant  les  estas 
dudit  Liège ,  etc. 

Et  que  pour  ce,  mesdits  seigneurs  des  finances  soient  de  tout  bien  et  au  long 
advertiz,  pour  par  eulx  y  estre  fait  ce  que  pour  le  droit,  prouffit  et  sceureté 
de  mondit  seigneur  ilz  y  verront  et  trouveront  estre  à  faire ,  et  meisme- 
ment  ausdits  des  comptes  par  eulx  aussi  estre  envoiées  en  escript,  par  bonne 
distinction,  toutes  telles  parties  et  sommes  de  deniers,  soient  héritables,  à  pair. 
compUns,  par  termes  d'années  ou  autres,  en  quelque  manière  que  ce  soit^ 
pour  quant  besoing  sera ,  sur  ce  povoir  fonder  les  comptes  dudit  Nicolas  Ma- 
thieu et  à  l'examinationet  cloiture  d'iceulx  procéder,  comme  il  appartiendroit, 
ainsi  que  par  les  lettres  desdits  des  comptes  devant  touchés,  naguères  leur  a 
esté  escript  et  dont  aussi  mention  est  faicte  cy-devanl. 

Fait  en  la  chambre  des  comptes  de  monseigneur  le  duc,  en  sa  ville  de 
Brouxelles,  le  xiiii«  jour  de  décembre  l'an  LXXI. 

Archive»  du  royaume,  trésorerie  de  Brabant  :  bwcecsel 
AEii  DE  LATE  VA!»  LDTK ,  mifiute  Originale  de  la  Cham- 
bre des  Comptes  de  Bruxelles. 


LXIV. 

COMMISSION  DONNÉE,   LE  4  JUIN    1472,  A  NICOLAS  MATHIEU,   RECEVEUR  DES  RENTES 
APPARTENANT  AD  DUC   DE  BOURGOGNE  DANS  LE  PAYS  DE  LIEGE  ET  DE  LOOZ  ^ 


Charles,  par  la  grâce  de  Dieu ,  duc  de  Bourgoingne,  de  Lothier,  de  Bra- 
bant, de  Lembourg  et  de  Lucembourg,  conte  de  Flandres,  d'Artois,  de  Bour- 
goingne, Palatin,  de  Haynnau,  de  Hollande,  de  Zeellande  et  de  Namur. 
marquis  du  saint  Empire,  seigneur  de  Frise,  de  Salins  et  de  Malines,  à  tous 

'  Voyez  ci-iJeKttua ,  p.  1597. 


Il 


1' 


1 


608 


ANALECTA  LEODIEiNSIA. 


ceulx  qui  ces  présentes  lellres  verront,  salut.  Comme  jà  piéçà  nous  eussions 
par  autres  noz  lettres  patentes  commis ,  ordonné  et  eslably  nostre  bien  amé 
Nicolas  Mathieu  à  la  recepte  de  tous  les  deniers  à  nous  appartenans  es  pais 
de  Liège  et  de  Loz  et  leurs  appartenances,  tant  en  rentes  hérilables  à  rachat 
et  sans  rachat,  comme  en  deniers  extraordinaires,  et  aussi  de  tous  autres  de- 
niers qui  illec  nous  estoient  lors  et  seroient  dès  lors  en  avant  deuz  et  escheuz  , 
et  il  soit  que  de  la  part  dudit  Nicolas  Mathieu,  nous  ait  esté  remonstré  que 
puis  naguères,  de  son  gré  et  consentement,  nous  avons  divisé  sadite  recepte  en 
deux  parties,  en  baillant  charge  et  commission  à  nostre  bien  amé  Benoitin  De- 
par-Dieu,  de  recevoir  tous  nosdils  deniers  extraordinaires  et  autres  à  nous  deuz 
èsdits  pays  de  Liège  et  de  Loz,  en  réservant  à  icelui  Nicolas  seulement  la  charge 
de  recevoir  èsdits  pays  de  Liège  et  de  Loz  noz  deniers  venaus  à  cause  des 
rentes  héritables  à  rachat  et  sans  rachat;  par  quoy  lui  est  besoing  et  néces- 
saire, pour  le  recouvrement  de  nosdits  deniers,  d'avoir  sur  ce  autres  lettres 
et  commission  de  nous,  ainsi  qu'il  dit,  en  nous  suppliant  très-humblement 
qu'il  nous  plaise  icelles  lettres  lui  octroyer  et  faire  expédier ,  et  sur  ce  lui  im- 
partir nostre  grâce;  savoir  faisons,  que  nous  voulans  recognoistre  les  services 
à  nous  faiz  par  ledit  Nicolas,  tant  ou  fait  de  la  recepte  dessusdile  comme  au- 
trement ,  icelui ,  confians  à  plain  de  ses  loyaulté ,  preudommie  et  bonne  dili- 
gence, avons  commis,  ordonné  et  establi,  commettons,  ordonnons  et  esta- 
blissons  de  nouvel ,  en  tant  que  mestier  est,  par  ces  présentes ,  oudit  office  de 
recepte  d'iceulx  nos  deniers  venans ,  à  cause  des  rentes  héritables  à  rachat 
et  sans  rachat,  à  nous  appartenans  èsdits  pays  de  Liège  et  de  Loz,  et  lui  avons 
donné  et  donnons  plain  povoir  et  auctorilé  dudit  office  de  recepte  d'ores  en 
avant  tenir,  exercer  et  desservir,  de  recevoir  et  faire  venir  ens  à  nostre  prouf- 
fit  tous  deniers  qui  desjà  sont  et  autres  qui  cy-après  nous  seront  deuz ,  à  cause 
d'icelles  rentes  héritables ,  à  rachat  et  sans  rachat,  èsdits  pays  de  Liège  et  de 
Loz,  de  contraindre  et  faire  contraindre  à  les  lui  paier  tous  ceulx  et  celles 
qu'il  appartiendra  et  qui  tenuz  y  sont  et  seront ,  par  toutes  voies  deues  et 
raisonnables ,  et  comme  il  est  accoustumé  faire  pour  noz  propres  debtes  et 
deniers ,  et  généralement  de  faire  bien  et  deuement  tout  ce  que  bon  et  loyal 
receveur  dessusdit  peut  et  doit  faire,  et  qui  audit  office  compète  et  appartient, 
aux  gaiges  telz  que  par  autres  noz  lettres  lui  seront  pour  ce  cy-après  tauxez 
et  ordonnez,  et  aux  autres  droiz,  honneurs,  prérogatives,  libertez,  franchises, 
prouffiz  et  émolumens  accoustumez  et  qui  y  appartiennent ,  dont,  et  d'en  ren- 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


609 


dre  bon  et  loyal  compte  et  réliqua  chascun  an  desdits  deniers  en  la  chambre 
de  noz  comptes  à  Brucelles,  il  sera  tenu  de  faire  le  sérement  à  ce  pertinent  et 
bailher  caution  souffisante  es  mains  de  noz  amez  et  féaulx  les  gens  de  noz 
comptes  à  Brucelles,  que  commectons  à  les  recevoir  de  lui.  Si  donnons  en 
mandement  ausdits  gens  de  noz  comptes  à  Brucelles,  que  lesdits  sérement  fait 
et  caution  par  eulx  receuz  d'icelui  Nicolas  Mathieu ,  comme  dit  est ,  ilz  le  met- 
tent et  instituent  ou  facent  mettre  et  instituer  de  nouvel,  en  tant  que  mestier 
est ,  de  par  nous ,  en  possession  et  saisine  dudit  office ,  et  d'icelui ,  ensemble 
des  droiz,  honneurs,  prérogatives,  libertez,  franchises,  prouffiz  et  émolu- 
mens dessusdits,  ilz,  nostre  lieutenant  de  l'advouerie  èsdits  pais  de  Liège  et 
de  Loz ,  et  tous  noz  autres  justiciers,  officiers  et  subgez ,  cui  ce  peut  et  pourra 
touchier  et  regarder,  leurs  lieuxtenans  prèsens  et  à  venir,  et  chascun  d'eulx 
en  droit  soy  et  si  comme  à  lui  appartiendra,  le  facent ,  seufiFrent  et  laissent  dès 
lors  en  avant,  selon  et  par  la  manière  que  dit  est,  plainement  et  paisiblement 
joyr  et  user,  sans  lui  faire  ou  donner  ne  souflFrirestre  fait  ou  donné  quelconque 
destourbier  ou  empeschement  au  contraire.  Car  ainsi  nous  plaist-il  estre  fait. 
En  tesmoing  de  ce  nous  avons  fait  mettre  nostre  seel  à  ces  présentes.  Donné 
en  cité  lez  nostre  ville  d'Arras,  le  iiii»  jour  de  juing,  l'an  de  grâce  mil  CCCC 
soixante  et  douze.  —  Par  monseigneur  le  duc.  —  Barradot. 

Le  xiii«  jour  de  décembre  l'an  mil  1111^  LXXII,  Nycolas  Mathieu,  dénommé 
ou  blanc  de  cestes ,  fisl  le  serment  pertinent  de  l'office  de  receveur  des  rentes 
héritables,  tant  à  rachat  que  sans  rachat,  appartenant  à  mon  très-redoubté 
seigneur,  monseigneur  le  duc  de  Bourgongne  et  de  Brabant,  etc.,  es  pays  de 
Lyége  et  de  Loz ,  dont  ou  blanc  à  l'autre  costé  de  ces  présentes  est  faicle  men- 
tion ,  en  la  chambre  des  comptes  de  monseigneur  le  duc  dessusdit,  en  sa  ville 
de  Brouxelles,  et  es  mains  de  messeigneurs  d'iceulx  comptes.  —  Moy  présent. 
—  Prévost, 

Archives  du  royaume ,  trésorerie  de  Brabant  :  Btvoecsel 
AEH  DE  LAYE  TA»  LuTCK ,  Original  en  parchemin  avec  le 
sceau  du  duc  à  demi  brisé. 


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610  ANALECTA  LEODIENSIA. 


LXV. 

DECRETtM  LUDOVICI  BORBONII  ,  DE  DIE  4  JULIl  1472  ,  CONTRA  PRIOREM  ET  CONVEPCTUl 
CARMELITARUM  C1VITATI8  LEODIENSIS  ,  NOLENTES  AD  REGEHTIAE  OFFICIUM  ADMITTERE 
HUBERTUn  LEONARDI  *. 


Ludovicusde  Bourbon,  Dei  et  apostolicae sedis  gralia,  episcopus  Leodiensis, 
dux  Bulloniensis  et  cornes  Lossensis,  etc.  Universis  et  singulis  abbalibus,  prio- 
ribus,  praepositis,  gardianis,  lecloribus  et  convenlibus  quorumcumque  rao- 
Dasterioruin  necnon  parrochialiura  ecclesiarum  et  capellarum  recloribus  per 
civitatem  et  dioecesiin  nostras  Leodienses  constilutis  ,  seu  loca  tenenlibus  eo- 
rumdera,  ad  quem  vel  ad  quos  praesentes  nostrae  litterae  pervenerint,  salutem 
in  Domino.  Quia  nos  tara  pervigili  experienlia  quam  fide  dignorum  testimo- 
nio  jam  comperimus  eximium   famosuraque  virum  magistrum    Hubertura 
Leonardi,  sacrae  theologiae  professorem ,  religiosum  ordinis  bealae  Mariae 
de  Monte  Carraeli,  consiliarium  et  confessorem  nostrura,  atque  in  dioecesi 
nostra  haereticae  pravilatis  inquisitorem,  fuisse  et  esse  virum  probatae  vitae,  et 
commendabilis  religionis  :  idcirco  alias  eidem  magislro  Huberlo,  tune  meritis 
suis  exigentibus  promoto  et  depulato  per  venerabilem  dominum  generalem 
dicli  ordinis  ad  officiura  regentiae  in  conventu  monasterii  civilatis  nostrae 
Leodiensis  praedicti  ordinis,  litteras  nostras  recomraendatorias  et  promotorias 
concessimus,  post  quas  leligiosos  dominos  priorem  et  conventum  praedicti 
monasterii  in  dicta  nostra  civitateconstituti  exhorlati  fuimus,  qualenusdictum 
magistrum  Hubertum,  recommissum  ad  dictum  regentiae  officium,  admittere 
sine  difficullate  deberent,  juxla  vim  ,  formam  ettenorem  litterarum  commissa- 
riorum  sibi  a  praefato  generali  suo  desuper  concessarum,  et  quanquam  ob  hoc 
non  licuerit  neque  liceat  dictis  priori  et  conventui  monasterii  civitatis  nostrae 
quidquam  pervitiosum  sugessisse  praefato  generali  suo,  in  contemptu  littera- 
rum nostrarum  recommendatoriarum  praetacUrum,  nisi  prius  nobis  et  dicto 

1  I.  anno  1474  episcopus  Dariensi»  et  Borbo-  aclae  sunt.  De  ipsius  legatione  in  Galliam  ,  vid. 
nii  suffraganeus  fuit  consecratus ,  et  partem  non  supra  p.  77.  Cfr.  Ernst,  Tableau  hùt.  de,  tuffra- 
modicam  habuit  iis  in  rébus,  quae  hoc  tempore     gans ,  p.  146. 


ANALECTA  LEODIENSIA.  6U 

raagistro  Huberto  ad  hoc  rite  vocatis.  Nihilominus  tamen  iidem  prior  et 
conventus,  praetendentes  se  litteras  revocatorias  ab  eodem  suo  generali  contra 
praefatum  mag.strura  Hubertum  consiliarium  nostrum  non  vocatum ,  non 
aud^um,  neque  convictum,  propter  ejus  démérita  licet  non  expressa  neque 
probata  impetrasse  et  obtinuisse ,  ob  hoc  eum  ad  praedictum  regentiae  offi- 
cum  admittere  recusarunt  et  récusant.  Et  quod  deterius  est,  iidem  prior  et 
conventus,  per  alias  nostras  cerli  tenoris  litteras  vocati,  quatenus  certis  die  et 
hora  competentibus,tunc  futuris ,  jamdiu  praeterilis,  comparèrent  coram 
nobis  per  se  vel  eorum  deputatum  ad  hoc  ab  eis  sufficienter  instructum  alle- 
galuri  causas  rationabiles,  propter  quas  ipse  magister  Hubertus  indignus  foret 
offico  praetacto,  cum  ea  etiam  inlimatione  quod  si  qua  labes  inveniretur,  ipsi 
magistro  Huberto  i  m  pressa ,  propter  quam  veniret  ab  hujusmodi  regentiae 
offico  excludendus,  exlunc  sibi  per  nos  quaevis  defensio  praestari  non  debe- 
ret.  Uuod  SI  nihil  reprehensione  dignum  in  eo  posset  reperiri,  extunc  ipsi 

prioretconvenlus,omnirancoreabjecto,salutaribusmonilisetexhortationibus 
nostris  parère  curarent,  coram  nobis  in  termino  hujusmodi  eis  stalulo  com- 
parère,  vel  causam  aliquam  allegare  recusarunt.  Quin  imo  spretis  pastorali 
dignilate  nostra  I.tterisque  et  exhortationibus  nostris,  nobis,  eisdem  litteris  et 
exhorlationibus  nostris  obtemperare  non  curarunt  neque  curant,  inanimarum 
suarumgravepericulum.  Verum  quia  superiorum suorum  gratiam  non  meren- 
lur,  qui  superiores  suos  agnoscere  conlemnunl,  idcirco  omnes  et  singulas  gra- 
lias  per  nos  dictis  priori  et  conventui  monasterii  carmelitarum  civitatis  nostrae 
Leodiensis  haclenus  concessas  super  audiendas  confessiones  et  impendendas 
absolutiones  m  casibus  episcopalibus ,  praedicationibus  et  quaestis  faciendis 
divinis  celebrandis  extra  eorum  monasterium  in  aliis  monasteriis,  ecclesiis' 
capellis  et  locis  publicis  dioecesis  nostrae ,  praefato  magistro  Huberto  in  iis 
dunlaxat  excepto,  cassamus,  revocamus  et  annullamus.  atque  pro  cassatis 
revocalis  et  annullalis  haberi  volumus;  inhibentes  vobis  omnibus  et  singulis 
supradiclis,  sub  poenis  suspensionis  a  divinis  officiis  et  excommunicationis  la- 
tae  sentenliae,  ne  quis  vestrum  in  ecclesiis,  monasteriis  vel  capellis  suis,  prae- 
diclos  priorem  et  conventum  aut  singulares  personas  ejusdem  conventus  ad 
confessiones  audiendas,  praedicationes  et  quaestusfaciendaaut  quaeque  divina 
celebranda  eis  ,)er  nos  olim  generose  indullas  et  indulta  admittere  praesumat  • 
ahoquin  vos  et  vestrum  quemlibet  in  iis  rebelles  praetactas  poenas  et  censuras 
ipso  facto  volumus  subjacere.  In  quorum  omnium  fidem  et  testimonium  prae- 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


613 


missorum  praesentes  literas  sigiUi  nostri  ad  causas  fecimiis  et  jiissimus  ap- 
pensione  coramuniri.  Dalum  in  oppido  nostro  Trajeclensi,  sub  anno  a  naliy.- 
lale  Domini  M»  CCCC"  LXX11«  mensis  julii  die  quarla. 

Sic signatum  de speciali  inandalo  révérend.  Leodiensis,  praesentibiis dominis 
vicario,  praesidenti  et  pluribus  de  concilio.  —  Jo.  Lupi. 

Collalio  facta  est  de  praesenti  copia  ad  originales  sanas  et  intégras  cum  qui- 
bus  ipsa  concordat  sine  quaciiraque  discrepantia ,  per  me  G.  de  Sanctis ,  apos- 
tolica  et  iraperiali  auctorilatibus  notarium  publicum. 

Bihl.  royale ,  MS.  9149  ;  dernier  feuillet  de  garde  d'un  Sru- 
cutOM  HisTORiALB ,  écrit  par  Laurent  de  Stavelot. 


LXVI. 

SIXTI  IVCONSTITUTIO,  DATA  TERTIO  «ONAS  DECEMBRIS  1472,  QUO  PRIVILEGIA  EXEMPTIONS 
ECCLESIARUM   COLLEGIATARUM    DIOECESIS  LEODIENSIS  CONFIRMANTUR   *. 


Sixtus  episcopus,  servus  servorum  Dei ,  dilectis  filiis  decanis  et  capitulis 
omnium  et  singularum  coUegialarum  ecclesiarum  civitatis  et  dioeces.s  Leo- 
diensium  praesentibus  et  futuris  saiulem  et  aposlolicam  benediclionem.  Lxigit 
devotionis  vestrae  sinceritas,  quam  ad  nos  et  apostolicam  sedem  gerere  com- 
probavistis,  ut  vestris  humilibus  et  bonestis  votis,  quantum  m  Deo  possu- 
mus,  favorabiliter  annuamus.  Sane  pro  parte  vestra  nobis  nuper  exhibiU 
petitio  conlinebat,  quod  licet  omnes  ecclesiae  collegiatae  civitatis  et  dioecesis 
Leodiensis,  illarumque  decani  et  capituli,  singulique  canonici  et  personae  ac 
illis  suppositi  a  lanto  lempore ,  cujus  contrarii  memoria  non  ex.st.t,  ab  omni 
iurisdiclione,  potestate,  dominio et  superioritateepiscopi  Leodiensis  pro  tem- 

pore  existentis ,  suorumque  decanorum  et  otticialium  penitus  exemptae  et  sedi 
apostolicae  subjectae  fuerint  et  existant;  ita  quod  episcopi  Leodiensis  acvi- 
carii  et  officialis  praedicti  etiam  ratione  delicti,  contractus  vel  rei,  de  illis 

»  Idem  ponlifex  anno  1479,  ecclesiae  calhe-     liqui»  nova  addidU. 
dralis  Leodiensis  privilégia  confirmavit,  et  an- 


lanquam  exemptis  et  liberis  nullatenus  se  intromiserint ,  prout  nec  moder- 
nus  episcopus  se  etiam  iniroraillit.  Nihilominus  quia  causante  destructione 
civitatis  Leodiensis ,  privilégia  et  exemptiones  hujusmodi  vel  ignis  incendio 
consumpta  vel  alias  perdita  fuerunt,  ita  quod  de  illis  apparere  vel  de  prae- 
diclaexemptione,  alias  quam  per  longaevam  consueludinem,  fides  fieri  non 
potest ,  dubilatis  conlra  hujusmodi  privilégia  et  exemptiones  moleslari  possc 
tempore  procedente.  Quare  pro  parle  vestra  nobis  fuit  humililer  supplicatum , 
ut,  attenf a  hujusmodi  longaeva  consueludine  et  quod  privilégia  ipsa  consumpta 
vel  deperdita  sunt ,  ut  praeferlur,  quodque  lam  modernus  quam  ejus  ante- 
cessores  episcopi  Leodienses  exemptionem  hujusmodi  recognoverunt  et  in 
eorum  assumplione  illi  non  conlradixerunt  vobis,  quod  sicut  hactenus  per 
eosdem  episcopos  moleslali  non  fuistis,  ita  nec  in  futuris  moleslari  possitis 
alias  quod  in  praemissis  oporlune  providere  de  benignitale  aposlolica  digna- 
remur.  Nos  igitur  quieli  et  Iranquillilali  vestrae  et  ecclesiarum,   necnon 
canonicorum,  personarum  elsuppositorum  eorumdem,  quantum  cum  Deo  pos- 
sumus,  providere  volentes,  hujusmodi  supplioationibus  inclinati  vobis,  dum- 
raodo  de  hujusmodi  consueludine  et  pacifica  possessione  constet ,  quod  sicut 
hactenus  per  ipsos  episcopos  molestati  non  fuislis ,  ita  nec  in  futuris  moles- 
lari possitis,  quodque  praesentes  lilterae  ad  probandum  plene  exemptionem 
hujusmodi  injudicio  et  extra  ubique  sufKciant,  et  illis  sletur  firmiter  ,  sicuti 
privilegiis  praedictis  slarelur ,  m  originaliter  apparerent ,  nec  ad  id  prolationis 
allenus  adminiculum  requiralur,  aucloritate  aposlolica  lenore  praesentium 
indulgemus ,  decernentes  ex  nune  omnes  et  singulos  processus .  sententias 
censuras  et  poenas ,  quos  et  quas  per  modernum  et  pro  tempore  exislentes 
episcopos  Leodienses,  eorumque  vicarios  et  officiales,  conlra  dictam  consuelu- 
dinem ac  tenorem  praesentium  lilerarum,  in  odium  vel  praejudicium  eccle- 
siarum, decanorum,  capitulorum  ,  personarum  et  suppositorum  earumdem 
praesentium  et  fulurorum  rerum  et  bonorum  veslrorum  et  suorum,  forsan 
haberi  vel  promulgari ,  necnon  secus  quicquam  a  quoquam  quavis  aucloritate 
scienter  vel  ignoranter  altenlari  conligerit,  irrita  et  inania  nulliusque  exis- 
lere  firmitatis ,  non  obstanlibus  constitutionibus  et  ordinationibus  apostolicis 
caeterisque  contrariis  quibuscumque.   Nulli  ergo    oranino  hominum  liceat 
hanc  paginam  nostrae  concessionis  et  constitutionis  infi  ingère ,  vel  ei  ausu 
temerario  contraire.  Si  quis  aulem  hoc  atlentarepraesumpseril  indignationem 
omnipotentis  Dei  et  beatorum  Pétri  et  Pauli ,  aposlolorum  ejus ,  se  noveritin- 


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614  ANALECTA  LEODIENSIA. 

cursurum.  Dalum  Romae  apud  Sanctura  Petrum ,  anno  incarnalionis  dorai- 
nicae  raillesirao  quadiaginlesirao  sepluagesirao  secundo ,  tertio  nonas  decem- 
bris  pontificatus  nostri  anno  secundo. 

Bibl.  royaU  de  Bruxelles,  MS.  n.  10898  10958. 


LXVll. 

SIXTI  IV  LITEBAE  EXTERSIOMS  SEl)  DtCLA.ATlONIS  COHSI«V»T0»IAE ,  QUA«  MCOIAIIS  V 
DECKEÏIT  ,  AD  ABBATEM  «OHASTERII  8.  EAIBENTII  ET  DECAHOS  ECCIESIAKUM  SS.  AFOSTO- 
tORU»  COtONIENSlS  ET  S.   JOBANNIS  TRAJECTERSIS  ,  DATAI  SEPTIMO  RAIENDAS  KOVEIBRIS 

1473  '. 


Sixlus ,  episcopus  servus  servorum  Dei .  dileclis  filiis  abbali   monaslerii 
Sancti  Laurenlii  cxira  muros  Leodiensis,  et  sanclorum  a,K.slolorum  Colomensis 
et  Sancti  Johannis  Trajectensis  ecclesiaium  decanis  saluleni  et  apostolicam 
benedictionein.   Gregi  divino  licet   immeriti  divina  pracordinalione  pracsi- 
dentes ,  circa  curara  ccclesiarum  ouini  solerlia  reddimur  mdefessa  solliciti , 
ut  iuxtl  debitum  pastoralis  officii  earuin  occuiramu»  dispendiis  et  profectibus 
et  divina  coopérante  clementia  intendaraus.  Dudum  siquidem  per  felicis  recor- 
dationisNicolaura  papam  quintura,  praedecessorera  noslrura,  d.lectorum  fil.o- 
rura  decanorura,  capitulorum ,  singulo.umque  canonicorun,  et  personarum 
colleriatarum  civitatis  et  dioecesis  Leodiensium  ecclesiaium  conquaeslione 
percepta,  quod  nonnulli  archiepiscopi,  episcopi,  aliique  eccles.arum  praelat. 
et  clerici  ac  ecclesiasticae  personnae ,  tara  religiosae  quam  seculares,  necnon 
duces,   marchiones,   comités,  barones,  nobiles,  milites  et  laie,  c.v.Utum 
universilates ,  oppidorum ,  castrorum  ,  villarum  et  aliorum  locorum ,  ac  al.ae 
sinpularcs  personae  civitatum  et  dioecesis,  parliumque  diversarum ,  contra 
laudabiles  consuetudines  a  tanlo  tempo.-e ,   cujus  contrarii  memona   non 
exislit   inviolabililer  observatas,  necnon  privilégia,  indulla,  exemptiones ,  l.ber- 
lates ,  immunitates et  francisias,  ipsis  decanis,  capitulis,  canon.cs,  persoms 

■  Vid.  supra  p-  401. 


ANALECTA  LEODIENSIA.  613 

et  ecclesiis  in  génère  vel  in  specie  etiara  a  sede  apostolica  concessa ,  temere 
ven.entes ,  .psos  et  diclarum  ecclesiarum  supposita  communiter  et  divisim  eo 
tortius  etgravms  .mpugnare  praesumebanl ,  ac  majores  injurias,  molestias  et 
jacturas  eis  conabantur  inferre ,  quo  per  illa  erant  donati  majori  liberlate   sic 
|.ro  parte  eorumdem  decanorum  ,  capilulorum,  canonicorum  ,  personarum  et 
suppositorum  e,dem  praedeecssori  buraillter  supplicato,  ut  cum  eis  valde 
redderelur  d.Hicile  pro  singulis  querelis  ad  praefatam  sedem  habere  recur- 
sum,  providere  .psis  super  hoc  paterna  diligentia  curaret.  Idem  praedecessor 
vobis,  vestns  propriis  nominibus  non  expressis,  per  apostolica  scripU  dédit 
.n  mandatis,  ut  vos  vel  duoaut  unus  vestrum  per  vos  vel  alium  seualios  etiam, 
s.  essent  extra  loca  m  quibus  depu.ali  eralis,  conservalores  et  judices  prad 
fat.s  decams    cap.tulis ,  canonicis ,  personis  et  supposais  communiter  et  divi- 
s.m  efficacs  defensionis  praesidio  assistenles,  non  permittentes  eos  veleorum 
ahquem  contra  consuetudines  et  franciscis  ac  privilegiorum .  indultorum, 
exempfonum,  l.bertatum  et  immuni.atum  hujusmodi  formas  et  lenores  à 
praedicus  vel  qu.busvis  aliis  indebile  molestari  vel  eis  gravamioa  vel  injurias 
■rrogar. ,  factur.  d.ctis  decanis,  capitulis,  canonicis,  personis  et  suppositis 
cum  ab  e.s  vel  procuraloribus  suis  aut  eorum  aliquo  desuper  esseli,  requisiti 
de  qu.busl.bet  mo  estns ,  gravaminibus  atque  injuriis,  tune  praesenlibus  et  fu- 
tuns,  m  .II.S  videlicet  quae  judicialem  requirebant  indaginem .  summarie  de 
piano  sme  strcp.tu  et  figura  jud.cii;  in  aliis  vero,  proutqualitas  eorum  exeperit 
justitiae  complemcntum  praesumptores ,  molesUtores  et  injuriatores  hujus- 
raodi,  necnon  conlradictores  quoslibet  et  rebelles  cujuscuraque  di,.niutis 
sutus,  gradus,  ordmis,  conditionis,  praeeminenliae  vel  nobilitalis  forent' 
quandocumque  et  quotiescumque  expediret,  percensuram  ecclesiasticam  eî 
aha  optima  jur.s  remédia,  appellatione  postposita,  compescendo,  invocato  ad 
hoc  s.  opus  fueril  auxilio  brachii  secularis,  prout  in  ejusdem  praedecessoris 
htens  desuper  confeclis  plenius  continelur.  Cum  autem ,  sicuti  exhibita  nobis 
nuperpro  parte  decanorum,  capilulorum,  singulorumque  canonicorum    per- 
sonarum et  suppositorum  praediclorum  petilio  conlinebat,  a  nonnullis  revo- 
cetur  m  dubium  an  archiepiscopi ,  episcopi  et  alii  praelati  inferenles  eisdem 
decanis,  capitulis ,  canonicis,  personis  et  suppositis ,  molestias ,  injurias  atque 
damna  m  boms  mobilibus  et  immobilibus  ad  ipsos  decanos,  capitula,  canonicos 
personas  et  supposita,  tara  ralione  canonicatuum ,  praebendarum  ac  dipniu- 
tum ,  personaluum ,  adminislrationum  elofficiorum,  quae  in  dictis  ecclesiis 


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616 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


obtinent,  qiiam  alias  quomodolibet  perlinentibus ,  ipsorumque  decanoruni, 
capitulorum,  canonicorum  ,  personarura  et  suppositorum  debilores,  ralione 
canonicatuum  et  praebendariim  ac  dignilatum,  personatuum  ,  adminislratio- 
num  et  otticiorum  praedictonim  et  alias  eliam  alia  quam  beneficiorum  eccle- 
siasliconim  occasione  eorura  vobis  diclarum  litterarum  y'iQore  in  causam  trahi 
possint  et  ad  judicium  evocari,  vosque  contra  eosdein  raolestatores ,  injuria- 
lores  et  debitores  juxla  eariimdem  literarum  continentiam  procedere  et  jus- 
titiam  ministrare  velitis  ,  pro  parle  decanorum  ,  capitulorum  ,  canonicoruno , 
personarum  et  suppositorum  piaedictorum ,    nobis  fuit  humililer  supplica- 
lum ,  ut  in  praemissis  oporlune  providere  de  benignitate  aposlolica  dignare- 
mur.    Nos   igitur    praedictum  ambiguilatis    dubiura   submovere  volentes  , 
hujusmodi  supplicaliouibus  inclinati  discretioni  vestiae  per  apostolica  scripla 
mandamus,  quatenus  contra  archiepiscopos  et  alios,  in  dictis  litteris  expres- 
sos,  inferentes  eisdem  decanis,  capitulis,  canonicis  ,  personis  et  suppositis 
injurias,  molestias  atque  damna  in  bonis  mobilibuset  immobilibus ,  spiritua- 
libus  et  temporalibus,  ad  ipsos  decanos ,  capitula,  canonicos,  personas  et 
supposita ,  tam  ratione  quorumcumque  beneficiorum  suorum  ecclesiasticorum 
quam  personarum  suarum  ac  alias  qualitercumque  et  quavis  occasione  seu 
causa  spectantibus  et  perlinentibus,  necnon  contra  quoscumque  eorumdem 
decanorum  ,  capitulorum ,  canonicorum  ,  personarum  et  suppositorum  etiam 
alia  quam  beneficiorum  ecclesiasticorum  ratione  debitores  alias juxta  diclarum 
litterarum  continentiam  atque  formam  procedalis,  et  juslitiam  faciatis  in  om- 
nibus et  per  omnia,  perinde  ac  si  in  eisdem  litteris  de  bonis  et  debitoribus 
praedictis  plena  et  expressa  mentio  facta  fuisset ,  non  obstantibus  praemissis 
ac  constilutionibus  et  ordinalionibus  apostolicis,  necnon  omnibus  illis,  quae 
idem  praedecessor   in  dictis  literis  ^oluit  non  obstare  caeterisque  contrariis 
quibuscumque.  DatumRomaeapud  Sanctum  Petrum,  anno  incarnationis  do- 
rainicae  miUesimo  quadringentesimo  septuagesimo  tertio ,  septimo  kalendas 
novembris ,  pontificatus  nostri  anno  tertio. 

^16/.  royale  de  Bruxelles ,  MS.  n.  10898-10952. 


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11* 


ANALECTA  LEODIEISSIA. 

Lxvin. 

UTERAE    LUDOTICI  BORBOM,  ,   DE  D.E   1   FEBRUAKH    1476,  QUIBUS  CLERI  LEODIENS.S 

PRIVILEGIA  CONFIRMAT. 


617 


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et  eccles.aru™  nostrarum  collcgialarum ,  ,am  secundariaru™  civilatis  quam 
fo  ens,um  tCquc  clero  pa.riaru™  et  dioecesis  nos.rarum  Leodie„siu.„T 
lutem  m  Domino  scmpiternam. 

Grata  nobis  per  vos  saepius  impensa  obsequia ,  el  quae  in  dies  sollicitis 
.udns  .mpendere  non  desislilis,  aliaque  ves.ra  mérita  nos  inducunt ,  ut  vob 
ad  grat.am  reddamur  libérales.  Volentes  itaque  vobis  praemissorum  merito- 
rum  veslrorum  mtu.lu  gra.iam  faeere  specialem  ,  omnia  et  singula  pridem 
.n  jucundo  advenlu  nostro  per  nos.  lunceleclum  et  confirmatum  Leodiensem 
vob.s  allas  sub  data  anni  a  naliviute  Domini   millesimi  quadringentesiml 
qumquagesim,  sexli,  mensis  oclobris  diei  vieesimae  sextae,  in  civitate  nostra 
Leodiensi,  per  nostras  anthenticas  litleras  sub  sigillo  nostro  ad  causas,  qua- 
rum  tenores  ac  s.  de  verbo  ad  verbum  praesenlibus  insertae  forent  hic  ha- 
ben  volumus  pro  expressis  ',   liberaliter  concessa,  ratificamus,  laudamus 
mnovamus,  et  robore  nostrae  ordinariae  auctoritatis  confirmamus.  Necnon 
ad  majorem  praemissorum  declarationem  et  ex  cerla  nostra  scientia  innova- 
tionem,  jura,  privilégia,  consueludines ,  franciziasque ,  liberlates  el  exemp- 
tiones    veslras,   ecclesiarumque  vestrarum   praetactarum  ac  suppositorum 
eorumdem ,  necnon  reformationes  d.idum  per  piae  memoriae  reverendum 
patrem  dom.num  Jahannem  de  Heynsberch,  praedecessorem  nostrum     de 
et  super  abusibus  tollendis ,   etc. ,  de  et  cum  consensu  et  consilio  ven;ra- 
biliscapitul.  nostri  Leodiensis éditas,  atque  sigiUis  ipsorum  domini  Johannis 
etcapilul.  rite  s.gillatas,  ac  eliam  per  sancUm  sedem  apostolicam  confirma- 
ta,,  mnovamus  el  ratificamus,  volen.es  et  pollicentes,  vos  et  quemlibet  ves, 
trum  m   ill.s   manulenere  et  conservare,  necnon  ab  omnibus  et  singulis 

•  Vid.  supra ,  p.  420. 

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618 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


vexalionibus,  oppressionibus  et  moleslalionibus ,  vobis  etcuilibet  veslrum.  per 
quascuraque  personas ,  lam  spiriliiales  quain  seculares ,  de  fado  et  injuste  ac 
contra  ecclesiasticam  libertatem,  franeiziasque  et  cxemptiones  supratactas , 
faclisetillatis,  faciendisve  vel  inferendis,  possetenus  defendere ,  atque  alten- 
lata  revocari  facere  et  realiter  procurare  cum  intégra  restitutione  ablatorura 
et  damnorum  illatonim. 

Insuper  tenebimus  vos  immunei  ac  defendemus,  pro  posse  nostro  ,  ab  om- 
nibus pensis,  talliis  seu  impositionibus  per  quascumque  personas,  spirituales 
aut seculares,  irapositis  seu  imponendis  ,  concessisve  seu  concedendis.  Prae- 
terea  non  permiltemus ,  per  aliquera  seu  aliquos  in  et  circa  monasteria  et 
ecclesias  nostrarura  civitatum  patriaruin  dioecesis  Leodiensis  praedictarum 
fieri  visitationem,  nisi  juxta  et  secundum  formam  et  tenorem  sUtutorum  sy- 
nodalium  et  curiae  nostrae  Leodiensis. 

Item ,  volumus  et  mandaraus  statuta  synodalia  hujusmodi  necnon  curiae 
nostrae'  unacum  modificationibus  et  reformationibus  felicis  recordationis  do- 
mini  Adulphi,  episcopi  Leodiensis,  praedecessoris  nostri ,  necnon  majorum 
et  secundariarum  ecclesiarum  nostrarum  Leodiensiura  ,  super  abusibus  judi- 
cumdelegalorum  sanctae  sedisapostolicae,  necnon  officiatorum  eoruradem,  in 
anno  Domini  millesimo  trecentesimo  tricesimo  seplimo,  die  duodecima  men- 
sis  decembris  édita ,  in  omnibus  et  per  omnia ,  juxU  iUarum  et  illorum  teno- 
rem et  seriem   in  singulis  suis  punctis   et    arliculis,   et  praesertim  quoad 
processus,  ut  praefertur,  per  judices  apostolicos  faciendos,  et  jura  ralione 
eorumdem  quomodolibet  recipienda  et  exigenda,  inviolabiliter  observari  : 
monetas  ibidem  designatas  juxta  cursum  monetarum  moderni  teraporis  décla- 
rantes, videlicet  grossum  veterem  sive  etiam  Turonensem  aestimari  debere  ad 
unum  scolerum  quondam  Henrici,  legis  Angliae,  necnon  esterlingum  argenU, 
ad  tertiam  partem  talis  grossi  Turonensis  sive  veteris,  quodque  illa  praedicta 
singula  parlibus ,  pro  defensionibus  jurium  et  causarum  suarum  indigentibus, 
et  petentibus  ac  volentibus  in  judioio  exhiberi  seu  exhibere  illorum  origi- 
nalia ,  seu  in  et  sub  authentica  forma  non  negentur.  Quorum  quidem  statuto- 
rum   synodalium  ac  curiae  nostrae  Leodiensis,    necnon  refbrmationum  et 
modificationum   praedicti  bonae  memoriae  Adulphi  praedecessoris  nostri, 
episcopi  Leodiensis ,  et  aliorum  praedictorum  copiam  sub  authentica  forma 
vobis  concedimus  et  annuinms,  in  archivis  yestris  fideliter  conservandam  ac 
reponendam;  volumusque  et  auctoritate  nostra  praedicU  praesenUumque  te- 


ANALECTA  LEODIENSIA.  619 

nore  mandamus,  quod  quilibet  officialium  assessorum  et  judicum ,  advocato- 
rum,  col  ectorum,  procuratorum  fiscalium  ac  procuratorium  communi  curiae 
nostrae  Leodiens.  praepositi  et  aliorum  achidiacanorum  in  ecclesia  nostra 
Leodiensi  teneantur  et  debeant  illa  jurare  et  observare,  quantum  in  eis  erit 
e  quemhbet  eorum  concernere  poterit,  ac  quod  nullus  praedictorum  possit 
lia  negare ,  ut  praefertur.  Quod  si  secus  facere  praesumpserint ,  corrigantur, 
et  m  expens.s  condamnentur  per  judicem  illius  curiae,  ubi  hoc  aclum  fuerit 
Quodque  quoad  conjugatos  et  bigamos ,  collectores ,  ficales  et  procuratores  ' 
serventur  statuta ,  reformaliones  ac  modificationes  praedictae,  mandantes  ea^ 
aéra  mviolabiliter  observari. 

Item,  indultfemus,  innovamus  tenoie  praesentiu.n  singuli,  canonicis  prae- 
d.ctarum  eccles.arura  nostrarum ,  collegiatarura  forensium  et  de  confraterni- 
Ule  ecelesiarum  nostrarum  secundariarum  antedictarum  existenlibus  prae- 
bendafs  et  residentibus  simile  privilegium  ,  quod  canonieis  praebendalis  et 
residentibus  earumdem  nostrarum  ecclesiarum  secundariarum  Leodiensium 
m  reformationibus  dicli  bonae  memoriae  domini  Johannis  de  Heynsberch 
suprad.ctis,  super  non  denegantes  absentes  et  placet  conccssum  est,  demplo 
et  salvo  quod  rebelles  contra  nos  noslrarumque  jurisdiclionem  et  dominium 
.pso  pHYilegio,  rebellione  hujusmodi  durante,  minime  gaudeant,  nec  illud  eis 
seu  cu.l.bel  eorum  suffragetur,  mandantes  nostro  sigillifero  et  aliis  praelatis 
prout  m  dictis  reformationibus  circa  praelaclum  privilegium  continetur  et 
per  praefalum  dominum  Johannem,  praedecessorum  nostrum,  mandatum 
tuitet  est,  ac  Tolentes  illa  observari. 

Et  iDsuper  quia  contra  et  ullra  indulta  aposlolica ,  a  felicis  recordationis 
dommo  Eugemo  papa  quarto  primo,  et  deinde  a  felicis  memoriae  domino 
1 10  papa  secundo,  sanclaque  sede  aposlolica  ad  perpeluam  rei  memoriam 
nobis  et  successoribns  nostris  pro  tempore  exislentibus  episcopis  Leodien- 
sibus,  ac  ordmariis  collatoribus  et  collalricibus  civilatis  et  dioecesis  nostrarum 
Leod.ens.um  praedictarum ,  tam  super  electionibus  abbalura ,  praeposilo- 
rum,  decanorum  et  aliorum  praelatorum ,  dignitatum  et  officiorum,  tam  in 
majori  quam  caeteris  ecclesiis  et  monasleriis  civilatis  et  dioecesis  nostrarum 
praedictarum  Leodiensium,  quam  super  lurno  alternativorum  sex  mensium  in 
collatione  beneficiorum ,  sub  laxa  duarum  marcharum  in  quibusiibet  duode- 
cim  mensibus  vacanlium.  ac  alia  conlra  tenorem  hujusmodi  indultorum  pra- 
tiose  concessa  per  nonnullos  dielim  turbanlur,  electores  et  collectores  ordina- 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


rii  dignitatum  el  beneficiorum  hiijusmodi  volumiis ,  ordinamus  et  statuimus , 
noslra  auctoritate  praelacla  ac  de  consensu  venerabilis  capiluli  nos! ri  Leo- 
diensis ,  necnon  etiam  simili  consensu  veslnim  omnium  praediclorum  ,  quod 
quilibel  omnium  praediclorum  juret  ad  manus  sui  immediali  superioris  aul 
vices  ejus  gerenlis  se  observaturum  et  defensurum  pro  viribus  ac  ope,  con- 
silio  etauxiliosuis,  praelacla  indulla  aposlolica  juxla  earumdem  omnimodam 
seriem  et  tenorem,  et({uod  nemo  praediclorum  aliquid  ,  per  se  \e!  alium,  di- 
recte vel  indirecte ,  quovisve  quaesilo  colore  impetrabit,  nec  impetratis  etiam 
molu  proprio  concessis  utelur  in  praejudicium  illorum  indultorum  aut  ali- 
cujus  conlentorum  in  eisdem ,   nec  dabil  directe  vel  indirecle  consensum , 
consilium,  opem,  operam  aut  auxilium  conlrafacienlibus  sive  impelrantibus, 
sub  poena  perjurii  et  allerius  correctionis  condigni,  ad  arbilrium  sui  imme- 
diali judicis  et  superioris  et  nostrum,  si  et  in  quantum  opus  fuerit.  Et  quod  ab 
inceptis  vel  incipiendis.  si  casus  contingeret,  inconlinenler  desislat  et  desistel, 
ac   quod    communibus  expensis  tam    noslris  quam   omnium  praediclorum 
contra  deinceps  allentantes  et  attenlala  fiai  resistentia,  el  fiet  realiter  et  cum 
effeclu  alque  sine  mora,  omnibus  dolo,  fraude,  interprelalione ,  caulelis  et 
subtililalibus  seclusis  et  semotis  ,  obedienlia,  recognitione  et  reverentia  sanc- 
tae  sedis  aposlolicae  ac  sumni  pontificis  pro  tempore  existentis  semper  salvis. 
Insuper  per  veridicos  et  in  ea  parle  experlos  sufficienter  informati  reperi- 
mus  in  verilale ,  communi  existimatione  alque  communibus  annis ,  uno  ad 
alium  relato ,  verum  valorem  modiorum  speltae ,  quibus  communiter  béné- 
ficia diclarum  nostrarum  patriarum  el  in  magna  parte  dioecesis  nostrae  di- 
lala  comperiunlur ,  ad  decem  sluferos  ducis  Burgundiae ,  quorum  Iriginta 
hoc  die  et  cursu  temporis  valent  unum  ducatum  boni  auri  el  jusli  ponderis, 
declaramus  et  laxamus  tam  pro  nobis  quam  singulis  praelatis,  praeposito, 
archidiaconis ,  decanis,  collegialis  etruralibus,  acabbalibus,  capilulis,  con- 
ventibus  et  beneficialis  nostrarum  civitalis,  palriarum  et  dioecesis  Lcodiensis  , 
ducatum  in  valore  praelacto  communiter ,  valere  et  existimari  ad  Iresmodios 
speltae,  et  e  contra  1res  modios  spellae  valere  ducatum  valorispraelacli,  quod- 
que  unusmodius  duri  grani  aequiparabitur  duobusmodiis  speltae  et  e  contra. 
Et  sic  volumus ,  mandamus ,  ordinamus  et  consliluimus  observandum  esse 
et  futuris  perpetuis  temporibus  observari  debere  in  omnibus  et  singulis ,  in 
quibus  véniel  existimatio  facieuda  de  pecuniis,  ad  grana  el  granaad  pecuniara. 
Item ,  volumus  et  consentimus ,  quod  subsidia  et  alia  quaecumque ,  nobis 


ANALECTA  LEODIENSIA.  '     g^i 

valores  beniS  „1    ^  oJt      '^^^^  P''^"^  ~^"-  -t,  juxla  veros 

Heynsbercb  praenLo^^::^^^^^^^^^  ^^ 

verificali,  levenlur  alque  solvanlur ,  sa  vTLod  si  at uat^^^^^^^   ""'  '''"^ 

lumus,  praecipmusetordinarT...c    •  ^""'^»  siaoïtur  el  stari  vo- 

de  appellantc  infra  temon,  Tk  .  '  caut.onem  sufficientem 

et  r„itoHalibu:  e  rr  ut     ïnl r'^  ""  ''""'"'  '"  '''""'  "P"'""'- 
appellationea,    prosequmï    et'  dl  ."PP-'o--"-"  et  hujus^odi 

slando  juri  coraLudrëoZtent       "'  'T  '  "   «'""-rvando,  ac 

salvis  ,l.„e„  eisde™    u IpriE     h'  T  ""  "  "  P"'''  supe.ioribus, 

secuadarias  ecclesias  uoifor™  ,er    „  Z  1       ."J"'''"''"'"  '^"'"  "°''™' 

resecationis,  qualusTn;'»  Z'ëa 'IZir  ^'-'T""'^-^  •^^"^ 
ecclesiarum,  ad  spoliandun.  a  i^.!  "^'"'""'"'^  "'"1"''  '"  "''q""  praediclarum 

per  très  conformes    enirt  ir^l^Xoa"  T  T"'"""'  J"'^-'^'»  '  -^ 
praeuctam  et  ean.  realiter  prllve"  t      '  '""''  P""'""  ""'^*'-"' 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


Insuper  quia  abbates,  decani,  capitula  et  conventus  monasteriorum  etsecun- 
dariarum  ecclesiarum  nostrarum  Leodiensium  ,  hactenus  plura  onera.  vexa- 
tiones  et  labores  nobiscum  ac  cum  venerabili  capitulo  nostro  Leodiensi ,  pro 
libertate  ecclesiaslica  servanda  nec  non  pro  resistenlia  injuriarum ,  oppres- 
sionum  et  gravaminum ,  proh  dolor  !  nostrae  jurisdictioni  liberlatique  ec- 
clesiasticae .  necnon  clero  nostro  tam  civitatis  quam  dioecesis  nostrarum 
Leodiensium  praedictarum  retroactis  tenaporibus  illatarum ,  sustinuerunt  ac 
passi  fuerunt,  et  judices  per  amplius  sustinent  et  ferunt  in  a{];endis  ac 
communibus  dicti  totius  nostri  cleri  incessanter  occupantur;  idcirco  in  re- 
conipensam  hujusmodi  onerum,  vexationum,  occupationum  et  laborum  con- 
tinuorutn  eisdem  capitulo  nostro  Leodiensi  ac  abbatibus,  decanis,  monasteriis 
et  ecclesiis  nostris  secundariis ,  singulisque  beneficiatis  et  residcntibus  in 
eisdem  favorabiliter  indulgemus  ac  volumus .  ordinamus  et  statuimus  qua- 
tenus  juribus  placet ,  et  absentiae  ac  cathedratici  et  obsonii  nobis  seu  sigil- 
lifero  nostro  pro  posse  nobis ,  ac  praeposito  et  archidiaconis  ecclesiae  nostrae 
Leodiensis  ,  necnon  decanis  ruralibus  ipsius  noslrîie  dioecesis  solvcndis  ,  prae- 
dicti  capitulum  nostrum  Leodiense  ac  abbates,  decani,  monasteria,  capitula 
et  conventus,  sing^ulique  beneficiarii  in  eisdem  résidentes,  infra  tempus  statu- 
tum  et  ab  antiquo  consuetum,  deinceps  possint  et  valeant  hujusmodi  placet  et 
absentiam  ac  cathedraticum  et  obsonium  ,  per  eosdem  conjunctim  seu  divisim 
debitum  aut  debitam,  solvique  consuetum  et  consuetam  infra  dictam  nostram 
civitatem  Leodiensem ,  dicto  nostro  sigillifero  seu  ipsius  substituto  pro  nobis 
necnon  per  ipsos  praepositum,  archidiaconos,  et  decanos  rurales  specialibus in 
ea  parte  commissariis  deputatis  seu  deputandis  solvere  et  de  illis  satisfacere, 
jure  tamen  dictorum  nostrorum  decanorum  riiralium ,  in  ipsis  cathedratico 
et  obsonio  levandis  ac  g^rossis  eapropter  recipiendis,  ac  alterius  cujusiibet 
semper  salvo.  Volumus  insuper,  statuimus  et  ordinamus  quod  officialis  nos- 
ter  Leodiensis,  pro  nobis  ac  dicti  praepositus,  archidiaconi  et  decani  rurales, 
habeant  deinceps  et  teneanturin  dicta  nostracivitate  Leodiensi  habere  spéciales 
commissarios  ad  hujusmodi  placet  et  absentiam  ,  cathedraticum  et  obsonium 
temporibus  opportunis  recipiendum,  et  quilantias  etiam  opporlunas  desuper, 
in  quantum  opus  fuerit  et  requisiti  exstiterint,  dandum,  et  caetera  omnia  circa 
ipsa  necessaria  facientes  facere  et  deputare,  alioquin  poenae  tam  de  jure 
quam  de  consuetudine  propterea  et  in  defectu  solutionis  incurrendac  in  prae- 
dictorum  minime  locum  sive  cursum  sibi  Tendicabunt.  Quin  imo  eosdem  in 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


623 


dictis  absentia ,  placet,  cathedratico  et  obsonio  obligatos,  quamdiu  per  eos 
non  steterit  quominus  satisfécerint  in  dicta  noslra  civitate ,  ut  praeferlur  de- 
super  ,  haberi  volumus ,  statuimus  et  ordinamus  indemnes. 

In  quorum  omnium  testimonium  praemissorum  praesentes  nostras  litteras 
sigilli  nostri  ad  causas  jussimus  appensione  communiri.  Datum  Leodii , 
anno  a  nativitate  Domini  millesimo  quadringentesimo  septuagesimo  sexto  , 
mensis  februarii  die  prima. 

MS.  de  M.  le  prof.  Serrure. 


LXIX. 

LETTEE8  DU   19  MARS   1476  ,    PAR  LESQUELLES  MARIE  DE  BOURGOGNE  RENONCE  AUX   DROITS 
QUI  AVAIENT  ÉTÉ  ATTRIBUÉS  AU  DUC  SON  PERE  DANS  LE  PAYS  DE  LIÈGE  *. 


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By  Marie  Herthoghinne  van  Bourgoignen,  van  Brabant,  enz. ,  doen  te 
weten  eynen  yghelicken ,  dat  wy  1er  gunsten  ende  lyefden  van  onssen  lieven 
ende  zeer  gemynden  oem  bisscop  van  Ludich ,  hertoghe  van  Bullion  ende 


*  Voyez  ci-deMU8,  p.  74.  Louvrex  a  publié 
ceUe  renonciation  en  français,  tom.  1,  p.  186, 
et  M.  de  Gerlache  Ta  reproduite  p.  159.  Le 
père  Bouille  remarque,  au  sujet  de  cet  acte 
(tom.  II,  p.  178),  que  Louis  de  Bourbon,  après 
les  premières  nouvelles  de  la  mort  du  Téméraire, 
se  rendit  à  Gand  auprès  de  la  princesse  Marie , 
non-seulement  pour  la  consoler,  mais  aussi  pour 
avoir  part  à  ses  conseils.  Louis  travailla  à  se 
faire  nommer  tuteur  de  la  princesse  ;  n'ayant  pu 
réussir ,  et  se  voyant  sans  appui  par  la  mort  du 
duc  de  Bourgogne ,  il  résolut  de  se  réconcilier 
avec  les  Liégeois.  Dans  cette  vue,  il  captiva  si 
bien  Tesprit  de  la  princesse,  qu'il  en  obtint  des 
lettres  par  lesquelles  elle  renonça  généralement 
à  toutes  action»  et  droits  qu'elle  pourrait  avoir 


ou  prétendre ,  elle  et  ses  successeurs ,  en  vertu 
des  conventions  faites  entre  le  feu  duc  son  père 
et  les  Liégeois ,  pendant  les  dernières  guerres  ; 
elle  ordonna  aussi  qu'on  leur  restituât  les 
chartes ,  documents  et  tous  papiers  du  pays 
qu'on  avait  transportés  à  Mons.  La  ville  et  le 
pays  de  Liège  se  virent  ainsi  délivrés  du  tribut 
annuel  de  trente  raille  florins  ou  environ,  qu'on 
devait  payer  au  ducde  Bourgogne ,  comme  aussi 
des  droits  de  voiierie  et  de  beaucoup  d'autres  que 
le  duc  s'était  appropriés  par  la  force.  Louis  XI 
convoitait  l'héritage  de  la  princesse  Marie  ;  c'é- 
tait aussi  pour  elle,  comme  pour  Louis  de  Bour- 
bon, faire  acte  de  politique  en  tâchant  de  gagner 
par  des  concessions  l'amitié  des  Liégeois. 


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624 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


grève  van  Loen ,  ende  overrails  ontlastinghe  der  zielen  willen  ons  lieff  zeer 
gheraynden  heeren  ende  vader,  dien  Gode  genaedt  :  aensiende  die  grote  ende 
overlullighe  sommen  van  pennynghen  die  hy  ghehaven  heeft  van  den  lande  van 
Ludich  ende  van  Loen  binnen  iheen  jaren,  nu  laest  leden,  in  recompensalien 
der  costen ,  verlies  ende  schaden  van  hem  ghehadt  ende  gheleden  bennen  den 
uerloghe  die  regneerl  hebben  in  den  selven  landen  ;  ende  oyek  len  ynde  op 
dat  onss  voirscreven  oeni  mach  vercryghen  voer  hoem  ende  voer  onss  den 
goden  willen  synder  onderfeten  van  synen  landen  ,  naer  by  wy  van  bon  ghe- 
dient  moghen  weerden  ';  eest  dat  noit  is,  ende  dat  ^\y  deylechlich  moeghen 
syn  der  ghebeden  die  daghelix  ghescien  bennen  kerken  der  selver  landen  :  soe 
hebben  wy  voer  onss ,  onsser  erffghenamen  ende  nakomelinghen  hertoghen 
ende  herthoginnen  van  Brabant,  ghegeven  vertyt  ghequiteert  ende  opghe- 
draghen  ghenen  vertyden,  quiteren  ende  opdraghen  met  desen  teghenwoor- 
dighen  briefiFe  aenden  selven  onssen  oem  al  alsiilkc  recht  geschilde  ende  ac- 
tien  die  wy  hebben  ende  hebben  moghen  op  die  voirscreven  landen ,  ende 
onderfeten  by  middel  des  traclaels ,  van  den  peysse  ghemaickt  van  ende 
aengaende  den  overghemelde  orloghe ,  zoe  van  wat  groetheiden  die  syn 
moghen ,  ons  afdraghende  van  allen  zulkcn  rechten  gheschilden  ende  actien 
die  verlidende  lot  synen  profyt  sonder  dat  wy  ommermeer  sullen  noch  onsse 
nakomelinghen  moeghen  heysschen ,  haldende  nu  voertaen  voer  nyet  ende 
van  gheender  weerden,  alsoe  verre  ons  dat  aengheit,  die  brieven  die  ghe- 
maecht  moghen  syn  ende  ghepasseert  vanden  voerscreven  tractaet  -  ende  be- 
velen  die  ghene  die  die  hebben,  dat  sy  die  overgheven  aen  onssen  voerscreven 
oem  sonder  weder  segghen  :  in  ghetuygenisse  onss  namen  hier  ghesat ,  den 
neghenteensten  daichs  der  maent  van  meert  in't  jaer  Onss  Heeren  duysent 
veerhondert  ende  sesendtseventich.  Aldus  gheteykent.  —  Marie. 

Bibl.  royale  de  Bruxelles,  MS.  n<>  10917. 

1  Ce  motif  principal  de   la   renonciation  est  tubjets  de  tetditt  pays,  tellement  que  puisions  être 

moins  explicitement  exprimé  dans  le  texte  fran-  suys  d'eulx  s^il  est  besoing. 

çais  :  mesmemeut  afin  que  notredit  oncle  puisse  ^  Voyez  ci-dessus  les  actes  des  concessions 

acquérir  pour  luy  et  pour  nous  le  courage  de  ses  faites  au  duc  de  Bourgogne,  p.  576;  583  et  588. 


LXX. 

SUPPLICATION  ADRESSÉE  PAR  LES  MANANTS  ET  HABITANTS  DE  LA  VILLE  DE  LIEGE,    AUX  COMMIS 
ET  DÉPUTÉS  DU  PRINCE  AUX  ÉTATS-GÉNÉRAUX  DU    PAYS,    LE  15  AVRIL  1477  ^. 


A  vénérables ,  nobles  et  Irès-honnorés  seigneurs  ,  messeigneurs  les  commis 
et  députés  de  part  mon  très-redoubté  seigneur  monseigneur  de  Liège,  et 
les  membres  et  estais  de  son  pays ,  etc. 

Supplient  bin  humblement  vous  obéyssans  serviteurs  et  bons  amis  les  ma- 
nanset  inhabitans  de  la  cité  et  banlieu  de  Liège,  tant  en  général  comme  en 
espécial ,  qu'il  vous  plaist  en  faveur  d'eulx ,  et  comme  l'une  des  membres  dudit 
pays ,  les  vous  supplier,  à  la  grâce  de  mondit  très-redoublé  seigneur  leur  prince , 
que  ayant  regart  aux  grans  affaires  qu'ils  ont  eu  et  sostenu  jusques  aujour- 
d'huy  au  moiien  des  guerres  et  autrement  et  en  pluisseurs  et  diverses  ma- 
nières ,  aftin  aussi  que  d'ors  en  avant ,  obstant  quelcques  choeses  faites  ou 
passeez  ,  bonne  paix  et  transquililé  puist  eslre ,  soit  et  demeure  à  jamais  entre 
eulx,  il  lui  plaist  accordeir  et  consentir  les  pétitions,  poins  et  articles  dont  ci- 
après  serai  fait  mention  ; 

En  protestant  sur  toutles  choeses  que  leurs  opinions ,  vollenteis  ne  entende- 
mens  n*esl  autrement  senon  de  demoreir  vrais  et  obéyssans  subjectz  de  mondit 
très-redoublé  seigneur  leur  prince,  et  qu'ilz  ne  sont  venus  ne  comparus  parde- 
vanl  vous,  mesdits  vénérables  et  Irès-honnorés  seigneurs,  pour  prendre  ou  vol- 
loir  avoir  par  vollentei  singuleir  ou  autrement  que  les  auctoritei ,  puissance 
ou  mestrie  pour  mondit  très-redoublé  seigneur ,  ou  vous  mesdits  très-honno- 
rés  seigneurs ,  par  manière  de  manache  ou  constrains  faire ,  dire  ne  proposeir 
choese  qui  puist  estre  au  préjudice  de  sa  grâce  ne  de  vous,  mesdits  seigneurs, 


1  On  lit  en  marge  du  MS  :   »  Ces  présens  ar- 

•  ticles  ont  aujourd'huy  quinzème  jour  de  moys 
i>  d'avril  Tan  llll*'  LXXVIJ  esté  présentés  à 
N  mondit  très-redoubté  monsigneur  de  Liège , 

•  duc  deRuillonetcontede  Looz,  etsurchascun 
>•  desquelx  il  a  respondu  et  ordonné  ainsi  et  en 


«  la  manière  que  les  apposiilles  y  eslbans  le  con- 
»  tinent.  Fait  à  Liège ,  les  ans  et  jours  dessusdis , 
»  ainsi  signé  :  IHorelle.  »  —  Le  père  Bouille,  t.  II , 
p.  182,  et  M.  de  Gerlache,  p.  164,  rapportent 
sommairement  quelques-unes  des  demandes  con> 
tenues  dans  celte  supplique. 

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626 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


mais  humblemenl  et  par  une  singuleir  amour  et  afFeclion ,  plus  en  plorant  et 
péraissant  qu'autrement,  ou  nom  de  tous  les  autres  subjectz  de  mondil  sei- 
pneur  pour  vous  démonstreir  et  avertir  de  leurs  yriff  \  dëplents  et  nécessités, 
désirans  qu'il  vous  plaist,  par  bon  avis  et  délibération,  déclareir  leur  présente 
requeste  et  humble  supplication  envers  la  bone  grâce  de  mondit  seigneur ,  et 
que  ensuyant  icelle.  vous  vuilliés  employer  lilement  et  ensi  comme  ils  en  ont 
plaine  entière  et  parfaite  confidence ,  afHn  que  du  bien  qui  en  pora  venir  ci- 
après,  soit  apperpétuité  fait  mémore  dudit  pays,  en  rammenant  la  grâce  de 
mondit  très-redoubté  seigneur  au  fait  les  grandes  oppressions,  servitudes, 
subiections  et  vollenteis ,  ensquelles  ilz  ont  esté  tenus  jusques  aujourd'huy  ,  et 
qu'ilz  n'eussent  jamaix  posu  ensi  paisiblement  et  passivement  porteir  ,  se  n  eust 
esté  la  grande  compassion  et  pité  qu'avoit  d'eulx  mondit  très-redoubté  sei- 
gneur leur  prince  et  qui  vollentier .  comme  ilz  espoirent  fermement ,  y  eust 
contrevenu  de  remède  de  tout  son  povoir,  s  il  eust  esteit  en  sa  puissance  ou 
qu'il  n'eusl doublé  de  mettre  sonditpays  en  plus  grand  dangier  et  péril,  et  aussi 
d'autre  part  la  bonne  espérance  qu'ilz  ont  tousjours  eu  en  sa  grâce  pour  le 
temps  advenir ,  et  les  a  jusques  à  ors  aidiet  porteir  et  souslenir  plus  passive- 
ment  leurs  adversités ,  et  sostint  encor  au  présent. 

Et  pour  ce  dont  que  par  le  consentement  et  punition  divine  de  nostre  créa-  . 
teur,  le  temps  est  au  présent  ensi  disposé,  que  nostredit  très-redoubté  seigneur 
est  seul  prince  et  seigneur  vraiement  obéy  et  sens  empescheraens  d'autruy  de 
tout  sondit  pays ,  supplient  très-humblement  et  le  plus  pitieusement  et  affec- 
tuesement  que  faire  puelent,  que  pour  le  salut  d'honneur ,  bin,  prospérité, 
paix ,  union  et  transquilité  de  mondit  seigneur  et  de  tous  lesdits  supplians  et 
autres  subjects  de  sondit  pays ,  il  vous  plaist  de  lui  supplier  et  monstre.r  que 
par  sa  miséricorde,  il  les  vuille  regardeir  en  pileit,  ayant  compassion  deulx 
en  les  impartant  de  sa  grâce ,  ensi  come  fait  eust  par  ci-devant ,  s  il  n'y  eust . 
comme  dit  est,  bonnement  polsut  remédiier,  ensi  que  puix   nagaires  les  at 
li-mesmes  libéralement  une  fois  et  autres  dit  et  remostreit ,  tant  en  la  présence 
de  vous  mesdits  seigneurs  les  estas  à  la  dernière  journée ,  comme  en  devant. 

Il  s'il  y  avoit  aucuns  que  pour  tenir  à  perpétuité  lesdis  supplians  et  sub- 
jectz de  mondit  seigneur  en  servitude .  volsissent  mettre  aucun  argument  ou 
impeischement,  que  Dieu  ne  consent  jamaix  advenir,  en  disant  que  lesdis 


Griffy  grief». 


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'4* 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


627 


supplians  sont  obligiés,  par  vertut  des  traitiés  de  paix  en  certaines  sommes  an- 
nuelles, les  duck  et  duchesses  de  Braibant,  qu'il  plaist  mondit  très-redoubté 
seigneur  pour  satisfaire  à  telx  argumens  ou  mis  en  terme ,  respondre  et  alli- 
gier  ce  que  de  sa  grâce  puet  desjà  avoir  alligiet  à  ma  damoiselle  de  Borgongne 
sa  cusine ,  en  disant  que  telx  traitiés  ont  esteis  fais  par  force  et  constrainte  de 
guerres,  aux  grans  préjudice  et  servitude  de  son  église  et  des  drois  et  jurisdic- 
lion  d'icelle  et  totale  destruction  de  son  pays ,  ensi  que  nostre  très-saint  père  le 
pape,  empereur  et  roy  saront  asseis  légirement  comprendre,  et  ausquelx  pour 
l'absolution  et  délivrement  desdiles  servitudes,  les  choeses  poront  requérir 
estre  remostreiz,  afKn  ossi  que  la  grande  passience  qu'ilz  ont  eu  de  leurs 
griflFs .  dolleurs  et  playes  ,  qui  encores  ne  sont  point  bin  sauées ,  leur  soit  con- 
fermées  et  converties  par  vostre  moyen  en  joye  et  consolation ,  pour  éviteir 
tousjours  la  fureur  de  puple  contre  ceulx  qui  ensi  durrement  et  inhumaine- 
ment les  ont  par  ci-devant  aidiez ,  tracteiz  et  governeiz,  comme  en  pluisseurs 
pays  marchissans  est  advenu  ,  à  quoy  jusques  à  ors  ilz  ont  tousjours  à  grande 
diligence  remédié  et  feront  tant  qu'ilz  poront  à  leurs  loyal  pooir. 

I.  Et  tout  premier,  désirent  lesdis  suplians  que,  pour  le  salut  de  mondit  sei- 
gneur, d'eulx-mesmes  et  autres  subjects,  ossi  délivrement  et  absolution  de 
servitudes  dessusdites,  il  plaise  mondit  seigneur,  le  plus  brieflF  que  faire  se  po- 
rat,  bonnement  envoyer  pardevers  nostredit  saint  père,  pour  eslre  releveis  et 
absoulz  de  telx  sermens  que  par  force ,  comme  dit  est ,  il  at  convenu  ladite 
église  et  |>ays  faire,  attendu  mesmement  se  deisjà  lesdits  traitiés  n'eusent  esteit 
fais  par  constrainte ,  que  leurs  contre-partie  les  ont  premierment  et  pluisseurs 
fois  rompu ,  en  procédant  contre  iceulx ,  a  ceste  cause  doncques  réputeis  de 
nulle  valleur,  et  nientmoins  ce  incorus  es  paines  et  abandons  y  déclarées  ^ 

II.  Item,  et  afhn  que  Dieu  nostre  créateur  n'eslende  encors  sa  verge  de 
pugnilion  par-dessus  eulx ,  et  que  les  pœuvres  âmes  trespassées  extantes  en 
purgatoir,  qui  ont  te'stateit  et  laissiet  leurs  bins  en  terre  pour  sostenir  les  pœu- 
vres membres  de  Dieu ,  ne  soient  privées  et  frustrées  de  bénéfices  de  l'office 
divine  et  des  priiers  des  pœuvres  mendians  par  les  pieux  lieux ,  maisons  de 
Dieu ,  et  hospitaulx  desdits  pays  qui  depuix  la  destruction  de  Liège,  ont  esteit 
et  sont  pluisseurs  placés  piteusement  contre  Dieu  ,  la  vollenté  des  trespasseis , 
droit  et  raisons ,  governées ,  ensi  qu'il  est  asseis  notoire ,  qu'il  plaist  à  mondit 


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*  Apostille  :  «  Monseigneur  l'accorde  et  en  esl  bien  content.  » 


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628 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


629 


très-redoubté  seigneur,  comme  bon  et  vrai  prince  chreslien  et  pasteur  espi- 
rituele,  auquel  apartienl  à  battillier  pour  les  povres  raembresde  Dieu,  faire  telx 
bins  dislribueir  et  governeir  d'ors  en  avant  par  bons  notables  borgoix  et  gens 
de  bins,  ensi  que  par  ci-devant  en  solloit  esire  fait  et  useit ,  par  quoy  la  distri- 
bution en  parveigne  auxdits  pœuvres  membres  de  Dieu,  et  ensuyvant  la  vollenté 
des  trespasseis,  et  que  Nostre-Seigneur  lui  soit  à  son  âme  plus  miséricordieu  V 
m.  Item,  désirent  lesdits supplians  qu'il  vous  plaist  à  mondit  seigneur  re- 
mettre à  mémore  le  serment  qu'il  fit  à  l'entrée  de  sa  réception,  avec  le  contenu 
de  la  sentence  rendue  par  icelui  nostre  très-saint  père  ,  par  laquele  la  seigneu- 
rie de  sondit  pays  lui  a  esté  adjugiet  sens  préjudice  des  traitiés  de  paix  fais  par- 
ci-devant,  fondées  en  droit,  raison  et  justice  ^. 

IV.  Item ,  et  veu  le  consentement  que  mondit  seigneur  donnât  de  sa  grâce 
espéciale  à  la  dernier  journée  et  congrégation  des  trois  estas  de  son  pays ,  en 
disant  qu'il  se  volloit  conduire  et  useir  par  leurs  conseil  et  délibération  ,  qu'il 
vous  plaist  d'i  tenir  le  main  et  lui  priier  que,  comme  prince  d'honneur,  il  ne 
vuille  entreprendre  guerres,  alliances,  mettre  sus  tailles,  faire  battre  moo- 
noie,  ou  autrement  tochant  le  fait  de  son  pays ,  se  ce  n'est  par  délibération  et 
ordinance  desdils  troix  estas ,  comme  d'anchienté  il  a  esté  useit  ^. 

V.  Item  ,  et  pour  ce  que  (par)  bon  conseil  et  meure  délibération  des  bonnes  • 
gens,  l'on  voit  les  princes,  citeis,  villes  et  pays  régner  en  paix  et  prospérité, 
désirent  lesdits  supplians  que,  pour  l'honneur,  proffit  et  utilité  de  mondit  sei- 
gneur, paix,  union  et  transquilité  de  tout  sondit  pays,  il  vous  plaise  mondit 
seigneur  supplier  qu'il  vuille  les  subjects  de  sondit  pays  en  fait  d'ottice  et  con- 
seilliers  avoir  et  tenir  pour  recommandeit  avant  nulx  autres  estrengniers  qui 
ne  seroient  natifs  dédit  pays,  affin  que  mondit  seigneur  mostre  tousjours  le 
bon  coraige  qu'il  at  à  ses  subjetz  et  qu'ilz  soient  plus  enclins  en  son  amour  et 
service,  ossi  que  la  renommée  ne  soit  es  estraingnez  pays ,  à  la  grande  eskan- 
dre  *  et  vituper  de  ceulx  des  églises  et  nobles,  que  pour  faulte  de  sens,  il  covengne 
envoyer  quérir  des  gens  eslraingnes ,  aux  grands  doraaiges  et  despens ,  et  qui 


jamaix  ne  poront  savoir  la  nature  dudit  pays  ne  eslre  si  agréables,  dont  sovent- 
foix  l'ont  voit  advenir  pluisseurs  maulx  et  inconvéniences ,  attendut  mesrae- 
ment  qu'il  est  de  si  grand  nécessité  d'en  useir  en  cestui  pays  et  plus  comme 
es  autres  pays  voisins  et  marchissans,  ausquelx  la  semblauble  requeste  a  esteit 
acordée  et  consentie  ^ 

VI.  Item  ,  combin  que  ce  soit  choese  asseis  notoire,  que  les  guerres  qui  ont 
régné  èsdits  pays,  ont  procédé  la  pluspartpour  les  abus,  forces  et  compositions 
qu'i  faisoient  les  procureurs  contre  les  subjets  de  mondit  seigneur ,  nientmoins 
encore  aujourd'huy ,  obstant  les  grandes  povretés  qui  sont  oudit  pays  ,  ilz  ne 
vuillent  entendre  à  quelque  raison ,  ne  mettre  en  leur  exercice  règle  ne  ordi- 
nance ,  ains  travillent  journelement  lesdits  povres  subjects  plus  comme  en 
nulx  autres  pays,  et  pour  ce  suplicnt,  comme  dit  est,  qu'il  vous  plaist  mon- 
dit seigneur  suppliier  d'y  mettre  provision,  affin  que  à  cesle  cause  nulx  dan- 
giers  ne  inconvéniences  n'en  vengne ,  dont  ils  seroient  très-dolans  et  voroient 
remédier  à  leur  pooir ,  en  ensuyant  la  paix  de  Tongre  et  la  modération  de 
Adoulphff  ^. 

Vil.  Item,  et  affin  que  ladicte  cité  se  puist  plustost  rédiffiier  et  pour  le  bien 
comon  de  tout  le  pays  en  général ,  désirent  lesdits  supplians  qu  il  vous  plaist 
supplier  mondit  seigneur,  que  sa  court  espirituele  qui  depux  ladite  prise  de 
de  Liège  a  esté  mise  à  Louvaing  ,  à  Trecht  et  à  S'-Trond ,  soit  d'ors  en  avant 
remise  en  ladite  cité  ,  comme  elle  solloit  estre  par  avant  -*. 

VIII.  Item,  et  que  delle  auclorileit  de  mondit  seigneur  bonne  et  brieff  jus- 
tice, sens  dissimulation  ou  déport,  soit  fait  par  les  officiers  de  sondit  pays, 
tant  sour  les  grands  ,  moyens,  riches  comme  poevres  *. 

IX.  Item  tiercement,  veu  la  diversité  des  loysqui  durant  les  guerres  ont 
eu  course  en  son  pays ,  qu'il  plaist  supplier  mondit  seigneur ,  que  d'ors  en 
avant  ung  chascun  soit  traitiés  et  meneit  par  droit,  par  loy ,  par  jugement 
des  esquevins  ou  hommes ,  selon  que  les  cas  requéront  et  que  par  mondit  sei- 
gneur et  les  estas  ordonneit  sera ,  et  meismement  que  les  officiers  de  mondit 


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•  Apostille  :  «  Fiai,  sauve  le  droit  et  regart  que 
mondit  seigneur  y  a  et  doit  avoir,  de  comnoet- 
tre  comme  ordinance,  et  sauveit  aussi  la  pré- 
sentation de  vicarie  aux  Cornillons  ,  ensi  que 
d'anchiennelé  at  esteit  accouslumeil.  » 
2  Apostille  :  »  Fiai.  » 


*  Apostille  :  «  Mondit  seigneur  est  content , 
moyennant  ossi  que  lesdits  supplians  et  les  es- 
tas ne  les  poront  faire  sens  son  bon  gré  et  con- 
sentement. • 
^  Eskaudre,  scandale. 


'  Apostille  :  u  Mondit  seigneur  s'i  conduira  si 

•  favorablement  pour  ceulx  de  ses  pays  que  les 

•  supplians   auront  cause  pour  raison  d'estre 
n  content.  • 

2  Apostille  :  «  Mondit  seigneur  porvéra  vol- 
»    lenlier  énsuyanl  les  modérations  et  réforma- 


*   tions  sour  ce  faites.  »  ^ 

*  Apostille:  »  Mondit  seigneur  en. sera  cou- 

»  tent  que  le  siège  soit  remis  en  cesle  cité.  * 
^  Apostille  :   u  Mondit  seigneur  accorde  Tar- 

»   ticle ,  et  fera  pugnier  les  délinquans.  • 


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630 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


sei^jneur  ne  travillent  personnes  indeuemenl  et  hors  loy,  et  que  silz  usoient 
de  contraire,  comme  soventfoix  et  parci-devant  est  advenu ,  qu'il  y  soit  lele- 
ment  porveu  que  justice  puist  avoir  son  lieu  à  la  correxlion  et  pugnition  de 
lelx  officiers,  ainsi  que  mondil  seigneur  et  mesdits  seigneurs  les  estas  vieront 
estre  le  plus  expédient  *. 

X.  Item,  en  ensuyant  la  délibération  faite  dernièrement  par  lesdils  estas, 
lochant  ceulx  qui  au  moyen  des  guerres  puelent  estre  es  limittes  des  pays  de 
France  et  ailleurs,  que  mondit  seigneur  par  sa  grâce  et  miséricorde  les  con- 
sent et  accorde  de  pooir  retourneir  audit  pays  paisiblement ,  réserveit  que 
tele  rendrée  ou  revenue  ne  se  face  par  voye  de  fait  ou  hostilité  de  guerres , 
et  à  quoy  lesdits  supplians ,  quant  adont ,  voroient  mettre  toutte  diligence 
pour  y  sobvenir  et  résisleir.  et  de  contenu  dédit  article  soit  fait  aucun  cry  ou 
publication  ^,  affin  que  nulx  ne  puist  prendre  ignorance  '. 

XI.  Item,  et  pour  mieux  entretenir  paix  entre  lesdits  supplians  et  autres 
subjets  de  mondit  seigneur,  que  certain  cry  et  commandement  soit  fait  de 
l'auctoritéde  mondit  seigneur  et  à  son  de  trompe  ,  à  tele  paine  qu'il  lui  plaira, 
que  nulx  ne  reproche  ne  de  à  l'autre  quelque  injure  ou  vilonie.  tochant  le 
parti  qu'il  poroit  avoir  tenut  durant  les  guerres  *. 

XII.  Item  ,  et  affin  que  tousjours  lesdits  supplians  ayent  plus  d'affections 
envers  la  grâce  de  mondit  seigneur  et  en  faveur  de  piteil  et  miséricorde,  qu'il 
lui  plaist  d'ors  en  avant  faire  leveir  les  mains  des  bens  des  confiscations  de 
Bruystem  et  autrement ,  qui  par  ses  officiers  ou  ceulx  ausquelx  il  en  poroit 
avoir  fait  aucuns  don  ,  sont  esteit  jusques  à  ors  tenus  et  ocupeis  ;  et  qu'ilz  ne 
fuissent  pour  bin  de  paix  entendu  d  autres  conditions,  qui  ne  sont  les  autres 
bins  des  confiscations  ;  et  au  semblant  de  pluisseurs  héritaiges  qui ,  au  para- 
vaut  ladite  prise,  solloienty  estre  aisemences  et  communes  aux  inhabitans  de 
ladite  citeit  et  autres  bonnes  villes  dudit  pays ,  qui  comme  deseur  sont  par  les 
officiers  de  mondit  seigneur  tenus  et  occupeis ,  à  grand  préjudice  de  sesdits 
subjetz,  et  dont  la  grâce  de  mondit  seigneur  nat  gaires  de  proffit  ^. 


'  apostille  :  >•  Mondit  seigneur  vael  ung  cas- 
*  cun  traitier  par  droit  et  juvtice ,  comme  bon 
)>   prince ,  selon  que  le  ca«  le  requérat.  • 

^  On  lit  en  marge  :  7V<i  de  mettre  en  supposé  le  cry. 

^  y^postitle  :  «  Mondit  seigneur  accorde  Tar' 
n    ticle ,  comme  est  tocbiet.  » 


^  yÉposlille  :  •  Mondit  seigneur  vuet  que  ainsi 
»   sefaceelsurpainecapitaleauxcontrevenans.  • 

*  Apostille  :  «  Mondit  seigneur  désier  que 
0  messeigneurs  les  trois  estas  envoient  leurs  dé- 
>  puteis  par  devers  Ini  pour  communicquier 
»   sour  le  fait  et  manière  de  procédeir  oudit  ar- 


I 


ANALECTA  LEODIEjNSIA. 


631 


XIII.  Item ,  que  ceulx  qui  par  constraintc  ou  assiette  des  commis  aux  ven- 
ditions  des  héritages  confiskeis  et  dont  ilz  feroient  apparoir ,  aroient  achatteit 
aucuns  cens,  rentes  ,  héritaiges ,  minnes ,  parchons  de  fosse,  houttes  et  ustil- 
les,  eawes,  pesseries  ou  autres  bins  quelconques,  qu'il  plaise  à  mondit  très- 
redoublé  seigneur  d'en  faire  leveir  et  oisteir  les  mains ,  pour  d'ors  en  avant 
en  laissier  joyr  ceulx  ausquelx  lelx  bins  aroient  esteil  parlenans  ^ 

XIV.  Et  se  par  la  daulte  de  leursdils  achas ,  il  estoit  Iroveil  qu'ilz  euyssenl 
receu  les  deniers  de  leurdite  assiette ,  voir  compleit  ung  muy  de  spelle  Tune 
an  portant  l'autre  à  dix  aidans,  ilz  deveront  parmy  ce  estre  conlans  des  héri- 
tiers, se  dont  lelx  ensi  acquis  n'avoienl,  pour  avoir  lettres  de  leur  achat,  dé- 
bourseit  aucuns  deniers,  dont  ilz  deveroient  yestre  rembourseis  quant  il  en 
apparoil  par  l'ordonnance  des  commis  ad  ce  -. 

XV.  Item  ,  et  s'ilz  n'estoient  remboursez  comme  aucuns  qui  aroient  esteil 
des  derniers  assis  et  taxeis ,  que  ledit  remboursement ,  main  levée  préaKible- 
ment  desdis  bins ,  soit  fait  par  Tordinance  de  mondit  seigneur  et  mesdis  sei- 
gneurs les  commis  ^. 

XVI.  Item,  et  s'il  estoit  trouveit  que  aucuns  se  fuissent  avanchis  de  tireir 
par  devers  lesdits  commis  pour  leur  singuleir  proffit ,  et  sens  assiette  ou  or- 
donnance ilz  euyssenl  esteil  receus  à  achalteir  que  au  semblant .  moyenant 
qu'il  appeerl  de  leur  payement ,  qu'il  en  hostenl  leurs  mains  sans  riens  avoir 
et  ossi  sans  rins  restituer,  se  dont  il  n'apparoit  que  audeseur  de  leurs  achas 
ils  euissent  aucune  choese  receu  ,  ce  qu'ilz  seroient  quant  adont  tenus  rendre 
aux  héritiers,  à  l'ordonnance  des  commis  ^. 

XVII.  Item  ,  que  ceulx  qui  de  vollentei  se  seroient  boulleis  et  intruis  es 
bins  d'autruy,  sens  les  avoir  acheté,  qu'ilz  en  hostenl  leurs  mains  et  fâchent  des 
levées,  la  restitution  à  ceulx  ausquelx  il  en  poroit  appartenir.  Et  avvec  ce 
soient  mis  à  certaines  amendes  civilles  ,  pour  les  applicquer  au  boin  plaisir  de 
mondil  seigneur ,  soit  en  la  réfection  de  pont  des  arches  ou  autrement  aile 
ordinance  desdis  commis  ^. 

XVIII.  Item ,  et  que  au  semblant  soit  fait  et  useil  de  ceulx  qui  aroient  mis 
les  mains  à  maisons  d'autruy ,  qui  n  aroient  esteil  brûlées ,  et  que  au  préjudice 


»   ticle ,  espérant  de  y  telement  porveoir  et  con- 
»   dure  que   ung   chascun   aura  cause  d'eslre 
M  content.  » 
'  Apostille  :  «  Fiai.  » 


-  Apostille  :  «  Fiat.  • 

3  Apostille  :  •  Fiat.  » 

^  apostille  :  a  Fiat.  • 

•^  Apostille  :  «■.  Fiat,  n 


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ANALECTA  LEODÏENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


633 


des  hii-tiers  les  avoient  rompus  de  fait,  en  apporteit  les  boix  pour  mellre  en 
autres  lieux  ou  les  vendre  et  faire  leurs  prolfis  *. 

XIX.  Item,  et  s'aucuns  avoient ,  en  faisant  achas  desdis  hirtaiges ,  abusé  les 
commis  en  prunant  ung  bonier  de  terre .  preit  ou  jardin ,  à  mendre  pris  qu'il 
ne  vaeroit ,  que  telx  achatteurs  fuissent  tenus  de  rendre  à  ceulx  ausquelx  il  en 
appartenroit ,  l'outre  plus  des  proffis  que  leveit  en  aroient  audeseur  de  la  spé- 
cification ,  déclaration  de  leurdit  acbat  et  pour  leurdit  abut  en  amende  civille , 
à  l'ordonnance  de  mondit  seigneur,  en  la  manière  dicte  *. 

XX.  Item  ,  et  s'il  y  avoit  aucuns  que  pour  recouvreir  les  deniers  des  som- 
mes de  leurdite  assitte  eussent  esteit  constrains  vendre  leurs  propre  hirtaiges  , 
et  en  fait  œvres  de  loy,  qu'il  plaist  à  mondit  seigneur  telx  vendeurs  accordeir 
reschosse  ^  ung  an  entier  après  les  ordonnances  départ  mondit  seigneur 
conclutte  *. 

XXI.  Item,  s'il  y  avoit  aucuns  qui  après  leursdis  achas  euyssent  obtenu 
greit  des  hirtiers  ,  et  que  pour  tel  greit  avoir ,  ilz  eussent  encor  exposé  aucuns 
deniers,  qu'il  plaise  mondit  seigneur  consentir  que  telx  héritiers  dedens  l'an , 
comme  dit  est,  puissent,  parmy  rendant  les  deniers  que  receu  en  aroient,  par- 
venir à  reschosse  de  leurs  hirtaiges  ^. 

XXII.  Item,  et  s'aucuns  ainsi  ayant  achatté  avoient  fait  édiFiier ,  se  ceulx 
ausquelx  telx  hirtaiges  poroient  appartenir  ou  leurs  proismes  y  voloient  re- 
tourner fuissent  tenus  de  rendre  lesdites  réfections  par  l'ordinance  desdits 
commis ,  moyennant  que  telx  édifices  ne  fuissent  faites  inutilles ,  et  pour  pri- 
veir  le  proisme  de  non  y  povoir  revenir  ^. 

XXIII.  Item,  que  ceulx  qui  auroient  gardez  maisons  d'autruy  de  feu  ou 
d'aultre  inconvénient ,  et  ilz  en  euyssent  payé  aulcuns  deniers ,  que  ilz  en  soient 
remboursez  ^. 


'  Apottille  :  o  Choeses  Iransportées  Jemeur- 

ront  en  estât  tele  quelle  sont  de  présent.  • 

"^  Apottille  :  u  Juste  calculalion  soit  faite  et 

le  supérexcressence  converty  par  Tordonnance 

de  mondit  seigneur  et  de  ses  estas  au  profiRt 

du  bin  publicque.  • 

■*  Hetchosse ,  rescousse. 

*  Apottille:  «  Mondit  seigneur  en  est  content. 

Ainsi  signé  :  JHorelle.  » 

^  Apostille  ;  »  Mondit  seigneur  accorde  Fan 


de  reschosse,  nantissement  fait,  assavoir  que 
le  possesseur  estant  au  présent  demeurra  en  sa 
possession  jusques  à  ce  qu'il  avéra  esté  par  le 
resGovant  remboursé  ,  et  dedens  Tan.  Autre- 
ment ,  ledit  an  eipireit ,  ledit  rescovant  sera 
privé  de  ladite  reschosse.  • 
*  Apostille  :  -  Fiat  ,  par  ledict  des  voir-jn- 
reis.  » 

^  Apostille  :  «  L'article  est  raisonnable  et  l'ac- 
corde icelui  seigneur.  • 


XXIV.  Item,  et  au  semblant,  s'aulcuns  avoient  prins  places  pour  les  diex 
couronnes  ,  et  y  faict  édiffier,  se  les  héritiers  y  vueillent  revenir ,  soient  tenus 
de  rembourser  à  l'acquesteur  ses  despens  et  missions  des  édifices,  par  l'ordi- 
nance de  mesdis  seigneurs ,  porveu  comme  dit  est,  que  les  édifices  ne  fuissent 
inutilles ,  défalkeit  préalablement  le  proffit  qu'ilz  pourroient  avoir  heu ,  en 
tant  moins  des  sommes  à  quoy  seroient  taxez  telz  édifices  *. 

XXV.  Item ,  et  pour  ce  que  les  places  estantes  de  présent  en  ruyne  en  la- 
dicte  cité  meuvent  et  sont  tenues  de  pluisseurs  personnes ,  afin  d'éviter  toutes 
malères  de  piocès  et  différens  qui  à  cesle  cause  porroient  susciter  entre  les 
treffonsiers,  et  d'ors  en  avant  ladite  cité  soy  puist  plus  légièrement  rédifier, 
semble  ausdis  supplians  (saiilf  la  correction  mondit  seigneur)  qu'il  soit  bin 
nécessaire  d  y  porveoir,  et  tellement  que  qui  y  vora  faire  rédifier  pour  le  sien 
préserver,  soit  premier,  moyen  ou  dernier  lausageur  ',  sache  comment  il  soy 
devera  conduire  soit  de  tenir  ledit  hérilaige,  après  son  édiffice  faict,  ung  terme 
d'années  sans  rien  payer ,  ou  à  demy  treffon  une  bonne  espausce  de  temps ., 
selon  la  quantité  ou  la  valleur  de  l'édiffice  que  fait  y  aroit,  ou  autrement, 
ainsy  que  mondil  seigneur  viera  au  fait  appartenir  '. 

XXVI .  Item ,  et  pour  ce  que  durant  les  guerres ,  et  jusques  à  ors  les  officiers 
de  feu  monseigneur  le  duc  se  sont  avanchy ,  sur  ombre  de  confiskalions,  dons 
d'icelui  seigneur  ou  autrement,  de  mettre  les  mains  aux  bins,  rentes  et  reve- 
nues que  pluisseurs  desdits  supplians  et  autres  inhabitans  du  pays  mondil 
seigneur  ont  es  pays  et  seigneuries  d'icelui  feu  seigneur,  et  lesqueles  ils 
retinent  encor  aujourd'hui  sens  en  volloir  osleir  les  mains,  qu'il  plaise  à 
mondit  Irès-redoubté  seigneur  telement  besongnier  envers  madamoiselle  de 
Bourgongne  sa  cusinne,  comme  duchesse  et  dame  desdits  pays,  que  lesdits 
supplians  et  autres  subgets  de  ses  pays  puissent  retourneir  à  la  joyssance  de 
leursdils  bins,  et  que  de  son  auclorité  main  levée  en  soit  d'ors  en  avant 
faite  *. 


I   Apostille  :  *  Fiat ,  moiennant  que  la  rescosse 

■  cl  remboursement  se  Tache  en  dedens  Tan  tant 

■  desdix  couronnes  ,  comme  du  remiudrement 
•   et  par  l'advis  des  voir-jureis.  * 

3  Un  autre  texte  porte  lausaiyeur. 
3  Apostille  :  «  Pour  ce    que   la    matère  est 
»   grande  et  toche  pluisseurs  personnes  tant  ec- 


0  clésiaslicques  comme  autres ,  mondit  seigneur 
;»  vuet  qu'il  y  soit  advisé  et  porvéu  par  luy  et 
»   ses  commis.  » 

*  Apostille  :  u  Mondit  seigneur  y  fera  en  la 

•  faveur  des  supplians  tout  ce  que  bonnement 

•  possible  lui  sera.  • 


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634 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


XXVÏI.  Item,  et  veu  la  grande  poevreleit  et  nécessité  desdits  supplians, 
ayant  regart  mesraement  aux  tailles,  impositions  et  aiilres  subventions,  qu'il 
leur  a  covenu  jusques  à  ors,  en  espécial  encor  à  présent,  le  course  des  ga- 
belles en  ladicte  citeitet  banlieu  ,  etsens  comparation,  sont  au  plus  haull  prins 
qu'elles  n'ont  esleit  parci-devant ,  qu'il  plaise  à  la  grâce  de  raondit  très-re- 
doubté  seigneur,  ayant  compassion  des  poevres,  ses  subgés  deschargier  et 
son  poevre  pays  desdites  gabelles ,  et  que  au  sorplus  ceulx  qui  par  ci-devant 
ont  esleit  commis  à  les  recevoir  et  leveir  en  soient  tenus  rendre  bon  et  juste 
compte ,  et  au  semblan  des  assiette  et  compositsons  faites  oudit  pays ,  et  les- 
dits  supplians  espéroient  que,  le  tout  veu  et  la  vérité sceue,  Ion  Irovera  qu'ilz 
ont  asseis  payé,  que  les  sommes  dont  ilz  puelent  avoir  tenu  compte  ne  por- 
tent. Et  s'il  est  trové  après  lesdits  compte  rendu  ,  qu'il  soit  de  nécessité  mondit 
seigneur  d'avoir  aucunes  sommes,  soit  pour  les  réfections  des  murailles  , 
pont  des  arches,  acquittement  des  pensions  des  églises  ou  en  autres  despens, 
lesdits  supplians  y  voidront  condeschendre  à  leur  léal  povoir,  et  par  l'ordi- 
nance  de  mondit  seigneur  des  trois  estas  de  sondit  pays  ^. 

XXVIII.  Item,  et  pour  préserver  aux  grands  périlz,  qui  journelemeut 
avynnent  sour  la  rivière  de  Meuse  .  à  cause  de  la  rotture  du  pont  des  arches  , 
et  affin  que  marchandiese  aient  son  course  en  ladite  cité,  ossi  pour  le  bien 
comun  et  publicquement  de  tout  le  pays  en  général ,  il  plaise  à  mondit  sei- 
gneur, le  plus  breffque  faire  se  pora,  d'y  porveoir  et  remédier,  telement  que 
ledit  pont  soit  aucunement  pour  commenchement  rais  en  esta  pour  y  passeir 
ségur  de  piet  et  de  cheval  *. 

XXIX.  Item  ,  désirent  lesdits  supplians ,  pour  éviter  plus  grands  périlz  et 
dangiers,  que  ceulx  qui  par  grand  diligence  ont  aidiet  troveir  la  manière  d'en- 
frendre  la  jurisdiction  de  mondit  très-redoubté  seigneur,  et  au  semblau 
ceulx  tant  spirituelx  comme  temporelx,  qui  lesdits  poevres  supplians  et  autres 
subgets  de  mondit  seigneur  ont  ad  ce  tenir  en  grand  subjection  et  pouvreté  , 
qu'ils  se  vuillenl,  sour  bin  de  paix  et  pour  éviteir  la  challeur  de  peuple,  ab- 
sentir  hors  de  pays,  pourquoy  nulle  challeur  ne  se  face  contre  eulx.  comme 


1  jéposttlk  :  ■  Mondit  seigoftir  est  content 
n  que  mesdits  seigneurs  des  troix  estas  donnent 
"  et  baillent  leurs  députez  pour,  en  ce  qui  tou- 
»  che  ce  présent  article  ,  communiquier  avvec 
>   lui  et  son  conseil ,  affin  que  par  une  accord 


moiien  soit  troré  d*yestreapointiet  et  porréu, 
en  la  meilleur  manière  que  faire  se  pourra,  r 
-  Apostille  :  «  Mondit  seigneur  fera  porveoir 
comme  dessus.  • 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


635 


en  autres  pays  maixhissans  l'on  a  veu  advenir ,  ou  autrement  que  mondit 
seigneur  y  met  tele  provision  que  ce  soit  exemple  à  tous  autres,  et  que  le 
poevre  pays  puist  d'ors  en  avant  abondeir  en  paix  et  prospérités  *. 

XXX.  Item,  et  se  en  ceste  présente  requeste ,  ilz  avoient  aucune  choese 
oblié  qui  polsisse  y  estre  à  l'honneur  de  Diu  et  de  leur  prince  et  aussi  Diu 
sauble  et  profiitauble  au  bin  comon  et  utilité  dédits  pays  en  général ,  alten- 
dut  que  pluisseurs  iceulx  ont  plus  grand  cognoissance  que  ung  seul  mes- 
mement  des  gens  de  si  gros  et  ruddes  entendement ,  comme  ilz  sont ,  sup- 
plient très- humblement  qu'il  vous  plaist  d'y  démostreir  vostre  prudence  et 
bonté ,  en  confirmant  comme  ung  des  membres  des  troix  estas ,  vostre  vol- 
lenté ,  et  avvec  le  leur ,  en  priant  et  sollicitant  de  tout  vostre  pooir  la  grâce 
de  mondit  seigneur,  qu'il  se  vuille  ausdits  articles  et  autres  que  adjosteir  y 
poreis,  consentir  et  accordeir,  en  les  advertissant  le  plus  brieflFque  faire  se  porra 
de  vostre  opinion  et  comment  vous  y  voidreis  conduire,  affin  que,  pour 
prendre  trop  longe  dilation  ou  volloirdissimuleir,  plus  grands  dangiers  n'aven- 
gnent ,  auquel  ont  tousjours  porveu  et  vuelent  encor  faire  de  tout  leur  pooir  *. 

Archives  de  la  province  de  Liège ,  grand  greffe  des  échevins , 
registre  n°  i^O,ca$e  13.  —  Foyez  aussi  le  registre  258  ibid. 


LXXI. 

TOUCHANT   LE    RESTAUBLISSEHENT    DES   MAISTRES   DE    LA  CITÉ    DE    LIÈGE  .    FAICTE    l'aN    MIL 

CCCC  LXXVII,    LE  19  AVRIL. 


Protestation. 

Sabmedi  xix«  jour  du  moix  d'apvril  l'an  XIIIIc  LXXVII ,  à  l'eur  de  ix  heu- 
res de  matin  ou  environ ,  fut ,  en  la  présence  de  plussieurs  de  messieurs  des 


•  Apostille  :  «  Déclarent  ces  supplians  ledit 
»  article  plus  amplement  et  overtemeot  pour, 
>  par  Tadvis  de  son  conseil  et  de  messeigneurs 
»  de  ses  estas,  y  donneir  tele  provision  qu'il  ap- 
»    parliendra  par  raison.  •> 

2  Apostille  :  «  Sur  lesquels  articles  ensi  ac- 


»  cordeis ,  mondit  seigneur  n'entent  aucunement 
»  préjudiciier  à  sa  haulteur  et  seignorie  ne  au 
»  contenu  de  la  sentence  donnée  à  son  proffit  et 
»  de  son  église  par  notre  saint  père  le  pape , 
s   mais  icelle  entretenir  selon  sa  fourme  et  te- 


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636 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


637 


I  : 


trois  estais  des  pays  de  Liège  el  de  Looz ,  assemblez  et  aggrëgez  ou  vénérable 
chapitre  de  Liège ,  leute  de  mot  à  mot  la  sentence  apostolicque ,  donnée  et 
proniincée  à  Rome,  par  nostre-sainl  père  Paulus,  pape  second,  entre  révé- 
rend père  en  Dieu,  hault  et  puissant  prince  raons^  Louys  de  Bourbon ,  éves- 
quede  Liège,  et  ses  subjets,  laquelle  estoit  en  latin,  el  pour  ceste  cause  fut 
la  plus  parle  du  contenu  en  icelle  dèclairé  en  français ,  par  messeigneurs  là- 
prèsens  ^ ,  tellement  que  l'efiFect  des  poincis ,  dont  pouvoil  sourdre  diffèrent , 
fut  assez  entendu  ,  et  ce  fait  incontinent  el  sans  dèlay ,  assavoir  :  à  l'heure  de 
diex  heures  dudiljour ,  immédiat  lesdils  députez  se  transportarent  pardevant 
mons"^  en  son  palaix  èpiscopale ,  el  là-endroit ,  ceulx  de  la  cité  firent  prières 
et  supplications  bien  humbles  à  mondil  seigneur  ,  que  pour  les  causes  el  rai- 
sons par  eulx  humblement  remonstrées,  elaffin  qu'on  peusl  de  tant  mieulx, 
el  d'un  commun  accord  pourveoir  aux  affaires  du  pays,  le  plaisir  de  mondit 
seigneur  fusl  accorder  el  consentir  qu'en  sadicle  cité  peuissenl  eslre  faicU 
choisis  et  esleus  maislres  et  jurez ,    etc.  El  tout  semblablement  fut  prié  et 
supplié,  pour  la  parle  du  vénérable  chapitre  parles  présens  à  ce,  ensemble 
par  messire  Guillaume  d'Arenbergh,  et  par  autres  messieurs  les  nobles,  par  les 
bailly  et  gens  du  conseil  el  autres,  tant  des  bonnes  villes,  que  desdils  estais  en 
général.  Ouyes  lesquelles  supplications ,  mondil  seigneur  fil  plusieurs  belles 
el  grandes  remonstrances  dèclaratoires  des  causes  el  raisons,  pour  lesquelles 
les  inconvéniens  el  guerres  passées  estoienl  survenues ,  affin  que  provision  y 
fuisse  mise  pour  le  temps  futur,  déclarant  que  tout  son  désir  esloit  de  vivre 
en  paix  avec  son  peuple  se  à  lui  lenoil.  Et  si  protesta  par  exprès  de  rien  voul- 
loir  accorder ,  rendre  ou  consentir  au  préjudice  de  ladite  sentence  apostolic- 
que, ne  au  contraire  du  contenu  de  ce  que  lui  pouvoil  eslre  adjugé  par  icelle. 
Et  moyennant  ce  et  non  aullrement,  mondit  seigneur  rendit  el  accorda  aus- 
dits  supplians  congié,  pouvoir,  licence  etauclorilé,  de  faire,  choisir  el  eslir 
lesdils  maislres  el  jurez,  sauve  tousjours,  comme  dit  est,  ladite  sentence 
laquelle  il  désiroit  et  dèclaroit  volloir  eslre  inviolablement  observée  el  gardée, 
par  tous  ses  subgets  prèsens  et  futurs,  ce  que  lesdils  de  la  cité  acceptarenl, 
rendans  grandes  grâces  el  promettans  ainsi  le  faire  et  observer,  et  eslre  bons 
▼raies  et  loyaulx  subjecls.  Et  mondil  seigneur  leur  promist,  s'ainsi  le  faisoienl, 
eslre  bon  et  léal  seigneur.  El  commanda  mondil  seigneur  eslre  faicle  desdites 

*  Voycx  ci-dessous  p.  639. 


protestations  note  pour  le  temps  futur.  Présens  à  tout  ce  que  dit  est  pour 
la  parle  de  la  vénérable  église  Jean  de  Humières .  doyen  el  prèvosl  de  Fosses , 
maislre  Herman  d'Odeur ,  chancellier  archidiacre  de  Famenne  el  prèvosl  de 
Sainl-Denys,  messire  Arnoul  de  Hamal ,  seigneur  de  Werfezées ,  chantre 
prèvosl  de  Sainl-Pol,  messire  Godenoul  d'Odeur,  escolaslre  el  prévost  de 
Saint-Piere  de  Liège,  maislre  Jean  de  Chesne ,  tous  chanoines  de  Liège  ;  pour 
la  parte  de  messieurs  les  nobles,  messire  Guilleame  d'Arenberch,  seig»^  d'Ay- 
gremonlet  de  Seraing-le-Chasteau ,  ad  voué  de  Hesbaing,  messire  Arnoul  de 
Corswareme ,  seigneur  de  Nyel ,  messire  Guilleame  ,  seig^  de  Horion ,  cheva- 
liers, Joesse  de  Coelen,  seig^  de  Duras,  messire  Quinlin  de  Thuyn,  oussi 
chevalier.  Et  pour  la  parte  des  autres  en  général ,  messire  Jacques  de  Moreal- 
mez,  seigr  de  Landellins  et  de  Marchenhoven ,  eschevin  de  Liège,  messire 
Jean  de  la  Boverie,  chevalier,  Gérard  Toullel,  Joris  d'Orvaux,  avec  autre 
grand  nombre  de  notables  gens  el  bons  bourgeoix.  Ainsi  subsigné  :  Desquelles 
remonstrances  el  protestations  mondit  seigneur  commanda  par  exprès  eslre 
faicle  nolle  à  moy  J.  de  Platea. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège ,  n»  188 ,  p.  175. 


LXXII. 

DONATIO  PENSIONIS  PER  LUDOVICUM  BORBONiUM  FACTA  ,  DIE  30  APRILIS  1477  ,   IN 

FAVOREM  MATHIAE  DE  CANES. 


In  nomine  Domini  Amen.  Per  hoc  praesens  publicum  instrumentum  cunc- 
tis  pateal  evidenter,  quod  anno  a  nalivitale  ejusdem  Domini  millesimo  qua- 
dringentesirao  sepluagesimo  septimo,  indiclione  décima,  mensis  apriHs  die 
ultima ,  hora  décima  ante  meridiem  aul  circiler ,  ponlificalus  sanctissimi  in 
Christo  palris  el  domini  nostri  domini  Sixti ,  divina  providenlia  papae  quarti , 
anno  sexto ,  reverendissimus  in  Christo  pater  el  dominus  nosler  dominus 
Ludovicus  de  Bourbon,  Dei  et  aposlolicae  sedis  gratia  episcopus  Leodiensis, 
in  mei  nolarii  publici  et  lestium  subscriptorum ,  ad  hoc  vocatorum  spe- 


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638 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


639 


cialiter  et  rogatorum  ,  praesentia^  personaliter  conslitulus  uoii  vi  ,  melu 
dolo  aul  aliqua  sinislra  machiiiatione  iiiductus  aul  seductus,  sed  sua  libéra 
et  sponianea  voluntalcac  ex  certa  sua  scientia  et  animo  praemeditato  ,  atque 
in  recompensam  plurium  serviliorum,  sibi  per  venerabilein  quoodam  do- 
mioum  et  ma(jistrum  Richardum  de  Tronciilon  ,  utriusque  juris  dum  vi- 
▼eret  doetorera,  canonicum  Leodienseiu  et  ejus  Bdelem  consiliarium,  ileratis 
yicibus  fideliter  inipensorum  * ,  dédit  pure  et  simpliciter  et  donavil  ac  as- 
siguavit  honesto  viro  et  discrète  domino  Malhiae  de  Canes,  presbytero 
Senonensis  dioecesis ,  fralri  dum  viveret  naturali  et  legitinio  antefati  quon- 
dam  domini  et  ma^rislri  Richardi  ,  quinquaginla  florenos  renenses ,  com- 
munes mercatoriales ,  viginti  scilicet  sluferis  Bur^roudiae  communibus  pro 
quolibet  eorumdem  florenorum  computatis ,  per  eumdem  dominum  Mathiam 
annis  singulis,  quamdiu  vixerit  et  non  ultra,  de  et  ex  illis  non  nullis  cen- 
tura  florenis  rbenensibus  annui  et  haereditarii  redimibilis  census  seu  red- 
ditus per  dictum  quondam  dominum  et  majjistrum  Richardum,  dum  adhuc 
viveret ,  erga  religiosos  ac  reverendum  palrem  dominum  abbalem  et  con- 
ventum  monasterii  sancti  Trudonis  dictae  Leodiensis  dioecesis  emplis  et 
sibi  acquisitis,  et  pro  nunc  sibi  reverendissimo  in  Christo  patri  et  domino 
nostro  domino  episcopo  Leodiensi  competenlibus,  et  debitis  infia  primum 
diem  mensis  augusti ,  et  primum  diem  mensis  februarii  cujusiibet  annoruni 
hujusmodi  medietatem  habendis,  percipiendis  et  levandis  :  mandans  expresse 
et  volens  idem  reverendissimus  dominus  noster  episcopus ,  talismodi  quin- 
quaginta  florenos  rhenenses,  eidem  domino  Mathiae  praesenti  et  praemissa 
acceptanti  annis  singulis  et  terminis  praenarratis ,  illiusque  procuratori  seu 
receptori ,  per  eum  ad  praetaclos  centum  florenos  rhenenses,  ejus  nomine 
percipiendos  et  levandos  constiluto,  exsolvi  realiter  et  deliberari ,  dolo  et 
fraude  seclusis.  Super  quibus  praemissis  omnibus  et  singulis  antefati  re- 
verendissimus dominus  noster  dominus  Ludovicus  episcopus,  et  dominus 


'  Richartliis  de  Tronciilon ,  dioecesis  Senonen- 
sis presbyler ,  a  consiliis  academiae  Lovaniensis 
jam  inde  ab  inilio  anni  1450,  anno  autem  1454 
consiliarius  sanctioris  consilii  Philippi  Boni,  du- 
cis  Burgundiae ,  juris  utriusque  licentiatus,  erat 
anno  1463  canonicus  Leodiensis,  et  Ludovici 
Borbooii  vicarius  generalis   iu    spiritualibus  et 


temporalibus.  Anno  1471  die  15  octobris  laa- 
ream  doctoraleoi  in  utroque  jure  Lovanii  sus- 
cepit ,  cui  soleoinitali  interluit  Ludovicus  Bor- 
bonius.  Ricbanlum  a  Wilhelmo  Arenbergio  , 
anno  1474  misère  accisum  l'uisse,  narrât  Johan- 
nés  de  Lo»,  supra  p.  71,  Cfr.  Cbapeafille, 
ton.  III ,  p.  189. 


Mathias ,  et  quaevis  ipsorum  pro  se  ipsis  a  me  notario  publico  infra  scripto 
fîeripetiveruntinstrumentumunum  publicum  sive  plura  publica  instrumenta. 

archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  l'ancientie 
cathédrale  de  Saint- Lambert ,  n"  111  f^  51  verso. 


LXXIII. 

MISE  EN  GARDE  DE  LOIS  DE  LA  BULLE  DE  PAUL  H  ,   DU  ^3  DÉCEMBRE  1465  ,   FAITE 

LE  24  MAI   1477   ». 


L'an  de  la  nativité  Nostre-Seigneur  Jhésu-Crist  mil  IIII'^  LXXVII ,  le  nuyt 
du  chincquemme  qui  fut  le  xxiiii^  jour  de  may  -,  fut  la  sentence  de  nostre 
très-saint  père  le  pape ,  qui  estoit  translatée  de  latin  ^  en  franchoix  mise  en  le 
warde  de  nous ,  les  esquevins  de  Liège ,  par  mons»^  Guilleame  d'Arenberch , 
seigneur  d'Aigremont  et  de  Seraing-le-Chestia  ,  voeit  de  Hesbaing ,  chevalier, 
souvrain  mayeur  de  Liège ,  à  la  requeste  de  messire  Jehan ,  seigneur  de  la 
Vaul ,  chevalier,  et  Henri  de  Hemmericourt,  maistres  d'hosteil  de  notredit 
très-redoublè  seigneur,  ayant  carge  de  part  la  grâce  de  noslredit  très-re- 
doubtè  seigneur  de  ce  faire  fère ,  comme  ilz  nous  exposarent ,  et  de  laquele 
sentence ,  ensi  que  translatée  estoit  et  apportée  pardevant  nous ,  comme  dit 
est ,  le  tenure  s'ensiet  cy-endroit  : 

Copie  de  la  sentence  apo8tolicqu£ ,  pronuncic  à  Rome  par  le  pape  Paulus  II, 
sur  les  différenê  lors  estons  entre  monseigneur  Loi/s  de  Bourbon ^  e'vesque  de 
Liège,  et  ses  subjectz,  traduicte  de  latin  en  franchoix. 

«  Paclus  episcopus,  servus  servorum  Dei,  a  chose  de  perpètuele  mémoire. 
La  solicitude  et  curre  pastorale,  divinement  à  nous  sur  touttes  nation  de  peuple 

*  Voyez  de  Gerlache ,  p.  166.  vin»  esté  reslabli,  comme  on  trouvera  en   re- 

2  On  lit  au  bas  de  la  page  :  «  Nota  que  ad  cely      gistrc  authentike  sour  c  iiii"  et  ung  foillus.  » 
miesine  jour  avoir  le  siège  des  mayeur  et  esche-  ^  Voyez  le  texte  original,  p.  54â. 


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640 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


cristien  injoincte,  iiousconstiaintà  vilierpour  le  salul  des  fidèles ,  affin  déyiler 
leurs  p<:.r,lz  et  osier  les  escandies.  Comme  la  dure  commotion  des  Irès-priefz 
differens  et  divisions  entre  noz  ehiers  filz  Loys,  esleu  de  Liège  d'une  part    et 
les  maislres ,  citoyens ,  eschevins ,  bourgmaistres ,  recteurs  jurez ,  et  les  com- 
munes de  la  cité  de  Liège,  des  villes  de  Tongres  et  de  Saintron,  pays  de 
L.ege,  avec  ceulx  de  Loz-le-Chasteau ,  Hassell,  Beringen,  Eyck,  StLkem , 
Brede ,  Herck,  de  la  conté  de  Loz ,  ensamble  daultres  lieux  à  eulx  prochains 
avec  tous  et  smguliers  leurs  consors ,  en  ce  différent  daultre ,  euisscnt  si  sou- 
vent esme»  et  puUé  le  couraige  de  très-eureuse  rccordation,  Pius,  pape  le 
second ,  nostre  prédécesseur,  que ,  pour  pluseurs  et  divers  excès  ausdits  lieux 
perpètres,  Imlerdicl  euist  èsditecité,  villes  et  lieux,  par  ordinaire  auetorité 
<Jud.t  esleu  premièrement  et  successivement  par  laposlolicque  esté  mis    et 
par  aulcun  tamps  observé,  et  duquel  interdict  apostolicque  fut  appelle  audit 
».egeaposlol.cque;  icelluy  prédécesseur,  non  immémoralif  quelz  discrimes 
les  discordes  engenrées  entre  les  princes  et  subjectz  euisscnt  aporté ,  et  con- 
voitant pourveoir  que  ladite  cité  de  Liège  et  pais  fuissent  par  appaisente- 
ment  desdits  differens  duictes  et  heureusement  régées,  de  toutte  miysance 
préservées,  et  que  accroisire  et  piouffiler  puissent  en  leurs  désirs ,  euist  envoyé 
chier  filz  Pierre ,  esleu  de  Thirasonne ,  audileur  pour  lors  des  causes  du  pal- 
lais  apostolicque ,  de  la  foy  et  probité  duquel  très-fort  se  confioit  et  non  sans 
"rJ.L'îrl'rtie,''' «»"'«'  «ffin  de  sïnformer,  et  de  tant  qu'il  |H)ulroit  complaner  et  rester  la- 
dites discordes  et  differens,  et  relaxer  ledit  interdict,  soubz  certaines  manières 
et  formes  par  ledit  prédécesseur  à  luy  données  en  certaines  instructions 
soubz  lannel  du  piscaleur,  ou  auUremcnt  pour  oyr  et  référer  la  cause  en 
justice.  Et  combien  que  ledit  Pierre  efforcé  se  soit  premièrement  de  induire 
et  esroovoir  par  moyens  divers  lesdiles  partyes  à  condition  et  transquilité  de 
paix ,  toutesfois  pour  les  turbations  et  empêchemens  du  mauvaiz  séminateur 
'"r™'u':^U*t;'l''  <<i*corde,  annemi  de  l'umain  linaige,  riens  n'a  poullu  prouffiler,  ains  a 
r.r...  convenu  les  causes  desdites  dissenlions  tiaicter  au  pais  par  vray  pois  et  ba- 

lance. En  quoy  comme  tout  les  maislres  de  la  cité,  eschevins ,  burgmaistres , 
gouverneurs  jurez ,  comme  les  communaultez  et  aullres  susdits  consors  dudit 
";«'.%;"TitC  P'"''*^^*  '  *"''""*««  ft'issent,  tant  par  lettres  comme  par  juremens ,  à  la  juridic- 
tion du  siège  apostolicque ,  ils  obtinrent  ledit  interdict  estre  relaxé  avec  abso- 
'°or;l?"l:,tfïS'""°"  *•«»  ««"'"■•^  ecclésiasticques ,  desquelles  ilz  estoienl  entrelachiés.  Les- 
«..„„.  quelles  choses  ainsi  faicte»,  ledit  Pierre ,  esleu  de  Tirasonne ,  oy  judiciarement 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


641 


instruit. 


ment  terme  fut  pré- 
cité aux  partyesi  pour 


par  vertu  de  sa  commission  la  cause  entre  lesdict  parties ,  et  si  instruisi  le  pro- 
cès, et  puis  après  observation  tant  des  termes  substantiaulx  comme  daultres 
occurens  et  singulièrement  des  nécessaires  ,  selloncq  la  nature  de  ladite  cause, 
observé  ce  qui  faisoit  à  observer  par  lesdiles  partyes,  et  le  tout  deutement  ins-  comment  ic  procè»  fui 
Iruit  par  ledit  Pierre,  esleu ,  icelny  Pierre  esleu,  la  cause  desattemptas  pour 
la  part  dudit  Loys  esleu  iniroduicte  pardevant  luy  premièrement  et  au  pays 
sententialement et  deutement  terminée,  préfixa  certain  terme  péremptoireaus- 
diles  partyes,  ou  vraysemblablement  à  leurs  procureurs  ou  sindicques,  pour 
comparoir  à  Rome,  avec  mandement. souffissant,  ou  là  la  court  de  Rome  seroitcom 
pour  le  temps,  pardevant  le  pontifical  de  Rome  ou  pardevant  tel  ou  telz  à  qui  comparoiriRomc' 
ou  ausqueiz  icelluy  pontificat  coinmetleroit  l'expédition  et  adujinistration  de 
la  justice  d'icelle. 

»  Et  puis  après  ce  que  ledit  Pius  avoil  payé  comme  il  plaisoil  à  Dieu  le  cours 
de  nature,  et  nous  estons  par  le  disposition  divine  acceptez  à  la  souveraineté 
apostolicque,  ledit  Pierre  esleu  ,  avec  ledit  procès  instruit,  et  oiissy  les  ora- 
teurs desdicles  partyes  ,  relournans  pardevers  nous ,  au  terme  qui  préfixé  leur 
estoit  par  ledit  I*ierre  esleu ,  et  iceulx  d'une  part  el  daultre  plainement  oys 
et  bien  entendus,  différammes  l'expédition  de  ladite  cause  par  noz  lettres  apos- 
tolicques ,  sur  espérance  de  bonne  concorde ,  pour  quatre  mois  ,  injoindanl  ce  du   <idiay  de  qu.ire 

i,.j.  .  ,  »,'.,.  mois  .<ur  espérance  de 

nonobstant  ausdites  partyes,  que  se  accorder  ne  se  pooyent  dedens  ledicte  concorde. 
terme,  icelluy  passé,  ilz  comparussent  par  leurs  procureurs  lég^itimement 
constitués  vers  le  siège  apostolicque,  affin  de  faire  ladite  concorde,  ou  se 
faire  ne  se  pooit ,  pour  ladite  cause  eî  procès  continuer  et  totalement  finer. 
Cerliftiant  icelles  que  ledit  terme  passé  et  nonobstant  leur  absence,  nous,  à 
la  pétition  et  instance  de  la  partye  comparant  et  justice  demandant,  procé- 
drions,  justice  devant  mise  en  ladicte  cause  et  procès  jusques  à  ladite  sen- 
tence oyr,  admonestant  iceulx  par  nosdites  lettres,  et  les  citant,  décernant 
et  déclarant  nulle  autre  de  ce  jour  en  avant  citation  ou  monition  estre  né- 
cessaire. Et  ce  nonobstant,  deffendimes  ausdites  partyes  sur  payne  d'excom- Inllibilionfaiclcauxpa^- 
«•  «I»  ••  n-ii-  !•  •11/».  Il"  tvcs  de  non  altemptcr 

munication ,  anatliematisation ,  d  mderdict  et  de  cmcquante  mille  flonns  d  or  s'urpaine ,  etc. 
de  la  chambre  à  convertir  au  subside  de  nostre  foy  à  l'encontre  des  infidèles, 
que  nulle  desdites  partyes  présumast  aulcune  chose  attempter  à  préjudice  de 
l'autre,  et  se  aultrement  se  faisoit,  nous  décernions  dès  maintenant  ce  de  nulle 
valleur,  ainsi  qu'il  est  plus  au  plain  contenu  en  certaines  noz  lettres  pour  lors 
envoyés  ou  consistoire  secret  de  noz  vénérables  frères  les  cardinaulx  de  la 

81 


I» 


64J 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Touchant  l'intrus. 


sainte  église  romaine,  aux  orateurs  desdiles  parlyes,  bailliez  en  la  présence 
de  nous  et  d'aulcuns  channones  de  Liège  ,  messagiers  envoyés  pour  la  part  du 
clergié  de  Liège.  Toulesfois  pour  ce  que  informé  nous  sommes  par  relation 
digne  de  foy  et  que  l'évidence  du  fait  le  démonstre ,  lesdiU  maistres  de  la 
cité,  eschevins,  bourgmaislres ,  gouverneurs,  jurez  et  communaultez  et  les 
aultres  desusdits  consors  de  ladite  cause,  après  Tacceptation  dudit  mande- 
Le.  prom««M  non  ob- ment ,  Hc  Tont  point  observé,  laquelle  chose  leurs  orateurs  avoient  promis, 
ains  contempnés  par  iceulx  les  manderaens  apostolicques,  et  les  juremens  de 
droict  négligez ,  avec  ce  aultres  pluseurs  excès  énormes  et  reprouchables  par 
^Tu7é!L"eTa*ciié'^"'®"''  commis,  ont  leur  propre  prince  et  pasteur  exclus  de  la  cité  de  Liège,  et 
par  leur  propre  ouitrecuidance  ,  ung  aultre  gouverneur,  de  la  cécité  duquel 
ilz  se  sont  aveuglez ,  évocqué  et  accepté  ;  et  pourtant  après  ledit  terme  passé, 
et  lesdits  maistres  de  la  cité,  eschevins,  bourgmaistres ,  gouverneurs  jurez 
et  communaultez  avec  leurs  consors  audit  procès  non  comparans,  ne  par  eulx 
ne  par  leurs  procureurs,  ainsi  que  injoinctieur  avoit  esté,  et  touttes  noz  mo- 
nitions  proufHtables  postposées,  que  pas  ne  cuidions,  combien  que  de  droit 
nous  euissions  poulu  procéder  en  ladite  cause  et  administrer  justice  aux  par- 
lyes, en  suywant  Tordre  de  droit,  véues  par  espècial  les  urgentes  suplications 
et  instantes  requestes,  qui  faicles  nous  en  estoyent  par  foiz  diverses,  pour  la 
part  dudit  esleu ,  en  la  présence  de  nosdits  frères  les  cardinaulx  de  la  sainte 
église  romaine ,  considérée  oussy  la  diligente  relation  qui  faicte  nous  estoit 
des  mérittes  de  laditle  cause  par  ledit  esleu  de  Tirasonne,  toutesfois  nous, 
lepape  retar-ensuyvvans  la  manière  du  père  pitoyable,  prolongàmes  ledit  jugement  plus 
tcncepourauitresqua- longuement ,  atcudans  lesdits  maistres  de  la  cité,  eschevins,  bourgmaistres, 
gouverneurs,  jurez,  et  communaultez,  et  lesdits  aultres  consors  dudit  procès 
ou  leurs  procureurs,  pour  aultres  quatre  mois  et  plus.  JVlais  considérant  main- 
tenant que  ceste  grande  dilation  tendroit  à  dommaige ,  et  que  par  aultre 
atenle  plus  grande  hardièce  et  contemptdu  siège  apostolicque  accroisl,  pen- 
sansen  après  que,  tant  par  Tappellation  et  submission  desdites  partyes,  comme 
oussy  par  la  préfixion  des  termes,  par  ledit  Pière  esleu  accordez  et  par  nous 
proroguez,  et  par  plusieurs  aultres  manières ,  la  congnoissance  et  décision  des- 
se  fut  dites  causes  est,  et  non  imméritoiremenl,  dévolue  à  nous  et  au  siéfje  apos- 

;  «pos-  . 

tolicque  ;  pour  ce  pensant  meurement et  révolvant deutement  lesdites  soUemnes 
citations  faicles  lanl  par  nostre  audience  des  contredictes ,  comme  aussy  par 
deux  de  noz  couriers  publicquement  ou  pallais  apostolicque ,  combien  que 


Comment 
da  doo 


Comment  la  eau 
dévolue  au  siège 
tolHjue. 


ANALECTA  LEODIENSL^. 


643 


pas  nécessaire  ne  fuist,  mais  affin  que  de  plus  en  plus  la  contumace  des  ab- 
sens  fuist  dépréhensée ,  récolligées  oussy  les  mérites  desdites  causes ,  et  toutes 
les  singulières  choses  que  en  icelles  avoient  esté  faictes  et  maturéement  dé- 
duictes  par  lesdites  parlyes ,  tant  devant  ledit  Pière  esleu  que  de  Pius  aultre- 
ment,  et  observé  tout  ce  que  oporlunément  faisoil  de  observer,  en  nom  de 
Dieu ,  pugnissant  seloncq  l'apostle  contumace .  du  consentement  de  nosdits 
frères .  affin  que  nostre  jugement  procède  de  la  face  de  Dieu  ,  avons  ordonné  , 
de  nostre  certaine  science,  procéder  à  ceste  nostre  irrévocable  et  perpétuelment 
vaillable  sentence,  laquelle  en  contumace  desdites  citez  ,  nous  à  ce  dignement 
excoriez  de  justice,  hors  portans  et  en  la  manière  qui  s'ensieult,  pronon- 
chons  et  publions  : 

Sentence. 

»  Le  nom  de  Dieu  invoccpié,  nous  séans  en  tribunal,  ayans  Dieu  seul  de- 
vant les  yeulx,  par  ceste  nostre  sentence  diffinitive,  laquelle  hors  portons, 
du  conseil  de  nosdits  frères  les  cardinaulx  de  la  sainte  égliese  romaine ,  pro- 
nunchons .  décernons  et  déclarons  en  cest  escript  la  vraye ,  plaine  et  totalle  sei-  La  seigneurie  dun  rves- 

....  .    .  ,.     ,  "  ,.  que   deLIf-ge. 

gnourie  et  junsdiclion  ,  tant  en  spiritualité  comme  en  temporalité,  avec  le 
pur  et  juxt  impir,  par  la  cité  de  Liège  et  villes  de  Saintron,  de  Hasselt ,  de 
Loz-le-Chasteau,  Beringhen,  Eyck,  Slockem,  Brede,  Bilsen,  Tongres,  Herck, 
et  aultres  lieux  de  toulte  la  conté  de  Loz  et  pays  de  Liège ,  l'institution  des 
mayeurs  et  eschevins  et  de  tous  aultres  officiers  de  la  jurisdiction  temporele  à 
ung  évesque  ou  esleu  de  Liège  pour  le  tamps ,  et  présentement  à  Loys  de 
Bourbon  ,  moderne  esleu  confermé,  et  à  l'église  de  Liège  aparlenir,  avoir  ap- 
partenu et  devoir  appartenir,  et  que  ladite  cité  pais  de  Liège  et  conté  de  Loz 
susdits  sont  soubz  la  domination  et  jurisdiction  spirituele  et  temporele  de  1  e- 
vesque  pour  le  tamps  ou  de  l'esleu  d'icelle  égliese,  et  sont  subjectz  à  iceulx,  elLespaïs  de  Liégcti  d< 

...  ,  !•  1  >      I     J-  Loz  sontsubjecis  à  un 

touttes  et  singuliers  icelles  choses  audit  esleu  et  ses  successeurs  a  ladite  évesque. 
égliese  devoir  estre  adjugiés,  et  adjugons,  et  que  ne  aux  maistres  de  la  cité , 
gouverneurs,  jurez,  conseliers,  et  commissaires  quelconques,  ne  à  loulle  la 
communaulté  de  la  cité  de  Liège,  bourgmaistres,  eschevins,  gouverneurs, 
jurez  et  conseil  desdites  villes  et  lieux  adversaires  ,  tant  communément  comme 
diviséement,  comme  telz,  nul  droict  et  èsdites  dominations,  impirs  et  institu- 
tions ou  à  eux  compéler  ou  avoir  compété,  et  les  exactions  et  promissions  des 


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644 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


prébendes  à  vacquer  à  lenlrée  dudit  esleii  à  la  cité,  la  cloulurc  des  portes 
d'icelle  cité,  les  injures,  inhibitions,  comminations,  et  commandemens  sur 

^'f^t^^l^^iZ  ^^"^^  ^^  l'iudijjnation  ,  aussy  d'escripre  en  leste  aux  officiers  de  la  jurisdicCion 

de  ind,gn.i.oa         leinporeic  et  spirituele  ou  aux  serviteurs  ou  subjectz  dudit  esleu,  les  bannition» 

ou  aulbaniestés  des  procureurs ,  advocatz  et  daultres  procédans  en  la  court 

Pour u court  ecci.;.«s- ecclésiastique,  la  cognition  des  causes  à  ladite  court  ecclésiasticque  apparte- 
nantes, les  incarcérations  des  appariteurs  ou  exécuteurs  dicelle,  percussions 
el  coactions  de  renoncher  aux  exécutions  des  lettres  et  inandemens,  et  les  dé- 
tentions et  carcérations  d'icelles ,  les  congréjjations  et  séquelles  du  peuple  ou 
pallais  contre  les  ofHciaulx  ou  Fiscaulx  et  serviteurs  dudit  esleu,  et  contre  les 
procurans  révocation  de  leur  condampnation  ,  les  compulsions  à  lesnioingner 
contre  les  fiscaulx  et  officiers,  les  proclamations  de  faire  doléances  d'iceux  au 
peuple,  privations  des  officiers  et  personnes  de  ladite  court,  proclamations  et 
taxations  de  [)aines ,  exactions  de  non  payans ,  relégations  et  venditions  de 
leurs  biens,  reboutemens  des  commissaires  dudit  esleu;  compulsions  à  dé- 

Pouri  anneau  du  paUis  laisscr  Ic  jugcment  dc  l'aïuieau  ,  bannitions  des  officiers  et  serviteurs  quelcon- 
ques dudit  esleu  ,  compris  es  actes  d'icelle  cause  ;  les  albainniestés  d'iceulx  ,  el 
de  Tespeuse  Alixandre  Berart  comme  d'ordre  de  droict  non  gardé;  nulles  dé- 

De  non  abaue  le,  mei-  molitious  dc  maisous  ct  d'édificcs  ;  spoliations  des  biens  quelconques  avec  vas- 

"ïe^rbYeHereVur^^''*^"'''  mouopolcs ,  iulerdict  de  mestiers,  congrégations  des  trois  estas  ou 
membres  de  pays  contre  Testât  de  Tesleu  ou  de  l'évesque  pour  le  tamps  ou 
contre  sa  voulenté,  les  invasions  contre  les  subjectz  dudit  esleu  ;  les  captiva- 
lions  el  proclamations  d'iceulx;  les  inhibitions  au  péron  ;  intrusions  des  féo- 
daulx  el  exclusion  des  vrays  vassaulx  ;  l'élévation  de  colompne  ^  ;  concessions 

^%1^nZr:^\>2Z  ^^  P»»v>'%es,  de  ségurelés  ou  saulfconduis  contre  les  volentés  dudit  esleu  ou 
•*"^*  tle  l'évesque  estans  pour  le  tamps  ;  les  romptures  des  prisons  et  éductions  des 

De, bourgcoi.affor.n». emprisonnés;  les  réceptions  des  afiForains  en  borgois  contre  l'inhibition  de 
I  esleu  ou  de  l'évesque  pour  le  tamps  ;  impositions  el  exactions  de  tailles  es 
subjectz  dudil  esleu  contre  la  voulenté  d'icelluy;  les  élections  des  officiers  de 
la  cité  par  dons  et  prières  ;  usurpations  el  occupations  de  biens  apparlenans 
aux  subjectz  dudit  esleu  comme  confisqués;  l'appropriation  des  deniers,  des 
paines ,  amendes  el  exactions  ;  les  exlorcions ,  dampnificalions  et  de  loulles 
aui  por-  aullres  manières ,  usurpations ,  nominations  et  sustentations  de  massiers  el  les 


Contre   ceulx 
toieat  niasses 


'  Ici  se  trouve  en  marge  :  «  Nota  pour  le  péroii  des  Sars. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


64o 


invasions  d'iceulx,  alligalions  aux  arbres,  immersions  es  yauwes,  intrusions 
es  prisons ,  détentions  ,  vuluérations ,  effractions ,  combustions  de  maisons , 
iarcérations  de  lettres  et  registres  des  excomminiez,  les  combustions  el  con- 
fractions  des  repositoires  des  choses  sacrées ,  les  érections  de  jugemens  el  con- 
sistoires par  faintise,  les  érections  des  officiers  appartenans  audit  évesque  ou  contre  ceuix  qui  sedi- 

I  ■  •.•  f    '  j       •     •    .  t  1-%-  /-<•  soient  nouveaulxiiro- 

esleu,  les  commmations  pour  hure  admmislrer  le  corps  de  ^ostre-Selgneur  cure«rs. 
aux  excomminiez  et  que  les  excomminiez  ne  fuissent  dénunciés  ou  évitez, 
les  ligalions  ou  instalations  es  lieux  publicques  de  ceulx  èsquels  ilz  n'avoienl 
jurisdiction  aulcune ,  les  conspirations  et  exhortations  contre  la  jurisdiction 
ecclésiastique  el  des  officiers  d'icelle,  colligations  entre  eulx  et  avec  aultres  a 
rencontre  de  l'eslat  de  leur  évesque  ou  esleu  ,  ou  à  l'enconlre  de  sa  voulenté  ; 
les  réquisitions  affin  que  le  clergié  prophanast  l'inlerdict  ;  les  extensions  et 
érections  de  banières  el  partir  hors  avec  icelles  en  armes  contre  la  voulenté  Touchant  Louier  hors 
de  leur  seigneur,  les  convocations  des  nobles  et  inhabitans  du  pais,  et  com- 
minations qu'ilz  se  partissent  en  armes ,  avec  les  compulsions  de  ceulx  qui 
n'y  alloient,  affin  qu'ilz  contribuassent  pour  les  despens,  et  les  inductions  au 
chapitre  de  Liège,  affin  de  requérir  ledit  esleu  d'aller  avec  eulx  en  armes  ou  La  cité  ne  doiit  et  «e 

1  .-.  ■  ]•  Il  i.-i^  I  .11  peult  constraind.  leur 

de  souslituer  aulcun  en  son  heu,  ou  de  luy  sousbtraire  les  fruys  de  sa  table    seigneur daiier en ar- 
par  sesdils  adversaires  el  complices  dudit  procès,  tant  communément  comme 
divisement ,  se  ce  il  ne  faisoil. 

»  Et  au  sourplus,  lousel  singuliers  les  aullres  empêchemenspar  lesdils  ad- 
versaires ou  leurs  consors  el  massiers  en  ladite  cause  ou  causes  et  lesdils  nou- 
veaulx  procureurs ,  tant  communément  comme  divisement,  à  l'enconlre  dudit 
esleu,  église  et  clergié  de  Liège  et  de  leur  jurisdiction  ecclésiastique  et  sécu- 
lière ,  ensamble  dudil  pur  et  juxte  impir  el  ecclésiasticque  liberté ,  en  l'offense 
dudit  esleu  el  des  siens  el  en  leur  injure  et  desplaisance  es  choses  présédentes, 
el  semblablement  puis  el  contre  les  inhibitions  el  réintégrations  susdites, 
ledit  procès  pendant ,  et  dont  mention  est  faicte  es  actes  des  innovations  et 
alemptas,  eslreetavoir  esté  téméraires  ,  illicites,  inicques,  indeues  et  injustes,  comment  les  atiemptas 
el  témérairement,  illicitement ,  iniquement,  indeuement  el  injustement  et  ^""^  ^c arc*  mjuste 
de  fait  présumé  et  présumées,  el  non  appartenir  ne  avoir  appartenu,  ne 
avoir  esté  licite  ausdits  adversaires,  communément  ne  divisement  ce  pooir 
faire.  Et  que  toutes  lesdites  el  singulières  choses,  ainsi  quedéduictes  sont  ès- 
dicles  actes ,  de  fait  perpétrées  et  commises  se  doievent  révocquer ,  casser , 
irriter  el  adnuller  et  estre  remises  au  premir  estai,  et  que  tout  ce  que  par  ci- 


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646 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


devant  a  par  eux  ou  aulcun  d'eulx  esté,  comment  que  ce  soit,  extors  et  in- 
justement exactionné,  sont  à  remettre,  réparer,  restituer  et  réintégrer  Et  les 
''~iur«^;:r'^-'"^^«*^^"«"**^  ^«'^^^"^^  •••••l«"s.  annulions,  réduisons,  réparons,  réintégrons 
et  mandons  esJre  restitué,  et  au  surplus  audit  esleu  par  lesdits  adversaires  et 
leurs   consors,   adhérens  et  complices  èsdi les  choses ,  tant  communéemenl 
^'eZ^Sr„=!^«"'"^^  diviséemenl,  par  ce  que  dit  est,  avoir  esïé  faicte  énorme  injure  en 
moult  de  manières ,  et  ledit  esleu  et  les  siens  avoir  soustenu  et  soustenir  moult 
de  domaiges  de  despenset  d'intérest,  et  lesdits  adversaires  et  leur  complices 
communément  et  divisement  devoir  estre  pour  ce    condampnés   et  cons- 
trains.  Et  les  condampnons  satisfaire  condignement  et  payer  audit  esleu  des- 
'^^ïïrtT:,'"''*'^'  violences,  offences,  dommaiges  et  inlérest  par  ledit  esleu  souffertes  .  en 
tTrj/r«.,'!"'""*"'«"^"y^^"^  ^^  ^^'«"^  l'extimation  et  modération  par  nous  dessus  a  faire,  et  les 
y  condampnons  et  constraingnons ,  et  lesdits  adversaires  leur  complices ,  la 
cité,  communaultez  et  lieux  dessusdits,  avoir  incouru  respectivement  excom- 
Con,ie.n,nat.o„.„,ce„-munication  ct  intcrdicl  avec  les  aultres  sentences,  censures  et  paines  ecclé- 
siasticques  pronunchées  par  les  status  provinchiaulx  et  sinodaulx  pour  ce  fais 
contre  les  perpétrans  telles  et  semblables  choses,  lesquelles  oussy  ilz  ont  in- 
couru par  les  inhibitions  de  Pière  de  Thirasonne  et  par  lettres  concédées  de 
par  nous;  et  avec  ce ,  devoir  estre  déclarés  et  déclarons  lesdils  burgmaislres. 
communaultez  de  Liège,  et  aullres  leurs  consors  avoir  incourru  dampnable- 
"•^Lbre". "tToL'e!!  ""^"^  ^"  '^  P^'"^  ^^  cincquante  mil  florins  d'or  de  chambre,  contenue  en 
Kneurici„,,».ntea.inosdites  Icttrcs ,  cl  icclle  dcvoir  estre  convertie  en  subside  de  la  foy  à  ren- 
contre des  Turcs,  et  iceulx  estre  pour  telz  dénunciés  par  tous  crisliens ,  et  les 
mandons  devoir  estre  publicquemenl  évitez  et  dénonchiés.  Et  mandons  estre 

'"X;!"::;';:"'::!  ^^^^'^^  ^  j"'^"^^  ^  ^*^  q"  »•  '««  «"'•««t  révocqué  ,  obéy  et  satisfait  par  effect ,  les 
»o«uonde,  .«en.p- oppositions ,  molcstatious ,  vcxatious  ,  perturbatious  .  inquiétations.  dénéga- 
tions ,  récusations  à  faiie  ladite  amende  et  de  cesser  desdils  excès,  injures  et 
intromissions  desdites  jurisdictions  et  aultres  avanldites ,  avec  tous  empéche- 
mens  audit  esleu  et  de  son  église  de  Liège  contre  sa  personne  et  des  siens,  et  con- 

trelesjurisdictionsetempierssusdits  et  complices  par  lesdevantdilsadversaires. 
leurs  consors  et  complices  es  choses  dictes  et  endroit  eulx  faiz  et  commis,  corn 
ment  que  ce  soit ,  avoir  semblablement  esté  et  estre  téméraires  ,  illicites,  ini- 
ques, injustes  et  présumées  de  fait  :  imposons  .  comme  imposer  se  doit,  ausdits 
adversaires,  leurs  consors  et  adhérens  communément  el  divisement  sur  iceulx 
respectivement,  et  oussy  aux  exactions  desdiles  promissions,  coactions ,  ex- 


ANALECTA  LEODIEINSIA. 


647 


torsions,  proclamations,  bannitions,  aulbanniestés,  invasions, comminations. 
détentions,  condempnations,  privations,  inhibitions,  expulsions,  démoli- 
tions, exactions,  monopolles,  confédérations,  conspirations,  intromissions 
desdites  jurisdictions  et  irapirs  et  usurpations  devauldites,  perpétuele  silence  ; 
condampnant  iceulx  devoir  estre  conslrains  auxdespens  faiz,  comment  que  ce 
soit,  puis  le  commenchement  dudit  procès  en  ladite  cause  et  à  l'occasion  d'i- 
celluy,  ausquelx  nous  les  condampnons  et  constraindons ,  et  la  manière  de 
satisfaire  ladite  amende  avec  Textimalion  des  dommaiges  ,  intéresl  et  injures, 
ensamble  la  modération  et  taxation  desdespens ,  réservons  à  nous  pour  le  lamps 
futur.  Mais  par  ledit  adjudication  faicte  audit  esleu  ou  évesque  pour  le  tamps 
de  l'universele  seignourie  n'enlendons  préjudicier  au  droict  de  la  seignourie 
de  l'abbé  de  Saintron  ,  en  la  ville  de  Sainlron;  ne  préjudicier  au  droict  des 
aultres  églises  ou  nobles  dudit  pays  de  Liège. 

»  Item  ,  n'entendons  préjudicier  à  la  modification  de  la  court  spirituelle  de 
Liège,  sur  la  réformation  des  officiers  de  ladite  court  et  des  archidiacres  de 
la  cité  et  diocèse  de  Liège  ,  faicte  par  bonne  mémoire  Adulph  de  la  Marche, 
jadis  évesque  de  Liège.  Ne  semblablement  entendons  préjudicier  à  la  paix  de 
Tongres,  quant  aux  membres  des  fiscaulx  et  l'exercice  de  leur  office.  Mais  les 
aultres  articles  déduis  et  spécifiés  es  actes  d'une  partel  d'aullre,  pour  cer- 
taines causes  légitimes  mouvantes  à  ce  nostre  couraige,  ne  décidons  quant 
à  présent,  différans  el  à  nous  réservans  la  décision  et  détermination  d'iceulx 
jusques  à  ung  aullre  tamps.  Et  sur  ce  que,  pour  la  part  de  la  communaulté 
de  Liège  et  de  leurs  adhérans,  estdéduictès  actes  de  ladite  cause,  toutes  et 
quantes  foiz  que  pour  la  part  de  la  cité  et  de  leursdits  adhérens  serons  légiti- 
mement requis,  nous  à  l'aide  de  Dieu  administrons  justice.  N'aparliègne  donc- 
ques  à  quelconcque  homme  ceste  paige  de  nostre  promulgation,  pronuntia- 
tion,  constitution,  déclaration,  adjudication,  révocation,  cassation,  irritation, 
annullation,  réduction,  réparation,  réintégration,  de  mandement,  de  con- 
dempnalion,  compulsion ,  imposition,  coaclion,  réservation  et  intention,  in- 
fraindre  ou  de  hardiesse  téméraire  aller  encontre  et  se  aulcun  présume  ce  at- 
lempter,  sache  soy  devoir  incourir  l'indignation  du  tout-puissant  Dieu  et  de  ses 
begnoitz  apostres  Pière  etPol.  Donné  à  Rome,  à  saincte  Marie  Majour ,  l'an  de 
l'incarnation  Noslre-Seigneurmil  quatre  cens  soixante-cincq,  les  x«  kalende  de 
janvier,  de  nostre  pontificat  l'an  second.  —Ainsi  signé  :  Jo.  de  Tartarinù.  » 

Archives  de  la  province  de  Liège ,  grand  greffe  des  échevins , 
registre  n"  250 ,  case  \Z'. 


Le  ]>a|ip  condamne  les 
subjccts  de  monsei- 
gneur aux  despens  du 
procès. 


La  faxation  des  despcns 
est  réservce  au  pape. 


Réservation  pour  l'abbé 
deSaintron  etdex  égli- 
ses et  nobles  du  pais. 


Le  pape  réserve  les  re- 
formations de  l'éves- 
que  Adulphe  et  la  paix 
de  Tongre. 


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n. 


r.48  ANALECTA  LEODIENSIA. 


LXXIV. 

TRANSPORT  d'uNE  MAISON   FAIT  PAR  LE  CHANCELIER   DE    BRABANT  AIX  FRÈRES    HAUWEAL,   IN 

DATE  DU  !29  DÉCEMBRE   1468. 


In  nomine  Domini  Amen.  Tenore  praesentis  piiblici  inslriimcnti  cunctis 
palealevidenter,  quod  anno  a  nativitate  Domini  millesimo  quadringentesimo 
sexa(Tesimo  octave,  indictione  prima,  mensis  decembris  die  vicesima  nona , 
hora  primae  vel  circiter,  pontiBcatiis  sanclissinii  in  Clirislo  paliis  et  domini 
nostri  domini  Paiili ,  divina  providentia  luijus  nominis  papae  secundi,  anno 
ejus  quarto,  in  mei  notarii  publiai  ac  testium  subscriptorum ,  ad  hoc  voca- 
torum  specialiter  et  vocalorum,  praesenlia ,  personaliter  conslilulis  honora- 
libus  et  circumspeclis  viris  Petro  de  Sanbrez,  scutifero,  tamquam  procuratore 
et  factore,  ut  asseruil,  nobilis  et  venerabilis  viri  domini  Pelri ,  domini  tem- 
poralis  dominii  de  Goux  et  de  Wedeigraete ,  ac  cancellarii  illuslrissimi  prin- 
cipis  domini  Karoli  ducis  Bur^^undiae,  Brabantiae,  etc.  .  et  eo  nomine  et  pro 
ipso  ex  una ,  nec  non  Malhia  et  Johanne  dictis  Hauweal ,  civibus  Leodiensi- 
bus  ,  fratribus,  conjuncta  manu  subscripta  procurantium,  ex  alia  parti- 
bus;  jam  dictae  partes  nominibus  quibus  supra,  ibidem  expresse  dixerunt  et 
exposuerunt  in  eflFectu  qualiter  illustrissimus  dominus  ,  dominus  Karolus,  dux 
Burgundiae,  Lottringiae,  Brabantiae,  Lymburgiae ,  etc.,  certas  domos, 
census  et  redditus,  bona  mobilia  et  immobilia  certorum  civium  et  inhabi- 
tantium  civitalis  et  etiam  patriae  Leodiensis,  sibi  conBscata  et  ad  eum  per 
triumphum  in  conflictu  nuper  apud  viliam  de  Bruestem  habitum  rite  devo- 
luta  et  retenta,  et  praesertim  domum  domustadium  in  civitate  praetacta  in 
noYO  vico  *  civitatis  Leodiensis  sitam ,  nec  non  onmia  et  singula  bona  mobilia 
et  immobilia,  videlicet  census,  redditus,  capones  et  emolumenta  ad  quondam 
Henricum  Sordel,  civem,  dum  vixit,  Leodiensem,  spectantia,  praefato  nobili 
domino  Petro ^  suo  cancellario  ex  causa  contulit  et  donatione  simplici  dédit, 
per  eumdem  dominum  Petrura   cancellarium  perpétue  habenda,   lenenda , 

*  /»  IVovo  Fico,  dans  la  rue  de  Neuvice. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


649 


possidenda  et  perfruenda ,  ipsum  dominum  Petrum  in  illa  tanquam  in  rem 
suam  constituens  et  inhaeredans  ;  quodque  ob  hoc  et  in  vim  praemissorum 
ipsi  Mathias  et  Johannes  Hauweal.  fratres,  conjuncta  manu,  ut  asseruerunt, 
domum praetactam,  ut  prafertur,  sitam,  nec  non  omnia  et  singula  bona  mo- 
bilia et  immobilia,  in  quibuscumque  locis  existentia  et  reperienda,  et  quibus- 
cumque  nominibus  censeantur,  ad  diclum  quondam  Henricum  Sordel  quo- 
rumque  et  qualicumque  modo  spectantia ,  et  ad  eum  quocumque  modo  et  ex 
quacumque  causa  devoluta  et,  ut  praefertur,  confiscata,  juxta  et  secundum 
formam  et  tenorem  sententiae  et  appunctuamenti ,  nuper  per  praefatum  il- 
lustrem  dominum  ducem  in  palatio  Leodiensi ,  in  publico  latorum  et  pro- 
nuntiatorum,  et  in  quibuscumque  locis  situanlur,  erga  praefatum  Petrum, 
factorem  praedicli  domini  Pétri  cancellarii,  id  expresse  confitentem,  rede- 
merunt,  emerunt  et  acquisiverunt  pro  se  et  ad  opus  eorum  pro  summa  tre- 
centorum  florenorum  renensium  auri ,  seu  eorum  vero  valore  ,  eidem  domino 
Petro  cancellario,  seu  ejus  vero  et  certo  nuntio  porlitori  praesentium ,  in  seu 
infra  festum  beali  Remigii  confessons  proxime  futurum  realiter  exsolvendo- 
rum  et  deliberandorum  ,  proviso  tamen  et  salvo ,  si  praesens  conlractus  inter 
praenominatas  personas  factus  saepedicto  domino  Petto  cancellario  principali 
modo  praetacto  non  placuerit,  quod  tune  idem  dominus  Petrus  principalis 
praefatis  Mathiae  et  Johanni  fratribus,  emploribus  seu  redemptoribus ,  infra 
unum  mensem  proxime  futurum  lejjitime  scribet  et  significabit,  et  tune  res 
isU  principalis  manebit  et  stabil  in  eo  stalu ,  que  fuit  ante  contractum  hu- 
jusmodi,  jam  factum  et  initum  absque  dolo  et  fraude.  Quibus  promissis  ex- 
posilis  et  illis  sic  salvis  permanentibus,  saepedicli  Mathias  et  Johannes,  fratres, 
conjunctim  et  pari  manu  ,  et  quilibet  eorum  in  solidum  et  pro  toto ,  sponte  ' 
libère  et  ex  eorum  certis,  ut  asseruerunt,  scientiis,  recognoverunt  et  reco- 
{jnovit  eorum  quilibet,  pro  se  et  pro  toto,  sese  fore  obnoxios  et  obligatos  ex 
causa  praetacta  saepedicto  domino  Petro  cancellario  principali ,  licet  absenti 
tanquam  praesenti,  praesente  tamen  dicto  Petro  ejus  factore  et  praemissa 
acceptante,  in  manu  mei  notarii  publici  subscripti  légitime  stipulantis  et  reci- 
pientis  vice,  loco  et  nomine  omnium  et  singulorum,  quorum  interest  seu  in- 
tererit  in  futurum,  bona  fide,  loco  juramenti  solemnis ,  necnon  sub  poenis, 
perditionis  et  amissionis  corporum  et  bonorum  suorum  praesentium  et  fu- 
turorum,  praelibato  domino  Petro,  cancellario ,  seu  ejus  vero  et  certo  nuntio 
porlitori   praesentium,   supratactos  trecentos  florenos  renenses  auri  seu  eo- 


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630  AISALECTA  LEODIEINSIA. 

rumdem  verum  valorem,   in   seu  infra   praelaclura  festum  Sancli  Remigii 
proximefulurun,,  tradere,  nun.erare  alque  realiler  exsolvere,  se  el  bona  sua 
omnia  et  sin^jula,  praeseutia  el  fulu.a,  lam  mobilia  qua.n  immob.l.a,  ub.cum- 
que  locorum  siluata  el  reperienda  ,  el  quibuscumque  nouiinibus  censeanlur, 
pro  praemissis,  pro  se  suisque  haeredibus  et  successoribus  obli^antes  et  ypo- 
thecaiiles    El  insu[>er  proraiserunt  dicli  Malbias  el  Johannes  emplores,    ut 
supra ,  contra  praemissa  nunquam  facere  vel  venire  per  se  aliuinve  seu  alios, 
directe  vel  indirecte,  publiée  vel  occulte  ,  quovis  quaesito  ingenio  vel  colore , 
dolo  et  fraude  in  bis  seclusis  peuitus  el  seraolis,  renunlianles  ob  hoc  ipsi 
Malbias  et  Johannes,  fralres,  emplores  pro  se  suisque  haered.bus  el  succes- 
soribus, exceptioni  dictorum  bonorum  non  habitorum  ex  causa  praelacta 
non  receptorum ,  non  deliberalorum ,  sed  spe  futurae  deliberalionis  non  sic 
celebrali  conlractus,  aliterque  fuisse  dictum  quam  scriptum,  el  è  contra  nec- 
non  exceptioni  doli,  mali  fori,  fraudis,  laesionis,  circumvenlionis,  actionis  m 
faclum ,  conditionis  indebitae  ob  causam  el  sine  causa ,  ob  lurpem  el  mjusUm 
causam  eorura  praesenlis  publici  instrumenti,  seu  ejus  nolae  etiam  per  mo- 
dum  aclorum  omnique  juris  canonici  et  legum  auxilio,  omni  appellationis 
remedio,  omnibus  feriis  et  ferialis  diebus  messium  el  vmdemiarum  mtro- 
ductis  et  introducendis ,  etiam  in  honorem  sanctorum  el  inducendis  qum- 
quennalibus  et  aliis  dilalionibus  quibuscumque,  petilionibus  et  oblalionibus 
libelli,  et  summarie  petilionibus  miserabilis  beneficii ,  cessionibus  bonorum, 
privilefiio  fori  epislolae  domini  Adriani  juris  el  facli,  ignorandis  omnibus  pri- 
^ilegiis,  graliis,  slalulis  et  consueludinibus  aposlolicis  imperialibus  el  rega- 
libus  et  aliis  quibuscumque  concessis  et  concedendis  tam  ab  homine  quam 
a  jure,  necnon  omnibus  el  singulis  aliis  exceptionibus ,  juribus,  defensio- 
nibus  et  caviUalionibus  quibuscumque .  per  quos  effeclus  praemissorum  im- 
pediri  valeal  quomodolibet  vel  difiFerri,  aut  se  in  posterum  in  aliquo  juvare, 
defendere    vel  tueri  poterunt,  et  specialiler  juri  dicenli  generalem  renun- 
liaUonem  non  valere,  nisi  praecesserit  specialis,  et  generaliler  omnibus  aliis 
exceptionibus,  per  quas  praemissorum  effeclus  impediri  valeal  vel  mfringi. 
De  et  super  quibus  praemissis  praelibatus  Petrus  de  Sambrez,  nomine  quo 
supra  ,  sibi  a  me  nolario  publico  infra  scriplo  ,  unum  vel  plura  publicum  seu 
publica  fieri  peliit  instrumenlum  seu  instrumenta,  si  opus  fueril.  Acta  fue- 
runl  haec  in  choro  venerabilis  ecclesiae  Leodiensis  sub  anno ,  indictione , 
mense,  die,  hora  et  ponlificalu  praescripUs,  praesentibus  ibidem  honorabi- 


ANALECTA  LEODïENSIA.  651 

iZziZoZ  T'""  ''""r  '^  ^'"^^'  '  p^^^^^^^'-  '^-^'--  ^--sis , 

ienrnoTr  1  '    ""'"''  auclorilalibus  necnon  venerabilis  curiae  Leol 

Îaem  ttit^  ;  ''T!  '  '^""  '"'"""'^  ^™"''^"^  ^'  ^'"H"'-^  ^um ,  sicut 
earrfi  H  :r  .  T'^^T^  ""^^"^  Praenominalis'teslibusim'erfui, 
Zu  al  eriurfir^  "'  '"  I-esens  publicum  instrumenlum 

iTLnc   p  b  icam  fo^  ""  ains  occupato  negoti.s,  scrip.um  ,  exinde  confeci  e 
n  hanc   publ.cam  formam  redeg. ,  signoque  meo  quo  apostolica  auclorilate 

sub  cHp::;:r''"  "  ^^"^""'^^  '^^  '-^  P-pHa^mea Inu  subsir 

Jeh^fHlv^Ï'  t  ^"''  de  janvier  l'an  mil  IlUe  soixante  el  huit  « ,  Mathieu  et 
Jehan  Haveal  ^  frères ,  dénommé  ou  blanc  de  cesles,  ont  pavé  comptant  à 
monseigneur  de  Goux  et  de  Wedergraete  ,  chevalier  ;t  chaLe  li     I  lo 

laform?d  d"  "^-  '  T  "  ^"/''"^'^"  ''  ''  ---'  ~-  -d't  ^î^n" 
a  hvie,  et  de  ce  qui  reste  encores  à  paier  à  mondit  seig.  le  chancellier  sur 
a  somme  contenue  oudit  blanc ,  ont  lesdits  frères  baillié'obligation  nouve  le 

laquel  e  avec  ce  présent  instrument  leur  sera  rendue  comm'e  acquittée    en 

archives  générales  du  Boyaume ,  trésorerie  de  Brabant 

t*ÏE    VAN    IIITCK,  /t(M*C   31   à   38.  ' 


'  Alias  1469. 


-   //auweal. 


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652  ANALECTA  LEODIENSIA, 


LXXV. 

LETTRE  DE  LOUIS  DE  BOURBON,   ADRESSÉE  LE  30  DÉCEMBRE   1470,    AUX   RECEVEURS  DES 

GABELLES  EN  FAVEUR  DES  DRAPIERS  DE  TONGRES. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


653 


avez  fait  en  nostre  ville  de  Sain-Trond ,  et  ailleurs ,  et  selon  que  voz  instructions 
le  portent  et  contiennent  plus  à  plain ,  sans  y  vouloir  faire  faulte ,  comment 
qu'il  soit.  Très-chiers  et  bien  amez ,  Nostre-Seigneur  soit  garde  de  vous.  — 
Escript  en  nostre  chastel  de  Huy,  le  pénultimejour  de  décembre  l'an  LXX.  — 
Loi/8. 


archives  du  royaume,  trésorerie  de  Brabant ,  lave  van 
LDTCK,  liasse  21  430. 


De  par  l'évesque  de  Liège,  duc  de  Buillon  et  conte  de  Looz. 

Très-chiers  et  bien  amez.  De  la  part  de  noz  bien  amez  les  raanans  et  liabi- 
tans  de  nostre  ville  de  Tongres,  nous  a  esté  remonstré  que  jà-soit  ce  que  la- 
dite ville  soit  principalement  fondé  sur  le  fait  de  la  draperie  et  que  icelle  dra- 
perie soit  l'un  des  principaulx  entretinement  de  nostredite  ville ,  en  telle 
manière  qu'il  n'est  point  possible  que  icelle  se  puisse  remettre  sus ,  ne  estre 
entretenue,  ne  aussi  supporter  les  charges  qu'elle  a  à  supporter,  sans  avoir  la- 
dite draperie ,  néantmoins  vous  avez  voulu  et  voulez  asseoir  gabelles  en  nos- 
tredite ville  de  Tongres ,  aussi  bien  sur  ladite  drapperie  que  sur  les  autres 
denrées  et  marchandises  qui  si  vendent  et  distribuent,  en  nous  requérant  que 
pour  le  bien  de  nostredite  ville  et  de  noz  subgetz  habilans  d'icelle ,  et  afin 
qu'ilz  puissent  de  tant  mieulx  fournir  à  mon  très-honoré  et  redoubté  seigneur 
frère  et  cousin  ,  monseigneur  le  duc  de  Bourgongne,  les  deniers  qu'ilz  lui  doi- 
vent, et  à  nous  ceulx  que  semblablement  ilz  nous  doivent  chascun  an,  nous 
leur  vueillons  sur  ce  pourveoir  convenablement.  Oye  laquelle  remonstrance, 
nous  avons  icelle  communiquée  à  nostre  Irès-chier  et  féal  cousin  le  seig»  de 
Humbercourt,  lequel  de  sa  part ,  ou  nom  de  mondit  seigneur  frère  et  cousin 
en  a  esté  et  reste  contenta  El  pour  ce ,  très-chiers  et  bien  amez,  nous  escrip- 
vons  présentement  pardevers  vous ,  et  vous  requérons  et  néantmoins  mandons 
que,  s'il  vous  appert  que  nostredite  ville  soit  fondée  sur  fait  de  draperie,  ainsi 
que  dit  est ,  en  ce  cas  vous  déportez  de  mettre  et  asseoir  gabelles  sur  ladite 
draperie  en  nostredite  ville  de  Tongres,  en  chargeant  de  tant  plus  les  autres 
denrées  et  marchandises  qui  se  vendront  et  distribueront  en  icelle ,  ainsi  que 


*  Il  existe  aux  archives  du  royaume  une  or- 
tloonance  de  Humbercourt,  adressée  le  29  dé- 
cembre 1469  (1470)  aux  Commissaires  ordonne: 


sur  le  faict  des  gabelles  es  pais  de  Liège  et  de  Loz , 
qui  est  textuellement  conforme  à  la  lettre  de 
Louis  de  Bourbon. 


LXXVI. 

COMPTE  DES  GABELLES  REÇUES  EN    1470    DANS  LE  PAYS   DE    LIÈGE    ET    DE  LOOZ,   PAR   LE 

RECEVEUR  DU  DUC  DE  BOURGOGNE  *. 


Compte  de  Nicolas  Mathieu,  receveur  des  gabelles  de  Liège,  à  cause  de  une 
crénée  faite  et  mise  sus  en  l'an  mil  1111^  LXX  es  pays  de  Liège  et  de  Looz. 
tant  pour  convertir  en  paiement  de  certaine  grant  somme  de  deniers  qui  estoit 
deue  à  mons'  le  duc  de  Bourgogne,  pour  restes  qu'il  prent  et  luy  sont  deus  en 
et  sur  lesdits  pays  de  Liège  et  de  Looz,  jusquesà  la  saint  Remy  mil  1111«  LXIX, 
pour  raison  des  traitiez  de  paix  qu'il  a  faiz  et  accordez  à  ceulx  desdits  pays,  à 
l'occasion  des  guerres  qu'ils  lui  ont  dernièrement  fait ,  somme  ou  payement 
de  certaines  parties  qui  estoient  deus  à  Michel  Stradier,  lieutenantdu  capitaine 
de  Riplemonde ,  et  autres  déclarées  cy-après  en  ce  présent  icelluy  compte . 
fait  à  livres  de  xl  gros  monnoye  de  Flandres  la  Uvre,  par  la  forme  et  en  la  ma- 
nière qui  s'ensieut. 

l)e  la  cité  et  faubours  de  Liège  a  esté  receu  pour  la  portion  de  ladite 
crénée  générale,  mise  sus  èsdits  pays,  à  cause  des  arriérages  dus  à  mondit 
seigneur  le  duc,  la  somme  de 900  |iv. 

L'assiette  de  la  banlieue  de  Liège  (dont  nous  omettons  le  détail) 
monte  à 2312  liv. 

Celle  du  pont  d'Amercourt  hors  banlieue 878  liv.   13  s. 

Autre  recepte  faite  à  cause  de  ladicte  crénée  en  Hasebaing  à     .     .     .       4697  liv.     (i  s. 

1  Voyez  la  chronique  de  Jean  de  Los,  p.  65. 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


6515 


Autre  receptp  faite  en  la  mairie  de  Montonaken 4149  Ijv,   15  r. 

—  en  la  piévAlé  de  Hevoiijçne 3(il   liv.    IG  s. 

—  an  bailliage  de  Tliuin  ,  rivage  de  Sanibre  et  ailleurs 

entre  Santbre  et  Meuse 3()09  liv.  14  s. 

Autre  recepte  faite  en  la  comté  de  Loz 161i()  liv.     6  s. 

Des  gens  d'église  du  pays  de  Liège  et  de  Loz  : 

Couvent  deS'-Trond ,  20() liv.— Couvent  de  Herkenrode,  200  I. — Cou- 
ventdeBilsen,  LK)  I.— Couvent  de  IJeck,  44  I.— Couvent  d'Orient,  401. 

—  Prieuré  d'IIeynegowen ,  10  I.— Couvent  de  Milen,  :>H  I.  — Cbapitre  de 
Cortessem ,  07  I.  — Cbapitre  de  Viset ,  00  I.— Cbapitre  de  Tongres,  2(M)  I. 

—  Chapitre  de  Looz,  100  I.  —  Cbapitre  d'Eyck,  100  I.  —  Cbapitre  de 
S'-Trond,  43  I.  —  Couvent  de  SMiilles,  154  I.  —  Couvent  de  S'-Loren, 
-iOO  1.  —Couvent  de  Lefl'e,  20  I.  —  Couvent  de  Val-S'- Lambert,  1351.— 
Couvent  d'Asne,  2(X)  I.  —  Couvent  de  VVanlborr,  132  I.  —  Couvent  de 
Beaufay,  35  I.  —  Couvent  de  Florines,  221. — Couvent  de  Malonne,  1301. 

—  Couvent  de  Lobbes,  130  I.  —Couvent  de  S'-Hemy,  terre  de  Roehefort, 
121. — Couvent  deVivesgnis,  001.— Couvent  de  Val-lienolt,  84  I.  — (k)u- 
vent  de  Hobermont,  30  1.  —  Couvent  de  Philippe,  terre  d'Agimont,  12  1. 

—  Prieuré  de  Céronsart,  08  I,  —  Couvent  de  l'ospital  aile  Cheyne,  00  1. 

—  Couvent  des  Kscoliers,  à  Liège,  131 1.  — Prieuré  des  bons  Knfans,  2«  1. 

—  Prieuré  de  S'-^ieolai  en  Clen ,  20  I.  —  Chapitre  de  S'-Lambert,  400  I. 

—  Chapitre  de  S'-Pierre,   133  I.  50  s.  —  Cbapitre  de  S'-Marlin,  2001. 

—  Chapitre  de  S^^-Croix,  133  1.  50  s.— Cbapitre  de  S'-l)enis,  2(K)  I.— 
Chapitre  de  S'-Barlbélemi ,  133  I.  36«.  —  Église  collégiale  de  Dinant, 
20  1.  —  Église  collégiale  de  Thuin,  45  I.  —  Église  collégiale  de  Florines, 
12  1,  —  Id.  de  Molhan,  30 1. — Couvent  des  Augustins  de  Ilasselt,  20  1. — 
Béghines  de  Hasselt,  141.  —  Couvent  des  sœurs  de  Hasselt,  20  I.  —  Bé- 
ghines  de  Tongres,  20  1.  —  Sœurs  eniprès  Kyck,  24  I.  —  Sœurs  de 
Brade,  81.  —  Commandeurs  de  Bernissen,  20 1.  — Couvent  de  Croisiers 
de  Tongres,  4  I.  — Couvent  des  Chartreux  de  Zellem,  30  1.  — Couvent  du 
Quart  ordre  S'-Jean,  boi-s  S*-Trond,  24  1.  —  Couvent  des  Sœurs  de 
Père,  18  I. — xxviij  presbitres  curés  de  la  cité  de  Liège,  hors  ceux  d'ille, 
30  1.  —  Bégines  hors  S'-Trond,  24  1.  —  Religieux  de  Zepperen,  8  I. 
40  s.  —  Maîtresse  de  la  maison  du  tierche  ordre  de  S'-Cendouflle ,  à 
S*-Trond,  6 1. —  Maistresse  du  tierche  ordre  Opstiennart  audit  S'-Trond, 
44  1.  —  Hospital  de  S'-Trond,  24  I. —  Prieuré  de  l'hospital  de  S'-Jacques, 
à  Tongres,  8  1.  —  Pater  et  sœurs  de  la  tierche  règle  de  S'-François,  à 
Tongres,  26  I.  —  Prieuré  et  réguliers  audit  Tongres.  Il  a  été  reçu  pour 
autel,  12  I. — Hospital  de  S'-Séverin,  à  Liège,  8  1.  —  Chapelle  des  clercs, 
101. —  Hospital  de  S'-Jean,  50  I. — Hospital  Moustarde,  20  I.  — Hospital 
des  Coquins ,  20 1. — Chartreux  de  Liège ,  40 1.  — Cornillons ,  30 1.  —  Wil- 


lemins,  101.— Cordeliers,  6  I.  —  Hospital  de  S'-Jullin,  121. —  Hospital 
de  S'-Jac^ues,  4  I.  —  Bèghinnes  de  S'-Christophe  et  hospital  Tirebourse, 
40  I.  —  Tous  les  curés  et  petis  bénélices  des  pays  de  Liège  et  de  Loz, 
samble  1200  livres. 

Total 

Autre  recepte  venant  des  gens  d'église  résidens  en  l'Ille-le-Duc ,  emprès 
Liège. 

Croisiers,  20  1.  —  Ik'ghinnes  à  la  Cbayne,  4  I.  —  Couvent  de  Beaure- 
paire,  133  I.  6  s.  —  Couvent  de  S'-Jacques,  200  I.  —  Collégiale  de  S'-Pol, 
200 1.  —  Collégiale  de  S'-Jean  évangéliste,  200  l. 

Tôt  AI 


6091   liv.  8  s. 


757  liv.  0  s. 


Total  de  la  recepte  de  ce  présent  compte  :  40,860  liv.  4  sols  de  40  gros  *. 

Archives  de  la  province  de  Liéye.  —  Archivesdes  états,  k , 
no  204  .  case  13'. 


'  Le  chapitre  des  dépenses  de  ce  compte  mentionne 
les  frais  de  voyages  et  de  vacations,  payés  aux  officiers 
chargés  d^établir  Passiette  de  cette  crénée.  En  voici  les 
principaux  articles  . 

«  A  Jehan  do  Hodicq.  escuier,  panetier 
de  mondil  seigneur,  six  vingt-huit  livres 
pour  les  vacations  qu'il  a  faittes  et  avoir 
fait  démollir  et  abattre  les  murs  de  la  ville 
de  Viset,  par  commission  de  mons*'  de 
Humbercourt ,  en  quoy  faisant  il  avoit 
vaqué  par  l'espace  de  \i"  ii  jours  ,  etc.  .         128  liv. 

»  A  monsieur  de  Humbercourt  la  somme 
de  400  liv . .  qui  deue  luj  estoit  par  le  pays 
de  Loz ,  à  cause  de  semblable  somme  qu'il 


prenoit  sur  ladite  comté  de  Looz,  chacun 

an iOO  liv. 

»  A  monsieur  de  Liège ,  en  deniers 
payés  à  mons*^  de  Humbercourt .  la  somme 
de  1000  liv.  que  mondit  seig'  de  Liège  lui 
a  accordés  par  lui  eslre  prinse  tant  pour 
pension  qu'il  prend  d'icelluy  seig'  que 
pour  don  que  luy  a  fait  pour  avoir  ledit 
pays  pour  recummandé.  » 1000  liv. 

Les  autres  articles  de  ce  compte  se  rapportent  aux 
deniers  rendus  et  non  reçus  soit  des  communes,  soit  des 
églises.  Le  nombre  de  celles  qui  restaient  en  arrière  de 
payer ,  est  assez  considérable. 


1 


036  ANALECTA  LEOUIENSIA. 


Lxxvn. 

ACTE  DU  3  OCTOBRE   1477  ,  PAR  LEQUEL  LOUIS  DE  BOURBON  CEDE  ET  TRANSPORTE  LA 
TERRE   DE  FRANCHIXONT  A  GUILLAUME   d'aRENBERG  ^ 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


657 


! 


Louis  de  Bourbon,  évesque  de  Liège,  duc  de  Buillon  et  comte  de 
Looz,  etc.,  à  tous  ceux  qui  ces  présentes  veronl,  salut.  Savoir  faisons,  comme 
pour  les  très-griefves  et  grans  affaires ,  que  nous  avons  heu  et  soustenu  en 
plussieurs  et  diverses  manières,  ausquelz  bonnement  remédier,  sans  grans 
dommaiges  et  intérêts  de  nous,  nostre  église  et  pays,  pour  lesquelz  à  éviter 
et  pour  le  plus  grand  proffit .  bien  et  utilité  de  nous ,  nostre  église  et  pays , 
nostre  très-cher  et  araé  féal  cousin  messire  Guillaume  de  la  Marck,  chevalier, 
seig""  d'Aigremont,  etc.,  nous  ait  subvenu,  preste  et  loyaulement  déboursé 
en  promptes  deniers  comptant ,  la  somme  de  quattres  milles  florins  de  Rhin, 
assçavoir  pour  chascun florin  deRhin,  la  valleiirdevingte-chincque  solz,  mon- 
noye  d'Artois;  et  pour  ce  qu'en  ce  faisant  notredit  cousin  nous  at  fait  très- 
agréable  plaisir  et  gardé  de  plus  grands  dommaiges ,  et  recognoissant  avec 
aussi  les  bons  et  agréables  services  qu'ils  nous  at  fait  en  temps  expiré ,  nous 
faict  journellement  et  avons  espoire  qu'il  nous  ferat  en  temps  advenir,  et 
auffin  aussi  que  nostredit  cousin  soit  mieux  sceure  de  ladite  somme  de  quat- 
tre  milles  florins  de  Rin,  de  la  valleur  comme  dictest,  nous  lui  avons  cédé 
et  transporté,  donons,  cédons  et  transportons  par  ces  présentes,  comme  en 
lieu  de  sceureté  et  gagière,  noslre  place,  forlresse  et  chastellerie  de  Franchi- 
mont,  avec  tous  rentes,  revenues,  aventures  et  tous  émolumens  à  icelle  apar- 
tenans,  pour  les  tenir  et  mannier,  posséder,  joyr  et  user,  luy,  ses  hoirs  et 
successeurs,  tout  et  si  longuement  que  nous  ou  noz  successeurs,  esleus  ou 
évesques  ,  avérons  ou  averont  bonnement,  réalement  rendut  et  rembourseit  à 
nostredit  cousin ,  ses  hoirs  ou  successeurs,  tout  à  une  fois,  la  desseuredite 
somme  de  quattres  mille  florins,  avec  encore  mille  florins  de  Rin,  que  avons 
accordé  et  accordons  à  nostredit  cousin,  mettre  à  la  rédification  et  réparation 

I  En  1304,  Jean  île  Horne  racheta  Franchimonl  de  Jean  de  la  Marck.  Noyez  ci-dessus  p.  119. 


de  nostredite  place  de  Franchimonl ,  sans  ce  qu'en  temps  advenir,  et  pendant, 
et  jusques  à  tant  que  nostredit  cousin,  ses  hoirs  ou  successeurs,  serai  ou 
seront  plainement  remboiirseis  desdites  sommes,  nous  puissiemes  à  nostredite 
chastellerie  riens  prendre  ne  demander.  F^t  ne  serai  nostredit  cousin,  ses  hoirs 
ou  successeurs,  tenus  de  nous  ou  noz  successeurs  quelque  compte  à  rendre. 
Lesquelles  choeses  ainsi  dictes  et  déclarées,  promettons  pour  nous  et  noz  suc- 
cesseurs de  le  tenir  bonnement  et  léalement  seure  el  cstauble ,  sans  mettre 
nostredit  cousin ,  ses  hoirs  ou  successeurs  quelque  empeschement  au  con- 
traire, ne  souffrir  eslre  faict  en  manière  aulcune,  ains  le  tenir  paisible  en 
nostredite  gagière  de  Franchimonl,  en  la  forme  dicte  el  déclairée ,  relen- 
nanl  toulesfois  les  services  el  obéissances  à  nous  deues,  el  aussi  Taide  que  le 
pays  est  tenus  de  nous  faire,  à  cause  des  affaires  qu'avons  soustenu,  tant  de 
guerre  ,  plaix  à  Rome,  comme  autrement,  avec  autres  attributions  passées  et 
accordées  par  membres  et  estais  de  pays,  sans  mal  engien,  par  condition 
loutesfois  que  nostredit  cousin  ,  à  cause  de^dites  gaigières ,  ferai  serment  de 
fidélité  à  nous  et  nostredite  église  el  membres  appartenans,  de  nous  secourir 
toulesfois  que  besoing  en  avérons  ,  ou  requis  en  serai .  el  qu'il  n'entreprendrai 
ne  ferat  guerre  contre  nuls  hors  dudil  pays  de  Franchimonl ,  sinon  de  noslre 
sceu,  licence  et  consentement,  el  des  membres  et  estais  de  nostredit  pays 
de  Liège  entièrement.  Et  auflin  que  ce  soit  ferme  choese  elestauble,  et  pour 
nostredit  cousin  ,  ses  hoirs  et  successeurs  eslre  mieulx  sceure ,  si  avons  à  ces 
présentes  faict  apprendre  noslre  scel  épiscopale,  et  priiéet  requis  à  vénérables, 
noz  très-chiers  et  bien  aimés  doyen  el  chapitre  de  noslre  église  de  Liège ,  que 
en  confermant  et  corroborant  noz  présentes  lettres,  volsissenl  appendre  leur 
seel  capilulair  avec  le  nostre. 

Et  nous  doyen  el  chapitre  délie  vénérable  église  de  Liège ,  cognissanl  plai- 
nement ce  que  dit  est  avoir  esté  faict  en  préservation  de  plus  grans  grieffs , 
et  pour  le  plus  grand  proftil,  bien,  honeur  el  utilité  de  nostredite  église  et 
pays  de  Liège ,  enlhièremenl  à  la  requesle  et  prière  de  très-révérend  père  en 
Dieu  ,  el  nostre  très-redoublé  seigneur  mons*^  de  Liège  susdit ,  el  aussi  pour 
entretenir  ledit  messire  Guillaume  en  la  bonne  affection  et  vouloir  qu'il  al 
monstre  et  monstre  journellement  à  l'église ,  el  en  espoire  qu'encor  plus  fera, 
en  ratiffiant,  corroborant,  et  plainement  confermant  ce  que  dicl  est,  nous 
avons  à  ces  présentes  faict  appendre  nostre  scel  capilulaire,  avec  le  scel  de 
noslre  très-révérend  père  en  Dieu ,  et  nostre  très-redoublé  seigneur ,  mons<^ 

83 


I 


658 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


659 


de  Liège,  en  siçne  et  plaine  certiffication  de  vérité.  Faict  et  donné  sur  Tan  de 
grâce  délie  nativité  Noslre- Seigneur  Jhésu- Christ  mille  quattre  cent  sep- 
tante-sept, du  nooix  d'octobre  le  troisième  jour. 


MS.  de  la  Bibl.  de  l'unicersité de  Liège,  »"188,  p.  189. 


Lxxvni. 

LETTRE  DE  l'aRGHIDUC  MAXIMILIEN  ,  EN  DATE  DU  7  OCTOBRE  1477  ,  A  U*>  JEAN  DE 
SCOENHOYE^  GARDE  DES  CHARTES  DE  BRABANT  ,  POUR  LA  MISE  EN  SEQUESTRE  DES 
33,000  FLORINS  ,   QUE   CEUX  DE  LIÈGE  LUI  DEVAIENT   ANNUELLEMENT, 


Très-chier  et  bien  araé.  Pour  ce  que  à  la  journée  nagaires  tenue  entre 
noz  gens  et  députez,  avecques  ceulx  de  beau  cosin  l'évesqiie  de  Liège,  a  esté 
entre  autres  choses  pourparlé  ,  que  les  lettres  de  xxxiij  raille  livres,  qu'ilz  noz 
doivent  annuellement  de  rente,  à  cause  de  feu  nostre  très-chier  seigneur  et 
beau-père,  cui  Dieu  pardoinst ,  et  des  traictiez  faiz  avecques  lui ,  seront  mises 
en  main  séquestre  à  Couloingne,  à  Aix ,  en  Alemaigne,  ou  en  nostre  ville  de 
Trecht  sur  Meuse ,  jusques  à  ce  que  par  nostre  saint  père  le  pape  Sixte  mo- 
derne, en  qui  nous  et  nostredit  cousin  devons  compromettre,  sera  cogneu  du 
droit  par  nous  prétendu  à  cesle  cause ,  et  que  le  temps  approche  endedens 
lequel  le  séquestre  desdites  lettres  se  doit  faire ,  nous  vous  ordonnons ,  man- 
dons et  commandons ,  que  d'icelles  lettres  vous  faites  faire  à  noz  fraiz  et 
despens  le  plus  secrètement  que  pourrez,  et  par  gens  à  nous  féaulx  ,  ung  vi- 
dimus  autenticque ,  lequel  volons  par  vous  estre  gardé  ou  lieu  desdites  lettres. 
Et  en  ce  ne  faictes  faulte ,  comment  que  ce  soit ,  car  tel  est  nostre  plaisir. 
Très-chier  et  bien  anié ,  Nostre-Seigneur  soit  garde  de  vous.  —  Escript  en 
nostre  ville  de  Bruges,  le  vij«^jour  d'octobre  l'an  LXXVll.  —  Maximilianug. 

A  nostre  amé  et  féal  secrétaire  en  ordonnances  et  garde  de  noz  Chartres  de 
Brabant,  rnaûtre  Jehan  de  Scoenhove. 

Copie.  —  Àrthive»  du  Royaume ,  trésorerie  de  Bmbant , 
LAIE  nn  LDTCK  ,  /i'cumSI  à  50. 


LXXIX. 

SIXTI  IV  BULLA  CONFIKMANS  PRIVILEGIA  CATllEDRALI  LEODIENSI  PER  EUGENIUM  IV  ,  7  ID. 
APRILIS  143^,  ET  PER  PlUM  II,  13  KAL.  FEBR.  1458,  CONCESSA  ,  NOVAQUE  EIDEM 
ADJICIENS  ,   DATA  9  JANUARII   1479. 


SiXTUs,  episcopus,  servus  servorum  Dei,  ad  perpetuam  rei  raemoriara.  Licet 
ea ,  quae  pro  pacis  et  quietis  praesidiis  ministrandis  ac  ecclesiarum  praecipue 
cathedralium  insignium  decoris  augmento  per  apostolicam  sedem  concessa 
sunt,  plenam  oblineant  firmilatem,  nos  lamen  aliqua  extendenles  iliis  et  aliis, 
quae  propterea  aut  ex  consueludine  processisse  compeiimus,  interdum  apos- 
tolicis  muniminis  robur  addiximus,  ul  eo  firmius  et  illibata  praesistant ,  quo 
magis  noslro  fucrint  praesidio  communita  :  diidum  si  quidem  a  fclicis  recor- 
dationis  Eugenio  quarto  et  Pio  secundo  pontificibus  et  praedecessoribus 
nostris  successive  emanarunt  lillerae  hujusmodi  sub  tenoribus  : 

«  EuGENius ,  episcopus,  servus  servorum  Dei,  dilectis  Bliis  capitulo  Leo- 
diensi,  salutem  et  apostolicam  benediclionem.  Laudibus  et  honore  dignissima. 
quae  de  veslro  necnon  Leodiensis,  in  qua  divinis  vacatis  obsequiis  ecclesiae 
statu,  fama  celebris  effert  praeconia,  paternis  contemplantes  effectibus  non 
immerito  ducimur,  utvestras  quibus,  praeserti m  status  ipse  féliciter  prosperari 
et  cum  omni  propagatione  cultus  ejusdem  ecclesie  decus  adaugeri  possint, 
petitionum  quantum  cum  deponimus  ad  exauditionis  gratiam  favorabiliter 
admittainus.  Tum  itaque  sicut  exhibita  nobis  nuper  pro  parte  pelilio  contine- 
bat,  vos  pro  confirmalionejurisdictionis  et  jurium  ecclesiae  praedictae  nec- 
non patriae  Leodiensis,  singulariumque  ex  vobis  personarum  sustenlationis , 
pluiimaadqiiaepraebendarum  dictae  ecclesiae  fruclus,  redditus  etproventus, 
plerumqiie  non  sufticiant,  onera  sustinere  fiequenlius  habeatis,  et  si  plures 
ex  vobis  ab  ipsa  ecclesia  contingeret  abesse ,  vos  et  illa  in  cuitu  praedicto , 
necnon  consiliis  et  auxiiiis,  etiam  quoad  capilulares  actus,  vobis  et  eidem 
patriae,  non  mediocriter  oporlunum,  magnum  subiretis  deliimentnm.  Nos 
ecclesiae  poliori,  quae  notabilium ,  qui  praemissis  insistunt  obsequiis,  sup- 
positorum  numéro  fulciatur,  et  patriae  praedictarum ,  necnon  nostris  in- 


fi 


660 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


demnitatibus.  super  hoc  consulere  cupientes^  vobis  ac  omnibus  et  sing^ulis 
praesentibus  Futurisque  dictae  ecclesiae  canonicis,  auctoritate  praesentiuni 
indul^remus,  ul  ipsi  canonici  apud  ecclesiam  praedictam  pio  tempore  rési- 
dentes, fruclus,  reddilus  et  proventus  omnium  beneficiorum  suorum  eccle- 
siasticorum  cum  cura  et  sine  cura,  quac  in  quibusvis  aliis  praeterquam  cathe- 
dralibus  ecclesiis  sive  locis  oblineret  et  inposterum  obtinebunt ,  etiam  si 
canonicatus  et  praebendae ,  dig^nitates ,  personatus  vel  o^Kcia  in  colle^riatis  ec- 
clesiis, et  ipsae  dignilates  inibi  principales  fuerint  et  ad  illos  ac  hujusmodi 
personatus  vel  officia  consueverint  qui  per  electionem  assumi ,  eisque  cura 
immineatnostrarum  cum  ea  integritate  quotidianis  distributionibus,  duntaxat 
excepli  libère  percipere  valeanl,  cum  qua  illos  perciperent,  si  in  ecclesiis  aliis 
vel  locis  hujusmodi  personaliter  résidèrent  et  ad  residendum  intérim  in  eis- 
dem  minime  teneantur,  nec  ad  id  a  quoquam  compelli  possint  inviti  ;  quodque 
intérim  fructus,  redditus  et  proventus  hujusmodi ,  quibusvis  ))ersonis  etiam 
laicis ,  cum  quibus  suam  ac  dictorum  beneficiorum  conditionem  efficere  po- 
terunt  meliorem  ad  tempora  de  quibus  eis  videbitur  arrendare,  locare  seu  ad 
firmam  et  annuam  pensionem  concedere  possint  dioecesanorum  locorum  et 
cujusvis  alterius  licentia  super  hoc  minime  requisita  :  non  obstante  si  alias 
vobis  dictisque  canonicis,  ut  in  aliquibus  vestris  beneficiis  résident,  seu  alias 
illorum  fructus ,  redditus  et  proventus  imperpetuum,  vel  ad  certum  tempus  , 
jam  forsan  vel  nondum  elapsis  praecipere  valeretis,  apostolica  vel  ordinaria 
fuerit  auctoritate  conccssum .  etiam  si  dicti  canonici  in  eisdem  ecclesiis  aliisve 
locis  primam  non  fecerint  personalem  residentiam  consuetam,  ac  felicis  re> 
cordationis  Bonifacii,  papaeoctavi,  praedecessoris  nostri ,  per  quam  conces- 
siones  hujusmodi  sine  praefinilione  temporis  fieri  perhibentur,  et  quibusvis 
aliis  tam  aposlolicis  quam  provincialibus  et  synodalibus,  conciliis  genera- 
libus  vel  specialibus  constitutionibus,  necnon  statutis  et  consuetudinibus, 
ipsarum  aliarum  ecclesiarum  contrariis,  juramenti  confirmatione,  apostolica 
vel  quacumque  firmitate  alia  roboratis,  etiam  si  dicti  canonici  de  illis  servan- 
dis  et  non  impetrandis  litteris  apostolicis  contra  ea ,  litterisque  praefatis  non 
utendo,  etiam  ab  alio  vel  aliis  impetratis ,  seu  alias  quovismodo  concessis ,  per 
se  vel  eorum  procuralorem  praestiterint ,  vel  eos  in  posterum  praestare  con- 
tinent forsan  juramentum  ;  seu  si  locorum  ordinariis  a  sede  apostolica  sit 
concessum  vel  in  antea  concedi  contigerit,  quod  canonicos  et  personas  eccle- 
siarum suarum ,  civitatis  et  dioecesis ,  etiam  in  dignitatibus  vel  officiis  cou- 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


661 


stitutis,  per  substractionem  provenluum  suorum  beneficiorum  ecclesiaslico- 
rum  vel  alias  compellere  valeaut  ad  residendum  personaliter  in  eisdem  ;  aut 
si  ordinariis  pracdictis  et  dileclis  filiis  ipsarum  aliarum  ecclesiarum  capitulis, 
vel  quibus  aliis  commiiniter  vel  divisim  a  praedicta  sit  sede  indultum  vel  in 
|>osterum  indulgeri  cotilingat,  quod  canonicis  et  personis  ecclesiarum  et  lo- 
corum hujusmodi ,  etiam  in  dignitatibus  ,  personatibus  vel  officiis  constitutis  , 
non  residenlibus  in  eisdem  ,  aut  qui  hujusmodi  primam  in  eis  residentiam 
non  fecerint,  fructus,  reddilus  et  proventus  suorum  canonicatuum  et  prae- 
bendarum  ac  dignitatum,  personatuum,  officiorum,  aliorumque  beneficiorum 
ecclesiasticorum  minime  ministrare  tenenlur,  et  ad  id  compelli  non  possint 
per  litleras  apostolicas ,  non  facientes  plenam  el  expressam  ac  de  verbo  ad 
verbum  de  indulto  hujusmodi  mentionem,  et  quibuslibet  aliis  privilegiis,  in- 
dulgentiis  et  litteris  apostolicis  generalibus  vel  specialibus,  quorumcumque 
tenorum  existant,  per  quae  praesentibus  non  expressa  vel  lotaliler  non  inserta 
eflFectus  earum  impediri  valeat  quomodolibet  vel  differri,  et  de  quibus  quo- 
rumcumque totis  tenoribus  de  verbo  ad  verbum  habenda  sit  in  Utteris 
nostris  monitio  specialis,  proviso  quod  bénéficia  hujusmodi  debitis  propterea 
non  fraudentur  obsequiis ,  et  animarum  cura  in  eis,  quibus  illa  immineat. 
nullatenus  negligalur,  sed  per  bonos  el  sufficientes  vicarios,  quibus  de  ipsorum 
beneficiorum  proventibus  necessaria  congrue  ministrautur,  diligenler  exercea- 
tur,  et  deservialur  inibi  laudabiliter  in  divino.  Nulli  ergo  homini  liceal  liane 
paginam  noslrae  concessionisinfringere  vel  ei  ausu  lemerario  contraire  ;  siquis 
autem  hoc  attentare  praesumpserit,  indignalionem  omnipotentis  Dei  et  beato- 
rum  Pétri  et  Pauli,  apostolorum  ejus,  se  noverit  incursurum.  Datum  Romaeapud 
sanclum  Petrum,  anno  incarnationi»  dominicae  millésime  quadringenlesimo 
tricesimo  secundo ,  septimo  idus  aprilis ,  ponlificatus  nostri  anno  secundo.  » 

«  Plus,  episcopus,  servus  servorum  Dei,  ad  perpetuam  rei  memoriam. 
Laudanda  sedis  aposlolicae  reclitudo,  etc.  ^.  » 

Etcumsicut  accepimus  inler  alia  staluta  et  ordinaliones  ecclesiae  Leodiensis 
caveri  dicitur  expresse,  quod  nul^us  in  ipsius  ecclesiae  canonicaluaccipi  possit, 
nisi  de  militari  génère  procreatus  aut  doctor  vel  licenliatus  existât,  ac  in  ipsa 
ecclesia  sit  anliquaetapprobata  hactenus  a  tanto  lempore  ,  de  cujusnunc  me- 
moria  hominum  non  existit,  pacifiée  observala   consueludo,    quod  majoris 

'  lloc  locu  intégra  inseritur  Pii  II    bulla  ,  quae  supra  p.  -i->o  legiUir. 


il 


t     ! 

f 


66â 


ANALECTA  LEODIEINSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


663 


V 


Leodiensis  officia  ,  et  illius  etiam  major  ac  principales  aliarum  ci?italis  et 
(lioecesis  Leodiensis  collegiatarum  ecclesiarum  dignilales  fere  omnes  ac  prae- 
|>ositura  ecclesiae  Sancti  liumoldi  Mechliniensis,  Cameracensis  dioecesis.  aliis- 
qiie  canonicis  aclu  praebendatis  ipsius  ecclesiae  majoris  conferri ,  aut  com- 
mendiiii  ne(iueanl  ciim  eflFecUi  ;  quodque  dilecli  Hlii  decanus  et  capitulum 
dictae  ecclesiae  majoris  pueios  aplas  \oces  ad  canlandum  divinis  officiis  ha- 
bentes ,  eliam  in  aliis  ecclesiis  salariatos  et  siib  nominibus  duodenorum  ordi- 
nales in  qualibet  aliarum  ecclesiarum  praedictarum,  quolies  et  quandocumque 
eisdem  decanoet  capitulo  placuerit,  ad  canlandum  divina  olKcia  in  dicla  ma- 
jori  ecclesia  assumere,  ac  in  quibusvis  causis  in  omnes  civitalis  el  dioecesis 
praedictarum  clericosfuerinlimperliti,  jurisdictionem  per  se  vel  eorum  officia- 
lera  aul  alium  vel  alios  ad  id  depulandum  vel  depulandos  exercere,  easdem 
personas  ad  judicala  parendi  el  alias  quomodolibetper  censuras  ecclesiaslicas 
cohercere  possunt,  necnon  quolies  contin^rit  fieri  de  aliqua  persona  electio- 
nem  ad  aliquam  dijjnilatem,  eliam  abbalialem  vel  abbalissalem  in  civilale  el 
dioecesi  praediclis  existenlem,  cujus  confirmatio  a  venerabili  fralre  noslro 
episcopo  Leodiensi  obtinendasil,  decrelum  eleclionis  hujusmodi  primo  eldein 
capitulo  praesenlari  deberel  per  eleclam  personam  hujusmodi  aul  procura- 
loris  ad  visum  et  effeclum  ,  ut  viso  et  inlelleclo  tenore  decreli  hujusmodi  illud 
eidem  capitulo  per  eum  confirmanlem  vel  infirmanlem,  proul  sibi  videbilur, 
remittatur:  ac  quod  canonici  Leodienses,  dum  in  majori  ecclesia  hujusmodi 
résident,  leneantur  solum  et  duntaxal  pelere  ab  episcopo  praediclo  et  dilectis 

filiis  archidiaconis  vel  eorum  otticiariis,  sub  quibus  alia  canonicorum  eorumdem 
bénéficia  consistant  cerlo  anni  tempore,  graliam,  placel  el  absenlias,  nuncupa- 
lam  ac  occasionem  graliae  hujusmodi  aut  illius  re^rratiaturae jura  peralios  quam 
canonicis  Leodiensibusresidentibussoivi  soluta,  non  solvere leneantur;  et  insu- 
per capitula,  canoniei ,  el  supposila  colle^iatarum  ecclesiarum  dictae  civitalis 
in  certis  anni  solemnitatibus,  causis  specialibus,  processionibus  el  aliis  divinis 
officiis  in  eadem  majori  ecclesia  et  alibi  suas  praesentias  exhibere  ac  nonnulla 
alia  obsequia  et  servitia  in  divinis  officiis  impendere  leneantur,  ac  major  ec- 
clesia hujusmodi  illiusque  praepositus  decanus,  archidiaconi,  canonici  et  sup- 
posila ab  omni  jurisdictione,  dominio.  potestate  et  superiorilale  episcopi 
Leodiensis  pro  tempore  existenlis  suorumque  vicariorum  ac  officialium  f)e- 
nilus  exempta  el  sedi  apostolicae  immédiate  subjecla  fuit,  ita  quod  episcopi 
Leodiensis   ac  vicarii  et  officiales  praedicti    eliam    ralioue   dicti   contraclus 


vel  rei  de  illis  tanquam  exemplis  et  liberis  nullalenus  se  inlromiltere  possenl, 
ac  nonnulla  alia  privilégia  immunitalis,  graliae  conservatoriae ,  ac  indulla  per 
Donnullos  alios  romanos  ponlifices ,  praedecessores  noslros  seu  pro  romanis 
pontificibus  in  eorum  obedienliam  habitis,  eliam  per  praelalos ,  imperalores  ac 
romanorum  el  alios  reges,  duces ,  comités  el  barones  pro  augmenlo  divini  cullus 
ipsiusque  majoris  ecclesiae  décore  concessa  pariter  el  indulla ,  ac  nonnulla 
staluta  et  ordinationes  per  dileclum  filium  decanum  seu  vicedecanura  et  capi- 
tulum ecclesiae  majoris  hujusmodi  conjunctim  vel  divisim  édita  el  ordinata 
fuerinl.  Verumtamen  sicul  etiam  accepimus,  saepe  conlingil  praeposilum , 
decanum  ,  archidiaconos,  capitulum ,  canonicos  el  supposilos  contra  lilteras, 
privilégia,  staluta   et  ordinationes,  consuetudines,  exempliones  et  indulla 
per  nonnullos,  qui  nomen  Domini  in  vanum  recipere  non  formidant,  indebile 
moleslari;  nos  praedecessorum  praediclorum  vestigiis  inhaerentes,  ac  Iran- 
quiliilati  et  paci  praeposili,  decani,  archidiaconorum ,  capiluli,  canonicorum 
elsupposilorum  praediclorum,  quantum  cum  Deo  possimus,  providere  cupien- 
les,  aliorumque  consuetudinum,  slalulorum,  ordinationum  ,  privilegigrum  , 
lillerarum,  exceplionum  et  indultorum  hujusmodi  formas,  lenores  et  nume- 
rura,  ac  si  de  verbo  ad  verbum  inserenlur,  praesenlibus  pro  expressis  habenles, 
raotu  proprio,  non  ad  praeposili,  decani,  archidiaconorum,  capiluli ,  canonico- 
rum el  supposilorum  paaediclorum  vel  quorunivis  aliorum  nobis  super  hoc 
oblatae  pelitionis  inslanlias,  sed  de  noslra  raera  liberalitate  et  apostolicae  po- 
teslatis  pleniludine  ,  Eugenii  necnon  Pii  praeinsertas  ac  alias  quascumque  lil- 
teras ,  privilégia  el  indulla  ac  exempliones  ecclesiae  majoris,  ac  praeposito, 
decano ,  archidiaconis ,  capitulo ,  canonicis  el  suppositis  praediclis  lam  con- 
junctim quam  divisim  concessas  et  concessa ,  necnon  ponlificum ,  imperato- 
rum,regum,  praelalorum,  ducum.  comilum,  baronum,  acomniapraemissa  el 
alia  staluta  et  consuetudines  non  expressa,  quatenus  rationi  consona  sunt,  ex 
nunc  in  perpeluum  auctoritale  apostolica  et  ex  cerla  eorum  scienlia  tenore 
praesenlium  confirmamus  el  approbamus ,  supplentes  omnes  et  singulos  de- 
fectus  tani  juris  quam  facti  ac  solemnitalis  omissarum,  si  qui  forsan  interve- 
nerint  in  eisdem,  ac  htleras  Eugenii,  praedecessoris  nostri.  hujusmodi  cum 
omnibus  el  singulis  in  eis  conlenlis  clausulis  et  processibus  inde  secutis  ad 
singulas  personas  in  dicla  ecclesia  majori  hujusmodi  beneficio  nunc  pro  tem- 
pore obtinenles .  motu  ,  scienlia  el  auctoritale  similibus  exlendimus ,  ipsasque 
personas  in  eadem  ecclesia  majori  bénéficia,  ut  praeferlur,  nunc  et  pro  tem- 


664 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


pore  obtirientes.  lilteris  ac  processibus  hujiismodi  perinde  in  omnibus  et  per 
omnia  ,  ac  si  ipsae  litteraea  principio  eis  specialifer  et  expresse  concessae  pro- 
cessusqiiedesuperhabili  eldecreti  fuissent,  perpetuo  gaudere  et  uti ,  absque 
praejudicioepiscopi  etarchidiaconorum  piaediclorum  in  placet,  absentiis  prae- 
diclis  et  causarum  regratiationes,  posse  et  debere  volumuset  decernimus,  et 
quod  omnia  et  singula  canonicatus  et  praebendae  ac  dignitates,  personatus, 
adminislrationes  et  officia  caeteraque  bénéficia  ecclesiastica  cum  cura  et  sine 
cura  diclae  ecclesiae  majoris ,  etiam  si  in  iila  dignitas  major  post  pontifi- 
caleni  existât,  et  ad  illam  ac  alias  dignilates,  personatus,  adminislrationes  vel 
officia  hujusmodi  consueverinl,  qui  per  electionem  assumi  eisque  cura  im- 
mineat,  nulli  personae  cujuscumque  dignilafis,  status,  gradus  vel  condi- 
tionis  existai,  etiam  si  episcopali  dignilale  praefulgeat,  commendari  possint, 
ac  commode  de  eis  pro  tempore  fiendae  nullius  existai  roboris  vel  momenti , 
quodque  alia  persona  cnjusvis  ordinis  regularis  ad  canonicatus  et  praebendas 
acdignitales,  personatus,  adminislrationes  vel  officia  caeteraque  bénéficia  eccle- 
siastica cum  cura  et  sine  cura  dicJae  ecclesiae  majoris  recipi  aut  admilti  non 
possit,  motu,  auclorilale,  scientia  et  tenore  praedictis ,  perpetuo  slatuimus 
et  ordinamus ,  ac  quod  per  quascumque  lilteras  sive  mandala  apostolica  .  qui- 

busvispersonis,  cujuscumque  dignilatis,  status,  gradus  vel  conditionis  existant . 
per  sedem  praefatam  vel  ejus  legalos  sub  quibusvis  verborum  formis  et  expres- 
sionibus,  ac  etiam  clausulis  praesenlibus  spécifiée  et  expresse  derogantibus 
continentia,  praesenlibus  nullatenus  derogari  possit,  nec  etiam  censerelur 
esse  derogatum  ,  nisi  derogatio  ipsa  per  Irinas  litleras  juxla  formam  et  leno- 
rera  praeinsertarum  lillerarum  Pii ,  praedecessoris  pracfali  ,  cum  praesen- 
tium  praedictarum  loto  de  verbo  ad  verbum  inserlione,  a  sede  apostolica 
obtenla  fuerit ,  ac  quidquid  per  quoscumque  quavis  etiam  aucloritale  scien- 
ter  vel  ignoranler  contra  lilleias,  slatula  ,  ordinationes,  consuetudines,  privi- 
légia ,  indulla,  exemptiones  hujusmodi  allentatum  forsan  est  hactenus  vel 
in  poslerum  contigerit  attentari ,  irritum  et  inane  fuisse  et  esse,  motu,  auc- 
lorilale ,  scientia ,  poteslate  et  tenoi  e  praedictis  etiam  decernimus  et  decla- 
ramus.  Et  nihilominus  dilectis  filiis  abbati  monasterii  sancli  Jacobi  Leodiensis 
et  decano  ecclesiae  Coloniensis  ac  officiali  Trajectensi ,  per  apostolica  scripta , 
molu  ,  scientia  et  auclorilale  similibus  mandamus,  quatenus  ipsi  vel  duo  aut 
unus  eorum  per  se  vel  alium  seu  alios  praemissa  omnia  et  singula,  ubi  et 
quolies  eis  expediens  fuerit,  solemniter  publicanles,  ac  praeposilo,  decano, 


ANALECTA  LEODIENSIA 


665 


archidiaconis  et  capilulo  canonicorum ,  necnon  aliis  personis  in  majori  ec- 
clesia  hujusmodi  bénéficia  oblinenlibus  ,  pro  tempore  etiam  super  exten- 
sione  lillerarum  hujusmodi  in  praemissis  omnibus  et  singulis  efficacis  defen- 
sionis  pracsidio  assislcnles  non  permiUanl  eos  contra  lenorem  praesenlium 
in  loto  vel  in  parte  quoquo  modo  per  quoscumque  molestari ,  perlurbari 
seu  etiam  impediri  directe  vel  indirecte,  quovis  quaesilo  colore,  molesta- 
tores  impedientes  supradictos  quoslibct  vel  rebelles  per  excommunicalio- 
nem,  quam  co  ipso  contra  facientes  incurrant  et  a  qua  nonnisi  a  romano 
pontifice  praelerquam  in  morlis  arliculo  constituli  absoivi  possint,  necnon 
suspensionem  a  divinis  ac  alias  senlenlias,  censuras  et  poenas  ecclesiasticas, 
et  alia  juris  remédia  appcllalione  poslposita  compescentes,  invocalo  ad  hoc 
si  opus  fuerit  auxilio  brachii  secularis  :  non  obstante  piae  memoriae  Boni- 
facii  papae  octavi ,  etiam  praedecessoris  nostri,  quibus  cavelur,  ne  quis  extra 
suam  civitalem  et  dioecesim ,  nisi  in  cerlis  exceptis  casibus  et  in  illis  ultra 
unam  diaetam  a  fine  suae  dioecesis  ad  judicium  evocetur,  seu  ne  judices  a 
sede  depulali  praedicla  extra  civilatem  vel  dioecesim,  in  quibus  depulati  fue- 
rint,  contra  (juoscumque  procedere  sive  alii  vel  aliis  vices  suas  commillere 
praesumant ,  ac  de  duabus  diaelis  in  concilio  generali  editis  ac  aliis  consti> 
tutionibus  et  ordinationibus  apostolicis  conlrariis  quibuscumque ,  aut  si  ali- 
quis  communiter  vel  divisim  ab  eadem  si  sede  indultum ,  quod  inlerdici, 
suspeudi  vel  excomnmnicari  aut  extra  vel  ultra  cerla  loca  ad  judicium 
evocari  non  possint,  per  litleras  aposlolicas  non  facientes  plenam  et  expres- 
sam  ac  de  verbo  ad  verbum  de  indulto  hujusmodi  mentionem ,  conliadiclo- 
res  per  censuram  ecclesiaslicam  appcllalione  poslposita  compescentes.  Nulli 
ergo  omnino  hominum  liceat  banc  paginam  noslrae  confirmationis  ,  appro- 
bationis,  suppictionis,  exlensionis,  voluntalis  conslitulionem,  staluli  ordina- 
tionem  ,  decreli  declaralionem  et  mandati  infringere  vel  ei  ausu  lemerario 
contraire;  si  quis  aulem  hoc  atlenlare  praesumpserit,  indignationem  omni- 
potentis  Dei  et  beatorum  Pétri  et  Pauli  aposlolorum  ejus  se  noverit  incur- 
surum.  Datum  Romae,  apud  Sanclum  Petrum,  anno  incarnationis  dominicae 
millesimo  quadringenlesimo  septuagesimo  nono.  nona  januarii,  pontificalus 
nostri  anno  nono. 

£ibl.  royaU  de  Bruxelles ,  MS.  n»  10947. 


84 


666 


ANALECTA  LEODIENSIA 


ANALECTA  LEODlENSïA. 


667 


LXXX. 

LES   NOVELLES  ORDONNANCES  ET   MODÉRATIONS  DU    30   JANVIER   1479,    TOUCHANT 
DEIINNEMENS,   ADJOURS   DE  QUINSAINE  ET    CONTREPANS. 


Modérations  faites  par  membres  et  estas  du  pays,  touchant  les  poins  subescrips 
m  Fan  mil  II  11^  et  LXXIX,  proclamée  au  Péron  à  Liège,  et  mieses  en 
warde  de  loy ,  le  péntdtime  Jour  dejenvier  l'an  stisdit. 

Comme  après  les  guerres  et  divisions,  qui  ont  rengne?  en  ceste  pays  de 
Liège  et  de  Looz ,  et  après  les  arsins  et  riiynes  des  grans  manoires  et  ëdiffices, 
qui  paravant  le  prieze  ^  delle  cité  esloient  en  icelle,  aient  esteit  faites  pluis- 
seurs  reraonslrances  par  pluisseurs  bonnes  gens,  tant  par  devers  le  grâce  de 
nostre  très-redoublé  seigneur,  monseigneur  de  Liège,  vénérables  seigneurs 
doiien  et  cap.lle  de  sa  vénérable  église  de  Liège,  comme  pardevers  les  autres 
membres  et  estas  de  ses  pays,  sur  pluisseurs  journées  tenues  pour  ceste  cas 
et  pour  pluisseurs  autres  ;  sur  quoy  pluisseurs  notables  personnes  euissent 
de  part  nostredit  très-redoubté  seigneur  et  lesdits  autres  membres  et  estas 
de  ses  pays,  esté  députez,  commis  et  ordonnés  pour  sur  lesdis  poins  faire 
ordonner  et  aviseir  le  melleur,  selon  ce  que  ilz  trouveroienl  au  cas  appartenir, 
et  pour  d'ors  en  avant  en  pooir  et  devoir  par  loy  useir  en  la  meilleur  manière 
que  faire  se  poroit,  considéré  la  disposition  du  temps  qui  estoit  autre  que 
elle  n'avoit  esteit  devant  ladicte  prise  de  Liège;  et  ensi  soit  que  sur  ce  lesdits 
députez,  ensuyant  la  carge  à  eulx  donnée  par  nostredit  très-redoublé  sei- 
gneur et  lesdits  membres  et  estas  de  sesdils  pays,  soy  soient  trais  ensem- 
bles ,  communicket,  avisé  et  ordonné  les  ordonnances  chi-après  contenues, 
par  delès  lesquelles  nostredit  très-redoublé  seigneur  et  lesdits  membres  et 
estas  de  sesdils  pays,  à  une  autre  journée,  après  ce  que  visentées  les  oerent , 
soient  plainemeut  et  enUèrement  demourès,  en  passant  et  accordant  qu'elles 

*  Prieztj  prise. 


1 


est  au  commandement  de  nosl.ed.l  1'«*  '^^^°  l-  ordonnances 

.,„eUe  aesdUs  memb^et  es.a.  de  ^f^;;:^:^^^  seigneu.- 
eryéesel  publnees  au  1  eron  a  L âge    d    p  ^^^^^^^^^^  ^^^  ^^^^^^,^^ 

et  par  son  mayeur  ^^  ^'«8«  ^  "^    «"   ^^^  ^^„.^.,  ,,  d,,...^„  de  nostredit 
desadlleclé  la-presens    en  p.esence  d  ^^^^^.^  ^^^^.^^ 

très-redoubté  seigneur,  f^  ™7'  f;.,'';;:'^^^^^^^^^  Jhésu- 

rrUl  ni;'  Um    dr^oi.  1   enver  .e  p.m.Umme  .our.  Les,ueK 
Chnsl,  mil  nii    u.^^*^   ,  _„  ^:»  *»*!     *'pns  euvenl  et  sont  : 

poins  ordonnés ,  passés  «--;  ^  ;~  ^^  lU:;!  devera  useir  des 
Premier ,  touchant  1  arl.cle ,  faisant  ""^""°  ^^-^^^^  ,es 

aéminnemens  ^  ^^  J^  ^^^^^^^^^^  ^^^'T  ^'^ 

r'TTue  irX  tire  démineir  par  deux  quinzaines  es  hauUeurs 
?n:  tns'*::"..-  «t  .ssans    dont  >«  P-- J-—  ^ «^^ 
«et  par  le  fores.ier  de  l^^'-^-'l-^rlr::!,  si  avant  ,u'i.  soit 
et  à  sa  propre  boche  ^  ™;  -"  ^  ^^^^^„,  ,,„,,  d„  p^ys ,  on  le  doit  publier 
demourant  en  pa  s    et      U^t  de  ^^  ^^^  ^,    .^  ^^^^  ^^^^^^    ,, 

en  scampne  de   lad.  e  ^^^        8^^^^^„,  ,,^^  signification,  moyenan. 
avant  que  l  on  y  poi  oïl  iiciuenic  n'enten- 

que  l'héritaige  fu.st  assés  suffisant  ^^^^^^^^^  \Z  deuyst  plus 
dons,  s'il  n'estoit  point  suftissant,  ams  de  pe  '   '         seullement, 

avant  alleir  que  aux  prosmes  et  ''^;"''"^''"^,  "''J  '"«^  „ais  aprèsles- 
et  le  seconde  déminnement  se  pora  ^^^  ^-^f;;/;;  r  ,,nt  pLéder, 
dits  deux  déminnemens  expne.,  -  P^  ^;^fj  ^^^;:,  ,  ,3  Jière  sus- 

î.ru:::;r^;:::elsi^-= 

quel  ladite  ^V^^^^^^^^     .„,  jedens  la  cité  et  franchiese  de 
Uem,  et  quant  est  aux  hcnta-geso  ^^.^^   ^.^.^^^^  ^^^  „„g 

Liège,   les  borgoix  de   Liège  ^^*""^Pj^„„i„,,|„es,  en  signifiant  par 

«ayeur  et  deux  ^J^'^j:  J  a  itl  à  ce.y  ou  ceulx  sur  les- 

';SMa::i:nr::;:::fais,s'il.sontdemouransdedens  ladite  cité  et 


668 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


franchiese,  et  s'ilz  sont  demorans  dehors  ladite  cité  et  franchiese.  on  les 
pora  faire  signifier,  pour  plus  };rand  fraix  eskiweir,  par  ung  mayeur,  présens 
deux  lesmoings  qu'il  y  pora  appelleir.  Après  laquelle  signification  faite ,  et 
lesdits  deux  déminnemens  par  deux  quinzaines  expirées,  cely  qui  fera  dé- 
minner  devra  faire  adjourner  cely  sur  quy  il  déminnera  à  quinzaine,  pour 
veyr  prendre  saisine  par  le  sergant  délie  haulle  justice. 

Item,  et  louchant  les  hérilaiges,  ausquelz  on  revint,  par  adjour  de  quin- 
zaine ,  ensuyant  le  tenure  des  lettres  sour  ce  faites,  on  en  pora  useir  selon  le 
contenu  des  lettres,  comme  on  at  useit  anchiennement,  mais  cely  qui  ferat 
faire  tel  adjour  arat  le  chuyse  et  option  de  prendre  saisine  par  devers  le 
chieff,  s  il  ly  pleest,  pour  plus  grand  fraix  eskiweir,  ou  par  devers  le  haul- 
teur,  là  telz  hérilaiges  sont  situés,  et  que  quant  saisine  en  sera  rendue  par 
devers  ledit  chieff,  et  que  on  apportera  le  copie  signée  des  clercques  secré- 
taires dudit  chieff  par  devers  les  haulteurs,  là  telz  hérilaiges  sont  gissans , 
que  lesdits  haulteurs  ne  puissent  eskondir  de  faire  les  exéculions  des  pelis 
comans  et  des  grans  coinans ,  pour  partie  resaisie  parvenir  à  joyssance  de 
ses  waiges,  ensi  que  loy  requiert. 

Item,  pourtant  que  les  plais  sont  mult  longues  par  qualtre  quinzaines  de 
provances  et  oltretant  d'alligances  et  contremonstrances,  louchant  héri- 
laiges ,  à  la  manière  que  useit  en  al  esté  anchiennement ,  et  que  parties  par- 
suyanles  sont  souvent  par  telz  longs  termes  vexées  et  travelliés,  est  avisé, 
pour  abbrévier  les  matères  et  avoir  plus  légèrement  expédition  de  loy  et  de 
justice,  que  les  mayeurs,  esquevins,  courts,  jugeurs  et  justice,  par  devers 
lesquelz  plais  et  procès  s'esmouveront .  poront  lesdits  termes  acourchir  et 
abbrévier  plus  brieff,  selon  ce  qu'ilz  sentiront  les  matères  disposées,  et  que 
aucasappartenra,en  préfigiantaux  parties  certains  jours  compétens  et  raisona- 
bles,  de  povoir  faire  leurs  prouvances  et  parellement  débas ,  alligances  et  contre- 
monstrances,  sens  y  quérir  fraude,  déception  ne  mal  engien,  réserveit  causes 
cryminelles  et  causes  touchantes  aie  Ihonneur,  desquelles  n'entendons  point 
les  quinzaines  et  termes  de  loy  anchienemenl  observées  y  estre  transmuez. 

Item,  touchant  l'article  faisant  mention  des  contrepans  des  maisons,  arses 
et  brûlées,  est  aviseit  que  se  héritier  ayant  cens  ou  rentes  sour  aucuns  hé- 
rilaiges puet  revenir  à  ses  uâiges  et  contrepans,  il  le  puel  par  loy  par- 
suyre,  mais  se  li  lausageur  vuet  détenir  sa  place,  et  le  vuille  remaisonner, 
et  y  met  ou  fâche  faire  édiffices  qui  soient  si  vallables  que  pour  y  estre  con- 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


669 


i 


Irepans  suflfissans  assez ,  son  contrepant  que  paravant  avoit  fait  sour  autre 
hérilaige  sera  parmy  icelle  réfection  et  remidreraent  quitté  et  déligiet.  El 
se  faire  ne  le  vuel,  dont  doil  emporteir  l'héritier  le  moitié  dudit  contrepant, 
et  le  lausageur  l'autre  moitié.  El  s'il  pleest  à  cely  qui  sera  désaisis,  purgier 
le  saisine  que  prise  seroil  sour  ly,  dedens  l'année  d'icelle  faire  le  pora  et  en 
estre  devantrain  devant  lous  autres. 

Item,  louchant  les  hérilaiges  et  maisons,  arses  et  brûlés,  est  acordé  que 
celuy  que  soy  vora  retraire  à  son  hérilaige  et  lausaige  pour  remaisonner ,  se 
pora  et  devera  traire  pardevers  les  Ireffonsiers  et  ceulx  dont  il  tenra  ledit 
lausaige  ,  lesquelx  Ireffonsiers  y  poront  et  deveronl  condeskendre ,  en  faisanl 
doucheur  et  raba   raisonnable ,  doiichemenl   et  gracieusement ,   et  soy  en 
accorder  et  appointier  l'une  à  l'autre  amiablemenl ,  se  faire  se  puel.  El  se 
accorder  ne  s'en  puelenl  amiablemenl,  revenir  deveronl  pardevers  justice, 
laquelle  justice ,  oyues  les  raisons  d'une  partie  et  d'autre ,  ara  l'auctorité  et 
puissance  de  y  ordonner,  appointier,  modérer  et  lesdiles  parties  accorder, 
soit  par  amiable  ou  par  rigeur  de  justice,  sur  tel  différent  que  parties  en  po- 
roienl  avoir ,  selon  ce  que  ladite  justice  viera  et  senlera  la  matère  disposée 
et  à  cas  appartenir,  lousjours  en  bonne  manière  sens  fraude.  Car  on  doil 
entendre  que  les  héritiers  et  lausaigeurs,  ausquelx  lesdils  hérilaiges  appar- 
lenoient,  doient  lousjours  i)ar  pris  raisonnables  y  estre  plus  prochains  et 
devanlrains  de  ravoir  leurs  hérilaiges  et  lausaiges ,  qui  ne  soient  les  eslrain- 
irnes,  moyennant  que  de  temps  et  d'heure  soy  Irayenl  avant  el  en  fâchent 
diligence  ,  sens  forpasser  les  termes  que  loy  el  justice  y  poroienl  comprendre , 
sens  par  lelz  lausaigeurs  pooir  stanchier  les  déminnemens ,  que  telz  héritiers 
feroienl  faire,  s'ensi  dont  n'esloil  que  lesdils  lausageurs  volsissenl  remaison- 
ner ,  pour  avoir  grâce  ou   raba  en  le  manère  desseure  déclarée.  Item ,  et 
se  le  lausageur  que  seroil  désaisis  voUoil  purgier  ladite  saisine ,  dedens  l'an- 
née d'icelle  saisine ,  faire  le  poroil  el  en  deveroil  estre  devantrain ,  devant 
lous  prosmes ,  parmi  rendant  ce  que  audit  purgemenl  apparlenroil ,  avec 
remidremens  el  réfections  que  par  loy  mieses  y  seroienl. 

archives  de  la  proiince  de  Liège  ,  grand  greffe  des  ëchevins  . 
registre  250,  case  13*. 


670 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


LXXXI. 

LITERAE  EXECUTORIALES  DE  DIE  VÔ  APRILIS  1480.  QUIBl'S  ARNOLDUS  DE  BERCKT ,  ABBAS 
S.  JACOBI,  A  SEDF,  APOSTOLICA  DEPUTATUS  ,  ECCLESIAE  ET  CLERI  LEODIENSIS  JURA  ET  PRI- 
VILEGIA  IN  INTEGRUM  RESTITL'IT  JUXTA  TENOREl   BULLAE  SIXTI  lY. 


Universis  el  singulis  reverendis  in  Christo  patribus  dorainis,  archicpiscopis, 
episcopis,  eorumqiie  in  spiritualibiis  et  lemporalibus,  \icariis  el  officialibiis 
generalibus.  necnon  abbatibiis,  prioribiis,  praepositis,  decanis,  archidiaconis^ 
caeleiisqiie  praelalis  el  qiiibiisvis  aliis  in  dijjnitalibus  constilutis  ac  canonicis 
el  capilulis  quanimlibet  ecclesiarum  collegialarum  ubilibel  conslitiitis,  omni- 
biisque  el  singulis  aliis  quorum  inleresl  vel  inlereril  seu  inleresse  et  quos  in- 
frascripUim  tan(rii  negolium  seu  tangere  poleril  quomodolibel  in  futurum, 
quibuscumque  uominibus  censeantur  aul  ciijusciimqiie  praeeminenliae.  ex- 
cellentiae,  di(}nilatis,  status,  (jradus,  ordinis  Tel  conditionis  existant,  tais 
communiter  quam  divisiin ,  Arnoidus  de  Berckt.  Dei  paticntia  abbas  monas- 
terii  Sancii  Jacobi  Leodiensis,  ordinis  Saneti  Benedicti,  judex ,  conservator 
et  executor  jurium  ,  jurisdictionuni ,  privilegiorum  ,  rerumque  domini  epis- 
copi  pro  tempore  Leodiensis,  necnon  venerabilium  el  circumspeclorum  viro- 
rum  dominorum  praepositi  ,  decani  ,  arcliidiaconoruni  et  suppositorum 
insignis  ecclesiaeLeodiensisad  infrascripta  una  cum  infrascriptis  nostrisin  hac 
parte  collegis,  modo  et  forma  infrascriptis  a  sancta  sede  apostolica  ac  sanctis- 
simoin  Christo  pâtre  el  domino  nostro  domino  Sixto,  divina  providentia  papa 
quarto.^  sub  titulo  nostrae  abbatialis  dignitatis  hujusmodi  datus  specialiter  el 
deputalus,  salutem  in  Domino  sempiternam  el  praesentibus  noslris ,  imo  verius 
apostolicis  firmiter  obedire  mandatis.  Lilteras  apostolicas  sanctissinii  in  Christo 
patris  et  domini  nostri  domini  Sixti  papae  praedicti,  ejus  vera  bulla  plumbea 
in  cordula  canapis  more  romanae  curiae  impendenti ,  bullatas.  sanas  et  inté- 
gras, non  \itiatas,  non  cancellatas,  non  abrasas.  nonabolitas.  nec  in  aliqua 
carura  parte  suspectas,  verum  omnibus  prorsus  \ilio  el  suspicioiie  carentes, 


h 


i 


i. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


671 


nobis  pro  parte  dictorum  reverendi  patris  ac  venerabilium  el  circumspeclo- 
rum virorura  dominorum  episcopi ,  praepositi  ,  decani ,  archidiaconorum 
dictae  ecclesiae  Leodiensis  in  eisdem  apostolicis  ac  sanclissimi  domini  nostri 
domini  papae  praedicti  litteris  principaliter  nominatorum ,  coram  nolario  pu- 
blico  el  testibus  infrascriptis ,  rite  praesenlalas  ,  nos  cum  ea  qua  decuil  reve- 
rentia  récépissé  noveritis,  hujusmodi  sub  tenore  : 

Sixtus,  episcopus,  servus  servorum  Dei ,  dileclis,  etc. ,  ut  in  bulla  ^ 
Posl  quarum  quidem  lillerarum  aposlolicarum  hujusmodi  praesentalionem 
et  receplionem  nobis  et  per  nos ,  ut  praemittilur ,  factas,  fuit  nobis  pro  parte 
dictorum  reverendi  patris  domini,  domini  episcopi,  praeposi'i,  decani ,  ar- 
chidiaconorum et  suppositorum  dictae  ecclesiae  Leodiensis  expositum  gravi 
cum  querela,  quodnonnulliarchiepiscopi,  episcopi ,  aliique  ecclesiarum  prae- 
lati  et  clerici  ac  ecclesiaslicae  personae,  tam  religiosae  quam  seculares,  nec- 
non rector,  doclores,  magislri  el  scholares  universilalis  oppidi  Lovaniensis 
dictae  Leodiensis  dioecesis  ,  atque  duces .  marchiones,  comités,  barones  ,  no- 
biles,  milites  atque  laici,  communia  civitalum  ,  universilates  oppidorum ,  cas- 
trorum  villarum  et  aliarum  locorum  ,  ac  aliaesingulares  personae  civitalum 
el  dioecesis  el  aliarum  partium  diversarum  occuparunl  el  occupari  fecerunt 
castra  ,  villas  el  alia  loca,  terras,  domos,  possessiones ,  jura  et  jurisdictiones, 
necnon  fructus,  census,  reddilus,  proventus  dictorum  reverendi  patris,  do- 
minorum episcopi,  praepositi,  decani,   archidiaconorum  el  suppositorum 
dictae  ecclesiae,  el  nonnullaaiiabona  mobilia  elimmobilia ,  spirilualia  el  lem- 
poralia  ad  eos  conjunctim  aul  divisim  speclanlia  el  perlinenlia  seu  spectantes 
et  perlinenles ,  et  ea  delinenl  indebile  occupala  seu  sallem  ea  delinentibus 
praeslanlauxilium,  consilium  vel  favorem ,  nonnulli  etiam  civitalum  dioecesis 
et  partium  praedictarum ,  qui  nomen  Domini  in  vauum  recipere  non  formi- 
dant,  eisdem  reverendo  patii  dominis  episcopo,  praeposilo,  decano,  archi- 
diaconis  et  supposilis  dictae  ecclesiae  super  praediclis  castris ,  villis  el  locis 
aliis ,  terris,  domibus  el  possessionibus ,  juribus  el  jurisdictionibus,  fructibus, 
censibus,  reddilibus  el  provenlibus  eorumdem  el  quibuscumque  aliis  bonis 
mobilibus  et  immobilibus  creditisque  et  actionibus  spirilualibus  et  lempora- 
libus, aliisque  rébus  ad  eos  conjunctim  vel  divisim  speclantibus,  multipliées 
molestias,  perlurbationes  et  injurias  inferunl  atque jacluras,  necnon  eteosdem 

»  Vid.  supra,  p.  659. 


671 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ac  îpsonim  episcopi ,  praeposili ,  decani  et  capitiili  in  ea  parle  faclores  ac  ofH- 
cialos  rile  ad  hoc  depiilalos,  c|iiofiiiiuis  jiiribus  ,  jiirisdiclionibus  ,  rébus ,  de- 
bilis,  bonis  et  possessionnibiis  ipsis  competenlibus  uti  et  gaudere,  ipsaquc 
bona  percipere  et  levare  possunt  et  valent  impediverunl ,  el  judices  impediunl. 
Quapropter  pro  parle  anlediclorum  reverendi  palris  domini  ac  dominorum 
episcopi  ,  necnon  venerabiliiim  et  circumspectorum  virorum  dominoruni 
praeposili ,  decani ,  archidiaconorum  et  capiliili ,  eorunidenique  supposilorum 
qiiorumcumqiie,  fiiiiniis  debila  ciim  inslanlia  requisili,  qiialenus  ipsos  lam 
conjunclim  qiiani  divisim  super  praemissis  de  remedio  opportune  providere 
et  ad  praeinsertarum  lillerarum  aposlolicarum  contentorumque  in  eisdem 
execotionem  juxta  vim,  formam ,  continentiam  el  lenorem  earumdem  proce- 
dere,  ipsisque  lilteras  et  processus  contra  supradictos  occupalorum,  deten- 
torum  et  injuriatorum  ac  alios  quoscumque  in  praemissis  inobedicntes  el 
rebelles  seu  eosdem  quominus ,  etc. ,  ut  m  folio  papiri ,  impedienles  insolita 
et  indebila  decernere  et  concedere ,  necnon  el  eosdem  ad  abinde  desislenles 
via  juris  compellere  vellemus  et  dignaremur. 

Nos  igilur  Arnoldus,  abbas  .  conservalor ,  judex  et  exécuter  praediclus , 
allendens  requisilionem  hujusmodi  juslam  fore  et  rationi  consonam,  et  quod 
justa  pelenti  non  est  denegandus  assensus,  ac  volens  tanquam  obediens  fi- 
lius  mandalum  apostolicum  nobis  in  hac  parte  directum  reverenter  ut  lene- 
niur,  exequi ,  lilleras  noslras  imo  verius  aposlolicas  et  processus  executoriales , 
ut  praeferlur  praepelilis ,  supradiclis  reverendo  palri  domino ,  domino  epis- 
copo  Leodiensi  alque  venerabilibus  et  circumspeclis  viris  dominis  praeposilo, 
decano,  archidiaconis  et  capilulo  Leodiensi  eorumderaque  supposilis  qui- 
buscumque  decernendum  duximus  et  concedendum  ac  decrevimus  praesen- 
tium  lenoreet  concedimus  modo  et  forma  inferius  descriplis.  Quaepraemissa 
omnia  et  singuia  supra  et  infra  scripla,  praelaclasque  lilleras  aposlolicas  et 
hune  noslrum  processum  ac  omnia  et  singuia  in  eis  contenta  vobis  omnibus  et 
singulis  supradiclis  ac  cuilibet  vestrum  inlimamus,  insinuamus  ,  notificamus, 
et  ad  vestram  el  cujusiibet  veslrum  notiliani  deducimus  et  deduci  volumus 
per  praesentes.  Quocirca  vos  omnes  et  singulos  supradictos  lam  clericos  quam 
laïcoset  quoscumque  alios  cujuscumque  dignilatis,  status,  gradus,  ordinis, 
conditionis  aut  praeeminenliae  fuerilis,  etiam  si  reclor,  doclores,  magislri  et 
scholares  universitalis  oppidi  Lovaniensis  Leodiensis  dioecesis  aut  eorum  ali- 
quis  exslileril ,  hujusmodi  caslrorum,  villarum,  terrarum  ellocorum  aliorum, 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


673 


\) 


junsdiclionum ,  jurium  et  bonorum ,  mobilium  et  immobilium ,  reddiluumque 
et  provenluum  ac  aliorum  debilorum  quorumcumque  et  bonorum  ad  prae- 

falosdominosepiscopum,  praepositum,decanum,archidiaconoselcapitulum 
eorumquesupposilos  speclanlium,  occupalorum  ,  delentorum  ,  praesumpto- 
rum  ,  moleslalorum  injurialores  et  debitores,  necnon  conlradictores  et  impe- 
dmienlum  praeslanles  quoslibel  et  rebelles,  ipsisque  occupatoribus.  delenlo- 
toribus  ,   moleslaloribus  ,   debiloribus  et  injurialoribus  et   impedimentum 
praeslanlibus,  consilium  ,  auxilium  vel  favorem  praeslanlibus  pariter  et  prae- 
benlibus,  aposlolica  auctorilale  praesenlium  lenore  requirimus  et  monemus, 
primo,  secundo  ,  lertioet  peremplis,  vobisque  nihilominus  et  ipsis  ac  veslrum 
et  eorum  cuilibet  in  virlule  sanclae  obedientiae  et  sub  poenis  infrascriptis 
dislricle  praecipienles  mandamus,  qualenus  infra  Iriginla  dierum  spalium 
post  insMuialionem  et  notilicalionem  praesenlium  vobis  el  eis  faclas  immé- 
diate sequentium:  quorum  Iriginla  dierum  decem  pro  primo,  decem  pro  se- 
cundo el  reliques  decem  dies  pro  tertio  et  peremplis  termine ,  ac  canonica 
menihone  vobis  et  ipsis  ac  veslrum  et  eorum  singulis  praefigimus  el  assigna- 
mus,  hujusmodi  altenlala  r^vecetis  el  detenta  ac  alia  praemissa  restituatis , 
ac  revecent  et  restituant ,  atque  de  et  a  praelactis  melestiis ,  injuriis ,  jacturis 
per  vos  eleos  illalis  et  inferendis,  desistalis  el  désistant,  alque  de  ipsis  et  aliis 
commissis  et  cemmillendis,  laesis  el  injuriam  ac  impedimentum  passis  cen- 
dignam  satisfaclionem  impendalis  et  impendant  realiter  et  cum  effectu.  Alio- 
quin  SI  infra  diclum  Iriginla  dierum  terminum  praemissa  non  adimpleveritis 
seu  adimpleverint,  nos  singulariter  in  singulos  delinquenleset  rebelles,  exnunc 
preut  ex  tune  et  ex  lune  preut  ex  nunc,  dicta  canonica  moniliene  praemissa 
excemmunicalien.s  senlentiam  in  iis  scriptis  ferimus  et  eliam  premulgamus 
Praelerea  lam  m  vos  praediclos  occupateres  delentorum  praesumpterum 
moleslalorum,  mjurialorum  et  impedimentum  prestanlium  quam  omnes  alios 
et  singulos  clericos  et  persenas  ecclesiaslicas  seculares  et  regulares  necnon 
archiepiscopos ,  episcopes  et  ecclesiarum  praelates ,  ducesque,  marchiones 
comités,  barenes,  nebiles,  milites  et  laicos ,  communia  civilatum  ac  univer- 
silates  oppidorum,  caslrorum,  villarum  et  aliorum  lecerum,  ac  alias  sinpu- 
lares  persenas  civilatum  et  dioecesis  partiumque  diversarum,  etiam  rectorem 
doclores ,    mag.slros   el   scholares  diclae    universil^tis   oppidi    Lovaniensis 
dicta  aposlehca  auctorilale ,  praesenlium  tenore  ut  supra ,  requirimus  et  me- 
nemus,  vobisque  et  eis  ac  veslrum  et  eorum  cuilibet  in  solidum  districte 

85 


674 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


praecipientes  mandamus  et  a  praenarratis  occupalionibus  ,  delenliouibus 
praesiimptionibus,  molcslationibus ,  injuriis  et  impedimentis  ac  aliis  prae- 
missis,  dcinceps  penitus  et  omnino  abstineatis,  desistetis  ac  abstineaiit  et  dé- 
sistant ,  necnon  et  antctactis  reverendo  patri  domino  domino  episcopo , 
praeposito,  decano  ,  archidiaconis  et  capitulo  Leodiensibus  eorumdcmque 
suppositis,  quibuscumque  eorum  debitissatisfaciatis  seu  satisfaciant,  ac  illatis 
injuriis  lani  conjunctim  quam  divisim  emendara  condi{rnam  praesletis  et  fa- 
ciatis,  inhibentes  et  expresse  interdicentes  vobis  et  eis  ac  vesirum  et  ipsorum 
cuilibet  ne  quidquam  contra  praemissa  seu  aliquod  praemissorum  attentare 
seu  innovare  praesumatis  aut  pracsumant.  Alioquin  in  vos  ac  ipsos  omnes  et 
singùlos  contradictores  impedimçntum  praestantes ,  quoslibet  et  rebelles  qui 
talia  commitlere  seu  altenlare  praesumpseritis  seu  praesumpserint,  singulares 
scilicet  personas,  ex  nunc  proutextunc  et  ex  tune  prout  ex  nunc,  dicta  cano- 
nica  monitione  praemissa  excommunicationis^  necnon  in  communitatesetuni- 
\ersitales  omnium  et  singulorum  lalia  commiltentium,  civilates  ,  oppida, 
castra ,  villas,  terras  et  loca ,  interdicti  sententias  in  iis  scriptis  ferimus  et  etiam 
promul^ramus.  Vobis  vero  dominis  archiepiscopis  ,  episcopis  supradictis  , 
quibus  ob  reverentiam  vestrarum  poutificalium  di(;nitatum  in  hac  parte  dé- 
ferre Yolumus,  si  contra  praemissa  seu  aliquod  praemissorura  feceritis  per 
vos  vel  submissas  personas  publiée  vel  occulte,  directe  vel  indirecte,  quovis 
quaesilo  in[]^enio  aut  colore,  sex  dierum  canonica  monitione  praemissa  in- 
gressum  ecclesiae  interdicimus  in  iis  scriptis.  Si  vero  hujusmodi  interdictum 
per  alios  sex  dies  praetactos  sex  dies  immédiate  sequentes  animo,  quod  absit , 
sustinueritis  indurato,  vos  et  vestrum  quemlibet  eadem  canonica  monitione 
praemissa  in  eisdem  scriptis  a  divinis  suspendimus  offîciis;  verum  si  praefatas 
interdicti  et  suspensionis  sententias  per  alios  sex  dies  praefatos  duodecim  dies 
immédiate  sequentes  animis  vestris,  quod  absit,  sustinueritis  induratis,  vos 
et  vestrum  quemlibet  eadem  canonica  monitione  praemissa  in  eisdem  scriptis 
a  divinis  suspendimus  officiis.  Verum  si  praefatas  interdicti  et  suspensionis 
sententias  per  alios  sex  dies  prafatos  duodecim  dies  immédiate  sequentes  ani- 
mis vestris,  quod  absit,  sustinueritis  induratis,  vos  et  vesirum  quemlibet,  ex 
nunc  proulex  tune  et  ex  tune  prout  ex  nunc,  dicta  canonica  monitione  prae- 
missa excommunicationis  sententia  innodamus. 

Caeterum  cum  ad  executionem  dicti  nostri  imo  verius  apostolici  mandati 
faciendam ,  quoad  praesens  aliis  arduis  nostris  et  dicti  nostri  mooasterii  prae- 


ANALECTA  LEODIENSIA.  675 

pediti  negohis  commode  personaliter  interesse  nequimus,  universis  et  sin- 
b^ulis  domm^  abbatibus  prioribus,  praepositis,  decanis,  archidiaconis ,  can- 
tonbus  ,  scholaslicis ,   thesaurariis  ,    ecclesiarum    tam   cathedralium  quam 
collegialarum  canonicis,  parochialium  ecclesiarum  rectoribus  et  locatenenti- 
busearumdem     acpresby.eris,  curatis  et  non  curatis,  clericis ,  notariés  et 
tabel|.on.bus  publics  quibuscumque  per  provinciam  Coloniensem  et  alias  ubi- 
l.bet  conshtutis  et  eorum  cuilibet  in  solidum  super  ulteriori  executione  prae- 
dict.  mandat,  apostolici  atque  nostri  ultenus  facienda,  praesentium  tenore 
plenane  comm.ll.mus  vices  nostras ,  donec  eas  ad  nos  duxerimus  revocandas  • 
ipsosque  et  eorum  quemlibet  requirimus  et  per  praesentes  monemus  primo" 
secundo,  lerlio  et  peremptis,  eisque  niliilominusel  eorum  cuil.bet,  in  virtute 
sanctae  obedientiae  et  sub  excommunicationis  poena ,  quam  in  ipsos  et  eorum 
quemhbet,  ex  nunc  prout  ex  tune  et  ex  tune  prout  ex  nunc ,  trina  monitione 
canon.ca  praem.ssa  ferimus  in  iis  scriptis    si  ea  quae  ipsis  in  hac  parte  com- 
m.tlnnus  et  mandamus  neglexerint  aut  distulerint  adimplere  ,  districte  prae- 
c,p.entes  mandamus,  quatenus  infra  sex  dierum  spatium  post  notificationem 
seu  praesenlationem  praesentium  csfactam,  et  postquam  pro  parte  dictorum 
révérend,  patns  et  domim  domini  episcopi  necnon  venerabilium  et  circums  ' 
pectorum  v.rorum  dominorum  praepositi ,  decani,  archidiaconorum  et capitul. 
Leodiensis,  eorumdcmque  suppositorum,  vigore  praesentium  super  hoc  requi- 
s.  I  fuennt  ac  eorum  alter  fuerit  requisitus,  àa  tamen  quod  in  iisexequendis 
alter  ahum  non  expectet  nec  unus  per  alium  se  excuset  ad  vos  omnes  et  sin- 
Çulossiq>rad.ctosacal.as  quascumque  personas  ecclesiasticas  et  seculares   ubi 
quando  et  quoties  expediens  fuerint,  et  accedere  fuerint  requisiti  personaliter' 
accédant  et  accédât  eorum  alter  et  praedictas  litteras  apostolicas ,  huncque 
nos trum  .mo  venus  aposlolicum  processum  et  singula  in  e.s  contenta  et  des- 
cnpta  levant ,  msmuent,  publicent  et  fideliter  publicari  procurent,  necnon 
praefatos  reverendum  patrem  et  dominum  dominum  episcopum  necnon  prae- 
posuum     decanum  ,  arch.diaconos  et  capitulum  Leod  Jse  eorurdemque 
upposaos  contra  supratactos  occupatoresseu  detentores,  praesumptores  mo- 
esat.res,  mjunatores,  impedimentum  praestantes  et  contL.^^^^^^^ 

et  rebellesomn.busvnsetjuribus,remediisprotegantetdefendant,lvocato 
ad  hoc  s.opus  fuent,  auxil.o  brachi.  secularis,  ac  ab  eis  occupala  seu  deten  a 
sup^d.eta  restuu.  laesisque  et  injuriam  passis  sat.sfieri  et  satLct^nem  r- 
pend.  facant  reahter  et  cum  effectu  ,  et  ^eneraliter  omnia  et  singula  nob.s 


676 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


677 


in  hac  parle  commissa  pleuarie  exequanlur  juxta  tradilam  seu  nobis  a  sede 
apostolica  praedicla  direclam  formam ,  non  obstantihus  omnibus  et  sin(}ulis 
nuaediclus  sanclissimus  in  Christo  paler  el  dominus  doniinus  Sixlus  papa  mo- 
dernus  in  praeinserlis  suis  ac  aposlolicis  literis  voluit  non  obslare ,  ila  lamen 
quod  ipsi  subdelegali  nostri  aul  qualiscumque  alius  nihilin  praejudicium  prae- 
diclorum   reverendi  in  Clirislo  palris  el  domini  domini  episcopi  Leodiensis 
venerabilium  el  circuinspeclorurn  dominorum  praeposili ,  decani ,  archidia- 
conorum  el  capiluli  Leodiensis  ac  eorumdem  supposilorum  valeanl  allenlare , 
neenon  circa  praefalos  nostros,  inio  verius  aposlolicos  processus  per  nos  ha- 
bilos,  el  senlenlias  per  nos  lalas,  absolvendos  vel  suspendendos ,  super  quibus 
ipsis  el  eoruin  cuiiibel  poleslalem  omnimodam  denegamus.  El  si  conlingal 
nos  super  praemissis  in  aliquo  procedere,  de  quo  nobis  poleslalem  omnimo- 
dam reservamus ,  non  inlendimus  proplerea  commissionem  noslram  hujus- 
modi  in  aliquo  revocare,  nisi  de  revocalione  hujusmodi  specialem  el  expres- 
sam  in  noslris  lilleris  hujusmodi  fecerimus  menlionem  ;  per  processum  aulem 
noslrum  hujusmodi  noiumus  nec  inlendimus  noslris  in  aliquo  praejudicare 
coUegis,  quominus  ipsi  vel  eorum  aller,  servalo  cum  hoc  noslro,  imo  \erius 
aposlolico  processu ,  in  hujusmodi  execulionis  negolio  procedere  possinl  et 
valeanl,  prout  eis  seu  eorum  alleri  visum  fueril  expedire,  modo  el  forma  in 
praeinserlis  aposlolicis  ac  sanclissimi  domini  noslri  papae  praedicli  lilleris 
lalius  expressalis.  Praefalas  quoque  lilleras  aposlolicas  el  hune  noslrum  imo 
verius  aposlolicum  processum   volumus  pênes  praelibalum  reverendum  in 
Christo  palrem  el  dominum  dominum  episcopum ,  neenon  venerabiles  el  cir- 
cumspeclos  dominos  praeposilum  decanum ,  archidiaconos  el  capilulum  Leo- 
diense  ac  eorumdem  supposilos  vel  eorum  procuralorem  vel   procuralores 
legilimum  seu  legilimos  remanere,  el  non  per  vos  seu  quemquam  alium  conlra 
eorum  volunlalem  quomodolibel  delineri  ;  mandamus  lum  copiam  fieri  de 
praemissis  eam  pelenlibus  el  habere  debentibus ,  pelenlium  quidem  sumpli- 

bus  et  expensis. 

In  quorum  omnium  et  singulorum  praemissorum  robur,  fidem  el  verilalis 
teslimonium  ,  praesenles  lilleras  seu  praesens  publicum  instrumenlum  ,  hune 
noslrum,  imo  verius  aposlolicum  processum  ,  in  se  conlinenles  sive  continens, 
per  nolarios  publicos  infrascriplos  exinde  fieri  et  in  banc  publicam  formam 
redigi  signarique  et  subscribi  mandavimus,  noslrique  abbatialis  dignilalis  si- 
gilli  jussimus  et  fecimus  appensione  communiri. 


Dalum  el  aclum  in  abbalia  sive  monaslerio  Sancli  Jacobi  Leodiensis  prae- 
tacto ,  sub  anno  a  nativitale  Domini  millesimo  quadriugenlesimo  octuagesimo. 
indiclione  terlia  décima,  mensis  aprilis  die  décima  quinla ,  ponlificatus  sanc 
lissimi  in  Christo  palriseldomini  noslri  domini  Sixli ,  divina  providenlia  papae 
quarli,  anno  nono,  praesenlibus  ibidem  discretis  viris  et  honesli  A  et  V. 

Archives  de  la  province  de  Liège,   registre  de  rancietifu- 
cathédrale  de  S'- Lambert,  n"  111  ,  fol.  2i>9  verso. 


LXXXIF. 

LITERAE  QUIBUS  LUDOVICUS    BORBOMUS  ,   DIE  20  APRILIS    1480  ,    CLERI  LEODIENSIS 

PRIVILEGIA   CONFIRMAT    ET    EXTENDIT. 


Ludovicus  de  Bourbon ,  Dei  el  a|>oslolicae  sedis  gralia  episcopus  Leodien- 
sis, dux  Bulloniensis  et  comes  Lossensis,  dilectis  nobis  in  Christo  abbatibus , 
decanis,  prioribus,  vicedecanisque ,  capitulis  et  convenlibus  monasleriorum 
et  ecclesiarum  nostrarum  collegialarum ,  tam  secundariarum  civitatis  quam 
forensium,  lolique  clerc  patriarum  et  dioecesis  nostrarum  Leodiensium  sa- 
lutem  in  Domino  sempiternam.  Grala  nobis  per  vos  saepius  impensa  obsequia. 
el  quae  in  dies  soliicitis  sludiis  impendere  non  desislitis ,  aliaque  mérita 
veslra  nos  inducunt,  ut  vobis  ad  graliam  reddamur  libérales.  Volentes  itaque 
vobis  praemissorum  merilorum  veslrorum  intuitu  graliam  facere  specialem , 
omnia  el  singula  pridem  in  jucundo  adventu  noslro,  per  nos  tune  eleclum  el 
confirmatum  Leodiensem ,  vobis  alias  sub  data  anni  a  nativitale  Domini  mil- 
lesimi  quadringentesimi  quinquagesimi  sexti ,  mensis  oclobris  diei  vicesimae 
sextae,  in  civitate  noslra  Leodiensi,  per  noslras  authenlicas  lilleras  su\)  sigillo 
noslro  ad  causas  * ,  quarum  tenores  ac  si  de  verbo  ad  verbura  praesenlibus 
inserli  forent  hic  haberi  volumus  pro  expressis  liberaliter  concessa  ,  de  nostri 
capiluli  consensu  ralificamus.  laudamus.   innovainus  el  robore  noslrae  or- 

*  EstUnt  siipr.i ,  p.  420. 


G7R 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


dinariae  auctorilatis  confirniamus.  Necnon  ad  majorem  praemissorum  de- 
clarationem  et  ex  certa  noslra  scienlia  innovalionem,  jura,  privilejyia  ,  coii- 
suetudines  francisiasque  ,  liberlales  et  exemptiones  vestras  eccicsiarumque 
veslrarum  praetactariira  ac  suppositorum  earumdem ,  necnon  reformaliones 
diidiiiii  per  piae  memoriae  reverendum  palrem  dominum  Johannem  de 
Heynsberch ,  praedecessorem  noslriim  de  et  super  abusibus  tollendis,  etc., 
de  et  cura  consensu  et  consiiio  venerabilis  capiluli  nostri  Leodiensis  éditas  , 
atque  siij^illis  ipsorum  domini  Johannis  et  capituli  rite  sigillatas,  ac  etiaui 
per  sanctam  sedem  apostolicam  confirmatas,  de  dicti  nosiri  capituli  expresse» 
consensu  innovaraus ,  approbamus  et  ratificaraus  ,  volentes  et  pollicentes  vos 
et  queralibet  vestrum  in  illis  raanutenere  et  conservare  necnon  ab  omnibus 
et  sin^ulis  vexationibus,  oppressionibus  et  molestationibus  vobis  et  cuilibel 
vestrum  per  quascumque  personas  tara  spirituales  quara  saeculares  de  facto 
et  injuste  ac  contra  ecclesiaslicara  libertatera  francisiasque  et  exemptiones 
supralaclas  faciendas  vel  inferendas,  possclenus  defendere  atque  attenlari, 
revocari  facere  et  realiter  procurare  cura  intégra  restilutione  danraorura 
inferendorura.  Insuper  tenebinius  vos  inimunes  et  defendemus  pro  posse  nos- 
tro  ab  omnibus  pensis ,  talliis ,  gabellis  sive  impositiouibns  per  quascuraqut^ 
personas  tam  spirituales  quam  seculares  irapositis  seu  imponendis,  concessis 
et  seu  concedendis.  Item,  volumus  et  mandamus  statuta  synodalia  Léo- 
diensia  hujusrnodi  necnon  curiae  nostrae  unacum  modificationibus  et  refor- 
mationibus  felicis  recordationis  domini  Adulphi ,  episcopi  Leodiensis,  prae- 
decessoris  nostri ,  necnon  majoris  et  secundariarum  ecclesiarum  nostrarum 
Leodiensium,  super  abusibus  judicum  delegalorum  sanclae  sedis  apostolicae, 
necnon  o^Hciatorum  eoruradem,  in  anno  Domini  millesinio  trecenlesimo  tri- 
cesimo  septimo  die  duodecima  raensis  decerabris  édita ,  in  omnibus  et  per 
omnia  juxta  illarura  et  illorura  lenorem  et  seriem  in  singulis  suis  punctis  et 
articulis,  et  praeserlim  quoad  processus,  ut  praefertur,  per  judices  apos- 
tolicos  faciendos  et  jura  ratione  eorumdera  quoraodolibet  recipienda  et  exi- 
genda,  inviolabiliter  observari  ;  nionelas  ibidem  designatas  juxta  cursum  mo- 
netarum  moderni  temporis  déclarantes,  videlicet  grossum  veterem  seu  etiara 
turonenseni  extimari  deberi  ad  unum  scuterum  quondara  Henrici  régis  An- 
gliae .  necnon  esterlingum  argenti  ad  tertiam  parlera  talis  grossi  turonensis 
sive  veteris.  Quodque  illa  praedicta  singula  partibus  pro  defensionibus  ju- 
rium  et  causarum  suarura  indigentibus  et  petentibus  ac  volentibus  in  judicio 


ANALECTA  LEODIENSIA.  (579 

exhibere,  seu  exhiberi  illorura  orginalia  seu  in  et  sub  aulhentica  forma  non 
negentur  ;  quorum  statutorum  synodaliura  ac  curiae  nostrae  Leodiensis ,  nec 
non  reforraafonura  et  modificationura  praedicti  bonae  memoriae  Adulphi 
praedecessons  nostn,  ac  aliorum  praedictorura ,  copiara  sub  authentica  forraJ 
Tob.s  conced.raus  et  annuiraus  in  arch.vis  vestris  fideliter  conservandam  et 
reponendam    Volumusque  et  auctoritate  nostra   praedicta  praesent.uraque 
tenore  et  .s.  ra.  h  ter  de  expresso  consensu  capituli  nostri  supradicti  mandamus  , 
<luodqu.libetofhaalorum,  assessorumetjudicura,  advocatorura,  notariorum 
collectorum     procuratorum  fiscalmm  et  procuratorura  comm^nium  cun" 
nostrae  Leod.ens.s,  praepositi  ac  ahorura  archidiaconorum  m  ecclesia  nostra 
Leodiens.     teneantur   et  debeant  illa  jurare   in    manibus  officialis    nostri 
praesentibus  deputat.s  ecclesiarum  nostrarum  secundariarum  praedictarum 
desuper  vocandis,  si  interesse  voluerint  aut  notario  publico  per  ecclesias  ad 
hoc  deputando  et  sub  juraraento  hujusrnodi ,  illas  et  illa  obse.vare,  quantura 
m  e.s  ent ,  et  queralibet  eorura  concernere  poterit ,  ad  quod  nullus  praedic- 
torura possit  Illa  negare ,  ut  praefertur,  quod  si  secus  fecerint ,  corn^antur  et 
m  expensisconderanentur,  et  perjudicem  competentera,  qmjudex,  si  ne- 
ghgens  fuera,  tune  per  nostrura  ofHcialera  Leodiensera  corrigatur.   Quod- 
que quoad  conjugatos  et  bigaraos,  colleclores,  fiscales  et  procuratores  ser- 
ventur  statuta,  raodificationes ,  reforraat.ones ,  necnon  apostolicae  desuper 
sub  anno  mcarnationis  dorainicae  raillesirao,  quadringentesirao  quinquage- 
smo  primo  kal.  novembris  concessae  confirmaliones ,  mandantes  illas  et  illa 
de  ejusdem  nostri  capituli  consensu  inviolabiliter  observari,  déclarantes  ac 
de  ejusdera  capituli  nosiri  expresso  consensu  mandantes,  et  sub  poena  cenlura 
florenorum  rhenens.um  ac  privatione  officii  inhibenles,  ne  quis  bi.araus  aut 
conjugalus  vel    ornicarius  seu  aduller  publicus,  vel  usurarius  raanifeslus. 
horaicida,  vel  rafarais  quovisraodoper  se  vel  aliuraexercere  praesumat  aliquod 
officium    vel  sallem  vices  gerere  judicis,  cui  incurabit  cognilio,  correctio  sive 
corapositio  negotiorura,  seu  sacraraentaliura  auteliara  secrelorura  presbvte- 
rorura  sive  rerura  ecclesiasticarura.   Itéra,  indulgemus  et  innovaraus  tenore 
praesentium  canonicis  praedictarum  ecclesiarum  nostrarum  forensiura  et  de 
confraternitate    ecclesiarum    nostrarum  secundariarum    anledictarum    exis- 
tentibus  praebendatis  et  residentibus,   siraile  privilegiura,   quod  canonicis 
praebenlatis  ac  residentibus  earumdem  nostrarum  secundariarum  Leodien- 
sium ,  m  reformationibus  dicti  bonae  memoriae  domini  Johannis  de  Heyns- 


•» 


680 


ANALECTA  LEODIENSIA 


berch  supradiclis,  super  non  denegandam  absentiam  et  placet ,  concessum 
est.  Derapto  et  salvo  quod  rebelles  contra  nos  nostramque  jiirisdiclioneni  et 
dominium  ipso  privilef^io,  hujiisnaodi  rebellione  durante,  nninime  g^audeant 
née  illud  eis  seu  cuilibet  eorum  suffragatur,  mandantes  sigillifero  nostro  et 
aliis  praelatis,  prout  in  diclis  reforma tionibus  circa  praetactum  privilegium 
continetur  et  per  praefalum  dominum  Johannem,  praedecessorem  noslrum  , 
mandalum  fuit  et  est,  ac  volentes  iila  observari.  Item,  volumus  et  consen- 
tinuis,  quod  subsidia  et  alia  ({uaecumque  nobis  a  vobis  bucusque  gratiose 
concessa,  et  quae  adhuc  levanda  sunt ,  infra  claustrum  ecclesiae  nostrac 
Sancti  Pétri  Leodiensis,  prout  consuetum  est,  juxta  veros  valores  beneficio- 
rum  prout  in  regislro  super  subsidio  domino  Jobanni  de  Heynsberch  prae- 
libato  novissime  concesso  confectodescripti  suntatque  veriHcati,  leventuratque 
solvantur,  salvo  quod  si  aliqua  bénéficia  minuta  fuerint  medio  tempore  et 
usque  ad  praesens  diminutorum  super  quibus  veris  valoribus  bodiernis  et 
lemporibus  solutionis  fiendae  stabitur  ac  stari  volumus,  praecipimus  et  ordi- 
namus,  juramentis  seu  juramento  reclorum  eorumdem  beneficiorum  in  ma- 
nibus  decani  seu  vicedecani  Sancti  Pétri  et  aliorum  deputatorum  secunda- 
riarumecclesiarum  noslraruaj  pnietactarum  praestandisseu  praestando,  etiam 
eo  salvo  quod  in  relevamine  cleri  forensis,  etiam  ecclesiarum  forensium  infra 
mensem  post  terminos  vobis  gratiose  concessos  forenses  ipsi  de  illis  satisfacere 
pos^int  et  valeant  deputatis  seu  deputandis  per  eosdem  in  suis  conciliis  abs- 
que  iucursu  poenae  seu  aiiquarum  expensarum  periculo ,  et  quod  si  ita  ege- 
rint,exindenon  vexentur  necalitjuomodo  vexaripossint.  Insuper  quia  abbates, 
decani ,  capitula  et  conventus  monasteriorum  et  secundariarum  ecclesiarum 
noslrarum  Leodiensium  bactenus  plura  onera,  vexationes  etiabores  nobiscum 
et  cum  venerabili  capitulo  nostro  praetacto  pro  liberlate  ecclesiastica  ser- 
vanda,  necnon  pro  resislentia  injuriarum,  oppressionum  et  gravaminum,  proh 
dolor  !  nostrae  jurisdictioni  libertatique  ecclesiasticae  necnon  clero  nostro 
tam  civitatis  quam  dioecesis  nostrarum  Leodiensium  praefactarum  retroactis 
lemporibus  illatorum,  sustinuerunt  et  passi  fuerunt,  ac  in  dies  per  amplius 
sustinenl  et  ferunt,  in  agcndisque  communibus  dicti  totius  nostri  cleri  inces- 
santer  occupanlur ,  idcirco  in  recompensam  bujusmodi  onerum,  vexationum, 
occupationura  et  laborum  continuorum  eisdem  capitulo  nostro  Leodiensi  , 
ac  abbalibus,  decanis,  monasteriis  et  ecclesiis  nostris  secundariis  singulisque 
beneficialis  et  residenlibus  in  eisdem  fa\orabiliter  indulgemus  ac  volumus, 


ANALECTA  LEODIENSIA.  ggj 

diaconis  ecclesiae  nostrae  L.nH  11  '  ■  "  ""  P^OP"'"»  et  archi- 

....jus.od^  p'acet^raCVjratrdrrJrr  •^°^'"  ^  ^^'^^-^ 

■nfra  d.ctan.  nostra™  civitalem  Leodie„se„,  praed  1"     '         n"*""''''" 
ipsius  substitulo  nro  nnhk    „„„  pracaicto  nostro  sigilhfero  seu 

decanos  rura.ret'speciaÏbùsin  .       T  '""'  '''"'"''''"'"  '  -«^idiaconos  e, 
dis  solvere  et  de  I  's  S"  '^     "  """"'"''''- '^'^P"^^-  «-  depuUn. 

ruraliun,  i„  pst     ,hTd  Îic„   ,'  K  "     7"  f'"""'"  ""'''''"'"'  ^-»~ 
dis,  ac  a.teriLe^Ct~^^^^^  -«..ossiseapropterrecipien- 

nanjns,  ,uaten  jofficiaiii  n^::s:::^z^z!:::::rr  "'''- 

cbidiaconi  et  decani  mmlnc  i    k       .   i  •     ^^     "^"'^  ^<^  "'<^t' Praeposilus,  ar- 

et  caetera  omn.      *" '<"'"""•"  °P"*  '"«"'  «l  requisiti  exsti.erint,  dandun. 
caetera  omnia  créa  ipsa  necessaria  faciendum  facere  et  den„i».„     . 

poenae  tam  de  jure  quan.  consueludine  propterea  etÎn  He7  .     '"'^"'" 
inciirrptirliirr.  .r.  •    1-  •  piupierea  ei  m  dehectu  so  utionis 

quan.diu  peleo"  non  ,1,7        '""'  "'  '''"""°  "'  -"-^ralico  obligatos, 
ut  pra  fer'ur  desZ    IT   "^"T""'  '""^f--'"'  '"  J-'"  "os.ra  civiiate 

vos  ptéfetarumno  '""'7  ""''"  "P"""  """^"^"  ^»'-'-  '  ^"0^ 

dlrdecan   1  V     T""  '•'^""''''--'"  -<='---  "ostrae  civitati  leo- 

osr  e^  ra      Ib      ,  ""  ''"^"'""'  ""  P— '--  ^  «b  hoc  ab  officia 
Zlnts  pra  tat!      T       '  "  --"-dum  et  deputandun.,  contra  in- 
eorum  aliouod  .  "'^''""''"'"''  '  "'"  «"""•a  «a^de-  seu  praemissa  aut 

officiai  losïrn  '""T"""  ''"  '*  '"'  """"  '"'^  ^nl-venientes  coram  eodem 
othcal.  nostro  praed.cto  tan,  ad  correclionem  Iransgredientium  seu  infran 

genUun.d.ctas.atu,a,modificationes,ordinationeset'reforn,atrnesqûarad' 
poenas  jun  consonas  et  ad  resti.u.ionen,  ablatorum  ac  ad  en.endas  ;rdi"„at 

86 


682 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


procedere  et  ipse  officialis  nosler  minus  idoneos  deponere  omnino  et  amovere 

possit  etvaleal;  mandantes officiali  nostro  Leodiensi,  quantum  possumus ,  qua- 

tenusvobisaut  procuratori  praedicto,  toties  quoties  opus  eril,  conslituendo, 

ut  praemittilur,  atque  renovando  contra  rebelles  aut  infringentes  praefala 

statuta ,  modificaliones  et  reformaliones  summarie  et  de  piano  sine  strepitu 

judicii,  procedens  justiliae  ministret  complementum  :  aliis  autem  lilleris  pri- 

dem  a  nobis  noslrisque  praedecessoribus  quomodolibet  emanatis  ac  per  nos 

et  nostros  pra^edecessores  ac  capitulum  nostrum  si^jillatis,  necnon  per  sanctam 

sedem  apostolicam  seu  romanos  ponlifices  confirmalis  et  approbatis,  quibus 

per  praesenles  minime  derojjari  volumus ,  in  suis  robore  et  viribus  perpeluis 

temporibus  duraturis.  In  quorum  omnium  et  singulorum  praemissorum  fidem, 

robur  et  teslimonium  bas  litteras  sigilli  nostri  ad  causas  fecimus  etjussimus 

appensione  communiri.  Datum  in  civitate  nostra  Leodiensi,  sub  anno  a  nati- 

vilate  Domini  millesimo  quadringentesimo  octuagesimo  ,  mensis  aprilis  die 

vicesima. 

MS.  de  M.  le  prof.  Serrure. 


LXXXIII. 

DÉCLARATION  DE  LOUIS  DE  BOURBON  ,  DU  28  AVRIL  1480  ,  EN  VERTU  DE  LAQUELLE  LES 
DRAPIERS  DE  VERVIERS  CONSERVENT  LE  DROIT  DE  VENDRE  LEURS  DRAPS  AUX  HALLES  A 
LIÈGE. 


Louis  de  Bourbon ,  par  la  grâce  de  Dieu  évesque  de  Liège ,  duc  de  Bouillon 
et  comte  de  Looz.  Comme  plussieurs  de  nos  subjetz  de  nostre  ville  et  bang  de 
Vervier  ,  pays  de  Francbimont,  eussent,  samedi  xxii«  jour  d'avril,  apporté 
ou  fait  apporter  en  notre  citeit  une  quantité  de  draps ,  faits  et  drappez  audit 
lieu  de  Vervier,  pour  iceulx  vendre  en  noz  halles  scituées  en  près  de  notre 
palais,  ainsy  qu'il  est  de  couslume,  et  que  lesdits  de  Vervier  disoient  que 
bien  faire  le  povoient,  est  advenus  que  les  gouverneurs  et  autres  gens  du 
mestier  des  drappiers  d'illec  notre  citeit,  eux  opposans  et  conlredisans  à  la 
vendition  susditte ,  maintenant  que  faire  ne  se  povoil  ou  devoit,  ont  iceux 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


683 

sn^dï:- j:r::r^  -pf-rr  :.;£-::  i  r 

soient  à  autre  jour  pa  d"va„rno  '''T'"""'  '««"'^"  P-'es  représentées  se 
parte  et  dautr  p  uS  e  .aX:  17'^"'  "" '^'"'"^  "  P^*"^"--  '^'""^ 
■a  déposition  de'plus.eurtosl  J'CeTr^r"'"'''^  """""""""'' ^  ^^ 
sur  le  tout  bonne  examination  et  vLabn  1 1  T'.''"'"'  "'  "'"""'"''''  ''°'" 
dits  maislres  à  ce  présents  .J.llT.A  ""  '"  ""''"'  '""'<="  '  '"^ 
comun  de  nos.redrc   "    ^avl ..        !  '  '"""'"'  "'  """'''■"''  '«  *>-" 

lettres ,  escrip,    e     apparu  n„,     T' '  "'"  '"'""'^'^  '"""'""""''  '  «^^artes , 
n^ent  du  temps  Te  fou  de  bol  ''".""'^r''"^'^""''"''''  f-'"  auten.icque: 

que  de  Liège  en  son  vi,am    1  r?"":  ''"''''"'  ""'"'^  P-d'-sseur  éves- 

îl.e  de  .a  purT-eat  :  S.re  Da^  V  „T  "T  '^T^  ""'"'-'^'  '- 
causeset  rasons,  ordonnance!  et  nT  ""  ''"  '*''"''"«  '''"''«'  '«» 

l'advisetdéIibératio7desdri?.  r'°"'"  "'^""  "'"""'"'^^  ''-•'''  P""- 
tant  de  nostre  ha  te  iustt  nue  H' ">  ""'"f  "'  "'"'  "'  '''"'"^  P'"^''="- 
oyes  en  tout  ce  nu  Tr      1"  j  "T  """  '  '"'"'"  P'"''^'''  P-mièrement 

des.  mettant  iustln'  Ti         «'-^-'-"ues  en  tous  ses  points  et  arti- 

lesdit.  .Irapp LTe  aussvT     T'  ""^"^  ''""''  ""^'"'^  ''^  ^^^^'  P- 

eulx  et  leurfnT  T^  ""  ""  '^^"''^  P"'  «""  donnée,  de  laquelle 

pays  disonsirr/  .''       "  "  '°™"'"  P*-"*'  '^'  ''«^''•«dite  «ileit  et 

lesdits  draplr  et  de-  de  Lr.  f  "k  t  ''"f  ''"^''^  """'"•*''  '^"^  <»«  P-' 
ppiers  et  deux  de  part  les  hall.ers ,  lesquels  es«ardeurs  feront  le  se- 


684 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


riment,  ensuivant  le  contenu  d'icelles  lettres,  en  réservant  à  nous  et  à  noz 
successeurs  évesques  de  Liège ,  Tinterprétation  desdites  lettres ,  aidsi  que  ré- 
servé est. 

Faitet  prononchiet,  en  notre  plain  conseil,  le  28«  jour  d'avril,  l'an  XllII*'  et 
lll.I"  ,  en  la  présence  de  nos  très-chers  et  féalz  conselliers  maistre  Johan 
Picourt,  vicaire,  Johan  de  Marbaix,  chanoine  de  noslre  église  de  Liège,  mais- 
tre Martin  Vanderelen ,  doyen  de  l'église  saint  Denis ,  Tielman  Valdoreau , 
maieur,  et  Johan  le  Proidhome  ,  esquevin  de  nostre  citeit ,  et  de  parte  nostre- 
ditte  citeit  messseigneurs  Guilleaume  de  Ornyst ,  S""  de  Berlo ,  Quentin  de 
l'uyn ,  seig""  de  Gehen ,  chevaliers ,  maistres  d'icelle  pour  le  temps ,  Guille 
Surlet,  Bauduyn  de  Corbion  et  autres  plussieurs;  en  tesmoing  desquelles 
choses  fait  nous  avons  appendre  nostre  seel,  requérant  lesdits  maistres  que 
sembiablement  le  facent  pour  l'approbation  de  ce  que  dit  est. 

Archives  de  la  province  de  Liège,  registre  du  grand  greffe 
des  échevins .  n»  361 ,  fol.  19C. 


LXXXIV. 

CRY  PROCLAMÉ  AU  PÉRON  A  LIÈGE,  LE  QUATTRIEME  SEPTEMBRE  l'aN   1480,  POUR  QUE  NULLE 
ASSISTANCE  NE  SOIT  DONNÉE  A  GUILLAUME  d'aRENBERG  OU  A    SES  COMPLICES  *. 


L'on  fait  assçavoir  de  parle  mon  très -redoublé  et  souverain  seigneur  et 
prince  monseigneur  de  Liège,  les  maistres,  eschevins,  jureis  et  conseil  de  sa 
cité,  en  ensuyvant  le  contenu  de  la  sentence  pronunchée  et  publiée  à  Liège , 
par  les  susdits  maistres,  eschevins  et  jureis  ,  le  4«  jour  dudit  mois  de  septem- 
bre, qu'il  ne  soit  nul  ou  nuls,  de  quelque  estât,  vacation  ou  condition  que 
ce  soit,  qui  de  ce  jour  en  avant  face  ou  donne  confort  ou  assistence,  en  quel- 
conque manière  que  ce  soit,  à  messire  Guillaume  de  la  Marche,  Tilman 
d'Heure ,  et  autres  ses  complices  et  adhérens ,  plus  ou  loing  dénommés  ens- 

'Yoy.  sur  la  reprise  des  brouilieries  entre  Guil-  nique  de  Jean  de  Los,  ci-dessiis  p.  79;  Rouille, 
laume  d'Arenberg  et  Louis  de  Bourbon ,  la  chro-      lom.  II ,  p.  190,  et  M.  de  Gerlache ,  p.  168. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


68o 


dites  lettres  de  sentence,  et  ce  sur  incourir  es  pênes,  toulesfois  et  si  souvent 
que  trouvé  seroit,  contenues  plus  ou  loing  èsdites  lettres  et  autres  lettres, 
crys  et  publications  sur  ce  faictes. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège ,  n»  1 88 ,  p .  262 . 


LXXXV. 

CRY  PROCLAMÉ  AU  PÉRON  A  LIÈGE  LE   V^  JOUR  DE  SEPTEMBRE  l'aN  1480,  CONTRE  GUILLAUME 
d'aRENBERG  ,   CONDAMNÉ   AU   BANNISSEMENT  ET  A  LA  CONFISCATION  DE  SES  BIENS. 


L'on  faicl  assçavoir  de  parle  nostre  très-redoublé  seigneur,  monseigneur 
de  Liège,  que  tous  ceulx  et  celles  qui  par  ci-devant  et  jusques  aujourd'hui, 
datte  de  cette,  ont  eu  la  manniance,  recepte,  administration  ou  possession 
des  biens  meubles  ,  rentes,  revenus ,  offices  de  justice  ou  autres  bénéfices,  ap- 
partenans  à  messire  Guilleame  d'Arenberghc ,  eslans  es  pays  et  seigneurie  de 
noslredit  très-redoublé  seigneur ,  posé  ores  que  ce  soit  à  tiltre  d'advouerie,  par 
commission  ou  garde  de  chastellerie ,  maisons,  fortes  places  ou  autres,  en 
quelconque  manière,  fachon  ou  condition  que  ce  soit,  qu'ils  en  lèvent  et 
oestent  les  mains,  endedens  tiers  jours  après  la  publication  de  ces  présentes, 
en  mettant  ou  faisanl  mellre  lesdiles  places,  maisons,  chastelleries ,  offices, 
bénéfices ,  biens ,  rentes  et  revenus  ens  mains  de  nostredit  très-redoubté  sei- 
gneur ,  pour  les  faire  régier ,  gouverner  et  recepvoir  par  ses  commis ,  tels  que 
ci-après  ordonné  y  pourrat,  et  ce  sur  et  à  peine  d'incourir  en  la  grieff  indi- 
gnation de  nostredit  très  -  redoublé  seigneur;  et  que  finalement  les  desseu- 
redis  et  un  chascun  d'eulx ,  endedens  lesdits  tiers  jours ,  et  sur  les  peines  dictes , 
rapportent  et  meclenl  es  mains  des  gens  des  chambres  des  comptes  de  nos- 
tredit très-redoubté  seigneur ,  touttes  lettres ,  registre,  chartres ,  commissions 
ou  autres  exploix ,  faisans  mention  desdils  offices,  bénéfices ,  biens,  rentes  et 
revenues.  Item ,  en  oultre  auffin  de  nourir  paix  et  union  entre  la  grâce  de 
nostredit  très-redoubté  seigneur ,  les  membres  et  estas  de  ses  pays,  et  que  les 
lettres  et  crys  par  ci-devant  faict,  tant  des  lettres  d'alliance,  ossi  des  lettres 


686 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


de  bannissement  derainemcnt  fais  contre  la  personne  diidit  messire  Guil- 
leame  et  ses  complices ,  comme  des  crys  que  ce  ensuyvant  en  ont  esté  faits , 
soyent  mieulx  entretenus ,  et  que  nul  ne  puist  prétendre  ignorance ,  l'on  fait 
assçavoir,  comme  dessus,  de  parte  nostredit  très-redoubté  seigneur,  qu'il 
ne  soit  nul  ou  nulles  de  quelconques  condition  que  ce  soit  qui  d'ors  en  avant, 
et  sur  incourir  es  peines  contenues  èsdites  lettres,  reçoive  lettres  ou  mes- 
saigesquelconcques,  ne  pour  quelque afiFaire  que  ce  soit,  du  prénommé  mes- 
sire Guilleame  d'Areuberghe,  Tilman  d'Heure  et  autres  ses  complices  bannis, 
plus  au  loing  dénommeis  es  lettres  dudil  bannissement. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège,  n°  188,  p.  2C3. 


LXXXVI. 

LETTRE  DU   14  OCTOBRE    1480,   PAR  LAQUELLE  EVRARD  DE  LA  MARCK  DÉCLARE  Qu'iL  TIENT 
EN  FIEF  DE  l'ÉVÉQUE  DE  LIÈGE  LE  CHATEAU  DAGllOiNT  ^ 


Je  Evrard  de  la  Marcke,  seig^  d'Agymout,  fay  sçavoir  à  tous  et  recognoy 
par  ces  présentes,  pour  moi ,  mes  hoirs  et  successeurs ,  que  je  tiens  en  fief  et 
hommaige  de  révérend  père  en  Dieu ,  haut  et  puissant  prince  et  mon  très-re- 
doubté seigneur  mons'  Loys  de  Bourbon,  évesque  de  Liège,,  duc  de  Buillon 
et  comte  de  Looz ,  et  de  sa  vénérable  église ,  la  fortresse  ,  terre ,  haulteur  et 
seigneurie  d'Agyraont  avec  toutes  ses  appartenances  et  appendices  à  icelle,  si 
avant  qu'elle  meut  de  mondit  seigneur  et  de  sadite  vénérable  église ,  et  luy  en 
aye  faict  le  sériment  et  debvoir  de  reliefiF  tel  qu'il  apartient ,  et  il  soit  ainsi  que 
ledit  révérend  père  en  Dieu  m'ait  ensuivant  les  traictésetappoinctemens ,  faits 
par  ci-devant  par  mon  très-cher  damoiseau  père  avec  les  prédécesseurs  éves- 
ques  de  mondit  seigneur,  sommer  et  requérir,  parla  vertu  des  jugemensdeses 
hommes  féodaux  par  trois  ad  vis  à  trois  quinzaines,  pour  parvenir  et  avoir  l'ou- 
verture de  madite  place  d'Agymont,  ausquels  advis  aie  toujours  fait  respouce 

»  Voyez  Manlelius,  Hùt.  Lo$s. ,  p.  183,  et  Foullon ,  t.  II,  p.  25,  el  t.  III,  p.  28». 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


687 


(jue  mon  intention  estoil  el  est  voloir  faire  à  mondit  seigneur  el  à  sadite  vénéra- 
ble église  ce  que  tenus  suis  par  raison  ,  sans  en  mannière  nulle  contrevenir  aus- 
dites  lettres  obligatoires.  Je,  en  accomplissant  madile  responce  ,  pour  lesdites 
lettres  entretenir,  promés  el  aie  encouvenl  par  ma  foy ,  loyauté  el  sériment 
pour  moi,  mesdils  hoirs  el  leurs  successeurs,  que  madile  fortresse  d'Agy- 
mont serai  de  ce  jour  en  avant  ouverte  audit  révérend  père  en  Dieu  el  mon 
très-redoublé  seigneur  el  ses  successeurs,  évesques  et  esleus  de  Liège,  sadite 
vénérable  église  de  Liège  el  pays  ,  pour  y  avoir  entrée  el  yssue,  toutes  el  quan- 
tesfois  que  mondit  seigneur  le  requéral  * ,  el  que  ne  souffray  ne  permellraie 
entrer  ou  recepvoir  personne  aulcune  en  icelle  madite  place,  pour  faire  guerre, 
nuire  ou  grever  les  seigneurs  el  pays  voisins  à  sondil  pays  de  Liège  ,  ne  ^ui 
soit  ennemi  publicque  de  mondil  seigneur  ne  ce  de  sondil  pays,  si  ce  n'esl 
par  le  gré  el  consent  dudil  révérend  père  en  Dieu  el  des  membres  el  estais 
desondit  pays.  Ains  entretiendrai  fermement  el  léalmenl  lesdils  Iraiclés  faicls 
par  mondil  très-cher  damoiseau  père ,  comme  ilz  se  contiennent,  sans  rien  re- 
nier ne  accepter.  En  lesmoing  et  confirmation  de  ce  j'aie  à  ces  présentes  faict 
appendre  mon  propre  seel  ,  armoyé  de  mes  armes  ,  el  signé  de  ma  propre 
main  ,  le  xiiii«  jour  d'octobre,  l'an  de  la  nativité  Noslre-Seigneur  mille  qual- 
Ires  cens  et  quatres-vings.  —  Ainsi  signé  :  Everart  de  la  Marke  ^. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liétje ,  n»  188  ,  p.  179. 


»   Au  mois  de  juin  de  Pannëe  suivante,  Evrard  »  principalis  signala   sigillo  ac  signalura  mauu 

de  la   Marck    ne   se   conforma  point  à  une  de-  »  propria  ipsius  domini  de  Agimonl,  reposila 

mande  des  étals.  Voyez  ci-dessous  p.  690.  -  est  in   archivis  venerabilis  major.s  eccles.ar 

2  On  lit  à  la  suite  de  celte  pièce  :  «  Lillera  »  Leodiensis.  « 


688 


ANALECTA  LEODIENSTA 


LXXXVII. 

INSTKIJMENTUI  PUBLICL»  ,  MENSE  APRILI   ET  WAIO  1481  EXARATUM,  QUOAD  PECUNIAS  LtODII 
COLLETRAS  AD  OPLS  INDULGENTIARUM  ORDIISIS  HIEROSOLYMITANI  '. 


Anno  a  nativitale  Doiiiini  Xllll^  ocliiaoesimo  primo,  mensis  aprilis  die  dé- 
cima sexta ,  praesenlibus  in  insigni  ecclesia  Leodiensi  discrelis  viris  Johanne 
Eiigelberti  de  Echt,  Henrico  de  Slyers,  Arnoido  de  Bniexken  et  Theodrico 
Spirinc,  clericis,  nolariis  publiais,  leslibus,  aperlus  fuit  pro  prima  vice 
Iruiicus,  in  dicta  ecclesia  Leodiensi  positus,  pro  colleclione  oblalionum  et  pe- 
cuniarum  oblatarum  ad  opus  indulgentiarum  ordinis  Jherosolymitani  in  ipsa 
Leodiensi  civilale ,  in  quo  reperli  fuerunt  pro  tune  quadringenti  sexaginta 
octo  floreni  Rhenenses,  et  quindecim  stuveri  communes,  quos  venerabilis 
pater  dominus  Robertus  Berlrandi,  decretorum  doctor  et  dicti  ordinis  pro- 
fessus ,  tanquam  substitulus  procurator  reverendissimi  patris  domini  et  fratris 
Johannis  de  Cardona  ,  principalis  procuratoris  ,  illorum  calculo  desuper 
prius  habito ,  secum  delulit  et  portavit  atque  eosdem  de  et  ex  eodem  trunco 
se  récépissé ,  habuisse  et  ad  opus  antetacli  ordinis  assecutum  fuisse  recogno- 
vit  sua  sponle  et  confessus  fuit ,  modo  et  forma  in  instrumento  publico  de- 
super  confecto  et  per  me  notarium  infrascriptum  signato  et  subscriplo  latins 
descriptis.  Super  quibus  ,  etc. 

Deinde  anno  praescriplo ,  mensis  tamen  maii  die  décima  sexta ,  praesen- 
tibus  in  eadem  ecclesia  domino  Jaspare  de  Morialmeiz ,  canonico  Sancli  JNIa- 
terni  in  ecclesia  Leodiensi ,  Jolianne  Engelberli  de  Echt  et  llieodrico  Spirinc , 
notariis  publicis,  testibus,  apertus  fuit  secundario  truncus  praescriptus ,  in 
quo  reperli  fuerunt,  illorum  calculo  débile  praehabilo,  quingenli  quadraginla 
no\em  floreni  Rhenenses  communes,  decem  et  sex  stuveri  Burgondiae  com- 
munes, et  decem  et  octo  solidi  communis  pagamenli  Leodiensis,  verum  vi- 
ginli  stuveris  Burgondiae  communibus ,  pro  quolibet  dictorum  florenorum  , 

*    De  (lecimis   in    subsidium  coolra    Turco»     nés    de  Los,  supra  page  80. 
Leodii  a  legalo  aposlolico  colleclis  agit  Juliaii- 


ANALECTA  LEODIENSLL 


689 
ex  praetacto  trunco  reccnk<o    l.oK.  .     .  ^       «eimuit,  lilosciue  se  de  et 

antefalusdo™i„usnobcr,us,„o™inequosup.a    site  "' '"'■'"*' 

eapropler  vcnerabiles  et  ci.cumspec.os  vil  d'^  ''  "'""  ""'"■  ^' 

diclae  i„si«„is  ecclesiae  LeodTeTs        i    7  bÎir:      "°""'  "^'  """'""'""^ 

prae„ar.a.is  pecu„i,s  per  eu„, ,  ut  p.!;:  :' ;"^^^ 

qmtav  t  et  quitos  clamavir    rïo  ;ir  ^  ,.' ''^'^^^P"^^  "abitis  et  assecutis 

quitosatliberosperfidel  su.JJ,,^2rZZZ^  '"'"""  ''"^'""^^ 
raliter  praestilam  iu  manu  mei  notir.i  Zw     T  "^  jurament.  corpo- 

praesUta™  ae  sub  ^u.^r:2^:;^T:2'''""^  "  ''''''""'' 
tenere  et  servare  convenit  et  prorl  t  dl  It  f  T""'?'""'^  """"'' 
•ians ,  etc.  Super  quibus ,  etc.  '  '"''"'^'  '"'^""'  •  ''"'""- 

mlUdral,  d,  S'-lamberl ,  ».  1 1 1 ,  /■„(.  2S9  recto. 


87 


690 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


LXXXVIH. 

RÉPONSE  d'ÉVRARD  DE  LA  HARCK  ,  EN  DATE  DU  11  JUIN  1481  ,  AUX  ÉTATS  ET  MEMBRES  DU 
PAYS  DE  LIÈGE  ,  POUR  ÊTRE  DISPENSÉ  d'aDXETTRE  UNE  GARNISON  DANS  LE  CHATEAU  d'a- 
GIXONT  '. 


Vénérables  et  honorez  seigneur,  très-chiers  et  espéciaulx  amis.  J'ai  receu 
\oz  lettres  par  ceslui  porteur,  escriptes  le  ix«  jour  de  ce  présent  naoix,  conte- 
nant que  me  requérez  que  vous  face  ouverture  d'icelle  ma  place ,  pour  y  mettre 
gens  en  garnison  pour  la  préservation  du  pays,  comme  vostredite  lettre  con- 
tient. Sur  quoi,  vous  plaise  sçavoir  que  jusques  au  présent  nuls  dangiers  n'en 
sont  sourvenus,  et  aussi  je  suis  sur  frontières,  dont  il  m'est  nécessaire  de  moy 
garder  et  préserver  à  mon  pouvoir ,  car  jusques  au  présent  j'aie  heu  peu  et 
petitte  assistence  des  foulles  qui  me  ont  esté  faictes ,  et  en  ce  faisant  ce  seroit 
mon  destruction.  Et  samble  estre  aussi  la  foulle  et  destruction  du  pays  que  de 
mettre  garnison,  et  vauldroit  mieux  à  remédier  et  pourveoir  pour  le  bien  par 
autre  mannière ,  car  il  me  semble  que  soyons  peu  et  mal  puissans  de  résister 
par  telles  manières.  Pourquoi  vous  prie  que  me  ayez  pour  excusé  et  estre  con- 
tent de  moy,  car  mon  intention  nest  point  de  me  faire  destruire,  le  plus 
longuement  que  pourray.  Vénérables  et  honnorez  seigneurs,  très-chiers  et 
espéciaulx  amis,  INostre-Seigneur  vous  ayt  en  sa  saincte  garde.  Escript  à  Agy- 
mont  ce  xi«  de  juing ,  l'an  quattuorze cent  quatlres-vingts-et-ung.  — Ainsi  signé  : 
►  Everard  de  la  Marke.  —  Et  au  dos  :  A  vénérables  et  han7iorez  seigneurs  très- 
chiers  et  espéciaulx  amis  y  messeigneurs  delà  vénérable  église ,  viaistre  et  con- 
seil de  la  cité  de  Liège. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège  ,  n  \SS,p.  17U. 


*  Voyei  ci-clessu»,  p.  686. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


691 


LXXXIX. 

INSTRUIENTUM  APPELLATIONIS  DE  DIE  3    DECEMBRIS    1481  ,  PRO  CLERO  LEODIENSI   A 
NUNTIO  APOSTOLICO  CUM  POTESTATE  LEGATI  DE  LATERE  ^ 


InnomineDomini ,  amen.  Per  hoc  praesens  publicum  instrumentum  cunc- 
tis  pateat  evidenter,  quod  anno  a  nativitatc  ejusdem  Domini  millesimo  qua- 
dragintesimo  ocluagesimo  primo,  indictionequarta  décima,  mensis  decembris 
die  tertia ,  décima  hora  anle  meridiem  aut  circiler,  pontifîcatus  sanctissimi 
in  Christo  patris  et  domini  nostri  domini  Sixti.divinaprovidenlia  papae  quarti 
anno  undecimo ,  in  mei  notarii  publici  et  testium  subscriptorum  ad  hoc  vo- 
catorum  specialiter  et  rogalorum ,  sub  corona  majori  in  médium  insignis  ec- 
clesiae  Leodiensis  in  altum  pendenti,  loco  quidem  quo  haec  et  similia  instar 
edicti  publici  fieri  soient,  praesentia  personaliter  constitutus  honcstus  et  dis- 
crelus  vir  dominus  Wilhelmus  Molitoris,  collegiatae  ecclesiae  sanctae  Crucis 
Leodiensis canonicus ,  ut  cttanquam  syndicus  seu  procuraloret  eo  nomine  pro- 
curatoriocleri  ,abbatum,priorum,sanctimonialiumquemonasteriorumetcon- 
ventuum  civitatis  et  dioecesis  Leodiensium  ,  habens  et  suis  in  manibus  tenens 
folium  uniim  papiri  in  tribus  suis  paginis  descriptum ,  certas  provocationem 
et  appeilationemac  apostolorum petilionem  et  alia  in  se,  ulasseruit  ac  ex  illo 
legebatur ,  continens ,  illud  mihi  notario  publico  infrascripto  in  manibus  re- 
cipiendum  ibidem  legendum  et  publicandum  tradidit  et  porrexit  atque  per 
me  noiarium  praetactum  et  subscriptum  ibidem  legiacalta,  sonora  et  intelli- 
gibili  voce  publicari  petivit  instanter  instantius  et  instantissime  ac  requisivit. 
Quod  siquidera  provocalionis  et  appellationis  ac  apostolorum  petitionis  papiri 
folium  ad  ejusdem  domini  Wilhelrai  Molitoris,  nomine  quo  supra,  instantem 
petilionem  et  requeslam  ,  illico  légère  ibidem  incepi  altaque  sonora  et  intelli- 
gibili  voce  publicavi ,  cujus  ténor  talis  esse  dinoscilur.  Çuoniam  notarié  ad 
extremum,  etc. ,  usque  in  finem  tune  sic.   Quo  siquidem  provocationis  et 


*  V.  CbroD.  Joannis  de  Los  ,  p.  80.  et  documenlum  quod  mox  sequilur. 


69â 


ANALFXTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


693 


appellalionisacapostolorura  pclilionis  folio,  sic  ut  praescribilur.  parlim  per 
me  lecto  et  publicato,  antefatus  dorainus  Wilhelmns  Molitoris,  illiid  pro  lecto 
liabens  nomine  qiio  supra,  de  et  a  gravaminibus  etaliis  in  praeinseila  provo- 
cationis  et  appcllationis  ac  apostolorum  pelitionis  cediila  latius  conlentis  et 
descriptis,  omnibusquealiiset  singulis  comminatis  et  atlenlatisautallentandis, 
modo  et  forma  inibi  expressatis  prose,  nomine  quo  prius  et  sin^'ulis  sibi  ad- 
haerentibus .  adhaerere  volentibus  et  adhaesuris  contra  et  adversus  reveren- 
dum  in  Christo  patrem  et  dominumSilveslrum,  Dei  et  apostolicae  sedis  gratia 
episcopum  Clugiensem,  in  eadem  ap|)eIlalionis  cedula  nominatum  illique  ad- 
haerentes,  adhaerere  volentes  et  adhaesuros  provocavit  et  appellavit  ac  apos- 
tolos  sibi  dari  et  de  illis,  si  quis  adesset  qui  illos  sibi  daro  et  de  eisdem  respon- 
dere  posset ,  et  praesertim  a  me  noiario  publico  infrascripto ,  de  apostolis  sallem 
testimonialibus  responderi  pelivit ,  aiiasque  in  omnibus  et  per  omnia  fecit  et 
facit,proutet  quemadmodum  in  praescriplo  provocalionis  et  appellationis  ac 
apostolorum  pelitionis  papiri  folio  latius  continebalur  et  conlinetur  ac  descri- 
bilur.  Unde  ego  nolarius  praelaclus  et  infrascriplus  supradiclo  domino  Wil- 
helmo  Molitoris,  nomine  quo  supra  appellanli ,  aposlolosque  sibi  dari  et  de 
eisdem  responderi  pelenti ,  in  quantum  de  jure  potui  et  debui,  apostolos  sa  liera 
testimoniales  dedi  et  concessi ,  et  illico  praemissis  sic  peraclis,  antefatus  do- 
minus  Wilhelmus  Molitoris,  nomine  quo  prius,  appellans,  assumptis  secum 
me  noiario  et  testibus  praelactis  et  infrascriplis  valvas  principaliores  ante- 
lactaeinsignisecclesiae  Leodiensis  versus  palalium  episcopaletendenles  accessit 
et  ibidem  praescriptis  provocalione  et  appellalione  ac  apostolorum  pelitione 
et  concessione   inhaerenlibus  ,   easdem   provocationem  et  appellationem  ac 
apostolorum  pelilionem  et  concessionem  in  et  ad  ipsas  valvas,  instar  publico- 
Tum  ediclorum,  per  menolarium  publicum  praelaclum  publicari  et  insinuari 
ac  ad  cujusiibet  interesse  habentis  noliliam  deduci  inslanler  pelivil.   Unde 
ego  nolarius  praelaclus  praenarratum  provocalionis  et  appellationis  ac  apos- 
tolorum pelitionis  papiri  folium  anlelactis  valvis  affixi  et  aliquandiu  dimisi , 
provocationem  et  appellationem  ac  apostolorum  pelilionenj  inibi  descriptas 
sic  publicavi ,  insinuavi  et  rntimavi  ac  ad  cujusiibet  interesse  habentis  noti- 
tiam ,  via,  jure ,  modo ,  causa  et  forma  raelioribus  quibus  scivi ,  potui  et  debui, 
deduxi.  Super  quibus  praemissis  omnibus  et  singulis  antefatus  dominus  Wil- 
helmus Molitoris,  appellans  nomine  quo  supra,  sibi  a  me  noiario  publico 
infrascripto  fieri  pelivit  instrumentum  unum  publicum ,  sive  plura  publica 


instrumenta.  Acia  fuerunt  haec  successive  in  anletacta  venerabili  et  insigni 
ecclesia  Leodiensi  et  illius  locis  praenarratis.  sub  anno.  indiolione  ,  mense, 
die,  hora  et  ponlificatu  suprascriplis ,  praesenlibus  ibidem  discretis  viris  et 
honestis  Johanne  Cloestenere,  Johanne  Engelberli  de  Echt,  et  Theodrico 
Lichueit ,  clericis  Leodiensis  dioecesis  et  notariis  publicis ,  testibus  ad  prae- 
missa  vocatis  spécial iter  et  rogatis. 

archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  de  l'ancienne 
cathédrale  de  S'-Lambert,  n"  \\\.  f" 332  recto. 


XC. 


ALTERUM   INSTRUMENTUM  APPELLATIONIS   DE  DIE  14  DECEMBRIS  1481,    PRO  CLERC  LEODIENSI 


A  10N1T10NE  NUWTH  SIVE  ORATORIS  APOSTOLICl  CUM  POTESTATE  LEGATI  DE  LATERE 


.  1 


In  nomine  Domini  amen.  Per  hoc  praesens  publium  instrumentum  cunclis 
pateat  evidenter,  quod  anno  a  nalivitate  ejusdem  Domini  XIIII*^  LXXX  primo, 
indiclione  quarla  décima ,  mensis  decembris  die  vicesima  quarla ,  hora  nona 
ante  meridiem  aut  circiter,  pontificatus  sanctissimi  in  Christo  palris  et  domini 
nostri  domini  Sixti,  divina  providentia  papae  quarli  anno  undecimo,  coram 
reverendo  in  Christo  pâtre  et  domino  domino  Silveslro,  Dei  et  aposlolicae  sedis 
gratia  episcopo  Clugiensi ,  nunlio  ut  asserilur  apostolico ,  in  meique  nolarii 
publici  et  lestium  infrascriptorum  ad  hoc  vocatorum  specialiter  et  rogatoruni 
praesentia  personaliter  conslilutus  honestus  vir  el  discrelus  dorainus  Wilhel- 
mus Moliloris,  syndicus  sive  procurator,  ut  asseruit,  totius  cleri,  abbalum, 
priorum  ,  sanctimonialiura  ,  monasleriorura  et  conventuura  civilalis,  el  dioe- 
cesis Leodiensis,  habens  et  suis  in  manibus  tenens  cedulam  unam  papiream 
abintus  duntaxat  descriptara,  certas  provocationem  et  appellationem  ac  apos- 
tolorum pelilionem  et  alia  in  se ,  ut  asseruit ,  ac  ex  illa  legebatur ,  continen- 
lem,  illam  raihi  noiario  publico  infrascripto  in  manibus  recipiendara  praediclo 
reverendo  patri  domino  Silvestro  episcopo  et  nuntio  apostolico  legendam  et 

1  Vid.  supra  p.  691. 


694 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


publicandam  Iradidit  et  porrexil ,  ipsique  reverendo  palri  eani  per  me  legi  et 
piiblicari  petivit,  prout  et  illaui  lam  ad  ipsoriimdoniini  episcopi  et  nuntii  apos- 
tolici  quam  syndici  sive  procuraloris  insUntiam  et  petilionem ,  ibidem  pu- 
bliée alla  et  mtelligibili  voce  legi  et  publicavi  hujusmodi  sub  leiiore  :  Coram  te 
notnrio,  etc.,  ut  in  cedula.  Qua  siquidem  provocationis  et  appellationis  ac 
aposlolorum  petilionis  cedula  per  me  sic  lecta  et  per  ipsum  dominum  epis- 
copum,  ut  praefertur,  andila,aulefatusdominus  WilhelmusMolitoris,  nomine 
quo  supra  de  et  ab  eodem  reverendo  pâtre  domino  episcopo  ac  nunlio  alque 
gravaminibus ,   faclionibus ,  et  processibus  aliisque  in  praeinserla  provoca- 
tionis et  appellationis  ac  apostolorum  petitionis  cedula  contentis  latius  et  des- 
criplis  ad  sanctissimum  in  Christo  patrem  et  dominum  nostrum  dominum 
Sixtum  papam  praedictum  ejusque  sanclam  sedem  apostolicam  et  universalem 
ecclesiam  j)rovocavit,  appellavit  sive  recurrit,  ac  apostolos  sibi  per  eumdem 
reverendum  patrem  desuper  taies,  quales  sibi  de  jure  debeantur,  dari  petivit, 
ac  alias  in  omnibus  et  per  omnia  fecit  et  facit,  prout  et  quemadmodum  in 
eadem  praoinserta  provocationis  et  appellationis  ac  apostolorum  petitionis  ce- 
dula latius  contineturet  describitur,  copiam  veram  ejusdem  cedulae  eidem 
reverendo  patri  recipiendam,  manu  etminuto  meo  signo  signatam  et  subscrip- 
tam,  tradendametdeliberandam.  Unde  dictus  dominus  episcopus  et  nuntius, 
praeinserla  cedula  appellationis  per  eum  audila,  illico  quemdam  suum  fami- 
liarem  ibidem  adstantem  tanquam  notarium,  ut  dixit,  publicum ,  ad  se  vo- 
cavit,  et  de  injuriis  sibi  et  honori  suo  pro  parte  appellantium  in  praeinserta 
appellationis  cedula  tactorum  per  ejusdem  cedulae  contenta,  nisi  illa  rite  pro- 
baverint,  ut  asseruit,  illatis,  protestatus  fuit  et  protestabatur  cerlis  modo  et 
forma  desuper,  ab  eodem  et  minime  a  me  notario  subscripto  sibi  instrumen- 
tum  unum  vel  plura  sub  adstantium  aliarum  personarum  testimonio  fieri  pe- 
tivit.  Et  ulterius  raox  dicto  domino  Wilhelmo  iMolitoris .  quo  supra  nomine 
appellante  et  id  denuo  repetente,  respondit  per  hanc  dictionem  sive  vocabu- 
lum,   videlicet  refutatorios.  Super  quibus,  antedictus  dominus  Wilhelmus 
Molitoris,  nomine  quo  supra,  sibi  a  me  notario  publico  infrascripto  fieri  petivit 
instrumentum  unum  publicum  sive  plura  publica  instrumenta.  Acla  fuerunt 
haec  in  quadam  caméra  sive  cubili  uno  monasterii  Belliredditus  Leodiensis, 
ordinis  Praemonstratensiscontiguae  aulae  abbatiali  ejusdem  monasterii  slanti, 
subanno,  indiclione  ,  mense,  die,  hora,  et  pontificatu  suprascriptis ,  prae- 
sentibus  ibidem  discretis  viris  et  honestis  Johanne  Haghen  de  Trajecto  supe- 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


695 


riori,  et  Petro  Fabri  de  Gheynick ,  clericis  Leodiensis  dioecesis,  testibus  ad 
praemissa  vocatis  specialiter  et  rogatis. 

Archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  de  l'ancienne  ca  - 
thédrale  de  St-Lambert,  n'  III,  /v>  335. 


XCI. 


ROBERTUS  DE  MARKA  CO^STITUTUS  CASTELLANUS  BULLONIENSIS  ,  DIE  31    AUGUSTI    148i. 


Ultima  augusti ,  obtenta  per  uobilem  et  generosum  ac  strenuum  virum  do- 
minum Wilhelmum  de  Mercha,  alias  de  Arenberch,  civitate  Leodiensi,  quam 
potenti  manu  et  vi  introïvil  hesterna  die ,  sede  episcopali  vacante  ,  venera- 
biles  domini  Jobannes  de  Humyers,  decanus,  et  capilulum  Leodiense  eorum 
et  ipsorum  dominio  utendo  ,  ut  asseruerunt,  constituerunt  generosum  domi- 
num Hobertum  de  Mercha  ,  dicti  domini  Wilhelmi  fratrem  ,  militem  ,  castel- 
lanum  castri  de  Bullone,  mcdiante  juramento,  per  illius  castellanos  praestari 
consueto ,  quod  et  ibidem  solemniter  praestitit,  praesentibus  in  capitulo  rétro 
chorum,  hora  nona  de  mane  autcirciter,  discretis  viris  et  honestis  dominis  Jo- 
hanne de  Faukenberch  et  Jaspare  de  Morialmis ,  presbyteris  ejusdem  ecclesiae 
claustrariis  et  capellanis  testibus.  Super  quibus,  etc. 

Archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  de  l'ancienne  ca- 
thédrale de  Si-Lambert ,  n"  112. 


XCII. 

WILHELMUS  DE  MARKA  ELECTUS  MAMBURNUS  LEODIENSIS,  DIE  31   AUGUSTI    1482. 


Eodem  die,  '  completorium,  praesentibus  in  praetacto  capitulo  testibus  an- 
tedictis,  antedicti  venerabiles  domini  decanus  et  capitulum ,  volentes ,  ut 

*   Deest  vox  anie  ^  a</vel  pott. 


/ 


696 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


697 


assemeruni,  ecclesiae.  civilati  et  palriis  Leodiensibus ,  Bullonensibiis  et  Los- 
sensibus,  proptersedem,  piohdolor!  vacantem,  vocelenus  de  idoiieo providere 
mamburno,  pro  qiianlo  in  eis  fuit  et  est,  et  salvo  moderamine  trium  statiium 
patriarum  praelaclarum ,  elegerunt  in  eorum  et  dictanim  patriarum  mam- 
burnum  et  defensorem  antedictiim  streniium  et  illustrera  dominum  Wilhel- 
mum  de  Mercha,  praesenlem  et  acceplantera,  mediante  juraniento  per  mam- 
bui  nnni  earumdem  patriarum  praestari  consueto,  et  in  libre cartarum  ecclesiae 
Leodiensis  descriplo,  quod  idem  illic  ad  statim  praeslilit. 

archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  l'ancienne 
cathédrale  de  S'- Lambert ,  n»  112. 


XCIII. 

DEPL'TATIO  PETRI  ROEQl'AF.R  IN  VILLICU»  LEODIENSEM  PER  MAMBURNU»  .   SEDE   EPISCOPALI 

TACANTE  ,    DIE  2  SEPTEMBRIS    148^1. 


Secunda  septembris,  hora  capilulari  demane  consuela,  praesentibusin  prae- 
lacto  capitulo  rétro  cliorum  dictae  ecclesiae  Leodiensis  dominis  Johanne  de 
Faukenberch,  capellano,  et  Jaspare  de  Morialmis,  canonico  Saneti  Materni,  in 
eadem  ecclesia  et  ejusdem  ecclesiae  claustrariis,  testibus,  illiistris  et  strenuus 
dominus  Wilhelmus  de  Mercha,  mamburnus  praedictus  viva  voce  praesen- 
tavit  dictis  venerabilibus  dominis  decano  et  capitulo.  in  eorum  capilulari  loco 
praetacto  capitularitercongregatis,  virum  lionestum  Petrum  Roechaer^  suuiu 
familiarem,  in  villicum  sive  scultetum  Leodiensem,  petens  illum  per  eosdem 
dominos  ad  hoc  admilti,  prout  et  eidemdomini  eumdemadmiseiunt,  receplo 
prius  ab  eodem  et  praestito  juramento  per  villicos  Leodienses  praestari  con- 
sueto ,  salvis  juribus ,  etc.  Super  quibus  ,  etc. 


Ibidem. 


'  Seu  Rotquaer. 


XCIV. 

PROCUHATORIUM  XAGISTRI   UtNRlCI  DE  LOEVENBORCH    AD    ELIGENDUM   FUTURUM    DOMINUM  SEU 

EPISCOPUN  (8  SEPTEMBRIS   1482.) 


Octava  septembris  (1482),  praesentibus  in  ecclesia  Leodiensi,  hora  quarta 
posl  vesperas,  dominis  Johanne  Uleix.  canonico  col legiatae  ecclesiae  beatae 
Mariae  Virginis  oppidi  Trajectensis ,  et  Eustacio  Toelinck,  familiaribusvenera- 
bilis  domini  et  maçislri  Henrici  de  Puthem,  canonicis  Leodiensibus  testibus  , 
venerabilis  dominus  et  magister  Henricus  de  Loevenbrech  canonicus  Leodien- 
sis. constituit  dominos  et  magistros  Johannem  deQuercu,  JohannemdeMyerlo 
et  Henricum  ex  Palude,  decrelorum  doclores,  licet  absentes  tanquam  prae- 
sentes.et  eorum  quemlibet  in  solidum,  ad  eligendum  ipsius  constitutoris  no- 
mine  illustrera  virum  dominum  Johannem  de  Mercha ,  praelibati  domini 
Wilhelrai  filiura  naturalera  et  le[]^itiraura  .  aut  saltem  postulandura  euradera  in 
fulurum  episcopum  seu  electiim  Leodiensem  in  forma  meliori ,  promittens,  etc. 
Super  quibus ,  etc. 

Ibidem. 


xcv. 


PROTESTATIO  DOWINORUM  DECANl  ET   CAPITULI  LEODIENSIS  ,  ANTEQUAM  PROCEDERETUR  AD 
ELECTIONEM  FUTURI  DOMINI  ,    FACTA  DIE    13    SEPTEMBRIS    1482. 


Décima  terlia  septembris  anni  praescripti ,  hora  capilulari  de  mane,  et 
statim  anle  summam  missam ,  praesentibusin  solito  capitulari  loco,  rétro  sum- 
mum allare  situato,  discrelis  viris  et  honestis  dominis  Jaspare  de  Morialmeiz , 
canonico  Saneti  Materni  ecclesiae  Leodiensis,  et  Johanne  de  Faukenberch,  in 

88 


698 


ÀINALECTA  LEODIENSIA. 


ATSALECTA  LEODIEiSSIA. 


699 


eadem  ecclesia  capellanis,  presbyleris  et  ejiisdcni  ecclesiae  claiistrariis  ,  lesli- 
bus,  venerabilesdoraini  Johannesde  Humirez,decanus,  AlexandcrdeSeranio, 
(iilberlusdeSeranio,  praeposilus  Hiiyensis,  Petms  de  Hollenfjnoiil,  Wilhel- 
mus  de  Lyberme ,  Theodoricus  de  Xanclis ,  Antbonius  Asleruel ,  Johannes 
de  Biisco ,  Johannes  d'Esne ,  Johannes  de  Terney ,  Jacobus  de  Lybermey , 
Hiijjo  de  Lannoey  ,  Joliannes  de  Myerle,  Wallerus  de  Coersuarem  et  ma- 
gisler  Henricns  de  Loevenborch  ,  canonici  Leodienses,  corani  venerabilibus  et 
ciiciimspectis  viris,  dorninis  et  m«gistris  Renero  Bormans,  Sanctorum  Peiri , 

Johanne  de  Eyck ,  Pauli ,  Henrico  Bormans,  Marlini,  et  * Bartho- 

lomei  decanis,  necnon  Johanne  Fabri ,  Carolo  Laduyns,  Jacollin  et  Jonathe^ 
dicto  Gentis,  Sancli  Pelri ,  Aegidio  de  Leodio,  Johanne  Moll,  inveslilo  de 
Leerneur,  Petro  de  Myerle,  Wilhelmo  de  Blisia ,  VVilhelmo  Molitoris  , 
Sanctae  Criicis ,  Martino  Schowart ,  Aegidio  Huberti,  Johanne  de  Floeyon, 

Godefrido  de  Baslonia ,    Johanne  Goeswynstoren  ,  et  - de  Bruxellis, 

Sancli  iMaitini,  Johanne  Hoengne,  Argenthieri ,  Gabriele  Baker,  Baldiiino 
Baker,  et  Andréa  Gioet,  Sancti  Johannis,  Leonio  de  Baest ,  Anthonio  Hap- 

part,  Sancli  Pauli ^, Greoorii  investito  de  Saito,  Johanne  Groel ,  can- 

tore  Sancli  Dyonisii ,  Johanne  de  Opheers ,  Aegidio  Jainesins ,  Johanne  de 
Colouia,  et  Gerardo  Eckers,  Sancli  Bartholoniaei  Leodiensis  collejriataruro 
ecclesiaruni  Leodiensium  canonicis,  pUiribusque  ahis  vivae  vocisoraculo  vene- 
rabilis  domini  et  niajjjistri  Henrici  de  Loevenborch,  eoruni  confralris  prae- 
dicli ,  dixenmtet  exposueriint,  in  praelacto  eoruin capilulaii  loco  capitiilariter 
congregali  et  capitulantes,  capitulo  eliam  ad  et  propler  hoc  specialiler  indicto 
per  quanadem  eorum  citationem  ab  eis  eniissani ,  eorum  confratres  canonicos 
Leodienses,  infra  provinciam  sallem  Coloniensem  exislenles  etdejientes,  citatos 
fuisse  et  esse  peremplorie  Leodii  coram  nobis  in  et  ad  locum  eorum  capitu- 
larem  solitura,  ad  craslinamdiem,  ad  procedenduni  solito  more  et  procedi  vi- 
dendum  et  audiendum  ad  fuluri  episcopi  Leodiensis  sive  electi  aut  postulali 
eleclionem,  elc  Et  eapiopter  proleslati  fuerunt  et  expresse  protestabanlur 
ac  protestantur  via ,  jure  ,  modo  ,  causa  et  forma  melioribus  quibus  potuerunl 
el  possent ,  quod  non  tenent  locum  civilatis  Leodiensis  secundum  Clementi- 
num  aut  alium  quemcumque  canonem  interdiclum,  et  quod  ideo  per  prae- 


*  Locus  vacuus  in  MS. 

*  Idem. 


*  Locus  vacuus  in  MS. 


tactam  eorum  cilalionem  ad  dicUim  eorum  capitularem  locum  emissam  el 
executam  et  subsequendam  eleclionem  novi  episcopi  electi  aut  poslulati  non 
voluerunt  neque  volunt  sanctissimum  dominum  nostrum  papam  Sixtum  ,  ejus 
sanctam  sedem  apostolicam  vel  collegium  reverendissimorum  dominorum 
cardinalium ,  aut  quem'cumque  alium  in  aliquo  offendere ,  sed  id  fecisse  fa- 
cereque  velle  tanlummodo  pro  conservalione  juris  eorum  ecclesiae  et  ad 
providendum  illi  de  iis  quae  ei  competunt,  etc.  Super  quibus  ipsi  venerabiles 
domini  mei  petierunt  ipsis  a  dorninis  N.  Bergerines,  Sanctae  Crucis,  Johanne 
de  Gandavo  et  me  Johanne  Spirinc  fieri  instrumenlum  unum  publicum  sive 
plura  publica  instrumenta.  —  Joh.  Spirinc. 

Archives  de  la  province  de  Liège  ,  registre  de  ranrienne  ca- 
thédrale de  S' -  Lambert ,   n»  112. 


XCVI. 

EXCOMXLNICATIO    IN    WILUELMIM   DE  MARCKA  EJUSQUE  COMPLICES  AB  ARCBIEPISCOPO  COLO- 
NIENSI  ,    OB  NECEM  LUDOVICI    BORBONII    EPISCOPI    LEODIENSIS  ,    LATA    DIE  23  SEPTEMBRIS 

1482. 


Hermannus  ^  Dei  gratia  archiepiscopus  Coïoniensis,  sacri  Romani  imperii 
per  Italiam  archicancellarius ,  piinceps  elector  acWeslphahae  et  Angariae  dux 
legatusque  natus  ;  universis  et  singulis  dominis  abbatibus ,  prioribus ,  prae- 
posilis,  decanis,  scholasticis,  cantoribus,  succentoribus  el  tam  melropolitanae 
nostrae  Coïoniensis  quam  calhedraliura  Leodiensis ,  Trajeclensis ,  Monaste- 
riensis,  Osnabrugensis  et  aliarum  quarumcumque  collegialarum  canonicis 
parochialiumque  ecclesiarum  ,  capellaniarum  et  allarium  ac  dominiorum  rec- 
toribus,  necnon  quoruracumque  monasteriorum ,  conventuum  per  civitatem 
et  dioecesim  Coloniensem,  Leodiensem,  Trajeclensera,  Monasleriensem  ,  Osna- 
brugensem,  totamque  provinciam  noslram  Coloniensem,  ubilibet  constitutis , 

»  Is  est  Hermannus ,  Ludovici  Ilassiae  Cas-  elecluin  in  regem  ,  solemni  ritu  coronavit ,  die 
selensis  landgravii  filius  ,  qui  Maximiliamim  I  .     9  aprilis,  non  vero  die  20  septembris  annil486. 


700 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


701 


prioribus  elfralribus,  caeterisqiie  presbyleris,  curalis  et  non  curalis.  ciericis^ 
notariis  et  tabellionibus  publicis  quibuscumque,  per  easdeni  ci\itatemet  tlioe- 
cesim  atque  provinciam  constilutis,  salutem  in  Domino  et  nostris  infrascriptis 
parère  mandatis. 

Cum  non  plane  satis  crebremala,  inimicitiae,  (juerrae,  ecclesiarum  eteccle- 
siasticarum  personarum  infeslationes  ,  et  aliae  imniinere  diversorum  generuni 
plajjae  iis  relro  temporibus  proh  dolor!  adeo  invaluerint^  bineque  nialitia  in 
tantam    furiam  saevierit,  ut  non  solum  ecclesiae    Dei  decastenlin -,   veruni 
etiam  pontifices,  quod  dolenter  referimus,  manus  crueutas  subire  co{jantur, 
unde  cum  fama  illa  infausta  nationes  istas  etprocul  ab  eis  distantes  de  nefando, 
delestabili  et  sacrilejjo  illo  facinore  per  Willermum  de  Marcka  ,  suosque  com- 
plices et  satellites,  in  bonae  meraoriae  dominum  Ludovicum  de  Bourbon,  epis- 
copum  Leodiensem  ,  manus  violentas  in  unctum  Domini  injiciendo,  ipsumque 
crudelissimo  martyrio  interimendo  et  occidendo  conspeiserit ,   nedum  sacri 
canones  et  ecclesiasticae  constitutiones ,   verum  etiam  légales  sanctiones  eos 
qui  in  simplices  clericos,  diabolo  suadente,  manus  injiciunt  violentas  ,  graves 
poenas,  in  pontificum  occisores  arctiores  infligant,  itaque  nos  fama  praedicta 
acclamante  et  notorietate  dicti  facinoris,  non  sine  vebementi  cordis  amaritu- 
dine,  ad  plénum  deducta,  lali  videlicet  quae  suum  auctorem  manifeslissime 
prodit,  adeo  quod  nulla  possit  tergiversatione  celari,  ejusque  evidentia  iUi 
clarescat,  quod  accusalor  clamare  non  indigeat,  veritate  etiam  fidedignorum 
informatione  comperla,  non  valentes  tantum  flagitium  sub  nube  aut  conni- 
ventibus  oculis  transire,  volentes  uti  juris  ministri  jura  canonica  in  praemissis 
sibi  locum  vendicant  executioni  debitae ,  prout  tenemur  demandare ,  prae- 
falum  Wilhelmum  de  Marcka ,  dicti  sceleris  auctorem  suosque  complices  et 
satellites  ac  omnes  et  singulos  alios  dicti  facinoris  socios  consiliarios ,  fautores 
et  scienter  defensantes  ,  sententiam  excommunicationis  et  anatbematis  in  ca- 
none  St  quis  snadente  17   q  :  iiii,  ac  poenas  in  poenis  aliisque  juribus  poe- 
nalibus  super  hoc   editis  contentas  temere  et   de  facto   propter  praemissa 
incidisseetincurrisse,  ipsumque  Wilhelmum  a  feudis,  locationibus  et  officiis 
quibuscumque ,  quae  a  dicta  ecclesia  Leodiensi  forsitan  obtinet ,  cecidisse ,  et 
ea  ad  ipsam  ecclesiam  rediisse  ac  ipsius  filios  per  masculinam  lineam  descen- 
dentés  usque  ad  secundam  generationem  ,  ad  quaecumque  bénéficia  eccle- 
siaslica  in  civitate  et  dioecesi  Leodiensibus  obtinenda  inhabiles  ledditos  fore ^ 
terram  quoque  ipsius  Wilhehni  et  locum  in  quo  dictus  bonae  memoriae  do- 


minus  Ludovicus  occisusesl ,  juxla  tenorem  diclae  Clementinae  ,  ecclesiastico 
interdicto  subjacere,  justitia  medianle,  idque  exigentibus  tam  melropolitica 
et  causis  praedictis  quam  legatione  apostolica  auctoritatibus  praedictis,  duxi- 
mus  delarandum  et  decernendum,  prout  declaramus  atque  decerniraus  per 
praescntes  :  quae  omnia  et  singula  vobis  omnibus  et  singulis  supradictis  ac 
vestrum  cuilibet  notificamus,  inlimamus  ,  insinuamus  alque  ad  vestram  et 
cuilibcl  vestrum  nolitiam  deducimus  et  deduci  volumus  per  praesenles.  Vobis 
nihilominus  ac  vestrum  cuilibet  in  soliduni ,  in  virtute  sanctae  obedientiae , 
quam  dictae  sedi  apostolicae  et  nobis  respective  debetis  ,  et  sub  excommuni- 
cationis poena,  quam  in  vos  et  vestrum  quemlibet  trium  lanlum  dieruni 
canonica  et  peremptoria  monitione  prima ,  auctoritatibus  praedictis  ferimus 
hisscriptis,  nisi  feceritis  quae  sic  vobis  injungimus,  districte  praecipiendo 
mandamus,  quatenus  in  veslris  ecclesiis,  monasteriis ,  capellis ,  et  in  locis  aliis 
publicis,  ubi  necessarium  et  oportunum  videbitur,  et  quolies  super  hoc  hie- 
rilis  requisiti  aut  ali<|uis  vestrum  fuerit  requisitus,  praemissa  omnia  et  singula 
publicari,  necnon  supradictum  Wilhelmum  de  Marcka,  ejusque  complices  et 
satellites  in  dicto  forefacto  socios ,  consiliarios,  fautores  et  taies  scienter  defen- 
santes, singulis  diebus  dominicis  et  festivis,  campanis  pulsatis  candelis  accen- 
sis  et  extinctis  ac  in  terram  projectis  pedibusque  conculcatis,  excommunicalos 
et  anathematizatos  publiée  denuntielis.  Et  nihilominus  in  terra  dicti  Wilhelmi 
et  in  loco  in  quo  dictus  bonae  memoriae  dominus  Ludovicus  interfectus  est, 
interdiclum  ecclesiasticum  juxta  dictamClementinam  primam  etillius  formam 
et  tenorem  slriclissime  observetis,  ac  inibi  a  divinis  cessetis,  donec  et  quous- 
que  ipse  Wilhelmus  et  alii  excommunicali  et  anathemalizati  praedicti  benefi- 
cium  absolutionis  a  sanlissimo  domino  nostro  papa ,  prout  illam  sibi  reser- 
vatam  constat  ,  meruerinl  obtinere ,  diem  seu  dies  ac  modum  et  formam 
publicandi  et  denuntiandi  ac  aliorum  praedictorum  nobis  liquide  rescribentes. 
In  quorum  fidem  nostras  litteras  sigilli  nostri  appensionecommuniri  fccimus. 
Datum  in  Castro  Zuytstrom,  mensis  septembris  die  23,  anno  Domini  millesimo 
quadringenlesimo  ocluagesimo  secundo. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège,  n»  188 ,  /b/.  171 . 


702 


ANALECÏA  LEODIENSIA. 


XCVII. 


LETTRK  DE  PHILIPPE  DE  CLÈVES  ET  DE  JEAN  DE  CHALON  .  ADRESSÉE  LE  18  OCTOBRE  1-48^ 
A  CEUX  DE  LA  VILLE  DE  HASSELT,  RELATIVEHENT  A  LA  DESTRUCTION  DE  LEURS  FORTIFI- 
CATIONS^ SELON  LES  TERMES  DU  TRAITÉ  DE  PAIX  CONCLU  ENTRE  LE  DUC  PHILIPPE  ET  LES 
LIÉGEOIS. 


Besoiidere  goede  vriende.  AIso  u  çeordineert  ende  bevolen  is  geweest,  dat 
ghy  une  poirten  ende  mueren  afdoen  ende  breken  soudt  ende  die  vesten  ende 
graven  sleciit  maken  ende  vullen ,  d'welc  als  wy  versiaen  ghy  nyet  en  hebt 
gedaeu ,  daer  af  ons  boven  maten  veruondert  scriven  wy  dair  oni  liegewoir- 
delic  aen  u,  ontbiedende  endebeveliende  alnocb  zeer  ernslelic  desen  mael  voer 
al,  dat  ghy  une  voirscreven  poirten  ende  mueren  van  slont  afdoet  endebrecl 
ende  de  veslen  ende  de  graven  siecht  maect  ende  vull  sonder  daer  eenege 
slercle  oft  vasticheyl  meer  te  latende ,  wetende  oft  ghy  des  nyel  en  doet  wy 
de  gantze  stat  ende  edificien  sullen  doen  raseren  ende  destrueren.  vanden 
welken  wy  u  adverleren  met  desen  brieve  oni  u  daer  na  weten  te  rechten. 
Besondere  goede  vriende,  Onse  Heeren  zy  met  u. — Gescreven  te  Loven  op  ten 
xviii^e"  dach  van  oclobris  anno  Xlllh  LXXXIJ.  —  Phe  {Van  Cleve).  — 
Jehan  de  Chalon. 


Den  eer baron   horghenneesteren ,   schepenen  ende  tngesetenen  der  xtad  rati 
Hasselt  onsen  gemmden  vrienden. 


Archive»  du  royaume,  trésorerie  de  Brabant ,  iatb  vam 
Lmck,  lùMieSl  à  5U. 


AINALECTA  LEODIEXSIA. 


703 


XCVIII. 

LETTRES    DONNÉES    A    BRUXELLES,    LE    24    OCTOBRE    1482,    PAR    LESQUELLES   l'aRCHIDUC 
«AXIMILIEN  ORDONNE  MAINLEVÉE  DE  LA  SAISIE  DES  BIENS  DU  CLERGÉ  DE  LIÈGE,  ETC.   '. 


Maximilian  ,  par  la  grâce  de  Dieu  duc  d'Austrice,  de  Bourgongne,  de  Lo- 
Ihier,  de  Brabant,  de  Lembourgli,  de  Luxembourg  et  de  Gueidres ,  comte 

>   Dans  le  MS.  cité  de  la  bibliothèque  de  Liège,  expédient  advisé  estre  nécessaire  vendre  rentes  , 
fol.  244,  se  trouve  une  Supplication  à  Wons,  le  bèrilables  et  viagères  pour  parvenir  audit  paye- 
duc  tfOttrice  pour  le  reliépement  des  églises  de  ment;  mais  pourtant  qu'il  esloit  vraisemblable 
Liège,  contre  le  bourgeois  d'icelle  cité,  en  suivant  non  pouvoir  trouver  achapleurs  ,  si  prcmière- 
teur  obligation.  Cette  pièce  ,  qui  est  sans  dale  et  ment  asseurez  n'esloienl  de  pleiges  ,  cautions  et 
qui  présente  quelques  lacunes  ,  me  semble  pou-  respoodans  de  gens  ayans  terres  et  seigneuries , 
voir  èlre  rapportée  ici.  rentes  et  revenus  suffisantes ,  scituées  et  assises 
«  Au  rov  des  Romains  noslre  sire,  et  à  Mons'.  èsdits  pays  de  mons'  le  duc,  pour  lors  où  lesdites 
l'archiduc  son  fdz.                                   '  renies  acquérir  sedebvoient,  suppliarent  lesdits 
"    Uemonstrent  et  supplient  le  plus  humble-  de  la  cité  et  requéroient  mess"  les  doyen  et  cha- 
ment  que  faire  puellent  (voz  humbles   chapel-  pitre  de  la  grande  église  ,   les  abbez,  prieux  et 
lains  et  serviteurs)  les  prélatz  ,  abbez  ,  doyens,  couvenis  .    doyens  et  chapitres  des  secundaires 
chapitres,  tant  de  l'église  cathédrale  et  première,  églises  susdites,  ayant  plussieures  terres,  renies 
que  des  collégialles  et  secondaires  de  la  cité  et  et  revenues  signories  scituées  et  assises  es  pays 
banliewe  de  Liège ,  que  comme  il  soit  ainsi  que  de   mondit    seigneur   le  duc  ,  pour   le    furnis- 
en  l'an  de  la  nativité  Nostre-Seigneur  mille  quat-  sèment  desdits  deniers  deuz  et  promis  pour  le 
I  res  cent  soixante-huit,  après  la  réduction  d'icelle  bien  de  paix  ,  comme  dit  est.  Offrans  pour  ce  les- 
cilé  et  pays  et  l'appoinctement  pour  lors  faict  dits  de  Liège  ausdils  supplians  obliger  et  sub- 
avec  feu  de  noble  mémoire  mons"^  le  duc  Charles  mettre,  tant  en  nom  de  ladite  cité  et  communaulté 
de  Bourgongne,  de  Brabant,  etc.,  que  Dieu  par-  comme  en  leurs  propres  et  privez  noms,  et  eux 
iloinst,  ladite  cité  fuist  redebvable  envers  ledit  faisans  forts  pour  tous  autres  inhabitans  de  la- 
duc  Charles  en  la  somme  de  vi"  milles  lyons.  dite  cité  et  banliewe  ,  rachater  icelles  renies  et 
chascun  lyon  du  pris  de  Ix  gros  monoye  de  Flan-  pensions,  payer  et  furnir  le  cours  d'icelles  aux 
dres,  à  payer  en  deniers  comptans,  pour  les  causes  termes  qu'elles  eschéroient ,  de  rendre  et  resti- 
contenues  et  déclarées  es  lettres  sur  ce  faicles.  tuer  tous  dommaiges  ,  despens  et  interrest  qu'à 
et   pour  lequel  payement  accomplir  et  fournir,  ceste  cause  lesdils  supplians  pourroyent  porter 
tailles  et  crenées  furent  lors  mises  et  assises  sur  et  souslenir  ,  et  de  les  rendre  francz  ,  quittes  et 
les  habitans  de  ladite  cilé  et  banliewe  d'icelle.  indemnes  sur  leur  honneur  et  sour  paine  d'estre 
(^uoy  nonobstant  ladite  somme  ne  se  peut  pour  réputez  parjures  et  de  eulx  jureir  la  mengaille 
lors  recouvrer  ne  recueillier.  Si  fut  pour  le  plus  jusques  au  nombre  de  ii<^,   quant  requis  en  se- 


704 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIEiNSIA. 


705 


kit 


I 


(le  Flandres,  d'Artois,  de  Bourgongne,  palatin,  de  Haynaiilt ,  de  Hollande, 
de  Zeelande,  de  Namur  et  de  Zulphene,  marquis  du  S*-Empire,  seig»"  de  Frize, 
de  Salins  et  de  Malines^  à  noz  sëneschaulx  de  Brabant ,  de  Lembourgh ,  Dael- 
hem  et  Faulcoumont.  à  noz  maires  de  Louvain  et  de  Tillemonl.  baillv  de 
Wyvelle  et  de  nostre  romant  pays  de  Brabant,  Lembourch,  Daelhem  et  Fal- 
quemont,  ou  à  leurs  lieutenans  et  chascun  d'eulx  en  son  endroit  sur  ce  requis, 
salut. 

De  la  parte  de  noz  bien  aimez  les  chanoines,  officiers  et  supposlz  des  secon- 
daires églises  de  la  cité  de  Liège,  ensemble  des  abbés,  religieux  et  couvcns  des 
monastères  de  ladite  cité ,  nous  at  esté  remonslré  comment  eulx  voyans  que 
messire  Guillaume  d'Arembergh  avoit  piteusement  occis  et  mis  à  mort  feu 


ront.  Oueis  lesquelles  prières  ,  offres  et  promes- 
les,  lesdits  supplians,  véans  pour  lurs  la  dépopu- 
tion  de  ladite  cité,  marchandise  faillie,  laboureu  rs 
cessée,  touttes  (jabelles  diminuée,  avec  autres 
inconvéniens  .  et  que  pour  lors  ,  {jrand  nombre 

des  bons  bourgeois  estoient hors 

du  pays,  meus  iceux  suplians  de  pitié  et  de  com- 
passion ,  ayans  leur  ....  et  courai{]re  au  bien 
publicque,  accordarent,  moyennant  ce  que  dict 
est,eten  acceptant  lesoffresetconditionssusdites 
plus  amplement  déclarées  es  lettres  obligatoires 
sur  ce  l'aides ,  dont  lesdits  supplians  produisent 
le  double  avec  ces  présentes  tous  leurs  rentes  et 
revenues  qu'ils  avoyent  et  possédoyent  èsdits 
pays,  jusques  à  la  somme  de  cinquante  milles 
livres  monooie  dite,  sur  ferme  espoire  d'estre  re- 
levez tant  du  principal  comme  des  accessoires  et 
despens,  desquels  ilz  doibvent  estre  creus  par 
leur  simple  parolle  apparaut  par  lesdites  lettres 
obligatoires;  toutes  lesquelles  promesses  ,  obli- 
gations et  conventions  nonobstanles,  lesdits  de 
la  cité  et  banlieuAve  ont  obmis,  postposé  et  né- 
gligé payer,  furnir  et  accomplir  les  cours  desdites 
rentes  et  pensions,  non  pas  d*un  terme  tant  seu- 
lement mais  de  plussieurs ,  à  Toccasion  de  quoi 
et  pour  leursdites  faultes  et  négligences ,  les 
biens,  cens  ,  rentes  et  revenus  desdits  supplians 
estans  es  pays ,  terres  et  seigneuries  de  vostre 
Doble  grâce  sont  arrestez ,  pris  ,  détenuz  et  dis- 
•ipei,  distribuez  et  vendus  au  proffit  desdits  pen- 


sionnaires ,  au   très-grand   grieff  et  dommaige 
desdits  supplians,  exiimez  et  monlans  Juste  cal- 
culation   fnicle  oultre   la  somme  de   ...    .  mil 
florins  de  Rhin  d'or,  ou  plus,  qui  redonde  pré- 
sentement à  la  lésion  ,  irréparable  perdition  et 
destruction  desdils  supplians,  qui  de  présent  ne 
soavent  de  quoi  vivre,    veu  le  grand  foulle  et 
perte  que  souffert  ont  par  les  guerres,  et  plus 
feroit  si  au  moyen  de  ladite  obligation  et  par  la 
vertu  d'icelle  ne  leur  esloit  pourveu  de  remède 
propre  et  convengnable.  Et  pourtant  que  lesdits 
de  Liège  et  de  la  banlieuwe  d'icelle  ont   obligé 
et  ypotecqué  tant  leurs  corps  comme  leurs  biens, 
mesmemcnt  ceulx  qui  sont  scituez  et  assis  soubs 
vostre  puissance,  pour  estrc  vendus  et  exploictez 
seignourieusement  par  tous  juges  et  justices  où 
ilz  pouroyent  estre  trouvez  et  qu'il  plairat  aus- 
dits   supplians  d'eslire  et  choisir  ,  comme  par 
leursdites  obligation»  appert,  que  vostre  plaisir 
soit,  si  que  prince  de  justice,  fauteur  espécial  de 
réglise,  juge  et  exécuteur  en  ce  cas  pris,  choisis 
et  esleus  par  lesdits  supplians,  accorder,  con- 
sentir et  faire  expédier  voz  lettres  patentes  exé- 
culoriales  de  ladite  obligation  suret  allencontre 
des  personnes,  ceus  et  rentes,  seigneuries ,  (ten- 
sions, marchandises,  prouffits,  émoluments,  que 
lesdits  de  Liège  ,  cité  et  banliewe  susdits  puel- 
lent  ou   pourroyent  avoir  par  tous  voz  pays , 
terres  et  seigneuries,  et  par  espécial  en  voz  villes 
de  Treict  sur  Moeuse  et  de  Uui  .   .  .  •  <1"'  ***°^ 


nostre  très-chier  et  très-amé  cousin  messire  Louis  de  Bourbon ,  en  son  vivant 
évesque  de  Liège  .  son  père  espirituel  et  seigneur  naturel,  et  que  ledit  messire 
Guillaume  estoit  entré  en  ladite  cité  à  grand  nombre  de  gens  d'armes,  noz 
ennemis  et  adversaires,  el  faisoil  piller  et  rober  lesdits  remonslrans,  avec  aussi 
les  menachoit  de  faire  plussieurs  autres  oulhaiges ,  maulx  et  dommaiges;  ils , 
considérans  les  très-grands  horribilité  et  délestablilé  desdits  énormes  faictz  , 
perpétrez  par  icellui  messire  Guillaume  et  autres  noz  ennemis,  el  que  lesdits 
remonstrans  point  ne  vouloyenl  estre  favorisans  ou  aulcunement  consentans 
ne  adhérans  à  iceulx  noz  ennemis  ne  en  ladite  morte  et  occision  de  leur  dit 
père  espirituele  ne  aux  autres  énormes  et  détestables  faits  de  nosdits  en- 
nemis, et  aussi  qu'une  grande  partie  de  leurs  biens  et  héritaiges  estoyent 
gissans  en  noz  pays,  terres  el  seigneuries,  s'estoienl  et  sont  retraits  soubz 
nous  et  en  nostre  obéissance ,  espérans  y  estre  traitez  en  loutte  doulceur , 
raison  et  équité  et  comme  noz  subjectz  propres,  et  que  néanlmoins  ils  estoient 
advertis  qu'aulcuns  de  leurs  dits  biens  el  héritaiges  avoyent  esté  de  parte  nous 
saizis,  prins  et  mis  en  nostre  main,  soubz  ombre  et  à  l'occasion  des  entreprinses 
faictes  sur  iceulx  nos  pays  par  ledit  messire  Guillaume  et  autres  ses  alliez ,  qui 
leur  tourne  à  très-grand  desplaisir,  intéresl  el  dommaige ,  si  comme  ils  dient, 
en  nous  requérant  pour  ce  de  nosli  e  grâce  et  provision  convenable. 

Sçavoir  vous  faisons  que  nous,  ces  choeses  considérées,  inclinans  favorable- 
ment à  la  requesle  desdits  remonslrans,  nostredile  main  el  tout  autre  em- 
peschement,  mis  départe  nous  èsdits  biens  el  héritaiges  pour  la  cause  dite, 
avons  levé  et  hosté,  et  de  grâce  espéciale,  se  mestier  est,  levons  et  oeslons 
par  ces  présentes;  el  avec  ce  aussi,  de  nostre  plus  ample  grâce  ,  avons  prins  et 
mis,  prennonset  mettons  par  cesdiles  présentes  iceulx  remonstrans,  ensemble 
tous  et  quelconques  leursdits  biens  el  héritaiges,  en  nostre  protection  et  sauve- 


leurs  retraictes  et  hantises  principales  et  plus 
prochaines ,  pour  les  faire  détenir,  appréhender 
et  vendre  par  tous  juges  et  justices ,  cris  el  publi- 
cations, et  de  donner  les  sceurelez  d'entretenir  et 
mander  à  faire  entretenir  les  achapteurs  en  leurs 
achapts,  comme  faire  se  doibt  en  tel  cas,  auffin  que 
les  deniers  venansetprocédansdesdile-svendition 
puissent  estre  convertis  au  payement  desdil  s  pen- 
sionaires  préallablement  et  subsèquutivementau 
remboursement  enthier  desdils  supplians  pour 


leurs  inlérest  et  dommaige;  aussi  que  le  service 
divin  grandement  diminuée  el  en  diverses  par- 
ties par  faultes  desdiles  renies  délaissié,  conti- 
nuer se  puisse  et  résumer*  à  l'honneur  de  Dieu, 
et  consolation  des  âmes  des  fondateurs  d'icelles. 
En  quoi  faisant  vous  ferez  ce  qui  à  l'office  de 
bon  prince  et  seigneur  appartient,  el  lesdits  sup- 
plians prieront  Dieu  pour  vous  et  tous  voz  pro- 
géniteurs. » 

•   II  faut  sans  doute  ajouter  dans  nos  églises. 

89 


706 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


707 


I 


garde  espéciale.  Si  vous  mandons  et  à  chascun  de  vous,  sur  ce  requis,  que  de 
nostre  grâce  et  main  levée  vous  faictes,  souffriés  et  iaissiés  Icsdits  remonstrans 
plainement  et  paisiblement  jouir  et  user,  sans  leur  faire  ni  souffrir  eslrefaicl 
aulcun  destourbier  ou  empeschemeut  au  contraire  ;  ains  se  leurs  corps  ou  aul- 
cuns  de  leursdits  biens  et  héritaiges  estoient  encorsaizis,  prins  ou  arreslez, 
à  la  cause  dite ,  vous  les  mettez  ou  fait  mettre  tantocst  et  sans  délaye,  à  plaine 
et  entière  délivrance,  en  les  deffendant  et  faisant  deffendre  au  surplus  de 
toutte  voye  de  faict,  car  tel  est  nostre  plaisir  et  voulons  que  ainsi  le  faictes, 
nonobstant  quelconcques  droits  par  nous  faicts  ou  à  faire  d'iceulx  biens,  or- 
donnances, mandemensou  deffenses  à  ce  contraires.  —  Donné  en  noire  ville  de 
Bruxelles,  le  24«  jour  d'octobre  Tan  de  grâce  mille  quattres  cens  quattres- 
vingts  et  deux.  —  Ainsi  signé  par  monseigneur  le  duc  :  Ja.  Htijoel. 

MS.  de  la  bibliothèque  de  l'université  de  Liège,  n.  \M.  f"  i43. 


XCIX. 

COPIE  DE  CERTAINE  OBLIGATION   FAICTE   LE   1 1   AVRIL  1483  ,   PAR  LE  PAYS  DE  LIÈGE,  DE  30 
MILLE  LIVRES,  EN  FAVEUR  DE  HESSEIGNEURS  JEUAN  DE  CHALON  ET  PHILIPPE  DE  CLEVES  ^ 


sur  l'obligation  de  tous  noz  biens,  payer  noslredit  seigneur  Philippe  deClèves, 
ou  nom  et  au  proftit  de  lui  et  de  tous  lesdils  autres ,  ausquels  il  serat  trouvé 
computer  et  apartenir ,  chascun  en  son  endroict ,  en  dedens  les  jours  et  termes 
qui  s'ensieull,  assçavoir  dix  mille  hbvresarlois  en  dedens  le  jour  de  la  nativité 
Nostic-Seigneur  que  premier  attendons ,  autres  dix  milles ,  tels  que  dits  sont, 
eu  dedens  le  jour  de  la  nativité  saint  Jean-Baptiste  ,  tanlosl  après  ensieuvant , 
et  les  autres  dix  milles  libvres,  par  accomplissement  ladite  somme  de  trengle 
mille  libvres  en  dedens  le  jour  du  Noël  subséquent  ensuyvaut,  qui  serat 
l'an  Xllll*^  llll"  et  chincque,  stiele  de  Liège.  El  parmi  ce,  seront  et  demeure- 
ront à  ceste  occasion  abolyes  et  défaittes  toutes  promissions  ou  pétitions 
qu'aulcuns  de  la  partie  desdits  seigneurs  pourroyent  à  ceste  occasion  préten- 
dre et  demander.  En  lesmoing  de  quoi  nous  avons  sur  cesdites  présentes  faict 
appliquer  les  seels  de  la  vénérable  église  de  Liège,  pour  le  membre  d'icelle 
église  ,  de  messire  Baus  de  Guygoven ,  seigneur  de  Goursen ,  et  messingneurs 
Henri  de  Serain ,  seig"^  de  Bocourl,  chevaliers,  Conrard,  advoué  de  Liers, 
pour  le  membre  de  la  noblesse,  et  les  seels  des  cité  de  Liège  et  ville  de  Huy , 
pour  le  membre  de  commun,  sur  l'an  de  grâce  mille  qualtre  cents  quatre- 
vingts-et-lrois ,  le  onzième  jour  du  mois  d'apvril. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège ,  n°  188 ,  /■»  257. 


Nous  les  membres  et  estas  du  pays  de  Liège  ,  de  Bouillon  et  de  Looz ,  salut. 
Scavoir  faisons  à  tous  ceulx  qui  ces  présentes  verront ,  que  pour  recognois- 
sance  et  rémunération  des  grands  faveurs  et  plaisirs ,  que  nous  ont  fait  en 
certains  noz  grands  affaires ,  haulx ,  puissans  et  très-honnorez  seigneurs , 
messeigneurs  Jehan  de  Châlon ,  prince  d'Orainges ,  et  Philippe  de  Clèves  et 
de  la  Marcke,  capitaine  général  de  Brabant ,  et  autres  de  leur  compaignie, 
nous  avons  accordé  et  conclud  à  eulx  debvoir  estre  faicte  et  expédiée  une  grâce 
de  la  somme  de  trengte  mille  libvres  artois ,  de  quarante  gros ,  raounoye  de 
Flandre  la  libvre,  laquelle  somme  pour  accomplissement  et  expédition  de  ce 
avons  promis  et  promettons  par  cesdites  présentes,  par  noz  foys,  honneurs  et 

*  Voyez  ci-<lessou8  la  DOte  p.  707. 


C. 


APPOINCTEMENT  FAIT  (  VERS  LE  COMMENCEMENT  DU  MOIS  D  AVRIL  1483)  DEVANT  LA  VILLE 

DE  HUY  *. 


Pour  parvenir  à  bien  de  paix  avec  ceux  du  pays  de  Liège ,  sont  accordez 
les  articles  qui  s'ensieuvent  : 

Primo  que  lesdits  de  Liège  bailleront  es  mains  de  mons«  Philippe  de  Clèves, 

'   Ver»  la  fin  de  février  1 483,  rarchiiluc  Mali-     Huy;  mais  le»  frères  de  la  Marck  ne  lui  per  mi- 
milieu  »'empara  de  la  ville  de  Bilsen ,  el  au  moi»     rent  pa»  de  cou»erver  «e»  po»ition». 
de  mar»  il  alla  mettre  le  »iége  devant  la  ville  de  Le»  deux  parties  fatiguée»  de  la  guerre,  son- 


r 


708 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


709 


I 


ou  nom  du  duc  et  des  estais  du  pays  de  Brabant ,  le  chasteau  de  Huy.  pour 
scîurelé  dudil  Iraiclé  et  pour  raccomplissemenl  des  poincts  y  contenus,  j>our 
par  lui  ou  ceux  qu'il  commettra  estre  gardé,  soubz  l'obligation  d'icellui  seig» 
et  desdits  eslats ,  de  rendre  icellui  chasteau  es  mains  de  l'évesque  qui  serai 
confermé  par  noslre  sainct  père ,  après  ce  que  les  seuretez  de  furnir  ledit 
Iraiclé  seront  baillées  par  lesdits  de  Liège.  Henry  de  Huy  et  Thiri  Pouillon , 
sont  commis  à  l'aide  et  garde  soubz  ledit  nions""  Philippe,  en  faisant  serment 
à  luy ,  au  nom  desdits  duc  et  estas,  aussi  à  l'église  de  Liège ,  de  le  bien  garder 
et  rendre,  comme  dessus,  et  pour  Tcelle  garder  furniront  ceulx  de  Huy  les 
frais  de  trengtes  personnes  durante  ladite  guerre. 

Item  que  messire  Guillaume  de  la  Marcke  se  partira  dudil  pays  de  Liège , 
tant  qu'il  plairai  au  duc  et  estas  dudil  pays  de  Brabant. 

»  Cesl  article  est  consenti  par  condition  qu'icellui  messire  Guillaume  jouirai 
du  sien ,  quelque  parte  qu'il  soil.  » 

Item  que  lesdits  du  pays  de  Liège  obéiront  à  toultes  provisions  qu'il  plairai 
ordonner  à  noslredil  saint  père,  louchant  l'èveschè  de  Liège,  en  lui  faisant 
toulle  obéissance  et  autres  debvoirs  qu'ils  sont  tenus  de  faire, 

c(  Cesl  article  est  consenti.  » 

Item  que  lesdits  de  Liège  payeront  d'ores  en  avant  la  rente  annuelle  de 
xxxiiii  mille  livres  par  an  laquelle  sont  tenues  de  payer,  comme  aperl  par 
lettres  sur  ce  faicles ,  mises  en  déposl  es  mains  du  chapitre  d'Aix  ,  à  la  reddi- 
tion desquelles  lettres  ceux  de  Liège  consentiront. 

»  Sur  cesl  article  est  consenti  que  lesdiles  lettres  soyenl  mises  es  mains  du 
duc  et  desdils  estas  de  Brabant  pour  y  poursuivre  leur  droicl  par  justice .  selon 
le  contenu  desdites  lettres  et  sans  les  innover  ne  enfraindre.  » 

Item  que  de  l'amende  honorable  des  arrèraiges  de  ladite  rente,  painne  de 
cent  mille  escus  et  des  dommaiges  et  inlèrest,  exlimez  à  i200  mil  escus  qu'ont 
lesdits  estas  de  Brabant ,  ilz  se  submetteront  à  mondit  s""  ou  tels  seig*"  et  villes  qu  il 

gèrent  à  faire  la  paix.  Une  trêve  jusqu'aux  fêtes  manuscrit  d'où  nous  l'avons  extrait.  L'acte  du 

de  Pâques  fut  enfin  conclue  par  Tentremise  de  11  avril  ^  par  lequel  les  Liégeois  s'engagent  à 

Philippe  de  Clèves  et  du  prince  d'Orange.  Elle  payer  une  somme  de  trente  mille  livres  à  Plii- 

ne  fut  pas  de  longue  durée  ;  les  frères  de  la  lippe  de  Clèves ,  ne  doit-il  pas  faire  supposer 

Marck  recommencèrent  bientôt  les  hostilités.  que  Vappoinctement  a  été  fait  vers  le  commence- 

Cest  à  cette  trêve  que  semble  se  rapporter  ment  du  même  mois? 
cet  appotnclement  (\ui  ne  porte  pas  de  date  dans  le 


serai advisè ,  el  ce  quil  serai  par  eux  ordonné  et  appoinclé  accompliront  les- 
dits de  Liège.  „       i    ivi  .      t  ' 
u  Geste  submission  est  consentie  sur  l'ung  ou  deux  des  villes  de  Mets,  1  rêves 

el  Coulogne,  tels  que  lesdits  estas  esliront,  el  auront  lesdis  de  Brabant  élec- 
tion de  choisir  premièrement.  » 

Item  promèneront  lesdis  de  Liège  de  non  jamais  faire  ne  souflFrir  faire 
guerre  du  pays  de  Liège  aux  duc  el  pays  de  Brabant  ne  à  autres  pays  d'i- 
cellui duc  el  ses  successeurs ,  el  ce  par  serment  solempnel  et  soubs  l'obUgatioii 
de  tous  leurs  biens  esUns  auditpaysde  Brabant,  et  aussi  sur  painne  de  500  mil 
escus ,  el  de  ce  bailler  leurs  seels  suthssans  des  trois  estais  au  proffit  desdis 
duc  el  estas  de  Brabant. 
«  Cesl  article  est  consenti.  » 

Item  tous  ceulx  qui  ont  tenu  le  parti  de  feu  monseigneur  de  Liège ,  eut 
Dieu  pardoinsl,  tant  avant  son  trespas  que  depuis,  aussi  de  mondit  seigneur 
le  duc  el  des  pays,  et  semblablemenl  ceux  qui  ont  tenu  le  parti  desdis  de 
Liège,  durante  cesle  guerre,  tant  gens  d'église,  nobles,  bourgeois,    mai- 
chans  el  autres,  retourneront  el  viendront  de  plain  droicl  au  leur  el  en  loul 
tel  estai  qu'ils  le  trouveront;  el  tout  cas  advenu  avant  ledit  trespas  el  depuis 
dudil  seig'  de  Liège ,  pour  le  fait  de  ladite  guerre ,  sont  el  demeureront  abolis 
d'une  parle  el  d'autre.  El  toutes  ces  choses  passées  el  accordées    l'armée  pré- 
sente desdils  duc  et  estais  se  partirai  dudil  pays  de  Liège.  Avec  ce  seront 
baillées  lettres  el  scellées  desdits  duc  el  estais,  d'entretenir  ledit  Iraiclé,  comme 
dessus  est  déclaré. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège,  n'  188,  p.  17_. 


CI. 


HANDATIJM  SYWDICATUS  STATUtM  PATRIAKUM   LEODIEISSIS  .    BULLOMENSIS  ,  ETC..  DEDIE 

18  APRiLis  1483. 


Vicedecanus  el  capilulum  Leodienses  ac  nobiles  el  mililares  civilatis  el  pa- 
iriae  Leodiensis.  ducalus  Bulloniensis  elcomilatus  Lossensis,  nec  non  burgi- 


710 


ANALECTA  LEODIE^NSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


711 


^i 


magislri ,  consules  et  jurali  civilatis  Leodiensis  et  oppidi  Huyensis,  Leodiensis 
dioecesis ,  universis  praesentes iioslras lilteras inspecluris,  nolumfacimus  quod 
nos  1res  status  patriarumpraedictaruQi  repiaesenlanles,  unanimileret  unanimi 
consensii ,  certis  legilimis  ex  causis  animos  nostros  ad  hoc  moventibus ,  prae- 
sertim  et  probono  paciset  concordiaemaniitrnendae,  venerabiles  nobilesque  ac 
honestos  et  discretos  sayacesque  viros  dominos  Waltenim  de  Coerswai em , 
canonicum  Leodiensem  ,  Conrardum  de  Bubays,advocalumdeLieis,  Henricum 
Morlet,  Walterum  Paylhe,civesLeodienses,et  Johannem  Burien,  oppidanum 
Huyensem,  licet  absentes  tanquam  praesentes ,  nostros  et  cujuslibet  slatuuni 
praedictorum  fecimiis,  constituimus ,  creavimus  ,  noniinavimus  et  solemnilei 
ordinavimus,  ac  praesenlium  lenore  facimus,  constituimus,  creamus.  no- 
rainamus  et  solemniter  ordinamus  syndicos  ac  procuratores ,  actores  et  fac- 
tores  ac  negotiorura  nostrorum  subscriptorum  gestores  nunlios(|ue  spéciales 
et  générales,  ita  taraen  quod  specialilas  generalitati  non  derogel  nec  e  contra, 
adcomparendum,  nostriset  triumstatuum  palriarum  praetactarum  nommibus 
ac  pro  nobis  seu  cujuslibet  nostrum ,  coram  \enerabilibus  et  circumspectis  viris 
dorainis  decano  seu  vicedecauo  et  capitulo  collegiatae  ecclesiae  beatae  Mariae 
Virginis  gloriosae  urbis  Aquensiset  ibidem  in  hoc  quod  quaecumque  litleraeet 
cartae  per  oratores  sive  nunlios  illustrissimi  principis  doraini  doraini  Maximi- 
liani .  Austriae  ,  Brabantiae,  etc.  ,  ducis,  illiusque  patriae  Brabantiae  statuum 
nuper  juxtatenoremcujusdam  compromissiin  et  sub  custodia  sive  manutenen- 
tia  eorumdem  venerabilium  dominorum  decani  et  capituli,  tanquam  deposita- 
riorum ,  de  anno  scilicet  septuagesimo  septimo  et  undecima  mensis  octobris 
aut  circiter  depositae,  eisdem  principi  et  statibus  seu  illorum  nuntiis,  orato- 
ribus  sive  procuraloribus  ad  illos  recipiendum  missis  sive  mittendis,  ad  hoc 
spéciale  mandalum  habenlibus  in  sequenleni  tenorem  certorum  interdictum 
illusirissimum  principem  dominum  ducem  illiusve  status  patriae  Brabantiae  , 
ex  una  ,  ac  status  patriarum  Leodiensis ,  Bulloniensis  et  Lossensis  noviter  con- 
cordatorum  reslituantur ,  tradantui   et  realiter  deliberentur  consentientes , 
necnon  et  quascumque  protesta tiones  et  requisitiones  in  et  circa  earumdem 
restitutionem ,   traditionem    et  deliberationem  necessarias  et  requisitas  fa- 
cientes  ,  caetera  omnia  et  singula  in  iis  et  circa  ea  juxta  tenorem  praelactorum 
concordatorum  necessaria  et  requisita  facientes  et  procurantes ,  quae  nos- 
metipsi  oranes  et  singuli  faceremus  seu  facere  et  exercere  possemus  et  debe- 
remus.  si  illis  praesentes  et  personaliler  interessemus,  etiam  si  talia  forent 


nuae  mandatum  exigant  magis  spéciale  et  majora  forent  praenarrat.s.  Pro- 
initlentespraesentium  tenore  per  fides  nostrasperpeluo  tenere  et  habere  ratum , 
rratum  atque  firmum  totum  id  et  quidquam  in  praemissis  et  circa  ea  per  dictos 
noslros  procuratores  constitutos  conjunctim  aul  divisim  dictum,  actum  ,  fac- 
tum    restumve  fuerit  seu  alias  quomodolibet  procuratum ,  ipsosque  nostros 
procuratores  hujusmodi  et  eorum  quemlibet,  quos  per  praesentes  relevamus 
ab  omni  onere  satis  dandi  relevare  sub  hypotheca  et  obligatione  omn.um  et 
sinjrulorum  nostrorum  bonorum  praesentium  et  futurorum.  In  quorum  om- 
nium et  singulorum  robur,  fidem  et  testimonium  praemissorum  nos  vu^ede- 
canusetcapitulum  ecclesiae  nostrae  ad  causas,  nos  vero  nob.les  et  m.l.tares 
praedicti  nobilium  et  generosorum  dominorum  ,  Rasonis  de  Gudegoven  ,  do- 
Lm  temporalisde  Haneff  et  Thins ,  etc.  ,  etHenrici  de  Seramo ,  domim  tem- 
poralis  de  Rocourt,  et  nos  burgimagistri,  consules  et  jurât,  civitatis  Leod.ensis , 
atque  nos  burgimagistri .,  consules  et  jurati  oppidi  Huyens.s ,  ejusdem  opp.di 
siriUa  quibus  in  hac  parte  pro  nobis  et  statibus  patriarum  antetactarum  prae- 
sentibus  nostris  litteris  utimur ,  duximus  appendenda.  Sub  anno  a  natmtate 
Domini  xiiiic  Ixxx  tertio  ,  indictione  prima,  mensis  apnl.s  d,e  décima  octava 
pontificatus  sanctissimi  in  Christo  patris  et  domini  nostr,  dommi  Sixti,  d.vma 
providentia  papae  quarti ,  anno  duodecimo. 

archive»  de  la  province  de  Liège ,  registre  de  l'ancienne 
cathédrale  de  saint  Lambert ,  n»  111 ,  Z"»  340. 


CIL 

,»ST»«..NTU»  PKOCUKATIoms   CO««ISSA«,«..«  m   *gV»S  «.S90.CM,  ETC.  ,  »ATU«  1...^  23 

APRILIS    1483. 


In  nomine  Domin.  amen.  Teaore  praesen.is  pubhc.  .nslrumeot.  eu  .cl.. 
pat«at  évidente..,  quod  anno  a  nalivltale  ejusden.  Don,.n.  n..lles.mo  quad  .n 
geniesimo  ocluagesi.no  terlio,  indiclione  prima,  die  ve.o  ">«;<="■•"'  ^^^7; 
Ltia  men.,is  aprilis,  n.ane,  intra  nonau.  eldeciman.  horasante  mer.d.em  aul 


712 


ANALECTA  LEODIENSIA 


circiter,  pontifîcatus  sanctissimi  in  Christo  patris  et  domini  nostri  domini  Sixti 
divina  providentia  papac  quarli  anno  duodecimo,  coram  venerabilibiis  .  egre- 
giis  et  circumspectis  viris,  doniinis  decano  et  capitulo  iosignis  ecclesiae  bcalae 
JVlariae  Aquensis,  Lcodiensis  dioecesis.  inque  nostra  notariorum  piiblicorum 
ac  lestium  infrascriptorum  ad  hoc  vocalorum  specialiter  et  rogalorum  prae- 
seniia  personaliter  coiistiluti,  venerabiles  ac  strenui  et  sagaces  viri  domini 
Wnlterus  de  Coerswarem  ,  venerabilis  et  insignis  ecclesiae  Leodiensis  canoni- 
eus,  ex  parte  ejusdem  ecclesiae  capituli,  Conrardiis  de  Bubays,  advocatus  de 
Leirs,  ex  parte  nobiliiim  civitatis  et  patriae  Leodiensiiim,  Henriciis  Morrelet, 
unus  quatuor  Violetlae,  et  \\  alterus  Paylhe.  ipsius  civitatis  manburnus  gene- 
ralis  et  ex  parte  civitatis  ejusdem,  necnon  Johannes  Bueren,  ex  parle  Huyensis 
et  aliorum  dictae  patriae  Leodiensis  oppidoru m,  tanquam  très  status  dictarum 
civitatis  et  patriae  repracsentantium,  commissarii  cum  pieno  mandato  in  bac 
parte,  ut  asseruerunt,  missi  et  deputati  vivae  vocis  oraculo  dicli  Walteri 
Paylhe,  ibidem  exposuerunt  et  asseruerunt,  quod  jam  noviter  fuisset  certus 
tractatus  pacis  et  concordiae  per  etinter  illustrissimum  principem  et  dominum 
dominum  Maximilianum.  archiducem  Austriae,  Burgondiae,  Brabanliae  etc., 
atque  très  status  patriae  Brabanliae  ex  una,  necnon  très  status  patriae  Leo- 
diensis partibus  ex  alia ,  de  et  super  novissimis  guerris  sive  dissenlionis  ma- 
teriis  inter  ipsos  lune  exorlis  proh  dolor  !  et  pendenlibus  conceplus,  firmatus 
et  conclusus,  quodque  in  hujusmodi  pacis  traclatu  foret  inter  alia  unus  arti- 
culas, concernens  nonnuilas  litteras  nuper  per  praefali  domini  archiducis  nec- 
non Irium  statuum  patriae  Leodiensis  ad  hoc  depulatos  commissarios  pacis, 
dictos  dominos  decanum  et  capituluni ,  deposilas,  sicque  ad  hujusmodi  arti- 
culo  satisfaciendum  eaedem  praedictae  partes  sibi  mutuo  diem  dominicam 
proxime  praeteritam  de  sero  in  hospitio  ad  hune  locum  concurrendi  assignas- 
sent et  concurrere  statuissent.  Quapropter  ipsi  domini  W  alterus,  Conrardus, 
Henricus,  Walterus  et  Johannes  commissarii,  sic  ut  praefertur,  per  dictos  Ires 
status  patriae  Leodiensis  missi  et  deputati,  animo  etintentione  traclalum  dictae 
pacis  ac  praetactum  arliculum  in  eodem  traclatu  comprehensum  insequendi 
illique  realiter  et  efiPective  parendi  et  optemperandi,  ad  hune  statutum  et  assi- 
gnalum  locum  venissent  et  jam  tertia  dies  esset  quod  praediclorum  illustris- 
simi  principis  et  domini  archiducis  ac  Brabanlinorum  commissarios  in  bac 
parte  mitlendos  exspectassent ,  et  tandem  inlellexissent  ipsos  in  itinere  usque 
ad  oppidum  Dyest  fuisse  et  iterum  retrocessisse,  causam  ob  quam  ignorantes; 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


713 


nnde  hujusmodi  sic  facta  expositione,  iidem  domini  Walterus,  Conrardus, 
Henricus,  Walterus,  et  Johannes,  commissarii  deputati  antedicti ,  proteslati 
fuerunt atque  protestabanlur,  quod  ipsi  tanquam  commissarii,  sic  ut  praemit- 
lilur,  per  dictos  Ires  status  patriae  Leodiensis  missi  et  eorumdem  trium  statuum 
nomine  illic  coram  dictis  dominis  decano  et  capitulo  dictarum  lilterarumdepo- 
silariiscomparuissentet  cum  pleno  mandato  comparèrent,  animo  et  intenlione 
praenarrato  dicti  tractatus  articulo  et  eidem  traclatui  secundura  omnes  sui 
formam  et  lenorem  salisfaciendi ,  quodque  parali  essent  illi  parère  cum  omni- 
bus suis  punclisetobtemperare;  et  quod  per  ipsos  non  stetit  neque  slat,  quo- 
minus  dicto  traclatui  in  hac  parle  satisfactum  sit  seu  satisfiat.  De  et  super 
((uibus  praemissis  omnibus  et  singulis  memorati  domini  Walterus,  Conrar- 
dus, Henricus,  Walterus  et  Johannes  commissarii  deputati  petiverunt  sibi , 
quo  supra  nomine,  a  nobis  notariis  publicis  infrascriptis  unum  publicum  in- 
strumenlum  fieri  seu  plura  publica,  si  opus  fueril,  instrumenta.  Acta  fuerunt 
haec  anno,  indiclione,  die,  mense,  hora,  pontificalu  et  loco  praediclis,  prae- 
sentibus  ibidem  honestisetdiscretis  viris  dominis  Jacobo  Tzanl,  artium  magis- 
tro ,  parochialis  novae  curiae  Bcghinarum  urbis  Aquensis  pastore ,  et  Johanne 
Pistoris,  praedictae  beataeMariae  Aquensis  capellano  ecclesiarum^  presbyteris 
dictae  Leodiensis  dioecesis,  testibusad  praemissa  vocatis  specialiter  et  rogalis. 

Et  ego  Wilhelmus  Sceevarls,  presbyter  Lcodiensis  dioecesis,  publicus  apos- 
lolica  et  imperiali  aucloritalibus ,  necnon  venerabilis  curiae  Leodiensis  nola- 
rius  juratus ,  quia  expositioni ,  assertioni ,  protestalioni  aliisque  praemissis , 
omnibus  et  singulis,  dum  sic,  ut  praemitlilur ,  fièrent  et  agerentur,  una  cum 
honesto  viro  Johanne  Spirinc,  meo  in  hac  parle  connotario  infrascriplo,  ac 
teslibus  praenominalis,  interfui .  eaque  sic  fieri  scivi  et  audevi,  idcirco  prae- 
sens  publicum  instrumenlummanualterius,  me  aliis  praepedito  negotiis,  fide- 
liler  scriptum  exinde  confeci  et  in  hanc  publicam  formam  redegi ,  signoque  et 
nomine  meis,  quibus  utor  per  et  posl  creationem  notariatus  apostolici,  una  cum 
eodem  connotario  meo subscripsi  etsignavi,  in  fidem  et  testimonium  omnium 
et  singulorum  praemissorum,  rogalus  pariter  et  requisilus. 

Et  ego  Johannes  Spirinc  de  Aelborch,  clericus  Leodiensis,  publicus  sacra  im- 
periali aucloriale  el  veneiabilium  ecclesiae  curiaeque  Leodiensis  notarius  jura- 
tus ,  quia  expositioni,  assertioni ,  protestationi  aliisque  praemissis  omnibus  et 
singulis ,  dum ,  sic  ut  praemillilur,  fièrent  el  agerentur,  una  cum  provido  viro 
domino  Wilhelmo  Sceevarls,  presbylero,  meo  in  hac  parle  connotario  supra- 

90 


lu 

I;  t 


714 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


scripto.  ac  lestibus  praenominatis.  praesens  inlerfui,eaquesicfieriscivi  el  au- 
divi.  Idcirco  hoc  praesens  publicuni  instrumcntum^  manu  allerius  niei  Bdelis. 
mealiisardiiis  praepedito  negoliis,  fideliler  scriptum^  exinde  confeciet  in  hanc 
publicam  formam  redegi ,  sijjnoque  et  nomine  meis  solitis  et  consuelis,  una 
cum  codera  meo  connotario,  me  hic  propria  mea  manu  subscribente  signavi , 
rogalus  et  requisitus,  in  (idem  et  lestimonium  omnium  et  sin^julorum  prae- 
missorum. 

y4rchivesdela  province  df  Liège,  registre  de  l'ancienne  cathé- 
drale de  S'-Lambert,  n»  1 1 1 ,  /"''  303  ver$o. 


cm. 


COILATIO  PRAEBENDAE  JOHANNIS  DE  FERNEY  ROBERTO  FILIO  EVERARDI  DE  «ARCUA  .^  FACTA 

DIE  3  JUNM    1483. 


Feria  tertia  post  sacramenti ,  die  tertia  mensis  junii ,  de  sero,  hora  septima 
aut  circiter,  praesentibus  in  capitulo  relro  chorum  domino  Jaspare  de  Morial- 
meiz  ,  canonico  Sancti  IMatèrni ,  Theodrico  Spirinc,  Martino  de  Fexhe,  virgi- 
fero  ac  Michaële  Bolgry  et  pluribus  aliis  lestibus .  venerabiles  domini  Jo- 
hannesdcQuercuet  WalterusdeCoerswarem,fratres,  Liberius  Senior,  Petrus 
Hollengnoul  et  Busco,....  contulerunt  illustri  domiccllo  Roberto  .  filio  domini 
Everardi  de  Marcha,  clerico ,  id  flexis  genibus  petenti ,  canonicalum  et  prae- 
bendam  Leodienses,  vacantes  per  obitum ,  etc.,  dicti  domini  Johannis  de 
Ferney ,  et  eidem  eorum  jure  utenti  inde  providerunt ,  qui  illico  juravil  per- 
sonaliter.  Quo  praestito  juramento,  illico  dominus  Gilbertus  praedictus  eum- 
dem  in  corporalem  et  aclualem  posuit  possessionem ,  ducens  eum  in  slallis  et 
locum  in  choro  assignavit.  Super  quibus,  etc.  Et  respondit  dominus  Jacobus 
de  Coerswarera  pro  juribus,  etc. 

Archives  de  la  province  de  liège  ,  registre  de  l'ancienne 
cathédrale  de  S^  -  Lambert ,  n'  112. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


715 


CIV. 


ACTADIeGeT  lOJULII  1483.  QUOAD  SUMMAM  DUCENTORUM  FLORENOHUn  RHENENSIUM,  QUAM 
GLILLIELni'S  DE  MARCKA  AB  ABBATE  STABULENSI  AG  HIALBIUNDARIENSI  UUTUO   ACCEPIT. 


Anno  a  nativitate  Domini  miltesimo  quadringentesimo  octuagesimo  tertio , 
indictione  prima,  die  vero  sexta  mensis  julii,  hora  decantationis  summae  mis- 
sae  in  ecclesia  Leodiensi  aut  circiter ,  pontificatus  sanctissimi  in  Christo  patris 
et  domini  nostri  domini  Sixti,  divina  providentia  papae  quarti,  anno  duode- 
cimo,  in  mei  notarii  publici  ac  testium  infrascriplorum  praesentia  persona- 
liter  constitutus  honorabilis  vir  Petrus  dictus  Rocquart ,  villicus  pro  lempore 
Leodiensis,  procurator  et  eo  procuralorio  nomine  honesti  viri  Johannis  Tomp- 
sen  * ,  armigeri  et  castellani  castellariae  de  Franchimont,  Leodiensis  dioecesis, 
ad  infrascripta  facienda,  ut  dixit,  ab  eodem  sufHcienler  constitutus,  de  cujus 
quidem  procurationis  mandalo  legitimis  constat  docu mentis,  sponteetexcerta 
ejus  scientia  animoque  praemeditato  minimeque  etiam  coactus  ad  hoc,  ut 
asseruit,  aut  seductus,  recognovit  et  in  veritate  confessus  fuit  nobilem  et 
generosum  dominum  Guilhelmum  de  Marcha  ,  dominum  lemporalem  domi- 
niorum  de  Agimont  et  Lumpinay ,  etc.,  per  se  et  suos  in  ea  parle  factores  ha- 
buisse  et  récépissé  amore  amicabilis  mului  in  prompta  et  numerata  pecunia 
de  et  a  reverendo  pâtre  venerabiiique  et  religioso  viro  et  domino  domino 
Jaspare  ,  monasteriorum  Stabulensis  et  Malmundariensis ,  Leodiensis  et  Colo- 
niensis dioecesis,  canonice  unitorum  abbate,  ducentos  florenos  rhenenses  com- 
munes, viginti  scilicet  stuveris  Burgundiae  communibus  pro  illorum  quolibet 
compulatis.  Quosquidem  ducentos  florenos  idem  Petrus,  procuralorio  nomine 
quo  supra,  pro  praefato  nobilietgeneroso  domino  Guilhelmo  ititercedenlenon 
solum  et  fidejubenti,  sed  et  diclum  Johannem  Tompson  principalem  debito- 
remeorumdemducentorum  florenorum  rhenensium  constituendum,  praedic- 
tum  Johannem  Tompson.  eidem  reverendo  domino  abbati  aut  ejus  successo- 

*  Hic  per  instrumentumcondiliim  die  27  junii      hannem  Gregorii ,  canonicum  S.  Pelri  Leodien- 
ejutdem  anni  procuratores  suos  constiluerat  Jo-      sis  ,  et  praediclum  Petrum  Rocquart. 


716 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ribus  seu  saltem  ejus  vel  illortim  procnralori  reddere  et  resliluere  promisit 
indilato  ad  oralionem  ipsius  domirii  abbatis  seu  ejus  successoris  aul  ejus  pro- 
curaloris  ad  boc  sufficiens  mandalum  babentis^  monitionem  et  requisitionem, 
infra  sex  menses.  postqiiam  illustris  dominus  Jobannes  de  Mai  cba  ,  aul  quivis 
aller  confirmationem  episcopatus  Leodiensis  a  sanctissimo  in  Cbrislo  pâtre  et 
domino  noslro  domino  papa  praefalo  aul  successore  suo  oblinuerit,  omnibus 
dolo  et  fraude  sive  cavillatione  semotis,  eumdem  Jobannem  Tompson,  prin- 
cipalcm  suum  dominum  suosque  baeredes  et  successores  ac  omnia  et  sin^rula 
sua  et  ipsorum  bona  baereditaria  et  alia  quaecuraque  mobilia  praesentia  et 
futiira  in  meliori  forma ,  cum  omnibus  clausulis  ad  boc  necessariis  et  requi- 
silis,  erga  praedictum  dominum  abbatem  illiusve  baeredes  et  successores  aul 
causam  ab  eo  seu  eis  babentes^  obligavit  pariter  et  ypolbecavit,  subjiciens 
eumdem  Jobannem  jurisdictioni  omnium  judicum  spiritualium  et  lempora- 
lium,  etc..  eliam  substituens  quoscumque  procuratores  omnium  curiarum 
apostolicarum  spiritualium  et  temporalium  pro  terapore  exislenlium .  quo- 
rum nomina  et  cognomina  bic  baberi  voluit  pro  expressis.  ad  confitendum 
bujusmodi  debitum ,  etc. ,  renuntians  omnibus  privilejriis  juris  canonici  et 
civilis  ac  municipalibus,  etc. ,  promittens,  etc.  Acta  fuerunt  baec  in  ecclesia 
Leodiensi,  anno,  indiclione.  die,  bora ,  mense  et  pontiBcalu  quibus  supra, 
praesentibus  ibidem  discretis  viris  Jobanne  de  Ecbt,  Jobanne  de  Cyney  et 
Theodrico  Spirinc  clericis  Leodiensis  dioecesis,  testibus  ad  praemissa  \ocatis 
specialiter  et  rogatis ,  etc. 

Oeinde  anno  supradiclo,  mensis  julii  die  décima  quinta,  bora  decanlalionis 
summae  missae  in  ecclesia  Leodiensi ,  praesentibus  discretis  \iris  et  bonestis 
domino  magistro  Jobanne  de  Quercu,  decretorum  doclore,  canonico  Leo- 
diensi et  Jobanne  de  Naerfonteyn  armigero,  testibus,  generosus  vir  Dyonisius 
dictus  Corbeal,  civis  Leodiensis,  sponte  et  ex  certa  sua  scientia  ac  animo  prae- 
meditato,  non  \i,  melu  aul  alias  coactus  seu  seductus.  sed  sua  spontanea  vo- 
iuntate,  nomine  et  pro  illustri  domino  Guilbelmo  de  Marcka,  milite  rétro  no- 
minato  non  solum  fidejubens,  sed  et  se  principalem  debitorem  ducentorum 
florenorum  rbenensium  supratactorum  constituens,  animo  etiam  novandi  de- 
bitum eorumdem  et  illud  in  se  suscipieus,  recognovit  ac  alias  in  omnibus  el 
per  omnia  promisit  pro  se  ipso,  prout  et  quemadmodum  Petrus  Rocquart, 
procuratorio  nomine  retroscripto,  ut  etiam  rétro  scribitur,  Jobannem  Tompson 
rétro  nominatum  ,  obligavit  se  ipsum ,  el  singula  etiam  sua  bona  ejusve  bae- 


ANALECTA  LEODIE^SLA. 


717 


redes  et  successores.  prout  latins  et  rétro  langitur,  obligavit  pariter  et  ypotbe- 
cavit,  etc. ,  ut  in  forma  meliori  renuntians  ,  etc.  —  Spirinc,  quoad  praemissa 
notarius. 

,  archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  l'ancienne 

cathédrale  de  S'- Lambert ,  n"  112. 


CV. 


INSTRl'MENTUV  PROMISSIONIS  ET  0BLIG4TI0N1S  PRO  CLENODIIS  ECCLESUE  CATHEDRALIS 

LEODIENSIS  FACTARUM  ,  DE  DIE    10  JULII    1483. 


Tn  nomine  Domini.  Per  boc  praesens  publicum  instrumentumcunctispateat 
evidenter ,  quod  anno  a  nalivitate  ejusdera  Domini  millesimo  quadringente- 
simo  octuagesimo  tertio  ,  indiclione  prima,  mensis  julii  die  duodecima  ,  bora 
decanlalionis  summae  missae  in  ecclesia  Leodiensi,  aul  circiler,  pontiHcatus 
sanctissimi  in  Cbrislo  palris  et  domini  noslri  domini  Sixti,  divina  providentia 
papae  quarti,annoduodecimo,  in  mei  nolarii  publicietlestiumsubscriptorum 
ad  boc  vocalorum  specialiter  et  rogatorum  praesentia,  personaliter  consti- 
tuli  illustres  nobilesque  et  generosi  viri  domini  Everardus  de  Marcka,  de 
Arbercb,  Mirwar,  etc.,  Wilbelmus  de  Marcka,  civilalis  et  palriarum  Leo- 
diensis, Lossensis  et  Bulloniensis  mamburnus  el  gubernalor,  de  Agimonl, 
Lumpinay  ,  etc.,  dominiorum  domini  temporales,  milites  el  fralres,  et  una- 
cum  ipsis  generosi  domini  Ghiselberlus  de  Canne  ,  Jobannes  le  Pollain  ,  mili- 
tes, Guilbelmus  de  Anplines,  Rigaldus  de  Tbys,  Dyonisius  dictus  Corbeal  de 
Poesseur,  armigeri ,  Andréas  de  Webongne ,  Jacobus  de  Bolseez ,  Jobannes 
del  Falloes ,  Arnoldus  Lambert ,  Jobannes  dictus  le  Roque ,  cives  Leodien- 
ses,  necnon  Petrus  dominus  Roquarl,  de  Herina,  villicus  Leodiensis,  tam  suo 
quam  Jobannis  Tompsen  ,  castellani  castellaniae  de  Francbimonl,  procura- 
loriis  nominibus,  ab  eodem  ad  infrascripta  sufficienter  constitutus ,  de  cujus 
procurationis  mandalo  legitimus  conslabat  et  constat  documenlum  ,  etc., 
sponte  et  ex  cerlis  eorum  scienliis  ac  animis  praemeditatis  et  deliberatis,  non  vi, 
melu,  dolo,  aul  fraude,  ut  dixerunt,  seducti,  recognoveruut  et  in  veritate 
confessi  fuerunt,  tam  conjunctim  quam  divisim,  accommodasse,  ac  veri ,  puri 


718 


ANALECÏA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


719 


lii 


et  leçitimi  commodali  titiilo,  récépissé  de  et  a  venerabilibus  et  circumspectis 
egreqiisque  ac  nobilibus  dominis  vice-decano  et  capitule  insi^jnis  ecclesiae 
Leodiensis,  ciipientes  atque  intendentes  periculis,  malis,  iiicommodis,  jac- 
turisatc|iiedamnis,  ut  ex  actibus  conslabat  gravi  mentis  cum  amariludine, 
vensimilitereventuris,  non  quidem  mediocribus  praeoccurrere,  capilulariter 
confîiejratis  capitulantibus  et  infiascripla  acceplantibus ,  nonnulla  clenodia  et 

jocaha  aurea  et  arjjentea  et  alia  diclae  eorum  ecclesiae  paramenta  subscripta  : 
Et  primo  iraaginem  unam  sancti  Georgii  cum  ejus  lancea,  vexillo,  dracone 

auiicale  ,  supia  quod  imago  felicis  recoidationis  principis  dudum  ducis  Karoli 

Buigondiae  ad  genua  jacuit ,  quadam  galea  et  duobus  cerolecis  per  omnia  de 

pum  auro  confectis,  pondérantes  simul  tredecim  marcas  ami  puri. 

Ilem,  pedem  ejusdem  imaginis,  super  quo  ipsa  imago  slabat  et  stal,  argen- 

teum  deauralum,  ponderantem  novem  marcas  argenti  puri. 

Item,  unam  imaginem  bealae  Mariae  Virginis  gloriosaeargenteam,  cum  ejuii 

filio,  in  cathedia  una  sedentis,  ponderantem  decem  et  sex  cum  dimidia  marcas 

argenli  puri. 

Ilem,  adhuc  unam  aliam  imaginem  beatae  Mariae  Virginis  gloriosae  yvo- 
riam,  clausam  cum  notabili  labernaculo  argenleo  deauralo,  slantem  super 
quatuor  leones  argenteos  deauralos,  in  cujus  exteriori  parte  laleris  illius  sunl 
imagines  beatoium  Pétri  et  Pauli  aposlolorum .  et  in  anleriori  parle  ejusdem 
labernaculi  annuntiatio  bealae  Mariae  Virginis  cxistit,  ponderantem  quatuor- 
decim  marcas  argenli. 

Item,  unam  aliam  imaginem  sancti  Johannis-Baptislae  argenleam ,  cujus 
barba  deaurala  existit,  siculi  et  etiam  eadem  imago  in  pluribus  aliis  suis  locis 
deaurata  existit,  in  cujus  capile  unum  magnum  os  reliquiarum  reclusum  est, 
ponderantem  viginli  duas  marcas  et  sex  uncias  argenti. 

Item  ,  adhuc  unam  aliam  imaginem  sancti  Pétri  argenleam ,  cujus  crines  et 
barba  deauralae  existunl,  habentis  etiam  clavem  unam  in  ejus  manu  ,  ponde- 
rantem decem  et  sex  marcas  argenti. 

Item  ,  adhuc  unam  imaginem  sancti  Pauli  apostoli  cum  gladio  in  ejus  manu 
argenleam,  cujus  barba  deaurata  existit,  ponderantem  quindecim  et  dimidiam 
marcas  argenti. 

Item,  adhuc  tabulam  unam  quadrangularem,  cum  imagine  Chrisli  crucifixi 
m  ligno  crucis  pendentis,  de  auro  confeclam,  ponderantem  quatuor  marcas 
et  sex  uncias  auri  puri. 


Item,  adhuc  unam  aliam  imaginem  beatae  Mariae  Virginis  gloriosae,  haben- 
lem  in  ejus  superiorilale  crucem  unam ,  cum  imagine  raatris  Christi  et  Johan- 
nisevangelistae  sub  cruce,  auri  puri,  et  pluribus  perlis,  quae  crux  et  imagines 
aureae  exislentes ,  ponderantem  quatuor  uncias  et  sex  esterlingas  minus  unam 
quartam  partem  auri  puri. 

Item ,  imago  beatae  Mariae  praetactae ,  habens  in  ejus  dorso  imaginem 
beatae  Mariae  cum  ejus  filio  a  cruce  deposilo;  est  ponderis  duarum  marcarum 
et  duarum  cum  dimidia  unciarum  argenti. 

Item,  fibulum  unum  argenteum  cum  pluribus  lapidibus,  in  cujus  medio 
est  imago  una  alba  cum  figura  hominis  et  uno  animali  biwk  dicto,  ac  pluribus 
saphiris,  ponderantem  duas  marcas  et  decem  esterlingas  argenti. 

Item,  adhuc  unum  alium  fibulum  argenteum,  habentem  unum  canonicum 
ad  genua  ante  imaginem  beatae  Mariae  Virginis  jacentem,  qui  per  beatum 
Lambertum  praesentatur  dictae  beatae  Mariae,  pênes  quam  stat  sanctus  Ser- 
vatius,  ponderantem  quatuor  marcas  et  duas  uncias  argenti. 

Item,  adhuc  unum  alium  fibulum  argenteum,  instar  unius  cordis  confcc- 
lum,  habentem  lapidem  cum  una  facie  in  medio  et  sub  illo  lunam  unam  blavei 
coloris,  cum  aliis  sex  lapidibus  diversorum  colorum,  aliis  majoribus,  qui  plu- 
res  simt ,  ponderantem  duas  et  dimidiam  marcas  argenti. 

Item,  adhuc  unam  magnam  et  notabilem  crucem ,  ante  processionem  por- 
tandam,  argenteam  deauratam,  cum  pluribus  et  diversis  lapidibus  et  imagine 
crucifixi,  habentem  martyrium  sancti  Lamberti  inibi  sculptam,  etiam  et  vitam 
ejusdem  sancti  Lamberti  a  rétro  sculptam  ,  ponderantem  quatuordecim  mar- 
cas et  duas  uncias  argeuti. 

Item,  adhuc  unam  pretiosam  et  valde  notabilem  vestem  supra  casulam, 
per  episcopum  celebrantem  induendam  ,  quae  habet  in  anteriori  ejus  parte 
imaginem  unam  beatae  Mariae  Virginis  gloriosae,  cum  ejus  filio,  et  in  illius 
reteriori  parte  Christum  crucifixum.  de  perlis  valde  pretiose  confectum,  unde 
in  pluribus  aliquae  perlae  videbantur  deperditae  ^ 

Ad  capiendum  desuper  et  mutuo  recipiendum  summam  seu  valorem  qua- 
tuor millium  ducatorum  aureorum,  seu  eorumdem  verum  valorem,  in  usum 

MI  y  a  dans  1^ registre  une  noie  volante  ainsi  Ilem,  unum   paramentum  pro  uno  novo  epi»- 

conçue  :  «  Item  ,  adhuc  unam  cappam  valde  no-  copo,  appellalum  superhiimerale,  haben»  in  se 

tabilem,  infinilis  figurisde  perlis  ornalam.  in  ma-  plures  lapides  pretiosos.  » 
gna  mullitudinc   per   omnia    quasi  cooperlam. 


7^ 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


expedilionis  lilterarum  apostolicarum ,  confirmationeai  poslulalionis  illuslris 
nobilisque  et  generosi  domini  Johannis  de  Marcka,  in  el  ad  episcopatum  Leo- 
diensem  poslulali ,  exponendam  el  converlendam  et  non  alias;  quae  quideiii 
aurea  et  argcntea  et  alia  cienodia  anletacla  in  et  siib  pondère  praescripto  ,  an- 
tefali  recognoscenles  oinnes  et  singuli  lam  conjunclim  quam  divisim,  el  eoruni 
quilibet  per  se  et  in  solidum  per  eorum  Hdes  corporales ,  per  ipsos  el  ipsorum 
quemlibel,  in  manusmei  notarii  subscripli^  stipulantes  et  recipientes  vice,  loco 
et  nomine  omnium  etsingulorum  quorum  inlerest,  inlereril  seu  interesse  po- 
teril  quomodolibet  in  fulurum,  propler  hoc  corporaliter  piaeslifas,  lato  ju- 
ramcnto.  atque  sub  excommunicalionis  poena,  convenerunt  et  proniiserunl 
antedictis  venerabilibus  dominis  vicedecano  el   capilulo   Leodiensibus  prae- 
sentibus  et  acceptantibus  ,  bene ,  intègre ,  realiter  el  legaliter  reddere  ,  consi- 
gnare  el  resliluere  ad  locum  thesaurariae  Leodiensis,  ex  qua  supradicla  sunt, 
sine  cuslibus,  periculis,  damnis  el  expensis ,  in  eo  valore  et  esseulia  in  quibus 
lempore  deliberationis  fuerant,  reponere  seu  reponi  et  reduci  facere,  infra 
sex  menses  confirmalioniem    poslulalionis  episcopalus   Leodiensis,  dolo  el 
fraude  seclusis ,  proxime  el  immédiate  sequentes,  sese  et  eorum  corpora , 
necnon  omnia  singulaque  eorum  bona,  mobilia  et  immobilia  sive  liaeredilaria, 
castrave  el  dominia  quaecumque,  ubicumque  locorum  siluala,  el  ad  eos  spec- 
tanlia,  et  quocumquenuncupentur  nomine,  proplerea  erga  eosdem  veuerabiies 
dominos  vicedecanum  et  capilulum  Leodienses  obliganles  pariler  el  hypothe- 
cantes.  Et  insuper  pro  majori  securitate  praemissorum ,  ac  ut  dictis  venerabi- 
libus  dominis  vicedecano  el  capilulo  Leodiensi  tulius  cavealur,  de  praemissis 
submiserunt  sese  antefati  recognoscentes  el  praesenlibus  se  submillunt,  sub- 
misilque  eorum  quivis  jurisdiclioui,  cohercitioni,  compulsioni,  foru  el  examini 
quorumcumque  judicum,  principum,  ducum,  comilum,  baronum,  mililum, 
terrarum  el  dominiorum  dominorum ,  eorumve  spiritualium  sive  ecclesiasli- 
eorum  necnon  el  lemporalium  villicorum  et  scabinorum  ac  jusliliariorum , 
consenseruntque  et  consensil  eorum  quivis  per  se,  quod  ipsi  recognoscentes, 
tam  conjunclim  quam  divisim  ,  eorumve  haeredes  et  successores  quicumque , 
etiam  utriusque  sexus  corporaliter,  necnon  bona  quaecumque  eorum  mobilia 
el  immobilia  sive  haereditaria,  praesentia  el  fulura.  eliam  feodalia,  eorumdem 
dominorum  seu  ipsorum  villicorum  et  scabinorum  ac  jusliliariorum  polentia 
et  auclorilate  capi  et  arreslari  ac  in  arresto  delineri ,  vinculisque  mancipari 
atque  ad  realem  etactualem  reslitutionem  praetaclorum  cienodiorum  via  juris 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


721 


aul  legis  et  legidice  compelli  possint  el  arclari ,  etiam  et  iidem  judices  spiri- 
tuales  et  temporales  principesve  duces,  comités,  barones,  milites,  terrarum 
et  dominiorum  domini  quicumque,  illorumve  villici,  scabini  et  jusliliarii ,  ubi 
ipsi  recognoscentes  eorumque  bona  conjunclim  aul  divisim ,  quaecumque 
reperianlur,  inveniantur,  apprehendantur ,  seu  a  quibus  illa  raoventur  et 
descendent,  vendantur,  transferantur,  Iransporlenlur  et  alienentur,  indeque 
legis  opère  requisitae  quas  ex  nunc  prout  ex  tune ,  et  ex  lune  prout  ex  nunc 
in  dictum  evenlum  ratas  habenl  et  acceptas ,  ea  emenles  seu  acceptantes  per 
personasquascumque ,  quas  etiam  ad  id  faciendum  suos  fecerunt  et  constitue- 
runl  procuratores,  more  legis  fiant  ad  opus  diclorum  venerabilium  dominorum 
vicedecani  et  capituli ,  el  quod  pretium  exinde  proveniens  seu  quaecumque 
pecuniarum  summae  abinde  provenientes  eisdem  venerabilibus  dominis  vice- 
decano et  capilulo  aul  abeis  causam  adhaec  habenti  seu  liabentibus  Iradantur, 
exsolvanlur  et  realiter  deliberentur ,  ipsique  domini  illos  percipiant,  lèvent  et 
assequanlur  per  se  aulalium  seu  alios,  eorum  nominibus,  donec  et  quousque 
anletacla  jocalia ,  cienodia  el  paramenla  in  et  sub  pondère  el  valore  prae- 
notatis  reddila  fuerint,  restiluta  el  liberala ,  reposila  et  ut  praestita  reassi- 
gnata,  necnon  et  de  quibuscumque  damnis,  custibus,  expensis  et  interesse 
ob  hoc  per  eosdem  venerabiles  dominos  quomodoUbet  sustinendis,  quorum 
in  ea  parte  simplicibus  verbis  credenl  et  lempore  ac  loco  congruis,  absque 
aliquibus  juramenlis  aut  probationibus  desuper  faciendis  credi  volunt,  et 
stari  plenarie  el  inlegraliter  fuerit  el  sit  satisfactum.  Quae  si  quidem  haeredi- 
taria eorum  bona  praenarrata ,  antefati  recognoscentes  proplerea ,  ex  nunc 
prout  ex  tune ,  et  ex  tune  prout  ex  nunc,  erga  antedictos  venerabiles  dominos 
vicedecanum  et  capilulum  obligarunt  pariter  et  hypolhecarunt,  nil  ipsis  juris 
aut  actionis  ad  illa,  in  quantum  praemissis  contrariari  poterunt,  retinentes; 
imo  ex  nunc  prout  ex  tune  ea  ad  manus  judicum ,  de  quibus  moventur,  ad 
opus  ecclesiae  et  diclorum  dominorum  faciendo  episcopum  legis  opéras  trans- 
portarunt  et  transtulerunt.  Et  insuper  adhuc  ultra  praemissa  pro  majori  se- 
curitate praemissorum ,  dictis  venerabilibus  dominis  vicedecano  et  capilulo 
Leodiensibus  danda  el  praestanda,  voluerunt  supradicli  recognoscentes  et 
eisdem  venerabilibus  dominis  plenarias  potestatem ,  facultatem  et  mandatum 
dederunt  spéciale,  quod  ipsi  venerabiles  domini  in  casu  quo  iidem  recognos- 
centes in  praemissis  defecluosi  fuerint  seu  négligentes,  et  eisdem  dominis  jo- 
calia,  cienodia  et  paramenla  anletacla  infra  terminum  seu  terminos  prae- 

91 


722 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


723 


lit 


expresses  non  reslituerint,  ut  praenarralur,  polerunt  et  possent  de  et  ex 
eisdem  recognoscentibusdecem  personas  quascumque  eorumad  beneplacitum 
per  se  aut  certes  eorum  depiitalos  aut  deputandos  procuralores  sive  commis- 
sarios  nominare  et  eligere,  qui  tenebuntur  et  obligati  eruntabsque  quacumque 
contradictione,  sub  poena  perjurii  etamissionis  honorum  eorum,  quemcum- 
que  locura  seu  quaecumque  loca ,  hospiliumve  seu  hospitia  ipsis  per  eosdem 
dominos  seu  iliorum  commissarium  aut  commissarios  ex  parte  eorumdem 
nominandumetassignandum,  seu  nominandaet  assignanda ,  ad  comestus,  sub- 
mtrare  cum  totidem  equis  et  inibi  comestus  servare  ac  expensas  solito  more 
facere.  Quilibet  scilicet  eorum  usque  ad  summam  ponatur  deceni  unius  flo- 
reni  post...  quolibet  in  die  ascendentem  et  abinde  clam  vel  secrète  publiée 
aut  occulte  non  recedere ,  donec  antetacta  jocalia ,  cienodia  et  paramenta , 
et  omnia  et  singula,  unacum  singulis  expensis,  damniset  interesse,  per  eos- 
dem venerabiles  dominos ,  ob  eorumdem  jocalium ,  clenodiorum  et  paramen- 
torum  non  restitutionem  realem,  sustentis  quomodolibet  et  perpessis  sive 
quomodolibet  sustinendis,  restituta  fuerint  realiler  et  deliberata  ;  in  quibus 
solo  verbo  ipsorum  dominorum  seu  eorum  commissarii  aut  commissariorum 
stabitur  et  stari  (débet),  ut  praedicti  voluerunt,  absque  aliquibus  probationi- 
busdesuper  fiendis,  proviso  etiam  quod  ,  si  ipsi  sic  ex  dictis  recognoscenlibus 
eligendis  ad  comestus  négligentes  fuerint  et  remissi ,  et  locum  sive  hospitium 
locave  seu  hospitia  praetacta  ad  comestus  non  intraverint  aut  ab  illis  quomo- 
dolibet recesserint  eorumdem  dominorum  absque  licentia ,  quod  ex  tune  ipsi 
sic  electi  et  nominati  perjurium  incurrent  et  eorum  honores  perdent  et  amil- 
tent  omissione  sola  ;  quodque  ipsi  iidem  recognoscentes  in  talis  modi  casu 
corporaliter  et  eorum  tam  propria  corpora  quam  singula  bona,  mobilia  et 
immobilia  sive  haereditaria  quaecumque,  auctorilale  et  potentia  quorumcum- 
que  dominorum  judicum,  tam  spiritualium  et  ecclesiasticorum  quam  secula- 
rium  et  temporalium ,  etiam  et  quibuscumque  in  locis  capi ,  arrestari  et  deti- 
neri  possint  et  valeant ,  donec  et  quousque  antetacta  cienodia,  jocalia  et 
paramenta  ipsis  dominis  vicedecano  et  capitulo,  seu  potius  ecclesiae  Leodiensi 
restituta  fuerint  et  realiter  ad  locum  sacristiae  Leodiensis  ecclesiae  reposita 
et  reassignata ,  relocata  et  reliberata  eorum  custibus  et  expensis  exstiterint , 
ut  praefertur.  Quorum  si  quidem  dominorum  judicum  hujusmodi  jurisdic- 
tioni  judiciis,  foris  et  examinibus,  ipsi  recognoscentes  sese  submiserunt  et 
praesenlibus  submittunt,  ita  et  Uliter  quod  contra  illos  et  eorum  judicia  exci- 


pere,  dicere  autallegare  non  valeant  quoquo  modo.  Consenseruntque  iidem 
recognoscentes,  quod  vidimus  praesentium  principaliura  litterarum  et  instru- 
menti  seu  instrumentorum,  in  quibuscumque  judiciis  ecclesiasticis  et  secula- 
ribus  stetur  et  stari  débet,  ac  fides  adhiberi  tanquam  principalibus  ;  quodque 
ipsi  etiam  ac  eorum  haeredes  et  successores  contra  ea  dicere  seu  allegare  non 
poterunt  plus  quam  contra  principales,  renunliantessupradicti  recognoscentes 
conjunctim  et  divisim  omnibus  et  singulis  exceptionibus  doli,  ma!'  et  fraudis, 
laesionis,  circumvenlionis  rei  aliter  geslae  quam  scriptae,  ac  juris  et  facti  et 
praesertim  epistolae  domini  Adriani  novae  constitutionis  de  fidejussoribus 
beneficio  cedendarum  actionum ,  conditioni  indebiti  et  sine  causa  ac  ex  in- 
justa  causa  et  ob  turpem  causam ,  praesertim  etiam  quibuscumque  impetra- 
tionibus  sive  proprio  motu  concessionibus ,  apostolicis  et  imperialibus ,  seu 
aliorum  quorumcumque  principum ,  et  generaliter  omnibus  et  singulis  aliis 
quibus  praemissorum  effeclus  impcdiri  posset  quomodolibet  aut  differri, 
maxime  etiam  et  juridicenti  generalem  renuntiationem  non  valere  nisi  prae- 
cesserit  specialis  etiam  et  quibuscumque  privilegiis,  francisiis  et  libertalibus 
quorumcumque  civitatum  et  oppidorum,  nundinarum  Antvverpiensium,  Ber- 
gensium,  Francfordensium  et  Coloniensium ,  consentientes  expresse  quod,  illis 
et  iliorum  libertatibus  et  francisiis  non  obstantibus,  iidem  recognoscentes  cor- 
poraliter et  quaecumque  eorum  bona  in  eisdem  locis  et  quibuscumque  aliis 
detineri ,  capi  et  arrestari  atque  finaliter  vendi  possint  et  valeant.  Super  quibus 
praemissis  omnibus  et  singulis  antefati  venerabiles  domini  mei  vicedecanus 
et  capitulum  Leodienses,  ipsis  pro  se  et  eorum  successoribus  singulisque  ip- 
sorum confratribus  interesse  in  hac  parte  habentibus ,  a  me  notario  publico 
infrascripto  vivae  vocis  oraculo  venerabilis  domini  et  magistri  Johannis  de 
Quercu  eorum  vicedecani  fieri  petierunt  instrumentum  unum  publicum  sive 
plura  publica  instrumenta.  Acta  fuerunt  haec  in  majori  capitulo  dictae  insi- 
gnis  ecclesiae  Leodiensis ,  versus  palatium  episcopale,  ad  sinistrum  latuschori 
ejusdem  ecclesiae  situato,  sub  anno  indictione,  mense,  die,  hora  loco  et 
pontifîcatu  praescriptis ,  praesentibus  ibidem  discretis  viris  et  honestis  domino 
Nicolao  de  Graez ,  presbylero ,  magistris  Theodorico  de  Brouheze ,  notario 
publico,  Johanne  Paren  ,  artium  ,  magistris  Pelro  de  Halloes  et  Johanne 
Isembaert,  ac  pluribus  aliis  notabilibus  civibus  Leodiensibus ,  teslibus  ad 
praemissa  vocatis  specialiter  et  rogatis. 

archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  l'ancienne  ca- 
thédrale de  S'-Lambert ,  £  \ii ,  case  2% ^" 346. 


724 


ANALECTA  LEODIENSIA 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


72o 


CVI. 


COLLATIONES  CANONICATUS  ET  PRAEBENDAE  ECCLESIAE  LEODIENSIS,  FACTAE  DIE  15 
OCTOBRIS  1483  EVRARDO  FILIO  ROBERTI  DE  MARCàA  ,  ET  PUILIPPO  FILIO  LUDOVICI 
DE    IIARCKA. 


CVII. 


SIXTI    IV   CONSTITl'TIO  CONTRA  ARENBERGIOS  GIRCA  ANNUX   1484,   UT  VIDETUR  ,   LATA  V 


Décima  quintaoclobris,  feria  scilicel  post  Dionysii ,  horacapitulari  de  mane 
consueta ,  praesentibus  in  capilulo  relro  chorum  dorainis  Rasone  de  Hollen- 
gnoul ,  claustrario,  presbytère,  Martino de  Fexhe ,  et  Jobanne  iMantels,  clerico , 
Leodiensis  dioecesis,  teslibus,  venerabiles  domini  raei  vicedecanus,  scilicet 
Johannes  de  Quercu  etcapitulum  Leodiense  contulerunt  canonicatum  etprae- 
bendam  ecclesiae  Leodiensis,  vacantes  per  mortem  seu  liberam  resignatio- 
nem  venerabilis  domini  quondam  Johannis  de  Humires,  canonici,  dum  vive- 
ret ,  et  decani  Leodiensis  noviter  defuncti ,  generoso  viro  domino  Evrardo  de 
Marcka  ,  filio  generosi  viri  domini  Roberti  de  Marcka,  clerico  Leodiensis  dioe- 
cesis ,  tanquam  ad  illos  obtinendos  habili  et  idoneo. 

Eisdem  die ,  hora ,  loco  et  praesentibus  testibiis ,  anledicti  venerabiles  do- 
mini meivicedecanusetcapituUim  contulerunt,  sede  episcopali  vacante,  eorum 
ipsis  in  ea  parte  competenti  jure  utendo,  canonicatum  et  praebendam  diclae 
eorum  ecclesiae  Leodiensis,  vacantes  ad  praesens  per  mortem  seu  liberam  resi- 
gnationem  venerabilis  domini  et  magistri  quondam  Anthonii  AsterueM  ,  eorum 
dum  viveret,  confratrisillorum  ullimo  possessoris,  extra  romanam  curiam  et 
in  partibus  defuncti,  generoso  domino  Philippo  de  Marcka,  filio  domicelli 
Ludovici  de  Marcka  ,  domini  de  Agimont,  etc. ,  tanquam  ad  illos  obtinendum 
habili  et  idoneo  *. 

Archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  la  cathé- 
drale, no  112. 

A\i»s  Jslournel.  S.   Pauli  canoniciim,   proiit   constat  et   inslru- 

»  Die  11  junii  1484,   Philippus  de  Marcka  ,  mento  quod  legiturin  citalo  registre  calhedralia 

canonicalus  et  praebendae  possessionetn  coepit  ecclesiae  L«odieDsis ,  n»   lli    Archivii  proviii- 

per  procuratorem  Henricum  de  Monte  ,  ecclesiae  cialis. 


Ad  futuram  ret  memoriam. 

Ad  reprimendas  insolentias  transgressorum  et  transgressiones  insolentium 
refraenendas  si  nervusecclcvsiasticaedisciplinae  tepescat,  eorum  ad  peccandum 
voluntas  fit  proclivior ,  et  impunitatis  exemplum  periculosius  in  alios  deriva- 
lur.  Propter  quod  ad  praesidenlis  officium  pertinet,  sic  debitam  executionem 
adhibere  justitiae,  quod  commissa  causa  puniat  et  committendorum  imposte- 
rum  audaciam  interdicat.  Sane  ad  nostrum  relatione  veridica  non  sine  magna 
mentis  amaritudine  pervenit auditum  ,  quod  Everardus  et  Robertus  ac  Johannes 
de  Marcha ,  alias  de  Areraberch ,  et  Johannottus,  bastardus  de  Scadous ,  ac 
nonnulli  alii  iniquitatis  filii  et  perditionis  alumni ,  a  quorum  oculis  Dei  timor 
abcessit ,  in  civitate ,  patria  et  dioecesi  Leodiensibus  ac  etiam  extra  illas  cons- 
tituti ,  non  atlendentes  quod  subditis  in  principem  ac  laïcis  in  clericos  et  per- 
sonas  et  res  ecclesiasticas  nulla  est  attributa  potestas,  praetextu  guerrarum  , 
quibus  proh  dolor  !  civitas ,  patria  et  dioecesis  praediclae  illarumque  incolae 
jamdiu  multipliciter  ai¥Iictae  fuere,  continue  affligunlur;  ac  alias  non  con- 
tenti  nefanda,  detestabili.  horredaequecrudelitalis  nece  bonae  memoriae  Lu- 
dovici episcopi  Leodiensis,  quem  quondam  iniquitatis  filius  Wilhelraus  de 
Aremberch*,  dictorum  Johannis  de  Marcha  genitor  et  Everardi  frater,  ac  Ro- 
berti  patruus,  et  Johannotti  socer  ejusque  complices  adhaerentes.  satellites  et 
sequaces ,  sacrilega  manu  apud  civitatem  ipsam  nequiter  interimere  non  for- 
midarunt,  et  sparso  sanguine  tanti  praesulis  sacrati  ab  eodem  tempore  citra 
in  clericos  et  ecclesiasticas  personas  saeculares  et  regulares,  etiam  in  di- 
gnilatibus  constitutas  civitatis  ,  patriae  et  dioecesis  praedictarum  ,  eorum  sa- 
crilegas  et  violentas  manus  injiccre,  easque  capere ,  detinere,  carceribus  mao-^ 

'  Codex  ex  qiio  hoc  descriptum  est  documen-      locis  deduci  posset  eam  datam  fuisse ,  postquam 
tum  .,  non  est  omnino  integer.  Wilhelmus  Ârenbergius  morlis  suppliciam   su- 

^  Ex   hoc    aliisque  pontificiae   constitulionis      bierat  io  civitate  Trajectensi. 


726 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


727 


cipare,  tormenlis  subjicere ,  verberibus  caedere,  vulnerare,  morli  tradere  et 
crudelibus  affliclionibus  ad  redempliones  indebitas  personaliter  cohercere , 
eisque  tallias,  subsidia  el  alia  onera  indebita  imponere,  ecclesias  quoque, 
raonasteria  ,  hospitalia  et  alia  pia  loca  secularia  et  regularia  dictarum  civilalis 
et  dioecesis  capere,  frangere,  violare,  profanare,  occupare,  occupata  deti- 
nere,  diruere  et  incendio  concremare,  ecclesias  quoque  raonasteria  et  loca 
ipsa  libris,  calicibus,  vasissacris,  crucibus,  sanclomm  reliquiis,  jocalibus, 
paramentis  et  ornamentis  aliis  divino  cultui  et  usui  depulatis  spoliare ,  ac 
hujus  raodi  libros,  calices,  vasa  sacra,  cruces,  sanctorum  reliquias,  jocalia, 
paramentaetornamenta  usu  sacrilego,  necnon  fructus ,  redditus ,  proventus, 
reset  bona  alia  personarum  ecclesiasticarum  ,  ecclesiarum  quoque  et  monaste- 
norum ,  hospitalium  et  aliorum  locorum  piorum  hujusraodi  tara  in  ipsis  ec- 
clesiis  quam  etiam  extra  illas  existenlia ,  fructus  etiam ,  redditus  et  proventus 
et  bona  peculiaria  mensae  episcopalis  Leodiensis  violenter  rapere ,  depraedari 
ac  in  praedam  abducere  seu  asporlare  ,  vendere,  impignorare,  alienare,  ma- 
nibus  pollutis  contractare  ;  insuper  et  civilatem  ac  palriam  Leodienses  eorum- 
que  oppida  ,  castra ,  arces ,  villas  et  loca  bosliliter  invadere  ac  illa  ,  erecta  in 
principem  suura  cervice  rebelli .  per  tyrannidem  occupare,  civitatemque ,  pa- 
triara  ,  dorainia,  castra  ,  oppida,  arces,  villas,  loca  patriae  et  dioecesis  prae- 
dictae  eorumque  incolas  subdilos  et  res  et  bonacapereet  in  praedam  abducere , 
partira  populari  et  partira  suae  lyrannidi  subjicere;  ac  etiara  venerabili  fratri 
nostro  Johanni  episcopo  Leodiensi  fidèles  subditos  farailiares  et  devotos  quam 
pluriraos  in  eadera  patria  seu  extra  eara  capere  et  coraprehensos  sirailiter  de- 
tinere,  carceribus  mancipare,  quaestiouibus  subjicere,  verberibus  caedere, 
vulnerare,  morti  tradere,  illisque  tallias  et  alia  onera  indebita  etiara  irapo^ 
nere,  stupra ,  adulteria  et  alia  crudelia  ac  enorraia  dictu  quoque  horrenda  el 
sacrilegia  in  ecclesias,  in  ecclesiasticas  personas  religiosas  et  seculares,  raonas- 
teria, sacra  et  pia  loca  ac  sacraraenta  ecclesiastica,  subditos  quoque  et  horaines 
ac  incolas  utriusque  sexus  dictarum  civitatis ,  patriae  et  dioecesis  ac  domi- 
niorum  ecdesiae  Leodiensis  et  dicti  Johannis  episcopi  committere ,  exercere 
et  perpetrare;  ac  in  eisdera  civitate ,  palria  et  dominiis  jurisdictionem  et  supe- 
rioritatem  ad  praefatura  Johannera  et  pro  terapore  existentem  episcopum 
Leodiensera  spectantia  et  pertinentia ,  tyrannice  sibi  usurpare;  ipsi  Johanni 
episcopo  ac  suis  officialibus  et  officiariis  ac  judicibus ,  tara  ecclesiaslicis  quam 
secularibus  in  spirilualibus  et  temporalibus,  propria  sua  temerilate  nullius  ad 


hoc  potestatem  habentis  legitirai  superioris  auctoritate  suffuiti ,  inhibere  eo- 
ruraque  summas  et  processus  retractare  et  annullare  ac  alias  raultipliciter 
jurisdictionera  tara  spiritualera  et  ecclesiasticara  quara  teraporalera  dicti  epis- 
copi ejusque  liberura  exercitiura  necnon  euradera  Johannera  episcopum  in 
assecutione  et  perceptione  fructuum  ,  reddituum  et  proventuum  raensae  suae 
episcopalis  ac  alioruraeraoluraentorura,  rerura  et  bonorum  ipsi  corapetentium 
ctdebitorurairapedire,  laedere,  perlurbare  et  raolestare,  edicla  et  proclamata 
facere ,  proponere  et  proraulgare ,  décréta ,  sententias  et  mandata  facere  et 
eraittere  ac  judicare,  monetara  cudere  et  publiée  expendere  et  expendi  facere 
praeter  et  contra  consensura  et  voluntatera  dicti  Johannis  episcopi ,  collegia 
quoque  et  congregationes  iliicita  ac  conjurationes  et  conspirationes  in  vitara 
etstaturaejusdera  Johannis  episcopi  facere,  coraraovereetconcitare ,  et  insuper 
raaia  raaiisaccuraulando,  nunc  proxirae  effluxisdiebus ,  procurantibus  et  coo- 
perantibus  perditionis  et  factionis  filio  nefandissirao  Gilekinetto ,  cive  Leo- 
diensi,  proditore ,  etnonnullis  ahis  tara  civitatis  quara  illiadjacentiura  locorura 
incolis  ejus  sequacibus ,  civitatera  Leodiensera  praefatara  violenter  denuo  occu- 
pare ac  dilectura  filiura  nobilera  virura  Jacobura  comitera  de  Hoerne,  episcopi 
fratrera  gerraanura,  aliosque  raultos ex  proceribus ac nobilibus  et  subditis ipsius 
Johannis  episcopi ,  quos  pro  dictae  civitatis  custodia  dictus  Johannes  episco- 
pus  ad  earadera  raiserat,ac  alios  nonnullos  tara  ecclesiasticos  quara  seculares 
eidera  Johanni  episcopo  fidèles  subditos  farailiares  et  devotos  capere,  captivare, 
detinere  et  carceribus  raancipare,  ac  diversis  poenis,  injuriis,  raolestiis,  exac- 
tionibus  etoppressionibus  afficere ,  raultos  etiara  ex  eisdera  crudeliter  et  irapie 
trucidare  et  occidere.  Nonnulli  etiara  seculares  judices  ac  teraporalera  juris- 
dictionera habentes  clericos  et  ecclesiasticas  personas ,  eoruraque  ac  mensae 
episcopalis  Leodiensis  fructus,  redditus,  proventus,  res  et  bona  saeculari  po- 
testate  sua  arrestare ,  distrahere ,  personis  saecularibus  et  ecclesiasticis  eis 
gratis  assignare,  eosque  clericos  et  ecclesiasticas  personas  ad  standum  juri 
corara  eis  judicatoqueabeis  parendura  realiter  et  personaliter  cohercere  prae- 
surapserunt.  Hactenus  et  eorura  aliqui  adhuc  continuare  ac  nonnulla  prae- 
dictis  similia  in  dies  comraittere  non  verentur.  Propter  quod  clerici  et  per- 
sonae  ecclesiarura ,  raonasteriorura  ,  hospitaliura  etaliorura  piorum  locorum  ea 
coacti  deseruerunt,  unde  ecclesiae,  raonasteria  et  alia  pia  loca  hujusraodi 
obsequiis  divinis  et  Christi  fidèles  sacraraentis  ecclesiasticis  ac  pauperes  et 
înfirrai  piae  hospitalitatis  subventione  fraudati  fuerunt  et  fraudantur;  pariter 


728 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


729 


^ 


li 


ac  civitalis,  dioecesiset  palriae  Leodiensis  incolae,  liomines  et  vasalli  maximam 
sustinuerunt  el  sustinent  jacturam  ;  qiiodque  nonnuiii ,   qui  gloriantiir  cum 
malefecerint ,  hujusniodi  criminum  palratores,   necnon  clericos  et  pcrsonas 
ecclesiasticas ,  ut  praefertur,  captas,  ac  iosuper  bona  et  res  hujusmodi  per 
eos  in  praedam  abducta  seu  asporlata  scienter  in  civilalibus ,  oppidis  ,  castris  , 
villis,  fortalitiis,  terris  et  aliis  locis  receplaveruni  et  receplant;  aliqui  vero 
praemissa  omnia  seu  nonnulla  ex  eis  fieri  seu  commitli  fecerunt  ac   etiam 
mandaverunt,  seu  eorum  nomine  aul  raandato  facla  seu  conamissa  rata  ha- 
bueruntethabent,  alii  etiam  eisdem  praedictorum  criminum  patratoribus  in 
committendis  ac  prosequendis  eisdem  ac  aliis  similibus  excessibus  per  se  vel 
alium  seu  alios  praestiterunt  el  praestant  auxilium ,  consilium  et  favorem;  et 
quoddolenter  eliam  referimus ,  nonnulli  ecclesiarum  praelati  ecclesiasticaeque 
personae  trépidantes  et  plus  timentes  temporalem  quam  aetcrnam  oiFendere 
majestatem ,  talibusnon  tam  temere  quam  periculosc  acquiesciveruntet  assisti- 
verunt;  eaque  omnia  quae  in  gravem  etiam  divinacmajeslalisoffensam,  anima- 
rumpcriculum,  ecclesiasticae  libertatis  contemptumet  plurimorum  scandalum 
cedere  dinoscunlur,  in  civilale,  patria  et  dioecesi  Leodiensi  praedictis  sic 
sunt  notoria ,  sic  ea  fama  divulgat ,   sicque  noloria  experientia  manifestât , 
quod    tergiversatione  aliqua  nequeant  occultari.  Nos  igitur  ad  quos  spec- 
tat  similia  cohercere,  et  ne  grege  dominico  per  quempiam  injuria  irrogetur 
providere ,  ac  talibus  et  lantis  iniquitatibus  debitis  remediis  obviare  cupien- 
tes ,  praemissis  omnibus  débita  meditatione  pensatis ,  adversus  temeritatem 
ipsam  occurrere  ac   huic  morbo ,   ne   per  moras  temporum  factus  chroni- 
eus  fomenta  respuat  medicinae ,  oporlunam  et  congruam  adhibere  medelam, 
motu  proprio  non  ad  dicti  Jobannis  episcopi  vel  alterius  pro  eo  nobis  super 
hoc  oblatae  petitionis  instantiam  ,  sed  de  nostra  mera  deliberatione  et  ex  nos- 
tra  scientia   et  auctoritate  apostolica  Everardum,  Hobertum,   Johannem  de 
Marcha ,  Johannottum ,  Gilekinettum  ac  alios  omnes  et  singulos  praefati  Jo- 
bannis episcopi  et  suae  episcopalis  jurisdictionis  ac  superioritatis  usurpatores, 
perturbatores  ,  molestatores ,  monetarios ,  conjuratores,  conspiratores,  conci- 
tatores  ac  Jacobi  comitis  et  aliarum  personarum  ecclesiasticarum  et  secula- 
rium  utriusque  sexus  praedictorum  captores,  detentores,  carceratores ,  tor- 
tores ,  verberatores  ,  vulneratores ,  injuriatores ,  exaclores .  oppressores ,  oneris 
impositores,  interfectores ,  occisores,  trucidatores ,  stupratores  ecclesiarum, 
monasteriorum ,  hospilalium  et  piorum  ac  aliorum  locorum  civitatis,  dioece- 


sis  et  dominioruYn  praedictorum  ecclesiae  Leodiensis ,  ac  rerum ,  bonorum  et 
fructuum  eorumdem  efiFraclores,  violatores,  profanalores ,  detentores,  in- 
cendiarios,  spoliatores  ,  raplores,  depraedatores ,  iuvasores,  depopulatores , 
arrestatores ,  distractores,  alieuatores,  sacrilegos,  mandatores,  auxiliatores, 
consultores,  fautores ,  complices ,  sequaces,  adhaerenteset  receptatores  eorum 
ac  alios  quoscumque ,  tam  qui  nunc  sunt  quam  quos  in  futurum ,  quod  absit, 
esse  continget  in  praemissis  quomodocumque  culpabiles  et  delinquentes ,  tam 
ecclesiasticos  quam  seculares  et  ordinum  quoruracumque  regulares ,  quam 
etiam  laïcos  ubilibet  consistentes ,  cujuscumque  status,  gradus  \el  conditionis 
existant  et  quacumque  ecclesiastica  etiam  archiepiscopali ,  episcopali  et  mun- 
dana ,  etiam  ducali ,  marchionali  et  coniitali  seu  quavis  alia  dignitate  et  auc- 
toritate  praefulgeant,  tam  praemissorum  occasione  ac  canone ,  vel  per  provin- 
ciales et  synodales  constitutiones  seu  alias  excommunicatos,  quorum  nomina 
et  cognomina  ac  si  specialiter  exprimerenlur  hic  pro  expressis  haberi  et  in 
praesentium  publicatione  exprimi  posse  volumus  auctoritate  apostolica  prae- 
sentium  tenore  requirimus  el  monemus,  ac  mandanus  eisdem  ,  quatenus  om- 
nibus excusationibus  cessanlibus ,  semotisque  oppositionibus  et  appellationi- 
bus  quibuscumque  per  praedictos  aut  aliquem  eorum  seu  alios  quoscumque 
in  contrarium  praemissorum  et  infrascriptorum  forsan  antepositis,  vel  in 
futurum  interponendis,  qualescumque  sint  aut  fuerint,  duas  ex  nunc  prout 
ex  tune  et  e  converso,  nullas  et  frivolas  ac  illis  nullalenus  per  quoscumque 
difiFerendura  fore ,  tenoie  praesentium  decernimus  et  declaramus ,  quatenus 
infra  novem  dies  post  habitam  per  eos  praesentium  notitiam  immédiate  se- 
quentium ,  quorum  très  primos  pro  primo  et  très  secundos  pro  secundo  et 
alios  très  ultimos  dies  pro  tertio,  ullimoetperemplis  lermino,  eis  et  cuilibet 
eorum  canonicamonitione  praemissa  adhocassignamus,  Everardus,  Robertus, 
Johannes  de  Marcha  ,  Johannottus ,  Gilekinellus  ac  alii  omnes  et  singuli  usur- 
palores,  perturbatores  molestatores ,  monetarii,  conjuratores,  conspirato- 
res,  concitatores ,  captores,  detentores,  carceratores ,  tortores,  verberatores, 
vulneratores,  injuriatores,  exaclores,  oppressores,  onerum  impositores, 
interfectores,  occisores,  trucidatores,  stupratores,  efiFraclores,  violatores, 
profanalores ,  detentores ,  incendiarii ,  spoliatores ,  raplores ,  depraedatores  ,  ^ 
invasores,  depopulatores,  arrestatores ,  distractores,  alienatores  et  sacrilegi 
supradicti  praefalum  Jacobum  comitem  et  captos  quoslibet  alios  supradictos 
relaxent,  ipsosque  pristinae  eorum  libertati  restituant,  et  quo  illi  \oluerint,  tute 


m 


730 


AiXALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


731 


libère  et  secure  sine  ullo  impedimenlo  ire  el  stare,  pari  modo  quo  poterant 
anle  captivilatem  praediclain ,  permitlant;  spoliata  qiioque  rapta  et  deprae- 
data,  abducta  et  asportata  qiiaecumque  restituant  realiter  el  cum  efiPectu,  ac 
deipsis  et  aliishujusmodi  per  eos  commissis  et  perpetralis,  lam  dicto  Johanni 
episcopo  quam  ecclesiis  monasteriis  et  aliis  locis  clericis  quoque  et  ecclesias- 
ticis  ac  aliis  quibuscunaque  quibus  restitiitio  facienda  el  satisfactio  impen- 
denda  existit,  realemetdebilam  satisfactionem  et  restitutionem  faciant  et  ira- 
pendant,  aut  cuni  eisdem  alias  desuper  concordent  et  componant,  arrestaque 
per  eos  posita  supradicla  tollant  et  amoveant,  nec  non  ab  hujusmodi  arresta- 
tionibus,  detentionibus  disiractionibiis  assignationibus,  compulsionibus  et 
aliis  ac  similibus  per  eos  commissis  el  perpetralis  excessibus  el  facinoribus 

supradiclisomninoabstineant;mandatore8vero,auxiliatores,con8iiltores,fau- 
tores, complices,  seqiiaces,adhaerentesetreceptorespraefati a mandatis,  auxi- 
liis,  consiliis,favoribiis,  sequelis,adhaesionibiisetreceplalionibus  hujusmodi 
penitus  cessent  alque  désistant ,  dictumque  Johannem  episcopum  et  quosvis 
alios  spoliatos  supradictos  in  et  ad  pristinam  et  debilam  suam  possessionem 
realiter  et  cum  effectu  reducant,  reponant  et  restituant,  et  lam  ipsi  quam  alii 
quicumque  tam  praesentes  quam  fuluri  similia  de  caelero  conmjittere  seu 
attenlare  non  praesumanl.  El  si  Everardus ,  Roberlus,  Johannes  de  Marcha, 
Johannottus,  Gilekinetlus,  acalii  omnes  et  singuli  moniti  praefati  monitioni , 
requisitioni  et  mandato  nostris  hujusmodi  infra  dictos  novem  dies  non  parue- 
runt,  nos  in  eosdera  Everardum  Robertum  Johannem  de  Marcha,  Johan- 
uotlum  ,  Gilekinetlum  ac  alios  omnes  etsingulos  usurpatores,  perlurbatores 
molestalores ,  monetarios ,  conjuratores , conspiralores ,  concilatores .  captores , 
detentores,  carceratores,  torlores,  verberalores,  vulneratores,  injuriatores , 
exaclores  oppressores ,  onerum  impositores ,  inlerfectores ,  occisores ,  trucida- 
lores,  stupralores,  effractores,  violalores,  profanalores ,  detentores,  incen- 
diarios ,  spolialores  ,  raptores  ,  depraedalores  ,  invasores  ,  depopulatores  , 
arrestatores,  distraclores,  alienatores,  sacrilegos,  mandalores,  auxiliatores,  con- 
sultores,  faulores,  complices,  sequaces,  adhaerenles  el  recepUlores  et  alios 
moniloset  quemhbet  eorum  qui  sic  non  paruerint,  aut  ut  non  parealur,  seu 
quod  pareri  dififeratur  consuluerint ,  suaserint,  fecerint,  dixerint  \el  procura- 
verint  seu  alias ,  qualilercumque  in  hoc  culpabiles  fuerint ,  directe  vel  indi- 
recte, tacite  vel  expresse  ex  nunc  prout  ex  tune  et  e  contra  majoris  excommu- 
nicalionis  sententiam   promulgamus   ac  eos  et  quemlibet   eorum  incurrere 


Tolumus.  eo  ipso  a  qua  praeter  quam  in  morlis  articulo  constituti  ab  alio  quam 
romano  ponlifice,  eliam  praetextu  cujusvis  facultatis  cuiquam  pro  tempore 
desuper  concessae ,  nequeanl  absolulionis  beneficium  oblinere,  ita  ut  si  quem- 
piam  eorum  tanquam  in  tali  articulo  conslilutum  absohi  continuât,  qui  posl- 
modum  convaluerit  in  eamdem  excommunicationis  sententiam  reincidat  eo 
ipso,  nisi  postconvalescenliam  monitioni  requisitioni  et  mandato  nostris  prae- 
dictis  paruerit  cum  effectu.  Et  si  Everardus  el  alii  monili  et  excommunicati 
praedicti  dictam  excommunicationis  sententiam  per  alios  quatuor  dies  dictos 
novem  dies  immédiate  sequentes  animo .  quod  absil,  sustinuerint  indomito, 
ex  nunc  proul  ex  tune  et  e  converso  civitalem  praediclam  Leodiensem  et 
quaecumque  oppida ,  terras ,  castra ,  villas  et  loca  dioecesis  et  patriae  ac  do- 
miniorum  praediclorum ,  quorum  universilales  eisdem  Everardo  ac  aliis  mo- 
nitis  et  excommunicalis  supradiclis  parent  vel  adhaerent  aut  in  futurum  pa- 
rère vel  adhaerere  continuât  in  praemissis,  necnon  alia  quaecumque,  civitates, 
terras,  castra,  villas,  oppida  el  loca  tamindiclis  dioecesi  et  palria  ac  dominiis 
quam  extra  illa  consislenlia  ad  quae  aliquem  eorumdem  monitorum  et  ex- 
communicatorum  declinari,  in  quibusve  ca])tivos  et  res  ac  bona  hujusmodi 
detineri  conligerit,  quamdiu  in  illis  permanserint  ibive   fuerint,  et  Iriduo 
post  recessum  ejusdem  seu  eorumdem,  et  quae  in  eisdem  sunl,  ecclesias, 
monasteria  relig;iosaacpia  loca  quaecumque,  praefata  auctoritate  ecclesiastico 
subjicimus  inlerdicto,   ila  ut  illo  durante,  in  illis  eliam  praetextu  cujusvis 
etiam  apostolici  induiti,  personis,  ordinibus  vel  locis  concessi,  praeterquam 
in  casibus  a  jure  permissis  et  in  illis  aliter  quam  clausis  januis,  excommuni- 
calis et  inlerdiclis  exclusis,  et  submissa  voce  nequeanl  missae  et  alia  divina 
officia  celebrari.  Si  veromonili,  excommunicati  et  interdicli  praefati  per  alios 
duos  dies  dictos  quatuor  dies  immédiate  sequentes  ad  cor  reverti  et  dictum 
Jacobum  comilem  ac  alios  captos  quoslibet  el  delenlos .  spoliata  quoque  rapta, 
depraedala ,  abducta  et  asportata  quaecumque  supradicla  realiler  et  cum  ef- 
fectu relaxare  et  restiluere  ac  de  ipsis  et  aliis  hujusmodi  per  eos  commissis 
realem  ac  debilam  satisfactionem  et  restitutionem,  ut  praemitlitur,  facere  el 
impendere.  aut  alias,  ut  praeferlur,  desuperconcordareet  componere.  arres- 
taque per  eos  posita  supradicla  lollereelamovere,  necnon  ab  hujusmodi  arres- 
tationibus,  detentionibus,  dislraclionibus.  assignationibus  ,  compulsionibus, 
mandatis.  auxiliis,  consiliis,  favoribus.  sequelis,adhaesionibus,  receptationibus 
et  aliis  ac  similibus  per  eos  commissis  et  perpetralis  excessibus  et  facinoribus 


^^  •"-      «C. ■llllltf^ 


i 

« 


732 


ANALECTA  LEODIENSIA 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


733 


I 


supradiclispenilusetomnino  cessare  atqiie  desislere  et  abstinere,  praefalum- 
que  Johannem  episcopuin  et  alios  quosvis  spoliatos  peaediclos  in  et  ad  pris- 
linam  el  debilain  suani  possessionem  realiter  et  cum  effeclu  reducere,  repo- 
nere  et  restiluere,  ac  noslris  monilioni,   requisitioni  et  mandalo   praedictis 
obtemperare  distulerint,  et  in  sua  voluerint  cordis  duritia  el  perver«a  obsli- 
natione  permanere,  eosdein  Everardum  ,  Robertum,  Johannem  de  Marcha, 
Johanotlum ,  Gilekineltum  et  alios  omnes  sinjjulos  dieti  Johannis  episcopi  et 
siiae  episcopahs  jurisdictionis  ac  superiorilatis  usurpalores ,  perlurbatores, 
molestatores,  monelarios,  conjuratores,conspiralores,  concilalores ac  Jacobi 
comitis  et  aliariim  personarum  ecclesiasticum  et  secularium  ulriusque  prae- 
dictorum  captores ,  detentores,  carceralores ,  torlores,  verberatores,  vulne- 
ratores,   injiirialores,   exactores,  oppressores,  onerum  impositores,   inter- 
feclores  ,  occisores ,  trucidatores  ,  stupratores  ecclesiarum ,  monasteriorum , 
hospitaliumel  piorum  ac  alioruni  locorum  ci\itatis^  dioecesis  et  dominioruni 
praedicloruni  ecclesiae  Leodiensis  ac  rerum  bonorum  et  frucluiim  eornmdem 
eflFractores,  violatores,  profanatores ,  detentores,  incendiarios ,  spoliatores, 
raplores,  depraedatores ,  invasores  ,  depopulalores ,  arreslatores  ,  distractores , 
alienatores,  sacrilegos,  raandatores,  auxilialores,  consullores,  fautores,  com- 
plices, sequaces,  adhaerenles  et  receplatoreseorumac  alios  quoscumque,  tam 
quinuncsuntquam  qiios  in  futurum,  quodabsil,  esse  continuât  inpraemissis 
quomodocumqueculpabiles  et  delinquentes ,  tam  ecclesiaslicos  quamseculares 
etordinumquonuncumque  regulares,  quam  etiam  laicos  ubilibet  consistentes 
ciijuscumque  status  ,  gradus  velconditionisexistantetquacumque  ecclesiaslica 
etiam  archiepiscopali ,    episcopali  et   mundana  ,  etiam  ducali,    marchionali 
et  comilali  seu  quavis  alia  dignitate  et  auctorilale  praefulgeant  anathematis 
et  aeternae  maledictionis  ac  perpeluae  damnationis,  cum  Dathan  et  Abiron 
quos  terra  vivosabsorbuit,  mucroneligamus,  aceosdemin  eorum  iniquo  pro- 
posito  persévérantes ,  si  ecclesiasticae  personae  lam  seculares  quam  regulares 
fuerint,  ecclesiis  ,  monasteriis,  prioratibus,  dignitatibus  ,  personatibus ,  ad- 
ministrationibus  et  officiis ,  etiam  curalis  et  electivis ,  nec  non  aliis  cum  cura  et 
sine  cura  secularibus  et  quorumcumque  ordinum  regularibus  beneficiis  eccle- 
siasticis  per  eos  in  titulum  vel  commendam ,  et  easdem  ac  alias  laïcales  personas 
omnibus  et  singulis  privilegiis,  concessionibus,  gratiis  et  indultis,  juribusque  et 
bonis  omnibus  quae  in  feudum  vel  emphiteosim  aut  alio  quovis  titulo  a  Romana 
seu  Leodieusi  vel  aliis  ecclesiis ,  monasteriis  et  locis  ecclesiasticis  quibuscum- 


que ,  obtinent ,  tenenlet  recognoscant ,  seu  obtinebunt ,  tenebunt  et  recognos- 
cent,  ita  ut  illi  ad  quos  pertinent  hujusmodi  feudorumet  aliorurajurium  et  bo- 
norum proprielates  eldirecladominiapossinldeillis  ulpole  ad  eos  reversis  pro 
eorum  libéra  voluntate  disponere,  necnon  jure  patronalus  ,  si  quoad  et  super 
quaevis  ecclesiastica  bénéficia  habent  et  in  posterum  forsan  habebunt ,  ac  aliis 
eorum  bonis  omnibus,  ita  ul  ex  illis  nil  transmitlant  ad  posteros  eorumdem , 
eisdem  motu ,  scientia  et  auctoritate  privamus ,  destiluimus  et  ab  illis  amove- 
musacad  illaet  quaevis  alia  ecclesias,  monasteria,  bénéficia ,  dignitates,  hono- 
res ,  administrationes ,  et  officia  tam  ecclesiastica  quam  secularia ,  juraque  et 
bona  hujusmodi  inposlerum  oblinendum  inhabilitamus,  et  tam  eosdem  quam 
universilates  praedictas,  sic  excommunicatos,  aggravatos,  reaggravatos ,  in- 
terdictos ,  anathematizatos ,  maledictos  el  damnatos ,  ac  ligatos  et  irretitos  , 
privatosque  etdeslitutos,  amolos  el  inhabiles  esse ,  ecclesias  quoque,  monaste- 
ria, prioralus,  dignilales,  personalus,  administrationes,  officia  et  alia  bénéficia 
eorum  eo  ipso  vacare  et  ecclesiasticis  idoneis  eliam  quaecumque  ,  quoscumque 
et  qualiacumque  bénéficia  ecclesiaslica  quovis  modo  oblinentibus  conferri  et 
de  illis  etiam  provideri,  necnon  feuda^  privilégia  emphileolica  caeteraque  bona 
eljura  praedicla  aliis  laicalibusseu  ecclesiasticis  personis  juxla  eorum  et  eorum- 
dem statu  m  mérita  el  exigentiam  perpeluo  vel  ad  tempus  concedi  seu  alias 
de  illis  disponi  et  ordinari  posse  ac  debere  lam  per  sedem  aposlolicam  quam 
alios  ad  quos  spécial,  volumus  alque  decernimus  el  declaramus.  Et  ul  alii 
eorum  exemplo  perlerriti  similia  in  posterum  non  allenlent,  ex  lune  infâmes 
existant  et  ad  testimonium  non  admitlanlur ,  lestamenla  et  codicillos  condere 
et  aliis  ex  testamento  vel  ab  inteslato  succedere  et  quoscumque  legilimos  actus 
facere  non  possint.  Et  si  jurisdiclionem  obtinent,  illa  privati  existant  nec  va- 
leant  eorum  sententiae ,  neque  alia  quae  illius  praetextu  jurisdictionis  fièrent 
ab  eisdem.  Nullus  pro  eis,  nec  ipsi  pro  aliis  procurare  possint ,  et  si  qui  eorum 
notarii  existant ,  instrumenta  per  eos  confecla  non  valeanl ,  sed  cum  auctore 
damnalodamnenlur ,  debilores eorum  ab  iis  quae  eis  debent  liberali  sint.  Nul- 
lus eis,  sed  bene  ipsi  aliis  super  quocumque  negolio  de  jure  respondere  ten- 
eantur  ;  fiUi  quoque  et  nepotes  ac  alii  descendenles  eorum,  usque  ad  quartam 
generalionem,  ecclesiis  ,  monasteriis,  prioralibus,  dignitatibus,  personatibus , 
administrationibus  etofficiis  caelerisque  beneficiis  tam  ecclesiasticis  quam  sae- 
cularibus,  quae  nunc  obtinent  vel  eos  in  futurum  jureoblinere  contigerit,  sine 
spe  restitulionis  eo  ipso  sint  privati,  et  ipsis  ac  aliis  natis  nunc  et  qui  postmo- 


il 


( 


I 


734 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


dum  nascenlur  iisqiie  in  generalionem  praedictam  ad  illa,  quibiis  sic  privati 
forent,  et  alia  ccclesiastica  bénéficia  et  quosciimque  ordines,  di{rnitates  et  ho- 
nores ecclesiasticos  et  mundanos  sit  aditus  et  ascensiis  omnino  praeclusus.  Et 
nihilominus  * 

ac  aliis  quibuscumque  eliam  metropolitanarum 

et  cathedralium  ,  collejriatarum  et  aliarum  quariimciimque  ecclesiarum  prae- 
lalis  etcapitiilis  canonicis  et  recloribiis  monaslerionim  el  prioraliium,  abbali- 
bus,  prioribus,  conventibus,  monachis et  relijjiosis,  necnon domorum etconven- 
tuum  etiam  mendicanliiim  ordiniim  guardianis.  prioribus,  fralribus  el  verbi 

Dei  praedicatoribus  ac  aliis saecularibus  et  regiilaribusecclesiaslicis  personis,  qui 
desuper  fuerant  requisiti ,  per  apostolica  scripta  ac  sub  similibus  poenis  et  pari 
modo,  ut  praefertur,  incurrendis ,  motuque  scientia  et  auctorilate  praedictis 
nnandamus  quatenus  ipsi  vel  plures  aut  unus  eorum  per  se  vel  alium  seu  alios 
aliquibus  diebus  dominicis  aut  aliis  festivis  in  eorum  ecclcsiis,  monasteriis, 
capellisetlocis,  dum  ibi  major  populi  multiludo  convenerit  ad  divina.  pulsatis 
campanis  et  accensis  candelis  ac  demum  exlinclis  et  in  terram  projectis  et  con- 
culcatis  cum  crucis  vexillo  et  Irina  lapidum  projeclione,  Everardum ,  Rober- 
tum ,  Johannem  de  Marcha  .  Joliannotum,  Gilikinettum  ac  alios  omnes  el 
singulos  usurpatores,  perlurbalores,  molestatores,  monetarios ,  conjuralo- 
res,  conspiratores,  concitatores,  caplores.  detentores,  carceratores,  tortores  , 
verberatores ,  vulneratores,  injuriatores,  exactores,  oppressores,  onerum  im- 
positores,  interfectores ,  occisores,  trucidalores,  stupralores,  effractores, 
violatores,  profanatores,  detentores,  incendiarios,  spoliatores,  raptores,  de- 
praedatores,  invasores,  depopulatores.  arrestatores,  distraclores,  alienatores, 
sacrilegos,  mandatores,  auxiliatores ,  consultores,  fautores,  complices,  sequa- 
ce8,  adhaerentes  et  receptatores  ac  alios  ({uoscumque  monitos,  excommuni- 
catos.  açgravatos,  reaggravatos ,  inlerdictos,  analhematizalos,  maledictos, 
damnatos,  privalos,  destitutos,  amotos  ac  inhabiles  supradictos  et  quemlibet 
eorum  qui  infra  decem  dictos  duos  ultimos  dies  immédiate  sequentes  corura 

praedictos  * 

seu  altero  eorumdem  si  diclis  nostris  monitioni ,  requisitioni  et  mandato  plene 
et  intègre  in  omnibus  et  per  omnia  cum  effectu ,  prout  unumquemque  eorum 
respective  concernunt,  paruisse  et  obedivisse  légitime  non  docuerint ,  excoro- 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


73o 


'  Verba  quaedain  desunt. 


2  Alia  hic  quoque  tlesideraiilur. 


municatos,  aggravalos,  reaggravatos,  inlerdictos,  anathemalizalos,  maledictos, 
damnatos,  privalos,  destitutos ,  amotos  et  inhabiles  ac  aliis  censuris  et  poenis 
praedictis  ligalos  et  irrelilos  publiée  denuntient,  et  ut  laies  pubticent  facianl- 
que  el  mandent  ab  aliis  publiée  nunliari  et  ab  omnibus  arctius  evitari,  ita  ut 
omoes  alii  Christi  fidèles  eos  évitent  et  eisdem  cuncta  alimenta  denegent  mi- 
nislrare,  donec  compuncli  corde  spiritum  assumentes  consilii  sanioris  moni- 
tioni, requisitioni  el  mandato  hujusmodi  nostris  plenarie  et  intègre  realiter  el 
cum  effectu  in  omnibus  el  per  omnia  paruerint,  aut  desuper  cum  iis  quorum 
intereslconcordaverint,  necnon  ab  excommunicationis  et  aliis  poenis  et  cen- 
suris praedictis  absolutionis  el  inlerdicli  hujusmodi  relaxalionis  beneficium  a 
iiobis  vel  successoribus  nostris  romanis  ponlificibus  quibus  lanlummodo ,  ne 
sub  spe  veniae  consequendae  occasio  forte  delinquendi  aliquibus  praebeatur, 
absolulionem  el  relaxalionem  hujusmodi  reservamus ,  meruerint  oblinere.  El 
insuper  carissimos in  ChrislofiliosnostrosFredericum  imperalorem  el  Maximi- 
lianum  regem  llomanorum,  semper  Augustes,  elquoscumquearchiepiscopos, 
episcopos,  praelalos,  principes,  duces,  marchiones,  comités,  barones,  nobiles, 
milites  el  alios  temporales  dominos  lam  Gallicanae  quam  Germanicae  nationis 
ac  aliarum  circa  adjaccnlium  parlium  eorumque  officiales,  elgenlium  armo- 
rum  capilaneos  pro  reverenlia,  quam  adsedem  aposlolicam  gerere  quolidiana 
experienlia  comprobanlur ,   horlamur  et  requirimus,  eisdemque  archiepis- 
copis,  episcopis  elpraelalis  sub  inlerdicli  ingressus  ecclesiae  et  a  suarum  ec- 
clesiarum regimine  et  adminislralione  suspeusionis,  principalibus  vero  duci- 
bus,  mardiionibus ,  comilibus,  baronibus ,  nobihbus ,  mililibus,  dominis, 
otticialibus  et  capilaneis  sub  similibus  censuris  el  poenis ,  quos  si  non  parue- 
rint eo  ipso  incurranl ,  dislricle  praecipientes  praefata  auctorilate  injungimus , 
ul  eidem  Johanni  episcopo  in  recuperanda  possessione  civitalis  Leodiensis  et 
locorum  aliorum  ad  eum  et  mensam  suam  episcopalem  et  ecclesiam  Leodien- 
sem  perlinentium  occupatorum ,  et  consequenda  liberalione  dicli  comilis  el 
aliorum  captorum ,   delenlorum  el  arreslalorum  eorumque  ad  pristinam  li- 
berlatem,  reposilionem  el  ablalorum  omnium  sibi  etmensae  ac  aliis  personis 
et  ecclesiis  praedictis  bonorum  et  fructuum  inlegrali  restitutione  cum  damno- 
rum  el  intéresse,  quae  ipse  el  suae  Leodiensis  el  aliae  ecclesiae,  monasteria  , 
hospitalia  el  pia  loca  aliaeque  personae  praediclae  ecclesiasticae  el  seculares 
praemissorum  occasione  pertulerunl,  plenaria  refectione  pro  posse  eorum 
assistant,  el  oporlunos  favores  ac  quae  ipse  Johannes  episcopus pelierit  auxilia 


736 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA 


737 


praeslare  non  onriittant.  Et  quia  ad  dictum  Everardiim  et  alios  siipradictos 
in  eorum  propriis  personis  tutus  non  patet  accessus,  difficileque  foret  prae- 
.sentes  litteras  ad  singula  loca  in  quibus  expediens  foret  déferre,  volumus 
quod  earumdem  pracsentium  litterarum  vel  illarum  transsunipti  aulhentici 
seu  copiae  collationatae  et  manu  alicujus  publici  notarii  subscripti  publicatio 
in  duobus  aut  tribus  locis  praedictae  civitali  Leodiensi  vicinis,  de  quibus  sit 
verisimilis  conjectura,  quod  litterarum  earumdem  nostrarum  lenor  possit  ad 
eorumdem  monitorum  notitiam  pervenire,  perinde  eosdem  sic  monilos  arctet 
ac  si  litterae  apostolicae  praesentes  eis  personaliter  praesentatae  et  insinuatae, 
aciectaedeverboad  verbum  exstitissent.  quodque  earumdem  litterarum  (rans- 
sumplo  sigillo  alicujus  praelati  ecclesiaslici  munito  et  manu  notarii  publici 
subscripto  eadem  prorsus  detur  et  adhibealur  fides,  iliique  stetur  in  judicio  et 
extra ,  quae  daretur  et  prout  staretur  ipsis  praesentibus  litteris  orig^inalibus,  si 
exhibitae  essent  vel  ostensae.  Non  obstantibus  constitutionibuset  ordinatio- 
nibus  apostolicis  caeterisque  contrariis  quibuscumque  seu  si  eisdem  monitis 
vel  quibusvis  aliis  communiter  \e\  divisim  a  sede  apostolica  indultum  existât, 
quod  inlerdici,  suspendi  vel  excommunicari ,  aut  suis  beneHciis .  feudis,  privi- 
leçiis  sive  bonis  privari  vel  destitui ,  seu  ab  aliis  amoveri  non  possint  per  lit- 
teras aposlolicas  non  facienles  plenam  et  expressam ,  ac  de  verbo  ad  verbum 
de  indulto  hujusmodi  mentionem  et  quibusiibet  aliis  privilegtis,  indulgentiis 
et  litteris  apostolicis  generalibus  vel  specialibus  quorumcumque  tenorum 
existant ,  per  quae  praesentibus  non  expressa,  vel  totaliter  non  inserta  effectus 
eorum  impediri  valeatquoniodolibet  vel  differri  et  de  quibus  quorumque  lotis 
tenoribus  Iiabenda  sit  in  nostris  litteris  mentio  specialis ,  quae  quoad  boc  eis 

noiumus  aliquatenus  suffragari.  Nulli  ergo,  etc Si  quis  autem ,  etc.... 

Datum  ^ 

^16/.  royale  de  Belgique ,  MS.  nMOUlO. 
'  Desideranlur  illa  in  nis. 


CVIII. 

IN8TRUCT10  ANNO  4484  (UT  VIDETUr)  AB  AHCHIDUCE  MAXIMILIANO  PROBATA  ,  AD  OBTI- 
NENDUM  A  SEDE  APOSTOLICA  SUPPRESSIGNEM  CATHEDRALIS  ECCLESIAE  LEODIENSIS  ET 
ERECTIONEM    NOVORUM   EPISCOPATUUM    LOVANII    ET    NAMURCI    SEU  TRAJECTI    AD  MOSAW    ^ 


Primo,  quod  ad  ipsum  sanctissimum  Dominum  noslrum  sanctaraque  ejus 
sedem  apostolicara  pertinet  dividere  et  unire  episcopatus,  ad  quod  Sanctitas 


ï  In  fronle  hujus  documenli.  quod  a  viro 
cl.  Leglay  accepimu»  ,  legitur  haec  annotatio 
ab  uno  Godefredorum  scripta  :  «  Instruclion 
»  originale ,  signée  Maximilianus  ,  conlenanl 
»  (un  projet)  le»  raisons  et  motifs  avec  les  moyens 
«  et  expediens  du  démembrement  et  division 
»  de  l'évesché  de  Liège,  afin  d'en  faire  et  com- 
»   poser  deux  éveschez ,  l'un  à  Louvain  et  l'autre 

»   à,  etc.  » 

De  hac  episcopatus  Leodiensis  Iranslalione 
mentio  est  apud  Johannem  de  Los ,  supra  p.  91  , 
et  in  codice  Hermanni  de  Wachlendonck  :  «  Jo- 
annes  Chapeaville  (inquit)  in  Joanne  de  Horne 
dicil,  quod  in  charlis  publici»  civilatis  Leo- 
diensis habeatur  quod  per  quosdam  Romae  ac- 
tum  fuerit,  ut  in  detestationem  caedis  commis- 
se in  personam  Borbonii ,  sedes  Leodiensis  et 
clerus  alio  transferrentur  ;  el  quibus  mediis  ne- 
jjolium  impcditum  fuerit.  Sedilla  sublicet ,  quae 
ad  longum  debuisset  enarrare.  Videtur  impedi- 
lum  fuisse  per  oratores  el  legatos  Roniam  missos 
per  stalu»  ecclesiae,  patriarumque  Leodiensis, 
Lossensis  el  Rulloniensis,  uli  copia  sequens  in 
«criptis  Dni  Langii  reperla  fidem  faciet  :  — 
'  M  Beatissime  et  clemenlissime  pater.  Po»t  pe- 
•  dum  oscula  beatorum.  Proficiscuntur  in  prae- 
»  senliarum  ad  pedes  V.  B.  nostra  parle  et  no- 
■    mine  R"*"'  in  Chrislo  pater  et  D.  D.  Huberlus 


»  episcopus  Dariensis ,   sacrae  theologiae   pro- 

»  fessor  ac  ecclesiae  Leodiensis  suiTraganeus  , 

«  nobilesque  sagaces  ac  prudentes  viri  Wallhe- 

f  rus  de  Corswarem  et  Urbanus  de  Villari ,  ar- 

1)  migeri  ;    quibus    nonnulla    restaurationem  , 

)>  praeservationem  et  statum  ecclesiae  ,  civitatis, 

i>  patriarumque  Leodiensis ,  Lossensis  et  Bul- 

»  lonensis  concernentia  veslrae  Sanclitali  humil- 

»  limeexponenda  pariter  et  supplicanda  commi, 

»  simus.   Quas  ob  res  eisdem  vestris  Sanclitali 

n  el  Beatitudini  quam  devotissime  supplicamus  , 

»  quatenusobreverentiam  Dei  et  ecclesiae  Leo- 

»  diensis,  devotissimae  et  peculiaris  filiae  ves- 

n  trae  Beatitudinis  et  sanctae  sedis  apostolicae , 

0  praedictos  nostros  missos  (imo  polius  nos)  pro 

n  consueta  suae  Beatitudinis  cleraentia  bénigne 

»  audireel  exaudire  dignetur.  Quae  ,  ul  indubie 

o  credimus  ,  ad  honorem  Dei ,   landesque  innu- 

>>  meras   diotae    veslrae    Beatitudinis     cessura 

n  sunt,  et  effectus  praedictos  productura  .  nos- 

0  cal  Altissimus,  qui  veslram  sanctilatem  pro 

>'  ecclesiae  universalis  honore  et  statu  conser- 

»  vare  dignetur  ad  tempora  longiora.  Scriptum 

»  Leodii,  die  24  mensis  novembris  anno  1 485>. — 

»  E.  V.  E.  el  S.  —  Devotissimi  oratores  eccle- 

»  siae  ,  civitatis  el  status  repraesentantes  pa- 

»  Iriarum.  » 


93 


738 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


sua  potest  el  débet  moveri ,  quolies  commodilas  seu  ulililas  rei  id  exposlulat. 

Item  ,  quod  ecclesia  Leodiensis  habet  raagaam  etamplamdioecesim ,  conli- 
nentera  in  lon^nludine  quiiiquadinta  leucas,  el  in  latiliidine  Irijrinla  vel  cir- 
citer,  rationc  cujus  inulta  onera  iricumbiint  episcopo  seu  piaelato  ipsius 
ecclesiae,  quae  non  possunt  per  euin  soluni  expediri.  Ideo  duos  cogitur  ha- 
bere  suffraganeos,  illosque  babet  de  praesenti. 

Item  etco  maxime,  quia  dicta  dioecesis  se  extendit  ad  diversa  dominia 
lemporaha  diveisosquc  ducalus  el  coraitatus,  quorum  aliqui  habenl  lini^uam 
galbcam  et  aiii  theulonicam. 

Cum  hoc ,  tam  ipsa  civitas  Leodiensis  quam  mulla  magna  oppida  castraque 
et  arces  al.aque  fortalitia  subjiciunlur  ipsi  ecclesiae  et  episcopo  ejus  tempora- 
bter,  lia  quod  m  eis  baereat  omne  dominium  temporale,  pmut  et  quemad- 
modum  principes  et  domini  temporales  habent  et  habere  possunt  in  suis 
dorainiis  et  dilionibus  lemporalibus. 

Item  ,  quod  fructus  et  proventus  ecclesiae ,  pertinentes  ad  mensam  episco- 
palem  ascendunl  m  summam  triginta  millium  florenorum  annui  redditus  vel 
circiter ,  qui  fructus  et  proventus  sufficerent  et  sufficere  possent  pro  dote  et 
fundatione  duarum  magnarum  el  amplissimarum  ecclesiarum  cathedralium 

Item,  quod  ista  duo ,  videlicet  ainpliludo dioecesis  et  magnitudo  reddiluum 
et  proventuum  ejus  secundum  juris  dispositionem  sunt  causae  sufficientes 
ut  dividatur  ipsa  dioecesis  in  duas,  et  quod  cuilibet  episcopo  assignetur  dil 
midia  pars  ipsms  dominii  et  dioecesis,  tam  in  spiritualibus  quam  in  lem- 
poralibus. 

Item ,  et  licet  duae  praedictae  causae  videanlur  sufficeread  hoc,  quod  ipsa 
dioecesis  et  dominium  dividanlur  in  duas ,  subest  lamen  alia  causa  quae  maris 
stringit ,  debelque  et  potest  movere  ipsum  sanctissimum  dominum  noslrum 
videhcel  pelulantia  el  insolentia  populi  existentis  sub  dominio  temporali  ipl 
sius  ecclesiae.  Ipse  enim  populus  adeo  est  el  ab  aevo  fuit  petulans  et  insolens 
ut  facile  insurrexeril  contra  proprios  episcopos  el  dominos,  et  fréquenter 
sumpserit  arma,  ut  eos  depellerel. 

Item  et  non  solum  insurrexit  ipse  populus  contra  proprium  episcopum 
sed  euam  contra  sibi  vicinos  principes  maxime  contra  duces  Brabantiae  et 
cornues  Namurcenses,  quibus  el  palriis  eorum  inlulerunl  multiplicia  damna 
propler  quae  orla  fuerunl  bella  successive  xvii,  excepto  praesenti ,  et  mulla 
aha  exorbilanUa  contigerunl. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


739 


Item,  quodhaec  pelulantia,  insolentia  seu  prompliludo  arma  sumendi  et 
cornua  contra  superiores  el  vicinos  erigendi .,  populo  Leodiensi  innata  esse  cre- 
ditur,  eo  polissimum  quod,  cum  ipse  populus  est  mullus  et  magnus,  simul 
adunalus  el  unilus,  ideo  cilo  superbit  el  confidil  in  viribus  el  feritalibus 
propriis,  el  in  fortaliliis  episcopi ,  quibus  ut  plurimura  majores  nalu  ejusdem 
populi  praesunl,  quo  sic  ut  quaecumque  cupianl  seu  cogitent,  conentur 
adimplere. 

Item,  pro  evidenlia  el  demonstralione  praemissorum,  primo  proponelur 
quod  in  anno  Domini  millesimo  qundrinijentesimo  octavo ,  incolae  dominiorum 
temporalium  ipsius  episcopalus  se  commoverunl  et  erexerunl  contra  el  ad- 
versus  quondam  dominum  Johannem  de  Bavaria  ,  lune  episcopum  Leodien- 
sem  ,  ut  eum  vi  el  armis  dejicerenl  de  episcopalu  suo. 

Secundo,  ulid  adimplerent,  congregaverunt  magnum  elcopiosum  exerci- 
lum ,  quo  medianle  fuerunl  ausi  confligere  lam  cum  diclo  domino  Johanne 
de  Bavaria ,  eorum  episcopo  et  domino,  quam  cum  quondam  bonae  memo- 
riae  domino  Johanne  de  Burgundia  ,  el  domino  Guillelmo ,  comité  Hannoniae, 
dicti  domini  episcopi  auxilialoribus ,  in  quo  conflictu  dicli  Leodienses  vicli , 
fracti  elproslrali  usqueadxx™,  pelierunl  pacem,  quamoblinuerunt,  median- 
tibus  certis  condilionibus  in  litleris  diclae  pacis  contenlis  ,  sed  posl  aliquos 
annos  infregerunl  diclam  pacem,  nihil  aut  parum  de  promissis  per  eos  ob- 
servando. 

Tertio,  quod  non  solum  infregerunl  diclam  pacem  sed  iterum  insurrexe- 
runt conlra  el  adversus  quondam  bonae  memoriae  dominum  Philippum,  ducem 
Burgundiae  el  Brabantiae,  filium,  haeredem  el  successorem  dicli  domini  Jo- 
hannis  Burgundiae  ducis ,  a  quo  simililer  oblinuerunl  nova  foedera  pacis,  sed 
eis  non  observatis,  idem  erexerunl  cervices  suas  conlra  el  adversus  reveren- 
diim  in  Christo  patrem  illustremque  principem  dominum  Ludovicum  de  Borbo- 
iiio,  novissimum  eorum  episcopum  el  dominum  ,  quem  non  solum  aliquandiu 
captivum  tenuerunl,  sed  el  loto  conatu  voluerunt  de  propria  sede  depellere. 

Quarto ,  quod  ipsum  de  sede  expulissent ,  nisi  advenlassel  illuslrissimus 
princeps  primo  Philippuset  deindedominus  Carolus,  dux  Burgundiae  et  Bra- 
bantiae, unacumrege  Franciae  moderno,  qui  ad  requisilionem  sedis  aposlo- 
licae,  congregala  magna  manu  copiosoque  exercilu ,  conflixil  bis  cum  diclis 
Leodiensibus,  quos  in  ulroque  praelio  fregit  et  devicil,  el  dictum  dominum 
Ludovicum  episcopum  in  jus  et  possessionem  dicli  sui  episcopalus  manule- 


740 


ANALECTA  LEODlEiNSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


741 


nuit  alque  défendit  ;  propler  quod  Leodienses  ineffabilia  terris  ducuui  prae- 
dictorum  intulerunt  damna. 

Quinto,  quod  licet  ipse  dominusdux  Carolus  in  vindictam  et  ullionem  prio- 
runa  foederuiri  loties  et  tantis  vicibus  per  dictos  Leodienses  infractorum  po- 
tuisset  et  jure  merito  totam  patriara  Leodiensem  delere,  raisericordia  tamen 
nQotus  et  ad  humillimas  preccs  ipsorum  Leodicnsiuni ,  concessit  eis  novam 
pacem  sub  certis  conditionibus,  pactis  et  pronaissionibus  in  litteris  dictae 
pacis  contentis  et  declaratis. 

Sexto,  quod  licet  ipsae  promissiones ,  vivenle  diclo  domino  duce  Carolo, 
fuerunt  observalae,  ipso  tamen  vila  functo,  dicli  Leodienses  non  solum  resilie- 
runt  ab  ipsis  promissionibus ,  quin  imo  multas  molestias  intulerunt  patriis  et 
subditis  ipsius  domini  ducis,  prout  faciunt  et  inferunt  de  praesenti. 

Seplimo ,  quod  plus  est .  licet  ipse  quondam  dominus  Ludovicus  de  Bor- 
bonio,  episcopus  Leodiensis,  lototempore  sui  rejjiminis  Iraclaverit  diclos  Leo- 
dienses subditos  suos  in  omni  justitia  et  mansueludine,  sicut  decet  bonum 
praelatum  et  dominum  ,  ipsi  tamen  erexerunt  cervices  suas  contra  eum ,  et  ut 
ei  magis  ac  magis  nocerent ,  inierunt  foedera  cum  quodam  Guillelmo  de 
Arenberch,  ejusinimico,  exule  et  interfectore  quorumdam  sacerdotum  et  mi- 
nistrorum  Dei. 

Octavo,  nec  sunt  veriti  assumere  sibi  arma  et  cum  dicto  Guillelmo  de 
Arenberch  invadere  dictum  dominum  Ludovicum  episcopum  eorum  et  prin- 
cipem,  quem  impie  et  crudeliler  trucidaverunt,  propter  quod  se  privarunt  et 
reddidcrunt  indignos  sede  episcopali ,  et  insuper  inciderunt  in  alias  graves  et 
multipliées  poenas  a  jure  introductas. 

Mono,  ducatus  Brabantiae  insignitas,  qui  inter  caeteros  imperii  principatus 
pollens  clarusque  habetur,  multum  débet  movere  sanctissimum  dominum 
nostrum  ad  decorandum  tantum  ducatum  una  episcopali  sede,  cura  raulli, 
nedum  inferiores  ducatus,  verum  etiam  comilatus.  marchionatus  et  pleraeque 
longe  minores  provinciae ,  bac  praerogaliva  radient. 

Item ,  ex  praedictis  patet  dictos  Leodienses  esse  et  ab  aevo  fuisse  homines 
insolentes  et  seditiosos,  qui  saepius  rebellarunt  contra  proprium  dominum  et 
ecclesiam,  cui  subjiciuntur,  quodque  seditio,  rebellio  et  insolentia  eorum  pro- 
\enit  habetque  fundamentum  ex  Bducia  quam  sibi  assumunt,  tam  et  nume- 
rositate  populi  sui  quam  fortalitiorum  quorum  regimen  sibi  semper  usurpa* 
verunt ,  prout  et  usurpant. 


hem,  et  ad  tollendum  fundamentum  ipsius  insolentiae,  ut  cessent  opéra  sua 
seu  scelera,  quae  hactenus  inde  provenerunt.  nihil  melius  aut  consultius  vi- 
deturquam  dividere  ipsum  episcopalum  in  duos,  etassignare  cuilibet  ipsorum 
duorum  episcoporum  medietalem  dominii  et  patrimonii  ipsius  ecclesiae  ;  per 
hoc  enim  diminuentur  vires  et  superbia  ipsius  populi,  et  insuper  providebitur 
securitati  episcoporum  et  ecclesiarum. 

Item,  et  quia,  ut  dictum  est,  civitas  Leodiensis  per  trucidationem  proprii 
episcopi  reddiditse  indignam  sede  episcopali,  supplicatur  serenissimus  Domi- 
nus noster  quod  placeat  Sanclitati  suae  erigere  in  dicta  dioecesi  duas  ecclesias 
cathédrales,  unam  videlicet  in  oppido  Lovaniensi,  eo  quod  sit  insigne  et  am- 
plum  oppidum',  habens  universitatem  scholarum  multasque  ecclesias  tam  secu- 
lares  quam  regulares  et  alia  multa  insignia  ,  ubi  nuper  episcopus  defunctus 
suum  consistorium  transtulit,  ibique  in  honore  et  reverentia  et  quiète  viguit 
aliquandiu,  et  aliam  in  oppido  Namurcensi  vel  Trajeclensi,  quae  similiter  sunt 
oppida  insignia  et  habentia  multas  ecclesias  tam  collegiatas  quam  parochiales. 

Item,  et  quod  ad  divisionem  ipsius  dioecesis  patrimoniique  ejus  placeat 
Sanctitati  suae  committere  aliquos  providos,  graves  et  expertos  viros  qui 
aequaliler  dividant  dictum  patrimonium  et  assignent  cuilibet  ipsorum  epis- 
coporum id  quod  eis  magis  conveniet.  His  rationibus  possunt  et  alia  addi  ad 
suadendum  banc  divisionem ,  videmus  enim  quod  est  necessarium  episcopo 
Leodiensi  habere,  ut  praefertur  ,  duos  suflFraganeos  qui  vix  cum  ipso  possunt 
sufficere  muneribus  et  oneribus  ipsius  episcopatus.  Quare  melius  salubriusque 
videtur  tantam  dioecesim  committere  duobus  qui  partis  sibi  commissae  curam 
habere  possint,  quam  uni  soli  qui  non  facile  tantae  rei  sufficiat. 

Haec  faciendo  augeturcultus,  eruntenim  duae  insignes  ecclesiae  cathédrales 
loco  unius,  et  in  earum  qualibet  sufficientissimusnumerus  canonicorum,  puta 
triginta  unus ,  dividendo  Ixii  canonicatus  qui  sunt  in  ecclesia  Leodiensi  aequa- 

liter. 

Nec  obstat  praedictis,  si  quispiam  eorum  qui  postulai]  sunt  ad  dictam  ec- 
clesiam Leodiensem  vellel  conlradicere  divisioni  ipsius  dioecesis,  nam  cura 
poslulatus  nullura  jus  habeat  nec  in  re  nec  ad  rera ,  potest  sedes  apostolica . 
raaxiraecum  causa  subest,  procedere  ad  ipsam  divisionem,  quocumque  pos- 
tulato  reluctanle  seu  contradicente. 

Item,  et  nirais  débet  attendicontradiclio  filii  praefatiGuillelmi  de  Arenberch, 
qui  se  postulatum  ad  dictam  ecclesiam  praetendit ,  quum  illius  postulatio, 


742 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


si  qua  fuit,  fuit  notorie  violenta ,  et  sic  ex  hoc  capite  nulla.  Praeterea  ipse  non 
solum  fmclu  liujus  postulationis ,  sed  etiam  quovis  alio  minimo  beneficio  in 
Leodiensi  exislenle  inhabilis  atque  incapax  ea  ratione  dinoscitur  esse  ,  quia 
dominus  de  Arenberch,  paterejus,  novissimum  episcopum  jugulavit. 

QuoddictusGuillelmusel  Leodienses,  post  prjtefati  domini  episcopicaedcm, 
eliam  ducales  invaseruut  agros  iiostiliter  atque  occuparunl  castra  et  arces  de 
Phalays  ducatus  Brabantiae  ,  et  de  Durbu  ducatus  Luxemburjriae ,  molieban- 
turque  pejora,  nisi  eis  a  serenissimo  domino  duce  occursum  fuisset,  (jui  non 
solum  agros  suos  strenuissime  tutatus  est  et  praefatas  recepit  arces,  sed  eliam 
oppidaSanctiTrudonis,  Tongris,  Hasselt  et  omniaoppida  incomitatu  Lossensi 
existentia  uuiversumque  ipsum  comitatum  manu  militari  in  siiam  ditionem 
brevi  spatio  redegit. 

Item,  et  quod  nisi  fuisset  spes,  quam  ducalis  celsitudo  liabel  in  divisione 
episcopatus  obtinenda,  praefalum  couiitalum  omuemque  Leodiensem  agrum 
ferro  atque  igné  funditus  evertisset ,  quod  adhuc  non  lam  libenter  quam  ne- 
cessario  sibi  faciendum  erit  pro  suarum  jiatriarum  tutela  et  securiiate,  nisi 
ipsa  divisio  fiât,  cum  nullum  aliud  sibi  relictum  sit  securitatis  remedium  , 
attentis  insolentia  et  recidivatione  Leodiensium,  qui  loties  violalo  jurejurando 
atque  pace  et  religione  contempla,  Brabantiam ,  Limburgiam.  Lucembur- 
giam,  Namurcum  et  Hannoniam  Iiostiliter  aggressi  sunt.  Quareul  provideatur 
indemnilati  principum  subditorumque  suorum,  aut  episcopatus  ipse  est  divi- 
dendus  aut  tota  patria  Leodicnsis  funditus  necessario  deienda. 

Item  quod  haec  divisio  non  solum  proderit  populo  Leodiensi,  verum  etiam 
et  clero  ibi  existenti  propler  fréquentes  ipsius  populi  insolentias  et  in  serenis- 
simam  Burgundiae  domum  injurias  quinqueaut  sex  \icibus  a  qumdecim  annis 
vel  circiler  suorum  bonorum  jacluram  praedamque  passi  sunt,  quac  incom- 
moda eis  obvenire  cessabunt ,  potenlatu  et  insolentia  ipsorum  Leodiensium 
modo  quo  supra  divisis. 

Et  ad  istum  fmem  possunt  allegari  plures  divisiones,  quae  nedum  ex  taoi 
vehementibus  sed  etiam  multo  levioribus  aut  fore  nuliis  aut  saltem  volunta- 
riis  etiam  aevo  nostro  per  apostolicam  sedem  factae  sunl ,  ut  est  videre  in 
episcopatu  Enepiensi  per  ipsum  ponlificem  in  honorem  suae  originis,  et  in 
episcopatu  Caslelensi  ad preces domini  marchionisMonlisferrati  permoderuum 
ponlificem  ereclis ,  et  in  ecclesia  Tolelauensi  in  quinque  diversas  ecclesias 
per  Johannem  xxii  et  in  constilulione  ejusdem  quae  incipit  :  Salvator,  et  in 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


743 


Pictavensi  ecclesia  facla  melropolitica  ,  instante  Carolo  quarto  a  Maguntinensi 
provincia  est  divisa. 

Ultra  i^raemissa  significabitur  pontifici  summo,  quatenus  ista  rebellione 
Leodiensi  per  divisionem  hujusmodi  domata,  speratur  pax  universalis  in  iis 
lerris  per  matrimonium  inler  delphinum  et  nostram  filiam  contrahendum 
secutura,  de  qua  merito  dominus  noster  sanctissimus  gaudebit. 

Item ,  exorabitur  pontifex  ut  sicut  dominia  domini  ducis  jara  sunt  libéra  a 
commendis ,  quod  aliquandiu  scripsit  in  eisdem ,  quod  sua  sanctitas  dignetur 
illa  sic  pura  et  libéra  praeservare  ab  eisdem,  nec  credal  quibuscumque  orato- 
ribus  suis  quascumque  etiam  credentias  habentibus,  si  pro  commendis  novis 
aliquid  persuadcant  suae  sanclilati ,  quum  immobilis  et  constantissima  prin- 
cipis  mens  est  nullatenus  commendas  admiltere  aut  in  pensiones  ex  suis  mo- 
nasteriis  et  beneficiis  solvendas  consenlire  quovis  modo  *. 

«  Faciatis  melius  negocijs  nostris  Johannijs  de  Ennetn...  in  factu  abbatie 
»  sancti  Trudonis  et  in  factu  reservationis  sue,  sicut  cardinalis  noster  Tor- 
»  nacensis  vos  ad  longius  informabit  et  cum  adjutorio  suo  isla  et  omnia  alia 
»  expedielis,  quia  paternitalem  suam  intelligimus  esse  semper,  sicut  hue 
»  usque  fuit ,  principalis  noster  amicus  ,  faulor  et  solicitator  versus  sanctissi- 
»  muni  dominum  nostrum  patrem.  Item  de  factu  audientiarij  nostro  pro  factu 
»  prepositure  Daventryensis ,  quem  etsiam  vobis  recommendamus.  —  Maxi"\ 
»  —  Me  praesens,  Cromme. 

Original  aux  archives  de  l'ancienne  chambre  des  comptes  de 
Flandre ,  à  Lille. 


CIX. 


EVERARDUS    DE  MARCKA  ,     UT    MAMBURNUS   COMITATUS    LOSSENSIS  ,    DIE    2   FEBRUARM    1484 
ANGELINO  DE  HAnAlIA  GONFERT  CANONICATUIH  IN  ECGLESIA  LOSSENSI. 


Nos  Everardus  de  ISlarckain  Arenberch,  Novo-Castro,  Mirwart,  etc.  domi- 
nus ,  Hasbaniae  et  Sancti  Huperti  in  Ardenna  praefectus  haereditarius ,  etc. , 

'  ^uae  «equunlur  et  UDcinis  inclusa  sunl,  propria  manu  scripsit  Maximilianus. 


744 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


vacante  episcopali  sede  ecclesiae  Lcodiensis^  ejusdcm  ac  ducalus  de  Bullione 
iiecnoii  comitalus  Losscnsis  mainburniis  sive  çiibernalor ,  dileclo  nobis  in 
Chrislo  Ancelino  de  Hamalia^  naturali  filio  generosi  domini  quondam  Arnoldi 
de  Hanialia,  canonici  dum  viveret  et  canloris  Leodicnsis^  clerico  Leodiensis 
dioecesis,  salutem  et  dilectionem.  Vitae  et  morum  honestas  aliaque  laudabilia 
probilatis  et  virtutum  mérita,  quibus  apud  nos  fidedignomm  commendaris 
testimonio,  nos  indiicunt  ut  tibi  ad  g^ratiam  reddamurliberales,  teque  favoribus 
proseqiianrïiirgratiosis.  norumigitur  etaliorum  vesirorum  meritonim  intuitu, 
canonicatum  etpraebendam  colleyiatae  et  parochialis  ecclesiae  SancliOdulphi 
oppidi  Lossensis  dioecesis  Leodiensis,  vacantes  ad  praesens  per  mortem  seu 

liberam  resignationemdile?cli  nobis inChristodominiquondamArnoldideSley- 
vordia  presbyteri ,  iiltimi  illorum ,  dum  viveret ,  possessoris ,  extra  romanam 
curiam  et  in  partibus  defuncti,  quorum  collalio,  provisio  et  praesentatio  seu 
alia  quaevis  dispositio ,  vacationis  temporibus  ,  ad  comitem  pro  tempore  Los- 
sensem,  ratione  jurispatronatus  ejusdem  comitalus,  nuncque  ad  nos,  qui  dicti 
comitatus  Lossensis  ratione  mamburnatus  sive  ^ubernii  nostri  et  alias  pro 
tempore  possessores  sumus,  spectare  dinoscuntur,  pleno  jure  et  pertinere  tibi 
contulimus  et  praesentium  ïcnore  conferimus,  cum  juribus  et  pcrtinenliis 
suis  universis,  providemusque  et  in  Dei  nomine  de  eisdem  promillimus  per 
praesentes ,  investientes  te  de  eisdem  canonicalu  et  praebenda  praesentium 
nostrarum  lilierarum  traditione.  Quocirca  vos  venerabiles  et  circumspeclos 
viros  dominos  decanum  et  capitulum  dictae  collegialae  et  parochialis  ecclesiae 
beati  Odulphi  oppidi  Lossensis,  ad  quos  ejusdem  ecclesiae  canonicorura  receptio, 
admissio,  institutio  et  quaevis  alia  dispositio  ratione  ejusdem  ecclesiae  etiam 
spectat  et  pertinet,  ro(;amus  pariter  et  in  Domino  hortanun-,  quatenus  anle- 
dictum  Ancelinum  de  Hamalia  clericum,  tanquam  ad  eosdem  canonicatum  et 
praebendam  obtinendum  habilem  et  idoneum  vel  suum  precuratorem  lepili- 
mum  pro  eo  et  ejus  nomine,  in  et  ad  praelactos  canonicatum  el  praebendam 
antetactae  ecclesiae,  sibi  per  nos,  ut  praefertur,  collatos,  recipiatisetadmitlatis, 
nec  non  in  eorumdem  canonicatuset  praebendaejuriumque  el  pertinentiarum 
ejusdem  corporalem  ,  realem  et  actualem  possessionem ,  ul  moris  est,  ponatis 
et  inducatis,  stallum  sibi  in  choro  et  locum  in  capitulo  ejusdem  ecclesiae  cum 
plenitudine  juris  canonici  assig;nando,  atque  eidem  Ancelino  clerico  vel  suo 
procuratori  iegitimo  pro  eo  et  ejus  nomine  de  fructibus,  redditibus,  proven- 
tibus,  juribus  et  obventionibus  universis  eorumdeiu  canonicatus  et  prae- 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


745 


bendae.  quantum  in  vobis  est,  respondealis  et  ab  aliis,  prout  ad  vos  spectat  et 
pertinet  nostri  ex  parle  responderi  mandetis  el  faciatis,  temporibus  et  locis 
ad  hoc  aplis.  In  cujus  rei  testimonium  ,  praesentes  nostras  litteras  propria 
nostra  manu  si(jnalas  el  subscriptas  exinde  fieri  el  proprii  nostri  sigilli  jus- 
simusel  fecimus  appensione  communiri.  Dalum  et  actum  in  civitate  Leodiensi, 
anno  a  nativilate  Domini  millesimo  quadrin^^entesimo  octuagesimo  quarto, 
indiclione  secunda  ,  mensis  februarii  die  secunda  ,  ponli6catus  sanctissimi  in 
Christo  palris  el  domini  nostri  domini  Sixli ,  divina  providenlia  papae  quarti 
anno  tertio  decimo,  praesentibus  ibidem,  etc. 

archives  de  la  province  de  Liège ,  ret/istre  de  Vancienne  ca- 
thédrale de  S'-Lamhert,  n'  3 ,  f'  350. 


ex. 


PAIX  ET  ACCORD  CONCLUS  A  TOISGRES  ,  ENTRE  JEAN  DE  UORNES  ,  ÉLU  DE  LIEGE,   ET  GUILLAUHE 

DE  LA  MARCK,   LE  22  MAI   1484  ^ 


Johan  de  Bornes,  par  la  grâce  de  Dieu  esleu  confirmé  de  Liège,  duc  de 
Bouillon,  conte  de  Looz ,  à  tous  ceux  qui  ces  présentes  lettres  oront  et  veront 
salut  en  Nostre-Signeur  auteur  de  paix,  d'union  et  concorde.  Comme  despuis 
le  trespas  de  feu  nostre  prédicesseur  messire  Louys  de  Bourbon,  en  son  vi- 
vant évesque  de  Liège ,  par  le  moyen  et  occasion  des  désordes ,  discors  et 
divisions,  qui  régnoient  en  nostre  pais  de  Liège,  duché  de  Bouillon  et  conté 
de  Looz,  la  guerre,  nourrisse  mère  de  tout  mescheiffet  de  toutes  misères  et 
généralement  de  tous  maulx,  fut  suscitée,  et  y  eut  course  et  règne  longue 
espace  de  temps  entre  nous  parens  el  amis  et  adhérens  d'une  part ,  et  nostre 


•  Voyez  Jean  de  Los,  p.  91 ,  cl  Rouille,  l.  II, 
p.  209.  —  Nous  publions  le  texte  de  celte  paix 
d'après  la  copie  de  Waclitendonck  et  le  MS.  de 
la  bibliothèque  de  Tuniversilé  de  Liège.  Van  den 
Berch  dit  avoir  copié  la  pièce  tout  au  long  danS' 
les   registres  des  Chartres  (  Libri  cartarum)  de 


mons'  de  Liège.  Cette  copie  diffère  cependant 
beaucoup  de  celle  qui  se  trouve  dans  le  MS.  de 
Wachtendonck.  Nous  aurons  soin  d'indiquer  les 
diirérences  tlans  les  notes,  et  de  compléter  le 
texte  d'après  les  sources  que  nous  venons  de 
citer. 

94  - 


746 


AlVALECTA  LEODIENSIA. 


très-chier  et  aymé  cousin  messire  Guillaume  de  la  Marche  ,  chevalier,  seigneur 
d'AigremonI,  comme  mambour  de  nostre  église  et  pais  de  Liège,  ses  parcas, 
amis  et  adhérens  d autre  part;  et  nous  meu  de  pilié  et  com|>assions  (|u'a?ons 
eu  sur  les  angoisseuses  calamités  et  morleles  oppressions ,  que  par  la  rigeur 
de  ladite  guerre ,  nostre  pauvre  peuple  supporloit ,  souslenoit  et  enduroit , 
ayons  avec  noslredit  cousin,  par  les  commis  et  députés  d'une  part  et  d'autre  , 
tenus  plusieurs  et  divtrrses  journées,  afin  de  trouver  et  pratticquer  ensemble 
paix  et  amour,  et  mettre  fin  à  ladite  guerre ,  par  laquelle  nosdils  pais  estoient 
en  voye  de  cheoir  en  misérable  ruine  et  destruction  irréparable  ;  et  finalement 
après  plusieurs  communications  et  parlemens  tenus  par  lesdits  commis  et 
députés,  ensemble  ayons  convocqués  et  assemblés  les  trois  estatz  de  nosdits 
pais  en  nostre  ville  de  Tongres  ,  et  illec  venus  et  assemblés,  en  bon  et  compé- 
tent nombre,  le  faict  remonstré  bien  et  au  long,  les  naissances  et  principes 
originaux  de  ladite  guerre,  les  innumérables  misères  qui  en  sourdoicnt,  et 
pour  y  remédier  les  conseils  et  advis  conceus  et  dressés  par  lesdits  commis 
et  députés,  affin  de  parvenir  au  moyen  et  traicté  de  paix  heureuse  et  félice, 
requérans  nosdits  estats  avoir  sur  le  tout  leurs  advises,  conseilles,  conforts  et 
adresses,  par  lesquelles  nous  désirions  et  voulions  nos  afiPaires estrc  addres- 
sées ,  conduyctes  et  réglées. 

Sçavoir  faisons  que,  ouye  et  entendue  la  responce  de  nos  estatz ,  accordans 
uniformément  et  en  tout  à  la  besongne  desdits  commis  et  députés  pour  le 
bien  universele  de  nosdits  pais  et  subjccts ,  ausquels  nous  avons  singulier 
regard  et  pour  i*elever  et  résoudre  nostredit  pauvre  peuple  des  afflictions, 
oppressions,  misères  et  dommaiges  èsquels  il  est  escheut  et  environné  de 
toutes  parties,  aussi  pour  éviter  effusion  de  sang  humain,  par  les  conseils, 
advis  et  meure  délibération  de  nous  très-cheirs  et  Irès-aymés  frères  le  conte 
de  Horne  et  signeur  de  iMonteigny,  nos  parens,  amis  et  adhérens  et  des  trois 
estats  de  nosdits  pais,  avons  passé,  accepté,  conclu  et  accordé,  et  par  ces 
présentes,  passons,  acceptons,  concluons  et  accordons  le  traicté  de  paix 
union  et  concorde  faicte  et  conclus  entre  nosdits  parens,  amis  et  adhérens 
d'autre ,  selon  les  points  et  articles ,  et  par  la  forme  et  manière  que  cy-après 
est  exprimé  et  déclaré. 

1.  Et  premirement,  pour  parvenir  au  traicté  de  paix,  mondit  signeur  de 
Liège  s'employerat  et  mettra  en  tout  devoir  à  réduyre,  par  voye  d'admonition 
et  autre ,  les  chanoines  de  son  église  de  Sa i net- Lambert  ad  ce  qu'ils  se  res- 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


74: 


joindent  ensemble  par  amour  fralernele  et  représentent  un  chapitre  en  l'é- 
glise de  Liège,  comme  de  raison  ils  le  doivent  faire. 

II.  Item  *,  que  maître  Johan  de  Chaisne  ^,  docteur  ens  décretz,  chanoine  de 
ladite  église  Sainct-Lambert ,  messire  Jehan  le  Poulain  ^ ,  chevalier ,  et  Cor- 
beau de  Pousseur,  escuier,  ambassadeurs  détenus  prisoniers  au  chasteau  de 
Huy ,  seront  délivrés  et  mis  hors  de  prison ,  et  leurs  serat  faict  restitution  et 
remboursement  des  deniers  payés  par  eux ,  et  déboursés  avec  leurs  despens 
et  pertes  qu'ils  ont  soustenus  à  l'occasion  de  leur  prinse,  desquels  sommère- 
ment  en  serat  mis  la  somme  desdits  deniers  payés  et  déboursés  avec  lesdits 
despens  et  pertes,  à  prendre  hors  la  somme  grande  qui  se  ceuiilerat  et  rece- 
vrat  des  gabelles  et  impositions  qui  seront  mise  sus ,  pour  avoir  et  recevoir  la 
somme  qu'ils  bailleront  par  déclaration  au  jours  et  termines  qui  seront  advisés 
par  les  députés  et  ceux  que  l'on  ordonnerat  à  faire  l'assiete  desdites  gabelles. 

III.  Item  ,  mondit  signeur  de  Liège  ferat  restituer  à  messire  Guilhaume  de 
la  Marche  la  place  de  Seraing  avec  ses  dépendances,  de  laquelle  il  se  dit  avoir 
esté  exspoliè  estant  en  [)ossession  ;  et  serat  content  icelluy  messire  Guillaume 
d'estre  et  respondre  à  droict  contre  tous  ceux  qui  voudront  clamer  action 
pardevant  tels  juges  qu'il  appartiendrai. 

IV.  Item ,  ledit  messire  Guilhaume  pour  aulcuneraent  le  récompenser  des 
despens  et  missions  qu'il  at  supporté  pour  la  garde  de  la  cité  et  du  pais  à 
l'entour,  aurat  pour  luy  trente  mille  livres  de  quarante  gros,  monnoie  de 
Flandres,  chacune  livre,  dont  il  serat  assuré  comme  il  s'ensuyt  :  c'est  assavoir 
que  la  place  et  terre  de  Franchimont,  ainsi  qu'elle  se  comprend  et  extend, 
laquelle  il  tient  desjà  par  engaigure ,  serat  rachaplée  prestement  en  deniers 
comptans.  Et  ce  fait  lui  serat  derecheff  rendue  icelle  terre  avec  celle  de  Bouil- 
lon, pour  en  jouir  en  tous  proffis,  émolumens  jusques  qu'il  serat  remboursé 
de  ladite  somme  de  xxxvi  mille  livres,  pourveu  que  ledit  messire  Guilhaume 
baillerat  ses  lettres,  soub  son  scel  et  caution  suffissante,  de  rendre  à  mondit 
seigneur  de  Liège  lesdits  places  et  terres,  incontinent  après  ledit  rembourse- 
ment. Et  messire  Frédéric  de  Hornes,  chevalier,  S»^  de  Montegny ,  aussi  pour 
récompense  des  despens,  mises  et  charges  qu'il  at  supporté  et  suslenu,  pour 
causes  des  gens  de  guerre  qu'il  lui  at  convenu  mettre  sus  et  entretenir  à  ses 
très-grands  despens ,  tant  en  l'année  passée  comme  depuis ,  pour  tousjours 


•  Ici  commence  la  copie  du  manuscrit  de  l'u- 
DÎversilé  de  Liège. 


2  Alias,  de  Cheneux. 

3  Alias  ,  le  PoUain. 


748 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


prëserver  ladite  cilé  et  pais  de  Liéjje  de  ruine  et  destruction,  comme  aulcuns 
l'avoient  délibéré  et  conclu  de  faire,  aurat  xxiiii  mille  livres  dudit  pris,  qui 
sont  ensemble  iesdites  trois  sommes,  soixante  mil  livres,  dont  ledit  messire 
(Guillaume,  oultre  et  pardesseur  la  seureté  desseurdite,  et  ledit  messire  Fédé- 
rick,  ensemble  auront  lettres  de  mons'  de  Liège,  de  mess"  de  chapitre  de 
ladite  é{;lise  de  S^-Lambert ,  les  seels  des  villes  de  Liège ,  de  Iluy ,  de  Tongres, 
de  S'-Trond,  de  Hasselt,  d'Eyck,  Slockem  et  autres  bonnes  villes  dudit  pais; 
pour  lesquelles  lettres  et  seels  seront  obligés  les  susdits  de  payer  ladite  somme 
de  Ix  mille  livres  endedens  les  jours  et  termes  qui  seront  advisez  et  dont  Ies- 
dites obligations  feront  mention  en  la  meilleure  forme  que  faire  se  pouidrat. 
V.  Item,  ledit  Jehan  de  La  Marck,  fil  dudit  messire  Guillaume,  sera  por- 
véius  en  bénéfices  jusques  à  mil  livres  par  an,  quant  le  cas  y  eskéra ,  ou  de 
plus  grande  somme,  se  le  bénéfice  ou  bénéfices  dont  il  serat  pourveu ,  le 
donnent  ou  valent  ^ 


*  Au  lieu  de  cet  article  on  lit  dans  le  manus- 
crit de  Wachtcndonck  ,  ce  qui  suit  : 

«  Item,  messire  Frederick  de  Homes,  cheva- 
lier, signeur  de  Montigny,  aussi  pour  le  récom- 
penser des  despeiis  mis  et  charges  qu'il  al  sup- 
portés et  soustenus  pour  puursuyvre  la  confirma- 
tion de  Téleclion  de  mondit  signeur  de  Liège  , 
tant  à  Rome  qu'aultre  part,  et  pour  défendre 
par  tous  moyens  ,  que  luy  ont  esté  possible ,  la 
rémission  et  translation  de  l'église  de  Liège,  à 
quoy  plusieurs  conlendoient  et  s'efforooient  le 
faire  ,  serat  récompensé  et  remboursé  par  mondit 
signeur  de  Liège  ,  de  la  somme  de  vingt-qnattre 
mille  livres,  dudit  pris,  dont  mondit  signeur  de 
Liège  et  messigneurs  du  chapitre  de  ladite  église 
de  sainct-Lambert,  avec  les  cité  de  Liège  et  villes 
de  Huy ,  de  Tongres,  de  Sainctron  ,  de  Ilassell , 
d'Eycke,  de  Stockhem  et  aultres  bonnes  villes 
dudit  pays,  luy  donneront  leurs  seels,  et  pour 
icieux  seront  obligés  de  luy  payer  ladite  somme 
de  vingl-quatlre  mille  livres  dedens  les  jours  et 
termes  qui  seront  advisés ,  et  dont  Iesdites  obli- 
gations feront  mention  ,  en  la  railleur  forme  que 
faire  se  pourat. 

Item  ,  Johan  de  la  Marche,  fils  dudit  messire 


Guilhaumc  ,  serat  pourveu  en  bénéfices  jusques 
à  mille  livres  par  an ,  quand  le  cas  y  eschèrat , 
ou  de  plus  grande  somme,  si  le  bénéfice  ou  bé- 
néfices, dont  il  serat  pourveu  le  donnent  ou 
valent.  Et  aurai  siex  mille  livres  dudit  pris,  en 
récompense  de»  despens  qu'il  at  faict;  lesquels 
siex  mille  livres  seront  payés  prestement  avec  les 
cincq  mille  livres  ou  autre  tele  somme  que  con- 
tienent  les  lettres  de  la  gagière,  que  ledit  messire 
Guilhaume  avait  par  avant  sur  Franchimont. 
Pour  laquelle  somme  de  onze  mille  livres,  ledit 
messire  Guilhaume  tiendrai  Stockhem  ,  tant  qu'il 
en  sera  payé. 

Item,  tant  ce  qu'ai  esté  levé  par  ledit  messire 
.Guilhaume,  ses  officiers  ou  commis,  des  de- 
niers appartenans  à  la  table  épiscopale ,  quels 
qu'elles  soyent,  en  domaine  ou  autrement,  et 
pareillement  pour  ceux  de  l'église  demeureront 
receu  ,  pourveu  qu'il  eu  appert  deulemenl  sans 
fraude.  Et  tous  cas  ,  excès  ,  délicls  criminaux  et 
autres  perpétrés  en  son  temps  et  gouvernemenl 
de  ladite  mambournie ,  pardonnes  et  remis  par 
luy  comme  mambour ,  demeureront  pardonnes  . 
moyennaot  qu'il  en  appert  de  la  rémission  et  par- 
don. • 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


749 


VI.  Item ,  que  les  chincques  eschevins  de  Liège  et  tous  offices  à  vie,  donnés 
par  ledit  messire  Guillaume  coiTïme  mambour  ou  par  son  lieutenant,  demeu- 
reront donnés,  réservez  ceulx  qu'il  at  donné  à  Huy,  desquelz  en  la  faveur  et 
pour  Tamour  de  mondit  S'"  de  Monligny ,  il  s'en  est  déporté  de  son  greit,  sans 
préjudice  de  droict  de  la  mambournie  da  Liège,  mais  s'il  plaist  à  mondit 
S»"  de  Liège  bailler  ausdits  chincques  eschevins  de  Liège  et  autres,  nouvelles 
commissions,  sans  faire aulcune  mention  du  don  fait  par  mess^  Guillaume,  faire 
le  pouidrat ,  par  la  forme  que  les  gens  du  conseil  des  duc  d'Austrice  et  de 
Julliers  ont  advisè.  C'est  assavoir  qu'en  faveur  d'eulx  et  à  leur  requesle  , 
mondit  S""  de  Liège  pourvoirat  ausdits  offices  par  les  personnes  y  commises 
par  ledit  messire  Guilheame. 

VII.  Item  ,  mondit  S''  de  Liège  pourat  pourveoir  des  offices,  estans  à  rap- 
j)el,  à  tel  personnes  qu'il  lui  plairat,  pourveu  que  les  derniers  qu'auront 
estez  baillez  audit  mess*''  Guillaume  en  prest  pour  iceulx  offices  seront  rendus 
à  ceulx  qui  les  auront  déboursez  et  prestez ,  lesquels  deniers  montent  à  la 
somme  de  sept  ou  huit  mil  livres  et  non  au-dessus,  et  demeureront  en  leurs 
offices  tant  et  Jusques  à  ce  que  plain  remboursement  leur  serat  faict  de  leurs- 
dits  prestes. 

VIII.  Item  .  touchant  les  xii'^  livres  ^  procédantes  de  feu  Henry  Grégoire 
que  l'on  dist  estre  prestées  sur  ladite  terre  de  Franchimont,  le  rembourse- 
ment s'en  ferai  par  l'ad vis  de  mons'  de  Liège ,  de  son  conseil  et  des  estas  dudit 
pais. 

IX.  Item  ,  tous  cas  commis  par  faict  de  guerre,  roberies,  pilleries,  courses 
et  autres  exploicls  de  guerre,  fait  de  l'une  partie  contre  l'autre  tant  par  gens 
d'église  qu'autrement,  seront  pardonnez  et  abolis,  réservées  les  propriétez  et 
Ireffons  des  héritaiges  ausquelles  chascun  retournerat  tant  d'ung  costé  comme 
d'autre ,  et  à  tous  ses  autres  biens  quels  qu'ils  soient ,  en  Testât  tel  qu'il  les 
trouverai,  sans  ce  que  jamais  pour  Iesdites  pilleries,  roberies  ou  autres  entre- 
prises, faictes  jusques  au  jour  de  la  présente  paix  ,  en  quelque  manière  que 
ce  soit,  Ton  en  puist  faire  poursieute  ou  question  aulcune  pardevant  juge 
ecclèsiasticque  ou  autre  quel  qu'il  soil^. 

X.  Item  ,  et  sans  préjudice  dudit  article,  pour  le  bien  de  ladite  paix  et  pour 


'  Douze  cent  mille  livres^  dans  le  MS.  de  Wach-  ^  Cet  article  et  le  suivant  sont  placés  plus  bas 

lendouck.  dans  la  copie  de  Wachlendonck. 


750 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


751 


certaines  considérations,  monditS'  de  Liège,  en  tant  qu'en  lui  est,  consen- 
lirat  que  messire  Evrard  de  la  Marck  porrat  rachapter  la  place  et  terre  de 
Sedan  •,  acquise  f)ar  feu  Adam  de  Clermont  endedans  demi-an  prochain,  ou 
tellement  asseurer  ceulx  à  cui  il  appartiendrat,  que  par  raison  il  debveront 

estre  contens. 

XI.  Item,  incontinent  ladite  paix  conclue,  mondit  S'  de  Liège  et  ledit 
messire  Guillaume  se  feront  quicles  de  toutles  leurs  gens  de  guerre  et  les  fe- 
ront wuider  hors  dudil  pays  de  Liège,  à  la  moindre  folle  ^  du  peuple  que 

faire  se  pourrai. 

XIL  Item  ,  tout  ce  que  par  ladite  guerre  a  esté  appali  ',  tant  d'ung  costé 
comme  d'autre,  et  dont  pour  aulcunes  sommes  prisonniers  ou  ostagiers  sont 
desjà  détenus,  se  payerat  et  acquitera  envers  ceulx  à  cui  ont  lesdits  prison- 
niers et  hoslagiers,  sans  que  nul  se  puist  aidier  de  cesle  dite  paix  au  con- 
traire. 

XIH.  Item,  messire  Robert  de  La  Marck,  chevalier,  S'  de  Sedain ,  pour 
récompense  de  la  garde ,  et  pour  la  réparation  faicle  par  lui  à  la  place  de 
Bouillon,  aurai  la  somme  de  huict  mille  livres  dudil  pris,  qu  il  dicl  lui  avoir 
esté  aflPermé  par  *  ses  gens  et  officiers,  esté  payé  à  certain  jour  qui  serai  advisé. 
El  au  regard  de  la  demande  qu'il  faicl  de  ses  inlérests,  despens  el  dommaiges, 
sustenus  à  l'occasion  de  la  guerre,  el  emprisonnement  de  son  corps,  il  s'en 
est  rapporté  à  l'appoinctement  de  bonnes  gens  qui  cognoisseront  son  cas ,  et 
à  ce  que  mondit  S»^  de  Liège,  sondit  conseil  el  les  esUls  y  vouidront  avoir 
regard  pour  lui  contenter,  ainsi  que  de  raison  et  par  le  contentement  qu'il 
en  aurai,  rendrai  ladite  place  à  mondit  S^  de  Liège ,  qui  le  ferai  ac(|uiler  de 
son  seriment  envers  ledit  chapitre  de  S*-Lambert. 

XIV.  Item  ,  el  au  regard  de  messire  Robert  de  la  Marcke  le  joesne  ,  pour 
le  réparations  ,  dommaiges  el  despens  qu'il  aurai  souslenus  à  la  garde  de 
Stochem ,  en  serai  faicl  selon  ce  qu'il  en  apperral  deuemenl  par  l'ordonnance 
et  délibération  de  mondit  S"*  de  Liège,  sondit  conseil  el  desdits  estais. 

XV.  Item,  que  d'ors  en  avant  ceulx  qu'auront  les  places,  chasteaux  ou 
Yilles,  el  les  tiendront  par  gaigière,  ne  feront  aulcunes  réparations  sur  les- 
diles  places ,  sans  en  avoir  exprès  mandement  de  mondit  S"^  de  Liège,  lesquelles 


'  Seuvt ,  dans  le  MS.  cité. 

-  Folle  ou  foulle  ,  oppression  ,  surcharge. 


'  Appaiiet ,  dans  le  MS.  de  Wachlendonck. 
^  Pour,  ibidem. 


places  lui  seront  rendues ,  en  les  acquittant  des  deniers  desdites  gaigières  el 
de  celles  sommes  que  concluront  les  lettres  sur  icelles  faictes  sans  faire  aulcuii 
remboursement  d'aulcunes  réparations  faictes  depuis  cesledite  paix  ,  selles 
n'esloyent  faictes  par  son  sceu  el  commandement  exprès ,  dont  il  apparral  par 
lettres  el  autre  suffissammenl. 

XVI.  I  tem,  à  l'entrée  que  mondit  S""  en  sa  cité  de  Liège  ferai,  ferai  le  seriment 
accoustumé  comme  ses  prédécesseurs  esleus  et  confirmez  de  Liège  ,  et  se  ferai 
accompaigner  par  ledit  messire  Guillaume ,  pour  le  servir  à  ladite  entrée  el 
lui  faire  tel  service  comme  vassal  et  subjecl  est  tenu  de  faire  ;  el  *  mondit  S""  de 
Liège  le  traicteral  comme  son  parent,  vassal  el  subjecl. 

XVII.  Item,  les  choeses ainsi  faictes,  les  villes,  fortresses  et  places  seront 
mises  es  mains  el  obéissance  de  mondit  S""  de  Liège,  réservé  celles  qui  sont 
baillées  en  gaigière ,  lesquelles  demeureront  es  mains  de  ceulx  qui  les  tien- 
nent ,  jusques  à  ce  qu'elles  seront  acquilèes  desdites  gaigières  ^. 

XVIII.  Ilem ,  mondit  S»"  de  Liège  contentera  mons*"  le  comte  de  Bornes, 
avec  ceulx  qui  se  sont  entremis  à  faire  cesle  paix,  el  avec  ceulx  seront  comprins 
les  gens  du  conseil  desdilsdeux  ducs,  messire  Everard  de  la  Marck  et  autres 
de  la  partie  dudil  messire  Guillaume,  et  le  loul  serai  mis  en  une  somme  pour 
l'asseoir  avec  la  grande. 

XIX.  Item,  ïilman  d'Heur  serai  restitué  en  son  eschevinaige  de  Liège, 
que  al  occupé  jusques  à  ors  Gilles  de  Huy ,  qui  en  serai  déporté  ^. 

XX.  Item  ,  tout  ce  qu'ai  esté  levé  par  ledit  messire  Guillaume,  ses  officiers 
ou  commis  des  deniers  aparlenans  à  la  table  episcopale,  quels  qu'ils  soyenl, 
en  domaine  ou  autre  ,  et  pareillement  de  ceulx  de  l'église ,  qui  peut  monter 
environ  300  livres,  demeureront  receus,  pourveu  qu'il  eu  appert  deuemenl 
el  sans  fraude  *. 

XXI.  Ilem  ,  les  questions  et  différents,  procédans  pour  prisonniers  ou  bu- 
tin d'un  coslè  ou  d'autre  qui  ne  sont  encor  décidez  ou  seront  au  jour  de  cesle- 
dite paix ,  se  poronl  vuider  et  décider,  après  ladite  paix  conclue ,  pardevanl 
les  juges  qui  seront  ordonnez  par  mondit  S""  de  Liège  el  ledit  messire  Guil- 

»  Et  iemblablement ,  dans  le  MS.  cité.  ^  Dépote  ,  dans  le  MS.  cité. 

2  Après  cet  arlicle ,  on  lit  dans  le  MS.  cilé  :  *  Cet  arlicle  el  le  suivant  sont   placés  plus 

■  Ilem,  mondit  signeur  de  Liège  accorderai  que  loin  dans  le  MS.  cilé.  Après  cet  article  XX,  suit 

les  deniers  promis  par  les  députez  des  estais  du-  Tarlicle  I. 
dit  pays  seront  payés.  » 


T:yl 


ANALECTA  LEODÏENSIA. 


ïaume  ,  au  profFit  de  cellui  ou  ceulx  qu'il  appartiendrai,  sans  ce  que  nul  des 
parties  se  puissent  aider  du  contenu  en  ladite  paix  ^ 

XXII.  Item,  mondit  S"^  de  Liège,  cçulx  qui  seelleront  la  paix  et  pareille- 
ment les  Irois  eslats  dudit  paix  de  Liège ,  prometteroul  d'aider  à  deffendre  et 
garder  de  force  ledil  messire  Guillaume ,  ses  frères  etadhèrens  avec  leurs  ser- 
viteurs, audit  pays  de  Liège,  pour  tous  cas  advenus  et  passés. 

XXIII.  Item ,  sur  ce  (|ue  ledit  messire  Guillaume  al  fait  remonslrer  à  mon- 
dit S'  de  Liège,  que  pour  la  garde  de  la  place  de  Bouillon  la  revenue  et  rentes 
d'icelles  ne  sont  suffisantes  pour  furnir  tous  despens  et  missions,  requérant 
pour  ce  avoir  de  mondit  S^  de  Liège  aulcune  provision  « ,  pour  supporter  les- 
dils  fraix,  despens  et  missions,  icellui  messire  Guillaume  serai  content  d'en 
attendre  telle  ordonnance  ou  appoinclement  que  lui  et  mondit  S»^  de  Monligny 
en  appoincteront  ensemble. 

XXIV.  Item  ,  et  s'il  advenoit  que  Ion  voulsisl  invader  et  porter  dommaige 
ou  courir  sus  par  voie  de  faict  audit  messire  Guilleame,  ses  parens,  adhèrens 
et  lenans  son  parti  jusques  au  jour  de  cesle  paix  ,  mondit  S'  de  Liège  et  les 
estais  de  sondil  pays  seront  tenus  de  les  aider  et  deflFendre  dedans  et  dehors 
ledil  pays,  pourveu  que  la  cause  de  l'invasion  procéderai  pour  la  guerre  dont 
cesle  paix  procède,  et  qu'il  leur  en  soit  apparu ,  ensuivant  le  contenu  du  22« 
article  ci-dessus. 

XXV.  Item,  et  se  mondit  S^  de  Liège  al  fait  quelque  alliance  avec  quel- 
concque  prince  que  ce  soit  ^  ,  i!  scj  at  tenu  de  y  renoncier ,  et  ne  se  pourat 
allier  d'ors  en  avant  à  quelconcque  prince  ou  pays  que  ce  soit,  sans  le  con- 
sentement desdits  estais. 

XXVI.  Item,  le  jugement  rendu  contre  ledit  messire  Guilleame,  ses  ser- 
viteurs et  adhèrans,  sans  y  estre  ouy  en  leurs  deffenses,  jaçois  ce  que  les  trois 
estais  du  pays  eussent  passé  et  accordé  conjunclemenl  qu'il  le  fust  *,  serai 
tenu  et  réputé  à  tousjours  de  non-valleur  \  El  demeureront  les  eschevins 

»  Apre»  celarticle  il  s'en  trouve  encore  un  aiilre  mewire  Guilhaume  comme   des  autres  oflBcierê 

dans  le  MS.  cité  :  •  Item,  et  quant  est  de  mettre  dudit  pais.  • 
hors  dudit  pays  les  {jens  de  guerre ,  et  eo  estre  -  Pension  ,  dans  le  MS.  cité, 

quicte,  conviendrai ,  pour  le  payement  d'icieux  ,  3  Le  MS.  cité  porte  :  aree  quelque  prince,  #t- 

trouver    façon    d'avoir    argent    comptant    par  gneur ,  cité  ou  bonne  ville  que  ce  soit. 
preste,   lequel    ce  pourat    trouver   sur  les  ga-  <  Ç>*'H*  le  fussent  estes  ,ihiàem. 

belles  ou  aultremenl,  à  la  moindre  charge  du  pays  *  De  nulle  vaillance  ,  ibidem, 

que  laire  pourat ,  par  l'aide  et  conlort ,  tant  de 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


753 


qui  prononchèrenl  ledit  jugement  pour  ladite  raison  hors  et  suspendus  de 
leurs  sièges,  ausquels  ne  pouront  jamais  rentrer,  sans  avoir  le  consentement 
de  mondit  S»"  de  Liège ,  dudit  messire  Guilleame  ou  de  son  ayant-cause,  con- 
junclemenl. 

XXVII.  Item ,  el  louchant  le  bannissement  qu'at  esté  faict  contre  la  per- 
sonne de  Rocha  et  se»  complices ,  nonobstant  quelque  choese  qui  en  ayet  esté 
faicle,  seront  abolis  à  lousjours  et  à  jamais  ^ 

XXVIII.  Item,  par  cesle  paix  ^  les  discords  survenus  entre  monseig»"  le 
comte  de  Hornes  et  messire  Ghys  de  Kanne,  seront  soppis  et  abolis  du  tout, 
sans  porter  préjudice  aux  deniers  promis  audit  Ghys  par  les  subjects  de 
mondit  S»"  le  comte  ,  lesquels  le  payeront ,  nonobslanle  cestedile  paix. 

XXIX.  Ilem,  et  en  cas  que  mondit  seig''  de  Liège  et  ledit  messire  Guilleame 
seront  d'accord,  icellui  messire  Guilleame,  ses  frères  et  autres  leurs  adhè- 
rans, ayans  puissance  en  cesle  matière,  prometleront  d'aider  et  tenir  la  main 
ad  ce  que  mondit  S""  treuve  les  deniers  nécessaires  sur  sondil  pays ,  soit  par 
moyen  de  taille,  de  gabelle,  ou  autre  imposition,  et  ainsi  que  serai  advisé 
par  eulx ,  au  plus  grand  proffit  el  la  moindre  foulle  dudit  pays  ^. 

XXX.  Item,  et  afin  que  lesdit  articles  de  paix  el  appointements  soyent 
fermement,  constamment  et  inviolablement  tenus,  mondit  signeur  de  Liépe 
pour  sa  part ,  et  ledit  messire  Guillaume  pour  la  sienne,  s'obligeront  solem- 
nellemenl,  et  prometleront  par  leur  foid,  créance  et  sériment,  et  sur  leurs 
honneurs,  mesmement  mondit  signeur  de  Liège  prometleral  en  parolle  de 
prince ,  sur  peine  mise  el  habandonne  de  cent  mille  florins  de  Rhin  de  pris 
telle  que  dessus  ,  de  tenir ,  garder  et  entretenir,  accomplir  les  poincts  et  ar- 
ticles de  ladite  paix ,  en  la  manière  qu'il  est  cy-dessus  contenu. 

XXXI.  Item,  el  laquelle  paine  mise  et  abandone  de  cent  mille  florins, 
tels  que  dit  sont ,  en  cas  qu'elle  seroit  commise ,  ou  encourrue  par  l'un  d'i- 
cieux signeurs  ,  que  Dieu  ne  veuille  permettre  ne  souffrir ,  serai  appliquée 
el  convertie  au  droict ,  proufit  el  utilité  de  Irès-révérend  père  en  Dieu  mon- 

*  Pierre  Rocha  ,  bailli  du  Condroz  et  l'un  des  2  j){fg  pg^j. .  jap^  |g  ]i||g  çjj^^ 

principaux  partisans  de  la  famille  de  la  Marck  ,  3  Après  c«t  article  suivent ,  dans  la  copie  de 

est  nommé  ailleurs  Roxha ,  Hochut,  Rockar  Roec-  Wachtendonck  ,  l'article  3  ci-dessus ,  par  lequel 

quaer,  Roechaer  et  Rouchart.  Jean  de  Los  en  le  château  de  Seraing  avec  ses  dépendances  est 

parle  dans  sa  chronique,  p.   77  et  93.  Voyez  restituée  Guillaume  «l'Arenberg,  ainsi  que  les 

aussi  Polain  ,  Recils  hist.  sur  l'ancien  pays  de  articles  9  et  10.  La  suite  du  texte  du  Iraité  est 

liège,  pag.  195.  entièrement  extrait  du  MS.  de  Wachtendonck. 

95 


754 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


755 


signeur  Tarchevesque  de  Couloiijjno,  et  très-haut  et  puissant  si^jneur  le  duc 
de  Juliers^  ensemble  pour  la  moitié  part  de  ladite  peyne,  montant  cinc- 
quante  mille  florins  d'or  de  ladite  pris  ;  et  l'autre  moitié  de  la  semblable 
somme  serat  convertie  au  prouBt  de  celle  desdiles  parties  laquelle  entretien- 
drat  ladite  paix. 

XXXII.  Item,  et  pour  l'exécution  desdites  peynes  et  mise,  laquelle  ne  se 
pourat  faire  sans  la  porsuylte  et  plaincte  de  celle  desdites  parties,  qui  entre- 
tiendrat  ladite  paix,  à  l'encontre  de  celluy  qui  la  romperal  et  infraindrat, 
icieux  signeursse  submettront,  c'est  à  sçavoir,  mondit  seigneur  de  Liège,  à 
la  jurisdiction ,  correction  et  contraincte  de  mondit  signeur  de  Coulongne  ;  et 
ledit  messire  Guillaume  à  la  jurisdiction  ,  correction  et  contraincte  de  mondit 
segneur  de  Juliers  :  lesquels  par  vertu  de  ladite  submission  pouront  procéder 
à  rencontre  de  celluy  desdits  signeurs  qui  contreviendrat  à  ladite  paix,  en 
saisissant  et  appréhendant  réellement  et  de  faict  les  biens  meubles  et  immeu- 
bles dudit  infracteur,  jusques  à  l'accomplissement  de  ladite  peyne  et  mise  ;  à 
laquelle  exécution  faire  ,  les  trois  estatz  dudit  pays  de  Liège  seront  tenus  don- 
ner ayde ,  confort  et  touîe  assistance  possible. 

Toutes  lesquelles  choeses ,  ainsi  et  par  la  manière  que  cy-dessus  est  exprimé 
et  déclaré  ,  nous  Jehan  de  Hornes  ,  eslu  confirmé,  dessus  nommé,  avons  pro- 
mis de  garder,  fournir  et  accomplir,  de  poinct  en  poinct,  inviolablement,  sans 
jamais  faire,  dire  ou  aller  encontre,  directement  ou  indirectement.  Et  par 
ces  présentes  le  promettons  et  avons  en  couvent,  sur  les  peynes  et  aban- 
dons, tels  que  ledit  Iraicté  de  paix  et  appoinctement  le  contiennent .  en  nous 
submettant  à  la  jurisdiction  ,  correction  et  contrainte  de  très-révérend  père 
en  Dieu  l'archevesque  de  Coulongne,  notre  père  et  métropolitain.  Et  quant  à 
ce,  renunçons  à  tous  privilèges,  franchises,  libertés,  exemptions,  status, 
ordonnances  et  exceptions  quelconcques  de  droict  canon  et  civil ,  que  nous 
pourroient  ayder  et  patrociner ,  en  venant ,  faisant ,  disant  ou  allant  à  l'en- 
contre et  au  préjudice  de  ceste  notre  obligation ,  promesse  et  submission  ;  et 
au  droict  disant  générale  renunciation  ne  valoir  si  la  spéciale  ne  [)recede.  En 
tesmonaige  desquelles  choeses  nous  avons  faict  mettre  et  appendre  notre  scel 
armoyé  de  nos  armes  à  ces  présentes  lettres. 

Et  je  Guillaume  de  la  Marche,  chevalier,  signeur  d'Aigremont,  pour  le 
temps  mambour  des  églises  et  pays  de  Liège ,  duché  de  Bouillon  et  conté  de 
Looz,  ayant  pour  les  regards  et  considérations,  teles  que  cy-dessus  sont  expri- 


mées, lesdits  traiclé  de  paix,  union  et  concorde  pour  agréables,  ay  promis 
par  l'appension  de  mon  scel  armoyé  de  mes  armes  à  ces  présentes,  promette  en 
parolle  de  noble  homme,  sur  les  peynes  introduictes  et  conclues  cy-dessus 
audit  traicté  de  paix,  de  tenir,  garder  et  accomplir  tous  les  poincts  et  arti- 
cles y  contenus,  sans  jamais  par  moy  faire  ne  aller  au  contraire ,  en  appert  ne 
en  couvert,  directement  ne  indirectement;  et  me  submet  quant  à  ce  à  la  ju- 
risdicJion  et  correction  ou  contraincte  desdits  signeurs  de  Coulongne  et  de  Ju- 
liers, en  leur  donnant  authorité,  puissance  et  faculté,  de  procéder  et  faire 
procéder  à  l'encontre  de  moy,  par  toutes  les  voyes  de  justice,  pour  l'accom- 
plissement et  furnissement  des  peynes  et  mises,  tels  qu'ils  sont  èsdits  traiclés 
de  paix ,  en  cas  que  de  ma  part  aucune  choese  dudit  traicté  seroit  infraincte 
ou  rompue  au  préjudice  d'icelle.  Et  quant  à  ce,  ay  renuncé  et  renunce  à 
tous  privilèges,  franchises,  libertés,  exemptions  et  exceptions  quelconcques, 
tant  de  droict  canon  que  civil,  dont  je  me  pouroye  garantir  et  ayder,  pour 
dire ,  faire  ou  aller  à  l'encontre  de  ceste  mienne  obligation  ,  promesse  el  sub- 
mission. 

Et  nous  les  trois  estatz  et  membres  des  pays  de  Liège  et  de  Looz ,  cognois- 
sant  le  grand  bien,  commodité  et  proufit,  qu'il  peut  avenir  et  aviendrat  de 
l'entretènement,  accomplissement  dudit  traiclé  de  paix,  à  la  conclusion  et 
clause  de  laquelle  nous  avons  estes  huchiès  *  et  appelles ,  et  de  notre  sceu  et 
consentement  at  esté  passée,  agréé,  conclue  et  accordée  par  la  manière  cy- 
dessus  exprimée  et  couchée;  promettant  de  notre  part  de  tenir  fermement 
et  accomplir  tous  les  poincls  et  articles,  en  la  forme  et  manière  que  cy-dessus 
sont  déclarées,  sur  les  peynes,  mises  et  habandons  qu'y  sont  apposés.  Avons 
en  ratifiant  notredit  consentement  et  tesmonaige  de  tout  ce  que  cy-dessus 
est  dit  et  escript ,  à  sçavoir  est ,  nous  doyen  et  chapitre  de  l'église  de  Liège , 
pour  le  membre  de  l'église  de  Liège  :  nous  Guillaume  de  Horion ,  signeur 
d'Oley,  de  Gransaxhe,  etc.,  Raes  de  Gudegoven ,  signeur  de  Gorsen,  de  Ha- 
neflF,  etc.,  Guillaume  de  Doubelstein,  signeur  de  Haren,  chevaliers,  et  Guil- 
leaume  d'Emptine,  signeur  de  Hermalle,  escuier,  pour  nous  et  pour  les 
autres  du  membre  de  la  noblesse,  chacun  son  propre  scel  armoyé  de  ses 
armes;  et  nous  les  maîtres,  jurés,  conseil  et  université  de  la  cité  de  Liège 
et  des  villes  de  Huy,  de  Dinant,  de  Tongres ,  de  Sainctron ,  de  Fosse  et  de 

*  Huchicr  (en  bas  latin  huceiare) ,  appeler,  ciler ,  assigner. 


/ 


756 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


757 


Thuin,  de  Covin,  de  Looz,  de  Hasselt,  de  Herck,  d'Eyck,  de  Breede.  de 
Blyse  • ,  de  Beringhen ,  de  Stockhem ,  pour  le  membre  du  comun ,  les  sceU 
desdites  cité  et  bonnes  villes  mis  et  faict  mettre  à  ces  présentes. 

Et  nous,  Engelbert  de  Nassawe,  signeur  de  Vianen ,  de  Breda  ,  etc. ,  Vin- 
cent, conte  de  Meurs,  de  Zaervverden ,  et  Philippe,  conte  de  Wernenburg, 
de  Nuwenaer,  signeur  de  Fassemberg,  etc.,  requis  de  noz  cousins  révérend 
père  en  Dieu ,  Jehan  de  Hornes ,  esleu  confermé  de  Liège ,  messire  Guillaume 
de  la  Marche,  leurs  parens  et  amis,  et  les  nostres,  pour  les  mesmes  considé- 
rations ,  meus  et  enclins  au  grand  bien  sourdant  de  la  paix ,  avons  pour  l'en- 
tretènement  et  accomplissement  d'icelle  en  tous  ses  poincts  et  articles,  et 
soubs  les  obligations  des  peynes ,  mises  et  habandons  y  couchés  et  apposés , 
faict  mettre  et  appendre  à  ces  présentes  noz  seels  armoyés  de  nos  armes ,  en 
approbation  et  tesmonaige  de  la  vérité. 

Et  nous  Jacques,  conte  de  Hornes,  et  Frédéric  de  Hornes,  chevalier, 
signeur  de  Montigny,  désirans  ledit  traicté  de  paix  sortyr  son  plain  effect, 
pour  le  comodieux  et  proufitables  fruycts  qui  s'ensuyvrat  à  la  ressource  et 
relièvemenl  du  pauvre  peuple,  avons  à  la  requeste  de  révérend  père  en  Dieu, 
haut  et  puissant  prince  et  notre  très-chère  frère,  pour  entretenir  et  garder 
ladite  paix  en  tous  ses  points  et  articles,  sur  les  peynes,  mises  et  habandons, 
tels  qu'en  ladite  paix  sont  déclarés  et  couchés ,  en  tesmonaige  et  approbation 
de  vérité ,  chacun  de  nous  faict  appendre  à  ces  présentes  nos  seaux  armoyés 
de  nos  armes. 

Et  nous,  Everardde  la  Marche,  attain  et  touché  de  la  poincte  de  compas- 
sion et  pitié  qu  avons  eu  sur  la  douloureuse  oppression  et  lamentable  affliction 
du  peuple  de  Liège,  désirant  sa  ressouce  et  reliévement ,  et  complaire  à  nostre 
très-chère  frère,  messire  Guillaume  de  la  Marche,  qui  touché  de  mesme 
poincture,  nous  at  prié  et  requis  pour  laccomplissement  de  ladite  paix  et 
tous  ses  poincts  et  articles,  et  sous  l'obligation  des  peynes,  mises  et  haban- 
dons, dont  ladite  paix  fait  mention  ,  avons  ^,  pour  tesmonaige  et  approbation 
de  vérité,  chacun  de  nos  seels  armoyés  de  nos  armes. 

Ce  fut  faict,  passé  et  conclu  et  accordé  en  laditte  bonne  ville  de  Tongre , 
où  lesdits  princes  et  leursdits  amis  et  adhérens ,  avec  les  trois  estatz  dudit  pays 
de  Liège ,  duché  de  Bouillon  et  conté  de  Looz  furent  assemblés  le  vingt-deu- 


sième  jour  du  mois  de  may,  Tan  rail  quatlre  cent   quattre- vingt  et  quat- 
tre  K 

MS.  de  la  bibl.  île  l'univ.  de  Liège ,  n"  188 ,  fol.  279 ,  et 
MS.  de  TFachtendonck ,  de  la  bibl.  royale  de  Bruxelles. 


CXI. 


LETTRES  DE  l'aRCHIDUC  MAXIMILIEN  ET  DE  PHILIPPE  SON  FILS,  DU  15  SEPTEMBRE  1484, 
POUR  CONTRAINDRE  LES  ÉTATS  DE  LIÈGE  A  PAYER  A  PHILIPPE  DE  CLÈVES  LA  SOMME  DE 
TRENTE  MILLE  LIVRES  ^. 


Maximilian  et  Philippe,  par  la  grâce  de  Dieu  ,  archiducs  d'Autriche  ,  duc  de 
Bourgongne,  deLothier,  de  Brabant,  de  Lembourg,  de  Luxembourg  et  de 
Gueldres,  comtes  de  Flandres,  d'Artois,  de  Bourgongne,  Palatins,  de  Heynault, 
de  Hollande,  de  Zeelande,  de  Namur  et  de  Zutphene,  marquis  du  S*-Empire,  sei- 
gneurs de  Frise,  de  Sahns  et  de  Malines.  A  nos  maîtres  de  Louvain,  bailli  de  Ro- 
mant  pays  de  Brabant,  escoutettes  de  Trichl  et  de  Diest,  marquis  de  Thillmont 
et  de  Hallen ,  ou  à  leurs  lieutenants ,  au  premier  de  noz  messagiers  ou  autre  de 
noz  officiers,  cui  ce  regarde,  sur  ce  requis,  salut.  De  la  parte  de  nostre  très- 
cher  et  féal  cousin  messire  Philippe  de  Clèves  nous  at  esté  remonstré  comment 
en  deffaultdecequeceux  des  estats  des  pays  de  Liège ,  Buillon  et  Loz  ont  diffé- 
reit  de  lui  furnir  et  payer  ce  qu'il  lui  doibvent  de  termes  escheus  par  leurs 
lettres  obligatoires,  montant  à  la  somme  de  trengte  mille  livres  de  40  gros,  mon- 
noye  de  Flandres  le  livre ,  pour  les  causes  contenues  èsdites  lettres  faictes  et 
et  passées  soub  les  seaulx  desdits  estats,  nostredit  cousin  at  puis  nagaires  obtenu 
noz  lettres  patentes  en  forme  d'arrest,  contenantes  appobation^  pour  en  vertu 
d'icelles  recouvrer  son  dit  deu  sur  les  biens  desdits  des  estats  de  Liège,  estans 


I  Bilsen. 


-  Fmict  appendre  à  ces  présente». 


'  Par  rapport  à  la  date  du  traité,  on  lit 
dans  le  registre  de  la  cathédrale  de  Liège,  n*>  lia, 
aux  archives  de  la  province  :  «  Feria  sexta  post 
dominicain  Cantate ,  vicesima  prima  maii  ,  con- 
cepta  luit ,  conclura  et  expedita  ac  sigillata  ac 
proclamala  pax  in  oppido  Tungrensi....  Die  sab- 


bali  sequenli ,  xx  secunda  maii ,  fuit  eadem  pax 
in  civitate  Leodiensi  ad  Peronem  Leodiensem 
lecta  et  publicala.  »  C'est  par  erreur  que  quel- 
ques historiens  rapportent  la  date  au  22  juin. 

2  Voyez  ci-dessus  p.  706. 

3  Approbation  ou  appointement  ? 


758 


ANALECTA  LEODIENSIA 


en  nostre  pays  de  Brabani ,  lesquelles  il  at  fait  mettre  à  exécution  selon  leur 
forme  et  tenure;  et  leiJemenl  qu'il,  en  vertu  d'icelles,  atfaict  saisir  et  mettre  en 
arrest  plusieurs  et  divers  biens  appartenans  à  aucuns  desdits  des  états  de  Liège, 
pour  y  recouvrer  sondil  deu  desdits  termes  escheus  par  ladite  obligation  ,  où 
combien  que  de  la  parte  desdils  des  estats  de  Liège  ne  de  leurs  gens  et  tennans 
ni  aiet  heu  opposition  baillée,  toutefois  sans  autre  plus  ample  provision  ,  icel- 
lui  nostre  cousin  ne  pourroit  recouvrer  sondit  deu,  si  comme  il  dict,  nousde  ce 
suppliant  très-humblement.  Pour  ce  est-il  que  nous,  ces  choses  considérées,  et 
mesme  qu'en  faisant  ledit  arrest,  personne  ne  s'est  opposée,  comme  dict  est, 
voulans  nosiredit  cousin  eslre  payé  de  son  deu,  vous  mandons  et  commettons 
par  ces  présentes  ,  qu'à  la  requeste  d'icellui  noslre  cousin  ,  vous  contraigniez 
réalement  et  de  faict  et  comme  il  est  accoustumé  de  faire  pour  nos  propres  deb- 
tes  et  deniers  ceulx  qui  tiennent  lesdits  biens  apartenans  auxdits  des  estats  de 
Liège,  obligées  au  payementde  ladite  somme  de  30  mille  livres,  à  payer  à  nos- 
iredit cousin  tout  ce  qu'ils  doibventet  debveront  à  cause  d'iceulx  biens  jusque» 
à  plaine  et  entière  satisfaction  de  ladite  somme  de  30  mille  livres ,  à  la  charge 
toutesfois  de  rendre  par  nostredit  cousin  compte  auxdits  des  états  ou  à  ceulx 
qu'ils  y  commettront  de  ce  qu'il  auroit  reçu  en  cesle  partie.  Car  ainsi  nous 
plaist-il  et  de  ce  faire  vous  donnons  pouvoir,  mandons  et  commandons  à  tous 
autres  noz  justiciers,  officiers  et  subjectz  de  nosdits  pays  et  duché  de  Brabant  et 
à  ceulx  des  vassaulx  seigneurs ,  qu  à  vous  en  ce  faisant  ils  obéissent  et  enten- 
dent diligemment,  vous  prestant  et  donnant  confort,  aide  et  assistence,  si 
mestier  en  avez  et  requis  en  sont.  Donné  en  nostre  ville  de  Bruxelles ,  le  quin- 
zième jour  de  septembre,  I  an  de  grâce  mille  quatre  cens  IIII"  et  quattre. 

MS.  delà  bibl.  de  l'université  de  Liège,  n- 188,  f  258. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


759 


cxn. 

PROCURATORIIIM    DE   DIE    13   OCTOBRIS    1484,    AD    REGALIA    DOMINI    LEODIENSIS    OBTINENDA 
APUD  FRANCOFORDIUM-   VIDELICET  DOniNI  JOUANNIS  DE  HORNE. 


Gloriosissimo  et  invictissimo  principi  et  domino  domino  Frederico,  divina 
favente  clementia ,  Romanorum  imperatori  semper  Augusto,  Ungariae ,  Dal- 
maliae,  Croatiae,  etc.,  régi,  ac  Austriae ,  Styriae,  Carinthiae  et  Carniolae 
duci,  comilique  Tyrolis,  etc. ,  subjectionem  et  reverentiam  débitas  imperii- 
que  regnorum  et  dominiorum  vestrorum  felicis  prosperitatis  augmentum  ; 
Johannes  de  Horne .  Dei  et  apostolicae  sedis  gratia  electus  confirmatus  Leo- 
diensis,  etc.,  providisque  etdiscretis  viris  dominis  scabinis  sive  judicibus  im- 
perialis  civitatis  Franckfordiensis  ac  quibuscumque  aliis,  quorum  interest  seu 
interesse  poterit  quomodolibet  in  futurum ,  salutem  in  Domino  sempiternam 
cum  infrascriptorum  verilalis  agnilione.  Notum  facimus  per  praesentes  quod 
nos  ex  cerïa  nostra  scienlia  fecimus ,  constituimus ,  ordinavimus  et  solemni- 
ter  deputavimus  ac  tenore  praesentium  facimus,  constituimus,  creamus, 
ordinamus  et  solemniter  deputamus  omnibus  melioribus  via ,  modo ,  jure , 
causa  et  forma,  quibus  melius  et  efficacius  potuimus  et  debuimus  ac  possumus 
et  debemus,  discretos  viros  dominos  et  magistrum  Johannem  de  Platea,  scho- 
lasticum  ecclesiae  nostrae  collegiatae  Sancti  Johannis  ewangelistae ,  et  Arnol- 
dum  de  Fleron,  Sancti  Materni  in  venerabili  ecclesia  nostra  Leodiensi  canoni- 
cos,  praesentes  consiliarios  nostros,  conjunctim  seu  divisim,  et  eorura  quemlibet 
per  se  et  in  solidum  procuratores ,  adores  et  factores  ac  negotiorum  nostro- 
rura  gestores  nuntiosque  spéciales  et  générales,  ita  tamen  quod  specialilas 
generalitati  non  deroget,  nec  e  contra,  quodque  polior  non  existât  conditio 
primitus  occupantis  neque  deterior  subsequentis ,  sed  quod  unus  eorum  in- 
ceperit,  id  alter  eorumdem  prosequi  valeal,  mediare  pariter  et  finire,  ad 
vice  et  nomine  nostris  coram  vestra  imperiali  majestate ,  si  ea  pro  lempore  in 
partibus  Rheni  personaliter  resederit  seu  commode  adiri  potuerit,  alioquin 
coram  vobis  scabinis  sive  judicibus  imperialis  civitatis  Francofordiensis  et  seu 


760 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


761 


j.  i 


M    ' 


! 


quibusciimquc  aliis,  coram  quibiis  pro  infrascriplis  faciendis  et  expediendis 
de  jure  vel  de  consueludine  comparere  oporluerit,  rationabilescpie  causas 
noslrae  absent iae  et  non  personalis  comparitionis  proponentes  et  allej^anles 
regalia  sive  imperialem  inveslituram  de  feudis  etdominii,  ecclesiae  noslrae 
Leodiensis  a  sacro  romano  imperio  dependenlibus  ab  eadem  veslra  imperiali 
majestate,  si  illius  praesentia  uiodo  praemisso  commode  haberi  poteril, 
alio([uin  a  vobis  scabinis  et  seu  quibuscumque  aliis  praemissis ,  qui  bujus- 
raodi  reçaiia  sive  inveslituram  de  jure  aul  regni  consueludine  lel  privilegio 
dare  aul  concedere  habueril  el  polueril,  pelenles,  levanles  et  recipienles,  ac 
fidelilalis  sive  boma(];ii  juramenlum  in  lalibus  de  jure  requisilum  inler  alias 
praeslari  solilum  et  consuelum  in  animam  nostram  praeslanles,  lilleras  quas- 
cumque  et  qualescumque  impériales  vel  alias  desuper  nobis  et  ecclesiae  nos- 
lrae necessarias  et  ({uomodolibet  oporlunas  impetrandas  el  oblinendas ,  ac 
quaecumque  alia,  etiam  si  mandatum  exilant  magis  spéciale  quam  est  expres- 
sum;  el  sing^ulacirca  praemissaet  eorumquodlibclnecessaria  etquomodolibet 
oporluna,  et  quae  per  praedecessores  noslros  in  lalibus  el  circa  ea  fieri  sunt 
solila  et  consuela,  et  quae  nos  ipsi  faceremus,  si  praesenles  commode  adesse 
possemus  el  adessemus  faciendum ,  exercendum,  dicendum.,  gerendum,  el 
fieri,  dici,  exerceri,  et  fieri  procurandum.  Dantes  el  concedentes  eodem  le- 
nore  praesenlium  ipsis  el  eorum  cuilibet  pro  se  et  in  solidum ,  plénum  et 
spéciale  mandatum,  omnia  et  singula  praedicla,  modo  el  forma  quibus  prae- 
scribitur,  et  prout  de  jure  et  consueludine  fuerit  faciendum  ,  expediendum 
dicendum,  gerendura ,  ac  fieri ,  dici,  exerceri  el  geri  procurandum,  ralum 
gratumel  firmum  quidquid  per  cerlos  noslros  procuralores  el  eorum  quemli- 
bel  in  praemissis  et  circa  ea,  aclum ,  dictum  ,  faclum  ,  geslum  ,  procuralumve 
fuerit  perpetuo  habiturum,  obligantes  nos  ac  omnia  et  singula  bona  noslra 
mobilia  et  immobilia,  praesentia  et  futura,  in  manus  notarii  publici  infrascripti 
vice  el  uomine  omnium  quorum  interesl  vel  intéresse  poteril ,  lanquam  per- 
sonae  aulhenlicae  solemniler  stipulantes  el  recipienles  pro  singulis  quae  per 
dictos  noslros  procuralores  el  eorum  quemlibet  in  solidum  circa  praemissa 
fuerint,  ralificanda  et  fideliter  adimplenda.  lo  quorum  omnium  el  sinpulo- 
rum  fidem  et  leslimonium  praemissum,  praesenles  noslras  lilleras  per  nota- 
rium  publicum  infrascriplum  subscribi  el  signari  mandavimus,  sipillique 
nostri  jussimus  et  fecimus  appensione  communiri.  Datum  et  actun  in  oppido 
Doslro  Trajectensi,  sub  anno  a  nalivilate  Domini  millcsimo  quadriopeDlesimo 


ocluagesimo  quarto,  indiclione  secunda^  secundum  stylum  et  usum  scribendi 
in  civitale  et  dioecesi  nostris  Leodiensibus,  die  vero  mercurii ,  décima  tertia 
mensis  oclobris,  majestale  vestra  imperiali  régnante,  praesentibus  ibidem 
honorabilibus  viris  dominis  Nicholao  Rohault,  Sancli  Pétri  Leodiensis,  Jo- 
hanneSander,  Sancli  Odulpbi  Lossensis  ecclesiarum  nostrarum  canonicis, 
Petro  Brails,  sculteto  dicti  nostri  oppidi  Trajectensis,  et  Arnoido  de  Vooct, 
nolario  publico ,  pluribusque  aliis  testibus  fidedignis ,  ad  praemissa  vocalis 
specialiler  et  rogalis. 

Et  ego,  Anthonius,  filius  Pelri  de  Yplaer,  de  Ghynnecken,  diocesis  sacra 
imperiali  auclorilale  publicus  et  venerabiliscuriae  Leodiensis  notarius  juralus, 
quia  supra  nominatorum  procuralioni ,  constitulioni ,  mandati  praescripli 
dationi  el  concessioni  ac  bonorum  suprascriptorum  obligalioni  caelerisque 
praemissis  omnibus  el  singulis,  dum  sic,  ut  praemittitur,  per  reverendum  in 
Cbrislo  patrem  el  dominum  dominum  Jobannem  electum  confirraatum  Léo- 
diensem  fièrent  et  agerenlur ,  unacum  praenominatis  testibus ,  praesens  in- 
lerfui  eaque  sic  fieri  vidi,  scivi  et  audivi.  Idcirco  lias  praesenles  lilleras  manu 
alterius,  me  aliis  praepedilo  negoliis,  fideliter  scriptas,  de  mandalo  dicti 
reverendi  palris,exindeconfeci  el  in  hanc  publicam  formam  redegi,  signoque 
et  nomine  meis  solitis  et  consuelis  hic  propria  mea  manu  subscribendo  si- 
gnavi  ac  una  cum  appensione  sigilli  ejusdem  reverendi  patris  domini  Johan- 
nis  electi  confirmati  Leodiensis  corroboravi ,  rogatus  pariter  et  requisitus  in 
fidem  et  leslimonium  omnium  et  singulorum  praemissorum. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège,  n»  188 .  f"  254. 


96 


762 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


763 


CXIII. 

COMPARITIO    REVERENDISSIXI    IN    CURISTO    PATRIS    ET     DOXINI    NOSTRI    DOVINI    JOHANNIS    DE 
HOERNE  ^   FLECTI   COISFIRXATI    LEODIENSIS    PER    ILLIUS    PROCURATORES  (dIE    2È  OCTOBRIS 

1484). 


In  Domine  Domini.  Amen.  Tenore  praesenlis  publici  instrumenli  cunctis  sit 
manifestiim ,  quod  anno  a  nativilale  Domini  LXXX»"»  quarto ,  indiclione  se- 
cunda^  mensis  octobris  die  vicesima  secunda,  feria  scilicet  sexta  post  festiim 
undecim  millium  virjjinum ,  ultimo  praeleritiim  ,  seu  in  crastino  ejusdem 
fesli,  hora  decantationis  summae  missae  in  insi(jni  ecclesia  Leodiensi,  aul  cir- 
citer.  ponliBcatiis  sanctissimi  in  Chrislo  patris  et  domini  nostri  domini  Inno- 
centii  divina  providentia  papae  octavi  anno  primo,  coram  venerabilibus  et 
circiimspectis  egregiisqiie  ac  nobiiibus  et  generosis  viris  dominis  decano  et 
capitulo  Leodiensi,  in  eonim  solito  capitulari  loco,  rétro  summum  altare  ejus- 
dem ecclesiae  situato,  capitulariter  congregatis  et  capitulantibus  ,  capitulo 
etiam  ad  et  propter  hoc  specialiter  indicto,  in  raeique  notarii  publici  et  tes- 
tium  infrascriptorura  ,  ad  hoc  vocatorura  specialiter  et  rogalorum  ,  praesentia 
personaliter  conslitutis  venerabili  et  circuraspeclo  egregioque  viro  domino  et 
magistro  Tilmanno  SIecht,  collegiatac  ecclesiae  sanctorum  apostolorum  Co- 
loniensis  praeposito ,  utriusque  juris  doctore,  reverendi  in  Christo  patris  et 
domini  domini  Johannis  de  Hoerne,  Dei  et  apostolicae  sedis  gratia  elecli  con- 
firmati  Leodiensis  ,  procuratore ,  et  eo  nomine ,  de  et  ub  eodem  ad  subscripta 
et  alia  facienda  rite  et  légitime  conslituto,  prout  et  de  hujusmodi  suae  consti- 
tutionis  sive  procurationis  mandato  edocuit  et  fidem  fecit  sufficientem  ,  littera 
una  pergamenea  procurationis  patente  manu  et  minuto  signo  honorabilis  viri 
domini  Johannis  Sanderi ,  publici  sacra  imperiali  aucloritate  et  venerabilis 
curiae  Leodiensis  notarii  jurati  et  ipsius  reverendi  patris  domini  elecli  secre- 
tarii ,  his  dictionibus  :  Sanderi  quoad  praemissa  notarius  subscripta  etsignata  ; 
necnon  ipsius  reverendi  patris  domini  domini  electi  confirmati  Leodiensis  si- 
gillo  ad  causas  rotundo  de  rubea  cera  in  duplici  cauda  pergameni  illi  trans- 
fixa impendenti  sigillata  et  munila  per  eum  ob  hoc  illic  exhibito  in  médium 


et  producta  ;  necnon  una  cum  eodem  nobiiibus  et  generosis  dominis  Olivero 
de  Marcka ,  Wilhelmo  Doubelstein  ,  Johanne  Maschereel ,  militibus ,  Renero 
Bormans ,  Sancti  Pétri  decano  ,  magistro  Petro  de  Cortenbach ,  Sancti  Pauli 
Leodiensis  ecclesiarum  collegiatarum  canonico  ac  sigillifero  Leodiensi ,  ac  plu- 
ribus  aliis  antedicti  reverendi  patris  domini  electi  ambaciatoribus  illic  prop- 
terea  missis,  antefatus  venerabilis  et  circumspeclus  dominus  et  magister 
Tilmannus  SIecht,  habens  et  suis  in  manibus  lenens  certas  apostolicas  ac  fe- 
licis  recordationis  sanctissimi  domini  nostri  domini  Sixti ,  divina  providentia 
papae quarti,  litteras  pergameneas  ejus,  dura  viverel,  bulla  plumbea  in  cordulis 
canapis  more  romanae  curiae  impendenti,  buliatas,  sanas  et  intégras,  non  vi- 
tiatas,  non  cancellatas  non  abrasas  nec  in  aliqua  earum  parte  suspectas,  sed 
omnibus  prorsus  vilio  etsuspicione  carentes,  illas  coram  antedictis  venerabi- 
libus dominis  meis  decano  et  capitulo  exliibuit  in  médium  et  produxit,quarum 
tenoressubscribuntur  :  dixilque  ullerius  elsubjunxit  antedictoreverendissimo 
palri  et  domino  domino  Johanni  de  Hoerne  de  hujusmodi  insigni  ecclesia  et 
episcopatu  Leodiensi,  certis  modo  et  forma  in  eisdem  litteris  apostolicis  con- 
tentis  pridem  vacantibus  ejusque  sanctam  sedem  aposlolicam  per  praelibatum 
recolendae  memoriae  sanctissimum  dominum  nostrum  dominum  Sixtum  pa- 
pam  quartum  canonice  fuisse  et  esse  provisum ,  pelens  eapropler  quatenus 
praefati  venerabiles  et  circumspecti  domini  decanus  et  capitulum  ipsius  insi- 
gnis  ecclesiae  Leodiensis  hujusmodi  procurationem  sive  mandatum  et  litteras 
easdem  apostolicas  per  eum  exliibitas  coram  ipsis  legi  facerentetaudirentur,  et 
post  hoc  suum  ullerius  continuaret  sermonem.  Ad  cujus  siquidem  ipsius  do- 
mini et  magistri  Tilmanni  SIecht  instantem  petitionem,  ego  notarius  subscriptus 
hujusmodi  tam  procurationis  mandatum  quam  litteras  apostolicas  exhibitas 
in  manibus  meis  recepi,  ac  de  mandalo  speciali  dictorum  meorum  venerabilium 
dominorum,  publiée  alla  el  inlelligibili  voce  coram  eisdem  legi  et  publicavi, 
quarum  quidem  apostolicarum  litterarum  tenores  sequantur  et  sunt  taies  : 
«  Sixtus  episcopus,  servus  servorum  Dei,  etc.  »  ,  ut  in  bulla.  Quibus quidem 
mandato  procurationis  et  apostolicis  lilleris  exhibitis  sic  per  me  lectis  et  publi- 
calis  ac  per  dictos  venerabiles  dominos  meos  auditis  sane  et  intelleclis,  iidem 
venerabiles  domini  volentes,  ut  asseruerunt,  sese  super  praemissis  deliberare, 
commonuerunt  antediclos  venerabilem  dominum  et  magistrum  Tilmannum  , 
quo  supra  nomine  procuralorem  ,  aliosque  nobiles  et  generosos  viros  secum 
ibidem  existentes  praetactum  eorum  capitularem  locum  exire.  Quibus egressis 


I 


\\i 


764 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


et  postaliquantulumtemporis  intervallum,  in  et  ad  illum  revocatisac  eumdem 
locum  reingressis ,  anlefati  venerabiles  domini  raei  decanus  et  capitulum  su- 
pradictis  venerabilibus  nobilibusque  et  generosis  dominis  Tilmanno  SIecht 
procuratori  et  aiiisambaciatoribus  praedictis  ibidem  secum  existentibus,  vivae 
vocis  oraculo  venerabilis  domini  Peiride  [lolien{]^noul  canonici  et  cantoris  Leo- 
diensiseorum  confratris,  responderunl  super  praemissis  per  haec  aut  simifia 
in  effectu  verba:  «Venerabiles  domini,  procurator  nobilcsque  et  generosi  viri 
domini  ambacialores ,  domini  mei  audiverunt  litteras  reverendi  patris  et  do- 
mmi  nostri  domini  elecli  confirmali  Lcodiensis  sibi  a  sanctissimo  recolendae 
memoriae  domino  Sixto  papa  praedicto  et  sancta  apostolica  sede  concessas , 
ac  sane  inteliexcrunl ,  et  quia  ^  in  illis  narratur  nos  ipsi  reverendo  patri  do- 
mino Jobanni  de  Hoerne,  obidienliam  praestare  debere,  salva  nobis  protes- 
tatione  de  non  consentiendo ,  in  hoc  quod  ei  obedire  teneremur,  ipseque  in 
nos  senlentias  aiiquas  ferre  poterit,  quum  tantummodo  sanctissimo  in  Christo 
patri  et  domino  noslro  domino  papae  ejusque  sanctae  apostolicae  sedi  subesse 
dinoscimur,  iidem  domini  mei ,  tanquam  obedienles  filii  sanctissimi  in  Christo 
patris  et  domini  domini  papae  ejusque  sanctae  apostolicae  sedis  mandatis  pa- 
rère \oIenles  semper  et  obedire,  eumdem  reverendum  in  Christo  patrem  et 


'  In  regislro  e  quo  hoc  documentum  descrip- 
tum  est.  ibliolum  addilur,  in  quo  hacc  legun- 
lur  :  •  Et  quia  ex  illarum  lenore  videlur  sanc- 
tissimuni  bonae  memoriae  dominum  Sixlum 
papam  praediclum  nobis  mandare  inter  alia,  qua- 
tenus  diclo  domino  Johanni  eleclo  obedientiam 
et  reverenliam  exhiberemus  ac  nionita  et  man- 
data ejusdem  suscipereaius  dévote  et  adimplere 
curaremus  ,  Domini  mei  et  ego  protestamur  qiiod 
per  receptionem  earumdem  litterarum  et  suae 
reverendissimac  paternitatis  non  volumus  aut 
iolendimus  eidem  reverendissimo  domino  noslro 
aliquam  recognoscere  obedientiam  .  aut  nos  ad 
illum  sibi  subjici ,  nosque  in  aliquo  suis  moiiitis 
parère  teneri  aut  obedire ,  quoniam  omnino 
sanctae  sedi  apostolicae  et  reverendissimo  do- 
mino noslro  papae  subsumus  et  ab  episcopi  nos- 
tri seu  electi  omnimoda  jurisdictioue  exempti 
peniluseî  privilegiali ,  libertatibus,  privilegiis  , 
et  exemptionibus  apostolicis  nobis  e(  ecclesiae 


nostrae  bactenus  concessis  atlentis  et  causauti- 
bus.  (^)ua  protestatione  eisdem  venerabilibus 
dominis  meis  salva  et  mediante  ,  antedicti  vene- 
rabiles  domini  mei  de  tanli  nobilis  viri  nobis 
praefecti  promotionc  multifarie  gaudentes ,  ac 
speranles  quod,  dirigente  Domino  actus  suos, 
ecclesia  nostra  sub  ejus  felici  regimine  ,  divina 
sibi  assistente  gralia,  utiliter  regetur  et  prospère 
dirigelur  ,  apostolicis  litteris  pariter  et  mandatis 
tanquam  obedientiae  Fdii  parère  semper  et  obe- 
dire volentes  ,  anledictum  reverendissimum  do- 
minum nostrum  et  illustrissimum  principem  in 
personam  vestram  et  vos  illius  procuratorio  no- 
mine  in  ecclesiae  nostrae  Leodiensis  eleclum 
confirmatum  et  futurum  episcopum  recipiunt 
et  admittunt,  Juribus ,  juramento  ,  statutis  et 
consuetudinibus  ecclesiae  nostrae,  pro  quibus 
Robertus  de  iUomalia  ,  ecclesiae  subcomputator, 
respondil,  salvis.  Quibus  sic  faclis,  illico,  etc.  • 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


760 


dominum  noslrum  dominum  Johannem  de  Hoerne ,  in  personam  vestram  et 
vos  iUius  procuratorio  nomine  in  et  ad  episcopatum  ecclesiae  nostrae  Leo- 
diensis tanquam  illius  electum  contirmatum  admittentes  duximus  et  admisi- 
mus,  ac  per  praesentes  in  Dei  nomine.,  juribus,  juramentis,  statutis  et  con- 
suetudinibus ejusdem  nostrae  ecclesiae  salvis.  «idmiltimus.  »  El  mox  ex  tune 
antefatus  dominus  et  magister  Tilmannus  SIecht,  procuratoris  nomine  quo 
supra,  juramentum  per  episcopos  Leodienses  seu  illius  electos  conBrmatos 
praestari  solitum ,  manu  tactis  per  eum  ob  hoc  sacrosanctis  Dei  et  imagine 
crucifixi ,  ut  moris  est ,  pracstitit  modo  et  forma  in  primo  libro  carlarum 
ipsius  ecclesiae  Leodiensis  de  magna  sive  rotunda  lillera  descriplum,  et  ulte- 
rius  ultra  illud  in  sequentem  formam  juramenti  per  bonae  memoriae  domi- 
num quondam  Ludovicumde  Bourbon,  episcopum,  dum  viveret,  Leodiensem  , 
ut  asserebatur,  in  ejusinlroïlu  praestiti  et  per  dominos  decanum  et  capitulum 
ejusdem  ecclesiae  Leodiensis  tune  ordinali ,  juravit  etiam  quod  impedimenta 
facta  contra  judicium  pacis  Leodiensis  et  pacis  régis  Philippi  Franciae  tollet 
et  amovebit ,  similiter  et  contra  jurisdictionem  ecclesiasticam ,  non  solum  in 
Brabantia  et  in  patria  Namurcensi,  imo  et  in  aliis  domaniis  infra  dioecesim,  et 
etiam  in  patria,  per  barones,  milites  et  militares,  ac  bonas  villas,  et  quod  faciet 
in  curia  Leodiensi  statuta  tam  synodalia  cum  suis  modihcationibus  quam 
etiam  curiae  Leodiensis  per  suos  praedecessores  facta  observari ,  et  transgies- 
sores  puniri.  Quodque  se  promoveri  faciet  in  sacerdotem  infra  unum  annum 
proximum ,  nec  in  contrarium  utetur  quavis  dispensatione  obtenta  vel  obti- 
nenda:  et  quod  non  faciet  nec  acceplabitguerram  contra  aliquem  principem  aut 
dominum  ,  seu  etiam  coiligantiam  aut  confoederationem  sine  consilio  et  con- 
sensu  trium  staluum  patriae  suae  Leodiensis;  et  si  in  posterum  peti  contingat 
décima  per  romanorum  regem  seu  imperatorem  a  clero ,  ecclesia  seu  ecclesiis 
ac  toti  clero  dioecesis  Leodiensis  eisdem  assistet  etadhaerebit  rationabiliter  re- 
sislendo  et  clerum  injure  et  consuetudine  defendendo;  quodque  castra  ipsius 
ecclesiae  ruiinosa  in  suis  defectibus  ruiinosis  faciet  débite  reparari  ;  et  quod  in 
feudis  ecclesiae  Leodiensis  relevandis  prosequeretur  vasallos,  (qui)  illa  rele- 
vabant. 

Sed  super  reliquis  aliquibus  punctis  per  venerabiles  dominos  capituli 
Leodiensis  ad  jurandum  ordinatos,  videlicet  quod  ipse  reverendus  pater  do- 
minus dominus  Johannes  de  Hoerne,  electus  conBrmatus  Leodiensis  praedictus 
deinceps  ponet  et  deputabit  suos  sigilliferum  ofHcialem ,  et  cancellarium  in 


766 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


I: 


l 


ecclesia  sua  Leodiensi ,  el  quod  officia  curiae  Leodiensis  non  vendel  aul  im- 
pensionabil  ,  el  quod  idiolas  et  minus  sufficienles  in  officiis  existenles  desti- 
tuet.  ac  lilleralos  el  honeslos  viros  ad  ipsa  officia  depulabil ,  et  quod  amodo 
diaelas  lenendas  tenebit  et  servabil  suis  expensis ,  et  expensas  ministrabit 
praesertim  iis  quos  per  capitulum  mitti  continget;  quodque  non  sustinebit 
quod  ecclesia  et  patria  onerentur  seu  gravenlur  pensione  aliqua.  seu  tribu- 
laria  fièrent ,  atque  capitulo  assistet  et  adhaerebit ,  si  ipsum  desuper  appellare 
contigerit,  se  retulit  dictus  procuralor,  quo  supra  nomine,  ad  reverendura 
dorainum  electum  confirmatuni  Leodiensem  et  illius  per  eum  tempore  opor- 
tuno  praestandum  juramentum  ,  id  juraie  aliter  recusans.  Quo  sic  per  dictuni 
procuratorem  praeslito  juramento,  supradictus  donainus  Petrus  de  Hollen- 
gnoul ,  canonicus  et  cantor  Leodiensis,  illico  ad  antefatum  dominum  et  ma- 
gistrum  Tilmannum  SIecht,  quo  supra  nomine  procuratorem,  in  et  ad  cho- 
rum  ejusdem  ecclesiae  adduxit,  et  in  episcopali  sede  ad  dexterura  latus 
ejusdem  chori  solito  more  installa\it,  ac  deinde  in  et  ad  capitulum  ejusdem 
ecclesiae  rétro  summum  allare  illius  siluatum  reduxit,  dictoque  reverendo 
patri  domino  domino  Jobanni  de  Hoerne ,  electo  confirmato  Leodiensi ,  in 
ejus  personam  et  sibi,  procuratorio  nomine  quo  supra,  episcopalem  sive  supe- 
riorem  locum  assignavit. 

Super  quibus  omnibus  et  singulis  praemissis,  dictus  dominus  et  magister 
Tilmannus ,  nomine  quo  supra ,  sibi  a  me  notario  publico  infrascripto  fieri 
petivit  instrumentum  unum  publicum  sive  plura  publica  instrumenta.  Acta 
fuerunt  haec  praemissa  in  locis  praetactis,  sub  anno  ,  indictione,  mense,  die, 
hora  et  pontificatu  praescriptis,  praesentibus  ibidem  honorabilibus  yiris  do- 
minis  Gerardo  de  Haucbie,  Rasone  de  Hollengnoul ,  presbyteris,  ejusdem 
ecclesiae  claustrariis ,  Petro  de  Bodeur,  Martino  de  Fexhe  et  David  de  Fonte- 
mailhe,  ejusdem  ecclesiae  virgiferis,  testibus  ad  praemissa  \ocatis  specialiter 
et  rogatis. 

jirchives  de  la  province  de  Liéye ,  registre  de  l'ancienne  ca- 
thédrale de  Saint-Lambert ,  n"  1 13. 


ANALECTA  LEODIENSIA.  767 


CXIV. 

INTRONISATIO  ILLUSTRISSIMI  REVERENDISSIMIQUE  PATRIS  DOMINI  DGVIM  JOHAIVNIS  DE  HOERNE. 
ELECTI  CONFIRMATI  LEODIENSIS,  DIE  7  NOVEMBRIS   1484  *. 


Deinde,  anno,  indictione  et  pontificatu  praescriptis,  mensislamen  novembris 
die  septima,  hora  quarta  posl  vesperas  aut  circiter,  dictus  reverendus  in 
Christo  pater  et  dominus  dominus  Johannes  de  Hoerne,  Deiet  apostolicae  sedis 
gratia  electus  confirmatus  Leodiensis,  per  suos  populum ,  ministeriales ,  sub- 
ditos,  ac  cives  Leodienses,  in  arma,  cum  magna  coraitiva,  carthisiis  cereis 
ardenlibus,  et  eorum  vexillis  ex  earum  cameris  exlensis,  ac  diu  desideratus 
et  exspectatus,  unacum  illustribus  nobilibus,  generosis  comitibus  dominis 
Vincentio  de  Morsa ,  suo  avenculo ,  Jacobo  de  Hoerne ,  suo  fratre ,  Frederico 
domino  de  Montengis  de  Hoerne,  etiam  ejus  fratre,  Olivero  de  Marcka,  Eve- 
rardo  et  Wilhelrao  de  Marcka,  fralribus,  Wilhelmo  Doubelstein,  Johanne 
Maschereel ,  pluribusque  aliis  in  maximo  numéro  militibus  nobilibus  et  ar- 
migeris,  intergenerosos  viros  dominum  Johannem  le  Polleyn,  militem,  ab  ejus 
dextro,  etWalterura  de  Coerswarem,  armigerum,  magistroscivium  pro  tempore 
civitatis  Leodiensis ,  ab  ejus  sinistro  lateribus  equitantes ,  suam  civitalem  Leo- 
diensem intravit ,  jocundumque  suum  introïtum  notabilissime  fecil  et  usque 
ad  gradus  ecclesiae  Leodiensis  equitans  venil ,  ibidemque  a  suo  equo  valde 
notabili,  quem  dominus  Petrus  de  Hollengnoul ,  cantor  Leodiensis,  tanquam 
sibi  ratione  suae  cantariae  competentem  ad  se  recepit  el  liabuit,  labardo  uno 
de  rubeo  veluto  indutus,  descendit  et  statim  gradus  àoxnus àicidie délie destroit, 
quo  scabini  Leodienses  pro  Iribunali  sedere  soient,  ad  insignem  Leodiensem 
ecclesiam,  prout  ex  recognitionis  instrumento  eorumdem  scabinorum  desuper 
confectoel  in  arcbivis  ejusdem  ecclesiae  deposito  spectandum  etperlinendura, 
ascendit,  atque  tabardum  praelactum,  quem  dominus  Gerardus  de  Haucbie, 
supremus  claustrarius  ejusdem  ecclesiae  Leodiensis  tanquam  sibi  ratione  sui 
officii  praetacti  debitura  habuit,  ibidem  exuil ,  et  alium  longum  notabilem 

*  Vide  supra,  p.  762. 


768 


ANALECTA  LEODIENSIÂ. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


769 


ni 


tabardum cum supeipellicio nolabili  induit,  sicque gradus  ejusdeui  domus  des- 
cendens  per  veneiabiles  dominos  decanum  et  capiluluni  praediclos  processio- 
naliter  ibidem  expeclanles  recepliis,  ac  in  et  ad  ecclesiam  Leodiensem  et  illius 
chorum  usque  ad  et  ante  illius  summum  altare  notabililer  mlroduclus  fuil , 
ubi  flexis  jrenibus.  inter  veneiabiles  nobilesque  et  generosos  vuos  dommos, 
Walterum  de  Coersuarem,  decanum ,  et  Gilberlura  de  Seranio,  praepositum 
Huvensem,  canonicos  Leodienses.  suas  dévote  per  modicum  tempor.s  spalium 
effudil  oiationes ,  post  quas  surgens  dictum  summum  allare  accessit,  et  ibi- 
dem   manu  lactis  per  eum  sacrosanctis  Dei  et  imagine  crucifixi ,  juramentum 
in  primo  libro  carlarum  ipsius  ecclesiae  scriptum  praelactum,  illud  propr.o 
suo  ore  legens.  solemniler  praeslilit  sub  bac  verborum  forma  :  «  Ego  Joban- 
,,   nés  de  Hoerne,  eleclus  confirmatus,  juro  quod  canonice  sum  adeplus  episco- 
„   patum  ,  quod  clerum  ,  terram  et  patriara  ac  jura  Sanctae  Mar.ae  sanctique 
„   Lamberti  defendam  pro  viribus  contra  omnes  hommes;  quod  hdehs  ero 
„  ecclesiae  et  patriae;  quod  nihil  alienabo  de  bonis  episcopatus,  nec  infeu- 
„   dabo  de  novo ,  sine  consensu  capiluli  :,  quod  alienala  pro  viribus  repetara  et 
„   hoc  amore,  odio .  prece  vel  pretio  non  dimiUam  ;  quod  privilégia ,  staluta 
,>  ecclesiae  beati  Lamberti  et  consueludines  bonas  conservabo  pro  viribus  ;  quod 
„  scabinatus ,  maiorias  civilatis  Leodiensis ,  op,>idorum  Hoyensis  et  Dyonan- 
„   tensis  non  vendam  alicui ,  cum  vacaverint.  Item,  juro  quod  praeter  con- 
„  sensum  et  volunlatem  piaepositi ,  decaoi  et  archiadiaconi  et  capituli  Leo- 
„  diensis ,  castra ,  oppida ,  villas  firmatas  seu  raunitiones  vel  jurisdictiones  non 
«   alienabo  nec  obligabo  pro  aliqua  summa  pecuniae  vel  alia  i  e.  Item ,  et  quod 
„   pacera,  quae  dicitur  de  Fexhe,  inler  dominum  Adulphura  de  Marcka, 
«   Leodiensem  episcopum ,   capilulum ,  cives  Leodienses  et  alios  de  patria 
»   factam  observabo.  »  Quo  sic  per  ipsum  reverendissimum  patrem  dominum 
dominum  electum  solemniter  praestito  juramento,  et  cum  reliqua  puncta  per 
dictos  veneiabiles  dominos  decanum  et  capilulum  ad  jurandum  nuper  ordi- 
nata  atque  per  bonae  memoriae  dominum  Ludovicum  de  Bourbon,  episcopum 
dum  viveret  Leodiensem ,  in  suo  primo  introïtu  ibidem  jurata ,  eliam  supe- 
rius  descripta  eidem  reverendo  patri  ad  jurandum  praeponerentur  legique  per 
dictum  venerabilem  dominum  decanum  inciperenlur,  idem  reverendus  domi- 
nus  electus  illa  pro  sibi  lectis  habens  ac  exposilis.  in  theutonico  idiomate  dixit 
se  illa  per  omnia  vidisse,  scire  et  audivisse,  sese  ea  per  omnia  jurare,  que- 
modmodum  dictus  quondam  reverendus  dominus  Ludovicus,  ejus  praede- 


cesser,  juraverat,  praenarratis  sacrosanctis  per  eum  tactis  et  osculatis.  Et 
illico  dictus  dorainus  Petrus  cantor  eumdem  reverendum  dominum  Johannem 
episcopum  ad  locum  suum  in  choro  sive  sede  episcopali  superiori  ad  dexte- 
rum  lalus  stantem  duxitet  installavit.  Quo  sic  facto,  idem  reverendus  domi- 
nus  episcopus  ab  hujusmodi  loco  recedens,  turrirn  majorera,  ad  dexterum 
latus  chori  ejusdem  ecclesiae  stantem,  accessit,  et  ibidem  praestita  prius  per 
eum  cautione  pro  tabardo  quo  indutus  fuerat  et  juribus  feodalium  malricu- 
lariorum  et  aliorum  in  ea  parte  intéresse  habentium  ,  cordam  unam  de  turri 
praetacta  pendenti  ad  majorera  carapanam  alligatam ,  in  signura  verae  pos- 
sessionis  episcopatus  et  dorainii  Leodiensis,  sonanlibus  unacura  pluribus  aliis 
personis,  ipsum  in  ea  parte  propter  illius  gravitatera  seu  ponderositatem  ju- 
vantibus,  traxit*.  Sed  illius  sonura  propter  magnos  illius  populi  ruraores 
audire  non  valui.  Et  sic  ab  ipsa  ecclesia  palatiura  episcopale  unacura  dictis 
venerabilibus  dominis  accessit. 

Acta  fuerunt  haec  omnia  praemissa  immédiate  praescripta  Leodii ,  in  locis 
praetactis,  sub  anno,  indictione,  mense,  die,  hora  et  pontificatu  supra- 
scriptis,  praesenlibus  ibidem  antefatis  dominis  Gerardo  de  Hauchie,  Rasone 
de  Hollengnoul,  ejusdem  ecclesiae  claustrariis ,  Petro  Bodeur,  Martino  de 
Fexhe,  David  de  Fontemailhe,  ejusdem  ecclesiae  virgiferis,  ac  pluribus  aliis 
testibus,  ad  praemissa  vocalis  specialiter  et  rogatis.  —  Joh.  Spirimi,  quoad 
praemissa  notarius. 

Archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  de  l'ancienne 
cathédrale  de  S^-Lamberl,  n»  112. 


1  Hue  «pédant  quae  in  eodem  codice  eccle- 
siae calh.  Leodiensis  legunlur.  —  «  llem,  dictus 
reverendissimus  dominus  Johannes  de  Hoerne, 
eleclus  confirmatus  Leodiensis,  adepta  prias 
per  eum  anletacti  episcopatus  possessione ,  ut 
proxime  suprascribilur ,  misit  io  et  ad  ecclesiam 
Leodiensem  pallium  unum  sive  vestem  notabilis- 
simam  deauratam  circumsutam  nigro  panno  de 
velulopretioso,  supra  sepulcrum  reverendissimi 
quondam  in  Cbristo  patris  et  domini  domini  feli- 


cis  recordationis  domini  domini  Ludovici  de  Bour- 
bon, episcopi  dum  viveret  Leodiensis,  ejus  prae- 
decessoris,  ponendum,  prout  ad  id,  siculi  dice- 
balur,  obligatus  e&stitit  et  sunt  singuli  de  novo 
electi  aut  episcopi  facere  eorum  praedecessori- 
bus,  quemadmodum  vestis  ipsa  posita  fuit  supra 
quamdam  quadripedem  mensam  illic  supra  ejus 
sepulcro  ,  ante  summum  altare  ecclesiae  Leo- 
diensis et  ad  illius  dexterum  latus  stanti ,  posi- 
tam.  n 


97 


I 


II 

i  I 


770 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


cxv. 


QUIBIS  lEDIIS  DOMINUS  WILHELMUS  A  MARCKA ,  DOIINUS  d'aIGREIOKT  ,  CIRCUWVENTUS  , 
CAPTUS  ET  MORTI  TRADITUS  FUIT  (18  JUNII    1485  >. 


Quamvis  jam  anlea  pax  fuisset  facla  inler  dominum  de  Home,  episcopura 
Leodieiisem  et  fratres  ipsius,  \idelicet  dominos  Jacobum,  secundumeomitem 
de  Home,  dominum  de  Aliéna,  Fredericiim  de  Home,  dominum  de  Monti- 
gny  in  Osirevant,  nec  non  parentes  et  amicos  ex  una  ;  et  dominum  Wilhel- 
mum  de  Marca  ,  fratres  ipsius ,  nec  non  parentes  et  amicos  ipsius,  ex  altéra  K 
Et  ut  magis  firma  et  rata  haberetur,  eadem  per  très  status  patriae  confirmala 
et  omnium  et  singulorum  sigillis  roborata  fuerat,  prout  uberius  patet  ex 
ipso  tractatu  pacis  2.  Quam  postmodum  praedictus  dominus  episcopus  in  suc 
jucundo  introïtu  (  1484  inter  caetera  ; ,  eamdem  pacem  cura  juramento  super 
sacrosancta  evangelia  praestito  promiserat  se  servaturum.  Qua  pacefacta. 
non  fuerunt  postmodum  visa  lanta  signa  amicitiae  spatio  unius  anni ,  quam 
episcopus  et  fratres  sui  siraulabant  se  habere  erga  dominum  Wilhelmum  et 
suos  fratres,  ilaquod  populus  Leodiensis  exultaretet  laetaretur ,  sperans  quod 
in  posterum  ea  de  causa  rixae  et  bella  cessarent,  et  exularent  ab  eis.  Quid 
mirum?  lanto  ficlilio  amore  prosequebanlur  praedictum  dominum  Wilhel- 
mum nocte  dieque,  ut  simul  in  uno  lecto  decumberent,  biberent,  comede- 
renl,  luderent,  et  ostenderent  maxima  amicitiae ,  electissima  xenia  sibi  mutuo 
iransmitterent ,  quae  longum  esset  omnia  recensere  :  ita  ut  propter  praedicla 
dominus  Wilhelmus  nullo  modo  dedisset  fidem  informationibus  conlrariis, 
nec  putasset  cas  fore  tara  versipelles ,  uti  postea  ipso  facto  declararuut.  PuU- 
bat  siquidem  eos  fore  ejusdem  conditionis  uti  ipseerat,  qui  potius  elegisset 
mortem  suam  propriam ,  quam  talia  perpelrare ,  ne  dicam  cogiUre.  Unde 


*  Partibus. 


2  Paix  el  accord  faits  à  Tongret ,  U  22  mai  1 484 .  Supra  p.  74» . 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


771 


ut  ipsum  magis  illaquearent ,  si  quando  episcopus  (solus  vel  cum  fralribus) 
proficisceretur  aliquo,  ut  puta  versus  S.  Trudonem,  Curinghen  ,  Hasselt  vel 
alio,  subito  vocabatur  dominus  Wilhelmus  pro  comité  et  socio,  ita  ut  per 
illam  nimiam  familiaritatem  etamicitiam  omnino  tîdebat  ipsis ,  nulloque  modo 
praecavebat  insidias  eorum.  Tandem  cum  esset  praedictus  dominus  episco- 
pus una  cum  fratre  suo  domino  Jacobo  comité  de  Horne  in  S.  Trudone, 
mandavit  domino  Wilhelmo  veniret  ad  eos ,  ut  simul  cum  aliquibus  amicis , 
qui  apud  se  vénérant  gratia  solatii .  hilares  essent.  Qui  nihil  mali  suspicans 
venit  eo  cum  septem  aut  octo  equitibus ,  ubi  per  très  aut  quatuor  dies  in 
maxima  hilaritate  fuerunt ,  ita  quod  dominus  comes  de  Horne  et  dominus 
Wilhelmus  in  eodem  decumberent  lecto ,  jucundissimumque  convivium  ha- 
buit  episcopus  in  monasterio  S.  Trudonis,  praesente  etiam  domino  abbate 
ejus  loci  cum  aliis  domicellis  et  domicellabus.  Post  plurima  igitur  laetitiae 
signa  exhibita  tympanizando,  fistulando,   choreas  ducendo,  praedicti  duo 
germani  episcopi  facto  prandio  sesimulabant  velle  Lovanium  adequitare ,  etc. 
Egressi  itaque  oppidum  S.   Trudonis ,  iter  versus  Hamaliam  jocando ,  lu- 
dendo ,  etc.  ,  dirigunt. 

Tandem  cum  ibi  per  aliquot  dies  fuissent ,  applicuit  et  eo  dominus  de 
Monligny,  frater  episcopi  ,  cum  majori  comitativa  quam  ordinaria.  De  cujus 
adventu  dominus  Wilhelmus  cerlior  factus,  idem  notificavit  dominis  epis- 
copo  et  comiti  de  Horne ,  qui  simul  procedendo  ei  obviam ,  post  consuetas 
salutationes  et  amplexus,  idem  de  Montigny  amicabiliter  (utprae  se  ferebat) 
salutans  dominum  Wilhelmum.  Inquit  dominus  Wilhelmus  :  «  Resest  magni 
»  raomenli  ,  domine  Montigny  ,  nepos  charissime ,  quod  hue  tam  festinanter 
))  appuleris?  »  Cui  aller  :  «  Verum  quidem;  el  gaudeo  te  hic  esse,  nam  opto 
»  tecum  esse  hilarem  et  jucundum.  »  —  «  Et  ego  tecum  vice  versa  ,  »  inquit 
dominus  Wilhelmus. 

Vix  credendum  in  quanta  laetitia  simul  fuerint ,  comedendo,  bibendo ,  tri- 
pudiando,  pila  ludendo  et  in  aliis  diversimodis  jocis.  Ita  ut  eodem  die  domi- 
nus de  Montigny  iret  coenatum  apud  dominum  Wilhelmum  in  aedibus 
suis  propriis ,  et  summo  mane  veniens  ad  eosdem ,  simulans  se  ulterius  pro- 
(icisci  velle.  excitavit  dominum  Wilhelmum,  cupiens  ante  discessum  suum 
cum  eo  sumere  jentaculum  :  qui  surgens  et  cum  caeteris  audita  missa,  simul 
sumpserunt  jentaculum,  hilariter  bibendo  uni  ad  allerum.  Tandem  dominus 
de  Montigny  ail  domino  Wilhelmo  :  «  Habeo  pallium  coccineum,  novo  more 


772 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


773 


»  factum,  quem  precor  bono  animo  a  me  accipias  ^.  »  Cui  dominus  Wil- 
helmiis  :  a  Ex  animo  accipio,  inquit,  et  si  quid  alias  a  me  pelieris,  tuura 
»  erit.  »  —  «  Intelligo,  inquit  Montiçny,  te  habere  lam  velocem  equum; 
»  vellem  videre  an  nostros  praecurreret.  »  Cui  dominus  episcopus  :   «  Pulo 
»  me  habere  similem^  qui  velocitate  ipsum  excédât;  et  certabo  tecum ,  do- 
a  mine  Wilhelme  ,  pro  una  sella  (cupiens  educere  ipsum  extra  oppidum  in 
n  campis);  qui  velocitate  tuum  superabit.  »  Igitur  sumpto  prandio,   ibant 
cum  equis  ad  campes ,  ubi  videlicet  certarent  de  cursu  equorum ,  dominus 
episcopus  et  dominus  Wilhelmus.  Intérim  dominus  de  Monti{][ny  instruxerat 
suos,  ut  inter  se  certarent  baiistis.  jaculando  versus  unum  caputium  ^  in  lo- 
cum  termini  ab  ipsis  positum,  et  quod  lente  tenderent  et  emitterentsuas  sa- 
gittas.  Intérim  dominus  episcopus  colloquendo  cum  domino  Wilbelmo ,  tam 
longe  eum  abduxit  ab  oppido ,  quod  essent  inter  Brusthem  et  praedictum  op- 
pidum ,  et  ibi  ab  omnibus  supradictis  circumseptus  capitur  18  junii  1485  '. 
Cui  tune  dominus  de  Monligny  ait  :  «  Tandem,  domine  Wilhelme,  lecaptivum 
»  habeo ,  quem  a  longo  tempore  desideraveram ,  et  pluries  in  vanum  labora- 
))  veram.  »  Cui  dominus  Wilhelmus  :  c  Montigny ,  si  te  pro  proditore  habuis- 
))  sem ,  facile  fugissem  tuas  insidias.  Sed  heu  !  a  longo  tempore  debueram 
»  illud  providisse ,  quando  fratertuus  episcopus  dixerat  mihi,  se  maximo  odio 
»  prosequi  dominum  protonotarium  Croy  ',  eo  quod  proponi  fecerat  Romae, 
»  quod  non  esset  dignus  ad  administrandam  ecclesiam  Leodiensem,  eo  quod 
»  ipse  et  omnes  sui  essent  proditores.  Putabam  tune  ipsum  maie  loculum 
»  fuisse ,  sed  heu  !  te  melius  et  tuos  cognoverat  quam  egomet  ipse.  »  Et  tune 
ipsum  ligatum  et  vili  equo  impositum  (quem  etiam  aliquo  tempore  pedes  ire 
fecerunt),  et  per  obliquas  vias,  per  saltus  etarbusta,  circum  pagos  euntes, 
ne  forte  rustici  vel  alii  ipsum  succurrerent.  Tandem  cum  Tungris  venissent, 
timentes  ne  introïtus  et  exitus  ipsis  denegaretur,  detecto  facto,  barbam  do- 
mini  Wilhelmi  absconserunt,  et  capite  cum  magno  cucullo  ( y u\qo  chaperon) 
Allemaniae  teclo,  ita  per  Tungrim  et  alias  vias  processerunl,  quousque  ve- 
nientes  Trajecti ,  ipsum  ablato  cucullo  detexerunt ,  sciebant  enim  quod  odio 
esset  Trajectensibus.  Yenerunt  ibidem  de  sero  ,  duxeruntque  eumdem  in  pa- 

1  Ad  calcem  paginae  in  cod.  MS.  nolatur  hii-  -  In  margine  notatur  :  «  Alias  17  janii.  — 

jus  pallii  meDtionem  fleri  in  appellalioue  per  do-  »   Maxime  per  commissarios  domini  Haximiliani, 

minos  de  iYIarca  eorumque  adhaerentes  facta.  »   archiducis  Austriae.  « 

Vid.  iui'ra  N. CXVII.  ^  Vid.  supra  apud  Johanoein  de  Los,  p.  91. 


latio  episcopi ,  in  ipsa  caméra  in  qua  alias  episcopus  dormiebat.  ibique  com- 
pedibus  ligatum  famuli  domini  de  Montigny  custodierunt  eum  ;  et  circa 
médium  noclis,  congregatis  scabinis,  Trajectenses  eum  morti  condemna- 
verunt. 

Cumque  in  itinere  consanguinitatis  vocabulo  nepotes  compellaret ,  ne 
quoquo  modo  Trajeclum  adveheretur,  sciebat  enim  se  illius  oppidi  hostem 
proscriptum,  vix  responsis  a  consolatione  illum  dignati  sunt.  Vespere  ergo 
(ut  praedictum  est),  adequitantibus  lanceariis,  consilio  (ut  fertur)  Maximi- 
liani,  avidae  genti  exhibitus  est ,  postridieque  jussu  antistitis  educlus,  quum 
illum  e  fenestella  respicientem  intendere  suae  neci  advertisset,  perfîdiae  et 
inhuraanitatis  insimulabat.  Deinde  mortem  magni  consliluram  praedicens 
quum  barbam  in  ore  involvisset ,  et  verbis  carnifici  animum  addidisset ,  cer- 
vicem  tetendit,  gladioque  supposuit,  cum  sonitu  campanae,  cunctis  coram 
hominibus  *.  Qua  statim  amputata,  in  coenobio  Dominiealium ,  quum  ejus 
confessionem  Prior  recepisset ,  sepulturae  ad  aram  summam  tradilus  est  tertio 
dccimo  calendas  julias,  ipso  die  SS.  Gervasii  et  Prothasii  martyrum  ^. 


'  Hujus  supplicii  meminil  Molinet  : 

J'ay  veu  la  fière  barbe 
Qui  tant  te  rebarba  , 
Uous  comme  saiacle  Barbe 
Quand  on  le  desbarba, 
Sant  couvrechiefqui  bue 
A  Trecbt  fut  dcbarbé 
De  ta  barbe  barbue. 
Car  il  vent  â  jubé. 

Cfr.  Chronique  métrique  de  Chattellain  et  Moli- 
net ,  arec  det  notices  sur  ces  ailleurs  et  des  remar- 
ques sur  le  texte  corrigé ,  par  le  baron  de  Reiffen- 
berg;  p.  100. 

^  ■  Notandum  ,  inquit  de  Wachtendonck ,  er- 
rorem  per  historicos  faclum  in  numéro  dierum 
mensis  junii  anni  1485,  in  quibus  captus  el  de- 
capitalus  fuit  Wilhelmus  a  Marcka.  Placentius 
dicit  eum  fuisse  necalum  13  kal.  julias,  id  est 
19  junii  ;  aliud  vero  chronicon  Jacobi  Chabot 
referl  apprehensum  fuisse  18  junii  et  altéra  die 
19,  scilicet  die  sabbati ,  fuisse  decapilatum  ',  al- 
téra die ,  quae  erat  dies  dominica  ,  fuisse  ea  de 
causa  magnum  disturbium  Leodii  ;  in  quibus 
errât,  quia  si  altéra  die  (utidebuit  esse ,  quia  die 


praecedenti  juxta  texlum  erat  dies  sabbati)  in 
quo  dominus  Wilhelmus  decapitatus  fuit ,  erat 
dies  dominica  ,  ergo  debuit  esse  decapitatus  18 
junii  et   non  19,   quia  iitera  dominicalis  illius 
anni  1483  erat  B,  et  19  junii  erat  et  est  sem- 
per  B.  Quod  adhuc  probatur  per  aliud  chroni- 
con  Henrici  Masson,   quod  dicit  ipsum   fuisse 
captum  18  junii  (et  maie),  et  altéra  die  mane  in 
festo  SS.  Marci  et  Marcellini  decapitalum  ,  quod 
festum  semper  incidit  in  18  diem  junii,  el  sic 
debuit  esse  captus  17  junii.  Quod  ullerius  pro- 
batur per  certam  appellationem  factam  per  fra- 
tres  praedicti  domini  et  eorum  complices  ratione 
certi  homicidii  perpetrali  in  personam  Gerardi 
Vanden  Laer,  ubi  inter  alia  narratur  praefatum 
dominum  Wilhelmum  captum  fuisse  feria  sexta 
ante  festum  nativitatis  Joannis  Baptistae  (quae 
incidebat  illo  anno  in  17  diem  junii  ) ,  et  die  im- 
médiate seqnenli  fuisse  detruncatum.  Et  sic  ve- 
risimiliter  juxta  rationes  praedictas  fuisse  cap- 
tum 17  et  detruncatum  die  iSjunii  148o.  »  Supra 
p.  9â  supplicii  dies  etiam  die  19  junii  notatur 
apud  Joannem  de  Los. 


774 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Eodem  tempore ,  quo  vinclura  ducebanl  dominum  Wilhelmum ,  \enit  eis 
obviam  in  Ryckel  Gisberlus  de  Ryckel  (alias  Einsbrouck),  scultelus  oppidi 
Lossensis ,  quem  eliam  captivum  diixerunl ,  eo  quod  essel  in  omnibus  prae- 
dicli  domini  VVilhelmi  faulor  et  assecla ,  et  maxime  causa  de  caede  unius 
civis  Trajeclensis;  qui  el  eodem  die  decollatus  est,  et  in  quatuor  partes 
divisus. 

mbl.  royale  de  Brux.,  MS.de  ff'achUndonck. 


CXVÏ. 

EYERARDI  DE    «ARCKA    PROTESTATIO  ET   APPELLATIO    l'ACTA  DIE    9  JULII    1485  ,    OCCASIONE 

HORTIS  FRATRIS  Sl'l  WILHELMI. 


In    nomine   Domini,  amen.    Per  hoc  praesens   publicum  instrumentum 
cunctis  pateat  evidenter  quod  anno  a  nalivilale  ejusdem  Domini ,  millesimo 
quadringenlesimo  ocluagesimo  quinto ,  indiclione   lerlia,    mensis  Julii  die 
nona ,  hora  summae  missae  in  ecclesia  Leodiensi  ,  aut  circiler ,   pontificatus 
sanctissimi  in  Chrislo  patris,  et  domini  nostri  domini  Innocentii ,  divina  Pro- 
Tidenliu  papae  octavi ,  anno  primo,  in  mei  notarii  publici  et  testium  infra- 
scriptorura  ad  hoc  vocatorum  speciaUler  et  rogatorum  praesentia  personaliter 
constitutus  iiUistris  et  strenuus  vir  dominus  Everardus  de  Marcka,  miles ,  do- 
minus  temporalis  castri  et  dominii  de  Arberch ,  etc.,  dixit  \iva  voce  et  expo- 
suit  adejus  novissimepervenissenolitiam  iilustrissimumel  praepolentissimum 
principem   el  dominum   dominum   Maximilianum  ,  Auslriae,    Burgondiae, 
Brabantiae ,  etc. ,  ducem ,  nonnullas  venerabilibus  dominis  decano  et  capitule 
burgimagistrisque  juratis  et  consulibus  civitatis  Leodiensis  misisse  litteras  et 
scripta.  eum  et  ejus  honorem  concernentes,  seu  concernenlia  ,  et  ea  [)ropter 
roelioribus  via,  jure,  modo,  causa  el  forma,  quibus scivit,  potuil  el  debuil, 
ac  sic  polest  et  débet ,  ut  dixit ,  se  de  el  super  omnibus  et  singulis  sibi  per 
reverendissimum  in  Chrislo  patrem   et   dominum  dominum  Johannem  de 
Hoerne ,  eleclum  cenfirmalum  Leodiensem  imposilis  seu  quomodolibet  im- 
ponendis  occasione  seu  ex  causa  mortis  illuslris  domini  quondam  Wiihelmi 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


775 


de  Marcka ,  sui  dum  viverel  fratris ,  oblulit  et  expresse  protestatus  fuit  se 
contra  et  adversus  antedictum  reverendissimum  in  Chrislo  patrem  ac  domi- 
num dominum  eleclum  conBrmalum  Leodiensem  ac  illius  fralres  et  quoscum- 
que  alios  eum  desuper  impelere  volenles ,  juri  slare  velle  coram  sanclissimo 
in  Chrislo  paire  et  domino  domino  noslro  papa  praediclo  ejusque  sancla  sede 
aposlolica,  necnon  reverendissimorum  palrum  dominorum  sacrosanctae  ro- 
manae  ecclesiae  cardinalium  collegio ,  reverendissimoque  in  Christo  paire 
Coloniensi  archiepiscopo  el  quibuscumque  aliisepiscopis,  necnon  serenissimo 
principe  domino  domino  Frederico  Romanorum  imperalore  semper  auguslo . 
dictove  iliuslrissimo  et  praepolenlissimo  principe  Auslriae,  Burgondiae, 
Brabantiae  duce ,  atque  Juliacensi  duce  ac  quibuscumque  ahis  principibus , 
ducibus,  comilibus,  marchionibus ,  aul  insuper  coram  tribus  statibus  civi- 
tatis et  patriarum  Leodiensium  ,  Bullonensium  et  Lossensium  ,  submittens  se 
eisdem  conjunctim  el  divisim  et  eorum  cuilibet  eorumve  dictis ,  arbitrio  el 
ordinalionibus ,  atque  ullerius  eapropler  renuntians  omnibus  et  singuHs  viis 
facli  et  violenliarum,  acfrancigiis,  privilegiis,  hberlalibuselindulliscivitalum, 
oppidorum ,  villarum  et  aliorum  quorumcumque  locorum  el  dominiorum, 
necnon  omnibus  et  singulis  aliis  exceplionibus  doli,  mali ,  fraudis,  laesionis, 
circumvenlionis ,  rei  aliter  gestae  quam  scriptae  jurique  dicenli  generalem 
renunlialionem  non  valere  nisi  praecesserit  specialis,  aliisque  singulis  quibus 
praemissorum  effeclus  impediri  possel  seu  valeret.  Super  quibus  pracmissis 
omnibus  et  singulis  antefalus  nobilis  el  generosus  dominus  Everardus  sibi  a 
me  nolario  publico  infrascripto  fieri  pelivit  instrumentum  unum  publicum 
sive  plura  publica  instrumenta.  Acta  fuerunl  haec  in  capitulari  loco  insignis 
ecclesiae  Leodiensis ,  rétro  illius  summum  allare  silualo ,  sub  anno ,  indic- 
lione, mense,  die,  hora  et  ponliBcatu  praescriplis ,  praesenlibus  ibidem ^ 

Archivez  de  la  province  de  Liège ,  registre  de  Vancienrie  ca- 
thédrale de  St- Lambert  ,n"  1 1 1 ,  /b/.  4 1 7. 


1  La  pièce  n*est  point  aclievée,  et  il  est  à  re-      mencement  et  à  la  fin  les  mots  von  faclis. 
marquer  que  le  notaire  a  écrit  en  marge  au  corn- 


776 


ANALECTA  LEODIEXSIA. 


CXVII. 

APPtLLATIO  PER  DOMINOS  A  MARCKA  E0RU.1QUE  ADHAERENTES  FACTA  ANNO  1485,  AD 
SUMMUM  PONTIFICEM  INNOGENTIUM  VIII  ET  AD  METROPOLITANUM  COLONIENSEM  ,  CONTRA 
LEODIENSEM  EPISCOPUM   *. 


Corain  te  nolarîo  publico  el  leslibus  hic  adstantibus,  nosEverardus  a  Marca, 
Robertus  de  Marca  senior,  RoberUis  de  Marca  junior,  Guido  de  kanne,  mi- 
lites, INicolaus  de  Marca  ,  Joannes  de  Marca,  Johannes  dictus  Jenol  le  bastard, 
Godefridiis  de  Ayedrenich,  Gerardus  Overlender,  Andréas  de  Bell,  quidam 
diclus  Slosberch,  nec  non  Petrus  Rouckairl,  Rosseer  deWandres,  Collardus 
le  Heure,  olim  gubernalor  ministerii  hullariorum  civilalis  Leodiensis,  Egidius 
diclus  Gilkinel,  Egidius  de  Bearewais,  Henricus  de  Kock,  Joannes  del  Hee, 
Godefridus  de  Cvnev  et  Theodoricus  dictus  Thirion  de  Tylo,  tam  conjunc- 
tim  quam  divisim ,  pro  nobis  nostrisque  complicibus  et  fautoribus  ac  nobis 
adhaerentibus .  in  ea  parte  adhaesuris ,  animo  et  inlentione  provocandi ,  ap- 
pellandi,  apostolosque  petendi,  ac  alia  quae  sequunlur  faciendi,  omnibus 
melioribus  via,  modo,  jure  causa  et  forma,  quibus  melius  possumus  et 
debemus,  in  bis  scriptis  dicimus  et  proponimus.  Quod  licet  conslari  valeat 
dominos  Petrum  Duys,  et  Johannem  Haller  presbyleros  et  quemdam  Gerar- 
dum  Van  den  Laer  praetensum  clericum ,  in  oppido  Trajectensi  Leodiensis 
dioecesis  pro  tune  moram  suam  habentes,  et  infra  inclytam  insignemque  civi- 
tatem  Leodiensem  praelaclam  pro  suisnegotiisperagendisexislentes,  per  non- 
nullas  parliculares  personas  invasos,  laesos  et  vulneratos  fuisse,  et  antedictum 
Gerardum  praetensum  clericum  ex  laesionibus  sibi  illalis  vitam  humanam 
finisse,  uti  praetendilur  :  quod  tamen  fateri  non  intendimus  per  nos  aut 
aliquem  noslrum  fuisse  aut  esse  commissum  ;  nec  non  dominum  Joliannem 

•  NolaldeWachlendonckinhocdocumentoplura  eodem  anno  1485  aul  sallem  initio  anni  »equen- 

occurrere  nolalu  digna,  quae  per  historicos  Léo-  lis,  quod  facile  eruitur  ex  iis  quae  appelUntes 

dienses  omissa  sunt.  lp»a  auiera  appellalio  fada  in  oiedium  proferunl. 
fuit  paulo  posl  mortem  Guillielaii  Arenbergii , 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


777 


de  Horne,  venerabilis  et  insignis  ecclesiae  Leodiensis  episcopum,  de  et  a  ci- 
vitale  Leodiensi  praetacta  ac  nonnullis  aliis  locis  patriarum  ipsius  ecclesiae 
Leodiensis  et  comitatus  Lossensis  absentem  el  seclusum ,  ac  dominio  ac  supe- 
riorilate  inibi  sibi  competentibus  quoad  regimen  el  exercilium  impeditum 
fore;  nosque  Everardum ,  Roberlum  et  Robertum  de  Marca,  Guidonem  de 
Kanne ,  milites  ,  el  alios  praenominalos  seu  noslros  aliquos  génies  armorum 
in  eisdem  civilate  et  patria  Leodiensibus  ac  comitatu  Lossensi,  pênes  nos  pro 
nostra  ac  diclorum  civilalis  el  patriarum  defensione  tenere  et  habere  ;  ob  hoc 
tamen  per  antedictum  dominum  Johannem  de  Horne  episcopum  Leodiensem 
seu  ejus  in  ea  parte  commissarium  aut  officialem  deputatum  excommunicari , 
anathemalizari  seu  de  el  a  sanclae  malris  ecclesiae  gremio  excludi ,  tam  de 
jure  quam  eliam  slatuloruni  provincialium  Coloniensiumac  synodalium  Leo- 
diensium  auclorilate,  non  debuimus  neque  potuimus  prout  nec  possumus 
neque  debemus  :  nec  eliam  in  dicta  inclyta  civilate  ac  tara  insigni  loco,  ubi 
tantus  clerus,  cultusque  divinus  solemnissimus  viguil  ac  vigere  solel ,  exis- 
tentibus  eliam  specialissimis  et  antiquissimis  praerogativis  et  libertalibus  inibi 
inconcusse  observalis ,  propler  factura  particulare  et  per  parliculares  perso- 
nas commissum ,  ecclesiaslicum  inlerdictum  seu  cessus  a  divinis  poni ,  decla- 
rarique  seu  servari  debuil  neque  poluil,  causis  eliam  et  rationibus  infrascrip- 
tis,  alque  lucidius  suis  loco  el  lempore  in  processu  causae  appellationis 
infratactae  declarandis  atlenlis.  Cura  fuerit  el  sil  verum  publicum  alque  noto- 
rium  praeter  el  absque  eo,  quod  nos  Everardus,  Robertus  et  Robertus  de 
Marca,  Guido  de  Kanne  milites,  et  alii  praenominali  tam  conjunclim  quara 
divisim ,  praetensos  excessus ,  crimina  et  delicta  antetactos  nobis  imposilos 
commiserimus  aut  de  praesenli  coraraisimus,  uti  praetendilur,  seu  ad  hoc 
consilium ,  auxilium ,  vel  favorem  praestilerimus  aut  aller  noslrorura  praes- 
titit.  Quin  imo  fuit  el  est  verum,  publicum  alque  notorium,  praeter  eliam  el 
absque  eo,  quod  praefatus  dominus  Joannes  de  Horne,  modernus  Leodiensis 
episcopus,  lam  anle  quara  post  ejus  promolionem  el  provisionem,  cilra  in- 
juriam  de  quo  protestamur,  se  in  regimine  el  adminislralione  antediclae 
pontiBcalis  dignilatis.  potissime  adversus  suara  ecclesiara  et  sponsara ,  nec 
non  subditos  civilalis  et  palriae  ejusdera  suae  ecclesiae ,  quemadmodum  bono 
et  pic  pastore  alque  ponlifici  de  jure,  rationeque,  el  equilate,  sanclorum- 
que  palrum  et  ponlificum  sancliones  facere  el  exhibere  inlerest  et  decuit, 
ac  ipse  ex  juramento  per  eum  in  rcceplione  et  admissione  ad  hujusmodi  pon- 

98 


778 


AiNALECTA  LEODIENSIA. 


tiBcalem  dîg^nitatcm  soleraniler  prnestito  adstrin^rebatur ,  gesseril  et  rexeril. 
Imo  quod  deterius  est,  fania  publica  et  rei  evidentia  quamplurimum  attes- 
tantibus,  ipse  dominus  Johannes  episcopus  sanctorum  patrum  ac  piorum 
pontificiitn  vestigia  postponens  et  vilipendens,  qiiadam  iiatiirali  inclinatione 
ad  crudelitatem  vindictamque  et  oppressionem  in  suos  proprios  subditos  ci- 
YJtatis  et  patriae  Leodiensis  comilatusque  Lossensis,  jam  pluribus  annis  per 
diversas  ferocissimas  guerras  proch  dolor  !  multipiiciter  oppressos  et  fere  ex 
loto  desoiatos  coiitinuandas,  multifarie  accensus^  nullaque  pielate  motus, 
in  eosdein  continue  saevire  scelestissimus  ac  crudelissimus  suis  persecutioni- 
bus,  per  quas  se  penitus  inhabileni  et  incompetentem  atque  suspectum  subdi- 
torum  suorum  hujusmodi  judicem  et  rectorem  reddit,  ipsos  suos  et  ecclesiae 
subditos  affligere  non  cessât.  Nec  saniorum  atque  seniorum  suorum  parentum 
et  amicorum  maturo  consilio ,  sed  proprio  suae  voluntati ,  ac  si  io  minoribus 
adhuc  constitutus  esset ,  utens ,  in  eisdem  severitate  et  crudelitate  continue 
insistit,  in  maximum  ipsius  suae  ecclesiae  et  subditorum  ejusdem  praejudi- 
cium,  detrimentum  etgravamen.  Nam  pridem  ante  apostolicam  provisionem 
sibi  domino  Johanni  de  dicta  pontiBcali  dignitate  factam,  idem  dominus  Johan- 
nes tune  canonicus  Leodiensis  eidem  ecclesiae  et  illius  subditus  ad  Hdelitatem 
merito  adstrictus,  cum  Brabantigenis  et  aliis  anledictae  Leodiensis  ecclesiae 
civitatisque  et  patriae  Leodiensis  et  comitatus  Lossensis  hostibus  io  totalem 
lem  ruinam  etdesolationem  eorumdem  ecclesiae  civitatisque  et  provinciae  Leo- 
diensis ac  comitatus   Lossensis  pro  tune  anhelantibus  et  tendentibus,    se 
partem  faciens,  multipliées  crudelitatis  et  ferocitalis  invasiones,  rapinas,  de- 
praedationes ,  occisioues,  incendia,  agrorumque  depopulationes ,  nec  non 
oppidorum  et  \illarum  ruinas,  devastationes ,  depopulationes,  concrematio- 
nés  et  exterminia  nefanda,  in  eorumdem  ecclesiae  civitatisque  et  patriae 
Leodiensis  ac  comitatus  Lossensis  illorumque  vassallos ,  cives ,  incolas  et  inha- 
bitatores  tam  ecclesiasticos  quam  seculares,  eorum  demeritis  minime  exi- 
gentibus,  lemere  etabsque  causa  multifarie  commiserat^  et  ad  illas  commit- 
tendas  auxilium,  consilium,  favorem  et  assistentiam  possibilem  adhibuerat. 
Super  quibus  tandem  gravibus  damnis  et  dispendiis  eorumdem  ecclesiae, 
civitatisque  et  patriae  Leodiensis  ac  comitatus  Lossensis  eorumdemque  va- 
sallorum,  civium,  incolarum,  et  inhabitatorum  pax  per  et  inter  iltustrissimum 
dominum  Maximilianum,  Austriae,  Brabaotiae,  etc.  archiducem,  ac  très  sta- 
tus provinciae  Brabantiae  eorumque  complices,  de  quorum  numéro  ipse 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


779 


dominus  Johannes  de  Hornc  tune  unus  exslilit  ex  una,  nec  non  eosdem  eccle- 
siam  civitatem  et  provinciam  Leodienses  ac  comitatum  Lossensem  illorumque 
vassallos,  cives,  incolas  et  complices  ex  alia  partibus,  facla  et  inita  atque  gra- 
vibus  pecuniarum  poenis  vallata  et  firmala  exstitit.  Sic  et  paulo  post  hujus- 
modi pacis  tractatum,  atque  provisionem  apostolicam  sibi  domino  Johanni  de 
Hornede  eadem  pontificalidignitatefactam,  idem  dominus  Johannes  de  Horne 
episcopus  in  divinae  majestatis  oflFensam  citrainjuriam ,  praetactas  graves  poe- 
narum  in  hujusmodi  pacis  traclatu  apposilas  poenas  non  formidans ,  in 
eorumdem  ecclesiae,  civilatis  et  patriae  Leodiensis  comitalusque  Lossensis 
vassallos ,  cives,  incolas  et  inhabitatores  sese  eumdem  dominum  Johannem  in 
pontiBcem  eorum  dominum  quam  cito  literas  apostolicas  super  provisione  apos- 
tolica  sibi  facta  oportunas  et  necessarias  afiFerrel  et  ostenderet,  mediante  solito 
et  consueto  juramento  per  pontifices  Leodienses  praeslari  solito  ,  sponte  reci- 
pere  et  eumdem  in  omnibus  licitis  et  honeslis  obedire  velle  offerenles,  infrae- 
nala  ferocitate  iterum  exasperans,  quadam  iniquissimae  temeritatis  audacia, 
una  cum  domino  de  Montigny  suo  fratre,  quem  generalem  in  suum  ad  hoc 
capitaneum  depulavit ,  et  comité  de  Horne  etiam  suo  fratre ,  multisque  aliis 
ac  diversis  gentibus  armorum  secum  adductis,  praelactos  ecclesiam,  civitatem 
et  patriam  Leodiensem  comilatumque  Lossensem  et  illorum  vassallos,  cives, 
incolas  et  inhabitatores  hostiliter  invasit,  crudelesque  depraedaliones ,  incen- 
dia, rapinas,  occisiones,  aliaque  quamplurima  tyrannica  crimina  commit- 
tere,  ac  totam  fere  patriam  iterum  devastare,  terrasque  arabiles  et  agros  ad 
depopulationem  et  sterilitatem  reducere,  ac  plurimos  ipsarum  civitatis  et 
provinciae  subdilos  per  captivitates  et  incarcerationes  durissimas  et  arctissi- 
mas,  ad  graves  et  magnas  pecuniarum  summas  componere  et  arclare,  ac  ab 
eisdem  subditis  patriae  quamplurimas  pecuniarum  summas  et  impositiones 
extorquere ,  et  praesertim  a»  lASi  venerabiles  ac  spectabiles  viros  dominum 
et  magistrum  Joannem  de  Quercu  (de  Hervia),  decretorum  doctorem,  cano- 
nicum  Leodiensem,  presbyterum ,  dominum  Joannem  Le  Pollain,  militem, 
et  Corbellum  de  Pousseur,  clericura  ,  magistros  civium  civitatis  Leodiensis, 
earumdemque  ecclesiae  et  civitatis  Leodiensis  pro  lune  ambacialores  de  et  a 
cerla  diaela  in  oppido  de  Valenchyns  cum  illustrissimo  domino  domino  Maxi- 
miliano  ,  Auslriae,  Brabantiae,  etc.,  archiduce,  servata  redeuntes  et  in  salvo 
conduclu  seu  salva  gardia  ipsius  domini  archiducis  existentes ,  hiraldumque 
ejusdem  domini  archiducis  secum  habentes,  violenter  et  hostiUter  captivare 


780 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


et  ia  Castro  de  Huyo  ad  ecclesiam  Leodiensem  spectante,  et  eotunc  in  manibus 
et  obedientia  illustrissimi  domini  archiducis  praescripti  cxistenle,  captivos 
ducere  ac  dirae  et  strictae  captivitatis  vinculis  raancipatos.  inibi  plurium  men- 
sium  septimanarumque  et  dierura  spatio  delinere,  ac  ad  crudeles  tyranni- 
casque  quaestiones  dicton  raagistros  temere  et  de  facto  ponere  et  subjicere , 
ipsumque  magistrum  Johannem  canonicum  et  presbylerum ,  ipsius  domini 
Johannis  episcopi  confratrem  innoceotem ,  indigne  nocturno  lempore  inter 
duos  tortores,  saccum  ad  ipsum  submcrgendum,  ut  dicebant ,  ostcndentes, 
extra  dictum  castrum  singulis  lacrymantibus ,  in  vilipendium  ecclesiae  Leo- 
diensis  totiusque  ordiuis  clericalis,  educere,  nulla  pielate ,  compassione  aut 
censurarum  melu  ductus  seu  motus,  eosdem  très  ambaciatores  presbyterum 
et  clericos  :  cum  praetactum  castrum  de  Huyo  ad  manus  ipsius  domini 
Johannis  episcopi  reposilum  esset,  verumque  dominium  ejusdem  idem  do- 
minus  episcopus  haberet,  et  possessionem ,  ac  in  eo  personaliter  rcsideret, 
ipso  domino  episcopo  \idente  et  cognoscente,  non  sine  gravi  Dei  offensa, 
atque  ordinis  clericalis  jactura  et  contumclia ,  spretis  canonibus,  sic  capti- 
ves detinere  seu  detinendos  permillere  et  facere,  magnasque  pecuniarum 
summas  ab  eisdem  extorquere,  ac  plurima  alla  nefandissima  crimina  et 
maleticia  tam  in  ecclesiasticos  quam  seculares  personas  earumdem  civi- 
tatis  et  patriarum  committere,  devastare  et  ad  desolationem  reducere  : 
seu  saltem  ad  hoc  consilium ,  auxilium ,  favorem ,  vel  consensum  et  man- 
datum  praestare  non  abhorruit  ^  Et  quamquam  ex  tune  gravibus  damnis  et 
expensis  subditorum  praetactarum  ecclesiae,  civitalis  et  patriae  Leodiensis , 
comitatusque  Lossensis,  per  médium  reverendissimi  in  Christo  patris  et  do- 


'  Hoc  loco  notât  a  Wachtendonck  quae  se- 
quuntur  :  <•  Iste  praedictus  dooiinus  Johannes  de 
Quercu,  erat  inter  primo»  in  capitulo.  Leotiiensi 
vir  opulenliis  et  magnae  aactoritatis ,  factus 
Perusii  decretorum  doctor.  Is  tempore  domini 
Ludovic!  de  Bourbon  episcopi  Leodiensis  fuerat 
legatus  missus  ad  Paulum  secundum  pontifî- 
cem  maximum  occasione  interdicti  et  XI"  duca- 
torum  eo  nomine  petitorum.  Scribit  se  in  Hoyo 
(cum  magislro  civium  et  milite  captum  fuisse 
anno  1483  nuUa  culpa  praecedente,  tempore 
guerrarum  ,  incarceratumque  in  turri  Damiet- 
tae,   et  quod   pro  liberatiooe  sua  extorserint 


ipsi  1 400  florenos  rhenenses  ,  uti  patet  in  roar- 
ginibus  chronici  Leodiensis  propria  sua  manu 
scripti ,  quem  babeo.  Is  fundavit  unum  altare 
in  Hervia ,  quod  adbuc  eju»  consanguinei  jure 
patronal  us  conferunt  ,  et  modo  1608  hujus 
altaris  est  rector  dominus  Jaspar  de  Quercu 
quem  ex  sacro  fonle  baplismatis  suscepi.  Pu- 
blicaverat  is,  pro  tune  canceilarius  in  ecclesia 
Leodiensi,  electionem  faclam  domicelli  Joannis 
de  Marca,  uti  ex  praecedentibus  constat,  et  ex 
hoc  praesumendum  odium  domini  de  Home  in 


eum.  » 


ANALECTA  LEODIENSI  A. 


781 


mini  domini  archiepiscopi  Coloniensis  dictae  ecclesiae  Leodiensis  metropo- 
litani ,  illustriumquc  principis  et  dominorum  ducis  Montensis  et  Juhacensis  , 
comitumque  de  Nossouwe  et  Moirse  ac  plurium  aliorum  dominorum  per  et 
inter  antedictos  dominum  Joannem  de  Horne ,  tune  electum  confirmatum 
Leodieusem  suosque  fratres ,  videlicet  comitem  de  Horne ,  et  dominum  de 
Montigny,  ac  alios  eorum  complices  ex  una ,  necnon  venerabiles  dominos 
decanum  et  capitulum  praetactae  venerabilis  et  insignis  ecclesiae  Leodiensis, 
nos  quoque  Everardum  ,  Robertum ,  et  Robertum  ac  quondatii  Wilhelmum 
et  Adulphum  de  Marca,  nostrosque  complices  et  amicos  necnon  très  status 
civilatis  et  patriae  Leodiensis  comitatusque  Lossensis  ex  alia  partibus,  pax 
iterato  fuerit  in  oppido  de  Tongris  inita,  firmata  et  conclusa,  necnon  per 
eosdem  dominum  Joannem  de  Horne ,  et  suos  fratres  solemniter  jurata  ,  si- 
gillisque  eorum  etcaeterorum  aliorum  principumet  dominorum  preatactorum 
sigillata,  ac  magnis  pecuniarum  poenis  vallata  ,  in  qua  inter  alia  iidem  do- 
minus Joan  nés  de  Horne,  eleclus,  et  sui  fratres,  praefatum  quondam  domi- 
num Wilhelmum  de  Marca  et  suos  fratres  alque  adhaerentes,  una  cum  eorum 
servitoribus  in  patria  ecclesiae  Leodiensis ,  de  et  pro  quibuscumque  causis 
seu  factis  in  antea  habitis  et  cotnmissis,  de  et  a  violentia  contra  quoscumque 
eosdem  invadere ,  seu  damna  in  corpore  et  bonis  eisdem  via  facli  violenter 
inferrç,  volenler  defendere  et  eisdem  assissentia m  omnimodam  praestare,  et 
se  ad  hoc  una  cum  tribus  statibus  civitatis  et  patriarum  praetactarum  obli- 
garunt.  Promisitque  similiter  et  se  obligavit  idem  dominus  Joannes  de  Horne 
tune  electus  nuncque  episcopus  Leodiensis,  etc.,  quascumque  alligationes 
et  confoederationes,  cum  quocumque  principe  aut  domino,  civitate,  pro- 
vincia  aut  oppido  per  eum  in  antea  factas,  revocare  et  eisdem  renuntiare ,  et 
se  deinceps  cum  quocumque  principe ,  aut  provincia  quacumque ,  sine  con- 
sensu  trium  statuum  civitatis  et  patriae  Leodiensis  et  Lossensis  praetac- 
tarum non  obligare  seu  confoederare  deberet  quoquomodo  :  praeraissisque 
mediantibus  et  salvis  ,  antefatus  dominus  Joannes  de  Horne ,  tune  electus 
nuncque  episcopus  Leodiensis,  cum  solito  per  eum  solemniter  praestito  jura- 
mento ,  in  quo  inter  alia  juravit  inviolabiliter  observare  pacem  quae  dicitur 
de  Fexhe ,  qua  cavetur ,  quod  ipse  dominus  eleclus  episcopus  Leodiensis 
omnes  et  singulos  ipsius  civitatis  et  patriarum  praetactarum  vassallos,  cives, 
incolas ,  subditos  et  inhabitatores  quoscumque  juridice  aut  legidice  per  suos 
judices  compétentes,  sub  quibus  degunt  et  subesse  dignoscuntur ,  tractare, 


782 


ANALECTA  LEODIEÎNSIA. 


ac  fraocisias  et  privilégia  atque  liberlales  civitalis  el  patriarum  hujusinodi 
servare  iliaesas  deberet ,  ad  realem  el  actualem  possessionem  ipsiiis  ponliti- 
calis  di(rnitatis  admissus ,  receplus  el  iiilronizaliis  fueril  :  el  post  haec  et  a 
subdilis  civitatis  et  patriarum  praetaclarum  ex  gratia  speciali  magnam  sub- 
ventionem  bene  ad  quinqua^rinta  iniilia  floreiioruni  rhenensium  ascendentem 
(  sub  spe  quod  vassallos  el  subdictos  suos  sic  gratiose  el  bénigne  regere  et 
Iractare  deberet)  habueril  el  receperil  :  sicque  eliam  antefatus  quondam  do- 
niinus  Wilhelmus  de  Marca^  miles  vassallusque  ipsius  ecclesiae  Leodiensis  et 
ejusdem  dominiepiscopi  non  mediocris,  ac  clericus  et  civis  antetaclae  inclytae 
civitatis  Leodiensis,  ciim  unica  et  virgine  conjugatus,  et  ut  talis  privilegiatus, 
in  praemissis  omnibus  plenarie  conHsus.  praefatum  dominum  Joannem  de 
Horne,  episcopum,  elejus  fratres  de  HorneetMontigny,cum  omni  revereulia, 
honore  et  benevolentia,  atque  familiarilate,  cum  eisdem  comedendo,  bibendo, 
ludendo  et  quandoque  dormiendo ,  pecuniamque  suam  eisdem  mutui  ami- 
cabilis  titulo  concedendo ,  fraternalique  amore  conversando ,  usque  ad  diem 
amaram  infractalam  prosecutus  fuit,  adeo  etiam  el  in  tantum ,  quod  ipsi 
dominus  .loannes  episcopus  el  sui  fratres  nullam  penitus  causam  odii  vel  ran- 
çons adversus  euujdem  dominum  Wilhelmum  assumere  poteranl.  Nihilo- 
niinus  tamen  antedicti  domini  Joannes  episcopus  et  sui  fratres  de  Horne  el 
Montigny ,  alias  diabolica  suggeslione  ducli ,  quadam  feria  sexla  anle  festum 
nalivitatis  beati  Joannis  Baptislae  jam  novissime  praeterili  ^,  qua  insimul  cum 
ipso  domino  Wilheimo  infra  domum  habitationis  suae  propriam,  in  oppido 
S.  Trudonis,  eo  tune  de  mane  jentacuium  fecerant,  el  plures  mutuas  ami- 
cabiles  (licet  dolosas  el  conficlas)  conversa tiones  et  festi\aciones  habuerant, 
et  qua  etiam  die  ipse  dominus  de  Montigny  eodem  domino  W  ilheimo  (quem 
nepolem  suum  nunliavil)  mantellum  unum  de  rubro  scarlato  ficle  et  dolose 
amiciliae  tilulo  propinaverat,  in  morlem  el  sanguinem  ejusdem  domini  Wil- 
helmi  mililis  famosissimi  conspirantes  et  sitienles,  eumdem  dominum  Wilhel- 
mum suis  Bctis  el  dolosis  blanditiis  exhorlarunl ,  qualenus  ad  conducendum 
elassociandum  ipsum  dominum  episcopum,  se  versus  Brabantiam  accessurum 
dolose  asserentem,  extra  praetaclum  oppidum  S.  Trudonis  usque  ad  campum. 
ad  videndum  cursum  cerlorem  equorum  ,  venire  vellel.  El  cum  exlunc  idem 
dominus  \\  ilhelmus  precibus  seu  exhortationibus  anletactis  obtemperando  , 


/ 


I   Vide  supra  ,  p.  772  not.  2. 


ANALECTA  LEODTENSIA. 


783 


cum  eisdem  domino  Joanne  epîscopo  et  suis  fratribus  causa  honoris  el  ami- 
ciliae impendentis  veniret,  ipsi  domini  Joannes  episcopus  el  sui  fralres,  una 
cum  pluribus  balistariis  in  quodam  loco  absconso  in  ipso  campo  latitanti- 
bus  et  ad  hoc  subornalis,   balistas  lensas  et  sagittas  suppositas  et  aliorum 
armorum  gênera  secum  habentibus,  eumdem  dominum  Wilhelmum  ,  ipsius 
domini  episcopi  et  ecclesiae  Leodiensis,  ulpraemillilur,  vassallura  nobilem,  cle- 
ricumque  accivemLeodiensem,  communiler  moram  faciendis,  cum  una  et  vir- 
gine conjugatum ,  ac  in  habitu  et  tonsura  clericalibus  pro  tune  constitutum, 
tanquamagnum  ad  occisionem  ductum,  el  dolo  seu  fere  osculo  traditum,  ausu 
delestabili  atque  sacrilego  hostiliter  crudeliterque  ac  tyrannide  et  traditorie 
cilra  injuriam  de  quo  protestamur,  invaserant,  circumvallaruntin  morlem  ejus 
clamando ,  et  ad  hoc  omnimodam  disposilionem  faciendis,  iisque  mediantibus 
manus  suas  temere  violentas  in  eumdem  injecerunt,  alque  eumdem  invilum 
el  quantum  potuit  renilentem  per  vim  ac  violenter  captivarunt,  atque  capti- 
vum  non  quidem  juridice  aul  legidice  impelilum  seu  convictum ,  de  el  a 
dominio  praetacti  oppidi  S.  Trudonis  per  patriam  Leodiensem  et  comitatum 
Lossensem ,  in  et  ad  oppidum  Trajectense ,  ubi  lex  patriae  Leodiensis  ne- 
quaquam  cursum  habel ,  duxerunt  invilum ,  el  inibi  die  immédiate  sequenti 

de  mane die  praemeditatis  crudelilerdetruncarunt,  necarunlque  eldeca- 

pilarunt,  seu  id  fieri  fecerunt,  mandarunt  el  procurarunt,  aul  id  facientibus 
consilium  praestileruut,  auxilium  et  favorem,  suspensionis  a  divinis  et  excom- 
municationis ,  ac  alias  poenas  et  censusas  de  jure  et  stalutaria  dispositionc 
inflictas  ipso  facto  damnabiliter  incurrentes;  nec  non  perjurii  iniquaeque  tra- 
dtlionis  atque  perfidiaeet  clericidii  crimina  commillendo,  et  praemissis  tradi- 
toriis ,  perfidissimisque  ac  detestabilibus  criminibus  et  deliclis  in  personam 
antefali  quondam  domini  Wilhelmi  de  Marca  commissis;  praefatus  dominus 
de  Montigny,  ipsius  domini  Joannis  episcopi  frater,  et  capitaneus  per  ip- 
sum dominum  episcopum  deputatus,  non  satiatus,  sed  per  amplius  in  sangui- 
nem filiorum  ejusdem  domini  quondam  Wilhelmi  de  Marca  sitiens ,  ac  ad 
majorera  crudelilatera  et  Iradilionem  commiltendam  accensus  ,  diabolicaque 
suggeslione  duclus ,  nonnullos  viros  armorum ,  videlicet  Joannem  diclum 
Grand  Johan.  le  capitaine  borgne,  Pierre  de  Mealx  Poulet,  et  L'Angelo  de  Re?is, 
eorumque  complices  pro  lune  in  servicio  nobilis  viri  el  domicelli  Joannis  de 
Marca,  filii  legilimi  et  primogeniti  quondam  domini  Wilhelmi  de  Marca,  ut 
praefertur,  crudeliter  tradili  et  inlerempti,  seu  ejus  amicorum  exislentes  et 


784 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


78o 


proprielalem  eorumdem  lenenles .  ad  hcc  ut  ipsi  viri  el  servilores  ejiisdem 
domicelli  .loannis  seu  amicorum  ejiisdem  .,  antedictum  domicellum  Joanoem 
eorum  dominiim  seu  magistruni  traditorie  caperent,  atque  captivum  una  cuni 
Castro  de  Franchimont  sibi  domicello  Joanni  pio  certa  ma^jna  pecuniaesumma 
impignorato  et  obli^rato  * ,  ac  in  manibus  ejusdem  domicelli  Joannis  légitime 
ioco  piguoris  deposilo,  in  et  ad  ipsorum  dominorum  Joannis  episcopi,  de  INlon- 
tigny  sui  fratris^  seu  allerius  eorumdem  ,  vel  saltem  certorum  balistariorum 
el  armatorum  eorundem  dominorum  episcopi  et  de  Montigny,  ad  hoc  in 
certo  propinquo  Ioco  illic  transmissorum^  ad  opus  eorumdem  dominorum 
episcopi  et  manus  Iradentes  et  deliberarent,  cum  et  mediante  certa  raajjna 
pecuniarum  summa  in  parte  praefalis  Johan .  le  (irant  Johan  et  Petro,  dicto 
Piere  de  Mealx,  servitoribus  ipsius  domicelli  Joannis.  pro  arris  ad  finem  prae- 
lactum  soluta,  et  pro  residuo  eisdem  promissa ,  jam  noviter  alque  recenter 
conduxit  et  subornavit  seu  conducere  etsubornare,  seu  conduci  etsubornari 
facere  non  adhorruit,  literas  suas  obligatorias  patentes  sigillo  suo  sigillatas, 
eisdem  virisdesuper  Iradendo  et  deliberando,  prout  nonnulli  ex  eisdem  viris 
sic  conductis  seu  eorum  complicibus  ad  quaeslionem  posili ,  idipsum  factum 
expresse  recojrnoverunt,  ul  attestatifuerunl,  ac  in  hoc  constanter  decesserunt. 
Quodque  per  diclos  dominos  episcopum  seu  Monlijjny  ac  eorum  balistarios 
ad  praemissa  niissos  non  stetit ,  quominus  haec  facta  et  perpetrata  fuerunt, 
falsae  traditionis  crimen  denuo  committentes  et  graviter  delinquentes.  Et 
quamvis  praenarratis  flagitiosis  perfidissimisque  ac  detestabilibus  ipsius  do- 
mini  episcopi  et  suorum  fratrum  traditionibus  criminibusque  et  delictis  in 
personam  quondam  antedicli  domini  Wilhelmi  de  Marca  famosissimi  militis 
ut  praefertur  commissis,  ad  civitatem  Leodiensf  m  ubi  nos  antedicti  Robertus 
de  Marca,  ejusdem  quondam  domini  AVilheimi  frater,  aclNicolaus.  ejusdem 
Roberti  filius,  et  piures  alii  nostri  consanguinei ,  fautores,  amici  et  servitores 
pro  tune  fuimus ,  et  extiterunt  delata  et  perventa  ex  tanta  iniquisissima  per- 
fidie in  tantum  famosissimum  virura  commisse,  in  eadem  ci\itate  et  non  im- 
merito  eo  tune  illico  gravissimus  excitatus  existens  insultus  et  populi  commo- 
tio  :  adeo  et  in  tantum  quod  culpa  ipsius  domini  episcopi  de  maxima  sedilione 
propterea  in  populo  tam  intraneo  quam  extraneo  commiltendo  videbatur  in 
hujusmodi  insultus  et  populi  commotionis  primis  motibus  valde  ferventibus. 

'  Vide  supra  C06. 


Et  postea  de  ac  nostri  ftoberti  de  Marca,  Guidonis  de  Kanne,  militum  ,  Nicolai 
de  Marca  et  Pétri  Rocquart  ac  aliorum  nostrorum  amicorum  et  servitorum 
adjutorio  seu  assistentia  gratiose  extinctis ,  ipsius  domini  Joannis  episcopi  et 
suorum  fratrum  culpa  per  aliquas  particularespersonas,  ex  arrupta  furia  prae- 
nominati  domini ,  Petrus  Duys  et  Joannes  presbyter  et  quondam  Gerardus 
Vanden  Lare,  utpraetenditur, clericus  deoppido  Trajectensi,  ubi  praetactum 
neFandum  scelus  in  personam  antedicti  domini  Wilhelmi  de  Marca  eo  tune 
recenter  perpetratum  extitit,  oriundi  seu  inibi  moram  facientes;  pro  tune  in 
eadem  civitate  pro  suis  peragendis  negotiis  existentes,  ex  eo  quod  de  Trajecto 
essedicebantur,  in  vasi,  laesi  et  vulnerati  exstiterunt.  uli  praetenditur,  adeo  etiam 
quod  ipse  quondam  Gerardus  ex  laesione  sibi  illata  vitam  finierit  humanam. 
DumqueGodenolus  deEldris,  canonicus  et  scolasticus  Leodiensiscancellarius, 
Renerus  Bormans,  Sancti  Pétri,  Egidius  de  Lapide,  S.  Crucis  decani,  et  Petrus 
Coelensoen,  S.  Dionysii  ecclesiarum  canonicus,  et  in  eorum  domibus  recepti 
captivi  seu  se  et  bona  sua  de  vi  abscondere  aut  fugitivos  reddere  compuisi  fue- 
runt  :  praefatusque  dominus  Joannes  de  Horne,  episcopus  Leodiensis,  de  et  a 
civitate  Leodiensi  praeterita  ac  nonnullis  aliis  locis  patriarum  ipsius  ecclesiae 
Leodiensis  absens  seu  seclusus  ac  dominio  et  superioritale  inibi  sibi  com- 
petentibus  quoad  regimen  et  exercitium  illarum  impeditus  fuerit  el  existai; 
nosque  nonnullos  servitores  et  socios  armorum  ,  pro  noslra  et  dictarum  civi- 
tatis  et  patriarum  defensione ,  in  eisdem  civitate  et  palria  pênes  nos  ha- 
buerimus  et  tenuerimus  et  ad  hoc  collectam  aliquam  receperimus.  Tamen 
propter  praetensa  praenarrata  crimina,  ad  falsam  suggestionem  cujusdam  Ar- 
noldi  Alberti  praetensi  procuraloris  fiscalis  ipsius  domini  Joannis,  episcopi, 
nobis  imposita  ,  in  quibus  nullam  penilus  habuimus  aut  habemus  culpam  , 
neque  consilium  .  auxilium  ,  favorem  seu  assislentiam  ad  hoc  ,  sed  potius  pro 
defensione  et  praeservatione  praefatorum  dominorum  et  servitorum  ipsius 
domini  Joannis  episcopi,  et  ne  laederentur  seu  afficerentur,  assislentiam  nobis 
possibilem  adhibuimus,  per  antefatura  dominum  Joannem  episcopum,  judi- 
cem  in  ea  parte  suspectum  el  parlialem ,  excommunicari ,  anathemalizari , 
aggravari  et  reaggravari  nequaquam  debuimus  neque  debemus ,  prout  nec 
ecclesiasticum  interdictum  et  cessus  a  divinis  per  eumdem  dominum  episco- 
pum seu  ejus  officialem  in  dicta  civitate  Leodiensi  aut  aliis  locis,  ubi  nos  do- 
minos Everardum,  Roberlum  de  Marca,  Guidonem  de  Kanne,  milites,  el  alios 
eorum  complices,  declinare  seu  slare,  comedere,  potare  aut  pernoctare  con- 

99 


786 


ANALECTA  LEODIEiNSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


787 


ligerit,  poni  aiit  declarari  debuit  neque  debel  ;  preserlim  viso  et  allenlo  quod 
nos  et  alii  ad  hoc  interesse  habenles  ad  videnduin  taies  declarationes  ac  cen- 
surarum  fiilminaliones  fieri  seu  informationem  débitant  aut  summariam  de- 
super  recipi  ad  allegandum  causam  rationabilem ,  quare  fieri  ea  non  debeant, 
uti  deberemus  légitime  vocali  non  Fuimus  neque  fuerunt.  Praefatusque  domi- 
nus  Joannes  de  Horne  episcopus  uli  praenarralur  in  culpa  omnium  praemis- 
sorum  nobis  lemere  impositorum  et  aliorum  praenarratorum  exlitit  et  est. 
Unde  damnum,  quod  sua  culpa  sentit,  sibi,  non  alleri,  imputari  débet.  Ipseque 
eliam  dorainus  Joannes  episcopus  per  praenarrala  flagitiosa  perfidissiraaque 
et  delestabilia  crimina ,  per  eum  et  suos  fralres  atque  servilores  tam  conjunc- 
tim  quam  divisim  coraraissa  ,  et  quae  in  dies  ac  incessabiliter  in  subditos  suos 
committunlur  et  perpelrantur ,  se  penitus  inhabilem  et  inidoneum  (citra  in- 
juriam)  reddidit  et  reddit  :  et  ob  hoc  tanquam  partialis,  suspectus  et  incom- 
petens  judex  et  execulor  in  ea  parle  exlilit.  jNihilominus  tamen  diebus  decera 
nondum  effluxis,   prout  quadam  vaga  relatione  ad  nostrum  (seu  aliquoruui 
nostrorura)pervenit  audilum^  antediclusdominus  Joannes  de  Horne  episcopus 
(citra  injuriam)  praenarratorum  crudelium  nefandorumque  maleficiorum  et  cri- 
minum  principalisperpelrator,  inhabilis,  suspectus  et  incompetepsin  ea  parle 
judex  el  execulor,  ad  praefali  Arnoldi  Alberli  praetensi  sui  procuraloris  fiscalis 
sinistram  injustamque  insinuationem  seu  petitionem  ,  afflictionibus  praetactis 
graviores  superaddens  afflictiones  per  certas  suas  patentes  laies  quales  lilleras., 
innosRossealde  VVandres,  CollardumleHuere,  Egidium^dictumGilkinet,  Egi- 
diumdel'Abbaie,  HenricumdeKock,  Joannemdel  Heye,  GodefridumdeCbiney 
et  Theodoricum ,  dictum  Thirion  deThylo,   tanquam  praenominati  Gerardi 
de  Lare  ,  clerici ,  uti  praetenditur  ,  occisores,  et  dominorum  Pétri  Duys  et 
et  Joannis  Haller,  presbylerorum,  percussores  el  oflFeusores,  in  praemissis  ta- 
men minime  culpabiles  ac  penitus  insonles,  senlentiam  excommunicalionit 
et  anathematis  per  dictum  canonem  ,  Si  quis  suadente,  etc.,  ac  statuta  pro- 
\incialia  Coloniensia  et  synodalia  Leodiensia  ,  desuper  uti  praetenditur  édita 
latam  firmiter  observari ,  innovari  et  aggravari ,  singulis  dominicis  diebus  el 
feslivis ,  candelis  accensis  exlinctis  et  ad  terram  projeclis  ,  campanisque  pul- 
salis,  nos  noslrasque  familias  extra  ecclesiam  teneri  et  a  divinis  vilari  fecil, 
praecepitque  el  mandavil ,  nobis  ad  videndura  el  audiendum  super  praetactis 
criminibus  et  excessibus  seu  illorum  notorietale  debilam  aut  summariam  in- 
formatioDem  fieri  et  recipi ,  vel  ad  allegandum  causam  ,  qua  liaec  fieri  noo 


debuerint  neque  debeant ,  in  jus  coram  eo  aut  aliquo  competenti  judice  non 
vocatis,  nec  auditis  neque  conviclis,  quod  tamen  de  jure  omnino  faciendum 
exlitit.  Et  nihilominus  nos  nec  non  ecclesiasticas  personas  et  cives  civitatis 
Leodiensis,  quoad  ecclesiaslicum  inlerdictum  propler  praetensa  praetacta 
crimina  observandum  seu  declarandum,  coram  officiali  suo  in  oppido  S.  Tru- 
donis  residenti ,  cui  vices  suas  in  hujusmodi  negotio  commisit  et  committit, 
in  et  ad  in  idem  oppidum ,  ad  quem  locum  obstantibus  ferocibus  guerris 
per  ipsum  dominum  episcopum  et  suos  fratres  et  eorum  complices  in  patria 
Leodiensi  el  comitalu  Lossensi  ac  dicto  oppido  S.  Trudonis ,  ubi  dictus  de 
Montigny  de  praesenli  ad  incendia  el  incendiorum  exactiones  per  totam 
patriam  commiltenda  existit  et  residet,  et  dielim  pendentibus  et  existenti- 
bus,  ac  etiam  vehemenlemperfidiositatem  per  eosdem  dominum  episcopum  et 
suos  fratres,  ut  supra  narralur  (citra  injuriam  ,  de  quo  protestamur)  commis- 
sam  ,  nobis  ncquaquam  tutus  palet  accessus ,  ad  cerlos  diem  et  horam  etiam 
incompétentes  cilari  fecil  et  mandavit,  contra  Arnoldum  praetensum  procu- 
ralorem  fiscalem  ,  ad  videndum  et  audiendum  per  eumdem  suum  commissa- 
rium  judicem ,  nobis  ex  causis  praenarralis  suspeclum  el  penitus  incompe- 
lentem .  de  et  super  praemissis  summariam  informationem  sua  auctoritale 
per  testes  el  alia  recipi;  sicque  desuper  summarie  el  de  piano  informari,  ac 
informatione  propria  recepta ,  per  eumdem  dominum  episcopum .  seu  ejus 
commissarium  anletactum  pronunliari,  decerni,  et  declarari  in  praetîicta 
inclyla  et  insigni  civitate  Leodiensi ,  ubi ,  uti  praetenditur  ,  praetacta  delicta 
dicuntur  seu  praetenduntur  forecommissa  ,  ecclesiaslicum  inlerdictum  etces- 
sum  a  divinis  officiis,  juxta  statutorum  synodalium  Leodiensium  lenores, 
observandos  fore  et  observari  debere.  El  consequenter  nos  Everardum ,  Ro- 
berlum  el  Roberlum  de  Marca ,  Guidonem  de  Kanne,  milites,  et  singulos 
alios  praenominalos,  qui  propler  gravissimam  perfidiam  in  antediclum  quon- 
dam  dominum  Wilhelmum  de  Marca ,  mililem,  clericumque  et  vassallum  ac 
civem  ecclesiae  el  civilalis  Leodiensis,  ut  praenarralum  est,  commissam  ,  et 
tolalem  diffidcntiara  ,  quam  el  non  immerito ,  nedum  nos ,  sed  lolus  commu- 
nis  populus  civilalis  et  palriae  Leodiensis,  adversus  ipsum  dominum  episco- 
pum gerimus  et  habemus,  atque  gerit  el  habel ,  compuisi  fuimus  et  sumus 
pro  nostra  defensione  el  lutela  génies  armorum  pênes  nos  habere  et  tenere, 
ac  eivitalem  et  patriam  Leodiensem  comitatumque  Lossensem  illorumque 
subditos  pro  viribus  noslris  contra  ipsius  domini  episcopi  et  suorum  fratrum 


788 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


continuas   invasiones,  depraedationes,  rapinas  et  laliiamm  gravissimarum 
impositiones ,   incendiique  perpetraliones,  exactiones  et  exlorsiones ,   et  ad 
tolalem  deplorationem ,  depopulationem  patriarum  et  terrarum  (  proh  do- 
lor!)  tendentes  defendere,  ad  suam  nefandam  peifidiosilalera  amplius  in 
nos  et  fautores  nostros  commiinesque  subditos  ejusdem  patriarum  praetacta- 
rum  et  civitatis  continuando  et  perficiendo,  sub  poena  excommunicationis 
latae  senlentiae,  sua  praetensa  aucloritate  per  litteras  suas  antelaclas  moneri 
et  requiri  fecit  quatenus  infra  viginti  quatuor  horai  um  spatium  post  hujus- 
modi  monitioncin  immédiate  sequens ,  civitatem  et  patriam  Leodiensem  exi- 
remus,  ac  eum  inibi,  juxta  suae  voluntalis  libitum,  disponere  permitteremus 
praemissis   omnibus   non  obstantibus.    Alioquin  hujusmodi  viginti  quatuor 
horarum  spatio  elapso,  nos  excommunicationis  sententiae  subjacere  et  ex- 
communicatos  esse,   ac  palam  et  publiée  in  ecclesiis  denuntiari  decrevit, 
praecepitque  et  mandavil.  Et  nihilominus  civitatem  Leodiensem  praelactam 
etalja  loca  quaecumque  patriaeetdioecesisLeodiensis,  quametnosnostrosque 
complices  et  fautores  et  adhaerentes,  auxiliumque  consiliumetfavorem  nobis 
praestanJes  et  exhibentes,  ac  qui  praestiterunt ,  praestabunt  aut  praestare 
conabuntur  in  futurum,  occupamus  de  praesenti,  seu  in  quibus  sumus,  ac  ad 
quae  et  in  quibus  nos  conjunctim  vel  separatim  venire,  bibere  ,  comedere, 
negotiari,   pernoctare,   seu  alias  declinare  contigerit,    ecclesiastico   inter- 
dicto,  atque  in  singulis  ecclesiis  civitatis  Leodiensis  et  locorum  praetactorum 
post  lapsum  viginti  qualuor  horarum spatii  praetacti  hujusmodi  ecclesiasticum 
interdiclum  et  cessum  a  divinis  firmiter  servari  praecepit  et  mandavit  nobis 
et  ains  tam  ecclesiasticis  quam  saecularibus  personis  ad  ea  interesse  habenti- 
bus,  ad  praemissa  fieri  et  declarari  videndis  vel  causara,  vel  causas  rationabi- 
|es,  SI  quas  contra  praemissa  quare  ea  fieri  non  deberent ,  haberemu»,  seu  alii 
interesse  habentes  haberent,  allegandis  et  proponendis,  minime  vocatis  in 
judicio  neque  auditis,  licet  perperam  injusteque  et  de  facto;  nec  non  taliter 
qualiter  contra  omnem  juris  ordinem.  Et  quia  per  taies  quales  ipsius  domini 
episcopi  fulminatas  statutorum  litteras  et  inibi  contenta,  poenarumque  et 
censurarum  ,declarationes  et  executiones;  illarumque  praetensam  suspensio- 
nem  et  continuationes ,  ut  asseritur,  factas,  caeteraque  praemissa  gravamina 
omnia  et  singula  contra  juris  ordinem  impetratas  et  obtentas  et  factas  atque 
continuatas,  ac  omni  juris,  legis  et  rationis  fundamento  carentes,  prout  in 
deductione  causae  appellationis,  dante  Deo,  lucidius  deducetur.  Sentiraus  nos 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


789 


nostrosque  complices  et  fautores  ac  nobis  adhaerentes  et  adhaesuros  indebite 
et  injuste  fore  et  esse  gravatos,  et  oppressos.  Timeamusque  verisimiliter  per 
illos  et  illorum  occasione  peramplius  in  futurum  gravari  et  opprimi  posse  ;  id- 
circo  praemissis  et  aliis  causis  in  futurum  clarius  declarandis  et  deducendis 
attentis,  ab   hujusmodi   praetensarum  litterarum    statutorum   fulminatione 
impetrationeque  et  concessione,  poenarumque  et  censurarum  inibi  taclarum 
declaratione ,   monitioneque  et  singulis  aliis  inibi  contentis ,  illarumque  exe- 
culione  praetensa,  contra  nos  factis  decretisque,  petitis ,  concessis  et  factis 
ac  comminatis  ;et  in  quantum  quovismodo  contra  nos  factaeetconcessaesunt, 
seu  factae  videntur,  tanquam  iniquis  et  injustis,  illarum  nullitale  salva  ac  ab 
omnibus  et  singulis gravaminibus,  damnis,  molestiis,  perturbationibus,  prae- 
judiciis  et  detrimentis,  per  et  propter  illas  seu  illarum  occasione  nobis  tam 
conjunctim  quam  divisim  comminatis  ac  inferendis,  quodabsit,  quodiibet 
in  futurum;  in   bis  scriptis   provocamus  atque  propterea   melioribus  via 
modo,  jure,  causa  at  forma  quibus  possumus  et  debemus  pro  nobis  nostris- 
quecomplicibus  et  fautoribus  nobisque  adhaerentibus  et  adhaesuris,  contra 
et  adversus  praelibatos  dominum  Joannem,  episcopum  Leodiensem ,  judicem 
suspectum  et  incompetentem ,  necnon  Arnoldum  Alberti,  ejus  procuratorem 
fiscalem  praetensum ,  impetrandis,  ac  alios  quoscumque  factum  hujusmodi 
concernendis  seu  eis  in  ea  parte  adhaerere  volentes  et  adhaesuros;  ad  sanc- 
tissimum  in  Christo  patrem  et  dominum  nostrum  dominum  Innocentium,  pa- 
para  octavum ,  et  ejus  sanctam  sedem  apostolicam  seu  illius   legatum  aut 
nuntium ,  vel  commissarium  apostolicum  ad  hoc  poleslatem  specialem  vel 
generalem  habentem  et  infra  suae  legationis  hmites  existentem  seu  saltem  re- 
verendissimum  in  Chrislro  patrem  et  dominum  Hermannum,  Dei  et  aposto- 
licaesedis  gratia,  archiepiscopum  Coloniensem  et  ejus  sedem  metropolitanam , 
in  bis  scriplis  provocamus  et  appellamus ,  apostolicosque  nobis  dari  et  de  illis 
responderi  petimus,  iterum  petimus  et  repetimus,  instanter,  instantius  et 
instantissime,  si  quis  adsit  qui  nobis  illos  dare  et  de  eis  respondere  possit  aut 
velit.  Submiltentes  nos  tam  conjunctim  quam  divisim  nostrosque  complices 
et  fautores  ac  nobis  adhaerentes  et  adhaesuros ,  ac  causam  nostram  supratac- 
tam  protectioni ,  tuitioni  et  defensioni  antedicti  sanctissimi  domini  nostri  do- 
mini papae  ejusque  sanctae  sedis  apostolicae ,  seu  illius  legati ,  aut  nuntii  vel 
comraissarii  ad  hoc  polestatem  specialem  vel  generalem  habentis ,  seu  saltem 
antedictum  reverendissimum  dominum  dominum  archiepiscopum  Colonien- 


790 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


sera  et  ejus  sedis  raelropolitanum.  Protestantes  lam  conjunctira  quam  divisim 
de  liac  nostra  appellatione  et  provocatione  iiilimanda  et  insiriuanda^  notiti- 
canda  et  prosequenda  ,  addendaque,  minuenda  ,  corrigenda,  mutanda  et  in 
meliiis,  si  opus  fuerit,  ac  toties  quoties  nobis  seu  alteri  nostrum  videbitur 
expedire  reformanda.  Quodque  de  praemissis  omnibus  et  singulis ,  quae  ci- 
tra  injuriam  ipsiiis  donnini  episcopi  aut  cujuscumque  alterius  pro  justiBca- 
lione  nostrae  appellationis  dicimus  et  proponimus,  nobis  valeant  ea  quae 
probabimus  citra  tanien  omnis  alicujus  superfluae  probationis  ac  alias,  ut  est 
juris,  moris  alque  styli ,  super  quibus  petimus  a  te  notario  publico  nobis  seu 
alteri  nostrum  fieri  instmmentum  unum  publicum  aut  piura. 

MS.  de  tf^achtendonck ,  de  la  biblioth.  royale  de  Bruxelles  , 
comparé  avec  une  copie  de  l'époque. 


cxvm. 

IX  CAU8IS  ,  QUAE  INFERIUS  NOTANTUR  ,  CONSTAT  SATIS  LUCVLENTER  OBERRAKE  LEODIENSES 
PLURIMOS,QUI  EXCABCATI  NON  PERTIMESCUNT  PROPRIUM  EORUX  CALVMNIARI  ET  ACCUSARE 
DOniNUM  ,  EX  QUO  DIEBUS  ISTI8  NOVISSIMIS  PERMISIT  CUl  LEGE  ET  JtSTITIA  DOIINUM 
WILHELMUn  DE  MARCKA  EAM  RECIPERE  MERCEDEl  QUAM  PECCATA  IPSIUS  MERVERUNT  SAE- 
PISSIUB  ^. 


Prima  causa.  Si  spatio  long^iori  potuisset  supervivere  dominus  Wilhclmus 
brevissime  et  infallibiliter  praestolabatur  reverendissimus  dominus  Leodiensis 
sui  ipsius  ab  administratione  destitutionem  scandalosissimam  et  fortasse  totius 
episcopatus  privationem  abhominandam.  Quomodo  autem  hoc  fieri  potuisset 
taliter  ostenditur  :  nam  efiBcienle  domino  W  ilheimo,  fuit  hucusque  faliaciter 
retardata  solutio  illius  pecuniae ,  ad  quara  juxta  tractatum  et  promissa  Leo- 
dienses  se  obnoxios  alias  coustiluerant.  Neceliam  sensit  dominus  Leodiensis 


'  Tali»  esl  in  MS.  codice  inscriplio  hujus  do-      a  Marcka,  continet.  Re«  ip»a  déclarât  documeo- 
cumenti,  quod  Episcopi  Leodiensis  juslificatio-      lum  eodem  anno  1485  fuisse  exaralum. 
Dem  seu  apologiam,  quoad  supplicium  Wilhelmi 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


791 


quod  ipsi  Leodienses  de  proximo  cum  a  débite  redimere  quovismodo  inten- 
derent ,  cum  eorum  voluntates  erant  suasu  praefati  domini  Wilhelmi  omnino 
depravatae.  Optime  enim  cognovit  dominus  Wilhelmus  quod  ob  defectum 
solutionis  antediclae  mercatores  Lumbardi  censuras  fulminatas,  infatigabili 
mora,  contra  dominumet  singulos  ejus  fidejustores  nequaquam  exequi  desti- 
tissent,  unde  mox  ipso  jure  oportuisset  dominum  ab  exercitio  pontificalis 
dignilatiset  omni  administratione  peniluscessare.  Etinpraefatocasu  dominus 
Wilhelmus  jam  caute  disposuerat  suflFragio  aliquorum  in  capitulo,  in  civitate 
suum  efficere  filium  administratorem    patriae  et  dioecesis.  Pensato  quippe 
eveutu  supradicto ,  deberent  merito  Leodienses  usque  ad  ruborem  confundi 
qui  suum  calumniantur  et  mordent  principem ,  propter  eam  justitiam  quam 
recle  jussit  fieri  contra  delinquentem  ,  cum  scriptum  sïiProverbwrum  œvii'  : 
«  Non  est  bonum  perculere  principem ,  scthcet  h'ngua,  qui  recte  judicat ,  etc.  » 
Mirabilis  horum  conditio  hominum  in  Leodio.  Non  enim  commémorant  epis- 
copi eorum,  sacerdotis  cujusdam  et  innocenlum  plurimorum  trucida lionero, 
sed  bene  auclorera  necis,  qui  occubuit  per  legem,  luctuose  deplangunt,  in 
hoc  satis  demonsUantes  quo  cultu  et  quali  affectione  illos  semper  prosequan- 
tur  qui  propriis  eorum  dominis  soient  infesti  esse  et  obsistere.  Rem  profecto 
non  novam  .  imo  veterem  notam  et  usitalam ,  quoniam  ultra  memoriam  homi- 
num nemo  unquam  episcopus  cum  pace  et  gaudio  diem  clausit  novissimum 
m  Leodio.  Quid  vero  mali  nunc  egit  dominus  reverendissimus  Leodiensis  per 
justitiam  quae  facta  est ,  nisi  quod  suae  utilitati  et  patriae  cum  jactura  do- 
mini Wilhelmi  consuluit,  prout  juris  equitas  suadet  atquepermittit  in  hujus- 
modi  casu.  Ad  hune  nempe  finem  suffragatur  optime  illud  Innocentii  papae 
ad  honorem  de  auctoritate  et  usu  pallii ,  ubi  sic  scribit  cuidam  legalo  cardi- 
uali  videlicet  :  i-  Si  oporleat  ut  vel  nos  vel  lu  ex  hoc  negotio  confundamur,  eli- 
gemus  potius  te  confundi ,  quam  laedamus  sedis  apostolicae  dignitatem.  »  De 
multis  namque  millibus  hominum  vix  esl  unus  episcopus  qui  non  maluisset 
per  justitiam  virum  dictis  confundi  quam  suo  episcopatu  tam  ignominiose  et 
confusibiliter  privari.  O  quam  contumeliosa  et  insatiabilis  fuisset  laesio  reve- 
rendissimo  domino  Leodiensi  ejusque  lineae  consanguinitatis  ,  fidejussoribus 
et  amicis  suis ,  si ,  velul  statuerat  dominus  Wilhelmus,  ipsum  expellendo  tam 
enormiter  sauciasset,  unde  incunctanter  novum  bellum,  strages  et  innume- 
rabilium  advenisset  excidium.  Lèvent  idcirco  oculos  in  directum  Leodienses 
ut  videant  qualiter  prostrati  fuerunt  et  abducti ,  laetenlurque  de  ea  justitia , 


792 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


per  quam  redempUis  est  eorunri  episcopus  ab  intolerabili  confusione,  quam 
alias  verisimililer  nuiiquam  evassissel  nisi  per  allerius  laesionem. 

Secunda  causa.  Nisi  in  lempore  raigiasset  ab  hoc  saeculo  dominus  Wil- 
helmus ,  niinquam  solus  el  insolidiis  reverendissimus  dominus  Leodiensis 
suum  potuisset  regere  episcopalum ,  quemadmodura  faciunt  aiii  episcopi  per 
universum  ,  sed  habuisset  semper  compelitorem  et  correctoiem  dominum 
Wilhelmum,  necnon  el  omnes  de  beuda  illius.  Oslendilur  haec  proposilio  : 
nanj  per  tractaUim  Tongrensem  omni  iniquitate  et  multiplici  dolo  suffultum 
ac  divinae  legi  contrarium ,  quem  peiplexus  alque  in  extrema  fere  necessi- 
tudine  constriclus  iniit ,  dominus  reverendissimus  Leodiensis  taliter  se- 
ductus  erat  quod  dominia  majoris  importanliae  et  uberiora  palriae  ofKcia 
remanserunl  in  manibus  domini  Wilbelmi  etsuorum.  ila  ut  vix  licuit  aliquid 
facere  domino,  nisi  quod  fuit  illi  et  suis  placitum.  Primo  posthaec  vidit 
talem  negotiorum  babitudinem  dominus  reverendissimus  Leodiensis  quod 
suum  majus  concilium  integraret  ex  illis  etiam  qui  consulendi  nullam  vel  ad 
minus  insufBcientem  habuerunt  aptiludinem,  nisi  duntaxat  quod  in  singulis 
agendis  vices  gesserunt  fidelissimos  domini  Wilhelmi  cum  intuilu  eos  domi- 
nus elegit  invilus  consiliarios.  Et  ultra  banc  largam  dominandi  aiictorilatem, 
quid  non  fuit  satiatus  dominus  Wilhelmus?  semper  telendit  indusiriose  ad 
ampliorem ,  ulpote  docet  sati  experienlia.  Num  praeler  Stockhem .  France- 
mont,  Sarraneum ,  Boelyon  et  Longe-Caslrum  satagebal  consequi  Greven- 
broeck,  necnon  quaedam  alia  magna  loca,  etc.  In  sancto  Trudone  pedem 
taliter  fixit  et  per  liberaturas ,  vestes  ac  suasus  versipellis  ibidem  sibi  invisce- 
ravit  homines  ,  quod  in  aliquo  casu  periculoso  fuisset  dicto  oppido  usus.  non 
solum  contra  dominum  Leodiensem ,  sed  etiam  ducem  et  vicinas  patrias.  Ipse 
Rocha,  actor  domini  Wilhelmi  ,astutissimusinventor,jam  Montfort,  castrum 
valde  forte,  accumulavit,  quod  etiam  fortificat  in  dies.  Dominus  Robertus 
fuit  plurimum  intentus  ad  emeudum  Kiekenpoes  cum  inlentione  fortiHcandi 
iliud.  Item  subtili  providentia  acquisivit  per  matrimonium  Filii  sui  dominus 
Wilhelmus  dominium  et  fortalitium  de  Keyken  nec  fuit  alia  intentio  iiujus 
latae  acquisitionis ,  nisi  quod  dominum  reverendissimum  Leodiensem  et  ejus 
successores  in  futurum  Arenbergenses  per  hujusmodi  dominia  arctius  cons- 
trinxissent.  Item  quoad  officia  est  idem  quasi  sermo.  Nam  praeter  villicatus 
Leodiensem  ,  Huyensem ,  Montenakensem,  et  baliiviatus  Hasbaniae,  Condroes 
ac  alia  pulchra  officia  per  quae  dominabatur  votive  Arenberch ,  disposuit  ad- 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


793 


hue  circa  instans  feslum  Jacobi  legem  pro  libito  suo  habere  in  Leodio,  vide- 

licet  burgimagistrura Rocha  cujus  nulu  et  con- 

silio  cuncta  fuerunt  hucusque  gesta,  necnon  etiam  el  similes  ministeriorum 
gubernatores,  quorum  ope  et  corrupta  volunlale  omnia  fuissent  acla  juxla 
vota  domini  Wilhelmi.  Item  ,  ne  tandem  fuisset  aliqua  reservata  domino  juris- 
dictio ,  tantuni  egit dominus  W^ilhelmus  sub  specie  cujusdam  simulalae  aequi- 
latis,  quodfueruni  constilutinonnullicommissarii,  omnes  deligaejus,  quisin- 
gula  negotia  ex  bello  descendenlia  judicarent,  dans  inlelligere  populo  levi  in 
Leodio  quod  taie  judicium  esset  ad  loliendum  mullas  lites  in  patria.  Placuit 
haec  seditiosa  inventiomulliludini,  quae  non  modicum  formidabat,  quod  per 
jusliliam  ordinariam  plures  fuissent  cohercili  ad  rcslilutionem  injuste  ablato- 
rum.  Hi  profeclo  commissarii  omnis  jusliliae  immemores  non  solum  contra 
bonos  et  pro  suis  judicabant,  verum  etiam  omnes  causas  ad  officialem  et  sca- 
binos  hinc  inde  pertinentes  cognoscere  voluerunt.  Horum  rêvera  adeo  in  im- 
mensum  excrevit  aucloritas  praesumpla,  quod  evolutis  aliquot  diebus,  tota 
pêne  fuisset  extincta  domini  jurisdiclio  temporalis  et  spiritualis.  Praeterea  nt 
nunquam  deficeret  in  attenlatis  suis  el  regimine  dominus  Wilhelmus,  sedilio- 
sum  et  conspiratorium  percussit  foedus  Leodii  cum  bis  qui  vulgo  decem  ho- 
mines nuncupantur,  et  sunt  isti  pars  insigniorum  civitatis  ac  bannalis  leucae, 
quibus  solum  pertinuil  juxla  usus  veteres  el  primaevam  inslilutionem  domino 
et  legi  per  arma  in  arduisassislere.  Sed  nuncproh  dolor!  aliter  persuasi  obliga- 
verunl  forte  se,  ut  inlerteneanl  dominum  Wilhelmum  et  singulos  de  sanguine 
ejus,  quodque  etiam  illi  qui  tempore  malo  et  rebellionis  extra  Leodium  fue- 
runt el  de  adhaerenlia  domini  Leodiensis  arma  et  officia  gerere  nunquam 
permitlerenlur    in  civitate  ,   quasi  bene  agenlibus  poena  deberetur  Leodii 
alque  peccalores  laudandi  forent  in  desidcriis  eorum  et  iniqui  benedicendi. 
Quantum,  inquam ,  mililet  istud  conlra  dominum  Leodiensem  el  quorsum 
perrexil  hujusmodi  conspiratio,  crimen  laesae  raajestalis  aperle  sonans  non 
possel  levi  sermone  exprimi.  Quis  igitur  miretur  et  slupeal,  si  dominus  reve- 
rendissimus Leodiensis  non  volueril  hune  hominem  et  tantarum  iniquitalum 
auctorera  habere  concurrentem  ,  attenta  sedis  aposlolicae  senlentia  quae  epis- 
copo  Leodiensi  soli  el  non  alleri  mixtum  et  merum  imperium  adjudicat,  ac 
per  cujus  effîcaciam  continentia  praefati  Iractatus  Tongrensis  penitus  mortifi- 
canda  venit.  Quomodo  tamen  in  malis  praemissis  fides  restringilur  el juramen- 
lum  non  sil  semper  observandum  ,  quod  minus  caute  faclum  vergit  in  pejo- 

100 


794 


ANALECTA  LEODIEiNSlA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


795 


rem  exilum  habelur  22,  q.  4'  per  lotum;  ul  utinatn  Leodienses  non  lam 
fie(|uenler  suorurii  episcoporiiinjuramerilacommemorenl,  sed  magis propria, 
(pium  ab  armis  iiiultis  eoiumdeiu  Iransgressoies  salva  honeslale  probabililei* 
argui  posseul,  maxime  quaiido  intuitu  diligenli  coiisiderabitur  C.  de  forma  fide- 
tilalis  22  «j.  v.,  in  quo  capilulo  sic  dicilur:  uQiii  domino  Hdelilalem  jurât  isla 
sex  sempcr  débet  in  memoria  habere ,  videlicel  incolume ,  tutiim ,  honestum  , 
utile,  facile,  possibile.  Incolume,  ne  sil  in  damnum  domino  de  corpore  ejus; 
tutum,  nesit  ei  in  damnum  de  secreto  sue  vel  demunitionibus  suis,  per  quas 
tutus  esse  potcst^  honestum,  ne  sit  ei  in  damnum  de  justitia  sua  vel  de  aliis 
causisejus,  quae  ad  lionestatem  ejus  perlinere  videnlur;  utile,  ne  sit  ei  in 
dannium  dt;  suis  possessionibus ;  facile,  vel  possibile  ne  illud  bonum  ,  quod 
dominus  suus  leviter  facere  poterat,  faciat  ei  difficile  ,  ne  vi  illud  quod  possi- 
bile eratreddateiimpossibile.  »  Haec ibidem.  Perhancutiqueobligationem  qua 
lenelur  subdiUis  domino  suo  manifeste  salis  apparet,  quod  nunquam  lam  mi- 
serabililer  obiisset  eorumepiscopus ,  si  unam  ex  sex  clausulisaliquando  obser- 
vassent.  Sermo,  inquam,  eorum  fuit  et  semper  est,  quod  vivere  et  mori 
volunt  cum  episcopo,  raro  tamen  correspondent  ullima  primis.  Quomodo 
enim   possent  singuli  in  Leodio  a  morte  li\jpa  sacrilej^a  omnino  se  immunes 
reddere,  cum  ipsos  necatores  contra  juranienta ,  libertates,  francisias,  post 
factum  lriunq)liabiliter  adorando  coluerunt,   et  quod  pejus  est,  adhuc  ne 
taies  punianlur  tolis  viribus  defendere  eos  molinutur.  Foeda  haud  dubium 
atque  omni  vitup^rio  hominum  istorum  conditio  !  INam  alienigenae  per  uni- 
versum  ,  et  minus  obli^jali ,  mortem  episcopi  et  maclatores  illius  detestantur , 
malum  pêne  eisdem  continuo  imprecantes.  Et  hi  qui  subditi  sunt  ac  in  terra 
ecclesiae  nati  nullatenus  de  tam  horrendo  facinore  contristantur.  Imo  spretis 
episcopo  et  suis  adhaerentibus ,  semper  se  jungere  cupiunt  maleBcis,  in  hoc 
morem  per  omnia  servantes  judaeorum  ,  qui  maluerunt  ut  privilegium  super 
dimissionem  alicujus  malefactoris  serviret  Barrabae  latroni  et  seditiosissimo 
hominum  quam  innocenli  Christo ,  in  quo  nulla  erat  macula  et  qui  eos  redi- 
mere  venerat.  Quam  tamen  grave  peccatum  existât  episcopos  detinere  aut 
aliquem  eorum  jugulare  patet  per  constitutionem  ecclesiae,  unde  !23  q.  4  c. 
In  hoc  enim  capitulo  memorabile  illud  habetur  quod  Sylvester  Dei  vicarius 
in  terris  usque  ad  extremum  judicii  diem  eum  anathematizavit  et  excommu- 
nicavit,  qui  aliquem  episcopum  per  detentionem  unquam  deciperet,  sicut  et 
ipse  fuit  deceptus.  Praeterea  26  q.  2  c.  Ita  nos  sillaciorum.  In  lioc  capitulo 


Gelasius  papa  civitatem  illam  privandam  decrevit  episcopo  et  episcopaïibus 
praesidiis,  quia  cruenta  caede  episcopus  extitit  in  ea  morti  Iradilus.  item 
extrade  pe.  c.  Siquis  suadenle,  inCle.  Sedes  apostolica  multis  involvit  male- 
diclionibus  et  opprobriis  eos  qui  non  perlimescunt  detinere  vel  occidere  pon- 
tifices.  Quid  ve  çeneraliler  senliendum  sit  de  his  omnibus  qui  iufideliter  cum 
principe  suo  agunt,  clareexprimit  c.  si  22  q.  ullima ,  sic  inquiens  :  Si  quis  laïcus 
juramenlum  violando  profanavit,  quod  régi  et  domino  suo  jurât,  et  postea 
f)erverse  et  dolose  ejus  regnum  traclaverit  et  in  morte  ipsius  aliquo  machina- 
menlo  insidialur.  quia  sacrilegium  peragit  in  chrislum  Dei  manum  millens, 
anathema  sil ,  nisi  per  dignam  poenitenliae  satisfactionem  emendaverit,  sicut 
constitutum  a  sancla  synodo,  id  est,  sanctum  relinquat,  arma  deponat  et  in 
monasterium  eat  et  poeniteat  omnibus  diebus  vilae  suae  haec  agens.  His 
nempe  juribus  seu  aliis  plerisque  rationibus  profunda  mente  et  sufficienter 
perscrulalis,  incilanlur  ubique  recti  Christiani  praeterquam  in  patria  Leo- 
diensi  ad  obsecrandum  vindictam  de  hujusmodi  peccatoribus,  qualiter  ergo, 
ut  dictum  est,  ipsi  Leodienses  non  verentur  episcoporum  suorum  juramenla 
loties  recensere  ,  quae  exlorta  et  in  mollis  valde  illicita  non  deberent  merito 
vinculum  esse  iniquilatis,  et  sua  jvramenta  episcopo  praestila  ad  obediendum 
humiliter  velut  sunt  obnoxii,  nullatenus  ponderare  volunt;  ob  cujus  lamen 
defeclum  ira  Dei  contra  Leodienses  invalescit ,  el  ad  probandum  hanc  propo- 
nere  valet  insignis  et  imaginaria  visio  Zakariae  quinto  suo  capitulo,  ubi  spi- 
rilus  minalur  captivâtes  ac  peccatoribus  de  Jherusalem  el  Juda  egredientem 
super  faciemlerrae  raaiedictionem  ;  propter  haec  dico  peccata,  furtum  scilicet 
etperjurium.  Adpropositum  :  Siconlreclatio  rei  alienaeinvito  patrono  furlum 
diciUir  etperjurium  existai  in  aliqua  sex  conditionum  praedictarum,  deficere 
juxla  praelibatum  capitulum.  Quis  sanae  mentis  non  concedel  ultra  memo- 
riam  viventium  per  superhabundantiam  in  Leodio  furlum  et  perjurium  vi- 
guisse,  quare  etiam  justo  Dei  judicio  gladius,  tempeslas,  divisiones.  scis- 
mala,  slrages,  incendium  et  aliae  tribulaliones  non  recesserunt  ab  eo,  nec 
(timendum  est)  in  sempiternum  recèdent,  nisi  dunlaxatilligubernareet  domi- 
naricessabunt,  quos  a  sella  judicis  exlerminandosdoctrinalitermemoralEccle- 
siasticus  capilulo  38.  In  quo  capilulo  praeclare  dicilur,  quod  licel  civitas  non 
aediticelur  sine  ministerialibus,  altamen  illi  tanquam  simplices  vel  caeci  el 
claudi  non  debenl  eivilatem  regere,  quum  lalium  praesidentia  el  regimine  so- 
ient insignes  el  populosae  civilales  exterminium  habere,  de  quo  optimum  ha- 


\<M 


796 


ANALECTiV  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


797 


beliir  documentiim  per  litteram  2  re.  v,  qiiae  déclarai  qiialiter  Inciis  Jebuzeo- 
riim  munituH  et  forlissimiis  expii^natus  fuit  et  excidium  patiebatur  .  quia  iilis 
custodiam  in  arce  habuerunt  caeci  et  claudi.  Sic  ad  proposilum  :  quaiido  mi- 
nisteiiales  suscipiunt  curam  .  qui  caeci  sunt,  propler  i(][Dorantiain  rerum 
agendariun,  atque  ctiani  claudi  propler  impotentiam  ,  tiuic  périt  Iota  multi- 
ludo ,  cui  taies  praesunt.  O  quam  luculenler  patuit  islud  replicata  vice  Gan- 
davi,  in  Leodio  et  Trajecto  inferiori ,  ubi  viiiores  adminisirationes  et  officia 
occupare  vohierunt.  Nec  praelereundum  est  silentio  de  illis  Iradiloribus  et 
conspiraloribus  ,  quorum  directione ,  tempore  aliquo  ante  adventum  ducis 
iMaxiniiliani  ,  omnia  fiebant  Lovanii ,  Bruxellis  ,  Antwerpiae  et  per  gyrum 
Brabanliae  ,  quod  lernpus  appellalur  3hieterie. 

Tertia  causa.  Si ,  propitiante  Altissinio,  non  fuisset  ablalus  de  medio  do- 
niinus  Wilhelinus,  seraper  in  patria  Leodiensi  facinorosae  et  impietates  variae 
ad  coelum  usque  clamantes  iiremediabiliter  et  absque  correctionis  exercitio 
domini  permansissent,  unde  dominus  reverendissimus  Leodiensis  non  resis- 
tens  vehementer  usque  ad  sanguinem  et  patriam  totam  Leodiensem  per  tole- 
rantiam  contra  se  iram  divinae  majeslalis  formidabiliter  provocasset.  Satis 
liquet  baec  propositio.  Quoniam  ipse  dominus  AVilhelmus  existimaos  propter 
commissa  piacula  sacrilegium,  honiicidia^  depraedationes,  stuprum^  conspi- 
rationes,  falsam  monetainet  alia  niulta  inenarrabilia,  de  proximoadversitates 
sibi  imminere  ,  pressit  et  an^rariavit  adeo  traclores  in  pace  Tongrensi ,  'quod 
obcaecata  patria  Leodiensis  universa  se  obnoxiam  effecit,  ut  adversus  omnes  et 
singulos  qui  in  fulurum  vellent  ipsum  exturbare,  constanterdefensabit  et  tue- 
bilur.  Quis  unquam  talem  actam  illicitam  audivit  obligationem  ,  videlicet  quod 
populus  qui  ecclesiae  pertinet  contra  omnia  jura  ecclesiae  se  ad  pugnandum 
constringit  pro  turbationc  libertatis  ecclesiasticae,  quasi  bomines  isti  non 
scirentaliosdiligere,  nisi  eos  qui  principibus  insidiari  contendunt  et  bellandi 
occasiones  ministrant  :  quam  tamen  sit  iniquum  non  corrigendo  defendere 
iniquoset  utile  talibus  renili  scripturae  plures insinuant.  Item....  q.  3  c.  non 
inferenda,  ubi  dicitur  :  Qui  non  repellit  a  socio  injuriam  mI  potest,  lam  est  in 
vitio  sicut  ille  qui  facit.  A  fortiori,  si  dominus  Leodiensis  princeps  justitiae 
diutius  permississel  Arenberch  opprimere  justos,  sicut  incessanter  fecit,  non 
remansisset  ipse  dominus  sine  culpa  gravijuxta  illud  83  dis.  c.  c  Errorcui  non 
resistilur  approbatur,  et  yeritas  cum  minime  defensatur  opprimitur;  »  negli- 
gere  quippe ,  non  perturbare  perverses,  nihil  aliud  est  quam  favere ,  nec  caret 


scrupule  societatis  occultae  qui  manifesto  facinori  desinit  obviare.  Videatur 
historia  ad  propositum  in  judicum  xx^,  quae  exterminium  commémorât  civi- 
tatis  Gabaa,  quia  oppressores  aliquos  recepit  et  defensare  voluit*.  Praeclara 
estetiam  historia  de  viro  Belial  nomine  Seba,  2  regum  xx°,  qui  Israël  commovit 
ad  rebellandum  contra  principem  suum  David.  Hic  licet  fugeret  ad  civitatem 
Obelas,  ibidem  tamen  exstilil  tamquam  seditiosus  decollatus,  alias  exercitus 

David  in  diclam  civitatem  potenler  irruisset.  Item Machabaeorum  ....... 

....QuumvideretMachatias,  quae  fiebant  in  populo  Juda  et  Jherusalem,  dixit: 
Vae  mihi  !  ut  quam  natus  sum  videre  contritionem  populi  mei  et  civitalis 
sanctae  sequilur  et  accensus  est  furor  ejus  secundum  judicium  legis,  et  in- 
siliens  quemdam  Irucidavit  super  arcam  sacrificare  idolis  volentem  et  cum  pe- 
riculo  vitae  suae.  Item  potest  non  immerilo  illud  Abacuc  primo  dici  Leodio 
civitali  peccalrici,  videlicet  :  Quare  non  respicrs  super  inique  agentes  et  taces, 
devoranle  impio  justiorem  se.  Item  ad  sciendum  gravilatem  peccati  eorum 
cpii  flagitiosos  protegere  moliunlur,  haec  etiam  notanda,  videlicet  c.  de  bis 
qui.  .  .  .  vel  aliis  .  .  .  reos  occul.  I.  prima  et  c.  1  de  homine  libero  glossa 
circa  verbum  receplarenl,  etc.  Insuper  defensato  in  suis  attentatis  domino 
AVilhelmo,  ut  pradicitur,  quos  unquam  speciepotuit  habere,  quodalii  rebelles 
a  domino  Leodiensi  potuissent  aliquando  corrigi ,  quando  ipsi  omnium  ini- 
quilatum  auctores  maxima  gerunl,  practicante  domino  Wilhelmo  officia  et 
delicta  perpétrant  vel  ad  minus  agentes  semper  in  omni  loco  favorizando 
defendunt  illos.  Nec  etiam  vivente  Arenberch  sperabal  dominus  reveren- 
dissimus Leodiensis  aliqua  ex  emendis  vel  compositionibus  cessura  sibi  emo- 
lumenta ,  quia  minis  aut  armatis  precibus  relaxari  per  se  vel  suos  impetrare 
talia  non  cessavit,  maxime  quum  illi  de  benda  ipsius  argui  sceleris  debe- 
bant,  quorum  numerus  copiosior  est  in  patria  Leodiensi.  Quid  namque  ré- 
gnante bac  injustilia  per  eam  patriam ,  quae  domino  Leodiensi  est  commissa, 
ipse  dominus  respondisset  ante  tribunal  aeterni  judicis  et  coram  coetu  judi- 
cantium  in  bac  valle  lacrymarum,  cum  ad  ipsius  curam  pastoralem  peccan- 
tiura  coërtio  sub  interminatione  maledictionis  perpetuae  spectare  omnino 
dinoscatur.  Debuit  profecto  in  exemplum  transire  domino  Leodiensi  reve- 
rcndissimo.  quod  1  regum  xv»  commemoratur  de  Samuele  justo,  qui  reserva- 
tum  principem  blaspbemigladioextinxit,  dicens  illi  :  Sicut  fecit  absque  liberis 

'  Id  margine  adJitur  :  Nota  hic  uttlitalem,  quando  resistilur  malis. 


798 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


miilieres  gladiiis  liius,  sic  absqueliberisinler  mulieres  eril  maler  liia.  0  qiiam 
nolabile  est  in  hoc  passu  et  oplime  ad  proposilum ,  quod  Saul ,  etc.  coiilra 
mandatiim  Domini  servavit  praefalum  Agag  peccalorem ,  et  soluni  interfecit 
quod  vile  erat  et  reprobum ,  quare  eliam  Diabolo  traditiis  est.  Et  iitinaiii 
dominus  Leodiensis  piae  memoriae  non  reservasset  hune  homineiii ,  cum  sa- 
cerdotem  vicarium  ejus  necavit  imnianissime,  etc.  Quis  igilur  prudens  un- 
qiiam  suasisset  domino  reverendissinio  Leodiensi  nioderno,  quiim  vilando 
malum  pessimi  régis  Saul  imilatus  fuisset  Samuelem  sanclissimum  inlerfec- 
torera  scelerati  Agag.  Praeterea  ultra  praetactum  onus  impoitabile  reveren- 
dissimus  dominus  Leodiensis  inevitabiliter  expectasset ,  durante  Arenberch, 
jacluram  longaevae  persecutionis  et  hoc  propterea  quia  diu  non  soient  quieli 
perseverare  Leodini ,  quum  bellum  moveant  eorum  episcopo.  Certum  est,  quod 
in  hujusmodi  casu  paucos  inveniet  qui  opère  ferendo  adstabunt  cordialité!' 
inopugnato  et  periclitanti  domino  Leodiensi.  Nimirum  quia  hucusque  claro 
lumine  singuli  didicimus  conculcatis  melioribus  omnes  malos  esse  mullipli- 
citer  per  officia  et  favores  sublimatos,  quare,  etc.  ^emo  deinceps  volet  esse 
fidelis  domino ,  sed  magis  inter  malos  numerari.  Sciunt,  ni  fallor,  Huyenses, 
Trudonenses  et  plerique  boni  in  patria,  quot  a  Leodiensium  et  Arenbergen- 
sium  turma  cruciatus  sustulerunt ,  quia  felicis  recordationis  episcopi  necem  et 
varia  malignorum  attentata  confirmantes  ewangelizare  recusarunt,  nec  potest 
etiam  succincto  evoivi  sermone  quales  recepit  improperationes  reverendissi- 
mus  dominus  Leodiensis,  ex  quo  elevatis  viris  Belial  tam  immisericorditer 
innocentes  ac  bonos  opprimi  permisit  alque  ab  omni  regiiiiine  et  honore 
eosdem  semoveri,  quod  lamen  vix  uncpiam  remediari  valuisset,  subsistente 
duntaxal  insuocursu  votivo  Arenberch  praefalo,  qui  sine  dubio  contra  domi- 
num  se  opposuisset  murum ,  nec  in  hujusmodi  resistentia  sibi  defecissent 
adjutores  signanter  conira  dominum  ,  quoniam  raro  anle  tempora  visiun  est, 
quando  Leodienscs  pro  illis  se  paratos  exhibuerunt ,  qui  adversus  eorum 
episcopum  et  principem  erexerunt ,  imo  talibus  inseparabiliter  adhaeserunt, 
atque  taies  honorifice  colendo  ad  astra  usque  extulerunt .  in  hoc  lypum  ac 
similitudinem  gerentes  plurimorum  veteris  legis.  Quamvis  namque  Moyses 
sanctus  et  mitissimus  nunquam  cessasset  bene  agere  erga  filios  Israël ,  semper 
tamen  contra  illum  musitantes  insurrexerunt ,  utpote  habeturexo.  ix^  et  ^^, 
numeri  16  xii*»,  14",  17  \x  et  xxi.  Item  Josue  9"  murmuravit  vulgus  contra 
principes.  Item  1  regum  8.  Quamvis  Deus  clementer  populum  Israël  tan- 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


799 


quam  sibi  peculiarem  régi  fecit  per  judices  spirituales,  ipsi  tamen  hac  gratia 
abulentes  petierunt  amotisjudicibus  habere  regem  ,  quodque  inodium  eorum 
fecit  eis  indulgeri  Deus.  Sic  in  proposito  :  Nec  fuerunt  Leodienses  unquam 
contenti  subesse  episcopo.   Quare  Deus  adversus  ipsos  Leodienses  merito 
exasperatus  illis  concedil,  quod  per  aliquos  viles  laicos  fuerunt  enormiter  recli 
etspoliati.  Item  cum  Absalon  superbissimus  contra  patrem  suum  capul  ele- 
varet,  mox  illi  adsliterunt  fihi  Israël,  ut  legitur.  R.  xvii  et  18.  Item  quam 
pridem  filius  quidam  Belial,  nomineSeba,  conspirator  seditiosissimus plebem 
excitare  praesumeret  contra  David  principem,  illico  habuit  audientes  in  po- 
pulo 2  reg.  xx».  Item  quando  tribus  decem  commoti  erant  conira  rcgem  suum 
vocabant  Jéroboam  profugum ,  quatenus  essel  eorum  rex  qui  sua  iniquitate 
populum  ila  excaecavit,  ut  spretis  Deo  et  principe  eorum  facli  sunl  idolatriae 
pessimi  et  rebelles,  lamdiu  quousque  exterminati  penitus  fuerunt.  Nota  his- 
toriam  3  il.  13.   Item  quia  rex  Cyrus  permisit  draconem  et  Bel  idola  vana 
destrui  per  Danielem ,  congregalionem  fecerunt  Babyloniielindignatidixerunl 
régi  eorum,  ut  traderet  eis  Danielem,  ahas  regem  ipsum  interficerent.  Nonne 
haec  vox  est  Leodiensium  frequentissima  contra  eorum  episcopum ,  quando 
enim  considérant  proprios  seductores  per  justitiam  debere  poenam  suslinere, 
omnes  simul  insurgunt,  quatenus  laies  défendant  et  viriliter  lueantur ,  alle- 
ganles  in  odium  principis  eorum  et  ad  favorizandum  iniquissimos,  libertales , 
privilégia  et  franzizias.  Quid  plura?  More  Babyloniorum  draconis  confrac- 
lionem  continuo  deflent,  nec  vel  relictum  paliunlur  quomodolibet  extermi- 
nari.  Dignum  est,  inquam ,  nunquam  sit  Leodium  sine  nefandis  hominibus 
qui  ipsos  persequanlur ,  quando  taies  habere  volunt,  illos  honorant,  pro 
talibus  bella  capiunt  sicut  civilas  Gabaa.  Judicura  xx».  El  tandem  cum  ipsis 
malis  civitas  peribil. 

Quarla  causa.  Si  in  hoc  seculo  dominus  Wilhelmus  potuisset  suos  diulius  et 
votive  transigere  dies,  haud  dubium  domini  archidux  Austriae  et  episcopus 
Leodiensis  discrimine  urgentes  et  infelices  occursus  aliquolemporeexspectas- 
senl ,  necnon  et  eorum  patriae.  Nimirum  quando  ipse  Arenberch  fréquenter 
cum  illis  communicationes  et  intelligentias  habuit,  quos  per  experientiam 
iiovit  jam  ab  antiquo  diclis  principibus  adversari,  tacito  tamen  nunc  de  Fran- 
cis, Gelrensibus,  Coloniensibus ,  Leodiensibus  et  Trajectensibus  quorum  ad- 
jutor  corde  vel  opère  contra  duces  Brabantiae  et  episcopos  Leodienses  olim 
fuit.  Dicendum  est  modo  de  occurrentibus  negotiis  et  praesentitempore.  Dum 


800 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSÎA. 


801 


vero  revoIvunUir  verba,  qiiae  ipse  Arenberch  in  odium  diicis  Austriac  saepius 
dicbus  islis  novissimis  elfiidit.  et  considerala  nuntioruiii  frequciilia  (juae  apiid 
ipsiuii  brevi  est  liabita  ex  castris  et  habitaculis  domiiiorum  ducis  LoUoringiae 
Philippide  Crevecurnecnon  et  Flaminyoriini,  satis  innolescit  quo  aiiimus  ejiis 
dcteiidebat  et  qualia  suo  lempore  egissel,  cum  oportunitas  sibi  dictasset  lo- 
cum.  Necest  bicsileiilio  quovis  facto  praetercundum  qualiter  infradiespaucos 
bastardus  Loltorinjjiae  cum  sua  armata  liabuil  (juenidam  Trudoiiensem  ob- 
vium  cuidixit  :  «  Cum  ad  palriam  redieris,  faciès  me  commeiidalum  Leodieii- 
sibus,  dicendo  illisetunicuique  eorum.quodinvia  et  inboc  statu  me  vidi.sli.  » 
Quasi  voluisset  indicare,  quod  illis  brevi  et  domino  VVilhelmo  lem  faceret  (jra- 
tissimam.  Quid  plura?  bomo  iste  sollicita  proseculione  omni  lempore  ad  se 
studuil  trahere  bomines  et  plurimorum  animos  lucraii,  imo  [)er  vestes,  libe- 
raturas,  informaliones,  minaruni  asperilates  ac  multas  subtiles  vias  tantum 
quasi  effeceral,  ut  mulli  eliam  domestici  et  servilores  domini  reverendissimi 
Leodiensis  magis  gaudebant  illi  quam  majjislro  proprio  complacere.  Patel 
sermo  iste,  quum  nihil  tam  fuit  in  domo  domini  aut  caméra  ejus  secretuni 
quum  mox  palam  boc  exliteril  domino  Wilbelmo.  Venenosa  est  profecio  haec 
pestis  et  turpissima,  quando  scilicet  domestici  alicujus  principis  efliciuntur 
secreto  inimici  ipsius  aut  faulores  inimicorum.  Quid  plura?  cum  certum  fuit 
virum  praediclum  continuo  anhelare,  ut  dominos  ducem  Leodiensem  et  pa- 
trias  vicinas  per  faclores  et  aliorum  sufFragia  praeler  ralioncm  deturbasset , 
dignum ,  ralionabile  et  aequissimum  erat  quatenus  princeps  ipsius  dominus 
reverendissimus  Leodiensis  |)er  legem  et  justiliam  eum  turbari  ali([uando  per- 
mitteret.  Verum  potuit  reverendissimus  dominus  Leodiensis  de  Arenbercb 
saepefalo  illud  congementer  dicere,  quod  Josue  a  iebat  contra  Acbor.  scilicet  : 
Quia  turbasti  nos,  exturbet  te  Dominus.  Iiidie  bac  et  illico  lapidavit  omnis  po- 
pulus  peccatorem  Aclior  cunclaque  illius  substautia  fuit  consumpta.  Habetur 
islud  Josue  4».  Denique  buic  proposilo  couvenit  illud  23  q.  4.  c.  Si  ea  de 
quibusDeus  vebementer  offeuditur,  insequi  vel  ulcisci  deserimus,  ad  iiascen- 
dum  utique  divinitatis  patientiamprovocamus.  Nonne  Acbor  filius  Zarae  prae- 
teriit  mandatum  Domini  et  super  onmem  populum  Israël  ira  ejus  incubuit, 
et  ille  erat  unus  bomo;  alque  utinam  solus  periisset  in  seculo  suo. 

Quinta  causa.  Ex  fortuna ,  victoriis,  prospero  successu  et  plurimorum  ap- 
plausu  tantum  dominus  VVilbelmus  in  dies  elevabatur,  ut  sibiomnia ,  quae  vo- 
luit,  licere  penitus  existimaret.  nec  immerito  potuisset  sibi  illud  dici  quod  per 


Danielem  meruit  superbissimus  Baltbazar  de  paire  suo  audiens  Nabugodo- 
nosor,  videlicet  quos  volebat  inlerficiebat  et  quos  volebat  perculiebat.  et 
quos  volebat  exaltabat ,  et  quos  volebat  bumiliabat.  Nonne  vir  iste  Nabugo- 
donosor  in  suo  génère  similis  praesumpsit  abbalissas  et  praelatas  violenter 
removere  atque  eas  in  officio  constituere,  cum  quibus  etiam  suspecta  babuit 
consorlia.  Hic  patrem  et  confessorem  in  Peer  multae  probitatis  virum  ,  et  so- 
roribus  valde  utilem  amovit  et  dejecit.  Voluisset  tandem  vi  ad  sua  vota  sigil- 
liferum  babere.  quatenus  spiritualis  jurisdictio  sicut  et  temporalis  ad  manus 
ipsius  defluxisset.  Quales  enormilates  in  Herkenrode  et  aliis  monasteriis  exer- 
cuit,  nerao  sanae  mentis  ignorât,  \iros  eminenles  et  ecclesiasticos  non  ob- 
stante  tractatu  Tongrensi  a  patria  Leodiensi  deturbatos  exclusit  violenter ,  nec 
scabinos  sustinuit  in  Leodio,  quos  optavit  dominus  reverendissimus  scabina- 
tura  occupare.  Imo  gratum  secretarium  non  potuit  secum  ad  Leodium  ducere 
princeps  :  bas  rêvera  plerasque  et  alias  immensas  et  execrabiles  violentias  non 
valuit  restringere  dominus  reverendissimus  Leodiensis,  unde  tamen  susti- 
nuit opprobria  et  redarguliones  a  multis.  Imo  nisi  antedictus  dominus  Wil- 
helmus  ultimum  diem  conclusisset,  magis  ac  magis  per  tyrannidem  et  cru- 
delitates  indubilanter  excrevisset,  etiam  principis  auctoritate  contemptibiliter 
abrepulata. 

Sexta  causa  et  ultima.  Omnibus  aliis  gravior  et  major  haec  est.  Videlicet 
nisi  benignitas  Cuncti-Potentis  vivendi  terminum  imposuisset  domino  Wil- 
belmo, nunquam  sine  metu  corporis  et  vitae  suae  fuisset  reverendissimus 
dominus  Leodiensis.  Etsi  ex  multorum  secretis  et  quolidianis  censamentis 
hoc  domino  reverendissimo  innotuit,  attamen  suntaliquae  non  solum  verisi- 
miles  sed  oppido  probabiles  causae,  per  quas  clare  potest  ostendi  dictum 
dominum  Wilhelmum  ad  hoc  fuisse  intentum ,  ut  tandem  finem  fecisset  de 
domino  reverendissimo  Leodiensi.  Prima  ratio,  unde  assumpta  horribilis  pro- 
positio  declarari  potest ,  talis  est  :  Una  quippe  dierum ,  sensu  perturbato  et 
animo  stomachatus  dominus  Everardus ,  multis  audientibus ,  dixit  reveren- 
dissimo domino  Leodiensi  et  in  caméra  ipsius,  quod  non  posset  ignorare  quod 
factum  esset  de  suo  praedecessore ,  quare  sibi  cavendum  attendus  foret  ne 
tali  consilio  quo  ipse  fretus  erat  negotia  sua  ageret.  Quo  enim  hujusmodi 
pergebant  verba ,  potest  unusquisque  sani  consilii  deprehendere.  Secunda 
vehemens  praesumptio  quare  reverendissimus  dominus  Leodiensis  mortis 
evenlum  superstite  domino  Wilbelmo  fortiter  debuil  metuere.  Nam  quidem 

101 


80^ 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Famosiis  et  inultac  acstimationis  apud  dominum  illiislrissinium  ducem  et  ma- 
jores ciiriae  diidum  secroto  accusavit  duos  ex  consilio  domini  Leodieusis  ,  di- 
cens  ut  ante  se  vidèrent  atque  cautius  domino  eorum  prospicerent  propter 
pericula  illi  imminentia  ,  etc.  Et  ciim  ii  duo  illum  affectuosius  urgerent 
({uatenus  clare  et  ex  ore  loqui  vellet,  respondit  quod  si  per  juramentum  con- 
slringelur  verilatem  innuere,  deponeret  conslanler  se  plus  quani  decies  a  do- 
mino Wilhelmo  audivisse  quod  more  sui  praedecessoris  expediret  dominum 
Leodiensem  ,  si  ei,  sicut  incepit ,  obsistere  praesumeret.  Hoc  tamen  obsecra- 
bat  horum  relator  ne  de  nomine  ipsius  fieret  ulla  comraemoralio ,  cum  do- 
minus  Wilbelraus,  quem  babebat  palronum  et  fautorem  secretissimum ,  sibi 
multum  indignaretur ,  quando  sciret  ipsius  occulla  dicta  per  eum  lali  illuces- 
cere.  Tertia  conjectura  per  quam  quisquis  efficaciter  polest  agnoscere  quem 
tinemexpectasset  dominus  Leodieusis,  si  diulius  vixisset  homo  ille.  Nam  paulo 
ante  mortem  suam,  cum  laetus  sederet  in  Sancto  Trudone  convivans,  secum 
babendo  creditos  et  paucos  in  camerella  sua  quae  stufa  appeliatur,  tandem 
illis  ex  animo  dicebat  ut  laeti  essent  patientes  atque  animali ,  quum  brevi 
filium  ejus  episcopum  vidèrent  Leodiensem  eliam  quomodocumque ,  etc. 
Nec  est  ficta  haec  propositio  ,  vekit  satis  lucessit  ex  ea  confescione  çoram  dua- 
bus  legibus  facta  Trajecti  per  Gbiselbertum  de  Eynsbroeck  qui  s<iepius  et 
constanti  animo  ante  mortem  suam  praesentem  se  fuisse  asscruit  dum  hujus- 
modi  verba  in  domo  sua  Sancti  Trudonis  Arenberch  jaclanter  et  ex  animo 
protulisset.  Praelibatis  igilur  longe  lateque  profundatis,  restai  nunc  altendere 

quod  nulla  sit  persona  privata  tam  vilis  aut quum  eodem  in  casu 

violentiae  omnino  permitlatur  se  defendere,  imo  et  vi  vim  possetenus  repel- 
lere,  et  ad  probationem  hujus  dicitur  C. ,  uude  vel  recle  possidenti  ad  defen- 
dendam  possessionem  quam  sine  vitio  tenebat  incuipalae  lutelae  moderamine 
illatam  vim  propulsare  licet.  Item,  FF.  de  justi  et  in  L.  ut  vim  atque  injurias 
propulsemus.  Nam  boc  jure  evenit  ut  quisque  ob  tutelam  corporis  sui  fecerit, 
jure  fecisse  exislimatur;  secunda  quod  consequens  est  bominem  hominem  in- 
sidiari  nefas  esse ,  etc.  Cum  ergo  reverendissimus  dominus  Leodiensis  non 
existât  persona  miserabilis  aut  parva,  sed  excellens  et  publica,  cujus  etiam  in- 
terest  plurimum  baud  dubium  fuisset  tempestas  subsecuta ,  non  debuit  esse 
deterioris  conditionis,  verum  juste  potuit  illi  resistere  qui  per  insidias  mul- 
tipliées inire  malum,  ut  superius  notatur ,  sibi  paraverat.  Quis  namque  inter 
mullos  ita  est  perfectus  bis  diebus  aut  vitae  propriae  tantus  contemplor  qui  ad 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


803 


salvandum  se  non  mallet  ejus  potius  adversarium  perire.  Imo  ipsi  filii  in  hu- 
jusmodi  casu  patribus  déferre  non  vellent.  Unde  exemplum  legitur  4  regum 
xix  et  2  p.  ali.  3^  de  filiis  Senniicberib ,  qui  proprium  patrem  adorantem  in 
templo  Nesracb  occiderunt ,  timentes  quod  per  oblationem  illos  interfecisset , 
velut  textus  ibidem  latius  déclarât. 

MS.  de  la  bibl.  de  Bourgogne  ^  no  10918. 


CXIX. 


SUMMARIUM  PaCIS  FACTAE  DIE   17  SEPTF.MBRIS  148o  IN  TRAJECTO  *, 


Notandum  quod  post  necem  domini  Wilhelmi  a  Marca,  domini  d'Aigre- 
mont.  episcopus  seclusus  a  civitate  habuerit  recursum  ad  illustrissimum 
dominum  Maximilianum ,  arcbiducem  Austriae  ,  ducem  Brabantiae ,  etc. 
(uli  textus  pacis  aperte  indicat)  tanquam  supremum  advocatum  civitatis  et 
patriae  Leodiensis  :  ut  ipse  sua  auctoritale  vellet  acceptare  onus  ad  omnes 
querelas  et  rixas  dirimendas  et  decidendas ,  inter  ipsum  et  civitatem  Leo- 
diensem ortas  occasione  praedictae  necis.  Quod  onus  acceptavit ,  vocatis  prius 
et  requisitis  statibus  totius  patriae  Leodiensis ,  qui  in  illud  omnes  consense- 
runt,  supplicantes  eumdem  ut  vellet  misereri  populo  et  patriae  Leodiensibus, 
et  partes  redderet  concordes. 

Missis  igitur  legatis  ad  civitatem  Leodiensem  (in  profesto  S.  Bartholomei , 
ut  praedictum  est,  et  videntur  juxla  contenta  pacis  bis  ibi  venisse) ,  in  primis 
fuit  illis  per  civitatem  responsum  et  dati  articuli,  quod  in  primis  et  in  omnibus 
vellent  obedire  et  bonorem  praestare  suo  domino  et  episcopo  tam  in  spiri- 
tualibus  quam  temporalibus.  Item ,  quod  non  intromisissent  milites ,  ut 
nocerent  domino  episcopo,  sed  ut  se  ipsos  servarent,  et  tractatu  inito,  subito 
eosdem  dimitterent.  Et  pro  majori  securilate  offerebat  civitas  suis  expensis 
domino  Leodiensi  in  reditu  suo  ex  singulis  32  ministeriis  usque  ad  quatuor 


'   Vide  supra,  p.  92.  —  Ail  de  Wachtendonck      schedis  Joannis  de  Platea  decani  S.  Joannis,  qui 
se  lioc  pacis  summarium  collegisse  ex  cliartis  et      ipsemcl  toli  iuterfuil  negotio. 


y 


804 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


viros  per  ipsum  eliçendos  pro  ciistodia  sui  corporis.  Item  ,  quod  non  vellent 
se  immiscere  de  querela  dominorum  de  Marca,  et  quod  si  quae  medio  teni- 
pore  ablata  fuissent  ofFiciatis  doniini  episcopi,  datent  omnem  operam  ut  ea 
reslituerentur.  Item ,  quod  non  dederint  aliquod  auxilium  iis  de  Stockhem , 
ut  domino  episcopo  nocerenl.  Item,  supplicant  a  domino  episcopo  remis- 
sioncm  generalem  omnium  delictorum  hue  usque  a  quibuscumque  perpe- 
tratorum  absque  uila  reservatione.  Item,  quod  juxta  paces  per  antea  faclas  , 
in  posterum  unusquisque  \ocaretur  in  jus  coram  judice  suo  compétente, 
juxta  privilégia  et  antiquas  consuetudines.  Item  ,  antequam  aliquid  conclu- 
dalur,  supplicant,  ut  domino  Ghisberto  de  Kanne,  domino  de  Spauwe,  vil- 
lico  majori  Leodiensi,  Petro  Rouchart,  baillivo  Condrosii  ,  et  Henrico  de 
Laval,  dicto  Rousseau,  villico  in  Avroto,  singulis  solvantur  et  restituantur 
pecuniae  per  ipsos  expositae,  vel  ipsis  debilae,  prout  in  posterum  dilucidius 
poteiunt  docere.  Item,  quod  post  praedictum  tractalum  conclusum  omnes 
{>oterunt  redire  et  reverti  ad  propria,  et  omnibus  suis  bonis  mobilibus  ^. 
Item,  in  exoneralionem  civilatis,  quod  omnia  acla  conclusa  et  décréta  per 
très  status  patriae  Leodiensis,  tempore  istius  disturbii  habebunlur  rata  et 
firma.  Item,  pro  majori  securitale  pelunt  ab  archiduce,  casu  quo  una  pars 
conlrahentium  non  vellet  servare  praediclos  articulos,  ex  nunc  prout  ex  tune, 
<]uod  adjungat  se  parti  obedienti ,  ad  cogeudum  alteram  ad  praedicta  ser- 
vanda;  supplicantes  quod  adjungat  sibi  archiepiscopum  Coloniensem  et 
ducem  Juliacensem ,  ad  praedicta  exequenda.  Item ,  pro  majori  robore  po- 
nalur  poena  C  millium  coronatorum  solarium  aureorum  parti  delinquenti , 
cujus  summae  duae  partes  cèdent  arbitris  seu  executoribus  praediclis ,  tertia 
parti  lesae  ;  dantes  eidem  archiduci  potestatem  interpretandi  praedictos  ar- 
ticulos, casu  quo  orirelur  aliqua  difficullas  ea  de  causa.  Quos  articulos  prae- 
diclus  dominus  archidux  confirmât,  acceplatque  contenta  suae  commissionis 
et  executionis.  Submiltit  se  praediclis  et  eisdem  consentit  dominus  Joannes  de 
Horne ,  episcopus  Leodiensis  una  cum  consanguineis  suis.  Et  ad  eadem  quae 
supra,  magistri,  scabini,  jurati,  consilium  et  universitas  civitatis  Leodiensis 
consenliunt  quae  roborentur  sigillis  dominorum  archiducis,  episcopi  Leo- 
diensis et  sigillo  magno  civitatis  Leodiensis.  Datum  Trajecti  1485,  17  sep- 
tembris. 

*  Desuiit  quaetlam  j  forte  libère  uti. 


ANALECTA  LEODIENSIA.  805 


Sequttur  summarium  actus  notariorum. 

Anno  1485,  18  seplembris,  in  praesentia  illustrissimi  principis  Maximiliani, 
archiducis  Austriae,  etc.,  episcoporum  ,  abbatum ,  nobilium,  dominorum 
deputatorum  per  status  patriarum  Leodiensis  et  Lossensis  ,  coram  nobis 
notariis  infrascriptis  comparuerunt,  reverendissimus  dominus  Joannes  de 
Horne,  episcopus  Leodiensis,  ex  una,  reverendi,  venerabiles,  honorandi  (et 
nobiles)  domini ,  Gerardus  abbas  S.  Jacobi  Leodiensis,  magistri  Theodoricus 
de  Zanctes,  et  Joannes  Billeton,  licentiati  juris  etcanonici  Leodienses,  dominus 
Robertus  de  Mouges ,  canonicus  S.  Pétri ,  Joannes  de  Plalea ,  canonicus  et  de- 
canus  S.  Joannis,  et  Henricus,  decanus  in  Bastoingne ,  canonicus  S.  Pauli  : 
dominus  Joannes  de  la  Bouverie  et  Joannes  le  Poullain,  dominus  de  Waroulx, 
milites,  Jacobus  de  Cressignees,  in  praesenti  magister  civium,  Corbellus  de 
Pousseur,  scabinus  ,  Andréas  Bourlet  et  Joannes  Jacob,  dictus  le  Clerc,  consi- 
liarii  civitatis  ex  altéra  partibus ,  ad  hoc  speciahter  deputatis ,  constitutis  et 
nuntiatis(ad  componendum  in  oppido  Trajectensi  ad  effectum  supradiclorum) 
per  magistros,  juratos,  et  totum  consilium  civitatis,  sigilloque  civitatis  mu- 
nilis  de  data  1485,  16  septembris  :  cujus  copia  ad  longum  in  praesenti  actu 
notariatus  inseritur.  Qui  praedicti  supranominati,  videlicet  dominus  episco- 
pus Leodiensis  ex  una ,  et  ex  parte  civitatis  omnes  et  singuli  supranuntiati , 
lectis  ad  longum  in  eorum  praesentia  supradictis  articulis,  ratificaverunt ,  ac- 
ceptaverunt  et  approbaverunt  eosdem  ,  juxta  formam  et  poenas  supradictas, 
absque  aliqua  reservatione ,  sub  fide  et  juramento  omnium  et  singulorum 
praedictorum ,  nobis  notariis  infrascriptis  praestilo.  Et  quia  in  constitutione 
Leodiensium  inter  caetera  habebatur  talis  clausula  (juxta  commissionem  seu 
negotium  per  nos  nobis  datum)  declaraverunt  iidem  constituti  nihil  habere 
vel  habuisse  in  mandatis ,  quam  praedicta  concludere  modo  et  forma  prae- 
diclis, spondentes  quod  isle  tractalus  sigillaretur  sigillo  civitatis,  dummodo 
arliculus  in  quo  fit  mentio  domini  Ghisberti  de  Kanne ,  Bouchart  et  Rousseau 
observaretur  juxta  contenta  ipsius.  Acta  fuerunt  haec  in  monasterio  S.  An- 
thonii  Trajecti  ad  Mosam  ,  ubi  tune  temporis  illustrissimus  dominus  archidux 
Austriae  hospitabatur,  in  inferiori  aula  magna  ,  circa  11  horas  ante  meridiem, 
anno,  die  ut  supra,  praesentibus  ibidem  reverendis,  illustribus  et  nobilibus 
viris,  Henrico  de  Berghes,  episcopo  Cameracensi,  Lieberto,  episcopo  Bericensi, 


806 


ANALECTA  LEODIEIVSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA 


807 


Joannede  Lannoy,  abbale  S.  Berlini,  Anthonio,  abbale  S.  Trudonis,  Joanne, 
domino  de  Lingne ,  Joanne  de  Berjjhes ,  domino  de  Maingoval ,  Carolo  de 
Chalon,  comité  de  Joinj^ny,  Jacobo  Caliol,  domino  de  Chanleraine  ,  Oliverio , 
domino  de  la  Marche,  Michaelo  Croy ,  domino  de  Sempy ,  Jacobo,  domino 
de  Jasse,  Philippo  Lebbecte  (aut  Lewecle),  Huçone  de  Mellin,  et  pliiribus 
aliis  nobilibus,  mililibus ,  sculiferis,  et  plebeis  ad  hoc  speciaHler  vocatis. 

Pnce  condusa,  sed  fion  stabilita  neque  firmata,  habentur  in  iùdem  cartis 
sequenlta  gallice ,  qtiac  summarie  hic  deducuntur, 

Certa  média  et  condiliones  (|iiae  offerimus,  nos  Henricus  de  Berghes,  epis- 
copus  Cameracensis ,  Joannes  de  Lannoy ,  abbas  S.  Berlini ,  et  Ohverius  do- 
minus  de  la  Marche,  cubicularius  et  magnus  oeconomus,  omnes  consiliarii 
archiducis  Aiistriao,  et  praesentamiis,  inquam,  magistro  Joanni  Myrile  sacrae 
tlieologiae  doctori ,  canonico  Leodiensi ,  magistro  Joanne  de  Plalea  ,  decano 
S.  Joannis,  magistro  Jacobo  de  Cressignees  in  praesenli  magistro  civium, 
Corbello  de  Polisseur  et  Nicolao  (Collinet)  de  Wangy ,  secrelario  civilatis 
Leodiensis  ad  hoc  conslitutis  ex  parle  civilatis,  ut  pax  quae  hic  Trajecli  pu- 
bhcata  fuit  anno  148Î3,  17  septembris,  sortiatur  ubiquc  suuni  effeclum.  In 
primis  dabunlur  ad  hoc  dcpulatis  in  praesenli  oppido  residuum  pecuniarum 
quae  debentur  domino  Ghisberto  de  Kanne,  RoucLart  et  Rousseau,  juxta 
contenta  declaralionis  dalae,  et  de  quibus  docebunl  ea  ipsis  deberi ,  omnia 
juxta  contenta  pacis  praedictae.  lia  tamen  quod  pecunia  salisfacla  et  debilo 
soluto ,  praedicti  de  Kanne  et  Rouckart ,  reddent  omnes  lilleras  obligalorias 
praedicli  debiti.  Ultra  quae,  quod  civilas  dabit  desuper  lilleras  sigillalas  per 
quas  fatebuntur  praediclam  f)ecuniam  debilumque  solutum  et  articulum,  de 
quo  in  pace  de  praedictis  fit  mentio ,  esse  adimpietum  et  eos  in  omnibus  esse 
satisfaclos.  lia  tamen  quod  in  inslanti  dabilur  pax  praescripta,  in  tribus 
membranis  descripla ,  unaquaeque  sigillala  civilatis  sigillo,  ut  iisdem  super- 
addatur  sigillum  domini  Leodiensis,  et  illis  per  episcopum  sigillalis,  red- 
datur  civilati  una  praedictarum  litterarum ,  reservando  sibi  duas  alias,  lia 
praedictis  adimpletis,  nos  legali  supradicli  offereraus  dare  lilleras  remissionum 
omnium  delictorum  tam  in  generali  quam  in  speciaii  perpelratorum ,  et  hoc 
die  tali  per  Leodienses  praefigenda.  Offerunt  iusuper  iidem ,  quod  pètent  a 


domino  archiepiscopo  Coloniensi  et  duce  Juliacensi ,  ut  velint  munire  litteras 
pracdictas  pacis,  sigillis  suis,  ita  quod  dabunt  litteras  securilatis  petitas  per 
dominum  Ghisbertum  de  Kanne  et  Rouckart,  quo  possint  habere  locum  li- 
bère et  secure  degendi,  tali  forma  qualiter  per  ipsos  dabilur  per  ipsos  minuta  : 
salvo  quod  ralionis  erit,  ad  id  solum  ad  quod  tenemur.  Et  casu  quo  non  vel- 
lent  fidere  nobis,  neque  deliberare  praediclas  1res  pacis  litteras  sigillatas 
ad  manus  nostras,  sumus  contenli  ut  easdem  deponant  ad  manus  capiluli 
Aquensis ,  de  qua  depositione  per  dominos  capiluli  praedicli  cerliores  facti , 
et  per  aliquem  per  nos  ad  hoc  deputatum  eu  m  originali  pace  Trajecli  facta 
collatione,  promissioneque  fada  per  praediclum  capitulum  praedictas  lit- 
teras, et  Iraclatus  nobis  restiluere ,  in  inslanti  quando  ipsis  per  nos  docebitur 
de  quitantia  solularum  pecuniarum  et  receptarum  per  praediclos  de  Kanne 
et  Rousseau.  Prolestanles  nos  suprascripli  ambaciatores ,  attentis  praedictis 
oblationibus ,  quod  non  slabit  per  nos  quominus  pax  praedicta  non  sortiatur 
suum  eflFeclum  :  danles  praedictis  legatis  Leodiensibus  terminum  deliberandi 
unius  diei  inlegri ,  videlicet  sabbato  17  hujus  mensis,  et  illa  adimplendi  die 
lunae  proximo,  quo  ipso  die  et  nos  legali  offerimus  adimplere  omnia  et  sin- 
gula  in  pace  et  propositione  nostra  facta  cura  proteslatione ,  etc. 


SequciUia  erant  et  sunt  latina,  quae  de  verbo  ad  verbuin  hic  inseruntur. 

Audila  proteslatione  per  ambaciatores  illustrissimi  ac  praepotentissimi  prin- 
cipis  domini  archiducis  Austriae,  etc.,  proteslati  sunt  pariformiter  amba- 
ciatores venerabilis  ecclesiae  et  civilatis  Leodiensis  quorum  nomina  scribuntur 
inferius  ,  etc.  Quod  per  nos  non  stetit  quominus  traclalus  pacis  de  quo 
supra,  nedum  lamen  sigillatus  per  Leodienses,  suum  non  fuerit  consecutus 
effeclum.  Nam  prout  lucidissime  constat,  traclalus  ipse  pacis  conditionem 
habet  specialem  limitatam  et  expressam ,  qua  cavetur  quod  primo  et  ante 
omnia  tenebunlur  ambaciatores  principis  illustrissimi  praefati,  remboursare 
ac  conlenlos  realilerel  cum  effectu  reddcre dominum  Guydonem  de  Kanne. 
militera,  Petrura  Rouckart  et  Henricura,  diclura  Rousseau,  super  pecuniis  per 
eos  mutualis  domino  Leodiensi  episcopo,  juxta  formam  et  tenorem  litterarum 
super  mutuis  praefatae  expeditarum.  Quodque  ad  compleraentura  pacis  ip- 
sius  minime  lenerentur  Leodienses  ipsi ,  nisi  primo  et  ante  omnia  praeces- 


808 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


809 


sisset  aut  praecederel  realis  ipsorum  denarioriim  reslilutio  plenissima.  Qua 
restitutione  facta,  paratos  se  dicebant  et  firmabant  ambacialores  praefati  ec- 
clesiae  et  civitatis  Leodiensis  ad  complementum  tractatus  ipsius  pacis.  quan- 
tum in  ipsis  erat  et  ad  eos  spectabat  juxta  eis  datam  facultatem.  Super  quibus 
protestât!  sunt  et  protestantur.  —  Nomina  ambaciatorum  ecclesiae  et  civitatis 
Leodiensis  : 

Magister  Joannes  Mierle,  sacrae  paginae  professor,  canonicus  Leodiensis. 

Magister  Joannes  de  Platea,  decanus  ecclesiae  S.  Joannis  evaugelistae 
Leodiensis. 

Jacobus  de  Cressignee ,  burgimagister  Leodiensis. 

Corbeau  de  Poucheur  ,  scabinus  Leodiensis. 

MS.  die  tf^achtendonck  f  de  la  bibl.  royale  de  Bruxelles. 


CXX. 


COPIE  DE  LA  GAGIÈRE  DE  HUY  VERS    MONS'*    l'aRCHIDIC    d'aVSTRICE  POIR  XII  IILLE  LIVRES. 


(  9  OCTOBRE   1485.  ) 


Maximilien  et  Philippe,  par  la  grâce  de  Dieu  archiducs  d'Austriche,  ducs 
de  Bourgongne,  de  Lothier,  de  Braibant,  de  Linabourg,  de  Luxembourg  et 
deGueldres  ,  comtes  de  Flandres,  d'Artois ,  de  Bourgongne ,  palatins,  de  Hay- 
Dault,  d  Hollande,  de  Zeelande,  de  Namur  et  de  Zutphen,  marquis  du 
Saint-Empire,  seigneurs  de  Frise,  de  Salins  et  de  Malines,  à  noz  aînés  et 
féaulx  les  commis  sur  le  faict  de  noz  domaines  et  finances,  salut  et  dilection. 
Noz  voilons  et  vous  mandons  que  par  nostre  amé  et  feauble  consillier  et  ar- 
gentier, Hugues  de  Mont,  et  des  deniers  de  sa  recepte,  vous  faictes  baillier 
et  délivrer  à  révérend  père  en  Dieu ,  nostre  très-chier  et  amé  cousin ,  l'éves- 
que  de  Liège,  duc  de  Bouillon  et  comte  de  Looz,  ou  à  son  comand  pour 
lui ,  la  somme  de  douze  milles  livres  du  pris  de  quarante  gros  de  nostre 
monnoie  de  Flandres  la  livre ,  en  preist ,  qu'à  sa  très-instante  prière  et  re- 
queste  lui  en  faisons  présentement ,  pour  convertir  et  emploier  en  aulcuns 


ses  urgens  et  nécessaires  affaires,  et  par  lappourtant  avec  ses  présentes  lettres 
de  recept  de  noslredit  cousin  ,  Tévesque  de  Liège ,  de  ladite  somme  de  xii 
mille  livres,  par  laquelle  sa  lellre  il  obligera,  luy,  ensemble  ses  pays,  terres, 
seigneuries  et  subgetz  de  noz  rendre  et  restituer  ladite  somme  endedens  siex 
mois  prochains  veiians.  Et  avec  ce,  promettrat  de,  pour  nostre  plus  grande 
seurté,  mettre  dez  maintenant  en  noz  mains  les  ville  et  chastel  de  Huy ,  ap- 
partenant à  luy  et  à  son  église  de  Liège,  sans  jamais  les  reprendre  ne  que- 
reller, jusques  à  ce  qu'il  nous  aura  duement  et  à  une  fois  remboursé  d'icelle 
somme,  et  promeltera  aussi  de,  à  ce  faire  consentir  le  chapitre  de  sadite 
église ,  et  de ,  sur  ce ,  noz  baillier  leurs  lettres-patentes  en  bonne  fourme.  TNous 
voulons  ladite  somme  dedouzes  milles  livres  de  presl,  en  monnoie  quedesseur , 
eslre  passée  et  allouée  es  comptes  et  rabatue  de  la  recepte  dudil  Hugues  de 
Mont,  nostre  argentier,  par  noz  amès  et  féaulx,  les  gens  de  noz  comptes  à 
Lille,  ausquelz  mandons  qu'ausy  le  fâchent  sans  diffigultè,  car  ainsy  nous 
plaist-il ,  nonobstant  quelconques  ordonnances,  deslrinctions,  mandemens 
ou  deffences  à  ce  contraires.  Donné  en  nostre  ville  d'Anvers ,  le  septième 
jour  d'octobre,  l'an  de  grâce  mil  qualtres  cent  quattres-vingts  et  sincque. 
Ainsi  signé  par  monseigneur  l'archiduc  :  Vos.  Messire  Baldewin  de  Lannoy, 
seig"^  de  Molenbaix  ,  messire  Piere  Lanchaul ,  maislre  d'hoslel ,  et  autres  pré- 
sens. Bescr.  Et  sur  le  doz  a  escript  :  Les  commis  sur  le  faict  des  demaines 
et  finances  de  monseigneur  l'archiduc  d'Austriche,  duc  de  Bourgongne. 
Hugues  de  Mont,  conseillier  et  argentier  de  noslredit  seigneur,  dénommé  à 
blanc  de  cestes,  accomplisses  le  contenu  audit  blancq,  tout  ainsy  et  par  le 
fourme  et  manière  que  icelluy  seigneur  le  veult  et  mande  estre  fait  par 
icelle.  Escript  sur  les  signes  manuels  de  deux  noz ,  cy-mis  le  ix^  jour  d'octobre 
l'an  mille  quattres  cent  quattres-vingts  et  chincques.  —  Ainsi  signé  :  De  Nassou 
et  Lanchalë. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège,  n»  188 ,  p.  185. 


102 


810 


AINALECTA  LEODIENSIA. 


CXXI. 

COPIE  DES  LETTRES  Dfc  PRESTE  DE  XII  ÏILLE  LIVRES  TOUCHANT   HLY  (9  OCTOBRE   1486). 


Jehan  de  Homes ,  par  la  grâce  de  Dieu ,  évesque  de  Liëge ,  duc  de  Buillon 
et  conte  de  Looz  ,  confessons  avoir  receu  de  Hues  de  Mont ,  conseillier  et  ar- 
gentier de  mon  très-honnoré  et  doubté  seigneur,   monsingneur   l'archiduc 
d'Austrice,  duc  de  Bourgogne,  etc.,  la  somme  de  douzes  railles  livres  du  pris 
de  quarante  gros ,  monnoye  de  Flandre  la  livre ,  que  par  le  commandement  et 
ordre  de  mondit  seigneur  et  en  vertu  de  ses  lettres-patentes,  données  en  cesle 
sa  ville  d'Anvers  le  chincquième  jour  de  ce  présent  moix  d'octobre,  il  noz  a 
bailliée  et  délivrée  pour  prest ,  que  à  nostie  très-instante  prier  et  requeste 
icellui  seigneur  noz  en  fait  présentement,    pour  convertir  en  aucuns    noz 
urgens  et  nécessaires  affaires  touchant  le  bien  de  noz,  noz  pays,  terres,  sei- 
gneuries et  subgés.  De  laquelle  somme  de  douzes  mille  livres  du  pris,  et  pour 
la  cause  que  desseur,  noz  noz  tenons  pour  content  et  bien  payé,  et  promettons 
par  ces  présentes  en  bonne  foy  et  sur  nostre  honneur,  et  en  parolle  de  prince, 
de  bien  et  léalement  payer  et  rendre  et  restituer  à  mondit  seigneur,  ou  à  por- 
teur de  cestes  pour  luy ,  ladite  somme  de  douzes  mille  livres  du  pris  et  mon- 
noie  que  dessus  endedans  siex  moix  prochains  venans,  et  noz  obligeant  ad  ce 
tous  et  quelconcques  noz  biens,  pays,  terres,  seigneuries  et  subgés.  Et  pour 
la  plus  grande  seurlé  de  mondit  seigneur  avons  promis  et  promettons ,  comme 
desseur,  mettre  dès-maintenant  en  ses  mains,  ou  de  ses  commis  et  députez  à 
ce    noz  ville  et  chastePde  Huy ,  avec  touttes  et  quelconcques  leurs  apparte- 
nances et  appendices  que  noz  appartiennent  et  à  nostre  église  de  Liège,  sans 
jamais  les  reprendre  ne  quereller  en  quelconque  manière  que  ce  soit,  jusques  à 
ce  que  l'aurons,  ou  ses  hoirs  et  successeurs,  entièrement  et  à  une  fois  remboursé 
d'icelle  somme.  Promettons  en  oultre,  comme  dessus,  de  endedens  trois 
moix,  de  à  ce  faire  consentir  le  chapitre  de  nostredite  église  et  de  sur  baillier 
à  mondit  seigneur  leurs  lettres-patentes  de  ratifhcation  expédiées  en  la  meil- 
leure forme  pour  ladite  seurté  que  possible  serat.  Eu  tesmoing  de  ce,  nous 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


811 


avons  signé  ces  présentes  de  nostre  saing  manuele  et  icelles  fait  seller  de 
nostre  scel .  audit  lieu  d'Anvers,  le  neuflfième  jour  dudit  moix  d'octobre,  l'an 
de  grâce  mille  quattre  cent  quattre-vingt  et  chincque.  —  Ainsi  signé  :  Jehan. 
Et  sur  le  ploy  de  ladicte  quictance  est  escript  ce  qui  s'ensuit  :  Du  comman- 
dement de  mondit  très-redoublé  seigneur,  présens  mons*"  de  Selstain,  le 
maieur  de  Louvain,  le  scelleur  de  Liège  et  maistre  Guilleame  Daiflin.  Jo.  Pauli. 
—  Collationnez  aux  lettres  originales  par  moy.  —  Lefùvre. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège,  n"  188,  p.  180. 


CXXII. 

ABOLITION    DE    TOUS    CRIMES    ET    EXCÈS    PERPÉTRÉS    PAR    CY-DEVANT   PAR    LES    LIÉGEOIX    ET 

LEURS  ADHÉRANS  (  AVRIL  1486). 


Maximilien.  par  la  grâce  et  clémence  de  Dieu  ,  roy  des  Romains  ,  tousjours 
augmentant ,  et  Philippe ,  par  la  mesme  grâce ,  archiduc  d'Austrice ,  duc  de 
Bourgoingne,  de  Lothier,  de  Brabant ,  de  Lembourg ,  de  Luxembourg  et 
de  Gueldres ,  comte  de  Flandres,  de  Tyrolle,  d'Artois,  de  Bourgoingne, 
palatin,  de  Haynault,  d'Hollande,  de  Zeelande,  de  Namur  et  de  Zuitphen  , 
marquis  du  S*-Empire ,  seig»"  de  Frize ,  de  Salins  et  de  Malines;  savoir  fai- 
sons, à  tous  présens  et  advenir,  que  comme  par  le  traicté  de  paix  naguères 
par  nous  faict  en  ceste  nostre  cité  sur  les  difiFérens  estans  entre  révérend  père 
en  Dieu ,  nostre  amé  et  féal  évesque  de  Liège ,  duc  de  Buillon  et  comte  de 
Loz,  d'une  part,  et  ceulx  de  nostre  cité  et  banlieu  de  Liège,  leurs  adhérens 
et  complices,  d'autre,  at  esté  traicté  et  accordé  que  lesdits  de  la  cité  et  ban- 
lieu de  Liège,  leurs  dits  adhérens  et  complices,  auront  abolition  générale  de 
tous  crimes  et  excès  par  eux  commis  à  cause  de  la  guerre,  de  tout  le  temps 
passé  jusques  à  ce  jourd'hui ,  sauve  qu'ils  ne  pouront  par  ce  déroguer  au  droit 
des  parties  et  que  de  ce  leur  en  ferons  dépescher  noz  lettres-patentes  en  tels 
cas  pertinentes.  Nous,  voulans  user  de  bonne  foie  envers  lesdits  de  la  cité  et 
banlieu  de  Liège  leurs  adhérens  et  complices,  avons  à  leurs  très-instantes 


n 


812 


ANALECTA  LEODIE\SIA. 


ANALECTA  LEODÎENSÏA. 


813 


prières  et  requesle,  el  en  ensieiivanl  ledit  traiclé,  abolli  et  eflPacé.  abolissons 
et  efFaçons  de  nostre  certaine  science  et  grâce  espéciale  par  ces  présentes  tous 
et  quelconcqiies  les  crimes,  excès,  délictz  et  mésus  par  eulx  commis,  à  cause 
de  la  guerre  allencontre  de  nous  et  leurdit  évesque ,  noz  subjectz  et  les  siens, 
de  tout  le  tamps  passé  jusques  à  ce  jourd'bui ,  dacte  de  cestes,  sauve  ce  que 
àcaused'iceulx  l'on  leur  peut,  ores  et  au  temps  advenir,  quereler  ou  demander 
aulcune  chose  en  manière  quciconcque,  sauve  qu'ils  ne  pourront  par  ce  dé- 
roguer  au  droit  des  parties,  et  que  moyennant  ce  ilz  seront  tenus  de  furnir, 
entretenir  el  accomplir  le  traiclé  de  paix  de  poinct  en  poincl ,  selon  sa  forme 
et  tenure.  Si  donnons  en  mandement  à  noz  très-chier  et  féaulx,  le  seig""  de 
Chamvaus  et  de  Sore-sur-Sambre  * ,  nostre  chancellier,  et  les  autres  gens  de 
nostre  conseil  en  Brabanl,  lieutenant  et  gens  de  noslre  conseil  en  Gueidre, 
gouverneurs  et  gens  de  nostre  conseil  à  Luxembourg  el  Namur,  séneschal  de 
Limbourgh ,  drossart  de  Valkenbourg  et  de  Dalhem ,  et  à  tous  autres  noz 
officiers  et  justiciers,  leurs  lieutenans  et  chascun  d'eulx  endroit  soi  el  si 
comme  à  lui  appartiendrai  que  de  nos  présente  grâce  et  abolition ,  ainsi  et 
par  la  manière  que  dict  est ,  et  de  tout  le  contenu  en  ces  dites  présentes  ils 
faschent  suffrent  et  laissent  lesdits  de  la  cité  et  banlieue  de  Liège,  leurs  adhérens 
et  complices,  plainement,  paisiblement,  perpétuellement  jouir  et  user,  sans 
leur  faire,  mettre  ne  donner ,  ne  souffrir  estre  faict,  mis  ou  donné,  ors  ne 
pour  le  temps  advenir,  aulcun  destourbier  ou  empeschemenl  en  corps  ne  en 
bien,  en  aulcune  mannière  au  contraire^  car  ainsi  nous  plaist-il.  El  auffîn 
que  che  soit  chose  ferme  el  estable  à  tousjours,  nous  avons  fait  mettre 
nostre  seele  à  ces  présentes,  sauve  en  aultre  choese  nostre  droit  et  Taltrui  en 
toulles.  Donné  en  nostre  cité  de  Couloingne,  au  mois  d'apvril  Tan  de  grâce, 
mil  quatlre  cent  quattre-vingl-syx ,  el  de  nostre  règne  le  premier.  —  Ainsi 
signé  :  Moœimûien.  El  de  parle  le  roy.  —  De  Gordebault. 

MS.  de  la  bibl.  de  runivenité  de  Liège ,  n'  188 ,  p.  259. 


CXXIII. 

EXTR\ITS  DE  DIVERSES  ORDONNANCES  ET  PROCLAMATIONS  FAITES  A  LIÈGE  DEPUIS  LE  MOIS  DE 

MAI  1486  jusqu'au  MOIS  d'aout  1488. 


Cry  proclameit  à  Pérou,  àLïége,par  Wautelet  de  Collongne,  nostre  sieryant, 
qui  le  témoigna  l'an  XII I*^  II 11^^  et  F/,  le  ix^  jour  de  may. 

L'on  fait  assavoir  de  part  Irès-hault,  très-puissant  prince  et  nostre  très-re- 
doubté  seigneur  monseigneur  de  Liège ,  et  les  maistres  jureis  et  conseil  de  sa 
cité ,  que  ne  soit  nulx  ne  nulles,  de  quelconques  estât  que  ce  soit,  que  de  ce  jour 
en  avant soy  reprochent l'ung  l'autre,  à  cause  ne  pour  toutes  coeses  advenues 
ne  passées  ,  en  ensuyvanl  le  conlracq  de  la  paix.  Sy  hault  que  sur  paine  d'estre 
puingnies  etcorrigiés  à  la  détermination  de  mondit  seigneur,  maistres  et  con- 
seil de  sa  cité.  El  que  nulz,  de  quelconques  estai  qui  soit,  de  ce  jour  en  avant  ne 
port  armes  ne  basions ,  s'ils  ne  sont  privilégiés ,  sur  incorrier  en  telle  paine 
que  par  ci-devant  en  a  esté  usé  !  Item  encore  que  nulles  personnes,  de  quel- 
conques esta  qui  soit,  ne  s'avance  d'alleir  après  x  heures  par  la  cité,  s'il  n'est 
du  nombre  de  gaet,  sur  incorrier  en  la  paine  de  trois  florins,  se  doncques 
n'avoient  lumyre,  etc.  Item  s'il  y  a  aucuns,  de  quelconques  estât  que  ce  soit, 
qui  pour  double  de  son  corps  soient  transportez  hors  de  la  cité,  pouront  fran- 
chement et  ligement  sur  le  leur  retourner,  faisant  paisiblement  leur  marchan- 
dise et  labure,  et  s'il  y  a  aucuns  qui  leur  vuille  quelque  coese  demander .  faire 
le  pourront  par  loy  el  par  justice  .  car  mondit  seigneur  veull  que  ung  chascun 
de  ses  subjets  soient  Iraicliés  par  loy  el  par  justice  et  non  aultrement. 

Archive»  de  la  province  de  Liège,  registre  du  grantl 
greffe  des  èch€vins,n"  2G3. 


'  MeMÏre  Jean  Caroudelet. 


Cry  proclameit  à  Pérou,  à  Liège,  par  Wautelet  de  Collongne  le  xvj^  jour  de 

rnay  o°  LXXXVI. 

0ns  fait  assavoir  de  part  très-haull ,  très-puissant  prince  el  nostre  très-re- 
doblé  seigneur  monseigneur  de  Liège  el  les  maistres,  jureis  et  conseil  de  sa 


814 


ANALECTA  LEODIENSÎA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


815 


W 


citéqui  ne  soil  nulz  ne  nuelles ,  de  quelconcqnes  estai  ou  condition  qu'ils  soient , 
que  de  ce  jour  en  avant  soy  avanche  de  alleir  es  lieux  et  places  de  Stoxiiem , 
Eagremont ,  Longue,  Montfort,  Franchymont  ou  autres  lieux  où  sont  les  enne- 
mys  de  mondit  seigneur  et  desdits  maistres ,  sur  paine  d'en  eslre  peuignies  et 
corrigiés  à  la  détermination  de  mondit  seigneur  et  desdils  maistres.  Et  que 
pareilhemenl  tous  hostes  tenans  hosteil  en  ladite  cité  ne  herbegent  de  jour  ou 
de  nuyt  persones  aucunes  qu'ilx  ne  les  viengnent  nunchier  à  maieur  de  mon- 
dit seigneur  et  auxdits maistres,  sur  paine  de  x  florins  et  que  tous  estrangniers 
vendent  hors  de  ladite  cité  dedens  soleil  luysanl ,  se  doncques  n'ont  gré  de 
mondit  seigneur  el  desdits  maistres. 

Archives  de  la  province  de  Liège,  registre  du  grand  greffe 
des  échevins,  n"  3Gô. 


Cry  proclameyt  à  Liège  par  Collongne,  nostre  sergant  sermenteit,  qui  le  tes- 
moingna  Van  XIIIP  IlII"  et  VI  le  xxif  jour  de  may. 

Ons  fait  assavoir  de  part  monseigneui  le  maieur  et  leseschevins  de  Liège, 
s'il  est  personne  quelconcque ,  de  quelconcque  estât  ou  condition  qu'il  soit  ou 
soient,  que  le  dimence  après  le  Saint-Remy  dierain  passeil,  à  heure  de  vespre, 
fuisse  ou  fuissent  à  lieu  de  Serain  sur  le  rivaige,  et  à  Jemeppe,  el  là-meismes 
à  main  armée,  de  fait  pourveu  el  d'obsat ,  à  piet  et  à  chevaul ,  armez  et  abas- 
toonez,  de  gleyves ,  espeez ,  marlealz,  culeaulx  el  de  plussieurs  autres  bas- 
tons,  coru  sus  Jehan  Lambert,  Gielet  Rivaige,  son  frère,  Hellin,  etaultres  leurs 
proismes  el  amis  ,  el  illec  slichiel ,  lanchiet,  quassiet  et  navreit  les  susdis,  tel- 
lement que  ledit  Jehan  Lambert  en  est  parvenu  à  mort,  el  lesdis  Gielet, 
Hellin    et  autres  leursdis  proismes  el  amis ,  comme  dit  est ,  quassiés  el  navreis 
en  plusieurs  lieux  de  leurs  corps:  et  que  plus  est  les  faictueles,  pour  plus 
lieslemenl  parvenir  à  leurdil  obsat  et  entreprinse  cryoienl  plusieurs  fois  : 
«  Tuwons-les  tous  ces  traîtres ,  car  ce  est  se  fait  et  adveu  de  la  cité.  »  El 
quand  les  bonnes  gens  voloient  passeir  la  baiche  dudil  Serain,  lesdits  faictuelz 
les  defFendoient  de  ce  faire ,  dissanl  t  Que  volés-vous  faire?  Vous  volez  vous 
honnier  •  c  est  le  faicl  de  ladite  cité,  »  avec  plusieurs  autres  malvaiz  lengaiges. 
Qui  ce  a  fait  ou  fait  faire  conselhel  ou  inhorteit  ou  y  donné  aide,  faveur  el 


assistence  en  fait  ou  en  parolles ,  en  secreit  ne  en  appert ,  ou  assistant  ou  con- 
fortant lesdils  faictuelzs,  en  quelconcque  manière  que  ce  soil,  le  vengne 
ou  vengnenl  cognoislre  el  ung  chascun  par  ly  dedens  tyers  jours  à  la  hault 
justice  de  Liège,  ou  après  les  tyers  jours  passeil  ,  ons  en  ferai  enqueste,  et 
qui  coupauble  en  serai  trouveil ,  il  serai  peuigniel  et  corregiet  selon  le  loy 
du  pays. 

Archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  du  grand  greffe 
des  échevins,  C,  n<»  263 ,  case  ^5'^. 


Cry  proclame it  à  Pérou,  à  Liège,  le  xxiif  jour  de  julle  a"  LXXXVI. 

Ons  fait  assavoir  de  part  mon  très-redoublé  seigneur  monseigneur  de 
Liège ,  maistres ,  jureis  et  conseil  de  sa  cité  qu'il  ne  soil  nulx  ne  nueles  per- 
sonnes de  quelconcque  estai  que  soient,  qui  fâche  eatqe^,  en  fais,  en  dis  ou 
en  parolles ,  en  favorisans  nous  morteulx  ennemis  ,  on  les  porat  assommeir 
comme  ennemis  de  mondit  seigneur  de  nostre  cité  el  pais,  sans  meffaire;  et 
ossy  que  toulles  personnes  dudil  pais,  tant  délie  banlieu  comme  dehors  *...., 
pour  aidier ,  déboultenl  les  ennemis,  et  ce  sy  haullquesour  yeslre  ennemis 
de  mondit  seigneur,  délie  cité  et  de  pays. 

Ibidem. 


Cry  proclameit  à  Pérou,  à  Liège,  à  son  de  trompe,  le  Ht"  jour  du  mois  d'aoust 

a-  LXXXVI. 

L'on  faite  assavoir  de  parle  nostre  Irès-redoulé  seig»'  el  prince  mons''  de 
Liège,  les  maistres,  jureis  et  conseil  de  sa  cité,  que  toulles  femmes,  mesquin- 
nes  ^ ,  serviteurs  et  familles  de  ceulx  qui  sont  hors  de  pays  el  qui  se  Ireuvent 
sur  les  fortresses,  places  el  maisons,  courant  et  piellant*  sur  ces  pays,  wye- 

'   Outrage?  \ie\i\.-èVrehn\.W\\Tceatye,  aatye,  •'  Mesquinnes,   servante.    On   dit  encore  en 

qui,  en  langue  romane,  veut  dire  querelle,  at-  rouchi,  une  méquenne  dans  le  même  sens.  Fla- 

toque.  mand  mesken,  italien  meschina. 

-  £space  laissé  en  blanc  dans  le  MS.  ^  Pillant. 


816 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


dent  incontinent  de  solel  luysant.  Et  que  iinjj  chascun  soit  tenu  ad  ce.  et  se 
meclent  sus  tellement  qu'ilz  ne  laissent  ne  suftVenl  alleir,  fréquenteir ,  passeir 
ne  converseir  les  ennemis  de  iiostredil  Irès-redoubté  seigneur  et  prince  ne  de 
ces  pays  ens  ne  parmy  le  pays,  courant,  pilhant.  foullant  ne  aultrement  en 
manière  aulcune  et  (|ue  touttes  personnes  les  prendentet  apougnent^  se  faire 
se  pueit;  et  se  prendre  ne  les  puelent,  qu'il  les  assomment^  fèrent  jus  et  tu- 
Avent.  Et  ce  fait,  ce  siéra  l'adveue  de  nostredit  très-redoubté  seigneur  et  prince 
et  de  ladite  cilé;»et  (|u<*  loultes  personnes  soient  tenus  de  férier  à  la  clocke  et 
resuyr  lesdits  ennemis  le  plus  aspremenl  que  faire  se  porat.  Et  s'il  y  al  aucuns 
qui  présume  allencontre  de  ce  qui  dit  est,  ou  qui  favorise  lesdits  ennemis  en 
secré  ou  en  appert,  que  teil.v  faclueles  soient  pugnies  et  corregiés  comme  en- 
nemis de  nostredit  très-redoubté  seig""  et  prince  et  de  ladite  cité,  en  ensuy  vaut 
les  crys  et  publications  pour  ce  faix  cy-devant.  Et  fut  mis  en  warde. 

Archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  du  grand  greffe 
dei  échevins ,  C,  w  203 ,  case  15«. 


Procès-verbal  dit  chapitre  pour  la  levée  de  V Interdit ,  le  18  aoiU  1486. 

Feria  sexta  post  feslum  assumptionis  bealae  Mariae  virginis  gloriosae ,  die 
décima  octava  mensis  augusti  ^  anni  LXXXVI  praescripti,  praesentibus  in  in- 
signi  ecclesia  Leodiensi  et  illius  medio  discretis  viris  et  honestis  generosisque 
dominis  Rasone  de  Warouz,  Deodato  de  Linteris,  domino  de  Heercaslri,  Sv- 
mone  de  Herbeys ,  Gerardo  de  Hauchie ,  Rasone  de  Hollengnoul ,  Petro  de 
Bodeur ,  martino  de  Fexhe  et  David  de  Fontengneal .  virgiferis  ecclesiae  Leo- 
diensis,  atque  quampluribus  aliis  testibus  fidedignis,  hora  décima  ante  me- 
ridiemautcirciter,  reverendissimusin  Cliristopateret  dominusnoslerdominus 
Johannes  de  Hoern,  episcopus  Leodiensis,  certis  legitimis  ex  causis  animum 
suum  ad  hoc  moventibus,  ad  instantiam ,  petitionem  et  requestam  venera- 
bilium  et  circumspectorum  egregiorumque  virorum  dominorum  decanorum 
et  capitulorum  majoris  et  secundariarum  Leodiensium  et  totius  générale  cleri , 

ï  Une  noie  volante,   placée  dans  le  registre,      tatiouis  Mariae  xviii  Julii  anno  Xllllc  LXXX 
contient  le  commencement  de  l'acte  de  Jean  de      lexto. 
Hornes  et  porte  pour  date  :  Feria  sexta  post  visi- 


ANALECTA  LEODIENSIA 


817 


burgimagislrorumque  consulum  et  juratorum,  nec  non  villici  et  scabinorum 
et  totius  universitalis  populi  civitatis  Leodiensis .  id  flexis  genibus  coram  eo 
comparentium,  cessum  a  divinis  et  ecclesiaslicum  interdiclum,  tam  metropo- 
lilica  (juam  sua  ordinaria  aucloribus  etiam  et  apostolica  auctoritale  in  suis 
civitate  Leodiensi  et  illius  circumjacentibus  locis  quomodolibet  positum ,  ju- 
vanle  eis  prius  saluUri  poeuitenlia  et  praevia  sibi  satisfaclione  condigna  tollit 
misericordîler  et  relaxavil  ipsosque  a  quibuscumque  excommunicationis  sen- 
tenliis  ac  aliis  poenis  et  censuris  ecclesiasticis  quibus  forsan  praemissorum 
occasione  innodati  existunt,  absolvit  et  ab  excessibus  per  eos  in  et  de  hoc 
quomodolibet  commissis  quitavit  penilus  et  libéra  vit,  recognoscens  se  eosdem 
ab  inde  sufficienter  correxisse  .  super  quibus  ,  elc.  —  Joh.  Spirinc. 

Archives  de  la  province  de  Liège,  registre  de  l'ancienne  ca- 
thédrale de  S'-Lambert,  n  '  112. 


Cri/  proclameit  au  Pérou  à  son  de  trompe  le  œœvi^  jour  du  mois  d'aoust 

par  Collongfie. 

On  vous  fait  assavoir  de  par  mon  très-redoblé  seigneur  mons»"  de  Liège  et 
les  maistres  et  conseil  de  ceste  cité ,  que  tous  ceulx  et  celles  de  quelconque 
estât  ou  condition  qu'ilx  soyent,  qui  ont  aucuns  bins,  joweaulx,  oir  ou  argent, 
ou  autres  quelzconques  bins  appartenans  aux  anemis  de  mondit  s^  et  de  ladite 
cité,  incontinent  sur  paine  de  confiscation  de  corps  et  de  bins,  viennent  et 
les  apportent  et  mettent  es  mains  des  maistres  de  ladite  cité  sur  paine,  quant 
aux  deffaillans,  d'estre  corrigiés  aile  ordonnance  de  mondit  très-redoubté  seig' 
et  (lesdits  maistres,  jureis  et  conseil. 

Ibidem. 


Cry  proclameit  au  Pérou  à  son  de  trompe  le  if  jour  du  mois  de  septembre  par 

Collougne. 

Défense  à  tous,  tant  ceulx  qui  tinent  cheruwaiges  ,  comme  aussi  gens  ren- 
iés, marchans  et  autres,  leurs  serviteurs  et  facteurs,  que  de  ce  jour  en  avant 

103 


I 


i 


818  AISALECTA  LEODIENSIA. 

on  vende  ne  maine  ou  fâche  vendre  et  menner  hors  du  pays  de  Liège  et  de 
Loz  quelconques  grens  creyus  en  iceulx. 

Archive,  de  la  province  de  Liège ,  registre  du  grand  greffe  de, 
eckevins ,  C,  n"  263 ,  cate  13' 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


819 


Note  du  greffier  des  échevinH  inscrite  dans  le  registre  en  date  du 

17  septembre  1486. 

Le  jour  saint  Lambert,  Tan  Xllll"  UH"  et  six,  en  la  vénérable  église  de 
Liépe,  la  grâce  de  très-victorien,  Irès-hault,  Irès-pu.ssant  pr.nce  et  nostre 
très  redoblé  seigneur  monseigneur  Johan  de  Hocrnes,  évesque  de  Liège,  duc 
de  Buillon  et  conte  de  Loz,  etc . ,  célébrât  en  icelle  sa  première  messe,  et  le  con  e 
de  Hornes,  père  de  mondit  seigneur  chantât  léwangile ' ,  et  le  eonte  de  Sol- 
mes.  son  cusin,  lépistle,  et adu.inistroienl à l'aulté  deux  prélaU, assavoir  abbe 
de  Saint-Trond  et  le  suffragant  de  mondit  seigneur  de  Liège  et  esto.ent  pre- 
sens  le  conte  de  Hornes,  frère  de  mond.t  seigneur,  le  conte  de  Muers,  e  plu- 
sieurs autres  à  grand  nombre.  Dieu  doinst  à  tous  ceulx  qui  ameront  nostred.t 
prince  de  boin  cuer.  bonne  vie  et  longe  et  accomplissement  de  tous  boins 
desiers!  rt(^„. 


Cry  proclameit  en  le  fore  à  Liège,  le  xa>vi''jour  de  septembre  «»  ////"  et  VI, 
touckatU  les  monnaies  et  mis  en  warde  de  loi  '. 


Monnaie  doer. 

Item,  premier,  le  croix  saint  Andn* j  xxxiiii  aidan» '. 

L'escu  Cuilhelmus 

Le  florin  de  Rhin j  uiiii  aidans. 

Leseu  Johannes rfi  udtiii. 

Le  salut  et  ducal  Jennevois 

•  Il  aTail  ori.  rhabil  Je  saiol  f  raojoi. ,  Jao.  k  o««-     «  principal  d.  li«,. ,  depui,  l'<m  1 477 jj«,ii«i  |«- 
II  avait  pris  1  n.o.  ,,„((1475),  in-4';  Liège.  cheiGuillaume  HenrjMTOl. 

""'i'crrdTpTr^orde  Liège  pot.r  les  monnaies  a  été      II  y  a  quelques  différences  dans  les  deu.  textes, 
déjà  imprimé  dans  1«  recueil  intitulé  :  Édit,  et  publica-         '  Aidants  ou  l.ards. 
UoMde,  monnaie,,  U,quelU,onteucour,parU,pay, 


Le  chevalcheur  et  ducal  hoDgrois xlii  aidans. 

Le  coronne  à  soleil xl  aidans. 

Le  coronne  de  Franche xxxix  aidans. 

Le  noble  Henricus iiii  florins  viii  aidans. 

Le  noble  de  Flandre iiii  florins     vi  aidans. 

Le  noble  aile  rocse iiii  florins  xviii  aidans. 

L'angelo iii  flor.  v  aidans  viii  s. 

Le  coronne  de  liurUigne <  ... 

,                  J    ^      ."^                                                                     }  XXXVI  aidans. 

Le  coronne  de  Savoie ■ 

Le  lyon 1  aidans. 

Le  clincquart  Philippus 

Le  florin  David  aile  harpe 1  xxxiv  aidans. 

Le  piètre  d'oir \ 

Le  Borbon  d'oer \  xxvi  aidans. 

Le  chevaucheur  de  Geldre * 

Le  florin  d'Outreicht xxix  aidans. 

Le  florin  Arnoldus «vi  aidans. 

L'angle *xv  aidans. 

Le  florin  de  Juleil  rampant ''^^*  aidans 

Le  florin  de  Beaiwier ^ 

Le  viez  postulatiis ^  xxii  aidans. 

Le  postulatiis  Hertine ■ 

Le  postulatiis  Martine \  xx  aidans. 

Le  postulatus  de  Borbon * 

Le  postulatus  de  Hornes xviii  aidans. 

Le  postulatus  de  messire  Guillaume xiiii  aidans. 

Le  postulatus  Jehan  de  La  Marck xii  aidans. 

Monnaie  dargent. 

Les  dobles  aidans  et  ceulx  d'Ostriche \  ...    . , 

^        ,    „     .„                         . ,  , ,                                                    \  m  aidans. 

Ceux  de  Castille  et  autres  semblable ) 

Les  dobles  aidans  à  deux  lions •»•  aidans  moins  '. 

Les  dobles  aidans  Philippus ^  •••    -j 

Les  viez  stoeters  et  ceulx  de  Collongne \  ^       • 

Les  aidans  Philippus xl  solz. 

Les  blans  de  Franche  et  dWustrice i  aidant. 

Les  viez  deniers  de  Collongne xxx  solz. 

Ceux  de  Nuys  et  les  Oxhehey i  aidant. 

Les  deniers  ducats  romains  et  autres xxxvi  solz. 


8^0 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Tous  les  deniers  de  Clèves 

Les  Karolus  aile  kongne  de  Bourgongne 

I^es  petites  tarées  '  de  Biirtagne 

Ijes  deniers  d'Outreicht.     . 

Les  deniers  de  Savoie 

Les  deniy  lewekin / 

i^es  deniers  Groningiie  à  G \ 

Les  deniers  de  Clèves  à  plaines  armes >  xxvii  solz. 

Les  deniers  de  Collongne  à  trois  couronnes ; 

Les  viez  blaffars  Johannès «  ....  ,    ,,    ^ 

Les  doubles  deniers  d'Outreicht ' 

Les  blaffars  Johannès  de  Braibant xl  solz. 

Les  blaffars  Philippus •  Mxiii  solz. 

Le  Healme  de  Hinsberch 

Le  denier  Valenciennes \  xxx  solz. 

Les  hayes  Guilhelinus 

Les  haies  Johannès 

Les  haies  ducissa 

I  ."1 

Les  grands  deniers  de  Clèves  Johannès '  \x\ii  soiz. 

Armoyeis  de  Clèves  et  la  Marek 

Les  deniers  Englebertus '  à  rins. 

Les  stoeters  de  messire  Guillaume  à  Pcron ii  aidans. 

Et  les  autres '      iiii  boddreaz. 

J^es  demy  aidans  de  Jehan  de  la  Marck  et  ceux  à  tout  ung  lyon  et 
ung  petit  schuchet,  à  tout  un  aigle,  à  rins.  Les  deniers  de  mes- 
sire Guillaume  armeis  que  l'on  solloit  aloweir  à  rins  pt)ur  xxx  solz.  à  rins. 

archives  de  la  province  de  Liège,  registre  du  grand  greffe 
des  échevins ,  C,  n"  263  ,  case  1 3«. 


Cru  proclameit  à  Pérou,  à  Liège  ^  à  son  de  trompe,  le  premier  jour  d'octobre 

l'an  XIXIIP  LXX  VI. 


0ns  fait  assçavoir  de  part  très-haiilt ,  très-puissant  prince ,  et  nostre  très- 
redoblë  seigneur ,  mons""  de  Liège ,  et  les  maistres  ,  jurés  et  conseil  de  sa  cité  , 
qu'il  ne  soit  personne  aucune ,  de  quelque  estât  ou  condition  qu'il  soit  ou 

'    Tarées ,  targes  ^  écu9. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


8^1 


soient,  que  de  ce  jours  en  avant ,  fâche  ne  fâchent  ou  Pattemptentsur  les  in- 
habitans  du  pays  de  Franchimout,  en  corps  ne  en  bins  (ont  fait  et  feront 
serment  à  mondit  seigneur  dedens  owyt  jour  prouchain) ,  par  voie  de  fait  ou 
^  autrement ,  se  ce  n'est  par  droit ,  par  loy  ou  par  status ,  et  mondit  seigneur 
les  prent  en  sa  sauvegarde  et  protection,  comme  ses  boins  et  vraies  subgetz, 
ayans  obtenu!  sa  bonne  grâce.  Sur  paine  de  incorir  en  l'indignation  de  mon- 
dit seigneur  et  de  sadite  cité.  Et  fut  mis  en  warde. 

Archives  de  la  province  de  Liège,  registre  du  grand  greffe 
des  échevins ,  C^n»  263 ,  case  1 3«. 


Cry  proclameit  le  œiiij^jour  d'octobre ,  par  Collongne ,  nostre  sergent,  qui 

le  témoingna. 

Ons  fait  assavoir  de  pari  nostre  très-redoublé  seigneur  et  prince ,  mons"" 
de  Liège,  et  les  maistres,  jureit  et  conseille  de  sa  cité,  que  tous  bannis  et 
albens  satisfacent  leurs  partiers  dedens  lundi  prochain,  ou  après  ledit  jour 
passé,  ons  en  userat  selon  loy  et  status,  en  la  manier  accoustumée.  Au  sou- 
plus  ,  que  les  Hesbengnons  ou  aultres  ammennans  grens  en  cest  cité ,  nient 
desoubz  1  muy  despelte  à  une  fois,  ou  un  demy  muy  de  fin  froment,  envers 
ceulx  èsquels  il  en  sont  tenus ,  seront  francque  chascun  sapmaine  le  semedi , 
sens  que  à  moiien  de  auchun  bannissement  oualbennesté  l'on  les  puist  pren- 
dre ne  appréhender  ou  corps  ne  en  biens. 

Ibidem. 


Cry  proclameit  à  son  de  trompe,  le  œiij^  jour  de  novembre. 

Ons  fait  assçavoir  de  par  nostre  très-redoubté  seigneur  et  prince ,  monsei- 
gneur de  Liège,  les  maistres,  jurés  et  conseil  de  sa  cité,  qu'il  ne  soit  per- 
sonne aucune,  de  quelconcque  estât  ou  condition  que  ce  soit,  qui  voise  de 
jour  ne  de  nuyt  desguysé ,  cief  émuselet ,  parmi  la  cité  ,  sour  paine  capitale , 
et  s'aucuns  le  font ,  que  chascun  puist  estre  forestier  pour  les  appréhender 
sens  aucune  chose  forfaire. 


822  ANALECTA  LEODIENSIA. 

Item  ,  ons  fait  assçavoir  comme  dessus  ,  que  se  quelcque  alarme  se  faisoil 
sur  la  cité,  de  jour  ou  de  nuyt,  se  l'on  Irouvoit  personne  aucune  faisant 
semblant  d'assister  les  ènemis,  que  l'on  les  puist  férir  jus ,  sens  riens  forfaire , 
et  ce  sera  le  fait  et  adveu  de  nostredit  Irès-redoubté  seigneur  et  de  sadile  cite. 

Item ,  que  tous  bannis  et  albens  soient  frans  jusques  à  rapeal  de  nostredit 
très-redoublé  seigneur  et  desdiU  maislres  et  conseil.  Et  fut  mis  en  uarde. 

Jrchivet  de  la  province  de  Liège,  registre  du  grand  greffe 
des  échevint ,  C,  n»  263 ,  co»e  1 5«. 


Cry  proclameit  à  Peron,  l'an  XII II'  IIH'^  et  et  VU,  le  dernier  jour 

de  jenvier. 

L'on  fait  assavoir  de  part  noslre  très-redoublé  seigneur  et  prince ,  mons-^ 

de  Liège,  et  les  maistres,  jureis  et  conseil  de  sa  cité,  que  celi  ou  ceulx,  de 

quecique  estât  ou  condition  qu'il  soit  ou  soient,  qui  a  ou  ont  factet,  détret 

et  escript  les  céduUes ,  qui  le  jour  délie  conversion  St-Poulderain  passé  furent 

meses  en  la  trailhe  au  gro  pilleir,  en  l'englise  de  Liège,  et  aussi  devant  la 

porte  du  palais  nostredit  très-redoubté  seigneur,  et  semblamment  celles  qui ,  a 

ce  matin  ,  ont  esté  aplacquiés  sur  les  huisseries  de  la  porte  dudit  palaix  et  sur 

la  porte  messire  Jacque  de  Corswaremme ,  ou  qui  en  scèvent  à  parleir,  le  vien- 

gnent  congnoistre  et  anunchier  à  nostredit  très-redoubté  seigneur  et  ausdits 

maistres,  endedens  l'espase  de  xxiiij  heures,  si  hault  que  sur  musdre.  Car, 

après  les  xxiiij  heures  expirées ,  l'on  en  fera  enqueste ,  et  celi  ou  ceulx  qui  en 

sera  ou  seront  trouvés  cargiés  ou  coulpables ,  seront  pugnies  et  corregiés 

comme  musdreurs ,  aile  exemple  de  tous  autres. 

Ibidem. 


Cry  proclameit  le  derainjour  de  marce  II 11'^  et  VII  ^ 
Ons  fait  assavoir  de  par  noslre  Irès-redoubté  seigneur,  monseigneur  de  Liège 

>  Cet  édil  sur  les  monnaies  ne  se  Irouve  point  dans  le  volume  cité  plus  haut ,  p.  818,  note  i. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


823 


elles  maistres ,  jureis  et  conseil  de  sa  cité ,  que  tous  demy-aidans ,  à  la  barbe , 
de  messire  Guillemme ,  se  bailleront  chescun  pour  ix  sols.  Item ,  touslesdemy- 
aydans  du  filz  dudit  messire  Guillemme ,  demi-aidans  aile  aigle ,  et  tous  au- 
tres contrefais,  pour  viij  s.  Item  ,  tous  quars  de  patars  à  iiij  s. ,  réservé  ceulx 
de  Bourgongne,  de  Bourbon,  et  les  anchiens  quars  de  patars,  dont  ici  n'est 
fait  point  de  mention,  mais  demeurent  comme  devant;  et  tous  les  bruleis 
aussi  qu'ilx  sont  cryés  les  troix  pour  xij  deniers.  Et,  à  reffusant,  le  paine  de 
iij  florins  d'or ,  à  applichier  tierce-part  à  mondit  seigneur ,  le  tierce-part  à  la 
cité,  et  autre  tierce-part  à  rapourleurs. 

Etqu'il  nesoit  persouequi  tailhe ,  cope  ou  fâche  tailler  et  coper  az  fortiffications 
de  Bêche  et  Jhérusalem ,  sur  paine  de  perdre  le  pongne.  Et  fut  mis  en  warde. 

Archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  du  grand  greffe  des 
échevins,  C,  n'  265,  case  13'. 


Cry  proclameit  le  a^v^jour  de  may  l'an  IIII^^  et  VII. 

Ons  fait  assavoir  de  par  noslre  très-redoubté  seigneur  et  prince ,  mons»  de 
Liège,  et  les  maistres,  jurés  et  conseil  de  sa  cité,  que  tous  marchans  et 
marchandes  de  ladite  cité ,  franchise  et  banlieue ,  en  furnissanl  la  paix  novel- 
lement  faite ,  apporteront  journellement  pardevant  la  haulle  justice  de  Liège, 
sur  le  Destroil,  loultes leurs  mesures,  poix,  olnes,  et  louttes  autres  tiers  de 
mesures ,  pour  les  visenter  et  faire  sceller  par  loy ,  comme  au  cas  apartiendra, 
sur  telle  paine  que  ladite  paix  contient,  et  que  loy  sauve  et  warde. 


Ibidem. 


Cry  proclameit  à  Pérou,  à  Liège,  Van  XIIII<^  IIII^^  et  VII,   le  xe  jour 

de  Julie. 

Ons  faitassavoirdepart  noslre  très-redoublé  seigneur  elprince ,  monseigneur 
de  Liège ,  maislres ,  jureis  et  conseil  de  sa  cileit,  que  toutes  personnes  sommeis 


M: 


824 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


825 


pour  amenneir  chairs,  cherios,  chevaulx ,  avuec  tous  aultres  insirumensde 
guerre,  soient  preste ,  en  ceste  citeit ,  à  demain  à  giest,  sens  y  fairefaulle ,  sur 
paine  deincorir,  en  la  grieff  indignation  de  mondit  seigneur  et  de  sadite  citeit. 
Item ,  qu'il  ne  soit  personne  aucune  qui  présume  de  pillier ,  robeir , 
prendre  prisonier,  ne  faire  quelcque  hastililé  de  guerre  sur  les  inhabi- 
tans  du  pays  de  Franchymont ,  en  corps  ne  en  biens ,  sy  hault  que  sur  in- 
corir  en  la  painne  susdite.  Item ,  que  tous  bannis  et  albens  qui  venront  en 
service  de  mondit  seigneur  et  de  sadite  citeit,  seront  francs  le  temps  pendant 
de  ceste  présente  année. 

Jrchivés  de  la  province  de  Liège ,  registre  du  grand  greffe 
des  eehevins ,  n»  203 ,  C,  case  13*. 


Cry  proclameit  à  Péron,  à  Liège,  l'an  IIII^^  et  VII,  le  xinyjour  du  moia 

de  Julie. 

L'on  vous  fait  assavoir  de  part  mon  très-reboubté  seigneur,  mons»^  de 
Liège,  que  tous  ceaux  qui  sont  ordonneis  et  esleus  de  la  citeit  et  banlieu  ,  et 
de  tout  le  pays ,  pour  servir  de  piet  mondit  seigneur ,  en  sa  présente  armée , 
se  lient  soubz  monss^  le  conte  de  Home .  le  grant  maire  de  Liège,  et  le  ca- 
pitaine Thiry  Poillon,  et  soubs  l'estandart  de  mondit  seigneur,  sains  en 
partir  ne  habandonneir  iceluy  estandart  sains  congiet  et  licence  d'iceulx  capi- 
taines ou  de  l'un  d'euk ,  sour  paine  d'estre  pungnyes ,  comme  à  cas  ap- 
partiendra. 

"^  Ibidem. 


Cry  proclameit  le  xxv^jour  dejullet  l'an  IIII'-^  et  VIL 

Ons  fait  assavoir  de  part  nostre  très-redoublé  seigneur  et  prince ,  mons*" 
de  Liège ,  les  maistres  et  jurés  et  sa  conseil  de  sa  cité ,  que  tous  cèaulx  qui 
seront  commandé  à  faire  le  ghait  ou  surgayt  en  ladite  cité ,  le  fâchent  en 
propre  personne,  sens  y  envoyer  leurs  serviteurs  ou  autres,  sur  paine  et 
amende  de  \  aidans,  toutes  et  quantes  fois  que  ce  feroienl. 


Item  ,  ons  fait  à  savoir  que  tous  les  desniers  '  de  ladite  cité  soyent  tenus 
chascun  jour,  à  vespres,  de,  en  la  maison  de  ladite  cité,  apporteir  es  mains 
d'ung  des  quatre  conseillers  d'icel ,  par  noms  et  sornoms.  tous  ceaulx  que  par 
eulx  aront  esté  commandé  à  faire  le  ghait ,  deffallans  de  faire  ledit  ghait ,  ou 
autres  y  commandeis.  Lesdits  premiers  payeront  d'amende  x  aidans ,  et  les 
autres  v  aidans,  sans  rémyssion. 

Item,  que  tous  ceaulx  que  estoient  en  l'armée  avec  mondit  seigneur,  de  la- 
dite cité  et  pays ,  que  sont  revenus ,  y  retournent  incontinent  dedens  soleil 
luysant ,  sur  payne  de  la  hart.  Et  que  tous  persons  que  sont  assis  et  taxez , 
tant  sor  la  parroiche  que  aultre  part,  ayent  payé  chascun  sa  quoete,  sur 
paine  d'estre  appréhendé  en  corps  et  en  bins.  Et  fut  mis  en  warde. 

Archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  du  grand  greffe 
des  èchevins ,  n"  203 ,  C ,  case  13«. 


Cry  proclameit  à  Péron,  à  Liège,  l'an  III I^^  et  VII,  le  derainjour  de 

jenvier  ^,  par  Collongne,  etc. 

Ons  fait  assçavoir  de  part  nostre  très-redoublé  seigneur  et  prince ,  mons"" 
de  Liège,  les  maistres.  jurés  et  conseil  de  sa  cité,  que  ce  que  ceulx  des  bons 
maislresdesheulheurs^  el  mâchons,  ont  commenchiet faire  et  feront  ci-après 
tochant  la  démolution  de  la  maison  des  Charlroux ,  près  de  Liège,  at  esté  et 
est  l'adveu  et  le  fait  de  nostredit  très-redoubté  seigneur  et  de  ladite  cité,  et 
que  ne  soit  personne  aucune  qui ,  pour  ceste  cause,  parolle  ou  murmurre 
sureaux,  sur  painne  de  incorir  en  l'indignation  d'icelui  seigneur  et  de  sadite 
cité.  Et  fut  mis  en  warde. 

/bidem. 

'   Dizeiiiers.  el  qu'il  y  a  erreur  dans  le  registre. 

3  J'ai  lieu  de  croire  qu'il  faut  lire  décembre,  ^  Houillour«. 


104 


û 


826 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


827 


Note  du  greffier  du  nouvel  échevinage ,  lors  de  la  rentrée  des  La  Marck 

à  Liège. 

Du  leraps  des  commis  et  députeis  à  l'adminislralion  de  justice,  par  mons' 
Éverar  de  la  Marcke ,  prolecteur ,  governeur  et  défensseur  des  églises ,  cité 
et  pays  de  Liège,  ensuyvant  les  apointemens  et  sequeilles  des  membres  et 
estas  du  pays. 

Cry  proclameit  à  Péran,  à  Liège  y  l'an  XIII I*^  III I^^  et  VIII,  le  xif  jour 

de  Julie. 

0ns  fait  assavoir  de  part  monseigneur  Éverar  de  la  Marcke ,  protecteur, 
governeur ,  et  défendeur  des  églises ,  citeit  et  pays  de  Liège ,  que  ensuyant 
les  appointemens  et  sequeilles  des  membres  et  estas  du  pays ,  justice  est  or- 
donnée ,  en  ceste  cité  ,  pour  ung  chascun  administreir  justice  et  raison ,  et 
soy  tenront  les  premier  plais  ce  merquedi  prochain  ,  qui  serat  le  xvj«  jour  de 
cedit  moix  mille  lll^  IIII''^  et  VIH.  El  partant,  ung  chascun  qui  y  arat  à 
besongnier ,  soy  porat  adréchier  pardevant  les  commis  et  députés  ad  ce  or- 
donneis,  qui  tenront  les  plais  sourie  Destroit,  à  Liège,  audit  jour. 

archives  de  la  province  de  Liège,  registre  du  grand  greffe 
deséchevins,  n»  263,  C,  case  13«. 


Cry  proclameit  à  Pér<m,  à  Liège,  par  Robert  le  Galochier,  varlet,  qui  le 
tèmoingna  Van  II 11^  et  VIII,  le  xviifjour  dejulle. 

L'on  fait  assavoir  de  par  noble,  puissant  et  très-honnoré  seigneur,  mons»^ 
Éverar  de  la  Marcke,  seigneur  d'Arenbergh,  Mirwar,  Nouchasteal,  haut 
voeit  de  Hesbaing  ,  protecteur  et  défenseur  délie  église  et  églises,  cité  et  pays 
de  Liège,  et  les  commis  et  députés  de  part  les  troix  estas  desdits  pays  à  l'ad- 
ministration de  justice ,  s'il  est  borgoy  ou  fil  de  borgoy ,  clercs  ,  lays ,  ou 
autres  de  quelconcques  estât  soit  ou  soient,  qui  fuisse  ou  fuissent,  le  propre 
jour  que  mons'  de  Liège  rentrât  en  ceste  cité,  après  la  mort  de  feu  messire 
Ghys ,  auz  treisce  en  ysie ,  environ  ix  ou  x  heures  de  nuy t ,  armeis ,  abastooeis 


et  autrement,  etià-meisme,  de  fait  porveyu,  sus  corut,  quassiet  et  navreit 
pitieussement  Jehan  Kachet ,  batteur  ,  en  pluisseurs  lieux  de  son  corps  dont 
il  en  est  parvenu  à  mort  ;  et  ossi  qui  a  inhorteit  de  ce  faire ,  favorisiet  et  don- 
neitaide  par  conseil,  secrètement  ou  autrement,  alleit,  fréquenté  ou  retourné 
auvecque  les  faituelz ,  le  vengne  ou  vengnent  cognoslre  ausdits  commis  et 
députés  à  l'administration  de  justice ,  dedens  tiers  jours  prochain ,  pour  au 
sorplus  enestre  useit  selon  que  on  trouverai  d'avis,  à  l'exemple  de  tous  autres. 

Archives  de  la  province  de  Liège ,  registre  du  grand  greffe 
des  échevins ,  n»  263  C,  case  13«. 


Cry  proclameit  au  Pèron,  à  Liège,  l'an  XII 11^  LXXXVIII,  le  xf 

jour  d'aoust. 

On  fait  assavoir  de  part  mons»^  le  protecteur  et  defiFensseur  des  églises , 
citez  et  pays  de  Liège ,  et  les  maislres  et  conseil  délie  cité  de  Liège ,  que  les 
monnoies  sont  avaluées  et  mises  à  teil  pris  et  valleur  qui  applacquiez  seront 
aile  usse*  délie  vénérable  église  de  Liège,  et  que  cescun  lez  prende  et  les 
alowe  à  teil  pris,  sur  paine  de  troix  florins  d'amende ,  à  applichier  moitié  au 
seigneur ,  et  Tautre  aile  dicte  cité. 

Et  tout  premier  '  : 

Les  florins  de  Borbon  à  l'ymage  Nostre-Dame xliij  aidans. 

Item,  les  croix  S'-Andries xliij  aidans. 

Item,  les  escus  Guilhelmus  semblament xliij  aidans. 

Item ,  les  lyons iij  flor.  viij  aidans. 

Item,  les  ridderset  les  ducas  de  Hongherie Iviij  aidans. 

Item,  les  salus Ivij  aidans. 

Item,  les  nobles  Henricusd'Engleterre  aile  rosette vij  florins. 

Item,  les  ducas  et  demy  noble '^*J  aidans. 

Item,  les  quars  aile  avenant *    ..    "   . 

Item,  les  nobles  Éduar  d'Engleterre ^ij  ^orms. 

Item ,  les  quars  et  demy-quars  aile  avenant »         » 

Item,  l'ange  aile  rose  ' îiij  flor.  xiij  aid.  viij  s. 

'  Us$e   huis,  porte.  cité  plus  haut.  p.  818,  note  2,  mais  a?ec  plusieurs  dif- 

■  Cet  édit  sur  les  monnaies  est  imprimé  dans  le  livre      férences. 


828 


ANALECTA  LEODIEiNSlA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


829 


1. 


Ilein,  les  viflhes  c'oronnes  az  deux  fleurs  de  lys \l\iij  aidans. 

Item,  le  coroiine  à  solleilhe ^ï"'  a'^î»»»- 

IteniJescoroiinesdeSavoe xlvij  aidans. 

Item,  les  piètres  et  florins  de  Bonbon,  et  ridders  de  Geidre  .     .     .     .  xxxviij  aidans. 

Item,  les  florins  d'Outreit xxxix  aidan». 

Item,  l'anjîe «"^"J  «''^«n»- 

Item.lesPhilippusdeNamur xxxvj  aidans. 

Item,  les  florins  de  Hins xlij  aidans. 

Item,  les  nobles  de  Flandres vj  flor.  viij  aidans. 

Item,  les  florins  de  lieayvier  et  les  vies  i)OSlulas xxxij  aidans. 

Item,  les  florins  Arnoldus xxij  aidans. 

Item,  tous  postulats xxv  aulans. 

Item,  les  florins  de  Juleit xlj  aidans. 

Item,  les  ridders  et  roaels  de  Burtaingne xlviij  aidans. 

'  •••••! 

Item,  les  postulats  de  Horne xxiiij  aidan». 

La  blanche  momioie. 

Item,  les  doubles  lyonsKarolus,  Maria  et  Borbon iiij  aidans. 

Item,  les  simples  et  les  deniers  de  ClèvcJobannes ij  aid.  1  quart  moins. 

Item,  les  doubles  Karolus  pattars,  les  deniers  de  Collongne,  de  Rom- 

mes  et  de  Castilhe iiiij  aidans. 

Hem ,  les  viez  simples  Philippus "J  a>uans- 

Item ,  les  demv  aidans  de  Borbon  et  Maria x»J  »• 

Item,  les  blans  de  Franche,  les  stoeter  Henrieus  et  Kduar,  le  tarche 

de  Burtaingne  et  les  doubles  Philippus ▼  aidans. 

Item ,  les  demy  aile  avenant *         " 

Item,  les  aidans  de  Tornais  et  les  blans  de  France  as  coronnes..     .     .  i  aidans  i  quart. 

Item ,  les  doubles  deniers  d'Outreicht "j  aidans. 

Item,  les  demy  aile  avenant ■         " 

Item,  les  awez'  au  0  et  piètres >  ««^ant  i  quart. 

Item,  les  Johannes  braspenninck  et  les  vies  heanies  as  coppeltes,  el 

les  doubles  bousghe iij  aidans. 

Item ,  les  demy  aile  avenant •         » 

Item,  les  Guiliielmus  aile  baye  et  deniers  de  Collongne  aile  ruwe  *.     .    ij  aidans  i  quart  moins. 

Item,  les  blaffars  de  Namur ij  aidans. 

Item,  les  deniers  messire  Guillemme  à  Pérou iij  aidans  i  quart. 

Item,  les  deniers  messire  Guillemme  aile  croissette iij  aidans. 

Item,  les  deniers  le  filx  messire  Guillemme ij  aidans. 

*  Jwex,oiti.  *  Ruwe,TWt. 


Item,  les  simples  deniers  messire  Guillemme ij  aidans. 

llem,  les  noes' deniei*s  messire  Kverar iij  aidans. 

Item,  tous  les  deniers  de  Tanaz  ^  qui  solloient  valloir  ung  aidant  .     .  xxiiij  solz. 

Item,  les  gros  de  Trive iiij  aidans. 

Item ,  les  deniers  de  Horne  doubles iiij  aidans. 

Item,  les  demv  aile  avenant »         » 

Item,  tous  bruleis les  iij  pour  xij  deniers. 

archives  de  la  province  de  Liège,  registre  du  gratul  greffe 
des  échevins  ,  n»  263 ,  C ,  case  13«. 


CXXIV. 

ASSIGNATION  FAITE    LE   12  MARS    1487,    ACX  ÉGLISES   DE  LIÈGE,    PAR    CEUX    DE    LA    CITÉ 

TOUCHANT  LES  PENSIONNAIRES  DE  BRABANT. 


A  tous  ceux  qui  ces  présentes  leltres  veront  et  oront,  les  inaistres,  jureis  et 
conseil  de  la  cité  de  Lié{;e,  salut  en  Nostre-Seigneur.  Comme  pour  faire  cesser 
les  rigoreuses  exécutions  el  arrestes,  vendilions  et  dissipations  ,  qui  se  font  es 
marches  de  Brabant,  sur  les  biens  apartenans  aux  vénérables  églises,  tant 
cathédrale  que  secundaiies,  abbez,  prélalz  et  autres  de  ceste  cité  et  banlievve, 
lesquelz,  par  ci-devant,  à  nostre  prière  et  requeste,  et  pour  préserver  ladite 
cité  et  subjects  d'icelle  de  plus  grands  dommaiges ,  ont  estez  et  sont  encor 
obligiez  envers  les  pensionnaires  de  Brabant,  el  lesquelles  églises  sommes, 
comme  il  appert  par  noz  patentes ,  tenus  relever  indempnes  ensemble,  et  pour 
trouver  moyen  et  manière  que  les  bourgeoix .  marchans ,  el  autres  surcéans 
d'icelle  cité,  puissent  hanter,  converser  et  communicquer  par  les  pays  de 
Brabant  et  autre  part,  où  besoing  leur  serai,  avons,  par  meure  advis  el  dé- 
hbération  de  conseil,  assigné  ausdites  églises,  pour  le  remède  de  ce  que  dict 
est,  prendre,  lever  el  percevoir  les  deniers  procédans  de  la  gabelle  des  bres- 
sines ,  bières,  keules  el  cervoises  de  cesle  cité  el  banlieuwe ,  qui  montent  pour 
Tannée  présente ,  à  la  somme  de  Iroix  mille  neuflF  cent  florins  de  Rhin ,  de 
vingt  aidans  le  florin,  de  deux  moix  en  deux  moix .  ainsi  qu'ils  eschéiront, 

•  IVœs,  nouveaux. 

*  Dans  le  recueil  des  édils  sur  les  monnaies,  il  est  écnl  deniers  de  l'aval. 


830 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


dont  la  première  termine  de  ladite  assignation  commencera  le  sixième  jour 
du  moy  de  may  prochain  venant,  et  ainsi  continuant  de  deux  moix  en  deux 
moix,  jusques  à  ce  qu'avons  desligé  icelles  églises,  en  suivant  la  forme  et  lenure 
de  nostredite  obligation  qu'ils  ont  par  devers  eulx,  sçavoir  faisons,  qu'en  conti- 
nuation et  corroboration  de  nostredite  assenne  promise,  nous  avons  promis  et 
promettons ,  par  ces  présentes  lettres,  le  plus  solempnelleraent  que  faire  pou- 
vons, non  révocquer  ladite  assignation,  icelle  empescher  ou  retarder  en  ma- 
nière'aulcune,  mais  la  ferons  sortir  effect  à  la  fin  susdite,  et  constraindrons 
ceulx  ausquelx  donné  nous  avons  ou  donner  pourrons  charge  de  lever  lesdits 
deniers,  que  ladite  assenne  sorlist  son  totale  et  enthier  effect,  sans  faveur  ou 
dissimulation  aulcune.  Car  nostre  conclusion  est  telle.  Et  ainsi  promettons 
faire  tenir,  comme  dit  est.  Tesmoin  ces  présentes,  ausquelles  avons  appendu 
ou  faitappendre  le  scelde  ladite  cité,  sur  l'an  de  grâce  mil  qualtrescent  ',  du 
moix  de  mars  le  xij«  jour ,  stile  de  Liège.  —  Ainsi  signé  par  le  commandement 
desmaistres  et  conseil.  —  N.  de  Blangy. 

MS.  de  la  bibliuth.  de  l'université  de  Liège ,  n"  188,  fol.  246. 


cxxv. 

LETTRE  DES  TREFFS  ,  PAR  ET  ENTRE  LES  SEIGNEURS  DE  LA  MARCR  ET  LA  CITÉ  DE  LIÈGE.   D  UNE 
PARTE,   ET  MONDIT  DE  LIÈGE  ET  LA  VILLE  DE  TREICT  ,  D  AUTRE  (29  MAI   1488). 


De  la  grâce  de  Dieu ,  nous  Friderich ,  marchis  de  Brandenbourch ,  de 
Stettin,  Pomern  et  duc-chastellain  de  INurenberg  et  prince  de  Rugen,  et  nous 
Wilelme  ,  duc  de  Julliers  et  du  Mont ,  comte  de  Ravensbergh  et  seigneur  de 
Hynsberch  et  de  Leewenbergli ,  faisons  savoir,  par  ces  lettres,  que  nous 
avons  traictiet  et  fermet  unes  catholiques  treuges ,  entre  le  révérend  maistre, 
espécial  ami  messire  Jean,  évesque  de  Liège,  et  la  ville  de  Trecht,  d'une 
part,  et  les  nobles,  vénérables,  honorables  et  saiges,  noz  chiers  cousins,  et 
espéciaulx  Éverart  de  la  Marck,  seigneur  d'Arenberch,  doyen  et  chapitre 
délie  vénérable  église  de  Liège,  burgemaistres  et  conseil  de  la  cité  dudit  Liège, 


'  Lisez  :  mil  quatre  cent  quatre-vingt-sept. 


ANALECTA  LEODIENSÏA. 


831 


d'autre  parte,  et  tous  les  leurs,  d'une  parte  et  d  autre,  qui  commencheront 
aujourd'hui  le  jeudi  après  ledimenche  Exaudij  à  soleil  couchans,  et  fineront 
le  jour  S*-Jehan  Baptiste ,  le  soleil  levant ,  et  que  l'une  part  et  l'autre ,  durant 
lesdites  termes ,  entretenront  l'une  et  l'autre  bonnement  et  léalement.  Et  s'ensv 
estoit  que  iTiessire  Robert  de  la  Marck,  seigneur  de  Seden  ne  voulust  ces 
treuges  accepter  ou  entretenir ,  quant  de  la  parte  dudit  messire  Everard  en 
serat  requis,  se  ne  debveront  nientmoins  messire  Everart,  chapitre  et  cité  de 
Liège,  ledit  messire  Robert  ne  les  siens  laissier  ou  permettre  hors  des  cité 
de  Liège  et  autres  places  qu'ils  ont  en  leurs  puissances ,  durant  lesdites  treu- 
ges,  faire  aulcuns  dommaiges  audit  évesque,  à  ladite  ville  de  Trecht,  ne 
aux  leurs,  le  tout  entendu  sens  fraude  ne  malengien.  En  tesmoingnace  de  ce, 
avons  à  ces  présentes  faict  appendre  noz  scels  ,  et  pour  plus  grande  seureté 
et  entretènement  de  cesdites  treuges ,  se  ont  ambedeux  parties  leurs  scels 
appendu  à  cesdites  présentes,  lez  et  avec  les  uoslres,  que  furent  données  le 
judî  après  le  diraenched'£:rat/c/i;  ^ ,  après  la  nativité  Jhésu-Christ ,  quattuors 
cent  Ikuictante-huicte  ans. 

MS.  de  la  bibl .  de  l'université  de  Liège ,  n»  1 88 ,  p.  1 85. 


CXXVI. 

TRANSLAT   d'aLLEMAND    EN    FRANÇOIS,    CONTENANT   LA   PAIX    FAICTE    AVEC    l'eMPEREUR  ,   LES 
SEIGNEURS  DE  LA  MARCR  ET  LA  CITÉ   DE  LIÈGE  (^9  MAI    1488). 


Nous  Everard  de  la  Marck ,  seigneur  d'Aremberch ,  hault  vouiet  de  Hes- 
bain,  protecteur  et  défenseur  des  églises ,  cité  et  pays  de  Liège ,  les  doyen  et 
chapitre,  maistres,  jureis  et  conseil  de  ladite  cité  de  Liège  ,  à  tous  ceux  qui 
ces  présentes  salut.  Comme  resplendissans  princes  et  seigneurs  mons'"  Fré- 
dérich,  marchis  de  Brandeburch ,  de  Stettin  ,  Pomeren  ,  etc. ,  duc ,  castellen 
hèritable  de  INurenberg  et  prince  de  Rugen ,  capitaine  impérial,  et  monsei- 
gneur Guillaume,  duc  de  Julliers  et  du  Mont,  comte  de  Ravensberg  et  seigneur 

I  Le  dimanche  d'£.rati(/t  est  le  sixième  dimanche  c'est  donc  au  29  mai  que  se  rapporte  la  date  de 
.iprès  Pâques ,  qui  tombait ,  en  1488,  au  6  avril  j     cette  lettre. 


iiij 


..* 


.  1. 
I'  f 


83â 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


de  Heynsberg  et  de  Lewenberg,  noz  très-honorez  seigneurs,  louchant  les 
différens  et  allrications  d'entre  très-resplendissant  prince  et  seigneur  mon- 
sieur Maximilian  roy  des  Romains,  nostre  très-redoublé  seigneur,  d'une 
parle  ,  et  nous  d'autre ,  ayent  faict  ung  certain  Iraiclé  et  appoinclemenl  leil 
qu'il  s'ensicul  de  mot  à  mot  : 

De  la  grâce  de  Dieu ,  nous  Frédérich ,  marchis  de  Brandenburch  ,  de  Stel- 
tin  ,  Pomeren  ,  etc,  duc,  chaslellain  de  ^ure^berg  et  prince  de  liugen,  ca- 
pitaine impérial,  et  nous  Guillaume,  duc  de  Julliers  et  du  Mont,  comte  de 
Ravensbergh,  seigneur  de  Heynsberg,  de  Leeuenberg,  cognissons  et  faisons 
sçavoir   par  ces  lettres  à  ung  chascun  et  à  tous.  Comme  certains  différens 
et  altrication  ayent  esté  entre  très-resplendissant  prince  et  seigneur  ,   mon- 
sieur Maximilian,  roy  des  Romains,  archiduc  d  Osleric  ,  de  Hourgoingne,  etc., 
nostre  très-honoré  seig"^  d'une  parte ,  et  les  nobles,  vénérables ,  honorables  et 
saiges,  noz  chers  cousins  et  espéciaulx ,  Éverar  de  la  Marck ,  seigneur  d'A- 
renberg,  doyen  et  chapitre  de  Liège,  burghemaistres  et  couseil  dudit  Liège, 
d'autre  parte,   lesquels  n'avons  poinct  voulentiers  veius,  se  avons  comme 
obéissans  princes  de  la  Sainte-Empire ,  travailhiel  et  diligente  envers  nostre 
très-redoubté  seigneur  l'empereur  de  Rome  et  ledit  de  Arenberch,  tellement 
que  la  majesté  impériale  de  la  parte  de  nostre  très-honoré  seigneur  le  roy 
des  Romains,   fils  de  sadite  majesté  impériale,  nous  at  donné  plain  pouvoir 
et  consentement,  et  lesdits  de  Arenberch,  doyen,  chapitre  de  Liège,  bur- 
gemaistres  et  conseil  dudit  lieu  fidèlement  promis ,  que  de  tenir  ce  que  par 
ceste  nostre  amiable  senteuce  et  pronunciation  dict  et  ordonneit  serat.  Sur 
ce  dissons-nous  que  cely  d'Arenberch  renderal  incontinent  Mazeyck  à  la  di- 
gnité réaie,  et  s'en  départira  et  les  prisonniers  y  prins,  qui  n'ont  point  servy 
nostre  amy  l'évesque  de  Liège  sieutement  au  dommaige  dudit  d'Arenbergh, 
seroient  ligement  mis  au  délivre,  et  pendant  le  temps  des  différens  extans 
d'entre  nostre  amy  l'évesque  de  Liège  et  ceulx  d'Arenberch,  cité  et  pays, 
ne  serat  fait  ausdits  d'Arenberch ,  cité  et  pays,  hors  dudit  Mazeyck  aulcuns 
dommaiges.  Et  quant  est  touchant  les  prisonniers  de  Lembourch,  ledit  d'A- 
renberch et  les  siens  feront  diligences  à  eulx  possibles,  que  iceulx  prisonniers 
soyent  aussi  mis  au  délivre,  et  le  vrantschat  entretenu  selon  le  contenu  des 
lettres  sur  ce  faictes,  et  seront  sur  ce  de  tous  costées  appoinctiés  et  appa- 
sieis,  et  noz  très-redoubtez  seigneurs  Tempérer  de  Rome  et  le  roy  des  Ro- 
mains seront  ausdits  d'Arenberch  ,  cité  et  pays  ,  boins  et  gracieux  seigneurs, 


833 


et  lesdits  d'Arenberch,  cité  et  pays,  seroint  à  leurs  majesteis  sujés  et  obéis- 
sans, et  ne  debvra  faire  ne  souffrir  faire  l'une  partie  contre  l'autre  par  elle 
ne  les  siens,  et  par  espécial  ceulx  d'Arenberch,  cité  et  pays  de  Liège,  eulx 
ne  les  leurs,  hors  des  places  qu'ils  tinent  aulcuns  dommaiges.  Et  pareillement 
ne  seront  lesdits  de  Arenberch,  chapitre  et  cité  de  Liège,  ne  les  leurs,  de  la 
parle  ne  de  coslè  de  la  majesté  impériale  et  dignité  réale  ne  des  leurs,  tra- 
vailhiés  ou  adomraagiés.  Et  s'ensi  estoit  que  messire  Robert  de  la  Marck , 
seigneur  de  Seden,  ne  volsist  cesti  traicliet  et  appoinclemenl  accepter  et  en- 
tretenir, quant  de  le  parte  dudit  messire  Everart  en  serai  requis,  se  ne  deb- 
veront  lesdits  d'Arenberch,  cité  et  pays,  permettre  ne  consentir  que  ledit 
messire  Robert  fâche,  hors  des  cité  et  pays  et  places  qu'ils  ont  en  leur  puis- 
sance, faire  aulcuns  dommaiges  à  mon  très-redoublé  seigneur  l'empereur  de 
Rome  et  roy  des  Romains  ne  aux  leurs,  le  tout  sans  fraude  ou  malengien. 
En  tesmoing  de  ce  si  avons-nous  de  ceste  nostre  pronunciation  fait  faire  deux 
lettres  pareilhes  et  chascun  de  nous  y  fait  appendre  noz  seels.  Donné  le  jeudi 
après  le  dimenche  Eœaudi^  ^  après  la  nativiteit  Jhèsu-Christ,  mille  qualtre 
cents  huictanle-huict. 

Sçavoii-  faisons  que  nous  avons  promis  et  promettons ,  par  cesdites  pré- 
sentes ,  de  nient  procéder  contre  la  tenure  de  ladite  pronunciation ,  mais  que 
icelle  entrelenrons  et  ferons  entretenir  par  nous  et  les  noslres  bonnement  et 
léalement,  le  tout  entendu  en  bonne  foy  et  sans  malengien  ;  et  auflin  que  ce 
soit  ferme  choese  et  eslable  avons,  en  lesmoingnage  de  vérité,  à  cesdicles  pré- 
sentes faict  appendre  les  seels  de  nous  d'Arenberch  et  desdicts  chapitre  et 
cité,  ledit  judy  après  le  dimenche  Eœaudt  après  la  nativité  Noslre-Seigneur, 
mille  qualtre  cents  huictante-huictes. 

MS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège ,  n"  188 ,  p.  185. 


*   Voyez  la  noie,  p.  831. 


105 


!i|! 


''  H- 


834 


AINALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


835 


CXXVII. 

DAYIDIS  DE  BURGUNDIA,  EPISCOPI  TRAJECTENSIS ,  PROCESSUS  SEU  «ONITORIUl  VIGORE 
LITTERARUM  APOSTOLICARUM,  DE  DATA  4«»  ID.  JULII  1488,  PRO  JOHANNE  DE  MORNE, 
EPISCOPO  LEODIENSI  ,   ADVERSUS  AREXBERGIOS. 


David  de  Burgundia,  Dei  el  aposlolicae  sedis  gralia  episcopus  Trajeclensis, 
judex  et  exécuter  unicus  ad  infrascripla  a  sede  apostolica  specialiter  depu- 
tatus,  universis  et  singulispresbyteris,  capellanis,  clericis,  nolariis,  et  tabel- 
lionibus  piiblicis  diclae  sedi  apostolicae  subjectis,  ad  quos  praesens  nostrum 
ymmo  verius  apostoiicum  pervenerit  maDdatum ,  salutein  in  Domiuo  sempi- 
ternam  ,  ac  nostris  hiijusmodi  yramo  verius  apostolicis  firmiler  obedire  raan- 
datis.  Lilteras  sanclissimi  inChristo  palriset  domini  nostri  domini  Innocentii, 
divina  provideotia  papae  oclavi ,  ejus  vera  bulla  plumbea  cum  eordula  cana- 
prae  more  romanae  curiae  impendenli  bullatas ,  sanas  et  intégras ,  non  vi- 
tiatas,   non  canceliatas  neque  in  aliqua  sui  parte  suspectas,  sed   omnibus 
prorsus  vilio  et  suspicione  carentes  ,  nobis  per  venerabilem  dominum  et  ma- 
gistrum  Petrum  de  Cortenbach ,  praepositum  ecclesiae  beatae  Mariae  oppidi 
Tongrensis,  Leodiensis  dioecesis  ac  canonicum  et  sigilliferum  Leodiensera , 
reverendissimi  in  Chrislo  patris  et  domini  Jobannis  de  Hoerne ,  episcopi  Leo- 
diensis, ducis  Bulloniensis  et  comitis  Lossensis  principalis,  in  ipsis  litteris 
apostolicis  principaliter  nominali,  procuratorem ,  prout  de  ipsius  procura- 
lionis  mandato  nobis  légitime  constabat ,  prout  constat  documentis  coram 
nolario  publico  et  testibus  infrascriptis  praesentatas ,  nos  cum  ea  qua  decuit 
reverentia  noveritis  récépissé  hujusmodi  sub  tenore  : 

€  Innocentius  episcopus,  servus  servorum  Dei,  venerabili  fratri  David,  epis- 
copoTrajectensi,  salutemet  apostolicambenedictionem.  Humilibus  supplicum 
\otis  libenter  annuimus  eaque  favoribus  prosequimur  oportunis.  Exhibita  si- 
quidem  nobis  nuper  pro  parte  venerabilis  fratris  nostri  Johannis ,  episcopi 
Leodiensis  petitio  continebat,  quod  licetquondam  Wilhelmus  de  Arenberch, 
alias  de  Marcba ,  laycus  Leodiensis  dioecesis ,  qui ,  interempto  nequiter  per 


eum  bonae  memoriae  Ludovico ,  episcopo  Leodiensi ,  civitatem  et  patriam 
Leodienses,  ducatum  Bullonensem  et  comitatum  Lossensem,  ac  fere  reliqua 
omnia  dominia  ecclesiae  Leodiensis  occupaverat,  et  revoluto  jara  anno,  et  ultra 
tempore  promotionis  ipsius  Johannis  ad  dictam  ecclesiam,  per  obitum  dicti 
Ludovici  vacantem ,  illos  detinuerat  et  detinebat,  detentionem  eamdem  per 
raultos  menses  post  proraolionem  hujusmodi  continuaveril ,  usque  quo  non 
sine  gravi  onere  impensarum ,  grandi  armatorum  exercitu  pro  ipsius  Wil- 
helmi  expulsione  et  ecclesiae  Leodiensis  ab  ejus  tyrannide  liberatione  per 
ipsum  Johannem  episcopum ,  parato;  ac  tandem  per  ipsum  Wilhelmum  ex- 
tortis  ab  ipso  Johanne  episcopo  promissionibus  mullorum  millium  flore- 
norum  et  pro  illis  retentis  dicto  ducatu  et  magna  parte  dicti  comitatus  ac 
marchia  seu  patria  Franchimontensi ,  civitatem  et  reliqua  dominia  dictae  ec- 
clesiae dimisit  Paulo,  ante  ipsius  Johannis  episcopi  primam  receptionem.  Et 
eodem  Wilhelmo  vita  functo,  ejus  complices,  Arenbergenses  nuncupati,  civi- 
tatem ipsam  rebellem  fecerint  ac  fere  per  annum  occupaverint,  fueritque  in- 
térim patria  ipsa  hostilibus  incursibus  et  agrorum  depopulationibus  vast^ta  , 
ac  ejusdem  et  dicti  comitatus  nonnulla  oppida  etiam  per  eosdem  occupata , 
nec  potueril  adhuc  ipse  Johannes  episcopus  ad  totalem  dominiorum  dictae 
ecclesiae  possessionem  pervenire,  et  praemissorum  occasione  fructus  mensae 
episcopalis  Leodiensis  adeo  extenuati  fuerint  ut  ex  eis  onera  eidem  Johanni 
episcopo  incumbentia  perferri  et  annua  pensio  raille  quingentorum  flore- 
norum  auri  super  illis  tempore  ejus  promotionis  praedictae,  dilecto  filio  ma- 
gistro  Jacobo  de  Croy ,  canonico  Leodiensi ,  notario  nostro  ,  per  sedem  apos- 
tolicam  reservata,  integraliler  solvi  non  possint,  Nihilominus  illam  intègre 
exigere  nititur  ab  eodem  et  praetendens  eumdem  Johannem  episcopum  ia 
illius  solutione  de  facto  et  non  de  jure  cessare  per  assertum  subexecutorem  , 
hlterarum  reservationis  praediclae  eumdem  Johannem  episcopum ,  interdicti 
ingressus  ecclesiae  et  suspensionis  a  regimine  et  administratione  ecclesiae  Leo- 
diensis, [)oenas  incurrisse  declarari  ac  eumdem  censuris  involutum  et  ligatura 
publiée  nuntiari  et  contra  eum  usque  ad  brachii  secularis  invocationem  pro- 
cedi.  Etiam  postquam  ab  codera  subexecutore  iteratis  vicibus  ad  sedem  ap- 
pellatum  eamdem  et  ad  ejusdem  etiam  sedis  examen  causa  hujusmodi ,  cum 
partibus  per  eumdem  subexecutorem  remissa  fuerat,  obtinuit.  Unde  post- 
modum  ipsius  civitatis  iterata  rebellio  et  fratris  ipsius  Johannis  episcopi  et 
suorum  ca[)tura  .  cum  nonnuilorum  caede  ,  tara  ecclesiasticorum  quam  secu- 


836 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIEiNSIA. 


837 


ii 


larium  aliaque  mala  plurima  pervenerunt,  et  eliam  ne  majora  evenianl  formi- 
dalur.  Quare  pro  parle  dicli  Johaniiis  episcopi  nobis  humililer  fuit  suppli- 
calum ,  et  eum  a  censuris  hujusmodi  ad  cautelam  absolvi  et  ad  solutioneni 
dictae  pensionis  non  teneri ,  deceini,  aut  sallem  illani  per  quam  enormiter 
|Travatur  moderari ,  mandare ,  aliasque  sibi  super  his  oporlune  providere  de 
beni(jnitate  apostolica  dignaremur.   iNos  igilur  hujusmodi  supplicalionibus 
inclinât!  ,  eumdem   Johannem   episcopum  a  quibusvis  excommunicationis  , 
suspensionis  et  interdicti  aliisque  ecclesiasticis  censuris  el  poenis  a  jure  vel  ab 
homine  quavis  alia  quam  praemissorum  occasione  vel  causa  lalis  et  mflictis, 
quibus  forsan  quomodolibet  liyatus  exstitil  quoad  hoc  duntaxat  ul  praesen- 
tium  consequitur  efFeclum  absolventes  et  absolutum  fore  censentes  fraterni- 
tati  tuae  commiltimus  et  mandamus ,  qualenus  \ocatis  diclo  Jacobo  el  aliis 
qui  fuerinl  evocandi  eumdem  Johannem  episcopum  ,  si  id  humililer  pelierit, 
praeslila  per  eum  prius  caulione  idonea,  super  eo  inlerdiclus,  suspensus  el 
excommunicatus  habelur,  quod  si  hujusmodi  interdicti ,  suspensionis  et  ex- 
communicationis sentenlias  reppereris  in  eum  fore  juste  lalas  ejus  et  eccle- 
siae  mandatis  parebit  ac  eliam  de  solvendo  realiter  et  eum  effeclu  eidem 
Jacobo  infra  compelenlem  terminum  per  le  praefigendum  omrte  id  in  quo 
idem  Johannes  episcopus  ipsi  Jacobo  lam  ralione  pensionum  praeteritarum 
quam  expensarum  litis  hujusmodi  de  jure  teneri  el  obligari  comperlus  fueril 
ab  interdicti ,  suspensionis  et  excommunicationis  senlenliis  hujus  modi  auc- 
loritale  noslra  hac  vice  duntaxat  ad  caulelam  eum  reincidentia  absolvas;  el 
inlerdictura  si  quod  in  ecclesia ,  civilate  aut  dioecesi  forsan  propterea  posilum 
sit  eum  simili  reincidentia  relaxes  ac  le  de  praemissis  diligenler  informes.  Et  si 
perinformationem  hujusmodi ita esse,  ulpraemiltitur,  reppereris,  pensionem 
praedictam  rationabiliter  reducaselmodereris,  prout  rehgioni  el  conscientiae 
tuae  videbilur,  illiusque  solutionis  in  lempusseu  tempora ,  de  quo  seu  quibus  el 
prout  libi  visum  fueril  suspendas,  processusque  desuper  décernas  eum  censu- 
rarum  fulminatione  quibus  ipse  Johannes  episcopus  ad  eorum  observanliam 
quae  praesenlium  vigore  statueris  compellatur,  el  ipse  Jacobus  de  pensionis 
hujusmodi  per  te  reducendae  el  moderandae  solulione   sit  securus.  Super 
quibus  omnibus  et  singulis  conscienliam  tuam  oneramus  et  insuper  eorum- 
dem  Johannis  episcopi  et  Jacobi  accedente  consensu  exorlis  dictae  pensionis 
occasione  et  aliis  quibusiibet  eorum  et  adhaerenlium  eorumdem  conlrover- 
siis,  prout  eorum  et  illius  palriae  quieli  expedire  pulabis,  finem  imponas  ac 


desuper  inter  eosdem  dissidentes  eorumque  adhaerentes  pacem  firmam  seu 
treugas  et  sufferentias  sub  spe  pacis  indices,  observarique  eliam  eum  cen- 
surarum  aggravatione  facias.  Alioquin  quae  inveneris  et  per  quem  stelerit 
quominus  quae  tibi  visa  fuerint  efficere  nequiveris,  quidve  tibi  faciendum 
videatur  nobis  referas,  plenam  et  liberam  tibi  in  praemissis  el  circa  omnia 
quae  quietem  civitalis  el  dioecesis ,  ac  partium  el  adhaerenlium  praediclorura 
quomodolibet  concernunl,  statuendi,  faciendi  et  ordinandi  quae  expedire 
pulabis,  eaque  omnia  el  singula  per  censurarum  et  poenarum  apposilionem 
firmandi  ac  conlradictores  quoslibet  et  rebelles ,  per  censuras  ecclesiasticas 
el  alia  juris  remédia,  compescendi  facullalem,  licenliam  pariter  etpotestatem 
harum  série  concedentes ,  non  obstantibus  praemissis  ac  conslitutionibus  et 
ordinalionibus  aposlolicis,  caelerisque  contrariis  quibuscumque.  Datum  Ro- 
mae  apud  Sanclum  Petrum ,  anno  incarnationis  dominicae  millesimo  qua- 
dringentesimo  octogesimo  oclavo,  quarto  idus  julii,  ponlificatus  nostri  anno 
quarto.   »  ^ 

PosI  quarum  quidem  lilterarum  apostolicarum,  praesentalionem  et  recep- 
tionem  nobis  et  per  nos,  ut  praemiltitur ,  factis,  fuimus  per  praefalum  ma- 
gistrum  Petrum  de  Corlenbach ,  procuratorem  .  nomine  quo  supra  procura- 
torio,  personaliter  coram  nobis  constitutum,  débita  eum  instanlia  requisiti, 
qualenus  sibi  citationem  legitimam  una  eum  inhibitione  contra  et  adversus , 
venerabilem  el  nobilem  virum  Jacobum  de  Croy  ,  protonotarium  dictae  sedis 
apostolicae,  canonicum  Leodiensem  ,  ex  adverso  principalem  ,  in  ipsis  litteris 
aposlolicis  ex  adverso  principaliter  nominatum,  omnesque  alios  et  singulos , 
sua  communiter  vel  divisim  interesse  putantes,  et  in  execulione  praesenlium 
lilterarum  nominandos .  juxta  et  secundum  praeinsertarum  lilterarum  apos- 
tolicarum vim,  formam  et  lenorem  in  forma  débita  et  consueta  decernere  et 
concedere  dignaremur. 

Nos  igitur  David,  episcopus ,  judex  et  execulor  praefalus ,  attendentes  le- 
quisitionem  hujusmodi  fore  justam  et  consonam  rationi ,  volenlesque  in  causa 
hujusmodi  rite  el  légitime  procedere  ac  parlibus  ipsis,  dante  Domino,  jus- 
titiam  ministrare ,  ut  lenemur  auctoritate  apostolica  nobis  commissa  el  qua 
fungimur  in  hac  parte,  vos  omnes  et  singulos  supradictos,  quibus  praesen- 
tes  nostrae  litterae  diriguntur,  lenore  praesenlium,  requirimus  el  monemus 
primo,  secundo,  tertio  et  peremptis  communiter  vel  divisim  vobisque  nihi- 
iominus,  et  veslrum  cuilibet  in  virtute  sanctae  obedienliae  ,  et  sub  excom- 


838 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


municalionis  poena ,  quem  in  vos  et  qiiemlibet  veslrum  ,  si  ea  quae  vobis  in 
hac  parte  committimus  et  mandamus  neglexeritis ,  seii  dislulerilis ,  conluma- 
citerdistulere,  canonica  monitione  praemissa  fecimus  in  his  scriptis  dislricte 
praecipientes ,  mandantes  qiiatenus  infra  sex  dierum  spatium  posl  praesen- 
tationem ,  seu  notificationem  praesentium  vobis ,  seu  alteri  vestrura  factis ,  et 
postquam  pro  parte  dicti  reverendi  patris  domini  Johannis  ,  episcopi  Leo- 
diensis  principalis.  \igore  praesentium  fuerilis  requisili ,  seu  aller  vestrum 
fuerit  requisitus,  immédiate  sequenles  quorum  sex  dierum  duos  pro  primo, 
duos  pro  secundo ,  et  reliquos  duos  dies  vobis  universis  et  singulis  supra- 
dictis,  et  vestrum  quilibet  pro  tertio  et  peremptis  termino,  ac  monitione  ca- 
nonica assignamus ,  ita  tamen  quod  in  his  exequendis  unus  vestrum  alium 
non  exspectet,  nec  unus  pro  alio  se  excuset,  praefatum  venerabilem  et  nobi- 
lem  dominum  Jacpbum  de  Croy,   ex  adverso  principalem  in  dictis  lilteris 
apostolicis,  superius  insertis,  ex  adverso  principaliler  nominatim ,  omnesque 
alios  et  singulos  sua  communiter  vel  divisim  interesse  putantes  ,  et  in  execu- 
tione  praesentium  litlerarum  nominandos  in  eorum  propriis   personis ,    m 
ipsorum  praesentias,  commode  habere  poteritis,  alioquininhospiliis  habita- 
ttonum  suarum  ,  si  ad  ea  vobis  pateat  accessus  et  m  parochiali  seu  parochia- 
libus.    sub  qua  vel  quibus  degunt  et  morantur.   Sin  autem   in  cathedrali 
Leodiensi,  ac  parochiali  seu  parochialibus  antediclis,  aliisve  locis  et  ecclesiis 
publicis  quibiiscumque  de  quibus  ac  ubi ,  quando  et  quoties  expediens  fueril, 
infra  missarum  et  aliarum  horarum  divinarum  solemnia  ,  dum  ibidem  po- 
puli  multitudo  ad  divina  audienda  convenerit,  seu  alios  congregata  fuerit, 
ex  parte  nostra  ,  imo  verius  apostolica .  publiée  alla  et  intelligibili  voce,  pe- 
remptis cilare  curelis.  Ita  tamen  quod  verisimile  sit  citationem  noslram  hu- 
jusmodi  ad  ipsorum   cilandorum  notiliam  pervenire,  quos  nos  etiam  tenore 
praesentium  sic  citamus ,  quatenus   vicesima  die   post  citationem   vestram , 
hujusmodi  ipsi  domino  Jacobo  de  Croy,  seu  aliis  per  vos,  seu  allerum  ves- 
trum factis  immédiate  sequenles,  si  dies  ipsa  vicesima  juridica  fueril,  et  nos 
adjura  reddenda  pro  tribunali  sedere  conligerit,  alioquin  prima  die  juridica 
ex  tune  immédiate  sequenti ,  qua  nos  in  Castro  nostro  de  Uuersteden  prope 
Wyck,  ad  jura  reddenda  et  causas  audiendas  pro  tribunali  sedere  conligerit, 
corapareant  in  judicio  légitime  coram  nobis,  per  se  vel  procuratorem  ,  seu 
procuratores  suos  idoneos,  ad  causam  seu  causas  hujusmodi  sufticienler  ins- 
tructas,  cum  omnibus  et  singulis  aclis,  aclitalis,  lilteris,  scripturis,  privilegiis. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


839 


instrumentis,  juribus  et  munimentis.  causam  seu  causas  hujusmodi  tangen- 
tibus,  seu  quomodolibet  concernenlibus  praefalo  reverendo  in  Chrislo  patri 
fralri  noslro.  domino  Johanni,  episcopo  Leodiensi ,  duci  Bullonensi  et  comiti 
Lossensi ,  principali  vel  faclori,  seu  procuratori  suo  legitimo  pro  eo  de  et  su- 
per omnibus  et  singulis  in  praeinserlis  lilteris  apostolicis,  de  justitia  respon- 
suri  ac  in  causa  et  causis  hujusmodi  ad  omnes  et  singulos  aclus  et  terminos 
juridicos  gradalim  et  successive  usque  ad  sententiam  dilHnilivam  inclusive , 
debitis  et  consuetis  terminis  et  dilationibus  praecedentibus ,  utmorisest, 
processuriel  procedi  aliasque  dicluri ,  facturi,  allegaturi,  audituri ,  oslensuri, 
jurisperiluri  et  recepturi,  quod  justitia  suadebit  et  ordo  diclaverit  rationis. 
Et  insuper  atlendentes  quod  causa  et  causis  hujusmodi  sic  coram  nobis  in- 
decisis  pendenlibus ,  nihil  sit  per  quempiam  allentandum  vel  innovandum , 
idcirco  vobis  omnibus  et  singulis  supradiclis,  quibus  praesentes  nostrae  lit- 
terae  diriguntur ,  dicta  auclorilate  apostolica  committimus  et  mandamus  qua- 
tenus posl  legilimam  diclae  citationis  executionem  universis  et  singulis 
olficialibus,  judicibus,  commissariis ,  delegatis,  subdelegatis ,  executoribus , 
subexeculoribus,  ordinariis,  extraordinariis,  ubilibel  conslitutis  quacumque 
auclorilate  fungenlibus ,  et  praesertim  praefalo  domino  Jacobo  de  Croy  ,  ex 
adverso  principali  omnibusque aliis  et  singulis ,  quorum  interest,  inlererit  aut 
interesse  poleril  quomodolibet  in  futuris  de  quibus,  pro  parle  anledicti  re- 
verendi  in  Chrislo  patris  fralris  noslri ,  et  domini  Johannis ,  episcopi  Leo- 
diensis,  principalis,  fuerilis  requisili  seu  aller  veslrum  fuerit  requisitus, 
inhibeatis,  quibus  nos  etiam  tenore  praesentium  sic  inhibemus  ne  ipsi  seu 
eorum  aller  in  causa  et  causis  hujusmodi  coram  nobis  indecisis  pendenlibus , 
in  lile  pendenlibus  hujusmodi,  ac  nostrae  imo  verius  aposlolicae  sedis  juris- 
dictionis  vilipendium  et  conlemptum,  dictique  reverendi  patris  fratris  noslri 
domini  Johannis  episcopi,  et  jurium  suorum  praejudicium  quidquam  per  se 
vel  alium  seu  alios  publiée  vel  occulte ,  directe  vel  indirecte ,  quovis  quaesilo 
colore  al  tenta  re  vel  innovare  praesumant  seu  praesumaL  Quod  si  secus  fac- 
tura fuerit ,  id  totum  revocare  et  in  stalum  pristinum  reducere  curabimus 
justitia  medianle,  certiticantes  nihilominus  eosdem  citatos  et  in  eventum 
inhibitos  et  eorum  quemlibet ,  sive  in  dicto  termino  citationis  hujusmodi 
comparuerint  sive  non.  Nos  nihilominus  ad  praemissa  omnia  et  singula  juxta 
yim,  formam  et  tenorem  dictarum  litlerarum  aposlolicaru m  in  mafori  Tra- 
jecleasi ,  necnon  Sancti  Johannis  Baplistae  parochiahs  et  collegiatae  io  Wyck, 


840 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ecclesiarum  valvis  procedemus  el  procedi  faciemiis,  justifia  mediante  diclo- 
rum  citatoriim  cl  inhibilorum  conliimacia,  in  aliquo  non  obslanlibus  decer- 
nendis  ex  nunc  execulionibus  quorumcumque  mandalorum  noslronini 
necessariorurn  in  dictis  valvis  faclis  et  faciendis  validis  esse,  i[>sosqiie  inbibilos 
el  citatos  el  eonim  queniiibel  perinde  arctari  debere,  quasi  in  ipsoruni  prae- 
senlia  forent ,  diem  vero  sive  dies  cilalionis  el  inhibitionis  ac  formam  execu- 
lionis  vestrarum  hujusmodi,  et  quid  alias  in  praemissis  fecerilis  nobis  litleris 
vestris  praesentibus  Iransmiltalis.  aul  alias  sub  conipelenli  leslimonio  liquide 
rescribalis  vos  praesenlium  execulores ,  absolulionem  vero  omnium  el  sin- 
ijulorum  qui  praefalam  noslram  excommuuicalionis  senlenliam  incurre- 
rinl  sive  incurrerit,  quoquomodo  nobis  vel  superiori  noslro  lantummodo 
leservamus.  In  quorum  omnium  el  singulorum  fidem  leslimonium  praemis- 
sorum  praesenles  litteras  sive  praesens  publicum  inslrumentuni  hujusmodi 
nostras  cilationem  et  inhibilionem  in  se  continentes  sive  coutinens,  exinde  fieri 
et  per  nolarium  publicum  infrascriplum  subscribi  et  publicari  mandavimus 
nostrique  sigilli  jussimus  el  fecimus  appensione  communiri.  Dalum  et  aclum 
in  Castro  noslro  Duersleden,  prope  Wyck,  anledicto  sub  anno  a  nalivilale 
Domini  Xllll«=  LXXXoclavo,  indictione  sexta,  die  vero  luuae  vicesima  quinta, 
mensis  Augusli,  hora  vesperorum,  vel  quasi,  ponlificalus  praefati  sanclissimi 
in  Christo  palris  el  domini  nostri  domini  Innocentii ,  divina  Providenlia  papae 
octavi.  anno  quarto;  praesentibus  ibidem  venerabili  et  spectabilibus  viris 
domino  et  magislro  Johanne  de  Witle ,  iegum  licentialo ,  canonico  ecclesiae 
noslraeSancliFelriTrajeclensis,acvicarioinspirilualibus  generali,  et  Johanne 
Wycheri ,  reddiluario ,  noslris  lestibus  ad  praemissa  vocalis  specialiter  el 
rogatis. 

Et  ego  Ghysberlus  de  Merlo,  filius  Slephani,  clericus  Trajectensis  dioe- 
cesis-,  publicus  sacra  imperiali  auctoritale  ac  ordinaria  admissione  notarius, 
necnon  venerabilis  curiae  archidiaconalis  causarum  juratus  et  hujusmodi 
causae  coram  reverendo  in  Christo  paire  et  domioo  David  de  Burgundia , 
episcopo  Trajeclensi ,  judice  el  executore  apostolico  unico  praefato  scriba , 
quia  diclarum  lilterarum  aposlolicarum  praesenlalioni  et  receplioni  ac 
dictis  cilalioni  unacum  inhibilione,  petilioni  el  decreto,  omnibusque  aliis  el 
singulis  praemissis,  dum  sicut  praemittilur  agerentur  et  Berent,  unacum 
praenominatis  lestibus  praesens  interfui  eaque  sic  fieri  vidi  el  audivi ,  idcirco 
hoc  praesens  publicum  instrumeotum ,  maou  alterius  fideliter  scriplum  ,  de 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


841 


mandato  antedicti  reverendi  palris  et  domini  domini  episcopi  Trajectensis, 
judicis  et  exécutons ,  exinde  confeci,  subscripsi,  publicavi  et  in  hanc  publi- 
cam  formam  redegi,  signoque  el  nomine  meis  solilis  et  consuetis ,  Unacum 
appensione  sigilli  praefati  reverendi  in  Christo  palris  et  domini  domini  epis- 
copi Trajectensis,  judicis  et  exécutons,  signavi  rogatus  et  requisitus,  in  fi- 
dem et  leslimonium  omnium  et  singulorum  praemissorum. 

MS.  de  la  bibl.  royale  de  Bruxelles ,  n"  10921 . 

cxxvin. 

DIAETA    LEODII    FACTA    IN   CAPITULO   S.    LAIVBERTI ,    DIE    11    MARTII    1489,    AD  INSTANTIAM 

JAGOBI  CROY  ^ 


Decanus  et  capitulum  Leodienses,  nec  non  Joannes  Le  Polleyn,  dominus 
temporalisa  Waroux,  miles,  GerardusVirron,  unus  burgimagistrorum  oppidi 
Huyensis ,  Joannes  Hoyon  ,  ballivus  Hasbaniae  ,  Joannes  de  HoUonia  dominus 
temporalis  de  Hollonia  ad  lapides,  Wilhelmus  Zurlet,  dominus  lemporalis 
de  Xhokier,  Wallherus  de  Corswarem  ,  olim  burgimagister  Leodiensis ,  con- 
rardus  de  Bubax  ,  advocatus  de  Lyers ,  Joannes  Urbani  de  Villari ,  Heylman. 
nus  Burry,  Wericus  Frontgeal,  Arnoldus  Lamberti  ,  nobiles,  tam  noslrorum 
quam  reliquorum  omnium  et  singulorum  militum  et  armigerorum  civitalis  et 
patriae  Leodiensis  ac  comitatus  Lossensis  nominibus,  stalum  militum,  nobi- 
lium  et  armigerorum  in  hac  parle  repraesentantes  :  atque  Arnoldus  le  Bierlier, 
unus  burgimagistrorum  civitalis  Leodiensis,  Joannes  de  Bearwaerl,  nobilis  et 
generosi  viri  domini  Joannis  de  la  Bouverye,  militis,  et  alterius  ejusdem  civi- 
'tatis  burgimagistrorum  locumtenens,  rite  deputatus  ;  Joannes  Urbani,  Joannes 
des  troix  I)ys,  Henricus  de  Cock,  Joannes  Martini,  proconsules;  Lambertus  le 
Clauleur,  Joannes  le  Fendeur,  Joannes  Fexhet,  Joannes  Lambillon,  Henricus 
le  Patenier,  Lambertus  le  Pottier,  Egidius  Le  Poltier,  Martinus  le  Bolengier, 
Gervasius  Bannehea  ,  quidam  diclus  Badon  de  Wotlem ,  Egidius  Grain 
d'orge,  Joannes  Doreil,  Renerus ,  diclus  Rennekin  Denixhe,  Bartholoraeus  de 
Sainct  George,  Leouardus  Walgart,   Arnoldus  de  Vivgnis,  quidam  diclus 


*   Vid.  siipra,  p.  757, 


106 


842 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


843 


Tollet  d'Averoit,  Egidius  de  Coiilonjjne  ,  Liberlus  Libon  ,  Joannes  Borleit  de 
de  Bierleur,  Joannes  del  jNage,  quidam  diclus  Estienne  Dannea^  E^idius  le 
Mailhe^  Wilhermiis  Lonhea,  E^rjdius  del  Clockin  ,  Jacobus  de  Papejjay  ,  Ho- 
bertus  del  Sloile,  Michaël  le  Banselier,  Joannes,  filiiis  Lamberti  le  Clauleiir  ^ 
Wilhelmus  le  PoUea,  Antbonius  Bourlar,  Evrardus  de  Laigle,  Renerus  de 
Sauvaige  homme,  Eustatius  de  Crexhanl,  Joannes  Tristan,  E(]^idius  d'Heure, 
Titus  le  Tindeur,  quidam  diclus  Morea  le  Clauteur,  Frackot  de  Montingney, 
Joannes  Loys ,  Libertus  de  Tliourines,  Joannes  L'entailheur.  Joannes  Leo- 
nardi ,  Huberlus  le  Xhahier,  Joannes  Soure,  Henricus ,  dictus  Henrosset  le 
Xhohier,  Lambert  de  Stier;  quidam  dictus  Hellin  de  Floyne,  Laurentius  del 
Cioffe,  Joannes  Reneri,  E^ridius  d'Othée,  Jacobus  le  Mairinier,  Eustatius  le 
Mairinier,  Joannes  le  Bastar,  Joannes  Dannea,  Joannes  Rondea,  Joannes  Gielet, 
Michaël  de  Namur,  Hermannus  le  Charpentier,  Collardus  leiMoisne,  Collardus 
Gilolton ,  Martinus  le  Machon ,  Joannes  Borgeux,  Joannes  del  Salvenier, 
Hermannus  le  Scaileteur,  quidam  dictus  Li  Bosset d'Ans,  Egidius  Brocquet, 
Servatius  le  Corbesier,  quidam  diclus  Costan  le  Corbesier,  Joannes  Thiry, 
quidam  dictus  Herlet  le  Viel ,  Gerardus  de  Bressin,  Dionysius  le  Texheur, 
Joannes  de  Rosy,  Egidius  Georgy ,  Collardus  le  Bailhier,  Joannes  Burnea, 
Michaël  le  Barbier ,  Arnoldus  Cleyne,  Joannes  de  Tiege,  Joannes  le  Marchant, 
Arnoldus  de  Mommale  ,  Jacobus,  diclus  Jacquemiu  de  Hodeige,  le  joene, 
Joannes  le  Bron  de  Jemmeppe,  Egidius  Poron  le  joene,  Henricus  del  Roge, 
Joannes  le  Peaslier,  Constantinus,  dictus  Costan  Malerbe,  Joannes  Christi- 
nelle,  Wilhelmus  le  Sellier,  jurati  et  consules  ejusdem  civitatis  Leodiensis , 
très  status  civitatis  et  patriae  repraesentautes ,  in  capitulari  loco  solito  ec- 
clesiae  Leodiensis,  rétro  summum  allare  ejusdem  ecclesiae  situato  capitula- 
riter  congregali  et  capitulantes,  capitulo  etiam  ad  et  propter  hoc  specialiter 
indiclo,  omnibus  melioribusvia,  jure,  modo,  causa  et  forma  quibus  melius  et  • 
efficacius  scivimus  et  potuimus  ac  scimus  et  possumus,  protesUimur  ut  in 
sequentibus.  A  voluntate  et  beneplacito  aut  ordinatione  vel  ordinandis  Sanc- 
tissimi  in  Christo  patris  et  domini  nostri  domini  Papae  sanctaeque  sedis  apos- 
tolicae,  citra  materiam  de  qua  infra  ,  sacris  quoque  canonibus,  decretis  aut  , 
sanctionibus  in  aliquo  discedere  aut  ipsis  obviare  non  intendimus ,  quin  po- 
tius  illis  et  illorum  cuilibet  simpliciter,  firmiter  et  absolute  inhaerere  volu- 
mus.  Et  banc  protestationem  insequendo ,  guerris  novis  futurisque  periculis 
ahis^  quae  ex  ordinatione  adminislratorum  incoguiti  extra  personam  reve- 


rendissimi  principis  Jacobi  de  Croy,  sedis  apostolicae  prothonotarii ,  canonici 
Leodiensis,  verisimililer  possint  exoriri ,  pro  intellectus  nostri  capacitate,  in- 
tendentes  occurrere,  atque  urgentia  mala  finiri ,  ecclesiam  quoque  veneran- 
dissimam  Leodiensem  pensione  oneralam  liberari  summo  affectu  exoptantes, 
necnon  sanctissinmm  dominum  nostrum  sanctamque  sedem  apostolicam  ad 
tcrminationem  afflictionum  et  angustiarum ,  ab  ecclesia ,  civitate  et  patriis 
longo  lempore .  quod  dolenter  referimus,  passalarum,  quarum  finis  apparet 
in  nullo  inclinari ,  summe  desiderantes ,  nec  immerito  attendentes  concur- 
rentiam  voluntatum  rationibus  verisimiiibus  fulturam  ,  regalis  scilicet  celsi- 
tudinis .  procerum  ,  cleri  maxime  cathedralis  ecclesiae  atque  populi ,  in  casibus 
similibus  infrascriptis  non  parum  apud  sedem  apostolicam  valere  atque  va- 
luisse  ante  temporis,  inhaerendo  respective  litteris  divisim  per  nos  capitulum 
praedictum  et  status  alios  pridem  sanctissimo  domino  nostro  sanctaeque  sedis 
apostolicae  directis ,  praesertim  clausulae  continenti,  quod  si  forte  vestrae 
beatitudinis  circumspeclissimae  providenlia  decreverit  per  ordinationem  ad- 
minislratorum pro conditione  temporum  id expediie,  judicans  providere usque 
in  finem  ejusdem  per  quam  nominatim  praediclus  reverendus  dominus  Jaco- 
bus prothonolarius,  sine  cujusquam  injuria  vel  jactura  per  nos  capitulum 
Leodiense  praedictum  specialissime  ultra  quemlibet  ignotumalium  ad  effeclus 
praedictos  vit  in  dicta  clausula  taclos  ac  in  evenlum,  de  quo  in  eadem  sanctis- 
simo domino  nostro  commendatur.  praedictae  protestationiinsistendo.dictum 
reverendum  patrem  dominum  Jacobum  prothonotarium,  canonicum  Leo- 
diensem, si  in  quantum  prout  in  evenlum  quo  sanctissimo  domino  nostro 
papae  sanctaeque  sedi  apostolicae  reverendum  dominum  prothonotarium  in 
administralorem  ecclesiae.  civitatis  et  patriarum  Leodiensis  et  Lossensis  de- 
putare  aut  ordinare  placuerit  afFectualilerque  ordinaverit,  et  non  aliis  neque 
alio  modo  tenorem  praefatae  litlerae insequendo,  saepedictum  dominum  pro- 
thonotarium canonicum  Leodiensem  voluntatumconcurrenlia.  aliisqueex  eau- 
sis  praedictis  opinione  nostra  rationabilibus  moti.  tanquam  habilem  et  idoneum, 
veluti  tamen  humana  fragilitas  nosce  sunl  (?) .  praedictis  sub  conditionibus 
continentiam  dictae  clausulae  insequendo  pro  adminislratore  in  praedictum 
evenlum  nominamus  ;  ita  tamen  quod  medio  tempore  donec  extiterilconditio, 
de  qua  supra,  et  ante  conditionis  ejusdem  evenlum  ,  in  nullo  administrationi 
episcopatus  se  ingérât,  juxta  et  secundum  prohibilionem  faclam  electo  non 
confirmato,  in  c.  avaritiae ,  de  elec.  L.  Sexto,  ne  forte  secus  facientes  ani- 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


84o 


mus  sanctissimi  domini  noslri  ad  conirarium  ejus  quod  intenditur  aliqua- 
tenus  inducatur^  cujus  occasione  possenl  ecclesia ,  civitates  et  palriae  prae- 
dictae  in  futurum  praegravari.  Dixitetiam  et  habetur  in  C.  qualiter  de  electo, 
et  estdocirina  aposloli  ad  Hebraeos,  quinto,  ut  nemo  sibi  assumât  honorem, 
sed  qui  vocatur  a  Deo  tanquam  Aaron.  Et  sequilur  sic  :  Et  Christus  non  setnet 
ipsum  clnrificavit  ut  pantifex  fieres ,  sed  qui  locutus  est  ad  eum,  /iliiis  meus 
es  tu;  hodie  genui  te.  Quemadmodum  et  in  alio  loco  dicil  :  Tu  es  sacerdos  in 
aeternum  secundum  ordifiem  Melchisedech.  Cum  igitur  omnium  instructio  sit 
Chrisli  actio,  qui  non  a  semelipso  sumpsit  sacerdotium ,  convenit  ut  in  even- 
lum  praediclum  nominatusordinationem  sanctissimi  domini  nostri  sanctaeque 
sedis  apostolicae  praestolelur  ,  ila  ut  nulialenus  administrationi  episcopatus 
se  ingérât  ante  conditionis  praediclae  eventum.  In  quorum  robur,  fidem  et 
lestimonium  praeraissorum  ,  nos  decanus  et  capilulum  etalii  praedicti^  prae- 
sentes  nostras  patentes  lilteras,  per  fidèles  nostros  Joannem  Spirinc.  Nico- 
laum  Verguz  et  Joannem  Mombors,  publicos  sacra  imperiali  auctoritate  et 
venerabilis  curiae  Leodiensis  notarios  juralos  infrascriptos  ,  exinde  fieri  et 
signari  mandavimus,  nostiorumque  decani  et  capituli  ad  causas,  Walleri  de 
Corsvvarcm  olim  burgimagistri  Leodiensis,  Conrardi  de  Bubays,  Joannis  de 
Holoniae.  nobilium  praedictorum  pro  statu  nobilium  ,  atque  ci vi ta tis  Leo- 
diensis,  ad   causas  sigiilorum  jussimus  et  fecimus  appensione  communiri. 
Datumetactum  in  capitulo  sive  capitulari  loco  antetacto,  relro  chorum  insi- 
gnis  ecclesiae  Leodiensis  situato,  sub  anno  nativitatis  Domini  millesimo  qua- 
drigentesimo  octuagesimo  nono,  indictione  septima,  mensis  martii  die  unde- 
cima,  hora  summae  (missae)  in  ecclesia  Leodiensi  aut  circiter,  pontificalus 
sanctissimi  in  Christo  patris  et  domini  nostri  domini  Innocentii,  divina  pro- 
Yidentia  papae  oclavi,  anno  quinto,  praesenlibus  ibidem  discretis  viris  et 
honestis  dominis  CrispinoRoeffs,  collegii  parvae  mensae  in  ecclesia  Leodiensi 
canonico,  et  HasonedeHollengnouI,  in  eadem  ecclesia  Leodiensi  capellano,  et 
ejusdem  ecclesiae  clauslrariis  presbyteris,  necnon  Joanne  Groetboy,  clerico 
Dotario  publico  et  cive  Leodiensi ,  et  quampluribus  aliis  fîde  dignis  testibus ,  ad 
praemissa  vocatis  specialiter  et  vocatis  ^. 

MS.  de  Wachtendonck  de  la  bibl.  royale  de  Bruxelles. 

'  In  registre  ecclesiae  catlieJralis  Leodiensis  •  Décima  sexla  Martii  hora  non.i  ante  mer^r 

leguntur    sequentia    quae   ad    idem    negotium      diem,  praesentibus  in  caméra  curiae  veoerabilis 
speclant  :  capituli  I^eodiencis  domioo   Malhia  Coperdraet 


CXXIX. 


TRAITE   DE  PAIX   ENTRE  JEAN  DE  DORNE   ET  LA  MAISON  D  ARENBERG 


SIGNÉ  LE   10  AVRIL   1490  V 


Soit  sceu  en  publicque  à  tous  ceulx  qui  ces  présentes  lettres  d'appaisement 
verront  et  oront  lire,  que  comme  ainsi  soit  qu'à  l'occasion  de  la  mort  de  feu 
noble  messire  Guillaume  de  la  Marck ,  guerre,  inimitié,  dissention  se  soient 
élevées  et  démenées  entre  le  révérend  père  en  Dieu  et  seigneur  messire  Johan 
de  Homes,  évesque  de  Liège,  duc  de  Buillon  et  comte  de  Looz,  etc.  La  ville 
de  Treict  et  aussi  aultres  villes  du  pays  de  Liège,  de  son  obéissance  d'une 
part;  et  les  nobles  messires  Everart  de  la  Marck,  avec  ses  fils,  seigneur  d'A- 


presbytero  provisore  luminaris  insignis  ecclesiae 
Leodiensis,  Jolianne  Cloestene,  procuralore  fîs- 
calis  curiae  venerabilis  domini  Arcbidiaconi 
Hasbaniae  in  ecclesia  Leodiensi  et  Wilhelmo 
Vander  Culen  clerico,  teslibus,  venerabilis  do- 
minus  Godenolus  de  Eldris,  canonicus  scliolasli- 
cus  Leodiensis,  dixit  et  exposuil  qualiter  nupcr 
post  ingressum  domini  Ëverardi  de  Marcka  in 
civitatem  Leodiensem  et  post  festuni  Paschae 
ultime  praeterilum  dominus  prolbonotarius  de 
Ooy  cum  nonnullis  litteris  et  mandatis  petivit 
juxta  tenorem  illarum  per  dominos  de  capitulo 
procedi ,  unde  iidem  domini  illis  non  parentes 
exspeclare  decreverunt  secundam  jussionem , 
oui  îpse  dominus  scholasticus  inhaereret.  Et 
quia  de  post  pluries  pro  parte  ipsorum  domi- 
norum  et  per  eos  scriptum  exstitil  ad  sauclissi- 
mum  dominum  nostrum  papam  et  cardinalium 
collegium  necnon  ad  regemFranciaediversimode, 
in  favorem  ipsius  domini  prothonotarii  ,  pro- 
teslatur  illa  scripta  nunquam  de  mente  sua  pro- 
cessisse  et  si  ipse  ausus  fuisset  contradixisset  et 
se  illis  opposuisset,  quod  dimisit  ob  melum  sui 


corporis.  Praeterea  quia  pro  tune  satis  noviter 
facla  est  et  exislit  quaedam  nominatio  adminis- 
tratoris  de  persona  ejusdem  prothonotarii ,  pro- 
testatur  eliam  eamdem  nunquam  fuisse  de  mente 
sua  nec  esse  quovismodo  quidquam  facere  in 
praejudicium  reverendissimi  patris  et  domini 
nostri  domini  Lecdiensis  episcopi  aut  quemquam 
nominare,  sed  se  semper  retulisse  et  adhuc  re- 
ferre et  refert  adhuc  ad  declarationem  sanctis- 
simi domini  nostri  papae,  prout  et  eliam  nun- 
quam ratifîcavit  aut  ratificare  intendit,  neque 
etiam  constiluit  aliquos  procuratores  ad  denun- 
tiandum  aliqua  in  romana  curia  contra  dictum 
reverendissimum  dominum  nostrum  dominum 
Leodiensem  et  alias,  ut  inmeliori  forma.  Super 
quibus,  etc.  El  ita  extendalur  modo  expedilo. 
—  Joh.  Spirtnc.  » 

'  <•  Copia  pacis  (dit  Wachtendonck)  de  verbo 
ad  verbum  ex  germanico  idiomale  in  gallicum 
translata  per  dominum  Johannem  de  IMatea , 
decanum  S.  Johannis  evangelistae,  ex  chartis  et 
schedis  ejusdem  domini.  » 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


847 


rembeig,  messire  Roberl  de  Marck  ,  sieur  de  Sedain,  el  aussi  le  fils  dudit  feu 
messiie  Guillaume,  el  autres  seijrneurs  d'Aremberjr  ayant  empris  celle  guerre, 
el  avec  eulx  la  cité  de  Liège,  d'aullre  part,  plusieurs  grans  effusions  de  sang 
el  aussi  dégasls  tant  à  l'église  qu'à  pays  de  Liège  soient  advenus;  alfin  de  ré- 
duyre  tout  à  paix,  accord  el  union,  les  Irès-illusfres,  Irès-grans  el  Irès-puis- 
sans  roys  des  Romains  el  de  France,  aussi  les  Irès-révérend  et  les  très-nobles 
princes  el  seigneurs,  messire  Herman ,  archevesque  deColoigne,  prince  élec- 
teur, duc  de  Veslfale  et  de  Lnglierex .  messire  Guillaume,  duc  de  Juliers  et 
d(îs  Mons,  comte  de  Ravensberch,  s^  de  Heynsberg  el  de  Leeuvenberghe  ,  ont 
envoyé  à  la  requête  des  différentes  parties,  leurs  députés,  ambassadeurs,  con- 
seilliers  et  amis  cy-après  escripls ,  à  savoir  nomméement  de  la  part  de  nosdils 
Irès-redoutés  sires,  les  deux  roys,  le  noble  seigneur,  messire  Engelberl, 
comte  de  Nassouwe  et  de  Viâne ,  seigneur  de  Bréda,  premier  chambelain: 
messire  François  de  Busieden ,  docteur,  Dom  prévosl  de  Liège,  conseilliers  el 
ambassadeurs  de  noire  Irès-redouté  seigneur  Maximilian ,  par  la  grâce  de 
Dieu,  roi  des  Romains;  messire  Robert  Lotlen,  Anthoine  de  Gimel,  el  Ber- 
nard de  la  Roca,  conseilliers  el  ambassadeurs  dudit  roi  de  France,  messire 
Charles  de  Vergier ,  docteur,  conseillier  de  notre  Irès-redouté  seigneur  le  roy 
des  Romains;  el  de  la  part  dudit  archevesque  de  Coloingne  le  révérend  sei- 
gneur Henry  Scheybbeck,  docteur  en  droit  canon,  prévosl  de  S.  George  à 
Colloingne  et  ofKcial.  etc.  El  de  la  part  du  duc  de  Julliers,  messire  Goelschalck 
de  Herne,  seigneur  d'Alsdorp,  séneschal  général  du  pays  de  Julliers;  messire 
Henry  de  Hompeescli ,  seigneur  de  Wickeroede ,  mareschal ,  tous  deux  che- 
valiers :  el  noble  seigneur  Vincent,  corale  de  Moers  et  de  Zarwerden,  comme 
prochain  parent  dudit  évesque  de  Liège;  el  messire  Everart  de  Seyen  ,  comte 
de  Witghensteyn ,  seigneur  de  Homborch,  comme  prochain  parent  desdils 
seigneurs  d'Aremberg,  à  ce  convocqués  el  appelles  :  lesquels  avec  les  dépu- 
tés.  pour  entre  les  différentes  parties  el  aussi  le  bon  pays  de  Liège,  mettre 
bonne  paix  et  union  .  ayder  el  conseiller  le  mieux  el  Iraicler ,  ont  faicl  loutles 
diligences ,  estude  el  labeur  à  eulx  possibles ,  et  le  tout  si  avant  mené  el  con- 
duyct,  que  lesdils  seigneurs  el  parties  à  leurs  requestre  sont  entrées  en  paix 
ferme  ,  estable  el  perdurable,  en  la  manière  que  par  escripl  s'ensuyt. 

Premièrement  est  à  sçavoir,  que  de  tous  diffèrens  et  questions  eslans  entre 
lesdits  seigneurs  de  Liège  el  d'Aremberch.  louchant  la  mort  dedil  feu  messire 
Guillaume,  les  deux  parties  se  sont  submises  en  la  cognoissance  des  dessus- 


dits  deux  princes,  de  Colloigne  el  de  Juilliers,  el  du  comte  Engelberl  de 
Nassauwe  dessusdits,  lesquels  sur  ce,  endedens  quallre  mois  prochains  ve- 
nans  de  la  date  de  ces  présentes  :  assigneront  jour  aux  différentes  parties  ,  en 
l'une  des  deux  villes  Colloingne  ou  Aix ,  laquelle  qu'il  plairai  à  eux  ,  pour 
ouyr  d'une  part  et  d'autre  les  dessusdits  différents,  dissenlions  el  doléances; 
et  lors  sur  ce  endedans  trois  mois  prochains  ensuyvans  ledit  jour  ,  par  le  con- 
seil des  députés  desdits  deux  roys  el  aussi  du  duc  de  Saxe,  messire  Albert, 
au  cas  que  leur  plaisir  soil  de  y  envoyer ,  mettre  par  escript  leur  finale  sen- 
tence arbitraire  el  icelle  scèlée  envoyer  aux  différentes  parties ,  laquelle  sen- 
tence accepter,  furnir  et  accomplir  sans  contradiction,  chacune  des  différentes 
parties  a  dès  maintenant  promis  l'une  et  l'autre,  soubs  les  conditions  cy- 
après  escriptes. 

Et  comme  aussi  questions  et  différent  se  soyent  esmeus  et  eslevez  entre 
lesdils  seigneurs  d'Aremberch  et  la  ville  et  eschevins  de  Treicl,  touchant  la 
mort  diidil  messire  Guillaume,  ont  les  parties  aussi,  en  la  manière  que  dessus, 
remis  leursdits  diffèrens  en  la  cognoissance  et  arbitraige  desdits  princes  et  sei- 
gneurs, aux  jour  el  temps  dessusdits.  Saulff  toutefois  que  s'il  fust  trouvé, 
que  lesdits  seigneurs  d'Aremberch,  aussi  monseigneur  de  Liège,  la  ville  el 
eschevins  de  Treicl ,  eussent  à  tort  et  sans  raisonnable  cause  à  domraaige  el  faicl 
la  guerre,  en  ce  cas,  ils  seront  tenus  de  leur  en  faire  restitution  et  amende, 
à  l'ordonnance  desdits  princes  et  seigneurs,  demeurant  tousjours  lesdiles  villes 
et  loy  de  Treicl  en  leurs  privilèges.  El  se  cy-après  semblable  cas  ou  autre 
advenoil,  lesdiles  villes  et  loy  de  Treicl  ne  seront  tenus  d'eux  pareillement 
submeltre,  s'ils  ne  s'y  consentent  ;  el  de  ce  leurs  bailleront  leurs  deux  princes 
et  monseigneur  le  roy  des  Romains ,  et  mondit  seigneur  de  Liège  leurs  lettres 
el  saillez.  Et  seront  tenus  ceux  de  la  cité  de  Liège ,  avec  ceux  de  leurs  appen- 
dances ,  faire  amende  proffilable  à  mondit  seigneur  de  Liège,  s'il  est  cognu  et 
ordonné  par  les  princes  el  seigneurs  dessusdils  ;  en  laquelle  amende  ne  seront 
tenus  contribuer  ceulx  qui  ont  tenu  le  parli  d'icelluy  seigneur.  El  ne  serai  pour- 
tant la  somme  d'icelle  amende  à  juger  audit  monseigneur  de  Liège  diminuée. 
El  moyennant  ce  a  ledit  seigneur  de  Liège  enthièremenl  el  totalement  remis  el 
pardonné ,  remet  et  pardonne  aux  habitons  de  ladite  cité  de  Liège ,  et  à  tous 
ceux  de  leurs  appendances,  tout  ce  en  quoy  depuis  la  mort  dudit  feu  mes- 
sire Guillaume  jusques  aujourd'hui,  dalle  de  cestes,  qu'ils  pouvoienl  avoir 
mespris  et  offensés  envers  luy  ou  les  siens,  à  l'occasion  de  ladite  guerre, 


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ANALECTA  LEODIENSÎA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


849 


leurs  promettant  que ,  à  ceste  cause ,  il  ne  prendra  jamais  d'eux  aulcune  ven- 
^ance ,  en  quelques  manière  que  ce  soit;  ne  aussi  ne  le  souffrera  faire,  demeu- 
rant toujours  ladite  submission  faite  pardevant  lesdits  princes  et  seigneurs 
en  sa  force  et  vertu.  Et  pour  plus  grande  seurelé  de  ce,  at  ledit  seigneur  de 
Liège ,  les  trois  estais  du  pays  de  Liège ,  nommément  ceux  dont  il  est  main- 
tenant puissant,  et  qu'il  at  en  ses  mains,  et  aussi  la  ville  de  Treict,  faict  seil- 
ler  et  promettre  avec  luy ,  en  tel  façon  que  s'il  advenoit  que  monseigneur  de 
Liège  contrevenisse  à  ladite  rémission  et  promesse  en  aulcune  manière  ,  et  ne 
volusse  ainsi  garder  et  entretenir,  tellement  que  par  les  dessusdits  princes  et 
seigneurs  ainsi  fust  trouvé  à  la  vérité ,  et  que  de  ce  selon  leur  arbitraige  ne  se 
voulusse  déporter  et  amender,  en  ce  cas  ne  seront  lesdits  trois  états  et  ville  de 
Treict  tenus  ni  obligés  de  luy  estre  obéissant  ou  féal  touchant  ce,  si  premier 
lesdites  contraventions  et  infractions  ne  soyent  mis  jus  et  réparés  à  l'ordon- 
nance desdits  princes. 

Item,  aussi  un  chacun  reviendrat  à  ses  biens  et  en  son  office,  ainsi  qu'il  le 
trouverat.  soit  ens  ou  hors  ladite  cité  de  Liège,  pour  d'ores  en  avant  en  jouyr 
paysiblement  et  en  repos,  sans  empeschement  ou  retardement  quelconques, 
sans  ce  que  a  aulcuns  puisse  aulcune  chose  estre  demandée,  pour  raisons  des 
biens  que  durant  ceste  guerre,  jusques  à  la  date  de  ceste,  ont  estes  prins  et 
transportés. 

Item,  les  habitans  de  la  cité  de  Liège,  avec  leursdites  appendances,  seront 
tenus  de  faire  d'ores  en  avant  audit  seigneur  de  Liège  soubs  les  conditions  cy- 
après  déclarées ,  toulte  obéissance  telle  qu'il  appartient ,  comme  à  leur  vray 
prince  et  seigneur,  et  eux  maintenir  envers  luy  comme  bons  et  léals  subjectz 
sont  tenus  de  faire,  sans  mal  engien.  Et  si  ainsi  ne  le  faisoient  et  que  en  ce 
fussent  aucunement  défaillans ,  en  ce  cas  il  ne  seroit  tenu  ne  obligé  de  obser- 
ver ne  entretenir  ce  présent  traictié ,  sinon  à  l'ordonnance  desdits  princes  et 
seigneurs.  Et  quant  ces  lettres  de  paix  et  submission  seront  parsailées  et  livrées 
à  ceux  de  la  cité  de  Liège,  lors  pourat  ledit  seigneur  de  Liège  entrer  en  sadite 
cité  de  Liège ,  ou  y  envoyer  ses  députés  en  son  nom  ,  ayant  de  luy  plein  pou- 
voir :  et  au  devant  de  lui  ou  de  sesdits  députés ,  serat  tenu  ladite  cité  de  Liège 
envoyer  demie-lieuwe  dehors  un  homme  de  chacun  mestier  d'icelle ,  habillés 
en  habillement  noir ,  et  teste  nuwe ,  lesquels  députés  ladite  cité  et  mestier 
prieront  à  luy  ou  à  ses  députés  en  son  nom  mercy,  de  tout  ce  que  depuis  la 
mort  de  feu  messire  Guillaume ,  à  cause  de  la  guerre  et  diffèrens  que  dessus , 


ils  peuvent  avoir  mespris  et  offensé  envers  luy.  Et  ou  casque  par  lesdits  princes 
et  seigneurs  fut  cognu  ladite  amende  non  eslre  sulfisante,  seront  tenus  de  celle 
faire  plus  ample,  au  dit  et  ordonnance  desdits  princes  et  seigneurs.  Et  lorsque 
lesdites  lettres  seront  parsaellées  et  délivrées,  comme  dit  est ,  mondit  seigneur 
de  Liège  ferat  et  pourat  faire ,  en  dedens  un  mois  prochain  en  suyvant,  assem- 
bler les  trois  estais  dudit  pays  de  Liège ,  lesquels  aussi  en  ce  lieu  seront  obéis- 
sants, et  en  ce  le  suyveronl  en  quelcques  convenable  place  dedans  ledit  pays,  là 
où  il  lui  plairat,  pour  sur  ladite  cité  et  pays  de  Liège  asseoir  et  imposer  une  rai- 
sonnable somme  de  deniers ,  laquelle  on  ordonnerai  et  emploira  au  rachapl  de 
telles  places ,  que  au  sceu  des  chapitres  el  trois  eslals  dessusdits  et  des  pays  de 
Liège  sont  transmises  et  engaigèes.  Ettantost  que  tel  argent  selon  le  contenu 
des  lettres  de  gaigière  serat  donné  pour  l'acquit  desdites  places,  seront  icelles 
places  mises  et  délivrées  eu  la  main  de  mondit  seigneur  de  Liège.  Lesquels  de- 
niers, ainsi  que  dit  est,  imposés ,  la  cité  de  Liège  contribuera  pour  sa  part  et 
portion.  Et  de  ce  luy  furnir,  icelle  cité  baillerai  dès  maintenant  es  mains  de 
mondit  seigneur  de  Liège  par  ces  lettres  et  saillées,  sceurelè  et  promesse. 

Item,  que  ceux  auxquels  lesdites  places  sont  engagées,  seront  tenus  de 
monstrer  à  mondit  seigneur  de  INassouwe  ou  ses  députés ,  et  audit  comte  de 
Moers  les  principaux  et  origine,  les  lettres  seillèes,  afin  de  sçavoir  en  quelle 
façon  et  pour  quelle  sommes  ils  détiennent  lesdites  places,  et  comment  par 
lesdites  lettres  elles  leur  sont  obligées ,  et  avec  ce,  de  faire  sceureté  et  pro- 
messe audit  seigneur  de  Liège ,  que  tantosl  que  les  deniers  de  rachapt  seront 
prest  selon  le  contenu  des  différentes  lettres  ;  el  que  iceux  deniers  on  leur 
vouldrat  délivrer ,  que  lors  ils  les  recepvront,  et  rendront  incontinent  et  sans 
refus  ou  dèlay  icelles  places  es  mains  de  mondit  seigneur  de  Liège. 

Item,  touchant  l'emprisonnement  du  comte  de  Homes  el  aussi  de  Waroux 
et  Corlembach ,  que  Jennot-le-Baltard  délient  au  chasteau  de  Longue ,  est 
dit  que  durant  le  temps  que  monseigneur  de  Liège  avec  monseigneur  Eve- 
rart  d'Aremberg ,  son  fils  Everart ,  avec  son  nepveu  messire  Robert  et  le  fils 
dudit  messire  Guillaume  sont  appointés  et  appaisez,  icelles  parties  ne  aultres  de 
par  eux  ne  se  pourront  en  tremeltre  ne  mesler  desdils  prisonniers  el  place  de 
Longue,  ne  iceux  prendre,  sinon  au  prouffit  et  utilité  dudit  Jannot:  mais 
iceux  prisonniers  et  place  seront  et  demeureront  au  proufit  et  utilité  dudit 
Jannol ,  et  ledit  seigneur  de  Liège  ne  s'efforcerat  par  force  de  gainguer  ladite 
place  de  Longue ,  durant  le  temps  de  prison  dudit  Jennot. 

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850 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Item,  les  différents  el  dissenssions  qui  sont  entre  ledit  seijjneur  de  Liège 
et  aulciins  chanoines,  que  durant  ceste  guerre  se  sont  tenus  en  ladite  cité, 
mondit  seigneur  de  Liège  pardonnera  tout  ce  qu'ils  ont  par  escriptures ,  pa- 
roles, ou  faiz,  mespris,  ou  faict  à  l'encontre  de  luy,  s'ils  le  requièrent.  El 
aussi  icelluy  seigneur  s'employra  et  fera  toute  diligence  à  luy  possible  d  ap- 
paiser  et  d'accorder  les  différents  que  les  seigneurs  du  chapitre  de  l'engliese 
de  Liège  peuvent  avoir  entre  eulx. 

Item  ,  ledit  comte  de  Nassouwe  ,  ou  celluy-là  qui  il  donnera  la  commission, 
à  la  requestre  de  mondit  seigneur  de  Liège,  prendra  incontinent  après  la  date 
de  cestes ,  en  ses  njains  comme  en  main  séquestre ,  ladite  cité ,  en  telle  façon 
que  ledit  seigneur  de  Liège  fera  sceller  les  lettres  de  cest  appoinctement  et 
submission ,  jusques  au  nombre  de  quattre  lettres  .,  desquelz  iiij  lettres  il  fera 
les  unes  délivrer  à  la  cité  de  Liège  et  aux  leurs.  Et  ce  incontinent,  ou  pour 
le  plus  tard  en  dedens  deux  mois  prochainement  venant.  Et  ou  cas  que  en  ce 
il  fusse  défaillant,  et  que  ne  le  fist  dedens  le  temps  dessusdit,  tellement  que 
la  dèfault  de  la  sigillature  procédasse  de  luy  ou  des  siens,  en  ce  cas,  ledit 
comte  de  Nassou,  ou  son  dit  commis  en  ladite  cité,  remectra  et  rendrat  icelle 
es  mains  dudit  messire  Everart  ou  des  siens,  en  tout  tel  estât  qu'elle  luy 
aurat  esté  délivrée  el  mise  en  sa  main. 

Item,  aHin  de  en  la  manière  dessusdite  furnir  et  accomplir  ceste  paix  ,  ledit 
messire  Everart,  son  Bis  Everart,  messire  Robert  de  la  Marck  et  aussi  Jehan, 
fils  dudit  feu  messire  Guillaume,  ensemble  tous  les  eslrangiers  qu'ilz  ont  amené 
avec  eux  en  Liège,  ou  qui  après ,  soit  à  cheval  ou  à  pied,  y  sont  venus  aussi 
estrangiers,  seront  tenus  de,  endedens  huyt  ou  diex  jours  prochainement  ve- 
nant, vuider  avec  les  leurs  la  cité  de  Liège,  et  aussi  de  demeurer  hors  d'icelle 
jusques  à  ce  que,  par  les  princes  el  seigneurs  dessusdils,  la  sentence  arbi- 
trale serai  rendue  ,  comme  dessus  est  dit.  Pendant  lequel  temps ,  ils  ne  pour- 
ront venir  en  ladite  cité  ne  en  aulcune  autre  ville  oîi  fortresse ,  estant  en  la 
main  de  mondit  seigneur  de  Liège,  mais  pourront  aller  et  converser  par  le 
pays  de  Liège,  en  leurs  maisons  ou  places  où  ils  auront  à  faire,  au  nombre 
de  30  ou  40  personnes  et  chevaux  où  au  dessoubs,  et  tout  ce,  sans  le  dom- 
maige  dudit  seigneur  de  Liège  et  des  subjects  de  son  dit  pays.  Et  pareille- 
ment ne  seront  lesdits  d'Aremberch  endommagiès  dudit  seigneur  de  Liège  ne 
des  siens. 

Et  pour  ce  que  touttes  lesdites  choeses ,  poincts  et  articles  ,  contenus  en  ces 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


851 


présentes  ont  esté  accordés  et  consentis  par  nous,  les  parties  dessus  nom- 
mées ,  et  que  de  ce  avons  estez  conlens  pour  chacune  de  nos  parties,  et  donné 
l'un  à  l'autre ,  pour  nous ,  nos  aydans ,  adhérens  et  aydans  des  aydans ,  vraye, 
ferme,  eslauble  et  perdurable  paix,  el  parmi  les  présentes  le  donnons  et  ac- 
cordons, avons  promis  par  notre  valleur,  serement  et  honneur,  pour  autant 
que  à  nos  parlhies  en  général  ou  en  particulier  touche,  d'entretenir  ferme  el 
estable  cedil  traiclé  et  paix  ,  avec  tous  ses  poincts  et  articles ,  sans  aulcun 
contredit  ou  deffaullc.  En  lesmoignaigne  de  la  vérité,  et  en  plainière  et  ferme 
stabilité  de  ce,  nous  Jehan  de  Hornes,  évesque  de  Liège,  dessus  nommé,  et 
nous  les  trois  estais  du  pays  de  Liège,  et  nous  les  bourgemeslres  et  conseil  de 
la  ville  de  Treict,  et  en  oullre,  nous  Everart  de  la  Marck,  seigneur  d'Arem- 
berch ,  Robert  de  la  Marck ,  seigneur  de  Sedain  ,  Everart  de  La  Marck ,  fils 
d'Aremberch  ,  Jehan  de  La  Marck  el  Guillaume  de  La  Marck ,  frères ,  enfans 
dudit  feu  messire  Guillaume:  el  nous,  bourgmestre  el  conseil  de  la  cité  de  Liège, 
avons,  pour  nous  et  les  noires  dessusdils,  appendu  à  ces  présentes  lettres  de 
traiclèes  de  paix  les  seaulx  de  nous  tous.  El  pour  ce  que  prèsenlemenl  Guillaume 
delà  Marck  fils  dudil  feu  messire  Guillaume,  nepveuel  frère  de  nous  seigneurs 
de  la  Marck  dessusdits  est  présentement  hors  des  pays,  confians ,  quant  il  se- 
rai retourné .  il  serai  content  de  ce  présent  Iraiclié  el  paix ,  et  icelluy  entre- 
tiendra ,  nous  Éverarl  el  Everart  de  la  Marck ,  frère  el  fils  seigneurs  d'Arem- 
berch ,  Robert  de  la  Marck ,  seigneur  de  Sedaen  el  Jehan  de  la  Marck ,  fils 
dudit  feu  messire  Guillaume,  avons  promis  el  promettons  que  au  cas  qu'il  ne 
voulsist  entretenir  ne  estre  content  de  ce  dit  Iraiclié  et  paix ,  nous  ne  luy 
ferons,  quant  alors,  par  nous  ni  par  aullruy  ayde,  conseil,  souslenance  ne 
assislence  de  gens ,  ne  chevaux ,  couverlemenl  ne  en  appert ,  contre  lesdits 
évesque  de  Liège,  ville  de  Treiclneles  leurs.  Et  pour  encore  plus  grande  sta- 
bilité el  sceurelè ,  avons  prié,  el  en  vertu  de  cestes,  ensemble  affectueusement 
prions  au  dessusnommès  el  leurs  arbitres,  princes  el  seigneurs,  qu'il  leur 
plaise  d'entreprendre  cette  besoingne  en  la  manière  dessusdile  ,  et  de  ce  à  ces 
présentes  prumières  faire  appendre  leurs  seaulx  emprès  les  nôtres.  Et  s'il  ad- 
venoil  que  cedit  traiclé  et  seille  par  aulcuns  de  nous  parties  dessusdit  fust 
enfraintet  non  entretenu  ,  que  alors  ils  veuillent  faire  à  la  partie  enlrelenanle, 
à  sa  requeste,  leur  assistance  el  ayde,  el  que  la  partie  enfreingnanle  ils  tien- 
nent en  ce.  si  souvent  quemeslier  serai,  que  de  sadile  infraction  el  conlreve- 
nance  elle  se  déporte  el  d'icelle  face  réparation  à  la  partie  entretenante ,  sellon 


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852 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


853 


leur  ordonnance.  Enquoy.  nousHerman,  par  la  grâce  de  Dieu  ,  archevcsque  de 
Coloingne ,  prince  électeur,  duc  de  Weslfaele  et  de  Engheren,  etc.,  Guillaume, 
duc  des  Julliers  et  de  Mons,  comte  de  Ravensberghe,  seigneur  de  Heynsbergh, 
Engelbert,  comte  de  Nassou  et  de  Viane,  seigneur  de  Breda ,  dessusnom- 
més, recongnoissons  que  pour  l'affection  que  avons  auxdites  deux  parties, 
et  que  aussi  pour  le  bien  du  bon  pays  de  Liège ,  qui  est  un  membre  du  sainct 
empire,  avons,  en  la  manière  que  dessus,  enlreprins  ceste  besoingne,  et  à  ce 
nous  enthièrement  adonnés.  Et  en  tesmoingnaigne  de  vérité  avons  chacun 
de  nous  faict  appendre  nos  seaulx  à  ces  présentes ,  qui  sont  données  l'an  de 
Notre-Seigneur ,  mil  quatre  cents  quattre-vingt  et  diex ,  le  dixième  jour  du 
mois  d'avril. 

MS.  de  Wachtendotick  de  la  bibl.  royale  de  Bruxelles. 


CXXX. 


PAIX   FAITE  A  DONCHERY  ET   CONFIRMÉE   A  MAESTRICHT  .   LE  5   MAI  1492  *. 


Ou  nom  et  à  la  louenge  de  Dieu  le  tout-puissant,  aucteur  de  paix,  union  et 
concorde,  de  la  glorieuse  vierge  Maria,  de  monseigneur  S*-Lambert,  et  de 
toutte  la  court  céleste.  Sachent  tous  présens  et  advenir  qui  ces  présentes  let- 
tres verront  et  oront,  que  comme  [)Our  totalement  estaindre  ,  accorder  et 
appaiser  tous  les  différens,  guerres  et  dissentions .  discors  et  divisions,  qui  de- 
puis le  trespas  de  feu  monseigneur  Louys  de  Bourbon ,  en  son  vivant  évesque 
de  Liège,  etc. ,  et  de  messire  Guillaume  de  la  Marck  et  d'Arembergh,  seigneur 
d'Aigremont,  de  Lummen,  etc.  ,  et  à  cause  d'iceux  se  estoient  meuz  ,  suscités 


'  Tertia  aprilis  1492.  (dit  Wachtfndonck  ) 
reversi  suntnostri  amhaciatores  de  Francia,  (ubi 
tentala  fiierat  diaeta  in  DoDchery)ulriu8que  par- 
tis, videlicel  domini  Leodiensis  et  dominorum  de 
Marca ,  et  die  sequenti  declararunt  coram  po- 
pulo quid  egissent.  Et  tune  ordinala  est  diaeta 
patriae ,  quae  servata  est  23  apnlis ,  videlicel  in 


tertio  festo  Pascliae  in  oppido  Trajecleosi ,  ad 
quant  muiti  proceres  totius  patriae  ibidem  appa- 
ruerunt .  lam  spirituales  domini  quam  tempo- 
rales. Sed  el  dominus  Robertus  de  Marca  cum 
sua  armatorum  comitaliva  ex  Geiria  Leodium 
rediit.  •  Pacis  instrumentum  descriptum  est  ex 
charlis  Johannisde  Plates. 


et  eslevés  es  pays  et  évesché  de  Liège,  à  l'occasion  desquels  plusieurs  et  divers 
maulx  et  grand  effusion  de  sang  et  autres  innumérables  misères  et  calamités, 
s'en  estoient  ensuyvis ,  tant  aux  églises  et  cité  de  Liège ,  que  par  tout  ledit 
pays  et  évesché  de  Liège  en  général  :  serablablement  pour  éviter  la  conti- 
nuation desdits  maux,  dangiers,  inconvéniens  qui  estoient  encore  apparens  , 
par  lesquels  lesdites  églises,  cité  et  pays  estoient  en  voye  de  cheoir  en  totale 
ruine  et  destruction  irréparables,  et  icelle  réduyre  et  remettre  en  bon  estat^ 
tranquillité,  repos  et  vraye  obéissance  de  leur  prince,  faire  et  mettre  "paix 
finale  et  union  ,  accord  et  bonne  intelligence ,  à  tousjours  entre  la  maison  de 
Horneet  les  seigneurs  de  la  Marck  et  d'Arembcrgli,  la  cilè  de  Liège  el  tous 
leurs  parens,  seigneurs  et  adhèrens  et  complices,  en  général  et  particulier, 
ayant  favorisé,  assisté  el  tenu  partie,  tant  d'un  coslé  comme  d'aullre  ;  ayant 
estes  tenues  plusieurs  el  diverses  journées ,  tant  es  villes  d'Âix  ,  Treict,  Ton- 
gres,  Huy,  Sainct-Tron  .  comme  ailleurs  ,  finalement  à  la  place,  pour  ce  com- 
prise et  tenue,  en  la  ville  de  Donchery  par  messire  Christophe,  seigneur  de 
Rochefort,  lieutenant  de  monseigneur  de  INevers,  seigneur  d'Orvale,  gouver- 
neur de  Champaingne,  Gerlacht  de  Brandebourg,  seigneur  de  Jamie,  gou- 
verneur de  Relhel  et  Ancheau  de  Gy mel ,  mareschal  des  logis  du  roy  de  France, 
de  par  ledit  roy  et  mondit  seigneur  le  gouverneur  de  Champaingne,  et  de  par 
monseigneur  le  duc  de  Lorraine,  monseigneur  le  bastard  de  Waudemont, 
seigneur  de  Dampvillers,  Jehan  de  Harcourt,  seigneur  de  Chavensy ,  le  sei- 
gneur de  Bruynne  et  maistre  Jehan  de  Nayeves,  docteur,  etc. ,  pardevant 
lesquels  se  sont  trouvés  les  députés  de  monseigneur  de  Liège,  à  scavoir  : 
monseigneur  Richard  de  Merode,  seigneur  de  Huffalize,  de  Morialmés.  de 
Rameru ,  etc. ,  Claude  de  Cilly  ,  seigneur  de  Pouchey ,  maistre  d'hoslel  de 
mondit  seigneur,  et  Gérard  Viron,  escuyer;  de  la  part  desdits  seigneurs  de  la 
Marck  .  messire  Robert  de  la  Marck  ,  S»"  d'Esden  el  de  Florengen:  et  du  coslé 
de  la  cité,  messire  Jacques  de  Corsuarem,  chanoine  de  la  vénérable  ègUse  , 
Jehan,  seigneur  de  Hollongne,  à  présent  maistre  de  Liège,  Jehan  le  Ruytte  , 
jadis  maistre,  Melchior  Hembyer  ,  Jehan  le  Clerc,  conseilliers,   et  Jehan 
Groetboye  ,   clerc   d'icelle  ;  après  plusieurs  débats,   remonslrances  et  allé- 
gations faicles  par  iceux  députés ,   a  par  les  dessusdits  seigneurs  comme 
moyenneurs  el  traicteurs  en  ceste  partie  esté  advisé,  conclud  et  ordonné  ce 
que  s'ensuyt.  El  premièrement,  que  les  trois  estais  dudit  pays  de  Liège,  duché 
de  Bouillon  el  comté  de  Loz ,  pour  accorder  et  appaiser  lesdits  différents  entre 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


855 


ladite  maison  de  Bornes  et  tous  les  seigneurs  de  la  Marck  et  d'Aremberg, 
payeroient  à  iceulx  seigneurs  de  la  Marck  et  d'Arembergh ,  tous  en  général , 
la  somme  de  cinquante  raille  florins  de  Rhin  de  20  paltars ,  comme  monnoie 
à  présent  courante  en  ladite  cité  de  Liège  la  payer,  et  ce  endedens  huyt  ans 
continuels  l'un  après  l'autre ensuyvanl,  par  égale  portion,  à  certaines  termines 
et  payemens,  dont  le  premier  terme  de  payement  entrera  et  commencera 
au  jour  et  fesle  de  la  nativité  de  monseigneur  S^-Jehan  Baptiste,  qui  sera 
l'an  1493 ,  et  ainsi  d'an  en  an  jusques  en  fin  dudil  payement  desdils  cinquante» 
milles,  dont  pour  ségurlé  lesdits  des  estats  en  ont  baillé  leurs  lettres  obliga- 
toires. 

Item ,  que  tous  cas  de  crime  et  excès,  faicls  et  commis  d'une  part  et  d'autre 
par  quelque  personne  et  de  quelques  estât  ou  condition  qu'il   ait  esté  ou 
soyent ,  et  en  quelconcque  forme  ou  manière  qu'il  puist  avoir  esté  commis  et 
perpétré ,  soit  contre  la  personne  de  mondit  seigneur  de  Liège  et  de  ceulx 
ayant  tenu  son  party ,  les  seigneurs  de  la  Marck  et  d'Arembergh,  ceux  de 
l'église  et  de  la  cité  et  aullres  quelconcques  de  leurs  faveurs  et  assistences, 
soit  en  dicts  ou  en  faicts,  en  secret  ou  en  appert,  et  généralement  en  quel- 
conques aultres  manière  que  ce  puist  avoir  esté,  le  temps  de  guerres  et  à 
l'occasion  et  dépendances  d'icelles  depuis  le  Irespas  des  susdits  et  de  tout  le 
temps  passé ,  jusques  à  la  conclusion  de  ceste  paix  inclusivement ,  doivent 
estre  et  sont  d'une  part  et  d'autre  remys  quittés ,  annihilés  et  abohs.  Et  aussi 
tous  deniers  levés  par  confiscation  et  autrement,   à  cause  de  la  guerre, 
comme  dit  est,  tant  d'une  part  que  d'aulUe,  demeureront  levés  sans  qu'à 
l'occasion  d'iceulx ,  celluy  ou  ceux  de  l'une  partie  ou  d'aultre  s'en  puissent 
l'une   contre  l'autre  quereller,  traire  en   cause   ou  arraisonner   pardevant 
quelconques  juge  ou  justice   spirituel  ou  temporel ,   ne  en   quelconcques 
aultre  manière .  dedens  lesdits  pays  de  Liège ,  Buillon ,  de  Loz  ou  hors  d'i- 
ceux;  ainsi  sont  et  doivent  estre  tenus  et  réputés  comme  nuls,  et  si  jamais 
n'eussiont  esté  dits  faicts  ou  perpétrés  ;  comme  tout  ce  mondit  seigneur  de 
Liège  ,  lesdits  sieurs  de  la  Marck,  les  prélats,  nobles,  cité,  bonne»  villes  et 
habitans  d'icelles .  ayant  tenu  partie  tant  d'un  costé  comme  d'aultre,  ont  cha- 
cim  d'eulx  promis  et  faict  sérement  solemnellement,  chacun  selon  sa  vaca- 
tion et  tel  que  au  cas  appartient ,  en  général  et  en  particulier,  et  bien  et  lèale- 
ment  immuablement  observer  et  entretenir .  et  aussi  ce  présent  Iraicté  de 
paix  en  touttes  ses  parties  sans  fraude  et  mal  enghien.  Et  que,  ou  cas  que 


rupture  ou  infraction  y  survienne,  que  Dieu  ne  veuille,  fusse  par  mondit  sei- 
gneur de  Liège  ou  ceux  de  la  Marck ,  ce  cognu  et  apparu  par  la  détermina- 
tion des  juges  et  conservateurs  à  ce  ordonnés  cy-après  nommés ,  lesdits  pré- 
lats, nobles,  cité  et  bonnes  villes ,  n'i  donneront  ou  feront  assistence  ne  faveur 
à  la  partie  enfraindante,  en  quelcques  manière  que  ce  soit  ,  mais  assiste- 
ront, ayderont  et  conforteront  les  entretenans;  et  dès-maintenant  pour  lors, 
sont-ils  envers  la  partie  enfraindante,  quant  à  ce  exemps  et  absouls  de  tous 
tels séremens ,  fidélités  et  homages  qu'ils  peulent  avoir  faict,  feront  ou  pou- 
ront  faire  cy-après,  par  lesquels  ils  se  pourroint  ou  vouroient  excuser  de  non 
satisfaire  ou  observer  le  contenu  de  ce  présent  traicté.  Et  aussi  ,  si  par  aulcuns 
membres,  ou  personnes  particuliers,  soyent  prélats,  personnes  ecclésiasti- 
ques, nobles  ou  aultres  de  quelconcques  estât  ou  condition  qu'ils  soient,  si 
rupture  ou  infraction  survenoit  audit  traicté  ou  en  aulcune  partie  d'icelluy , 
ce  aussi  cognu  et  apparu  par  lesdits  juges,  la  correction  et  punition  en  serat 
faictepar  eulx,  tel  que  au  cas  appartiendra,  comme  infracteurs  de  paix,  sans 
rémission  nulle ,  et  à  l'exemple  de  tous  aultres.  Et  si ,  pour  faire  telle  punition 
ou  correction,  nécessité  fusse  auxdits  juges,  auront  assistence  d'icelluy  ou  d'i- 
ceulx sur  lesquels  l'infraction  seroit  faicle  :  l'on  sera  tenu  et  obligé ,  toutes 
excusations  cessantes,  le  faire  et  donner  à  leurs  requestres,  jusques  à  ce  que 
l'exécution  de  leur  ordonnance  et  exécution  serat  faicte.  Et  se  en  ce  faulte  y 
avoit  de  part  le  prélats  et  nobles  ou  aulcun  d'iceux ,  eulx  pour  ce  suffisament 
semons  et  requis,  ils  encoureront  l'amende,  selon  leur  faculté  et  puissance, 
à  la  discrétion  desdits  juges.  Et  se  faulte  y  avoit  par  le  corps  de  ladite  cité , 
elle  semblablemenl,  ainsi  que  dit  est,  sommée  et  requise,  encourra  en  la 
peine  et  amende  de  mil  mars  d'or  envers  et  au  profit  de  mondit  seigneur  de 
Liège;  et  se  par  aulcunes  des  bonnes  villes,  elles  encoureront  chacune  en 
amende  de  iiij™  florins  de  Rhin  d'or  envers  et  au  proufil  de  ladite  cité.  Et 
néantmoins  pour  telle  dèfaulte,  infraction  ou  rupture,  si  quelcques  trou- 
vée y  estoit  en  aulcun  de  sespoincts ,  un  ou  plusieurs,  par  qui  que  ce  soit,  que 
Dieu  ne  veuille ,  elle  ne  sera  pourtant  tenu  ne  réputée  enfrainct  ou  annichi- 
lée  ;  mais  seront  incontinent  les  entrefaicts  réparés  :  et  soubs  couleur  d'au- 
cune enfraincte,  ou  de  la  justice  ou  réparation  non  faicte,  l'on  ne  pourra 
procéder  par  voye  de  faict  ou  contre  venge  ne  retourner  à  la  guerre ,  ainsi 
sera  seulement  l'infracteur  défaillant  et  refusant,  comme  dit  est ,  pugni  et  cor- 
rigié  par  les  juges  et  conservateurs  à  ce  ordonnés  ,  assçavoir  :  messire  Wal- 


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856 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Ihier  de  Corswarem  ,  doyen,  messire  Tliery  de  Saincles,  messire  Pierre  de 
Hollengnoule,  prévosl  de  Fosse,  et  messire  Conrard  deSarlo,  couslre,  lous  cha- 
noines de  ladite  vénérable  église  de  S»-Lambert  de  Liège  ;  messire  Guillaume 
d'Odeur,  Godenoulle  Elderen ,  chevalier,  messire  Gérart  Dynt,  seigneur  de 
iNeufaille,  Thery  de  Mommale,  de  Broncsetde  Nonneit,  Godefroid  de  Ble- 
heiu,  seigneur  d'Aubée  escuier,  Johan,  seigneur  de  Hollongne ,  messire  le 
Foullain,  chevalier.  Andrien  de  Vihoengne,  Ernoult  le  Berlier ,  Jehan  de 
Beaurewair,  Jehan  de  Lonchin  ,  Jacquemin  Pellechon,  mayeur  de  Uermees, 
BeynerdeBoulenghen,  dit  du  Saincl  Esprit,  Thiry  de  Clocquier ,  dit  de  Wa- 
leve  ,  Thiry  de  Seyne,  seigneur  d'Aulrent  (alias  d'Autan  ,  Jelian  le  Charpen- 
tier, Jacques  Henry,  messire  Deuys  Sgornlz,  Bigault  de  Staples,  Fierchon 
Warnier,  Jehan  Tilleman,  Willame  Bors  et  Juan  Types,  auxquels  est  donnée 
la  puissance  et  auclorilé  d'avoir  la  cognoissance  à  faict  de  la  punition  des  cas 
susdits,  sans  contredit  de  personne  ou  appelalion  quelcoucques  durant  le  terme 
et  espace  de  siex  ans  enthiers  et  conlinuels  et  ensuyvans,  selon  le  contenu  des 
lettres  pour  ce  à  eux  données.  Et  à  moyen  de  ce  que  dit  est,  retournerat  un 
chacun  d  un  costé  et  d'autre  sur  la  propriété  de  son  hérilaige ,  en  tel  estât 
qu'il  le  trouvera,  sans  mal  enghien  ;  et  pourra  et  deverat  raondit  seigneur  de 
Liège,  incontinent  ou  quand  bon  lui  semblera,  retourner  en  sadile  cité, 
comme  un  bon  prince  peult  et  doibt  faire ,  sans  attendre  plus  grand  délay , 

s'il  ne  lui  plaisl. 

Item ,  que  mondit  seigneur  de  Liège  ferat  tout  devoir  acquit  et  diligence 
à  luy  possible  pour  obtenir  la  ratiticatiou  de  la  rémission ,  abolition  et  pardon 
du  roy  des  Romains ,  et  de  monseigneur  l'Archiduc  son  fils,  par  eulx  donnée 
à  ceux  de  la  Marck  et  d'Arembergh  et  de  la  cité  et  de  leurs  adhérens ,  afin 
d'entretenir  ses  pays  en  paix  avec  et  envers  tous. 

Item  ,  quen  vertu  de  ce  que  dit  est,  mondit  seigneur  de  Liège,  les  églises, 
cité,  bonnes  villes  et  subjecls  ,  manans  et  habitans  desdits  pays  de  Liège  , 
duché  de  Buillou  et  comté  de  Loz  ,  demeureront  en  bonne  paix  et  neutralité, 
en  suyvant  les  lettres  sur  ce  obtenues  des  deux  roys  et  de  monsieur  l'archiduc 
d'une  partie  et  d  autre.  Et  que  nonobstant  les  choses  dessusdites,  demeurent  et 
demeureront  lesdiles  église  et  églises ,  cité  et  bonnes  villes  desdits  pays  de 
Liège,  Buillon  et  Loz  en  leurs  libertés  anciennes,  paix  faicte.s,  franchises  et 
privilèges ,  saulf  et  réservés  tant  seulement  ceux  qui  seront  trouvés  infrac- 
teurs  de  ce  présent  Iraiclé,  lesquels  en  seront  privés,  quand  appercevra  de 


ANALECTA  LEODIENSIA 


837 


leur  infraction,  comme  dessus  est  dit,  et  non  devant  ne  autrement,  le  tout 
entendu  à  ta  bonne  foi  et  sans  fraude  ne  mal  enghien. 

Toutes  lesquelles  choses,  ainsy  et  par  la  manière  que  dessus  est  dit,  escript 
et  déclaré  Nous  Jehan  de  Hornes,  par  la  grâce  de  Dieu,  évesque  de  Liège, 
duc  de  Buillon  et  comte  de  Loz,  meus  de  pitié  et  compassion  ,  que  avons  sur 
les  angousseuses  calamités ,  mortelles  oppressions  et  innumérables  afflictions, 
misères  et  doumaiges,  que  par  la  rigueur  et  continuation  desdites  guerres  et 
divisions,  notre  pauvre  peuple  supportoit,  soustenoit  et  enduroit,  èsquels 
nosdites  église  et  églises,  cité  et  pays  en  général,  estoitescheuz ,  circuis  et  envi- 
ronnés de  touttes  pars ,  et  aussi  pour  éviter  l'eflFusion  du  sang  humain ,  et 
mettre  fin  à  tous  les  maulx  et  inconvéniens  dessusdits,  avons  par  lesconsaulx  , 
advis  et  meurs  délibérations  de  notre  très-chère  et  très-aimé  frère  Jacques, 
conte  de  Hornes ,  seigneur  d'Altena  et  de  Cortessem ,  de  Craendonck ,  et  nos- 
dits  estats,  par  lesquelles  nous  désirons  et  voulons  nos  affaires  estre  dressés, 
conduicts  et  réglés,  passé,  accepté,  fermé,  conclu  et  accordé,  et  par  ces  pré- 
sentes passons,  acceptons,  concludons,  fermons  et  accordons ,  en  promettant 
sur  notre  foy  et  honneur  et  en  parolle  de  prince  et  sur  notre  sériment  pour 
ce  solemnellement  faict,  de  bien  léalementet  in violablement  tenir,  observer, 
furnir  et  accomplir  ce  présent  traicté  en  tous  ses  points  et  articles,  et  sur  les 
paines  susdites,  sans  jamais  faire  ou  aller,  ne  souffrir  d'estre  faict  ou  allé  de 
notre  part  au  contraire.  Et  en  tesmoing  et  approbation  de  ce,  avons  à  ces  pré- 
sentes faict  appendre  notre  seel  aux  secrets.  Et  pour  plus  grande  ségurté  et 
corroboration  de  ce  que  dit  est,  avons  prié  et  requis,  prions  et  requérons 
mondit  seigneur  le  duc  de  Loraine  et  de  Bar,  et  notre  très-aimé  et  très-cher 
oncle  Vincent ,  comte  de  Meurs  et  de  Saerwerden  ,  qu'ils  y  veuillent  aussi 
faire  appendre  leurs  seaulx.  Et  je  Jacques,  comte  de  Hornes,  seigneur  d'Al- 
tena. de  Cortessem ,  de  Craendonck,  etc. ,  pour  les  considérations  susdites, 
ay  aussi  pour  Tentretiennement  du  traicté  d'icelle  paix  en  tous  ses  points  et 
articles cy-desssusescripts  et  déclarés  faict  appendre  à  ces  présentes,  pour  au 
nom  de  moy  et  de  tous  ceulx  de  ma  maison  de  Hornes,  mon  seel,  promettant 
en  parolle  de  noble  homme  ,  sur  ma  foy  ,  honneur  et  sériment,  pour  ce  so- 
lemnelement  faict ,  et  sur  les  paines  cy-dessus  déclarées,  ledit  traicté  de  paix, 
sans  jamais,  en  manière  qu'il  soit,  faire  ou  aller  au  contraire,  entièrement 
tenir  ,  furnir ,  garder  ,  observer  et  accomplir. 

El  je  venant  comte  de  Meurs  et  Saerwerden  dessusdit ,  meu  aussi  et  en- 

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838 


ANALECTA  LEODIEINSIA. 


clin  au  grand  bien  sourdant  de  la  paix ,  y  ay  aussi  faicl  mettre  le  nian  à  la 
requeste  de  mesdits  neveus. 

Et  nous  Evrard  de  la  Marck,  seigneur  d'Arembergli ,  de  xNeulchasleau,  de 
Mirwart  hault  vouwé  de  Hesbaing  et  de  St-Hubert  d'Ardenne ,  Robert  de  la 
Marck,  seigneur  de  Sedain ,  de  Florenge ,  etc.,  et  Jehan  de  la  Marck,  sei- 
gneur d'Aygremont ,  de  Lumpnen  ,  etc. ,  ayans  ledit  regard  ,  et,  f><3ur  les  con- 
sidérations telles  que  dessus  sont  exprimés  et  déclarés,  ledit  traicté  de  paiJt 
et  union  et  concorde  pour  agréable,  icelluy  et  tous  ses  points  et  articles  y 
contenus  avons  pareillement  passé  et  accepté,  conclut,  fermé  et  accordé, 
passons  et  acceptons ,  fermons  et  concluons  et  accordons  ,  pour  nous  et  tous 
autres  de  notre  sang,  nos  parents,  amis  et  adhérans  quelconques,   et  en 
parolle  de  nobles  hommes,  sur  nos  foys,  honneur  et  sériment  pour  ce  so- 
lemnellement  faicls ,  et  sur  les  paines  susdits ,  avons  promis  et  promettons 
ensemble,  et  chacun  de  nous  pour  soy ,  par  cesdites  présentes,  soubs  nos 
séaulx  y  appendus ,  ce  présent  traicté,  en  tous  ses  points  et  articles  dessus-dits, 
bien  et  loyaulement  et  inviolablement  tenir  et  observer,  furnir  et  accomplir, 
sans  jamais  par  nous ,  en  général  ou  en  particulier,  et  en  appert  ne  en  secret, 
directement  ou  indirectement,  par  quelque  voye  ou  manière  que  ce  soit,  aller , 
ou  faire  ne  souffrir  estre  faict,  ou  aller  au  contraire.  Et,  outre  ce ,  avons  prié 
et  prions  notre  très-honoré  et  doubté  seigneur ,  monseigneur  Jehan  d'Al- 
brecht,  comte  de  ISevers  et  de  Rethel ,  seigneur  d'Orval ,  etc.  et  gouverneur 
de  Champaingne ,  que  pour  plus  grande  ségurté  et  approbation  de  ce  que.  dit 
est,  il  veuille  aussi  faire  appendre  son  seel  auxdites présentes. 

Et  nous  les  trois  membres  et  estats  desdits  pays  de  Liège,  de  Buillon  et  de 
Loz,  cognoissans  le  grand  bien,  commodieux  et  prouHitable  faict.  qui  peult 
advenir  et  advenra  de  l'entreliennement  et  accomplissement  dudit  traicté  de 
paix,  à  la  conclusion  de  laquelle  nous  avons  estes  appelés  et,  qui  par  notre  sceu 
et  consentement  exprès  a  esté  passé  et  accepté  ,  conclu ,  fermé  et  accordé  par  la 
forme  et  manière  cy-desseur  exprimée  et  touchée,  avons ,  en  ratifiant  nolredit 
consentement,  acceptant  et  aggréanl  tout  ce  que  dessus  est  dit  et  escript, 
rais  et  appendu,  faict  mettre  et  appendre  à  ces  présentes,  nous ,  le  chapitre 
de  la  vénérable  égUse  de  Liège,  notre  seel  accoustumé  ;  et  nous  Vincent,  comte 
de  Meurs  et  Saerwerden,  Guillaume  de  Egmont,  seigneur  de  Horps  et  de 
Boxhmeer,  Loys  de  la  Marck,  seigneur  de  Neufchasteau ,  de  Rochefort  el 
d'Aigrymont,  Éverard  de  la  Marck,  seigneur  d'Agimont  et  de  Drubu,  Engle- 


ANALECTA  LEODTENSIA. 


859 


bert  de  la  Marck ,  seigneur  d'Orchymont,  frères,  enfans dudit  Loys,  Herman 
de  Bronckhost  et  de  Battenborch  ,  seigneur  de  Steyn ,  Jehan  de  Mérode , 
seigneur  de  Petershem ,  Ricald  de  Mérode ,  seigneur  de  Dypenbeeck  et  de 
Liesdael  ;  Guillaume  de  Lingny,  baron  de  Brabanchon,  seigneur  de  Bossu  et  de 
Breellez ,  Ricalde  de  Mérode ,  seigneur  de  HufFalize ,  de  Morialmez ,  de  Rame- 
reu,  BriflFeu,  etc. ,  Marie  de  Ville,  dame  de  Fymes  et  de  Vierues,  Balduin, 
seigneur  de  Fontaine,  Guillaume  de  Fontaine,  seigneur  de  Melain,  Gils,  sei- 
gneur de  Sombreff,  de  Farchines  et  de  Torgunnes,  Philippe  de  Bersel ,  Wou- 
tier  de  Couving,  Simon  de  Herboys,  Jehan  de  Halstron ,  seigneur  de  Hamale 
etdeBruystem,  Willame  de  Hamale,  seigneur  de  Manyel  d'Odeur,  Willaraede 
Wlodorps,  seigneur  de  Lent  et  d'Alenborch,  Jacques,  seigneur  d'Argenteau 
et  de  Hermale,  Guillaume  d'Odeur,  seigneur  de  Ghenoule  Eldren ,  Adrian 
de  Bloes,  seigneur  Donsticnt,  Jehan  de  Rouer,  sér^-^schal  de  la  comté  de  Loz, 
Guillaume  d'Ordinghen,  seigneur  de  Weray  ,  Lancelol,  seigneur  de  Boussut, 
Waltier  d'Odeur,  seigneur  de  Monceau,  Jehan  de  la  Bowerie,  Jehan  le  Pol- 
lain,  seigneur  à  Varoux,  chevalier .  Willame  de  Mérode ,  seigneur  de  Houllon- 
goe,    Dieudonné  de   Rivière,    seigneur  de  Heer,   Horraal,  etc.  ,   Raes  de 
ÂVarfengnies ,  seigneur  de  Voroux  ,  d'Ossoingneetde  Waroux  ,  grand  mayeur 
de  la  cité  de  Liège,  ïhiri,  seigneur  de  Mommale  et  de  Breue,  Willame  de 
Horion,  seigneur  de  Grandtaxe  et  d'Engys,  raessire  Gérard  d'Yve,  Raes  de 
Corswarem,  seigneur  de  INiel,  de  Maleyve ,  Loys,  seigneur  Dyve,  messire  Gé- 
rard d'Yve,  seigneur  de  INeufvilIe,  Gérard  de  Marbais,  seigneur  de  Louverval, 
Loys,  seigneur  de  Celles,  Engelbert  d'Emptynes,  seigneur  de  Nouffin  et  de 
Hermalle  ,  Jehan  d'Argenteau,  seigneur  de  Doxhen,  Jehan  de  Corswarem, 
seigneur  de  Landillies,  Lambert  du  Bois,  seigneur  de  Moberthingen  et  de 
Chastelinau,   Jehan,  seigneur  de  Preelles,   Husiin  ,  seigneur  de  Modave, 
Jehan  le  Charpentier ,  seigneur  de  Haverson  ,  Jehan  de  Boussut ,  seigneur  de 
la  Motte  ,  Jehan  de  Cortembach.  sèneschal  de  Bilsen  ,  Guillaume  de  Horion  , 
seigneur  d'Ordinghen,   Henry  Surlet,   seigneur  de  Gudeghoven ,  Raes  de 
Prinlhaguen,  Guillaume  de  Colen,  seigneur  de  Buvinghen,  Renarl  de  Rou- 
vroit,  Jehan  de  Grevenbrouck ,  Henry  de  Grevenbrouck ,  Raes  de  Greven- 
brouck,  Adam  de  Kerkem ,  Engelbert ,  Renier  de  Sckelons .  Jehan  de  Kestel, 
Claes  de  l>onck,  seigneur  de  Bicht,  Guillame  du  Bos,  Cristiane  ,  seigneur  de 
Raroelo.  Jehan  de  Floyon,  bailli  de  Hesbaing,  GérartViron,  Willame  Surlet, 
seigneur  de  Chocquier,  Jehan  de  Serain,   seigneur  de  Houtain  ,  Henry  de 


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860 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


Serain,  seigneur  de  Haii-sur-Sarabre,  Conrarl  de  Boubais,  vouwé  de  Liera , 
Thiry  Pouillon,  Loys  de  Marneffe,  Jehan  Skelarl,  Herman  van  Eynelen,  sé- 
nescha!  deSlockem  ,  Jehan  de  Eynelen  ,  de  ISueflFchasteaii ,  Jehan  de  Kinghen- 
borch,  Claes  Wilters,  Art  Lamboye,  dit  Parad ,  Jehan  de  Best,  Jehan  Mal- 
breet,  et  plusieurs  autres,  constituans  et  représentans  Testât  des  nobles, 
avons  prié  et  requis  Richard  de  Mérode,  seigneur  de  Huffalize  ,  naessire  Guil- 
lame ,  seigneur  d'Odeur,  messire  Jehan  d'Alferen ,  seigneur  de  Haniale ,  mes- 
sire  Jehan  de  Rouert,  chevalier,  Raes  de  VVerfengnies,  Dieudonnë  de  Ri- 
vière ,  Gérart  de  Marbais,  messire  Gérart  d'Yve,  Willame  de  Horion,  seigneur 
d'Oley,  Thiry  de  Mommale,  Engelbert  d'Einplines,  Jehan  de  Floyon ,  des 
susdits,  qu'ils  veuillent,  pour  et  en  nom  d'eux  et  de  nous  et  dudit  estât,  à 
ces  présentes  faire  mettre  et  appendre  leurs  séaulx.  Ce  que  nous,  les  dessus- 
dits  ,  pour  et  en  nom  que  dit  est ,  avons  voluntiers  faicts. 

Et  pareillement  aussi ,  nous  les  maitres,  jurés  ,  conseil  et  communaulté  de 
ladite  cité  de  Liège  ,  et  des  villes  de  Huy,  Dinant,  Tongres ,  Sainctron ,  Fosse, 
Thuing,  Couving,  Loz ,  Hasselt ,  Herck ,  Bree,  Bilsen ,  Beringhen  ,  Stoc- 
kem,  représentans  le  tyrs  membre  et  estais  desdits  pais,  avons  à  ces  pré- 
sentes faicl  appendre  les  séaulx  desdites  cité  et  bonnes  villes,  promettant  de 
notre  part,  tous  en  général,  et  un  chacun  en  particulier,  sur  ce  noz  fois, 
honneurs  et  séremens,  pour  ce  solemnellement,  par  un  chacun,  selon  sa  vo- 
cation,  de  nous  faicts,  de  bien  léalement,  fermement  et  inviolablemenl  tout 
ce  présent  Iraicté ,  en  tous  ses  points  et  articles  prescrits ,  enlhièrement  furnir, 
garder,  accomplir  et  observer,  sans  jamais,  en  manière  que  soit,  aller  ou  faire 
au  contraire,  sur  les  promesses  y  apposées. 

Et,  nous  lesdils  trois  estais,  pour  plus  grande  corroboration  et  tesmoin- 
gnage  de  ce  que  dit  est,  avons  tous  ensemble  prié  et  requis,  prions  et  re- 
quérons par  ces  présentes,  à  vénérables  religieux ,  nos  biens-aymés  en  Dieu  , 
messire  Ancheau  de  Berghes ,  abbé  de  Sainctron ,  messire  Barlholomy  de 
Longchamp,  abbé  de  S^-Lauren  ,  messire  Gérart  Hadelingen,  abbé  de  8»-Jac- 
ques,  messire  Jehan  de  Liège ,  abbé  d'Aine ,  messire  Jehan  de  Hersey ,  abbé 
du  Val-St-Lambert ,  messire  Henry  deTheux,  abbé  de  Neufmoustier,  mes- 
sire Jehan  Dary,  abbé  de  S^-Giel,  messire  Balduin  de  Courtevain  ,  abbé  de 
Floen,  messire  Barlholomy,  abbé  de  Beaurepart,  messire  Jehan  de  Sohey, 
abbé  de  St-Huberl  en  Ardenne,  l'abbé  de  Maloene ,  de  Florines  et  le  prieur 
des  Escoliers,  qu'ils  y  veuillent  aussi  faire  appendre  leurs  séaulx.  Et  nous  les 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


861 


abbés  dessusdits,  à  la  requeste  desdits  estais,  avons  requis  et  prié  les  abbés 
de  Sainctron,  S*-Laurent ,  S*-Jacques,  de  notre  Dame  d'Aine  et  de  Neufmous- 
lier,  qu'ils  y  veuillent  mettre  leurs  séaulx  pour  eulx  et  nous  tous  en  général  ; 
ce  que  nous  les  devants  dits  avons  volontiers  faicl.  Donné  et  finableraent 
conclu  en  la  ville  de  Treicl,  le  cincquième  jour  du  mois  de  may,  l'an  de  la  na- 
tivité de  Noire-Seigneur  Jésus-Christ,  mil  quatre  cent  quatre  vingt  et  douze. 

MS.  de  IVachtendonck  de  la  bibl.  royale  de  Bruxelles. 

CXXXI. 

ABOLITION  DONNÉE   AUX  LIÉGEOIS  PAR  LE  ROY  DES  ROMAINS  ET  MONS"^  l'aRCHIDUC    SON 

FiLz  (juin  1492). 


Maximilian  ,  etc.  Savoir  faisons  à  tous  présens  et  advenir  que  de  la  parte 
de  révérend  père  en  Dieu ,  noslre  très-cher  et  très-amé  cousin  l'évesque  de 
Liège ,  duc  de  Bouillon  et  comte  de  Looz ,  nous  al  esté  exposé  et  remonslré 
comment ,  à  la  requeste  de  ceulx  de  la  cité  de  Liège,  icelluy  exposant  se  soit 
condescendu  et  aicl  esté  content  de  accorder  et  passer  certain  Iraicté  et  ap- 
poinclement  avec  ceulx  de  la  Marck  ayant  tenu  la  partie  desdils  de  la  cité 
de  Liège,  et  les  autres  leurs  complices  et  adhèrens  de  son  pays,  en  faisant 
lequel  Iraicté  iceulx  de  la  Marck  ,  et  ceulx  de  sadite  cité  et  autres  leurs  adhè- 
rens ont  requis  avoir  abolition  générale  de  nous,  de  tout  ce  enlhièrement 
qu'ils  et  leursdils  adhèrens  ont  et  peullent  avoir  offencé  envers  nous,  noz 
pays  et  subjeclz,  tant  en  pilleries,  roberies,  comme  en  vrantschats ,  boutle- 
menl  de  feuz ,  comme  autres  forces  et  violences  par  eulx  et  leursdites  gens , 
faicles  et  commises  en  et  sur  nosdils  pays  et  subjects ,  depuis  le  Irespas  de 
messire  Guillaume  de  la  Marck  jusques  au  présent,  si  comme  en  ledit  expo- 
sent, en  nous  requérant  bien  instamment  que,  pour  le  bien  de  paix,  veuillons 
accorder  ausdits  de  la  Marck  et  ausdils  de  la  cité  de  Liège  et  leursdils  adhé- 
rans  dudit  pays  de  Liège ,  ladite  abolition  ,  et  sur  ce  leur  faire  expédier  noz 
lettres  patentes  en  tel  cas  pertinentes;  parquoy  nous,  les  choeses  dessusdites 
considérées,  inclinans  à  la  requeste  de  nostredit  cousin  de  Liège,  en  consi- 
dération et  faveur  raeismement  des  grans  et  loyaulx  devoirs ,  en  quoy  il  s'est 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


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mis  et  entretenu  envers  nous,  et  les  grans  services  et  assistances  qu'il  nous  a 
fait  contre  noz  rebelles  et  ennemis ,  avons  ausdits  de  la  Marck ,  ausdiU  de  la- 
dite cité  de  Liège  et  autres  dudit  pays  de  Liège .  qui  les  ont  adhéré  ,  aidé  et 
assisté  contre  nostredit  cousin  de  Liège  ou  cas  dessusdit,  quiclé,  abolli  et 
pardonné ,  et  de  noslre  certaine  science  ,  auclorité  et  plaine  puissance ,  quic- 
tons,  pardonnons  et  abolissons  de  grâce  espéciale  par  ces  présentes,  tout  ce 
enthièrement  qu'ils  et  cbascun  de  eulx  en  général  ou  en  particulier,  ont  et 
peullent  avoir  mespris  et  oÉFensé  envers  nous,   noz  haulteur  et  seigneuries, 
tant  à  cause  des  courses,  pilleries  et  roberies,  vramcatz,  ranchonnements , 
compositions,  boutemenl  de  feuz ,  forces,  violences,  comme  de  tous  autres 
exploicts  de  guerre,  par  eulx  faiz,  commis  et  perpétrez  en  et  sur  noz  pays  et 
subjecls  quelconcques ,  depuis  le  trespas  dudit  messire  Guilleame  jusques  au 
présent,  ensemble  tout  peines,  amende  et  offence  corporele,  criminele  et 
civile ,  en  quoy  il  et  cliascun  de  eulx  ont  et  peullent  avoir  meffaicl ,  offensé 
et  eslre  encouru  envers  nous,  nosdits  haulteur  et  justices,  imposant  sur  ce 
silence  perpétuel  à  nostre  procureur  générale  et  tous  autres  noz  officiers  et 
justiciers  quelconcques ,  pourveu  toutesfois  que  lesdits  de  ta  Marck  et  lesdils 
de  ladite  cité  ue  recommenchent  la  guerre,  ne  fâchent,   ne  fassent  telz  et 
semblables  exploiz  sur  nosdits  pays  et  subjects,  sur  pêne  de  perdre  le  béné- 
fice de  cesdites  prés-ntes  et  décheoir  de  Teffecl  d'icelles.  Si  donnons  en  man- 
dement à  nostre  chier  et  féal  chevalier  et  chancellier  le  S-^  de  Champvaus  et 
de  Sors-sur-Sambre  et  à  noz  amez  et  féaulx  les  gens  de  noslre  grand  conseil, 
chancellier  et  gens  de  noslre  grand  conseil  de  Brabanl ,  lieutenant  et  gou- 
verneur de  Luxembourg,  séneschal  de  Lembourg,  Valkenburg  et  de  Dalera, 
grand  bailly  de  Haynault,  gouverneur  de  >iamur,  maire  de  Louvain ,  aman 
de  Bruxelles,  marcgrave  d'Anvers,  escoutelte  de  Boes-le-Uuc,  de  Treict  sur 
Meuse ,  lieutenant  et  capitaine  de  Huy  ,  et  à  noz  autres  justiciers ,  officiers  et 
subjects  quelconcques,  présens  et  advenir,  cui  ce  peult  estre  ou  pourrat  tou- 
cher et  regarder,  leurs  Ueutenans  et  cbascun  d'eulx  endroit  soy  ,  et  si  comme 
à  luy  apartiendrat ,  que  de  nostre  présente  grâce ,  quictance ,  pardon  ,  abo- 
lition et  de  tout  le  contenu  en  ces  présentes,  sellonc,  par  le  manière  et  soub 
la  condition  susdite ,  ils  facent ,  sueffrent  et  laissent  lesdits  de  la  Marck  et  la- 
dite cité  de  Liège  et  leursdits  adhérens  dudit  pays  plainement  et  paisible- 
ment jouir  et  user ,  sans  leur  faire ,  mettre  ou  donner  ne  souffrir  estre  faict , 
mis  ou  donné  .  ors  ne  en  temps  futur,  aulcun  arrest,  destourbier  ou  empes- 


chement  au  contraire  en  corps  ne  en  biens,  en  manière  quelconcque  ;  ainchois 
se  ils  ou  aulcuns  de  eulx  ou  de  leurs  biens  sont  ou  estoient  ci-après  pour  ce 
pris ,  saisiz,  arrestez  ou  empeschiez  en  aulcuue  manière,  les  mettent  ou  facent 
mettre,  tantoest  et  sans  délay,  à  plaine  et  enthière  délivrance,  car  ainsy  nous 
plaisl-il  estre  faict.  Et  auffin  que  ce  soit  ferme  choese  et  estable  à  tousjours, 
nous  avons  fait  mettre  nostre  seel  à  ces  présentes ,  saulf  en  autre  choese  noslre 
droict  et  I  aullrui  en  tout.  Donné  en  noslre  ville  de  Malines,  ou  moix  de  juing, 
l'an  de  grâce  mil  quatlres  cens  quattres  vingts  et  douzes ,  et  des  règnes  de 
nous  roy,  assavoir  de  celluy  des  Romains,  le  septième  et  d'Hongrie  le  se- 
cond. —Ainsi  signé  :  Par  le  roy  ,  mo?u^  le  duc  de  Sassen ,  lieutenant  général  ; 
vous,  ie  sire  de  Wal/iatn,  premier  chambellain  de  mons»^,  les  sires  de  Coul- 
Ion  (?)  de  Borsel,  de  la  Marck,  les  prévost  de  Treict  et  Liège  présens.  — 
Numai/. 

JVS.  de  la  bibl.  de  l'université  de  Liège,  n»  188,  p.  187. 


cxxxir. 

LETTRKS  DU  22    OCTOBRE   1492  ,   PAE  LESQUELLES   JAN  DE   HORNE    INSTITUE  EVRARD  DE  LA 

MARCKE,   MAIEUR  DE  LléCE*. 


Jehan  de  Horne ,  par  la  grâce  de  Dieu ,  évesque  de  Liège ,  duc  de  Buillon 
et  conte  de  Loz,  savoir  faisons  à  tous,  que  pour  les  sens,  discrétion,  vail- 
lance et  suffisance  que  par  expérience  savons  et  cognissons  eslre  en  la  per- 
sonne de  noslre  Irès-chier  et  féal  cousin  Evrard  de  la  Marcke ,  filz  aisnè  d'A- 
remberg,  icellui,  confians  à  plain  en  ses  sens,  lèaultè,  proud'hommie  et  bonne 
diligence,  avons^  pour  ces  causes  et  autres  nous  à  ce  mouvans,  commis,  or- 
donné ,  institué  et  estably ,  et  par  ces  présentes  commectons,  ordonnons,  ins- 
tituons et  establissons  en  l'office  de  nostre  maieur  en  nostre  cité  de  Lièpe ,  et 
ses  appartenances  et  appendices ,  ou  lieu  de  noslre  Irès-chier  et  féal  conseillier 
et  premier  chambellain  Basse  s'  de  Warous,  de  Vorous ,  d'Ossogne ,  etc. , 
lequel  pour  certaines  causes  en  avons  déporté  et  déportons  par  ces  présentes. 

*  Voyeï  ci-dessus  ,  p.  109. 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIEINSIA. 


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Auquel  nostre  cousin  avons  donné  et  donnons  plain  povoir,  puissance,  auc- 
lorité  et  noandement  espécial  dudit  office  en  toutes  ses  parties ,  si  avant  que  à 
icellui  doibvent  appartenir,  d'ores  en  avant  tenir,  exercer  et  desservir  par  lui 
ou  ses  commis ,  ung  ou  plusieurs  à  ce  ydoines  et  suffisans ,  de  composer  de 
toutes  amendes,  adventures,  forfaitures,  accidens  et  autres  droitures  à  nous 
appartenans  à  cause  dudit  office ,  de ,  à  la  semonce  de  noz  eschevins ,  faire  et 
administrer  loy  à  chascun  selon  son  bon  droict  ou  délict,  de  cueillir,  lever, 
recepvoir,  pourchasser,  conslraindre  et  faire  venir  ens  tous  les  deniers  pro- 
cédans  desdits  amendes  et  compositions,  par  toutes  voyes  et  manières  deues 
et  raisonnables,  et  ainsi  que  l'on  est  accoustumé  de  faire  de  noz  propres  de- 
niers. Desquelz  deniers  il  sera  tenu  nous  faire  et  rendre  bon,  juste  compte  et 
reliqua,  toutes  et  quantes  fois  que  par  nous  requis  en  sera,  en  la  chambre 
de  noz  comptes,  où  il  sera  tenu ,  pour  ce  ,  faire  le  serment,  et  généralement 
de  faire  bien  deuement  et  léalement ,  toutes  et  singuliers,  les  choses  que  bon 
et  léale  maire  dessusdil  fait  et  doit  faire ,  et  que  audit  office  compétent  et 
appartiennent,  aux  gaiges,  drois,  sallaires,  honneurs,  prouffiz ,  prééminen- 
ces, libertez,  franchieses  et  émolumens  accoustumez  et  y  appartenans.   Sur 
quoy ,  et  de  soy  bien  et  léalment  acquitter  en  l'exercice  d'icelui  office ,  il  a  fait 
le  sérement  en  noz  mains  en  tel  cas  pertinent.  Sy  donnons  en  mandement  à 
nous  amez  et  féaulx  les  eschevins  de   nostredile   cité ,   prions  et  requérons 
vénérables  noz  très-chiers  et  bien  amez  confrères  ,  doyen  et  chapitle  de  nostre 
égliese  de  Liège  que  ,  d'icellui  receu  le  sérement  deu  et  pertinent ,  ilz  le  ad- 
mettent et  rechoipvent  oudit  office .  et  le  tiennent  et  réputent  pour  tel.  Man- 
dons en  oultre  à  tous  noz  justiciers  ,  officiers ,  serviteurs  et  subgez ,  que  à  lui 
son  office  faisant  obéissent  et  entendent  diligamment,  car  ainsi  le  nous  plaist. 
En  tesmongnage  desquelles  choeses ,  nous  avons  à  ces  présentes  fait  appendre 
nostre  seel  aux  secrez.  Donné  en  nostre  ville  de  Sainctron ,  le  vingt-deu- 
ziesme  jour  de  mois  d'octobre,  l'an  mille  quatre  cens  quatre-vings  et  douze. — 
Joh.  Spirinc ,  quoad  copiam  facta  collatione  cum  principali. 

archivée  de  la  province  de  Liège,  registre  de  l'ancienne  ca- 
thédrale de  St- Lambert,  n»  112. 


CXXXIII. 


ORDONNANCES  MIESES  EN  WARDE  DE  LOY,   LE  5  JANVIER   1493. 


L'anXIlllc  llll"et  Xlll,  le  iiiie  jour  de  jenvier,  source  que  de  part  nostre  très- 
redoubté  seigneur,  monseigneur  de  Liège,  et  les  membres  et  estas  de  ses  pays, 
après  les  guerres  et  la  paix  deraincment  sour  ce  faite,  ayent,  par  plusseurs 
raisons  eulx  ad  ce  movanles,  en  considérant  la  disposition  de  temps,  fait  et 
ordonneit  certaines  ordonnances,  lesqueles  les  esquevins  de  Liège  entendent 
voUoir  faire  mettre  en  leur  warde,  remonstrent  lesdits  esquevins  que  de  touttes 
bonnes  ordonnances  sont-ilz  joyeux,  mais  portant  qu'ilz  ne  scevent  propre- 
ment le  contenu  d'icelles,  comme  ceulx  qui  à  les  faire  et  conclure  n'ont  point 
esté  convockeiz  ne  appeleis,  si  que  esquevins  ne  autrement,  et  que  à  leurs 
institutions  et  réceptions  endit  eskevinage,  on  les  at  fait  faire  plusseurs  séri- 
mens  aile  observation  et  entretènement  de  la  loy  du  pays ,  de  la  paix  de  Fexhe 
et  de  plusseurs  autres  paix  faites,  concernantes  la  protection  de  ladicte  loy  du 
pays,  franchieses,  libertés,  drois  et  observation,  tant  de  la  jurisdiction,  hau- 
teur et  seigneurie  de  nostredit  très-redoublé  seigneur ,  franchieses  et  libertés 
des  églises,  borgoix  délie  cité,  surséans  de  pays  comme  autres,  pardevant 
eaux  resortissans  de  loy  et  de  justice.  Se  font  lesdits  esquevins  protestation 
que  point  ne  vuelent  empeschier  de  mettre  lesdictes  ordinances  en  leur  warde 
mais  pour  ce  ne  s'ensiet  point  que  par  icelles  on  les  puist  reprochier  ne  at- 
tempteir  d'avoir  procédé  allencontre  ne  en  préjudice  de  ladite  loy  de  pays, 
ne  des  sérimens  qu'on  les  at  fait  faire  et  jureir,  comme  dit  est,  et  que,  se  useir 
les  covint  desdites  ordinances  en  tout  ou  en  partie,  en  binfaisant  selon  le  dis- 
position de  temps  à  leur  loyal  pooir ,  ilx  protestent  comme  dessus  ,  que  ce 
aussy  ne  leur  puist  préjudiciier  tochant  leursdits  sérimens  et  professions ,  re- 
quérant leurdile  protestation  yestre  ossy  miese  en  warde  de  loy. 

L'an  xiiiic  iiii"  etxiii,  le  v^jourde  jenvier,  furent  les  ordinances  subescriptes, 
ensuyant  les  lettres  envoiiez  pour  ce  faire  par  nostre  très-redoubté  seigneur 
monseigneur  de  Liège ,  mieses  en  le  warde  de  nous  les  esquevins  de  Liège , 

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ANALECTA  LEODIENSIA. 


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avvec  les  protestations  par  nous  faictes,  comme  chi-devant  appert ,  par  noble 
homme  damoiseal  Everar  de  la  Marche ,  aisneit  fil  d'Arembergh ,  souvraiu 
mayeur  de  Liège ,  présens  les  deux  raaistresde  la  cité,  assavoir  Wathier  Hu- 
war  et  Jehan  deMeeff,  publiiez  au  péron  à  Liège,  à  son  de  trompette,  présente 
la  généralité  délie  cité  ,  lesqueles  ordinances  s'ensieuent  et  sont  teles  : 

Pour  nourir  et  entretenir  entre  les  subgez ,  manans  et  habitans  de  pays 
de  Liège  et  de  Loz  ,  tant  ecclésiasticques  que  seculeirs,  bonne  paix  ,  amour  et 
et  union ,  et  éviteir  tous  inconvéniens  que  allenconlre  de  ce ,  à  cause  des  ri- 
goreux  procès  de  l'une  contre  l'autre,  se  poroient  sourdre,  susciteir  et  esmo- 
voir,  est  adviséet  conclu  ,  à  la  journée  tenue  par  mon  très-redoubtè  seigneur 
et  prince  monseigneur  de  Liège  et  ses  estas  en  sa  cité  de  Liège,  »e  mardy  xxix« 
jour  d'octobre  et  autres  jours  ensuyans ,  en  Tan  de  grâce ,  mille  iiii«  un"  et  xii, 
d'avoir  regart  as  poins  et  articles  qui  s'ensuyent  : 

Premier,  pour  ce  que,  ou  temps  des  guerres  survenues  èsdils  pays  de  Liège 
et  de  Loz,  depuix  letrespasde  feu  monseigneur  Loys  de  Borbon,  en  son  vivant 
èvesque  de  Liège,  cui  Dieu  pardoint,  ceulx  qui  ont  tenu  et  tinent  les  héri- 
tages d'autruy,  les  aucuns  par  accense  hèritauble,  et  les  autres  par  lowage , 
ont  soffert  plusseurs  dommages  d'arsins,  de  pilleries,  d'eraprisonnemens  de 
leurs  corps,  de  petit  gangnage  et  autrement,  comme  il  est,  et  que  nonobs- 
tant lesdits  damages,  selon  la  rigueur  de  justice,  par  droit  et  autrement,  on  les 
poroit  constraindre  à  plaine  et  entière  satisfaction  de  deu  ,  et  que  toutes  voies, 
attendue  la  disposition  du  temps,  ilz  ne  poroient  supporteir;  semble  bon, 
affin  que  les  labourreurs,  mécanicques  et  autres,  puissent  plus  favorablement 
demoreir  au  pays  en  bonne  seurté  et  repos,  que  quand  pour  avoir  advis  et 
regart  ausdits  damages,  et  que  les  seigneurs  des  église  et  églises,  nobles  et  bor- 
goix,  chascun  selon  sa  vocation,  se  puissent  aussy  raisonnablement  entre- 
tenir et  vivre  du  sien  ,  et  que ,  en  ce  pourchassant,  soient  évitées  la  prolixité 
du  temps  et  la  multitude  des  despens,  de  tant  qu  il  est  possible  ,  qu'il  en  soit 
useit  par  les  fourmes  et  manières  ensieuvanl  : 

Assavoir ,  que  quant  loche  les  astargiez  en  cens ,  rentes ,  pensions  escheues 
pendant  lesdites  guerres ,  et  jusques  au  jour  de  la  publication  de  la  paix ,  sour 
ce  dernière  faite ,  et  de  touttes  debtes  et  redevablitez  faites  cedit  temps  pen- 
dant, par  quelcque  fourme  que  ce  soit ,  celui  à  cuy  l'on  debvera  le  deu  pora 
sur  ce  par  adjournemens  et  autres  exploix  de  justice,  faire  covenir  le  debteur 
pardevant  juge  compétent,  et  illec  les  parties  venues  ensemble  ,  ledit  debteur 


aura  la  chuyse  ^  et  option ,  et  devera  incontinent  eslire  s'il  vuel  respondre  et 
procédeir  pardevant  ledit  juge  comme  juge  ordinaire,  selon  la  qualité  ou 
mérite  de  son  office,  ou  pardevant  icelui  juge  comme  arbitre  et  amiable 
compositeur.  Laquele  élection  aussy  faicte ,  devera  delà  en  avant  ledit  juge 
procédeir  en  icelle  cause  entre  lesdites  parties,  ou  cas  premier,  selon  le  stille 
accoustumé  de  son  consistoire,  par  droit  et  selon  les  loys  et  coustumes  du  pays, 
mais  ou  second  cas,  y  procédera  ledit  juge  sommairement  par  bonne  discré- 
tion en  Dieu  et  sur  sa  conscience,  à  la  maindre  foulle  desdites  que  mieux  faire 
se  pora  ,  ung  chascun  oy  en  son  droit,  tant  en  demandant  comme  en  deflFen- 
dant  l'une  contre  l'autre ,  et  de  tout  juste  information  priese  en  fera  icelui 
juge  détermination  et  widenge,  de  tant  que  en  luy  en  sera  et  il  trovera  à  cas 
appartenir,  au  plus  tart  endedens  l'espausce  desiiex  sepinaines  après  le  procès 
encommenchiet,  à  la  bonne  foix,  non  point  selon  la  rigeur  de  justice,  mais 
comme  arbitre  et  amiable  compositeur,  par  amiable  composition,  selon  équité 
et  raison,  et  que  lui  sera  apparu  des  damages  et  autres  choeses  déduittes  oudit 
procès. 

Item ,  et  pour  oster  toute  suspition  ,  donneir  bon  corage  à  ung  chascun  et 
avoir  spécial  regart  à  toutes  les  choeses  susdites,  monsigneur  ordinera  et  in- 
stituera en  chascun  quartier  du  pays  chineque  hommes  de  bien ,  sages  et 
expers,  tant  ecclésiastiques  que  seculeirs,  ausquelz,  se  par  adventure  sembloil 
à  aucune  desdites  parties  qu'elle  fuist  bleschèe  et  foliée  en  son  droit  par  la 
sentenche  et  arbitrage  dudit  juge,  procédant  et  sentenciant,  ainsy  que  dit  est, 
comme  arbitre  et  amiable  compositeur,  se  pora  icelle  partie  se  plendante 
radreschier  et  avoir  recors  en  temps  deu,  comme  à  ceulx  qui  de  part  et  ou  nom 
de  mondit  seigneur  seront  chiefz  et  souverains  des  arbitrages  susdits,  lesquelz 
tous  cincque  ou  plusseurs  mondit  seigneur  pora  à  son  bon  plaisir  desmeltre 
ou  destitueir  et  en  leurs  places  mettre  et  institueir  ung  ou  plusseurs  autres  ; 
lesquelx  devandits  aussy  deveront  et  seront  tenus  ^  après  bonne  et  diligente 
Visitation  desdits  procès,  sentences  et  arbitrages,  en  faire  détermination  et 
widenge  par  leur  sieulte  comunne  ou  de  la  pluspart  d'eulx ,  endedens  quinze 
jours  ou  à  plus  tart  troix  sapmaines,  après  ce  qu'ilx  auront  receu  lesdits  procès, 
sentences  et  arbitrages ,  sens  fraude  et  à  la  bonne  foix ,  sur  la  charge  de  leur 
conscience ,  selon  équité  et  raison,  par  amiable  composition ,  et  non  pas  selon 

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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


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rigeur  de  justice  comme  dessus:  laquele  détermination  et  amiable  composition, 
tant  de  principal  comme  des  despens^  les  parties  seronl  tenues  de  inviolable- 
ment  entretenir,  furnir  et  acomplir,  sur  labandon  et  peine,  tele  et  si  griefve, 
et  ausy  à  applichier,  que  iceuix  députez  ordineront  et  délermineir  voidront. 
Item  ,  et  affin  tele  que  par  ces  ordinances  présentes  ne  soit  à  aucun  donne 
occasion  d'aucune  choese  entreprendre  contre  la  haulteur  et  jurisdiction  de 
mondit  seigneur  et  son  église,  est  pour  ce  et  sera,  en  tout  ce  que  dit  est,  tous- 
Jours  exceptée  et  réservée  icelle  haulteur,  seignorie  et  jurisdiction  ,  et  le  inter- 
prétation de  mondit  seigneur,  se  quelcque  difficulté  ou  obscurreté  y  sorvenoit. 
Et  durera  tant  seulement  la  dite  ordinance  l'espausce  d'une  an  prochain 
suyant après  la  publication  de  ces  présentes,  et  après  non  vaillauble.  Ains  delà 
en  avant  les  juges  ordinaires  jugeront  partout  entre  les  parties,  et  en  tous 
cas  selon  les  drois,  loys  et  coustumes  du  pays.  Est  aussy  hors  de  ladite  ordi- 
nance excepté  expressément  tout  ce  qui  puel  estre  deu  à  mondit  seigneur, 
tant  à  cause  de  sa  demaine  et  table  épiscopale  que  autrement ,  car  mondit 
seigneur  vuet  ses  debteurs  et  subgés  faire  par  ses  officiers,  receveurs,  cerriers 
et  autres  telement  traitier  qu'ilz  n'aront  cause  de  soy  plaindre.  Et  se  iceux  ses 
cerriers,  receveurs  et  officiers  volloient  iceuix  ses  debteurs  et  subgets  autre- 
ment Iravellier  que  de  raison ,  mondit  seigneur  les  fera  faire  et  donneir  ra- 
drèche  pardevant  son  conseil,  telement  qu'il  ne  sera  jà  besongne  d'en  avoir 
recours  à  autruy.  Et  parellementest  aussy,  en  ce  que  dit  est,  entendu  et  expres- 
sément réservé  que  lesdits  de  Tégliss  et  églises,  nobles  et  borgoix  de  ladite 
cité ,  ne  seront  tenus  de  demoreir  en  droit  pardevant  les  justices  des  autres 
quartiers  du  pays  ne  à  aucuns  d'iceulx,  ains  en  demouront  exemps,  ausy  que 
de  tout  temps  passé. 

Item  ,  est  advisé  et  conclu  que  quant  tochant  les  amendes,  que  les  seigno- 
rages  et  autres  poroient  demandeir,  à  cause  des  arrirages  et  astargiez  passés, 
par  quelcque  fourme  que  ce  soit  que  dessus,  que  d'icelles  amendes  ne  soit 
faicte  aucune  mention  ,  ains  soient  abolies  et  pardonneis,  considéré  le  dispo- 
sition de  temps  dont  il  est  notoire. 

Item  ,  quant  touche  les  cens ,  renies ,  trescens  et  autres  revenues ,  qui  es- 
chéront  pour  une  année  après  ladite  paix  publiée,  aboutez  et  gisans  sur 
héritages  adommagez  au  moyen  des  guerres  susdites ,  ceulx  ausquelx  appar- 
tint ladite  redevablité,  s'en  poront  adreschier  à  justice,  comme  dit  est,  ou 
cas  toutes  voies  que  la  partie  adverse  ne  leur  en  voidroit  faire  la  raison. 


Item ,  quant  est  tochant  les  rentes  en  espelte ,  aboutez  et  gissaus  sur  maison 
et  habitation  en  ladite  cité  et  fourbours  d'icelle ,  où  il  n'a  point  de  repriese 
ou  labourage  escheuz  pendant  ledit  temps  desdites  guerres,  et  encor  pour 
le  treschen  à  venir  à  la  Saint-André  prochain  venant,  est  advisé  que  l'on 
payera  pour  le  muy  de  spelte  xx  patars,  comon  payement,  et  non  plus,  à  cui 
que  ce  soit.  Et  au  semblant  sera  fait  des  autres  revenues  en  cens,  chappons, 
et  autres  semblables  sur  ledit  héritaige  gissans .  pour  payer  chascun  en  son 
équivalence  et  au  marmontant  que  dessus,  selon  la  discrétion  du  juge,  ou 
cas  que  parties  ne  s'en  poroient  accordeir. 

Item  ,  et  quant  est  tochant  les  cens  el  rentes  en  espeltes  ,  gissans  sur  mais- 
sons  et  jardins  ensemble ,  pour  l'an  présent,  et  dont  on  auroit  fait  les  proffis, 
est  advisé  que  l'on  payera,  pour  le  muy  de  spelte,  demy  muy  en  grain  ou 
trengte-denx  patars  pour  le  muy,  à  payer  ladite  rente  première  et  seconde, 
dedens  le  Nostre-Dame  Purification,  ou  au  plus  tart  à  grant  Quaremme.  Et 
en  cas  dedeffaulte,  iceuix  deffallans  seront  priveiz  de  bénéfice  de  ces  ordon- 
nances, et  pora  ung  chascun  quant  adoncque  porsuyr  son  droit,  selon  quil 
trovera  d'advis. 

Item ,  sur  la  supplication  et  requeste  oultre  donnée  par  ceulx  de  la  ville 
de  Loz ,  attendu  et  considéré  la  faculté  de  ladite  ville ,  et  comment  par  plus- 
seurs  foix  elle  a  esté  foullée,  tant  de  passages  de  gens  d'armes  comme  de  sé- 
jour et  autrement,  et  que  ladite  ville  se  tumbe  en  ruyne,  et  plus  feroit  se  n'y 
estoit  |K)rveu  ;  par  ces  causes  et  autres ,  a  esté  conclu  que  l'on  payera ,  pour 
ung  muy  de  regon ,  abouté  et  gissant  sur  maison  et  habitation ,  située  en  la- 
dite ville  et  fourbours  d'icelle,  où  il  n'a  point  de  repriese  synon  le  demeure, 
assavoir,  pour  tout  le  temps  desdites  guerres  passées,  et  pour  encore  siiex 
trescens  à  venir,  chascun  an,  seulement  Irengt  patars  moien  du  lieu,  en- 
tendu toutesvoies  que  la  maison  et  habitation  devera  estre  de  part  le  debteur 
réparée  et  entretenue,  comme  au  cas  appartiendra  ,  sens  fraude.  Mais  se 
avvec  ladite  maison  et  demeure  estoient  aucuns  jardins  de  bonne  quantité, 
preiz  ou  terres ,  dont  l'on  auroit  fait  le  proffit  ledit  temps  pendant ,  en  ce  cas 
l'on  payera,  pour  chascune  d'icelles  années,  assavoir,  pour  chascun  muy  de 
regon,  et  tel  semblable  à  l'advenant,  ung  florin  d'oir  ou  le  valleur  moien  du 
lieu  que  dessus. 

Item,  semble  bon  et  raisonnable  que  tous  vendages,  fais  par  quelcque  per- 
sonne que  ce  soit,  en  propriété  etengageure,  par  deniers  comptans,  depuis 


*  1 


870 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


la  mort  de  feu  mondil  seigneur  de  Bourbon,  que  Dieu  absoille,  et  aussy  que 
l'année  n'estoit  expirée  au  jour  dudit  trespas,  se  poront  rédimeir  et  venir  à 
reschosse ,  assavoir  ce  qui  at  esté  vendu  et  assigné  singuleirement  sur  maison 
et  habitation,  tant  dedens  bonnes  villes  comme  dehors,  dedens  deux  ans  pro- 
chains, commenchans  au  jour  de  la  publication  de  ces  présentes,  et  ce  qui 
a  esté  vendu  et  assigné  sur  hériUges  à  desnariier  ^ ,  se  pora  rédimeir  dedens 
siiex  ans  prochains  commenchans  comme  dessus,  le  tout  entendu  parmy  rera- 
borsant  autant  d'argent  et  à  teil  pris,  que  l'on  auroit  pour  ce  payet,  avvec 
les  réparations ,  remidremens  et  les  fraix  prisiez  et  extimeiz  par  loy  et  par 
justice,  entendu  aussy  que  quand  le  principal  vendage  seroit  suffissamment 
remboursé ,  que  icelui  vendeur  ou  son  proisme  suffisamment  fondé  y  pora 
revenir,  parmy  baillant  seurté  dudit  remidrement  et  réparation ,  de  payer  par 
jours  et  termes  compétens,  à  la  discrétion  déjuge,  et  selon  que  au  cas  et  à  la- 
dite matère  appartiendra. 

Item ,  et  pour  l'agmenlation  du  pays ,  et  que  plusseurs  maisons  et  porpns 
tombent  en  ruynne ,  à  cause  des  guerres  passées ,  et  plus  feroient  s  il  n'y  estoit 
porveu,  a  esté  advisé  et  conclu,  que  se  aucun  personnage  avoit  aucune  rede- 
vablité  sur  héritage  qui  fust  appartenant  à  aucun  orphenien  déseagiet  ou  à 
autre  estant  hors  du  pays,  et  que  celluy  héritage  fust  demouré  vaghe ,  quant 
adoncques  celui  qui  auroit  ladite  redevablité  sur  celui  héritaige  pora  ledit 
héritage  faire  visenteir  par  ensengnement  de  justice,  pour  par  l'ensengnement 
et  ordonnance  de  ladite  justice  faire  répareir  et  détenir  ledit  héritage,  affin 
que  quant  ledit  orphenien  ou  autres ,  exlanl  hors  du  pays  comme  dessus ,  y 
voldroit  retourneir,  qu'il  le  truve  en  estât  deu  et  que  revenir  y  puist  dedens 
le  terme  que  la  loy  du  pays  porte,  parmy  payant  tel  deu  et  redevablité  ,  avvec 
réparation,  qu'il  seroit  troveit  par  loy  et  par  justice,  sens  fraude. 

Item  ,  et  s'il  estoit  que  aucuns  euyssent  achateit  par  ci-devant  aucuns 
héritaiges ,  et  que  iceulx  héritaiges ,  non  pas  par  le  coulpe  ou  négligence  de 
l'achateur ,  mais  pour  cause  des  guerres ,  euyssent  demoureit  vagues  et  en 
triexhes  par  aucune  espace  du  temps  et  sens  laboureir ,  fust  de  tout  ou  en 
partie ,  telement  que  ledit  achateur  n'y  auroit  point  pris  de  profit  ou  à  l'ad- 
venture  bien  peu ,  et  que  pendant  le  temps  de  ladite  reschosse  et  par  la  ma- 
nière dite,  le  vendeur  ou  autre  son  proisme  suffisamenl  fondé  y  volsist  re- 

i  Héritaiget  à  detnaiier.   Deux  paragraphes     fit  et  desnairs.  Ce  sont  donc  des  héritages  ea 
plus  loin  ils  sont  appelés  héritages  à  plain  prof-     plein  rapport. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


871 


venir  par  reschosse,  par  vertu  de  ces  ordinances,  sentans  que  lelx  héritages 
seroient  à  plain  proffit  et  desnairs ,  semble  de  raison  que  en  ce  cas  celuy  qui 
voldroit  faire  ladite  reschosse  y  pora  revenir,  en  payant  avvec  le  rembourse- 
ment du  principal  vendage,  par  la  forme  susdite,  audit  achateur,  la  rente 
d'une  année  ensieuvant.  Quant  az  réparations  et  remidremens ,  s'aucuns  en 
y  a,  l'articke  précédent  de  ce  fait  mention. 

Item,  tous  testa  mens  et  conventions  de  mariage ,  fais  par  ci-devant  et  dont  le 
jour  et  terme  d'approbation  d'iceulx  n'estoit  expireit  au  jour  delà  mort  feu  mon- 
dit  seigneur  de  Bourbon  ,  cui  Dieu  absoille ,  se  poront  approveir  dedens  troix 
ans  prochains,  commenchans  au  jour  de  la  publication  de  ladite  paix. 

Item,  semblablement  sera  fait  de  toutes  saisines,  prieses  et  non  expirées  à 
cedit  jour,  parmy  remboursant  et  payant  le  deu  d'une  année,  parquoy  ladite 
saisine  auroit  esté  priese,  avvec  les  fraix  et  remidremens,  par  ensengnement 
de  justice ,  ung  chascun  oy  eu  son  droit,  ensy  qu'il  est  de  raison. 

Item ,  tous  telx  deniers,  cens,  rentes  et  grâces,  que  le  pays  en  général  ou 
aucune  place  particuleire  puet  avoir  vendu,  depuix  le  trespas  feu  mondit  sei- 
gneur de  Bourbon,  que  Dieu  absoille,  et  jusques  au  jour  de  la  publication 
de  la  paix,  seront  payez  annuellement  en  tele  valleur  d'argent,  comme  pour  ce 
a  esté  payet  et  débourseit ,  et  se  pora  faire  la  reschosse  à  tousjours ,  selon  le 
contenu  des  lettres,  parmy  remboursant  autant  d'argent  et  à  tel  pris  qu'ilz  ont 
esté  payez  comme  dessus. 

Item ,  pour  la  seurteit ,  repos  et  solagement  d'une  chascun ,  a  esté  advisé 
et  conclu,  veu  le  contenu  de  la  neutralité ,  etc. ,  que  se  aulcuns  malvais  gar- 
nimens  et  personnages,  quelz  qu'ilx  soient  ou  fuissent,  venoient  de  nuyl  ou 
de  jour  ou  se  tenoienl  au  pays  pour  le  foulleir,  pillier  ne  faire  aucun  griff 
quant  adoncque ,  l'on  se  pora  et  devera  mettre  sus  ,  par  fourme  deyue  et  re- 
quise ,  parsuyr  les  malfaiteurs ,  mettre  la  main  à  la  clocque  et  de  tout  pro- 
cédeir  contre  eulx  ,  soit  par  appréhension  ou  plus  griflF,  se  le  cas  le  requirt , 
comme  ennemis ,  et  ce  que  fait  en  sera  en  ceste  partie  pour  la  deffense  du 
pays  et  des  subgez  d'icelui ,  sera  entièrement  le  fait  et  adveu  de  pays  en  gé- 
néral ,  et  en  seront  les  porsuyans  et  deffendeurs  contre  lesdits  ennemis  et 
malfaiteurs  porteiz  quittes  et  absoulx  de  seignorages  et  des  parties,  en  en- 
sieuant  les  cris,  publication  et  ordinances  que  pour  ce  en  ont  esté  faictes  par 
ci-devant  et  dont  il  est  notoire. 

Item,  pour  le  bien  publicque  est  advisé  estre  expédient  et  raisonnable, 


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87â 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


que  la  monoie  (loir  el  d'argent  soit  entretenue  d'un  pris  et  valeur  par  tout  le 
pays,  el  y  soit  également  priese ,  tenue  et  alow  ée  partout  az  cry  et  à  valuation 
de  mondit  seigneur. 

Item,  sur  les  remonstrances  faictes  à  cause  des  deniers,  accordez  par  vertu 
de  la  paix  et  autrement ,  à  quoy  ung  chascun  se  doit  par  raison  emplouer 
pour  la  satisfaire,  mesdils  seigneurs  des  estas  ont  advisé  et  conclu  que  tout 
persoene  ayant  office  laycale  ou  marchandiese  publicque,  en  quelcques  quar- 
tier que  ce  soit ,  sera  tenu  de  conlribueir  ausdites  assiezes ,  tailles  et  subven- 
tions, à  cause  de  ladite  marchandiese  publicque  ou  office  desseurdis,  sens 
quelcque  contredit  ne  reproche. 

Item ,  pour  ce  que  plusseurs  plaintes  ont  esté  bailliez  sur  le  fait  de  pam  ', 
que  fait  journelement  les  serviteurs  et  officiers  de  mondit  seigneur ,  tant  à 
poursuite  des  biens  procédaus  de  la  demaine,  comme  pour  deniers  promis ,  et 
pourquoy  lesdits  officiers  et  serviteurs  ont  de  nouvel  accoustumé  prendre  et 
avoir  grans  et  excessives  despens  pour  leur  sallaire ,  mondit  seigneur  at  déli- 
béré ,  conclu  et  accordé  que  quant  aucun  pain  sera  fait  dedens  aucun  village, 
posé  miesme  qu'il  y  euist  plusseurs  exécutions  ,  que  pour  ce  faire  et  exécu- 
teir,  l'on  paiera  seulement  ausdits  officiers  et  serviteurs  en  général  vingt 
palarscomons  pour  chascune  foix. 

Réservé  lousjours,  en  tout  ce  (|ue  dit  est,  la  haulteur,  supériorité  et  juris- 
diclion  de  mondit  seigneur  et  de  son  église  ,  avvec  son  interprétation ,  se 
quelcque  difficulté  ou  obscurreté  y  sourvenoit.  —  Ainsy  signé  :  Donné  par 
copie  extraite  de  la  principale  minute  par  moy.  — Ja.  de  Cambray. 

Item  ,  et  affin  que  ung  chascun  aient  plus  grande  occasion  de  bin  faire,  se 
remettre  sus  et  demoreir  au  pays ,  est  ordonné  que  Ton  ne  })ora  constraindre 
les  bannis  et  aubains  par  justice ,  sinon  ainsy  qui  s'ensiet  :  Assavoir .  que 
tous  bannis  et  aubains  contenteront  leurs  parties  de  ce  qu'ilx  leur  doibvenl  el 
dont  ilx  sont  condampneis,  la  moitié  à  Pasques,  et  l'autre  aile  Sainl-Remy 
prochain  venant,  ou  senon,  lesdits  termes  expireiz,  pour  chacune  foix  et 
de  chascun  terme ,  l'on  pora  procédeir  contre  eulx  par  exécution  de  corps  el 
biens  par  Tordinance  des  juges,  par  lesquelx  ilz  sont  condampneiz ,  les- 
quelz  auront  regart  à  la  faculté  des  personnes  et  à  la  disposition  des  choeses, 
pour  lesqueles  teles  condempnations  seront  incorues  à  la  bonne  foix. 

'   Pain j  saisie,  arrêt. 


ANALECTA  LEODIENSFA.  873 

liera,  el  pour  ce  que,  ledit  temps  durant,  plusseurs  debtes  et  obligations 
se  sont  faicles,  tant  par  les  corps  de  la  cité,  bonnes  villes  et  autres  subpés 
desdits  pays  de  Liège  et  de  Loz ,  aile  occasion  desqueles  ilz  ne  puevent  han- 
teir  ne  converseir  d'un  lieu  en  autre ,  sens  eslre  arresteiz  ne  empeischiés  à 
cause  d'icelles,  est  advisé  el  ordonné  pour  le  bin  publicque,  que  en  ladicte 
cite  el  chascune  desdites  bonnes  villes  et  autres  lieuz  el  places,  où  l'on  a  ac- 
coustumé tenir  marchiel,  ung  chascun  subgez  et  surséanl  desdils  pays  sera 
a  cause  desd.tes  debtes  el  obligations ,  sens  pour  icelles  povoir  eslre  aresté 
franc  el  quile  ung  jour  de  marchié  en  la  sapmaine.  à  la  détermination  de' 
mondit  très-redoublé  seigneur  et  jusques  à  son  rappale. 

Item,  que  les  députez  desdiles  ordinances  sur  le  quartier  de  Liège  facenl 
sérimenl,  es  mains  du  grant  raaieur  de  mondit  seigneur  en  sadite  cité,  de  bin 
et  léalment  excercer  leur  carge,  ensieuanl  leur  commission  sour  ce  donnée 
Fait  lei.je  jour  de  janvier  a»  HH-  et  XIH.  _  Ainsy  signé  :  Par  monseigneur 
en  son  conseil.  —  Ja.  de  Cambrai/. 

.archives  de  la  province  de  Liège  .  registre  du  grand  greffe 
des  échevins ,  n"  250 ,  case  1 5«. 


CXXXIV. 

COPPIE  DE  l'aPPOINTEMENT  DE  TONGRES  ,   DESROBÉE  PAR  LOYS  DE  VAULDRÉ  EN  LAN   1494  V 


■'l] 


Articles  conceuz,  à  la  communication  tenue  par  monseigneur  le  chancelier, 
monseigneur  le  comte  de  Nassou  ,  les  seigneurs  de  Beriches,  de  Molenbais' 
le  seigneur  de  Maigny ,  président  du  grand  conseil  et  autres  à  ce  commis 
par  mon  Irès-redouté  seigneur,  monseigneur  l'archiduc  d'Autriche,  duc  de 
Buigongne,  etc.;  avec  messires  Jehan  Arnoulds,  chancelier,  Martin  Vander 
Keelen,  Simon  de  Julliers,  docteurs,  chanoines  de  Liège,  Claude  de  Cilly, 

•   Louis  de  Vauldreou  Wadry,  était  capitaine  de  décembre  1194,  Wadry  s'empara  de  la  ville 

du  régiment  des  gar.les  de  Tarchiduc  Maximi-  de  Tongres,  qui  fut  rendue  à  l'évoque  de  Liège 

lien.  Le  régiment .  après  avoir  été  licencié ,  ra-  au  mois  de  janvier  de  l'année  suivante.  Voyez 

vagea  les  pays  de  Liège  et  de  Looz ,  el  au  mois  Bouille ,  tom.  II ,  p.  259. 

110 


PM'^ 


iJUH 


874 


ANALECÏA  LEODIENSIA. 


.nessire  d'hoslel ,  Harman  Typol.  majeur  de  Curinghe.i .  conse.ll.ers  de  mon- 
seipneur  de  Liëge,  Jehan  de  Meers,  jadit  mail.e  de  la  cité  de  Liège,  Hern.aii 
UlenbroMck,  bu.gmeslre  de  Sainclron,  Arts  Melders,  jadis  burgmeslre  de 
Hasselt,  députés  de  part  monseigneur  de  Liège  et  ceux  dudit  pays  de  Liège, 
sur  le  différent  estant  entre  le  roy  notre  sire ,  comme  ayant  enpr.s  et  advoue 
le  faict  de  la  prinse  de  la  ville  de  Tongres,  faict  par  Loys  de  Vaudrey,  escuir, 
et  ceux  de  sa  compaingnie  estans  dedans  ladite  ville  d'une  part ,  et  mondit 
seigneur  de  Liège ,  et  ceux  des  estats  dudit  pays  d'autre. 

Premier,  que  mondit  seigneur  de  Liège,  et  ceux  des  estats  dudit  pays  de 
Liège,  se  submettront  de  tant  ce  que  le  roy  notre  sire,  ayant  enpris  la  ma- 
tière dudit  diffèrent,  comme  dit  enl,  voudra  demander  à  mond.t  seigneur 
de  Liège  et  ceux  dudit  pays ,  à  cause  de  la  portion  et  des  «ubs.des  par  cy-de- 
vanl  accordés  au  roy  par  ceux  du  sainct  empire,  et  de  tous  douma.ges  et 
intèrest,  que  à  ceste  cause  le  roy  notre  sire  prétend  et  demande  à  monsei- 
rneur  de  Liège,  et  pour  lesquels  ladite  prinse  de  Tongres  at  este  faicte  au 
dict  et  ordonnance  de  messeigneurs  les  archevesques  de  Mayence  et  de  Cou- 
longne,  et  de  messeigneurs  les  ducs  Albrecht  de  Saxen  et  de  Juillets,  qui 
seront  à  la  prochaine  journée  devers  le  roy ,  à  Aix. 

Et  semblablemenl ,  le  roy  notre  sire ,  ou  nom  que  dessus  et  comme  ayant 
ad  voué  ledit  faict  se  submectra  sur  les  seigneurs  archevesques  et  ducs  dessus 
nommés,  de  ce  que  mondit  seigneur  de  Liège  et  ceux  dudit  pays  de  L.ege 
vouidroient  demander  pour  les  intèrest  et  doumaiges,  qu  .1  prétendent  leur 
avoir  esté  faict  par  ledit  Loys  de  Vaudrey  et  ceux  de  sa  compaingnie,  et  qu  ils 
ont  supporté  à  cause  de  ladite  prinse  de  Tongres  et  choeses  susdiU. 

Que  le  roy  et  mondit  seigneur  de  Liège,  et  ceux  des  estais  dudit  pays  de 
Lièpe  et  chacun  d'eux  seront  tenus  d'accomplir  ce  que  par  mesdits  seigneurs 
de  Mayence  et  de  Coulongne ,  de  Saxen  et  de  Julliers ,  ou  les  trois  d  eu^,.serat 
dit  et  ordonné  sur  les  différents  et  choeses  susdits,  et  de  ce  en  bailler  de» 
maintenant  leurs  lettres  et  seelz  en  bonne  forme. 

Que  moyenant  ceste  submission  ,  et  après  que  lesdites  lettres  en  seront  de- 
Hvrées  d'une  part  et  d'autre,  mondit  seigneur  de  Liège  et  ceux  qui  sont 
avec  luY  au  siège  devant  ladite  ville  de  Tongres,  se  lèvera  et  se  retireront. 
Et  le  roy  ferat  quant  et  quant  wyder  ledit  Loys  Vauldrey  et  ceux  de  sadite 
compaingnie  de  ladite  ville  de  Tongres. 

Que  Ion  ferat  cryer  en  ladite  ville  de  Tongres ,  avant  le  département  des- 


m 


ANALECTA  LEODIENSÎA. 


875 


dits  gens  de  guerre,  sur  payne  de  la  hart ,  que  nuls  d'eulx  n'emporte  aulcuii 
butin  ne  biens  appartenans  aux  manans  et  habitans  d'icelle  ville.  Et  se  aulcun 
estoit  trouvé  faisant  ou  avoir  faict  le  contraire,  il  seroit  constrainctà  restitu- 
tion ,  et  pugny  et  corrigé  par  ceux  qui  seront  commis  de  part  le  roy  à  faire 
vuyder  iceux  gens  de  guerre,  selon  que  dit  est,  sansdepport  ou  dissimuation. 

Que  tous  prisoniers  d'une  part  et  d'autre,  en  Testât  qu'ils  sont,  seront  dé- 
livrés, convictes  et  sans  payer  ranchon  ne  despens. 

Que  mondit  seigneur  de  Liège  ne  pourra,  ors  ne  en  temps  advenir,  de- 
mander ou  quereller  aulcune  choese  sur  les  corps  ou  biens  desdits  gens  de 
guerre  estans  dedans  ladite  ville ,  ou  qui  se  sont  mêlés  de  la  prinse  d'icelle , 
ne  aulcuns  d'eulx,  soit  qu'ils  soyenl  ses  subjects  ou  aultres,  pour  cause  de 
ladite  prinse,  ne  des  choeses  faictes,  advenues  et  commises  durant  qu'ils  ont 
esté  en  icelle  ville,  en  quelcque  manière  que  ce  soit,  mais  est,  sera  et  demeu- 
rera le  tout  aboly  et  conmie  s'il  n'estoit  advenu. 

Et  que  les  cédulles  et  les  obligatoires,  que  ledit  Loys  de  Vauldrey,  ou  autre 
de  ladite  compagnie,  estant  en  ladite  ville  de  Tongres,  ont  de  monseigneur 
de  Liège,  demeurront  en  leur  valeur  et  vertu,  tout  ainsi  et  pareillement , 
qu'il  estoient  auparavant  de  ladite  prinse  de  Tongres,  et  nonobstant  icelle  et 
ce  que  s'en  est  ensuyvy. 

Desquels  articles  at  esté  faict  rapport  à  mon  très-redoulé  seigneur  qui  les 
at  eu  pour  agréables.  Faict  à  Malines  le  diex-neuffième  jour  de  janvier ,  l'an 
mil  quatre  cent  quattre-vingt-quinze.  Ainsi  signé  :  Phs.  Et  un  peu  plus  bas. 
Moy  présent  :  Nvmay. 

MS.  de  JFachtendonck  de  la  bibl.  royale  de  Bmxelle». 


cxxxv. 

INSTRUIEIITUI    SUPER    EXAHINATIONE    CERTOKUM    TESTIUM    SUKMARIE    AD  PERHIBENDUM  SUAE 
VERITATIS  TESTIMONIA  SUPER  CONTENTIS  CUJUSDAM  ARTICULI    PRODUCTORUM  (  14  AUGUSTl 


1498). 


In  nomine  Domini  amen.  Universis  et  singulis  hoc  verum  praesens  publi- 
cum  instrumentum  visuris,  lecturiset  audituris,  palam  sit  notorium  et  ma- 


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876 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


877 


nifeslum,  quod  aniio  a  nalivilate  ejusdem  Domini  millesimo  qiiadringenlesimo 
nonagesimo  oclavo,  indiclione  prima  ,  mensis  augusli  die  décima  quarta , 
hora  primarum  de  mane,  pontificalus  sanclissinii  in  Chrislo  palris  et  domini 
noslri  domini  Alexandri  divina  providenlia  papae  sexli  anno  septimo  ,  in  nos- 
Ira  nolariorum  piiblicorum  et  leslium  infrascriptorum  ad  haec  vocalonim 
specialiler  et  rogalorum  praesenlia  personaliter  conslilulus   honorabilis  vir 
Aegidius  diclus  Gilkinel  Serval,  civis  Leodiensis,  tanquam  manburnus,  ul  as- 
seruit ,  seii  procuratornobiliset  slrenuiviri  domini  Uoberti  de  Marka,  mililis, 
domini  lemporalis  dominiorum  d'Esdain,  Florenge,  etc.,  et  eo  nomine  ibi- 
dem coram  nobis  nolariis  ac  testibus  infrascriplis  exposuit  et  narravit ,  qua- 
liter  alias  nobili  viro  domino  de  Foret,  tempore  ullimae  captionis  oppidi 
Sancli  Trudonis,  in  eodem  oppido  reperto  etcaplo,  alque  ad  civitalem  Leo- 
diensem  per  praelibalum  dominum   Robertum  de   Marcka  et  suos  captivo 
duclo,  ipse  dominus  de  Foret,  priusquara  ex  manibus  dicli  domini  Hoberli 
evadere  potuit,  fecisset  sibi  domino  Roberto  cerlas  promissiones,  fidem  prop- 
terea  dando ,  atque  cum  eodem  pro  summa  duorum  millium  florenorum  re- 
nensium  se  composuisset  et  ranlionasset,  necnon  alia  eidem  addixisset  et 
promisisset ,  quae  in  qiiodam  arliculo  gallico  idiomale  conscripto  per  eumdera 
obhoc  ibidem  exhibilo  in  médium  realiter  et  produclo,  plenius  et  diflFusius 
asseruit  conlineri,  cujus  siquidem  arliculi  ténor  sequilur  de  verbo  ad  ver- 

bum  et  est  talis  : 

c  Articulée  Gilkinet  Serval,  cilain  de  Liège,  comme  monbor  et  procureur  de 
noble  et  honnoré  seigneur  messir  Robert  de  la  Marck,  chevalier,  seigneur 
d'Esdain,  de  Florenge,  etc.  Et  dit  estre  choese  vraie  que  à  la  dernier  prinse 
de  Sainclron  la  ville  ,  mons^  du  Foret  fut  constitué  prisonnier  envers  ledit 
messire  Robert,  liqueil  S»^  du  Foret,  avant  son  département  de  Liège,  soy 
ranchonna  à  la  somme  de  deux  mil  florins  de  Rins  et  promist  sur  le  marchiet 
à  Liège,  par  sa  foid  pour  ce  corporelment  crantée,  en  la  main  dudit  messire 
Robert ,  ce  stipulant  et  acceptant  de  payer  ladite  somme  endedens  quinze 
jours  ou  à  plus  tart  dedens  trois  sepmainesadont  ensuyantes  et  lors  expirées, 
ou  de  soy  relivreir  prisonnier,  à  la  sommonche  dudit  messire  Robert,  en  la  cité 
de  Liège  ou  ailhors ,  où  mieulx  luy  pleroil  ;  et  que  de  ce  ledit  de  Forret  en  a 
fait  cognoissance  pardevant  gens  de  biens ,  dignes  de  foid  en  diverses  lieu  et 

par  plusseurs  foix.  > 

Quo  siquidem  articulo  sicut  praefertur  exbibito  et  leclo,  idem  Aegidius 


nomine quo  supra  sermonem  suum  conlinuando,  dixit  ulteri us  et  asseruit  ho- 
norabiles  viros  Petrum  de  Oca  in  villa  de  Juppilia  prope  Leodium  commo- 
rantem,  Pelrum  de  Becca,  Ludovicum  Garry ,  Henricum  Louhea  et   Wil- 
helmum  Louhea ,  fratres,  cives  Leodienses,  ibidem  adslantes  ac  propterea 
secumadductospraesentes  fuisse  dum  praeinserli  arliculi  contenta  accidissenl, 
illosque  eisdem  interfuisse  atque  de  illis  veram  et  indubilatam  nolitiam  seu 
scientiam   habuisse  et  habere.    Et  quia    praelibatus  dominus  Roberlus  de 
Marcka,  suus  dominus,  de  in  hujusmodi  arliculo  conlenlis  docere  alque  ea 
verificare  et  probare  habuil  et  liabet,  piumque  esset  veritali  leslimonium  per- 
hibere ,  rogavil  cum  inslanlia  eosdem  qualenus,  subeorum  et  cujuslibet  ipso- 
rum  propterea  praeslandis  juramenlis,  meram  verilatem  de  et  super  praein- 
serli arliculi  conlenlis  illorumque  circumslanliis  universis  dicere  et  deponere 
vellent.  Quiquidem  Pelrus  de  Oca,  Petrus  de  Becca,  Ludovicus,  Henricus  et 
Wilhelmus  praefati,  volentes  pelitioni  et  rogatui  dicli  Aegidii,  nomine  quo 
supra  procuraloris,  annuere  ac  veritali  leslimonium  reddere,  taclis  priusper  eos 
et  eorum  qucmlibet  sacrosanclis  Dei  in  imagine  Crucifixi  ac  praestilo  ab  eis 
et  eorum  quolibet  solemni  et  debilo  verilalis  juramenlo,  tali  videlicel  quod 
de  et  super  conlenlis  et  narratis  in  praeinserlo  arliculo  illorumque  circums- 
lanliis universis  puram  et  meram  dicerent  et  deponerenl  verilatem  ,  omnibus 
amore,  odio,  timoré,  prece,  prelio  ,  dono  et  fraude  seclusis ,  tanquam  testes 
dixerunletdeposuerunt,acdicuntetdeponunt,  antefaliscilicet  Pelrus  de  Oca, 
Pelrus  de  Becca  et  Ludovicus  Garry,  contenta  et  narrata  in  hujusmodi  arti- 
culo fuisse  el  esse  vera,  indeque  veram  et  indubilatam  nolitiam  habuisse  et 
habere  ac  se  illis  inlerfuisse  alque  ea  ila  fieri  vidisse  el  audivisse  ac  conligisse 
et  accidisse,  proul  in  eodem  arliculo  conlinelur  el  narralur.  Praelibati  vero 
Henricus  Louhea  el  Wilhelmus  Louhea,  ejus  fraler,  sub  eorum  praelactis  prae- 
laclis  praeslitis  juramenlis  allestati  suul  et  deposuerunt  el  alteslantur  el  de- 
ponunt  sibi  de  praeinserli  arliculi  conlenlis  tanlum  constare  alque  verum 
esse,  quod  cum  alias  dominus  de  Foret,  in  praeinserlo  articulo  menlionatus, 
perstrenuum  mililem  dominum  Robertum  de  Marcka  ac  suos  captus ,  ipsius- 
quoque  domini  Roberli  captivus  essel,  ipsique  testes  in  domo  Pétri  de  Oca  , 
infra  civilatem  Leodiensem ,  in  qua  reverendus  pater  dominus  abbas  Sancli 
Trudonis  eo  tune  captivus  detinebatur,  caplivorum  custodes  seu  conservatores 
existèrent ,  idem  dominus  de  Foret  venit  quadam  die  ad  diclam  domum ,  lo- 
quens  hilari  vultu  ac  dicens  ad  dictum  dominum  abbatem  Saucli  Trudonis, 


878  ANALFXTA  LEODIENSU. 

,.  quod  mafiDo  caudio  esset  affeclu»  el  tolus  jucuudu»  effeclus ,  quia  illo  die 
„  subcerlis  pron.is,ionib«s  relaxalus  essclel  a  c.vilale  Leodien».  rccedere  de- 
„   berel.  Promiserat  enim ,  in  manibus  dicli  do.uini  Uobcrli ,  s.b.  hdem  prop- 
,  terea  dand,.,  de  sollicilando  el  solvendo  infra  quindecim  d.es  aul  ad  omne 
,.   lardius  infra  1res  septin.anas  luuc  fuluras  suam  ransionem  aul  de  «;  redc.be- 
„   rando  ad  omnem  dicli  domini  Robcrli  requisilionem.  ..  Quod  d.clus  abbas 
audiens  el  eumdem  a  civilale  Leodiensi  recessurun.  inlell.gens    ipsun.  hun,.- 
I.ler  roratum  habull,  ul  sui  memoriam  prae  se  ferrel  alque  pro  l.beral.one  el 
relaxalione  lum  sua  quam  ipsius  abbalis  apud  a.nicos  insislerel  el  lol.s  cona- 
libus  laborarel.  Quod  diclu»  don.inus  de  Forel  praefalo  abbal.  se  faclurun. 
addixil  Cl  pollicilus  fuil.  Ac  procura.o  sibi  dominas  de  Forel  equo  une  per 
praenominalu...  Pelrum  de  Becca,  sub  pro.nissionibus  praelacUs ,  a  c.v.Ule 
Leodiensi  recessil.  El  aliud  .le  conlenlis  in  praeinserlo  arl.culo  nesc.unl  lesles 
ipsi  omnes  el  sin„uli  deponcre,  quamv.s  lamen  super  praem.ss.s  omnibus  e 
sLn.lis  illoruniqûe  circumsUnliis  el  dependenU.s  un.vers.s  d.l.genler  tuennl 
nlerroRali  el  examinai. ,  affirman.es  se  praemissa  omnia  el  s.ngu.a  dcposu.sse 
pro  ...era  veri.ale  in  lueem  rediceuda  ,  on..,ibus  odio,  amore ,  Umore    favore, 
dono,  p.ece,  pre.io,  ranco.e,  dolo  alque  fra..de  seclus.s  pen.lus  el  rejecli». 
De  el  super  qu'bus  praemissis  omnibus  el  s.nculis  dic.us  Aeg.d.us,  nomme 
que  supra,  siïia  nobis  noUriis  publiais  ioftascripUs  unun.  vel  plura  publ.cu.n 
seu  publica  Geri  alque  confici  pel.il  inslru.uenlun.  cl  mslrumenta    Ac  a  fue- 
runl  haec  Leodii .  sub  anno ,  indiclione  ,  mense,  die,  hora  el  ponUhcalu  qu.- 
bus  supra,  praesenlibus  ibidem  honorabilibus  el  discreUs  v.ns  Johanne  le 
Bélier  elUurenlio  de  Lemborche,  clericis  Leodiensis  d.occes.s,  lesUbu. 
fide  difinis  ad  praen.issa  vocalis  special.tcr  et  .  ogalis. 

H  lo  Sillianus  Garrv,  clcricus  Leodiensis.  publ.cus  sacr.s  apos.o  .cael  .m- 

periali  auc.or.lalibus  ne'cnon  insigniseccleMac  venerabil.sque eu. .ae  Leod.ens.s 

Larius  juralus,  qu.a  exposi.ioni,  narralioni ,  asscrl.on. ,  prae.nse...  ar..cul. 

exhibilioni  nccnon  praefalorum  leslium  produclioni,  rccepl.on.  el  exam.na- 

lioni  aliisque  praemissis  omnibus  el  singulis,  dum  sicul  praem.lt.lur  he.enl 

et  aperentur,una  cun,  meo  connolario  infrascripto  ac  lesUbus  supranom.na- 

,i,  .nterfui,  eaque  s.c  fieri  scivi ,  vidi  cl  audivi,  idcirco  hoc  praesens  pu- 

blieum  inslrumenlum  manu  mea  propria  scriplun. ,  unacum  praefalo  et  .n- 

trascripto  meo  connolario ,  exinde  confeci  el  in  hanc  publ.ca.n  tormam  rcdegi , 

signoque  ...ajori  el  nomine  meis  soliliset  consuelis  subscr.ps.  el  s.gnav. ,  .n 


ANALECTA  LEODIENSI  A. 


879 


fide.n  ,  robur  et  leslimonium  omnium  el  singuloruin  praemissorura  ,  rogalus 
pariter  et  requisit.is. 

yircMves  de  la  province  de  liège ,  registre  de  t'ancienne 
catlièftrfite de  S'-LambcH  ,n»ll5,/b/.  ôSverto. 


CXXXVI. 

Jl'LII  II  BULLA    EXECUTORIA  SENSENTIAE  PAULI  II  ,   DE  DISPOSITIONE  OMNIUM  OFFICIORUM  PRO 
EPISCOPO  LEODIENSI  JOANNt   DE    HORNE  ,    DATA    DIE    1'    NOVEMBRIS    1504. 


Julius  episcopus,  servus  servorum  Dei.  Dileclis  filiis  Coloniensis ,  S.  Pétri 
Lovaniensis  ac  S.  Gudulae  Bruxellensis .  Leodiensis  el  Cameracensis  dioecesis, 
ecclesianim  decanis,  salulem  el  aposlolicam  benediclionem.  Humilibus  sup- 
plicum  volis  libenler  annuimus,  eaque  favoribus  prosequimur  opporlunis. 
ExhibiLa  siquidem  nobis  nuper  pro  parle  venerabilis  fratris  noslri  Joannis 
episcopi  pelilioquae  conlinebal,  quod  cum  olim  ex  dura  gravissimarum  dis- 
cordiarum  el  dissidioruin  commolione  inler  bonae  raemoriae  Ludovicum , 
episcopum  Leodiensem  dura  in  humanis  ageret ,  et  adhuc  eleclus  esset  Leo- 
diensis ex  una,  et  dilectos  filios  magislros  civium  ,  scabinos,  burghimagistros , 
rectores,  juratosetcommunitatera  civilalis Leodiensis,  et  universitales  oppido- 
rum  de  Tongris  el  de  Sancto  Trudone  patriae  Leodiensis ,  necnon  Loscastri , 
Hasselt,  Beringhen ,  Eyck,  Sloeckhem  ,  Bree ,  Heerck  el  Bilsen  coraitatus 
Lossensis  ,  et  aliorum  locorum  ipsorum  adjacentes  aliosque  omnes  el  singulos 
in  hoc  consorles  ex  altéra  parlibus ,  super  quibusdam  juribus,  jurisdiclio- 
nibus  et  aliis  lune  expressis.  orla  maleria  quaeslionis,  el  successive  scandala 
subsecula ,  civilasque  Leodiensis  ac  alia  oppida  et  loca  hujusmodi  propterea 
primo  ordinaria  ,  et  deinde  apostolica  auclorilatibus  ecclesiaslico  inlerdicto 
supposila  ,  et  tandem  ab  illo  quod  aliquamdiu  observalum  fuerat,  ad  eamdem 
sedem  appellatum  fuisset ,  el  felicis  recordalionis  Pius  papa  II ,  praedecessor 
noster  bonae  memoriae,  Pelrum,  Tirasonensem  eleclum,  el  Sancli  Sixli  pres- 
bylerum  cardinalem,  lune  causarura  apostolici  palalii  audilorem ,  ad  parles 
illas  pro  hujusmodi  litibus,  quaeslionibus  ac  scandalis  sedandis  et  componen- 


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ANALECTA  LEODIENSIA. 


ANALECTA  LEODIENSIA. 


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(lis  sub  cerlo  modo  et  forma  nuntium  suum   destinaverat;  ipseque  Pelnis , 
cardinalis,  tune  auditor  et  nuntius,  poslqiiam  super  quibusdam  attentalis 
senlenliam  promulgaverat ,   legitimo  sui>er  his  habito  processu  ac  terminis 
omnibus  qui  conservari  consueverunt  servalis,  cum  parles  ad  concordiam 
reducere  aliquamdiu  tentassel,  sed  humano  generis  inimico  lurbante  .  suum 
in  ea  parle  proposilum  perficere  non  valens,  dicto  Pio  praedecessore  univer- 
sae  Garnis  viara  ingresso ,  piae  memoriae  Paulo  papa  secundo,  eliam  praede- 
cessori  nostro  processum  ,  causam,  jura  et  raliones  ambarum  parlium  juxta 
suam   commissionem    fideliter  relulisset ,  idem   Paulus  praedecessor    nosler 
post  nonnullorum  terrainorum  de  mandalo  ejus  eliam  peremptorie  assigna- 
tionem  ,  ad  ulteriora  in  hujusmodi  causa  rite  procedens,  de  consensu  fralrum 
suorum  cardinalium  per  suam  quam  in  scriptis  lulit  delinilivam  senlentiam , 
inler  alia  verum  et  plénum  dominium ,  etc.  ».  Et  condemnavil,  prout  in  lil- 
lerisejusdem  Pauii  praedecessoris  indeconfectisdicitur  plenius  contineri.  Cum 
antea  sicul  eadem  petilio  subjungebat  diclus  Joannes .  episcopus,  dubitet  ne 
magislri  civium,  scabini,  burgimagislri ,  redores,  jurali,  communilales  etalii 
litis  consortes  praefalae,  velint  reverenter  parère,  et  de  contenlis  in  ea  débite 
satisfacere,  prout  lenentur  ,  pro  parte  islius  Joannis  episcopi  nobis,  (|ui  diclo 
Paulo  praedecessore,  sicut  Domino  placuit,  ab  bac  luce  substraclo,  fuimus  di- 
\ina  favente  clementia ad  apicem  sui  apostolatusassumpli,  fuit  humiliter  suppli- 
calum  ,  ut  ei  super  boc  de  oportuno  remedio  providere  dignaremur.  Nos  ita- 
que  ad  quos  spécial  sententias  praedecessorum  noslrorum  débile  execulioni 
demandari  et  illas  firmiler  observari  facere ,  hujusmodi  supplicalionibus  in- 
clinali ,  discretioni  veslrae  per  aposlolica  scripla  mandanms,  qualenus  vos  vel 
duo  aut  unus  vestrum ,  poslquam  de  lilteris  et  senlenlia  hujusmodi  vobis  legi- 
lime  constilerit,  per  vos  vel  alium  seu  alios  senlentiam  ac  lilleras  hujusmodi , 
ubi  et  quando  expedire  videretis  ,  aulhoritale  noslra  solemniler  publicantes 
et  debilae  execulioni  demandantes,  facialis  ipsum  Joannem,  et  pro  tempore 
existenlem  episcopum  Leodiensem,  jurisdiclionibus,  imperii»,  inslitutionibus 
et  aliis  praemissis  dictae  ecciesiae  adjudicalis ,  ut  praefertur  juxla  praefatarum 
litterarum  et  sententiae  dicli  Pauli  praedecessoris  lenorem ,  pacifiée  frui  et 
paudere.  ac  omnia  et  singula  in  dicla  senlenlia  conlenla  firmiler  observari , 
non  permittenles  eumdera  Johannem,  et  pro  tempore  existenlem  episcopum 

'   Ut  supra  in  praecedenli  senlenlia,  de  verbo  ad  verbum  usqne  ad  finem  vide  ,  p.  548  el  639. 


Leodiensem  ac  ejus  officialem  super  illis  per  magistros  civium ,  scabinos ,  bur- 
gimagislros,  redores,  juratos,  communilales,  et  eorum  lilis  consortes  prae- 
dictos .  aut  aliquot  ex  eis  qiiomodolibel  impediri  vel  moleslari  :  et  insuper 
legilimis  super  his  nos  habendis  servalis  processibus  eos  loties  quolies  expe- 
diret ,  aggravare  curelis ,  contradictores  per  censuram  ecclesiasticam  appella- 
tione  poslposita  compescendo,  invocato  ad  hoc ,  si  opus  fuerit,  auxilio  brachii 
secularis ,  non  obslantibus  recolendae  memoriae  Bonifacii  papae  octavi  simi- 
liter  praedecessoris  noslri,  qua  inler  alia  cavetur  ne  quis  extra  suam  civitatem, 
vel  dioecesim  in  cerlis  casibus  exceptis,  et  illis  ultra  unam  dielam  a  fine 
suae  dioecesis  ad  judicium  evocelur  :  seu  ne  judices  a  sede  praedida  deputati 
extra  civilalem,  aut  alii  vel  aliis  vices  suas  commiltere  praesumant,  dum- 
modo  ultra  duas  dictas  aliquis  authorilate  praesentium  non  trahatur  cum  aliis 
constitulionibus  et  ordinalionibus  apostolicis  conlrariis  quibuscumque  ;  aut 
si  magistris  civium,  scabinis,  burgimagislris,rectoribus,  juratis,communitatiet 
aliis  lilis  consorlibus  praefatis,  vel  quibusvis  aliis  communiler  vel  divisim  ab 
eadem  sit  sede  indultum,  quod  inlerdici,  suspendi  vel  excommunicari,  aut 
extra  certa  loca  ad  judicium  evocari  non  possunt  per  lilleras  aposlolicas  ,  non 
facientes  plenam  et  expressam  ac  de  verbo  ad  verbum  de  indulto  hujusmodi 
mentionem.  Datum  Romae  apud  sanctum  Pelrum,  anno  incarnationis  domi- 
nicae  millesimo  quingentesimo  quarto,  kalendis  novembris,  pontificatus 
nostri  anuo  primo. 

MS.  de  ffachtendonck,  de  la  biblioth.  royale  de  Bruxelles. 


EXPLICIT. 


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TABLE  DES  MATIÈRES. 


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Pages. 

Introduction.  Notices  sur  la  vio  et  les  écrits  de  Jean  de  Los ,  Henri  de  Merica  et  Theodo- 

rious  Failli,  etc y 

I. 

Johannis  de  Los,  abbatis  S.  Laurentii  prope  Leodium.  chronicon  rerum  gestarnm  ab 

anno  MCCCCLV  ad  annum  MDXIV l 

Prolopus  auctoris 3 

Ludoviciis  Borboniiis  fit  episcopus  Leodiensis 5 

Oppida  patriae  Leodiensis  maniburnum  optant 6 

Ludovicus  episcopus  Leodium  intrat ib. 

Ludovici  Galliae  Delpliini  fuga ib. 

Daventriae  obsessio ib. 

Episcopus  petit  subsidium 7 

Mors  patris  Ludovici  Borbonii ib, 

Piiorinariuni  erigitur ib, 

Kikenpois  emitur ib. 

Kpiscopus  ex  Trajecto  Leodium  venit ib. 

Mors  Johannis  de  Hensberch  episcopi,  Legationes  Leodium  roissae 8 

Mûri  exaedificatio  super  gradus  rétro  chorum  saneti  Lamberti.  Spectacula     ....  ib. 

Leodii  cessatur  a  divinis ib, 

Procuratorum  insolentia ib. 

Procuratores  et  eccicsiastici  a  vili  plebecula  percutiuntur 9 

Derisio  curiae  spiritualis fO 

Querelae  apud  episcopum  deponunlur  contra  ipsius  ofliciales ib. 

Raso  de  Heers \\ 

Episcopi  officiâtes  mulctantur ib. 

Ad  Annulum  palatii  episcopus  vocat  Lossenses 12 


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TABLE  DES  MATIÈRES. 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


885 


Episcopi  in  Mechliniam  profectio 

Rex  Franciae,  Leodienses  minaus,  placatiir 

Leodicnsiiiin  legalio  in  (•alliam * 

jntei-dictum 

Diaeta  in  Trajecto ' 

Episcopus  o\i{ïit  contum  millia  florenoruni  aureorum 

Trajectum  tiansfeiri  juhet  curiani  et  capituluni 

Legatus  régis  Franciae  Leodiuni  venit 

Apostolici  legali  intercessii  relaxatnr  interdictuni *" 

Episcopus  I.eodinni  reveisus  inox  Trajectum  commigral »  * 

Discordia  inter  Rasonem  de  Heers  et  Johannem  de  Hamalia ^" 

Datinenses 

Praedicatoribus  et  Minoritis  poenitentia  iniposita  oh  inlerdiclum  ab  ipsis  non  servatuni.  \9 

Dux  Burgnndiae  meditatur  expeditioneni  contra  Turcos '"• 

Abbas  S.  Jacobi  corani  legalo  citatur ^ 

ai 
Sententia  contra  Leodios  lala 

Castrum  de  Reyde  expugnatuni *"' 

Seditio  Dionanti.  Everardus  de  Marcha J* 

Advocati  usnrpatio *     '     * 

Marcus  Badensis,  inamburnns  civitatis '"* 

Episcopus  venit  Huyuni  et  subdiaconus  consecralur 23 

Maniburni  in  civitatem  ingressus ** 

Gapituhini  mainburnuni  acceptare  differt *^ 

Interdictum  resumendum *"* 

Clerus  civitate  clam  exit ™ 

Sedes  absenlium  invaduntur |"- 

Marchio  de  Baden  urbeni  ingreditur •  "*' 

Leodiorum  in  belle  temeritas 

Her\iae  incendium *  • 

Falcomontis  obsidio.  Fugam  capit  mamburnus ** 

Meffiae  cum  prioratu  combustio *"• 

Pugna  cum  Limburgensibus ^ 

Leodii  succumbunt  in  Montenaken j*»- 

Montenaken  incenditur '"• 

Actio  de  pace  inter  episcopum  et  cives  constituenda 30 

Castri  de  Heers  incendium p* 

Colubrissarii 

Puerorum  insolentia *'*' 

Belli  praesagium **• 

Decollatio  Aegidii  de  Mess,  advocati  de  Graus  et  Johannis  Carpentier 36 


Puges. 

Pax  proclamala ^ 

Cohibrissariorum  improbitas.  Adversarii  pacis  .     • 37 

P(«tis :k 

Legatio  Leodii  ad  summun  pontilicum  et  ad  Philippum  Burgundiae  ducem    ....  ib. 

Ducenta  millia  florenorum  a  Leodiis  duci  Burgundiae  solvenda 39 

Dionantum  expugnatum 40 

Fecialis  a  duce  Carolo  ad  Leodienses  missus 4i 

Adversi  exercitus  de  pace  locuturi  conveniunt 42 

Centum  et  nonaginta  millia  florenorum  a  Leodiensibus  duci  Burgundiae  solvenda    .     .  43 

Novorum  motuum  initia 44 

Decollatio  Piron  Steen ib. 

Decollatio  Johannis  Carpentarii 45 

Leodiensium  obsides  in  Brabantia  detenti ib, 

Adventus  episcopi  de  Trecis  ad  Leodium 46 

Taxatio  civium  pro  obsidibus  liberandis 47 

Scelerum  pactiones  et  societates  a  Razone  conflantur ib, 

(^roli  ducis  Burgundiae  ad  Leodienses  legatio ib. 

Cives  nonnuli  morte  mactati 48 

Auctor  hujus  historiac  Leodium  adductus 49 

Quid  Raso  matri  ipsius  pro  marito  supplicanti  responderit ib. 

De  Colubrissariis  Hasseleti  supplicium  sumitur 50 

Leodium  refugium  malis  et  facinorosiis  hominibus ib, 

Obsidum  in  Brabantia  detentorum  querelae 51 

Huyum  a  Leodiensibus  expugnatum ib. 

Trudonopolis  obsessa 52 

Pugna  ante  Brustem ih. 

Succumbunt  Leodienses ih. 

De  pace  ineunda  Leodiensium  consilium ib. 

Condonationem  admissorum  contra  Carolum  petunt  Leodienses 53 

Conditiones  pacis  Leodiensibus  propositae ib. 

Garoli  adventus  ad  S,  Laurentium 54 

Leodium  intrat  Carolus ib, 

Exules  et  profugi  ad  urhem  revocantur ib. 

Pecuniae  Carolo  duci  solvcndae ib. 

Novem  civium  decollatio 55 

Reditus  episcopi  in  urhem ib. 

Ecclesiae  fidejussores  pro  pecunia  duci  solvenda ib. 

Apostolicus  legatus  Leodium  venit 5(j 

Interdicti  relaxatio 57 

Exequiae  Philippi  ducis  Burgundiae ib. 


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TABLE  DES  MATIÈRES. 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


887 


Carolus  Margaretam,  sororem  régis  Angliae,  in  uxorcm  accipit 

Colubrissarii 

Fugitivi  Leodiiim  reduces  novas  turbas  excitant     . 

Carolus  Leodium  obsidet " 

Tentorii  diicis  incendium 

Leodium  capitur 

(iarolus  nulli  parcit 

Sacra  profanantur 

Incendia 

Trajectenses  civitatatis  Leodiae  spoliatores 

Trajectenses  ponteni  Archarura  demoliuntur ;     .      . 

Brabanti  corpus  Sancti  Lamberti  non  potuerunt  transferre 

Ecclesia  Sancti  Lamberti  reconciliatur •     • 

Fredericus  de  Witthem •     • 

Dux  aureum  leonem  exigit  pro  domorum  restauratione 

Carolus  Gandavum  sibi  subjicit 

Uxor  ducis  Gelriae  soror  Ludovici  Borbonii  moritur 

Legatus  apostolicus  expensa  recipit 

Ecclesia  monasterii  Vallis  S.  Lamberti  combusla.  Curia  Leod.  Trudonopolim  translata. 

Donarium  ab  Humbercurtio  in  ecclesia  S.  Lamberti  factum .     . 

Castrum  Frederici  de  Witthem  obssessuni 

Pax  Leodii  proclamata 

Bona  ecclesiarum  arrestantur  in  Brabantia •     • 

Ludovicus  Borbonius  Leodium  redit 

Episcopus  Trajectum  petit 

Carolus  civitati  minatur,  nisi  promissa  solvantur 

Commissarii  a  Carolo  Leodium  missi  ad  destruendos  muros  civitatis 

Juxta  Sancti  Martinum  mûri  manent  illaesi 

Talhia  civibus  imposita 

Latrunculis  exulibus  resistitur 

Donaria  a  Carolo  ecclesiae  Sancti  Lamberti  facta 

De  Payege  ex  Leodio  in  Hannoniam  vocatus 

Ducenti  rhenenses  ab  ecclesiis  exiguntur 

Moritur  Paulus  IL  It.  Abbas  S.  Jacobi ,  et  episcopi  suttraganeus 

Imperator  Fredericus  III  in  Turcos  bellum  moturus,  décimas  petit 

Comètes 

Novum  ab  Humbercurtio  ecclesiae  S.  Lamberti  donarium  oblatum 

Carolus  dux  Gelriam  invadit 

Congressus  Caroli  ducis  et  imperatoris 

Pestilentia 


Pige» 

58 

ib. 

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59 

60 

ib. 

61 

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60 

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ib. 

68 

ib. 

70 

ib. 

ib. 


l'aies. 

Mors  abbatis  S.  Laurentii 70. 

Carolus  Nuciani  frustra  obsidet ib. 

Willielmus  de  Arenberch 71 

Ricardum  vicarium  episcopi  occidit ib. 

Amoldus  Diest  abbas  S.  Jacobi ib. 

Nicolaus  Dene  abbas  S.  Huberti 72 

Induciae  inter  regeni  Franciae  et  ducem  Carolum ib. 

Carolus  Nanceium  obsidet ib. 

Comes  S.  Pauli  capite  plectitur ib. 

Carolus  succunibit ib. 

Guido  de  Ilumbercourt  et  Wilhelmus  Hugonetus  capite  plectuntur 73 

Caroli  décréta  Leodii  rescinduntur 74 

Humbercurtii  bona  coniiscata ib. 

Mûri  civitatis  reparantur .     .  ib. 

Olliciatorum  restitutio ib. 

Raso  ab  exilio  redit ib. 

Wilhelmus  de  Marcha  factus  scultetus  major 75 

Poena  traditorum  episcopi ib. 

Clerici  degradatio  et  decollatio > ib. 

Tilmannus  Waldorey  subvillicus ib. 

Ghiis  de  Kan  Lossensis  patriae  scnescallus ib. 

Primi  magistri  civiuni  post  urbis  excidium ib. 

Reflorescit  civitas ib. 

Maximiliano  imperatori  nubit  Maria  Caroli  fdia 76 

Rex  Franciae  Avennas  suae  subjicit  potestati ib. 

Adolphus  Gelriae  princeps  custodia  liberatus  exercitui  praeficitur ib. 

Auctor  hujus  chronici  monastcriuni  Sancti  Laurentii  ingreditur ib. 

Walterus  Chabotteal  plecitur  capite 77 

It.  Petrus  Rocha  et  Ludovicus  de  Seal ib. 

Huberti  suffraganei  legatio ib. 

Episcopus  in  Gelriam  proficiscitur ib. 

Wilhelmi  de  Marcha  defectio ib. 

Peronis  revectio "8 

Maximilianus  Gelriam  intrat ib. 

Maximiliani  reditus  in  Brabantiam ib. 

Ipsius  Victoria  apud  Morinensem  civitatem ib. 

Wilhelmus  de  Marcha  episcopi  hostis 79 

Maximilianus  Namurci  suscipitur ib. 

Wilhelmus  de  Marka  in  exilium  relegatur ib. 

Pax  inler  regem  Franciae  et  ducem  Maximilianum 80 


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888 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


889 


P.ge». 

80 
Hullariorum  motus 

Episcopus  Clugiensis.  legatus  apostolicus  coUigil  décimas  in  subsidiuiii  loiilra  Tiirtos.  ib. 

Johannes  Laot,  astrolopus,  annum  misemmnm  praeditit °* 

Pugna  inter  episcopum  Leodiensis  et  Wilheliiiuni  Maïkaniim ***• 

t^regia  indoles  Johannis  de  Horn ^ 

Mors  Ludovici  Borbonii 

Wilhelmi  Markani  in  eivitaten>  irtgressus ***' 

Ex  quibus  conflatus  exercitus  ipsius |"* 

Maximilianus  Trudonense  oppidum  inlereipil "** 

Mariae  ducissae  mors • 

Oppidum  Lossense  capitur *"* 

Hasselense  oppidum  expugnatur '"* 

Tentatur  Lcodium  iteruni  sed  frustra *** 

Tungrenses  cum  hostibus  eomponunl |"* 

Everardus  de  Marka |"* 

Wilhelmus  de  Marka  villam  de  Landen  invadit "*• 

Sepultura  episcopi  Lud.  Borbonii "** 

Johannes  de  llom,  episeopus  electus ^ 

Everardus  de  Marka  Trajectenses  persequitur.  Belli  calamitates ib. 

Obsident  Brabanlini  castrum  de  Ilollongh "...  86 

Markano  elades  illata  a  Brabantinis ••'• 

Magistri  civium  de  pace  loquentes  capite  plectuntur 88 

Ecclesiae  de  Alken  combustio.  Herck  comburitur ib. 

Ecclesiae  de  Aspe  combustio 'b. 

Incendium  monasterii  S.  Laurentii "*. 

Monasterium  ab  ineendio  per  dominos  de  Marka  liberatur 89 

Maximilianus  Tungrim  intrat •  ">. 

Blisiae  expugnatio ,  et  sedes  ante  Huyum M). 

Pax  proclamatur *b. 

Oppidum  Peer  capitur 'b. 

Discordia  inter  Trajectenses;  urbis  expugnatio 90 

Philippus  comes  Flandriae ">. 

Margareta  Carolo  régi  desponsatur ">. 

Pestilentia  ingens  maxime  in  monasterio  S.  Jacobi ib. 

Jacobus  de  Croy,anti-episcopusnititurepiscopatum  transferre 91 

Foedus  inter  Wilhelmum  et  Johannem  de  Horn ib. 

Wilhelmi  Markani  captivitas 9Î 

Capite  plectitur ">. 

Gisbertus  in  quatuor  partes  dividitur ib. 

Amici  Wilhelmi  Markani  vindictam  sumuDt  de  hostibus ib. 


Pages. 

Castrum  Stockhem  capitur 92 

Pacis  foedera  non  coëunt ib, 

Hasselt  capitur 93 

Oppidum  S.  Trudonis  capitur ib. 

Ghiis  de  Kan  tvrannus ib 

Curinghen  capitur i ih. 

Decollatio  Pétri  Rocha ib. 

Ghiis  de  Kan  exercitum  ex  Francia  contlat ib. 

Castri  apud  S.  Waiburgem  demolitio 94 

Mors  Ghiis  de  Kan ib, 

Robertus  de  Marcha  fugit ib, 

Sepultura  horribilis  Ghiis  de  Kan  et  Pétri  Rocha ib. 

Abbas  S.  Trudonis  carcere  liberatur 95 

Ordinatio  missae  specialis,  quae  fit  prima  feria  sexta  posl  Pascha  ....*....  ib. 

Leodii  obsessio  prope  Carthusienscs ib. 

Carthusiani  coenobii  incendium  et  spoliatio ib. 

Obsidio  ante  Franchimont 96 

Solvitur  obsidio ib, 

Everardus  Leodium  obsidet : 97 

Gilkinet  et  Parvus  Pctrus  civitatis  traditores ib. 

Capitur  civitas  et  spoliatur ib. 

Occiduntur  comes  de  Horn,  Raso  de  Waroux,  Nicolaus  Kortenbach,  et  Tilmanus  de 

Waldorey ib. 

Reparatio  castri  de  Coclmont ib. 

Frederici  adventus  in  Flandriam 98 

Albertus  dux  Saxoniae  Maximiliani  vicarius.  Philippus  Clivensis ib. 

Jacobus  Croyus  anti-episcopus ib. 

Leodienses  scse  Francis  submittunt 99 

Octoginta  cives  rclegantur ib. 

Sorores  sanctae  (^arae ib. 

Carthusiae  reparatio ib. 

Captivi  solvuntur ib. 

Nova  processio  in  tnmslatione  S.  Lamberti ib. 

Apud  S.  Lambertum  reliquiae  populo  ostensae 100 

Robertus  de  Marcka  Trajectum  tentât ib. 

Philippus  Clivensis  Trudonense  oppidum  oppugnat ib. 

Arnoldus  de  Beerloo;  ipsius  mors ib. 

Thenae  capiuntur 101 

Episcopus  a  suis  expulsus  recipitur ib. 

Coelmont  diruitur ib. 

112 


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890 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


Pax  inter  cpiscopum  et  Arenbergenses 

Episcupus  civitatem  impugnat 

CastrumdeMilhemctdeSeyneetEyckcapiuntur '  ' 

Philipjuis  (hix  Burgiindiae  in  comitalu  Naimircensi  inaufjiiratiir »*• 

Arenbergenses  frustra  Dionantum  impiignant 

Pugna  inter  episcopum  et  Arenbergenses  in  Zonboven *^ 

Seditio  Leodii '^ 

Engelbertus  Nassauvius  mamburnus 

Vacat  populus  spectaculis 

Jacobiis  de  Croy  in  civitateni  intromittitur ]  ' 

Robertiis  cum  exercitu  civitateni  intrat '  * 

Robertus  mainburnus 

Campiniae  vastatio |  * 

Hasselt  impugnatur* 

r  ib- 

Famés 

106 
Belluni  intestinum 

ini  inopia 

Dux  Saxonum  pluries  Leodium  tentât '"' 

Periculuni  mortis  Johannis  de  Horn  episeopi *     *     *       \' 

Jacobi  Vellerou  mors 

Rivagiensinm  famés  et  traditio \  ' 

Episcopi  traditores  decollati *  * 

Belluni  cum  Tungrensibus 

Induciae 

Traditio î^ 

Sedes  ante  Dionantum  et  Cennacum •         | 

Dux  Gelriae 

Pax  inter  episcopum  et  Arenbergenses *     *     '     *  î/ 

Episcopus  diù  expulsus  in  suam  redit  civitatem ||*- 

Galopiae.MalmundariietoppidideLandenincendium J»>- 

Everardus  major  praefectus 

Gerardus  Vyron  minor  praefectus *  " 

Hactenus  possessa  et  detenta  a  Carolo  rege  Franciae ,  Pbilippo  archiduci  restiluuntnr.     .       410 

Sittart  capitur 

Episcopus  Mecbliniam  proficiscitur jj" 

Huyum  recuperatur.  Processio  in  translatione  sancti  Lamberti >b. 

Weert  recipitur îj' 

Maximilianus  Blancam  uxorem  accipit '"• 

Trajectum  venit  Maximilianus  rex  Romanonim •**• 

Reliquiae  Parisiis  impignoratae  ad  sanctum  Lambertum  reducuntur iH 


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TABLE  DES  MATIÈRES. 


891 


Pages. 

Tungiis  capitur ^4 

Episcopus  Maximiliani  in  itinere  cornes il). 

Initium  Observantium  fratrum  apud  Leodium ib. 

Montfort  diruitur ib_ 

Myrwarl  et  Bouillon  capiunlur H2 

Huy  dissensio ib. 

Episcopi  in  Olmen  cum  Pbilippo  profectio ib. 

Très  soles.  Tempcstas il,. 

Mors  Everardi  de  Arenberch ib. 

Aedilicatio  domus  Fratrum ib. 

Philippi  ducis  et  filiac  régis  Castiliae  nuptiae 113 

Latrocinium  horribile ib- 

Dux  Saxoniae  infestus  civitati  existit ib. 

Interdictum  civitatis ib. 

Caroli  régis  mors.     , 114 

Miraculis  claret  sanctus  Evermarus ib. 

Sancta  Anna  miraculis  in  Duren  pollet ib. 

Maximilianus  in  (leirenses  movet ib. 

Initium  cruciferorum  in  Dionanto ib. 

Violettae  constructio ib. 

Miserabilis  juvenis  cujusdam  decollatio ib. 

Jaspar  abbatis  Stabulensis  mors ib. 

Robertus  Elsdensis 115 

Nuptiae  Jobannis  de  Marcha ib. 

Jubileum ib. 

Ecclesia  beatae  Mariae  Huyensis  comburitur 116 

Servatius  abbas  Sancti  Jacobi ib. 

Mors  ducis  Saxoniae ib. 

Apparitio  crucium  sanguinolentarum ib. 

Viri  poenitentes  ex  Italia  Leodium  veniunt ib. 

Philippus  dux  apud  Parisios  suscipitur 117 

Weert  capitur ib. 

Episcopus  in  Galliam  proticiscitur ib. 

Episcopi  Bysuntini  mors ib. 

Episcopus  Cameracensis  moritur.  iohannes  de  Hersey ib. 

In  Galliam  episcopi  profectio 118 

Seditio  Leodii ib. 

Simon  de  Juliaco ib. 

Alexandri  papae  mors,  oui  succedit  Pius  111,  qui  etiam  paulo  post  moritur,  oui  subro- 

gatur  Julius  II ib. 


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89-2 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


P.gei. 

Johannes  Dary  abl)a8  S.  Aegidii  nioritur *** 

Johannes  Virpius *"* 

Gabellaruni  impositio "^ 

Henriciis  de  (iraus  et  l'elrus  de  Pieardia  defuncli J*** 

Mors  Barlholoiiiaei  abbatis  S.  Laiirentii  ;  huic  siiccessil  Henricus  Oroy »b. 

Terrae  motus |"* 

Franchiniont  castruni  rediniitur *"• 

Residentia  Erardi  de  Maicha '"* 

Jobanneâ  de  Montibus  snfl'racaneus ^** 

Arnheni  capitur '"• 

Equi  cum  stabiilo  palalii  conibiiriintur |"* 

Episcopus  ad  Trajectuin  proticiscitiir *■*• 

Mors  Johannis  de  Horn  episcopi *** 

Erardus  de  Marcba  episcopus  Leodiensis J"' 

Secunda  profectio  IMiilippi  régis  in  llispaniam >»>• 

Teinpestatesaevissimaoborta,  rexPbilippusin  Angliamejici^ur »»• 

Mors  Philippi  régis *** 

Erardus  episcopus  in  Galliani  proficiscitur ^"' 

Hospitiuni  episcopi  apud  S.  Laurentiuin,  ubi  sacris  ordinibus  initiatur    .....  ib. 

Consecratio  episcopi |"* 

Sedulitas  episcopi  circa  divinum  ofliciuni '■*• 

Virtutes  episcopi '^ 

Castri  Huyensis  reparatio |"* 

Castra  Franchimont,  Stocbein  et  Dionantense  reparantur jb. 

Contirmatio  Jobannis  de  CurvoMosa,  abbatis  S.  Jacobi »*>• 

Johannes  de  Los  pictor ^f 

Erardus  episcopatum  Carnotenseni  obtinet •  *»>• 

Kobertus  Esdensis  Geldro  subvenit |"- 

Halen  comburitur,  et  Thenae  capiuntur *"• 

Erectio  turris  apud  S.  Martinum ^p 

Redit  episcopus  Leodiun» |"* 

Mors  Henrici  Orey |"- 

Johannes  de  Los  huius  chronici  auctor  fit  abbas  S.  Laurentii '*>• 

Cardinalis  Sanctae  Crucis lao 

Foedus  inter  Juliuni  pontificem,  Maximilianuni  et  Ludo^icum  regem  Galliae.     ...  ib. 

Pax !»»• 

Consecratio  ecclesiae  fratrum  S.  Hieronymi |b. 

Johannis  de  Los  abbatis  S.  Laurentii  benedictio >b. 

Episcopus  in  Galliani  proficiscitur.     ....<.... |b. 

Julius  pontifex  movet  in  Venelos *"• 


Episcopus  in  Italiain  proficiscitur 

Oppugnatur  Venio 

Solutio  obsidionis 

Margareta  regens  Rrabantiae 

Pugna  Buscoduccnsiuin  et  Gelrensium    .... 

Apud  Coloniain  seditio 

Seditio  Aquisgrani 

Seditio  Leodii 

Episcopus  pacis  et  concordiae  aniator  singularis     . 

Henricus  de  Ynous 

Episcopus  dum  coniponcre  cives  tumultuantes  studet 

Ruina  chori  apud  S.  Jacobum 

Johannes  abbas  S.  Jacobi  choruni  cxaedificat 
Helvetii  regem  Galliae  produnt  inimicis  .  . 
Bellum  inter  reges  Angliae  et  Galliae .     .     . 

Morinense  excidium 

Tornacum  capitur 

Julii  pontificis  mors 

Léo  summus  pontifex 

Johannes  abbas  Vallis  S.  Lamberti  .  .  . 
Iter  Erardi  praesulis  in  Galliam     .... 


crus 


sibi 


frangit 


895 

Pages. 

127 

ib. 
428 

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ib. 


IL 

Uenrici  de  Mericu,  Coeuobii  Bethleomitici  propè  Lovanium  Prioris.  compendiosa  His- 

toria  de  Cludibus  Leodiensium 133 

Incipit  prologus ^^^ 

CàPi'T              1.  Cur  dominus  Johannes  de  Heynsbergh  episcopatum  resignaverit.     .     .  137 

IL  l)e  causis  desolationis  terrae  Leodiensis 138 

III.  Cur  commotus  fuerit  dominus  Leodiensis  in  populum  suum    ....  139 

IV.  De  eo  quod  i-egem  petieril  pars  utraque 140 

V.  Quod  nullis  mediantibus  laboribus  componi  pax  potuerit 141 

—             VI.  De  interdiclo  in  Leodicnses  posilo ib. 

VIL  De  excomnmnicatione  Leodiensium  et  appellatione  eorum     ....  143 

VIII.  IHî  praevaricalione  Leodiensium  et  tutore  eorum 144 

IX.  Quod  Leodienses  diffidarunt  Philippum  ducem  et  Carolum  filium  ejus    .  145 

X.  Quod  Leodienses  coeperunt  primo  forefacerae  et  damna  inferre  Phi- 

lippo  duci ^47 

XI.  De  nimia  insolentia  el  transgressione  Dinantensium 148 


"•*. 

>» 


894 


(LiPLT 


xri. 

XIII. 

xiv. 

XV. 

XVI. 
XVII. 
XVIII. 

XIX. 

XX. 

XXI. 

XXII. 
XXIII. 
XXIV. 

XXV. 


—  XXVI. 

—  XXVII, 

—  XXVIII. 

—  XXIX. 

—  XXX. 

—  XXXI. 

—  XXXIl 

—  XXXIII 


TABLE  DES  MATIÈRES. 

P»§e». 

De  duce  Clevensi  et  drossato  Braliuntiae '■*® 

De  viftoria  ([iiaiii  liahuil  drossatus  de  liostibus ioO 

De  redilu  Candi  a  Fi-ancia,  et  traetatii  |>aeis  inter  ipsum  et  Leodienses.  iri2 

De  primo  transita  Caroli,  eomitis  de  Charlois,  contra  Leodienses    .     .  155 

Quod  Leodienses  a  pactis  mox  resiliei-unt *^ 

De  ne«iuitia  vironim  Belial  et  IMiore  de  Zt^elliem ^^ 

Deconsecratione  d(»mini  Ludovici  de  Borbonia  in  episcopum  Leodienseni.  157 

De  destructione  fortissimi  oppidi  Dynanti loJ 

De  secundo  transitu  Caroli  contra  Leodium *60 

De  obitu  Pbilippi  ducis,  etCarolo  successore  ejus  ac  captione  oppidi  de 

Hoyo  per  Leodienses ^"* 

Quod  Carolus  dux  jaiu  tertio  contra  Leodienses  arraare  se  coepil     .     .  105 

De  nialis  apud  Sanctuni  Tiudoneni  per  hostes  commissis 104 

De  pugna  inter  populum  ducis  et  Leodienses *66 

De  tertio  transitu  ducis  ad  Leodium,  deque  illis  quae  illic  tune  gesla 

fuerant 107 

De  secunda  profectione  ducis  contra  regem  Franciae,  et  pace  utriusque, 

ac  Legato  apostolico *  '" 

Quod  viri  Belial  cepere  Leodium,  ad  nutum  illic  omnia  disponenles     .  171 

Quod  episcopus  cum  suis,  a  viris  Belial  captus,  Leodium  perductùs  sit   .  174 

De  conflictu  inter  doniinuni  de  Ravesleyn  et  Leodienses,  eoruraque  fuga.  174 

Oualiter  in  machinatione  doli  erga  ducem  Leodienses  deprehensi  sunt    .  176 

De  inaudita  crudelitate  hostium *  '  ' 

De  immanibus  sacrilegiis  hostium *^ 

.  Lamentatio  super  excidio  civitalis  propter  peccata  inhabitautium    .     .  18Î 


m. 


Th&Hiorici  Pauli,  alias  Franconis,  canonki  Gorcomiensis.  histori 
dietisium,  anno  MCCCCLV-LXVII 


De  exercitu  Karoli  .  . 
Pugna  cruenta  .  •  • 
De  interfectis  in  praelio. 
Secundum  bellum  .  . 
Adventus  principum .  . 
Karolus  venit  in  Estampes 
De  régis  militibus  .  . 
Obsidio  ante  Parisios.  . 
Pacis  conditiones.     .     . 


a  de  Cladibus  Leo- 


185 

487 
188 

ib. 
189 

ib. 
190 

ib. 

ib. 

ib. 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


895 


Pages. 

Isnbelln  Karoli  uxor  niorilur ^91 

Nomina  principum *"• 

Leodienses  rebellant ^^ 

I^)dienses  cadunt  in  ore  gladii  et  debellantur  in  Montenaken 195 

(joncrematur  Montenaken *". 

Pax  inilur *"• 

Dionantum  expugnatur 194 

Obitus  Philippi  ducis  Burgundiae 1^5 

I>eodienses  rebellant •". 

Karolus  terram  Leodiensem  intrat ^96 

Praelium  cruentum *b. 

Expugnatio  quorumdam  oppidorum ^97 

Oppidum  S.  Trudonis  expugnatur.  Incolae  ad  pacem  recepti ib. 

Tungri  se  dedunt ^^^ 

(.)bsidio  civitatis  Leodiensis ^^^ 

F^eodienses  veniam  petunt •»*• 

Pacis  conditiones 'b. 

Decullellis 20() 

De  tollendo  Perone *b. 

De  contuberniis ***• 

De  capitaneo  Leodiensi *■*• 

Homagium  duci  pi-aestandum >b. 

Muleta  pecuniaria *b. 

Obsides >*>• 

Invidia  contra  clerum ■ 201 

Ludo  vicus  Borbonius  a  Leodio  recedit  Trajectum 202 

Marcus  Badensis *b. 

Legatus  romanus *b. 

Excommunicantur  Leodienses 205 

Auxilium  brachii  secularis  a  Pontifice  invocatur ib. 

Dux  Philippus  Leodienses  ad  saniora  consilia  reducere  nititur ib. 

Damna  a  Leodiensibus  Brabantiae,  Limburgo,  etc.,  illata 204 

Karolus  expugnat  Leodienses 'b. 

Pactum  conclusum 205 

Nova  Leodiensium  rebellio 'b. 

Dionantum  eversuni 206 

Leodienses  iterum  rebellant *b. 

Pugna  apud  S.  Trudonem 207 

Leodium  se  résignât 208 

Karolus  cum  exercitu  Galliam  ingreditur 209 


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896 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


P«ge». 

Pa\  inita  cum  repe  Galliae ^^^ 

iNova  L«'(KlitMisiunu  irbellio *»• 

Episcopus  soribil  duci  Karoli 2i^ 

Fil  captivus >"• 

Karoli  cuin  (ialliae  rege  dissensiones  el  coiisilia ^1- 

Ludoviciis  explorât  Karoli  exercituni ^1  * 

Karolum  visitât ••*• 

Pax  confirinata  inter  utruiiiqiie  priiieipeiii 215 

Suminu  pecuniae  Karolo  concessa ">• 

Karoliis  et  Ludovicus  rex  ad  sacraiii  loiniiiunioiuMii  siinul  acceduiil ib. 

Karolo  iiimtiatur  episcopuin  Leodiensen»  occisiiiii ib. 

Karolo  luintiatur  Leodienses  ad  rebellioneiii  ab  ipso  rege  Galliae  cuiicitari      ....  210 

Discessus  ad  obsidendum  Leodiuin 217 

Rex  et  dux  adveniunt 218 

Epistola  contuineliosa  Duci  niissa 219 

Leodienses  iteriim  veniain  petunl ib. 

Clam  veniunt  ad  ducis  tentorium 220 

Rex  et  dux  a  sommo  excitati ib. 

Ducis  jurainentum 22i 

Expugnatur  Leodium ib. 

Ecclesiarum  spoliatio 223 

Episcopus  Leodiensis  duci  et  régi  obvius * ib. 

Dux  S.  Lainberti  ecclesiara  in  lutelani  suscepil ib. 

Régis  et  ducis  hospitium 224 

Civitas  tota  spoliatur ib. 

Rex  in  Galliani  redit ib. 

Pars  civitatis  concrematur ib. 

Franchimont 225 

Decollatio  burgiraagistri  Leodiensis ib. 

Accusatio  in  legatum  sedis  aposlolicae 226 

Dux  Aquisgranensi  civitati  infensus ib. 

Aquisgranenses  veniam  petunt ib. 

Dux  pergit  in  Franchimont. • 227 

Expugnatur  Franchimont 228 

Dux  redit  in  Hoyum 229 

Querela  contra  episcopum  Coloniensem ib. 

Data  annorum ">. 

Auctor  a  quo  rerum  gestarum  narrationem  acceperil 231 

Leodiensium  miseria "*. 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


897 


rv. 

Page». 

Analecta  Leodicmia,  seu  collectio  documentorum  quorumdam,  adres  Ludovici  Borhonii 

et  Jounuis  Hornavi  tcmporihus  gestas  spectantium 233 

I.  Analyse  et  extraits  d'un  poème  latin  sur  la  prise  et  le  sac  de  la  ville  de  Liège, 

intitulé  :  Angeli  de  Curribus  Sabinis,  poëtae  laureati,  de  Excidio  civitatis 
Leodiensis  libri  sex;  par  le  baron  de  Villenfagne 235 

II.  Bartholomaei  Leodiensis  carnien  de  Guerra  Leodina  et  de  direptione  urbis 

Dionanlensis,  ad  Philippum  ducem  et  filium  suum  Carolum 261 

III.  La  correxion  des  Liégeois 291 

IV.  La  bataille  de  Liège  en  1408 304 

V.  Les  sentences  de  Liège 320 

VI.  Scnsicult  la  complainte  de  la  cité  de  Liège 325 

Vil.  Senseult  la  complainte  de  Dignant 335 

Vlll.  Tournay  respont  a  Dignant " 345 

IX.  La  rébellion  des  Liégeois • 347 

X.  Metra  lamentatoria  de  discordiis  et  guerris  habitis  in  patria  et  civitale  Leo- 

diensibus,  unde  subsecuta  est  translatio  curiae  civitatis  Leodiensis     .     .  352 
XI.  Epitaphium  venerabilis  quondam  domini  et  magistri  Wilhelmi  de  Rucklin- 

gen,  canonici  et  scholastici  ecclesiae  Sancti  Dionysii  officialisque  Leodiensis.  353 

Xll.  Conditiones  inclytae  civitatis  Leodiensis 354 

XIII.  Metra  interrogatoria  ad  quondam  nobillissimum  principem  dominum  Ludovi- 

cum  de  Bourbon ,  episcopum  Leodiensem,  et  desuper  responsoria     .     .     .       355 

XIV.  Epistola  dedicatoria,  quae  poemati  de  vastatione  Leodiensi  in  Codice  Camera- 

censi  praefigitur 35g 

XV.  De  cladibus  I^eodiensîum ,  excerpta  ex  Chronico  Adriani  de  But,  ejusque 

Chronici  notis  marginalibus 353 

XVI.  De  expulsione  leodiensi ,  excerpta  ex  commentariis  Jacobi  Piccolominei , 

cardinalis  papiensis 37J 

XVH.  Mandatum  contra  Walteru m  d'Atyn,  qui  procuraverat  standi  ministeria  con- 
tra ecclesiam  Leodiensem ,  admodum  notabilc 382 

XVllI.  Condamnation  de  Walhier  Datin  et  de  ses  complices  (2  avril  1433)   .     .     .       389 
XIX.  Coppie  délie  lettre  dez  allyances  entre  les  mestiers  délie  citet  (  15  avril  1433  ).       391 
XX.  Confirmation  de  l'empereur  Sigismond,  donnée  le  14  juillet  1437,  au  sujet 

de  la  .sentence  rendue  contre  Wauthier  Datin  et  ses  complices  ....       398 
XXI.  Lettre  du  même  empereur  au  sujet  de  la  sentence  précitée  (14  juillet  1437).       399 
XXII.  Mise  en  garde  de  loi  de  la  lettre  contenant  l'alliance  des  trente-deux  métiers, 

au  sujet  de  la  condamnation  de  Wauthier  Datin  (17  mai  1447).     .     .     .       400 
XXlll.  Copia  conserxatoriae  a  ^icolao  V  papa,  qaarto  idus  octobris  1451,  concessae 

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898 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


Page» . 

ahbati  S.  Laurentii  Leodiensis  et  decanis  ecclesiarum  SS.  Apostolorum  Co- 
lonirnsis  et  S.  Juhannis  Trajectensis wi 

XXIV.  Ejusdein  Meolai  V  huila  leforinationis  ecclesiarum  secundariarum ,  14  kalen- 
das  novembris  WA,  data  ad  ahbateni  inonasterii  S.  Laurentii  Leodiensis 
et  decanos  ecclesiarum  SS.  Apostolorum  Coloniensis  et  S.  Johannis  Tra- 
jectensis    ^'^ 

XXV.  Exhibitio  commissionis  domicelli  Ludovici  de  Marka,  super  praepositura  de 

BuUone  (8  martii  1455) -**<> 

XXVL  Protestalio  dominorum  decani  et  capituli  Leodiensium ,  die  31  maii   ii56 

facta -4*2 

XX VU.  Receptio  et  admissio  domini  Ludovici  de  Bourhonio ,  electi  Leodiensis,  facta 

die  20  junii  1456 ^^3 

XXVIII.  Introitus  reverendi  patris  domini  Ludovici  de  Borbonio  electi  confirmati  Leo- 
diensis, die  15  julii  145G ^*7 

XXIX.  Copia  litterarum  :20  oclobris  1456  concessarum  clero  dioecesis  Leodiensis 

in  jucundo  adventu  domini  nostri  Leodiensis 420 

XXX.  Supplique  adresst^e  à  l'év^ue  de  Litige,  Louis  de  Bourbon,  en  1456,  par 
Watbier  Dalbin  et  Gérard  de  Goreux ,  tant  pour  eux  que  pour  leurs  com- 
plices   ^23 

XXXL  Testament  de  Watbier  Datin,  10  août  1456 426 

XXXII.  Bulla  Pii  II  de  alternativa  beneficiorum  in  dioecesi  Leodiensi,  data  tertio  de- 

cimo  kalendas  februarii  1458 435 

XXXIII.  Record  rendu  aile  re<|ueste  de  Monsieur  de  Liège,  Louys  de  Borbon,  9  jan- 

vier 1458 ^^ 

XXXIV.  Adouverture  ou  recort  fait  sour  requeste  de  la  cité  (0  juin  1458)  ....       460 
XXXV.  Lettres  de  neutralité  et  protection  émanées  de  Charles,  septième  roi  de  France, 

en  faveur  de  la  cité  et  pays  de  Liège  et  comté  de  Looi,  17  avril  1460, 

après  Pà(|ues ^o* 

XXXVI.  Copia  cessus  seu  interdicti  domini  Ludovici  de  Borbonio,  electi  Leodiensis, 

de  die  29  octobris  1461 ^^ 

XXXVll.  Instnictiones  pro  deputatis,  iluris  ad  dominum  nostrum  in  causa  intei-dicti, 

15  exaratae  mense  decembri  1461 492 

XXXVIII.  Litterae  relaxationis  et  suspensionis  supradicti  cessus  seu  interdicti,  datae 

die  19  decembris  1461 ,  per  oflicialem  coloniensem 498 

XXXIX.  De  procuratoribus  et  oflicialibus  episcopi  Leodiensis,  mense  aprili  1461, 
proclamatis  et  condemnatis,  et  de  translata  anno  1462  curia  spirituali  ad 

civitatem  Trajectensera 501 

XL.  Bulla  Pii  II,  data  1  maii  1462,  qua  interdictum  a  Ludovico  Borbonio  contra 

Leodienses  latum  confirmatur 505 

XLI.  Brève  Pii  11  ad  Leodienses  datum  12  januarii  1463,  de  mittendo  legato  apos- 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


899 


XLII 
XLIII 

XLIV, 
XLV 

XLVI. 

XLVII 


XLVIII. 

XLIX. 

L. 

Ll. 

LU. 

LUI. 

LIV. 

LV. 

LVI. 


P«ge« 

tolico  ad  dirimendas  controversias 512 

Lettre  de  Philippe-le-Bon ,  du  15  février  1465,  par  laquelle  il  ordonne  main- 
levée de  la  saisie  des  biens  du  clergé  de  Liège,  enclavés  dans  ses  états.     .       513 

Brève  Pauli  II,  de  die  6  martii  1465,  ad  Ludovicum  Borbonium,  quo  inter- 
dictum per  menses  quatuor  suspendit,  ut  interaea  pax  et  concordia  com- 
ponerentur     . 515 

Depositiones  testium,  mense  junio  1465  factae,  quoad  metum  a  Rasone  de 

Heers  ejusque  sequacibus  mcussum  viris  ecclesiasticis  occasione  interdicti  .       517 

Litterae  Ludovici  Borbonii,  de  die  12  augusti  1465,  translationis  capitulo- 
nim  ecclesiae  cathedralis  et  ecclesiarum  secundariarum  Leodiensium  ad 
oppidum  Lovaniense 533 

Acte  fait  à  Tirlemonl,  le  19  décembre  1465,  par  les  députés  du  pays  de  Liège 
et  de  Looz,  au  sujet  des  conditions  de  paix  imposées  par  Philippe-le-Bon 
et  le  comte  de  Charolais 539 

Bulla  Paulina,  sive  sententia  domini  nostri  Pauli  papae  secundi,  lata  die 
23  decembris  1465,  inter  reverendum  in  Christo  patrem  dominum  Ludo- 
vicum electum  Leodiensem  ex  una,  et  magistros  civium,  scabinos,  burgi- 
magistros,  rectores,  juratos  et  communitates  civitatis  Leodiensis ,  nec  non 
Loscastri,  Hasselt,  Beringhen ,  Eyck ,  Stoeckhem ,  Brede,  Herck  et  Bilsen, 
comitatus  Lossensis,  et  loca  alia  ipsis  adjacentia,  aliosque  omnes  et  sin- 
gulos  in  bac  lite  consortes,  ex  altéra  partibus 542 

Literae  concordiae  inter  dominum  Ludovicum  de  Bourbon,  electum  Leo- 
diensem et  clerum  (8  januarii  1466) 550 

Literae  absolutionis  a  Ludovico  Borbonio,  die  10  januarii  1466,  clero  con- 
cessae 556 

Traité  d'alliance,  du  23  mars  1 466,  entre  la  cité  de  Liège  et  les  villes  de  Dî- 
nant, de  Tongres,  de  Fosse,  de  Thuin  et  quelques  autres     558 

Pronuntiatum  Ludovici  Borbonii  quoad  translationem  capituli  ecclesiae  ca- 
thedralis Leodiensis  et  ecclesiarum  secundariarum ,  de  die  8  julii  1466    .       568 

Alterum  Ludovici  Borbonii  pronuntiatum,  faclum  die  23  decembris  1466, 
de  eodem  negotio 570 

Raymundi  de  Marliano  epistola,  die  51  januarii  1407  scripta  clero  ecclesiarum 
secundariarum  civitatis  Leodiensis,  quoad  translationem  capitulorum.     .       573 

Publicatio  literarum,  ah  officiali  Leodiensi  facta  die  22  januarii  1468,  quibus 
Carolus,  dux  Burgundiae,  clero  Leodiensi  ecclesiarum  translatarum  libe- 
ram  bonorum  possessionem  reddit 574 

Copie  de  la  lettre  du  transport  et  inféodation  fait  à  W  le  duc  de  Bourgogne, 
par  M*''  l'évesque  de  Liège  et  ceulx  de  chappitre  de  S'-Lambert ,  de  Fille  de 
la  cité  de  Liège,  et  aultres  chozes  contenues  èsdite  lettre  (  1«'  juillet  1469  )  .       576 

Copie  de  la  lettre  (de  Louis  de  Bourbon,  du  l*"*^  juillet  1469),  touchant  la 


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000  TABLE  DES  MATIÈRES. 


rente  sur  les  maisons  qui  seront  édiffiées  es  cité  de  Liège,  pais  de  Hasbain 

et  de  Franchimont 

LVII.  Copie  de  la  lettre  (du  1'' juillet  14G9)  du  transport  du  tonlieu  des  marchan- 
dises passans  par-dessoubs  le  pont  des  arches,  le  terme  de  \x\  ans. 
LVIII.  Copie  de  la  lettre  (du  22  août  14GU)  de  quittance  que  monseigneur  le  duc 
fait  de  iiii  cent  mil  florins,  moyennant  les  transports  dessusdits    .     .     . 
LIX.  Copie  des  lettres  (du  22  août  1  iOU)  par  les(|uelles  monseigneur  le  duc  consent 
la  deraourance  de  ceulx  qui  \ouldront  demourer  en  Tisle  de  la  cité      .     . 
i.X.  Copie  des  lettres  (du  22  août  1 409)  touchant  la  contribution  des  rentes  deues 

à  monseigneur  le  duc  de  Bourgogne 

LXI.  Copie  de  la  lettre  de  Louis  de  llourbon  du  10  septembre  ii69,  par  Ia(|uelle 
il  promet  faire  ratilfier  par  notre  saint  jière  les  choses  dessus  dittes     .     . 
LXU.  Mandement  de  monseigneur  le  duc  de  Bourgogne  (2!  octobre  liG9),  |)our 
constraindre  c<'ulx  de  Peelt  et  Lumen  et  Cravenbroech ,  à  contribuer  aux 
rentes  et  gabelles ,  mises  et  qui  se  metront  sus  es  pays  de  Liège  et  de  Looz  . 
LXIII.  Instruction,  en  date  du  ii  décembre  1471,  de  ce  que  Zegere  Suwels,  audi- 
teur des  comptes  à  Brouxelles,  aura  à  dire  et  relater  de  par  ceulx  de  des- 
dits comptes  à  Messieurs  des  Finances,  sur  le  démené  du  fait  de  l'oflice  de 
Nicolas  Mathieu ,  ad  cause  de  la  recette  de  tous  les  deniers  ordinaires  et 
extraordinaires,  deuz  à  monseigneur  le  duc  es  païs  de  Liège  et  de  Loz, 

sievant  qu'il  est  venu  à  leur  cognoissance 

LXIV.  Commission  donnée,  le  A  juin  1472,  à  Nicolas  Mathieu,  receveur  des  rentes 

appartenant  au  duc  de  Bourgogne  dans  le  pays  de  Liège  et  de  Looz    .     . 

LXV.  Decretum  Ludovici  Borbonii,  de  die  4  julii   1472,  contra  priorem  et  con- 

ventum  carmelitarum  civitatis  Leodiensis,  nolentes  ad  regentiae  oflicium 

admittere  Hubertum  Leonardi 

LXVL  Sixti  IV  constituto,  data  tertio  nonas  decembris  1472,  quo  privilégia  exemp- 

tionis  ecclesiarum  collegiatarum  dioecesis  Leodiensis  conlirmantur     .     . 

LXVIL  Sixti  IV  literae  extensionis  seu  declarationis  conservatoriae,  quani  Nicolaus  V 

decrevit,  ad  abbatem  monasterii  S.  Laurentii  et  decanos  ecclesiarum  SS. 

apostolorum  Coloniensis  et  S.  Johannis  Trajectensis,  daUe  septimo  kalen- 

das  novembris  1473 

LXVIII.  Literae  Ludovici  Borbonii,  de  die  1  februarii  1476,  quibus  cleri  Leodiensis 

privilégia  confirmât 

LXIX.  Lettres  du  19  mars  1476,  par  lesquelles  Marie  de  Bourgogne  renonce  aux 

droits  qui  avaient  été  attribués  au  duc  son  père  dans  le  pays  de  Liège.     . 

LXX.  Supplication  adressée  par  les  manants  et  habitants  de  la  ville  de  Liège,  aux 

commis  et  députés  du  prince  aux  états  généraux  du  pays,  le  15  avril  1477. 

LXXI.  Touchant  le  restaublissement  des  maislres  de  la  cité  de  Liège,  faicte  l'an  rail 

CCCC  LXXVU,  le  19  avril 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


901 


Pages. 

583 
588 
590 


593 
594 

597 


599 


607 

610 
612 


614 
617 
623 
625 
635 


Pages. 

LXXII.  Donatio  pensionis  per  Ludovicum  Borbonium  facta,  die  30  aprilis  1477,  in 

favorem  Mathiae  de  Canes 637 

LXXIIl.  Mise  en  garde  de  lois  de  la  bulle  de  Paul  II,  du  23  décembre  1465,  faite  le 

24  mai  1477 639 

LXXIV.  Transport  d'une  maison  fait  par  le  chancelier  de  Brabant  aux  frères  Hau- 

weal,  en  date  du  29  décembre  1468 648 

LXXV.  Lettre  de  Louis  de  Bourbon,  adressée  le  30  décembre  1470,  aux  receveurs 

des  gabelles,  en  faveur  des  drapiers  de  Tongres 652 

LXXVI.  Compte  des  gabelles  reçues  en  1470  dans  le  pays  de  Liège  et  de  Looz,  par 

le  receveur  du  duc  de  Bourgogne 653 

LXX VII.  Acte  du  3  octobre  1477,  par  lequel  Louis  de  Bourbon  cède  et  transporte  la 

terre  de  Franchimont  à  Guillaume  d'Arenberg 656 

LXXVIII.  Lettre  de  l'archiduc  Maximilien,  en  date  du  7  octobre  1477,  à  M*"  Jean  de 
Schoenhove,  garde  des  chartes  de  Brabant,  pour  la  mise  en  séquestre  des 

33,0(X)  florins  que  ceux  de  Liège  lui  devaient  annuellement 658 

LXXIX.  Sixti  IV  huila  confirmans  privilégia  cathedrali  Leodiensi  per  Eugenium  IV, 
7  id.  aprilis  1432,  et  per  Pium  II,  13  kalendas  februarii  1458,  concessa, 

novaque  eidem  adjiciens,  data  9  januarii  1479 659 

LXXX.  Les  novclles  ordonnances  et  modérations  du  30  janvier  1479,  touchant  de- 

minnemens,  adjours  de  quinsainc  et  contrepans 666 

LXXXl.  Literae  executoriales  de  die  15  aprilis  1480,  quibus  Arnoldus  de  Berckt, 
abbas  S.  Jacobi ,  a  sede  apostolica  deputatus ,  ecclcsiae  et  cleri  Leodiensis 
jura  et  privilégia  in  integrum  restituit  juxta  tenorem  bullae  Sixti  IV  .     .     .       670 
LXXXII.  Literae  quibus  Ludovicus  Borbonius,  die  20  aprilis  1480,  cleri  Leodiensis 

privilégia  confirmât  cl  extendit 677 

I.XWIII  Déclaration  de  Louis  de  Bourbon,  du  28  avril  1480,  en  vertu  de  laquelle  les 
drapiers  de  Verviers  conservent  le  droit  de  vendre  leurs  draps  aux  halles 

à  Liège 682 

LXXXIV.  Cry  proclamé  au  péron  à  Liège,  le  quattriènie  septembre  l'an  1480,  pour  que 

nulle  assistance  ne  soit  donnée  à  Guillaume  d'Arenberg  ou  à  ses  complices  .       684 
LXXXV.  Cry  proclamé  au  péron  à  Liège,  le  v*  jour  de  septembre  l'an  1480,  contre 
Guillaume  d'Arenberg,  condamné  au  bannissement  et  à  la  confiscation  de 

ses  biens 683 

LXXXVI.  Lettre  du  14  octobre  1480,  par  laquelle  Evrard  de  la  Marck  déclare  qu'il  tient 

en  fief  de  l'èvêque  de  Liège  le  château  d'Agimont 686 

LXXXVII.  Instrumentumpublicum,mense  aprili  et  maio  1481  exaratum,  quoad  pecunias 

Leodii  collectas  ad  opus  indulgentiarum  ordinis  Hierosolymitani    .     .     .       688 
LXXX VIII.  Réponse  d'Kvrard  de  la  Marck,  en  date  du  11  juin  1481,  aux  états  et  mem- 
bres du  pays  de  Liège,  pour  être  dispensé  d'admettre  une  garnison  dans 
le  château  d'Agimont 690 


I 


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902  TABLE  DES  MATIÈRES. 

Pagtt. 

LXXXIX.  [nstrunientum  appcllationis  de  die  5  deccmbris  1481,  pro  clero  Leodiensi  a 

nuntiu  aposlolico  cuin  potcstate  legati  de  latere 691 

XC.  Alterum  instrumentum  appelatiunis  de  die  11  deceinbris  1481,  pro  clero 
Leodiensi  a  nionitione  nuntii  sive  oratoris  apostolici  cum  potestate  legati 

de  latere 695 

X(il.  Robertus  de  Marka  constitutus  eastellanus  Bulloiiiensis  ,  die  51  aiigusti  148:2.       695 
XdU.  VVilhelmus  de  Marka  electus  mamburnus  Leodiensis,  die  51  aiigusli  1482  .         ib. 
XClll.  Deputatio  Pétri  Roinpiaer  in  viliicum  Leodiensem  per  inaniburnum ,  sede 

episcopali  vacante,  die  '2  septembris  148:2 696 

XCIV.  Procuratoriuiu  niagistri  Henrici  de  Loevenborch  ad  eligendum  fiitunini  do* 

roinum  seu  episcopum  (8  septembris  1482) 697 

XCV.  Protestatio  dominoruin  decani  et  capituli  Leodiensis,  antequam  procedere- 

tur  ad  electioneni  futuri  domini,  facta  die  15  septembris  148i.     ...         ib. 
XdVL  Excommunicatio  in  Wilhelmum  de  Marcka  ejusque  complices  ab  archiepi»- 
copo  Coloniensi,  ob  necem  Ludovici  Borbonii  episcopi  Leodiensis,  lata  die 

25  septembris  1482 699 

XdVII.  Lettre  de  Philippe  de  Clèves  et  de  Jean  de  Chalon,  adressée  le  18  octobre 
1482  à  ceux  de  la  ville  de  Hasselt,  relativement  à  la  destruction  de  leurs 
fortifications,  selon  les  termes  du  traité  de  pai\  conclu  entre  le  duc  Phi- 
lippe et  les  Liégeois 702 

XCVIH.  Lettres  données  à  Bruxelles,  le  24  octobre  1482,  par  lesquelles  larchiduc 

Maximilien  ordonne  mainlevée  de  la  saisie  des  biens  du  cierge  de  Liège,  etc.       703 
XCIX.  Copie  de  certaine  obligation  faicte  le  1 1  avril  1485,  par  le  pays  de  Liège,  de 
50  mille  livres ,  en  faveur  de  messeigneurs  Jehan  de  Chalon  et  Philippe  de 

Clèves 706 

C.  .Vppoinctement  fait  (vers  le  commencement  du  mois  d avril  1485)  devant  la 

ville  de  Huy 707 

Cl.  Mandatum  syndicatus  statuum  patriarum  Leodiensis,  Bulloniensis ,  etc.,  de 

die  18aprilis  1485 709 

CIL  Instrumentum  procurationis  commissariorum  in  aquas  missorum,  etc.,  datum 

die  25  aprilis  1485 711 

cm.  Collatio  praebendae  Johannis  de  Femey  Koberto  filio  Ëverardi  de  Marcha, 

facta  die  5  junii  1485 714 

(ilV.  Acta  die  6  et  15  julii  1485,  quoad  summam  ducentorum  florenorum  rhenen- 
sium,  quam  Guillielmus  de  Marcka  ab  abbate  Stabulensi  ac  Malrounda- 

riensi  mutuo  accepit 715 

CY.  Instrumentum  proniissionis  et  obligationis  pro  clenodiis  ecclesiae  cathedralii 

Leodiensis  factarum,  de  die  10  julii  1485 717 

CVl.  Collationes  canonicatus  et  praebendae  ecclesiae  Leodiensis,  factae  die  15  oc- 
tobris  1485  Evrardo  filio  Roberti  de  Marcka,  et  Philippo  filio  Ludovici  de 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


905 


Marcka lai" 

CVII.  Sixti  IV  conslitutio  contra  Arenbergios  circa  annum  1484,  ut  videlur,  lata.       725 
CVIII.  Instructio  anno  1484  (ut  videtur)  ab  arcbiduce  Maximiliano  probata,  ad  ob- 
tinendum  a  Sede  Apostolica  supressionem  cathedralis  ecclesiae  Leodiensis 
et  ereclionem  novorum  episcopaluum  Lovanii  et  Namurci  seu  Trajecti  ad 
Mosam --- 

CIX.  Everardus  de  Marcka,  ul  mamburnus  comitatus  Lossensis,  die  2  febniarii 

1484  ancelino  de  Hamalia  confert  canonicatum  in  eccicsia  Lossensi    .     .       745 
CX.  Paix  et  accord  conclus  à  Tongres,  entre  Jean  de  Hornes,  élu  de  Liège,  et 

Guillaume  de  la  Marck,  le  22  mai  1484 '    .       745 

CXI.  Lettres  de  l'archiduc  Maximilien  et  de  Philippe  son  fils,  du  15  septembre 
1484,  pour  contraindre  les  états  de  Liège  à  payer  à  Philippe  de  Clèves  la 

somme  de  trente  mille  livres -tk- 

CXII.  Procuratorium  de  die  15  octobris  1484,  ad  regalia  domini  Leodiensis  obti- 

nenda  apiid  Francol'ordium,  videlicet  domini  Johannis  de  Home    .     .     .       759 
CXm.  Coniparitio  reverendissimi  in  Chrislo  patris  et  domini  nostri  domini  Johan- 
nis de  Hoerne,  electi  confirmât!  Leodiensis  per  illius  procuratores  (die 

22  octobris  1484) -^^ 

CXIV.  Intronisalio  illustrissimi  reverendissimique  patris  domini  domini  Johannis  de 

Hoerne,  electi  confirmati  Leodiensis,  die  7  novembris  1484 767 

CXV.  Quibus  mediis  doniinus  Wilhclmus  a  Marcka,  dominus  d'Aigremonl,  circum- 

ventus,  caplus  et  morti  traditus  fuit  (18  junii  1485)  .  770 

CXVl.  Ëverardi  de  Marcka  protestatio  et  appellalio  facta  die  9  julii  1485,  occasione 

mortis  fratris  sui  Wilhelmi -j-j^ 

CXVU.  Appellatio  per  dominos  a  Marcka  eorumque  adhaerentes  facta  anno  1485,  ad 
summum  pontificem  Innocentium  VIII,  et  ad  metropolitanum  Colouien- 

sem,  contra  Leodiensem  episcopum 77^ 

CXVIII.  Ex  causis,  quae  inferius  notantur,  constat  satis  luculenter  oberrare  Leo- 
dienses  plurimos,  qui  excaecati  non  pertimescunt  proprium  eorum  calum- 
niari  et  accusare  dominum,  ex  quo  diebus  istis  novissimis  permisit  cum 
lege  et  justitia  dominum  Wilhelmum  de  Marcka  eam  recipere  mercedem, 

quam  peccata  ipsius  meruerunt  saepissime 799 

CXIX.  Summarium  pacis  factae  die  17  septembris  1485  in  Trajecto 805 

CXX.  Copie  de  la  gagière  de  Huy  vers  Mons-^  l'archiduc  d'Austrice  pour  xii  mille  li- 
vres. (9  octobre  1485) ^q^^ 

CXXI.  Copie  des  lettres  de  preste  de  xii  mille  livres  touchant  Huy  (9  octobre  1486)   .       810 
CXXII.  Abolition  de  tous  crimes  et  excès  perpétrés  par  cy-devant  par  les  Liégeoix  et 

leurs  adhérans  (avril  1486) gj^ 

CXXIII.  Extraits  de  diverses  ordonnances  et  proclamations  faites  à  Liège  depuis  le 

mois  de  mai  i486  jusqu'au  mois  d'août  1488 gjs 


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904 


TABLE  DES  MATIÈRES. 


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Pif  M. 

CXXIV.  Assignation  faite  le  12  mars  1487,  aux  églises  de  Liège,  par  ceux  de  la  rite, 

touchant  les  pensionnaires  de  Brabant 829 

CXXV.  Lettre  des  treffs,  par  et  entre  les  seigneurs  de  la  Marck  et  la  cité  de  Liège, 

d'une  parte,  et  mondit  de  Liège  et  la  ville  de  Treict,  d'autre  (29  mai  li88).       830 
CXXVI.  Translat  d'allemand  en  françois,  contenant  la  paix  faicte  avec  l'empereur,  les 

seigneurs  de  la  Marck  et  la  cité  de  Liège  (29  mai  1488) 83! 

CXXVU.  Davidis  deBurgundia,  episcopi  Trajectensis,  processus  seu  nioniturium  vi- 
gore  litterarum  apostolicarum,  de  data  4"  id.  julii  1488,  pro  Johanne  de 

Horne,  episcopo  Leodiensi,  adversus  Arembergios 83-4 

CXXVUl.  Diaeta  Leodii  facta  in  capitulo  S.  Lamberli,  die  1 1  martii  1489,  ad  instantiam 

Jacobi  Croy 841 

CXXIX.  Traité  de  paix  entre  Jean  de  Horne  et  la  maison  d'Arenberg,  signé  le  10  avril 

1490 845 

CXXX.  Paix  faite  à  Donchery  et  confirmée  à  Maestricht,  le  5  mai  1492    ...     .       852 
CXXXI.  Abolition  donnée  aux  Liégeois  par  le  roy  des  Romains  et  raons'^  l'archiduc 

son  filzfjuin  1492) 861 

CXXXII.  Lettres  du  22  octobre  1492,  par  lesquelles  Jan  de  Horne  institue  Evrard  de 

la  Marcke,  maieur  de  Liège 863 

(IXXXIII.  Ordonnances  mieses  en  warde  de  loy,  le  5  janvier  1493 .       865 

<:XXXIV.  Coppie  de  l'appoinlement  de  Tongres,  desrobée  par  Loys  de  Vauldré  en  l'an 

1494 873 

(IXXXV.  Instrumentum  super  examinatione  certonim  testium  summarie  ad  perhiben- 
dum  suae  veritatis  testimonia  super  contentis  cujusdam  articuli  producto- 

rum  (14  augusti  1498) 875 

CXXXVI.  Julii  II  huila  executoria  sententiae  Pauli  II,  de  dispositione  omnium  officio- 

nim  pro  episcopo  Leodiensi  Joanne  de  Horne,  data  die  !•  novembris  1504.       879 


FIN  DE  LA  TABLE  DES  MATIERES. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


absolution  (bulle  d')  rapportée  de  Rome  par  les  frères 
Prêcheurs  et  les  Mineurs  qui  n'avaient  point  observé 
l'interdit,  14G3,  p.  19.  —  Cérémonie  de  l'absolu- 
tion, ibid. 

^//forams  (bour^jeois).  limites  de  la  juridiction  de  Liépe 
par  rapport  à  eux ,  article  de  l'un  des  records  de 
1458,  p.  449.  —  Gomment  peuvent-ils  ester  en  jus- 
tice, p.  454.  —Autre  article  relatif  à  eux,  p.  458. 

.4igle  (Evrard  de  1')  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 

.■iigremont,  défense  de  donner  aide  et  assistance  à 
ceux  qui  y  étaient  Kfugiés,  1486  ,  p.  813. 

.^ire-Dieux  (André  de  1'),  complice  des  Datbyn .  sa 
condamnation,  p.  589. 

iiUHiUle,  brûlé  par  le  gouverneur  du  Luxembourg, 
1492,  p.  109. 

fiwaille  (le  mayeur  d') ,  tué  à  Hollogne ,  1483 ,  p.  87. 
—  Sa  ressemblance  avec  Guillaume  de  la  Marck  . 
ibid.— Sa  tête  est  portée  de  ville  en  ville  comme  étant 
celle  du  chef  liégeois  ,  ibid. 

.4iX'la-ChapeUe,  les  habitants  de  cette  ville  deman- 
dent grâce  au  duc  Charles  qui  les  menaçait  de  sa  ven- 
geance .  p.  22«.  —  Journée  qui  y  est  tenue  pour 
régler  la  paix  entre  les  la  Marck  et  les  de  Horne . 
1492  ,p.  853.— Sédition  contre  le  magistrat.  151". 
p.  128.  —  Les  bourgmestres  y  sont  faits  prisonniers 
par  le  peuple,  ibid.  —  Exécution  des  rebelles,  ibid. 

.Albert  (Arnould),  procureur  fiscal  de  Jean  de  Ilorne. 
pp.  785,  786.  —  Appel  des  la  Marck  contre  lui. 
p.  787. 
.Ilbnt  (le  comte  d')  fait  partie  de  la  ligue  du  bien  pu- 
blic, p.  191. 


.4lbret  (Jean  d') ,  comte  de  Nevers  et  de  Rélhel ,  est 
prié  de  mettre  son  sceau  sur  le  traité  de  Donchery  , 
1492.  p.  858. 

Ilcmaris  (Pierre  de) ,  p.  499. 

-Hexandre,  pape  .  sa  mort.  1503  ,  p.ll8. 

Alfleren  (Guillaume de)  (v.  Malstrom)  assiste  à  l'en- 
trée de  Louis  de  Bourbon  à  Liège ,  p.  418. 

.-tlken  (l'église  de)  est  incendiée,  1483,  p.  88. 

Jlken  (Henri  de),  chanoine  de  S'-Martin  ,  est  présent  à 
l'admission  de  Louis  de  Bourbon  comme  élu  de  Liège, 
p.  414. 

.lUemagne  (les  princes  d') ,  réunis  à  Aix,  tâchent  de 
faire  la  paix  entre  Jean  de  Horne ,  Jacques  de  Croy  et 
les  la  Marck,  1490,  p.  103. 

.alliance  (traité  d')  entre  la  cité  de  Liège  et  les  villes 
de  Dinant,  de  Tongres,  de  Fosse,  1406,  p.  558. 

Ambassade  venue  à  Liège  de  la  part  de  Louis  XI ,  1465. 
p.  20.  —  Autre  du  même  ,  1467  ,  p.  51 .  —  Elle  dé- 
sire prendre  possession  de  certains  domaines  hors  de 
Liège  ,  ibid.  —  Autre  du  même  pour  négocier  la  paix 
entre  le  roi  des  Romains  et  le  duc  de  Gueidre ,  1499 . 
p.  114. 

Amnistie  complète  après  la  paix  de  Tongres,  1484  . 
p.  781. 

Amoron  (Piron) ,  complice  des  Dathyn,  sa  condamna- 
tion, p.  389. 

Angelo  (V)  de  Rens ,  capitaine  au  service  de  Jean  de  la 
Marck,  se  laisse  corrompre  par  les  de  Horne ,  p.  783. 

Angélus  de  Curribus.  Analyse  et  extraits  de  son  poème 
sur  le  sac  de  Liège ,  p,  255.  —  Manuscrit  de  cet  ou- 
vrage, p.  236.— Autre  manuscrit  reposant  à  la  biblio- 
thèque du  Vatican ,  p.  260. 

114 


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TABLE  ANALYTIQUE. 


Jnglais,  auxiliaires  des  Brabançons  au  siège  «le  Venloo, 

1511.  p.  127. 
Angleterre  (le  roi  d')  se  réfugie  à  La  Hajfe ,  en  Hol- 
lande.  1470.  p.  GG. 

Angleterre  (le  roi  Henri  d')  déclare  la  guerre  à  la 
France,  1513.  p.  loi.  —  Il  envahit  la  Picardie  ,ibid. 
—  Il  détruit  Térouanne ,  ibid.  —  11  s'empare  de 
Tournay,  ibid. 

.-énne  (S'*^).  Miracles  opérés  par  ses  reliques  à  Duren , 
1498,  p.  114. 

ytnnay  (Jean  d'),  1408  ,  p.  309. 

Ans.  Le  duc  de  Saxe  y  vient ,  1491 .  p.  107. 

Anthoine  (couvt-nt  de  S'-)  à  Maestricht.  Maximilien  y 
loge  en  1485,  p.  805.  —  On  jf  conclut  la  paix  dite 
de  Maestricht,  ibid. 

Arendael  (Jean  Van) ,  capitaine  du  château  de  Reyde  , 
1464, p.  21. 

Argenteau  (Jacques  d')  et  de  Ucrmale ,  membre  de  l'é- 
tat noble  de  Liège,  consent  à  la  paix  de  Doncberjr , 
1492,  p.  859. 

Argenteau  (Jean  d') ,  idem ,  ibid. 

Argenthieri,  chanoine  présent  à  une  protestation  du  cha- 
pitre de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de  Liège,  p.  G98. 

Arguwes  (  le  S'  «P  )  est  envo}  é  par  le  duc  Charles  contre 
les  Liégeois ,  14G8.  p.  217. — Fait  partie  de  la  seconde 
armée  du  duc  au  siège  de  Liège,  p.  222.  —  H  prend 
le  légat  Onuphre  avec  son  trésor,  et  l'ofTi-e  au  duc 
Charles,  pp.  251  ,  300.  —  H  était  mari  de  la  steur  de 
Louis  de  Bourbon  ,  p.  3G0. 

Arkenteel  (les  deux  frères  d') ,  tués  à  Tongres  par  les 
Liégeois,  1408,  p.  211. 

Armagnac  (le  comte  d')  entre  dans  la  ligue  du  bien 
public,  p.  192. 

Armes.  Le  droit  de  courir  aux  armes  et  de  porter  ban- 
nières sur  le  marché  n'appartient  pas  aux  bourgeois, 
sans  congé  des  maitresde  la  cité  ;  article  d'un  des  re- 
cords de  1458,  p.  448. 

Armes  et  bâtons.  Ordonnance  contre  ceux  qui  en  por- 
teraient, 1480,  p.  813. 

^/mouW  (Jean),  capitaine  liégeois  des  compagnons  de 
la  verle-tente ,  p.  358.  —  Veut  rentrer  dans  Liège 
avec  les  exilés,  1407,  ibid. 

Amoulds  (Jean) ,  chancelier  de  Liège,  député  pour 
l'appointement  relatif  à  Tongres  ,  1494,  p.  873. 

Arras  (l'évéque  d')  conduit  le  corps  de  Philippe-le-Bon 
à  Dijon,  1407,  p.  195. 

Aspe  (l'église  d')  est  incendiée ,  1 483  ,  p.  88. 

Asterwl  ^Antoine) ,  chanoine,  proteste,  avant  l'élection 
de  Jean  de  la  Marck ,  contre  l'interdit  de  la  ville  de 
Liège,  p.  698.  — Sa  mort,  1483,  p.  724. 


AstroliHjie  ,  signes  de  guerre .  p.  269. 

Atre  (Eustache  de  T),  chanoine  de  S'-Pierre,  envoyé  vers 
Louis  de  Bourbon  pour  l'interdit  de  1401  ,  p.  497,— 
Signe  un  accord  avec  Louis  de  Bourbon  .  p.  552. 

Atrt  (  Libert  de  1'),  officier  condamné  en  1461  , 
p.  .502. 

Aubergistes ,  ordonnance  contre  ceux  qui  ne  renseigne- 
raient pas  le  nom  de  leurs  hôtes.  1480,  p.  814. 

Aubin  (Jean  de  saint) ,  1408  ,  p.  31 1 . 

Autriche  (Maximilieu  d'),  épouse  Marie  de  Bourgogne, 
1477  ,  p.  70,  —  H  ordonne  la  mise  en  séquestre  des 
lettres  de  trente-trois  mille  livres  que  lui  devaient  an- 
nuellement ceux  de  Lit-ge ,  p.  658.—  H  entre  en  Guel- 
dre  ,  1478  ,  p.  78.  — H  est  bien  accueilli  par  les  villes 
de  Gueldre ,  ibidem.  —  H  est  rappelé  par  les  discordes 
des  Gantois,  1479  .  p.  78.  — 11  gagne  contre  les  Fran- 
çais la  bataille  de  Guinegate  près  de  Térouanne , 
ibid.  —  H  envahit  les  provinces  françaises  ,  ibid.  —  Il 
entre  à  Namur  avec  Marie ,  1480  ,  p.  79.  —  Il  fait  la 
paix  aiec  la  France,  1481  ,  p.  80.  -  Il  ordonne  main- 
levée de  la  saisie  des  biens  du  clergé  de  Liège  ,  1482, 
p.  7U3.  —  Texte  de  sa  lettre,  ibid.  —  Il  fait  prendre 
S'-Trond  ,  après  la  mort  de  Louis  de  Bourbon  ,  ibid. 
p.  83.  —  Il  fait  exercer  des  ravages  dans  le  pays  de 
Liège ,  ibid.  —  H  se  dirige  vers  Liège ,  pag.  84. 
—  11  entre  à  Tongres  ,  1483  ,  p.  89.  —  11  assiège  et 
prend  Maestricht,  pag.  90.  —  Sou  appointement 
avec  les  Liégeois  devant  Uuy,  pag.  707.  —  Il  fait 
décapiter  cinq  tlamauds  coupables  d'avoir  conduit 
Marguerite ,  sa  lille ,  à  Arras ,  pag.  90.  -  Sa  let- 
tre à  ses  officiers  pour  contraindre  les  états  de  Liège 
à  payer  3U,0U0  livres  à  l'bilippe  de  Clèves,  1484, 
p.  757.  —  Ses  instructions  pour  obtenir  de  la  cour  de 
Rome  la  suppression  de  l'èvéchè  de  Liège  et  la  créa- 
tion de  deux  nouveaux  évêcbès  àLouvain  elà  Namur, 
pag.  737.  —  Il  conseille  la  mort  de  Guillaume  de  la 
Marck,  1485,  p.  92.  —  Il  désire  la  paix  avec  les 
Liégeois,  ibid. ,  -  Ses  conseillers  viennentà  Liège, 
ibid.  —  Il  est  présent  au  traité  conclu  à  Maestricht , 
1485  ,  p.  805.  —  Il  consent  à  négocier  la  paix  entre 
les  la  Marck  et  les  de  liorne,  p.  hOô.  —  Il  accepte  les 
propositions  des  Liégeois  après  la  mort  de  Guillaume, 
p.  804.  —  Il  reçoit  de  Jean  de  Home  la  ville  de  Huy 
en  engagère  pour  12,000  livres,  p.  808.  —Il  ac- 
corde aux  Liégeois  le  pardon  de  tous  les  crimes  et 
excès  commis  avant  le  traité  de  Maestricht,  i486, 
p.  811.  —  Il  tait  la  paix  avec  les  la  Mark  et  ceux  de 
Liège,  1488,  p.  832.  —  Il  est  créé  roi  des  Romains  , 
1494,  p.  110.  —  Il  épouse  Blanche,  fille  du  duc  de 
Milan  ,  ibid.  —  Il  vient  à  Maestricht  avec  sa  femme 


TABLE  ANALYTIQUE. 


907 


et  sa  fille  Marguerite ,  ibid.  —  Il  prend  la  croix  à  An- 
vers contre  les  Turcs,  1495,  p.  111.  —  Il  fait  une 
croisade  contre  Tongres  au  lieu  de  la  faire  contre 
les  infidèles,  ibid.  —  Tort  qu'il  fait  à  Jean  de 
Borne,  ibid.— Il  appelle  ce  dernier  à  Maestricht ,  ib. 

—  Il  fait  une  expè<lition  contre  le  duché  de  Gueldre  . 
1498,  p.  114.  —  Il  vaenBrabant,1499.ibid.  —  Il 
te  rend  à  Matines  accomp.-igné  de  quatre  électeurs  de 
l'empire  ,  1503.  p.  118.  —  Il  va  en  Gueldre  et  prend 
la  ville d'Arnhem,  1.505.  p.  120. 

Autriche  (Philip|)e  d') .  fils  «le  Maximilien  et  de  Marie  de 
Bourgogne,  sa  naissance,  1478  .  p.  78.— Il  est  inau- 
guré en  qualité  de  comte  de  Flandre ,  1 485 ,  p.  OO.- 
llfaitson  entréeà  Namur,  1490,  p.  102. —  Il  vient 
à  Maestricht,  1494,  p.  110.  —  Il  fait  un  appointe- 
ment avec  Jean  de  Horne,  relativement  à  la  prise  de 
Tongres  par  les   soldats   de   Maximilien,  p.  873. 

—  Il  épouse  une  fille  du  roi  de  Castille,  1490.  p.  113. 

—  Il  obtient  de  Rome  des  indulgences  jubilaires  pour 
les  Pays-Bas ,  1501  ,  p.  1 10.— Il  va  à  Paris  et  passe  en 
Espagne,  p.  117.  _  l|  revient  d'Espagne,  1.502, 
ibid.  —  Il  fait  un  second  voyage  eu  Espagne.  1506  , 
p.  121 .  —  Il  s'embarque  avec  son  épouse  malgré  la 
mauvaise  saison .  ibid.  —  Il  est  jeté  sur  les  côtes  d'An- 
gleterre, oii  il  est  retenu  captif  par  le  roi  de  ce  pays  , 
ibid.  —  Il  est  échangé  contre  le  personnage  appelé  la 
Rose  Blanche,  alors  détenu  au  château  «le  Namur, 
ibid.  —  Sa  mort ,  p.  122. 

Autriche  (  Marguerite  d')  est  prise  par  les  Flamands  et 
conduite  à  Arras.  1483,  p.  90.— Elle  est  fiancée  au 
dauphin  Charles  de  France,  ibid.  —  Elle  est  rendue  à 
son  père  Maximilien  parle  roi  de  France.  1 493.  p.  1 10. 
—  Veuve  du  duc  de  Savoie,  1511.  p.  128. —Tutrice 
du  duc  Charles  et  régente  des  Pays-Bas,  ibid. 

Autry  (le  S^  d') ,  1 408 .  p.  306. 

Avesnes  est  prise  par  Louis  XI ,  1477.  p.  76. 

Avignon  (cardinal  d') ,  les  députés  du  clergé  ont  mis- 
sion de  lui  offrir  un  présent,  1406,  p.  37. 

Avocats  (Parliers  ou).  Serment  qu'ils  doivent  prêter  de- 
vant les  échevins  de  Liège,  p.  474.—  Salaire  qui  leur 
revient,  p.  475. 

Avroit  (Tolletd') ,  assistée  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489 ,  p.  842. 

Awans  (Gille  d') ,  complice  des  Dathyn  ,  sa  condamna- 
tion, p.  389.  notel. 

Awans  (Thierri  d'  ).  chanoine  de  S'-Mateme,  sa  dépo- 
sition au  sujet  des  violences  contre  le  clergé,  1401 , 
p.  520. 

Au>ilicamps{iean  d'),  complice  des  Dathyn,  sa  condam- 
nation .  p.  389. 


Ayedrenich  (Godcfroid  de) ,  appelle  au  pape  et  à  l'ar- 
chevêque de  Cologne,  delà  conduitede  Jean  de  Horne, 
1485,  p. 770. 

Aymycour.  Voyez  ffumbercourt. 

Back  (Hugues  ou  Hubert) ,  collecteur  en  Hesbaye,  pro- 
cureur, condamné  en  1401 ,  pp.  11  et  502.  —  Son 
nom  pris  ironiquement  par  le  peuple ,  p.  10. 

Bade  (Charles,  marquis  de),  frère  de  Marc,  mambour 
et  évêque  de  Liège,  s'oblige  par  lettres  à  l'assister  de 
sa  puissance,  1405  .  p.  24.  —  (N.  B.  SulTridus  Pétri 
dit  par  erreur  qu'il  était  le  père  de  Marc  ).  —  Il  est 
témoin  d'un  acte  d'intimidation  de  RaesdeHeers  con- 
tre le  clergé,  p.  517. 

Bade  (Marc  de),  chanoine  de  Strasbourg,  frère  de 
Charles,  marquis  de  Bade,  de  l'archevêque  de  Trêves 
et  de  l'évéque  de  Metz.  —  Démarches  des  Liégeois 
auprès  de  lui  pour  qu'il  accepte  l'épiscopat.  pp.  144 
et  155. —  Il  se  contente  du  titre  de  mambour,  pp.  22, 
144  et  202.— Son  entrée  à  Liège,  pp.  24,  209  et  291. 

—  Le  clergé  ne  le  reçoit  pas  dans  l'église,  p.  24.  — 
Il  est  reçu  à  Thuin ,  à  Cou  vin  et  revient  à  Liège .  ibid. 

—  Il  prête  serment,  ibid.  —  Il  est  intronisé  à  Ton- 
gres, à  Looz,  etc.,  et  revient  à  Liège,  1405,  p.  25. 

—  Il  se  rend  au  chapitre  pour  avoir  sa  réponse  sur  la 
déchéance  de  Louis  de  Bourbon  ,  ibid.  —  Il  demande 
un  subside  aux  églises ,  p.  27.— Il  marche  avec  les  mé- 
tiers contre  les  partisans  de  Bourbon  ,  ibid.—  Il  prend 
la  fuite ,  p.  28.  —  On  répand  le  bruit  que  le  pape  a 
confirmé  son  élection  ,  p.  31 .  —  Il  prend  enfin  le  titre 
d'évêque ,  1400,  p.  39.  —  Il  envoie  des  émissaires  à 
Liège,  ibid.  —  Il  est  témoin  d'un  acte  d'intimidation 
de  Racsde  Heers  contre  le  clergé,  p.  517.—  Il  aban- 
donne furtivement  les  Liégeois ,  par  le  conseil  de  ses 
frères ,  l'archevêque  de  Trêves  et  l'évéque  de  Metz  , 
pp.  147  et  202. 

Baese  ou  Baest  (Arnould  de) ,  doyen  de  S'-Paul ,  en- 
voyé vers  Louis  de  Bourbon  pour  l'interdit  de  1401  , 
p.  497.  —  Il  ratifie  l'accord  du  clergé  avec  Louis  de 
Bourbon,  1460,  p.  555. 

Baest  (Leonius  de) ,  chanoine ,  présent  à  une  protesta- 
tion du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de 
Liège,  p.  098. 

Bailhier  (Collard  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 

BaiUeul[3eaD  de),  1408,  p.  311. 

Bairé,  échevin  de  Liège .  p.  391 . 

Baker  (Baudouin),  chanoine,  présent  à  une  protesta- 
tion du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de 
Liège,  p.  098. 

Baker  (Gabriel),  présent  à  la  même  protestation ,  ibid. 


908 


TABLE  ANALYTIQUE. 


■■M 


TABLE  ANALYTIQUE. 


909 


Baldewin  le  CanonDe ,  complice  des  Dathyn.— Sa  con- 
damnation ,  p.  389. 
Baldric,  évêqiie  de  Liejjc.  —  Sa  tombe  est  brisée  par 

la  chute  du  chœur  de  S'-Jacques  ,  1513,  p.  130. 
Bandt  (Marie),  mère  de  Wouterken ,  fds  naturel  de  Jean 
Datin.  —  Legs  de  Watier  Datin  en  sa  faveur .  p.  431. 
Bannefiea  (Gervais)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy  ,  1489,  p.  841. 
^annii.  Ordonnance  relative  à  leur  rentrée,  1486,  p.  821. 
Banselier  (Michel  le)  assiste  à  la  diète  provoijuëe  par 

Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 
Barbier  (Michel  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy,  148U,  p.  842. 
Barradot ,  secrétaire  du  duc  de  Bourgogne  .  p.  009. 
BartheUmi,  abbé  de  Beaurepart,  consent  au  traité  de 
Donchcry.  1492,  p.  8G0.  —  Sa  mort ,  1498,  p.  114. 
Barthelemi ,  abbé  de  S'-Laurent,  1473,  p.  70.  —  Sa 

mort,  i:')04.p.  119. 
Barthelemi  de  Rcsimont,  bourgmestre  de  Liège,  1508, 

p.  125. 
Barthelemi ,  riche  usurier  de  Liège,  1499,  p.  115. 
Bastard  (Jean  le) ,  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Cro)  ,  1489 ,  p.  842. 
Bastogne  (Godefroid  de) ,  chanoine,  présent  à  une  pro- 
testation du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  Tinterdit 
de  Liège,  p.  G98. 
Bastogne  (Henri  doyen  de),  chanoine  de  S'-Paul ,  pré- 
sent aux  négociations  de  Maesiricht,  1485,  p.  805. 
Bastogne  (Jean  ou  Thiéry  de),  écuyer,  seigneur  de  Ve- 
rincs  ,  échevin  de  Liège;  signe  le  record  donné  à  la 
requête  de  Louis  de  Bourbon  en  1458,  p.  400.  — 
En  signe  un  autre  donné  à  la  requête  de  la  cité, 
p.  482. 
Bastogne  (Thicrri  de),  échevin  de  Liège ,  témoin  d'un 
acte  du  cbapilre  de  S'-Lambert,  1455,  pp.  410et412. 
Battenltourg ,  \oy.  BronckUorst. 
Bau  (Maitre-Jeao),  chanoine  de  S'-Lambert  est  tué  à 

Herstal,  1408,  p.  173. 
Bau  (Walter).  chevalier,  défend  Léau  avec  le  comte  de 

Nassau.  —  Mal  qu'il  fait  aux  Liégeois  ,  p.  150. 
.fiaudre  (Jean  de),  1408.  p.  310. 
Baume  (baron  de  la),  1 408 ,  p.  306. 
Bavière  (Guillaumede),  comte  de  Hainaut.  1408,  p.SOS. 
Bavière  (Jean  tie),  élu  de  Liège,  1 408,  pp.  305  et  31 4.— 
Mention  de  la  révolte  des  Liégeois  contre  lui,  p. 739. 
Beal  (Henroleal),  complice  des  Dathyn.—  Sa  condam- 
nation ,  p.  389. 
Beaniffe,  près  d'Étampes,  p.  190. 
^earetcaes  (Gille  de),  ou  de  TAbbaye,  appelle  au  pape 
et  à  Tarcbevêque  de  Cologne  de  la  conduite  de  Jean  de 


Horne ,  1485 ,  p.  770.  —  Sentence  de  Jean  de  Home 
contre  lui,  p.  786. 
Beartcaert  (Jean  de),  lieutenant  de  Jean  de  la  Boverie  . 
maitre  de  Liège.  —  Assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy  ,  1 489 ,  p.  84 1 .  —  Il  est  membre  du 
tribunal  particulier  pour  les  infractions  à  la  paix  de 
Donchery,  1492,  p.  850. 
Beasen  (Jean),  envoyé  à  Liège  par  les  seigneurs  de 
Bade,  1400,  p.  39.— H  reçoit  l'ambassade  du  roi  de 
France,  1407,  p.  51. 
Beastiis  (Jean),  chef  des  Rivageois,  1401 ,  p.  107.—  Il 

est  décapité ,  ibid. 
Beaujeu  (le  seigneur  de),  à  Pèronne,  p.  514.  —  Fait 
partie  de  la  seconde  armée  du  duc  au  siège  de  Liège  , 
p.  222. 
Beaurepart  (abbaye  de).  Acte  daté  de  ce  monastère, 

p.  094. 
Becca  (  Pierre  de)  est  témoin  de  la  promesse  de  rançon , 
du  seigneur  de  Foret  à  Roliert  de  la  Marck  .  p.  877. 
Bêche  (fortifications  de),  à  Liège.  Défense  de  lesdètruire , 

p.  823. 
Becquefin  (de),  le  François ,  1408,  p.  312. 
Beerlo  (  le  sire  de)  brûle  les  frontières  du  Brabant ,  1465« 

p.  29. 
Beerlo  (Arnould  de),  gouverneur  de  S'-Trond,  1489, 
p.  100.  —  Ses  projets  d'invasion  dans  la  Uesbaye, 
p.  101 .  —  Il  est  tué  à  Opheers  ,  ibid. 
.fie//raMmonr  (Pierre  de),  1408,  p.  310. 

—  (Henri  de),  ibid. 
Béghines  (Antoine  des),  complice  des  Datbyn.  —Sa 

condamnation,  p.  .380. 
Belfroid  (Guillaume  de) ,  témoin  d^un  acte  du  chapitre 
de  S'-Lambert ,  14.55,  p.  410.  —  Témoin  d'un  autre 
acte  en  1450,  p.  412. 
Bell  (André  de)  appelle  au  pape  et  à  Tarchevêque  de 
Cologne  de  la  conduite  de  Jean  de  Horne,  1485, 
p.  776. 
Benoit  (les  prélats  de  Tordre  de  S'-),  refusentde  paraître 

à  Liège  dans  un  chapitre  général,  1479,  p.  78. 
Benotton ,  exécuteur  des  menaces  du  duc  Charles  aux 
Liégeois,  1470,  p.  05.  —  Ses  agents  appréhendent 
au  corps  le  trésorier  de  S'-Lambert,  1471 ,  p.  67.  — 
Il  s'empare  des  grains  de  S'-Deniset  de  S'-Paul ,  ibid. 
Bérart  (Alexandre),  secrétaire  de  Louis  de  Bourbon , 
échevin  de  Liège,  signe  le  record  donné  en  1458  ,  i 
la  requête  de  Louis  de  Bourbon  ,  p.  400.  —  Eo  signe 
un  autre  donné  à  la  requête  de  la  cité ,  p.  482.  —  Son 
discours  adressé  au  légat  Unuphre ,  p.  244. 
Bercelot  (Robert),  cluîtrier  de  S'-Lambert ,  témoin  d'ua 
acte  du  diapilre,  1455,  p.  410. 


Berckt  (Arnould  de),  abbé  de  S'-Jacques ,  député  apos- 
tolique chargé  d'exécuter  la  bulle  de  Sixte  IV,  relative 
à  la  restitution  des  privilèges  de  l'église  de  Liège , 
1480 .  p.  070.  —  Ses  lettres  à  ce  sujet ,  ibid. 

Bergerines,  notaire  apostolique ,  p.  099. 

Berg-op-Zoom  (Jean  seigneur  de),  assiste  à  l'entrée  de 
Louis  de  Bourbon,  p.  418. 

Berg-op-Zoom  (Antoine,  frère  de  Jean,  seigneur  de), 
assiste  à  l'entrée  de  Louis  de  Bourbon .  p .  4 1 8. 

Berghes  (Antoine  de),  abbé  de  S'-Trond ,  présent  aux 
négociations  de  Maestricht.  1485  ,  p.  800. 

Berghes  (Aalo\ae  de),  abbé  de  S'-Trond,  présent  aux 
négociations  de  Maestricht  ,1485,  p.  800.  —  H  prie 
le  seigneur  de  Foret  d'intéresser  ses  amis  à  sa  déli- 
vrance, p.  877.— Il  est  délivré  sous  caution,  1480, 
p.  95.  —Il  célèbre  la  messe  à  S'-Lambert  pour  la  chute 
de  Chys  de  Kane ,  ibid.  —  Il  est  présent  à  Maestricht 
et  scelle  le  traité  de  Donchery  ,  1492,  p.  800. 

Berghes  (Henri  de),  évoque  de  Cambrai  ;  dédicace  faite 
à  ce  prélat  d'un  poëme  sur  le  sac  de  Liège,  p.  556.  — 
Il  est  présent  aux  négociations  de  Maestricht,  1485, 
p.  805  et  806. 

Berghes  (  le  seigneur  de  )  est  envoyé  au  secours  de  Louis 
de  Bourbon,  p.  172.  —  Il  échappe  au  massacre  de 
Tongres.  1408,  p.  211.  • 

Berghes  (Jean  de),  seigneur  de  Maingoval .  est  présent 
aux  négociations  de  Maestricht,  1485,  p.  800. 

Beriches(\e  seigneur  de),  commissaire  de  l'archiduc  Phi- 
lippe pour  l'appoinlemcnt  relatif  à  Tongres ,  1 494 . 
p.  873. 

Beringhen ,  pris  cl  brûlé  par  les  Bourguignons,  p.  197. 

Bernalmont  (Jean  de),  condamné  à  mort,  p.  425.  — 
Ses  biens  non  confisqués,  ibid. 

Bernardin  (le  cardinal),  légat  du  pape  à  Tournay  pour 
le  traité  de  paix  entre  les  princes ,  1508 ,  p.  1 20. 

Berri  (Charles  duc  de),  frère  de  Louis  XI.  —  Obtient  de 
lui  le  duché  de  Normandie,  p.  208.  —  Entre  dans  la 
ligue  du  bien  public  contre  le  roi,  pp.  190. 191  et  209. 
—  Vient  à  Étampes  au  devant  du  comte  de  Charolois , 
p.  190.  — Se  réconcilie  avec  le  roi.  p.  209.  — Échange 
le  duché  de  Normandie  contre  le  comté  de  Cham- 
pagne, ibid.— Accompagne  Louis  XI  à  Liège,  1408, 
p.  217. 

Bersel  (Philippe  de),  membre  de  l'état  noble  de  Liège , 
consent  à  la  paix  de  Donchery  .1492.  p.  8.59. 

^erfrafkfi  (Robert),  profès  de  l'ordre  de  S'-Jean  de  Jé- 
rusalem, chargé  de  lever  les  dîmes  et  collectes  à 
Liège .  p.  088. 

Besançon  (évêque  de),  prévôt  de  Péglisc  de  Liège.  —  Sa 
mort,  1502,  p.  117. 


Best  (Jean  de),  membre  de  l'état  noble  de  Liège ,  con- 
sent à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  860. 

Beufort  (le  seigneur  de),  1408 ,  p.  31 1 . 

Beyart,  Keyart,  on  Beyart ,  procureur,  condamné  en 
1401,  p.  11. 

Brengnet  (Huberl).  chanoine  de  Liège,  envoyé  vers 
Louis  de  Bourbon  pour  l'interdit  de  1401 ,  p.  497. 

Bierlier  (Arnould  le),  maîlre  de  Liège.  —  Assiste  à  la 
diète  provoquée  par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  841. 

—  Il  fait  partie  du  tribunal  particulier  pour  les  infrac- 
tions à  la  paix  de  Donchery,  1492  .  p.  850. 

Bierlier  (Jean  le),  clerc,  témoin  d'un  acte,   1498, 

p.  878. 
^»er«e*(Warnierdc),  fils  de  Giele,  complice  des  Dathyn. 

—  Sa  condamnation  .  p.  389. 
Bierset ,  voy.  Burses. 

Billelon  (Jean),  chanoine,  présent  aux  négociations  de 

Maestricht,  1485.  p.  805. 
Bilsen.  On  n'y  permet  pas  la  proclamation  de  la  paix  de 

Huy  .  1 4G0 ,  p.  37.  —  Est  prise  par  les  Brabançons  et 

les  Maestriclois,  1483  ,  p.  89. 
Bioche(iean),  1408,  p.  309. 
Blanches-Dames  (couvent  des),  à  Louvain,  p.  430. 
Blanckenborch  (le  comte  de)  vient  à  Liège  pour  faire 

partie  du  conseil  de  Louis  de  Bourbon  ,  p.  7. 
Blanckenhem  (  la  comtesse  de  )  vient  se  plaindre  à 

Charles  de  Bourgogne  du  meurtre  de  son  époux  par 

les  gens  de  l'archevêque  de  Cologne,  p.  229. 
Blangy  (N.  de),  secrétaire  du  conseil  de  la  cité  de  Liège. 

1487.  p.  830. 

Blavier  (Pirair  le), complice  des  Dathyn.— Sa  condam 
nation ,  p.  389. 

Blisia  (Guillaume  de),  chanoine  ,  présent  à  une  protes- 
tation du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de 
Liège ,  p.  098. 

Blocquerie  (Christian  de  la),  maître  de  S'-Trond ,  député 
pour  les  négociations  avec  le  duc  de  Bourgogne, 
p.  530. 

Bioes  (Adrien  de),  membre  de  l'état  noble  de  Liège . 
consent  à  la  paix  de  Donchery.  1492.  p.  859. 

.ff/e/icin (Godefroid  de),  membre  du  tribunal  particulier 
pour  les  infractions  à  la  paix  de  Donchery,  1492 , 
p.  856. 

Codeur  (Pierre  de),  témoin  d'un  acte  du  chapitre,  1484. 
p.  700  et  709.  —  Présent  au  procès-verbal  du  chapi- 
tre pour  la  levée  de  l'interdit ,  1 480 ,  p.  81  G. 

Boechout  (  fief  de  )  envahi  par  le  peuple .  1401 ,  p,  505. 

Boechoete  (Jossc  de),  notaire  apostolique,  p.  528. 

Boeslintere  (Jossede),  notaire  apostolique,  pp.  530 
et  541. 


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910 


TABLE  ANALYTIQUE. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


91i 


Bois  (Lambert  du) .  membre  de  l'état  noble  de  Liège , 
consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492  ,  p.  859. 

Bois-le-Duc.  La  moitié  de  cette  ville  est  détruite  par  le 
feu,  14G3,  p.  19.  —  Combat  entre  ses  habitants  et 
lesGueldrois,ir>12,p.  128. 

Bolengier  {  Martin  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy  ,  1489 ,  p.  841 . 

Bolgry  (Michel),  témoin  d'un  acte  du  chapitre,  1483, 
p.714. 

Boisez  (  Jacques  de)  assiste  à  l'engagement  du  trésor  de 
S'-Lambert  à  Guillaume  de  La  Marck,  1483,  p.  717. 

Boisée  (Wery  de),  complice  des  Dathyn.— Sa  condamna- 
tion .  p.  389. 

Bonnaye {\ty  de),  1408,  p.  311. 

Bons-Enfants  (les)  changent  de  couvent  avec  les  Celli- 
tes,à  Liège,  1489,  p.  100. 

Borchloen ou  Looz,  prise  parles  Bourguignons,  p.  197. 

^orr/cux  (Jean),  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 
de  Croy,  1489,  p.  842. 

Borghet  (Jean),  fils  de  Piron,  complice  des  Dathyn.  — 
Sa  condamnation  .  p.  389. 

Borghet  (Piron),  complice  des  Dathyn.— Sa  condamna- 
lion,  p.  389. 

Borghet  {Kenatt),  complice  des  Dathyn.— Sa  condamna- 
tion, p.  389. 

Borleit  (Jean)  de  Bierleur  assiste  à  la  diète  provoquée 
par  Jacques  de  Croy,  1489 .  p.  842. 

Borman  (Henri) ,  chanoine ,  ratifie  l'accord  du  clergé 
avec  Louis  de  Bourbon .  1466,  p.  555.  —  Il  est  pré- 
sent à  une  protestation  du  chapitre  de  S'-Lambert 
contre  l'interdit  de  Liège,  p.  698. 
Bornions  (Renier),  doyen  de  S'-Pierre,  présent  à  une 
protestation  du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'inter- 
dit ,  p.  698.  —  Il  est  présent  à  la  comparution  du  pro- 
cureur de  Jean  de  Home  devant  le  chapitre,  1484, 
p.  765.  —  Violences  des  de  Horne  contre  lui .  p.  785 . 
^ora(Willame),  membre  du  tribunal  particulier  pour  les 

infractions  à  la  paix  de  Donchery ,  1492,  p.  836. 
Bos  (Guillaume  du),  membre  de  l'état  noble  de  Liège, 
consent  à  la  paix  de  Donchery.  1492 ,  p.  859. 

Bosset  (li)  d'Ans  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489 ,  p.  843. 
Bossutf  fief  du  sire  de  la  Hamaide ,  p.  319. 
Bossuyt  (terre  de),  lez  Ichaing ,  léguée  à  Jean  Dathyn 

par  Wathier  son  père,  p.  428. 
Bouhais  (Conrart  de),  avoué  de  Leers,  témoin  d'un  acte, 
p.  707.  —  Député  des  états  de  Liège  à  Aix  pour  négo- 
cier avec  les  envoyés  de  Maximilien,  1483,  pp.  710 
et  712.  —  Assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 
de  Croy,  1489,  p.  841.  —  Certifie  la  protestation 


prise  contre  ce  dernier ,  p.  844.—  Membre  de  l'état 
noble  de  Liège ,  consente  la  paix  de  Donchery.  1492, 
p.  860.  Voy.  Leers. 

Bouillon  (château  de),  réparé  et  gardé  par  Robert  de 
la  Marck ,  p.  750.  —  Il  est  pris  par  le  duc  de  Luxem- 
bourg. 1495,  p.  11». 

Bouillon  (terre  de)  rendue  à  Guillaume  de  la  Marck 
par  le  traité  de  Tongres .  pp.  747  et  792. 

Boulogne  (  le  comté  de  )  cédé  au  duc  de  Bourgogne . 
p.  191. 

Boulonais,f.  300. 

Botirbon  (Charles  de) ,  père  de  Fèvêque  de  Liège .  p.  6. 

—  Sa  mort.  p.  7.—  Ses  obsèques  à  S'-Lambert,  ibid. 
Bourbon  (  le  duc  de  )  fait  partie  de  la  ligue  du  bien 

public,  p.  191.  —  H  accompagne  Louis  XI  contre 
les  Liégeois,  1468,  p.  217.  —  Il  fait  partie  delà  se- 
conde armée  du  duc  au  siège  de  Liège ,  p.  222.  —  Il 
entre  d'assaut  dans  la  ville ,  ibid. 

Bourbon  (Isabelle  de),  femme  du  comte  de  Charolois.  — 
Sa  mort,  p.  191. 

Bourbon  (Louis  de),  note  sur  sa  naissance ,  p.  6.  —  Pré- 
vôt de  S'-Donat,  p.  137.  —  Il  est  désigné  pour  succé- 
der à  Jean  de  Ileynsberg  comme  évêque  de  Liège , 
1455,  pp.  5  et  137.  Il  est  postulat,  juin  1456, 
p.  G.  —  Procès-verbal  de  sa  réception  et  admission 
comme  élu  de  Liège .  p.  413.  —  II  est  représenté  par 
Jean  de  Lysura ,  prévôt  de  Notre-Dame  de  Mayence , 
p.  414.—  Son  intronisation,  p.  6.— Son  entrée  dan» 
la  ville  de  Liège  ,  ibid.  -  Procès-verbal  de  cette  en- 
trée, le  13  juillet  1456,  p.  417.  —  Détails  de  cette 
cérémonie ,  ibid.  —  Prestation  de  serment ,  ibid.  -  Il 
est  reçu  comme  seigneur  à  Liège  ,  p.  169.  —  Il  se 
rend  à  Huy.  ibid.  —  Accueil  qu'on  lui  fait  da«s  toutes 
les  villes,  ibid.  —  Il  se  rend  à  Malines,  p.  7.  —  Diètes 
qu'il  tient  à  Maestrirht  et  à  S'-Trond  avec  ses  sujet» , 
p.  7.  —  Il  quitte  Maestricht  et  revient  à  Liège ,  ibid. 

—  Il  accorde  au  clergé  de  Liège  »e»  lettres  de  joyeui 
avènement ,  26  octobre  1456 ,  p.  420.  —  Mention  qui 
est  faite  de  ces  lettres,  p.  677.  —  Il  demande  aux 
échevins  de  Liège  qu'ils  rendent  record  sur  ses  droits 
et  prérogatives ,  p.  440.  —  Il  est  présent  à  la  remise 
de  cet  acte,  p.  460.—  Ses  différends  avec  la  Cité ,  à 
cause  des  libertés  et  franchises  du  pays ,  1459  ,  p.  7. 

—  Il  se  laisse  circonvenir  parles  ennemis  du  clergé, 
p.  201 .  —  Il  accorde  au  conseil  de  la  commune  la  ju- 
ridiction sur  les  ecclésiastiques  .  p.  202.  —  Il  s'aper- 
çoit de  son  erreur  et  s'efforce  en  vain  d'arrêter  le  mal, 
ibid.  —  Causes  de  son  irritation  contre  les  Liégeois. 
p  139.  _  Il  s'adresse  à  Louis  XI  pour  avoir  sa  métlia- 
tion,  1461,p.  140.— llseretireàUuy.  puis  à  Maes- 


tricht ,  ibid.  et  p.  202.  —  Il  est  appelé  à  Liège  par  son 
chapitre  et  on  lui  adresse  des  plaintes  contre  ses  offi- 
ciers de  justice,  1401,  p.  10.  —  H  proleste  qu'il 
a  ignoré  les  excès  de  ses  procureurs,  1461 ,  p.  11. 

—  Il  consent  à  ce  qu'on  les  cite  devant  les  échevins 
pour  répondre  de  leur  conduite,  ibid.  —  Il  s'efforce 
de  corriger,  par  le  moyen  des  maîtres  et  des  échevins , 
les  excès  du  clergé,  mais  il  n'y  parvient  pas,  1461, 
p.  19.  —  Il  cite  à  l'anneau  du  palais  un  grand  nom- 
bre d'habitants  du  pays  de  Looz,  1401 ,  p.  12.  —  11 
part  pour  Malines ,  afin  d'accompagner  Louis  XI  qui 
allait  prendre  possession  de  la  couronne  de  France  , 
ibid.  —  H  revient  à  Liège,  p.  13.  —  Il  lance  l'inter- 
dit contre  ses  sujets  à  l'instigation  des  procureurs, 
ibid.  et  484.  —  Députés  envoyés  vers  lui ,  à  Malines , 
pour  qu'il  veuille  lever  l'interdit,  1401 ,  p.  15.  —  II 
exige  des  Liégeois,  à  la  diète  de  Maestricht,  une 
amende  de  100,000  florins  d'or  et  le  rappel  de  tous  les 
bannis,  1462,  p.  14.  —  Il  ordonne  de  transférer  à 
Maestricht  la  cour  et  le  chapitre  de  Liège,  1462, 
p.  15,  —  Il  écrit  au  chapitre  et  aux  églises  secondaires 
pour  qu'ils  se  conforment  à  cet  ordre,  ibid.  —  Il  ne 
veut  pas  consentir  à  la  levée  de  l'interdit,  1463.  p.  16. 

—  Il  revient  de  Maestricht  ■  Liège,  1463,  p.  17.  — 
Il  s'élève  de  nouveaux  conflits  entre  lui  et  la  Cité, 
ibid.  —  Il  se  rend  à  Huy ,  à  Maestricht ,  à  Curinghen, 
ibid. —  Le  chapitre  lui  envoie  une  députation  à  Maes- 
tricht pour  savoir  s'il  a  une  nouvelle  dispense  du  saint 
siège  relativement  à  son  ordination ,  1463  ,  p.  18.  — 
Sa  réponse ,  ibid.  —  Il  refuse  de  rentrer  à  Liège  avant 
que  le  jugement  soit  porté  sur  ses  différends  avec  la 
Cité,  1464.  p.   19.  —  H  se  rend  de  Maestricht  à 
Bruxelles,  1465,  p.  23.  —  Le  doyen  de  Liège  va  le 
supplier  de  revenir  dans  la  Cité,  ibid.  —  Les  Hutois 
le  sollicitent  également,  ibid.  —  Il  se  rend  à  Huy, 
ibid.  —  H  y  reçoit  le  sous-diaconat,  ibid.  —  Il  écrit 
aux  Liégeois  des  lettres  suppliantes  lors  de  l'élection 
de  Marc  de  Bade,  1465,  p.  24.  —  11  est  mandé  à 
Bruxelles,  1465  ,  p.  50.  —  Il  refuse  de  voir  le  clergé 
liégeois,  ibid.  —  Ses  lettres  pour  la  translation  des 
églises  et  chapitre  de  Liège  dans  la  ville  de  Louvain , 
1465,  p.  522.  —  Autre  pièce  du  même,  relative  à 
cette  translation  ,  1466,  p.  568.  —  Autre  pièce  sur 
le  même  sujet,  p.  570.  —  Établi  à  Huy,  il  indique 
une  diète  pour  conclure  la  paix  ,  1466  ,  p.  36.  —  De- 
vant recevoir  la  prêtrise  à  Huy,  il  appelle  tous  ceux 
qui  lui  ont  prêté  serment,  1466,  p.  38.  —  Il  est  sacré 
évêque.  p.  157.—  Il  se  rend  à  Bruxelles,  1466.  p.  44. 
—  Il  retourne  à  Huy  et  il  y  convoque  son  chapitre, 
ibid.  —  Les  églises  secondaires  s'y  rendent,  ibid.  — 


Il  est  engagé  par  ses  sujets  à  revenir  à  Liège ,  ibid.— 
Lettre  d'accord  de  ce  prince  avec  le  clergé  de  Liège  , 
1400,  p.  530.  —  Lettre  d'absolution  accordée  au 
même,  p.  556.  —  Sommes  que  Charles  de  Bourgogne 
condamne  les  Liégeois  à  lui  payer,  p.  153.  —  H  en- 
gage le  clergé  de  Liège  à  venir  le  rejoindre,  1467 , 
p.  46.  —  Son  séjour  à  Huy,  pp.  55  et  162.  —  Sa  fuite 
après  la  prise  de  la  ville  par  les  Liégeois,  ibid.  et 
p.  207.  —  Il  revient  à  Liège,  p.  55.  —  Il  pardonne 
aux  Liégeois  ,  ibid.  —  Il  reçoit  des  reproches  du  duc 
au  sujet  de  la  levée  du  tribut,  1407,  p.  53.  —  Il 
chante  sa  première  messe,  en  présence  du  légat ,  à 
S'-Lambert ,  p.  57.  —  Il  porte  le  saint  sacrement  à  la 
procession  ,  1408,  p.  57.—  H  obtient  l'adhésion  d'un 
grand  nombre  d'ecclésiastiques  aux  propositions  de 
Humbercourt,  1408,  p.  50.  —  Il  va  jusqu'au  pont 
d'Amercœurau  devant  du  légat,  ibid.  —  Il  refuse  au 
légal  la  grâce  des  couleuvrioiers,  1408,  p.  58.  —  Il 
informe  le  duc  Charles  de  l'eut  des  esprits  à  Liège  et 
lui  demande  secours,  1408,  pp.  172  et  210.  —  Il  fait 
une  trêve  avec  ses  sujets ,  ibid.  —  11  quitte  Liège  et  se 
retire  à  Maestricht,  pp.  172  et  240.  —  H  se  livre  aux 
plaisirs  dans  celte  ville,  ibid.  —  11  va  à  Tongres  avec 
le  légat  et  les  capitaines  bourguignons,  pp.  39,  210 
et  248.— Les  Liégeois  rebelles  ayant  pris  Tongres ,  il 
essaie  de  se  sauver  et  se  cache  dans  l'église  de  Notre- 
Dame  ,  p.  21 1 .  —  Il  est  découvert  et  les  rebelles  vien- 
nent implorer  leur  grâce  ,  ibid.  —  11  demande  à  se 
rendre  à  quelque  chevalier,  de  peur  de  tomber  entre 
les  mains  de  la  populace,  pp.  39,  175  et  212.  —  Il 
est  ramené  à  Liège  par  les  mécontents  ,  pp.  59,  174 . 
212  et  249.  —  Le  bruit  de  sa  mort ,  puis  celui  de  sa 
captivité,  arrive  au  duc  Charles ,  pp.  213  et  210.  — 
Sou  discours  au  peuple  convoqué  au  palais ,  p.  230. — 
A  l'arrivée  du  duc  Charles  il  se  réfugie  à  S'-Lambert, 
p.  251 .  —  Comincs  prétend  qu'il  s'évada  de  Liège , 
ibid.  —  Les  rebelles  consentent  à  le  délivrer  à  condi- 
tion qu'il  veuille  aller  implorer  le  duc  Charles  et  le  roi 
de  France  pour  eux ,  pp.  175  et  219.— Il  accepte,  afin 
de  sortir  de  leurs  mains ,  p.  219.  —  Il  essaie  en  vain 
d'apaiser  le  duc  Charles,  pp.  59  et  219.  —  Il  va  au- 
devant  du  roi  et  du  duc  après  la  prise  de  Liège,  p.  223. 
—  Il  s'interpose  entre  Frédéric  de  Witlhcm  et  les 
églises  de  Liège,  pour  les  soustraire  aux  exactions  ou 
à  l'incendie,  1468,  p.  03.— 7  II  assiste  à  la  soumission 
des  Gantois  par  le  duc  Charies ,  1469,  p.  63.  —  Il 
donne  au  duc  Charles  l'inféodation  de  l'île  de  la  Cité  de 
Liège,  p.  570.  —  Lui  accorde  une  rente  sur  toute 
maison  qui  sera  bâtie  à  Liège,  dans  la  Hesbayeet  le 
marquisat  de  Francbimont,  p.  583.  —  Lui  donne 


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TABLE  ANALYTIQUE. 


pour  30  ans  les  profits  du  tonlieu  sous  le  pont  des  ar- 
ches, p.  588.  —  11  promet  de  faire  ratifier,  par  le  pape 
toutes  les  concessions  faites  au  duc  Charles,  p.  594. 

—  Il  revient  de  Huy  à  Liège,  1470,  p.  04.  —  Les 
églises  le  prient  de  résider  à  Liège  ,  ibid.—  Il  se  rend 
k  Maestricht,  p.  05.  —  Sa  lettre  aux  receveurs  des 
gabelles  en  faveur  des  drapiers  de  Tongres,  1470, 
p.  052.  —  Payement  à  lui  fait  sur  la  recette  des  ga- 
belles du  pays  de  Liège ,  1470 ,  p.  055 ,  not.  1 .  —  Il 
fait  dire  des  messes  pour  le  succès  des  armes  du  duc 
de  Bourgogne  contre  les  Français,  1471,  p.  00.  —  11 
dîne  à  S'-Jacques  avec  le  nouvel  abbé  Conrard  Dumou- 
lin, 1472 ,  p.  08.— Il  se  retire  à  Huy,  1472,  p.  09. 

—  Les  brigands  qui  ravageaient  le  pays  de  Namur 
prennent  la  fuite  à  son  approche,  ibid,  —  Son  décret 
contre  le  prieur  et  le  couvent  des  carmélites  de  Liège 
qui  refusaient  Hubert  Leonardi  pour  recteur,  p.  010. 

—  Confirme  les  privilèges  du  clergé  de  Liège,  1470 , 
p.  017.  —  11  s'oppose  au  retour  des  bannis,  1477, 
p.  75.  —  Il  fait  la  paix  avec  Guillaume  de  la  Marck, 
ibid.— Il  permet  le  retour  des  bannis,  ibid.— Il  en  fait 
décapiter  quelques-uns .  ibid.— Assiste  au  mariage  de 
la  duchesse  Marie,  p.  70.- Ses  lettres  du  transport  de 
la  terre  de  Franchimont  à  Guillaume  d'Arenberg.  1 477, 
p.  050.  —  Il  envoie  une  ambassade  à  Louis  XI  pour 
qu'il  respecte  la  neutralité  du  pays  de  Liège  ,  1478  , 
p,  77.—  Il  va  en  Gueidre  avec  Guillaume  d'Arenberg, 
1478  ,  p.  77.  —  Il  revient  à  Curinghen  malade ,  ibid. 

—  Il  rentre  à  Liège  ,  ibid.—  Il  se  déclare  partisan  de 
la  neutralité  devant  les  états  du  pays ,  ibid.  —  Il  con- 
firme el  augmente  les  privilèges  de  l'église  de  Liège , 
1480 ,  p.  077.  —  Sa  déclaration  pour  les  drapiers  de 
Verviers ,  p.  082.  —  Il  déclare  Guillaume  de  la  Marck 
son  ennemi ,  1480 ,  p.  79.  —  Il  demande  aux  états  du 
pays  des  gardes  du  corps  .  ibid.  —  Il  exige  des  Hutois 
qu'ils  signent  les  lettres  d'alliance  contre  les  la  Marck, 
1480,  p.  79.  —  11  fait  proclamer  la  défense  d'assister 
Guillaume  d'Arenberg  et  ses  complices,  1480,  p.  084. 

—  Fait  proclamer  le  bannissement  de  Guillaume 
d'Arenberg  et  la  confiscation  de  ses  biens ,  p.  085.— 
Il  accourt  à  Liège  pour  réprimer  une  sédition  des  bouil- 
leurs, 1481,  p.  80.  —  Il  fait  décapiter  deux  artisans 
le  jeudi-saint,  ibid.  —  licite  à  l'anneau  du  palais 
quelques  habitants  de  Hasselt ,  ibid.  —  Il  demande  en 
Brabant  des  secours  contre  Guillaume  de  la  Marck, 
1482,  p.  81.  —  Il  court  défendre  Huy,  ibid.  —  Il 
Tient  à  Liège  organiser  la  défense,  p.  82.  —  Il 
marche  au  devant  de  ses  ennemis,  ibid.  —  Il  est  tué 
misérablement,  ibid.  —  Vers  latins  sur  la  mort  de  ce 
prince ,  p.  355.    -  Mention  qui  en  est  faite  en  divers 


actes ,  pp.  725  et  741 .  —  Son  corps  est  exposé  publi- 
quement à  S'-Lambert  ,1482,  p.  84.  —  Puis  enterré, 
ibid.  —  Manteau  donné  par  Jean  de  Horne  pour  être 
placé  sur  sa  tomlie,  suivant  la  coutume,  1484 .  p.  709. 
—  Différends  relatifs  à  sa  mort ,  réglés  par  le  traité  de 
Donchery,  1492,  p.  852. 

Bourgeois  (Jean)  du  Mont ,  remplace  Libert  comme  suf- 
fragant  de  Liège .  1505,  p.  120,  à  la  note. 

Bourgoijne  (Agnès  de),  épouse  de  Charles  de  Bourbon  et 
mère  de  l'évêque  de  Liège  .  Louis,  p.  0. 

Bourgogne  (Antoine,  bâtard  de),  s'embarque  au  port  de 
l'Écluse  pour  la  Terre-Sainte,  1404,  p.  20.  —  Il 
revient  de  la  Terre  -  Sainte ,  pag.  303.  —  Il  excite 
le  duc  contre  les  Liégeois,  ibid.  —Sa  conduite  au 
combat  devant  S'-Trood,  p.  308.  —  Prisonnier  en 
Lorraine ,  p.  371 .  —  Il  est  capitaine  de  l'un  des  corps 
d'armée  du  comte  de  Charolois,  1405,  p.  187.  —  Il 
est  envoyé  par  le  duc  contre  les  Liégeois,  1408, 
p.  217.  —  Il  fait  partie  de  la  troisième  armée  du  duc 
au  siège  de  Liège  ,  p.  222. 

Bourgogne  (Charles  de),  comte  de  Charolois,  fait  partie 
delà  ligue  du  bien  public,  1405,  p.  187.  —  Il  se  rend 
aux  frontières  d'Artois  et  de  Picardie ,  avec  une  armée, 
ibid.  —  Il  commande  un  des  quatre  corps  d'armée, 
ibid.  —  Il  entre  en  France,  ibid.  —  Éloge  de  sa  bra- 
voure à  Montlhéry,  p.  188.— Avantage  qu'il  y  obtient, 
ibid.  —  Il  sert  de  parrain  à  l'enfant  d'une  femme  de 
Montlhéry.  p.  189.—  Il  se  dirige  vers  Thates.  après  la 
bataille  de  Montlhéry,  ibid.  — Il  va  ensuite  à  Étampes, 
p.  190.  —  Il  y  trouve  la  vaisselle  d'argent  du  roi , 
ibid.—  Il  rencontre,  à  Étampes,  les  princes  ses  alliés, 
ibid.  —  Il  met  le  siège  devant  Paris .  ibid.  —  Sa  dou- 
leur à  la  mort  d'Isabelle  de  Bourbon,  sa  femme,  p.  191. 

—  Il  fait  la  paix  avec  le  roi ,  ibid.  —  Il  obtient  du  roi 
l'expulsion  des  Croyetde  leurs  adhérents,  ibid.—  Il  est 
occupé  à  la  guerre  contre  la  France  lors  des  premières 
hostilitésdes  Liégeois  contre  le  Brabant,  ibid..  p.  204. 

—  Après  la  paix  de  Conflans ,  il  marche  vers  le  pays  de 
Liège  ets'arrêleà  Tirlemont,  ibid. .pp.  152  et  193. — 
Il  met  le  pays  à  feu  et  à  sang  .  p.  204.—  A  son  retour 
de  France ,  et  lorsque  les  Liégeois  avaient  déjà  signé 
la  paix  de  S'-Trond ,  il  s'avance  avec  son  armée  contre 
les  Tongroisqui  refusaient  d'y  souscrire,  1400,  p.  31 . 

—  Il  s'arrête  près  de  Heis  à  Vecthmale ,  ibid.  —  Il  re- 
çoit ,  dans  sa  tente ,  les  envoyés  de  Liège  et  leur  mon- 
tre les  forces  de  son  armée ,  ibid.  —  Il  leur  promet  la 
grâce  du  duc  son  père ,  et  leur  en  donne  même  des 
lettres  expresses ,  p.  32.  —  Le  comte  de  S'-Pol  inter- 
cède auprès  de  lui  en  faveur  des  Liégeois,  1405.  p.  152. 

—  Dures  conditions  qu'il  leur  fait ,  p.  153. —  Les  Lié- 


TABLE  ANALYTIQUE. 


915 


geois  ne  les  acceptant  pas ,  il  s'avance  jusqu'à  Wrilen, 
ibid.  —  Les  Liégeois  se  décident  enfin  à  souscrire  à 
tout  par  les  conseils  de  Baré  Surlet .  1400  ,  pp.  153, 
154  et  194.    —  Charles    les    reçoit    avec   bonté, 
p.  154.  —  Il  fait  la  paix  avec  les  Liégeois,  pp.  154 
et  205.  —  Il  est  reconnu  ,  ainsi  que  son  père  ,  le  duc 
Philippe,  comme  mambour perpétuel  de  Liège,  pp.  153 
et  205.  —  Il  retourne  à  Bruxelles  .  pp.  154  et  205.  — 
II  va  aux  frontières  d'Artois  pendant  presque  tout  l'été 
de  1400  .après  la  paix  de  Liège,  p. 205.—  11  apprend 
les  insultes  des  Dinanlais  contre  lui .  et  il  jure  de  s'en 
Tenger.  pp.  148 ,  205  et  200.  —  Nouvelle  révolte  des 
Liégeois  pendant  qu'il  est  en  France,  p.  149.  —  I| 
marche  contre  Dinant  et  la  détruit  de  fond  en  comble, 
pp.  41 ,  159  ,  194  et  200.  —  Il  se  dirige  contre  les 
Liégeois,  p.  100.  —  Il  envoie  à  Liège  un  héraut 
d'armes,  p.  41.  —  Il  demande  aux  habitants  de  gar- 
der le  traité  de  S'-Trond  et  de  reconnaître  leur  évéque, 
ibid.  — Il  exige  des  otages,  p.  100.  —  Il  leur  écrit  de 
relâcher  Jean  Carpenticr.  maître  de  Dinant .  p.  101. 
—  Ses  préparatifs  contre  eux  .  p.  100.—  Les  Liégeois 
•'avancent  contre  Charles,  du  côtéde  Butten  etd'Othey, 
pour  le  combattre .  p.  42.—  Ils  se  décident  à  négocier 
à  Oley  et  à  demander  merci ,  pp.  42  et  200.  —  Con- 
ditions de  cette  paix .  par  laquelle  Charles  devait  être 
avoué  et  défenseur  du  pays  de  Liège,  p.  42,  —  H 
retourne  à  Bruxelles,  p.  200.  —  II  prend  l'adminis- 
tration des  états  de  son  père .  p.  194.  —  Il  assiste  à 
ses  derniers  moments  à  Bruges .  p,  195.  —  II  envoie 
des  ambassadeurs  à  Liège .  1407,  p.  47.—  II  apprend 
le  nouveau  soulèvement  des  Liégeois  et  la  prise  de 
Huy,  pp.  51 ,  102  el  207,  —  Nouveaux  préparatifs 
contre  Liège,  p.  103.  —  Il  n'écoute  les  prières  de 
personne,  et  menace  même  Louis  XI ,  ibid,  —  Il  en- 
vahit tout  le  pays  de  Liège,  pp.  190  et  200,  —  Il  met 
le  siège  devant  S'-Trood,  pp.  52 et  242.  —  Les  Lié- 
geois et  les  Tongrois  conduits  par  Raes  de  Heers  veu- 
lent s'opposer  à  sa  marche  ,  il  les  met  en  fuite  à  Brus- 
them.  pp,  52,  100.  207  et  242.—  Il  prend  Beringhen, 
Borchloen ,  et  continue  le  siège  de  S'-Trond ,  où  il 
envoie  deux  hérauts  d'armes  pour  qu'elle  lui  ouvre  ses 
portes .  pp.  42  ,  197  et  207.  —  Dévastation  de  cette 
▼ille,  pp.  104  et  242,  —  Il  accorde  merci  aux  habi- 
tants .  pp.  197  et  198.—  Excès  commis  par  ses  soldats 
dans  le  couvent  des  religieuses  augustinesde  S'-Trond, 
pp.  104  et  105,-11  fait  célébrer,  dans  les  églises  de 
Louvain  ,  la  victoire  des  troupes  à  Brustliem  ,  p.  100, 
—  Il  s'avance  vers  Tongres.  dont  les  habitants  lui 
envoient  demander  merci ,  p.  198.—  Puis  il  va  mettre 
le  siège  devant  Liège  avec  son  armée  victorieu**  , 


pp.  53,  199  et  208.  —  Les  Liégeois  demandent  de 
nouveau  la  paix  à  Bolsay,  et  il  la  leur  accorde ,  ibid. 

—  Dures  conditions,  ibid.  et  242.—  Il  vient  à  S'-Lau 
rent ,  p.  54.—  Il  entre  dans  Liège  par  S"^- Marguerite, 
pp.  54, 108,  242  et  .358.—  Rappel  des  exilés  ,  p.  54. 

—  Sommes  payées  au  duc .  ibid.—  Il  reproche  à  Louis 
de  Bourbon  sa  sévérité  envers  les  églises,  pour  la  levée 
du  tribut,  p.  55.  —  L'armée  quitte  le  pays  de  Liège, 
ibid.  —  Leduc  prend  des  otages,  ibid.  —  Il  se  rend 
à  Huy,  ibid.  —  Il  laisse  Humbercourlà  Liège  comme 
gouverneur  en  son  nom  .  p.  208.—  Le  légat  Onuphre 
va  lui  demander  d'adoucir  lesconditionsqu'il  a  faites 
aux  Liégeois,  p.  240.  —  Il  n'obtient  rien,  ibid.  — 
Il  rappelle  Humbercourt  au  grand  contentement  des 
Liégeois,  ibid.   —  Son  mariage   avec   Marguerite 
d'Yorck,  1408.  p.  58.  208,  209,  240  et  374.  —  Il 
part  aussitôt  après,  avec  une  armée  ,  pour  combattre 
Louis  XI .  pp.  170  el  209.  —  Il  fait  alliance  avec  les 
ducs  de  Bretagne  et  de  Berry,  p.  170.  —  Il  apprend  le 
retour  des  proscrits  dans  la  ville  de  Liège  ,  p,  359.  — 
Il  envoie  des  troupes  au  secours  de  Louis  de  Bourbon . 
pp.  210  et  359.  —  Il  est  campé  à  Péronne  ,  pp.  212 
et  505.  —  Il  reçoit  la  visite  de  Louis  XI ,  qui  voulait 
voir  son  camp  incognito,  p.  214.  —  Il  le  reçoit  avec 
les  plus  grands  honneurs  et  lui  donne  à  souper  dans 
son  camp.  p.  215.  —  Il  signe  la  paix,  pp,  209,  215 
et  360,  —  Il  communie  avec  le  roi ,  p,  215,  —  On  lui 
porte  la  nouvelle  que  les  Liégeois  se  sont  soulevés  de 
nouveau  ,  pp.  209  et  305.  —  Louis  de  Bourbon  lui 
demande  secours ,  p.  210.—  Menaces  de  Charles  con- 
tre les  Liégeois,  ibid.  —  L'évêque  ayant  été  pris  à 
Tongres,  le  bruit  de  sa  mort  se  répand  et  augmente 
la  colère  de  Charles ,  p,  215. —  On  assure  à  ce  prince 
que  les  Liégeois  se  sont  soulevés  à  l'instigation  du  roi 
de  France,  p.  210.  —  On  lui  montre ,  pour  preuve  , 
une  lettre  munie  du  sceau  royal ,  ibid,  —  Il  se  rend 
auprès  du  roi ,  ibid.  —  Reproches  qu'il  lui  adresse  , 
ibid. — Il  écrit  à  Louis  de  Bourbon  pour  qu'il  ne  traite 
pas  avec  ses  sujets  ,  p.  248,  —  Il  médite  la  ruine  de 
Liège ,  p.  174.  —  Son  opinion  sur  les  causes  des  trou- 
bles de  ce  pays ,  p,  250.  —  Il  marche  contre  les  Lié- 
geois avec  Louis  XI,  pp.  59,  217,  251,  365.  —  Il 
entre  à  Tongres ,  p.  251 .  —  Il  loge  à  Vallys  avec 
Louis  XI ,  p.  218.  —  Il  est  supplié  par  ce  dernier  en 
faveur  des  Liégeois,  p.  219.  —  Il  refuse,  ibid,  —  Il 
montre  au  roi  une  lettre  d'outrages  que  les  Liégeois 
lui  adressent,  ibid.  —  Il  campe  devant  la  ville  de 
Liège  avec  Louis  XI,  pp.  60,  170  el  254.  —  II  se 
dispose  à  l'attaquer  du  côté  de  S"-Walburge,  p.  59. 
—  Dangers  qu'il  court ,  dans  la  nuit  où  les  Liégeois 

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TABLE  ANALYTIQUE. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


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attaquent  son  camp ,  pp .  60  et  255.  —  H  est  irrité  de 
TaudacR  des  Liégeois  qui  sunt  venus  Tattaquer  jusque 
dans  sa  tente,  p.  2il.  —  Il  jure,  par  S'-George,  de 
prendre  la  ville  d'assaut  et  de  la  détruire,  ibid.  et  177. 

—  Il  divise  ses  troupes  en  trois  armées  ,  ibid.  —  Il 
attaque  Liège  et  la  prend  ,  pp.  177,  2.54,  ■Htù  et  38t. 

—  Il  entre  dans  Liège  avec  Louis  Xi ,  p.  257.  — 
Atrocités  qu'y  commet  son  armée ,  ibid.  —  Nombreux 
détails ,  ibid.  —  Il  est  impitoyable  envers  les  vaincus , 
p.  Cl .  —  Il  entre  à  pied  dans  l'église  de  S'-Lambert, 
p.  225.  —  Il  la  prend  sous  sa  protection,  ibid. —  Fait 
planter  son  étendard  dans  la  nef  de  l'église,  p.  224. 

—  Met  l'épée  à  la  main  pour  chasser  les  brigands  qui 
la  dévastaient,  ibid.—  Loge  au  palais  épiscopal,  ibid. 

—  Il  visite  Liège  avec  le  roi  et  le  comte  de  S'-PdI  , 
p.  224.  —  Il  ordonne  aux  religieuses,  aux  femmes 
honnêtes  .  aux  vieillards  et  aux  enfants  de  chercher  un 
asile  hors  de  Liège  ,  ibid.  —  Il  fait  brûler  le  quartier 
d'Oulre-Meuse ,  p.  225,  —  Nomme  le  seigneur  de 
Witthem  gouverneur  du  pays,  ibid.  —  Il  se  rend  à 
Maestricht  avec  son  armée,  ibid.  — Il  veut  faire  trans- 
porter, à  Maestricht  le  corps  de  S'-Lambert.  1408, 
p.  62.  —  Un  miracle  l'en  empêche,  ibid.  —  Il  y  re- 
nonce ,  ibid.  —  Il  fait  décapiter  Amel  de  Veiroux , 
bourgmestre  de  Liège,  p.  225.— Veut  punir  Aix  des 
secours  qu'elle  a  donnés  aux  Liégeois ,  p.  220.  — 
Reçoit  à  Maestricht  des  députés  de  cette  ville,  227. 

—  Conditions  qu'il  leur  fait,  ibid.  —  Il  fait  grâce 
aux  habitants  d'Aix  ,  ibid.  —  Il  marche  vers  le  pays 
de  Franchimont ,  ibid.  —  Donne  ordre  à  Wiltbem  de 
mettre  tout  à  feu  et  à  sang  dans  le  pays  de  Liège , 
ibid.  —  Il  s'empare  de  la  terre  de  Franchimont.  ex- 
cès qu'on  y  commet,  p.  228.  —  Il  poursuit  les  Lié- 
geois jusque  dans  les  bois,  pp.  229  et  382.  —  Il  se 
rend  à  Uuy,  p.  229.  —  Écoute  les  plaintes  de  la  com- 
tesse de   Blanckenhem  contre  l'archevêque  de   Co- 
logne,  ibid.  —  S'adresse  à  ce  dernier  pour  obtenir 
justice,  ibid.  —  Il  met  le  légal  Onuphre  en  capti- 
vité à  Yilvorde,  p.  231 .  —  Il  rend  la  libre  possession 
de  leurs  biens  aux  églises  transférées  naguère  à  Lou- 
vain ,  p.  574.  —  Reçoit  l'inféodation  de  l'ile  de  la  Cité 
de  Liège ,  p.  570.  —  Il  reçoit  une  rente  sur  les  mai- 
sons qui  seront  bâties  à  l'avenir,  p.  03  et  583.  —  Il  a 
le  profit  du  tonlieu  sous  le  Pont-des-Arcbes,  p.  588. 
—  Il  donne  à  Louis  de  Bourbon  quittance  de  400,000 
florins,  moyennant  le  transport  du  tonlieu  susdit, 
p.  590.   —  Permet  aux  personnes  des  églises  de  venir 
habiter  dans  l'ile  de  la  Cité,  p.  502.  —  Ses  lettres  tou- 
chant la  contribution  des  rentes  à  lui  dues,  p.  593.  — 
Mandement  i>our  contraindre  ceux  de  Peelt ,  de  Lum- 


men  et  de  Greveobrock.  à  payer  les  rentes  et  gabelles, 
1409,  p.  597.  -Il  soumet  les  Gantois  révoltés,  p.  63. 

—  Somme  les  Liégeois  de  tenir  leurs  promesses,  1470, 
p.  65.  —  Il  envoie  des  commissaires  pour  détruire  les 
murs  de  la  Cité  ,  p.  05.  —  Il  en  envoie  d'autres  pour 
lever  la  taille,  ibid.  -^  Il  va  de  S'-Omer  à  Uesdin , 
p.  00.  —  Il  envoie  une  statue  de  S'-George  à  l'église 
de  S'-Lambert,  1471,  p.  06.  —  Il  accuse  Louis  XI 
d'avoir  empoisonné  son  frère,  le  duc  de  Guyenne, 
1472,  p.  69.—  Il  envahit  la  Gueidre  ;  il  prend  Venloo, 
Nimègue  et  Ruremonde  ,  1473 .  p.  70.  —  Il  va  à  Aix 
pour  avoir  une  entrevue  avec  l'empereur,  ibid.  —  Il  le 
rencontre  à  Trêves ,  ibid.  —  Il  demande  à  l'empereur 
de  pouvoir  se  faire  couronner  roi  de  l'ourgogne,  p.  70. 

—  Il  traite  avec  l'archevêque  de  Cologne,  ibid.  —  Il 
va  faire  le  siège  de  Nuyts,  1474.  p.  71.—  Il  signe  une 
trêve  avec  le  roi  Louis  XI ,  1 475  ,  p.  72.  —  Il  a  une 
entrevue  avec  le  roi  d'Angleterre,  ibid.  —  11  attaque 
Nancy,  ibid.  —  Sa  lutte  contre  les  Suisses,  ibid.  —  11 
met  des  tailles  vexatoires  sur  le  pays  de  Liège  ,  ibid. 

—  Il  ordonne  qu'on  démolisse  les  fortifications  de 
Liège ,  de  Tongres  el  de  Uasselt,  1476,  p.  72.  —  Sa 
mort,  1477,  pp.  73,  371. 

Bouryogne  (David  de),  évêque  d'Utrecht.  Proctstui 
lancé  par  lui  contre  les  la  Marck  en  faveur  de  Jean 
de  Horne,  en  vertu  des  lettres  apostoliques  du  pape 
Innocent,  surtout  en  ce  qui  concernait  le  payement  de 
la  pension  de  Jacques  de  Croy  ,  1488 ,  p.  834. 

Bourgogtu  (Isabelle  de),  femme  de  Pbilippe-le-Bon  , 
son  corps  porté  à  Dijon,  p.  195. 

.^ouri/oyne  (Jean  duc  de),  1408,  pp.  314  et  510.  —  Sa 
sentence  contre  les  Liégeois  est  abolie,  1417,  p.  562. 

Bourgogne  (le  maréchal  de),  en  1408,  p.  306.  —  Est 
envoyé  parle  duc  contre  les  Liégeois,  1408,  p.  217. 

—  Fait  partie  de  la  troisième  armée  du  duc  au  siège 
de  Liège,  p.  222.  —  Conduit  l'armée  jusqu'aux  por- 
tes de  Liège  ,  p.  353. 

Bourgogne  (Marie  de)  renonce  aux  droits  attribués  i 
son  père  dans  le  pays  de  Liège,  1470,  p.  623.— Elle 
restitue  aux  Liégeois  les  privilèges  que  leur  avait  en- 
levés son  père,  1477,  p.  74.  —  Elle  épouse  Maximi- 
lien .  p.  70.  —  Sa  mort ,  1482 ,  p.  83. 

Bourgogne  (Philippe,  duc  de),  ses  instances  pourobtenir 
la  résignation  de  Jean  de  Uey nsbergh  ,  p.  5.  —  II  de- 
mande l'évêché  de  Liège  pour  Louis  de  Bourbon , 
p.  371.  —  Il  assiège  Deventer  en  1450,  p.  0.  —  Il 
traite  avec  les  habitants  de  cette  vdle ,  p.  7.  —  II  en- 
voie des  ambassadeurs  à  Liège  pour  apaiser  les  dilTé- 
rends  élevés  entre  l'évêque  et  la  cité  en  1450 ,  p.  8. — 
II  envoie  des  députés  à  la  diète  de  Maestricht ,  1462, 


p.  14.  —  Ils  se  retirent  avant  le  terme ,  à  cause  de  la 
maladie  du  duc,  ibid.  —Il  fait  construire  un  châ- 
teau â  Gorcum,  1403 ,  p.  19.  (le  MS.  porte  par  erreur 
dux  Carolua).  —  Il  écrit  aux  Liégeois  pour  qu'ils  cè- 
dent aux  vœux  de  leur  prince,  et  il  les  menace  de 
venir  à  son  secours,  pag.  17.—  Se  montre  dis- 
posé à  traiter  avec  le  roi  de  France  au  siijet  de  la  Pi- 
cardie, ibid.  .  p.  19.— Il  obtient  du  pape  des  bulles 
pour  lever  des  di-nes  destinées  â  la  guerre  contre  les 
Turcs,  1464,  p.  19.  —  Son  projet  de  croisade, 
p.  362.  —  Les  troubles  de  Liège  y  mettent  obstacle, 
p.  363.  —  Il  sert  de  médiateur  entre  les  rois  de 
France  et  d'Angleterre  ,  ibid. ,  p.  21 .  —  Il  envoie  l'é- 
vêque de  Tournay  vers  les  Liégeois,  pp.  14  et  141. 

—  Il  reçoit  de  ces  derniers  une  lettre  de  défi ,  p.  145. 

—  Il  tâche  de  les  rappeler  à  leurs  devoirs,  p.  203. 

La  vieillesse  l'empêche  de  marcher  contre  eux,  p.  204. 

—  Il  ordonne  des  capitaines  d'armes ,  â  la  nouvelle 
de  l'invasion  des  Liégeois  dans  ses  états,  p.  192-204. 

—  Il  charge  le  duc  de  Clèvcs  de  marcher  contre  les 
Liégeois,  p.  149.  —  Particularités  sur  son  expédi- 
tion contre  les  Liégeois  ,  p.  238.  —  Il  fait  bâtir  une 
chapelle  à  Otersioe  en  l'honneur  de  la  Vierge .  après  le 
massacre  des  paysans  de  Wellen  ,  1400 ,  p.  32.  —  Le 
peuple  y  va  en  pèlerinage  ,  ibid.  —  Il  accueille  avec 
clémence  unedèpuution  liégeoise,  ibid.,  p.  58.— Let- 
tre par  laquelle  il  ordonne  mainlevée  de  la  saisie  des 
biens  du  clergé  de  Liège  enclavés  dans  ses  états . 
pag.  513.  —  Son  séjour  à  Bouvignes  (un  chroni- 
queur dit  au  château  de  Namur)  pendant  le  sac  de 
Dinant.  pp.  40,  159,  194,  239,  309,  370.  —  Sa 
mort,  1407,  pp.  48,  162,  195,200,240,570.— 
Son  corps  porté  à  Dijon  ,  p.  195.  —  Ses  entrailles  à 
S'-Donat  de  Bruges ,  ibid.  —  Ses  obsèques  sont  célé- 
brées â  Liège.  1468,  p.  57.  —  Les  Liégeois  feignent 
de  jeter  son  âme  dans  les  fournaises  de  l'enfer, 
p.  195. 

Bourguignons,  leurs  désordres  dans  le  Brabant,  le 
Uainaut  et  le  Namurois,  p.  152.—  Ils  se  plaignent  de 
n'être  pas  payés,  ibid.  —Ils  entrent  d'assaut  dans 
Liège ,  1468  ,  p.  222.  —  Ils  massacrent  les  citoyens , 
p.  223.  —  Ils  pillent  les  églises  et  les  monastères, 
ibid.— Ils  veulent  enlever  la  châsse  de  saint  Lambert , 
ibid.  —  Ils  commettent  tous  les  plus  grands  excès  , 
pp.  224,257,  258,  259. 

Bourlar  (Antoine) ,  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy  .  1489 ,  p.  842. 

Bourlet  (André) ,  conseiller  de  la  cité  de  Liège ,  présent 
aux  négociations  de  Maestricht ,  1485,  p.  805. 

Boumonville (Enguerraad  de),  1408 ,  p.  315. 


Bour$  (Vuitace  de) ,  1408 ,  p.  314. 
Boussut  (Jean  de) ,  membre  de  l'état  noble  de  Liège  , 
consent  à  la  paix  de  Donchery ,  1492,  p.  859. 

Boussut  (  Lancelol  de) ,  membre  de  l'état  noble  de 
Liège,  consent  à  la  paix  de  Donchery,  1 492,  p.  859. 

Boutevilte  (Jean  de),  1408,  p.  307.  —  Ses  voyages, 
ibid. 

Boverie  (Jean  de  la) ,  chevalier  présent  à  Factede  pro- 
testation touchant  le  rétablissement  des  maîtres  de  la 
cité,  1 477.  p.  037.— Présent  aux  négociationsde  Maes- 
tricht,  1485,  p.  805.  —  Maître  de  Liège,  1489, 
p.  841 .  —  Membre  de  l'état  noble  de  Liège ,  consent 
à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  859. 

Bouvignes  ,  les  habitants  prennent  les  pierres  de  Di- 
nant pour  fortifier  leur  ville ,  p.  370.  —  Diète  tenue 
dans  cette  ville,  1474 ,  p.  70. 

Brabançons  (les)  envahissent  le  pays  de  Liège  et  de 
Looz,  1405,  p.  28.  —Ils  assiègent  Ciney  ,  1467  . 
p.  51.  —  Ils  passent  la  Gerre  et  s'accagent  la  Hes- 
baye  ,  1482  ,  p.  84.  —  Ils  viennent  devant  Liège  et 
sont  repoussés,  1482,  ibid.  —  Ils  sont  chassés  de 
Landen  par  Guillaume  de  la  Marck,  ibid.  —  Ils  at- 
taquent le  château  de  Hollogne  ,  1483,  p.  86.  —  Ils 
ravagent  la  Hesbaye  jusqu'à  la  Meuse  ,  p.  88.—  Ils  se 
disposent  à  faire  le  siège  de  Liège  ,  ibid. 

Brabant  (pensionnaires  de) ,  obligation  des  églises  de 
Liège  envers  eux  ,  1487,  p.  829. 

Brabant.  recensement  général  fait  dans  ce  duché, 
1464,  p.  20. 

Braine  occupée  par  les  Français ,  1471  ,  p.  66. 

Braits  (Pierre) ,  écoutète  de  Maestricht,  témoin  d'un 
acte,  1484,  p.  761. 

Brandebourg  (Frédéric,  marquis  de),  établit  une  trêve 
entre  Jean  De  Horne  et  les  La  Marck ,  1488,  p.  830. 
—  Négocie  la  paix,  p.  831. 

Brandebourg  (Gerlacht  de) ,  présent  à  Donchery  pour 
la  paix  de  Liège,  1492,  p.  853. 

Brandy  (port  à) ,  p.  308. 

Brasseries,  etc.  Art.  relatif  à  ce  commerce  ainsi  qu'à 
la  vente  des  grains,  dans  le  record  de  1458 ,  p.  444. 

Breck  (Henri),  complice  des  Dathyn.— Sa  condamna- 
tion ,  p.  389. 

Bressin  (Gérard  de)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy  ,  1489,  p.  842. 

Bretagne  (le  duc  de)  fait  partie  de  la  ligue  du  bien  pu- 
blic ,  p.  191 .  —  Il  vient  à  Etampes  au  devant  de 
Charles  de  Bourgogne,  p.  190. 

Broechusen  (Jean  de) ,  pp.  555 ,  557. 

Brocquet  (Gilles) ,  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy ,  1489 ,  p.  842. 


il 


916 


TABLE  ANALYTIQUE. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


917 


liron  (Jean  le) ,  de  Jemmeppe .  assiste  à  la  diète  provo- 
quée par  Jacques  de  Croy  ,  1489  ,  p.  842. 

lironckhorst  (Ilurman  de)  et  de  Baltenbourg  ,  consent 
à  la  paix  faite  à  Doncbery  ,  149â  ,  p.  859. 

Bromjnet  (Hubert) ,  chanoine,  témoin  d'un  acte  d'inti- 
midation de  Raesde  Ileers  contre  le  clergé,  p.  517. 

—  Vice-doyen,  ratifie  l'accord  du  clergé  avec  Louis 
de  Bourbon  ,  14G0,  p.  555. 

Brose  (Antoine-André),  chantre  de  S'-Denys,  ratifie 
l'accord  du  clergé  avec  Louis  de  Bourbon  ,  p.  555. 

Brouheze  (Tbicrri  de),  notaire ,  témoin  d'un  acte,  1483 , 
p.  723. 

Bruexken  (Arnould  de),  notaire  public,  témoin  de  la 
levée  des  collectes  pour  l'ordre  de  S'-Jean  de  Jérusa- 
lem ,  p.  688. 

Bruijuilet  (Jean  de),  complice  des  Datbyn ,  sa  condam- 
nation, p.  Ô89. 

Brunswick  (le  duc  de),  vient  à  Nimègue,  1478  ,  p.  78. 

—  Il  est  blessé  au  bras,  1479,  ibid.  —  Il  retourne 
dans  son  pays  ,  ibid.  —  Envoyé  par  Maximilien  pour 
auxiliaire  des  Brabançons  contre  les  Gueidrois ,  1513, 
p.  128. 

Brusthem  (bataille de),  perdue  par  les  Liégeois,  1467, 
p.  1C6.  —  Mention  qui  en  est  faite,  p.  648. 

Bruxelles,  diète  tenue  dans  cette  ville  pour  terminer 
les  différends,  14G2.pp.  15,  141.  — Elle  n'a  au- 
cun résultat ,  ibid.  —  Trente  mille  personnes  y  meu- 
rent de  la  peste,  1483,  p.  90.  —  Elle  se  montre 
partisan  de  Maximilien  contre  Philippe  de  Clèves, 
1488,  p.  98. 

^ruyn  (Godefroid) .  officier  condamné  en  1461 ,  p.  509. 

Bruynne  {,\e  seig'de),  commissaire  à  Donchery  pour  la 
paix  de  Liège  ,  1492,  p.  853. 

Buckinck  (Jean) ,  vice-doyen ,  ratifie  l'accord  du  clergé 
avec  Louis  de  Bourbon ,  1466 ,  p.  555. 

Sucy  (Béraultde)  ,  1408,  309. 

Bueil  (le  comte  du),  entre  dans  la  ligue  du  bien  public, 
p.  192. 

Bueren  (Voy.  Burieu  ou  Bures). 

Burdine  (le  jeune) ,  complice  des  Dathyn  ,  sa  condam- 
nation ,  p.  389. 

Buren  (le  S' de) .  l'un  des  otages  donnés  par  les  Liégeois 
au  comte  de  Charolais ,  p.  160. 

Bures  (  Gosuin  de  )  et  son  frère  Vincent ,  leur  retraite 
au  milieu  des  bois ,  p.  241 . 

£ure< (Vincent de),  capitaine  liégeois  des  compagnons 
de  la  verte-tente ,  p.  358.  —  Rentre  dans  Liège  avec 
les  exilés  ,  ibid. ,  et  210.  —  Il  marche  sur  Tongres, 
à  la  tête  des  Liégeois,  p.  211.  —  11  reçoit  Louis  de 
Bourbon  prisonnier,   p.  212,  et  jure  qu'il  ne  lui 


sera  fait  aucun  mal ,  idem.  —  Écoute  les  menace*  de 
Uagenbach  et  refuse  d'y  obéir,    1468.  p.  218. — 
Essaie  de  surprendre  la  tente  du  duc  ctdu  roi  Louis  XI, 
p.  380.—  Il  quitte  la  ville  après  l'assaut  des  Bourgui- 
gnons ,  p.  222. 
Burieu  ou  Bueren  (Jean)  de  Huy,  député  des  états  de 
Liège  à  Aix  ,  pour  négocier  avec  les  envoyés  de  Maxi- 
milien, 1483,  pp.  710,712. 
Burnea  (  Jean  ) ,  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy ,  1 489 ,  p.  842. 
Burry  (Heyimann),  assiste  à  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy  ,  1489,  p.  841. 
Burses  ou  Bierset  (Jean  de) ,  taxé  pour  le  rachat  des 

otages,  1467  ,p.  47. 
Busco  (Jean  de),  chanoine,  proteste,  avant  l'élection  de 
Jean  de  la  Marck,  contre  l'interdit  de  la  ville  de  Liège, 
p.  698. 
Busco  (Pierre  de) ,  chanoine,  confère  une  prébende  i 

Robert  de  La  Marck  ,  p.  714. 
Busleden  (  François  de  ) ,  docteur  ,    commissaire  de 
Maximilien  pour  traiter  la  paix  entre  les  la  Marek  et 
Jean  de  Home,  1490  ,  p.  846. 
But  (Adrien  de),  extraits  de  ta  chronique  inédite, 

p.  362. 
Bye  (Heurt),  chanoine .  présent  à  l'admission  de  Louis 

de  Bourbon  comme  élu  de  Liège,  p.  414. 
Calabre  (duc  de) ,  fils  de  Renier  roi  de  Sicile  ,  p.  191 . 
Caliot  (Jacques),  S'  de  Chanteraine,  présent  aux  né- 
gociations de  Maestricbt,  1485,  p.  806. 
Calixte  (pape) ,  son  élection ,  1456 ,  p.  6.  —  Accorde 
à  Pbilippe-le-Bon ,  l'évéché  de  Liège .  pour  son  neveu 
Louis  de  Bourbon  ,  p.  372.  —  Sa  mort ,  p.  8. 
Cambges  (François  des) ,  chevalier ,  assiste  à  l'entrée  de 

Louis  de  Bourbon ,  à  Liège ,  p.  418. 
Cam6rai (èvèque  de),  fils  du  S'  de  Bcrghes. — Sa  mort, 

1502.  p.  117. 
Cambrai  (Jean  de) ,  secrétaire  de  Jean  de  Horne  .  signe 

les  ordonnances  de  1492.  p.  872. 
Campo-Basso ,  capitaine  des  Lombards,  sa  défection, 

1476,  p.  73. 
Canes  (Mathieu  de),  frère  de  Richard  de  Troncillon , 
p.  637. — Pension  que  lui  accorde  Louis  de  Bourbon, 
ibid. 
Canne  (Ghis  de) ,  S'  de  Spauwe ,  sénéchal  du  pays  de 
Looz,  1477,  p.  75.  — 11  accompagne  Frédéric  de 
Withem  en  Gueidre  ,  1478,  p.  78.  —  Il  est  fait  pri- 
sonnier à  Hullogne  par  les  Branbançons ,  1483, 
p.  87.  —  Il  ordonne  à  l'abbé  de  S'-Laurent  de  faire 
évacuer  tous  les  vivres  renfermés  dans  son  couvent , 
p.  88.  —  L'abbé  s'y  refusant ,  Gbys  de  Canne  dé- 


cide qu'on  y  mettra  le  feu ,  ibid.  —  Il  assiste  à  l'enga- 
gement du  trésor  de  S' -Lambert,  p.  717.--  Ses 
différends  avec  l'évêque  Jean  de  Horne  sont  assoupis 
par  le  traité  de  Tongres,  753.  —  Il  appelle  au  pape 
et  à  l'archevêque  de  Cologne  de  la  conduite  de  Jean 
de  Horne,  1485,  p.  776.  —  Il  est  grand  mayeur  et 
mambour  de  Liège,  page  92.  —  Indemnités  de- 
mandées pour  lui  par  les  Liégeois  à  la  paix ,  pp. 
804  ,  805  et  806.  —  Il  demande  des  lettres  de  sû- 
reté, p.  807.  — Ses  exactions  et  ses  ravages  dans  le 
comté  de  Horne,  1486,  p.  93.  —  Il  prend  Curin- 
ghen  et  y  brûle  la  résidence  épiscopale ,  ibid.  —  Il 
fait  décapiter  Pierre  Rocquaer ,  ibid.  —  Il  nourrit 
d'audacieux  projets  ,  ibid.  —  H  augmente  le  nombre 
de  ses  soldats  ,  ibid.  —  Il  bâtit  à  S'-Walburge  une 
citadelle  contre  la  ville,  ibid.  — Les  enfants  la  dé- 
truisent ,  ibid. ,  p.  94.  —  Le  peuple  se  soulève  contre 
lui,  ibid.  —  Sa  mort,  ibid.  et  826.  —  Sa  sépul- 
ture avec  Pierre  Rocquaer  ,  p.  94. 

Cardona  (Jean  de) ,  frère  de  l'ordre  de  S'-Jean  de  Jéru- 
salem ,  chargé  de  lever  les  dîmes  et  collectes,  p.  688. 

Carlewych ,  voy.  Fontaine  (Daniel  de  la). 

Carmaret,  chevalier,  1408,  p.  311. 

Carondelet  (Jean  de) ,  S' de  Cliampvaus  et  de  Solre-sur- 
Sambre ,  commissaire  aux  négociations  de  S'-Trond , 
comme  conseiller  du  duc  de  Bourgogne  ,  14G5  , 
p.  532,  chancelier  de  Maximilien.  1486.  p.  812. 

Carpentier  (Jean),  bourgmestre  de  Dinant,  se  sauve 
dans  le  comté  de  Namur,  p.  161.  —  Il  est  arrêté 
par  les  Liégeois ,  ibid.  —  Il  est  amené  à  Liège  et 
abreuvé  d'outrages  ,  1467  ,  p.  45.  —  Il  est  décapité 
à  la  demande  des  métiers,  pp.  36  ,  45  ,  161.  —  On 
coupe  son  corps  en  quatre  parties .  p.  45.  —  Ceux  qui 
l'avaient  livré  reçoivent  chacun  cent  couronnes,  ibid. 

Catherine  (tour  de  S")  à  Liège,  1491 ,  p.  106. 

Cauny(Aubertde),  1408,  p.  310. 

Cavaliers  de  France  qui  viennent  à  Liège ,  leur  combat 
avec  les  habitants  de  Tongres  ,  1491 ,  p.  108.  —  On 
leur  paye  leur  solde  et  ils  se  retirent ,  ibid. 

Celles  (Louis  de),  membre  de  l'état  noble  de  Liège, 
consent  à  la  paix  de  Donchery  ,  1492 .  p.  859. 

Ceintes  (frères) ,  changent  de  couvent  avec  les  Bons  en- 
fants ,  1489,  p.  100. 

Chabot  (Euslache) ,  S'  d'Ommesée .  souverain  mayeur 
de  Liège,  p.  391.  —  Témoin  d'un  acte  du  chapitre 
en  1456  ,  p.  412.  —  Il  assiste  à  l'entrée  de  Louis  de 
Bourbon  à  Liège,  p.  418.—  Il  met  en  garde  de  loi 
l'acte  du  record  donné  à  la  requête  de  Louis  de  Bour- 
bon en  1458 .  p.  459.  —  Met  en  garde  de  loi  un  au- 
tre record ,  donné  à  la  requête  de  la  cité ,  p.  481 . 


Chabotteal  (Walhier)  est  livré  à  Louis  de  Bourbon 
par  l'archiduc  Maximilien.  —  Il  est  décapité  à  Liège, 
1478,  p.  77. 

Chachie  (Henri  délie)  de  Geneffe  ,  souverain  mayeur  de 
Liège ,  p.  400. 

r^t/ie  (hôpital  à  la) ,  1485,  p.  93. 

Chaîne  (Simon  de  la) ,  1408 ,  p.  310. 

Chdlon  (Jean  1  de),  prince  d'Orange,  1408,  pp.  305  , 
306,309. 

Chdlon  (Jean  11  de) ,  sa  lettre  à  ceux  de  Hasselt  pour  la 
démolition  de  leurs  murailles  ,  1482,  p.  702.  —  Les 
états  de  Liège  s'obligent  à  lui  payer  une  certaine 
somme,  1483,  p.  706. 

C/<d/on  (Charles  de),  comte  de  Joigny,  présent  aux  né- 
gociations de  Maestricbt,  1485 ,  p.  806. 

Champagne  (comté  de),  échangé  contre  la  Normandie 
en  faveur  de  Charles  ,  duc  de  Bcrri  ,  p.  209.  —  Re- 
venus annuels  de  ce  grand  fief,  ibid. 

Chandelistrée ,  rue  de  Liège  où  était  l'habitation  de  Wa- 
thier  Dathyn,  p.  428. 

Chanoine  (meurtre  d'un)  à  Diest  par  un  de  ses  confrères. 
14G0,  p.  8. 

Chanoines  (les) ,  présents  à  Liège ,  procèdent  à  l'élec- 
tion d'un  nouvel  évêque  ,  1482,  p.  84.  —  Ils  choi- 
sissent Jean,  fils  de  Guillaume  de  la  Marck,  ibid. , 
p.  85.  —  Ceux  qui  étaient  réfugiés  à  Louvain  procè- 
dent à  l'élection  de  leur  côté.  —  Ils  choisissent  Jean 
de  Horne  et  Jacques  de  Croy  ,  p.  85.  —  Les  diffé- 
rends des  chanoines  de  Liège  avec  Jean  de  Home 
sont  réglés  par  un  article  du  traité  de  1490,  p.  850. 

Chansons  el  Pasquilles  des  Ltéçeois  contre  Pbilippe-le 
Bon  ,  p.  195.  — Des  Bourguignons  contre  les  Fran- 
çais revenus  de  G^eldre  ,  1507  ,  p.  125. 

Chapitre  (le)  de  S'-Lambert  envoie  une  dépulation  à 
Louis  de  Bourbon,  à  Maestricbt,  pour  savoir  s'il  a  une 
nouvelle  dispense  du  pape,  relativement  à  son  ordi- 
nation, 1403,  p.  18. —  Il  insiste  pour  en  voir  la 
bulle,  ibid. — H  refuse  de  recevoir  Marc  de  Bade, 
élu  mambour  par  le  peuple,  14G5  ,  p.  23.  —  Sa  ré- 
ponse aux  propositions  dudit  Marc  de  Bade,  ibid- 
p.  25. —Les  échevins  lui  demandent  s'ils  peuvent  ren- 
dre la  justice  pendant  la  vacance  du  siège  épiscopal. 
—  Protestation  qu'il  fait  à  ce  sujet ,  p.  412. 

Charpentier  (Hermann  le),  assiste  à  la  diète  provoquée 
par  Jacques  de  Croy,  1489  ,  p.  842. 

Charpentier  {Jean  le),  est  élii  membre  du  tribunal  par- 
ticulier pour  les  infractions  à  la  paix  de  Doncbery  , 
1492,  p.  856. — Il  consent  à  la  paix  de  Donchery, 
comme  membre  de  l'état  noble  de  Liège,  ibid., 
p. 859. 


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918 


TABLE  ANALYTIQUE. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


919 


ChartrtuH  de  Dijon .  On  y  porte  le  corps  de  Phifippc- 
le-Bon  ,  p.  195. 

Chartreuse  de  Liège ,  pillée  par  les  Bourguignons  , 
p.  2:23.  —  Elle  est  occupée  parles  la  Marck,  1487, 
p.  05. — Elle  est  en  partie  brûlée  par  accident ,  ibid. , 
p.  90.  —  Elle  est  évacuée  par  les  la  Marck  .  ibid.  — 
La  cité  de  Liège  ordonne  que  les  murailles  en  soient 
détruites,  ibid.  —  Texte  de  Tordonnance,  p.  825. 

Chartreux  (l'église  des)  est  réparée ,  1488  ,  pp.  97,  99. 

Chasteller  (iicqutitie),  tué  à  Montlhéry  ,  p.  189. 

Chastenay  (Gautier  de) ,  1408 ,  p.  309. 

Chcutenay  (Jacques  de) ,  1408,  p.  309. 

Château-FUlain  (le  S'  de),  1408,  p.  313. 

Chêne  (Jean  du)  ou  de  Quercu ,  chanoine ,  signe  un  ac- 
cord avec  Louis  de  Bourbon ,  p.  551 .  —  Il  est  présent 
à  Pacte  de  protestation  touchant  le  rétablissement  des 
maîtres  de  la  cité ,  p.  (i37.  —  Il  est  chargé  de  faire 
l'élection  de  Jean  de  la  Marck,  1482,  097.  —  Il 
confère  une  prébende  à  Robert  de  la  Marck ,  1483, 
p.  714.  —  Témoin  d'un  acte,  ibid.,  p.  716.  — Il 
confère  un  canonicat  à  Éverard  de  la  Marck.  ibid. , 
p.  724.  —  Et  à  Philippe  de  la  Marck  ,  ibid.  —  Dé- 
puté à  la  diète  de  Valenciennes  ,  p.  779.  —  Amené 
captif  au  château  de  Huy,  p.  780  et  note  1.  —  Sa 
rançon,  ibid. 

Christinettê  (Jean),  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy.  1489,  p.  842. 

Chronogrammes  du  sac  de  Liège ,  p.  929. 

Choisel  (Amé  de),  1468 ,  p.  310. 

Choisy  (Jean  de),  1408,  p.  309. 

Cilly  (Claude  de),  maître-d'hôtel  de  Jean  de  Home,  dé- 
puté à  Donchery,  1492 ,  p.  853.  —  Député  pour  i'ap- 
pointement  relatif  à  Tongres,  1494,  p.  873. 

<7/air8 (les  soeurs  de  S"'),  1488,  p.  99. 

Clamteur  (Jean ,  fils  de  Lambert  le),  assiste  à  la  diète 
provoquée  par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  849. 

Clauteur  (Morea  le) ,  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  ibid. 

Clerc  (un)  est  décapité  devant  S'-Lambert,  pour  avoir 
reçu  des  lettres  de  trahison ,  1477,  p.  75. 

Clere  (le)  de  Montegnée,  complice  des  Dathyn.— Sa  con- 
damnation ,  p.  389. 

Clerc  (Jean  le),  conseiller  de  Liège ,  député  de  la  Cité  à 
Doncbery,  1492,  p.  853. 

Clercx  (Tbielman  de),  cloitrier  de  S'-Lambert,  témoin 
d'un  acte  du  chapitre  ,  1456,  p.  412. 

Clergé  (le)  de  Liège  appelle  de  la  sentence  prononcée  à 
Trêves,  1464,  p.  2L  —  Grande  perplexité  dans  la- 
quelle il  est ,  à  cause  des  menaces  du  peuple ,  au  sujet 
de  l'interdit,  1465,  p.  95.  —  Il  offre  d'envoyer  à 


Rome,  p.  26.  —  La  plupart  des  ecclésiastiques  quit- 
tent Liège  ,  ibid.  —  Le  peuple  envahit  les  maisons  des 
absents,  ibid.  —  Ordre  proclamé  au  perron  ,  de  res- 
tituer les  objets  pillés ,  ibid.  —  Le  clergé  consent  aux 
conditions  de  la  paix  faite  à  Huy,  1406,  p.  37.  —  11 
envoie  sept  députés  à  Rome  pour  obtenir  l'absolution, 
ibid.  —  Il  envoie  aussi  à  Bruxelles,  vers  Philippe- 
le-Bon  ,  p.  38.  —  Il  abandonne  Liège  et  va  rejoindre 
Louis  de  Bourbon  .  1467,  p.  40.  —  Il  résiste  à  la  Uille 
exigée  par  le  duc  Charles ,  1470,  p.  65.  —  Il  se  pour- 
voit en  appel  contre  le  légat  Sylvestre .  évêque  de 
Clusium,  1481  ,  p.  691.  —Texte  de  l'acte,  ibid.  — 
Autre  acte  d'appel,  p.  693. 

Clermont  (Adam  de),  acquéreur  de  la  terre  de  Sedan , 
p.  750. 

Clèves  (Adolphe  de),  capitaine  de  Tun  des  corps  d'armée 
du  comte  de  Charolois,  1405,  p.  187.  —  Il  poursuit 
des  Liégeois  cachés  dans  les  bruyères,  1407,  p.  197. 

—  Il  fait  partie  de  la  troisième  armée  du  duc  Charles 
au  siège  de  Liège ,  p.  222. 

Clèves  (duc  de),  chargé  par  Philippe-Ie-Bon  de  marcher 
contre  les  Liégeois ,  p.  149.  —  Il  vient  à  Tirlemont , 
ibid.—  Il  incendie  les  villages ,  ibid. —  Il  va  à  Bruxel- 
les auprès  de  Philippe-le-BoB ,  ibid,  —  Il  attaque  les 
Gueldrois,1478,p.78. 

Clèves  (Jean  de),  capitaine  de  Pbilippe-Ie-Bon ,  p.  109. 

—  Il  bat  Loesbosch,  ibid. 

Clèves  ou  de  Ravesteyn  (Philippe  de),  sa  lettre  à  ceux  de 
Hasselt ,  pour  la  destruction  de  leurs  murailles,  1482, 
p.  702.  —  Les  états  de  Liège  s'obligent  i  lui  payer 
une  somme  d'argent ,  1483  ,  p.  706.  —  Lettre  de 
Maximilien ,  pour  contraindre  les  états  de  Liège  i 
payer  30,000  livres  à  ce  seigneur,  1484,  p.  757.  — 
11  s'oppose  au  duc  Albert  de  Saxe ,  1 488 ,  p.  98.  —  Il 
se  ligue  avec  certaines  villes  du  Brabant  contre  Maxi- 
milien ,  ibid.  —  Il  assiège  S'-Trond ,  où  était  l'évêque 
Jean  de  Uorne  ,  1489,  p.  100. 

Cleyne  (Arnould)  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  p.  849. 

Cleynnewerts  (Jean),  maître  de  Looz ,  député  pour  les 
négociations  de  S'-Trond  ,  1405,  p.  530. 

Clockin  (<Mlle  del).  assiste  k  la  diète  provoquée  par  iê^ 
ques  de  Croy,  1489 ,  p.  842. 

Clocquier  (Tbiry  de) ,  dit  de  ff'aleve ,  membre  du  tribu- 
nal particulier  pour  les  infractions  à  la  paix  de 
Doncbery,  1492,  p.  856. 

Cloestenen  (Jean) ,  officier  condamné  en  1461 ,  p.  509. 

Cloestenere  (Jean),  témoin  d'un  acte .  p.  093. 

Cloestene  (Jean),  procureur  fiscal  de  l'archidiacre  de  Hes- 
baye,  présent  à  la  lecture  d'une  protestation  de  l'éco- 


lltre  de  Liège  contre  Jacques  de  Croy ,  1 489,  p.  844, 
note  1. 

Clopper  (M'  Nicolas) ,  chanoine  de  Tournay ,  présent  à 
l'admission  de  Louis  de  Bourbon  comme  élu  de  Liège, 
p.  413.  —  Fait  certaines  réserves  sur  les  points  pro- 
posés par  le  chapitre ,  p.  417. 

Clugny  (Ferri  de) ,  évêque  de  Tournay  ,  cardinal  de 
S'-Clément,  (1483 .  p.  91.  —Il  travaillée  la  division 
du  pays  de  Liège  endeux  évêchés,  ibid.  —Il  meurt  à 
Rome .  ibid. 

Clugny  (Guillaume  de) .  protonotaire  apostolique.  —  Il 
vient  à  Liège  fairedes  propositions  de  la  part  du  comte 
Charles ,  1460,  p.  42.  —  Il  menace  les  Liégeois  de  la 
part  du  duc  Charles,  1470,  p.  65.  —  Ses  vexations 
envers  les  Liégeois  ,  1471  ,  p.  06. 

CluppelSclagers(i\y).  Nom  donnéaux  hommes  soulevés 
contre  les  procureurs.  Jlibi  sociétéde  Riblauds,  1401, 
pp.  9 ,  et  501 .  —  Leur  costume  ,  p.  9. 

Coelen(Jos$e  de) .  S' de  Duras ,  membre  de  l'état  noble, 
présent  à  l'acte  de  protestation  touchant  le  rétablis- 
sement des  maîtres  de  la  cité ,  p.  037. 

Coelensoen  (Pierre),  chanoine  de  S'-Denys. — Violences 
exercées  contre  lui  par  les  de  Horne,  p.  785. 

Coelmont  (le  château  de) ,  est  rétabli  par  les  la  Marck  , 
1488,  p.  97.— Jean  de  Horne  s'en  empare,  1489, 
p.  101. 

Corn  (Henri) ,  maître  de  Liège,  p.  391. 

Coir  (Jean  de) ,  S'  de  Rameyoule ,  échevin  de  Liège , 
signe  le  record  de  1458 ,  donné  à  la  requête  de  Louis 
de  Bourbon .  p.  400.  —  En  signe  un  autre  donné  à  la 
requête  de  la  cité ,  p.  482. 

Colchon  d'Jng leur  (Jean),  p.  428. 

CoUn  (Guillaume  de) .  membre  de  l'état  noble  de  Liège, 
consent  à  la  paix  de  Doncbery,  1492,  p.  859. 

Collis  (Jean  de) ,  officier  condamné  en  1 401  ,  p.  503. 

Cologne  (les  bourgmestres  de  cette  ville),  viennent  en 
députation  à  Liège  auprès  de  Jean  de  Horne  .  1499, 
p.  115.  —  Présents  qu'ils  lui  offrent,  ibid. — Sédition 
contre  le  magistrat  de  cette  ville,  1513,  p.  128. — 
Exécution  de  coupables  ,  ibid. 

Cologne  (l'archevêque  de) ,  ses  députés  à  la  diète  de 
Maesiricbt,  1402  ,  p.  13.  —  Il  vient  visiter  les  Lié- 
geois au  siège  de  Reyde ,  1464 ,  p.  21 . 

Cologne  (Uermann.  archevêque  de),  négocie  la  paix  entre 
les  la  Marck  et  Jean  de  Horne ,  1490,  p.  840,  852.  — 
Arbitre  touchant  la  surprise  de  Tongres,  1494.  p.  874. 

Cologne  (RoberW  archevêque  de) ,  accusé  du  meurtre  du 
comte  de  Blanckenhem  ,  p.  229. 

Cologne  (Gilles  de),  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489,  p.  842. 


Cologne  (Jean  de) ,  chanoine ,  présent  à  une  protesta- 
tion du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de 
Liège,  p.  698. 

Cologne  (Wautelet  de) ,  sergent  chargé  de  faire  les  pro- 
clamations au  perron  de  Liège,  1480,  pp.  813  et  sui- 
vantes. 

Comète  (10  juin  1456),  p.  6.— lien  paraît  une  peu 
avant  la  prise  de  Liège,  1408 ,  p.  370. 

Compte,  1472,  p.  08. 

Commech  (Alexandre  de),  chevalier  d'Ecosse,  1408  , 
p.  308. 

Commissaires  de  la  cité  de  Liège.  —  Limites  de  leur 
pouvoir  relativement  au  mayeur  de  Liège  ,  p.  457. 

Commissaires  des  états  du  pays  de  Liège  envoyés  à 
Aix  pour  négocier  avec  les  ambassadeurs  de  Maxi- 
milien,   page    711.  —  Relation  de  leur  voyage, 
ibid. 

Complainte  de  Dînant,  en  vers  français  ,  p.  335.  —  De 
la  cité  de  Liège ,  en  vers  français  ,  p.  325. 

Conches  (le  S^  de) ,  1408  ,  p.  509. 

Condet (hàlard  de),  frère  du  S'  de  Hametes,  décapité  à 
Bruges  .p.  371 . 

Condrox  (le)  est  ravagé  par  les  Liégeois,  1405 .  p.  28. 

Conflans  (château  de) ,  appartenant  à  Pbilippe-Ie-Bon , 
p.  190. 

Cbn/'rerie»  licenciées ,  p.  200. 

Contributions.  Discussions  entre  les  prélats  et  les  cha- 
pitres pour  leur  payement,  1473  ,  p.  09. 

Coperdraet  (Mathias).  prêtre,  présent  à  la  lecture  d'une 
protestation  de  l'écolâtre  de  Liège  contre  Jacques  de 
Croy,  1489,  p.  844,  note  1. 

Coppe-d'Or  (la) ,  maison  appartenant  à  Wathier  Da- 
thyn ,  p.  428. 

Copy  (Philippe),  député  de  S'-Trond  pour  les  négo- 
ciations avec  le  duc  de  Bourgogne,  p.  530. 

Corbesier  (Costan  le) ,  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy ,  1489 ,  p.  842. 

Corbesier  (Servais  le) ,  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489  ,  p.  842. 

Corbion  (Bauduin  de) ,  témoin  d'un  acte ,  p.  684. 

Corne  (Jean  de  la),  échevin  de  Liège,  témoin  d'un 
acte  du  chapitre  en  1450,  p.  412. 

Cornillon  (mont) .  théâtre  de  l'entrevue  du  légat  avec 
les  Liégeois,  p.  245. 

Coronmeuse  (Jean  de),  abbé  de  S'-Jacques,  son  élec- 
tion, 1506,  p.  123.  —  Est  confirmé  par  l'évêque 
Érard  ,  1507,  ibid.  —  Fait  la  consécration  de  l'église 
des  frères  de  Jérusalem ,  ibid. 

Corswarem  (Arnould  de).  S'  de  Nyel ,  maître  d'hôtel  de 
Louis  de  Bourbon ,  assiste  à  son  entrée  à  Liège , 


9-20 


TABLE  ANALYTIQUE. 


p.  418.  —  Membre  de  Pétat  noble ,  présent  à  l'acte 
de  protestation  touchant  le  rétablissement  des  maîtres 
de  la  cité ,  p.  637. 

Corswarem  (Jacques  de) ,  chanoine  de  Liège ,  caution 
de  Robert  de  la  Marck ,  lors  de  la  collation  de  sa  pré- 
bende ,  1483,  p.  714.  Placard  affiché  à  sa  porte, 
1487,  p.  822.— Député  de  la  cité  à  Donchery,  14U2 , 
p.  853. 

Corswarem  (Jean  de) ,  S'  de  Landillies,  membre  de  l'état 
noble  de  Liège ,  consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492, 
p.  8.">9. 

Corswarem  (Raes  de) ,  membre  de  l'état  noble  de  Liège, 
consent  à  la  paix  de  Donchéry,  1492,  p.  859. 

Corswarem  (Walter  de) ,  maître  de  la  cité ,  accompagne 
Jean  de  Home  lors  de  son  intronisation  ,  1484 , 
p.  767.  —  Assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 
de  Croy,  1489,  p.  841.  —Certifie  la  protestation 
faite  contre  ce  dernier ,  p.  844.  —  Membre  du  tribu- 
nal particulier  qui  devait  juger  les  infractions  à  la 
paix  de  Donchery  ,  1492 ,  p.  856. 

Corswarem  (Watier  ou  Wanck  de),  archidiacre  d'Ar- 
denne  ,  fait  prêter  serment  à  Jean  de  Lysura  ,  repré- 
sentant de  Louis  de  Bourbon  lors  de  son  élection  , 
p.  415. —Présent  à  son  installation,  p.  419. — 
Grand  scelleur  ,  présent  à  Pacte  de  record  donné  à  la 
requête  de  la  cité  en  1458  ,  p.  482. 

Corswaremme  (Walter  de) ,  chanoine ,  proteste  contre 
l'interdit  de  la  ville  de  Liège,  avant  l'élection  de  Jean 
de  la  Marck,  p.  698.  —  Député  des  états  à  Aix, 
pour  négocier  avec  les  envoyés  de  Maximilien  , 
1483  ,  p.  710.  —  Confère  une  prébende  à  Robert  de 
la  Marck,  ibid.,  p.  714.  —  Il  assiste  Jean  de  Home 
à  son  intronisation  ,  1484,  p.  768. 

Cortenbach  (Jean  de) ,  sénéchal  de  Bilsen  ,  p.  583. 

Cortenbach  (Jean  de) ,  membre  de  l'état  noble  de  Liège, 
consent  à  la  paix  de  Donchery  ,  1493  ,  p.  859. 

Cortenbach  ( ),  détenu  au  château  de  Longne 

par  Jeannot ,  le  bâtard.  —  Article  du  traité  de  paix 
relatif  à  lui,  1490,  p.  849. 

Cortenbach  (Nicolas) ,  maître  d'hôtel  de  Jean  de  Home , 
est  fait  prisonnier  par  les  La  Marck ,  1488  ,  p.  97. 

Cortenbach  (M' Pierre  de),  chanoine ,  présent  à  la  com- 
parution du  procureur  de  Jean  de  Home  ,  devant  le 
chapitre ,  1484  ,  p.  763. 

Cortenbach  (Pierre  de) ,  prévôt  de  Notre-Dame  de  Ton- 
gres ,  chanoine  et  scelleur  de  Liège ,  procureur  de 
Jean  de  Horne ,  remet  à  David  de  Bourgogne  des 
lettres  apostoliques  contre  les  la  Marck  ,  1488, 
p.  834. 

Corthiesem  (église  de),  brûlée,  1490,  p.  105. 


Costain  de  Frères,'  complice  des  Dathyn.  Sa  condam- 
nation ,  p.  389. 

Costeal  (Jean),  complice  des  Dathyn.— Sa  condamnation, 
p.  389. 

Cottebrune,  seigneur  de  Château-Villain,  1408,  p.  313. 

Couleuvriniers ,  voy.  Ferte-Tente. 

Coully ,  voy.  Crully. 

Cour  (Jean  de),  maycur  de  Halem ,  établi  par  Philippe- 
le-Bon,  p.  151.  —  H  brûle  les  environs  de  Uerck  , 
ibid. 

Courcelles  (Jean  de),  1408  ,  p.  313. 

Courcoul  (Jean),  complice  des  Dathyn.— Sa  condamna- 
tion .  p.  389. 

Courtejamble  (Jacques  de),  1408.  p.  309. 

Courtevain  (Baudouin),  abbé  de  Floen,  consent  au  traité 
de  Donchery,  1492,  p.  860. 

Couteaux.  Défense  faite  par  le  duc  Charles,  aux  Liégeois, 
de  porter  de  grands  couteaux  pointus ,  p.  200. 

Couvents  et  églises  (liste  des),  des  pays  de  Liège  et  de 
Looz  imposés  en  1470,  p.  054. 

Couvin.  Portes  et  murailles  de  cette  ville  détraites , 
1408,  p.  323,  note. 

Couvin  (Woutier  de),  membre  de  l'état  noble  de  Liège , 
consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  859. 

Cot;ereur  (Jean  le),  de  Dioant,  est  accosé  d'avoir  excité 
ses  compatriotes  contre  Liège,  p.  563. 

Cran  (Antoine  de),  1408,  p.  310. 

Crehain  (Gérard  de),  fils  de  George,  p.  429.  —  Exécu- 
teur testamentaire  de  Wathier  Dathyn ,  p.  433. 

Cressignées  (Jacques  de),  maître  de  la  cité  de  Liège, 
présent  aux  négociations  de  Maestricht,  1485,  pp.  805, 
806  et  808. 

Crexhant  (Eustache  de)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 

Croisiers  établis  à  Dînant,  1498,  p.  1 14. 

Croisiers,  de  Liège,  vexés  parBenotton,  1471  ,p.67. 

Croix  (église  de  S"),  obtient  un  délai  pour  payera  Be- 
notton,  ibid. 

Croix  sanglantes  apparaissent  sur  les  vêtements,  etc. , 
1501,  p.  116.  —  ÉcrMde  Libert,  suiïragant  de  Liège, 
à  ce  sujet,  ibid.,  no    . 

Cr^imme,  secrétaire  de  Maximilien  ,  1484,  p.  743. 

Crouy  (le  seigneur  de),  1408,  p.  315. 

Croy  (le  sire  de),  sa  médiation  entre  le  roi  Louis  XI  et 
le  comte  de  Charolais,  p.  191.  —  Son  expulsion  du 
royaume,  à  la  demande  de  ce  dernier,  ibid.  —  H  est 
accusé  d'avoir  brouillé  Charles  avec  son  père  ,  ibid. 

Croy  (Jacques  de),  élu  de  Liège,  1482 ,  p.  85.  —  S'ef- 
force d'obtenir  que  le  siège  èpiscopal  soit  transféré  en 
Brabant ,  1483 ,  p.  91 .  —  Il  cède  ses  droits  à  Jean  de 


TABLE  ANALYTIQUE. 


921 


Rome  ,  moyennant  une  pension  ,  p.  85.  —  Sous  pré- 
texte de  non-payement  de  sa  pension,  il  vient  à  Liège. 
1488,  p.  98.  -  Il  publie  l'excommunication  de  Jean 
de  Horne,  ibid.  —  Il  s'installe  en  qualilé  d'évêque  de 
Liège,  ibid.  —  Le  mauvais  état  des  revenus  du  do- 
maine est  cause  que  celte  pension,  de  1,500  florins 
d'or,  n'est  pas  payée  par  Jean  de  Horne ,  p.  835.  — 
Règlement  du  pa|>e  Innocent .  à  cet  égard,  p.  836.— 
Jacques  de  Croy  provoque  une  diète  à  Liège,  1489, 
p.  841.  —  On  proteste  contre  lui ,  ibid.  —  Autre  pro- 
testation .  p.  844 .  note  1 .  —  Il  ne  veut  pat  entendre 
parler  de  paix,  1490.  p.  103.  -  Il  quille  Liège, 
p.  104.— Il  revient  à  Liège,  ibid.  -  Il  introduit  dans 
la  ville  Robert  de  la  Marck.  p.  105.  —  Il  est  accusé 
de  la  disette,  1491  ,  p.  106.  —  Il  quille  Liège  avec 
les  Français ,  p.  108.  -  Il  est  poursuivi  par  le  peuple, 
ibid.  —  Il  vient  à  Liège  pour  recueillir  la  succession 
de  Jean  de  Horne.  1505,  p.  121.  —  H  quille  Liège 
après  l'élection  d'Érard  de  la  Marck  ,  ibid. 

Croy  (Michel  de),  seigneur  de  Sempy.  présent  aux  négo- 
ciations de  Maestricht ,  1 485 .  p.  806. 

Crully  ou  Coully  (Olivier  de),  1408,  p.  313. 

Culen  (Guillaume  Van  dcr),  clerc,  présent  à  la  lecture 
d'une  protestation  de  l'écolâtre  de  Liège  contre  Jac- 
ques de  Croy,  1489  ,  p.  844  ,  note  1 . 

Cusa  (le  cardinal  Nicolas  de).  Sa  mort .  1464  ,  p.  21 . 

Cusance  (Jean  de)  1408,  p.  310. 

Cyney  (Godefroid  de)  appelle  au  pape  et  à  l'archevêque 
de  Cologne ,  de  la  conduite  de  Jean  de  Horne ,  1485  . 
P-776.— Sentence  de  Jean  deHorneconlrelui.  p.  786. 

6yfM?y  (Jean  de),  témoin  d'un  acte  .  1483.  p.  71 6. 

Daele  (Art ,  dit  van  den),  mentionné  au  testament  de 
Wathier  Dathyn.  p.  429. 

Daelhem  (terre  de)  incendiée  par  les  Liégeois,  p.  274. 

Daelhem  est  pris  par  les  Liégeois,  1465  .  p.  147. 

Dalfin  (  Guillaume)  présent  â  un  acte  de  Jean  de  Home, 
1486,  p.  811. 

Dantart  (Jean),  érhevin  de  Liège,  signe  le  record  donné 
à  la  requête  de  Louis  de  Bourbon.  1 458,  p.  400.  —  En 
signe  i .     utre  donné  à  la  requête  de  la  Cilè .  p.  482. 

Damiette  (tour  de) .  au  château  de  Huy  ;  on  y  enferme 
les  envoyés  Liégeois  prit  à  Valenciennes ,  1483, 
p.  780 ,  note  1 . 

Dammartin  (le  comte  de)  entre  dans  la  ligue  du  bien 
public,  1465,  p.  193. 

Danemarck  (le  frère  du  roi  de),  1408  .  p.  307. 

Dannea  (  Etienne  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy.  1489,  p. 842. 

Dannea  (  Jean  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 
de  Croy,  ibid. 


Dary  (Jean),  abbé  de  S'-Gilles,  consent  au  Iraité  de 
Donchery,  1492,  p.  860.  —  Son  avarice,  1503, 
p.  118.  —  Sa  mort.  ibid. 

Dathyn  (Agnès,  fille  de  Wathier).  épouse  de  Jean  de 
Soye.  —  Legs  que  lui  fait  son  père,  p.  427. 

Dathyn  (Guillaume),  père  de  Wathier  Dathyn.— Sa 
condamnation  .  1433.  p.  389.  —  Messe  fondée  pour 
le  repos  de  son  âme.  p.  428. 

Dathyn  (Jean),  fils  de  Wathier.  —  Legs  que  lui  fait  son 
père,  p.  427.—  Exécuteur  testamentaire  de  Wathier. 
p.  433. 

Dathyn  (Wathier),  mandement  de  l'official  de  Liège  con- 
tre lui,  p.  382.  — Sa  condamnation,  1433,  p.  389.  - 
Détails  des  crimes  dont  lui  et  ses  complices  étaient  ac- 
cusés .  ibid.  et  seqq.  —  Autres  détails,  p.  392.  — 
L'empereur  confirme  sa  condamnation,  p.  398.  —  Il 
adresse  une  supplique  à  Louis  de  Bourbon,  pour  lui 
et  ses  complices,  p.  423.  —  Demande  de  déférer  à  la 
justice  du  duc  de  Bourgogne,  ibid.  —  Son  leslamenl, 
p  426.—  Description  de  son  écusson,  p.  434,  note  1 . 

—  Son  épitaphe,  ibid. 

Z>af  Ayn.  Enquête  faite  à  Liège,  touchant  ceux  qui  avaient 
reru  les  biens  confisqués  aux  Dathyn  ,  1463,  p.  18. 

Débiteurs  de  Commerce  sont  jugés  par  les  maîtres  et 
le  conseil  de  Liège.  —  Article  d'un  des  record  relatif 
à  eux,  1458,  p.  451. 

Déguisements.  Défense  d'aller  la  nuit  avec  un  déguise- 
ment.  1486.  p.  821. 

Delpierre  (Gille),  doyen  de  S"-Croix.  —  Violences  exer- 
cées contre  lui  par  les  de  Horne,  1484,  p.  785. 

Dene  (Nicolas)  est  sacré  abbé  de  S'-Hubert,  1 475,  p.  72. 

/>e»is  (Église de  S')  à  Liège,  les  grains  y  sont  saisis  par 
Benollon,  1471,  p.  67. 

Denixhe  (  Renier,  dit  Rennekin)  assiste  à  la  diète  pro- 
voquée par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  841. 

Députés  de  France ,  de  Brabant  et  de  Gueidre,  viennent 
à  Liège  pour  la  paix  ,  1509,  p.  127.  —  On  ne  conclut 
rien  à  cause  de  l'absence  d'Érard  de  la  Marck,  ibid. 

—  Nouvelle  députation  pour  le  même  sujet,  1511  , 
p.  127. 

Z>escAamps  (Guillaume),  mambour  delà  cité  de  Liège, 

lors  de  la  demande  d'un  record  que  firent  les  maîtres . 

1458,  p.  460. 
Deventer  assiégée  par  Philippc-le-Bon,  1456,  p.  6. 
Deyn  (Jacques) ,  garde-du-corps  du  duc  Charles ,  bailli 

d'Ardres  au  comté  de  Guisne ,  certifie  la  chronique  de 

Théodoric  Pauli ,  p.  231. 
Dialogue  en  vers  ,  sur  la  rébellion  des  Liégeois ,  p.  347. 
Z>i>pen6«ec*  (Église  de)  brûlée,  1490,  p.  105. 
/>ïernin  (Alexandre),  1408,  p.  308. 

116 


922 


TABLE  ANALYTIQUE. 


/>ie«/(Arnould  de),  abbé  de  S'-Jacques  en  remplacement 

de  Conrard  Dumoulin,  1474,    p.  71.  —Sa  mort. 

1483,  p.  UO. 
Diest  (couvent  de),  incendié ,  1499,  p.  115. 
Dièle  faite  à  Llé^e  à  la  demande  de  Jacques  de  Groy  , 

1489,  p.  841 .  —  Autre  diète  assemblée  à  Diest,  1498, 

p.  113. 
Dtmes  et  collectes  recueillies  dans  les  églises  de  Liège , 

pour  Tordre  de  S'-Jaan  de  Jérusalem,  1481 ,  p.  088. 
Z>inanl  se  rend  après  la  bataille  d'Othée,  1408,  p.  317. 

—  Portes  et  murailles  de  cette  ville  détruites ,  p.  323. 

—  Elle  demande  la  paix,  1466,  p.  30.  —  Son  inso- 
lence envers  le  comte  de  Cbarolais ,  1460 ,  p.  194.  — 
Elle  est  ruinée  par  Charles  de  Bourgogne  ,  pp.  159, 
194, 388,  293  et  294.  —  Églises  et  cou  vents  livrés  aux 
f1ammes,ibid.— Allusionà  la  ruinede  cette  ville,  p.  330. 

—  Les  maîtres  de  Dinant  se  sauvent  à  Liège  ,  où  ils 
viennent  conter  la  prise  et  la  ruine  de  leur  ville,  p.  41 . 

Dinantaii  (les)  se  soulèvent  contre  un  certain  chevalier, 
nommé  Jean  de  Valle,  1404,  p.  23.  — Leur  haine 
contre  Bouvignes,  p.  239.  —  Ils  abandonnent  le 
parti  des  Liégeois,  ibid.  —  Paix  avec  le  comte  de  Cha- 
rolais,  ibid.  —  Ils  recommencent  la  guerre  avec  les 
Namurois,  ibid.  —  ils  se  réconcilient  avec  Louis  de 
Bourbon ,  1466 ,  p.  36.  —  Ils  sont  exclus  de  la  grâce 
de  Louis  de  Bourgogne .  p.  38.  —  Leurs  insultes  au 
duc  Philippe  et  à  Charles ,  son  rds ,  pp.  38,  148,  205 
et  363.  —  Leurs  bravades  contre  les  Bourguignons, 
p.  306.  —  Ils  exposent  un  mannequin  ,  représentant 
le  comte  de  Cbarolais ,  p.  1 48.  —  Ils  brûlent  le  couvent 
de  Moulin,  au  comté  de  Namur,  ibid.  —  Leur  ville  est 
prise  par  Charles  de  Bourgogne,  pp.  206,  239 ,  364  , 
.368 ,  369  et 370. —Vers  sur  le  sac  de  Dinant ,  ibid. 

Z>mfevi7/e (Guillaume  de),  seigneur  de  Schones,  p.  532. 

Dioclès.  Personnage  du  poème  d'Angelus  de  Curribus , 
sur  les  événements  de  Liège  ,  p.  246. 

Ditette  dans  le  Uainaut  et  la  Picardie ,  1482 ,  p.  81. 

Di$gongue  (Jean  de),  1408 ,  p.  313. 

Dix-hommes  (les).  Leur  institution ,  p.  793.  —  Alliance 
que  Guillaume  de  La  Marck  fait  avec  eux  ,  ibid. 

Dixmude  (Bâtard  de),  1408,  p.  313. 

Dobbelsteyn  (Guillaume  de),  membre  de  la  noblesse  du 
pays  de  Liège,  ratifie  le  traité  de  Tongres,  1484, 
p.  755.  —  Présent  à  la  comparution  du  procureur  de 
Jean  de  Horne  devant  le  chapitre,  1484,  p.  763.  — 
Assiste  à  Pintronisation  de  Jean  de  Horne ,  p.  767. 

Donchery.  Assemblée  tenue  dans  cette  ville ,  pour  né- 
gocier la  paix  entre  les  la  Marck  et  Jean  de  Horne , 
1492,  p.  852  ,  note  1 .  —  Traité  de  paix  y  conclu  et 
confirmé  à  Maestricht,  p.  859.  —  Les  infractions  qui 


y  seront  faites  ,  doivent  être  jagées  par  un  tribanai 
spécial .  p.  854  et  suiv. 

Donck  (Claes  de),  membre  de  Pétat  noble  de  Liège,  con- 
sent i  la  paix  de  Donchery  ,  1492,  p.  859. 

Dongys  {Ph\\ip\te),  tué  à  Montlhéry,  p.  189. 

Doreit  (Jean),  assiste  â  la  diète  provoquée  par  Jacques 
deCroy,  1489,  p.  841. 

Z>ours  (le  seigneur  de),  1408,  p.<3l4. 

Duersteden,  près  Wyck.—  Monitoire  de  David  de  Bour- 
gogne daté  de  ce  château ,  1488  .  pp.  8ô9  et  840. 

Dunoys  (le  comte  de),  entre  dans  la  ligue  du  bien  public, 
1465,  p.  191. 

Duras ,  voyez  Cœlen. 

Durbui  (château  de),  occupé  par  les  Liégeois,  p.  742. 

Duren  (ville  de),  dans  le  pays  de  Julliers ,  1498  ,  p.  1 14. 

Duys  (Pierre),  prêtre.  —  Violences  exercées  contre  lui, 
à  Maestricht,  par  les  de  Horne ,  1485 ,  pp.  776,  785 
et  786. 

Dynt  (Gérard),  membre  du  tribunal  particulier  qui  de- 
vait juger  les  infractions  à  la  paix  de  Donchery,  1492, 
p.  856. 

Dyo  (le  seigneur  de).  1408  ,  p.  31 1 . 

Echevins  de  Liège ,  quel  salaire  ils  peuvent  exiger  pour 
leurs  conseils.  Art.  d'un  record  de  1458,  p.  467. 

Echt  (Jean  Engelbert  de),  notaire  public,  témoin  de 
la  levée  des  collectes  pour  l'ordre  de  S'-Jean  de  Jé- 
rusalem, 1481 ,  p.  688.  —  Témoin  d'un  autre  acte, 
p.  693.  —Témoin  d'un  autre  acte,  1485,  p.  716. 

Eckers  (Gérard),  chanoine,  présent  à  une  protestation 
du  chapitre  de  S'-Lambert,  contre  l'interdit  de  Liège , 
p.  698. 

£co/ierj (couvent  des)  à  Liège,  sa  réforme,  1 496,  p.  113. 

Eglises  (les)  de  Liège  se  refusent  au  prélèvement  de  la 
dîme  contre  les  Turcs,  1464,  p.  90.  — Elles  offrent 
au  duc  de  Bourgogne  leur  aide  dans  le  cas  où  il  ferait 
lui-même  la  croisade,  ibid. ,  idem.  —Elles  font  une 
réponse  favorable  aux  gens  de  finance  du  comte 
Charles.  1466,  p.  49.  —  Elles  se  refusent  ensuite  à 
payer,  ibid.,  p.  43.— Menaces  qu'on  leur  fait,  ibid. 
—  Leur  réponse,  Ibid.  —  Elles  envoient  des  députés 
au  chapitre  asst:mblé  â  Huy  par  l'èvêque,  ibid., 
p.  44.  —  Elles  envoient  des  députés  à  Rome,  1467, 
p.  47.  —  Elles  donnent  leurs  joyaux  et  leurs  trésors 
en  garantie  des  sommes  dues  à  Charles  de  Bourgo- 
gne ,  ibid. ,  p.  54.  —  Elles  sont  relevées  par  lui  de 
leurs  obligations  à  cet  égard,  ibid. ,  p.  55.  Elles 
refusent  d'accepter  les  propositions  du  seigneur  de 
Humhercourt,  1468,  p.  55,  —  ArresUlions  des  pen- 
sionnaires des  églises  en  Brabant,  1469,  p.  64.  — 
Saisie  de  leurs  biens,  ibid. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


925 


Eggermont.  Trois  malfaiteurs  y  sont  pris ,  puis  déca- 
pités derrière  S'-Paulen  ile  ,  1409,  p.  64. 

Egmont  (le  comte  d'),  s'empare  d'Arnbem.  1478, 
p.  78. 

Egmont {Guilhume  d') ,  membre  de  l'état  noble  du  pays 
de  Liège,  consent  à  la  paix  faite  à  Donchery,  1492  , 
p.  858. 

Eldris  ou  Eldren  (le  comte  de) ,  tué  par  les  Liégeois 
àTongres,1468,p.211. 

Eldris  ou  Eldren  (Arnoulii  de),  chantre  de  l'église  de 
Liège .  installe  Louis  de  Bourbon  comme  élu .  p.  419. 

Eldris  ou  Eldren  (Godenol  de) ,  chanoine  et  écolâtre . 
chancelier  de  Liège ,  violences  des  De  Home  contre 
lui,  p.  785.  —  Fait  une  protestation  contre  Jacques 
de  Croy.  1 489 ,  p.  844  .  note  1 .  —  Membre  du  tribu- 
nal particulierqui  devait  juger  les  infractions  à  la  paix 
de  Donchery  .  1492 .  p.  856.— Membre  de  l'état  noble 
de  Liège,  consent  à  la  paix  de  Donchery.  ibid.,  p.  859. 

Elen  (Martin  Vander) ,  doyen  «le  S'-Denys ,  témoin  d'un 
acte,  1480,  p.  084. 

Elsrake  (Eirnoult  de),  maître  d'Hasche ,  député  pour 
les  négociations  de  Tirlemont ,  1405.  p.  530. 

Emptines  (Englebert  d'),  membre  de  l'état  noble  de 
Liège,  envoyée  Maestricht.  scelle  le  traité,  1492, 
p.  860. 

Emptines  (Guillaume  d').  S'  de  Uermale ,  maître  de  la 
cité.  1477.  p.  75.— Assiste  à  l'engagement  du  trésor 
de  S'-Lambert.  1483,  p.  717.  —  Membre  de  la  no- 
blesse du  pays  de  Liège ,  ratifie  le  traité  de  Tongres , 
1484, p. 755. 

Enfants  (combat  des)  ou  des  garçons  entre  eux ,  1466 , 
p.  35 ,  39.— Us  forcentks  passants  à  crier  vive  Bade , 
ibid. ,  p.  34.  — lisse  forment  en  société  par  quartiers , 
ibid.,  p.  35.— Ilss'avancent  jusqu'à  Viset,  ibid.— Leur 
capitaine  Zy  Gardir  est  décapité,  ibid.,  p.  41. 

Enghien(le  S'  d'),  1408  ,  p.  306. 

Enghien  (Jean  d') ,  S' de  Castergate.  présent  à  l'admis- 
sion de  Louis  de  Bourbon  comme  élu  de  Liège,  1450, 
p.  413.  —  Fait  certaines  réserves  sur  les  points  pro- 
posés par  le  chapitre,  p.  417. 

Enghien  (maître  d') .  en  Hainaut.  Ses  vers  sur  le  sac  de 

Liège,  p.  '307. 
fnn^fn...  (Jean  de) ,  proposé  par  Maximitien  pour  l'ab- 
baye de  S'-Trond ,  1484  .  p.  743. 
Entailheur  (Jean  1').  assiste  à  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy.  1489 ,  p.  842. 
Esne  (Jean  d') ,  chanoine,  proteste  avant  l'élection  de 
Jean  de  la  Marck,  contre  l'interdit  de  la  ville  de  Liège. 
1482,  p.  698. 
Espinasse  (Oudart  de  I') ,  1408  ,  p.  310. 


Etampes  (ville  d').  Charles  de  Bourgogne  y  rencontre  les 

princes  ses  alliés ,  1465,  p.  190. 

Etrangers.  Les  la  Marck  s'engagent  à  faire  quitter  le 
pays  à  toutes  les  troupes  étrangères  qu'ils  y  ont  ame- 
nées, 1490,  p.  850. 

Eugène  /T.  Sa  bulle  de  concession  de  privilèges  à  l'é- 
glise de  Liège,  1432  ,  p.  659. 

£"i"er6orfe (couvent d')  incendié,  1499  ,  115. 

Evermare  (église  de  S'-)  à  Rutten  ,  célèbre  par  des  mi- 
racles .  1498,  p.  114. 

Exécutions  à  mort  devant  les  degrés  de  S'-Lambert , 
1467,  p.  49.  —  De  neuf  citoyens,  p.  55. 

Eyck  (Jean  de) ,  officier  condamné  en  1461  ,  p.  502. 

Eyck  (Jean  de),  doyen,  présent  à  une  protestation  du  cha- 
pitre de  S'-Lambert.  contre  l'interdit,  1482,  p.  698. 

Eyneten  (Herman  Van  ),  sénéchal  de  Stockhem  ,  mem- 
bre de  l'état  noble  de  Liège ,  consent  à  la  paix  de  Don  - 
chery,  1492,  p.  800. 

Eyneten  (Jean  de) ,  membre  de  l'état  noble  de  Liège  , 
consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492.  p.  800. 

£'}/ns6roec)fc(GheyscIbcrlde),  écoutètedeLooz,  sa  confes- 
sion à  Maestricht  avantde  mourir,  1484,  voy.  Ryckel, 
pp.  92,  774  et  802. 

Faber  (Jean),  prélocuteur,  expose  aux  echevins  en  1456, 
la  protestation  du  chapitre  sur  l'ouverture  de  la  loi. 
p.  413.  —  Mambourde  Louis  de  Bourbon,  lors  de  la 
demande  du  record  aux  echevins,  1458,  p.  440. — 
Est  présent  à  l'acte  de  record  donné  à  la  requête  de 
la  cité ,  p.  461 ,  482. 

Fabri  (Godefroid),  officier  condamné  en  1461 ,  p.  503. 

Fubri  (Jean) ,  chanoine  ,  présent  à  une  protestation  du 
chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de  Liège  , 
1482,  p.  698. 

Fabrt  (Louis),  officier  condamné  en  1461  ,  p.  502. 

Falais  (château  de)  occupé  par  les  Liégeois,  p.  742. 

Falloise  (Jean  del) ,  èchevin  de  Liège  ,  témoin  d'un  acte 
du  chapitre,  1456 ,  p.  412.  —  Signe  le  record  donné 
à  la  requête  de  Louis  de  Bourbon  en  1 458 ,  p.  460.  — 
En  signe  un  autre  donné  à  la  requête  de  la  cité, 
p.  482.— Assiste  à  l'engagement  du  trésor  de  S'-Lam- 
bert,  1483,  p.  717.  ** 
Falsar  (le  petit)  quitte  Huy  et  porte  le  ravage  daift  le 
Kamurois  et  la  Campine,  1483,  p.  89.  — 11  prend  la 
ville  de  Peer  eten  massacre  les  habitants,  ibid. 
Farain  (  le  capitaine  de)  est  décapité  pour  trahison , 

1501  .  p.  116. 
Faukenberg  (  Jean  de  ) .  chapelain ,  témoin  d'un  acte 
du  chapitre.  1482,  p.  695,  696.  —Témoin  de  la 
protestation  faite,  avant  l'élection  de  Jean  de  la  Marck. 
contre  l'interdit  de  la  ville  de  Liège ,  p.  697. 


9U 


TABLE  ANALYTIQUE. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


9-25 


Fay  (Mathia  de),  regislrateur  cl  appariteur  de  la  cour 
de  Liège ,  présent  à  radmission  de  Louis  de  Bourbon 
comme  élu  de  Liège .  1450,  p.  414. 

l'emmet  armées  suivent  les  Liégeois  en  Brabant,  p.  147. 
—  Tuées  lors  de  l'attaque  de  Liège  par  les  Bourgui- 
gnons ,  p.  177. 

Fendeur  (Jean  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jac(|uesde  Croy  .  I48U  .  p.  841 . 

/erme(Gnillaumede), chanoine,  témoindeTintimidation 

exercée  par  le  peuple  contre  le  clergé ,  1 405 ,  p.  521 , 

Ferrare  (le  comte  de),  capitaine  de  Philippe-le-Bon  , 

1405,  p.  191'. 
Ferrici  (Pierre),  légat  apostolique  envoyé  à  Liège. 
par  Pie  II ,  pour  examiner  les  causes  de  Tinterdit , 
1405,  p.  10,  513,  note  1  ,  et  p.  510.  -llarriveà 
Aix-la-Chapelle  et  appelle  à  lui  Louis  de  Bourbon , 
les  bourgmestres  de  Liège  et  les  maîtres  des  villes  du 
pays  de  Looz  ,  ibid.  —Conseille  aux  Liégeois  de  se 
soumettre  au  jugement  de  la  Rote,  1403,  p.  10.  — 
Il  parvient  à  leur  faire  donner  caution,  p.  17.  —  Il 
lève  rinterdit  et  rétablit  la  juridiction  de  Louis  de 
Bourbon  dans  Liège,  p.  17.  —  il  lance  contre  les  Lié- 
geois la  sentence  d'interdit,  p.  143.  —Il  est  approuvé 
par  le  pape  Paul,  ibid. 
Fetinne-lez- Liège ,  près  la  Boverie;  rente  léguée  par 

Watbier  Dathyn  ,  à  Tèglise  de  ce  village ,  p.  428. 

MfxAe  (Martin  de) ,  témoin  d'un  acte  du  chapitre.  1483. 

p.  714.721.  —  Témoin  d'un  acte  du  chapitre.  1484, 

p.  760,  709.  —  Présent  au  procès-verbal  du  chapitre 

pour  la  levée  de  l'inteniit ,  1480,  p.  816. 

Fexhe  (paix  de),  Jean  de  Hornejure  de  l'observer,  p.  78 1 . 

Fexhet  (Jean)  assiste  à  la  diète  provoqué  par  Jacques 

Croy,  1489,  p.  841. 
Fiefs  censaux  et  alleuds.  La  cité  peut-elle  en  ôter  ou  en 
donner  la  possession?  Article  du  record  de  1 458,  p.  444. 
Fiennet,  Usez  Brienne  (Pierre  II ,  comte  de),  fds  du 
comte  de  S'-Pol,  p.  213.  —  Au  service  du  duc  Charles, 
ibid. 
/'i/fafre  (Guillaume),  évêque  de  Tonrnay,  fait  les  plus 
grands  efforts  à  la  diète  de  Alaestricht  pour  réconci- 
lier Louis  de  Bourbon  avec  ses  sujets  ,  1462.  pp.  14 
et  141. 
Flagellants  on  pénitents  qui  viennent  à  Liège,  1501. 

p.  llOet  117  à  la  note. 
Flandre  (Robert  de),  1408,  p.  313.  — (Victor  de)  son 

frère,  ibid. 
Flemale  (Ide  de),  soeur  de  Wathier  Dathyn .  p.  439. 
/Teron  (Arnould  de),  chanoine  de  S'-Materne,  commis- 
saire de  Jean  de  Hurne  à  Francfort,  pour  obtenir  l'inves- 
titure impériale  en  faveur  duditévéque,  1484 ,  p.  759. 


Fleron  (Gniardin).  écbevin  de  Liège,  1435.  p.  301. 
Flore ffe  occupée  par  les  Français ,  1471  ,  p.  06. 
/"/ore/jwj occupée  par  les  Français.  1471  .  p.  00. 
Fhrmont  (le  comte  de),  1408  .  p.  300. 
Floyne  (Hellin  de)  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy.  1489.  p.  842. 
Floyon.  Fief  du  sire  de  la  Hamaide ,  p.  312. 
Floyon  (Jean  de),  chanoine,  présent  k  une  protestation 
du  chapitre  de  $'-Lambert  contre  l'interdit  de  Liège, 
1482.  p.  098.  . 

Floyon  (Jean  de),  bailli  de  Hesbaye  .  membre  de  l'état 
noble  de  Liège,  scelle  le  traité  de  Donchery,  1492, 
p.  800. 
Fonçay  (le  seigneur  de),  1408,  p.  510. 
Fontaine  (Baudouin  de),  membre  de  l'état  noble  de 
Liège  ,  consent  à  la  paix  de  Donchery.  1492,  p.  859. 
fon/aine  (le  chevalier  de)  se  montre  rebelle  au  chapitre 

de  S'-Lambert.  1457.  p.  7. 
Fontaine  dit  Carletcych  (Daniel  «le  la),  notaire  aposto- 
lique .  1405 ,  pp.  550  et  r»41 . 
Fontaine  (Guillaume  de),  membre  de  l'eut  noble  de 
Liège ,  consent  à  la  paix  de  Donchery.  1492,  p.  859. 
Fontemailhe  ou  Fonteyneal  (David  rie),  témoin  d'un 
acte  du  chapitre,  1484  ,  pp.  700  et  709.— Présent  au 
procès- verbal  du  chapitre ,  pour  la  levée  de  l'interdit , 
1480,  p.   810. 
Fontenay  (Pierre âc).  1408.  p.  310. 
Foresthiers  (Jean  le),  de  Froymont,  complice  des  Da- 
thyn. -  Sa  condamnation  .  p.  589. 
Forêt  (le  seigneur  de),  prisonnier  de  Robert  de  la  Marck 
à  S'-Trond ,  p.  876.  —  Promesse  de  rançon  qu'il  lui 
fait  pour  obtenir  sa  liberté,  ibid.  —  Compagnon  de 
captivité  de  l'abbé  de  S'-Trond  ,  p.  877. 
Forgerons  (les),  de  Liège  refusent  de  travailler,  1405  , 
P-  22.  — Conduits  par  Raes  de  lieers,  marcbentcoo- 
treles  Maestrichtois,  1405,  p.  50. 
Fosses.  Portesct  murailles  de  cette  ville  détruites,  1408, 
p.  525.  note.— Occupée  parles  Français,  1471 ,  p.  06. 
/oMeux  (Jean  de).  1408.  p.  511. 
Fournaises  établies  publiquement  par  les  rebelles  dans 
les  villesdupaysde  Liège,  et  où  ils  feignaient  de  jeter 
l'âme  de  Philippe-lc-Bon  ,  p.  195. 
Foys  (Jean  de),  maître  de  Dînant ,  est  accusé  d*excîta- 

tions  contre  Liège.  1400.  p.  502. 
Frackot,  de  Monteguèe ,  assiste  à  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 
Fraisen  (Cobrot),  complice  des  Dathyn.      Sa  condam- 
nation, p.  589 
Fraisen  (Lo»y),  complice  des  Dathyo.  —  Sa  condam- 
nation, p.  389. 


Français  (les)  envahissent  le  Hainaut .  ils  vont  jusqu'à 
Floreffc.  1471  ,  p.  06.  —  Ils  portent  la  guerre  en 
Flandre.  1477,  p.  76.  —  |U  s'emparent  deS'-Omer, 
ibid. 

France.  Espoir  des  Liégeois  dans  les  secours  de  ce  pays. 
1467.  p.  500. 

France  (les  armes  «le)  peintes  sur  des  tableaux  de  bois, 
sont  mises  au  dessus  «le  chaque  porte  de  la  ville  «le 
Liège.  1488,  p.  90. 

France  (Jean  de).  1408.  p.  310. 

France  (petite),  quartier  de  Liège  ainsi  nommé.  1490. 
p.  105. 

/"ronce  ( Charles  VII ,  roi  de)  donne  des  lettres  de  neu- 
tralité et  de  protection  en  faveur  «le  la  cité  et  pays  de 
Liège  et  comté  de  Looz,  1 400.  p.  482.  -  Sa  mort.  p.  1 2. 

frfince  ( Charles  VIII .  roi  de) ,  reçoit  très-mal  les  am- 
bassa«leurs  liégeois  qui  venaient  lui  offrir  la  soumis- 
sion «le  leur  ville .  1488.  p.  99.  —  Il  envoie  des  dé- 
putés à  Maestricht  \\our  conclure  la  paix  entre  les 
«lifférents  partis.  1490.  p.  102.  —  Il  rend  à  Maximi- 
licn  sa  fdie  Marguerite.  1493.  p.  110.  —  Il  rend  à 
Philip|)e-le-Bcaii  les  pays  qu'il  retenait  injustement . 
tels  que  le  Hainaut.  la  Picardie  et  la  Bourgogne  .  ibid. 

—  Il  meurt  subitement.  1498.  p.  114. 

France  (Louis,  dauphin  de),  plus  tard  Louis XI.  —  Il 
quitte  la  cour  de  son  père  et  se  réfugie  chez  Phi- 
lippe-le-Bon. —  Son  arrivée  à  Malines.  p.  0,  —  Après 
la  mort  de  son  père,  il  retourne  en  France,  p.  12. 

—  Ses  menaces  de  vengeance  contre  les  Liégeois,  qui 
avaient  voulu  le  livrer  à  son  père.  ibid.  —  Il  accueille. 
avec  un  grande  bienveillance  une  députalion  liégeoise 
venue  pour  l'apaiser,  ibid.  —  Il  envoie  pour  ambassa- 
«leur  un  des  présidents  du  parlement .  d'abord  au  duc 
de  Bourgogne,  puisa  Louis  de  Bouri>on,  puis  aux  Lié- 
geois, 1402 .  p.  15.  -  Accueil  el  présents  que  font  à 
cet  envoyé  les  maîtres  de  la  cité,  p.  10.  —  Le 
roi  de  France  envoie  Tristan  l'Ermite  à  Liège , 
1464  ,  p.  21 .  —  Sa  politique  contre  le  duc  «le  Bourgo- 
gne, p.  140.  -  Ses  promesses  aux  Liégeois,  ibid. — 
Il  leur  envoie  des  secours .  p.  308.  —  Il  en  vient  aux 
mains  avec  les  Bourguignons  à  Monlihéry,  1405. 
p.  187.  —  Il  bat  en  retraite .  p.  188.  —  Il  retourne  à 
Paris,  p.  189.  —  Il  envoie  ses  soldats  contre  les  prin- 
ces ligués,  p.  190.  —  Il  fait  la  paix  avec  les  princes  . 
ibid.  —  Concessions  faites  à  Charles  de  Bourgogne, 
p.  191.  —  Il  propose  aux  Liégeois  le  comte  de  Nevers 
pour  mambour.  p.  25.  —  Les  Liégeois  croient  quM 
leur  viendra  en  aide  dans  leur  révolte,  p.  51 .  — 
Louis  XI  envoie  deux  ambassadeurs  aux  Liégeois . 
p.  248.—  Il  les  abandonne  et  fait  un  traité  secret  avec 


le  duc  Charles,  p.  241.  —  Nouvelle  révolte  des  Lié- 
geois qu'on  dit  soutenus  par  Louis  XI .  1468.  p.  210. 

—  Ses  regrets  d'avoir  donné  la  Normandie  au  duc  de 
Berri .  p.  208.  —  Veut  la  lui  reprendre,  p.  209.  —  Il 
va  à  la  rencontre  de  l'armée  de  Charles,  sans  en  venir 
aux  mains,  p.  209  et  213.  —  Il  fait  la  paix  avec  ce 
prince,  ibid  et  214.  —  Il  visite  incognito  l'armée  de 
Charles  ,  ibid.  —  Il  se  rend  .  avec  toute  sa  cour  .  à  la 
tente  du  «tue  de  Bourgogne .  p.  214.  —  il  est  accueilli 
avec  les  plus  grands  honneurs,  p.  215.  —  Il  signe  la 
paix.  ibid.  —  Il  communie  avec  le  duc,  ibid.  —  Il 
offre  d'aller  châtier  les  Liégeois  rebelles,  ibid.  —  Il 
quitte  le  camp  du  duc ,  p.  210.  —  Il  reçoit  les  repro- 
ches du  duc  .  ibid.  —  Manière  dont  il  y  répond  ,  p.  217. 

—  il  part  avec  les  Bourguignons  pour  faire  le  siège  de 
Liège  .  ibid.  —  Il  passe  la  nuit  à  Vallys  avec  le  duc 
Charles,  p.  218.— Reçoit  une  lettre  des  Liégeois,  ibid. 
Demande  grâce  pour  eux  au  duc  ,  pp.  103  et  219.  — 
Menaces  de  Charles  contre  lui .  p.  163.  —  Louis  XI 
change  d'avis  en  voyant  la  lettre  injurieuse  envoyée  au 
duc  par  les  Liégeois,  ibid.  —  Il  envoie  dans  Liège 
des  ambassadeurs  chargés  de  demander  pourquoi  ils 
ne  cessent  de  l'accuser  d'insliguer  continuellement  le 
peuple,  p.  221.  —  Il  lâche,  mais  en  vain,  de  leur 
faire  obtenir  la  paix  ,  ibid.  —  Il  fait  partie  de  la  pre- 
mière armée  du  duc ,  pp.  00.  176  et  221 .  —  Il  entre 
dans  Liège  avec  le  duc  Charles,  pp.  222  et  257.  —  Il 
se  loge  au  palais  .  pp.  224  el  257.  —  Son  apologue  à 
Charles  qui  lui  demandait  conseil,  p.  200.  —  Honneur 
qu'il  rend  au  duc,  p.  224.  —  Il  visite  la  ville  de  Liège 
avant  le  pillage,  ibid.  —  Il  assisle  au  sac  de  Liège . 
p.  370.  —  Il  retourne  en  France,  p.  224.  —  H  se  rend 
en  pèlerinageà  Nutre-Dame  d'Aix,  p.  125. — Il  envoie 
une  ambassade  à  Gaud  ,  1477,  p.  73.  —  Il  s'empare 
d'Avesncs  en  Hainaut,  1477,  p.  70.  —  Il  s'empare  de 
la  Bourgogne,  1479,  p.  78.  —  Il  fait  la  paix  avec 
Maximilien  ,  1481 ,  p.  80.  —  Il  favorise  Guillaume  de 
la  Marck  contre  Louis  de  Bourbon ,  ibid.  —  Il  fournit 
des  troupes  à  Guillaume  de  la  Marck  ,  1482,  p.  81 .  — 
Il  rappelle  les  soldats  de  son  ordonnance ,  1 482,  p.  84 . 

—  Sa  mort ,  1483 ,  p.  90. 

Franchimont  (  la  cbâlcllenie  de),  le  haut  pays  el  l'église 
de  Liège  doivent  payer  un  tiers  du  tribut  au  duc  de 
Bourgogne,  1400.  p.  45.  —  Les  Liégeois  vaincus, 
y  cherchent  un  asile ,.  p.  223.  —  Transport  qu'en  fait 
Louis  de  Bourbon  à  Guillaume  de  la  Marck ,  1477 . 
p.  050. — Elle  est  retenue  par  ce  dernier  avant  la  récep- 
tion de  Jean  de  Horne ,  p.  855. 

/"ranc/jtmonï  (terre  de),  rachat  de  celle  terre  par  le  traité 
de  Tongres,  1484,  p.  747.— Défense  de  faire  quelque 


926 


TABLE  AISALYTIQUE. 


tentative  contre  ceux  de  ce  pays .  1 486,  p.  830  ;  1 487. 
p.  8i4.  -  Jean  de  Home  la  rachète  ,  1504  .  p.  G5G . 
note  1 . 

franchimont  (château  de)  au  pouvoir  de  Jean  de  la 
Narck,  1477,  p.  793.  Tombe  au  pouvoir  des  de 
Horne  par  trahison  .  p.  784.  —  Robert  de  la  Narck  y 
envoie  trente-deux  otages  Liégeois .  1490,  p.  105.  — 
Est  racheté  par  Jean  de  Horne ,  1504.  p.  ]  19. 

Fraiichimontoii  (héroïsme  des  six  cents),  14G8,  p.  355. 
—  Détails  de  ce  Tait ,  p.  350. 

Frank  (Gille),  citoyen  de  Malines .  pension  qui  lui  était 
due  J498.p.  113. 

Fratricide  décapité  à  Liège,  1499,  p.  114. 

Frédéric,  empereur.  Son  projet  de  croisade  contre  les 
Turcs,  1471.  p.  67.  —  Il  demande  la  dîme  dans  cette 
intention  ,  ibid.  —  Il  rencontre  le  duc  Charles  à  Trê- 
ves .  1473,  p.  70.  —  Il  vient  eo  Flandre  pour  venger 
son  fils  Maximilien  .  1488.  p.  98.  —  Il  assiège  Gand , 
brûle  plusieurs  villages  et  se  retire ,  ibid.  —  Il  prend 
Albert  de  Saxe  pour  son  lieutenant  eo  Flandre,  ibid. — 
Sa  mort,  1494,  p.  110. 

Frenoymont  ou  Fumemont  (le  sire  de)  brûle  MeOe . 
14tKÎ,  p.  38  et  420. 

Fr$xhe ,  capitaine  de  Halripen  .  décapité  pour  trahison , 
1.501,  p.  116. 

Fribourg  (le  comte  de),  1408,  p.  306. 

Frontgeal  (Weric)  assiste  à  la  diète  provot|uée  par  Jac- 
ques de  Croy.  1489,  p.  841. 

Froymont,  voy.  Forestiers. 

Fumemont  ou  Frenoymont  (le  seigneur  de),  chevalier, 
pp.  38  et  439. 

Gabelles  (impôt  des)  établi  par  les  étals  du  pays  de  Liège, 
1504, p. 119. 

Gaesbeke  (le  sire  de),  capitaine  de  Philippe-le-bon , 
1465,  p. 192. 

Galoehier  (Robert  le),  valet  chargé  de  faire  le*  proclama- 
tions au  perron  de  Liège  .  1488,  p.  836. 

Galhar,  capitaine  français,  tué  à  Hollogne.  1483,  p.  87. 

Cand  (Jean  de) ,  notaire  public ,  1483,  p  699. 

Gardir  (ly),  chef  et  capitaine  des  enfant*  ou  garçons,  est 
décapité.  1466,  p.  41. 

^n'n  (Colair),  complice  des  Dathyn.  —  Sa  condamna- 
tion ,  p. 389. 

Garry  (Louis),  témoin  de  la  promesse  de  rançon  du  sei- 
gneur de  Forêt  à  Robert  de  la  Marck,  p.  877. 

Garry  (Sillian),  notaire  apostolique,  certifie  un  acte, 
1498,  p. 878. 

Gascons  dans  les  troupes  de  Guillaume  de  la  Marck  à 
Hollogne,  148ô,  p.  87. 

G^etbetU ,  village  près  de  Montenaken  ,  p.  193. 


GeUe  ,  le  jour  de  la  Pentecôte,  1503.  p.  1 17. 

C«n%(le  seigneur  de),  1408.  p.  310. 

Gens  d'église  du  pays  de  Liège  et  de  Looz.  —  Recette 
de  la  crenéedf  1470.  p.  654. 

Gens  de  guerre  doivent  être  licenciés  d'après  le  traité 
de  Tongres  ,  p.  7.50. 

Gentis  (Jacotin).  chanoine  ,  présent  à  une  protestation 
du  chapitre  de  S'-Lambert,  contre  l'interdit  de  Liège, 
p.  (i98. 

Gentis  (Jonatas).  id..  ibid. 

Georges  (statuette  en  or  de  S')  dans  le  trésor  de  S'-Lam- 
bert,  engagé  à  Guillaume  de  la  Marck.  1483,  p.  718. 

Georges  (Etienne  de  S'),  1408,  p.  309. 

Georges  {\e  seigneur  de  S'),  1408,  p.  30«. 

Georgy  (Gilie)  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 
deCroy,  1489,  p.  843. 

Gérard ,  citoyen  de  Liège ,  taxé  puur  le  rachat  des  ota- 
ges, 1467,  p. 47. 

Gérard  succède  à  Arnould  de  Diest  comme  abbé  de 
S'-Jacques ,  1483,  p.  90.  —  Présent  aux  négociations 
deMaestricht.  1485,  p.  805.—  Sa  mort,  1500,  p.  116. 

Gerre  (la)  rivière.  —  Liégeois  qui  s'y  noient  après  le 
combat  de  Hasscit  ,1465,  p.  150. 

Gerst  (Jean),  député  à  Tirlemont  pour  les  négociations 
avec  le  duc  de  Bourgogne  ,  1465 .  p.  530. 

Gheister  (Nicolas),  doyen  de  S'-Pierre,  envoyé  vers 
Louis  de  Bourbon  pour  l'interdit  de  1401.  p.  497. 

Ghestel  (Henri  Wyrici  Fabri  de),  notaire  apostolique, 
1408,  p.  651. 

Gheynick  (Pierre  Fabri  de),  témoin  d'un  acte.  1481  , 
p.  695. 

Ghistelle(ieaa  de).  1408,  p.  306. 

Ghistelle  (Louis  de).  1408.  p.  313. 

Gielet  (  Jean  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques  de 
Croy,  1489,  p.  813. 

Gila  (Willauroe).  citoyen  de  Liège,  cité  dans  le  testa- 
ment de  Wathier  Dathyn  ,  p.  438. 

Gilkinet.  de  Liège,  en  appelle  au  pape  et  à  l'archevêque 
de  Cologne  de  la  conduite  de  Jean  de  Horne  .  1485, 
p.  776.  —  Sentence  de  Jean  de  Horne  contre  lui , 
p.  786.  —  Sa  trahison  lors  de  la  rentrée  des  la  Marck 
dans  la  cité,  1488,  pp.  97  et  737,  —  Excommunié 
par  le  pape ,  p.  738  et  seqq. 

Gille  (monastère  de  S").  Le  duc  Albert  de  Saxe  y  vient 
pour  assiéger  Liège  .  1491,  p.  107. 

Gimel  (Antoine  de),  commissaire  du  roi  de  France  pour 
négocier  la  paix  entre  les  la  Marck  et  Jean  de  Home , 
1490,  p.  840. 

Gilotton  (  Collard  )  auiste  i  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489,  p.  843. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


927 


Glain.  Le  duc  Albert  de  Saxe  y  vient  avec  son  armée . 
1491,  p.  107. 

Gobair  (Gille),  complice  des  Dathyn.  —  Sa  condamna- 
tion .  p.  389. 

Codair  (Homblel),  complieedes  Dathyn.  —  Sa  condam- 
nation .  ibid. 

Godevoels  (Jean),  officier,  condamné  en  1461 ,  p.  .502. 

Goesitin,  abbé  de  Beaurepart.  —  Son  élection,  1498, 
p.  114. 

Gœswynstoren  (Jean),  chanoine .  présent  à  une  protes- 
tation du  chapitre  de  S'-Lambert ,  contre  l'interdit  de 
Liège,  1483,  p.  698. 

Goffei  Laurent  del)  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489,  p.  843. 

Goffe  (Renekin  del),  témoin  d'un  acte  du  chapitre  de 
S'-Lambert,  1455. p.  410. 

Goffin ,  citoyen  de  Liège ,  Uxè  pour  le  rachat  des  otages, 
1467,  p.  47. 

Gortte6au/f  (de),  secrétaire  de  Maximilien,  1486.  p.  812. 

Goreux  (Gérard  de),  complice  des  Dathyn.  —  Sa  con- 
damnation .  p.  389.  —  Adresse  une  supplique  à  Louis 
de  Bourbon  pourlui  et  ses  complices,  1 456,  p.  423.- 
Demande  qu'on  les  défère  à  la  justice  du  duc  de  Bour- 
gogne, ibid. 

Gome  (château  de)  est  pris  par  Jean  de  Horne.  1500  . 
p.  116. 

Gorren  (Jacques),  procureur,  condamné  en  1 461 .  pp.  1  ] 
et  503.  —  Son  nom  pris  ironiquement  par  le  peuple, 
p.  10. 

Goux  (Pierre  de),  chancelier  de  Brabant ,  fait  le  trans- 
port d'une  maison  aux  frères  Mathieu  et  Jean  Hau- 
weal,1468,  pp.  648  et  651. 

Gozon ,  capitaine  liégeois  .  essaie  de  surprendre  la 
tente  du  duc  Charles  et  du  roi  Louis  XI ,  p.  580. 

Graez  (  Nicolasde),  prêtre,  témoind'un  acte.  1 483.  p.  723. 

Grain-d'Orge  (Gille)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  841 . 

Grains.  Ordonnance  contre  leur  exportation,  1486, 
p.  81 8.  —  Pour  l'entrée  de  ceux  de  Hesbaye ,  1 486  . 
p.  831. 

Grand- Johan  ou  le  capitaine  borgne .  au  service  de  Jean 

delà  Marck.se  laisse  corrompre  parles  de  Horae,p.  783. 
Granty  (Pierre  de),  1 408,  p.  309. 
Gratien,  capitaine  français ,  1489.  p.  101 .  —  Il  prend 

Arnould  de  Beerle ,  capitaine  de  S'-Trond  ,  ibid.  —  Il 

revient  à  Liège  avec  un  grand  nombre  de  captifs  et  un 

grand  butin,  ibid. 
Graus  (Henri  de),  prieur  des  Chartreux.  —  Sa  mort. 

1504,  p.  119. 
CratK (l'avocat  de)  est  exécuté ,  1466,  p.  36. 


Gregorii ,  investi  de  Sart ,  chanoine ,  présent  à  une  pro- 
testation du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit 
de  Liège,  1482,  p.  698. 

Grevenborch  (ceux  de),  forcés  à  payer  les  rentes  et  ga- 
belles .  p.  597. 

Grevenboven  (les  héritiers  de),  cités  dans  le  testament  de 
Wathier  Dathyn  ,  p.  429. 

Grevenbroek.  Les  la  Marck  veulent  s'en  emparer,  p.  792. 

Grevenbrouck  (Henri  de),  membre  de  l'état  noble  de 
Liège,  consent  à  la  paix  de  Donchery  ,  1492,  p.  859. 

Grevenbrouck  (Jean  de),  niembi-e  de  l'état  noble  de 
Liège ,  consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492  ,  p.  859. 

Grevenbrouck  (Raes  de),  membre  de  l'état  noble  de 
Liège,  consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  859. 

Croef(  André),  chanoine,  présenta  une  protestation  du 
chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de  Liège , 
1482  p.  608. 

Grœt  (Jean),  clianoine,  présent  à  une  protestation  du 
chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de  Liège, 
1482,  p.  698. 

Groetboy  (Jean),  clerc,  notaire  public  de  Liège,  présent 
à  la  protestation  faite  contre  Jacques  de  Croy,  1489. 
p.  844.— Député  de  la  cité  à  Donchery,  1492,  p.  853. 

Gronsselt  (Jean  de),  docteur  ès-lois,  présent  à  l'admis- 
sion de  Louis  de  Bourbon  comme  élu  de  Liège,  p.  41 3. 

Gros  (Jean  le),  secréuire  du  comte  de  Charolais  .  com- 
missaire aux  négociations  de  Tirlemont,  1465,  p.  532. 

Gruthuyse  (le  sire  de),  régent  de  Hollande,  capitaine  de 
Philippe-le-Bon ,  p.  192. 

Guaix  (Gérard  de),  1408,  p.  512. 

Guaix  (Girai-din  de),  son  fils,  ibid. 

Guaix  (Henri  de),  son  frère,  ibid. 

Gueidre  (la)  envahie  et  conquise  par  le  duc  Charles, 
1473,  p.  70. 

Gu«Wre  (Adolphe de).  Ses  noces  célébrées  à  Bruges,  avec 
la  sœur  de  Louis  de  Bourbon,  1463,  p.  19.  —Il  est 
mis  en  liberté  par  la  duchesse  Marie ,  1477,  p.  76.— 
H  est  mis  à  la  tête  de  l'armée,  ibid.  —  Il  est  tué  de^ 
Tant  Tournay,  ibid. 

Gueidre  (Charles  duc  de),  loge  à  l'hôpital,  à  la  Chatne , 
à  Liège,  1492,  p.  108.  —  Il  est  accompagné  des  sires 

de  Croy  et  de  Robert  de  la  Marck,  ibid. —Il  quitte  Maes- 
tricht  où  il  traiuit  de  la  paix  avec  les  princes,  et  se 
réfugie  à  la  cour  de  France,  1494,  p.  111.  —  H  se 
rend  à  la  cour  du  roi  de  France ,  1499,  p.  115.—  Aidé 
de  Robert  de  la  Marck,  S-  de  Sedan,  il  envahit  le  Bra- 
bant, brûle  Halen  et  prend  Tirlemont,  1507,  p.  124. 
—Il  rentre  dans  son  pays  chargé  de  butin,  ibid  .—Il  dé- 
pose les  armes  après  le  traitéde  Tournay,  1508,p. 126. 
Gueidre  (Catherine,  duchesse  de),  sœur  de  Louis  de 


928 


TABLE  ANALYTIQUE. 


Bourbon .  remme  d'Adolphe  duc  de  Gueidre.  --  Sa 
mon,  I46U.  |).r>3. 

Gueidre  (  un  chevalier  de  )  tué  par  les  la  Marck  devant 
l'église  de  S'-Hubert ,  148«.  p.  1)7. 

Guemmont{\eS'  IJélisde),  1408,  p.  Ô07. 

Guiche  (le  S'  de  la),  1408.  p.  313. 

Guillomt  (Charles  de),  1408,  p.  30J. 

Cumarf  (Dauphin),  1408,  p.  314. 

Guyyocen  (Raes  de),  témoin  d'un  acte ,  p.  707  et  71 1  .— 
Membre  de  la  noblesse  du  pa^s  de  Liège,  ratifie  le 
traité  de  Tongres  ,1484.  p.  735. 

Guy  nés  (le  comté  de)  cédé  au  duc  de  Bourgogne,  p.  lUI . 

Gymel  (Ancheau  de),  maréchal-des-logis  du  roi  de  France, 
commissaire  envoyé  à  Donchery  pour  la  paix  de 
Liège.  1492,  p.  853. 

Uadelimjen  (Gérard),  abbé  de  S'-Jacques .  présent  à 
Maeitricht ,  scelle  le  traité  de  Doucher^ ,  14'J2,  p.  8(i0. 

Uagyenbach  ,  maître  de  l'hôtel  du  duc  Charles,  envo.vé 
par  son  maître  vers  Louis  XI,  à  Péronne,  p.  213  — 
Fait  partie  de  l'expédition  contre  les  Liégeois,  p.  217. 
Il  se  rend  à  Liège  et  il  ordonne  aux  exilés,  revenus 
dans  la  ville,  de  la  quitter  sur-le-champ,  1408,  p.  217. 
—  Mauvais  succès  de  ses  menaces,  p.  218. Il  re- 
tourne vers  les  siens,  p.  218. 

Haghen  (Jean),  de  Maestricht.  témoin  d'un  acte,  p.  004. 

HaiiMut  (Guillaume,  comte  de).  Sa  sentence  rendue  con- 
tre les  Liégeois  est  abolie,  1417,  p.  502. 

Hainaut(\e  sénéchal  du),  1408,  p.  300. 

Hainaut  (le  bailli  du)  entre  aapajs  de  Liège,  1405  . 
p.  303. 

/raije//c»io»<(Vuitacede),  1408,  p.  313. 

Balen  (la  ville  de)  est  brûlée  par  les  soldats  du  duc  de 

Gueidre  et  de  Robert  de  la  Marck  1507,  p.  124. 
Ifaller  (Jean),  prêtre.  Violences  exercées  contre  lui  à 

Maestricht ,  par  les  de  Home,  1485,  pp.  776,  785  et 

780. 

iTa/Zoea  (Pierre  de),  témoin  d'un  acte,  1483,  p.  723. 

Ualripen  (capitaine  de)  décapité,  1501,  p.  1 10. 

Ualstronou  Alferen  (Jean  de),  seigneurde  Hamal,  mem- 
bre de  l'état  noble  de  Liège  ,  envoyé  à  Maestricht  ; 
scelle  le  traité  de  Doucher^,  141)2,  pp.  830  et  860. 

Hamaide  (le  sire  de  la),  1408,  p.  312.  —  Autres  fiefs  du 
même,  ibid. 

Hamal  (Ancelin  de),  fils  naturel  d'Arnould,  est  nommé 
chanoine  de  Looi  par  Everard  de  la  Marck,  1484, 
p.  743. 

Hamal  ou  de  Eldri$  (Anselme  de),  seigneur  de  Trassi- 
gnies  ,  témoin  d'un  acte  du  chapitre  de  S'-Lambert , 
1455,  p.  410.  —  Assiste  à  l'entrée  de  Louis  de  Bour- 
bon ,  1456,  p.  418. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


929 


Hamal  (Arnould  de),  seigneur  de  Warfuséc,  chanoine  et 
chantre  de  l'église  de  Liège.  —  Menaces  de  Raes  de 
Heers  contre  lui ,  p.  518.  —  Assiste  à  l'acte  de  pro- 
lestatiuu  touchant  le  rétablissement  des  maîtres  de  la 
cité  de  Liège ,  1477,  p.  637.  —  Il  a  pour  iils  Aocelin 
de  Hamal,  p.  744. 
Hamal  (Guillaume  de) .  membre dePètat  noble  de  Liège, 

consent  à  la  paix  de  Doucher},  1402.  p.  859. 
Hamal  (Jean  de),  partisan  de  Louis  de  Bourbon.  —  Sa 
haine  contre  Raes  de  Heers,  p.  149.  —  Sa  querelle 
avec  lui ,  p.  18.  —  Parallèle  entre  eux ,  ibid.  —  Il  dé- 
fend Léau  avec  le  comte  de  Nassau.  —  Mal  qu'il  fait 
aux  Liégeois  ,  p.  140. 
Hamal  (le  S' de)  assiste  à  l'entrée  de  Louis  de  Bourbon  à 
Liège ,  p.  418.—  Il  porte  son  pennonceau  devant  lui , 
ibid.  —  Il  est  envoyé  au  secours  de  Louis  de  Bour- 
bon, p.  172. 
Hame$  (  le  seigneur  de)  tué  à  MontIhèry,  p.  189. 
Hameis,  vo>.  Condet. 
Hamort  (Jean  de).  Sa  déposition  au  sujet  des  violences 

contre  le  clergé  ,  1465,  p.  510. 
Hannut  (Godefioid  de),  do^en  de  S'-Pierre ,  p.  574. 
/^a/M (Gabriel),  notaire  apostolique,  p.  528. 
Happart  (Antoine),  chanoine,  présent  à  une  protesta- 
tion du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de 
Liège,  1482,  p.  698. 
Harche  (Guillaume  de),  complice  des  Dathyn .  —  Sa  con- 

damnatiou,  p.  ZS'J. 
Harche  (Jean  de),  complice  des  Dath^n.  —  Sa  condam- 
nation ,  p.  389. 
Harcourt  (Jean  de),  commissaire  à  Doncher)'  pour  la 

paix  de  Liège.  1492.  p.  853. 
Harcourt  (Philippe  de),  1408,  p.  310. 
Haren  .Guillaume  van)  cité  dans  le  testament  de  Wa- 

tier  Dathvn  ,  p.  429. 
Hasselt,  boulevard  des  Liégeois  contre  les  Brabançons, 
p.  149.  —  Ils  en  sortent  pour  aller  combattre  le  dros- 
sartde  Brabant  et  sont  battus,  1405,  p.  150.  —  Les  ha- 
bitants de  cette  ville  refusent  d'aller  à  la  diète  de  Huv . 
1 466,  p.  36.  —  Le  magistrat  est  mandé  à  Liège,  1 467, 
p.  50.  —  Raes  de  Heers  veut  le  faire  punir.  Fastrè 
Baré  assoupit  l'affaire,  ibid.  —  Les  couleuvriniers  de 
cette  ville  sont  punis  du  dernier  supplice,  1467,  p.  50. 

—  Raes  de  Heers  vient  pour  les  secourir.  —  Il  ne  peut 
entrer  dans  la  ville,  ibid.  —  Sédition  à  Hasselt,  ibid. 

—  On  y  proscrit  les  couleuvriniers  ,  ibid.—  Quelques 
citoyens  de  Hasselt  sont  cités  à  l'anneau  du  palais,  par 
Louis  de  Bourbon,  1481,  p.  80.  —  Les  Liégeois  fac- 
tieux prennent  cette  ville  et  en  sortent  chargés  de  bu- 
tin ,  1482,  p.  83.  —  Lettre  de  Philippe  de  Cicve»  et 


de  Jean  de  Châlon ,  pour  la  destruction  de  ses  murs . 
1482,  p.  702.  —  Elle  est  assiégée  par  Robert  de  la 
Marck,  1490.  p.  105. 
Hauchie  (Gérard  de) obtient  à  raison  de  son  ofDce  de 
cloîtrier  de  l'église  de  Liège .  le  manteau  dont  Jean  de 
Home  était  couvert  lors  de  son  entrée,  1484.  p.  767.— 
Témoin  d'un  acte  du  chapitre,  1484  .  pp.  766  et  769. 
—  Présent  au  procès-verbal  du  chapitre .  pour  la  levée 
de  l'interdit.  1486,  p.  816. 
Hautepenne  (le  seigneur  de)  fait  le  seigneur  de  Hum- 
bercourt  prisonnière  Toiigres,  1408,  p.  249,  note. 
Hauioeal  (Mathieu),  député  de  Liège  pour  les  négocia- 
tions de  Tirlemont,  1405,  pp.  530  et  300.— Jugement 
rendu  contre  lui .  p.  539. 
ifauicéa/ (Mathieu  et  Jean),  frères  ;  le  chancelier  de  Bra- 
bant ,  Pierre  de  Goux  ,  leur  fait  le  transport  d'une  mai- 
son à  Liège,  1408,  p.  048. 
Hay  (messire  Guillaume),  1408,  p.  307. 
Haydrois.  Nom  de  certains  factieux  au  pays  de  Liège  du 
temps  de  Jean  de  Bavière.  1408,  pp.  312,  313,  314  et 
318.  Ce  mot  signifie  sans  doute  ennemi  du  droit,  de 
lajustice. 
Hee  (Jean  del  )  en  appelle  au  pape  et  à  l'archevêque 
de  Cologne  de  la  conduite  de  Jean  de  Horne,  1485  , 
p.  770.  —  Sentence  de  Jean  de  Home  contre  lui,  p.  786. 
Heers  (le  château  de)  est  brûlé  par  les  Bourguignons, 

1466,  p.  32. 
Heers  ou  de  Lintre  (  Raes  de  ).  Se  prononce  contre  les 
procureurs.  1461 ,  p.  1 1 .  —  Se  montre  partisan  des 
Liégeois  révoltés  contre  Louis  de  Bourbon .  p.  142.— 
Sa  querelle  avec  Jean  de  Hamal ,  chef  du  parti  con- 
traire, pp.  18  et  142.  —Parallèle  entre  ces  deux 
hommes,  p.  142.— Ses  biens  sont  saisis  à  cause  des  vio- 
lences ordonnées  par  lui  dans  une  ville  de  la  Campine , 
1464  ,  p.  514  ,  note  1.  —  Il  rend  la  justice  comme 
mayeur  de  Liège,  1465,  p.  22.  —  Il  persuade  aux 
Liégeois  que   la  prise  du  château  de  Reyde  leur  a 
donné  beaucoup  de  réputation  en  Allemagne,  ibid.— 
Il  travaille  activement  à  l'élection  de  Marc  de  Bade 
comme  mainbourg,  pp.  23  et  144.  —Il  procède  à 
l'intronisation  de  ce  prince,  p.  24,  —  Il  lui  fait  prêter 
serment,  ibid.  —  Il  est  excommunié  par  le  pape 
Paul  II ,  p.  145.  —  Ses  violences  contre  le  clergé  à 
propos  de  l'interdit ,  pp.  202 .  203  et  317.  —  Dépo- 
sitions des  témoins  à  ce  sujet ,  p.  317.  —  Il  propose 
d'aller  secourir  la  garnison  de  Muntenaken  ,  attaquée 
par  les  Limbourgeois,  p.  29. — Il  y  éprouve  un  échec, 
ibid.  —  Il  s'en  venge  en  brûlant  les  frontières  du  Bra- 
bant, ibid.  —  Il  marche  contre  les  Maestrichtoit , 
p.  30.  —  Après  le  traité  de  S'-Trond  ,  les  Bourgui- 


gnons ayant  envahi  le  pays  de  Liège,  pour  soumettre 
ceux  qui  refusaient  la  paix .  brûlent  le  château  de 
Raes  de  Heers,  p.  32.  —  Celui-ci  excite  les  Liégeois 
contre  ceux  qui  avaient  traité  à  S'-Trond,  1406. 
p.  36.  —  Il  met  tous  les  obstacles  possibles  à  cette 
paix ,  p.  38.  —  Il  influence  l'élection  des  nouveaux 
maîtres ,  afin  qu'ils  soient  choisis  parmi  les  ennemis 
de  l'évêque  ,  1460 .  p.  39.  —  Manière  dont  il  lève  la 
taxe  due  au  duc  de  Bourgogne,  p.  154.  —  Il  fait  dé- 
capiter un  artisan  qui  avait  demandé  le  rappel  de 
Louis  de  Bourbon .  p.  155.  —  Il  fait  mourir  un  autre 
citoyen  qui  avait  écrit  une  lettre  à  un  émigré,  ibid. 

—  A  la  nouvelle  du  sac  de  Dînant,  il  se  cache  pour 
échapper  à  la  fureur  des  Liégeois  .  p.  40.  —  Le  chro- 
niqueur lui  prédit  une  mort  semblable  à  celle  de  Guil- 
laume de  Violette,  tué  par  les  Liégeois  furieux,  p.  100. 

—  Il  révèle  à  ses  amis  les  relations  secrètes  qu'il  disait 
avoir  avec  le  roi  de  France.  1467,  p.  45.—  Il  au- 
gmente le  nombre  de  ses  partisans  et  leur  donne  une 
livrée,  p.  47.— Inscription  qu'ils  portaient  sur  leurs 
manches,  ibid,  -Armes  qu'ils  avaient,  ibid.— II  refuse 
la  grâce  d'un  condamné  à  mort,  à  une  jeune  fille  qui 
deman<lait  ce  dernier  pour  mari.  p.  48.  —  Ses  paroles 
en  entendant  les  propositions  de  l'ambassadeur  du  duc 
Charles,  ibid.— Manière  dont  il  reçoit  la  mère  de  Jean 
de  Looi.  p.  49.  -Réception  qu'il  fait  aux  femmes  qui 
venaient  demander  la  grâce  de  leurs  maris  émigrés, 
ibid.— Il  va  au  secours  des  couleuvriniers  de  Hasselt . 
p.  .'îO. — Le  magistrat  ne  le  laisse  pas  entrer  dans  cette 
ville,  ibid.  — Il  mande  à  Liège  le  magistrat  de  Hasselt, 
ibid.— Il  veut  le  faire  punir,  ibid.  —Fastrè  Baré  Surlet 
assoupit  l'affaire,  ibid.  — Il  excite  les  Liégeois  à  la 
guerre,  p.  206.  — Il  commande  l'armée  à  la  bataille 
de  Brusthem  près  de  S'-Trond ,  p.  208.  —  Il  ordonne 
qu'on  tue  les  fuyards,  p.  196.  —  Il  prend  lui-même 
la  fuite ,  pp.  167,  208  .  303  et  369.  —  Il  se  sauve  en 
France,  p.  208.  —  Incertitudes  sur  son  sort ,  p.  169. 

—  Sa  femme  revient  de  France  et  rentre  dans  sa 
maison  à  Liège ,  1468 ,  p.  59.  —  Il  prend  Tongres  , 
p.  365.  —  Fait  l'évêque  et  le  légat  prisonniers  ,  ibid. 

—  Son  épouse  félicite  ironiquement  Louis  de  Bourbon 
sur  son  retour  à  Liège,  p.  249.  —  Il  revient  de  l'exil, 
et  meurt  peu  de  temps  après,  1477,  p.  74. 

Heilleman  {Jean),  député  de  Liège,  pour  les  négo- 
ciations de  Tirlemont ,  1465  ,  p.  530. 

Heinshergh  ou  Jean  de  Looz  (Jean  de),  évêquede  Liège, 
résigne  son  évêché.  p.  5.  —  Il  revient  à  Liège  avec 
un  sauf-conduit  et  y  séjourne  toute  une  année, 
p.  7.  — Histoire  et  causes  de  sa  résignation  ,  pp.  137 
et  239.  —  Mention  d'un  registre  relatif  à  tous   les 

117 


930 


TABLE  ANALYTIQUE. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


951 


événemenU  qui  se  passèrent  tore  de  ta  résignation  , 
p.  413,  noie  1.  —  Sa  mort  dans  la  ville  de  Diest, 
p.  8.  -  Son  rds  Roland  tué  à  Bruslhem ,  p.  308. 
Ileinsberijh  (Roland  de) ,  tils  de  Jean  de  Ueinsbergb, 
autrefois  évêque  de  Liège.  —  Sa  mort  au  combat  de 
Bruslhem,  p.  308. 
/lellin,  prêtre  des  environs  de  Looz ,  que  le  peuple  sou- 
levé attaque,  et  dont  il  détruit  rhabitation,  1461 ,  p.  0. 
/lelUn,  Imurgeois  blessé  dans  une  émeute  par  les  riva- 

geoisde  Seraing,  1486,  p.  814. 
^e//y  (le  S' de ) ,  1408,  p.  315. 
ffembyer  (  Mcichior  ) ,  conseiller  de  Liège ,  député  de  la 

cité  à  Doncbery,  1402,  p.  853. 
/^emrtcourt  (Henri  de),  maître  d'hôtel  de  Louis  de  Bour- 
bon, requiert  la  mise  en  garde  de  lois  de  la  bulle  de 
Paul  II,  1477,  p.  639. 
Hemricourt  (Jacques  de),  chroniqueur.  Ses  reproches 

aux  Liégeois,  p.  336. 
Henri  (Jacques) ,  membre  du  tribunal  particulier  pour 
les  infractions  à  la  paii  de  Donchcr^  ,  1403,  p.  856. 
//erbaulures  (le  S' de) ,  1408,  p.  311. 
Herben  (  Mathieu  ) ,  auteur  d^un  poëme  latin  sur  le  sac 

de  Liège ,  p.  3o6.  —  ManuKril  de  ce  poème ,  ibid. 
Héraut  d'armet  {un)  est  envoj^é  à  Liège  par  le  comte 
de  Cbarolais,  14G6,  p.  41.  —  On  reçoit  set  lettres, 
mais  on  ne  l'admet  pas  au  palais ,  ibid. 
Herbertfaut,  chevalier,  1408,  p.  312. 
Herbeys  ou  Herboys  (Symon  de),  présent  au  procès- 
verbal  du  chapitre  pour  la  levée  de  l'interdit,  1486, 
p.  816.  — Membre  de  l'état  noble  de  Liège,  il  consent 
à  la  paix  de  Donchery,  1402,  p.  850. 
Herck.  Combat  des  Liégeois  et  des  Brabançons  dans 
cette  Tille,  1465,  p.  193.    -  Elle  est  détruite  par  le 
comte  de  Charolais ,  qui  force  les  habitanU  à  transpor- 
ter les  matériaux  de  leurs  murailles  à  Halem ,  p.  151 . 
—  Elle  est  incendiée  ,  1483.  p.  88. 
Héritages.  Articles  des  ordonnances  de  Jean  de  Horne 

qui  y  sont  relatifs,  1492,  pp.  866  et  suiv. 
Herkenrode  (couvent  d'  ),  violences  qu'y  commettent  les 

la  Mark  malgré  le  traité  de  Tongrcs .  p.  801 . 
Herlet  (  le  viel  )  assiste  i  la  diète  provoquée  par  Jacques 

deCroy,1/-.9,p.  842. 
Herme(M*  Goelschalck  de) ,  S'  d'Als«lorp,  sénéchal  gé- 
néral du  pays  de  Julliers.  commissaire  envoyé  par  le 
duc  de  Julliers  pour  négocier  la  paix  entre  les  la  Marck 
et  Jean  de  Horne,  1490 ,  p.  846. 
Hersey  (Jean  de) ,  abbé  du  Val-S'-Larobert ,  consent  au 
traité  de  Doncbery,  1492.  p.  860.  — Il  résigne  ses  fonc- 
tions, 1502, pp.  1 17-118.-  Sa  mort  malheureuse,  ibid. 
Herstalf  fief  du  seigneur  de  Nassau ,  p.  172. 


Hervé  est  brûlé  par  les  Liégeois ,  1 4ft3 ,  p.  27. 
Hetbainne  (Jean  de),  le  jeune,  complice  des  Datbyo. 

Sa  condamnation  .  p.  3H9. 
Hesbaye  (la).  Proverbe  des  Liégeois  au  sujet  de  ce  pays, 
p.  242,  note  1 ,  —  Elle  est  traversée  par  les  troupes 
du  duc  Charles  ,1467.  p.  53.   -  Les  agenU  du  duc  y 
perçoivent  le  tribut ,  p.  54.  —  Recette  des  gabelles 
en  1470,  p.  053. 
Heue  (  Uermann  «le  ) ,  archevêque  de  Cologne ,  excom- 
munie Guillaume  de  la  Marck  et  ses  complices ,  pour 
la  mort  do  Louis  de  Bourbon  ,  1482,  p.  099.—  Texte 
delà  sentence,  ibid. 
HesMelt  (  Arnt) ,  mailre  de  Tongres,  député  pour  le»  oé- 

gociatioDsde  Tirlemont,  p.  530. 
j^eure  (  Collard  le) ,  ex-doyen  du  métier  des  bouilleurf 
à  Liège.  —  Ap|»elle  au  pape  et  à  l'archevêque  de  Co- 
logne de  la  conduite  de  Jean  de  Horne ,  1485,  p.  776. 
—  Sentence  de  Jean  de  Horne  contre  lui ,  p.  780. 
Heurt  (  Giile  d'  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 

deCroy,  1489.p.  842. 
Heure  (Tilroan  d'),  échevin  de  Liège  ;  on  proclame  au 
perron  la  défense  de  l'assitttcr,  1480,  p.  684.  —  Il  est 
rétabli  en  son  écbevioage  par  le  traité  de  Toogret , 
1484,  p.  751. 
HeytUrt  (ieaa  van),  député  de  Looz  pour  les  négocia- 
tions de  Tirlemont,  1465 ,  p.  530. 
/TieronymirM  ( église  des),  à  Liège,  1509,  p.  126. 
Hocchaporl  (  porte  des  hochets  ou  boulets  de  houille  ) , 
nom  d'une  porte  de  la  ville  de  Liège,  1491,  p.  107. 
—  Elle  est  attaquée  par  les  partisans  de  Jean  de  Horne, 
ibid. 
/Todei^e  ( .lacques ,  dit  Jacquemin  de),  le  jeune,  assiste 
à  la  diète  provoquée  par  Jacques  de  Croy,  1489. 
p  842. 
Hodieq  (Jean  de),  ècuyer  panetier  du  duc  de  Bourgo- 
gne, 1470,  p.  655. 
Hoegne  { Jean),  chanoine .  présent  i  une  protesution  du 
chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de  Liège . 
1482,  p.  698. 
i7oesden(Jeande),  officier,  condamné  en  1461,  p.  502. 
Hollengnoul  (Pierre de),  chanoine,  proleste,  avant  Té- 
lection  de  Jean  de  la  Marck  ,  contre  l'interdit  de  la 
ville  de  Liège.  1 482,  p.  698.— Confère  une  prébende  à 
RobertdelaMarck,l483,  p.  7 14.— Chanoine  et  chan- 
tre de  Liège,  il  répond  au  procureur  de  Jean  de  Horne. 
lors  de  sa  comparution ,  1484 ,  p.  764.  —  Il  procède  à 
l'installation  de  ce  procureur,  p.  766.  —  Il  obtient,  à 
raison  de  sa  dignité,  le  cheval  sur  lequel  Jean  de 
Horne  avait  fait  son  entrée  ,  p.  767.  —  H  installe  ce 
prince  comme  èvêque  de  Liège  ,  p.  769.  —  Prévôt  de 


Fosses  ,  membre  du  tribunal  particulier  qui  devait  ju- 
ger les  infractions  à  la  paix  de  Donchery,  1492, 
p.  856. 

Hollengnoul  (  Basse  de  ) ,  chanoine  .  présent  à  un  acte 
du  chapitre,  1483,  p.  724.  —  Prêtre,  témoin  d'un 
acte  du  chapitre,  1484.  pp.  766  et  769.  —  Présent 
au  procès-verbal  du  chapitre  pour  la  levée  de  l'in- 
terdit. 1486.  p.  816.  —Chapelain,  présent  à  la 
protestation  faite  contre  Jacques  de  Croy,  1489, 
p.  844. 

HollogrUy  attaquée  par  les  Brabançons.  1483,  p.  86. 
-  Bataille  d'Hollogne  entre  les  Brabançons  et  les  Lié- 
geois, ibid.  —  Bombardes  et  serpentines  perdues  par 
les  Liégeois  à  Hollogne,  1483.  p.  88. 

Hollogne  (  Baudouin  de) .  ècuyer,  témoin  d'un  acte  du 
chapitre  de  Liège .  1 455.  p.  41 1 . 

Hollogne (iein  de),  seigneur  de  Hollogne-aux-Pierres , 
assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques  deCroy.  1489, 
p.  841.  —  Certifie  la  protestation  faite  contre  ce  der- 
nier, p.  844.  —  Maitre  de  Li^e.  député  de  la  cité 
à  Donchery,  1492.  p.  853.  —  Membre  du  tribunal 
particulier  pour  les  infractions  à  la  paix  de  Doncbery, 
1492.  p.  856. 

Hollon  (  Coen  ).  échevin  de  Liège  met  la  condamnation 
de  Watbier  Dathyn  en  garde  de  lois,  1433,  p.  391. 

Hombloc  (  André  ).  prêtre.  Sa  déposition  au  sujet  des  vio- 
lences contre  le  clergé ,  1465.  p.  521. 

HompeMCh  (messire  Henri  de),  seigneur  de  Wickeroede, 
maréchal .  envoyé  par  le  duc  de  Julliers  pour  négocier 
la  paix  entre  les  la  Marck  et  Jean  de  Horne.  1490, 
p.  846. 

Hongne  (Jean  de),  chapelain ,  témoin  de  l'acte  d'accord 
entre  le  clergé  et  Louis  de  Bourbon  .  1466.  p.  555. 

Hôpital  (le  chancelier  de  I').  Portrait  qu'il  trace  des 
Liégeois,  p.  236. 

Horion  (Guillaume  de).  S'  d'Oley,  membre  de  l'état 
noble  ;  présent  à  l'acte  de  protestation  touchant  le 
rétablissement  des  maîtres  de  la  cité,  1477,  p.  0'37.  — 
Ratifie  le  traité  de  Tongres,  1484.  p.  755.  —  Envoyé  à 
Donchery,  1402 .  p.  859.  —  Scelle  le  traité  ,  p.  860. 

—  Est  envoyé  à  Maestricht  pour  ratifier  la  paix  ,  ibid. 
Home  (  Frédéric  de),  S'  de  Montigny,  frère  de  l'évêque 

Jean  de  Home,  assiste  à  l'intronisation  de  ce  dernier, 
1484,  p.  767.  —  Il  scelle  le  traité  de  Tongres,  1484, 
p.  756.  —  Indemnités  qu'il  obtient  par  le  traité  de 
Tongres ,  p.  747,  et  à  la  note  1  de  la  p.  748.  —  Il  est 
capitaine  général  pour  son  frère  Jean  de  Home,  p.  779. 

—  Sa  conduite  cruelle  envers  le  pays.  ibid.  —  Il  vient 
à  S'-Trond  retrouver  ses  frères  et  Guillaume  de  la 
Marck,  p.  771.  —  Détails  de  sa  trahison  envers 


ce  dernier,  pp.  92,  771,  772,  773  et  782.  —  Il  fait 
périr  plusieurs  capitaines  du  parti  des  la  Marck . 
p.  783.  — Ses  exactions  et  incendies,  p.  787.  —  Il 
vient  au  secours  de  Jean  de  Horne  son  frère,  1487, 
p.  96. 

Horne  (Jacques  I,  comtede)etd'Altena,  père  de  Tévêque 
Jean  de  Home,  assiste  à  l'entrée  de  Louis  de  Bourbon, 
p.  418.  —  Il  travaille  à  la  paix  entre  le  duc  de  Bour- 
gogne et  les  Liégeois .  1 465.  pp.  532  et  533.  —  Il  est 
religieux  d'un  couvent  des  frères  mineurs  de  Liège. 
1486,  p.  818,  note  1.  Il  chante  l'évangile  à  la  première 
messe  de  son  fils  Jean,  èvêque  de  Liège ,  ibid. 

Horne  (  Jacques  II ,  de),  frère  de  l'évêque  Jean .  scelle 
le  traité  de  Tongres,  1484,  p.  756.— Il  assiste  à  l'in- 
tronisation de  son  frère  Jean ,  1484.  p.  767.  —  Il  se 
rend  à  S'-Trond  avec  ce  dernier,  p.  771 .  —  Il  couche 
dans  le  même  lit  que  Guillaume  de  la  Marck ,  et  parti- 
cipe à  la  trahison  de  ses  frères .  lors  de  l'arrestation  de 
cet  ennemi  de  leur  famille,  ibid  et  92.  —  Sa  conduite 
cruelle  envers  le  pays  de  Liège,  p.  779.—  Il  vient  au 
secours  de  Jean  de  Horne ,  son  frère  ,  1487.  p.  96. — 
Il  est  fait  prisonnier  par  les  la  Marck  ,  1488.  pp.  97. 
et  727.  —  Il  est  détenu  au  château  de  Longne  par 
Jeannot  le  bâtard.  Article  du  traité  de  paix  relatif  à 
lui ,  1490,  p.  849.  —  Il  signe  la  paix  de  Donchery , 
1492.  p.  857.  —  Il  assiège  Weert ,  engagé  au  comte 
de  Meurs,  1494,  p.  110.  —  Son  fils  est  élu  prévôt  de 
l'église  de  Liège  après  la  mort  de  l'évêque  de  Besançon , 
1502.  p.  117. 

Horne  (Jean  de),  chanoine  de  S'-Lambert ,  porte  l'éten- 
dard contre  Guillaume  de  la  Marck,  1482,  p.  81.  — 
Il  est  élu  èvêque  par  les  chanoines  assemblés  à  Lou- 
vain ,  en  même  temps  que  Jacques  de  Croy,  qui  con- 
sent i  se  retirer  moyennant  une  pension,  1 482,  p.  85. 
— Il  est  fait  prisonnier  par  les  Maestrichtois ,  qui  se 
choisissent  un  autre  évêque  du  pays  de  Clèves,  1483, 
p.  90.  —  Il  est  confirmé  évêque  de  Liège,  p.  91 .  ^ 
Guillaume  de  la  Marck  le  repousse,  ibid.  — Violences 
des  la  Marck  contre  lui,  1484  ,  p.  726. —  Il  fait  la  paix 
de  Tongres  avec  Guillaume  de  la  Marck,  pp.  91  et 
745.  — Serment  qu'il  doit  faire  en  entrant  à  Liège,  ré- 
glé, par  le  traité  de  Tongres ,  p.  750.  —  Il  envoie  des 
commissairesà  Francfort pourobtenir  l'investiture  im- 
périale, 1484,  p.  759.  —  Il  comparait  par  procureurs 
devant  le  chapitre  de  Liège,  1484,  p.  762. —Texte  de 
l'acte  de  comparution .  ibid.  — Il  est  intronisé,  1484  . 
pp.  91 .  767.  —  Acte  et  procès-verbal  de  la  cérémo- 
nie, ibid.  —  Il  prête  serment ,  p.  768.  —  Autre  ser- 
ment qu'il  prête,  en  flamand ,  ibid.  —  Donne  suivant 
la  coutume  un  manteau  pour  être  placé  sur  la  tombe 


932 


TABLE  ANALYTIQUE. 


de  Louis  de  Bourbon  .  p.  759.  aot.  1 .  —  Étroite  anii- 
tié  dont  il  s'unit  avec  Guillaume  de  la  Marck  .  p.  Ul . 

—  Manière  dont  il  le  trahit  à  S'-Trond  à  Taide  de  ses 
frères,  pp.  771-773.  —  Il  est  chassé  et  excommunié, 
p.  777.  —  Dommages  qu'il  fait  à  l'église  de  Liège, 
pp.  778-771).  —  Sentence  d'excommunication  qu'il 
lance  contre  certains  partisans  des  la  MarcL,  1485. 
p.  78<i.  —  Apologie  de  sa  conduite  au  sujet  de  la  mort 
de  Guillaume  de  la  Marck,  id.,  p.  790.  —  Il  recourt  à 
Maximilicn  pour  avoir  la  paix,  id.,  p.80ô.  —  H  com- 
parait à  Maestricht  devant  Maximilien  et  les  députes 
des  états  pour  conclure  la  paix,  id.,  p.  805.  —  H 
donne  la  ville  de  Hu)r  en  engagère  à  Maximilien  .  id., 
p.  808.  —  Donne  quittance  de  12,000  livres  pour  ce 
motif,  1486.  p.  810.  —  Il  revientà  Liège,  id.,  p.  95. 

—  Ses  ordonnances,  pp.  813-825.  —  Il  lève  l'interdit 
mis  sur  la  cité  de  Liège ,  p.  810.  —  Il  célèbre  sa  pre- 
mière messe  à  Liège,  p.  818.— Il  veut  assiéger  Fran- 
cbimont,  1487  ,  p.  9G.  ~  Il  lève  le  siège  à  l'arrivée 
des  la  Marck,  ibid. — Ilabaudonnc  Liégeaux  la  Marck 
qui  s'en  emparent  par  trahison  ,  p.  97.  —  Jacques  de 
Cro^  réclame  son  siège  épiscopal,  vu  la  non-exécution 
des  conventions  qu'il  avait  faites  avec  lui ,  p.  98.  —  11 
consent  une  trêve  avec  les  la  Marck,  1488,  p.  830. — 
David  d'Ltrerbt  fait  un  monitoire  en  sa  faveur  contre 
les  la  Marck,  p.  854.  —  De  concert  avec  .\lbert  de 
Saxe,  il  s'empare  de  Tirlemunt,  1489.  p.  101.  —  Il 
est  reçu  dans  plusieurs  villes  du  pa^s  de  Liège,  ibid. 

—  Il  s'empare  du  château  de  Cœlmont,  ibid.  —  Il  est 
exclu  de  la  paix  faite  entre  les  la  Marck,  le  roi  des 
Romains  et  Albert  de  Saxe.  p.  102.— Il  essaie  de  s'em- 
parer de  Liège  par  surprise,  ibid.  —  Pillages  et  in- 
cendies, ibid.  —  Il  est  repoussé ,  ibid.  —  H  prend  les 
châteaux  de  Milhem,  de  Sejrneetde  Maesejfck,  ibid.-- 
Il  envoie  ses  soldats  ravager  FlenialeetCbokier,  p.  103. 

—  Il  bat  les  la  Marck  à  Zonhoven ,  ibid.  —  Il  se  rend 
à  Malines  et  y  expose  ses  droits  dans  une  assemblée 
des  princes,  1490,  p.  105.  —  H  essaie  de  pénétrer 
dans  Liège,  1401 ,  p.  107.  —  Il  court  risque  d'être 
tué,  ibid.  —  Sa  fuite ,  ibid.  —  Il  revient  aux  environs 
de  Liège  et  brûle  le  faubourg  de  S'^-Marguerite , 
p.  108.  —  Traité  de  paix  avec  les  la  Marck  ,  1490? 
pp.  845-851.—  Il  s'engage  par  la  paix  de  Doucher^  à 
obtenir  de  Maximilien  un  acte  d'abolition  et  de  pardon 
pour  les  la  Marck,  1492  ,  p.  850.  —  Il  signe  la  paix 
de  Doncberjr ,  id.,  p.  857.  —  Il  fait  sa  rentrée  solen- 
nelle à  Liège  par  la  porte  S'-Léonard ,  id.,  p.  109.  — 
Il  obtient  de  Maximilien  et  de  son  fils  un  acte  d'abo- 
lition et  de  pardon  pour  les  Liégeois ,  p.  8G1.  —  Il 
institue  Everard  de  la  Marck,  majeur  de  Liège ,  id. , 


p.  863.— Il  ôte  cette  charge  à  Raes  de  Waroux .  ibid. 

—  Ses  ordonnances  pour  le  pa}$  de  Liège  de  Tannée 
1492  sont  mises  en  garde  «le  loi ,  p.  865.  -  Il  se  rend 
à  Malines  pour  plaider  la  cause  de  ses  sujets,  1403. 
p.  110.  —  Accueil  honorable  qu'il  reçoit,  ibid.  —  Il 
recouvre  la  ville  de  Huv  engagée  à  l'archiduc  .  1 494  , 
p.  110.  —  H  s'apprête  à  faire  le  siège  de  Tongres, 
p.  1 1 1 .  —  Il  fait  un  appuintement  avec  Philippe,  ar- 
chiduc d'Autriche ,  relativement  à  la  surprise  de  Ton- 
gres par  les  soldats  de  Maximilien ,  1494 ,  p.  873.  — 
Il  vient  à  Maestricht  à  la  demande  de  Maximilien , 
1495,  p.  11 1 .  —  Il  accompagne  ce  prince  à  Aix  et  à 
Cologne,  ibid.  —  Accueil  qu'il  y  reçoit,  ibid.  — 
Il  accompagne  Philippe-le-Beau  en  Allemagne,  en 
qualité  de  gouverneur.  1490,  p.  112.  —  Il  met  la 
monnaie  du  pays  de  Liège  an  taux  de  la  monnaie  de 
Brabant ,  1497  ,  p.  1 13.  —  Il  revient  de  son  voyage 
d'Allemagne,  1498  ,  p.  114.  —  Il  est  reçu  à  Liège  en 
grande  solennité,  ibid.  —  Il  force  les  Maestrichtois  i 
l'obéissance,  ibid.  —  Il  s'empare  du  château  de  Gorn 
dans  le  comté  de  Horne,  15U0,  p.  110.  -  Il  se  rend  à 
Cologne  pour  une  affaire  à  décider  entre  l'évêque  d'U- 
trecht  et  le  duc  de  Juliers,  ibid.  —  Il  obtient  une  aide 
des  états  du  pays  pour  ses  frais  et  dépens  dans  les  né- 
gociations avec  le  roi  de  France  et  les  ducs  de  Brabant 
et  de  Gueidre,  1501,  p.  117.  —  Il  va  en  France, 
1502,  ibid.  —  Les  états  lui  payent  ses  frais  de  voyage, 
ibid.  —  Son  voyage  à  Maestricht  pour  y  recevoir  l'ar- 
chiduc Pbilippe-le-Beauqui  revenait  d'Espagne,  1503, 
p.  118.  —  Il  propose  aux  étals  du  pays  un  nouvel 
impôt  sur  les  marchandises ,  id..  p.  119.  —  H  est  ap- 
pelé à  la  cour  de  France,  id..  p.  118.  —  Accueil  qu'il 
reçoit  du  roi,  ibid.  —  Il  rachète  le  château  de  Fran- 
cbimont,  1504,  p.  119.  —  Sa  maladie,  1505,  ibid. 

—  Mandement  contre  lui,  ibid.  —  Neutralité  qu'il 
promet  de  tenir  entre  les  rois  de  France  et  de  Castille, 
id.,p.  120.—  Il  vient  à  S'-Martin  de  Liège,  ibid.  — 
Il  quitte  Liège  à  cause  de  la  manière  dont  les  états 
avaient  reçu  ses  propositions,  id.,  ibid.  --  11  se  fait 
transporter  à  Maestricht,  p.  121.  —  Sa  mort,  ibid. 
Voir  aussi  à  la  note. 

Hôte  vl')  de  l'Étoile  à  Liège ,  taxé  pour  le  rachat  de*  ota- 
ges, 1467,  p.  47. 

^oucourt  (  Jean  de),  1408,  p.  310. 

Hoyon  (Jean),  bailli  de  Hesbaye,  assiste  â  la  diète 
provoquée  par  Jacques  de  troy ,  1489,  p.  841./ 

Hubert  {S').  Translation  du  corps  de  ce  uint,  dè^et- 
tricbt  â  Liège ,  p.  246. 

HvUtert  (ville  de  S'  ).  L'église  est  détruite  par  la  foudre , 
1475,  p.  72. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


953 


Hubert.  sulTragant  de  Liège ,  1478.  p.  77.  —  Envoyé 
en  ambassade  à  Louis  XI .  ibid.  Voyez  Leonardi. 

Huberti  (Gille),  chanoine,  présent  à  une  protestation 
du  chap.  de  saint  Lambert ,  contre  l'interdit  de  Liège, 
1482,  p.  098. 

HvLberli  (  Jean  ) ,  prêtre.  Sa  déposition  au  sujet  des  vio- 
lences exercées  contre  le  clergé  à  cause  de  l'interdit , 
1405,  p.  521. 

ffugonet  (Guillaume),  juge  de  Beaujolais,  commis- 
saire du  duc  de  Bourgogne  aux  négociations  de 
Tiricmont,  1405,  p.  5ô±  — Devenu  chancelier  de 
Brabant  ;  il  est  accusé  de  trahison  par  les  Gantois , 
1477,  p.  73.  --  Il  est  arrêté  et  décapité ,  ibid. 

ffujoel  (Ja.) .  secrétaire  de  Maximilien  ,1482,  p.  706. 

Humbercourt  (  Gui  de  Brimeu ,  seigneur  de),  il  est  in- 
vesti au  nom  du  duc  de  la  dignité  d'avoué  de  Liège, 
par  un  des  articles  de  la  paix  d'Olcy  ,  1460,  p.  42.  — 
Après  son  entrée  à  Liège,  en  1407,  Charles-le-Té- 
méraire  le  nomme  gouverneur  du  pays,  pp.  109, 
200 ,  208.  —  Propositions  qu'il  fait  au  clergé  pour 
le  tribut,  p.  55.  —  Son  gouvernement,  p.  246.  —  Le 
duc  le  rappelle,  ibid.  —  Il  suit  le  duc  en  France  et 
son  lieutenant  est  tué  par  les  Liégeois  ,  p.  171 .  —  Il 
est  envoyé  de  II uy  à  Tongres .  au  secours  de  Louis  de 
Bourbon ,  pp.  59  et  172.  —  Il  est  fait  prisonnier  par 
les  Liégeois ,  et  remet  son  épèc  entre  les  mains  de 
Jean  de  Ville .  selon  les  uns  ,  et  du  S'  de  Haute- 
penne,  suivant  Olivier  de  la  Marche,  pp.  59,  174, 
248,  249,  360.— On  veut  le  garrotter ,  p.  174.— Il  est 
emmené  â  Liège ,  p.  59.  —  Il  promet  de  travailler 
à  la  paix,  p.  249.  —  Il  est  relâché  ,  p.  174.  —  Ses 
exactions  lors  du  sac  de  Liège,  1408,  p.  181.  —  Il 
reçoit  le  quartier  de  l'ile  en  emphylcose  ,  p.  02.  — 
Il  construit  une  porte  sur  le  pont  d'Avroy,  ibid.  —  Il 
en  fait  construire  une  autre  du  côté  de  Liège,  et  l'île 
prend  le  nom  de  Brabant,  ibid.  —  Il  vient  de  Namur 
à  Liège,  et  assisté  de  son  épouse,  il  offre  trente  marcs 
d'argent  à  S'-Lambert ,  en  réparation  des  offenses 
qu'il  lui  a  faites ,  1469,  p.  64.  —  Il  se  retire  à  Maes- 
tricht, ibid.  —  Il  est  chargé  par  le  duc  de  faire  payer 
les  renies  et  gabelles  à  ceux  de  Peelt ,  Lummcn  et 
Grevenborch,  1409,  p.  597.  —  Il  donne  caution  pour 
Nicolas  Mathieu  ,  comme  receveur  au  pa^s  de  Liège, 
p.  599.  —  Payements  qui  lui  sont  faits  sur  la  recette 
des  gabelles  du  pays  de  Liège,  1470,  p.  655.  —Il  se 
rend  de  nouveau  de  Ma<;stricht  à  Liège  par  la  Meuse , 
1472,  p.  08.  —  Il  fait  encore  des  présents  à  S'-Lam- 
bert, ibid.  —  Il  envoie  au  duc  Charles  toutes  les 
armes  qu'il  a  pu  trouver  dans  le  pays  de  Liège  à 
défaut  d'argent ,  1470,  p.  72.  —  Il  est  accusé  de  tra- 


hison par  les  Gantois  ,  1477,  p.  73.  —  II  est  décapité, 
ibid.  et  371 .  —  Ses  biens  sont  confisqués  par  Louis 
de  Bourbon,  p.  74. 

Humières  (  André  de  ) .  1 408,  p.  51 1 . 

Bumières  (Jean  de),  doyen  et  prévôt  de  Fosses,  cha- 
noine, présent  à  l'acte  de  protestation  touchant  le 
rétablissement  des  maîtres  de  la  cité  de  Liège .  1 477. 
p.  037.  —  Confère  à  Robert  de  la  Marck  la  châtel- 
lenie  de  Bouillon  ,  1482.  p.  095.  —  Proteste  avant 
l'élection  de  Jean  de  la  Marck  ,  contre  l'interdit  de  la 
ville  de  Liège  ,  p.  698.  —  Sa  mort,  1483,  p.  724. 
i/»i!èr<4(J\Jathieude).  1408,  p.  311. 

l/uvar  (Watier  ) ,  maître  de  Liège  ,  1492,  p.  109.  — 
Présent  à  la  mise  en  garde  de  loi  des  ordonnances  de 
Jean  de  Horne  ,  1493,  p.  806. 

Huy ,  se  rend  après  la  bataille  d'Othée  ,  1408,  p.  317, 

—  Cette  ville  reste  fidèle  à  Louis  de  Bourbon  ,  1405. 
pp.  142  et  148.— Elle  s'oppose  à  l'élection  d'un  main- 
bourg  eloffre  un  asile  à  Louis  de  Bourbon .  p.  23.  — 
Elle  consent  à  la  paix  et  désire  rester  neutre  ,  p.  30. 

—  Elle  est  assiégée  et  prise  par  les  Liégeois  qui  la 
dévastent,  1407,  pp.  51,  162,  207.  -  Mort  tragique 
du  secrétaire  de  cette  commune ,  p.  1 02.  —  Guillaume 
de  la  Marck ,  qui  avait  la  garde  du  château ,  se  retire 
à  Hasselt,  p.  53.  —  Charles-le-Téméraire  vient  à 
Huy  ,  p.  55.  —  Une  conspiration  ourdie  par  les  par- 
tisans des  la  Marck  est  déjouée,  1480,  p.  79,  —  Exé- 
cutions à  mort,  ibid.  -  Louis  de  Bourbon  fait  payer 
à  la  ville  5600  llorins  ,  ibid.  —  Il  exige  qu'elle  signe 
l'alliance  contre  les  la  Marck  ,  ibid.  —  Elle  demande 
un  délai ,  ibid.  —  Les  Uulois ,  partisans  des  la  Marck, 
assistent  à  la  bataille  d'Hollogne ,  p.  80.  —  Un  bourg- 
mestre de  Huy  est  décapité ,  pour  avoir  conseillé  la 
paix  à  Guillaume  de  la  Marck  ,  1483.  p.  88.  —  Cette 
ville  est  vigoureusement  attaquée  par  les  Bourgui- 
gnons et  les  Namurois,  1483,  p.  89.  —  Appoin- 
tement  fait  devant  ses  murs,  entre  Maximilien  et 
les  la  Marck,  1483,  p.  707.  —  Elle  est  engagée  à 
Maximilien  par  Jean  de  Horne,  1485,  p.  808.  —  Une 
journée  y  est  tenue  pour  régler  la  paix  entre  les  la 
Marck  et  Jean  de  Horne,  1492,  p.  853.  —  Elle  re- 
tourne à  Jean  de  Horne,  1494,  p.  110.  —Graves 
dissensions  entre  le  clergé  et  les  bourgeois,  1495, 
P-  112.  —  On  lance  un  interdit  contre  cette  ville, 
ibid.  —  Le  trésor  des  reliques  de  Notre-Dame  de  Huy 
est  détruit  par  le  feu,  loUO,  p.  110. 

^uy  (Gille  de)  déporté  de  son  échevioage  par  le  traité 

de  Tongres,  p.  751. 
/^uy  (Guillebertde),  1408,  p.  308. 
iitiy(Henrnie),  commisàlagardede  Huy,  1483,  p.  708. 


954 


TABLE  ANALYTIQUE. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


935 


Huy  (Nicolas,  dit  Coflinne  de),  témoin  d'un  acte. 
1468,  p.  651. 

/ngny  (  le  S' d'  ).  1 408,  p .  309. 

Innocent  FUI ,  pape;  se»  lettre;»  apostoliques  contre 
les  la  Marck  en  faveur  de  Jean  de  Borne,  adressées  à 
David,  évéque  d'Utrecht .  1488.  p.  834. 

Instruments  de  guerre.  Ordonnance  d'amener  à  Tarmée 
de  Jean  de  Horne  tous  ceux  qui  étaient  nécessaires , 
1487,  p.  824. 

Interdite  Liège,  à  plusieurs  reprises,  pour  l'arrestation 
d'un  ecclésiastique  par  l'autorité  séculière,  14G0, 
p.  8.  —  Autre  lancé  contre  les  Liégeois  en  1461  .  par 
Louis  de  Bourbon,  à  l'instigation  des  procureurs,  p.  13 
et  141.  —  Texte  de  cette  bulle,  p.  484.  —  Instruc- 
tion pour  les  députés  liégeois  envoyés  vers  Louis  de 
Bourbon  à  ce  sujet ,  p.  492.  —  On  en  appelle  au  mé- 
tropolitain de  Cologne,  p.  13.  —  L'official  de  Colo- 
gne lève  l'interdit ,  p.  498.  —  Texte  de  ses  lettres , 
ibid.  —  Pie  II  confirme  l'interdit,  p.  503.  —  Texte 
de  sa  bulle,  ibid.  —  On  observe  l'interdit  à  Liège, 
non  sans  grande  agitation  du  peuple ,  p.  13.  —  Nou- 
vel interdit  obtenu  du  saint  siège  contre  les  Liégeois, 
1462,  p.  14.  —  Le  clergé  irrésolu,  appelle  de  cette 
sentence  au  pape  mieux  informé,  p.  14.  —  Consulte 
faite  à  ce  sujet  par  des  docteurs  de  Cologne ,  ibid.  — 
L'interdit  est  observé  par  la  majorité  du  clergé  lié- 
geois.  excepté  par  certains  ordres  mendiants ,  1462, 
p.  15.  —  L'interdit  est  levé  à  l'intercession  du  légal 
apostolique,  1465,  p.  16.  —  Les  ordres  mendiants 
obtiennent  du  pape  une  bulle  d'absolution,  1463. 
p.  19.  —  L'interdit  est  repris  dans  toutes  les  églises, 
1465 ,  p.  25.  —  Le  pape  accorde  une  suspension  de 
quatre  mois,  p.  515.  —  Texte  latin  de  la  sentence 
d'excommunication  lancée  par  le  pape  Paul  II ,  1465, 
p.  542.  —  Traduction  française  de  cette  bulle,  p.  639. 
—  Lettres  de  pardon  et  d'absolution  pour  le  clergé , 
pp.  550  et  557.  —  L'interdit  est  enfin  levé  par  le  légat 
apostolique,  1468,  pp.  57  et  245.  ~-  Protestation  du 
chapitre  contre  l'interdit,  1482,  p.  697.  —  Procès- 
verbal  du  chapitre  de  Liège  pour  la  levée  de  l'interdit 
après  la  paix  de  Maestricht,  1486.  p.  816.  —  Interdit 
lancé  contre  Liège  .  1498.  p.  115.  —  Levée  de  l'inter- 
dit, ibid. 

/setn6aur  (  Jean  ).  témoin  d'un  acte ,  1 485,  p.  723. 

Jfwob  (Jean),  dit  le  Clerc ,  conseiller  de  la  cité  de  Liège , 
présent  aux  négociations  de  Maestricht,  1485,  p.  805. 

JaequevilU  (Hélion  de),  chevalier  du  Câlinais.  1408, 
p.  313. 

Jacques  (l'abbé  de  S')  est  cité  devant  le  légat  à  Aix .  1 464 , 
p.  20.  —  Sa  lenteur  à  fournir  des  copies  de  lettres  de- 


mandées par  Louis  de  Bourbon .  ibid.  —  Il  demande 
un  sursis  ,  ibid.  —  Il  célèbre  la  messe  pour  l'entrée  du 
marquis  de  Bade.  1465  ,  p.  27.  Il  est  eovojré  vers 
Philippe-le-Bon  ,  1466,  p.  38. 

Jacques  (  les  religieux  de  S'  ).  empêchent  leur  abbé  de  le 
rendre  à  Rome  avec  une  députation  qu'y  envoyaient 
les  églises  ,  1467,  p.  47. 

Jacques  (archives  de  S').  Les  Liégeois  y  pénètrent  de 
force,  1488,  p.  99. 

/acçue»(  église  de  S').  Le  chœur  s'écroule,  1513.  p.  150. 
—  L'abbé  Jean  en  élève  un  autre,  ibid. 

Jamesins  (Gille),  greflBer  de  la  cour  de  Liège.  1468  . 
p.  574. 

Jamesins  (Gille),  chanoine,  présent  à  une  protesta- 
tion du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de 
Liège,  1482,  p.  698. 

Jasse  (Jacques  de),  présent  aux  négociations  de  .Maes- 
tricht, 1485,  p.  806. 

Jaucourt  (  le  sire  de  ),  capitaine  de  Philippe-le-Bon  , 
1465,  p.  192. 

Jean  ,  évéque  d'Arras ,  présent  à  l'admission  de  Louis  de 
Bourbon,  comme  élu  de  Liège,  1 456,  p.  4 1 3.  —  Fait  cer- 
taines réserves  sur  les  points  proposés  par  le  chapitre , 
p.  417.—  Assiste  à  l'entrée  de  l'élu  dans  Liège,  ibid. — 
Demande  copie  du  procès-verbal  d'installation,  p.  420. 

Jean ,  abbé  deS'-Jarques,  fait  élever  un  autre  chœurdans 
son  église,  1513,  p.  130. 

Jean ,  abbé  du  Val -S'-Lambert.  —  Son  élection ,  1514  , 
p.  131. 

Jean-en-tle  (tour  de  S'),  frappée  de  ta  foudre .  1491  . 
p.  106. 

Jeannotf  le  bâtard  de  Scadous .  gendre  de  Guillaume 
de  la  Marck,  excommunié  par  Sixte  IV  arec  les  la 
Marck ,  1484,  p.  725.  -  Il  appelle  au  pape  et  à  l'ar- 
chevêque de  Cologne  de  la  conduite  de  Jean  de  Horne, 
1485,  p.  776.  —  Il  est  fait  prisonnier  à  Zonhoven  et 
conduit  à  Maestricht ,  puis  échangé  contre  d'autres 
captifs  ,  1490,  p.  105.  —  Il  commande  l'armée  de  Ro- 
bert de  la  Marck ,  envoyée  dans  la  Campine,  p.  105.— 
Pillages  qu'il  y  commet,  p.  105.  —  Article  du  traité 
de  1490,  relatif  aux  prisonniers  qu'il  retient  au  châ- 
teau de  Longne  et  dont  le  profit  lui  est  réservé,  p.  849. 
—  Il  pille  l'église  de  Looz,  1491,  p.  108. 

Jehaing  (seigneurie de),  léguée  à  Jean  Dath^n  par  sou 
père  Wathier,  p.  428.  ^ 

Jemeppe.  Les  la  Marck  sont  retranchés  dans  cette  ville 
lors  de  la  trahison  qui  leur  ouvre  les  portes  de  Liège . 
1488,  p.  97. 

Jeneffe  (  seigneurie  de),  léguée  à  Gérard  de  Crehain.  par 
Wathier  Datliyn,  p.  450. 


Jérusalem  (  fortifications  de),  à  Liège.  —  Défense  de  les 
détruire.  1487,  p.  823. 

/eumonr  (Jean  de).  1408,  p.  314. 

Jeune  fille  [une)  implore  en  vain,  aux  pieds  de  Raes  de 
Heers .  la  grâce  d'un  jeune  homme  condamné  à  mou- 
rir, 1467,  p.  48. 

Joigny(k  comte  de),  1408,  p.  319. 

yufci7cdeI500,  p.  115. 

Juifs  (place  des  ),  à  Herck  ,  p.  195. 

Jules  II,  pape.  —  Son  élection ,  1503,  p.  118.  —  Sa 
bulle  exécutoire  de  la  sentence  de  Paul  II ,  pour  la 
disposition  des  offices  dans  l'évêché  de  Liège,  1504  , 
p.  879.  —  Il  déclare  la  guerre  à  Venise,  1510,  p.  127. 

—  Sa  mort ,  1513,  p.  151. 

Julien  (Guillaume  de)  établit  une  Irève  entre  les  la 
Marck  et  Jean  de  Horne  ,  1488,  p.  850.  —  Il  négo- 
cie la  paix ,  p.  851 .  —  Il  négocie  de  nouveau  la  paix 
entre  les  la  Marck  et  Jean  de  Horne,  1490,  p.  840 
et  852.  —  Il  est  arbitre  touchant  la  surprise  de  Ton- 
gres ,  1494,  p.  874.  —  Il  détruit  le  château  de  Mont- 
fort,  qui  servait  de  repaire  à  des  brigands.  1495, 
p.  111. 

Juliers  (Simon  de),  chanoine  de  S'-Lambert,  député 
pour  l'appoinlement  relatif  à  Tongre»,  1494 ,  p.  873. 

—  Chanoine  et  prévôt  de  S'-Denys  ,  il  célèbre  la  messe 
lors  de  la  procession  à  S'-Léonard ,  1505 ,  p.  118. 

Juncis ,  peut-être  de  Jonckeu  (le  «ommandeur  de) ,  est 
fait  prisonnier  â  Uollogoc  par  les  Brabançons ,  1483, 
p.  87 

Juncis(  maison  des  siresde  ),  à  Maestricht,  1494,  p.  1 10. 

^  uncts {iean).  procureur  condamné.  1461,  p.  11  et  502. 

—  Son  nom  pris  ironiquement  par  le  peuple  ,  p.  10. 
yttJ»y(leS'de),1408,p.  312. 

k'achel  (Jean),  batteur  â  Liège.—  Sa  mort,  le  jour 
de  la  rentrée  de  Jean  de  Horne ,  et  ordonnance  d'É- 
verard  de  la  Marck  contre  ses  meurtriers,  1486, 
p.  827. 

Kamp  (traité  conclu  â),  1456,  p.  7. 

A'oi»  (Gbysde),  voy.  Canne. 

Keelen  (Uirùa  vander),  chanoine,  député  de  Liège, 
pour  l'appoinlement  relatif  i  Tongres ,  1494,  p.  873. 

Kerkem  (  Adam  de  ) ,  membre  de  l'état  noble  de  Liège . 
consent  à  la  paix  de  Donchery  ,  1492,  p.  859. 

Kestel  (Jean  de),  membre  de  l'étal  noble  de  Liège, 
consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  859. 

Keyaert,  Beyart  on  Reyari  (Walter  de),  procureur 
condamné.  —  Le  peuple  détruit  sa  maison  et  on  ne 
lui  rend  la  liberté  que  moyennant  finances,  1461, 
pp.  9  et  502. 

Keyken  (  forteresse  de) ,  acquise  aux  la  Marck ,  p.  792. 


Kikenpois  (  la  forteresse  de  )  est  achetée  par  l'abbé  de 
S'-Laurent,  1457,  p.  7.  —  Les  la  Marck  veulent 
l'acheter  pour  la  fortifier,  p.  792. 

Kineph  ou  Kemexhe (Pierre  de),  taxé  pour  le  rachat 
des  otages ,  1467,  p.  47. 

Kinghenborch  (Jean  de),  membre  de  l'état  noble  de 
Liège,  consent  à  la  paix  de  Donchery ,  1492 ,  p.  860. 

Kock  (  Henri  de  )  appelle  au  pape  et  à  l'archevêque  de 
Cologne  lie  la  conduite  <le  Jean  de  Horne,  1485, 
p.  770.  —Sentence  de  Jean  de  Horne  contre  lui,  p.  786. 

Kyp  (  Arnould) ,  clerc  secréuire  de  la  ville  de  Louvain. 
Legs  de  Wathier  Dathyn  en  sa  faveur,  p.  451.— Exé- 
cuteur testamentaire  de  ce  dernier,  p.  455. 

Lacosticorée  (Jean  de),  licencié,  témoin  d'un  acte. 
1405,  p.  528. 

Laduyns  ( Charles) ,  chanoine ,  présent  à  une  protesta- 
lion  du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de 
Liège,  1482,  p.  698. 

Laet  (Jean),  de  Borchloen,  astrologue,  1482.  p.  81. 

Laer  (  Gérard  van  den  ) ,  clerc ,  violences  exercées  con- 
tre lui  â  Maestricht  par  les  de  Horne,  1485,  p.  776  el 
785.  —  Sa  mort,  ibid  ,  p.  786. 

Lalaing ,  fief  du  sire  de  la  Hamaide  ,  p.  512. 

Lalaing  (Philippe  de),  tué  à  Monlihéry,  p.  189. 

Lambert  (Aroould)  assiste  à  l'engagement  da  trésor 
de  S'-Lambert  à  Guillaume  de  la  Marck,  1 485,  p.  71 7. 

Lambert  (Jean),  rois  à  mort  dans  une  émeute  par  des 
rivagtois  de  Seraing  ,  1486,  p.  814. 

Lambert  (église  de  S')jon  commence  la  muraille  au- 
dessus  de  l'escalier,  derrière  le  chœur,  et  on  l'orne  de 
belles  sculptures,  1460,  p.  8.  —  Le  vice-doyen  de 
cette  église  est  envoyé  vers  Philippe-le-bon .  1466. 
p.  58.  —  La  cloche  de  cette  église  annonce  les  exé- 
cutions à  mort,  1407,  p.  48.  —  Le  trésor  de  cette 
église  est  engagé  par  le  chapitre  pour  quatre  mille 
ducats  d'or,  destinés  à  obtenir  la  confirmation  de 
Jean  de  la  Marck  ,  1485,  p.  717.  —  Description  de 
ce  trésor,  p.  718.  —  Les  chanoines  de  S'-Lamberl 
prennent  la  résolution  de  traiter  de  la  paix  après  la 
bataille  d'Hollogne,  1485,  p.  87.  —  Ils  envoient  des 
députés  à  Guillaume  de  la  Marck  au  |talais  épiscopal . 
pour  lui  faire  des  ouvertures  à  ce  sujet,  ibid.  —  Ils 
se  retirent  en  apprenant  le  traitement  infligé  aux 
maîtres  de  la  cité  qui  avaient  fait  la  même  tentative . 
p.  88.  —Le  chapitre  de  celte  église  ratifie  le  traité 
de  Tongres,  1484,  p.  755.  —  Nouvelle  procession 
célébrée  pour  la  fête  de  la  translation  de  S'-Lambert. 
1489,  p.  99.  —  On  porte  la  tête  du  saint  procession- 
uellement,  ibid.  —  Les  reliques  sont  montrées  au 
peuple,  p.  100.    -  Autre  procession  solennelle  de  la 


936 


TABLE  ANALYTIQUE. 


tête  de  ce  saint.  1494,  p.  110.  —  Les  reliques  de 
réf^lisede  S'-Lambert  sont  en(;agée8  à  Paris  et  sont 
reslituées,  1494.  p.  111.  — Tenlative  de  vola  S'-Lam- 
bert. —  De  quelle  manière  elle  se  découvre,  1407, 
p.  113. 

Latnberti  (  Arnould  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy  .  1489,  p.  841 . 

Lambillon  (Jean  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy  .  1489.  p.  841. 

Lamboye,  dit  Farad  (  Art  ) ,  membre  de  Tétat  noble  de 
Liège,  consent  à  la  paix  de  Donchery  ,  149â.  p.  800. 

Lana  (Thierry  de),  chanoine,  présenta  l'admission  de 
Louis  de  Bourbon  comme  élu  de  Liéj^e ,  1 45C,  p.  4 1 4 . 

Lanchaul  (  Pierre) ,  maître  d'hôtel  de  Maximilien,  pré- 
sent à  un  acte  ,  1485,  p.  809. 

Landen  brûlé  en  grande  partie  par  des  brigands , 
149t>,  p.  109. 

Lannoy  (Baudouin  de),  $■'  de  Molenbaix ,  présent  à 
un  acte,  1485.  p.  809. 

Lannoy  (Hugues  de) ,  chanoine ,  proteste .  avant  l'élec- 
tion de  Jean  delà  Marck,  contre  l'interdit  de  la  ville 
de  Liège,  I48i>,  p.  698. 

Lannoy  (Jean  de),  abbé  de  S'-Bertin ,  présent  aux 
négociations  de  Maeslricht,  1485.  p.  800. 

Lannoy  (le  sire  de),  son  expulsion  du  royaume,  ob- 
tenue du  roi  par  le  comte  de  Charolais,  en  même 
temps  que  celle  des  Croy  ,  1405 ,  p.  191 . 

Larrons.  On  proclame  au  marché  que  tous  les  citoyens 
doivent  se  préparer  à  marcher  contre  eux  au  premier 
son  de  la  cloche ,  1470,  p.  60. 

Laurent  (  le  monastère  de  S'-  )  est  menacé  d^incendie 
par  les  Liégeois,  1483,  p.  88.  —  il  est  sauvé  par  les 
seigneurs  de  la  Marck,  p.  89. — Il  est  entouré  de  murs 
par  ordre  de  Guillaume ,  ibid. 

Laval,  dit  Rotuseau  (Henri  de) ,  mayeur  d'Avroit.  — 
Indemnités  que  les  Liégeois  demandent  pour  lui  à  la 
paix.  1485,  pp.  804,  805 et  80C. 

Xaveur  ( Guillaume  de),  condamné  à  mort  pour  meur- 
tre, p.  434.— Ses  biens  ne  sont  pasconfisqués,  p.  4â3. 

Lebbecte  ou  Levoecte  (Philippe),  présent  aux  négo- 
ciations de  Maeslricht,  1485.  p.  800. 

Lech  (Hugues  de),  exécuté.  1407.  p.  49. 

Zeers  (  Conrad  de  Boubais.  avoué  de),  ambassadeur  des 
Liégeois  près  de  Louis  XI ,  1461 ,  p.  12.  —  Il  est  créé 
chevalier  par  le  roi  de  France,  ibid.  Voy.  Boubais. 

Lefèvre  signe  un  acte  de  Jean  de  Ilorne ,  1 480,  p.  811. 

Zem  (le  châtelain  de),  1408,  p.  .310. 

Lens  (Gille  de),  bourgmestre  de  Liège,  décapité, 
1468,  p.  326,  à  la  note. 

Léon  X,  pape,  son  élection,  1513,  p.  131. 


Leonardi  (  Hubert).  Les  carmes  refusent  de  le  recevoir 
pour  recteur,  1472,  p.  010.  \o}tz  Hubert,  suffra- 
(jant  de  Liège. 

Leonardi  (Jean),  prétre-chapelain.  —  Sa  déposition 
au  sujet  des  violences  et  intimi<la(ions  de  Kaes  de 
Heers  contre  le  clergé.  1405,  p.  518.— Il  assiste  à  la 
diète  provoquée  par  Jacques  de  Croy  .  1489.  p.  Mi. 

Lerque (Ueari  de  le).  1408,  p.  311. 

Lesque  (Guillaume  de),  1408,  p.  313. 

Leu,  boucher,  nommé  bourgmestre  de  Liège,  1491. 
p.  108.  —  Il  trahit  et  livre  les  secrets  de  la  commune, 
ibid. 

Leuryer  (Jean  de),  maître  de  la  cité  de  Liège,  de- 
mande que  la  condamnation  des  Dathyn  soit  mise  en 
garde  des  èclievins,  1433,  p.  391. 

Z#vei«/our  (  messire  Jacques  ) ,  1408,  p.  307. 

Libéria  (  Jean  ,  évéque  de  ) ,  sufTragant  de  Liège.  —  Sa 
mort.  1471,  p.  07. 

Liberius  (le  vieux),  chanoine,  confère  une  prébende 
à  Robert  de  la  Marck  .  1483.  p.  714. 

Libert,  suffragant  de  Liège,  1471  .  p.  07.-  Ses  propo- 
sitions pour  la  croisade  de  l'empereur  Frédéric .  ibid. 

—  Est  arrêté  à  S'-Trond  et  conduit  en  prison  à  Grave, 
par  ordre  du  duc  Charles,  1474,  p.  71,  —  Présent 
aux  négociations  de  Maestricbt.  1485,  p.  805. — 
Son  livre  sur  les  croix  sanglantes.  1.501  .  p.  110. 
note.  —  Sa  mort,  1505,  p.  119. 

Liban  (  Libert  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 

de  Croy,  1489,  p.  842. 
XscAtM^/ (Thierri).  notaire  public,  témoin  d'un  acte. 

1481,  p.  093. 
Liège  (Bartbèlemi  de),  ton  poème  sur  la  guerre  de 

Liège  et  le  sac  de  Dinant,  p.  201.  —  Dédicace  au 

duc  Philippe  et  à  son  (ils  Charles,  ibid. 
Luge  (la  bataille  de),  de  1408.  — Poème  d'un  cerUin 

Ruelle,  p.  304. 
Liège  (cité  de).  Histoire  de  son  origine,  p.  237.  — 

Poème  sur  les  différends  des  Liégeois  a\ec  Jean  de 

Bavière  et  sur  leur  défaite  à  Olbey,  1408  ,  p.  304. 

—  Leurs  pertes  lors  de  cette  révolte,  p.  739.  —  Les 
habitants  de  celte  ville  demandent  un  mainbourg,  mais 
les  envovés  de  Louis  de  Bourbon ,  leur  nouvel  évé- 
que, s'y  opposent.  1450,  p.  6.  —  Différends  soulevés 
entre  eux  et  les  habitanU  de  Maestricht  et  d'Aix-la- 
Chapelle,  1457,  p.  7.  —  Autres  différends  qu'ils  ont 
avec  leur  prince  au  sujet  de  leurs  droits  et  privilèges . 
1459,  p.  7.  —  Records  rendus  à  ce  sujet ,  pp.  440  et 
•uiv.  —  Troubles  à  cause  des  procureurs,  p.  9.  - 
Traité  qu'ils  avaient  fait  avec  Charles  VII,  pour  lui 
reconduire  prisonnier .  le  dauphin  réfugié  en  Bra- 


TABLE  ANALYTIQUE. 


937 


bant,  1461,  p.   12.  —  Philippe-le-Bon ,  demande 
grâce  pour  eux  au  dauphin  devenu  roi.  p.  12.  —  Ils 
en\oient  une  dèputation  à  ce  dernier  pour  l'apaiser, 
ibid.  —  Leur  entêtement  pour  leurs  privilèges  excite 
Louis  de  Bourbon  contre  eux  .  p.  139.— Ils  envoient, 
ainsi  que  leur  prince ,  demander  à  Louis  XI  sa  mé- 
diation, p.  140. —  Ils  arrêtent  les  partisans  de  l'é- 
vèque.  ibid.  —  Ils  sont  excommuniés  par  lui,  pp.  13, 
141  et  484.  —  Ils  envoient  des  docteurs  de  Cologne 
à  la  diète  de  Maestrichl  pour  les  défendre,  p.  142. 
—  Conditions  qui  leur  sont  faites,  p.  14.  —  Ils  en- 
voient des  ambassadeurs  au  duc  de  Bourgogne,  pour 
obtenir  quelque  adoucissement.  1402.  p.  15.  — Hon- 
neur qu'ils  font  à  un  envoyé  du  i-oi  de  France ,  ibid. 
-  Ils  nomment  des  capitaines  de  quartier,  ibid.  —  Ils 
envoient  à  Aix  demander  au  légat  qu'il  lève  l'interdit, 
140"»,  p.  10.  —Succès  de  cette  démarche ,  ibid. — 
Ils  demandent  un  mambour.   p.    17.  —  Nouvelles 
querelles  avec  Louis  de  Bourbon  ,   pp.  17  et  ôG2.  - 
Ils  sont  cités   par  le  légat  du  pape  à   comparaître 
à  Trêves  avec  Louis  de  Bourbon  et  les  maîtres  de  la 
cité.  1404  ,  p.  21.  —  La  sentence  est  rendue  contre 
eux,  ibid.  —  Ils  en  appellent ,  ibid.  —  lis  envoient  à 
Rome ,  ibid.  et  p.  143.— Les  députés  envoyés  à  Rome 
reviennent  avec  des  lettres  apostoliques  pour  Louis 
de  Bourbon  .  pour  le  chapitre  et  \w\xr  les  états  du 
pays,  1405.  p.  23.  —  Les  Liégeois  impatientés  de 
voir  que  la  justice  n'était  plus  rendue  devant  les  éche- 
vins ,  établissent  une  nouvelle  loi ,  par  les  conseils  de 
Raes  de  Heers,  1405,  p.  22.— Ils  demandent  de  nou- 
veau un  mambour,  ibid.  -  Assemblée  du  peuple  à  ce 
sujet,  ibid.  -ÉveranI  de  la  Marck.  le  comte  de  Nevers 
et  Marc  de  Bade  sont  candidats,  pp.  23  et  202.  —  Les 
Liégeois  proclament  la  déchéance  de  Louis  de  Bour- 
bon, p.  144.— Ils  reçoivent  de  lui  des  lettres  supplian- 
tes, p.  24.  —  Mépris  qu'ils  font  de  l'interdit  lancé  par 
lui ,  p.  202.  —  Ils  élisent  Marc  de  Bade  et  lui  prêtent 
serment .  pp.  22,  202  et  144.  —  Ils  envoient  des  let- 
tres de  défi  à  Philippe-le-Bon  et  à  son  fds  ,  p.  145.   - 
Ils  vexent  le  clergé  pour  l'empêcher  de  se  soumettre  à 
Tinterdit,   p.  517.  —  Ils  égorgent  partout  les  amis 
de  Louis  de  Bourbon  et  ceux  du  duc  de  Bourgogne, 
p.  202.  —  Ils  ferment  l'oreille  aux  avis  du  légat, 
ibid.  —  Ils  envahissent  les  états  voisins,  ibid.  et  p. 
304.— Confiance  qu'ils  ont  dans  Louis  XI,  p.  146.— 
Ils  prennent  les  armes  contre  les  troupes  de  Bour- 
gogne ,  1465 ,  p.  27.  —  Ils  brûlent  Hervé  et  tous  les 
villages  jusqu'à  Maestricht,  ibid.  —  Ils  assiègent 
Fauquemont ,  p.  28.  -  Ils  brûlent  Meffe,  ibid.  —  Ils 
ravagent  le  Condroz,  ibid.  —  Leur  confusion  en 


apprenant  le  départ  de  Marc  de  Bade.  p.  148.—  Ils 
retournent  à  Liège,  ibid.  —  Ils  assiègent  Limbourg, 
pp.  29  et  202. -Et  y  perdent  du  monde ,  ibid.  —  Ils 
envahissent  le  Brabant .  pp.  147,  192  et  363.  —  For- 
tifient Montenaken.  p.  192.  —  Marchent  contre  les 
Brabançons  à  Geestbetz  ,  p.  193.  —  Sont  battus  à 
Montenaken  .  pp.  29.  151,  193  et  303.  —  Se  replient 
sur  Liège,  p.  193.  —  Sont  repoussés  d'Herck,  ibid. 
et  p.  151 .  —  In  parti  demande  la  paix  ,  p.  30.  —  Un 
autre  s'y  oppose,  pp.  31  et  194.  —  On  menace  de 
mort  un  envoyé  du  duc  de  Bourgogne ,  venu  à  Liège 
pour  la  paix  .  p.  31.  —  Préliminaires  signés  à  Tir- 
lemont.  p.  529.  —  Traité  de  S'-Trond  ,  pp.  31,  152 
194.  —  Un  parti  réactionnaire  refuse  de  l'accepter, 
ibid.  et  p.  153.  —  Le  comte  de  Charolais  vient  avec 
une  armée  pour  le  faire  exécuter  ,  p.  31 .  _  Les  par- 
tisans de  Louis  de  Bourbon  se  réfugient  à  Huy  et  à 
Maeslricht.  p.  204.  —  Les  rebelles  veulent  résister 
aux  troupes  de  Charles  de  Bourgogne,  ibid.  —  En- 
gagement qu'ils  ont  à  Wellen ,  p.  153.  —  Propo- 
sitions de  paix,  pp.  154  et  204.— Traité,  p.  205.— 
Nouvelle  révolte ,  ibid.  et  p.  154.—  Les  Liégeois  rap- 
pellent Marc  de  Bade,  p.  155.  —  Ils  vexent  les  par- 
tisans de    Louis  de   Bourbon,  ibid.  —  Un  grand 

nombre  de  ceux-ci  vont  en  Brabant .  pp.  32  et  35. 

Bulle  d'excommunication  du  pape  Paul  II  contre  les 
Liégeois,  pp.  145,  203,  542  et  039.  —  Ses  motifs 
pour  concourir  à  la  soumission  des  Liégeois  ,  p.  237. 

—  Lfs  Liégeois  se  montrent  plus  audacieux  que 
jamais .  1 400,  p.  32.  —  Ils  vendent  les  biens  des  émi- 
grés, ibid.  et  p.  35.  —  Ils  font  exécuter  ceux  qui 
avaient  conclu  la  paix  de  S'-Trond,  ibid.  et  p.  30.— 
On  proclame  la  paix  à  Liège,  ibid.  —  Ils  envoient  des 
ambassadeurs  à  Bruxelles ,  p.  38.  —  Les  partisans 
de  la  guerre  empêchent  les  bons  résultats  de  cette 
mission,  ibid.  —  Ils  font  avec  les  autres  villes  du 
pays,  un  acte  d'alliance  offensive  et  défensive,  p.  558. 

—  Leur  opiniâtreté  pour  Marc  de  Bade  ,  p.  271.  — 
Ils  se  jettent  dans  toutes  sortes  d'erreurs,  1406, 
p.  39.  —  Ils  reçoivent  des  envoyés  de  Marc  de  Bade , 
et  les  meneurs  font  passer  l'un  d'entre  eux  pour  l'é- 
vêque  confirmé  .  ibid.  —  Ils  payent  les  frais  du 
séjour  de  cette  dèputation  à  Liège,  ibid.  —  Ils  refu- 
sent de  payer  les  sommes  stipulées  à  S'-Trond ,  1406, 
p.  40.  —  Ils  prennent  les  armes,  ibid.  —  Deux  fac- 
tions ,  l'une  française  ,  l'autre  bourbonniste ,  divisent 
les  Liégeois,  p.  239.  —Ils  envoient  trop  tard  des 
secours  aux  Dinantais ,  contre  lesquels  marchait  le 
comte  Charles,  p.  240.—  Ils  faut  mourir  Guillaume 
de  V  iolette ,  maître  de  la  cité ,  qu'ils  accusent  de  la 

118 


958 


TABLE  ANALYTIQUE. 


ruine  de  Dinant,  pp.  41  et  159.  —  Ils  s'avancent  con- 
tre le  comte  Charles,  p.  160.  --Propositions  qu'ils 
reçoivent  de  ce  dernier,  p.  41.  —  lis  envoient  vers 
lui  le  comte  de  Meurs  et  Jean  de  Ruyi  pour  négocier , 
1400,  p.  41 .  Ils  dépêchent  vingt  hommes  de  cha- 
que métier  pour  la  défense  de  S'-Trond  menacée  par 
les  Bourguignons,  1460,  p.  42.  —Ils  rassemblent 
leur  armée  sur  la  Gerre,  ibid.  —Ils  reçoivent  des 
propositions  du  comte  Charles  et  les  acceptent ,  ibid. 

—  Les  Liégeois  quittent  Tarmée,  1466,  p.  42. — 
Détails  des  articles  du  traité  d'Oley  ,  pp.  43  et  501. 

—  Otages  envoyés  à  Bruxelles,  ibid.  —  Liège,  Ton- 
gres  et  la  Uesbaye ,  doivent  payer  un  tiers  du  tribut 
au  duc  de  Bourgogne,  1466,  p.  45.  —Les  habitants 
craintifs  quittent  Liège  avec  ce  qu'ils  peuvent  empor- 
ter, 1466,  p.  44.  —  Ils  sont  victimes  des  brigands  qui 
les  dévalisent  et  les  ramènent  dans  la  cité,  ibid. — 
Les  Liégeois  décident  qu'on  enverra  vers  Louis  de 
Bourbon,  pour  l'engager  à  rentrer  dans  la  cité, 
1400,  p.  44.  —  Ils  changent  tout  à  coup  de  disposi- 
tions et  ne  veulent  plus  de  la  paix ,  ibid.  —  Us  pren- 
nent les  armes ,  à  la  mort  de  Philippe-le-Bon,  pp.  1 95, 
306  et  240.  —  Leurs  insultes  à  la  mémoire  de  ce 
prince,  p.  195.  —  Ils  envahissent  les  frontières  du 
Brabant,  ibid.  —Ils  envoient  à  S'-Trond  des  gens 
de  métier ,  pour  fortifier  le  parti  de  la  guerre,  p.  44. 

—  Ils  s'y  jettent  plus  que  jamais  en  apprenant  les 
relations  secrètes  de  Baes  de  Ueers  avec  le  roi  de 
France,  1467,  p.  45.  —Us  font  décapiter  les  maîtres 
de  plusieurs  cités ,  ibid.  —  Ils  ne  goûtent  pas  les  pro- 
positions de  l'évêque  de  Troyes  ,  qui  les  engage  à  la 
paix  de  la  part  du  roi  de  France ,  1467,  p.  46.  —  Us 
•ont  néanmoins  flattés  de  l'amitié  du  roi ,  ibid.  —  Ils 
prétendent  que  ledit  évêque  est  allé  à  Rome  demander 
une  bulle  contre  Louis  de  Bourbon,  ibid.  et  p.  47.— 
lis  répandent  le  bruit  que  le  pape  ne  veut  pas  consen- 
tir à  la  translation  du  siège  épiscopal  demandée  par 
Louis  de  Bourbon,  1467,  p.  47. —Ils  publient  une  am- 
nistie pour  les  émigrés ,  ibid.— Ut  murmurent  contre 
les  ambassadeurs  du  duc  Charles  de  Bourgogne, 
1467 ,  p.  48.  —  Le  nombre  des  factieux  ne  fait  que 
s'accroître ,  p.  50.  —  Ils  appréhendent  au  corps  un 
de»  envoyés  du  duc ,  p.  51 .  —  lU  veulent  surprendre 
Hoy  pour  s'emparer  de  Louis  de  Bourbon,  pp.  51 ,  162 
et 207.— Us  réussissent,  mais  l'évéqneleur  échappe, 
p.  207.— Dans  leur  fureur  ils  dévastent  la  ville,  ibid. 

—  Ils  volent  au  secours  de  S'-Trond  assiégée  par  les 
Bourguignons,  pp.  19«,  207  et  242.  —  Le  duc  les 
met  en  déroute  à  Bnutbem  et  marche  sur  Liège , 
pp.  52,  166, 1»6,  207  et  242.  —  En  apprenant  l'ar- 


rivée du  duc.  ils  marchent  contre  lui  et  sont  repousses, 
p.  53.  —  Ils  vont  implorer  la  clémence  du  duc,  à 
S"-Walburge ,  ibid.  —  Us  le  trouvent  à  Bolsay,  ibid. 
et  p.  208.  —  La  plupart  des  factieux  abandonnent 
Liège  à  l'approche  du  duc  Charles,  p.  242. — La  paix 
est  accordée  aux  Liégeois  aux  plus  dures  conditions . 
pp.  168  et  199.  —  Ils  reçoivent  le  duc  de  Bourgogne 
dans  leurs  murs ,  ibid.  —  Amende  qu'ils  devront  lui 
payer,  p.  200.  —  Hommage  qu'ils  s'engagent  à  lui 
prêter,  ibid.  —Otages  qu'ils  doivent  lui  donner, 
ibid,  —  Le  perron  de  Liège  est  transporté  à  Bruges 
par  le  duc  Charles ,  p.  504.  -  Les  fugitifs  sont  rap- 
pelés. 1467,  p.  54.  —  Joie  des  habitants,  lors  de  la 
levée  de  l'interdit  par  le  légat,  p.  246.  —  Plusieurs 
désertent  leurs  foyers ,  après  le  départ  de  Louis  de 
Bourbon  pour  Maestricht,  ibid.  —  Les  bannis  re- 
viennent à  Liège  des  provinces  flamandes  et  de  la 
France  où  ils  s'étaient  réfugiés ,  1468 ,  pp.  58  ,  210 
et  240.  —  Leur  nombre  augmente  et  devient  alar- 
mant,  p.  59.  —  Us  excitent  de  nouveaux  troubles, 
ibid.  et  p.  171 .  ~  Ils  forcent  les  partisans  de  Bourbon 
à  se  réfugier  à  Maestricht,  ibid.  —  Leurs  cruautés  , 
p.  247.  —Leurs  prières  au  légat,  pour  qu'il  obtienne 
du  prince  en  leur  faveur  la  permission  de  rester  dans 
leurs  foyers ,  ibid.  —  Leur  discours  à  cette  occasion . 
ibid.  —  Les  rebelles  comptent  sur  les  secours  de 
Louis  XI  contre  le  duc  Charles.  1468,  p.  210.  —Ils 
fortifient  leurs  villes  et  te  préparent  à  résister,  ibid. 
— Us  font  une  trèveavec  Louis  de  Bourbon ,  ibid. — Ils 
apprennent  les  fêtes  que  l'on  donne  à  Louis  de  Bour- 
bon à  Tongres ,  ibid.  —  Les  envoyés  de  Louis  XI  les 
engagent  à  aller  attaquer  cette  ville,  p.  248.  —  Ils  y 
vont  malgré  la  trêve ,  p.  210. —  Ut  surprennent  la 
ville  et  massacrent  les  partisans  de  l'évêque ,  pp.  50, 
179,  173  et  211.  —  Ils  demandent  à  voir  Louis  de 
Bourbon  et  implorent  de  lui  leur  grâce,  p.  211.  — 
Ils  l'arrachent  de  l'église  de  Notre-Dame  où  il  était 
réfugié  et  le  font  prisonnier  avec  le  légat  et  Guy  de 
Humbereourt,  ibid.  et  pp.  50, 172, 178,  174,  211  et 
248.  —Us  les  reconduisent  à  Liège  ,  pp.  212  et  240. 

—  Ils  leur  persuadent  de  demander  la  paix  et  le  par- 
don pour  eux  au  duc  de  Bourgogne  ,  p.  59.  —  Eni- 
vrement que  leur  donne  la  prise  de  Tongres ,  p.  359 
—Massacres  qu'ils  commettent,  p.  249. — Terreur  qui 
s'empare  d'eux  à  l'arrivée  du  duc  Charles ,  p.  251 .  — 
Ils  attaquent,  à  Lanthines  (  Lantin  ),  les  Bourguignon» 
commandés  parle  S*^ de  Ravesteyn,  pp.  59. 175  et  251. 

—  Ils  prennent  la  fuite,  ibid.  —  Ils  demandent  la 
paix ,  pp.  252  et  253.  —  Liège  est  investie  par  l'ar- 
mée bourguignonne  du  cAlé  de  la  porte  de  S'-Lèo- 


TABLE  ANALYTIQUE. 


939 


nard ,  p.  60.  —  Les  habitants  ont  recours  aux  armes , 
p.  255.  —  Us  attaquent  les  Bourguignons  à  leur  ar- 
rivée devant  la  ville,  pp.  177,  218  et  254. -Ils  jettent 
le  trouble  dans  leurs  rangs,  ibid.  —  Ils  perdent  dans 
cette  affaire  leur  capitaine  Jean  de  Wilde,  1468, 
p.  218.  —  Ils  écrivent  au  roi  pour  qu'il  intercède  en 
leur  faveur,  p.  218.  —  Us  écrivent  au  duc  une  lettre 
d'injures,  p.  219.  —  Supplient  Louis  de  Bourbon 
d'implorer  grâce  pour  eux ,  ibid.  —  Us  sortent  au 
nombre  de  trois  cents  hommes ,  par  la  porte  S"-Mar- 
guerite ,  et  tâchent  de  surprendre  les  tentes  du  duc 
pendant  la  nuit ,  pp.  60,  177,  220,  255  et  256.  - 
Détails  de  cette  entreprise,  p.  220.  —  L'attaque 
des  Bourguignons  contre  la  ville  est  repoussée, 
p.  222.  —  Les  Liégeois  lâchent  enfin  pied  et  quit- 
tent la  ville  avec  leurs  chefs ,  pp.  00.  222  et  256.  — 
Liège  est  prise  et  pillée  par  les  Bourguignons .  1468 , 
pp.  60.  177.  566  et  581  .—Les  églises  sont  profanées, 
1468,  pp.  61, 180  et  181.—  Tableau  du  sac  de  Liège 
par  les  Bourguignons,  p.  178.  —  Comparaison  avec 
le  sac  de  Rome  ,  par  Alaric.  ibid.  —  Les  églises  oa- 
guères  profanées  sont  restituéesau  culte,  1468,  p.  62. 

—  Misérable  détresse  des  fugitifs  ,  p.  231 .  —  On  feint 
de  leur  promettre  le  pardon  pour  les  faire  rentrer  à 
Liège,  p.  60.  —  Massacre  de  ceux  qui  reviennent , 
pp  60,  222,  225,  224,  225  et  251.  —  D'autres 
sont  chassés  de  toutes  les  villes  où  ils  se  présentent , 
p.  231  .—A  Maestricht,  on  les  jette  à  la  Meuse,  ibid. — 
L'île  de  Liège  est  soumiseaux  lois  brabançonnes,  1408, 
p.  62.  —  On  proclame  la  paix  à  Liège,  1469,  p.  64. — 
Foire  depuis  l'église  S'-Barthélemy  jusqu'au  marché, 
ibid.  —  Recettes  des  gabelles  dans  la  ville  et  sa  ban- 
lieue, 1470,  p.  653.  —  Les  fugitifs  sont  expulsés  de 
Metz  et  menacent  de  revenir  à  Liège,  1471,  p.  66. 

—  On  établit  des  veilleurs  et  des  gardes  de  peur  d'être 
surpris  par  eux.  1471,  p.  66.  —  Les  Liégeois  en- 
voient demander  au  pape  l'exemption  de  la  dime  levée 
par  l'empereur  Frédéric,  1471,  p.  68.— Vexationsque 
leur  fait  souffrir  le  S'  de  Witthem,  1472,  p.  69.  — 

—  Ils  brûlent  les  repaires  des  brigands  et  les  forcent 
à  la  fuite,  1472,  p.  69.  —  Les  factieux  reprennent 
l'offensive  sous  la  conduite  de  Guillaume  de  la  Marck  , 
1474,  p.  71.  —  Les  habitants  paisibles  se  sauvent  à 
son  approche ,  ibid.  —  Après  la  mort  du  duc  Charles  . 
la  ducbesse  Marie  annnlie  toutes  les  ordonnances  faites 
par  lui,  1477,  pp.  74  et  623.  —  On  relève  les  murs, 
p.  74.  —  Les  officiers  publics  sont  rétablis  dans  leurs 
charges,  ibid.  —  Prospérité,  1477,  p.  76.  —  Sup- 
plique adressée  par  tes  Liégeois  aux  commiset  députés 
du  prince  aux  états-généraux  ,  pour  le  gouvernement 


du  pays  .  p.  625.  —  Les  bannis  rentrent  dans  Liège  . 
1477,  pp.  74  et  75.  —  Ils  trament  contre  Louis  de 
Bourbon  ,  ibid.  —  Quelques-uns  sont  décapités,  ibid. 
—  Les  habitants  se  mettent  en  mesure  contre  les  fac- 
tieux ,  1478,  p.  77.  —  Ils  célèbrent  des  fêtes  pour  le 
rétablissement  du  perron ,  p.  78.  —  Hiver  rigoureux 
et  dur,  surtout  pour  les  pauvres,  1481,  p.  80.  —  Sé- 
dition des  artisans  excitée  par  les  bouilleurs ,  ibid.  — 
Louis  de  Bourbon  la  réprime ,  ibid.  —  Deux  artisans 
sont  décapités ,  ibid.— Les  partisans  de  Bourbon  et  de 
la  Mardi  en  viennent  aux  mains,  1 482,  p.  81  .-Louis 
de  Bourbon  est  tué ,  p.  82.  —  Le  clergé  supplie  l'ar- 
chiduc d'Autriche  de  relever  les  églises  de  leurs  obli- 
gations, 1482,  p.  703.  —  Texte  de  la  supplique, 
ibid.,  note  1 .  —  Guerre  des  la  Marck ,  p.  83.  —  Les 
Liégeois  les  reçoivent ,  ibid.  —  Deux  partis ,  celui  des 
la  Marcji  et  des  de  Home,  p.  85.  —  Les  Brabançons 
viennent  au  secours  de  ces  derniers  ,  p.  86.  —  On  met 
à  mort  les  maîtres  des  cités  qui  parlent  de  faire  la  paix, 
p.  88.  —  A  l'approche  des  Brabançons  ,  les  Liégeois 
brûlent  les  faubourgs,  ibid.  — Paix  de  Tongres,  1484, 
p.  91.  —  Mort  de  Guillaume  de  la  Marck ,  p.  92.  — 
Les  Liégeois  font  des  propositions  pour  la  paix,  après 
la  mort  de  Guillaume  de  la  Marck  ,  1485,  p.  804.  — 
Indemnités  qu'ils  demandent  pour  certains  officiers 
publics ,  ibid.  —  Tyranniede  Ghys  de  Canne ,  1 486 , 
p.  93.  —  Fuite  des  la  Marck,  p.  94.  —  Gouvernement 
de  l'évêque  Jean  de  Home  de  1486  à  1488.  pp.  94, 
95,  96,  813  et  825.  —  Gouvernement  des  la  Marck , 
1488,  p.  97.  —  Assignation  faite  aux  églises  de  Liège, 
par  la  cité ,  sur  le  produit  des  gabelles ,  pour  qu'elles 
puissent  remplir  leurs  obligations  envers  les  pension- 
naires du  Brabaut,  1487,  p.  829.  —  Les  Liégeois 
pénètrent  de  force  dans  les  archives  de  S'-Jacques , 
1488,  p.  99 — Ils  se  déclarent  sujets  du  roi  de  France, 
ibid.  —  Us  se  remettent  sous  l'obéissance  de  Jean 
de  Horne,  par  le  traité  de  1490  ,  p.  848.  — Manière 
dont  ils  doivent  aller  à  sa  rencontre,  ibid.  —  Une 
sédition,  1490,  p.  105.  —  Le  peuple  assiste  aux 
spectacles  et  aux  jeux  ,1490,  p.  104.  —  Foire  ,  ibid. 
—  L'étendard  de  Jean  de  Horae  y  est  foulé  aux  pieds , 
ibid.  —  Famine,  1491,  p.  105.  —  Guerre  civile, 
p.  106,—  Paix  définitive  entre  les  deux  partis ,  1492, 
p.  109.  —  Bourgeois  exilés  de  Liège  et  revenant  de  la 
Hongrie,  1493,  p.  110.  —  Le  pays  de  Liège  est  foulé 
par  le  duc  Albert  de  Saxe ,  pour  le  payement  des  som- 
naes  stipulées,  1493,  p.  110.  —  Jean  de  Horne  se 
rend  à  Malines  pour  plaider  la  cause  de  ses  sujets , 
ibid.  —  Diète  assemblée  à  Liège,  1497,  p.  115.  — 
Jeunes  Liégeois  qui  se  croisent  lors  de  l'apparition  des 


940 


TABLE  ANALYTIQUE. 


croix  sanglantes,  1501.  p.  IIC.  —  Sédition,  1503, 
p.  118.  —  Les  Liégeois  sont  écrasés  d'impôts  ,  1504 , 
p.  1 19.— Sédition  contre  les  receveurs  de  la  cité.  1513, 
pp.  128  et  129.  -Érard  de  la  Marck  l'apaise,  p.  130. 
Liège  (États  du  pays  de)  s'obligent  à  payer  30.000  li- 
vres en  faveur  de  Philippe  de  Clèves  et  de  Jean  de 
Châlon .  1483,  p.  706.  —  Procuration  pour  certains 
députés  chargés  d'aller  négocier  à  Âix  avec  les  ambas- 
sadeurs de  Maximilien  ,  p.  700.  —  Ils  consentent  au 
traité  conclu  à  Tongres,  1484,  p.  755.  —  Maximi- 
lien veut  les  forcer  à  payer  la  somme  de  30.000  livres 
à  Philippe  de  Clèves  ,  p.  757.  —  Indemnité  qu'ils  doi- 
vent payer  aux  la  Marck,  d'après  la  paix  de  Doncbery, 
1492,  p.  854.  —  Ils  se  réunissent  à  Liège,  1497, 
p.  113. — Autre  assemblée,  1499.  p.  115.— Décisions 
qui  sont  prises,  ibid. — Autre  assemblée,  1503,  p.  118. 

—  Autre,  1503,  p.  119.  —  Autre,  1505  ,  p.  120. 
Liège  (Évêques  de) ,  depuis  S'-Materne ,  p.  265. 
Liège  (  Gille  de  ),  chanoine  ,  présent  à  une  protestation 

du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de  Liège , 
1482,  p.  698. 

Liège  (Jean  de),  abbé  d'Aine,  scelle  le  traité  de  Oon- 
chery,  1492,  p.  860. 

Liège  (  pays  de  ).  Son  état  lors  de  Pavènement  de  Louis 
de  Bourbon  ,  p.  138.  —  Son  étendue,  p.  738.  —  Dif- 
férence des  langages  qu'on  y  parle .  ibid.  —  Ses  reve- 
nus, ibid,  — Caractère  du  peuple,  ibid.etp.  236.  — Ses 
différends  avec  ses  voisins,  ibid.  —  Nombre  de  guerres 
qu'il  a  soutenues ,  ibid.  —  Révoltes  contre  ses  princes, 
p.  739.  —  Les  villes  de  ce  pays  viennent  demander  la 
paix  au  duc  Charles  ,  après  la  prise  de  Tongres ,  1467, 
p.  199.  —  Villes  qui  prirent  part  à  la  rébellion ,  1467, 
p.  328. 

Liégeois  (les  ).  Leur  caractère  diaprés  Hemricourt,  Oli- 
vier de  la  Marche  ,  le  chancelier  de  l'Hôpital ,  p.  236. 

—  Leurs  pertes  ,  lors  de  la  révolte  contre  Jean  de  Ba- 
vière ,  p.  739. —  Lors  des  démêlés  avec  Louis  de  Bour- 
bon, ibid.  et  p.  740.—  Récits ,  en  vers  latins,  de  leurs 
querelles  avec  Louis  de  Bourbon  et  de  leurs  guerres 
contre  la  maison  de  Bourgogne,  p.  264. 

Liégeois  (  la  correction  des  ),  poëme  en  français  sur  les 

événements  de  1 467,  p.  29 1 . 
Ligne  (les  habitants  de)  à  la  bataille  d'Othée ,  p.  312. 
Ligne  (  Guillaume  de  ),  S'  de  Barbançoo  ;  il  est  appelé 

par  erreur  Lingny.  Membre  de  l'état  noble  de  Liège , 

consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  859. 
Ligne  (Jean  de)  présent  aux  négociations  de  Maestricbt, 

1485 ,  p.  806. 
Limbourg  (prisonniers  du)  rendus  par  les  la  Marck,  aux 

termes  du  traité  conclu  avec  Maximilien,  1 488,  p.  832. 


Limbourg  (Laurent  de),  témoin  d*un  acte.  1498. 
p.  878. 

Lintere{  Dieudonné  de).  S' de  Heers ,  présent  au  procès- 
verbal  du  chapitre  pour  la  levée  de  l'interdit.  1486. 
p.  816. 

Lintere  (  Raes  de).  Voy.  de  Heers. 

Lippe  (  Burchard  ou  Bernard  de  ) ,  mentionné  dans  un 
acte  de  1461,  p.  499. 

Lisbette,  mère  de  Wilckin,  fils  naturel  de  Wathier  Da- 
thyn.  —  Legs  de  ce  dernier  en  sa  faveur,  p.  431 . 

Loboss  ou  Loesbosch  (Jean  de),  capitaine  de  Herck . 
1465,  p.  151.  —  Sa  lâcheté,  ibid.  -  Il  laisse  les  Bra- 
bançons brûler  ses  faubourgs,  ibid.  —  Il  est  vaincu 
par  Jean  de  Clèves.  p.  192.  —  Il  est  capitaine  des  fu- 
gitifs revenus  des  parties  flamandes ,  1468 ,  p.  58. 

Loevenborch  (  Henri  de),  chanoine  de  Liège,  constitue 
des  procureurs  pour  l'élection  de  Jean  de  la  Marck  . 
1482,  p.  697.  —  Proteste  contre  l'interdit  de  la  ville 
de  Liège  avant  ladite  élection  ,  p.  698. 

Loheac  (le  comte  de)  entre  dans  la  ligue  du  bien  pu- 
blic, 1405.  p. 192. 

Lohiervilhe  (M**  Alexandre  de),  témoin  d'un  acte  du 
chapitre  de  S'-Lambert ,  1455 ,  p.  410. 

Lombards.  La  cité  de  Liège  a-t-elle  le  droit  de  constituer 
des  établissements  de  lombards,  etc.  Art.  du  record  de 
1458,  p.  443.  —  Extorsions  auxquelles  on  les  sou- 
met, 1402,  p.  505. 

Lonchin  (  Guillaume  de)  taxé  pour  le  rachat  des  otages, 
1467,  p.  47. 

ZoncAtn(  Jacquemin  de),  échevin  de  la  ville  de  Liège, 
signe  le  record  donné  en  1458  à  la  requête  de  Louis 
de  Bourbon  .  p.  460.  —  En  signe  un  autre  donné  à  la 
requête  de  la  cité ,  p.  482. 

Lonchin  (  Jean  de),  membre  du  tribunal  particulier  qui 
devait  juger  les  infractions  à  la  paix  de  Donchery . 
1492,  p.  856. 

Longchamp  (  Barthélémy  de)  abbé  de  S'-Laurent,  pré- 
sent à  Maestricbt ,  scelle  le  traité  de  Donchery,  1492, 
p.  860. 

Longchamp  (  le  sire  de  )  brûle  Meiïe ,  1 405,  p.  28. 

Longne  (château  de).  Défense  de  prêter  assistance  à 
ceux  qui  y  étaient  réfugiés ,  1486,  p.  813.  —  Jeannot 
le  BAUrd  en  est  le  capitaine  ,  1490  ,  p.  103.  —  Il  y 
retient  prisonnier  le  comte  de  Home  et  ses  compa- 
gnons, ibid.  —  Article  du  traité  de  paix  relatif  aux 
prisonniers  détenus  dans  ce  château ,  1 490.  p.  849. — 
Il  est  assiégé  par  les  Limbourgeois  et  les  Bourgui- 
gnons,  1492,  p.  109. 

Zon9t(  Nicolas  ),  bachelier  en  décrets  .  1465,  p.  Î528. 

Longueval{\eS'  kMiiaie),  1408,  p.  311. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


941 


Loon  de  Kunph  (  Arnould  ) ,  abbé  de  S'-Laurent.  —  Sa 
mort,  1473,  p.  70. 

Looz  (comté  de).  Les  habitants  demandent  la  paix, 
1463  ,  p.  30.  -  Looz  ,  S'-Troud ,  Montenaken ,  doi- 
vent payer  un  tiers  du  tribut  au  duc  de  Bourgogne  . 
1466,  p.  43.  —  Les  villes  du  comté  viennent  deman- 
der la  paix  au  duc  Charles  ,  1467,  p.  199.  —  Recette 
des  gabelles  dans  ce  pays ,  1470,  p.  654. 

Looz  (  ville  de  ).  Le  procureur  de  cette  ville  voit  le  peuple 
faire  irruption  dans  sa  maison ,  jeter  sur  le  marché, 
devant  le  i>erron ,  tous  les  papiers  et  registres  qu'il 
avait  chei  lui ,  et  en  faire  un  bûcher,  1401,  p.  10. 
Le  magistrat  fait  vendre  les  biens  de  tous  les  citoyens 
émigrés,  1467,  p.  49.  -  Celte  ville  est  prise  par 
les  factieux,  et  les  iiabitanls  sont  obligés  de  fuir,  1 482, 
p.  83.— Les  factieux  se  retirent  chargés  de  butin,  ibid. 

—  Le  château  de  Looz  est  rétabli  par  les  la  Marck, 
1 488,  p.98.— Ruine  de  cette  ville,  effetdesguerrescivi- 
le»,  p.  869.— Article  des  ordonnances  de  1492,  qui  lui 
est  favorable ,  ibid. 

Looz  (Jean  de  ),  abbé  de  S'-Laurent ,  près  de  Liège.  — 
Prologue  de  sa  chronique  ,  p.  1 .  -  Texte  de  sa  chro- 
nique, p.  5.  —  Sa  naissance  ,  le  dernier  janvier  1459, 
p.  7.  —  A  l'âge  de  sept  ans  il  séjourne  à  Liège  avec 
•es  parents  ,  pendant  huit  mois,  1466,  p.  34.  —  Son 
arrivée  à  Liège  avec  sa  famille,  1407,  p.  49. —Mauvais 
accueil  que  Raes  de  Heers  et  sa  femme  font  à  sa  mère , 
ibid.  —  Il  retourne  à  Looz, ibid.  —  A  l'âge  de  18 
ans,  il  entre  au  monastère  de  S'-Laurent,  1477,  p.  76. 

—  Il  est  guéri  d'une  maladie  mortelle ,  1500,  p.  1 15. 

—  Il  est  mandé  par  i'èvêque  Érard  de  la  Marck  pour 
peindre  la  chapelle  du  château  de  Huy,  1507,  p.  124. 

—  H  se  soumet  après  beaucoup  de  refus ,  ibid.  —  Il 
est  élu  abbé  de  S'-Laurent,  1508.  p.  123.  —  Sa  con- 
sécration par  Érard  de  la  Marck ,  1509  ,  p.  126. 

Lorraine  (bâtard  de),   secours  qu'il  promet  aux  la 

Marck,  1484,  p.  800. 
Lotten  (Robert),  commissaire  du  roi  de  France  pour 

traiter  la  paix  entre  les  la  Marck  et  Jean  de  Horne , 

1490,  p.  846. 
Louhea  (Guillaume),  citoyen  de  Liège,  assiste  à  la 

diète  provoquée  par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 

—  Il  est  témoin  de  la  promesse  de  rançon  du  S"  de 
Forêt  à  Robert  de  la  Marck ,  1498 ,  p.  877. 

Louhea  (Henri  ),  frère  du  précédent,  témoin  de  la  pro- 
messe de  rançon  du  S' de  Forêt  à  Robert  de  la  Marck . 
1498,  p.  877. 

Louvain.  Louis  de  Bourbon  transfère  le  siège  épiscopal 
dans  cette  ville ,  pp.  353  et  522.  -Cette  ville  se  ligue 
avec  les  la  Marck  contre  Bruxelles  et  Malines,  qui 


tenaient  le  parti  de  Maximilien  .  1488,  p.  98.  —  Diète 
assemblée  à  Louvain  ,  1490.  p.  105. 
Louvillers  (le  S'  de),  1408.  p.  311. 
Lovenfosse,  capitaine  des  Liégeois  à  Tongres,  1468, 

p.  248. 
Loys  (  Jean  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 

de  Croy,  1489,  p.  842. 
Lummen.  Les  habitants  sont  forcés  à  payer  les  rentes 
et  gabelles,  1469,  p.  397.  —  Guillaume  de  la  Marck 
vend  ce  domaine ,  p.  71 . 
Zupi  (Jean).  secréfdeLouisde  Bourbon  ,  1472,  p.  612. 
Luxembourg  (  Louis  de),  comte  de  S'-Pol ,  capitaine  de 
l'un  des  corps  d'armée  du  comte  de  Charolais  lors  de  son 
expédition  en  France,  1405,  p.  187.  —  Il  travaille  à 
la  paix  entre  le  roi  et  le  duc,  1468,  p.  213.  —Il  pré- 
vient Charles,  duc  de  Bourgogne,  que  le  roi  veut 
visiter  incognito  son  armée,  p.  214.  —  II  accompa- 
gne Louis  XI  à  Liège,  p.  217.  —  Il  fait  partie  de  la 
première  armée  du  duc  au  siège  de  cette  ville  .  p.  222. 
—  Il  est  décapité  à  Paris ,  p,  370. 
Luxembourg  (  le  gouverneur  du  )    brûle  Monjardin  . 
Aiwaille  et  plusieurs  villages  de  l'Ardenne .  1492, 
p.  109. 
Luxeuil  (  évéque  de)  exilé  à  Louvain  ;  il  sacre  Louis  de 
Bourbon,  p.  137.—  Ses  conseils  au  jeune  prélat,  ibid. 
et  p.  158. 
Lybermé  (Guillaume  de),  chanoine ,  proteste ,  avant  l'é- 
lection de  Jean  de  la  Marck ,  contre  l'interdit  de  la 
ville  de  Liège ,  1482 ,  p.  698. 
Lybermé  (  Jacques  de),  idem.,  ibidem. 
Lynsimeau  (Wathieu  de),  cité  dans  le  testament  de 

Wathier  Dathyn,  p.  429. 
Lyon  (l'archevêque  de),  à  Péronne,  p.  214.  —  Fait 
partie  de  la  seconde  armée  du  duc  Charles  au  siège 
de  Liège,  p.  222. 
Lyon  (  bailli  de)  envoyé  à  Liège ,  p.  299. 
Lysura  (  Jean  de),  prévôt  de  Notre-Dame  de  Mayence  , 
procureur  de  Louis  de  Bourbon  lors  de  son  admission 
comme  élu  de  Liège,  1456,  p.  414.  — Son  installation 
en  cette  qualité,  ibid.  et  415.— Pointset  articles  que  le 
chapitre  lui  fait  jurer,  p.  416.  —  Réserves  qu'il  fait  à 
cet  égard,  p.  417. 
Machon  (Martin  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 
Maeslricht.  Diètes  tenues  dans  cette  ville,  1457,  p.  7. 
1459,  ibid.  —  Autre  diète  proposée  dans  cette  ville, 
pour  y  régler  l'affaire  de  l'interdit.  1461,  pp.  13  et  141. 
—  Elle  n'est  pas  acceptée  ,  ibid.  -  Des  troubles  s'en 
suivent,  ibid.  —  Autre  diète  tenue  dans  cette  ville  au 
commencement  de  janvier  1462,  pp.  13  et  142.— Elle 


942 


TABLE  ANALYTIQUE. 


n'a  aucun  résultat,  p.  14.  —  Les  troubles  augmen- 
tent ,  ibid.—  Les  habitants  de  cette  ville  vont  au  siège 
de  Liège  arec  le  duc  Charles,  1468,  p.  222.  —  Ils 
pillent  la  ville  de  Liège,  p.  61  .—Ils  démolissent  le  pont 
des  Arches,  p.  62.  —  Les  religieuses,  les  femmes,  les 
vieillards  et  les  enfants  cherchent  un  asile  à  Maestricht 
en  quittant  la  ville  de  Liège,  1468,  p.  224.— Chapelle 
fondée  par  Louis  XI  à  S'-Servais,  p.  225.  —  Des 
Liégeois  vont  y  demander  asile .  on  les  jette  à  la 
Meuse  .  p.  231 .—  Les  églises  de  Liège  veulent  y  trans- 
porter des  grains  pour  les  soustraire  aux  agents  du 
duc  Charles,  1471,  p.  67.  —  On  y  décapite  un  pil- 
lard qui  avait  été  échevin ,  ibid.  —  La  division  se 
met  entre  les  habitants,  1483,  p.  90.—  L'évéque  y  est 
fait  prisonnier,  ibid. —Un  autre  évêque  du  pays  de 
Clèves  y  est  établi,  ibid.—  Maximilien  assiège  et  prend 
cette  ville,  ibid.  —  Les  de  Horne  y  font  la  paix  avec 
les  la  Marck,  1485,  p.  803  —Actes  y  relatifs,  pp.  805 
et  suivantes.  —  Journée  tenue  dans  cette  ville  pour 
régler  la  paix  entre  les  la  Marck  et  les  de  Horne,  1492, 
p.  853.  —  Séjour  de  l'empereiir  Maximilien  et  de  sa 
famille  dans  cette  ville,  1494,  p.  110. —On  y  traite 
de  la  paix  avec  le  duc  de  Gueldre ,  ibid. 
Magriette  (  Malin  de  saint),  complice  des  Dalhyn.  — 

Sa  condamnation  ,  p.  389. 
.Vaij/n«  (le  S'  de),  1408.  p.  310. 
Maigny  (le  S'),  commissaire  de  l'archiduc  Philippe, 
pour  l'appointement  relatif  à  Tongres  ,  1494,  p.  873. 
Mailhe  (Gille  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489,  p.  842. 
Mailly  (  les  deux  enfants  de  ),  1408.  p.  310. 
JUaine  (  le  comte  du),  1408,  p.  305. 
Maine  (le  duc  du) ,  oncle  du  roi  de  France ,  travaille  à 
faire  la  paix  entre  le  roi  et  les  princes ,  1465,  p.  191 . 
Mairinier  (Eustache  le)  assiste  à  la  diète  provoquée 

par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 
MaiHnier  (  Jacques  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 

JacquesdeCroy,  1489,  p.842. 
MaUres  de  la  cité  de  Liège  (  les  )  vont  à  Maestricht  pour 
inviter  Louis  de  Bourbon  à  la  fête  de  l'Epiphanie , 
1498,  p.  7.  —  11»  assistent  à  l'acte  de  record  donné 
par  les  échevins  de  Liège  à  la  demande  de  Louis  de 
Bourbon  .  p.  440.—  Us  se  font  donner  un  record  sem- 
blable sur  leurs  droiUet  privilèges  .1458,  p.  460.  — 
Limites  de  leur  juridiction  ;  acte  d'un  des  records  de 
1458,  pp.  448  et  451  .—Peuvent-ils  forcer  les  officiers 
du  prince  à  exéctlter  leurs  sentences ,  p.  452.  —  Jus- 
qu'où va  leur  puissance  en  matière  ecclésiastique, 
p.  453.  —  Leur  juridiction  s'étend-elle  hors  de  la 
banlieue,  ibid.  —  Quelle  autorité  ont-ils  sur  les  offi- 


ciers des  bas-signorages .  p.  454  —  Peuvent-ils  em- 
pêcher de  faire  enciuêtepar  les  hommes  de  fief,  p.  455. 
—  Articles  relatifs  à  leur  juridiction .  p.  465.  —  Us  se 
rendent  à  Paris  pour  soumettre  leurs  différends  avec 
Louis  de  Bourbon  à  l'arbitrage  du  roi  de  France, 
1459,  p.  8.  —  Ils  viennent  dèbaltrcdevanl  les  doyens 
et  les  chanoines,  raffaire  de  l'interdit.  1402,  p.  15  — 
Ils  ne  veulent  point  traiter  avec  Louis  de  Bourbon . 
avant  la  levée  de  l'interdit ,  1463.  p.  16.  —  Ils  inter- 
jettent appel  et  insistent  auprès  des  églises  pour  la 
reprise  du  service  divin,  ibid.   —  Ils  signifient  au 
chapitre  que  les  biens  Je  l'é^èché  sont  séquestrés  et 
qu'ils  ne  reconnaissent  plus  Louis  de  Bourbon  .  1 463. 
p.  18.  —  Ils  comparaissent  devant  le  chapitre  pour 
l'élection  d'nn  mambour,  1465,  p.  22.  —  Ils  deman- 
dent que  le  chapitre  reçoive  le  mambour,  p.  25.  — 
Ils  vont  à  Bruxelles  pour  la  paix  ,  1405.  p.  30.  —  Ils 
veulent  empêcher  le  clergé  d'accepter  les  conditions 
de  la  paix  de  Uuy,  1406,  p.  37.—  Leur  élection,  1460, 
p.  39.  —  Raes  de  Heers  l'influence,  ibid.  —  Ils  em- 
pêchent une  dépiitation  de  partir  pour  Rome,  1467, 
p.  47.  —  Protestation  faite  par  les  noUbles  au  sujet 
de  leur  rétablissement,  1477,  p.  035. 
JVulbehiH  (iean),  complice  des  Dathyn.  —  Saco&dam- 

nalion,  p.389. 
JHalbrect  (Jean),  membre  de  l'état  noble  d«  Liège,  con- 
sent à  la  paix  de  Donchery,  1492.  p.  860. 
Malfreaul  (Ernaul),  complice  des  Dalhyn.  —  Sa  con- 
damnation ,  p.  389. 
Malherbe  (Costantin  ,  dit  Costan  )  assiste  à  la  diète  pro- 
voquée par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 
JValines.  Parlement  établi  danscelte  ville.  1468,  p.  570. 
—  Elle  prend  le  parti  de  Maximilien  contn-  Philippe 
de  Clèves,  1488,  p.  98.  —  Un  couvent  de  religieu- 
ses y  est  incendié,  1499,  p.  115. 
Malmedy  brûlée,  1492,  p.  109. 
JUanderscheit  (Damoisel  de),  capitaine  de  Phiiippe-le- 

Bon,p.  192. 
Mangon(Tiry  le),  complice  des  Dathyn.—  Sa  condam- 
nation .  p.  389. 
Mantels  (Jean),  derc ,  témoin  d'un  acte  du  chapitre, 

1483,  p. 724. 
Manures  (le  S'  de ),  1408,  p.  31 1 . 
Afanu»  (Jean  de),  1408.  p.  310. 
Marais  ou  de  Palude  (  Adam  du  ) .  officier,  condamné 

1461.  p.  503. 
;Ifaraù  (Henri  du  ),  docteur  en  décrets,  chargé  de  faire 

l'élection  de  Jean  de  la  Marck.  1482,  p.  697. 
Marbait  (Gér»ré  de),  membre  de  l'état  noble  de  Liège . 
scelle  le  traité  de  Donchery,  1492,  p.  860. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


945 


barbait  (Jean  de). conseiller,  chanoine,  témoin  d'un 

acte,  1480,  p.  684. 
Marchands  (bateaux,  dits  des),  entre  Liège  et  Huy  et 

entre  Liège  et  Maestricht,  1466,  p.  58. 
Marchands,  emmenés  captifs  par  les  GucIdrois ,  1510, 

Marchant  {]e»n  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 

-lfarcAe(Olivier  de  la  ),  témoin  à  l'acte  passé  à  Tirlemont 
sur  les  conditions  de  la  paix,  J405.  p.  532.  -  Son 
opinion  sur  les  Liégeois,  p.  236.  -  Présent  aux  né- 
gociations de  Maestricht,  1485,  p.  806.  -  Chambel- 
lan et  grand  économe  de  l'archiduc,  ibid 
Marck  ou  d^^renberg  (  les  seigneurs  de  la  )'  sauvent  de 
I  incendie  le  monastère  de  S'-Laurent,  1483.  p   89 

-  Ils  passent  outre  Meuse ,  après  la  rentrée  de  Jean 
de  Home  à  Liège ,  et  ravagent  le  pays ,  1 486,  p.  95. 

-  Ils  reviennent  à  Liège  jusqu'au  pont  d'Amercœur, 
espérant  rentrer  dans  la  ville,  ibid.  -  Ils  rentrent  . 
dans  Liège  et  changent  la  loi  du  pays ,  1488,  pp.  97 
et  826.  -  Ils  rétablissent  les  fortifications  en  diffé- 
renu  endroits,  ibid.  -  Ils  font  la  paix  avec  Jean  de 
Horne,  1490,  pp.  loi  et  845.  -  Ils  essaient  de  pren- 
dre Dinant,  1490,  p.  102.  -Bataille  de  Zonhoven 

ou  Ils  sont  défaits  par  Jean  de  Horne ,  p.  1 03.  -  Paix 
de  Donchery.  1492.  pp.  109  et  852 
JVarck  (  Englebert  de  la  ) .  S' d'Orchimont,  fils  de  Louis 
de  la  Marck,  comte  de  Rochefort,  consent  à  la  paix  de 
Donchery,  1492.  p.  858. 
Marck  (Énrd  de  la),  fi|,de  Robert  I- ;  le  chapitre  lui 
confère  une  prébende.  1485,  p.  724.  -  Protono- 
taire,  1505,  p.  119.  Il  vient  à  Liège,  ibid.  -  Le  cha- 
pitre de  S'-Lambert  l'admet  à  résidence,  ibid.  -  Il 
succède  à  Jean  de  Horne  comme  évêque  de  Tongres  et 
de  Liège,  1505,p.  I21.-II  fait  un  voyagea  la  cour 
du  roi  de  France ,  1506 ,  p.  122.  -  Il  revient  à  Liège 
et  y  reçoit  les  ordres  sacrés ,  ibid.-  Il  est  sacré  évêque 
à  Tongres.  ibid.  -  Il  célèbre  sa  première  messe  à 
S'-Lambert,  ibid.-  Réformes  qu'il  iniroduit  dans  son 
diocèse  pour  la  célébration  du  service  divin ,  1506, 
p.  122.  —  Son  zèle  à  remplir  ses  fonctions,  ibid   — 
Ses  vertus,  ibid.,  p.  123.  -  H  fait  réparer  les  châ- 
teaux de  Huy,  de  Franchiraont.  de  Slockhem  et  de 
Dînant,  ibid.  -  Réforme  qu'il  lente  d'introduire  au 
monastère  de  S>-Huberten  Ardennes,  1507.  p.  124. 
~  Il  fait  peindre  la  chapelle  du  château  de  Huy,  par 
Jean  de  Looz,  moine  de  S'-Laurent  et  auteur  de  la 
chronique,  ibid.  -  Il  reçoit  du  roi  de  France  l'èvê- 
cbé  de  Chartres,  ibid.  -  Il  séjourne  en  France,  ibid. 
-  Il  fait  élever,  hors  la  porte  S'-Martin ,  une  tour  for- 


midable pour  la  défense  du  faubourg  S'-Laurent,  ibid 
p.  1 25.  -  II  revient  de  son  évêché  de  Chartres .  1508. 
ibid.  —  11  donne  ses  soins  au  gouvernement  et  à  la 
défense  du  pays .  ibid.  -  H  se  dispose  de  nouveau  à 
visiter  son  évêché  de  Chartres,  1509,  p.  126   -H 
bénit  Jean  de  Looz,  élu  de  S'-Laurent,  ibid.  -  .Son 
départ  pour  la  France,  ibid.  -  I|  se  rend  en  Italie. 
1^10,  p.  127.  -  Il  envoie  une  députation  à  Mar- 
guerite d'Autriche ,  pour  réclamer  contre  les  empiéte- 
ments de  juridiction  qu'on  ne  cessait  de  faire  sur  ses 
domaines,  1511,  p.  128.-11  apaise  la  sédition  contre 
les  receveurs  de  la  cité ,  1515,  p.  129.  -  Il  se  casse 
la  jambedan,  le  tumulte  ,  ibid.  -Il  va  en  France,où 
lijouit  delà  faveur  royale,  1514,  p   13* 
Marck  (Éverard  1",  de  la) ,  frère  de'cuillaume  I-  et  de 
Robert  I",  se  venge  de  ses  adversaires.  1464    p  22 

-  il  est  proposé  ,  par  un  grand  nombre  d'artisans  " 
pour  la  dignité  de  mambour,  1465,  p.  23  _  I|  dé* 
fend  Huy  contre  les  Liégeois  ,  mais  il  est  forcé  de  se 
retirer  1467,  pp.  52  et  162.  -  H  reconnaît  tenir  en 
fief  de  I  évêque ,  le  château  d'Agimont ,  1480.  p.  G86 

-  Sa  réponse  aux  états  du  pays ,  pour  ne  point  ad- 
mettre une  garnison  dans  ce  château,  1481    p  690 

-  Il  vient  à  Liège  avec  des  troupes,  pour  remplacer 
les  soldats  de  l'ordonnance  que  le  roi  Louis  XI  avait 
rappelés ,  1482,  p.  84.-  11  attaque  les  Maeslrichtois 
devant  le  château  de  Sychgem ,  1482,  p.  85    -  I| 
conseille  d'entourer  de  murs  le  monastère  de  S'-Lau- 
rent ,  1483 ,  p.  89.  -  Il  défend  la  ville  de  Huy  avec 
intrépidité ,  contre  les  Bourguignons  et  les  Namorois 
Ibid.  -  Il  assiste  à  l'engagement  du  trésor  de  S'-Lam- 
bert, dont  la  somme  était  destinée  à  obtenir  la  confir- 
maliondeson  neveu  Jean ,  élu  de  Liège ,  1483.  p.  717. 
—Il  est  excommunié,  avecles  autres  membres  de  sa  fa- 
mille, parle|.apeSixteIV,1484,  p.  725.-I1  confère 
comme  mambour  du  comté  de  Looz,  un  canonicat  à 
Ancelin  de  Hamal ,  1484,  p.  743.  -  II  scelle  le  traité 
de  Tongres ,  1484,  p.  756.  -  H  assiste  à  l'intronisa- 
tion de  Jean  de  Horne  ,  1484.  p.  767.  -  Ses  menaces 
contre  Jean  de  Horne ,  peu  de  temps  avant  la  mort  de 
son  frère  Guillaume,  1485,  p.  801.  -  Il  est  nommé 
capitaine  général  en  remplacement  de  Guillaume. 
1485,  p.  92.  —  II  prend  Hassell ,  i486,  p  93  —  Et 
S'-Trond,  ibid.  -  H  fait  une  protestation  au  sujet  de 

la  mort  de  Guillaume,  son  frère,  1 485,  pp.  774  et  770 
-  Il  entre  à  la  Chartreuse,  el  vient  pour  assiéger  Liège 
487,  p.  95.  -  Il  assiège  Liège  pendant  l'absence 
de  Jean  de  Horne,  1488,  p.  97.  -  il  s'empare  du 
pont  d'Amercœur,  ibid.-  II  est  introduit  dans  la  ville 
du  côté  de  S"-Marguerile,  par  trahison,  ibid  -  II 


9i4 


TABLE  ANALYTIQUE. 


Mr 


traverse  la  ville  en  tuant  les  bourgeois  qui  résistent . 
ibid.  '  Sa  proclamation  pour  la  nouvelle  administra- 
tion du  pa^s  lors  de  sa  rentrée  à  Liège  .  1488.  p.  836. 

—  Autres  ordonnances  du  même  ,  ibid.  et  suiv.  —  Il 
consent  une  trêve  avec  Jean  de  Horne  ,  1488  ,  p.  830. 
Accepte  la  paix  négociée  par  les  commissaires  de  Maxi- 
roilien.  p.  831.  —  Il  a  une  entrevue  avec  Albert  de 
Saxe,  près  de  Tongres,  pour  la  paix,  1489,  p.  102. 

—  Il  fait  des  «lifOcultés  aux  arrangements  proposés, 
iiUO,  p.  104.  Il  quitte  la  ville,  emportant  aveclui 
tous  les  objets  d<>  défense  ,  ibid.  -  Il  consent  à  la  paix 
avec  Jean  de  Horne  ,  1400 ,  pp.  845  et  851 .  —  S'en- 
gage à  quitter  Liège ,  dans  les  dix  jours ,  avec  ses  sol- 
dats, p.  850.  —  Il  revient  à  Liège,  1491,  p.  107.  — 
lIsignelapaixdeDoDcbery,  1492,  p.  858.—  Sa  mort, 
1490,  p.  112. 

JWarck  (  Éverard  II ,  de  la),  fils  d'Éverard  I" ,  s'engage , 
par  le  traité  de  1490,  à  quitter  Liège,  dans  les  dix 
jours,  avec  ses  soldats,  p.  850. —  Signe  la  paix,  p.  851. 

—  Il  est  institué  souverain-mayeur  de  Liège,  par  Jean 
de  Horne,  1492,  pp.  109  et  803.  -  11  est  présent  à 
la  mise  en  garde  de  loi  des  ordonnances  de  Jean  de 
Horne,  1495,  p.  806.  —  Il  épouse  la  fille  du  comte  de 
Horne.  1494,  p.  111. 

Marck  (  Éverard  de  la  ) ,  seigneur  d'Agimont  et  de  Dur- 
buy  ,  fils  de  Louis  de  la  Marck,  comte  de  Rochefort, 
consent  à  la  paix  de  Donchery  ,  1492,  p.  858. 

Marck  ou  A'Arenberg  (Guillaume  V'  de  la),  frère  de 
Robert  I"  et  d'Éverard  1" ,  a  la  garde  du  château 
de  Huy  pour  les  Liégeois,  1407,  p.  53.  —  Il  obtient 
une  trêve  du  duc  de  Bourgogne,  ibid.  —  Son  por- 
trait, 1474,  p.  71.  —  Il  vend  sa  terre  de  Lummen. 
ibid.  —  H  fortifie  Aigremont,  ibid.  -  Il  se  fait  des 
partisans,  ibid.— Il  tue  Richard  de  Troncillon  près  de 
S'-Trond  ,  ibid.  —  Il  passe  en  France  et  devient 
capitaine  des  fugitifs,  ibid.  —  Les  Franchimontois 
grossissent  sa  bande,  ibid.  —  11  prend  le  château 
d'Aigremont,  ibid.  —  Il  envoie  des  lettres  de  défi  an 
conseil  de  Louis  de  Bourbon  et  à  celui  du  duc  de  Bour- 
gogne, ibid.  —  Il  se  réconcilie  avec  Louis  de  Bour- 
bon ,  1477,  p.  75.  —  Il  est  créé  grand  mayeur  de 
Liège ,  ibid.  —  Il  obtient  le  retour  des  bannis  ,  ibid. 

—  En  sa  qualité  de  membre  de  l'état  noble  et  d'a- 
voué de  Hesbaye  ,  il  est  présent  à  l'acte  de  protesta- 
tion .  touchant  le  rétablissement  des  maîtres  de  la  cité, 
p.  037.  —  Il  va  au  devant  de  Maximilien ,  1477,  p.  70. 

—  Il  met  la  bulle  d'excommunication  de  Paul  11 , 
en  garde  des  ècbevins  de  Liège,  1477,  p.  639.  —  Il 
obtient  de  Louis  de  Bourbon  la  cession  de  la  terre  de 
Franchimont,  1477,  p.  656.  —  11  accompagne  Louis 


de  Bourbon  en  Gueidre,  1478,  p.  77.  —  Il  se  montre 
dévoué  à  sa  personne,  ibid.  —  Il  se  rend  à  Bouillon  , 
ibid.  —  lia  une  entrevue  avec  les  Français,  ibid.  — 
Il  se  fait  accompagner  d'hommes  armés,  lorsqu'il  va 
dans  les  rue»  et  même  à  S'-Lambert,  ibid. —  Il  se 
retire  au  château  de  Longue,  ibid.  —  Il  fait  une  ma- 
ladie mortelle,  1481,  p.  79.  —  Il  se  met  à  la  tête  des 
factieux  contre  Louis  de  Bourbon,  ibid.  —  Il  suit  ce 
dernier  à  Tongres,  puis  à  S'-Trond,  ibid.  —  Il  at- 
taque en  vain  le  château  de  Huy  ,   1480,  p.  79.  —  Il 
ravage  les  environs  de  Bouvignes  ,  ibid.  —  Il  se  dirige 
vers  Durbuy,  ibid.     -  Il  est  favorisé  par  Louis  XI, 
1481 ,  p.  80. — On  proclame  au  perron  qu'il  est  dé- 
fendu de  donner  assistance  à  lui  et  à  ses  complices , 
1480,  p.  084.  —  On  proclame  son  bannissement  et 
la  confiscation  de  ses  biens ,  pp.  79  et  085.  —  Il  écrit 
à  Louis  de  Bourbon ,  pour  savoir  la  cause  de  son  ban- 
nissement,  1481  ,  p.  80.—  Il  demande  à  pouvoir 
passer  par  le  pays  de  Liège ,  ibid.  —  Les  états  s'y  op- 
posent à  cause  du  maintien  de  la  neutralité  ,  ibid.  — 
Il  obtient  des  troupes  de  Louis  XI ,  1482,  p.  81 .  — 
Il  marche  vers  Liège.  —  Combat  où  Louis  de  Bour- 
bon est  tué,  ibid.  —  Il  entre  dans  cette  ville  après  la 
mort  de  Louis  de  Bourbon  ,  pp.  83  et  695.  —  Sa  con- 
duite, ibid. — Suisses ,  .4llemands ,  Français.,  Gascons 
dans  son  armi'e  ,  ibid.  — Il  est  élu  mambour  de  Liège, 
p. 695.  — Il  nomme  Pierre  Rocquaer  ou  Rochat,  mayeur 
de  Liège ,  1482,  p.  C96.  —  Il  fait  élire  son  fils  Jean  , 
par  le  chapitre  de  Liège,  â  la  place  de  Louis  de  Bour- 
bon ,  pp.  85  et  097.  —  Il  est  excommunié  par  l'ar- 
chevêque de  Cologne  ,  pour  le  meurtre  de  Louis  de 
Bourbon,    1482,  p.   099.  —  Texte  de  la  sentence, 
ibid.  —  Il  prend  Landen ,  1482  ,  p.  84.  —  Il  chasse 
les  Brabançons ,  ibid.  —  Il  envahit  le  comté  de  Horne, 
p.  85.  —  Il  vient  de  Huy ,  pour  attaquer  les  Maes- 
tricbtois  devant  Syihgem ,  ibid.  —  Il  veut  faire  lever 
aux  Brabançons  le  siège  du  château  de  Hollongne, 
1483,  p.  86.  —  Il  passe  la  nuit  à  Sart-le-Château , 
ibid.  —  Il  dispose  ses  troupes  pour  le  combat,  ibid. 

—  Il  est  battu  par  les  Brabançons,  ibid.  —  Il  reçoit 
des  députations  qui  l'engagent  â  la  paix,  1483. 
pp.  87  et  88.  —  Il  fait  tuer  Ouintin  ,  bourgmestre  de 
Liège,  i  la  porte  de  sa  chambre  ,  ibid.  —  H  fait  dé- 
capiter un  bourgmestre  de  Huy  sur  le  marché  ,  ibid. 

—  Il  s'oppose  â  toutes  les  propositions  pour  la  paix , 
ibid.  — 11  fait  entourer  de  murs  le  monastère  de 
S'-Laurent ,  1483,  p.  89.  —  Il  défend  la  ville  de  Huy 
avec  une  rare  intrépidité  contre  les  Bourguignons , 
1483,  p.  89.  —  Il  signe  une  trêve  avec  Maximilien  , 
ibid.  —  Il  vient  à  Liège  et  il  emmène   Frédéric  de 


II 


TABLE  ANALYTIQUE. 


945 


Withem  en  captivité,  ibid.  —  Il  assiste  au  siège  de 
Maestricht  en  compagnie  de  Maximilien,  1483,  p.  90. 

—  Il  emprunte  à  l'abbé  de  Stavelo  et  de  Malmèdy, 
200,000  florins  du  Rhin,  1483,  p.  715.  — II  se  fait 
remettre  le  trésor  de  S'-Lambert ,  1483,  p.  717.  —  A 
la  nouvelle  de  la  confirmation  de  Jean  de  Horae, 
comme  évéque  de  Liège,  il  recommence  la  guerre, 

1483,  p.  91 .  —  Il  fait  la  paix  avec  ce  dernier,  1484, 
ibid.  et  p.  745.  —  Il  va  au  devant  de  lui  lors  de  son 
installation  à  Liège ,  ibid.  —  Il  assiste  à  son  introni- 
sation, 1484,  p.  767.  —Amitié  dont  il  s'unit  avec 
lui ,  1485,  p.  91 .  —  Sa  confiance  dans  les  de  Horne, 
p.  782.  —  Craintes  qu'il  inspirait  à  l'évêque,  p.  790. 

—  Trahison  dont  il  est  victime  à  S'-Trond  ,  pp.  92  et 
789.— Sa  mort,  ibid.  et  suit,  et  p.  835.— Autres  détails 
relatifs  à  sa  mort,  1485,  pp.  725  et  770.  —  Motifs 
qu'on  a  eus  de  le  faire  mourir,  ibid.  —  Sa  conduite 
à  S'-Trond,  p.  792.  —  Deuils  sur  son  gouverne- 
ment, p.  793.  —  Son  alliance  a  vecles  dix  hommes, 
ibid.  — Crimes  que  lui  reprochaient  les  de  Horne, 
p.  796.  —  Sa  haine  contre  Maximilien ,  p.  800.  — 
Ses  violences  à  Herkenrode,  p.  801.  —  Ses  me- 
naces contre  Jean  de  Home,  p.  802.  —  Meurtre  de 
Louis  de  Bourbon,  commis  par  lui ,  p.  834,  —  Appel 
au  pape  et  à  l'archevêque  de  Cologne,  fait  par  ses 
parenU  et  amis  peu  de  temps  après  sa  mort,  1485, 
p.  776.  —  Les  différends  relatifs  à  sa  mort  devaient 
être  réglé»  par  arbitres,  1490,  pp.  846  et  847  ;  1492, 
p.  85J.  —  Le  peuple  croit  que  son  esprit  apparaît 
à  une  recluse  de  S^Remacle,  1492,  p.   108. 

Mank  (  Guillaume  II  de  la  ) ,  frère  de  Jean ,  l'élu  de 
Liège,  consent  à  la  paix  avec  Jean  de  Horne,  1490, 
p.  851.  —  Il  est  absent  du  pays  au  moment  de  la 
signature  du  traité ,  ibid. 

ifarc*  (Jean  de  la),  fils  de  Guillaume I*' , est  élude 
Liège,  1482,  p.  85.— Actes  relatifs  i  son  élection  par 
le  chapitre ,  1482,  p.  697.— La  somme  provenant  de 
l'engagement  du  trésor  de  S'-Lambert  doit  servir  à 
obtenir  sa  confirmation,  1483,  p.  720.  —  Excom- 
munication lancée  contre  lui  et  les  autres  membres  de 
sa  famille  par  Sixte  IV,  p.  725.  —  Hullile  de  sou 
élection  comme  évêque,  1484,  p.  742.  —  Indemnisé 
par  le  traité  de  Tongres ,  de  la  perte  de  »on  évêcbé , 

1484,  p.  748  et  note  1 .  —  Il  est  trahi ,  après  la  mort 
de  son  père,  par  plusieurs  de  tes  officiers,  qui  le  livrent 
au  »eigneur  de  Montigny  .  avec  le  château  de  Fran- 
chimnnl ,  p.  784.  —  Il  appelle  au  pape  et  à  l'arche- 
vêque de  Cologne  de  la  conduite  de  Jean  de  Horne , 

1485,  p.  776.  —  Signe  la  paix  conclue  avec  Jean  de 
Home ,  1 490 ,  pp.  846  et  851 .  —  S'engage  à  quitter 


Liège  avec  ses  soldats ,  p.  870.  —  Signe  la  paix  de 
Donchery,  1492,  p.  858.  —  Se  marie,  1499,  p.  115. 

—  Il  rend  à  Jean  de  Home,  le  château  de  Franchi- 
mont,  1504,  p. 119. 

Marck  (Louis  de  la),  comte  de  Rochefort,  oncle  de 
Guillaume  h'.— Sa  commission  comme  gouverneur  de 
Bouillon,  donnée  par  Jean  de  Heynsbei^h ,  1455, 
p.  410.  —Consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492, 
p.  858. 

Marck  (  Nicolas  de  la  ) ,  fils  de  Robert  I",  appelle  au 
pape  et  à  l'archevêque  de  Cologne  de  la  conduite  de 
Jean  de  Horne,  1485,  p.  776. 

Marck  (Olivier  de  la) ,  chevalier,  frère  de  Guillaume  I«% 
présent  à  la  comparution  du  procureur  de  Jean  de 
Horne  devant  le  chapitre,  1484,  p.  763.  —  Assiste  â 
l'intronisation  de  ce  dernier,  p.  767. 

Marck  (  Philippe  de  la  ) ,  fils  de  Louis ,  comte  de  Roche- 
fort. —  Le  chapitre  lui  confèrenne  prébende,  1483, 
p.  724. 

ifarc*  ( Robert  I"de  la),  frère  de  Guillaume  I«',e«t 
constitué  châtelain  de  Bouillon,  1482,  p.  695.— 
Indemnité  qui  lui  est  allouée  par  le  traité  de  Ton- 
gres, pour  les  réparations  faites  à  Bouillon,  1484. 
p.  750.  — Il  appelle  au  pape  et  à  l'archevêque  de 
Cologne  de  la  conduite  de  Jean  de  Horne,  1485, 
p.  776. 

^arc*  (  Robert  II  de  la  ) ,  seigneur  de  Sedan  ou  d'Esden. 
fils  de  Robert  l" ,  conseille  d'entourer  de  murs  le 
monastère  de  S'-Laurent,  1483,  p.  89.  —  II  veut 
acheter  le  château  de  Kikenpois  pour  le  fortifier, 
p.  792.  —  Il  est  excommunié  avec  les  autres  mem- 
bres de  sa  famille,  par  le  pape  Sixte  lY,  1484, 
p.  725.  —  Indemnité  à  lui  allouée  par  le  traité  de 
Tongres ,  pour  les  dépenses  faites  â  Stockhem ,  1484, 
p.  750.  — 11  appelle  au  pape  et  à  l'archevêque  de 
Cologne  de  la  conduite  de  Jean  de  Home,  1485, 
p.  776.  —Il prend  le  château  de  Stockhem,  1485, 
p.  92.  —  Il  fait  beaucoup  de  mal  aux  Maestrichtois , 
ibid.  —  Assiste  â  la  prise  de  S'-Trond,  par  Everard 
de  la  Marck,  1486,  p.  93.— Il  est  appelé  de  S'-Trond 
â  Liège,  par  Ghys  de  Canne,  1486,  p.  94.  —  Il 
prend  la  fuite  et  retoume  à  S'-Trond,  ibid.  —  Ac- 
compagne Éverard  son  oncle,  au  si^e  de  Liège, 
1487,  p.  95.  —  Réserves  faites  à  son  sujet,  pour  le 
ca»  où  il  n'accepterait  pas  U  Irère  de  1488,  p.  831 . 

—  Mêmes  réserves  pour  le  traité  conclu  avec  Ma- 
ximilien, p.  833.  —  Il  revient  â  Liège,  1489, 
p.  99.  —  Il  met  en  liberté  des  citoyens  détenus  à  la 
Chartreuse,  ibid.  —  Il  essaie  de  surprendre  Maes- 
tricht, 1489,  p.  100.  -  II  entre  à  Liège  avec  une 

H9 


946 


TABLE  ANALYTIQUE. 


nombreuse  armée  rassemblée  en  France,  1490, 
p.  104.  —  H  est  créé  mambour,  p.  105.  —  Ses  sol- 
dats dévastent  le  pays  de  Liège  et  le  comié  de  Looz , 
ibid.  —  Il  envoie  son  armée  dans  la  Campine,  ibid. 

—  Il  envoie  trente-deux  otages  liégeois  au  château  de 
Franchimoot,  ibid.  —  Sa  femme  obtient  qu'il  les  rap- 
pelle, ibid.— Il  essaie  de  prendre  Hasselt,  1490,  ibid. 

—  Il  fortifie  Liège,  ibid.  —  Il  fait  établir  deux  por- 
tes sur  le  pont  des  Arches,  ibid.  —  Il  consent  à 
la  paix  avec  Jean  de  Horne ,  ibid.,  et  pp.  840  et  851 . 

—  H  s'engage  par  ce  traité  ,  à  quitter  Liège  dans  les 
dix  jours  avec  ses  soldats,  p.  850.  —  Il  quitte  Liège 
avec  toute  sa  famille,  1401 ,  p.  107.  —  II  essaie  de 
prendre  Dinant  et  Ciney ,  1493,  p.  108.  —  Il  est 
député  des  la  Marck  à  Donchery ,  p.  853.  —  Il 
signe  la  paix  de  Donchery,  p.  858.  —  II  brûle  le 
village  de  Galoppe ,  en  compagnie  de  Sébastien  de 
Montfort,  1493,  p.  110.  —  Il  va  faire  la  guerre  en 
Gueidre,  de  la  part  du  roi  de  France,  1499,  p.  115. 

—  Il  rançonne  les  Liégeois  à  son  retour,  ibid.  —  Il 
va  au  secours  du  duc  de  Gueidre ,  contre  les  Braban- 
çons avec  des  partisans  français  ,  1507,  p.  124.  —  Il 
reconduit  ses  troupes  en  France,  ibid.  —  Des  bri- 
gands leur  enlèvent  leur  butin  aux  environs  de  S'-Hu- 
bert,  p.  135. 

Mank  (Robert  de  la  ) ,  fils  d'Éverard  I",  obtient  du  cha- 
pitre la  prébende  du  chanoine  Jean  de  Femey ,  «lé- 
cédé,  1483,  p.  714.  — n  vient  à  Liège,  avec  un 
envoyé  du  comte  de  Nassau  ,  pour  traiter  de  la  paix , 
1491,  p.  108.  —  II  retourne  en  Brabant ,  ibid. 

Marguerite  (la  porte  de  S"),  est  livrée  par  trahison 
aux  la   Marck    qui    s'emparent  de    Liège,    1488, 

p.  97. 
MarUtcake  (le  prévôt  de)  est  envoyé  par  les  seigneurs 

de  la  Marck ,  pour  sauver  de  l'incendie  le  couvent  de 

S'-Laurent,  148-5,  p.  88. 
Marie  { le  comte  de  ) ,  fils  aîné  du  comte  de  S'-Pol ,  au 

service  du  duc  Charles ,  p.  313. 
Marlyano  (M*  Raymond  de),  docteur,  envoyé  par 

Louis  de  Bourbon  à  la  diète  de  Maestricbt,  14«2, 

p.  142.  —  Son  portrait,  ibid.  —  Sa  lettre  au  clergé 

des  églises  secondaires ,  pour  la  translation  des  clia- 

pitres  à  Louvain  ,  1467,  p.  573. 
Mameffe  (  Louis  de  ) ,  membre  de  l'état  noble  de  Liège , 

consent  à  la  paix  de  Donchery  ,  1493,  p.  860. 
iVorltn  (Henri  ) ,  serviteur  de  Wathier  Datbyn.  —  Legs 

de  ce  dernier  en  sa  faveur,  p.  431 . 
MarUn  (S») ,  église  et  couvent  à  Liège.  —  Son  doyen 

devait  faire  partie  de  la  députation  envoyée  à  Rome, 

1467 ,  p.  47.  —  Elle  obtient  un  délai  pour  payer  i 


Benotton ,  1471 ,  p.  67.  —  Incendie  «les  écuries  du 
couvent,  1505,  p.  130. 

Martin  (S') «le  Louvain.  Legs  faits  à  celle  église  par 
Wathier  Dalhyn ,  p.  437. 

Martinez  (Guillaume),  chargé  par  le  duc  de  la  des- 
truction des  murs  de  Liège,  1470,  p.  05.  —  Une 
peut  entrer  au  château  de  Huy  ,  ibid.  —  Il  va  à  Thuin 
et  âCouvin ,  ibid. 

Maschereel  (  Jean  )  présent  à  la  comparution  du  procu- 
reur de  Jean  de  Horne  devant  le  chapitre,  1484, 
p.  763.  —  Il  assiste  à  l'intronisation  de  Jean  «le 
Horne,  p.  707. 

Maseyk  (ville  de).  On  n'y  permet  pas  la  proclamation 
de  la  paix  de  Huy  ,  1466,  p.  37.— Elle  est  rendue  par 
les  la  Marck ,  aux  termes  du  traité  conclu  avec  Maxi- 
milien,  1488,  p.  833. 

Maeaalar  (  Jean  ) ,  chef  des  rivageois ,  1491 ,  p.  107.  — 
Il  est  décapité,  ibid. 

Masecuereit  (  Henri  ),  valet  de  Wathier  Dalhyn.  -  Legs 
de  ce  dernier  en  sa  faveur ,  p.  431 . 

Mauy  (Jean),  tué  â  Montlhéry,  p.  189. 

.l/af/iwu  (Nicolas),  receveur  des  gabelles.— Son  compte 
pour  l'an  1470 ,  p.  653.  —  Receveur  de  tous  les  de- 
niers ortiioaires  et  extraordinaires,  dus  au  duc  de 
Bourgogne  dans  le  pays  de  Liège  et  de  Loo< ,  1471 , 
p.  5U9.  —  Instruction  de  la  chambre  des  comptes  sur 
son  office,  ibid.  —  Sa  commission  en  147:2,  p.  607. 

Matkonet ,  de  Hervé ,  complice  des  Datbyn.  —  Sa  con- 
damnation ,  p.  389. 

Maumont  iàruet  de) ,  1408  ,  p.  313. 

Maximilieny  voyez  Autriche .  A  la  requête  de  Jean  ëc 
Horne ,  il  consent  à  donner  aux  Liégeois  ses  lettres 
de  pardon  et  d'abolition ,  1493,  p.  861 .  —  II  avoue  le 
fait  de  la  prise  «le  Tongres  par  Louis  de  Vaudrè, 
1494 ,  p.  874.  —  Il  en  donne  pour  motif  le  refus  fait 
par  les  Liégeois  de  payer  la  portion  et  les  subsides 
à  lui  acconlés  par  ceux  du  saint  empire,  ibid. 

Jfayeftce  ( l'archevêque  de)  est  choisi  pour  arbitre  tou- 
chant la  surprise  de  Tongres ,  1494 ,  p.  874. 

Mayenee  (la  ville  de)  est  livrée  par  ses  habitants, 
1463,  p.  15. 

Mealx  Poulet  (Pierre  de),  capitaine  au  service  de  Jean 
de  la  Marck .  se  laisse  corrompre  par  le  seigneur  de 
Montigny,  p.  783. 

Meekoven  (Émond  de) .  maître  de  Chantrainnes.  exé- 
cuteur teslameulaire  de  Wathier  Dathyn ,  p.  433. 

Médicie  (  Laurent  de  ) ,  cardinal ,  est  élevé  au  pontificat 
sotts  le  nom  de  Léon  X,  1513,  p.  131. 

Meffe  (Colard  de),  complice  des  Datbyn.  —  Sa  con- 
damnation ,  p.  389. 


I 


TABLE  ANALYTIQUE. 


947 


MeffeoM  Meer$(itin  de),  maître  de  Liège,  1492,  p.  109. 
—Il  est  présent  â  la  mise  en  garde  de  loi  des  ordonnan- 
ces de  Jean  de  Horne  ,  1493,  p.  866.  —  Il  est  député 
pour  l'appointemeut  relatif  à  Tongres ,  1494,  p.  874. 

Melders  (Arts),  ex-bourgmestre  de  Hasselt,  député 
pour  l'appoinlemenl  relatif  à  Tongres,  1494,  p.  874. 

Mellin  (  Hugues  de  )  présent  aux  négociations  de 
Maestricbt,  1485,  p.  806. 

Mera  (Pierre  de),  notaire  apostolique  du  diocèse  de 
Cambray.  —  Il  lit  l'acte  de  procuration  ,  par  lequel 
Jean  de  Lysura ,  prévôt  de  Notre-Dame  de  Mayenee, 
devait  représenter  Louis  de  Bourbon  lors  de  son  ad- 
mission ,  p.  414. 

Merica  ou  f'ander  Heyden  (  Henri  de) ,  prieur  du  cou- 
vent de  Bethléem ,  près  de  Louvain.  -  Sa  chronique 
sur  les  défaites  des  Liégeois,  d'après  un  manuscrit  de 
la  bibliothèque  royale  de  Bruxelles,  p.  133.  —  Pro- 
logue, p.  135. 

-Ver/o(Ghisbcrtde),  notaire  apostolique,  fils  d'Etienne, 

certifie  le  monitoire  de  David  de  Bourgogne,  évéque 

d'Ltrechl,  contre  les  la  Marck,  1488,  p.  840. 

Mérode  (Guillaume  de),  membre  de  l'état  noble  de 

Liège,  consent  à  la  paix  de  Donchery ,  1493,  p.  8.59. 

.Vèrode  (Jean  de),  membre  de  l'étal  noble  de  Liège, 

consent  â  la  paix  de  Donchery,  1493,  p.  859. 
Mérodt  (Richard  de),  député  de  Jean  de  Horne  à  Don- 
chery,  1493,  p.  853. 
^erode  (Ricalde  de),  seigneur  de  Hufalize  et  de  Die- 
penbeck,  membre  de  l'état  noble  de  Liège,  envoyé 
à  Maestrichtv  «celle  le  traité  de  Donchery,  1493 
pp.  859  et  860. 
Métieride  la  cité  de  Liège.  Acte  d'alliance  entre  eux,  le 
15  avril  1433,  p.  391.  — Noms  des  métiers  quiyont 
pris  part,  ibid.  -  Mise  en  garde  de  loi  de  cet  acte , 
p.  400.— Les  métiers  peuvent-ils  faire  des  statuts  con- 
traires aux  franchises  de  la  cité ,  p.  458. 
Metz  (  Gilles  de  ) ,  ancien  maître  de  Liège ,  témoin  d'an 
acte  du  chapitre,  1455,  p.  410.  —  Maître  de  la  cité, 
ambassadeur  près  de  Louis  XI,  1461,  p.  13,  — H  re- 
fuse l'honneur  que  veut  lui  faire  le  roi  en  le  créant 
chevalier,  ibid.  -  Député  de  Liège  pour  les  négo- 
ciations de  Tirlemont,  pp.  550  et 560.  -  Jugement 
rendu  contre  lui,  p.  559.  —  Il  est  décapité,  1466 
pp.  36  et  39.  ' 

Meurt  (  Vincent,  comte  de),  oncle  de  Jean  de  Horne, 
travaille  à  la  paix ,  1465,  pp.  30,  533  et  533.  —  Il  se 
rend  à  Bruxelles  avec  le  comte  de  Horne  pour  la  trai- 
ter, p.  30.  —  H  reçoit  des  députés  liégeois  qui  de- 
mandent la  paix,  1466,  p.  304.—  Il  scelle  le  traité  de 
Tongres ,  1484,  p.  756.  —  H  assiste  à  l'intronisation 


de  Jean  de  Home ,  son  neveu ,  1484,  p.  767.  —  Il  est 
commissaire  pour  traiter  de  la  paix  entre  les  la  Marck 
et  Jean  de  Horne  ,  1490,  p.  846.  —  Il  signe  la  paix 
de  Donchery ,  1492,  p.  857. 
Meyen  (Daniel  Vander),  officier,  condamné  en  1461 
p.  503.  ' 

Michel  (couvent  de  S'),  à  Anvers,  incendié,  1499,  p.  1 15. 
;Vtc/(y (Jean ),  exécuté,  1467,  p.  49. 
Middelbourg  {doyen  de),  chanoine  de  S'-Lambert.  — 

Sa  mort,  au  combat  deS'-Trond  ,  p.  308. 
Mierle  (  Pierre  de),  chapelain ,  témoin  de  l'acte  d'accord 

entre  le  clergé  et  Louis  de  Bourbon ,  1406,  p.  555. 
Milon ,  trésorier  provincial ,  tué  à  Tongres  par  les  Lié- 
geois, 1468,  p.  211. 
Mimez  (Jean  de),  1408,  p.  309. 
Mineurs  (frères)  vexés  par  Benotton  ,1471,  p.  67. 
Minoart.  Prisedu  château  de  celle  ville ,  1485,  p.  113. 
Modave  (Hustin  de),  membre  de  l'étal  noble  de  Liège, 

consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  859. 
Moereme  {Robert  de),  prévôt  de  S'-Géréon  de  Cologne. 

Voy.  Morialmez. 
Moisne  (Collard  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489,  p.  842. 
Molembais  {\e  seigneur  de),  commissaire  de  l'archiduc 
Philippe,  pour  l'appointemenl  relatif  à  Tongres,  1494, 
p.  873. 
Moletmes  (J.  de),  secrétaire  du  duc  de  Bourgogne, 

Charles-le-Témèraire ,  pp.  592, 593  et 594. 
jWo/iiw  (  Baslin  de),  complice  des  Datbyn.  —  Sa  con- 
damnation, p.  389. 
Molitoris  (Guillaume),  chanoine,  est  chargé,  par  le 
clergé  de  Liège  de  faire  appel  contre  le  légal  Sylves- 
tre, 1481,  p.  691.  —  H  est  présent  à  une  protesta- 
lion  du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de 
Liège,  1482,  p.  698. 
Moll  (Jean)  investi  de  Leerneur,  chanoine,  présent  â 
une  protesUlion  du  chapitre  de  S'-Lambert  contre 
l'interdit  de  Liège  ,  1482 ,  p.  698, 
Mombort  { Jean  ),  notaire  apostolique ,  certifie  un  acte , 

1489,  p.  844. 
Mommale  (  Arnould  de)  assiste  i  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 
Mommale  { Robert  de  ),  mentionné  dans  un  acte  de  1 484, 

p.  764,  note  1. 
Mommale  (Thiry  de),  membre  du  tribunal  particulier  qui 
devailjuger  les  infractions  à  la  paix  de  Donchery,  1492, 
p.  856.  —  Membre  de  l'étal  noble  de  Liège ,  envoyé 
à  Donchery,  1492,  p.  859.  —  Scelle  le  traité,  p.  860. 
Monjardin  (le  château  de)  brûlé  par  le  gouverneur  de 
Luxembourg ,  1492 ,  p.  109. 


1 


948 


TABLE  ANALYTIQUE. 


Monnaies.  Ordonnance  relative  i  leur  cours  dans  le  pays 

de  Liège ,  1486,  p.  818  ;  1487,  p.  823;  1488,  p.  8i7. 

— Mises  au  taux  de  celles  de  Brabant,  1 497,  p.  1 1 3. — 

Leur  cours  en  1499,  p.  115.  —  Comment  on  doit  les 

forger,  p.  4G9. 
i1fonreu/(JeaDde),  1408,  p.  311. 
Mont.  Les  privilèges  des  Liégeois  sont  portés  en  cette 

ville,140M.  p.  320. 
Montentour  (Philippe;).  Vojex  Philippe   de   Clèves, 

p.  100. 
JlfoM<(Huguesde),  conseiller  et  argentier  de  Maximilien, 

chargé  de  payer  Tengagère  de  Huy,  1485  ,  p.  808. 
Montdidier{'<i\\\t  de)  cédée  au  duc  de  Bourgogne,  p.  1 91 . 
Montegnée  (pauvres  de).  Legs  de  Walbier  Dathyn  en 

leur  faveur ,  p.  430. 
Montenaken  (villede).  Fortifiée  par  les  Liégeois,  p.  192. 

—  Elle  est  brûlée  par  les  Bourguignons,  1465,  pp.  39 
et  193. 

Montenaken  (bataille  de),  perdue  par  les  Liégeois, 
1465,  pp.  39,  193,  393  et  363. 

Montenaken  (mairie de),  recette  des  gabelles  en  1470, 
p.  654. 

Montfort  (Jean  de),  témoin  i  Tacte  de  préliminaire»  lait 
àTirlemont,  1465,  p.  533. 

Montfort  (  le  château  de  )  pris  par  Rocquaer  pour  les 
la  Marck ,  p.  793.  —  Défense  de  prêter  assistance  à 
ceux  qui  y  étaient  réfugiés,  1486,  p.  813.  —  Il  est 
détruit  par  le  duc  de  Juliers  ,  1495,  p.  111.  —  Bri- 
gands qui  s*y  étaient  réfugiés,  1501,  p.  117.  —  Ils 
prennent  la  ville  de  Weert,  ibid. 

Montigny.  Yoy.  Home. 

Montlhèry  (bataille  de),  1465,  p.  187.  —  Allusioa  à 
cette  victoire  de  Charles  de  Bourgogne,  p.  363. 

^opret.  Tué  à  Montlhèry,  p.  189. 

Moret  en  Gitinais ,  p.  190. 

Morialmex.  Occupé  par  les  Français,  1471 ,  p.  66. 

Morialme»  (Jacques  de),  seigneur  de  Landelies,  bailli 
de  Thuin  ,  échevin  de  Liège ,  signe  le  record  donné  à 
la  requête  de  Louis  de  Bourbon  en  1458,  p.  460.  — 
En  signe  un  autre  donné  i  la  requête  de  la  cité,  p.  483. 

—  11  est  présent  à  Pacte  de  protestation  touchant  le 
rétablissement  des  maîtres  de  la  cité,  1477,  p.  637. 

Morialmex  (Jaspar  de),  chanoine  de  S'-Haterne ,  témoin 
à  la  levée  des  collectes  pour  Tordre  de  S'-Jean  de  Jéru- 
salem, 1481,  p.  688.— Témoin  d'un  acte  du  chapitre, 
1483,  pp.  695  et  696.  —  Témoin  de  la  protesUlion 
faite  contre  Tinterdit  de  la  ville  de  Liège ,  avant  l'élec- 
tion de  Jean  de  la  Marck ,  p.  697.  —  Témoin  d'un 
autre  acte  du  chapitre,  1483,  p.  714. 

Morialmex  (  Robert  de  ),  archidiacre  de  S'-Lambert ,  est 


massacré  sous  les  yeux  de  Louis  de  Bourbon,  pp.  31 1 , 
349et350.  Voy.iVoewne. 

Morlet  (  Henri  ),  un  des  quatre  de  la  Violette ,  député  des 
états  de  Liège  à  Aix,  pour  négocier  avec  les  envoyés 
de  Maximilien ,  1483,  pp.  710  et  713. 

AfotijifM  (Robert  de ),  chanoine  de  S'-Pierre.  présent  aux 
négociations  de  Maestricht,  1485,  p.  805. 

Moulin  (Conrard  du)  succède  i  Rutgher,  abbé  de 
S'-Jacques,  1471,  p. 67.  -  Sa  mort,  1474,  p.  71 . 

Moulin  { Renier  du  ).  témoin  à  la  levée  des  collectes  pour 
Tordre  de  S'-Jeao  de  Jérusalem,  1481 ,  p.  689. 

Moulin  (abbaye  de),  brûlée  par  les  Dinantais,  p.  148. — 
Pertes  des  religieux ,  p.  149. 

Multorum  (  Jean  ),  prêtre  ;  sa  déposition  au  sujet  des 
violences  de  Raes  de  Heers  contre  le  clergé,  p.  530. 

Mundoron  (Gérard  ),  complice  des  Datbyn.  —  Sa  con- 
damnation, p.  389. 

Mundoron  (Jaqueminet),  complice  des  Dathyn.  —  Sa 
condamnation ,  p.  389. 

Myerle  (  Pierre  de),  chanoine,  présent  i  une  protesta- 
tion du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  Tinterdit  de 
Liège,  1483,  p.  698. 

Myerlo  (Jean  de),  docteur  m  décret,  chargé  de  faire 
Tèlection  de  Jean  de  la  Mark ,  1483 ,  p.  697.  —  Pro- 
teste contre  Tinterdit  de  la  ville  de  Liège  avant  ladite 
élection ,  p.  698.  —  Présent  aux  négociations  de 
Maestricht,  1485,  pp.  806  et  808. 

Naerfonteyn  (Jean  de),  cbtvalier,  témoin  d'un  acte, 
1483,  p.  716. 

JYage  (Jean  del)  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 
deCroy,  1489,  p.  843. 

Namur  (Gille  de) ,  complice  des  Dathyn.  —  Sa  condam- 
nation, p.  589. 

Namur  (Jean ,  comte  de  ),  1408,  pp.  305  et  306. 

Namur  (  Michel  de  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  843. 

Namur  (comté  de).  Les  députés  des  églises  de  ce  comté 
sont  chargés  de  faire  le  relevé  de  tous  les  biens  du  clergé 
de  Liège  dans  leur  pays,  1473,  p.  69.— Ceux  de  Liège , 
s'y  refusent,  ibid .— Leurs  paysans  sont  dépouillés,  et  les 
députés  namurois  sont  cités  à  S'-Pierre  de  Liège,  ibid. 
—  On  les  déclare  exclus  des  églises  secondaires,  ibid. 

IVardin  (Etienne),  évéque  de  Milan,  légat  du  pape. 
Fait  des  instances  en  faveur  des  Liégeois  de  la  part  du 
roi  de  France ,  p.  163  et  à  la  note.  —  Il  loge  à  S'-Jac- 
ques, p.  54. 

Nassau- Dillenbourg  (Engilbert,  comte  de),  fil*  de 
Jean  11 ,  scelle  le  traité  de  Tongres ,  1484,  p.  756.  — 
Il  signe  un  acte  de  Maximilien ,  1485 ,  p.  809.  —  Il 
est  commissaire  de  Maximilien  pour  traiter  la  paix 


TABLE  ANALYTIQUE. 


949 


entre  les  la  Marck  et  Jean  de  Horne ,  1490 ,  pp.  846 
et  853.  —  Il  prend  la  cité  de  Liège  en  séquestre  jus- 
qu'à la  ratification  de  la  paix,  p.  850.-  Il  est  nommé 
mambour  de  Liège,  1490,  p.  103.  -  Il  fait  procla- 
mer la  paix  conclue  à  Aix ,  ibid.  -  Il  est  commissaire 
de  l'archiduc  Philippe  pour  Tappointemcnt  relatif  à 
Tongres,  1494,  p.  873. 
^assau-Dillenbourg  (Jean  II,  comte  de ) ,  drossart  de 
Brabant ,  capiuinede  Philippe-le-Bon  ,  1465,  p.  192. 
—  Il  entre  au  pays  de  Liège,  p.  363.  -  Il  est  envoyé 
à  Léau  pour  défendre  les  frontières  contre  les  Liégeois, 
p.  149.  -  Il  fortifie  Léau ,  ibid.  -  Il  bat  les  Liégeois 
près  de  Hasselt ,  p.  150. 
Nassau  (  le  damoisel  de ),  1 408,  p.  31 1 . 
Nayeves  (Jean  de),  commissaire  à  Donchery  pour  la 

paix  de  Liège,  1493,  p.  853. 
^eige  le  jour  de  Pâques ,  1499,  p.  iU.~  Idem ,  le  jour 

dcS«-Servais,1502,p.  117. 
Neufchdtel  {JesD  de),  fils  de  Conrad,  comte  de  Fri- 

bourgetde  Neufchâtel,  1408,  p.  313. 
Neufchdtel {Thibaut  de),  seigneur  de  Blamont.  maré- 
chal de  Bourgogne,  garde  les  frontières  des  états  du 
duc,  pendant  l'invasion  du  comte  de  Charolais  en 
France,  1465,  p.  187.  -  Il  vient  assiéger  Tongres, 
p.  198.—  Il  reçoit  les  propositions  des  habitants,  ibid. 
iVe«/w7fe  (le seigneur  de),  1408,  p.  310. 
iV«wer«(  Philippe  II  de  Bourgogne  ,  comte  de),  frère  de 

Jean-sans-Peur,  1408,  p.  318. 
Nevers  (Jean  II  de  Bourgogne,  comte  de)  est  proposé 
pour  mambour  aux  Liégeois  par  Louis  XI,  1465, 
p.  23.-  Le  bruit  court  qu'il  veut  s'emparer  du  duché 
de  Brabant,  dont  il  était  le  véritable  héritier,  1465, 
p.  24.—  Ses  envoyés  prennent  possession  d'une  terre 
ou  montagne  près  de  Liège,  appelée  Lorraine,  de 
Bouillon  et  de  Herstal ,  1467,  p.  51 . 
Nicolas^,  pape.  Bulle  conservatoire  qu'il  accorde  à  Tabbé 
de  S'-Laurent  de  Liège  et  aux  doyens  des  églises  des 
sainu  apôtres  de  Cologne  et  de  Maestricht,  1 451 ,  p.  401 . 
-  Bulle  de  réformation  des  églises  secondaires  de  Liège 
donnée  aux  mêmes  ,  p.  404.  -  Sa  mort ,  1456,  p.  6. 
Nicolas  (Porte  de  S').  Les  la  Marck  sont  introduits  dans 
Liège  par  la  trahison  de  ceux  qui  la  gardaient ,  1488 , 
p.  97. 

Nom  de  Dieu  (Jean),  envoyé  à  Liège  par  les  seigneurs 
de  Bade,  1466,  p.  39. 

Normandie  {le  gouverneur  de),  tué  à  Montlhèry,  p.  190. 

Normandie,  cédée  au  duc  de  Berri  par  Louis  XI,  p.  308. 
—  Rendue  au  roi  en  échange  de  la  Chamnaene , 
p.  309.  •  o     . 

IVoyelle  (le  seigneur  de  ),  1408,  p.  315. 


Nyssem  (Gheymar  de),  doyen  ;  ratifie  Taccord  du  clergé 

avec  Louis  de  Bourbon ,  1 466,  p.  555. 
Nyvair  (Jean),  le  jeune,  complice  des  Datbyn.  -  Sa 

condamnation ,  p.  389. 
Observance  { les  frères  de  T  ) ,  s'établissent  dans  un  lieu 
nommé  Jérusalem  ,  derrière  le  couvent  des  Écoliers, 
1489,  p.  100.  -  On  pose  la  première  pierre  de  leur 
église,  1495,  p.  111. 
Oca(Pierre  d'),  de  Jupille,  témoin  de  la  promesse  de  ran- 
çon  du  seigneur  de  Forêt,  à  Robert  de  la  Marck  p  877 
Octonville  { Guillaume  d'  ) ,  1 408,  p.  31 2 
Odeur  {M-  Herman  d'),  chancelier,  archidiacre  de 
Famenne  et  prévôt  de  S'-Denys ,  chanoine ,  présent  à 
lacté  de  protestation  touchant  le  rétablissement  des 
maîtres  de  la  cité  de  Liège ,  1477,  p.  637. 
Odeur  { Godenoul  d'  ) ,  écolâtre  et  prévôt  de  S'-Pierre  de 
Liège,  chanoine,  présent  à  l'acte  de  protestation,  tou- 
chant le  rétablissement  des  maîtres  de  la  cité,  p.  637 
Odeur  (Guillaume  d'),  membre  de  l'état  noble  de 
Liège ,  envoyé  à  Maestricht ,  scelle  le  traité  de  Don- 
chery, 1492,  p.  860.  -  Membre  du  tribunal  parti- 
culier,  qui  devait  juger  les  infractions  à  la  paix  de 
Donchery,  1492,  p.  856. 
Odeur  (Thielman  d'),  chapelain,  présent  à  l'admission  de 
Louis  de  Bourbon,  comme  élu  de  Liège,  1456  p  414 
Odeur  {  Wathier  d') ,  membre  de  l'état  noble  de  Liège 
consent  à  la  paix  de  Donchery ,  1 492,  p.  859  ' 

Offices  du  pays  de  Liège.  Quelles  personnes  peuvent  en 
être  chargées,  p.  477.  -Serment  que  les  officiers 
doivent  prêter  chaque  année  à  leur  réception,  p.  455 
-  A  quelles  peines  ils  s'exposent  s'ils  reçoivent  des 
présents  de  quelqu'un ,  p.  456.  -  On  règle  les  offices 
du  pays  par  le  traité  de  Tongres,  p.  749. 
Officiai  de  Liège.  Mandement  lancé  par  lui  contre 
Wathier  Dathyn ,  qui  avait  soulevé  les  métiers  contre 
Tégli8edeLiége,p..382. 
Officiers  du  duc  de  Bourgogne,  rendent  la  justice  dans 

lepay8deLiége,p.  367. 
Oley  (paixd'),  1466,  p.  46.  Voy.  Paix. 
Onuphre  de  sainte  Croix,  évêque  de  Tricaria  ,  légat 
envoyé  par  Paul  II ,  pp.  56,  1 70,  243,  357  et  373.  - 
RésultaU  obtenus  par  lui  antérieurement,  à  Mayence, 
p.  357.  —  Il  vient  de  Maestricht  à  Liège,  p.  56.  — 
Il  loge  aux  Chartreux  ,  p.  243.  -  DétaiU  sur  sa  in- 
duite dans  les  affaires  de  Liège,  p.  357.  -  Il  est  reçu 
au  pont  d'Amercœur  par  Louis  de  Bourbon,  p.  56. 
—  Et  complimenté  par  le  carme  Robert  et  Téchevin 
Bérard,  p.  243.  —  Discours  qu'il  adresse  au  peuple , 
ibid.,—  Il  bénit  le  peuple  du  haut  du  pont  des  Arches] 
p.  245.  -  Il  est  conduit  au  milieu  de  la  multitude 


950 


TABLE  ANALYTIQUE. 


jusqu'à  S'-Lambert ,  p.  56.  -  Son  entrée  dani  la  ca- 
thédrale ,  i».  245.  -  Il  bénit  l'église  en  signe  de  ré- 
conciliation, p.  56.  -  Il  chante  le  Te  Deum  ,  ibid. 
-  Il  loge  à  S'-Jacques,  p.  57.  —H  lève  l'interdit, 
pp.  57 ,  170  et  245.  -  11  se  rend  auprès  de  Charles , 
pour  tâcher  d'adoucir  le  sort  des  Liégeois,  p.  246.— 
^on  succès  de  son  entreprise,  ibid.  —  Il  assiste  au 
mariage  du  duc  ,  ibid.  -  On  lui  conseille  de  quitter 
Liège,  où  sa  vie  n'est  pas  en  sûreté,  p.  247.  —  Il 
reçoit  les  bannis  à  leur  rentrée  à  Liège ,  ibid.  —  Dis- 
cours qu'il  leur  adresse,  ibid.  et  p.  359.  —  Il  se  rend 
auprès  de  Louis  de  Bourbon ,  afin  de  l'implorer  en 
leur  faveur,  pp.  58  et  248.  —  Il  quitte  Liège  avec 
Louis  de  Bourbon,  et  se  retire  à  Tongres,  1468, 

p.  210. Veut  se  sauver  après  la  prise  de  Tongres, 

p.  211.  —  Il  se  réfugie  en  secret  avec  l'évêque ,  dans 
l'église  de  Notre-Dame,  ibid.  — Il  se  rend  prisonnier 
aux  capiuines  liégeois ,  p.  212.  —  Consolations  qu'il 
donne  à  Louis  de  Bourbon ,  ibid.  —  Il  est  conduit  à 
Liège  avec  l'évêque,  ibid.  et  pp.  50, 174  et  249.  —  Il 
«e  réfugie  dans  l'église  de  S'-Lambert,  pendant  le  siège 
de  la  ville  par  les  Bourguignons,  p.  251.  —  H  »e 
rend  auprès  du  duc  avec  Louis  de  Bourbon ,  afin  de 
l'implorer  pour  les  Liégeois,  pp.  59,  251  et  359.— 
Manière  dont  il  est  reçu ,  p.  252.  —  11  est  accusé 
d'avoir  favorisé  les  rebelles ,  ibid.  et  pp.  226  et  360.— 
Amel  de  Vciroux  se  défend  en  disant  qu'il  n'a  agi 
que  d'après  ses  avis ,  p.  226.  —  H  est  accablé  de  ma- 
lédictions par  les  Liégeois  fugitifs,  p.  231.  —  11  est 
fait   prisonnier,  pp.  231  et  360.  -  Son  séjour  à 
Maestricht ,  pp.  253  et  360.  —  Ses  domestiques  sont 
jetés  à  l'eau ,  p.  232.  —  Sa  captivité  à  Vilvorde ,  ibid. 
_  Il  retourne  en  Italie  ,  p.  361.  -  11  se  fait  payer  ses 
dépenses  avant  son  départ,  p.  63.— Il  charge  Angélus 
de  Viterbe  d'écrire  le  poème  sur  les  événements  de 
Liège ,  p.  361 .  —  Sa  mort ,  ibid. -Réfutation  des  ac- 
cusations portées  contre  lui  par  Comines ,  p.  252. 
Opheers  (Jean  d'  ) ,  chanoine ,  sa  déposition  au  siyet  de» 
violences  contre  le  clergé,  1465,  p.  621.—  H  est 
présent  à  une  protestation  du  chapitre  de  S'-Lambert 
contre  l'interdit  de  Liège  ,  lors  de  l'élection  de  Jean 
de  la  Mark,  1482,  p.  698. 
OrtWn^en  (Guillaume  d'),  seigneur  de  Waremme,  as- 
siste à  l'entrée  de  Louis  de  Bourbon  i  Liège,  1456, 
p.  418.  —Témoin  d'un  acte ,  1469,  p.  583.  —  Mem- 
bre de  l'état  noble  de  Liège ,  consent  à  la  paix  de 
Donchery,  1492,  p.  859. 
Ordonnances  (nouvelles),  faites  en  1479,  par  les  états 
du  pays  de  Liège ,  touchant  deminnemens,  adjpursde 
quinaaineetcontrepans,  p.  666. 


Ordotinaneet  d'Éverard  de  la  Marck ,  comme  prolec- 
teur et  défenseur  du  pays  et  de  l'église  de  Liège , 
|K)ur  la  nouvelle  administration  établie,  1488,  p.  826. 
—  Contre  les  meurtriers  de  Jean  Kachet ,  p.  827.  — 
Sur  le  cours  des  monnaies,  ibid. 

Ordonnances  de   Jean  de  Horne  ,  pour  l'ouNi  de 
tous  les  excès  commis  avant  la  paix  de  Maestricht . 
1486,  p.  813.  —  Contre  le  port  des  armes  ou  des 
bâtons  i  contre  les  bourgeois  allant  dans   les  rues 
sans    lumière   après  dix    heures;   pour    la   rentrée 
des  émigrés  dans  la  ville,  ibid.  —  Contre  ceux  qui 
oseraient  aller  douner  assisunce  aux  garnisons  en- 
nemies de  Stockhem  ,  d'Aigrcmont,  de  Longue  ,  de 
Montfort  et  de  Franchimont,  ibid.  —  Contre  les  au- 
bergistes ne  renseignant  pas  les  noms  de  leurs  hôtes , 
ibid.,  p.  814.  —  Sur  le  fait  des  rivageois  de  Seraing , 
qui  avaient  blessé  et  mis  à  mort  quelques  bourgeois, 
1486,  p.  814.  —  Contre  ceux  qui  prendraient  parti 
pour  les  ennemis;  il  est  permis  à  chacun  de  les  as- 
sommer,  p.  815.  —  Contre  les  rebelles  pillant  le 
pays,  avec  permission  de  les  assommer,  ibid.  — 
Pour  la  remise  de  tous  les  biens ,  appartenant  aux 
ennemis  de  l'évêque  ,  1486,  p.  817.  -  Contre  l'ex- 
portation de»  grains,  p.  818. -Pour  le  cour» des  mon- 
naies ,  1486,  ibid.,  1487,  p.  822.  -  Contrç  ceux  qui 
rôderaient  la  nuit  avec  un  déguisement,  1486,  p.  821. 

—  Contre  ceux  qui  avaient  mis  des  placards  au  pilier 
de  S'-Lambert  et  à  la  porte  du  palais ,  1487,  p.  822. 

—  Touchant  ceux  qui  feraient  quelque  tentative  con- 
tre ceux  de  Franchimont,  1486,  p.  820, 1487,  p.  824. 

—  Pour  la  rentrée  des  bannis.  1486,  p.  821 .  —  Pour 
l'entrée  de»  grains  de  Hesbaye ,  ibid.  -  Pour  la  révi- 
sion des  poids  et  mesures,  1487,  p.  823.  —  Pour 
amener  chariots,  chevaux  et  autres  instrumenU  de 
guerre,  1487  ,  p.  824.  —  Pour  marcher  sous  l'éten- 
dard de  Jean  de  Horne,  1487  ,  p.  824.  -  Sur  1«  guet 
et  le  surguet  dans  U  ville,  1487,  pp.  824  et 825.  - 
Pour  se  rendre  â  l'armée  de  Jean  de  Horne ,  sous 
peine  de  la  hart,  ibid.,  p.  825.- Autre»  ordonnances 
mise»  en  garde  de  loi  par  le»  échevin»,  1493,  p.  865. 

Orey  (Henri  d'),  abbé  de  S'-Laurent.  —  Son  élecUon, 
1504,  p.  119.  —  11  aide  Érard  de  la  Marck  dan»  le»  ré- 
formes que  celui-ci  veut  introduire  â  S'-Hubert,  en  Ar- 
denne»,  1507,  p.  124.  —  Sa  mort ,  1508,  p.  125.  — 
Amitié  de  l'évêque  Érard  de  la  Marck  pour  lui ,  ibid. 

Orléans  (le  duc  d')  »uccède  à  Charles  Vlll ,  sou»  le  nom 
de  Louis  XII,  1498,  p.  114. 

Ormoy  (Jean d'),  1408,  p.  310. 

Omyst  (Guillaume  d'),  seigneur  de  Berlo.  témoin  d'un 
acte.  p.  684. 


J 


TABLE  ANALYTIQUE. 


951 


Orvttux  (Joris  d'),  présent  â  l'acte  de  protestation 
touchant  le  réublissement  des  maîtres  de  la  cité, 
1477.  p.  637. 
Ostrevant  (Raoul  d'),  1408,  p.  319. 
Otages  demandés  par  le  comte  de  Charolais  aux  Liégeois, 
1466,  p.  42.  —  lis  sont  retenus  en  Brabant  à  cause 
du  non-payement  du  tribut,  1467,  p.  45.  —  Ils  se 
plaignent  à  leurs  concitoyens ,  ibid.  —Leurs  femmes 
viennent  faire  des  réclamations  au  conseil,  ibid.  — 
On  ne  les  écoute  pas,  ibid.  et  p.  49.— Réclamations 
qu'il»  adressent  eux-mêmes ,  p.  51 . 
Otages  envoyés  par  Robert  de  la  Marck,  au  château  de 
Franchimont ,  1490,  p.  105.  —  Ils  sont  rappelés  par 
les  instances  de  sa  femme,  ibid. 
Othée  (  bataille  d')  ne  dure  qu'une  heure,  1408,  p.  316. 
Ot/«ce(Gilled')  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489,  p.  842. 
Outre-Meuse  (les  gens  d')  viennent  demander  justice 

de  l'arrestation  d'un  artisan,  1406,  p.  44. 
Ouvriers   (les)  décident  qu'ils  ne   travailleront  plus 
pour  le  clergé,  s'il  se  soumet  à  l'interdit,  1463.  p.  17. 
Overlender  (  Gérard  )  appelle  au  pape  et  à  l'archevê- 
que de  Cologne  de  la  conduite  de  Jean  de  Home 
1485,  p.  776. 
Oyseber  (le  seigneur  d') ,  1408,  p.  310. 
Page  (Jacoyn  de),  tué  à  Monllbéry,  p.  189. 
/»aM?de  Jean  de  Bavière  avec  les  Liégeois,  1408,  p.  .320. 

—  Entre  le  roi  de  France  et  le»  princes  ,  1465,  p.  190. 

—  Entre  le»  Liégeois  et  le  duc  de  Bourgogne  après  la 
bauille  de  Montenaken  en  14fô,  pp.  30,  152  et  369. 

—  Acte  fait  à  Tiriemont  au  sujet  de  cette  paix  ,  dite  de 
S«-Trond,  p.  529.  —  Confirmation  de  cette  paix 
forcée  par  Charles  de  Bourgogne,  pp.  155, 194,  205. 
276  et  281.  —  D'Oley ,  conclue  après  la  ruine  de 
Dinant,  entre  Charles  et  le»  Liégeois,  1466,  pp.  43, 
160,  240  et  289.  —  Autre  imposée  aux  Liégeois  après 
Brusthem  lors  de  l'entrée  de  Charles  dans  Liège. 
1467,  pp.  53,  167,  199,  208,  242  et  291.  —  Entre 
Louis  XI  et  le  duc  Charles,  1468  ,  pp.  209  et  215. 

—  Entre  le  roi  de  France  et  le  duc  Maximilicn  d'Au- 
triche, 1481  ,  p.  80.  —  Proclamée  entre  Guillaume 
de  la  Marck  et  Maximilien  d'Autriche,  1485,  p.  89. 

—  Entre  Maximilien  d'Autriche,  les  étau  de  Bra- 
bant et  Jean  de  Home  d'une  part ,  les  villes  et  pays 
de  Liège  et  comté  de  Looz,  de  l'autre,  p.  778.  — 
D«î  Tongres ,  entre  Jean  de  Horne  et  Guillaume  de 
la  Marck,  1484,  pp.  91  et  745.  —  Sommaire  de  la 
paix  faite  i  Maestricht,  1485,  p.  803.  —  Entre  le» 
la  Marck  et  la  cité  de  Liège,  d'une  part,  Jean  de 
Horne  et  la  ville  de  Maestricht,  de  l'autre,  1488, 


p.  830.  —  Conclue  par  l'empereur,  les  la  Marck  et 
la  cité  de  Liège,  1488,  p.  831.  —  Entre  le  roi  des 
Romains  et  le  roi  de  France ,  1489,  p.  101.  —  Entre 
le  roi  des  Romains  ,  le  duc  de  Saxe  et  les  la  Marck. 
publiée  à  Liège,  pp.  101  et  102.  —  Entre  Jean  de 
Home  et  les  la  Marck,  p.  101.  —  Traité  entre  Jean 
de  Horne  et  les  la  Marck,  1490,  p.  845.  —  Négocia- 
tions à  Diest,  à  Maestricht  et  à  Aix,  1491,  p.  106. 
—   De  Donchery   entre    Jean  de  Horne    et  le»  la 
Marck,  1492,  pp.  109  et  832.  -  Elle  est  publiée  d'a- 
bord à  Tongres,  puis  à  Liège,  p.  109.  —  Entre  le 
roi  des  Romains  et  le  roi  de  France,  1493,  p.  110. 
Palant  (  Antoine  de),  chargé  de  défendre  la  ville  d'Eyck, 

1483,  p.  88. 
/'atonf(  Renier  de  ),  gardien  de  l'église  de  Liège,  assiste 
Louis  de  Bourbon  lors  de  son  installation ,  p.  420. 
Papegay  (Jacques  de)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy,  1489.  p.  842. 
Paradis  (  Nicolas  de),  prêtre  de  l'église  de  S--Aldegonde 
de  Liège  ;  sa  déposition  au  sujet  des  violences  de  Raes 
de  Heers  contre  le  clergé ,  1465,  p.  519. 
Pare» (Jean),  maître  ès-arts,  témoin  d'un  acte,  1485, 

p.  725. 
Paris,  assiégé  par  Charles  de  Bourgogne  et  les  princes 
ligués ,  1465,  p.  190.— Écroulement  d'un  pont,  1499 
p.  115. 

Parlement  établi  à  Malines  par  le  duc  Charles,  1468 , 
p.  370. 

Patenter  (  Henri  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  841 . 

Paul  II,  pape.  Son  élection,  1464,  p.  21 .—  Il  approuve 
l'interdit  lancé  par  le  légat  Pierre  Ferrici  contre  les 
Liégeois,  1404,  p.  143.  —  Il  accorde  que  l'interdit 
soit  suspendu,  ibid.  -  Bref  qu'il  adresse  à  Louis  de 
Bourbon  pour  suspendre  l'interdit  pendant  quatre 
mois,  1465, p.  515.  —  Nouvelle  bulle  d'excommuni- 
cation qu'il  lance  contre  les  Liégeois,  1465.  pp.  145, 
205  et  542.  —  Texte  de  la  sentence ,  p.  542.  —  Il 
réclame  le  bras  séculier  contre  les  Liégeois ,  et  écrit 
à  Philippe-le-Bon,  p.  205.— Ses  motifs  pour  concourir 
à  soumettre  les  Liégeois  révoltés,  p.  237.— Causes  de 
l'interdit  appelé  la  Pauline,  ibid.  —  Paul  II  est  dupe 

des  promesse»  de  Philippe-le-Bon,  p.  239. —Il  essaie  de 
ramener  la  paix,  1467,  pp.  242 et  245.  —  Envoie  à 
Liège  Onnphre  ,  évêque  de  Tricaria,  ibid.  —  II  de- 
mande que  l'église  de  Liège  lui  envoie  des  député»  , 
1469,  p.  64.  —  Il  meurt  subitement  à  Rome,  1471. 
p.  67.— Za  Pauline  est  mise  en  garde  des  échevins  . 
1477,  p.  639.  Traduction  française  de  cette  bulle,  ibid. 
Paul  en  tle  (S"),  à  Liège;  miracles  de  Notre-Dame  dans 


952 


TABLE  ANALYTIQUE. 


cette  église ,  1467,  p.  48.  -  Le.  graioi  qu'on  y  attit 

misen  réserve  y  sont  saiti»  par  BeooUon,  1471,  p.  67. 

Pauli  (Jean)  signe  un  acte  de  Jean  de  Horne,  1480  , 

pLege  (le  seigneur  de)  chargé  de  la  part  du  duc,  de  la 
destruction  des  mursde  Liège,  1470,  p.  65.-Envoyé 
d'abonl  à  Liège  par  le  duc  Charles,  il  marche  ensuite 
au  secours  du  Hainaut,  1471,  p-  66.  -  Les  Liégeois 
•ont  enchantés  de  son  départ ,  ibid.  -  Se.  veiations, 

ibid. 
Payle  { Waller ),  député  de.  états  de  Liège  à  Aix ,  pour 

négocier  avec  le.  envoyés  de  Maximilien,  1485, 

pp.710et712. 
Pwlier  (Jean  le)  auiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 

ques  de  Croy ,  1 489,  p .  842. 
PeeW(ceux  de)  forcés  à  payer  le.  recette,  et  gabeOe., 

1460,  p.  597. 
Peer  (la  ville  de)  est  prise  par  les  partisans  liégeo».  «t 

.eshabiunts  sont  massacrés,  1483,  p.  89. 
Pèlerins  i  Rome ,  1500,  p.  1 15. 
Pellechon  (  Jacquemin),  mayeur  de  Hermee.,  membre 

du  tribunal  particulier  pour  le.  infractions  à  U  pan 

deDonchery,  1492,p.856. 
Pengny  (le  seigneur  de),  1408,  p.  307.  -  Son  frère 

Henri,  ibid.  .      ,  „ 

Péronne,  ville  de  Picanlie ,  cédée  au  duc  de  Bourgogne, 
191    —  Détails  de  l'entrevue  de  Louis  XI  et  de 
Charlei ,  dans  cette  v.lle ,  1 468,  p.  213.-  Paix  signée 
dans  cette  ville ,  à  quelles  conditions ,  p.  215. 
Perron  (le)  est  élevé  sur  le  marché  de  Liège,  1457, 
«7-11  est  enlevé  et  porté  à  Bruges  par  Charles  de 
Bourgogne ,  1467,  pp.  169,  200  et  366.  -  U  est  ré- 
tabli,  1478,  p.  78. 
Pertes. (Henri  de  Home,  wigneurde),  mambour  de 
Liège,  1408,  p.  515.- Son  fiU,  p.  316. 

P„t7^^  ravage  le  pay.  de  1^'^^^^««' ^^^81  - 
vemlU,  1475,  p.  70.  -  A  Liège,  1482  p.  81.  - 
Qui  désole  la  villede  Huy,  1483,  p.  M.-Danse  mo- 
nastère de  S'-Jacque.,  ib.d.-«Et  dan.  celu.  de  S  -Uu- 

pXp^  fait  entrer  Éverard  de  U  Marck  dan. 

Lié«e,  par  trahison,  1488,  p.  97.  .    „^  .     ^ 

Pi^e  iPierre  de),  prieur  de  l'HôpiUl  à  U  Chaîne i 

Li^e.  -Sa mort,  1504, p.  119.  , 

Picc^omim(Jacq«e.),cardin.WvéquedePaT,e.,«^^^^ 

de  M.  commenuire.  sur  le.  trouble,  de  Liège  ,  p^  571 . 

Picourt  (  Jean),  conseiller  de  Louis  de  Bourbon ,  témoin 

d'un  acte,  p.  684.  , 

^,p«r  erreur,  P..v».,  1458,  p.».-Texte  de 


M  bulle  touchant  les  bènèBces  dans  le  diocèse  de 
Liège,  1458,  pp.  435  et  661 .  -  Bulle  par  laquelle  il 
cooBrme  l'inUrdit  Uncé  contre  le.  Liègeoi.  par  Loui. 
de  Bourbon,  1462,  p.  503.  -  Mention  qui  en  est 
faite  ,  pp.  143  et  202.  -  Bref  qu'il  adresse  aux  Lié- 
geois .ur  l'envoi  d'un  légat  apostolique,  1463,  p.  512. 

-  11  envoie  Pierre  Ferrici  à  Liège ,  pp.  202  et  143. 

—  Insuccès  de  cette  mission ,  ibid.  —  Le  pape  ac- 
corde au  duc  de  Bourgogne  le  droit  de  lever  des  dîme, 
pour  la  guerre  contre  les  Turc,  1464,  p.  19.  -  Il  se 
réserve  la  dime  de  tous  les  bien,  et  revenu.  ecclé.ias- 
tiques  pendant  trois  an.  pour  le  même  objet,  ibid.  - 
Sa  mort,  1464,  p.  21. 

PiellI,  pape.  Son  introniwtionetamort,  1503,  p.l  18. 

Pierre  (église  de  S«)  de  Liège,  obtient  un  délai  pour 
payer  i  Benotton ,  1471 .  p.  67.  -  Humbercourt  vient 
y  désavouer,  de  la  part  du  duc,  les  vexations  de  ses 

agenU,  1472,  p.  69. 
Pierre  (S«)  de  Louvain.  Wathier  Datbyn  ordonne,  par 

MU  testament,  qu'on  l'enUrre  dan.  cette  égliM, 

p.  426.  —  Aumônes  qu'il  lui  fait,  ibid. 
Piiiayee  et  incendie,  dans  plusieurs  viUe.  du  pay.,  1466, 

p.  37.  1     I      A 

PUe  (Umbert),  témoin  de.  violences  contre  le  clergé 

au  sujet  de  l'interdit,  1465,  p.  519. 
Pistorif  (Jean  ),  témoin  d'un  acte ,  1483,  p.  715. 
Placards  séditieux.  Ordonnance  contre  ceux  qui  en 
avaient  affiché  au  piUer  de  S'-Umbert  et  à  U  porte  du 
palais,  1487,  p.  «22. 
Platea  (Jean  de)  prend  acte  de  la  protesuuon  lou- 
chant le  rétablissement  des  maître,  de  la  cité  par  ordre 
de  Loui.  de  Bourbon,  1477,  p.  657.  -  ÉcolAtre  de 
S'-Jean  ;  il  e.t  commisMÎre  de  Jean  de  Horne  à  Franc- 
fort, pour  obtenir  l'investiture  impériale  pour  ledit 
èvêque,  1484,  p.  759. -Chanoine  et  doyen  de  S'- Jean, 
il  awiste  aux  négociation,  de  MaesUicht,   1483 , 
pp.  803, 806  et  808. 
P/«ie«  et  grêles  qui  dèlrui^ntle.  vigne.,  1504,  p.  119, 
_  et  tempête,  qui  ravagent  U   Ue.baye,    1505 , 

p.  120. 
Poesseur  (  Dcny.  Corbeal  de  ),  citoyen  de  Liège ,  K  re- 
connaît cauUon  de  GuiUaume  de  la  Marck  pour  l'em- 
prunt fait  à  l'abbaye  de  Stavelo ,  1483,  p.  716.  -  Il 
aui.te  à  l'engagement  du  tréwr  de  S'-Lambert ,  1 483, 
p_  717.  _  Maître  de  U  cité  de  Liège,  priwnnier  au 
château  de  Huy,  relichè  par  la  paixdeTongre.,  1484, 
pp  747  et  779.  -  Échevin  de  Liège,  présent  aux  né- 
gociations de  Maestricht ,  1485,  pp.  805,  806  et  808. 
Poids  et  mesurts.  Ordonnance,  pour  le»  reviwr,  1487, 
p.  823. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


953 


Pol  (Louis  de  Luxembourg,  comte  de  S'),  plus  tani 
connétable  de  France  ;  entre  dans  la  ligue  du  bien 
public.  H0.1.  p.  192.  -  11  arrête  la  vengeance  de 
Charles  de  Bourgogne  contre  les  Lié^jeois.  p.  152.  — 
H  intercède  en  vain  pour  les  Dinantais.  1466,  p.  139. 
—  Colère  du  connétable  contre  le  comte  de  Charolais 
après  le  sac  de  Dioant .  p.  370.  —  Il  reçoit  la  ville  de 
Thuin  en  dé<lommagement ,  ibid.  —  Sommes  qu'il 
tire  de  ses  habitants,  ibid.  —Ses  instances  pour  en- 
jfagtr  les  Liégeois  à  la  paix .  p.  160.  —  Il  est  envoyé 
par  Louis  XI  à  Bruxelles,  afin d  obtenir  la  paix  pour 
les  Liégeois.  1467.  p.  163.  —  Il  est  décapité  pour 
trahison  .  1473.  pp.  72  et  370.  Ses  biens  sont  confis- 
qués, ibid.  —  Se»  fîi»  sont  retenus  en  captivité,  ibid. 
Po//ain  ou  Pollen  (Jean  le)  do  Waioux,  maître  de 
Liège,   1435,  p.  391.  —  Secrétaire  des  échevin» j 
témoin  d'un  acte  du  chapitre  en  1436.  p.  413. 
Pollainou  Polleyn  (Jean  le).  S' de  Waroux.  chevalier, 
assisteà  rengaijemcntdu  trésor  de  S'-Lambeit,  1483, 
p. 717.— Maître  de  la  citéde  Liège,  il  est  prisonnierau 
chiteau  de  Huy  et  relâché  après  le  traité  de  Tongres  , 
1484,  pp.  747  et  779— il  accompajjne  Jean  de  Hoine 
lors  de  son  intronisation,  1 484,  p.  767.  -Il  est  présent 
aux  négociations  de  Maestricht,  1485.  p.  803.  -  Il 
assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques  de  Croy,  1 489, 
p.  841 .  —  Membre  de  l'état  noble  de  Liège,  il  consent 
à  la  paix  de  Donchery.  1492,  p.  859. 

Pollain  (M' le),  membre  du  tribunal  particulier  pour  le-, 
infractions  à  la  paix  deDonchery,  1492,  p.  836. 

Po#ic«  Périlleux,  chevalier.  1408,  p.  311 . 

Pont  (Jean  de),  de  Halley,  mentionné  au  testament  de 
Wathier  Dalhin .  p.  429. 

PonteliciGuy  de),  1408.  p.  309. 

Ponthe  (Jean  de),  prêtre-chanoine,  témoin  delà  levéedes 
collectes  pour  l'ordre  de  S'-Jean  de  Jérusalem,  p.  G89. 

Pantoise  (ville  de) ,  prise  par  les  prince»  ligués ,  1465 
p.  190. 

Poron  (Cille),  le  jeune,  assiste  à  la  diète  provoquée 
par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 

Po/(Renier),  1408,p.  507. 

Pottea  (Guillaume  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 

Po«/pr( Gilles  le)  assistée  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489,  p.  841. 

Poltier  (Lambert  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  841. 

Pouillon  (Thiri  ),  commis  à  la  garde  de  Huy,  1483, 
p.  708.-11  consent  à  la  paix  de  Donchery  en  sa  qualité 
de  membre  de  l'état  noble  de  Liège.  1492,  p.  860. 

/*c»upet  (le  seigneur  de),  1408,  p.  309. 


Pourteur  (  Petit-Jean  le),  complice  des  Dathyn.  —  Sa 

condamnation .  p.  389. 
Prêcheurs  (les  frères),  de  Liège ,  vexés  par  Benotton  , 

1471,  p.  07. 
Pre//e»  (  Jean .  seigneur  de),  membre  de  l'étal  noble  de 

Liège ,  consent  à  la  paix  de  Donchery  ,  1492,  p.  859. 
Princ/jcn  (Godefroid),  procureur  condamné  en  1461 

p.  503. 

Printaghuen  (Raes  de),  membre  de  l'état  noble  de 
Liège,  consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  839. 

Prisonniers.  Article  du  traité  de  Tongres  qui  les  con- 
cerne, p.  750. 

Procureurs.  Leurs  exactions  en  divers  endroits  du  dio- 
cèse de  Liège,  1400,  pp.  8  et  138. -Surtout  dan.  le 
pays  de  Looz ,  p.  8.  -  Soulèvement  du  peuple  contre 

eux,  1401,  p.  9.  — En  ;nête ordonnée conlie eux.  MCI, 
p.l  1.— Les  maîtres  en  sont  chargésaveccerlainsautres 
délégués,  ibid.  -  A  Tongres  on  empêche  l'enquête, 
ibid.  —  Les  maîtres  de  différentes  villes  viennent  à 
Liège ,  demandant  que  l'enquête  sortisse  son  effet , 
ibid.  —  Leur  condamnation,  1401.  pp.  11  et  301.— 
Ils  regagnent  la  faveur  qu'ils  avaient  perdue  en  appa- 
rence auprès  derévêque,  1461,  p.  15. 
ProiV/'/ioMmc  (  Jean  le),  échevin  de  Liège,  témoin  d'un 
acte,  1480,  p.  684. 

Proisdhome  {h),  complice  des  Dathyn. -Sa condamna- 
lion  ,  p.  389. 

Prusse.  Va  neveu  du  grand-maître  de  Prusse  est  fait 
chevalier  à  Othée,  1408,  p.  307. 

Pulhem  (  Henri  de),  chanoine  de  Liège,  présent  à  l'acte 
du  chipiire  pour  l'élection  de  Jean  de  la  Marck,  1482 
p.  697. 

Pyccos  dit  riieghe  (Henri),  témoin  d'un  acte,  1465 
p.  528.  ' 

Pynnock  (Louis),  mayeur  de  Louvain,  présent  à  un 
acte  de  Jean  de  Horne ,  1486,  p.  811. 

Quesnoy  (  le).  Les  habiUnls  de  celte  villeà  labalailled'O- 
Ihée,  1408,  p.  312. 

Quintin,  maître  de  la  cité  de  Liège,  est  envoyé  à  Guil- 
laume d'Arenberg,  pour  l'engager  à  la  paix,  1483, 
p.  88.  —  Il  est  tué  à  la  porte  de  sa  chambre,  ibid. 

Raguier  (Louis),  èvêque  de  Troyes,  est  envoyé  par  le 
roi  de  France,  pour  faire  la  paix  des  Liégeois  avec 
leur  èvêque,  1467,  p.  46.  —  D'autres  disent  pour  les 
excitera  la  révolte,  ibid. ,  note  1. 

Ramelo  (  Crislian  de),  membre  de  l'état  noble  de  Liège ,     ' 
consent  à  la  paix  de  Donchery  ,  1492,  p,  859. 

/îoon  (  le  seigneur  de  ) ,  1408,  p.  313. 

^oou/(  le  vicomte),  1408,  p.  312. 

Ravesteyn  (Adolphe,  sire  de) ,  frère  de  Jean  I",  duc  de 

120 


iSiÈSi 


âÉMCÉ^^lMfeMiiÉl 


dÉ. 


f.ÉM.-^ci.^L^ '  *   rtirb-Ti-  ii-r 


954 


TABLE  ANALYTIQUE. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


955 


Clève»,  et  père  de  Philippe  de  Ravestejrn.— Il  assiste  à 
IabatailledeBrusthem,p.  160.— Il  commande  Pavant- 
garde  des  troupes  bourguignonnes,  p.  167.  —  Il  ar- 
rive devant  Tongres,  ibid.  —  Il  vient  à  Looz  avec  le 
tire  de  Perwei ,  14(J6,  p.  31.  —  11  attaque  des  pay- 
sans armes  à  Wellen ,  p.  32.  —11  vient  camper  devant 
Liège  ,  p.  175.  —  Ses  troupes  sont  attaquées  par  les 
Liégeois  ,  ibid.  —  On  lui  amène  Louis  de  Bourbon  et 
le  légat ,  ibid.  —  IVB.  Tout  ce  qui  précède  doit  être 
ajouté  à  l'article  Adolphe  de  Clèves.  Les  deux  arti- 
cles duc  de  Clèvei  et  Jean  de  Clèves  doivent  aussi 
n'en  former  qu'un  seul. 

lïaymond  (le  cardinal),  légat  du  saint  siège,  1502, 
p,  117.  ^  Il  vient  à  Liège  pour  la  publication  des 
indulgences ,  ibid. 

Record  sur  les  droitset  prérogatives  de  Louis  de  Bonrbon 
comme  évêque  de  Liège ,  rendu  à  sa  requête  par  le  tri- 
bunal de»  échevins,  1458,  p. 440. —Autre  donnépar  les 

èchevins  de  Liège,  à  la  requête  de  la  cité,  ibid.,  p.  400. 
Aenard  (Jean  Guillaume) ,  citoyen  taxé  pour  le  rachat 

des  otages,  1467,  p.  47. 
Reneri  (ieaa  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 

deCroy,1489,  p.842. 
BetM  (  gouverneur  de  ) ,  commissaire  du  roi  de  France 

k  Doochery ,  pour  la  paix  de  Liège  ,  1492,  p.  853. 
Revogne  (prévôté  de),  recette  des  gabelles,   1470, 

p.  654. 
iîey(  le  seigneur  de),  1408,  p.  310. 
Reyde  (le  château  de)  est  assiégé  par  les  Liégeois, 

1464,  p.  21.  —11  «e  rend  et  on  le  détruit,  ibid. 
Reyneri  (Henri),  prêtre;  sa  déposition  au  sujet  des 

violences  contre  le  clergé,  1465,  p.  551 . 
Ricoul  (  Jean  ) ,  licencié  en  droit  canonique  ,  présent  à 

l'admission  de  Louis  de  Bourbon,  comme  élu  de  Liège, 

1456,  p.  413. 
Riga  (  Jean) ,  quitte  les  fonctions  de  maître  de  la  cité  de 

Liège ,  1466,  p.  39. 
Rimattcourt  (le  seigneur  de) ,  1408,  p.  319. 
Mivageois,  partisans  de  Jean  de  Horne,  1491 ,  p.  107. 

_  Leur  misère,  ibid.  —  Us  veulent  ouvrir  la  porte 

d'Avroiti  Jean  de  Horne,  ibid. 
Rivaige  (Gielet) ,  blessé  dans  une  émeute  par  les  riva- 

geois  de  Seraing ,  1486,  p.  814. 
Riviin  (Dieudonné  de),  membre  de  l'état  noble  de 

Liège,  envoyé  à  Maestricht,  scelle  le  traité  de  Don- 

chery,14«2,  p.  860. 
Robert  (M'),  Toy.  Morialmez,  de  l'hôtel  de  Louis  de 

Bourbon  ,  Wessè  à  Tongres ,  par  les  rebelles ,  pp.  173 

et  174.  —  11  est  massacré  en  route  aux  yeux  de  son 

maître ,  pp.  174  et  360. 


Robert  (le  carme),  complimente  le  légat   Onuphre , 

1468.  p. 2i3. 
Robert  {\e  Roux) ,  chevalier  hainuyer,  1408.  p.  312. 
Robeur  (Piron  le),   mentionné  dans  le  testament  de 

Wathier  Dathyn ,  p.  428.  —  Sa  femme  Uelewy  ,  ibid. 
Robin  (le  vicomte),  écuyer  du  sire  Hélion  de  Jacqueville, 

1408.  p.  313. 
/îoca( Bernard  de  la),  commissaire  du  roi  de  France 

pour  traiter  de  la  paix  entre  les  la  Marck  et  Jean  de 

Horne.  1490,  p. 846. 
Rocheforl  (Christophe,  seigneur  de),  lieutenant  du 

gouverneur  de  Champagne,  commissaire  k  Doncbery 

pour  la  paix  de  Liège,  1492,  p.  853. 
Aocourr  (  Jean  de).  Son  frère  est  jeté  à  la  Meuse,  1467. 

p.  48. 

Rocquaer  ou  Rochat  (Pierre) ,  de  Hérine ,  revient  de 
France  avec  les  bannis,  1408,  p.  58.  —  Il  propose 
de  faire  un  roi  à  Liège ,  1478,  p.  77.  —  Il  est  nommé 
mayeurde  Liège  par  Guillaume  delà  Marck,  1482, 
p.  606.  —  Il  déclare  de  quelle  manière  a  été  con- 
tracté l'emprunt  fait  à  l'abbé  de  Stavelo ,  par  Guil- 
laume de  la  Marck ,  et  garanti  par  Jean  Thompson  , 
1483 ,  p.  715.  —  Il  assiste  à  l'engagement  du  trésor 
de  S'-Lambert,  p.  717.  —  Le  bannissement  pro- 
noncé contre  lui  est  annulé  par  le  traité  de  Ton- 
gres, p.  753.  —  11  s'empare  de  Montfort  pour  le»  la 
Marck,  p.  792.  —  Son  dévouement  aux  la  Marck, 
p.  793.  —  Il  appelle  au  pape  et  à  l'archevêque  de 
Cologne,  de  la  conduite  de  Jean  de  Home,  1485, 
p  776.  _  Bailli  du  Condroz ,  indemnités  que  les  Lié- 
geois demandent  pour  lui  à  la  paix ,  ibid. ,  pp.  804  , 
805  et  800.  —  Il  demande  des  lettres  de  sûreté, 
p  g07.  — Il  est  décapité  par  ordre  de  Gh>s  de  Canne, 
1486,  p.  93  —  Sa  sépulture  ,  p.  94. 

Roeff»  (  Crispin  ) ,  chanoine ,  présent  à  la  prole»Ution 
faite  contre  Jacques  de  Croy  ,  1489,  p.  844. 

iîoe*e/e  (  Woutghere  de),  témoin  d'un  acte,  p.  555. 

Roesqyn  porte  l'étendard  du  duc  Charles ,  lors  de  la 
prise  de  Liège  ,  1408,  p.  223. 

Roge  (Henri  del)  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489,  p.842. 

iïoAaua  (>icolas),  chanoine,  témoin  d'un  acte ,  1484, 

p.  761. 

Roque  (Jean  le)  as»i»te  i  l'engagement  du  trééor  de 
S'-Lambert,  1483,  p.  717. 

Rondea  (  Jean  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy  ,  1489,  p.  842. 

Ro$e  blanche  (\i),  personnage  détenu  au  château  de 
Namur,  et  compétiteur  du  roi  d'Angleterre  au  trône. 
(Il  est  sans  doute  question  d'Edmond  de  la  Pôle, 


comte  de  Suffoick.  )  1 506,  p.  1 21 .  —  Il  est  décapité , 
1513,  p.  131. 
Rosutboyt  (le  seigneur  de  ) ,  1408,  p.  31 1 . 

Rosy  (Jean  de)  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489,  p.  842. 

Rotar  (Henri),  procureur  condamné.  1461.  p.  502. 

Rotselaer  { Catherine  de) ,  femme  de  Wathier  Dathyn , 
p.  426. 

/ïorw/aer  (Jeanne  de),  fille  de  Wathier  Dathyn,  p.  426. 

Rouchy  (Guillaume) ,  exécuté  à  Liège,  1467,  p.  49. 

Rouen  se  rend  par  composition  au  duc  de  Bourbon , 
1465,  p.  190.  —  L'archevêque  de  cette  ville,  négo- 
ciateur actif  du  traité  de  Tournay ,  1508,  p.  126. 

/?ouer(Jean  de),  sénéchal  du  comté  de  Looz  ,  membre 
de  l'eut  noble  de  Liège ,  envoyé  à  Donchery ,  1492, 
p.  859.  —  Scelle  le  traité,  p.  860. 

Rougemont  (  le  seigneur  de  ) ,  1 408,  p.  306. 

Roulenghen  (Renier  de),  dit  du  saint  Esprit,  membre 
du  tribunal  particulier,  pour  les  infractions  à  la  paix 
de  Donchery,  1.^92.  p.  856. 

Rouêair  (  Baldewin  ) ,  complice  des  Dathyn.  —  Sa  con- 
damnation ,  p.  389. 

Rousty  ou  /îoi«ci(  Antoine,  seigneur  de),  fils  du  comte 
de  S'-Pol ,  au  service  du  duc  Charles .  p.  213. 

/?(mcrort  (  Renard  de),  membre  de  l'élat  noble  de 
Liège,  consent  à  la  paix  deDonchery ,  1492,  p.  859. 

Roye,  ville  cédée  au  duc  de  Bourgogne,  1465,  p.  191. 

/foye(  Jean  de) ,  1408,  p.  312. 

Ru  (  le  sire  de  ) ,  1 408,  p.  309. 

Rueklingen  (Guillaume  de),  chanoine  et  écolâtre  de 
S'-Deni»,  officiai  de  Liège.  —  Son  èpitaphe,  p.  353. 

Ruelle,  nom  de  l'auteur  du  poëme  sur  la  bataille  d'O- 
tbée,  p.  319. 

Ruelle  {iean  de  ) ,  chanoine ,  p.  689. 

Rupes  (Gautier  de  ) ,  seigneur  de  Soye  ,  1408,  p.  309. 

Rutgher,  abbé  de  S'-Jacques  à  Liège.  —  Meurt  à  Maes- 
tricht, 1471,  p.  07. 

Att/ten  ou  Ru$$on  (village de).  Les  reliques  deS'-Ever- 
mare  y  opèrent  des  miracles  ,  1498,  p.  114. 

Ruyt  (Jean  le),  de  la  Boveiie.  témoin  d'un  acte  du 
chapitre  de  S'-Lambert .  1455.  pp.  410  et  412.  —  Est 
à  la  droite  de  Louis  de  Bourbon  ,  lors  de  son  entrée  à 
Liège  .  p.  418.  —  Description  de  son  costume  ,  ibid. 
—  Maître  de  Liège,  est  envoyé  vers  Philippe-le-Bon  , 
1466,  p.  38.  —  Il  quitte  les  fonctions  de  maître  de 
la  cité,  1466  ,  p.  39.  —  Il  est  accusé  de  trahison  .  à 
cause  de  la  paix  de  S'-Trond  ,  ibid.  —  Il  prend  la 
fuite,  p.  40.  —  Il  est  envoyé  vers  le  comte  de  Cha- 
rolais,  1466,  p.  41.  —  Ex-maître  de  Liège,  il  est 
député  à  Donchery  pour  la  paix.  1402.  p.  853. 


Ryekel  (Gisbert  de) ,  écoutètc  de  Looz,  est  conduit  à 
Maestricht,  en  même  temps  que  Guillaume  de  la 
Marck,  et  il  est  décapité,  1484,  pp.  92  et  774.  —  Sa 
confession  avant  de  mourir,  p.  802.  V.  Eynsbrouck. 

Rymay  (  le  sire  de  ),  probablement  Cymay  ou  Chimay. 

—  Son  expulsion  du  royaume  de  France  à  la  demande 
du  comte  de  Charolais,  1465,  p.  191. 

Saftir  (ly),  un  des  meurtriers  de  Guillaume  de  Violette , 
est  décapité,  1466.  p.  41. 

SailUt  (GiWe) ,  complice  des  Dathyn.— Sa  condamna- 
tion, p.  389. 

Sainte-Croix  (le  cardinal  de)  vient  à  Liège,  1508. 
p.  126.  Il  se  rend  à  Aix,  ibid.  —  Puis  à  Rome  ,  ibid. 

—  Il  est  accusé  de  projets  contraires  au  saint  siège  , 
ibid.  —  Semences  de  schisme  qui  en  résultent ,  ibid. 

Saint-George  (Barthélemi  de)  assiste  à  la  diète  provo- 
quée par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  841. 

Saives  (  Drommar  de)  cité  dans  le  testament  de  Wathier 
Dathyn ,  p.  429. 

Salegny  (  Bourdin  de),  1408,  p.  311. 

Salvenier  (Jean  del)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489.  p.  842. 

Sambre.  Les  monastères  fortifiés  sur  cette  rivière  sont 
démantelés,  1408,  p.  323. 

5am6rez  (Pierre  de),  écuyer,  pp.  648,  650. 

Samton  (château  de).  Diète  qui  s'y  tient,  1489,  p.  701 . 

Sander  (Jean),  chanoine,  témoin  d'un  acte,  1484, 
pp.  701  et  762. 

i'anrfoier*  (Guillaume),  1408,  p.  310. 

Sarto  (Conrard  de),  coutre  et  chanoine  de  S'-Lambert, 
membre  du  tribunal  particulier  qui  devait  juger  les 
infractions  à  la  paix  de  Donchery ,  1492,  p.  856. 

Sauvaiye  homme  (Renier  de)  assiste  à  la  diète  provo- 
quée par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 

Savoie  (Philippe ,  frère  du  duc  de)  est  envoyé  par  le  duc 
Charles  contre  les  Liégeois,  1408,  p.  217.  — Est  dans 
la  seconde  armée  au  siège  de  Liège,  pp .  222  et  380 . 

Savigny  (le  comte  de)  entre  dans  la  ligue  du  bien  pu- 
blic, 1405,  p.  192. 

Saxe  (Albert  de),  co-adju!eur  de  Maximiliea  et  lieutenant 
de  l'empereur,  1488,  p.  98.  —  Il  prend  Tirlemont, 
1489,  p.  101.  —  Il  rétablit  Jean  de  Horne  dans  ses 
états,  ibid.  —  D'abord  à  S'-Trond,  puis  à  flasselt, 
ensuite  à  Tongres  et  enfin  à  Huy,  ibid.  —  Il  travaille 
à  la  paix  avec  Éverard  de  la  Marck ,  1489.  p.  101 .  — 
Sommes  qui  lui  sont  payées,  ibid. ,  p.  102.  —  Allié 
de  Jean  de  Horne,  1491,  p.  100.— Il  veut  surprendre 
Liège,  ibid.,  p.  107.  —  Lieutenant-général ,  signe 
les  lettres  de  pardon  accordées  aux  Liégeois  par  Maxi- 
milien,  1492,  p.  805.  —  Il  tourmente  les  habitants 


A^..^à-'^  '^   .^t. 


956 


TABLE  ANALYTIQUE. 


TABLE  AiNALYTIQUE. 


957 


du  pays  de  Liège  pour  le  payement  de«  sommes  sti- 
pulées dans  les  traités,  1493,  p.  110.  —  Arbitre  tou- 
chant la  surprise  de  Tongrcs  ,  1494,  p.  874.  —  Il  fait 
une  trêve  avec  le  pays  de  Gueidre,  1498,  p.  115.  — 
Il  tourmente  le  pays  de  Liège  pour  être  payé ,  ibid.— 
Sa  mort,  1500,  p.  110. 

Scadoug  (le  bâtard  de).  Voy.  Jeannot. 

Scaileteur  (Herman  le)  assiste  à  la  diète  provoquée 
par  Jaequesde  Croy,  1489,  p.  842. 

Scavartz  (Lambert),  procureur  condamné  en  1461, 
p.  509. 

i'cavarf:  (Barthélemi).  procureur  condamné  en  1461, 
p.  502. 

5'ceeixirr«(Guillaume),  notaire  apostolique.  1483,  p.  713. 

5i'Aevar(s (Guillaume  ),  cloitrier  de  S'-Lambert ,  témoin 
d'un  actedu  même  chapitre,  1455,  p.  410. —  Témoin 
d'un  autre  acte  .  1450,  p.  412.  —  Présent  à  Tailmis- 
sionde  Louisde  Bourbon  comme  élu  de  Liège,  p.  414. 
—  A  l'installation  du  même.  p.  418. 

Scheybbeck  (Henri),  commissaire  envoyé  par  l'arche- 
vêque de  Cologne  pour  négocier  la  paix  entre  les  la 
Marck  et  Jean  de  Hornc,  1490,  p.  810. 

Schilders  (George),  député  d'Uascbe  pour  les  négocia- 
tions de  Tii'lemont.  p.  530. 

Schiedam ,  ville  de  Hollande ,  détruite  par  le  feu  ,  1463. 
p.  19. 

5cAotoar(( Martin),  chanoine  .  présent  à  une  protesta- 
tion du  chapitre  de  S'-Lambert  contre  l'interdit  de 
Liège.  1482,  p.  698. 

Sclessin  {taux  de),  léguées  par  Wathier  Dalbyn  à  Guil- 
laume son  fds,  p.  430. 

Scoenhove  (il'  Jean  de),  garde  des  chartes  de  Brabant , 
1477,  p.  658. 

Scoep  (  M*  Jean),  secrétaire  de  Philippe-le-Bon ,  présent 
à  l'admission  de  Louis  de  Bourbon  comme  élu  de 
Liège,  p.  413. 

Seal  (  Louis  de),  chef  de  factieux  ,  1478,  p.  77. 

Sébastien,  capitaine  de  Moutfort,  1492,  p.  109.  —  II 
brûle  Galoppe  et  sa  banlieue,  ibid.  —  II  détruit  de 
nouveau  ce  village  ,  1493,  p.  110- 

Sedan  (  ville  de  ).  Rachat  de  cette  place  consenti  en  fa- 
veur d'Ëverard  de  la  Marck  par  le  traité  de  Tongres . 
1484,  p.  750. 

^0e/0fn(  chartreuse  de),  près  de  Diestj  le  peuple  l'occupe, 
lâche  toutes  les  eaux  du  vivier  et  détruit  ainsi  tous  les 
poissons,  1461,  p.  9.  Voy.  Zeelhem. 

5e//»er  (Guillaume  le),  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 

Selstain  (le  s' de)  présent  à  un  acte  de  Jean  de  Home , 
1486,  p. 811. 


Sempy  (le  seigneur  de),  1408,  p.  313. 

Sentences  portées  contre  les  Liégeois  après  la  bataille 
d'Olhée,  1408,  p.  ô20. 

Sens  (Uuguenin  de),  1408,  p.  309. 

Seraing (i:\\3li: au  de).  Il  tombe  au  pouvoir  de  Guillaume 
de  la  Marck.  p.  792.—  Il  est  restitué  à  Guillaume  de  la 
Marck  par  le  traité  de  Tongres.  p.  747.— Ordonnance 
contre  ceux  de  ses  habitants  qui  avaient  blessé  et  mis 
à  mort  des  partisans  de  Jean  de  Horne.  1486,  p.  814. 

Seraing  (Alexandre  de),  proteste,  avant  l'élection  de 
Jean  de  la  Marck ,  contre  l'interdit  de  la  ville  de  Liège, 
1482,  p.  098. 

Seraing  (  Henri  de),  écuyer,  député  de  Tongres  pour  les 
négociations  de  Tirleroont,  p.  530. — Témoin  de  plu- 
sieurs actes,  pp.  707  et  7 1 1 .  —  Membre  de  l'état  noble 
de  Liège,  consent  à  la  paix  de  Donchery,  1 492,  p.  8.59. 

Seraing  (  Hugues  de),  de  Huy.  chevalier,  témoin  à  l'acte 
de  commission  de  Louis  de  la  Marck  pour  la  prévôté 
de  Bouillon,  1455,  p.  411. 

Seraing  (  Jean  de  ) ,  ambassadeur  liégeois  près  de 
Louis  XI,  1461,  p.  12.  —  Il  est  créé  chevalier  parle 
roi  de  France,  ibid.  —  Maitrc  de  la  cité,  député  de 
Liège  pour  les  négociations  de  Tirlemont ,  pp.  530 
et  500.  —  Jugement  rendu  contre  lui,  p.  559.  — 
Membre  de  l'état  noble  de  Liège,  il  consent  à  la  paix 
de  Donchery.  1492,  p.  859. 

Seraing  (Jean  de), doyen,  fait  prêter  serment  à  Jean  de 
Lysura.  représentant  de  Louis  de  Bourbon  lors  de  son 
élection,  1456,  p.  415.  —  Présent  à  son  installation, 
p.  419.  —  l\  est  envoyé  vers  Louis  de  Bourbon  pour 
l'interdit  de  1461,  p.  497.  —  Il  signe  un  accord  avec 
Louis  de  Bourbon,  p.  551 .  —  Raes  de  Heers  cherche 
à  l'intimider  par  ses  paroles,  1465,  p.  507. 

Seraing  (Gérard  de),  seigneur  de  Fraipont,  panelier 
héréditaire  de  Liège  .  échevin  ,  témoin  d'un  acte  du 
chapitre  .  1450,  p.  412.  —  H  signe  le  record  de  1458 
donné  à  la  requête  de  Louis  de  Bourbon,  p.  460.  — 
En  signe  un  autre  donné  à  la  requête  de  la  cité, 
p.  482.—  Il  est  député  de  Liège  pour  les  négociations 
de  Tirlemont,  1400,  pp.  530  et  560.  -  Jugement 
rendu  contre  lui ,  p.  550. 

Seraing  (Gilbert  de),  prévôt  de  Huy  et  chanoine  de 
Liège ,  proteste ,  avant  l'élection  de  Jean  de  la  Marck, 
contre  l'intenlit  de  la  ville  de  Liège ,  1482.  p.  698.— 
Il  met  Robert  de  la  Marck  en  possession  de  la  pré- 
bende de  Jean  de  Ferney.  1483.  p.  714.  -  Il  assiste 
Jean  de  Horne  lors  de  son  intronisation.  1484,  p.  768. 
Sereynen  ou  Tsereyn  (Jean  de) ,  tué  à  Toogres  par  le* 

Liégeois,  1468,  p.  311. 
Serments  que  les  seigneurs  de  l'église  de  Liège  sont 


tenus  de  faire  prêter  à  l'évêque .  p.  476.  —  Formule 
du  serment  imposé  par  les  métiers  â  ceux  qui  avaient 
été  bannis  pour  l.i  sédition  des  Dathyn  .  p.  396.  — 
Autre  formule  pour  ceux  qui  voulaient  être  bourgeois 
de  la  cité,  p.  397. 

Serré  (le  seigneur  de  la)  chevalier   do  Savoie,  1408, 
p.  309. 

Servais  (église  de  S')  de  Maestriclit.  Le  prévôt  de  cette 
église  assiste  à  l'entrée  de  Louis  de  Bourbon  à  Liège 
1456,p.418. 

5'eri'aM(tour  deS«).  à  Liège  ,  1491,  p.  106. 

Servais,  abbé  de  S»-Jacques  à  Liège.  —  Son  élection  . 
1500.  p.  116.  —Sa  mort.  1506.  p.  123. 

Strval  (Gilkinet),  citoyen  de  Liège,  mambour  et  pro- 
cureur de  Robert  de  la  Marck,  seigneur  de  Sedan, 
pour  ses  différends  avec  le  seigneur  de  Forêt    1498 
p.  876. 

Sev3riH{S^),  à  Liège.  La  tour  de  cette  église  est  élevée. 

1495,  p.  m. 
^eym  ( Évcrard  de),  comte  de  Witghenst(;in  .  seigneur 

de  Homborch.  commissaire  pour  traiter  de  la  paix 

entre  les  la  Marck  et  Jean  de  Horne,  1490.  p.  840. 
Seyne  (Thiry  de),  membre  du  tribunal  particulier  pour 

les  infractions  à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  850. 
Sgornlz  (Deuys).    membre  du    tribunal    particulier 

pour  les  infractions  à  la  paix  de  Donchery,  1492 

p.  850. 

.SijrtimolK/ (l'empereur)  conliime  les  privilèges  de  Liège. 
1415,  p.  561.  -  Il  confirme  la  semence  rendue  conlie 
les  Dathyn,  p.  398.  —  Autre  lellit;  sur  ce  sujet,  p.  399. 

Sittart  (ville  de)  prise  par  les  la  Marck  alliés  au  comte  de 
Horne,  1493,  p.  110. 

Sixte  IF,  pape,  succède  à  Paul  II ,  1471.  p.  07.  —  Il 
confirme  les  privilèges  des  églises  collégiales  du  dio- 
cèse de  Liège,  1472.  p.  612.  —  Sa  lettre  d'extension 
de  la  bulle  conservatoire  que  ^icolas  V  avait  accordée 
au  couvent  de  S«-Laurent,  etc..  1473,  p.  614.  —Sa 
bulle  de  confirmation  des  privilèges  de  l'église  de 
Liège,  1479.  p.  659.  -  Sa  bulle  contre  les  la  Marck 
ou  d'Arenberg,  1484,  p.  725. 

Skelart  (  Jean  ) ,  membre  de  l'état  noble  de  Liège ,  cou- 
sent à  la  paix  de  Donchery ,  1492,  p.  860. 

Skelons  (Engleberl  de),  membre  de  l'état  noble  de  Liège, 
consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  859. 

Skelons  (  Renier  de  ),  membre  de  l'état  noble  de  Liège  , 
consent  à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  859. 

Slecht  (  Ticlraan).  procureur  de  Jean  de  Horne  lors  de  sa 
comparution  devant  le  chapiti-e  de  Liège.  1484, 
p.  762.  —  Prête  serment,  p   705. 

Slosberch,  capiuine  du  parti  des  la  Marck  ,  appelle  au 


pape  et  à  l'archevêque  de  Cologne  de  la  conduite  de 

Jean  de  Horne .  1485,  p.  776. 
Sogn€z{Jeaa  de).  1408.  p. 311. 
Sohey(iei.n  de),  abbé  de  Si-Hubert,  consent  au  traité 

de  Donchery,  1492,  p.  800. 
Soissons  (l'évêque  de]  vient  à  Liège  pour  faire  partie  .In 

conseil  de  Louisde  Uoiubon .  p.  7. 
Soleil,  son  aspect  sinistre,  1405,  p.  28.  -  On  en  voit 

trois.  J  190,  p.  112. 
Soleil  (Henri),  maître  de  Liège,  est  envoyé  vers  Phi- 

lippe-le-Uon  ,  1400.  p.  58. 
Salines  (le  comte  de),  cousin  de  Jean  de  Horne,  chante 

l'épître  à  la  première  messe  de  ce  dernier,  i486 

p.  818. 

Sommay  (le  comte  de)  vient  à  Liège  avec  Jacques  de 

Croy,  150."),  p.  121. 
Sombre/fe  {Gih  de),  membre  de  l'élal  noble  de  Liège, 

consent  à  la  paix  de  Donchery,  14'J2,  p.  851). 
^OHcA(Kicolas),  procureur  condamné,  1401.  pp.  H 

et  .502.  -  Son  nom  pris  ironiquement  parle  peuple 

à  Tongres,  p.  10. 

Sorion  (le  seigneur  de),  de  Uotelois  .  1408,  p.  312.— 
Ses  frères,  ibid. 

Sordel  (  Henri ),  citoyen  de  Liège ,  p.  648. 

^'ore//*  (M^  Jean),  provincial  des  cairaes,  est  envoyé 
deLièye  vers  Louis  de  Bourbon,  1400,  p.  30. 

^ouey  (Jean  de),  baiili  <ie  Condroz ,  échevin  de  Liège  . 
signe  le  record  donné  à  la  requête  de  Louis  de  Bour- 
bon 1458  ,  p.  400.  -  1.,,  signe  un  autre  donné  à  la 
requête  de  la  cité ,  p.  482. 

Soure(itaa)  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 
de  Croy,  1489,  p.  842. 

Soye  (  Je.in  de  ),  mari  d'Agnès  ,  fille  de  Wathier  Dath  vn 
p.  427.  "^ 

Spectacles  représentés  dans  les  rues  de  Liège ,  vers  la  fête 
de  S'-Laurent,  1400,  p.  8.  -  Ils  sont  défendus  par 
les  maîtres  de  la  cité  ,  ibid. 

Speelberick  {ieaa).  chapelain,  témoin  d'un  acte,  1465 
p.  528. 

Spirinc  (  Jean),  notaire  apostolique ,  certifie  des  actes . 
pp.  099,  715,  709  et  844. 

A'pmnc  (Thierri),  notaire  public,  tèmoiu  de  plusieurs 
actes  du  chapitre,  1485,  pp.  714,  710  et  717.  —  Té- 
moin de  la  levée  des  collectes  pour  l'ordre  de  Si-Jean 
de  Jérusalem,  p.  088. 

Staples  (Rigault  de),  membie  du  tribunal  particulii^r 
pour  les  infractions  à  la  paix  de  Donchery     1492 
p. 856.  ' 

Stavelo  (  Jaspar,  abbédc).  Sa  mort,  1499,  p.  115. 
Stavelo  (monastère  de).  Emprunt  fait  à  l'abbé  de  cette 


/ 


958 


TABLE  ANALYTIQUE. 


maison  par  Guillaume  de  la  Marck ,  1 483 ,  p.  715.  — 
Réforme  que  l'abbé  y  introduit,  1501,  p.  117. 

Steen  (Piron),  mailre  île  Dclconst;  il  est  décapité  pour 
satisfaire  les  gens  d'Outre-Meuse ,  1 406.  p.  44. 

Stembeir  (Jean  de),  chanoine  et  écolâlre  de  Liège  ,  té- 
moin à  Pacte  de  commission  de  Louis  de  la  Marck 
pour  la  prévôté  de  Bouillon,  1455,  p.  411.  —  Fait 
prêter  serment  à  Jean  de  Lysura  représentant  de  Louis 
de  Bourbon  lors  de  son  élection,  p.  415.  —  Officiai 
de  Liège,  il  est  présent  à  Pacte  de  record  donné  à  la 
requête  delà  cité,  1458,  p.  482. 

aieinberch,  ville  détruite  parle  feu  .  1463.  p.  19. 

Sterulh  (  le  damoiseau  de)  est  fait  prisonnier  à  Hollogae 
par  les  Brabançons ,  1483,  p.  87. 

Stitr  (Lambert  de)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 

j'focAE/tem  (  château  de)  pris  par  Guillaume  de  la  Marck, 
p,  799,  _  Il  est  pris  par  Robert  de  la  Marck  ,  1485, 
p.  99.  —  Défense  de  donner  aide  et  assistance  à  ceux 
de  cet  endroit ,  1486,  p.  813. 

StoUe  (  Robert  del  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 

Styers  (Henri  de),  notaire  public,  témoin  de  la  levée 
des  collectes  pour  Pordre  de  S'-Jean  de  Jérusalem, 
p.  688. 

Slradier  (Michel),  lieutenant  du  capitaine  de  Rupel- 
monde,  p.  653. 

Straille,  capitaine  des  Liégeois  à  Tongres,  p.  248. 

Strtelles  (  Eustache  de  )  assiste  à  Pentrèe  de  Louis  de 
Bourbon  à  Liège ,  p.  4 1 8. 

Strtvart  (André),  1408,  p.  308. 

Suanenborch  (Vincent  de),  lieutenant  d'Engelbert  de 
Nassau  pour  la  mambouroie  de  Liège,  1490,  p.  103. 

Sudrelant (iean  de),  1408,  p.  308. 

Suisses  dans  Parmée  liégeoise  à  Hollogne ,  1483.  p.  87. 

—  L^empereur  demande  aux  Liégeois  du  secours  con- 
tre eux,  1499,  p.  115.  —  Ils  abandonnent  le  parti  de 
la  France,  1513,  p.  130.  —  Ils  battent  les  Français 
non  loin  de  Milan  ,  ibid. 

Sulpice  (Pécolâtre  de  S')  est  emmené  prisonnier  à 
Curinghen  par  les  exécuteurs  de  Pévêque,  1460,  p.  8. 

—  Les  églises  secondaires  réclament  sa  mise  en  liberté, 
ibid.—  Elle  est  refusée  par  Pévêque ,  ibid. —  Le  clergé 
suspend  le  service  divin ,  ibid. 

5ur/ef  (  Fastrè  Baré),  écuyer,  maître  de  la  cité  de  Liège, 
demande  la  mise  en  garde  de  loi  des  èchevios,  de  la 
condamnation  de  "Wathier  Dathyn  .  1453,  p.  391 .  — 
Il  demande  la  mise  en  garde  de  loi  pour  Pacte  d'alliance 
des  métiers,  au  sujet  de  ladite  condamnation.  1447, 
p.  400.  —  Témoin  d'un  acte  du  chapitre  de  S»-Lam- 


bert,  1455,  pp.  410  et  4U.  —  Présent  au  record 
rendu  par  les  écbevins  à  la  demande  de  Louis  de  Bour- 
bon ,  1458,  p.  440.  —  Il  demande  un  record  sur  les 
droits  et  prérogatives  de  la  cité,  p.  460.  —  Ses  dé- 
marches auprès  de  Marc  de  Baden  ,  1465.  p.  144.  — 
Il  est  témoin  d'un  acte  d'intimidation  de  Raes  de  Heers 
contre  le  clergé,  p.  517.  —  Ses  menaces  contre  les 
chanoines,  p.  521.  —  11  excite  le  peuple  contre  les 
auteurs  du  traité  de  S«-Trond ,  1 466,  p.  36.  —  Il  con- 
seille aux  Liègeoisde  faire  des  propositions  de  paix,  dus- 
sent-ils ne  pas  les  observer,  pp.  153  et  154.    -  Il  dirige 
le  parti  révolutionnaire  de  concert  avec  Raes  de  Heers, 
p.  155.   -  Le  chroniqueur  lui  prédit  une  mort  sem- 
blable à  celle  de  Guillaume  de  Violette  .  p.  160.  —  Il 
est  obligé  de  se  cacher  après  le  sac  de  Dinant ,  1466 . 
p.  40.  —  Il  assoupit  le  difTérend  élevé  entre  le  magis- 
trat de  Uasselt  et  Raes  de  Heers.  1467.  p.  50.    -  Il 
excite  les  Liégeois  contre  Louis  de  Bourbon  i  plusieurs 
reprises ,  pp.  203  et  206.  —  Il  est  tué  à  Brusthem  . 
pp.  166  et  208.  —  Mort  de  son  fils,  chanoine  de 
S^-Lambert.  dans  le  même  combat,  p.  208. 
Surlei  (Guillaume),  seigneur  de  Chokier,  témoin  d'un 
acte  de  Louis  de  Bourbon,  1480,  p.  684.  —  H  assiste 
à  la  diète  provoquée  |>ar  Jacques  de  Croy,  148U, 
p.  841  .—Membre  de  l'état  noble  de  Liège ,  il  consent 
à  la  paix  de  Donchery,  1492,  p.  859. 
Surlet  (  Henri  ).  seigneur  de  Gudeghoven,  membre  de 
l'état  noble  de  Liège,  consente  la  paix  de  Donchery, 
1492,  p. 859. 
i'uTo/yen  ( Gotlfried  de),  notaire  ,  p.  500. 
Stvoll  (  traité  conclu  à  )  et  à  Kamp  ,  entre  Philippe-le- 

Bon  et  les  habitants  de  Deventer,  1456,  p.  7. 
Sychgen  ou  Sichen  (  le   château  de)  attaqué  par  les 

Haestrichtois,  1482,  p.  85. 
Sylvestre,    évéque    de    Clusium,  légat    apostolique. 
1481,  p.  80.  —  Il  vient  à  Liège  demander  la  dime 
contre  les  Turcs,  ibid. —  Il  quitte  le  pays  â  cause  des 
troubles,  p.  81 . 
Tailles  et  impôts.  De  quelle  manière  les  doit-on  ?  — 
Art.  d'un  record  rendu  par  les  écbevins  de  Liège , 
1458,  p.  471. 
Taxe  imposée  aux  citoyens  paisibles .  sous  prétexte  «le 
racheter  les  otages  détenus  en  Brabant,  1467,  p.  47. 
Tempéteel  phénomènes,  prodiges  terribles  qui  s'y  mon- 
trent,  1491 ,  p.  106,  1496,  p.  113,  1499,  p.  115. 
Terney  ou  plutôt  Femey  (Jean  de),  chanoine,  proteste 
avant  Péleclion  de  Jean  de  la  Marck,  contre  Pinterdit 
de  la  ville  de  Liège,  1482,  p.  698.  Voy.  Gilbert  de 
Seraing. 
Terouane.  Est  ruinée  par  Henri  VIII ,  1513 ,  p.  131 . 


TABLE  ANALYTIQUE. 


959 


TexheUr  (  Denys  le  )  assiste  â  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy  ,  1489,  p.  842. 
Textor  (  Libert) ,  bailli  de  la  cour  de  Jupille,  échevin 
de  Liège.  —  Signe  le  record  de  1458,  donné  à  la  re- 
quête de  Louis  de  Bourbon  ,  p.  460.  —  En  signe  un 
autre  donné  à  la  requête  de  la  cité,  p.  482. 
Thates  (?),  village  près  de  Montlhéry,  p.  189. 
Théodoric  Pauli  ou  Franco ,  chanoine  de  Gorcum.  — 
Son  histoire  des  guerres  contres  les  Liégeois,  p.  185. 
—  Mention  de  sa  personne ,  p.  2-31 . 
Theux  (Henri  de),  abbé  de  Neufmoustier .  scelle  le 

traité  de  Donchery  ,  1492,  p.  860. 
Thignonville  (  Guillaume  ) ,  1408.  p.  31 1 . 
Thiry  (Jean)  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jacques 

deCroy,1489,  p.  842. 
r/io«/onycon  (  Antoine  de) ,  1408,  p.  310. 
7'Aotir(Jean  del),  chevalier.  Wathier  Dathyn  lègue 
à  sa  rdle  Agnès,  une  maison  située  à  Louvain,  der- 
rière Vffomme  Sauvage,  p.  429. 
Thourines  {  Libert  de)  assiste  à  la  diète  provoquée 

par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 
Tliuin   (bailliage  de);   rentes    des  gabelles,    1470 

p.  654. 
Thuin  (  ville  de),  ses  portes  et  murailles  sont  détruites, 
1408 ,  p.  323.  —  Sa  désobéissance  à  Louis  de  Bour- 
bon, 1466,  pp.  295  et  296.  -  Elle  est  abandonnée 
au  comte  deS'-Pol.  par  Charles  de  Bourgogne,  p.  370. 
—Elle  se  rachète  du  pillage  et  de  la  destruction.  —  Un 
maitre  de  cette  ville  est  décapité  â  Liège,  1 467,  p.  45. 
Thuin  (Ouintin  de),  chevalier,  seigneur  de  Gehen , 
membre  de  l'état  noble  de  Liège ,  présent  à  Pacte  de 
protestation  .  louchant  le  rétablissement  des  maîtres 
de  la  cité,  1477,  p.  637.— Témoin  d'un  acte    1480 
p.  684.  ' 

Thys  (  Rigaud  de)  assiste  à  l'engagement  du  trésor  de 

S'-Lambert,1483,  717. 
Tibre  (  débordement  du  ) ,  1 495  ,  p.  1 1 2. 
Tiege  (Jean  de  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489,  p.  842. 
Tilleman   (Jean),  membre  du   tribunal  particulier, 
pour  les  infractions  à  la  paix  de  Donchery     1492 
p.  856.  '  ' 

Tilleulz  (Jean  de) ,  complice  des  Dathyn.  —  Sa  con- 
damnation ,  p. 389. 

Tilleur  (  Lambert  de) ,  complice  des  Dathyn.  —  Sa  con- 
damnation ,  p.  389. 

Tindeur  (Titus  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy  ,  1489,  p.  842. 

Tirlemonl  (ville  de).  On  y  fait  des  négociations  au  su- 
jet du  traité  de  S'-Trond ,  p.  529.  -  Elle  est  prise  par 


Albert  de  Saxe  et  Jean  de  Home,   1489,  p.  loi, 

—  Elle  est  prise  par  les  troupes  du  duc  de  Gueldre  et 

de  Robert  de  la  Marck  .  1507,  p.  124. 
Tœlinck  (Eustache),  chanoine  de  Liège,  présent  à 

Pacte   du   chapitre  pour  l'élection  de   Jean   de  la 

Marck,  1482,  p.  697. 
ToUet 


I  r\ 


/  1 


--Ure  de  Liège,  présent  au  record 
rendu  par  les  écbevins,  à  la  demande  de  Louis  de 
Bourbon ,  1458 .  p.  440.  -  ||  demande  un  record  sur 
les  droits  et  prérogatives  de  la  cité,  p.  4C0.  —  H  est 
présent  à  Pacte  de  protestation ,  touchant  le  rétablis- 
sement des  maîtres  de  la  cité ,  1477,  p.  657. 
7'om<?i»»( Pierre),  témoin  des  violences  exercées  contre 

le  clergé,  à  cause  de  Pinterdit,  1465.  p.  521. 
Tompson  (.lean),  châtelain  de  Franchimont,  se  rend 
caution  des  deux  cent  mille  florins   empruntés  à 
l'abbaye  de  Stavelo ,  par  Guillaume  de  la  Marck 
1483.  p.  715.  —  Il  promet  de  les  rendre  six  mois 
après  la  confirmation  de  Jean  de  la  Marck ,  par  la 
cour  de  Rome  ,  p.  716.  -  Il  oblige  à  celte  occasion 
tous  ses  biens  présents  et  à  venir,  ibid.  —  H  assiste  à 
l'engagement  du  trésor  de  S'-Larabert.  1483,  p.  717 
Tongres  (  la  ville  de)  se  rend  après  la  bataille  d'Olhée , 
p.  317.  —  Une  porte  et  quarante  pieds  de  murs  y 
sont  abattus,  1408.  p.  52.3.  -  Les  malveillants  de 
cette  ville  établissent  dans  l'église  de  S'-Nicolas,  le 
simulacre  d'une  cour  spirituelle  et  ils  citent,  con- 
damnent et   excommunient  dérisoirement ,    1461. 
p.  1 0.  —  Ils  se  donnent  les  noms  des  procureurs  chas^ 
ses ,  Back  .  Sonck  ,  Juncis .  Gorren  ,  ibid.  —  La  ville 
refuse  la  paix ,  1 465 ,  p.  50.  -  Charles  de  Bourgogne 
s'en  approche,  1466,  p.  31.- L'hôte  de  Pauberpe 
delà  Clef  y  est  exécuté,  et  les  parties  de  son  corps 
sont  exposées  dans  la  ville  de  Looz .  1466,  p.  56.  — 
On  n'y  permet  pas  la  proclamation  de  la  paix  de  Huj, 
ibid.,  p.  37.  —  Les  habitants  de  cette  ville  font  dé- 
capiter un  de  leurs  concitoyens,  1467,  p.  45.  _ 
Elle  consent  à  la  paix  avec  le  duc  Charles  et  ouvre 
ses  portes  au  maréchal  de  Bourgogne,  après  la  ba- 
taillf  de  Brusthem  ,  ibid.,  pp.  55,  167  et  198.  -  .Joio 
des  habitants ,  en  voyant  Louis  de  Bourbon  venir 
résider  dans  leur  ville,  p.  210.  -  Confiance  qu'y 
éprouvent  les  partisans  de  Louis  de  Bourbon,  1468, 
p.  172.  —  Leurs  orgies,  ibid.  —  La  ville  est  surprise 
par  les  Liégeois  ,  qui  font  Louis  de  Bourbon  prison- 
nier, pp.  173 et  377.  -Les  capitaines  bourguignons 
viennent  dévaster  cette  ville,  l'accusant  d'avoir  fa- 
vorisé le  dernier  méfait  commis  par  les  Liégeois 
contre  Pévêque ,  1468,  p.  217.  -  Lettre  de  Louis  de 
Bourbon  en  faveur  des  drapiers  de  cette  ville .  1470. 


ij 


060 


TABLE  ANALYTIQUE. 


p.  652.— Mention  «Fune  ordonnance  de  Guy  de  Ilum- 
btrcourt  sur  le  incine  sujet,  ibid..  note  1  .—Ciite  ville 
compose  avec  les  Brabançons,  118-2  ,  p.  84.  -  Paix  de 
Tonjîrcs  conclue  entre  Jean  de  Uorne  et  Guillaume  de 
la  Marck  .  1484,  pp.  91,  745  et  781 .  -  Texte  de  ce 
traité,  ibid.  — Proclamée  à  Liège  .  le  20  mai .  p.  757. 
note  1 .  Exécutions  faites  à  Ton^^res ,  I4<Jl  ,  p.  107, 
Journée  tenue  dans  cette  ville  pour  réjjlcr  la  paix 
entre  les  la  Marck  et  les  de  Horne  .  I  i'JJ.  p.  85Ô.  - 
—  Surprise  de  cette  ville  par  les  Braban.ons .  141)1  , 
p.  111.  — L*évcque  Jean  de  Horne  vient  en  faire 
le  siège,  ibid.  —  Appointemenl  fait  par  l'archiduc 
Philippe  et  Jean  de  Horne  ,  au  sujet  de  la  surprise  de 
Tonjîres,  ibid.,  p.  873.  \oy.  Faudre. 
Tnnnar{Viroa),  taxé  pour  le  rachat  des  otages,  1407 

p.  47. 
Toumay ,  reproches  que  Dinant  fait  à  cette  ville ,  dans 
une  complainte  en  vers,  pp.  ,338.  .113.  344.—  Sa  ré- 
ponse, p.  34").— Traité  de  paix  conclu  dans  cette  ville, 
entre  le  pape  Jules  II,  le  roi  des  Romains  et  Louis  XII, 
1508,  p.  120.       Elle  est  prise  par  Henri  VUI .  1513, 
p.  131. 
Toux  presque  universelle.  1504,  p.  119. 
Trekelz  (Henri),  procureur  condamné,  I4()1.  p.  502. 
Tremblement  de  terre ,  1504,  p.  119.  —  Nouvelle  se- 
cousse ,  1503,  p. 120. 
Trêves  de  1488  ,  entre  les  la  Marck  et  la  cité  de  Liège 
d'une  part ,  et  Jean  de  Horne  et  la  ville  de  Waestricht 
de  l'autre,  p.    850.  —  Publiées   à   Liège,    I4U1  , 
p.  108.  —  Autres  rompues  par  les  Gueltirois,  1510, 
p.  127.  —  Autres  entre  le  duc  de  Gueidre  et  Tarcbiduc 
Charles  d'Autriche,  duc  de  Bourgogne,  1513  ,  p.  131 . 
Tribut,  payable  au  duc  de  Bourgogne,  1460,  p.  43. 
—  Répartition  qu'on  fait  pour  le  payement  entre  les 
différents  quartiers  du  pays  ,  ibid.  —  On  perçoit  ces 
sommes  et  on  les  porte  à  Louvain  ,  ibid.  —  Un  grand 
nombre  ne  payent  pas,  p.  44.  — Autre  tribut,  1407, 
p.  54. 
Jncario  (évêque  de).  Voy.  Onuphre. 
TrimouUle  (  George  de  la  ),  présent  à  la  bataille  d'O- 

tbée,  1408,  p.  313. 
TrimouUle  (  Pierre  de  la  ),  ibid. 

Tris  (les  deux  frères  de),  tués  à  Ton  grès  par  les  Lié- 
geois .  1468,  p.  211. 
Tristan  l'Ermite,  envoyé  à  Liège  par  Louis  XI,  1464, 

p.  31 .  —  Les  Liégeois  lui  font  honneur,  ibid. 
Tristan  (  Jean  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy,  1489,  p.  842. 
Trois- Dis  (  Jean  des  )   assiste  à  la  diète  provoquée  par 
Jacques  de  Croy,  1489,  p.  841. 


Troneillon  (  Richard  de  ),  signe  un  acte  de  L'ouis  de 
Bourbon,  1466,  p.  557,  et  à  la  note  1.  —  Notice  sur 
sa  personne,  p.  038,  note  I .— U  est  tué  par  Guillaume 
«le  la  Marck.  1474,  p.  71.  -  Pension  que  Louis  de 
Bourbon  fait  à  son  frère  Mathieu  <le  Canes,  p.  037. 

Trond  (  S'),  cette  ville  se  rend  après  la  bataille  d'Othée, 
1408,  p.  317.  —  Diètes  qu'y  tiennent  Louis  de  Bour- 
bon et  les  Liégeois,  1457,  p.  7.  —  Autres  diètes  . 
1459,  ibid.  —  Déportemenis  du  peuple  dans  cette 
ville .  à  Tongres  et  dans  le  pays  de  Looz  ,  1  ÎOl,  p.  9. 

—  Le  drossart  de  Brabant  s'i  u  approche  .  1 405 , 
p.  149.  —  Bourgeois  tués  aux  portes  de  la  ville, 
1405.  p.  193.  —  Elle  demande  la  paix ,  1465,  p.  ôO. 

—  Traité  de  S'-Trond ,  1405,  p.  40.  —  Acte  fait  à 
Tirkmont  par  les  députés  de  Liège  et  de  Looz  ,  au 
sujet  des  conditions  de  ce  traité,  p.  529.  —  Sommes 
dues  au  duc  de  Bourgogne,  d'après  le  traité  de 
S'-Trond,  p.  39.  —  Les  Liégeois  les  refusent,  ibid. 

—  Destruction  de  la  ville  de  S'-Trond  par  les  Bourgui- 
gnons ,  1466,  p.  369.  -  Siège  ,  1407,  pp.  190  et 
298.  —  Bataille  de  S'-Trond  ou  de  Brusthem,  |ki- 
due  par  les  Liégeois,  ibid.  —  S'-Trond  se  rend  et  ob- 
tient la  paix  ,  pp.  197  et  208.  ^  A  quelles  conditions, 
ibid.—  Election  d'un  abbé  au  monastère  de  S'-Trond 
1409  ,  p.  05.  —  Cette  ville  est  assiégée  par  F'biiippe 
de  Clèves ,  1489,  p.  100.  —  Journée  tenue  dans  cette 
ville,  pour  régler  la  paix  entre  les  la  Marck  et  Jean 
de  Horne,  1492.  p.  853.  —  Traités  de  paix  qui  y 
sont  conclus,  ibid. ,  p.  108.  -  Les  cinq  tours  de  l'é'- 
glise  de  Notre-Dame  de  cette  ville  s'écroulent,  1490 
p.  112.  Voy.  ifersr/rM(  Antoine  de). 

Troppez  (  le  seigneur  de),  14»8,  309. 

Tsereyn  ou    de  Sereynen  (Jean)  ,  chevalier  du  parti 

de  l'èvtque,  tué  à  Tongres  par  les  rebelles,  p.  173. 
Tudegoven  (Adam  de)  assiste  i  l'eutrée  de  Louis  de 

Bourbon  à  Liège ,  p.  418. 
Tylo  (Thirion  de)  appelle  au  pspe  et  à  l'archevêque  de 

Cologne,  de  la  conduite  de  Jean  de  Horne,  1485, 

p.  770.  —  Sentence  de  Jean  de  Horne  contre  lui , 

p.  786. 
Types  (  Juan  } ,  membre  du  tribunal  particulier  pour 

les  infractions  à  la  paix  de  Donchery  ,  1492,  p.  «5<; 
Typot  (  Uerman  ) ,  mayeur  de  Curinghen  ,  conseiller  de 

Jean  de  Horne,  député  pour  l'appoioiement  relatif  a 

Tongres,  1494,  p.  874. 
Tzant  (Jacques),  témoin  d'un  acte,  p.  713. 
l/cAon  (Guiotd'),  1408,  p.  313. 
n«x  (  Jean  ) ,  chanoine  de  Nolre-D^me  de  Maesiricht 

présent  à  l'acte  du  chapitre  de  Liège  pour  l'élection 

«le  Jean  de  la  Marck  ,  1482,  p.  097. 


TABLE  ANALYTIQUE. 


961 


Ulenbrouck  (  Hcrman  ) ,  bourgmestre  de  S'-Trond .  dé- 
puté pour  l'appointement  relatif  à  Tongres,  1494  , 
p.  874. 

Urbain  (Renkin),  complice  des  Dathyn.  —  Sa  con- 
damnation, p.  389. 

Urbani  (  Jean  )  assiste  à  la  diète  provoquée  par  Jac- 
ques de  Croy.  1489.  p.  841. 

Urbani  (Jean)  de  Villers  .  assiste  à  la  diète  provoquée 
par  Jacques  de  Croy  ,  1489.  p.  841 . 

f/tÇMergue  (Roland  de).  1408,  p.  311. 

raldoreal  (  Thilman) ,  maître  de  Liège,  fait  mettre  en 
garde  de  loi  l'alliance  des  métiers,  au  sujet  de  la 
condamnation  de  Wathier  Dathyn ,  1447,  p.  400.  — 
Ancien  maître  de  Liège,  témoin  d'un  acte  du  cha- 
pitre. 1455,  p.  410.  —  Ëchevin  de  Liège,  signe  le 
record  donné  à  la  requête  de  Louis  de  Bourbon, 
1458,  p.  460. — En  signe  un  autre  donné  à  la  requête 
de  la  cité.  p.  482.  —  Sous-mayeur  de  Liège,  1477  , 
p.  75.  —  U  succètle  à  Guillaume  de  la  Marck ,  dans 
la  charge  de  souverain  mayeur  de  Liège ,  1 480,  p.  79. 
—  Témoin  d'un  acte  .  ibid.,  p.  684.  —  U  est  tué  par 
les  la  Marck,  1488,  p.  97. 

Falenciennes  (diète  de);  captivité  des  envoyés  liégeois. 
1483,  p.  779. 

Falentini  (Willem),  procureur  mentionné  dans  un 
acte,  1461.  p. 499. 

Falkenborg  (  ville  de)  attaquée  par  les  Liégeois , 
1465,  p.  147.— Excès  qu'ils  y  commettent ,  p.  202. 

Fallt  (Jean  de),  chevalier  de  Dinant.  Les  Dinanlais 
détruisent  tes  habitations .  1464.  p.  22. 

Fal  S^-Lambert  (couvent  du).  L'abbé  intercède  pour 
les  Liégeois  fugitifs,  1468,  p.  60.  —  L'église  est  dé- 
truite par  la  foudre ,  1469,  p.  63.  —  Mort  d'un  abbé, 
1514,  p.  131. 

Famant  (  Jean  Persant  de  ),  échevin  de  Liège .  signe 
le  record  donné  en  1458.  à  la  requête  de  Louis  de 
Bourbon  .  p.  460.  -  En  signe  un  autre  donné  à  la  re- 
quête de  la  cité  .  p.  482. 

Fassaux  (  grands) ,  leur  ligue  contre  Louis  XI ,  1465 , 
p.  209. 

Fasse  (  le  seigneur  de  ),  1 408,  p.  31 5. 

Faudemont  (  le  bâtard  de  ) ,  commissaire  du  duc  de 
Lorraine  à  Donchery.  pour  la  paix  de  Liège,  1492, 
p.  853. 

Faudré  (Louis  de),  capitaine  du  régiment  des  gardes 
deMaximilien. — S'empare  de  Tongres.  1494,  p.  873, 
note  1. 

Faul  (  Jean  de  la  ) ,  chevalier .  maître  d'hôtel  de  Louis 
de  Bourbon,  requiert  la  mise  en  garde  de  loi  de  la 
bulle  de  Paul  II,  1477.  p.  639. 


Faulx  (  Jean .  seigneur  de),  témoin  d'un  acte  du  cha- 
pitre de  S'-Lambert ,  1455,  p.  410.  —  Châtelain 
et  lieutenant  de  Louis  de  la  Marck,  à  Bouillon, 
p.  412. 

Faulx  (Jean  de).  1408,  p.  312. 

f'au/x  (  Robert  de).  1408,  p.  311. 

Fellerou  ou  Felroux  { Amel  de  ),  maître  de  Liège  ,  est 
à  la  gauche  de  Louis  de  Bourbon,  lors  de  son  entrée  à 
Liège ,  1456,  p.  418.  —  Description  de  son  costume , 
ibid.  —  Échevin  de  Liège ,  il  signe  le  record  donné  en 
1458  à  la  requête  de  Louis  de  Bourbon  ,  p.  460.  — 
En  signe  un  autre  donné  à  la  requête  de  la  cité , 
p.  482.  —  Il  reçoit  l'ambassade  du  roi  de  France. 
14C"^ .  p.  51.  —  Il  est  fait  prisonnier  et  conduit  à 
Mat  tricht.  1408,  p.  252,  note  2.  —  Il  est  décapité 
par  ordre  de  Charles,  p.  225.  —  Il  déclare  avoir  agi 
par  les  conseils  du  légat .  p.  226.  —  Son  éloge ,  ibid. 
—  Son  domestique  est  jeté  à  la  Meuse  ,  ibid. 

Fellerou  ou  Felroux  (  Guillaume  de  ),  sous-mayeur  de 
Liège,  met  la  condamnation  des  Dathyn  en  garde 
des  échevins,  1433,  p.  391 . 

Fellerou  ou  Felroux  {Jacques  de),  chanoine  de  S'-De- 
nis,  est  tué,  1491,  p.  107. 

Fenise,  est  attaquée  par  Jules  II ,  1510,  p.  127. 

Fenlo,  est  assiégée  par  les  Brabançons,  1511,  p.  127. 

—  Levée  du  siège  ,  p.  128. 

Ferte-Tente  (compagnons  de  la).  Des  sociétés  de  cou- 
leuvriniers  s'établissent  sous  ce  nom  dans  les  villes 
et  dans  les  campagnes ,  1466,  p.  32.  —  Ils  y  exercent 
des  violences,  ibid. ,  p.  35.  —  Leurs  méchancetés  , 
p.  37.  —  Us  sont  envoyés  dans  toutes  les  villes  du 
pays .  pour  propager  le  mouvement .  pp.  144  et  145. 

—  Pillages  qu'ils  commettent,  ibid.  —  Leurs  rapi- 
nes, leurs  exactions,  p.  156.  —Ils  envahissent  le 
couvent  de  Zeelher  ,  ibid.  —  Ils  s'arrêtent  saisis  de 
respect  devant  le  prieur  endormi ,  p.  157.  —  Ils  s'op- 
posent à  la  paix  de  Huy  ,  ibid.  —  Ils  poursuivent  un 
scieur  de  bois .  ibid.  —  Sédition  et  combat  à  Liège, 
entre  les  coulcuvriniers  et  le  métier  des  scieurs  de 
bois,  1466,  p.  37.  —  Ils  recommencent  leurs  vexa- 
tions dans  le  comté  de  Looz ,  1468,  p.  58.  —  Ils  sont 
punis  du  dernier  supplice,  ibid. — A  Liège  ils  ren- 
trent par  force  et  demandent  à  Louis  de  Bourbon 
la  grâce  de  pouvoir  séjourner  dans  la  ville .  ibid.. 
p.  358.  —  Us  ne  l'obtiennent  pas.  p.  58.  —  Ils  se 
montrent  disposés  à  résister  au  duc  de  Bourgogne 
lors  du  siège  de  la  ville  .  1 408,  pp.  58  et  218. 

Ferge  S^-Lambert  (fief  del),  légué  à  Jean  Dathyn  par 

son  père  Wathier.  p.  428. 
Fergier  (Charles  de),  conseiller  de  Maximilien;  com- 

121 


i 


962 


TABLE  ANALYTIQUE. 


missaire   envoyé  pour  traiter  la  paix  entre  les  la 
Marcket  Jean  de  Home.  1490.  p.  846. 
Fergux  (  Nicolas  ),  notaire  apostolique ,  certifie  un  acte, 

1489,  p.  844. 
f^ergy  (  Antoine  de),  1408,  p.  306. 
Femeburch  (  le  seigneur  de  )  est  tué  dans  Tattaque  noc- 
turne du  camp  par  les  Liégeois ,  1408,  p.  220.  —  Fu- 
reur du  duc  Charles  en  apprenant  sa  mort ,  p.  221 . 
Fernenhourg  (Philippe,  comte  de),  scelle  le  traité  de 

Tongres,1484,  p.  756. 
fero»( Gérard),  bourgmestre  de  Liège ,  1508,  p.  136, 
f'crvenAo/t  (  Éverard  de),  chanoine,  signe  un  accord 

avec  Louis  de  Bourbon  ,  1460, p.    51. 
fervier*  (  drapiers  de),  conservent  le  droit  de  vendre 

aux  halles  de  Liège,  1480,  p.  682. 
fie  commune  (  frères  de  la).  1496,  p.  1 12.  —  Ils  vien- 
nent de  Bois-le-Duc  s'établir  à  Liège  ,  iMd. 
fienne( Jacques,  sire  de),  1408,  p.  307. 
Fiéville  (le  seigneur  de  la),  1408,  p.  310. 
Figneron  (  un  ),  jeté  à  la  Meuse .  1 4(57,  p.  48. 
Fihogne  (  André  de  ),  membre  du  tribunal  particulier 
pour  les  infractions  à  la  paix  de  Donchery  ,  149-i, 
p.  856.    —  11  assiste  à  rengagement  du  trésor  de 
Si-Lambert,  1483,  p.  717. 
Fihogne  (Henri  de),  vice-doyen,  ratifie  Taccord  du 

clergé  avec  Louis  de  Bourbon  ,  1466,  p.  555. 
fi«e(Jeande).  Voy.  tFilt. 

Fille  (  Marie  de),  dame  de  Fymes  et  de  Vierues ,  mem- 
bre de  Pétat  noble  de  Liège,  consent  à  la  paix  de 
Doncbery,  1492,  p.  859. 
Filltir ,  ècbevin  de  Liège  ,  p.  391 . 
Fillenfagne  (  baron  de  ).  Son  analyse  du  poème  d'An- 

gelus  de  Curribus ,  sur  le  sac  de  Liège ,  p.  235. 
Fillen  de  Bel ,  lieu  de  séjour  du  roi  et  du  comte  Charles 

après  la  paix  ,  1465,  p.  192. 
Filliers  (  Antoine  de  ),  1408,  p.  311 . 
fm(disettede),  1491,p.  100. 
Fiolette  (  la  ),  hôtel  de  ville  de  Liège,  est  construite  sur 

la  place  du  marché ,  1498,  p.  114. 
Fiolette  (Guillaume  de  ),  maître  de  Liège ,  excite  le  peu- 
ple contre  les  auteurs  du  traité  de  S'-Trond ,  1460, 
p.  3fl.  _  A  la  nouvelle  du  sac  de  Dinant  il  tâche  de 
se  sauver  et  est  mis  à  mort  par  les  Liégeois,  1466, 
pp.  41  et  159.  —  Son  corps  est  exhumé  et  jeté  à  la 
Meuse.1468,  p.  58. 
Firgins  (Jean),  abbé  de  S»-Gilles.  -  Son  élection. 

1503,  p. 118. 
firron  (Gérard),  maître  de  Huy,  assiste  à  la  diète  pro- 
voquée par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  841.   -  Il  est 
nommé  mayeur  de  Liège,  1492,  p.  109.  -  Député  de 


Jean  de  Borne  àDonchery.  149f,  p.  855.—  Membre 
de  l'état  noble  de  Liège.  —  Il  consent  à  la  paix  de 
Donchery,  1492,  p  859.  Voy.  Feron. 
riry(Amè  de),  chevalier  de  Savoie,  1408.  p.  319. 
Fiterbe  ou  de  Curribus  ( KoqcUs  de)  est  chargé  parle 
légat  Onuphre  d'écrire  un  poëme  sur  les  événements 
de  Liège,  p.  361. 
Fivegnis  { hrnouU  de)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy.  1489,  p.  841. 
Fivegnit  (  couvent  des  religieuses  à).  Louis  de  Bourbon 

s'y  arrête  avant  son  entrée  à  Liège  ,  1456  ,  p.  417. 
Fivegnis  (porte  de).  Les  Bourguignons  entrent  dans 

Liège  par  celte  porte,  1468.  p.  60. 
Fivier  (  fiossuin  du  ),  capitaine  liégeois  des  compagnons 
delà  Verte-Tente  .  1468,  p.  358.  —  Son  frère  et  lui 
veulent  rentrer  dans  Liège  avec  les  exilés,  ibid. 
Fivret  (cherté  des) ,  à  Liège.  —  Prix  du  blé,  1491  , 

p.  105. 
Flieghe.  Voy.  Pyccos. 

Flodorp$  (Guillaume  de),  membre  de  l'état  noble  de 

Liège  ,  consent  à  la  paix  de  Donchery.  1492,  p.  859. 

Foere  (le  seig'  délie).  Guillaume  d'Arenbcrg  lui  vend  sa 

terre  de  Lummen,  p.  71,  note  1. 
Fooct  (  Arnould  de  ),  notaire  public  ,  témoin  d'un  acte  , 

1484, p. 761. 
Fottem  (Badon  de)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy,  1489.  p.  841 . 
f>afu;(  Gilles),  doyen,  témoin  d'un  acte,  1465,  p. 528. 
Fuyon  (le  seigneur  de),  1408,  p.  315. 
fFalburge  (  château  de  S"  ) ,  construit  par  Ghys  de 
Canne,  1486 ,  p.  93.  —Les  garçons  le  démolissent . 
p.  94. 
JFalcourt  occupé  par  les  Français  ,  1471,  p.  66. 
fFaleve,  voy.  Clocquier. 
IFalgart  (  Léonard  )  assiste  â    la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy.  1 489,  p.  84 1 . 
Wandres  (Rosseer  de)  appelle  au  pape  et  â  l'arche- 
vêque de  Cologne  de  la  conduite  de  Jean  de  Horne  , 
1485,  p.  776.  —  Sentence  de  Jean  de  Horne  contre 
lui  ,p.786. 
JFangy  (Nicolas  ou  Collinet  de),  secrétaire  de  la  cité  de 
Liège ,  présent  aux  négociations  de  Maestricbt,  1 485, 
p.  806. 
fFaremme  (Gérard  de),  témoin  d'un  acte.   1468, 

p.  651 . 
/iFaremme  (Heruwin  de),  complice  des  Dathyn.       Sa 

condamnation  ,  p.  389. 
JFaremme  (  Jean  de  ).  fils  de  Gérard .  témoin  d'un  acte , 

1468,  p.  651. 
/Farfengnies  (Raes  de),  membre  de  l'état  noble  de 


TABLE  ANALYTIQUE. 


963 


Liège,  envoyé  â  Donchery ,  149S.  p.  859. -Scelle  le 

traité .  p.  860. 
fFamier  (  Pierchon  ) .  membre  du  tribunal  particulier 

pour  les  infractions  à  la  paix  de  Donchery.  1492 

p.  856. 
JFaroux  (Guillaume  de ),  le  vieux ,  témoin  de  plusieurs 
actes  du  chapiiredeS'-Lambert,  1455,  pp.  410et412. 
—  Maître  de  la  cité,  1  i77,  p.  75. 
/f  aroiix  (Raes  de),  ècbevin  de  Liège,  met  la  con- 
damnation des  Dathyn  en  garde  de  loi,  1433.  p.  391. 
-Assiste  à  l'entrée  de  Louis  de  Bourbon  à  Liège , 
1456.  p.  418.  —Est  présent   au  procès-verbal  du 
chapitre  de  S'-Lambert  pour  la  levée  de  l'interdit, 
1486,  p.  816.  —  Il  est  fait  prisonnier  par  les  la 
Marck,  1488,  p.  97.  -  Il  est  détenu  au  château  de 
Longue  par  Jeannot  le  bâtard.  1490,  p.  849.  —  Ar- 
ticle du  traité  de  paix  relatif  à  lui,  ibid.  -  Est  destitué 
de  ses  fonctions  de  mayeur  de  Liège ,  par  Jean  de 
Horne,  1492,  p.  863. 

fFancick  (le  comte  de)  entre  en  Angleterre,  1470 
p.  06. 

JFatsenbach  (Pierre  de),  procureur  condamné  en  1401 , 
p.  503. 

fFatsenaer  (Jean  de),  capitaine  de  Philippe-le-Bon 
1465,  p.  192. 

ff^'avrin  (le  seigneur  de),  1408,  p.  307. 

fFays,  chanoine  de  S'-Lambert,-  Sa  mort  à  S'-Trond 
p.  208. 

f^'eert{le  château  de),  engagé  au  comte  de  Meurs,  est 
assiégé  par  le  comte  de  Horne  ,  1494,  p.  1 10. 

ff^'eert  (  la  ville  de  )  est  prise  par  des  brigands  retranchés 
au  château  de  Montfort,  1501,  p.  1 17. 

ff'egge  (  Renechon  de  le),  député  de  Tongres  pour  les 
négociations  de  Tirlemont,  p,  550. 

fFellen.  Rencontre  des  Liégeois  avec  les  soldatsde  Char- 
les de  Bourgogne,  dans  cet  endroit,  1466,  p.  153.  _ 
Ils  sont  repoussés,  ibid.  -  L'église  de  Wellen  est 
brûlée,  1490,  p.  105. 
fFesemaet (Damoiseau  de),  p,  427. 
fFeyze  (  moulin  à),  lieu  où  Louis  de  Bourbon  fut  tué 
1482,  p,  82,  note  1, 

/fïcAcri(Jean),icceveur  desrentes  derévêqucd'Utrecht 
1488,  p,  840. 

fFilckin,  fils  naturel  de  Wathier  Dathyn.  --  Legs  de 

ce  dernier  en  sa  faveur,  p,  431 . 
^ï«je/mrtM( couvent  des).  Sa  réforme,  1496,  p.  113, 
mit,  de  Wilde  ou  de  Fille  (Jeao  de),  chevalier,  in- 
vesti du  fief  de  Boechout,  1462,  p.  505.  -  11  excite 
le  peuple  de  Liège  contre  l'évéque  .  1465.  p,  203,— 
Idem,  1466,  p.  206.  —  Il  rentre  à  Liège  avec  les 


bannis,  1468,  pp.  58  et  210.  -  H  marcJie  sur  Ton- 
gres à  la  tête  des  Liégeois ,  pp.  21 1  et  248.  -  Il  reçoit 
Louis  de  Bourbon  prisonnier,  p.  212.  —  Et  jure  qu'il 
ne  lui  sera  fait  aucun  mal ,  ibid,  -  H  remet  Louis  de 
Bourbon  et  le  légat  entre  les  mains  du  seigneur  de 
Ravesleyn  et  rentre  à  Liège,  p.  175.  -  11  méprise  les 
menaces  de  Hagenbach ,  1468,  p,  218.  —  Il  veut  re- 
pousser les  Bourguignons  qui  préparent  le  siège  de 
Liège,  ibid.  et  p.   >Î8.  —  Il  est  tué  dans  le  combat, 
pp.  60,  177,  218  et  254.  -  Est  enterré  secrètement, 
p,  218,  —  Passe  pour  prisonnier,  ibid. 
fFiliers  (  Claes),  membre  de  l'état  noble  de  Liège ,  con- 
sent à  la  paix  de  Donchery,  1492.  p,  800. 
fFinant  le  Carpenliers ,  complice  des  Dathyn,  —  Sa 

condamnation,  p.  589, 
fFisseleit  (Lambert  de),  filsdeWynant,  complice  des 

Dathyn.  —  Sa  condamnation ,  p,  389. 
fFitte  (Jean  de),  chanoine  d'Utrecht,  présent  à  un  acte 
1488,  p.  840,  ' 

JFitthem  (Frédéric,  seigneur  de],  est  nommé  gouver- 

neurdupaysdeLiégeparleducCharles.1468,  p,225. 
—  Il  reçoit  l'ordre  de  mettre  ce  pays  à  feu  et  à  sang  , 
p.  227.-Sa  conduite,  p.  228,  à  la  note. -Il  dirige  l'in- 
cendie dans  Liège,  1468,  p,  61,  -  On  obtient  sa 
pitié  moyennant  finance ,  ibid.  —  Il  demande  aux 
églises  de  se  racheter  de  l'incendie,  1468,  p.  62.  — 
Son  château  est  assiégé  par  le  duc  de  Juliers,  1469, 
p.  64.  —  Il  moleste  les  églises  de  Liège  pour  l'argent 
qu'elles  lui  ont  promis,  1472,  p.  69. -Il  obtient  quel- 
ques avantages  en  Gueldre,  1478.  p.  78. -11  est  emme- 
né en  captivité  par  Guillaume  de  la  Marck,  1485,  p,  89. 
fFouterkin,  fils  naturel  de  Jean  Dathyn.  —  Wathier 

fait  un  legs  en  sa  faveur,  p.  431 . 
Canotes,  Sainctes  ou  Zanctet(Q.  de),  notaire  apos- 
tolique, p.  612. 
Xanctes  (  Tierri  de),  chanoine .  proteste  avant  l'élection 
de  Jean  de  la  Marck,  contre  l'interdit  de  la  ville  de 
Liège  ,  1482,  p.  698.  —  Présent  aui?  négociations  de 
Maestricht,  1485,  p,  805.  —  Membre  du  tribunal 
particulier  qui  devait  juger  les  infractions  à  la  paix  de 
Donchery,  1492,  p.  856. 
Xhahier  (Hubert  le)  assiste  à  la  diète  provoquée  par 

Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842, 
Xhohier  (Henri,  dit  Henrosset  le)   assiste  à  la  diète 

provoquée  par  Jacques  de  Croy,  1489,  p.  842. 
Yinael.  Les  Liégeois  s'y  défendent  contre  les  Maestrich- 

tois,  1465,  p,  50. 
Inoia  (Henri  de),  receveur  de  la  cité  de  Liège,— Il  est 
arrêté  par  ordre  de  l'évêque  pour  apaiser  une  sédition 
1513,  p. 129. 


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TABLE  ANALYTIQUE. 


Yorck  (Marguerite  d*).  Son  mariage  avec  Charles,  duc 
de  Bourgogne  .  1408,  pp.  58  et  iOU.  -  Elle  vient  à 
Maestrichl,1494,  p.  110. 

ïplaer  (Antoine  de),  nouire  juré;  certifie  un  acte, 
1484,  p.  761. 

Vve  (Gérard  d'),  seigneur  de  Neufville,  membre  de 
l'état  noble  de  Liège  .  envoyé  à  Donchery.  1492  . 
p.  859.  —  Consent  à  la  paix  de  Donchery,  ibid. 
Scelle  le  traité  .  p.  860. 

Yve  (Louis  d'),  membre  de  Tétat  noble  de  Liège .  con- 
sent à  la  paix  de  Donchery.  1492.  p.  859. 


Zeelhem  (eouTent  de),  est  envahi  par  les  compagnons 
de  la  Verte-Tente.  1405,  p.  150.  V.  Seelem. 

Zw/ic/n  (Henri),  député  de  S'-Trond  pour  les  négocia- 
tions avec  le  duc  de  Bourgogne  ,  1405,  p.  530. 

Zélande  (Daniel  de),  procureur  condamné  en  1461 , 
p.  502. 

Zon/joven (bataille  de),  entre  les  la  Marck  et  Jean  de 

Home,  1490.  p.  105. 
Zuitstrom  (château  de).  Acte  de  l'arcbcvéque  de  Co- 
logne daté  de  cet  endroit ,  1482.  p.  701 . 


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